• “Cynisme”, “déconnexion” : L’opération “les réfugiés en renfort” de la préfecture de Seine-et-Marne indigne
    https://www.lesinrocks.com/2020/03/31/actualite/societe/esclavage-cynisme-loperation-les-refugies-en-renfort-de-la-prefecture-de


    La préfecture de Seine-et-Marne appelle les réfugiés à se mobiliser pour venir en aide aux agriculteurs qui manquent de main-d’œuvre à cause de l’épidémie de Covid-19. Contactées, les associations d’aide aux réfugiés dénoncent “un cynisme absolu” et alertent sur une situation inquiétante.

    “Mains d’œuvre saisonnière, les réfugiés en renfort !”. C’est par cette formule que la préfecture de Seine-et-Marne (77) a lancé une opération pour le moins particulière. Pour pallier le manque de main-d’œuvre sur les parcelles agricoles à cause de la crise sanitaire due au Covid-19, le préfet a décidé de “mobiliser les réfugiés”, indique-t-elle via un tweet posté ce lundi 30 mars en fin de journée. Une opération que beaucoup, dont les associations d’aide aux réfugiés, qualifient d’“indigne” et de “cynique”.

    “Face aux difficultés de recrutement rencontrées par la profession agricole et pour répondre aux besoins de main-d’œuvre exprimés, le Préfet de Seine-et-Marne mobilise les réfugiés”, peut-on lire dans le communiqué.

    Le préfet indique alors avoir demandé “aux gestionnaires des hébergements d’urgence des demandeurs d’asile du département de faciliter la mise en relation entre les réfugiés et les professionnels agricoles.” Précisant même que “56 réfugiés (...) se sont portés volontaires”.

    #racisme #réfugiés #immigration #cynisme

  • Jean Ziegler : « Nous avons recréé des camps de concentration »
    https://www.illustre.ch/magazine/jean-ziegler-avons-recree-camps-concentration

    Il est rentré bouleversé d’une mission pour l’ONU sur l’île grecque de Lesbos, où se trouve le tristement célèbre camp de réfugiés de Moria. Jean Ziegler accuse l’Europe de bafouer les droits de l’homme et publie « Lesbos, la honte de l’Europe ». Rencontre avec un rebelle dont la colère ne faiblira jamais.

    – Que se passe-t-il sur ces îles grecques justement ? Qu’avez-vous vu dans le camp de réfugiés de Moria ?
    – Des barbelés, de la nourriture avariée, des conditions d’hygiène absolument affreuses. A Moria, les toilettes sont insalubres et ne ferment pas. Il y en a une pour plus de 100 personnes. Les douches sont à l’eau froide. Le camp se divise en deux. A l’intérieur du camp officiel, plusieurs familles se partagent un seul container, ce qui ne leur laisse que 6 m2 pour vivre. A l’extérieur, ce que les officiels appellent poétiquement « l’oliveraie », c’est un bidonville à l’image de ceux de Manille ou de Dacca. Les enfants jouent dans les immondices entre les serpents et les rats, et lorsqu’il neige, les tentes s’effondrent. Ces camps de réfugiés qu’on appelle des « hot spots » sont de véritables camps de concentration. Les suicides s’y multiplient, les enfants s’y automutilent. C’est le seul endroit, dans le monde entier, où Médecins sans frontières a une mission spécifiquement pédopsychiatrique pour essayer de détourner la volonté de suicide des enfants et adolescents.

    – Mais pourquoi donc ces camps ne ferment-ils pas ?
    – L’Europe crée ces conditions dans un seul but : décourager les réfugiés de quitter leur enfer. Les « hot spots » sont donc un repoussoir, mais c’est complètement inefficace, parce que si vous vivez sous les bombes à Idlib ou dans les attentats quotidiens de Kaboul, vous partez de toute façon, quelles que soient les nouvelles qui vous viennent de Moria. D’ailleurs, les gens continuent d’arriver par centaines à Lesbos.

    – Vous parlez beaucoup de responsabilité personnelle. Comment nous, simples citoyens, sommes-nous responsables de ce qui arrive aujourd’hui aux réfugiés de Moria ?
    – Notre responsabilité est totale. Nous refoulons les réfugiés vers l’enfer auquel ils ont essayé d’échapper avec une stratégie de la terreur. Nous créons de véritables camps de concentration avec des conditions totalement inhumaines. Voyez ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, à Idlib : ces bombardements sont affreux mais on ne peut pas dire que nous en sommes responsables. En Grèce, ni vous ni moi ne sommes à l’origine des crimes qui se commettent à Moria, mais nous sommes Européens et donc complices. Ce silence qui couvre ce crime-là est effrayant, intolérable. Mon livre est un appel, un livre d’intervention, une arme pour provoquer le réveil de la conscience collective européenne.

    – Vous accusez l’Europe de violer les droits de l’homme mais aussi le droit d’asile et la Convention des droits de l’enfant quotidiennement à Moria. De quelle façon ?
    – L’hypocrisie des Etats européens est renversante. Nous fêtons cette année le 30e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant. Savez-vous que dans le camp de Moria, 35% des 18 000 occupants sont des femmes et des enfants qui ont moins de 10 ans ? Pourtant, il n’y a pas la trace d’une école, d’une crèche. Rien du tout. Les gouvernements des pays européens, qui fêtent aujourd’hui cette convention qu’ils ont signée et ratifiée avec des cérémonies un peu partout, créent des conditions qui sont la négation des droits de l’enfant et qui assurent son dépérissement et sa souffrance. Le droit à l’alimentation est aussi violé. Le camp de Moria est une ancienne caserne. C’est donc le Département de la défense qui est en charge de la nourriture distribuée aux réfugiés et qui vient du continent. Très souvent, le poulet, le poisson sont avariés. J’ai assisté à une dizaine de distributions de nourriture. Les gens attendent trois à quatre heures dans la queue, il y a souvent des bagarres et, quatre fois sur dix, j’ai vu des gens jeter directement leur nourriture et ne garder que les pommes de terre, le riz ou les spaghettis qui l’accompagnent. L’Union européenne paie mais les généraux grecs, souvent corrompus, s’accordent avec des sociétés de traiteurs et détournent une partie de l’argent envoyé par l’UE. Ce que les réfugiés reçoivent comme nourriture est scandaleusement insuffisant et personne ne peut rien y faire car l’armée grecque est souveraine.

    #leur_travail_de_nazi #racisme #europe #immigration #camps_de_concentration et avec le virus on peu dire #camps_d'extermination

  • Durant la Seconde guerre mondiale, le Canada a refusé d’accueillir des juifs. Et ceux qui les soutenaient étaient très divisés sur l’attitude à adopter #histoire #migrations #juifs #frontières

    https://sms.hypotheses.org/24397

    Le Canada est aujourd’hui perçu comme un pays ouvert à l’immigration et très accueillant pour les réfugiés. Son Premier ministre, Justin Trudeau, a même fait de l’accueil de 25 000 réfugiés syriens l’une de ses promesses électorales. Pourtant, le pays n’a pas toujours été aussi favorable aux populations en fuite. Ce même Premier ministre présentait d’ailleurs ses excuses, au nom du gouvernement, pour l’attitude du Canada durant la Seconde Guerre mondiale : « En 1938, le monde était aux prises avec une crise de réfugiés de plus en plus grave. […] Parmi tous les pays alliés, le Canada sera celui qui admettra le moins de Juifs entre 1933 et 1945. Il a accueilli beaucoup moins de réfugiés que le Royaume-Uni et considérablement moins par personne que les États-Unis. […] En ce qui concernait les Juifs, aucun, c’était déjà trop. »

    Dans sa déclaration, Justin Trudeau présente donc le Canada comme le pire pays d’accueil possible pour les réfugiés durant la Seconde Guerre mondiale. Alors même que des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants — notamment de confession juive – fuient les persécutions nazies et la guerre, seules 5 000 personnes sont accueillies entre l’arrivée d’Hitler au pouvoir et la fin du second conflit mondial. Comment est-on alors passés « du pire pays d’accueil » à l’un des plus ouverts ? (...)

    • Si le Canada accueille aujourd’hui beaucoup d’immigrés choisis sur des critères financiers très stricts, il reste tout aussi raciste à l’égard des immigrés va-nu-pieds qui arrivent via les USA (beaucoup d’Amérique Latine, d’Haiti, mais aussi du monde arabe, d’Afrique etc.). Le Canada vit sur cette réputation de pays accueillant, mais il faut dénoncer ce mythe. Le Canada est un pays colonial raciste qui expulse à tour de bras et qui n’accorde aucun droit (moins même qu’aux USA) aux immigrés sans statut...

      #Canada #immigration

  • Parution de la brochure n°25 : « La fin de l’immigration »
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1006-Quatrieme-de-la-brochure-no25

    Ce texte fait partie de la brochure n°25 « La fin de l’immigration » Réalités troublantes et mensonges déconcertants Elle est en vente pour 3 € dans nos librairies. Les achats permettent notre auto-financement et constitue un soutien aux librairies indépendantes (vous pouvez également nous aider à la diffusion). Elle sera bientôt intégralement téléchargeable dans la rubrique #Brochures Sommaire : Introduction — Bientôt disponible... Les réfugiés de l’intérieur (Entretien) Chronique de ma cité (...) Brochures

    / #Lieux_Communs, #Politique, #Histoire, #Anthropologie, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme, #Progressisme, #Gauchisme, #Banlieue, #Article, (...)

    #Immigration

  • Parution de la brochure n°25 : « La fin de l’immigration »
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1006-Parution-de-la-brochure-no25-La

    Ce texte fait partie de la brochure n°25 « La fin de l’immigration » Réalités troublantes et mensonges déconcertants Elle est en vente pour 3 € dans nos librairies. Les achats permettent notre auto-financement et constitue un soutien aux librairies indépendantes (vous pouvez également nous aider à la diffusion). Elle sera bientôt intégralement téléchargeable dans la rubrique #Brochures Sommaire : Introduction — Bientôt disponible... Les réfugiés de l’intérieur (Entretien) Chronique de ma cité (...) Brochures

    / #Lieux_Communs, #Politique, #Histoire, #Anthropologie, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme, #Progressisme, #Gauchisme, #Banlieue, #Article, (...)

    #Immigration

  • Empêcher les drones tueurs israéliens d’intensifier la militarisation aux frontières de l’Union Européenne
    ECCP, le 6 mars 2020
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/06/empecher-les-drones-tueurs-israeliens-dintensifier-la-militaris

    Depuis 2018, plus de 63 millions d’euros d’argent public européen ont été utilisés pour financer directement et alimenter l’économie de guerre d’Israël, tandis que Frontex et l’EMSA militarisent de plus en plus les frontières européennes et la Méditerranée avec la technologie de surveillance et de guerre qu’Israël a développée et testée lors d’assauts brutaux sur Gaza.

    Stop Israeli killer drones from intensifying the EU’s border militarisation
    ECCP, le 6 mars 2020
    http://www.eccpalestine.org/stop-israeli-killer-drones-from-intensifying-the-eus-border-militarisa

    Voir aussi :

    Israël en tant que modèle pour la politique discriminatoire anti-migration de l’UE
    Stop The Wall, le 15 mai 2019
    https://seenthis.net/messages/829516

    #Palestine #Europe #Immigration #complicité #Frontex #drones #Gaza #EMSA

  • Un article de 2019, mais qui n’a pas assez circulé en France parce qu’il n’était pas traduit en français, maintenant c’est chose faite :

    Israël en tant que modèle pour la politique discriminatoire anti-migration de l’UE
    Stop The Wall, le 15 mai 2019
    https://agencemediapalestine.fr/blog/2020/03/02/israel-en-tant-que-modele-pour-la-politique-discriminatoire-ant

    Les efforts de l’UE pour contrôler et hermétiquement fermer l’accès depuis la Méditerranée rapportent 68 millions de dollars à Elbit Systems pour la livraison de son système de patrouilles Hermès 900 fondé sur le drone tueur le plus avancé de l’entreprise. Elbit Systems est la plus grande entreprise militaire d’Israël, pourvoyeuse essentielle du Mur d’Apartheid israélien, elle a fourni ces drones à l’armée israélienne, qui en fait l’éloge comme d’un « véritable apport prodigieux » (2) dans l’agression militaire de 2014 sur Gaza, qui a tué 2.250 Palestiniens, dont plus de 500 enfants (3). FRONTEX a commandé (4) pour 4.75 millions d’euros (5) de drones aux Industries Aériennes Israéliennes (IAI) pour des missions de sécurité et de surveillance des côtes. Le projet de Sécurité Côtière de l’UE coopère avec la police israélienne pour détecter ‘les humains qui surgissent de la mer’ (6).

    ISRAEL AS A MODEL FOR EU DISCRIMINATORY ANTI-MIGRATION POLICIES
    Stop The Wall, le 15 mai 2019
    https://www.stopthewall.org/background-note-worldwithoutwalls-call-european-palestine-and-migrants-

    #Palestine #Europe #Immigration #complicité #Frontex #drones #Gaza #Elbit #IAI

  • Opinion | With Coronavirus, ‘Health Care for Some’ Is a Recipe for Disaster - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2020/03/06/opinion/coronavirus-immigrants-health.html

    L’idéologie contre la santé publique

    Doctors and immigration advocates have long worried that the public charge rule would present a grave public health danger. The rule could deter millions of noncitizens — even those who were not technically subject to its provisions — from using programs like Medicaid, WIC and SNAP or from seeking medical care of any kind, lest they imperil their immigration status. That kind of avoidance would make those groups less healthy and thus more susceptible to the vagaries of, say, an infectious disease outbreak.

    The administration was not blind to those risks. When it first proposed the new rule, officials at the Department of Homeland Security noted that it could very well lead to worse health outcomes for immigrants, especially infants, children and women who were pregnant or nursing. Yes, they acknowledged, vaccination rates might fall as a direct result of what they were proposing. Yes, communicable diseases might become more prevalent. But, the agency said, the new regulations were essential to a goal more important than protecting public health: making immigrants “self-sufficient.”

    Many changes to law and policy have been undertaken in the past several years under the banner of “self-sufficiency” and its close cousin “personal responsibility.” Social safety net programs like SNAP and TANF have been cut; work requirements have removed thousands of people from Medicaid; and immigrant communities have been subject to a roster of anti-immigrant policies — not just the public charge rule, but also family separations and abysmal treatment of detained migrants at the border, and ICE raids and mass deportations at home.

    #Santé_publique #Immigration #Etats-Unis #Responsabilité_personnelle

  • Aux États-Unis, ce que les migrants disent aux psys peut être utilisé contre eux | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/187635/etats-unis-mineurs-demande-asile-entretien-psychologues-agence-immigration-ice

    Les mineurs demandeurs d’asile ont des entretiens obligatoires avec des psychologues, mais les détails de ces conversations ont déjà été utilisées par l’agence de contrôle de l’immigration. Lorsqu’un mineur demandant l’asile arrive aux États-Unis, il est placé en détention et doit se rendre à plusieurs rendez-vous obligatoires avec un psychologue. Alors que ces discussions sont présentées comme une bonne occasion pour les jeunes de parler de leurs traumatismes, il s’avère que depuis 2018, les notes prises (...)

    #ImmigrationandCustomsEnforcement-ICE #migration #criminalité #délation #enfants #jeunes #santé (...)

    ##criminalité ##santé ##surveillance

  • Confidential therapy notes being used against immigrant children - Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/national/immigration-therapy-reports-ice

    It was time for another hearing in the ongoing efforts of the U.S. government to deport a Honduran teenager named Kevin Euceda, who had already been in detention for more than two years. In a Northern Virginia courtroom, U.S. immigration judge Helaine Perlman peered at a TV screen as a detainee came into blurry view : a slight 19-year-old with deep dimples and a V-shaped scar on his forehead. “Buenos días,” Kevin said, hoping this was the day he would find out about his request for asylum, (...)

    #ImmigrationandCustomsEnforcement-ICE #migration #criminalité #délation #enfants #jeunes (...)

    ##criminalité ##santé

  • #Cartographie de la galaxie des Frères Musulmans en France (Version 1)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?980-Cartographie-de-la-galaxie-des

    Ci-dessous une #Cartographie_de_la_galaxie_des_Frères_Musulmans_en_France, issue d’une collaboration, qui fait suite à notre cartographie de l’islamo-gauchisme en France. Comme elle, elle s’inscrit dans nos travaux antérieurs sur l’extrême-droite musulmane qu’est l’islamisme (voir le mot-clef « #Islam »). On lira par exemple : L’islamisme d’État En Marche… Ce que nous appelons extrême droite Page de ressources contre l’islam et son monde Islamisme, #Totalitarisme, impérialisme L’horizon impérial Cette (...) Cartographie de la galaxie des Frères Musulmans en France

    / Cartographie, #Lieux_Communs, #Politique, #Extrêmes-droites, Islam, #Multiculturalisme, #Immigration, (...)

  • #Immigration, écologie et décroissance (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?979-Immigration-ecologie-et

    Voir la première partie (.../...) De l’échec des décolonisations… Tout cela, dont il ne reste ici que des traces, a nourri chez les écologistes un espoir tiers-mondiste dans années 60-70, au moment des Indépendances. Cet espoir a été bien souvent, bien trop souvent, pénétré de marxisme grossièrement décalqué et, pour cette raison, aveugle aux barbaries prétendument « socialistes » qu’ont été les régimes de Khadafi, d’Amin Dada, de Mobutu, etc. De ce point de vue, de notre point de vue, les décolonisations (...) #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Lieux_Communs, #Politique, #Histoire, #Anthropologie, #Écologisme, #Multiculturalisme, #Progressisme, Immigration, #Conférence, #Redéfinition_des_besoins, (...)

    #Oligarchie
    http://www.politique-autrement.org/IMG/pdf/Vedrine_180707.pdf
    https://www.causeur.fr/droit-asile-migrants-crise-stats-156980
    http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers18-05/010072290.pdf
    https://reporterre.net/Changement-climatique-et-conflits-attention-aux-raccourcis-simplistes
    https://www.lorientlejour.com/article/1172992/deconstruire-le-mythe-des-guerres-climatiques-du-soudan-a-la-syrie.ht
    https://www.demographie-responsable.org/notion-de-population-soutenable-et-de-population-optimale.h
    https://www.francetvinfo.fr/societe/immigration/afrique-moins-emigrer-pour-mieux-developper-le-continent_2745887.html
    http://www.retourvolontaire.fr
    https://www.infomigrants.net/fr/post/16709/issa-de-retour-d-espagne-j-ai-compris-que-ce-que-j-etais-alle-chercher

  • En France comme en Europe, l’immigration occupe une place importante dans les débats politiques. Retour sur cette question à partir du cas de l’émigration espagnole vers les amériques aux 16e et 17e siècles et de la naissance d’une politique migratoire. #immigration #histoire #population #territoires #politiques #migrations #Espagne

    https://sms.hypotheses.org/22490

    Les politiques migratoires contemporaines se concentrent essentiellement sur l’impact des mouvements de populations sur les territoires d’« accueil ». L’Espagne des XVIe et XVIIe siècles se préoccupait, quant à elle, de réguler l’émigration pour éviter de déstabiliser une société ibérique aux conditions de vie difficiles. L’histoire est donc susceptible d’éclairer les politiques migratoires.

    En France, en Europe, en Amérique et dans nombre de pays d’Asie et d’Afrique, la question de l’immigration domine actuellement les débats politiques. La mobilité de millions d’hommes et de femmes inquiète. Dans ces considérations agitées, les déplacements sont perçus sans tenir compte de l’origine des déplacés. Ce qui compte principalement est le fait que l’immigré est un étranger. Parti « d’on ne sait où », il est extérieur, et c’est l’unique point commun de tous les immigrés (...)

  • Bulletin d’information sur les communautarismes
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1005-Bulletin-d-information-sur-les

    Nous relayons ici des extraits d’une revue de presse plus ou moins bi-hebdomadaire produite par des militants républicains laïques et publiée sur le compte Facebook La Sentinelle. Leurs positions ne sont pas les nôtres, et réciproquement, mais nous sommes côte à côte face à toutes les entreprises de dissolution du demos par le communautarisme et le retour des logiques ethno-religieuses.
    Présentation

    La Gazette est un bulletin d’informations sur l’actualité des communautarismes, notamment sur les mouvances islamistes, indigénistes/décolonialistes et de la pensée inclusive. Il est composé et diffusé par un collectif de militants républicains laïques. Tous sont bénévoles. (...)

    #Électoralisme, #Féminisme, #Guerre, #Immigration, #Islam, #Islamogauchisme, #Multiculturalisme

  • #Immigration, écologie et décroissance (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?978-Immigration-ecologie-et

    Retranscription complétée d’une intervention faite au colloque organisé par Décroissance Île-de-France, le 8 juin 2019 à la mairie du IIe (Paris) sur le thème « #Démographie, migrations et décroissance : sujets tabous ? ». Présentation L’immigration n’est plus questionnée depuis les années 80 d’un point de vue de « gauche », et encore moins d’un point de vue écologiste ou décroissant. Cette intervention invitera à s’émanciper de tous les discours idéologiques simplificateurs pro- ou anti-immigration pour tenter (...) #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Lieux_Communs, #Anthropologie, #Politique, #Écologisme, #Multiculturalisme, #Conférence, #Démographie, #Immigration, #Type_anthropologique, #Redéfinition_des_besoins

    http://ocparis.canalblog.com/archives/2019/05/16/37342213.html
    http://barthes.enssib.fr/clio/revues/AHI/ressources/documents/international.html
    http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2018/08/31/31002-20180831ARTFIG00306-renaud-girard-l-immigration-de-masse-est-un-scena
    https://www.causeur.fr/migrants-immigration-bible-europe-151298

  • Mort d’un ressortissant français en centre de détention des services d’immigration américaine
    http://www.revolutionpermanente.fr/Mort-d-un-ressortissant-francais-en-centre-de-detention-des-ser

    ICE est, depuis sa fondation, critiquée pour ses pratiques barbares. Depuis 2018, l’agence applique la politique « tolérance zéro » du président Donald Trump envers l’immigration illégale, qui prévoit notamment de séparer les familles ayant émigré ensemble ; en cas d’arrestation, les enfants sont donc séparés de leurs parents et placés dans des centres de détention pour… enfants. Si depuis Trump a signé un décret pour mettre fin à ses séparations, dans la réalité il n’est pas appliqué.

    #immigration #contrôle #repression #ICE #trump #racisme

  • Question concernant les #statistiques reçue via la mailing-list Migreurop, le 29.11.2019 et que je mets ici pour archivage, car la question des #chiffres autour des #migrations, de l’#asile, des #réfugiés et des #frontières revient souvent...

    La question concerne le pourcentage d’#entrées_irrégulières des personnes ayant obtenu une protection en Europe .

    Je n’arrive pas à trouver d’infos fiables sur le sujet.
    Ici en France nos politiques rivalisent de chiffres hasardeux...
    Il y a quelques mois une étude visant à promouvoir la mise en place de visas humanitaires avancait le chiffre de 90% de réfugiés étant entrés irrégulièrement en Europe.
    https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2018/621823/EPRS_STU(2018)621823_EN.pdf
    "Currently, up to 90% of the total population of subsequently recognised refugees and beneficiaries of subsidiary protection reach the territory of Member States irregularly."

    Comme source de cette info, ils indiquent ce document :
    https://www.fluechtlingshilfe.ch/assets/asylrecht/rechtsgrundlagen/exploring-avenues-for-protected-entry-in-europe.pdf
    ...qui date de 2012, et c’est une « estimation », sans citer de sources.
    "According to estimates, approximately 90% of all asylum seekers enter Europe in an irregular manner, since legal entry has become more and more difficult and in most cases impossible. »

    Est-ce quelqu’un saurait ou il est possible de trouver cette info, c’est à dire le pourcentage d’entrée irrégulière ou via un visa, parmi les demandeurs d’asile d’une part, et ceux qui obtiennent un statut de réfugié, en Europe ?

    ping @simplicissimus @reka

    • Je n’ai pas su répondre à cette question, mais il y a un commentaire à faire par rapport à ce que les deux citations mettent en avant (pas la même chose, à mon avis, même si les deux donnent le même chiffre... ce qui montre qu’il y a un problème). Et des information à donner en complément, d’autres statistiques (et leur #manipulation) dans d’autres contextes, mais toujours sur la question du passage irrégulier des frontières...

      Voici ma réponse :

      J’envoie à toi et aux autres abonné·es de la liste le graphique ci-dessous :


      tiré du livre « Méditerranée : des frontières à la dérive »

      https://lepassagerclandestin.fr/catalogue/bibliotheque-des-frontieres/mediterranee-des-frontieres-a-la-derive.html

      On y voit que les « interception des migrants à la frontière » (donc sans visa, qui entre « irrégulièrement ») représentent 1 à 3% des entrées sur le territoire européen...

      ça ne répond pas à ta question, mais c’est intéressant de l’avoir en tête... pour montrer que la très très très grande majorité des personnes non-européennes entrent de manière régulière sur le territoire, avec des visas.

      Mais là, il ne s’agit pas de ce que tu cherches.

      Ce qui est sûr c’est que tes deux citations se contredisent :
      1. « Currently, up to 90% of the total population of subsequently recognised refugees and beneficiaries of subsidiary protection reach the territory of Member States irregularly. »
      –-> % des personnes entrées irrégulièrement sur les personnes reconnues réfugiées ou qui ont obtenu une protection subsidiaire, après être entrées sur le territoire européen.

      Ce qui n’est pas la même chose de dire que

      2. « According to estimates, approximately 90% of all asylum seekers enter Europe in an irregular manner »
      –-> car là la base de calcul sont les demandeurs d’asile, ce qui comportent d’y intégrer aussi des personnes qui seront après examen de la demande déboutées de l’asile.

      Une des deux affirmations est donc fausse, car étant la base différente, on ne peut pas avoir le même pourcentage...

      –------------

      Je pense que je n’ai jamais vu passer les chiffres des entrées irrégulières sur la base de ceux qui après sont reconnus réfugiés... Mais je suis preneuse si jamais des personnes de la liste ont cette info, en effet.

      Je vous rappelle par contre ci-dessous d’autres contextes dans lesquels on a pu démontré que les entrées (irrégulières) ont été gonflées :
      ... les chiffres publiés par Frontex des entrées irrégulières dans les Balkans : https://theconversation.com/seeing-double-how-the-eu-miscounts-migrants-arriving-at-its-borders
      ... et la Suisse gonflait ceux des passages à la frontière depuis l’Italie : https://asile.ch/2016/08/12/parlant-de-personnes-lieu-de-cas-medias-surestiment-nombre-de-passages-a-front
      ... et puis ceux des passages entre la Grèce et l’Albanie : https://journals.openedition.org/espacepolitique/2675

      Tout cela, avec plus de documents, vous le trouvez dans ce fil de discussion sur seenthis.net :
      https://seenthis.net/messages/705957

      Je n’ai pas vraiment répondu à ta question, mais cette réponse peut peut-être être utile à des personnes sur la liste qui se posent des questions sur les statistiques des entrées sur le territoire européen...

    • A priori, seul l’OFPRA, et lui seul, serait en mesure de fournir ce chiffre et il ne le fait pas.
      https://www.ofpra.gouv.fr/fr/l-ofpra/nos-publications/rapports-d-activite

      Par ailleurs, il me semble que le chiffre de 90% d’illégaux parmi les bénéficiaires de protection signifierait qu’une (très ?) forte proportion des immigrants irréguliers demanderaient la protection. Mais je n’y connais pas grand chose.

      Je trouve quelques éléments autour de l’estimation, par construction problématique, des entrées irrégulières dans les échanges rapportés par le rapport sénatorial de 2006 (oui, ça fait loin…)
      https://www.senat.fr/rap/r05-300-1/r05-300-111.html

    • @simplicissimus :

      Par ailleurs, il me semble que le chiffre de 90% d’illégaux parmi les bénéficiaires de protection signifierait qu’une (très ?) forte proportion des immigrants irréguliers demanderaient la protection. Mais je n’y connais pas grand chose.

      –-> ça absolument, oui, car malheureusement les #voies_légales sont bouchées (politique de #visas très restrictive pour des questions liées à l’asile mais aussi pour le travail, les études, etc.), du coup, les personnes prennent la route quand même et la seule manière pour laquelle on peut traverser la frontière SANS les « bons » documents. Les frontières fermées, d’une certaine manière, pousse les personnes à passer les frontières irrégulièrement et la seule manière de ne pas être refoulé c’est en demandant l’asile (en théorie, car en pratique les Etats bafouent souvent ce droit et refoulent quand même).
      J’espère avoir été claire...

      #merci en tout cas pour le lien du Sénat...

    • Le document signalé par @simplicissimus, in extenso (pour archivage, ça date de 2006 :

      Immigration clandestine : une réalité inacceptable, une réponse ferme, juste et humaine (rapport)

      B. DES CHIFFRES SUJETS À CAUTION

      Rares sont les personnes entendues par la commission d’enquête qui se sont aventurées à fournir une évaluation chiffrée de l’immigration irrégulière. Les chiffres communiqués semblent vraisemblables mais restent sujets à caution compte tenu des lacunes du dispositif d’évaluation statistique.
      1. Les chiffres nationaux

      En juin 1998, dans son rapport au nom de la commission d’enquête du Sénat sur les régularisations d’étrangers en situation irrégulière présidée par notre ancien collègue M. Paul Masson, notre collègue M. José Balarello écrivait qu’« une estimation du nombre des clandestins entre 350.000 et 400.000 ne paraît pas éloignée de la réalité20(). »

      Selon M. Nicolas Sarkozy, ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, entre 200.000 et 400.000 étrangers en situation irrégulière seraient aujourd’hui présents sur le territoire national et entre 80.000 et 100.000 migrants illégaux supplémentaires y entreraient chaque année.

      La direction des affaires juridiques et des libertés publiques du ministère explique que cette estimation des « flux » « résulte notamment du nombre de demandeurs d’asile, diminué du nombre de personnes ayant obtenu le statut de réfugié, du nombre de personnes ayant été régularisées et du nombre d’arrêtés de reconduite à la frontière pris et exécutés à l’encontre des demandeurs d’asile déboutés. » Quant à celle du « stock », « elle prend pour base minimale le nombre (150.000) d’étrangers en situation irrégulière qui bénéficient de l’aide médicale d’Etat. Sur cette base, et en y ajustant un pourcentage du flux annuel (pour tenir compte, d’une part, des régularisations « au fil de l’eau » et, d’autre part, des départs volontaires), on peut raisonnablement estimer ce stock à environ 400.000 personnes. »

      La controverse, par auditions devant la commission d’enquête interposées, entre le ministre d’Etat et M. François Héran, directeur de l’Institut national des études démographiques, montre combien la question est sensible et complexe.

      Le premier a reproché à l’INED d’avoir, en janvier 2004, sous-évalué le flux annuel d’immigration illégale, en l’estimant à 13.000 par an sur la base d’une analyse de la régularisation pratiquée en 1997-1998.

      Le second a observé que ces déclarations reposaient sur plusieurs méprises : d’abord, la migration illégale nette évoquée valait pour la décennie 1989-1998 ; ensuite l’INED a proposé une évaluation des flux nets ou encore du solde migratoire, c’est-à-dire du nombre d’immigrants irréguliers qui demeurent sur notre sol une fois défalquées les sorties, alors que M. Nicolas Sarkozy a évoqué les seuls flux bruts d’entrées irrégulières.

      Il a en outre jugé incompatibles les chiffres avancés par le ministre d’Etat : dans la mesure où les régularisations menées en France et en Europe montrent que la durée de séjour des immigrants illégaux s’étale sur au moins une dizaine d’années, l’arrivée de 90.000 immigrants irréguliers supplémentaires en moyenne par an devrait porter le « stock » d’immigrants illégaux présents sur notre territoire à environ 800.000 personnes ; si l’on considère en revanche que 300.000 immigrants irréguliers séjournent sur notre territoire, alors le flux annuel d’entrées se situe entre 30.000 et 40.000 personnes, évaluation tout à fait compatible avec celle de l’INED.

      La divergence porte donc davantage sur l’évaluation des flux que sur celle du stock qui, si elle reste sujette à caution, semble vraisemblable.

      Par ailleurs -et c’est l’un des rares chiffres qu’elle a accepté de communiquer à la commission d’enquête- Mme Jacqueline Costa-Lascoux, membre du Haut conseil à l’intégration et directrice de l’Observatoire statistique de l’immigration et de l’intégration, a fait état d’estimations selon lesquelles le nombre d’enfants scolarisés dont les parents sont en situation irrégulière serait compris entre 15.000 et 20.000. Mme Armelle Gardien, représentante du Réseau éducation sans frontières, a pour sa part estimé à plus de 10.000 le nombre des jeunes étrangers sans papiers scolarisés, tout en soulignant la difficulté de disposer d’évaluations fiables.

      Enfin, environ 3.000 mineurs étrangers isolés sont pris en charge par les services de l’Etat (protection judiciaire de la jeunesse) ou des départements (aide sociale à l’enfance).

      Dans un rapport21() paru au moins de janvier 2005, l’inspection générale des affaires sociales note, sur la base d’une enquête auprès des départements à laquelle 64 conseils généraux ont répondu qu’« environ 3.100 mineurs auraient été admis à l’aide sociale à l’enfance en 2003 ; 2.300 sur les neuf premiers mois de 2004. Près de 2.500 mineurs étaient présents au 30 septembre 2004 dans les mêmes départements. (...). Des origines et des trajectoires de migration diverses sont perceptibles, qui laissent néanmoins apparaître des dominantes. 5 nationalités dominent les flux depuis plusieurs années : Roumanie, Chine, Maroc, Albanie, Congo, avec une apparition plus récente de l’Angola. L’enquête commanditée par la direction des populations et des migrations en 2001 distinguait cinq grands types qui demeurent pertinents : les exilés (souvent africains) ; les mandatés (chinois, indiens...) ; les exploités -catégorie qui peut recouper les précédentes- (Europe de l’Est et Balkans) ; les fugueurs (Afrique du Nord) ; les errants. »

      Le rapport relève également que « la réalité de l’isolement n’est pas toujours aisée à établir, dans la mesure où ces jeunes sont parfois venus rejoindre un parent plus ou moins éloigné » mais que « le caractère relatif de cet isolement ne minimise pas le danger auquel ces jeunes sont exposés car les adultes auxquels ils ont été confiés sont inégalement désireux de les accueillir et les conditions d’accueil se dégradent parfois rapidement sans compter les situations extrêmes d’exploitation (esclavage domestique ou prostitution par exemple). »

      20 Rapport n° 470 (Sénat, 1997-1998), page 22.

      21 Mission d’analyse et de proposition sur les conditions d’accueil des mineurs étrangers isolés en France - Rapport n° 2005 010, présenté par Jean Blocquaux, Anne Burstin et Dominique Giorgi, membres de l’inspection générale des affaires sociales - janvier 2005.

      https://www.senat.fr/rap/r05-300-1/r05-300-111.html

      Source : Rapport de commission d’enquête n° 300 (2005-2006) de MM. #Georges_OTHILY et #François-Noël_BUFFET, fait au nom de la commission d’enquête, déposé le 6 avril 2006

    • Intéressant de voir le vocabulaire, qui n’a guère changé depuis, autour de #fermeté et #humanité
      voir notamment cet article de Véronique Albanel :
      Humanité et fermeté

      https://www.cairn.info/revue-etudes-2018-4-page-4.htm

      En #France, mais aussi en #Belgique...
      #Asile et #immigration en #Belgique (I) : la Méthode #De_Block, ou la #fermeté_déshumanisante

      Au plus haut dans les sondages et cajolée par les médias, la Secrétaire d’Etat à l’Asile et à l’Immigration #Maggie_De_Block voit sa gestion restrictive des flux migratoires couronnée de succès politique. Son secret ? Une #communication habile sur un dosage présenté comme équilibré entre #fermeté et #humanité. Une formule dont les deux éléments présentent tous les traits d’un #oxymore aux conséquences humaines désastreuses.

      https://seenthis.net/messages/213382

      #terminologie #vocabulaire #mots

    • C’est vrai qu’il s’agit de celles et ceux qui se sont fait intercepter et qu’ils n’ont plus guère d’options…

      Reste, comme toujours, à estimer celles et ceux qui sont passés à travers les mailles des filets…

      a parte, je vais pouvoir tester ces jours-ci la gare de Champel flambant neuve, inaugurée ce week-end…

    • Vous le savez, on est plusieurs à se poser pas mal de questions sur les statistiques françaises sur l’asile.
      Les chiffres officiels de la DGEF sont souvent très différents des statisques officielles européenne d’#Eurostat.
      C’est assez « pratique » pour le gouvernement, qui justifie sa politique migratoire selon les chiffres qui l’arrange…

      Gérard Sadik, de la Cimade, l’a évoqué il y a déjà plusieurs mois : la France ne comptabilisait pas les #dublinés.
      Afin de vérifier, j’avais contacté les journalistes du service « CheckNews » du journal Libération, fin novembre.
      Ils ont enquêté, et diffusé leurs résultats aujourd’hui :
      https://www.liberation.fr/checknews/2020/01/20/demandes-d-asile-eurostat-epingle-la-france-pour-avoir-tronque-des-statis

      L’article est réservé aux abonnés, je copie/colle en fin de message l’article complet, mais à ne pas rediffuser publiquement par respect pour leur travail.

      En résumé ils confirment que la France ne respecte pas les consignes statistiques européennes... en ne prenant pas en compte les demandeurs d’asile dublinés, notre pays fausse les comparaisons.
      Bilan : il est très difficile d’avoir une vision précise des statistiques sur l’asile, à cause de l’incompétence française.
      Ce qui n’empêche pas le gouvernement français de s’appuyer sur ces chiffres tronqués pour justifier le durcissement de sa politique…

      Le Ministère de l’intérieur doit justement diffuser demain les premiers chiffres de 2019… qui ne seront donc vraisemblablement pas conformes !

      Message de David Torondel reçu via la mailing-list Migreurop, le 20.01.2020.

    • Selon nos informations, Eurostat a récemment pris contact avec les autorités françaises, en raison de statistiques tronquées fournies par Paris quant au nombre de demandeurs d’asile. L’office statistique européen s’est en effet rendu compte que la France, depuis plusieurs années, ne comptabilisait pas dans ses chiffres les demandeurs sous procédure de Dublin (personnes demandant l’asile mais qui doivent en théorie être prises en charge par le pays dans lequel elles sont entrées dans l’UE). Ce qui a pour effet de minorer chaque mois de plusieurs milliers de demandeurs, et de biaiser toute comparaison. Ce qui est pourtant l’objet d’Eurostat.

      #paywall

  • #Canada : Des immigrants racialisés peuvent rester sous-payés pendant trois générations Éric Desrosiers - 9 décembre 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/economie/568716/des-immigrants-racialises-encore-sous-payes-a-la-troisieme-generation

    Les enfants et petits-enfants des immigrants noirs ou latino-américains continuent, au Canada, d’avoir des salaires de 25 % à 35 % inférieurs à ceux des immigrants moins reconnaissables sur la rue.

    Les revenus d’emploi des immigrants issus de groupes racialisés sont, en moyenne, inférieurs de 26 % à ceux des autres immigrants au Canada, rapporte une étude du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) qui doit être dévoilé ce lundi. Cet écart varie cependant selon les groupes, les immigrants issus des communautés noire, arabe ou coréenne gagnant aussi peu que 68 % du salaire des immigrants qui ne s’identifient à aucun groupe racialisé, alors que les Chinois font un peu mieux à 81 %.

    Basée sur les données du dernier recensement de la population canadienne, en 2016, l’étude du CCPA compare les travailleurs en fonction des groupes auxquels ils s’identifient eux-mêmes. Le concept de « communautés racialisées » pourrait ressembler à celui de « minorités visibles », mais pas parfaitement, a expliqué l’un des coauteurs de l’étude, Ricardo Tranjan, lors d’un entretien téléphonique au Devoir. « À une certaine époque, les Polonais étaient un groupe racialisé au Canada, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui », dit-il en exemple.

    Les écarts ne se limitent pas aux revenus. Les taux de chômage des immigrants noirs (12,5 %), arabes (13,5 %) ou issus d’Asie occidentale (Iran, Égypte, Turquie, Arabie saoudite…) sont aussi plus élevés que celui des immigrants non racialisés (7,3 %), alors que c’est le contraire pour les Japonais (6,4 %) ou les Philippins (5,2 %). La situation est souvent pire pour les femmes, celles appartenant à des groupes racialisés gagnant en moyenne 59 ¢ pour chaque dollar versé en salaire à un homme non racialisé.

    Troisième génération
    N’est-il pas assez prévisible qu’un immigrant ait un revenu inférieur à son arrivée dans un pays étranger ? Si, mais « l’immigration n’est pas le seul problème », précise l’étude.

    Lorsqu’on regarde le revenu d’emploi moyen de la deuxième, et même de la troisième génération de ces catégories d’immigrants, certains de ces égards n’ont pas bougé, ou si peu. C’est le cas notamment des immigrants latino-américains, qui gagnent en moyenne 71 ¢ pour chaque dollar gagné par un immigrant non racialisé, et dont les petits-enfants devront se contenter d’encore moins, à 64 ¢. Alors qu’en moyenne, les immigrants issus de groupes racialisés passent de 74 ¢, à la première génération, à 93 ¢, à la troisième génération, les immigrants noirs et d’Asie occidentale doivent se contenter de passer d’environ 68 ¢ à 75 ¢, les Philippins de 70 ¢ à 77 ¢ et les ressortissants du Sud-Est asiatique (comme le Vietnam) de 71 ¢ à 80 ¢.

    D’autres s’en tirent mieux, les Arabes passant de 69 ¢ à 1 $, les Chinois de 81 ¢ à 1,03 $, les Japonais de 72 ¢ à 1,24 $ et les Coréens de 68 ¢ à 1,53 $.

    L’étude du CCPA ne se risque pas à expliquer tous ces écarts et trajectoires. « Les données ne nous permettent pas de nous avancer sur ce terrain », explique Ricardo Tranjan. La taille des échantillons n’a pas permis, non plus, de comparer les provinces canadiennes entre elles.

    L’étude conclut néanmoins que, « prises ensemble, les données pointent vers une tendance sans équivoque d’une inégalité économique racialisée au Canada. En l’absence de politiques audacieuses pour combattre le racisme, cette inégalité économique ne se résorbera pas. »

    #pauvreté #immigration #migrants #Canada #inégalités #racisme #hommes #femmes #enfants

  • Le capitalisme, c’est trouver le moyen de gagner de l’argent avec tout. La répression des étrangers entrés illégalement dans le pays est ancienne, mais on n’avait pas encore trouvé le moyen de bien la monétiser. Ici, la solution adoptée par l’#ICE (police de l’immigration aux États-Unis) est simple : créer une fausse université, convaincre les étudiants de l’étranger de s’y inscrire, les faire payer (aux États-Unis, personne ne s’étonne de payer beaucoup d’argent pour une inscription à l’université), puis, comme l’université est fausse, décréter que leur visa n’est pas valable et les expulser (tout en gardant l’argent).

    https://eu.freep.com/story/news/local/michigan/2019/11/27/ice-arrested-250-foreign-students-fake-university-metro-detroit/4277686002

    C’est tellement incroyable que, si ça n’était pas sur le site Web d’un quotidien connu, j’aurais pensé à une invention.

    #immigration #escroquerie

  • Entre 3,9 et 4,8 millions de sans-papiers vivent en Europe

    Leur nombre a augmenté en 2015, avec la hausse de la demande d’asile, mais s’est stabilisé dès 2019. La moitié d’entre eux se trouvent en Allemagne et au Royaume-Uni.

    Entre 3,9 et 4,8 millions d’étrangers vivent en situation irrégulière en Europe et la moitié d’entre eux résident en Allemagne et au Royaume-Uni. Dans une étude parue mercredi 13 novembre, le centre de recherche américain Pew Research Center évalue le nombre de personnes qui se trouvaient sans papiers sur le continent en 2017. C’est la première étude du genre depuis dix ans, qui permet notamment d’évaluer l’impact de ce qui a été communément appelé la « crise migratoire ».

    Selon les travaux du Pew Research Center, les sans-papiers représenteraient moins de 1 % de la population européenne (évaluée à 500 millions de personnes). A titre de comparaison, la part des sans-papiers est de 3 % aux Etat-Unis, avec plus de 10 millions de personnes.

    Le Pew Research Center note toutefois une « augmentation récente » du nombre de sans-papiers
    en Europe, due essentiellement à la hausse des demandeurs d’asile depuis 2015, qui pèsent pour
    environ un quart de l’ensemble des personnes en situation irrégulière. Les auteurs de l’étude ont
    en effet choisi d’inclure dans leur estimation les personnes sollicitant un statut de réfugié et qui
    n’ont pas encore obtenu de réponse du fait de leur avenir incertain (38 % des demandeurs ont
    obtenu une protection en 2018). Il est toutefois important de souligner que les auteurs ont
    constaté une stabilisation du nombre de migrants sans titre de séjour à partir de 2016.

    L’Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l’Italie, principales destinations
    Environ un million de sans-papiers vivent en Allemagne et autant au Royaume-Uni. Si les volumes
    sont comparables, le nombre de sans-papiers outre-Rhin a presque doublé entre 2014 et 2016,
    alors qu’il est resté plutôt stable outre-Manche, les îles britanniques n’ayant pas été l’une des
    principales destinations des demandeurs d’asile arrivés à partir de 2015. De la même manière, si
    l’Allemagne compte environ quatre fois plus de migrants réguliers qu’irréguliers – ce qui
    correspond à la moyenne européenne –, le Royaume-Uni a autant d’étrangers sans titres que
    d’étrangers pourvus d’un titre de séjour.

    La France et l’Italie arrivent en troisième et quatrième positions avec, respectivement, autour
    de 350 000 et 600 000 sans-papiers. « Comparé aux grands pays de destination des migrants
    en Europe, la France a un nombre relativement plus faible de sans-papiers, soulignent les auteurs.
    Une des raisons possibles est que certains sans-papiers peuvent être régularisés après plusieurs
    années s’ils remplissent certains critères ». Autour de 30 000 personnes bénéficient d’une
    admission exceptionnelle au séjour chaque année, pour des motifs liés principalement à leur
    situation familiale ou professionnelle. Cette particularité montre l’impact des politiques
    gouvernementales sur le volume de sans-papiers.

    Le plus souvent des hommes de moins de 35 ans
    Sur l’ensemble du continent, 56 % des sans-papiers sont présents depuis moins de cinq ans, mais
    plus d’un quart sont présents depuis plus de dix ans. Ils sont, pour les deux tiers d’entre eux, âgés
    de moins de 35 ans et sont des hommes dans plus d’un cas sur deux.
    En Europe, les origines des migrants sans papiers sont plus diverses qu’aux Etats-Unis, où
    l’écrasante majorité d’entre eux viennent du sous-continent américain et en particulier du
    Mexique. En Europe, environ un tiers des sans-papiers sont originaires d’Asie Pacifique – c’est
    particulièrement le cas au Royaume-Uni où ils comptent pour plus de la moitié des sans-papiers ;
    23 % viennent d’Europe et 21 % du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, tandis que 17 % sont
    originaires d’Afrique subsaharienne.

    https://www.lemonde.fr/international/article/2019/11/13/entre-3-9-et-4-8-millions-de-sans-papiers-vivent-en-europe_6019025_3210.html
    #statistiques #estimations #chiffres #sans-papiers #Pew_Research_Center #Europe

    • Europe’s Unauthorized Immigrant Population Peaks in 2016, Then Levels Off

      New estimates find half live in Germany and the United Kingdom.


      Europe has experienced a high level of immigration in recent years, driving debate about how countries should deal with immigrants when it comes to social services, security issues, deportation policies and integration efforts. Among these recently arrived immigrants are many who live in Europe without authorization. Coupled with unauthorized immigrants who were already in Europe, their numbers reach into the millions, though together they make up a small share of Europe’s total population.

      A new Pew Research Center analysis based on European data sources estimates that at least 3.9 million unauthorized immigrants – and possibly as many as 4.8 million – lived in Europe in 2017. The total is up from 2014, when 3.0 million to 3.7 million unauthorized migrants lived in Europe, but is little changed from a recent peak of 4.1 million to 5.3 million in 2016.1

      Overall, unauthorized immigrants accounted for less than 1% of Europe’s total population of more than 500 million people living in the 28 European Union member states, including the United Kingdom, and four European Free Trade Association (EFTA) countries (Iceland, Liechtenstein, Norway and Switzerland). And among the roughly 24 million noncitizens of EU-EFTA countries living in Europe, fewer than one-fifth were unauthorized immigrants in 2017.

      The recent rise in Europe’s long-standing unauthorized immigrant population from nations outside of EU-EFTA countries is largely due to a surge of asylum seekers who mostly arrived in 2015, when more than 1.3 million people applied for asylum in EU-EFTA countries. Many from that wave have been approved to remain in Europe. Many others, however, have had their applications rejected. Some have appealed those denials. Still others whose applications were rejected or withdrawn continue to live in Europe.

      Meanwhile, many asylum seekers in Europe are still awaiting a decision on their pending application, a group that is part of our estimates, and accounted for nearly a quarter (20% to 24%) of Europe’s unauthorized immigrant population in 2017. Although asylum seekers waiting for a decision have a temporary legal standing, their future in Europe is uncertain. Most entered their country of residence without permission, and the majority of applicants are now seeing their applications rejected. Consequently, many have been or could be subject to deportation orders in the future.

      Since asylum seekers waiting for a decision have a temporary lawful status, the Center also produced estimates of the unauthorized immigrant population without this group. These estimates are lower – 2.9 million to 3.8 million in 2017 – yet still show an apparent increase from 2014 before the asylum seeker surge, when the unauthorized immigrant population without asylum seekers waiting for a decision was an estimated 2.4 million to 3.2 million. (For estimates of the unauthorized immigrant population in Europe and by country without waiting asylum seekers, see Appendix C.)

      Unauthorized immigrants made up roughly one-fifth (16% to 20%) of Europe’s total non-EU-EFTA population in 2017, according to estimates, with 4% being unauthorized immigrants with a pending asylum claim that year. This means authorized non-EU-EFTA citizens living in Europe outnumbered unauthorized immigrants by about four to one.
      Who’s counted as an unauthorized immigrant?

      Unauthorized immigrants in this report are people living without a residency permit in their country of residence who are not citizens of any European Union or European Free Trade Association (EFTA) country. Most unauthorized immigrants entered an EU-EFTA country without authorization, overstayed a visa, failed to leave after being ordered to do so or have had their deportation temporarily stayed. The unauthorized population also includes those born in EU-EFTA countries to unauthorized immigrant parents, since most European countries do not have birthright citizenship. Finally, the European unauthorized immigrant population estimate includes asylum seekers with a pending decision. This last group makes up nearly a quarter (20% to 24%) of Europe’s estimated total unauthorized immigrant population.

      Many different immigrant groups can be counted as unauthorized immigrants, as there is no universal definition and the inclusion of some groups over others is a point of debate. A broad definition could include anyone who entered the country without authorization and has yet to procure permanent residency. This definition could include those with subsidiary protection status, a group that does not qualify for refugee status but receives humanitarian protection that can be renewed for one or two years at a time. Those with this status can sometimes sponsor family members and after several years apply for permanent residency.

      By contrast, a narrower definition for unauthorized immigrants would not include those with legal protection from deportation, even if such protection is temporary. From this perspective, unauthorized immigrant populations would not include asylum seekers waiting on a decision, those whose deportation has been deferred or stayed, or children of unauthorized immigrants.

      Pew Research Center has selected an approach that considers a combination of authorized entry, legal certainty and likely permanency. In the U.S., the Center considers those with deportation relief (for example, Deferred Action for Childhood Arrivals or Temporary Protected Status) as well as asylum seekers waiting on their cases as unauthorized immigrants. Although these groups are authorized to work, many entered without permission and their legal future in the U.S. is uncertain, as evidenced by recent policy changes implemented by the U.S. government and subsequent court cases.

      In the same way in EU-EFTA countries, deportees with a stayed or deferred deportation who have a legal right of residence and may even be allowed to work are included as unauthorized immigrants. Children born in Europe to unauthorized immigrant parents are considered part of the unauthorized immigrant population. Similarly, asylum seekers with a pending decision, of whom many entered without permission and whose acceptance rates continue to fall, are also included as unauthorized immigrants. Since the definition of an unauthorized immigrant is a point of debate, the Center has published estimates without asylum seekers awaiting a decision on their application (see Appendix C). Waiting asylum seekers, at nearly 1 million people in Europe in 2017, are likely the largest of unauthorized immigrant groups with an uncertain legal status.

      The Center’s new estimates come at a time when publics across Europe express mixed opinions on the place of immigrants in their societies. A 2018 multi-nation survey from the Center found that majorities in several European countries support the deportation of immigrants living in their countries illegally. On the other hand, when asked about refugees fleeing war and violence, the 2018 survey also found that majorities across Europe support taking them in, a group that has often entered Europe without permission and claims asylum.

      This is the first time Pew Research Center has estimated the size of Europe’s unauthorized migrant population. The methodology used for these new estimates builds on the Center’s more than 15 years of experience in estimating the size of the unauthorized immigrant population in the United States. The unauthorized immigrant population in the U.S. is more than double the size (10.3 million to 10.7 million in 2017) of that in Europe (3.9 million to 4.8 million); has been decreasing in number since 2007; and makes up a larger share of the total population (roughly 3% in the U.S. compared with less than 1% in Europe). (See our related blog post for more details on how unauthorized immigrant populations and their characteristics differ between Europe and the U.S.)

      The Center’s estimates are also the first comprehensive estimate for Europe in a decade. Europe’s unauthorized migrant population was last estimated for 2008 by an EU-funded team of European researchers called the Clandestino project. At that time, the number living in the EU was estimated to be 1.9 million to 3.8 million, not including asylum seekers with pending decisions. By comparison, our estimate for 2017 for EU countries only, excluding asylum seekers with a pending application, is 2.8 million to 3.7 million – the upper end of Clandestino’s 2008 estimate.2
      The Center’s estimates compared with others

      Pew Research Center’s unauthorized immigrant estimates in Europe are in line with other reputable data, including estimates from previous studies, statistics on the number of unauthorized immigrants regularized by governments and analysis of recent migration flows.

      In Germany, for example, a separate 2014 estimate using a different method than the one used by the Center and that did not include waiting asylum seekers, estimated the number of unauthorized immigrants to have been 180,000 to 520,000. For the same year, the Center estimated the number of unauthorized immigrants in Germany to be between 300,000 and 400,000 without waiting asylum seekers, within the 2014 study’s range. Moving forward, our 2017 estimate for Germany of 600,000 to 700,000 unauthorized immigrants, excluding asylum seekers waiting for a resolution in their case, is in line with expected trends. For more, see our Germany estimate methodology.

      Meanwhile, in the UK, a London School of Economics study placed the number of unauthorized immigrants residing in the country between 417,000 and 863,000 in 2007. Ten years later, after hundreds of thousands of additional migrants from non-EU-EFTA countries entered and stayed in the UK, our 2017 estimate of 800,000 to 1.2 million unauthorized immigrants with waiting asylum seekers would be consistent with recent migration trends. For more methodological background, see our UK estimate methodology.

      In Italy, hundreds of thousands of asylum seekers have landed on the country’s shores during the past decade. Many have had their asylum cases rejected, and some have remained in Italy without authorization. Adjusting for regularizations of unauthorized immigrants to authorized status during the past decade, deaths, out-migration and additional arrivals, our estimate of 500,000 to 700,000 for 2017, including asylum seekers with a pending asylum case, is similar to the estimate published by the Iniziative e Studi sulla Multietnicità Foundation. For more information, see our Italy estimate methodology.

      In France, our estimate shows between 300,000 and 400,000 unauthorized immigrants lived in the country in 2017, including some 38,000 asylum seekers waiting for a decision on their case. This estimate is similar to that cited by government leaders as well as several French demographers. Also, some 300,000 people in 2017 were enrolled in a government medical plan accessed by unauthorized immigrants. For more, see our methodology for our France estimate.

      https://www.pewresearch.org/global/2019/11/13/europes-unauthorized-immigrant-population-peaks-in-2016-then-levels-off

      Pour télécharger le #rapport :
      https://www.pewresearch.org/global/wp-content/uploads/sites/2/2019/11/2019.11.13_EU-Unauthorized_FINAL.pdf

    • Commentaire de Serge Slama sur twitter :

      Le journal @lemondefr @JuliaPascualita pourrait prendre des précautions méthodologiques à l’égard de cette étude @pewresearch avec une appréhension très américaine de l’irrégularité qui inclut les demandeurs d’asile entrés illégalement.

      https://twitter.com/combatsdh/status/1194660424177922050

      En France on n’a pas de moyens de comptabiliser le nombre exact de sans-papiers. On connaît les bénéficiaires de l’aide médicale d’Etat (315 835 en 2017), le nombre de déboutés du droit d’asile (80 000 à 90 000 par an), le nombre d’OQTF non exécutées (environ 60 000 par an).
      Enfin on sait qu’environ 30 000 jeunes nés en France de parents étrangers deviennent français à leur majorité (mais on ignore le statut de leurs parents).

      https://twitter.com/combatsdh/status/1194895286491062273

      –-----

      Et ce commentaire de Nando Sigona, toujours sur twitter :

      I need to have a closer look at the report, but the estimate for the UK seems too high. The UK has only marginally being affected by the 2013-2015 #refugeecrisis, and does more forced/voluntary removals than other EU states...
      Previous estimates, including LSE, Home Office, Clandestino project and our own on #undocumentedchildren, identified pre-accession EU nationals as one of the larger group of undocumented migrants in the UK. A group that was ’regularised’ through the EU enlargement.
      refused but not removed asylum seekers also contributes to the estimate, but total asylum refusals minus returns may be in the thousands but nothing like what the estimate would require.
      The report is also counting people with short term legal status like subsidiary protection which is again questionable. The report recognises that this approach may be controversial and in Appendix C provides an estimate without asylum seekers.
      and yet they went for the splash number for the press release and from initial media reports it is clear that some of the nuances are lost.
      and by the way, it would seem that there is no variation in the UK between the estimates with and without asylum seekers...

      https://twitter.com/nandosigona/status/1194665603388321798

    • @Pewresearch a publié une étude sur la population immigrée « non-autorisée » en #Europe, dont les résultats ont été largement médiatisés depuis hier https://pewrsr.ch/2OalGIV un certain nombre d’éléments ont retenu l’attention de @DesinfoxMig :
      L’étude adopte un parti pris méthodologique basé sur le contexte américain pour définir le groupe étudié, à savoir la population immigrée « non-autorisée » en E. Cela inclut entre autre les #demandeursasile et les enfants nés en E. de parents en situation irrégulière.
      @Pewresearch
      reconnait que l’acception très large de la notion #immigré « non-autorisé » qui considère une combinaison de facteurs (entrée autorisée, séjour régulier et la probabilité de séjour permanent) fait débat.
      Dans le contexte FR il y a débat car la traduction du terme « unauthorized » en #sanspapier, #clandestin ou en situation irrégulière renvoi à un contexte juridique et administratif différent du contexte US.
      Par ex, en France l’immigré ayant introduit une #demandeasile se voit délivrer par la #préfecture une autorisation provisoire de séjour, il ne peut pas être expulsé, et n’est donc pas considéré comme « sans-papiers » aux yeux du droit français.
      Si on peut ne pas être d’accord avec certains choix méthodologiques – et on apprécierait certaines précautions et nuances de la part des médias qui diffusent cette étude - elle propose une approche comparative d’un phénomène par sa nature même très difficile à quantifier.
      Pour la France, on peut retenir que la part des « non-autorisés » dans #immigration est particulièrement basse (10%), comparé à Allemagne ou aux Etats-Unis (environ 20%) et au Royaume-Uni (45%). Ils représentent au total moins de 1% de la population totale.

      https://twitter.com/DesinfoxMig/status/1195073984099946496

    • Pew Research Centre Estimates on the Irregular Migrant Population the UK and the rest of Europe

      The Pew Research Centre has produced new estimates of the number of irregular (‘illegal’ or ‘unauthorised’) migrants in the EU, including the UK. Here we explain briefly what they find and how they reach their conclusions.

      What are the key findings for the UK?

      The report estimates that in 2017 there were between 800,000 and 1.2m people living in the UK without a valid residence permit. The authors also estimate that, in 2017:

      Around one third of irregular migrants had been living in the UK for 10 years or more;
      They included similar shares of men and women, and around 14% were children;
      There was no evidence of any increase in the number of irregular migrants living in the UK since 2014;
      Half came from the ‘Asia Pacific’ region, but there no breakdown by individual countries within that region;
      The UK had one of the largest irregular migrant populations in Europe, alongside Germany.

      How are the figures calculated and are they accurate?

      The study uses the ‘residual method’. It compares the estimated the number of non-EU citizens living in the UK to an estimate of the number holding a valid residence permit in the same year.

      The results come with a high degree of uncertainty, because both of these figures are just estimates—as the Pew report recognises.

      In 2017, ONS estimated that there were around 2.4m non-EU citizens living in the UK (this is lower than the 5.7m non-EU born migrants living in the UK that year, because most people born in non-EU countries now hold UK citizenship). The precise figure is uncertain for various reasons, including because it is drawn from a statistical survey to which not everyone agrees to respond.

      Separately, the Home Office is required to report to Eurostat an estimate of the number of the non-EU citizens holding a valid residence permit each year – ranging from temporary work permit holders to long-term residents with Indefinite Leave to Remain (ILR). In 2017, this estimate was roughly 1.5m. The UK government does not actually know the precise number of legally resident non-EU citizens, so the estimate requires various assumptions, for example about how many people with ILR have left the country or died.

      Pew’s ‘lower-bound’ estimate of 800,000 compares the estimated non-EU citizen population with the number of valid residence permits of at least 3 months duration. The ‘upper bound’ estimate of 1.2m instead looks only at those with permits lasting at least a year, and also adjusts the figure upwards to account for the possibility that ONS has underestimated the number of non-EU citizens living here.

      The comparison between the UK and other EU countries is particularly uncertain because the estimates of the number of legal residents are produced in very different ways and are not thought to be comparable.

      In summary, without more accurate data on both the number non-EU citizens in the UK and the number holding valid residence authorisation, it is difficult to know how accurate the figures are likely to be.

      Earlier this year, ONS and the Home Office produced a joint statement suggesting they did not plan to produce a new estimate using this method, because of limitations in the data and methodologies.

      What are the remaining evidence gaps?

      Even if we cannot be certain about the number, it is reasonable to assume based on this and previous estimates that the UK has a substantial irregular migrant population. There are still many things that are not known about the unauthorised population, notably:

      It is not known how many entered illegally vs. came legally but later overstayed or were not able to renew their residence authorisation.
      The figures do not tell us what the impacts of policy have been on the decisions irregular migrants make, and/or whether the figure would have been higher or lower if different policies had been in place.

      Migration Observatory comment

      Madeleine Sumption, Director of the Migration Observatory at the University of Oxford, said: “This report relies on a standard methodology to estimate the irregular migrant population, and gives us the most up-to-date estimate that is available. The big challenge when using this method in the UK in particular is that the data required for the calculation are not very good. In particular, the UK government simply doesn’t have an accurate record of exactly how many people are living in the UK legally. Without more precise data, there will continue to be a high degree of uncertainty around the number of people living here without authorisation.”

      https://migrationobservatory.ox.ac.uk/resources/commentaries/pew-research-centre-estimates-on-the-irregular-migrant-po

    • The Trouble with Pew’s estimates of the “unauthorized” migrant population in Europe

      The Pew Research Center, where I once held a leadership position, published a report on November 13, 2019 entitled, “Europe’s Unauthorized Population Peaks in 2016, Then Levels Off.” The document is at best misleading, the product of an inappropriate statistical exercise. Given the reality of immigration politics in Europe, it is a made-to-order talking point for right-wing nationalists, echoing their attacks on asylum policies and on the migrants themselves. .

      This is Pew’s first effort to estimate the “unauthorized” population in Europe by applying a terminology I authored in 2002 for use in the United States. The current report has led me to conclude that the terminology and aspects of the statistical method that underlie its application are anachronisms that fail to take into account fundamental changes in the nature of migration flow to both Europe and the United States. As such, and no doubt unintentionally, the very knowledgeable people at Pew, including several I value highly as friends and colleagues, have fallen into a perceptual trap with significant political consequences.

      Pew’s critical error is to count as “unauthorized” people who have presented themselves to immigration authorities as required on arrival, have been identified, screened and registered in the lawful exercise of their right to seek asylum and have been granted permission to reside in their country of destination after an initial processing of that asylum claim. Nearly a quarter of the total “unauthorized” population in Europe, and closer to half in Germany, are asylum seekers, according to Pew’s account of its methodology. The estimate claims to be a statistical snapshot of this population on December 31, 2017, but as of that date these individuals, with few exceptions, had been granted documents attesting to their right to reside in these countries legally without fear of deportation and in many cases to work and receive social benefits.

      Pew counts these individuals as “unauthorized” because they had not yet been granted permission to remain as residents on a permanent basis. Germany and other European countries have several different degrees of asylum, including categories that grant protection for a period of years pending developments in their countries of origin and other matters. Moreover, in Europe as in the US, final disposition of asylum cases can take years due to backlogs and appeals, but those with pending cases are fully authorized to remain in the meantime. And, there is another category of persons whose claims have been denied, a small number in the 2017 Pew European estimates but more by now, who are not subject to deportation either by virtue of explicit administrative decisions or the prioritization of enforcement resources, a situation that occurs in the United States as well.

      In an exercise of highly subjective — and, to my mind, ill-informed — speculation, Pew concludes the individuals it observed in 2017 will never be granted permanent status in the future and that they will be subject to removal some day and so they should be counted as “unauthorized” in the present. This prognostication is as highly freighted politically as it is unjustified on any empirical basis. But, it is even more biased and inflammatory as a historical narrative.

      Almost the entire increase in the “unauthorized” population in Europe that peaked as of 2016, according to Pew, is the result of the extraordinary surge of Syrians, more than a million, who came across the Aegean from Turkey from the summer of 2015 to the spring of 2016 to seek refuge. By retroactively categorizing about half of those migrants as “unauthorized,” Pew is offering its statistical support to narratives that characterize that event as illegitimate, an abuse of Europe’s humanitarian values, a criminal effort to exploit social services and rich labor markets, a cynical abuse of the asylum system, a willing dilution of European identity by globalists, a pollution of Europe’s racial purity, etc.

      The methodology is explained in the fine print, and Pew even offers estimates minus the asylum seekers in an appendix. But, that does nothing to change the report’s deliberately attention-grabbing conclusion, its analytical perspective and the way it will be used for political purposes.

      Pew’s US estimates of the “unauthorized” are vulnerable to the same manipulation. They too include asylum seekers and produce the same statistical support for a demagogic portrayal of current migration.

      In the US, more than a million asylum seekers are sitting in an immigration court backlog awaiting adjudication of their claims, a number that has doubled since President Trump took office. These people have identified themselves to immigration officials, registered an asylum claim and have passed a “credible fear” interview with a finding that their claim is worthy of full consideration. By counting them as “unauthorized,” Pew fully embraces the Trump administration’s portrayal of the underlying migration phenomena as illegitimate even criminal. In the US asylum seekers account for a much smaller share of the Pew estimates than in Europe, about 10%, but that does not lessen the weight of the statistical fallacy. They are “unauthorized” only in the eyes of the beholders, in this case Pew and Trump. The result is a highly biased data point.

      In my view the problem with the Pew estimates is that they fail to account for new developments in migration flows to the United States and Europe.

      It was my great fortune to have been asked by the Pew Charitable Trusts in 2001 to create the Pew Hispanic Center and to then be part of the management committee that merged that center and several other stand-alone projects into the Pew Research Center in 2004. When the Pew Hispanic Center began publishing estimates of the “unauthorized migrant” population in 2002, the target was made up overwhelmingly of Mexican labor migrants who had either entered the country illegally or who had overstayed a legal entry and who would be subject to removal if apprehended. I am proud to say those estimates served an important and constructive role in repeated policy initiatives to legalize this population from 2004 to 2014. (I left Pew in 2007 to take a position on the faculty of the University of Southern California.)

      Both the migration phenomena and the focus of policy debate have shifted in the past few years, but Pew’s methodology has not.

      The number of cases in the immigration court backlog did not exceed 200,000 until 2009 and only crossed the 400,000 mark in 2014, according to the Transactional Records Access Clearinghouse at Syracuse University, a source of pure data, just the numbers, on immigration. As such, asylum seekers were a small fraction of the total population which we were measuring in the 00’s which stood at about 11 million people, plus or minus, throughout that period.

      But, in the past decade, as Pew has ably chronicled, migration flows to the United States have changed. Mexican labor migration outside legal channels has been negligible for a decade and meanwhile the number of Central American asylum seekers has increased dramatically in the past five years. In Europe, the 2015–16 events and subsequent arrivals of asylum seekers represent an even more singular event compared to the very small ongoing irregular labor migrations.

      The Pew Research Center remains committed to its version of strict political neutrality, portraying itself as a “fact-tank” that produces data with no spin, no advocacy and only as much analysis as is necessary to make sense of the numbers. (The exercise is fraught and one of the reasons I left, but that is another story.) Taking the institution at its word about its intention, the distortions created by the current report on the “unauthorized” population in Europe should be occasion for a reconsideration of the methodology and terminology.

      First there is a technical issue.

      Both in the United States and in Europe, the population of migrants who are not citizens or legal permanent residents now comprises several categories of individuals with different kinds of status in national immigration systems. Some are indeed “unauthorized” in that they have no legal basis to reside in those countries and would be subject to removal with little recourse if apprehended and put in proceedings. But, there is also this large, and in the United States rapidly growing, population of persons who have presented asylum claims and have been awarded permission to remain in the country until those claims are fully adjudicated. So it is technically a mistake to apply “unauthorized” as a blanket term, and it retrospect it was a technical mistake when I first did it nearly 20 years ago.

      But, now there is a much graver issue about how the data is communicated.

      The nature of the migration phenomena that produce asylum seekers as well as the laws governing migration and the processes to administer it are all the subject of vociferous, brutally-polarized, high-stakes political debates in the United States and across Europe. Pew is taking sides in that debate when it counts asylum seekers as “unauthorized migrants.”

      https://medium.com/@suro_26975/the-trouble-with-pews-estimates-of-the-unauthorized-migrant-population-in-eu

  • Comment fabrique-t-on l’#immigration irrégulière en France ?
    https://theconversation.com/comment-fabrique-t-on-limmigration-irreguliere-en-france-124525

    Après un Master de droit en France, Geneviève travaille pour financer son diplôme de doctorat (BAC+8). Mais les étudiants, s’ils sont étrangers, n’ont pas le droit de travailler plus de 60 % de la durée légale de travail. S’ils dépassent ce seuil, ils risquent le non-renouvellement, voire le retrait, de leur carte de séjour et deviennent des sans-papiers.

    Geneviève a travaillé quelques heures de plus (65 %) et la préfecture lui a adressé une obligation de quitter le territoire (OQTF) et même une interdiction de revenir en France (IRTF). La préfecture a ainsi grossi les rangs de l’immigration irrégulière dont on déplore le taux d’expulsion trop bas.

    Ce cas n’est pas isolé. La France n’est pas seulement la championne européenne des obligations à quitter le territoire. La productivité de son administration est, elle aussi, impressionnante : une OQTF sur cinq (22 %) délivrées dans toute l’Union européenne est le fruit du travail d’un fonctionnaire français.