• Donald Trump’s Class War Against the Poor Helped Destroy the YMCA
    https://jacobinmag.com/2020/11/donald-trump-ymca-dance-video

    Et l’Hôtel du Nord à Paris alors?

    There’s something deeply ironic about Donald Trump’s bizarre, pre-election “YMCA” video: You can no longer stay at the Village People’s YMCA in Manhattan, because the gentrification carried out by real estate barons like Trump drove out housing for poor people.

    Donald Trump’s last dance before the election was a bizarre one.

    On Tuesday morning, he tweeted a surreal supercut of himself dancing (spasming?) to “YMCA,” an act that’s become his calling card on the campaign trail despite the objections of the Village People.

    Many commentators have snarked about the juxtaposition of the nation’s top Republican official gyrating to the disco classic that’s been heralded as a gay anthem. But there’s an even deeper irony here: You can no longer stay at the Village People’s YMCA in Manhattan — and Trump is a big reason why.

    “YMCA” was written from the perspective of the kind of weekend party people (often young gay men) who once used the Young Men’s Christian Association as a crash pad or a place to discreetly hook up.

    But what’s often forgotten is that YMCAs were once an important source of affordable housing for the working class and the poor. The organization served as a refuge for itinerant men moving to the city from rural areas or immigrants looking for their first entry point into America. As the Village People themselves noted: “Young man, there’s a place you can go/ I said, young man, when you’re short on your dough.”

    This wasn’t a unique feature. For the better part of a century, boarding houses and single-room-occupancy hotels (SROs) were everywhere in America. At their peak, around 1900, between one-third and one-half of city dwellers boarded or took boarders, according to one estimate by scholar Paul Groth.

    The demographics at YMCAs began to change in the mid-century, as many white men left due to a combination of the post–World War II economic boom, suburbanization, and white flight. Soon, the YMCA began serving more black men arriving from the South during the Great Migration and more homeless and destitute men.

    Due largely to racism, the drive for profit, and the demonization of the poor by urban elites, SROs began to slowly vanish. In the 1950s, New York City banned the construction of new SROs while other cities targeted them for urban renewal demolitions.

    Enter Donald Trump.

    During New York City’s fiscal crisis in the 1970s, Trump was at the forefront of the rich’s class war against the poor. He used the downturn for his financial gain by acquiring land and buildings at fire-sale prices — starting with the shady redevelopment deal for the Commodore Hotel (it cost New York City about $360 million in uncollected taxes, according to the New York Times) — and set the stage for a new wave of luxury developments.

    Trump and others constructed upscale hotels and apartments that served Wall Street and finance-related industries, accumulating fortunes during the Ronald Reagan years. Thus began the wholesale gentrification of Manhattan.

    As property values skyrocketed throughout the late ’80s and ’90s, many of the remaining SROs in New York City were sold, and the YMCA closed many of its residences while rebranding as a family-friendly gym for the middle class.

    In 1987, the New York YMCA still had four thousand rooms in ten Y facilities. As of last year, it was down to 1,200 rooms in five.

    The iconic, century-old McBurney YMCA building in Chelsea, which made a guest appearance in the Village People’s video, was sold back in 1999. A few years later, the old Y was redeveloped as — yes — luxury condos, including this ridiculous $14 million duplex that once housed the YMCA’s gym and running track.

    It’s Trump’s gilded vision of New York in a nutshell: cheap communal space for $80 to $120 a week for the poor transformed into multimillion-dollar apartments with public basketball courts, running tracks, and swimming pools for the rich.

    It may have been fun to stay at the Village People’s YMCA. But we’ll never know.

    Hôtel meublé
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4tel_meubl%C3%A9

    #politique #immobilier #logement #New_York #USA #histoire

  • « Les promoteurs immobiliers ne satisfont pas nos besoins » - Majeur.info
    https://majeur.info/2020/09/27/les-promoteurs-immobiliers-ne-satisfont-pas-nos-besoins

    Louis Gaudreau, professeur à l’UQAM, vient de publier Le promoteur, la banque et le rentier chez Lux, un ouvrage sur l’histoire du logement au Québec et au Canada. En entrevue avec Majeur, il souligne que les promoteurs immobiliers ne remplissent pas les besoins de la population en matière de logement.

    Selon Louis Gaudreau, la multiplication des tours à condos que connaît Montréal n’aidera pas ceux qui vivent la crise du logement. « Les gens ne vont pas libérer un 5 ½ dans Hochelaga pour aller s’acheter un micro-condo de 400 pieds carrés dans Griffintown. Les promoteurs ne répondent pas à des besoins existants, ils en créent de nouveaux pour les gens qui ont l’argent pour les combler », souligne celui qui étudie le logement depuis plus de dix ans.

    « Il faut réduire notre capacité à faire de l’argent avec le logement »

    #canada #habitat #logement #spéculation #immobilier

  • L’#Université, le #Covid-19 et le danger des #technologies_de_l’éducation

    La crise actuelle et la solution proposée d’un passage des enseignements en ligne en urgence ont accéléré des processus systémiques déjà en cours dans les universités britanniques, en particulier dans le contexte du Brexit. Même si l’enseignement en ligne peut avoir une portée radicale et égalitaire, sa pérennisation dans les conditions actuelles ouvrirait la voie à ce que les fournisseurs privés de technologies de l’éducation (edtech d’après l’anglais educational technology) imposent leurs priorités et fassent de l’exception une norme.

    Mariya Ivancheva, sociologue à l’université de Liverpool dont les recherches portent sur l’enseignement supérieur, soutient que nous devons repenser ce phénomène et y résister, sans quoi le secteur de l’enseignement supérieur britannique continuera d’opérer comme un outil d’extraction et de redistribution de l’argent public vers le secteur privé.

    *

    Avec la propagation mondiale du coronavirus et la désignation du COVID-19 comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé le 11 mars, les universités de nombreux pays ont eu recours à l’enseignement en ligne. Rien qu’aux États-Unis, dès le 12 mars, plus de 100 universités sont passées à l’enseignement à distance. Depuis, rares sont les pays où au moins une partie des cours n’est pas dispensée en ligne. Les prestataires de services d’enseignement privés ont été inondés de demandes de la part des universités, qui les sollicitaient pour faciliter le passage à l’enseignement à distance.

    Au Royaume-Uni, la réticence initiale du gouvernement et des directions de certaines institutions d’enseignement supérieur à imposer des mesures de distanciation sociale et à fermer les établissements ont mené plusieurs universités à prendre cette initiative de leur propre chef. Le 23 mars, lorsque les règles de confinement et de distanciation sociale ont finalement été introduites, la plupart des universités avaient déjà déplacé leurs cours en ligne et fermé la plus grande partie de leur campus, à l’exception des « services essentiels ». Si un débat sur les inégalités face à l’université dématérialisée a eu lieu (accès aux ordinateurs, à une connexion Internet sécurisée et à un espace de travail calme pour les étudiant.e.s issus de familles pauvres, vivant dans des conditions défavorables, porteurs de responsabilités familiales ou d’un handicap), l’impact sur le long terme de ce passage en ligne sur le travail universitaire n’a pas été suffisamment discuté.

    Ne pas laisser passer l’opportunité d’une bonne crise

    Étant donnée la manière criminelle dont le gouvernement britannique a initialement répondu à la crise sanitaire, un retard qui aurait coûté la vie à plus de 50 000 personnes, les mesures de confinement et de distanciation prises par les universités sont louables. Toutefois, la mise en ligne des enseignements a également accéléré des processus déjà existants dans le secteur universitaire au Royaume-Uni.

    En effet, surtout depuis la crise de 2008, ce secteur est aux prises avec la marchandisation, les politiques d’austérité et la précarisation. Désormais, il doit également faire aux conséquences du Brexit, qui se traduiront par une baisse des financements pour la recherche provenant de l’UE ainsi que par une diminution du nombre d’étudiant.e.s européens. Entre l’imminence d’une crise économique sans précédent, les craintes d’une baisse drastique des effectifs d’étudiant.e.s étranger/ères payant des frais de scolarité pour l’année académique à venir et le refus du gouvernement de débourser deux milliards de livres pour renflouer le secteur, la perspective d’une reprise rapide est peu probable.

    Le passage en ligne a permis à de nombreux étudiant.e.s de terminer le semestre et l’année académique : pourtant, les personnels enseignants et administratifs n’ont reçu que de maigres garanties face à la conjoncture. Pour les enseignements, les universités britanniques dépendent à plus de 50% de travailleurs précaires, ayant des contrats de vacation souvent rémunérés à l’heure et sur demande (« zero-hour contract » : contrat sans horaire spécifié). Si certaines universités ont mis en place des systèmes de congé sans solde ou de chômage partiel pour faire face à la pandémie, la majorité d’entre elles envisage de renvoyer les plus vulnérables parmi leurs employés.

    Parallèlement, les sociétés prestataires d’edtech, qui sollicitaient auparavant les universités de manière discrète, sont désormais considérées comme des fournisseurs de services de « premiers secours » voire « palliatifs ». Or, dans le contexte actuel, la prolongation de ces modes d’enseignements entraînerait une précarisation et une externalisation accrues du travail universitaire, et serait extrêmement préjudiciable à l’université publique.

    Les eaux troubles de l’enseignement supérieur commercialisé

    Au cours des dernières décennies, le domaine universitaire britannique a connu une énorme redistribution des fonds publics vers des prestataires privés. Les contributions du public et des particuliers à l’enseignement supérieur se font désormais par trois biais : les impôts (budgets pour la recherche et frais de fonctionnement des universités), les frais d’études (frais de scolarité, frais de subsistance et remboursement des prêts étudiants) et par le port du risque de crédit pour les prêts étudiants (reconditionnés en dette et vendus aux investisseurs privés)[1].

    Lorsque les directions des universités mettent en œuvre des partenariats public-privé dont les conditions sont largement avantageuses pour le secteur privé, elles prétendent que ces contrats profitent au « bien public », et ce grâce à l’investissement qu’ils permettraient dans les infrastructures et les services, et parce qu’ils mèneraient à la création d’emplois et donc à de la croissance. Mais cette rhétorique dissimule mal le fait que ces contrats participent en réalité à un modèle d’expansion de l’université fondé sur la financiarisation et le non-respect des droits des travailleurs dont les conditions de travail deviennent encore plus précaires.

    À cet égard, les retraites des universitaires ont été privatisées par le biais d’un régime appelé Universities Superannuation Scheme (USS), dont il a été divulgué qu’il s’agissait d’un régime fiscal offshore. Par ailleurs, les universités britanniques, très bien notées par les agences de notation qui supposent que l’État les soutiendrait le cas échéant, ont été autorisées à emprunter des centaines de millions de livres pour investir dans la construction de résidences étudiantes privées, s’engageant à une augmentation exponentielle du nombre d’étudiant.e.s.

    Le marché de la construction des résidences universitaires privées atteignait 45 milliards de livres en 2017, et bénéficiait souvent à des sociétés privées offshores. Les étudiant.e.s sont ainsi accueillis dans des dortoirs sans âme, fréquentent des infrastructures basiques (par exemple les installations sportives), alors qu’ils manquent cruellement d’accès aux services de soutien psychologique et social, ou même tout simplement de contact direct avec leurs enseignants, qu’ils voient souvent de loin dans des amphithéâtres bondés. Ces choix ont pour résultat une détérioration dramatique de la santé mentale des étudiant.e.s.

    Avec des frais universitaires pouvant aller jusqu’à £9 000 par an pour les études de premier cycle et dépassant parfois £20 000 par an en cycle de masters pour les étudiant.e.s étranger/ères (sans compter les frais de subsistance : nourriture, logement, loisirs), la dette étudiante liée à l’emprunt a atteint 121 milliards de livres. La prévalence d’emplois précaires et mal payés sur le marché du travail rend à l’évidence ces prêts de plus en plus difficiles à rembourser.

    Enfin, le financement de la recherche provient toujours principalement de sources publiques, telles que l’UE ou les comités nationaux pour la recherche. Candidater pour ces financements extrêmement compétitifs demande un énorme investissement en temps, en main d’œuvre et en ressources. Ces candidatures sont cependant fortement encouragées par la direction des universités, en dépit du faible taux de réussite et du fait que ces financements aboutissent souvent à des collaborations entre université et industrie qui profitent au secteur privé par le biais de brevets, de main-d’œuvre de recherche bon marché, et en octroyant aux entreprises un droit de veto sur les publications.

    Les edtech entrent en scène

    Dans le même temps, les sociétés d’edtech jouent un rôle de plus en plus important au sein des universités, profitant de deux changements du paradigme véhiculé par l’idéologie néolibérale du marché libre appliquée à l’enseignement supérieur – ainsi qu’à d’autres services publics.

    D’abord, l’idée de services centrés sur les « utilisateurs » (les « apprenants »selon la terminologie en cours dans l’enseignement), s’est traduite concrètement par des coûts additionnels pour le public et les usagers ainsi que par l’essor du secteur privé, conduisant à l’individualisation accrue des risques et de la dette. Ainsi, la formation professionnelle des étudiant.e.s, autrefois proposée par les employeurs, est désormais considérée comme relevant de la responsabilité des universités. Les universitaires qui considèrent que leur rôle n’est pas de former les étudiant.e.s aux compétences attendues sur le marché du travail sont continuellement dénigrés.

    Le deuxième paradigme mis en avant par les sociétés edtech pour promouvoir leurs services auprès des universités est celui de l’approche centrée sur les « solutions ». Mais c’est la même « solution » qui est invariablement proposée par les sociétés edtech, à savoir celle de la « rupture numérique », ou, en d’autres termes, la rupture avec l’institution universitaire telle que nous la connaissons. En réponse aux demandes en faveur d’universités plus démocratiques et égalitaires, dégagées de leur soumission croissante aux élites au pouvoir, les sociétés edtech (dont la capitalisation s’élève à des milliards de dollars) se présentent comme offrant la solution via les technologies numériques.

    Elles s’associent à une longue histoire où le progrès technologique (que ce soit les lettres, la radio, les cassettes audio ou les enregistrements vidéo) a effectivement été mis au service d’étudiant.e.s « atypiques » tels que les travailleurs, les femmes, les personnes vivant dans des zones d’accès difficile, les personnes porteuses de handicap ou assumant des responsabilités familiales. L’éducation ouverte par le biais par exemple de webinaires gratuits, les formations en ligne ouvertes à tous (MOOC), les ressources éducatives disponibles gratuitement et les logiciels open source suivaient à l’origine un objectif progressiste d’élargissement de l’accès à l’éducation.

    Toutefois, avec le passage en ligne des enseignements dans un secteur universitaire fortement commercialisé, les technologies sont en réalité utilisées à des fins opposées. Avant la pandémie de COVID-19, certaines universités proposaient déjà des MOOC, des formations de courte durée gratuites et créditées et des diplômes en ligne par le biais de partenariats public-privé avec des sociétés de gestion de programmes en ligne.

    Au sein du marché général des technologies de l’information, ces sociétés représentent un secteur d’une soixantaine de fournisseurs, estimé à 3 milliards de dollars et qui devrait atteindre 7,7 milliards de dollars d’ici 2025 – un chiffre susceptible d’augmenter avec les effets de la pandémie. Le modèle commercial de ces partenariats implique généralement que ces sociétés récoltent entre 50 à 70% des revenus liés aux frais de scolarité, ainsi que l’accès à des mégadonnées très rentables, en échange de quoi elles fournissent le capital de démarrage, la plateforme, des services de commercialisation et une aide au recrutement et assument le coût lié aux risques.

    L’une des différences essentielles entre ces sociétés et d’autres acteurs du secteur des technologies de l’éducation proposant des services numériques est qu’elles contribuent à ce qui est considéré comme le « cœur de métier » : la conception des programmes, l’enseignement et le soutien aux étudiant.e.s. Une deuxième différence est que, contrairement à d’autres prestataires d’enseignement privés, ces sociétés utilisent l’image institutionnelle d’universités existantes pour vendre leur produit, sans être trop visibles.

    Normaliser la précarisation et les inégalités

    Le secteur de la gestion des programmes en ligne repose sur une charge importante de travail académique pour les employés ainsi que sur le recours à une main-d’œuvre précaire et externalisée. Ceci permet aux sociétés bénéficiaires de contourner la résistance organisée au sein des universités. De nombreux MOOC, formations de courte durée et des diplômes en ligne en partenariat avec ces sociétés font désormais partie de l’offre habituelle des universités britanniques.

    La charge de travail académique déjà croissante des enseignants est intensifiée par les enseignements en ligne, sans rémunération supplémentaire, et alors même que de tels cours demandent une pédagogie différente et prennent plus de temps que l’enseignement en classe. Avec la transformation de l’enseignement à distance d’urgence en une offre d’« éducation en ligne », ces modalités pourraient devenir la nouvelle norme.

    L’université de Durham a d’ailleurs tenté d’instaurer un dangereux précédent à cet égard, qui en présage d’autres à venir. L’université a conclu un accord avec la société Cambridge Education Digital (CED), afin d’offrir des diplômes entièrement en ligne à partir de l’automne 2020, sans consultation du personnel, mais en ayant la garantie de CED que seules six heures de formation étaient nécessaires pour concevoir et délivrer ces diplômes.

    Dans le même temps, les sociétés de gestion de programmes en ligne ont déjà recruté de nombreux·ses travailleur/euses diplômé·e·s de l’éducation supérieure, souvent titulaires d’un doctorat obtenu depuis peu, cantonné·e·s à des emplois précaires, et chargés de fournir un soutien académique aux étudiant.e.s. Il s’agit de contrats temporaires, sur la base d’une rémunération à la tâche, peu sécurisés et mal payés, comparables à ceux proposés par Deliveroo ou TaskRabbit. Ces employés, qui ne sont pas syndiqués auprès du même syndicat que les autres universitaires, et qui sont souvent des femmes ou des universitaires noirs ou issus de minorités racisées, désavantagés en matière d’embauche et de promotion, seront plus facilement ciblé·e·s par les vagues de licenciement liées au COVID-19.

    Cela signifie également qu’ils/elles seront utilisé·e·s – comme l’ont été les universitaires des agences d’intérim par le passé – pour briser les piquets de grève lors de mobilisations à l’université. Ce système se nourrit directement de la polarisation entre universitaires, au bénéfice des enseignant·e·s éligibles aux financements de recherche, qui s’approprient les recherches produites par les chercheur/ses précaires et utilisent le personnel employé sur des contrats uniquement dédiés à l’enseignement [pour fournir les charges d’enseignement de collègues déchargés]. Il s’agit là de pratiques légitimées par le mode de financement de l’UE et des comités nationaux pour la recherche ainsi que par le système de classements et d’audits de la recherche.

    Avec le COVID-19, le modèle proposé par les entreprises de gestion de programmes en ligne, fondé sur l’externalisation et la privatisation des activités de base et de la main-d’œuvre de l’université, pourrait gagner encore plus de terrain. Ceci s’inscrit en réalité dans le cadre d’un changement structurel qui présagerait la fin de l’enseignement supérieur public. Le coût énorme du passage en ligne – récemment estimé à 10 millions de livres sterling pour 5-6 cours en ligne par université et 1 milliard de livres sterling pour l’ensemble du secteur – signifie que de nombreuses universités ne pourront pas se permettre d’offrir des enseignements dématérialisés.

    De plus, les sociétés de gestion de programmes en ligne ne travaillent pas avec n’importe quelle université : elles préfèrent celles dont l’image institutionnelle est bien établie. Dans cette conjoncture, et compte tenu de la possibilité que de nombreux/ses étudiant.e.s annulent (ou interrompent) leur inscription dans une université du Royaume-Uni par crainte de la pandémie, de nombreuses universités plus petites et moins visibles à l’échelle internationale pourraient perdre un nombre importante d’étudiant.e.s, et le financement qui en découle.

    En dépit de tous ces éléments, l’appel à une réglementation et à un plafonnement du nombre d’étudiant.e.s admis par chaque institution, qui permettraient une redistribution sur l’ensemble du secteur et entre les différentes universités, semble tomber dans l’oreille d’un sourd.

    Un article sur le blog de Jo Johnson, ancien ministre de l’Éducation et frère du Premier ministre britannique, exprime une vision cynique de l’avenir des universités britanniques. Sa formule est simple : le gouvernement devrait refuser l’appel au soutien des universités moins bien classées, telles que les « instituts polytechniques », anciennement consacrés à la formation professionnelle et transformés en universités en 1992. Souvent davantage orientées vers l’enseignement que vers la recherche, ceux-ci n’ont que rarement des partenariats avec des sociétés de gestion de programmes en ligne ou une offre de cours à distance. Selon Johnson, ces universités sont vouées à mourir de mort naturelle, ou bien à revenir à leur offre précédente de formation professionnelle.

    Les universités du Groupe Russell[2], très concentrées sur la recherche, qui proposent déjà des enseignements dématérialisés en partenariat avec des prestataires de gestion des programmes en ligne, pourraient quant à elles se développer davantage, à la faveur de leur image institutionnelle de marque, et concentreraient ainsi tous les étudiant.e.s et les revenus. Ce qu’une telle vision ne précise pas, c’est ce qu’il adviendrait du personnel enseignant. Il est facile d’imaginer que les nouvelles méga-universités seraient encore plus tributaires des services de « soutien aux étudiant.e.s » et d’enseignement dispensés par des universitaires externalisés, recrutés par des sociétés de gestion des programmes en ligne avec des contrats à la demande, hyper-précaires et déprofessionnalisés.

    Lieux de lutte et de résistance

    Ce scénario appelle à la résistance, mais celle-ci devient de plus en plus difficile. Au cours des six derniers mois, les membres du syndicat « University and College Union » (UCU) ont totalisé 22 jours de grève. L’une des deux revendications portées par cette mobilisation, parmi les plus longues et les plus soutenues dans l’enseignement supérieur britannique, portait sur les retraites.

    La seconde combinait quatre revendications : une réduction de la charge de travail, une augmentation des salaires sur l’ensemble du secteur (ils ont diminué de 20% au cours de la dernière décennie), s’opposer à la précarisation, et supprimer les écarts de rémunération entre hommes et femmes (21%) et ceux ciblant les personnes racisées (26%). Les employeurs, représentés par « Universities UK » et l’Association des employeurs « Universities and Colleges », n’ont jusqu’à présent pas fait de concessions significatives face à la grève. La crise du COVID-19 a limité l’option de la grève, alors que l’augmentation de la charge de travail, la réduction des salaires et la précarisation sont désormais présentées comme les seules solutions pour faire face à la pandémie et aux crises économiques.

    Dans ce contexte, le passage vers l’enseignement en ligne doit devenir un enjeu central des luttes des syndicats enseignants. Toutefois, la possibilité de mener des recherches sur ce processus – un outil clé pour les syndicats – semble limitée. De nombreux contrats liant les universités et les entreprises de gestion de programme en ligne sont conclus sans consultation du personnel et ne sont pas accessibles au public. En outre, les résultats de ces recherches sont souvent considérés comme nocifs pour l’image des sociétés.

    Pourtant, un diagnostic et une réglementation des contrats entre les universités et ces entreprises, ainsi que celle du marché de l’edtech en général, sont plus que jamais nécessaires. En particulier, il est impératif d’en comprendre les effets sur le travail universitaire et de faire la lumière sur l’utilisation qui est faite des données collectées concernant les étudiant.e.s par les sociétés d’edtech. Tout en s’opposant aux licenciements, l’UCU devrait également se mettre à la disposition des universitaires travaillant de manière externalisée, et envisager de s’engager dans la lutte contre la sous-traitance du personnel enseignant.

    Bien que tout cela puisse aujourd’hui sembler être un problème propre au Royaume-Uni, la tempête qui y secoue aujourd’hui le secteur de l’enseignement supérieur ne tardera pas à se propager à d’autres contextes nationaux.

    Traduit par Céline Cantat.

    Cet article a été publié initialement sur le blog du bureau de Bruxelles de la Fondation Rosa Luxemburg et de Trademark Trade-union.
    Notes

    [1] La réforme de 2010 a entraîné le triplement des droits d’inscriptions, qui sont passés de 3000 à 9000 livres (soit plus de 10 000 euros) par an pour une année en licence pour les étudiant.e.s britanniques et originaires de l’UE (disposition qui prendra fin pour ces dernier.e.s avec la mise en œuvre du Brexit). Le montant de ces droits est libre pour les étudiant.e.s hors-UE, il équivaut en général au moins au double. Il est également bien plus élevé pour les masters.

    [2] Fondé en 1994, le Russell Group est un réseau de vingt-quatre universités au Royaume-Uni censé regrouper les pôles d’excellence de la recherche et faire contrepoids à la fameuse Ivy League étatsunienne.

    https://www.contretemps.eu/universite-covid19-technologies-education

    #le_monde_d'après #enseignement #technologie #coronavirus #facs #UK #Angleterre #distanciel #enseignement_en_ligne #privatisation #edtech #educational_technology #Mariya_Ivancheva #secteur_privé #enseignement_à_distance #dématérialisation #marchandisation #austérité #précarisation #Brexit #vacation #précaires #vacataires #zero-hour_contract #externalisation #ESR #enseignement_supérieur #partenariats_public-privé #financiarisation #conditions_de_travail #Universities_Superannuation_Scheme (#USS) #fiscalité #résidences_universitaires_privées #immobilier #santé_mentale #frais_universitaires #dette #dette_étudiante #rupture_numérique #technologies_numériques #MOOC #business #Cambridge_Education_Digital (#CED) #ubérisation #Russell_Group

  • Le boom des logements vacants continue – Centre d’observation de la société
    http://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/logement-modevie/le-boom-des-logements-vacants.html

    L’information ne va pas faire plaisir à tous ceux qui n’arrivent pas à trouver où se loger : le nombre de logements vacants a progressé de 1,9 à 3 millions entre 2006 et 2019 – une hausse de 55 % – selon les données du recensement de l’Insee. Leur part dans l’ensemble du parc de logements est passée de 6 à 8,4 %.

    #logement #propriété_privée

    • J’ai quitté y’a trois ans un 40m2 en me fâchant vivement avec le couple de propriétaires qui n’ont pas respecté le contrat ni les promesses qu’ils m’avaient faites. Bon, faut dire que si le plafond m’était tombé dessus c’est parce que je faisais cuire des patates sans couvercle, les chiottes qui fuyaient c’était aussi parce que je tirais trop fort au lieu de pousser, les parpaings sans isolant, bon on fera bientôt les travaux, la terrasse de 3m2 bétonnée sur la moitié de sa surface pour mieux la partager, la porte ballante sur la rue pour mieux permettre le carnage de notre appart par les cambrioleurs, un simple retard de quelques années. Et on touchait le plafond des chambres en levant la main, bref, on a réussi à partir.
      Est curieusement apparu ensuite sur la façade un grand tag « marchands de sommeil » qui a refusé d’être effacé pendant quelques mois. On n’était pas les seuls à leur en vouloir ceci dit.
      C’est sur que maintenant qu’il n’y a plus de locataires depuis trois ans (j’ai une copine qui vit à côté) ils ne peuvent plus raconter qu’ils n’ont pas de sous, ni le compte des charges, ni dénoncer quiconque à la CAF qui leur remboursait pourtant avec mon aide une part conséquente du crédit de leur maison principale type « Mon Oncle de Tati ».
      Bon, ok, je les déteste ces enflures de petits capitalistes de merde qui spéculent sur des taudis, mais pire que tout c’est bien la politique du #logement en france qui est pourrie.

    • @touti Il nous a fallu un recommandé AR pour que le nôtre se résigne à faire venir le plombier pour «  expertise  »  : l’eau giclait du mur depuis une semaine, on avait les pieds dans l’eau. Le plombier a pété le mur et révélé qu’une ancienne soudure avait lâché à l’intérieur du mur. Le proprio, les yeux exorbités  : «  c’est parce qu’ils ferment le robinet trop fort  !  ».

      Le plombier l’a envoyé chercher un truc dehors, puis nous a dit qu’il était choqué par la situation, qu’il n’avait jamais vu quelqu’un se permettre d’aussi mal se comporter et qu’il était de notre côté.

      C’était un pote au proprio, lequel a la réputation d’être gentil et serviable. Sauf que la relation proprio-locataire est une relation de domination et que le type défoule sur nous tout ce qui lui est refusé par la socialisation normale (où il est majoritairement considéré comme gentil, mais un peu limité, donc plutôt très dominé, d’où ses excès de flagornerie et serviabilité).

  • How the Pandemic Gold Rush Is Remaking the Housing Market | Vanity Fair
    https://www.vanityfair.com/news/2020/09/how-the-pandemic-gold-rush-is-remaking-the-housing-market

    ... the housing boom has underscored how the pandemic has deepened existing divides in stability across the country. According to Tucker, the people buying homes now are disproportionately white and wealthier than the overall group of renters, especially those in their 30s (when most first-time homebuyers enter the market). Pandemic-related layoffs have also been more widespread among occupations that employ more renters than homebuyers. “Frankly, a lot of these very bullish data points and predictions on the purchase side of the housing market are kind of mirrored by a pretty dark picture in the rental-housing market, where a lot of renters have lost their jobs,” Tucker said. One of the biggest divides, according to Wachter, is between those who can work from home and those who can’t. “The technology that’s enabling [people to] work from home is a technology that’s possible for knowledge workers,” she said. “It’s not possible for workers who are service workers in in-person jobs. Those #jobs are gone for now.”

    #immobilier

  • Destructions à Marseille : quelle différence avec l’ancienne municipalité ?
    https://www.latribunedelart.com/destructions-a-marseille-quelle-difference-avec-l-ancienne-municipa

    Il y a trois semaines, nous nous sommes rendu à Marseille afin d’enquêter sur l’effondrement de la rue d’Aubagne et les destructions prévues. Nous avons alors découvert, ce que nous ignorions, l’ampleur du problème qui ne se limite pas à la rue d’Aubagne, mais concerne plusieurs quartiers faisant pourtant partie de sites patrimoniaux remarquables, le nouveau nom des secteurs sauvegardés.

    Finalement, ce changement de nom avait un sens. S’ils sont remarquables, ils ne sont plus sauvegardés. Car entre temps, la loi Elan, voulue par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, a été votée et promulguée. Et celle-ci a eu les effets qu’on pouvait redouter : il suffit de décréter en péril des immeubles se trouvant en secteur sauvegardé pour que l’on puisse les détruire, quel que soit l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Un exemple saisissant est donné actuellement à Marseille, un exemple que nous avions prévu de citer dans un article plus développé mais qui devenait urgent à écrire puisque la destruction définitive est prévue demain, le 9 juillet 2020.

    Si le maire et la couleur politique ont changé, les pratiques demeurent hélas. La nouvelle municipalité - nous avons contacté en urgence le premier adjoint, Benoît Payan, qui ne nous a pas répondu - est bien dans la ligne marseillaise : de Gaston Defferre à Jean-Claude Gaudin, ses maires n’ont jamais considéré le patrimoine comme une priorité (c’est un euphémisme de le dire).


    2. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, en juin 2020, Photo : Didier Rykner


    3. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, 8 juillet au soir après début des démolitions Photo : S. R.

    Les maisons en question se trouvent à proximité immédiate de la porte d’Aix (ill. 1), ce qui aurait dû les protéger à un double titre. Remarquons que pour nous, qui avons connu ce quartier il y a de nombreuses années, la mairie avait pourtant fait beaucoup pour restaurer, nettoyer et embellir l’endroit qui n’était alors qu’un no man’s land absolument infréquentable (il était pratiquement impossible de s’approcher de l’arc sous lequel était un véritable cloaque). Pourquoi, dans ces conditions, détruire ces immeubles anciens qui ont un véritable intérêt, reconnu comme tel par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur ? On se perd en conjecture. Car contrairement à ce que prétend la ville, ces immeubles, fragilisés par des démolitions d’édifices qui les entouraient (et qui n’avaient pas d’intérêt patrimonial), menés dans le cadre du projet Euroméditerranée, sont parfaitement restaurables. Si l’on trouve toujours des experts complaisants pour justifier l’injustifiable, d’autres expertises, notamment celles demandées par la copropriété du n° 6 (le jaune, qui se trouve entre les deux autres) le démontrent. L’une d’entre elle conclut sans ambiguïté : « Nous engageons notre responsabilité à dire que ce bâtiment ne présente aucun risque d’effondrement à ce jour. Tous les éléments analysés ne peuvent démontrer un défaut grave de la structure extérieur. Les façades fissurées ont suscité une présomption de dégradation structurelle qui est malgré tout minime grâce au travaux de renforcement de plancher réaliser les années précédentes. » Il explique ensuite ce qu’il faut faire pour consolider l’immeuble.

    D’ailleurs, le soi-disant risque « imminent » d’effondrement n’était pas si imminent, puisqu’il était constaté il y a presque un an. Les bâtiments étant évacués, et leurs abords sécurisés, rien ne justifie donc leur démolition plutôt que leur restauration. On apprend d’ailleurs, en lisant l’arrêté de « déconstruction », que l’on trouve en ligne (toujours ce terme ridicule employé par des mairies car cela fait sans doute plus joli que « destruction » ou « démolition »), que l’architecte des bâtiments de France s’est opposé à ce vandalisme en préconisant : « la préservation des façades des immeubles sis 4, 6 et 8 rue de la Butte et la conservation et réemplois de tout élément de pierre taille ou de second œuvre récupérable (porte d’entrée par exemple). » Un avis simple désormais, pour lequel la Ville peut passer outre, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. Cela démontre parfaitement qu’une autre solution que la destruction est possible, et que celle-ci n’est rien d’autre qu’un vandalisme municipal, sur une zone d’intérêt patrimonial majeur, qui ne peut être mené que grâce à cette loi Elan. Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe sont bien les premiers responsables.


    4. 76-80 rue Bernard Du Bois à Marseille, Immeubles menacés de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner


    5. 76-80 rue Bernard du Bois à Marseille, Immeuble menacée de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner

    Même si la destruction était prévue avant les élections municipales, rien n’interdisait la mairie récemment élue de poser un moratoire sur ce chantier afin d’y substituer une réhabilitation. Rien, d’ailleurs, ne s’y oppose encore, à l’heure où nous écrivons cet article, l’irrémédiable n’étant pas encore accompli (ill. 3). Nous ne sommes d’ailleurs pas seul dans ce combat. L’association Sites & Monuments nous a prévenu (voir son article), et Stéphane Bern, que nous avons joint, est également scandalisé par ces démolitions en cours : « c’est le cœur historique de Marseille qu’on détruit avec ces maisons du XVIIIe siècle. Maintenant, quand on veut détruire, on n’entretient plus et on dit qu’elles vont tomber. » Ceci est d’autant plus vrai que d’autres démolitions sont prévues dans les prochaines semaines ou les prochains mois, ailleurs dans Marseille, mais tout autant dans des secteurs sauvegardés. Aux 76-80 rue Bernard du Bois, pas très loin non plus de la porte d’Aix, mais plus à l’est, plusieurs maisons, des propriétés municipales et à l’abandon depuis plusieurs années, sont également gravement menacées, sans doute de manière « imminente », l’état de péril datant de 2014 (ill. 4 et 5). Comme le dit Stéphane Bern : on n’entretient plus, on décrète un péril, et on démolit. Tout cela est bien pratique.


    7. Plan de sauvegarde et de mise en valeur avec la portion de la rue d’Aubagne concernée (nous avons rajouté les numéros). Les immeubles en orange sont théoriquement « à conserver »

    Et il y a bien sûr aussi la rue d’Aubagne (ill. 6) où, après avoir laissé s’écrouler deux immeubles avec les conséquences humaines que l’on connaît (huit morts), on s’apprête encore à en détruire deux autres, les numéros 69 et 71. Or, une consultation du plan de sauvegarde (ill. 7) et une comparaison avec Google Map pour y situer les numéros montre quelque chose de très curieux [1] : l’arrêté de déconstruction des n° 69 et 71 ne cite à aucun moment l’avis de l’architecte des bâtiments de France, alors que le numéro 71 est à conserver [2]. Or, si celui-ci, en cas de péril, est désormais un avis simple, il reste qu’il doit être demandé. Tel qu’il est rédigé, cet arrêté est donc irrégulier. Mais qu’importe après tout : on est à Marseille, et le maire est Jean-Claude Gaudin. Ah non ? C’est désormais Michèle Rubirola. Aucune différence semble-t’il.

    Didier Rykner

    Notes

    [1] Note parue après la mise en ligne de notre article : nous avions dans un premier temps confondu le 69 avec le 67. Or, le 67 a été détruit juste après l’effondrement.

    [2] Remarquons par parenthèse que la pertinence de certains Plans de sauvegarde n’est pas évidente : pourquoi indiquer comme à conserver le n° 71 et pas le 69 qui est comparable ?

    #Marseille #patrimoine #destruction #sauvegarde #immobilier #vandalisme #benoît_payan #Euroméditerranée #destruction #démolition #loi_elan #Michèle_Rubirola #secteurs_patrimoniaux_remarquables #Patrimoine_remarquable #Ville

  • Council Post: Newcomers Welcome: Why Immigration Is Fundamental To The Strength Of Toronto’s Real Estate Market
    #Covid-19#canada#immobilier#migrant#migration

    https://www.forbes.com/sites/forbesrealestatecouncil/2020/06/15/newcomers-welcome-why-immigration-is-fundamental-to-the-strength-of-torontos

    Canada’s stance on immigration has long since set it apart from comparable economies. Compared to the U.S., Canada welcomes three times as many immigrants on a per capita basis. That translates to approximately 340,000 immigrants per year.

  • Exproprions tout ! | jef klak
    https://www.jefklak.org/exproprions-tout

    Les villes du monde entier étouffent sous l’effet d’un afflux massif de capitaux excédentaires lié à une baisse des investissements productifs. Les super-profits de la finance spéculative captés par les 0,000001 % de la population mondiale ne peuvent pas croupir dans des banques avec des taux d’intérêts proche de zéro, sinon ils meurent prématurément. Comme un cancer, le #capital doit circuler, se reproduire et se développer pour continuer à exister.

    Il le fait en trouvant de nouveaux investissements, en particulier en achetant, en négociant et en vendant des marchandises, de la main-d’œuvre et des moyens de production, puis en se muant en cours de route en devises, en actions, en biens, en titres, en salaires, en intérêts, en loyers et en profit. Mais avec l’assèchement mondial des taux de profit dans le secteur industriel, de nouveaux dépotoirs sont nécessaires pour rentabiliser les pétaoctets de capital arrachés sur le dos des travailleur·euses.

    Et c’est ici que la valeur des biens immobiliers privés réapparaît dans toute sa splendeur. « L’#immobilier mondial vaut maintenant 217 000 milliards de dollars, écrit le géographe urbain Samuel Stein. Trente-six fois la valeur de tout l’or jamais extrait. Il représente 60 % des actifs mondiaux, et la grande majorité de cette richesse – environ 75 % – se concentre dans le #logement 1. »

    Les retours sur investissement dans l’immobilier sont sûrs, stables et très juteux. Ainsi, lorsque les fonds spéculatifs, les sociétés de capitaux, les banques d’investissement et autres organisations perverses de la bourgeoisie mondiale ont besoin d’un cloaque pour y déféquer leur surplus de #richesse, ils peuvent toujours en dénicher un dans les maisons, les appartements, les bureaux, les immeubles et les terrains – bref, dans tous les espaces de vie et de travail des êtres humains.

    En retour, toutes celles et ceux qui ne peuvent suivre l’escalade des coûts d’achat ou de location de quatre murs sont méprisé·es, expulsé·es, abandonné·es, prié·es de rejoindre une population qui se déplace de plus en plus vers des endroits où le prix de l’immobilier leur permet encore de respirer.

    #exclusion #inégalités

  • En #Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau

    Les eaux montent, à #Miami. Comme les prix des « condos » de luxe faits pour résister aux ouragans ou de l’#immobilier populaire, plus en hauteur, vers lequel se ruent les plus aisés. #Gentrification classique ou prise de conscience du réchauffement ? Qu’importe ! « Dans cent ans, prédit un promoteur, toute la ville sera sous l’eau ! »


    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/RAIM/61762

    #inégalités #changement_climatique #climat #riches #pauvre #verticalité #eau #montée_des_eaux #niveau_de_mer #géographie_urbaine

    ping @albertocampiphoto

  • Le notariat a connu de profondes transformations qui ont des effets sur le métier et ses représentations
    #droit #société #pratiques_sociales #immobilier

    https://sms.hypotheses.org/24563

    Les notaires sont nimbés de mystère. Les représentations artistiques et médiatiques confortent le caractère fantasmatique de ces officiers ministériels qui, délégataires d’une parcelle de puissance publique et placés au cœur des « secrets » de famille, constituent pourtant une profession peu connue, voire perçue comme surannée. Ces professionnels libéraux, entre privé et public, peuvent aussi être appréhendés comme un cas exemplaire de profession réglementée sur un marché du travail fermé et où domine une conception patrimoniale du métier. Les notaires ont pourtant connu de nombreuses et profondes transformations en quelques décennies.

    Le notariat a procédé, dès les années 1960, à son examen de conscience. Il a par ailleurs fait face à la restructuration des professions juridiques déclenchée par la relance du processus d’intégration européenne. Ces évènements, dans un contexte florissant d’activité, contribuent à une augmentation du nombre de professionnels et à une transformation des modèles de référence identitaire, une partie des notaires affirmant clairement leur adhésion aux valeurs entrepreneuriales dès les années 1970 et 1980 (...)

  • Luxuswohnungen und Obdachlosenhilfe : Kreisel-Investor Christoph Gröner will sich auch für Obdachlose engagieren - Steglitz
    https://www.berliner-woche.de/steglitz/c-bauen/kreisel-investor-christoph-groener-will-sich-auch-fuer-obdachlose-eng


    Cet homme a acheté a la ville la plus haute tour de Berlin-Ouest pour un prix dérisoire. Il fera un profit énorme en la transformant en tour d’habitation. Le prix à payer pour y habiter sera a peine moins élevé qu’à Paris. Actuellement ce monsieur s’attaque au quartier environnant qu’il veut redessiner afin de le rendre plus attrayant pour les acheteurs de ses appartements. Dans le contexte de ce projet il prevoit aussi de déplacer hors de vue les sans abris du square à côté de la tour. Bien entendu cette action sanitaire est pour lui du pur engagement social et communal.

    „Wir sind uns nicht zu fein, oben Wohnungen für 14 000 Euro pro Quadratmeter zu verkaufen und unten etwas für Obdachlose zu tun“, sagt Christoph Gröner von der CG-Gruppe und Investor des neuen Wohnturms „ÜBerlin“. Bei einem Pressetermin zum Stand der Bauarbeiten am ehemaligen Kreisel ließ er wissen, dass er auch eine Anlaufstelle für Obdachlose einrichten würde.

    Gröner weiß von den ansässigen Geschäftsleuten, dass rund um den Kreisel die Obdachlosigkeit zunehmend eine Rolle spielt. „Wir wollen darauf reagieren und uns für die wohnungslosen Menschen engagieren“, sagt er. Seine Idee: Eine Möglichkeit anzubieten, wo diese Menschen duschen und sich mit dem nötigsten versorgen können – wie in einer Bahnhofsmission. Christoph Gröner unterstützt bereits andere Hilfsprojekte. Er habe damit gute Erfahrungen gemacht.

    Was die Bauarbeiten am neuen Wohnturm betrifft, läge man gut im Plan, so Gröner. „Alle Schadstoffe sind jetzt entfernt“, sagt der Investor und auch die Statik sei komplett überarbeitet worden. Mit insgesamt fast 90 Tonnen Stahl wurde das Gebäude zusätzlich verstärkt.

    „Die gesamte Statik war Schrott. Das war schon bekannt, als noch das Bezirksamt im Hochhaus seinen Sitz hatte“, sagt Gröner und liefert eine Anekdote: Damals durften die Mitarbeiter nur maximal zwei Ordner auf dem Schreibtisch haben. Mehr Last konnte die Statik nicht tragen. Natürlich hätten die Mitarbeiter mehr als zwei Ordner gehabt. Doch die mussten immer sofort in den Keller gefahren werden. „Auf alten Fotos sieht man daher auch immer leere Regale und leere Schreibtische“, erzählt Gröner.

    In diesem Jahr beginnen die Fassadenarbeiten. Dazu wird das Haus eingerüstet und Stockwerk für Stockwerk werden die Fassadenelemente montiert. Das soll zirka ein Jahr dauern. Ein weiteres Jahr ist für den Innenausbau veranschlagt. Die insgesamt 330 Eigentumswohnungen sollen Anfang 2022 bezugsfertig sein. Auf jeder Etage wird es sechs bis zwölf Wohnungen unterschiedlicher Größe geben. Die günstigsten Wohnungen befinden sich im unteren Bereich und kosten rund 5000 Euro pro Quadratmeter. Je höher es geht, desto teurer wird es. In der 27. Etage müssen 14 000 Euro pro Quadratmeter bezahlt werden. Die beiden Penthäuser ganz oben werden nach Gebot verkauft.

    Auch für das Sockelgeschoss mit Hotel, Geschäften und Parkhaus hat Christoph Gröner Pläne. Die obersten Ebenen im Parkhaus kommen weg. Stattdessen sollen Büros entstehen. „Die aktuell 1200 Stellplätze im Parkhaus sind gerade mal zu 25 Prozent ausgelastet“, begründet Gröner sein Vorhaben. Den Bewohnern stehen später 238 Tiefgaragen-Stellplätze zur Verfügung. In den beiden Etagen darüber wird es Stellplätze für das Quartier geben. Das Hotel Steglitz International bleibt, wird aber neu konzipiert. Für den Umbau wird es ab zirka Mitte des Jahres für etwa zwei Jahre geschlossen.

    Ein neues Konzept überlegt sich Gröner auch für den Hermann-Ehlers-Platz und den Bereich Kuhligkshofstraße. Die CG-Gruppe will den Ehlersplatz „massiv mitgestalten“, sagt Gröner. „Das Geld dafür kommt von uns“, betont er. Denn für Mieter und Eigentümer solle schließlich das gesamte Quartier attraktiv sein. Dazu gehöre auch die Neugestaltung der Rückseite des Wohnturms an der Kuhligkshofstraße. Hier stellt er sich unter anderem eine kleine Ladenstraße vor. Doch dafür, ebenso wie für die Büros, wird zunächst noch der Bedarf ermittelt.

    Die Gesamtkosten für den Turm, den Sockel und die Gestaltung des Umfeldes werden laut Christoph Gröner am Ende rund eine halbe Milliarde Euro betragen.

    #Berlin #logement #immobilier #Steglitz #Schloßstraße #Hermann-Ehlers-Platz #privatisation

  • À hauteur de taudis
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2019/11/13/hauteur-taudis-desmond

    C’est qu’aux États-Unis les loyers ne sont pas plus accessibles dans les ghettos et ce n’est pas nouveau. « Quand les taudis ont commencé à apparaître à New York au milieu du XIXe siècle, le loyer des pires taudis était de 30 % supérieur à celui que l’on payait dans les beaux quartiers. Dans les années 1920-1930, les loyers des logements délabrés dans les ghettos noirs de Milwaukee et de Philadelphie dépassaient ceux des meilleurs logements dans les quartiers blancs. » Peu à peu, sans que cela soit au centre de l’enquête, s’établit une compréhension des conséquences de la politique américaine du logement : la dérégulation totale du marché locatif par le lobby immobilier, jamais démentie depuis Reagan ; la destruction méthodique des aides sociales par des coupes budgétaires ou par des « contreparties » de travail forcé pour les bénéficiaires ; l’indigence des systèmes d’inspection sanitaire, de justice, de police, d’éducation, de santé, qui place chaque acteur dans une impuissance totale, etc. Les personnes rencontrées par Matthew Desmond lui fournissent la matière (sur)vivante d’un tableau atroce, qui donne chair aux réformes néolibérales des dernières décennies – malgré la prudence de l’auteur qui se refuse à conclure formellement sur la possibilité de généraliser les résultats de l’enquête.

  • Hongkongers pay a price for their low taxes through the world’s most expensive homes and smallest living space. Here’s why | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/business/article/3029820/hongkongers-pay-price-their-low-taxes-through-worlds-most-expensive-homes

    How Hong Kong’s housing problem, cited as one of the biggest motivations for protest rage, is linked to the city’s finances and low taxes.

    23 Sep, 2019 - by Peggy Sito, Eugene Tang - In a new series delving beyond the social unrest in Hong Kong to survey the city’s deep-rooted problems, the Post is focusing on the role of housing in causing great disaffection in society.
    In this first instalment, we examine how the issue of high land prices is linked to government financing and the low-tax environment.

    For two hours a day in the past fortnight, Edward Chan hung around after work at the Prince Edward metro station in Kowloon.

    Teenagers continued to gather at the station, and Chan, who works in logistics, found himself acting as their counsellor, dispensing advice to the youth.

    Hong Kong “is rotten to the core, with many issues affecting our livelihood, even if the city has a great international image on the surface”, according to Chan, who lives in a 350 sq ft flat with his wife and their 13-year-old daughter.

    Chan, 39, is among the tens of thousands of Hongkongers who have been expressing their collective grievances in street rallies in one of the world’s most prosperous urban centres.
    What began on June 9 as a peaceful march by an estimated 1 million people has deteriorated into mayhem on the streets
    , with police using tear gas and water cannons to disperse vandals and rioters in almost daily clashes with protesters.

    The spark that ignited the city’s worst political crisis has shifted from a controversial extradition bill to general rage against the local authorities for their ineffectiveness in addressing some of the most pressing issues affecting life in Hong Kong: housing, job satisfaction, education and future prospects.

    Unaffordable homes, and having to wait a decade to gain access to subsidised public housing, are just two of the myriad of problems confronting Hong Kong, Chan said. “There really is no opportunity for young people at the bottom of the social structure to climb up,” he said.

    While he abhors the violence and vandalism that have made daily headlines for three months, Chan’s comments go some way to explain why two weeks after Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor caved in to public rage and withdrew
    her unpopular bill, rallies continue to draw protesters by the thousands to the city’s streets.
    Hong Kong’s economy has taken a beating, with declining property prices, shrinking visitor numbers and plunging retail sales all pointing to a technical recession
    in the final three months of 2019.

    The unprecedented protests, entering their 16th week, are the culmination of many decades of neglect by a laissez-faire government of the underclass, and housing affordability has become the most poignant manifestation of this dissatisfaction.

    The root of the problem can be traced back to Hong Kong’s history, when British administrators created a low-tax system for the former colony, consistent with their strategy of running a worldwide empire. On the basis of low personal income and corporate taxes, with no value-added tax or import duties, Hong Kong quickly grew from a transshipment port and China’s front door into an international finance centre. That low-tax tradition continued after Hong Kong’s return to Chinese rule in 1997.

    Low taxes come with a hefty bill, however, as the government must look for other sources of fiscal income to spend on infrastructure, education, health and public services.

    For decades, the biggest revenue source was the sale of public land to developers for building homes, factories or shopping centres. Land premiums and stamp duties, considered non-stable tax revenue, are projected to make up 33 per cent, or more than HK$197 billion (US$25.2 billion), of the government’s income in the financial year that began on April 1, down from the last financial year’s 42 per cent.

    “Without the big chunk of income from the property market, how can the government support its expenses?” asked Moses Cheng Mo-chi, chairman of the Insurance Authority and chairman of a 2000 task force set up to explore ways of broadening Hong Kong’s tax base. “If we do not have new sources of stable income, the high land price policy will not change. We cannot get out of this” vicious cycle of high land prices, lack of affordability and public grievance, he said in an interview.
    Of course, the government has denied over the years that it has a high land-price policy. The cost of land makes up between 60 per cent and 70 per cent of the total cost
    of a typical residential property project in Hong Kong, more than double the 20 per cent to 30 per cent range seen outside the city, said Far East Consortium International’s managing director, Chris Hoong Cheong Thard
    .

    The land sale process, where the highest bidder takes the prize, creates an upwards cost spiral, as the winning bid in one round becomes the prevailing market price, which must be topped in the next round. As land costs soar, small developers such as Far East – valued at one-36th of Sun Hung Kai Properties
    (SHKP) – are priced out of the city to build overseas.
    That further concentrates the property market, along with the wealth and influence that come along with it, in the hands of a handful of developers
    .

    About 45 per cent of all homes sold in Hong Kong are built by five developers – CK Assets of the Li family, SHKP of the Kwoks, Henderson Land of the Lee family, New World Development of the Chengs and Sino Land of the Ng family.

    That has put them at the top of the wealth list. Eighteen, or 36 per cent, of the 50 richest people in Hong Kong in 2019 were property tycoons, according to Forbes.

    “Capitalism creates a business environment where the winner takes all,” said Ronald Chan, founder of investment firm Chartwell Capital and a member of the Hong Kong stock exchange’s Listing Committee. “Several companies … dominate Hong Kong, consolidating control of sectors from supermarkets to pharmacies, jewellery stores to utilities and telecoms to transport networks.”

    The fortunes of Hong Kong’s 93 wealthiest billionaires – estimated at US$315 billion in 2018 – made up about 86.6 per cent of the city’s gross domestic product, according to Wealth-X’s Billionaire Census.
    The remainder of Hong Kong’s population has become poorer, with a record 1.37 million residents living below the poverty line in 2017
    , eking out a living on as little as HK$4,000 (US$510) a month, according to government data.

    The average Hong Kong household needs 20.9 years of income, without spending anything on food, education, travel or leisure, to afford a flat, according to the Demographia International Housing Affordability Study.
    The average living space per person in Hong Kong is 161 sq ft
    , roughly the footprint of a standard 20-foot shipping container. That is half of Singapore’s average space of 323 sq ft per person. The poorest of Hong Kong’s families must put up with 50 sq ft of living space.

    To be sure, Hong Kong’s government has not been unaware of the problem. Former Financial Secretary Henry Tang Ying-yen and former Secretary for Financial Services and the Treasury Frederick Ma Si-han tried in 2003 to implement a goods and services tax based on the recommendations of Cheng’s task force to broaden the fiscal income base, but had to scrap the plan amid opposition by the city’s interest groups, who exert their influence through the functional and district constituencies in the local legislature.

    Will the current political crisis and outpouring of rage provide an opportunity to break the policy gridlock and solve Hong Kong’s housing problem?
    Commentaries published last week by the state-run Xinhua News Agency, People’s Daily and the stridently nationalist Global Times all singled out unaffordable housing as a cause
    of Hong Kong’s street protests.

    “For the sake of public interest, and for the sake of people’s livelihoods, it is time developers show their utmost sincerity instead of minding their own business, hoarding land for profit and earning the last penny,” People’s Daily, the mouthpiece of the Communist Party, said.

    A day before the commentaries were published, Hong Kong’s biggest pro-Beijing political party pushed for the Lands Resumption Ordinance, and called on the local government to build public housing on land taken from private developers, who hold about 100 million sq ft of farmland between them, according to an estimate by Bank of America Merrill Lynch
    .
    Hong Kong’s government responded immediately by pushing ahead with a tax on developers who hoard completed flats
    to create an artificial shortage of homes.

    Public consultation on the proposal started on September 13 and the bill will be ready for legislators to vet in October, when they return from their summer break. Land and housing policies are expected to be the focus of Chief Executive Carrie Lam’s Policy Address, which will be announced next month.
    Some developers are pushing back
    . The Real Estate Developers’ Association (Reda), the powerful industry lobby, said on September 13 that the proposed vacancy tax would intensify a slowdown in the property market, hurt developers’ earnings and exacerbate the city’s economic slump.

    “Can the government solve the city’s housing issue on its own, without the help of private developers?” said Reda chairman Stewart Leung Chi-kin. “If that were the case, the problem should have been solved years ago.”

    Analysts said the low-interest rate environment in Hong Kong will continue and that could pressure Lam into cooling home prices.

    On Thursday, the Hong Kong Monetary Authority, the city’s de facto central bank, matched a move by the US Federal Reserve and cut its base rate to 2.25 per cent. But homeowners will not feel their burden ease immediately because commercial banks will keep their prime rate, the rate offered to customers, unchanged. That raises the spectre that declining home prices will hamstring Lam’s reforms.

    Hong Kong is not short of land, where 40 per cent of the city’s land mass is reserved as nature parks. But focusing on land supply was akin to addressing the symptoms of a disease, not finding a cure for the cause, said the Insurance Authority’s Cheng.

    “We need government leaders, political parties, interest groups to realise the importance of harmony. They need to make sacrifices for the greater good, ” he said.

    A short-term solution might be possible through the privatisation of subsidised public housing, which would allow many existing public flats to add to the supply and provide immediate relief, said Richard Wong Yue-chim, professor of economics and the Philip Wong Kennedy Wong Professor in Political Economy at Hong Kong University.

    “Turning public flats into home ownership flats is by far the fastest way to address our housing crisis without increasing land supply”, because land reform was complicated by vested interests and bureaucratic delays, as well as restrictive planning and building codes, he said.

    “Home ownership is a source of savings and wealth accumulation. There is wealth disparity between those who own a flat and those do not, so people feel the inequality,” Wong said. “When young people see no hope of moving forward with their lives, no hope to own a home, they take to the streets.”

    Singapore, a city state where most residents live in high-rise buildings, may offer a solution for Hong Kong. The city state’s Central Provident Fund, as the mandatory pension is called, can be used for paying mortgages, insurance and even education, unlike Hong Kong’s Mandatory Provident Fund, which is usable only for retirement.

    Hong Kong’s government could let the MPF subsidise low-interest rate mortgages for certain groups, such as young married couples, to help them get on the property ladder, said Chartwell’s Chan.

    Would that help cool the rage that is fuelling Hong Kong’s protests?

    “It’s so difficult to get onto the housing ladder,” said Chan at Price Edward station. “I’m probably unqualified for a flat because I don’t have a tertiary degree. I hope I can do it one day, but only if I start a business, not by working a regular job.”

    Additional reporting by Liu Yujing

    #Chine #Hongkong #immobilier #logement #crise

    • In my opinion, i come to live in HK in 1995 before the retro-cession. When HK go back to china, any chinese people spend 7 millions HKD in property get residential visa in HK, it’s the way for the chinese to escape communist, and too protect they’r money.
      Second problem, Hk still allow 150 chinese mainland to live in HK every day, already more than 1 million chinese mainland living in HK ! the city of 6 millions Hongkongais grow to 7 millions with the chinese immigrants, but we cannot push the wall in HK, this is insane.

  • Scapegoats or scoundrels? Why ties between Beijing and Hong Kong’s property tycoons are unravelling amid protest crisis | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/politics/article/3030209/scapegoats-or-scoundrels-why-ties-between-beijing-and-hong

    25 Sep, 2019 by Gary Cheung - In a new series delving beyond the social unrest in Hong Kong to survey the city’s deep-rooted problems, the Post is focusing on the role of housing in causing great disaffection in society
    In this second instalment, we examine the close ties between the city’s property tycoons and Beijing, and how a recalibration might be due.

    In January 1996, when Jiang Zemin crossed the vast expanse of a crowded room to shake Tung Chee-hwa’s hand, the Chinese president set off a storm of speculation that the shipping magnate would be Hong Kong’s first chief executive.

    Exactly 11 months later, Tung was elected by a small committee to the top job. But the Post learned recently that well before the famous handshake, Jiang received a letter in late 1995 recommending Tung for the post when the city was returned to China in 1997 after 150 years of British colonial rule.
    The letter was penned by the colony’s richest man, Li Ka-shing
    , and Beijing princeling Larry Yung Chi-kin, head of Citic Pacific, one of the first mainland Chinese companies to set up shop in Hong Kong.

    A source close to Beijing who told the Post about the letter said Jiang viewed its contents positively.

    That Li could confidently offer his view to the Chinese leader revealed just how close Hong Kong’s tycoons and the Beijing elite were at the time. Yung’s father, Rong Yiren, was China’s vice-president and on good terms with the late paramount leader Deng Xiaoping.

    Indeed, from as far back as the early 1980s, when talks with Britain on Hong Kong’s future began, the property tycoons were Beijing’s main political allies. As the handover neared, Beijing’s main preoccupation was to ensure Hong Kong’s continued stability, and that meant retaining the confidence of the business community.


    Tycoon Li Ka-shing wielded considerable influence over Beijing’s elite. Photo: Felix Wong

    But two decades later, the relationship is coming under strain. If Beijing once looked to the property tycoons to help keep Hong Kong stable, it now appears to believe that they have failed to deliver.

    There are signs that the partnership has become untenable amid skyrocketing property prices and a severe shortage of affordable public housing in Hong Kong.

    Recent commentaries and editorials in China’s state media indicate Beijing is convinced Hong Kong’s housing crisis is to blame for the increasingly violent anti-government protests now in their fourth month.
    Developers owning massive land banks have found themselves targeted by China’s state media, with tycoon Li himself coming under fire. The 91-year-old drew swift criticism earlier this month for urging those in power to “provide a way out”
    for Hong Kong’s mostly young protesters, whom he described as “masters of our future”. He also said on political issues, justice might have to be tempered with mercy.

    An article published on September 13 in an official WeChat account of Beijing’s political and legal affairs commission seized on his phrase “provide a way out” and equated showing leniency to lawbreakers as being “nothing more than condoning crime”.
    As a major developer
    , it said, Li should be the one instead to provide “a way out” for Hongkongers struggling over the lack of housing.
    Unfazed, Li hit back
    , saying it was regrettable his remarks had been misinterpreted, and that “tolerance does not mean connivance and disregarding any legal procedures”.
    Commentaries also published on September 13 by the official Xinhua news agency and People’s Daily, and an editorial in the tabloid Global Times, singled out unaffordable housing as a “root cause” of the protests
    .

    The message seemed all but clear: the tycoons need to play ball and back the chief executive and the government’s policies or risk some unspecified consequences.

    Soon enough, state media then endorsed a proposal by the Democratic Alliance for the Betterment and Progress of Hong Kong (DAB), the city’s largest pro-Beijing party, for Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor
    to invoke the Lands Resumption Ordinance and take back large swathes of unused rural land to tackle the housing problem.

    The Xinhua commentary accused some groups with vested interests of obstructing the government’s bid to boost land supply, by either hoarding or raising prices.

    Taking a tougher line, a bylined People’s Daily commentary said: “For the sake of the public interest, it is time developers show their utmost sincerity instead of minding their own business, hoarding land for profit and earning the last penny.” Ironically however, even as Beijing has been beating the drum on housing, the issue did not figure prominently among younger Hongkongers polled in a territory-wide random telephone survey conducted last month by the Hong Kong Public Opinion Research Institute, headed by former University of Hong Kong pollster Robert Chung Ting-yiu.


    Hong Kong is the world’s most expensive property market. Photo: Roy Issa

    Only 58 per cent of respondents aged 14 to 29 said their discontent stemmed from housing problems, whereas 91 per cent cited distrust in Beijing, 84 per cent said they distrusted city leader Lam, and 84 per cent said they were moved by the “pursuit of democracy”.
    A person familiar with the central government’s views on Hong Kong said Beijing was unwilling to make concessions to Hongkongers’ calls for democracy and thus preferred to step up efforts to alleviate social ills, focusing for now on the housing shortage
    .

    In this approach, a mainland Chinese expert familiar with Hong Kong said Beijing was not off the mark as there was a consensus among various sectors in the city itself that the government badly needed to tackle deep-rooted problems like unaffordable housing and the lack of social mobility for the young.

    Asked if Beijing was demanding that Hong Kong developers do more to fix the housing problem, the expert, who declined to be named, said: “We are now talking about social responsibility. It is a matter of fact that developers are key players in Hong Kong, but protecting their legitimate rights and granting them unreasonable favours are entirely different things.”

    So, will Beijing succeed in forcing the developers to recognise their “social responsibility” and how will the relationship be recalibrated?

    A person close to property developers said Beijing’s liaison office in Hong Kong was behind the DAB’s call to invoke the Lands Resumption Ordinance to take back unused rural land.

    “Many developers know that Beijing can’t offer any meaningful solutions on political issues in Hong Kong. So it is shifting the focus to deep-seated problems like housing,” the person said. “The developers feel helpless as they can’t do much given Beijing’s growing assertiveness.”

    Lawmaker Abraham Razack, who represents the real estate sector in the Legislative Council, believed the government intends to invoke the Lands Resumption Ordinance more frequently to show it was “doing something” to arrest the decline in its popularity.

    Another source close to developers, however, felt that the government was just making property developers the scapegoat of the protest crisis.

    How powerful are Hong Kong developers?

    There is little doubt that developers wield considerable influence in Hong Kong’s political system.

    Former minister Cheung, a political scientist, said the post-handover political system was designed to protect the interests of the business sector.

    The four-sector committee which selects the chief executive comprises the city’s business elite, professionals, unionists and politicians, and developers are represented strongly among them.

    Research by the Post showed that the 1,194-strong Election Committee which selected the chief executive in 2017 included 96 members directly representing property developers and their business associates. This figure did not include those with indirect and less obvious connections with the property giants.


    The ‘Big Four’ major developers, SHKP, Henderson Land, CK Asset Holdings and New World Development hold a total of 83 million sq ft in Hong Kong. Photo: Roy Issa

    Forty-three of the 96 with direct links to developers were directors, employees or business associates of six major developers – Sun Hung Kai Properties (SHKP), CK Asset Holding, Henderson Land Development, New World Development, Wharf (Holdings) and Sino Land.

    Developers and their associates were represented not only on the real estate and construction subsector of the Election Committee, but also in other subsector groups like those for transport, hotel, finance and wholesale, as well as retail.

    This sprawling influence reflects their dominance of Hong Kong’s economy, with their conglomerates involved in everything from telecommunications to public utilities and supermarkets.

    For example, three of Hong Kong’s four mobile phone network operators are connected to developers: Hutchison Telecommunications is a unit of CK Hutchison, chaired by Li’s son Victor Li; Hong Kong Telecommunications (HKT) is a unit of PCCW, chaired by his younger brother, Richard Li Tzar-kai; and SmarTone Mobile Communications is owned by SHKP.

    Housing’s dreadful decade

    How did developers rise to such a level of power and influence, and how did Hong Kong’s housing situation become so dire?

    One of the first things Tung Chee-hwa did on becoming leader after the handover was to announce ambitious housing targets: 85,000 flats a year, comprising 50,000 public and 35,000 private units.

    But the Asian financial crisis followed and hit the property market so hard that Tung was forced to declare in 2000 that his plan for 85,000 flats a year no longer existed.

    By then, too, the government had introduced an “application list system” through which it published a list of available sites for sale each year. Interested developers could make private offers to the government, and a public auction was arranged if the offers met the undisclosed reserve price.

    “This system allowed developers to take the initiative in controlling land supply,” said Stan Wong Hok-wui, a political scientist at Polytechnic University who has studied the political influence of the real estate elite.

    The system was abolished in 2013.

    Tung’s government also suspended indefinitely the Home Ownership Scheme, which provided subsidised flats for sale to lower-middle-income applicants.

    “It was a tragedy for Tung to close down the public housing programme and allow developers to shrink the supply of private housing,” said Leo Goodstadt, head of the colonial government’s Central Policy Unit think tank from 1989 to 1997.

    That move rescued private developers from the acute pressure of the market in the wake of the financial crisis, he said. But it also removed the element of government competition that came when subsidised public flats provided an alternative to those built by private developers.

    Goodstadt said: “Tung is a businessman and shared what the property developers believed. It’s quite likely that when property developers raised the issue, he agreed with them.”


    Former secretary for transport and housing, Anthony Cheung. Photo: Felix Wong

    Anthony Cheung said Tung had no choice but to cut housing supply in the wake of the Asian financial crisis, which resulted in a substantial number of cases of negative equity.

    “It would also threaten the banking system if the situation got worse. To be fair, anybody who was in that position had to do something to stabilise the property market.”

    The government went on to tighten supply during the administration of Donald Tsang Yam-kuen, the city’s second chief executive. The annual housing supply of private, subsidised and public rental flats was more than halved from 59,800 units in 2006 to 25,700 by 2016.

    A government source familiar with land matters said on hindsight, it was too late for Tsang to resume the Home Ownership Scheme in 2010, eight years after it was suspended. But it is clear that the impact of the further tightening under Tsang is still being felt to this day.

    Another source closely involved in the land mechanism said the government’s hands were tied over land supply because it had scaled back land production more than 10 years ago. “We are now scrambling hard to catch up,” the person said.

    Cheung said Leung Chun-ying, who succeeded Tsang as chief executive in 2012, spared no effort in boosting land supply. “Leung was also never hesitant to take on developers when it came to reining in the red-hot property market,” Cheung added.

    Leung also revived the city’s long-term housing strategy, under which private and public housing targets are set and reviewed annually.

    Leung set an ambitious pledge to provide a total of 480,000 public and private units by 2025, of which 200,000 will be public rental flats, 90,000 will be subsidised flats for sale and 190,000 will be private homes. He failed to meet the target for public housing and was out after one term.

    The ensuing shortage caused home prices to soar over a decade right until the end of last year.

    A massive private land bank

    Today, there is little dispute that developers have the upper hand in land ownership.

    The “Big Four” major developers, SHKP, Henderson Land, CK Asset Holdings and New World Development hold a total of 83 million sq ft in Hong Kong, according to their annual reports.

    A recent report by Bank of America Merrill Lynch said they also held a total of 107.3 million sq ft of farmland – nearly 1,000 hectares – in the New Territories. That is nearly 25 times the size of the waterfront West Kowloon Cultural District.

    Henderson Land is tops in terms of the farmland it owns, with 45.9 million sq ft, followed by SHKP with 31 million sq ft, New World Development with 17 million sq ft, and Li’s CK Assets with 13.4 million sq ft.

    More than a million public flats could be built on the farmland held by the four developers, but the government has yet to identify land to build 67,000 public housing units to meet its 10-year housing supply target.

    Currently, there are 256,100 applications for public rental flats alone, with a waiting period of 5.4 years.

    Goodstadt said senior Beijing officials responsible for Hong Kong affairs must have been looking at what was wrong with the city in the wake of the anti-government protests.

    “What could be causing people to protest like this, in such large numbers? One thing that is dreadful in Hong Kong is housing,” he said.

    Does Beijing’s recent tirade against the Hong Kong developers signal that a 40-year honeymoon is coming to an end?

    Ray Yep, a professor with City University’s department of public policy, does not believe so. “Beijing just wants to rally their support in putting an end to the violence in the city,” he said.

    But others point out that Beijing began cooling its ties with developers well before the current protests, ever since Xi Jinping became president in 2012.

    They note that Beijing leaders hold fewer meetings with Hong Kong tycoons when they visit the city these days compared to the past, to avoid criticism that they care only about the rich.

    In the past Li Ka-shing’s close ties with Jiang were well-documented. Li played host to the former president during his visits to Hong Kong in 1997, 1998 and 2001. Jiang stayed at CK Assets’s Harbour Grand Hotel in Hung Hom and would have breakfast with Li and his sons.

    Such private meetings came to an end when Xi took the helm.

    In the ongoing social unrest, Beijing has made plain its dissatisfaction with property owners who appear to waver over where their loyalties lie.

    Last month, Global Times editor Hu Xijin lashed out at the popular Harbour City shopping centre in Tsim Sha Tsui for “kowtowing” to protesters
    by banning police from entering the premises unless a crime was committed.

    Referring to the notices put up by mall owner Wharf Real Estate Investment, he asked in an article posted on Weibo: “Are you trying to turn Harbour City into a lawless land that is subject to the will of the rioters?”

    The source close to Beijing noted that today, the central government was not at all worried about alienating or offending Hong Kong’s developers.

    He pointed out that Beijing was in a much more powerful position now than in the 1980s when it needed the developers’ support in an uncertain period, and where its own international standing had yet to be firmly cemented.

    Former Hong Kong minister Cheung said Beijing could see that the ongoing protests as largely a youth-led movement must have deeper underlying causes that needed fixing to prevent it festering into the future.

    But Cheung suggested Beijing might not be doing a thorough enough assessment. “I hope Beijing will analyse Hong Kong’s deep-rooted conflicts in a comprehensive way, rather than reduce the root of the crisis to unaffordable housing,” he said.

    Ellen Lau, a 24-year-old university employee who has participated actively in the protests since June, said she was more concerned about Carrie Lam’s poor governance and, more recently, allegations of police brutality.

    “Unaffordable housing seldom comes to my mind when I take part in the protests,” she said. “My grievances and those of many friends of mine would not be eased even if the government tackles housing problem effectively.”

    But Edmund Cheng Wai, a political scientist at Baptist University, felt housing woes did affect some protesters, particularly those born after 1990.

    He noted that 48.4 per cent of more than 6,100 demonstrators interviewed by a research team from Chinese, Baptist and Lingnan universities since June were aged between 20 and 29, the so-called “post-90s generation”.

    “Many suffer from lower social mobility and their career prospects can’t compare with that of the older generations,” he said.

    Steve, a 24-year-old civil servant, said he had attended most of the protests since June to vent his anger at “property hegemony”, a catchphrase used to describe the tycoons’ stranglehold over Hong Kong. Young people like him cannot afford a home and feel left out of the system, he said.

    “And the government is powerless in the face of the property hegemony,” Steve added.

    “The present political system is tilted in favour of property developers. The government is unable to tackle housing issues because property developers wield tremendous influence in the Election Committee and functional constituencies in Legco.

    “Many young people feel they don’t have a stake in society. Some even feel they have nothing to lose.”

    #Chine #Hongkong #immobilier #logement #crise

  • Greece to Offer Limited Number of Citizenships to Major Real Estate Investors

    The Greek government plans to introduce a limited citizenship-granting scheme to non-EU nationals who wish to invest more than €2 million in the country’s real estate market, it was disclosed on Thursday.

    According to media reports, Greek authorities are reviewing ways to introduce a mechanism similar to the ”Golden Visa” plan which currently grants a five-year residency permit to non-EU nationals who buy Greek properties worth more than €250,000.

    According to the same reports, when this program is launched, it will offer a limited number of citizenships, most likely up to two hundred per annum.

    The scheme will incorporate strict terms, among which will be the obligation of the investor to become a permanent resident of Greece.

    Additionally, the investor will have to pay at least €2 million to a Greek bank account upfront.

    This mechanism will also grant citizenship to the partner, children or parents of the investor.

    Up until now, the United Kingdom, the Netherlands, Cyprus, Malta, and Bulgaria are the only EU member states to grant citizenship to large-scale real estate investors.

    The Greek scheme will be almost identical to that of Cyprus in terms of its conditions.

    Similar programs are understandably extremely popular among wealthy investors, particularly the Chinese and Russians, mainly because by obtaining citizenship in an EU member state, they automatically become EU citizens.

    This grants them the right to freely work and reside anywhere across Europe.

    For this reason, the EU Commission regularly scrutinizes these programs, in an effort to avert incidents of money laundering and criminal activities which may be hidden behind such schemes.

    https://greece.greekreporter.com/2019/09/12/greece-to-offer-limited-number-of-citizenships-to-major-real-e
    #citoyenneté #passeport #Grèce #citoyenneté_en_vente #investissements #immobilier #business #vente #riches #richesse #vente_de_passeports #passeports

    La Grèce comme #Malte :
    https://seenthis.net/messages/688041
    (et peut-être d’autres pays dont je ne me rappelle plus...)

  • Se foutre de la geule des riches

    Héhé, on vend le rêve de la maison sur la plage de Malibu ...

    alors que la réalité ressemble plutôt à ca ...

    A dreamy Malibu beach house designed to withstand climate change
    https://inhabitat.com/this-dreamy-malibu-beach-house-is-designed-to-withstand-climate-change

    Built on the sandy Las Flores beach, just steps from the mighty Pacific Ocean, House Noir has unmatched views of the mountains, sea and Catalina Island. Lorcan O’Herlihy Architects (LOHA) met the challenge of designing an aesthetically pleasing and sustainable home that can also withstand natural disasters and the impacts of climate change: earthquakes, rising sea levels and an eroding coastline.


    Malibu Cal.


    Malibu Las Flores beach

    O.K. les appartements au bord de la mer baltique sont sans doute plus abordables que les condos californiens à $5.7 millions mais il y a l’identique question des dépenses incontournables afin de protéger sa propriété contre les catastrophes météorologiques.


    Olpenitz

    Allez vous faire ... au bord des mers. Au moins vous aurez une impression atténuée du deuil des moins fortunés exposés aus effets du rechauffement climatique.

    #immobilier #rechauffement_climatique #mer_baltique

  • Eden Bay à Ramlet el-Baïda : une seule solution, la démolition - Raja NOUJAIM - L’Orient-Le Jour

    https://www.lorientlejour.com/article/1121011/eden-bay-une-seule-solution-la-demolition.html

    Plus d’un an et demi après l’attribution par le mohafez de Beyrouth, Ziad Chbib, du permis de construire à la société Eden Bay Resort SAL sur la parcelle 3689 Moussaitbé, à Ramlet el-Baïda, le scandale perdure. Le promoteur est en passe d’achever l’hôtel et continue d’empiéter illicitement sur les biens publics en édifiant sur le sable un grand escalier fixe en béton et pierres ; en aménageant une route vers la plage pour ses véhicules ; et surtout en haussant graduellement le niveau du sol sableux tout le long de son projet, le polluant par le rajout de terre afin de créer des passages… Tout ceci afin de pouvoir réserver le bénéfice exclusif de la plage à l’ouest de son bâtiment à son profit et celui de ses clients éventuels !

    #beyrouth #liban #immobilier #scandale_immobilier #Ramlet_el_Bayda

    • A Ramlet el-Baïda, l’Eden Bay Resort inauguré sur fond de manifestations - Suzanne BAAKLINI - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1122651/inauguration-de-leden-bay-resort-sur-fond-de-manifestations.html

      C’était une scène surréaliste hier à Ramlet el-Baïda (plage de sable de Beyrouth). D’un côté le très controversé projet d’Eden Bay Resort inauguré en grande pompe, et de l’autre les militants de plusieurs groupes de la société civile qui manifestaient contre ce complexe touristique construit à même la plage, qu’ils combattent depuis bientôt deux ans. Le groupe de protestataires s’avance très loin sur la plage pour mieux se faire entendre de la foule sur la terrasse, jusqu’à se heurter au « mur » d’agents de l’ordre qui l’empêche d’aller plus loin, malgré sa contestation du fait que la plage forme une continuité indivisible. Bien que les agents aient affirmé que la mesure était « exceptionnelle », en raison de la « célébration » en cours, Ali Darwiche, président de Green Line, assure que « des pêcheurs ont essayé de traverser devant le projet hier (dimanche) et en ont été empêchés par des vigiles sur place ».

    • Le très contesté Lancaster Eden Bay vise un taux d’occupation de plus de 55% cet été

      https://www.lecommercedulevant.com/article/28492-le-tres-conteste-lancaster-eden-bay-vise-un-taux-doccupati

      Inauguré fin juin, l’établissement cinq étoiles bénéficie d’un accès direct à la plage de Ramlet el-Baïda, une localisation, sur l’une des dernières étendues publiques de Beyrouth, qui lui vaut d’être au cœur d’une vaste polémique.

    • Jad Tabet : 80 % de la côte libanaise a été privatisée
      https://www.lecommercedulevant.com/article/28384-jad-tabet-80-de-la-cote-libanaise-a-ete-privatisee

      Plusieurs affaires récentes sont venues rappeler l’appétit des promoteurs immobiliers pour le littoral. Trois projets de développement dans la région de Zouk Mosbeh, Zouk el-Kharab et Damour ont ainsi été approuvés par le Conseil des ministres, malgré leur rejet par le Conseil supérieur de l’urbanisme. En parallèle, à Enfé, l’évêché orthodoxe de Tripoli a lui aussi demandé l’autorisation d’utiliser le domaine public maritime, ranimant les craintes d’un projet de “village touristique” dans l’une des dernières régions préservées du pays. Entretien avec le président de l’ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth, Jad Tabet, qui suit de près ces dossiers.

    • Itani: Some in municipality culpable in Ramlet al-Baida flooding | News , Lebanon News | THE DAILY STAR
      http://www.dailystar.com.lb//News/Lebanon-News/2018/Nov-17/469462-itani-some-in-municipality-culpable-in-ramlet-al-baida-flooding

      The Daily Star

      BEIRUT: Beirut Mayor Jamal Itani Saturday vowed to hold accountable some in the municipality who he said knew that a major sewer and storm drain had been blocked with concrete, but had remained silent about it.

      “There are people who knew and remained silent, or gave permission, and it’s true that nobody could have [poured this concrete] without someone seeing,” Itani said in a live interview on local news channel LBCI Saturday. The mayor Friday had called for an investigation into the matter after the blocked drain caused the main road at Beirut’s Ramlet al-Baida to flood following heavy rainfall.

    • The untouchable hotel | Executive Magazine
      https://www.executive-magazine.com/real-estate-2/the-untouchable-hotel

      While it is widely assumed that Lebanon’s real estate business is rife with unethical dealings, only a few detailed examples of wrongdoing actually come to light. In the case of Eden Bay, a resort situated along Ramlet al-Baida—Beirut’s last public beach—evidence of violations and fraud piled up throughout 2017.

      The disclosures culminated in the form of a report compiled mid-2017 by the president of the Beirut Order of Engineers and Architects (OEA), Jad Tabet. The report alleges eight violations related to Eden Bay and is informed by building documents released by the Municipality of Beirut. The report’s allegations range from the infringement of public property to the forgery of permit application material. As a whole, Tabet’s report portrays a development project for which legal obstacles were fudged or ignored entirely to deliver the lucrative seafront hotel. Public pressure from media coverage, a unified civil society movement, and even lawsuits initiated by NGOs and the environment ministry have not prevented the completion of the hotel.

    • Beirut’s last public beach: residents fear privatisation of Ramlet al-Baida | Cities | The Guardian

      https://www.theguardian.com/cities/2017/feb/02/beiruts-public-space-last-beach-residents-fear-privatisation-ramlet-al-

      A private development close to Beirut’s last remaining public beach is sparking anger among residents who fear companies will leave nothing for the poor and middle classes – encroaching further into a city that already lacks public space
      Cities is supported by
      Rockefeller Foundation
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      Alex Dziadosz in Beirut

      Thu 2 Feb 2017 07.15 GMT
      Last modified on Fri 11 May 2018 13.08 BST

      Take a stroll down the golden sands of Ramlet al-Baida, Beirut’s last public beach, and you’ll see families fishing and smoking shisha in ramshackle palm frond cabanas, boys kicking footballs under battered lamp-posts, and children building sandcastles in the waves. It is a rare outlet in a city where public spaces are few and far between. But at the beach’s southern end, the scene abruptly gives way to looming cranes and men in hard hats driving rebars into a rising edifice of concrete.

    • Beirut Destroys the City’s Last Public Beach
      https://www.oroom.org/forum/threads/beirut-destroys-the-city%E2%80%99s-last-public-beach.51610

      The controversy over the ownership of Ramlet El Bayda first made news headlinesback in 2012,and has since been at the center of a tug-of-war between activists, on the one hand, and real estate developers and officials, on the other.

      InJune 2016, government officials denied any speculation about the closure of the beach for real-estate-development purposes, after some of the installations were destroyed by excavators.

      Ziad Chebib, the governor of Beirut, hadsaid:

      The Ramlet El Bayda public beach will not be closed and any form of restricting citizens from accessing the shores, be it for constructional purposes or by erecting fences to close off the area is strictly prohibited.

      In this case, activists have the law on their side. Indeed,“Article 2 of Order 144,” the lawregulating coastalproperties in Lebanon since 1925, stipulates that the seashore until the farthest area reached by the waves during winter as well as sand and rocky shores are considered public property.

      But despite this law,decree changes and loopholeshave allowed more and more development to happen on the Lebanese coast.

      This is not the first case of coastal development in Lebanon happening at the expense of public property. Just recently, activists heldprotestsagainst the government’s plans to transformKfarabida’s rocky beachin the Batroun district in Northern Lebanon to yet another Yacht Club.

      The legality of this project has also been the subject of much controversy, as many rules are being bent by using ministerial decrees to get the project approved. Six months earlier, the issue of theAdlounbeach in South Lebanon was raised by local media outlets. It was reported that the natural coast was being destroyed in order to be replaced by a port worth26.6 million USDand erasing, in the process, a Phoenician port site of high cultural and archeological value. The excavations began with no proper environmental impact assessment prompting a conflict between the Ministry of Public Works and the Ministries of Environment and Culture.

    • No One Wants to Take the Blame for Friday’s Sewage floods | Blog Baladi
      https://blogbaladi.com/no-one-wants-to-take-the-blame-for-fridays-sewage-floods

      Every time it rains in Lebanon, sewer lines are blocked causing floods all over the road but what happened on Friday was a different story. Ramlet el Baida and Bliss streets were flooded by sewage because the main sewer and wastewater drain lines were blocked illegally.

      Beirut Gov. Ziad Chebib rushed to blame Eden Bay and the Ghobeiri municipality but a daily star article revealed that the governor had stopped works to unblock the sewer line a day before. Moreover, almost everyone in Lebanon is aware that this resort has blocked a sewer line for months now yet no actions were taken. Weirdly enough, Beirut Mayor Jamal Itani wasn’t aware of that blockage and had called for an investigation which will probably be forgotten sometime soon.

    • Legal Agenda
      http://legal-agenda.com/en/article.php?id=3647
      http://legal-agenda.com/uploads/1493812554-Page 5 - ruines-achouriennes.png

      Editor’s note: The following article was written prior to the recent ruling on April 11, 2017, in which the State Shura Council reversed its earlier decision that suspended the construction permit of the Eden Bay resort.

      The Eden Bay resort project (commonly known as the Eden Rock resort), situated at the southern tip of Beirut, has been a major topic of interest for public opinion and the Lebanese media. This is certainly due to several factors, namely that it is one of the few cases related to the protection of maritime public property with a positive, even if initial, outcome. Having issued three successive rulings, the judiciary has asserted itself as a weapon of public action against powerful companies and financiers. Not only has the investing company’s ongoing construction work in defiance of judicial orders infuriated many citizens. It has led to significant implications at the judicial level: because of these actions, the case now is not just one about the environment and protecting a beach, but also about the judiciary’s independence and the fight against corruption.

      In this article, I shall reflect on some lessons that the activist community might be able to draw on from this experience.

      Lesson 1: Access to Information is an Essential Part of the Battle to Annul Administrative Decisions

    • Ramlet el Baida : débordement du Privé sur le domaine public maritime - Cynthia BOU AOUN
      https://libnanews.com/ramlet-el-baida-debordement-prive-domaine-public-maritime-cynthia-bou-aou

      Depuis quelques semaines, les travaux d’excavation défigurent la plage de Ramlet el Baida sur la partie à l’extrême sud de la dernière plage publique restante à Beyrouth en vue de la construction d’un autre complexe touristique, l’ « Eden Bay Resort », ce qui suscita une mobilisation des ONG et de la société civile qui considèrent que le site fait partie du domaine public maritime. Le chantier a démarré après que le gouverneur de Beyrouth Ziad Chbib a libéré les parcelles appartenant à la « Société foncière touristique Eden Rock s.a.l » [3689 – 3690 – 3691 – 3692] en juin 2016, qui justifie cette décision hâtive en affirmant qu’il s’agit de « parcelles privées car à l’origine, elles étaient de nature rocheuse mais le sable les a envahit suite à l’interruption des travaux ». Cette décision s’accompagne de la signature du propriétaire d’un engagement à limiter la construction sur 2 bien-fonds [3691 – 3692] à « 1m maximum au-dessus du terrain naturel » [en d’autres termes à ce que la loi de construction permet pour les sous-sols] et à modifier en conséquence le permis de construire de sorte à relocaliser le projet sur la partie nord de la parcelle [3689 – 2390]. Bizarrement, ce permis à été approuvé sur base de cet engagement, avant même de présenter un nouveau dossier de permis modifié !

    • Development of public beaches sparks outrage in Lebanon
      https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2018/07/lebanon-public-beach-violations-hotel-tourism.html

      BEIRUT — Lancaster Eden Bay Hotel opened June 25 on Ramlet al-Baida seashore in Beirut, despite all the legal conflicts that occurred with the construction of the project. It had an invalid building permit, and the municipality of Beirut did not grant the hotel an occupancy permit. However, project owner Wissam Achour insisted on opening the hotel as a fait accompli.

      On May 9, Nahnoo — an NGO founded in 2009 that works to protect public property and cultural heritage in Lebanon — published a report b

    • http://lcps-lebanon.org/featuredArticle.php?id=111

      In a public statement last January, Beirut’s mayor reiterated his electoral promise to protect and harness the city’s coast as its most important resource. Yet, nine months after he assumed office, Mr. Itani has yet to make an announcement about how he will address forty illegal buildings that distort and privatize the city’s seafront.[1] In fact, Beirut’s municipal council has so far been publicly unresponsive to activists’ demands, namely that it intervene to stop encroaching development along the coast (and elsewhere). More alarming, the council and its president have remained mute about the Eden Rock/Eden Bay resort saga, the blatantly illegal seven-floor touristic development that was the subject of two decisions from the higher court council (Majlis al-Shura) before the city’s governor—ironically once a judge on the council himself—issued a statement ordering the developer to stop construction.

    • The last public beach in Beirut | 1843
      https://www.1843magazine.com/dispatches/dispatches/the-last-public-beach-in-beirut

      It’s one of the only spaces in Lebanon’s capital where people can mingle for free. But the shadow of private development looms large
      Ellie Violet Bramley | February 4th 2019

      On the afternoon I visit Ramlet al-Bayda beach, a young bride and groom are having their photograph taken. She holds her white dress up carefully, the voluminous skirt hovering a few inches above the sand like a frilly spaceship. Their friends and relatives buzz around them excitedly, playing music from their phones. Other beach-goers sit on plastic chairs close to the water’s edge, chatting, smoking argileh (the Lebanese word for shisha) and taking in the scene. Nearby, children are making the most of a seesaw and swings.

    • Beirut Municipality Removing Violations on #Ramlet_el_Bayda Beach | Blog Baladi
      https://blogbaladi.com/beirut-municipality-removing-violations-on-ramlet-el-bayda-beach

      It’s hard to mention violations on Ramlet el Bayda’s beach without the Eden Bay coming to mind, but it’s no longer a priority apparently or maybe they’re legit now (because Lebanon right?). Remember the sewage floods too last winter? Also forgotten.

      What seems to be a priority to the Beirut Municipality is removing a bunch of illegal bamboo beach bars and benches, set up on a beach infested by sewage waters and garbage, and surrounded by violating restaurants and cafes. Yes we’re all for removing violations but what’s the point of doing so when the beach poses serious health risks to all those swimming or sun-bathing?

      Now one can argue that it is not the municipality’s job to remove other violations, but what about the sidewalks? What about the garbage lying around? What about providing clean and free public beaches and green spaces to its residents? What about clean air? noise pollution? What about bicycle paths and safe pedestrian side walks? Where are we from all that?

      #liban #beyrouth #privatisation #côtes #plage

  • «On a créé des ghettos de vieux riches» : en #Bretagne, les habitants ne font pas de quartier avec les #résidences_secondaires
    https://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/prix-immobilier/on-a-cree-des-ghettos-de-vieux-riches-en-bretagne-les-habitants-ne-font

    Mi-avril, des tags contre les résidences secondaires ont recouvert les murs de treize communes bretonnes. Certains habitants sont vent debout contre ces nouveaux voisins qui font grimper les prix de l’#immobilier. Reportage sur la presqu’île de Rhuys, dans le Morbihan.

    #démographie #finances_locales #vieillissement #tourisme #cohésion_sociale #aménagement_du_territoire #urbanisme #littoral