• Procès Airbnb, coaching immobilier, chasse aux crevards... C’est l’été à Marseille !
    https://lundi.am/Le-syndrome-Florent-Richard

    Manifestation aux Goudes contre le surtourisme, désert de valises à roulette dans le quartier du Panier, banderoles de voisins contre les Rooftop illégaux à Malmousque, manifestation d’habitant.es contre un 6e restaurant branché au Vallon des Auffes, dancefloors sans fin à la Friche et soirées contre-culturelles sympa à la Belle de Mai, Jacuzzi hors de prix et jets de harissa pour réchauffer les maillots de bain des touristes à Belsunce, arrêtés de péril dans les Airbnb aux Réformés... Mais encore effondrements de bâtiments et blessées à la halle Delacroix, rénovations avec toujours autant de tact et de supposé « soin » pour les habitant.es de Noailles, chaleureusement accompagnés par les enseignes blanc immaculé des succursales culturelles comme Montevidéo (préempté 900 000 euros par la ville) ou verdâtre de bars à New Yorkais, repeints pendant le carnaval... Victor Collet poursuit ici son travail d’enquête sur la gentrification de Marseille et tout ce qui lui résiste.

    #Marseille #gentrification #tourisme #Airbnb #location_courte_durée #immobilier #spéculation #Florent_Richard

  • « La façon dont Trump utilise la présidence pour capter de manière flagrante de la richesse pour sa famille et lui n’a pas de précédent », selon l’historien Richard White
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/03/30/la-facon-dont-trump-utilise-la-presidence-pour-capter-de-maniere-flagrante-d

    Le retour à la Maison Blanche du milliardaire républicain rappelle l’époque des barons voleurs, au XIXᵉ siècle, lorsque des industriels bâtissaient des empires grâce à la #corruption, explique Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford, en Californie.

    Lorsque, à l’automne 2025 Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, a repris du service diplomatique pour son beau-père entre Israël et les pays du Golfe, tout en menant ses #affaires avec les politiques et familles régnantes de la région, bien peu se sont offusqués. De même, l’Amérique est restée indifférente, début mars, lorsque furent révélés les investissements des fils du président, Don Jr et Eric, dans des sociétés de drones susceptibles de recevoir des commandes du Pentagone. Les sommes en jeu ne sont pourtant pas minces. Les actions de Don Jr dans la société Unusual Machines, dont il est devenu conseiller à la fin de l’année 2024, et acquises pour 200 000 dollars (173 000 euros), en valent, si elles n’ont pas été revendues, 4 millions depuis que la société a décroché un contrat du Pentagone. Comme si #népotisme, conflits d’intérêts et #délits_d’initiés étaient devenus acceptables aux Etats-Unis sous Donald Trump.

    « Il y a déjà eu énormément de corruption par le passé, ce n’est pas nouveau, mais la façon dont Trump utilise la présidence pour capter de manière flagrante de la richesse pour sa famille et lui n’a pas de précédent », s’afflige Richard White, professeur d’histoire émérite à l’université Stanford (Californie) et spécialiste de la corruption au XIXe siècle. Sans cesse, l’ère Trump rappelle celle de « l’âge doré » (Gilded Age) dont le président a la nostalgie – ou plutôt « l’âge doré en toc », pour reprendre l’expression narquoise de l’écrivain Mark Twain (1835-1910), cette période d’#enrichissement et de corruption qui s’étend de la guerre de Sécession (1861-1865) au sursaut progressiste de Théodore Roosevelt (1901-1909).

    [...]

    La conquête du monde numérique et de l’intelligence artificielle a un goût de déjà-vu : elle rappelle la conquête de l’Ouest, par le chemin fer, avec l’exploitation de terres et de ressources immenses, qui va donner aux politiciens un pouvoir considérable. Cette époque de corruption et de partage fut qualifiée de « grand barbecue » par l’historien progressiste Vernon Parrington (1871-1929). « C’est exactement ce qui se produit aujourd’hui, bien que le processus soit plus sophistiqué », estime Richard White.

    Il cite le transfert vers le privé du programme spatial américain, à Elon Musk (SpaceX) et à Jeff Bezos (Blue Origin) ou le développement de toutes sortes de technologies concédées sous licence à des acteurs privés qui les utilisent pour « bâtir d’immenses fortunes privées ». « Il s’agit là de l’échec de la sphère politique – et de l’échec du peuple américain – à prendre conscience que ce qui relève du domaine public mérite une certaine préservation », accuse Richard White.

    https://justpaste.it/ndh0t

    #É-U #riches #usines_à_fric : #armement #immobilier #technologies #IA

  • « A Paris, la carte des logements occupés de manière intermittente recoupe étonnamment celle de la cherté au mètre carré »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/21/a-paris-la-carte-des-logements-occupes-de-maniere-intermittente-recoupe-eton

    #Paris cristallise l’ensemble des problèmes de #logement en France : rareté de l’offre, difficulté à trouver une habitation, prix et #loyers élevés, délais d’attente pour l’obtention d’un #logement_social. Ce n’est pas pour rien que, dans le classement officiel des territoires selon la tension du marché du logement, la capitale et sa petite couronne sont classées au niveau le plus élevé : la zone A bis. Pour comprendre ce qui a mené à cette situation, l’examen de quelques données de base sur la longue durée, tirées des recensements de 1968 à 2022 et rapportées par l’Insee, est riche d’enseignements.

    A priori, l’évolution du nombre de logements depuis 1968 est rassurante, puisqu’il a augmenté de près de 15 % : 1,4 million de logements en 2022, contre 1,22 million en 1968. Mais, dans le détail, les résidences principales connaissent une dynamique inverse – une baisse d’un peu plus de 25 000 logements – tandis que, symétriquement, les #logements_vacants et les #résidences_secondaires voient leur nombre grimper en flèche.
    La frontière étant poreuse entre ces deux dernières catégories, il est commode de les regrouper sous le nom de « logements intermittents ». Ils représentent aujourd’hui 9 % du parc dans la Métropole du Grand Paris (hors Paris), un chiffre proche des 8 % constatés à Londres. Dans Paris intra-muros, ils représentent près d’un logement sur cinq en 2022, contre seulement un sur vingt en 1968. Quels facteurs expliquent cette explosion ?

    L’augmentation du nombre de logements a servi en partie à satisfaire les désirs de ceux qui n’habitent pas Paris à l’année, provinciaux et étrangers désireux d’avoir un pied-à-terre dans la capitale et de profiter de ses agréments pendant une courte période. L’occupation intermittente concerne surtout les petites surfaces : près des trois quarts des logements inoccupés ne disposent que d’une ou deux pièces.

    La location meublée touristique est souvent incriminée. Elle joue un rôle, mais moins important qu’on ne le croit. Le nombre d’annonces de logements entiers disponibles en novembre 2025 sur la plateforme Airbnb ne dépasse pas 48 000 à Paris intra-muros, soit 3,4 % du nombre de logements selon une enquête de l’Atelier d’urbanisme de Paris (APUR). Même si ce nombre est sous-estimé, la location touristique ne doit pas être responsable de plus d’un tiers de l’augmentation de l’intermittence.

    L’ancienneté du logement entre en ligne de compte. Plus le logement vieillit, plus il faut entreprendre des travaux de rénovation, sans compter l’obsolescence qui déclasse les logements anciens au fur et à mesure que les normes de confort progressent. L’évolution de la réglementation constitue aussi un facteur, l’interdiction de louer des passoires thermiques en étant un bon exemple. La structure par ancienneté des logements inoccupés confirme pleinement cette hypothèse. Plus un logement est ancien, plus l’intermittence est développée ; un quart des logements construits avant 1914 sont dans ce cas, selon une autre enquête de l’APUR.

    Incitation fiscale

    Toutefois, au-delà de tous ces facteurs, la carte de l’occupation intermittente recoupe étonnamment celle de la cherté du logement au mètre carré : elle touche majoritairement les arrondissements centraux bordant la Seine. L’élément essentiel semble donc être une rétention de nature économique. Une occupation occasionnelle semble la meilleure façon d’attendre une occasion de vendre au prix le plus élevé et de réaliser une belle plus-value.

    Ces logements disposent d’une douche ou d’une baignoire et sont donc habitables dans la très grande majorité des cas : ils pourraient convenir à des étudiants ou à des jeunes travailleurs, particulièrement pénalisés par le manque de logements disponibles. Deux pistes successives peuvent être explorées pour les remettre sur le marché locatif.

    Première piste, l’incitation fiscale. Elle consisterait à les exempter de l’imposition des revenus fonciers en cas d’occupation du logement à titre de résidence principale [sans même imposer aux proprios de réaliser les travaux dont la responsabilité leur incombe ?]. Pour que l’effet soit neutre sur les finances publiques, il conviendrait de relever la taxe sur les logements vacants, qui a une réelle efficacité, et de rehausser le seuil maximal de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Cette stratégie devrait être maintenue pendant plusieurs années, pour en mesurer les effets.

    Mais il n’est pas impossible que cette stratégie ne tienne pas ses promesses : les bailleurs peuvent ne pas se satisfaire du niveau des loyers que paieraient les locataires potentiels (les prix élevés de l’immobilier à Paris rendent le taux de rendement de l’investissement locatif peu rémunérateur). En dernier recours, on pourrait alors obliger les propriétaires à louer leur bien, à un loyer abordable.

    #rente_foncière #spéculation #tourisme #pénurie #fiscalité #immobilier

  • Milan-Cortina 2026 : fair-play ? Parlons-en !

    #Neige_artificielle, circulation, #béton et sponsoring des entreprises fossiles : les atteintes à la #nature avant et pendant les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont été légions – et ont également fait l’objet d’une couverture médiatique.

    Plusieurs milliards d’euros ont été investis dans l’#économie de la construction pour les Jeux olympiques d’hiver 2026 : malgré toutes les promesses de #durabilité, une nouvelle piste de #bobsleigh a été bétonnée dans la #forêt, une télécabine a été construite dans une zone de glissement de terrain, des pentes ont été creusées à l’aide d’excavatrices et des #forêts ont été sacrifiées pour créer des bassins de stockage. L’un des rares aspects positifs pour la nature : pour la première fois, les Jeux olympiques d’hiver ont été organisés de manière décentralisée afin de réduire le nombre de nouvelles installations sportives. Néanmoins, selon les calculs, Milan-Cortina a produit en 2026 plus de 900 000 tonnes de CO2. La plus grande part revient à l’accueil des spectateur·rice·s, le reste à la planification et à la réalisation des compétitions, ainsi qu’aux projets de construction. En outre, 1,3 millions de tonnes de CO2 proviennent du parrainage d’entreprises issues de l’industrie des #combustibles_fossiles, telles que le groupe pétrolier #ENI, le constructeur automobile #Stellantis ou la compagnie aérienne #ITA_Airways. Le fait que les sports d’hiver creusent leur propre tombe avec des sponsors fossiles a été critiqué dans une pétition adressée au CIO par des athlètes et signée par plus de 20 000 personnes.

    Utilisation de neige artificielle malgré le manque d’#eau

    La crise climatique complique encore l’organisation des jeux d‘hiver : d’ici le milieu du siècle, seuls 52 des 93 sites actuels pourront encore être pris en considération, et sans l’utilisation de neige artificielle, il n’en restera plus que quatre. Rien que pour Milan-Cortina 2026, quatre nouveaux bassins de stockage ont été construits et un total de 2,4 millions de mètres cubes de neige artificielle ont été produits. L’eau déjà rare dans les #Alpes du sud provenait de sources alpines et de rivières. Le #coût de ces jeux d’hiver est passé de 1,5 à 5,7 milliards d’euros, une somme que les contribuables finiront par payer. En outre, la hausse des prix de l’#immobilier à Cortina et à Milan par exemple renforce les #inégalités_sociales. En 2030, les Jeux olympiques d’hiver auront lieu dans les Alpes françaises. Les ONG y réclament plus de transparence et la participation des citoyen·ne·s.

    Podcast sur Milan-Cortina 2026

    Quel impact les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont-ils eu sur les Alpes italiennes ? Quel est leur héritage pour les communes locales ? Et qu’en attendent les prochains organisateur·rice·s des prochains Jeux d’hiver dans les Alpes françaises en 2030 ? Ces questions sont abordées dans la dernière édition de notre podcast :

    https://soundcloud.com/cipra_international/100-en-the-legacy-of-milano

    https://www.cipra.org/fr/nouveautes/milan-cortina-2026-fair-play-parlons-en
    #Milano-Cortina #JO #jeux_olympiques #JO2026

  • La fabrique pavillonnaire de la ségrégation
    https://laviedesidees.fr/Berenson-Perfect-communities

    Dans Perfect Communities, Edward Berenson revisite l’histoire du promoteur William Levitt pour mieux raconter un habitat pavillonnaire fortement plébiscité, symbole de la construction moderne et standardisée d’après-guerre.

    #Société #ville #immobilier #ségrégation
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260318_berensonperfectcommunities.pdf

  • Immobilienkrimi in Berlin : Wie ein Investor auf einem Millionenschaden sitzen bleibt
    https://www.berliner-zeitung.de/mensch-metropole/ich-habe-meine-zukunft-verloren-der-verzweifelte-kampf-eines-berlin

    C’est ume vérité éternelle : Quand on fait des affaires la chance de tomber sur des escrocs augmente avec le profit en vue. À Berlin la construction et l’immobilier ont toujours été le domaine des mafieux.

    Le promoteur immobilier dans l’article se plaint alors de la haine des investisseur. Il a raison, les Berlinois ont appris à détester les gens qui se remplissent les poches en faisant augmenter le prix du bien essentiel pour survivre : ton appartement.

    Pas facile le travail de riche à Berlin.

    25.11.2025 von Yoko Rödel - Ein Berliner Investor erwirbt Grundstücke aus einer Insolvenzmasse – doch der zugrunde liegende Insolvenzplan ist rechtswidrig. Ein jahrelanger Rechtsstreit beginnt.

    Zum ersten Mal in diesem Jahr hat es geschneit: Ganz Berlin liegt unter einer pudrig weißen Decke, als wir uns am frühen Morgen auf den Weg zu unserem Gesprächspartner machen – einmal quer durch die Stadt bis in den Nordosten. Dort angekommen, blicken wir auf schmucke Bauten mit kleinen Schornsteinen, aus denen dicke Rauchschwaden in den Himmel steigen. Eine ruhige Gegend, nicht mehr ganz Stadt, aber auch noch nicht richtig Land. Wir stapfen durch den festgefrorenen Schnee, schielen halb auf den Boden, um nicht auszurutschen, und halb auf das Handy, um ja nicht vom rechten Weg abzukommen.

    „Ihr wollt doch bestimmt zu mir!“, ruft eine Stimme aus dem Nichts. Wir blicken hoch und sehen Bata S., der uns aus dem Fenster seines Büros zuwinkt. „Schön, dass Sie trotz Schnee und Eis hergefunden haben – kommen Sie schnell rein!“

    Gesagt, getan. Im Gebäude empfängt uns der Berliner mit einem warmen Händedruck und bittet uns in sein Büro. Auf dem Tisch stapeln sich Aktenordner, Schreiben, Verträge. Das Ergebnis eines jahrelangen Rechtsstreits um zwei Grundstücke in Berlin – und zugleich ein stilles Zeugnis für das Verwaltungs- und Behördenchaos, mit dem sich Immobilienentwickler in der Hauptstadt tagtäglich herumschlagen müssen.

    „Möchten Sie Kaffee, Tee, Wasser? Haben Sie Hunger? Ich habe alles da“, sagt Bata S. Wir entscheiden uns für einen Cappuccino und Butterkekse. Während wir die klammen Finger an den warmen Tassen wärmen, setzt sich Bata S. zu uns – und beginnt zu erzählen. Von sich, seinen Erfahrungen als Immobilienentwickler – und von seinen nicht enden wollenden Kämpfen gegen Behörden, Banken und Gerichte.

    Zwei Grundstücke, eine Insolvenz – und ein Geheimnis

    Bata S. ist Vollblutunternehmer. Wer mit ihm spricht, merkt schnell: Dieser Mann will etwas bewegen. Er ist keiner, der schnell aufgibt oder jammert, wenn etwas mal nicht so läuft wie geplant: „Ich bin seit vielen Jahren in der Berliner Immobilienbranche als Entwickler tätig“, erzählt er. Die Geschäfte liefen immer gut. Zunächst entwickelte er kleinere Grundstücke, bis er vor sechs Jahren das nächste große Investment plante. Über ein Immobilienportal erfuhr er von einem Bieterverfahren für zwei Baugrundstücke in Berlin-Mitte, beide Teil einer Insolvenzmasse.

    Daran nahm der Unternehmer teil und erhielt schließlich den Zuschlag. Was er nicht wusste: Für beide Grundstücke gab es Grundbuchvormerkungen früherer Bauträger, die weiterhin Eigentumsansprüche erhoben. Ebenso ahnte er nicht, dass die Firmensitze der zahlungsunfähigen Projektgesellschaften hastig in eine deutsche Hafenstadt verlegt worden waren, bevor die Insolvenz eröffnet wurde: „Von all dem wusste ich nichts. Ich hatte gar keine Ahnung, was da im Hintergrund ablief.“

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    Der Unternehmer im Lager seiner Firma. Zwei Gerichte hatten den Insolvenzplan für rechtlich korrekt befunden. „Ich hatte nie Grund gehabt, daran zu zweifeln", so Bata S.Markus Wächter/Berliner Zeitung

    Er gründete zwei Projektgesellschaften und bereitete den Kaufvertrag vor. „Wir haben zehn Prozent der Summe angezahlt, dann wurde der Insolvenzplan, der den Verkauf der Grundstücke vorsah, beim Gericht eingereicht und schließlich bestätigt.“ Nachdem die früheren Bauträger gegen die Planbestätigung Beschwerde eingelegt hatten, das zuständige Landgericht den Plan jedoch in vollem Umfang bestätigte, war für ihn klar: „Alles ist rechtens – jetzt können wir weitermachen.“

    „Jeden Tag fielen Tausende Euro Zinsen an“

    Damit schien der Weg frei. Doch nun musste Bata S. binnen zwei Wochen den gesamten Kaufpreis überweisen. Das Problem: Es handelte sich um einen hohen Millionenbetrag, den er so kurzfristig nicht aufbringen konnte. „Also habe ich einen Kreditgeber angerufen, der mir die Summe binnen eines Tages bereitstellte.“

    Der Haken: Der Kapitalgeber verlangte extrem hohe Zinsen – fast 20 Prozent – und eine umfassende Globalabtretung. Ein teures und riskantes Unterfangen: „Dass das keine guten Konditionen sind, war mir klar“, sagt Bata S. „Aber wir hatten damals die Corona-Pandemie, die Banken waren extrem vorsichtig. Also bin ich dieses Risiko eingegangen – im Vertrauen darauf, dass alles rechtlich sauber ist.“

    Binnen Stunden floss das Geld auf das Notarkonto. Einen Tag später dann der Schock: „Ich erhielt die Nachricht, dass das Verfahren ausgesetzt werde und die Grundstücke nicht übertragen werden können.“

    Der Grund: eine Grundbuchvormerkung der früheren Bauträger. Als der Unternehmer davon erfuhr, sei er höchst alarmiert gewesen – genau diese Information hatte ihm der Insolvenzverwalter verheimlicht: „Ich rief ihn an und habe ihn regelrecht angefleht, er möge das Geld rücküberweisen. Jeden Tag liefen Tausende Euro Zinsen auf!“ Doch der Insolvenzverwalter blieb hart. Für Bata S. eine Tragödie: „Wäre das Geld am nächsten Tag zurückgegangen, hätten wir nur einen niedrigen sechsstelligen Schaden gehabt. Doch der Insolvenzverwalter ließ nicht mit sich reden.“

    Gefangen in den Mühlen der Justiz

    Für Bata S. war klar: Hier stimmte etwas nicht. Nachdem alle Versuche scheiterten, das Geld zurückzubekommen, schaltete er seinen Anwalt ein. Der forderte zunächst die Vertragserfüllung ein. Doch der Insolvenzverwalter blieb stur. „Ich denke, er wollte sich so seine Vergütung aus der Insolvenzmasse sichern“, mutmaßt er.

    Der Berliner Unternehmer befand sich in einer Zwickmühle: Er war weder am Insolvenzverfahren beteiligt noch war er Kläger. „Ich war in einer rechtlichen Grauzone. Mir waren die Hände gebunden.“ Gleichzeitig musste er die Bedingungen seines Kreditgebers erfüllen. Die Projektgesellschaften für die beiden Grundstücke liefen weiter – als seien sie längst in seinem Besitz: „Das verursachte enorme laufende Kosten.“

    Nachdem Bata S. von der Grundbuchvormerkung erfuhr, wollte er die Zahlung rückgängig machen, doch er hatte keinen Erfolg. „Der Insolvenzverwalter ließ einfach nicht mit sich reden.“

    Nachdem Bata S. von der Grundbuchvormerkung erfuhr, wollte er die Zahlung rückgängig machen, doch er hatte keinen Erfolg. „Der Insolvenzverwalter ließ einfach nicht mit sich reden.“Markus Wächter/Berliner Zeitung

    Die Monate vergingen und die Zinsen wuchsen ins Unermessliche. Am Ende stand eine hohe Millionensumme im Raum. „Dieser Schwebezustand, dann die Tausenden Euro Zinsen, die sich jeden Tag anhäuften. Das war so zermürbend. Ich wollte nur noch raus aus dem Vertrag und mein Geld zurück.“

    Es sei eine der schwierigsten Phasen seines Lebens gewesen. „Ich hatte zum Glück noch ein paar andere Projekte, die gut liefen, sodass ich diese Mehrkosten kompensieren konnte. Ich war also zu keiner Zeit in Zahlungsnot. Dennoch hat mich das Ganze stark belastet.“

    „Der Richter sagte, ich sei selbst schuld“

    Als schließlich das Urteil des Bundesverfassungsgerichts vorlag – und damit feststand, dass der Insolvenzplan verfassungswidrig war –, brach das Kartenhaus zusammen. Wenig später erklärte auch das zuständige Landgericht den Insolvenzplan für unwirksam. Sein Anwalt forderte den Insolvenzverwalter zur Vertragserfüllung auf. Als dieser auch dem nicht nachkam, trat Bata S. formal vom Kaufvetrag zurück: „Der Notar kam nach Prüfung zu dem Ergebnis, dass der Rücktritt wirksam ist – und hat daraufhin die gesamte Kaufpreissumme an den Kreditgeber zurücküberwiesen.“

    Als der Kapitalgeber die gesamte Summe zurückerhalten hatte, fiel Bata S. „ein riesiger Stein vom Herzen“. Ein erster Teilerfolg – das Geld war zurück. Doch die Erleichterung hielt nicht lange: „Das Problem war, dass inzwischen eine Zinslast von über einer Million Euro angefallen war“, sagt er. Nach zähen Verhandlungen einigte er sich mit dem Kreditgeber auf eine Teilsumme. „Und ich musste denen zusichern, dass sie einen Anteil bekommen, falls wir den Schaden ersetzt bekommen.“

    Um auf dem Millionenschaden, der ihm durch Zinsen, Grundstücksbewirtschaftungen, Anwalts- und Verfahrenskosten entstanden war, nicht sitzen zu bleiben, reichte er anschließend Schadenersatzklage gegen den Insolvenzverwalter ein. Dann erfuhr er, dass der für das Verfahren zuständige Richter derselbe war, der Jahre zuvor den Insolvenzplan bestätigt hatte. Für Bata S. stand sofort fest, dass dieser Richter befangen war.

    „Während der Verhandlung sagte mir der Richter tatsächlich, ich sei selbst schuld – ich hätte die Risiken erkennen müssen.“ Nachdem der Richter die Klage abwies, legte Bata S. Berufung ein – und der Fall landete vor einem Oberlandesgericht. Das Verfahren läuft.

    „Ich habe meine Zukunft verloren“

    Ihm gehe es nicht ums Geld – und auch nicht um Rache. Er wolle die Menschen dafür sensibilisieren, mit welchen enormen Risiken Immobilienentwickler in Berlin zu kämpfen haben: „Seit mehr als fünf Jahren begleitet mich dieser Fall. Ich habe dadurch viel Geld verloren. Wissen Sie, ich bin in Berlin längst kein Einzelfall.“

    Diese Erfahrung sei für ihn wie eine Zäsur gewesen: „Ich teile mein Leben inzwischen in drei Phasen ein: meine Schul- und Studienzeit, meine Jahre als Unternehmer vor dieser Fehlinvestition – und alles, was danach kam. Man kann sagen, ich habe dadurch meine Zukunft verloren.“

    Trotz der hohen finanziellen Verluste sei er jedoch nie in echte Geldnot geraten. „Ich hatte zum Glück andere Projekte, dadurch konnte ich vieles abfedern.“ Andere Investoren, insbesondere private Entwickler, hätten diese Reserven jedoch oft nicht. „Diese Menschen werden dann über den Tisch gezogen und sind finanziell ruiniert.“
    Investorenhass in Berlin: „einfach absurd“

    Obwohl Entwickler in der Hauptstadt enorme Risiken auf sich nehmen, werden ausgerechnet sie oft für die Immobilienkrise verantwortlich gemacht sagt Bata S. „Hier kursiert ein regelrechter Investorenhass. Ich frage mich wirklich, woher das kommt“, sagt der Berliner. „Das ist einfach absurd. Was genau wirft man mir vor? Dass ich Geld in die Hand nehme und in dieser Stadt etwas bewegen will?“

    Anders als viele andere Investoren, die sich inzwischen reihenweise aus der Hauptstadt verabschieden, will er trotz der widrigen Bedingungen Berlin nicht den Rücken kehren. „Ich weiß, dass ich anderswo viel schneller und günstiger bauen könnte – aber ich liebe diese Stadt. Und der Berliner Markt bietet trotz allem stabile Renditeaussichten.“

    Obwohl Investoren in Berlin enorme Risiken auf sich nehmen, um Grundstücke zu entwickeln, würden ausgerechnet sie häufig für die Immobilienkrise verantwortlich gemacht, so Bata S.

    Obwohl Investoren in Berlin enorme Risiken auf sich nehmen, um Grundstücke zu entwickeln, würden ausgerechnet sie häufig für die Immobilienkrise verantwortlich gemacht, so Bata S.Markus Wächter/Berliner Zeitung

    Die letzten Jahre seien jedoch nicht spurlos an ihm vorbeigegangen. „Mein Vertrauen in die Justiz ist tief erschüttert. Das hätte ich nie für möglich gehalten. Ich dachte immer, ich lebe hier in einem Rechtsstaat. Aber dem ist nicht so – wir haben hier eine echte institutionelle Krise.“

    Verhandlung naht: „Ich bin echt nervös“

    In wenigen Tagen steht der nächste Termin im Berufungsverfahren an. Dann entscheidet sich, ob er den entstandenen Schaden erstattet bekommt, oder ob er auf den Kosten sitzen bleibt. „Ich bin echt nervös“, sagt er leise. „Aber wie auch immer es ausgeht – zumindest hat dieses Fiasko dann endlich ein Ende. Besser ein Ende in Würde als ein Weiter-so in Qual.“

    Wir verabschieden uns, und Bata S. begleitet uns zur Tür. „Geben Sie gut auf sich acht“, sagt er uns noch mit einem Lächeln, das für einen Moment durchscheinen lässt, wie kräftezehrend die vergangenen Jahre für ihn gewesen sein müssen.

    Dann fällt die Tür ins Schloss. Draußen empfängt uns wieder die beißende Winterluft. Für einen Augenblick wirkt sie wie das Echo dieses nicht enden wollenden Immobilienkrimis. Doch am Horizont dringen erste Sonnenstrahlen durch das dichte Grau. Ein leiser Hoffnungsschimmer – und vielleicht ein Vorbote besserer Zeiten.

    #Berlin #immobilier #logement #spéculation

  • #publi_information #piège_à_cons

    Grâce à la nouvelle ligne de métro 15, « les demandes ont explosé » : ces 5 villes proches de Paris où acheter avant la flambée des prix
    https://www.challenges.fr/immobilier/grace-a-la-nouvelle-ligne-de-metro-15-les-demandes-ont-explose-ces-5-vill

    En partenariat avec Se Loger /Meilleurs Agents, Challenges vous propose un zoom sur les prix de l’immobilier par quartier. Les données Meilleurs Agents présentées sur cette page sont soumises à un copyright et n’ont pas le droit d’être reprises sans autorisation, que ce soit dans le cadre d’une activité commerciale ou non. Si vous souhaitez les réutiliser, ou si vous cherchez des données dans une ville particulière, merci de nous contacter.

    © Copyright : Prix et Indice des Prix de l’Immobilier (IPI) Meilleurs Agents au 1er novembre 2025

  • #bureaux vides : le télétravail a bon dos
    https://metropolitiques.eu/Bureaux-vides-le-teletravail-a-bon-dos.html

    À rebours des explications conjoncturelles sur la hausse soudaine de la vacance des bureaux en France, cet ouvrage révèle comment experts, investisseurs et indicateurs construisent un monde #immobilier hors sol et déconnecté des usages urbains. Dans les métropoles françaises, les bureaux vides se multiplient. Cette vacance immobilière, souvent attribuée au télétravail ou à la conjoncture économique, cache en réalité des mécanismes bien plus profonds. Pourquoi continue-t-on à construire des #Commentaires

    / #financiarisation, immobilier, bureaux

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-rottmann.pdf

  • Private equity firms are snapping up mobile home parks − and driving out the residents who can least afford to lose them
    https://theconversation.com/private-equity-firms-are-snapping-up-mobile-home-parks-and-driving-

    One of America’s most affordable paths to homeownership is slipping away.

    At manufactured home parks – sometimes called trailer parks or mobile home parks – rents are rapidly rising due to large-scale buyouts by private equity firms.

    Although private equity’s foray into the housing market is not new, the buyout of mobile home parks by investment firms is on the rise – with devastating consequences for residents. Over the past decade, rents in these parks have risen 45%, according to census data. Once a park is sold, the risk of eviction rises significantly in the following year.

    Today, around 20.6 million Americans live in a mobile or manufactured home. About one-third of mobile homes are located in mobile home communities.

    #logement #capital #us

    • L’expulsion des mobil-homes est en cours à grande échelle sur le littoral depuis, au moins, 2022

      À Saint-Pierre-Quiberon, au camping Park Er Lan, les propriétaires de mobile homes de plus de 20 ans priés de partir | Le Télégramme
      (09/2022)
      https://www.letelegramme.fr/morbihan/auray-56400/a-saint-pierre-quiberon-au-camping-park-er-lan-les-proprietaires-de-mob

      Depuis mercredi, l‘émotion règne au sein du camping de Park Er Lan, à Saint-Pierre-Quiberon. Le lieu a été racheté en mars dernier, et le nouvel acquéreur a signifié aux propriétaires de mobile homes de plus de 20 ans, qu’ils avaient un an pour partir.

      Ils sont 61 « résidents » au camping de Park er Lann. Certains sont là depuis très longtemps. « C’est notre petit paradis, souligne l’un d’entre eux. Pour la plupart nous nous sommes endettés pour acheter nos mobile-homes, et aujourd’hui on nous dit de partir ». Car la difficulté est bien là, s’ils sont propriétaires de leur mobile home, ils ne le sont pas du terrain.

      Ils paient donc un loyer pour leur emplacement. Lors de la réunion, le responsable du groupe qui a racheté le camping, a été sans appel : Les mobile homes construits il y a plus de 20 ans devront avoir quitté les lieux d’ici un an. « C’est la grande majorité d’entre nous, explique l’une des résidentes. Il doit n’y avoir qu’un peu plus d’une dizaine de mobile homes qui ne seront pas encore concernés, mais ces propriétaires redoutent de fortes augmentations de loyer. Nous ne comprenons pas cette décision inhumaine. Le mobile home est la résidence secondaire des pauvres ».

    • « Est-ce qu’ils ne veulent plus que du luxe sur le littoral ? » Les propriétaires de mobil-home craignent l’expulsion – France 3 Bretagne
      02/2024
      https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/finistere/quimper/est-ce-qu-ils-ne-veulent-plus-que-du-luxe-sur-le-littoral

      Un camping de Fouesnant, dans le Finistère, est sur le point d’être racheté par un groupe de promotion immobilière, faisant craindre à ses usagers de devoir quitter les mobil-homes qu’ils y ont installés. La Fédération des propriétaires de mobil-home dénonce une éviction progressive de ce type de vacanciers sur tout le littoral Atlantique.

      Pour la soixantaine de propriétaires de mobile-homes, c’est un petit coin de paradis devenu un peu leur maison. Sur la pointe de Beg Meil, à 10 minutes à pied de la plage de la cale, le camping de Kerroland accueille, d’avril à septembre, ses fidèles vacanciers.

      Le propriétaire a transformé en camping dans les années 1960 les terres agricoles de ses parents fermiers, sur la commune de Fouesnant, dans le Finistère. Depuis plusieurs années, il évoquait son projet de vendre le terrain.

      La lettre à en-tête de la société Giboire, le puissant groupe immobilier rennais, que reçoivent les usagers du camping, il y a deux semaines, les plongent dans le désarroi : le groupe de promotion immobilière annonce avoir « finalisé, avec le propriétaire des lieux, les conditions d’une cession », selon le courrier que nous avons consulté.
      En d’autres termes, l’entreprise va racheter le camping, et promet d’"assurer la continuité des services du camping a minima pour les deux prochaines saisons." Pour la suite, le groupe rennais a d’autres projets, « nous réfléchissons à l’évolution de ce site », assure-t-il. 

      Pour Paul Savary, propriétaire d’un des mobil-homes du camping de Kerolland depuis six ans, pas question de faire une croix sur les vacances en famille passées à moindres frais au bord de la mer.

      « L’été dernier, nous y avons eu de bons moments, ma fille et mes petits-enfants nous avaient rejoints avec leurs tentes, car il y a des emplacements à louer pour les tentes », se souvient-il. Pour le loyer de l’emplacement de son mobile-home, il paie 2 000 euros par an.

      Et d’expliquer ce qui fait la différence entre ce type de camping « où les gens restent au moins trois semaines » et les « campings modernes, où l’on ne peut rester que quelques jours tellement ils sont chers. » 
      Un modèle de camping familial qui devient rare sur le littoral breton.

      Le retraité ne compte pas en rester là. Il a lancé un collectif réunissant une trentaine de propriétaires de mobil-homes du camping de Kerolland. Et une pétition est mise en ligne. En une semaine, elle a réuni 7 000 signatures. « On a investi toutes nos économies pour notre retraite, donc on va se battre. »

      Loyers et commissions
      Pour Michel Harismendy, président de la Fédération nationale des propriétaires de résidences de loisirs (FNPRL), l’histoire du camping de Kerolland à Beg Meil, sur la commune de Fouesnant, est la conséquence des fortes pressions immobilières qui pèsent sur les campings depuis la crise du Covid. D’après lui, « les gens restent désormais davantage en France pour les vacances », ce qui a aiguisé l’appétit des promoteurs immobiliers.

      Il cite l’exemple d’un camping à côté de Cabourg, en Normandie, accueillant des propriétaires de mobil-homes. Selon le président de la FNPLR, le nouveau propriétaire du site serait tenté de faire fuir ses locataires. Il a augmenté le loyer des terrains des mobil-homes de 15%, tout en réduisant le temps d’ouverture dans l’année.

      « Les gestionnaires de camping s’octroient tout un tas de droits, comme interdire les mobil-homes de plus de 18 ans pour pousser à l’achat d’un nouveau mobil [dont le prix à neuf va de 50 000 à 80 000 euros], qui sera l’objet d’une commission de 25 à 30%, empochée par le gérant du camping », détaille Michel Harismendy.
      Pour lui, le problème principal est qu’il n’y a pas de cadre légal précis, les règles étant essentiellement définies dans le règlement intérieur du camping, qui est à la discrétion du gérant.

    • Les propriétaires de mobil-home doivent quitter ce camping : « On n’a que quatre mois pour partir » – Ouest-France
      08/2025
      https://www.ouest-france.fr/economie/hotellerie/camping/les-proprietaires-de-mobil-home-doivent-quitter-ce-camping-on-na-que-qu

      Depuis ce début de semaine, chacun leur tour, des résidents du camping Clicochic Plage des Tonnelles à Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, ont reçu un malheureux recommandé leur indiquant un bon de sortie définitif à compter de la fin d’année. Dont un couple de Bouguenais.

       On ne retrouvera jamais mieux. La voix d’Augustin tremble lorsqu’il parle de son mobil-home, installé depuis 2009 dans un camping de Saint-Jean-de-Monts. Avec sa femme Dominique, ce couple de Bouguenais a fait de cet endroit son refuge, à seulement quarante minutes de route de chez eux. On venait presque toutes les semaines. Ici, on était au calme, entourés de pins, avec la plage à cent mètres. C’était idéal.

    • Mobile homes : le propriétaire du camping peut-il vous forcer à partir ? - La Voix du Nord
      08/2025
      https://www.lavoixdunord.fr/1618339/article/2025-08-26/mobile-homes-le-proprietaire-du-camping-peut-il-vous-forcer-partir

      Le gestionnaire du camping peut-il vous demander de partir parce que votre mobile home est trop vieux ou parce que le grand groupe qui a racheté le terrain ne veut plus faire que du locatif, plus lucratif ?

      Les journaux regorgent d’histoires de propriétaires de mobile homes, souvent d’un certain âge, chassés du camping où ils viennent depuis trente ans parce que le gestionnaire juge leur mobile home trop ancien ou parce qu’un grand groupe a racheté le terrain et met tout le monde dehors. Lequel grand groupe ne trouve pas rentable d’avoir des propriétaires résidents qui paient 2 500 euros ou 3 000 euros de loyer annuel alors qu’il peut louer ses propres mobile homes 1 000 euros la semaine.

      « Les résidents doivent être conscients que le secteur vit une mutation profonde avec l’arrivée de ces grands groupes », met en garde Léopold Sebaux, un avocat angevin qui, avec son collègue nantais Bertrand Salquain, s’est spécialisé dans la défense des petits propriétaires de mobile homes. « Nous avons actuellement 300 dossiers ouverts dont certaines actions de groupe. Nous recommandons d’ailleurs aux personnes flouées de s’unir. »

    • Que peut le gouvernement ?
      (spoiler : pas grand chose…)

      Question n°1443 : Expulsions de propriétaires de mobile-home - Assemblée nationale
      20/09/2022
      https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/questions/QANR5L16QE1443

      Question de : Mme Jacqueline Maquet
      Pas-de-Calais (2e circonscription) - Renaissance

      Mme Jacqueline Maquet attire l’attention de M. le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur les expulsions de propriétaires de mobile-home dans plusieurs campings en France. Le changement de gestionnaire des campings peut créer des situations explosives pour les propriétaires de mobile-home installés depuis plusieurs années sur leur parcelle. On observe en effet, ces derniers mois, une vague d’annulations de locations de parcelles de mobile-homes, sommant les propriétaires de mobile-home à quitter les campings dans lesquels ils étaient installés. L’arrivée d’un nouveau gestionnaire de camping peut aussi entrainer une hausse soudaine des charges de loyer pour les propriétaires de mobile-home, qu’ils ne sont pas toujours en mesure d’assumer financièrement, les contraignant de fait à quitter le camping. Elle souhaite connaître la position du gouvernement sur ce sujet et savoir s’il serait favorable à la mise en place d’un dispositif permettant une meilleure protection des propriétaires de mobile-home, afin d’éviter leur éviction brutale.

      réponse 30/05/2023
      Ministère répondant : Petites et moyennes entreprises, commerce, artisanat et tourisme

      […]
      Un nouvel arrêté du 24 décembre 2014 relatif à l’information préalable du consommateur des établissements hôteliers de plein-air a été publié. Il vise à améliorer l’information des propriétaires sur les conditions de renouvellement et de modification du contrat de location. Il impose au gestionnaire de préciser, sur un support durable, la durée et le prix de la location, les conditions de renouvellement ou encore le montant des prestations indispensables comme le transport, ou le calage du mobile-home. Malgré la mise en place de ces dispositifs, la situation ne s’est pas avérée pleinement satisfaisante, et des associations locales de propriétaires de mobile-home ont déposé régulièrement des plaintes à l’encontre des gestionnaires de terrains de camping. C’est pourquoi, en 2018, la direction générale des entreprises (DGE) a mis en place un groupe de travail (professionnels, associations de consommateurs et État), pour améliorer les outils susceptibles de renforcer l’équilibre des relations contractuelles (le contrat, la notice d’information et le règlement intérieur). Le but a été de parvenir à élaborer des mesures concrètes et réalistes pour remédier, autant que faire se peut, aux lacunes en ce qui concerne notamment l’information des propriétaires de mobile-home. Celui-ci, entré en vigueur le 1er janvier 2021, demeure cependant dépourvu de valeur contraignante.
      […]

    • Trailer trash
      https://en.wikipedia.org/wiki/Trailer_trash

      In the mid-20th century, poor white people who could not afford to buy suburban-style tract housing began to purchase mobile homes, which were not only cheaper but could be easily relocated if work in one location ran out. These – sometimes by choice and sometimes through local zoning laws – gathered in trailer parks, and the people who lived in them became known as “trailer trash” with the term dating to at least 1952.[4] Despite many of them having jobs, albeit sometimes itinerant ones, the character flaws that had been perceived in poor white trash in the past were transferred to trailer trash, and trailer camps or parks were seen as being inhabited by retired people, migrant workers, and, generally, the poor. By 1968, a survey found that only 13% of those who owned and lived in mobile homes had white collar jobs.[5]

      Trailers got their start in the 1930s, and their use proliferated during the housing shortage of World War II when the Federal government used as many as 30,000 of them to house defense workers, soldiers, and sailors throughout the country, but especially around areas with a large military or defense presence, such as Mobile, Alabama and Pascagoula, Mississippi. In her book Journey Through Chaos, reporter Agnes Meyer of The Washington Post traveled throughout the country, reporting on the condition of the “neglected rural areas”, and described the people who lived in the trailers, tents, and shacks in such areas as malnourished, unable to read or write, and generally ragged. The workers who came to Mobile and Pascagoula to work in the shipyards there were from the backwoods of the South, “subnormal swamp and mountain folk” whom the locals described as “vermin”; elsewhere, they were called “squatters”. They were accused of having loose morals, high illegitimacy and crime rates, and of allowing prostitution to thrive in their “Hillbilly Havens”, and letting their children go undisciplined, causing high juvenile delinquency rates. The trailers themselves – sometimes purchased second- or third-hand – were often unsightly, unsanitary, and dilapidated, causing communities to zone them away from the more desirable neighborhoods, which meant away from schools, stores, and other necessary facilities, often literally on the other sides of the railroad tracks.[5]

    • on vient doucement au trailer park ou avoisinant, en tous cas en Centre Bretagne

      deux émissions sur le sujet en un mois

      Bretagne : un emploi, mais sans toit | Reportage | ARTE Regards - YouTube
      13/11/2025
      https://www.youtube.com/watch?v=CKEfAMFbPzs

      pas tout-à-fait mobil-home, mais très proche 19 m2, plus la terrasse
      l’entreprise concernée reçoit régulièrement des équipes de JT locaux
      (à Beignon, à côté de Loudéac)

      Une entreprise construit et loue des logements à ses nouveaux salariés - YouTube – France 3 Bretagne
      14/10/2025
      https://www.youtube.com/watch?v=Z4wmVZEcJVQ

      idem, à côté de Lamballe

    • Cela me fait penser à la série (canadienne) Trailer park boys, qui comme son nom l’indique se passe dans un de ces parcs de mobile home (qui sont quand même différents de nos campings car il n’y a jamais de vacanciers). Série comique mais qui montre assez bien la misère qui y règne.

      Expulser les gens de ces parcs/campings c’est en mettre une bonne partie à la rue...

    • Je ne crois pas qu’il y ait, en France, l’équivalent des trailer parks. Je cherche ce que l’on peut trouver à ce sujet dans les données sur le logement… et je ne trouve pas grand chose.

      Apparemment, le concept légal est celui de #résidence_mobile_de_loisir (RML), articles R111-41 à R111-46 du Code le l’urbanisme
      https://www.legifrance.gouv.fr/codes/id/LEGISCTA000031721213

      De ce fait, le mobil-home est traité essentiellement sous l’angle d’hébergement de tourisme ; on obtiendra donc des stats sur les nuitées. L’aspect résidentiel parait difficilement perceptible.

      Pour le côté résidences principales, je suis tombé sur ceci :

      Habitat léger, mobile ou alternatif (tiny houses, mobil-homes, yourtes, péniches) : difficile à quantifier précisément, mais l’INSEE estime à 140 000 le nombre de personnes concernées début 2023.

      sur un site qui se donne un air officiel mais est parfaitement privé (et bombarde de pub…)
      Quelles sont les grandes typologies de logements en France aujourd’hui ? Décryptage et chiffres clés 2024
      https://www.enquete-logement2020.fr/grandes-typologies-logements-france-2024.html
      et dont je ne trouve pas la source Insee de l’estimation.
      (L’Insee mentionne aussi des #logements_atypiques…)

      Ça correspond à ce que je vois ici en zone littorale où les mobil-homes sont soit une forme de camping, soit lorsqu’ils sont propriétés des occupants, accueillis sur un camping des formes de résidence secondaire à bon marché et il est très difficile d’estimer la répartition. C’est clairement cette deuxième forme qui se fait éjecter par les propriétaires de camping…

      Enfin, ayant justement cherché à monter un hébergement de salariés dans ce type d’environnement sous une forme pas trop précaire (en particulier, la garantie de pouvoir rester dans les lieux en saison…), on ne rencontre pas un grand attrait – euphémisme – des gestionnaires pour cette forme d’occupation.

      Les exemples cités plus haut en Centre-Bretagne, même s’ils se rapprochent du trailer park, restent des lotissements traditionnels.

    • C’est un peu adjacent mais ce n’est pas du tout la même (brève) histoire ni les mêmes pratiques de mobilité aux states. Le chariot qui va vers l’ouest, vers les 40 acres de terre, le prolo qui - comme les esclaves affranchis - bouge pour aller où il y a du taf (de la ruée vers l’or aux fruits californiens, puis au rail ou à l’automobile), ou même les hobos.
      Ici, avant l’exode rural, on a eu le livret ouvrier. Et il nous reste le « carnet de circulation » pour les « gens du voyage », ou le contrôle de la domiciliation stable des allocataires CAF. Le français s’est défini (malgré les exceptions) par son lien à une paroisse (l’église au milieu du village, qui tenait l’état civil, voire, « la terre qui ne ment pas »). A contrario, quand on est mobile, on est pas censé s’ancrer quelque part Faut pouvoir bouger son habitat léger pour qu’il soit légal. Les mobil homme avec fondation (comme aux USA) sont ceux loués dans les campings...
      Longue histoire d’une fascination/stigmatisation d’une toute autre mobilité : les « romanichels ».

      Un éclairage partiel digne d’intérêt : Enclaves nomades - Habitat et travail mobiles, Arnaud Le Marchand
      https://shs.cairn.info/publications-de-arnaud-le-marchand--13062

      #habitat #haitat_mobile #habitat_léger

  • Plus d’un million d’annonces : comment Airbnb a fait de la France son terrain de jeu favori
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/19/plus-d-un-million-d-annonces-comment-airbnb-a-fait-de-la-france-son-terrain-


    [quatorze boites à clés sur pierre de taille]

    « L’ogre Airbnb (1/6). » En quinze ans, le site s’est imposé en France, « pays des vacances » et destination touristique phare, grâce à un lobbying efficace et une #fiscalité douce. Au point d’aggraver la crise du #logement. La firme étend désormais son offre pour poursuivre son essor.

    Devant l’église Saint-Germain-des-Prés, à Paris, un drôle de ballet se déroule cinq ou six fois par jour : des 2 CV colorées se garent en double file, récupèrent des touristes, puis partent vers les rues étroites du Quartier latin. Deux heures de promenade, 95 euros par personne : un petit business qui doit son existence à #Airbnb. C’est sur cette plateforme que les clients de Frédéric Baena – des Américains, pour l’essentiel – achètent cette « expérience ». « Sans Airbnb, je ne me serais jamais lancé », admet cet ancien financier, qui possède sept 2 CV et emploie plusieurs guides chauffeurs. Des activités comme celles-ci, on en trouve plus d’un millier en France sur la plateforme. Tournée des cavistes à Lyon, promenade « chantée » dans Montmartre avec une soprano, cours de pétanque à Marseille, découverte de Deauville (Calvados) en side-car… Airbnb permet aussi de réserver des prestations à domicile, que l’on soit voyageur ou non : une manucure, un coiffeur, un chef cuisinier, un coach sportif.

    Après avoir dynamité le marché de l’#hébergement_touristique, la multinationale américaine s’imposera-t-elle dans celui des activités, et plus globalement, des #services_à_la_personne ? C’est l’ambition de la direction, qui a annoncé en mai un investissement de 200 millions d’euros pour mettre sur orbite ces nouvelles dimensions. L’enjeu : capter davantage de dépenses des voyageurs. Le principe est simple : attirer des #microentrepreneurs, et prélever une #commission (entre 15 % et 20 %) sur chaque prestation vendue.

    Contrairement à ses concurrents déjà présents sur ce marché des activités (Viator, GetYourGuide), l’atout d’Airbnb est de pouvoir proposer des « packages » qui associent le logement à ces prestations, et de capitaliser sur l’immense base de données qu’elle s’est constituée sur ses clients. « On veut devenir l’Amazon des services », résumait Brian Chesky, le PDG de l’entreprise californienne, au magazine américain The Verge, en juin.

    D’ici à trois ans, Airbnb estime pouvoir tirer un chiffre d’affaires de 1 milliard de dollars (850 millions d’euros) de ces nouvelles activités. Une petite fraction des 11 milliards de dollars qu’elle a réalisés en 2024 sur son cœur de métier, la location courte durée. Mais où les nuages s’amoncellent, alors que les budgets vacances se resserrent dans ses principaux marchés, et que, de New York à Barcelone, en passant par Paris, Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ou Annecy, les réglementations locales se durcissent. Si le groupe est aujourd’hui au faîte de sa puissance, de multiples signaux indiquent que pour les #meublés_touristiques, la fin de l’âge d’or approche. En septembre, Brian Chesky déclarait, lors d’une conférence organisée par le magazine Skift, qu’il n’était « pas content » du taux de croissance de son entreprise, et que la diversification était absolument nécessaire.

    https://justpaste.it/3kxbm

    #tourisme #monopole #diversification #services #capitalisme_de_plateforme #uberisation

    • L’intérêt de Home exchange, c’est, comme chez les autres dealers, la première dose. Ces 1500 points, utilisables, ça fait des nuitées moins chères qu’un lit d’auberge de jeunesse en dortoir (on en est là).

      Après, si on y prend goût, et qu’on va au-delà de la simple conso des points initiaux, ça se corse. Tu reçois des demandes de gens qui ont une ou des baraques qui valent 200 ou 350 points (ça va loin, on m’a parlé d’un cas US côte ouest, N-Y, plus Crète). Ou quelqu’un te sollicite alors qu’il propose un lieu de séjour dans ta propre ville pour 5 fois plus de points que toi. Ou bien tu cherches des lieux de séjour, et c’est écrit « frais de ménage de 50 euros ». Ça comprend aussi des Airbnb, des gens qui te racontent qu’il préfèrent que leur résidence secondaire serve (et là, y a de tout....), de la surévaluation des apparts, bref, l’esprit de lucre transpire (même si il n’y pas que ça, loin de là).

      C’est comme les SEL, ça dissout pas magiquement les rapports sociaux. Ta chambre ou ton deux pièces, tu vas le plus souvent devoir les céder longtemps pour t’offrir une semaine ailleurs (sauf dans les coins paumés, sauf dans des grandes villes à l’offre abondante).

      L’aspect absolument décisif qui justifie de passer par ce racket (ils se constituent eux-aussi un giga fichier et le prix augmente chaque année), c’est qu’il n’est nul besoin d’être propriétaire. Comme il n’y a pas de transaction marchande, a priori ton proprio ou ta CAF peut ni casser ton bail, ni te réclamer un indu d’APL. Et ça c’est à faire savoir parmi les non proprios susceptibles d’investir dans une adhésion, puis des transports, afin de changer d’air (je finis par me demander si il y en a ici, des non-proprios, m’enfin vous devez en connaitre).

      Sinon, dans nos société régies par la séparation, il y a pléthore d’entreprises de mise en relation (ah ah ah). On peut payer un autre site pour garder des animaux domestiques en échange d’un lieu de séjour, ou faire garder les siens par qui logerait chez soi. ah que « freedom to travel » malgré que ça coute cher (si on veut se payer des frites en centre ville, par exemple)
      https://www.trustedhousesitters.com

      edit ne surtout pas négliger le théâtre des évaluations, la réputation du site, des demandeurs/offreurs en dépend !

      again @touti, non 1GP représente pas 1€. Tes 1500GP t’ont coûté 170€ et valent au mieux, 25 nuits dans des chambres chez l’habitant, ou 10 nuits dans des endroits plus indépendants pas trop clinquants. Donc c’est un bon plan. Les euros, ça reviendra lorsqu’il faudra renouveler l’adhésion, si jamais.

    • « Airbnb a façonné l’idée que tout peut être rentabilisé. C’est une logique d’optimisation permanente »
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/20/airbnb-a-faconne-l-idee-que-tout-peut-etre-rentabilise-c-est-une-logique-d-o

      « L’ogre Airbnb » (2/6). A Paris, environ un tiers des annonces disponibles sur Airbnb ont été soustraites du marché de l’habitat « permanent », ce qui contribue à la crise du logement dans la capitale, explique, dans un entretien au « Monde », la chercheuse Jeanne Richon.

      Entre 2018 et 2025, le nombre de logements disponibles pour de la location courte durée a bondi de 40 % à Paris : il existe environ 60 000 annonces « actives » dans la capitale, selon les chiffres du cabinet AirDNA. Pour Jeanne Richon, doctorante à l’université Paris-Est Créteil (Val-de-Marne), qui vient d’achever une thèse sur la location meublée de courte durée dans le Grand Paris, ce système entretient un lien direct avec la #crise_du_logement sur ce territoire.

      Le phénomène Airbnb a eu des conséquences économiques et culturelles fortes en France. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

      La plateforme a permis à tout le secteur de la location de courte durée de se développer de manière rapide et importante. Des milliers de propriétaires ont découvert ses avantages : c’est un système très rentable, flexible, avec une demande forte dans de multiples territoires. Sa massification a changé notre rapport à l’#immobilier. Airbnb a incité des tas de gens à investir dans ce secteur. Aussi, de nombreux ménages se sont dit qu’ils pouvaient maintenir ou envisager d’avoir une #résidence_secondaire parce qu’ils ont la possibilité de la louer facilement. Bref, la culture « Airbnb » a rendu viable la bi-résidence pour toute une partie de la population – un phénomène accentué par le télétravail, par la facilité d’accès au crédit. La diffusion d’Airbnb a aussi façonné l’idée que tout peut être rentabilisé : on perd de l’argent à ne pas louer sa maison pendant qu’on est en vacances ailleurs. C’est une logique d’optimisation permanente.

      Avec plus de 60 000 annonces, Paris est la ville qui compte le plus de locations Airbnb. Quel a été l’impact de cet essor ?

      L’impact est surtout palpable sur l’accès au logement pour les habitants et sur les prix de l’immobilier : c’est là le vrai problème. Que des Parisiens louent leur appartement à des touristes pendant qu’ils sont en vacances, cela n’engendre pas de perte de logement pour la population. Le sujet, c’est quand on transforme des appartements qui auraient pu être des résidences principales en appartements réservés à de la location de courte durée. Et ceux-ci sont de plus en plus nombreux, même s’il est très difficile de mesurer l’ampleur du phénomène.

      J’ai estimé pour ma thèse qu’à Paris, en février 2023, environ 16 000 annonces correspondent à des appartements qui ne sont pas occupés à l’année, et réservés à de la location de courte durée – soit 28 % du total des annonces. Ce nombre monte à 21 000 annonces si on y ajoute aussi les annonces louées au mois, dont on a du mal à clarifier les usages.


      Service de #ménage dans un Airbnb parisien, en septembre 2018. THIBAULT CAMUS/AP

      Ces estimations reposent sur le croisement de divers éléments de ces annonces – leur fréquence de mise en location, la disponibilité du calendrier, la possibilité de faire une #réservation_instantanée, le fait d’être mises en ligne par un #multiloueur… A Paris, qui souffre d’un manque de logements, ce volume est conséquent, d’autant que ces meublés sont majoritairement des petites surfaces, recherchées par des jeunes actifs et des étudiants.

      Pourtant, à Paris, le secteur est très réglementé, et encore plus depuis la loi Le Meur de novembre 2024…

      C’est sûr. Théoriquement, il est interdit de louer au-delà de quatre-vingt-dix jours par an une résidence principale, et il est interdit de louer en courte durée une résidence secondaire, sauf à entrer dans un onéreux mécanisme dit de « compensation ». Mais Airbnb ne vérifie pas qu’un loueur est bien dans les clous. Si la Mairie de Paris dispose d’un service d’agents qui se déplacent et engagent des poursuites judiciaires, ils ne sont pas assez nombreux, et ces contrôles sont difficiles à exercer. Les plateformes transmettent un fichier où toutes les informations nécessaires au contrôle n’y figurent pas.

      Du côté des loueurs, il y a énormément de stratégies de contournement, comme des annonces qui sont dupliquées sur plusieurs plateformes pour contourner les seuils de nuits maximum, des « chambres chez l’habitant » qui sont en réalité des studios indépendants… C’est un casse-tête. Dans le cadre de ma thèse, j’ai rencontré de nombreux loueurs qui ignoraient la loi, ou savaient qu’ils l’enfreignaient, mais se disaient qu’au vu du nombre d’annonces à Paris il y avait peu de risque d’être contrôlés. La tentation est trop forte quand on voit les revenus que ces locations génèrent.

      Mais les villes, et notamment Paris, n’ont-elles pas besoin des Airbnb pour loger tous les touristes ? Et ne profitent-elles pas des milliers d’euros de taxe de séjour qui y sont associés ?

      C’est pour cela que les plateformes ont longtemps été ménagées par les pouvoirs publics, notamment l’Etat, et que certaines législations restent imparfaites. On a d’un côté une #économie_du_tourisme avec ses multiples retombées, de l’autre l’enjeu de logement. On a aussi beaucoup de mal, en France, à toucher à la #propriété_privée. Airbnb axe sa communication autour des propriétaires qui louent pendant leurs vacances pour compléter leurs revenus : bien sûr, ces profils existent. Mais c’est cacher le vrai problème : celui de la conversion massive de logements pour de la location de courte durée. In fine, c’est un choix politique que de décider de protéger le logement plus que les retombées économiques liées au tourisme. Je crois qu’à l’heure actuelle la location meublée de courte durée fait plus de mal que de bien à nos centres-villes.

    • Comment Airbnb encourage le recours aux conciergeries, tout en restant maître à bord
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/10/16/comment-airbnb-encourage-le-recours-aux-conciergeries-tout-en-restant-maitre

      La plateforme lance mercredi [en octobre 2024] son réseau de #concierges labellisés, pour encourager les propriétaires à avoir recours à ce type de services et garder la main sur ce marché florissant.

      Lorsque le #marché_de_l’immobilier a commencé sa dégringolade, Sarah Essadiki, conseillère dans une agence immobilière du Val-de-Marne, s’est demandé quel pouvait être son plan B. Alors que son secteur est à la peine, un autre resplendit : celui de la location de meublés touristiques. La France est devenue le deuxième marché mondial pour Airbnb : à ce jour, on y recense 960 000 annonces, soit 60 % de plus qu’en 2019, selon les données d’AirDNA, un cabinet qui extrait les données du site.

      Tout un marché de #microconciergeries s’est développé autour de cette croissance fulgurante, proposant aux propriétaires de gérer tout ou partie de cette activité à leur place. D’agente immobilière à concierge, il n’y a qu’un pas, que Sarah Essadiki franchit à l’été 2023, en créant sa structure, en parallèle de son emploi en agence. Elle commence à Montmartre, à Paris, avec l’appartement d’une connaissance, « qui partait en vacances en Thaïlande et ne voulait pas s’en occuper », raconte-t-elle. Sarah Essadiki crée l’annonce sur Airbnb, échange avec les locataires, fait le ménage, gère les commentaires… D’autres appartements arrivent dans sa besace et, deux mois plus tard, elle intègre la plateforme des concierges labellisés par Airbnb, intitulé « le réseau de co-hôtes ».

      Cette interface, jusqu’ici en phase de test, est officiellement lancée mercredi 16 octobre par Airbnb. Concrètement, ce catalogue permet à des propriétaires de trouver à proximité de chez eux des co-hôtes (des concierges, dans la novlangue Airbnb), selon les critères voulus : ménage, remise de clés, gestion d’une annonce… Seuls les concierges les mieux notés peuvent figurer dans ce réseau. L’interface d’Airbnb encadre toute la relation entre le propriétaire et son #prestataire, jusqu’au paiement de celui-ci, via une commission comprise entre 17 % et 20 % du prix de la location (les tarifs sont fixés par les concierges). Au cours des derniers mois, deux mille personnes en France ont intégré ce club de concierges, la majorité étant des #autoentrepreneurs, exerçant en parallèle à d’autres activités.

      Loin de l’économie collaborative des débuts

      La volonté de développer cette interface en dit long sur la manière dont Airbnb envisage sa croissance dans les années à venir. « La première raison pour laquelle les gens ne veulent pas mettre leur logement sur Airbnb, c’est qu’ils n’ont pas le temps de s’en occuper, ou qu’ils ne savent pas faire. On veut aider les propriétaires à s’alléger de tout cela », cadre Emmanuel Marill, directeur Europe d’Airbnb. En créant cette place de marché de concierges, le premier enjeu pour Airbnb est ainsi d’attirer de nouveaux propriétaires, et d’inciter ceux qui sont présents à louer plus souvent – rappelons que la plateforme se rémunère via une commission sur chaque location.

      Aussi, Airbnb a tout intérêt à pousser ses hôtes vers des #standards_hôteliers, desquels ces concierges « bien notés » sont les garants : meilleure satisfaction des clients, moins de conflits… Un esprit loin de l’économie collaborative des débuts, mais qui témoigne de la professionnalisation et de la #montée_en_gamme croissante de ce système. La multiplication des #services de conciergerie, ces dernières années, contribue aussi à la hausse des prix sur la plateforme. Selon AirDNA, le prix moyen d’une nuit sur Airbnb en France a bondi de 40 % en cinq ans.

      En outre, cette interface est une manière pour Airbnb de garder la main sur ce florissant marché de la conciergerie, en imposant ses standards, en cadrant les échanges, et en créant une forme de loyauté chez les concierges sélectionnés – même si ceux-ci n’ont pas de contrat d’exclusivité. « C’est une manière de contrôler le système », reconnaît Théophile Guettier, qui a intégré ce réseau de co-hôtes.

      Pied de nez aux conciergeries les plus installées

      En creux, en devenant une sorte de « super conciergerie », il s’agit aussi de promouvoir un modèle : celui du concierge individuel slasheur, qui n’exerce pas ce métier à temps complet mais gère quelques appartements pour arrondir ses fins de mois. C’est le cas d’Amel Ait Slimane, dont le métier principal est l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la décoration d’intérieur. Elle s’était lancée dans la conciergerie en 2019, et a intégré le réseau de concierges d’Airbnb à l’été 2024. « Etre sur cette plateforme m’a apporté plus de business », assure-t-elle.

      En moyenne, un co-hôte gère sept logements – un peu moins pour Mme Essadiki. Elle estime qu’en 2024, elle aura touché « environ 10 000 euros » pour cette activité. « Etre co-hôte, c’est une autre manière de gagner de l’argent avec Airbnb, dans le sillage de la gig economy [économie des petits boulots] », commente M. Marill. Ce terme désigne ces jobs issus de l’économie des plateformes, qui se caractérisent aussi par la faiblesse de leurs filets de sécurité.

      La propulsion de ce réseau de co-hôtes constitue en tout cas un pied de nez aux conciergeries les plus installées, avec des salariés qui ont les moyens d’acheter des mots-clés sur Google pour recruter leurs clients… Mais qui peuvent plus facilement court-circuiter Airbnb, ou du moins, lui être moins loyaux. En 2018, Airbnb avait d’ailleurs racheté une start-up florissante dans ce domaine, la conciergerie Luckey, qui avait levé des fonds et comptait quarante-cinq salariés.

      « Alors que Booking monte en puissance sur les locations saisonnières, Airbnb cherche à préserver sa position dominante sur le marché, analyse Corentin Minet, directeur du réseau Conciergeries locatives de France. Et, pour cela, ils verrouillent tout autour d’eux. »

    • Le modèle de tourisme d’Airbnb a métamorphosé certaines villes en France, comme La Rochelle et Nice
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/21/de-la-rochelle-a-nice-comment-le-systeme-airbnb-a-change-les-villes_6648333_

      A trois heures de TGV de Paris, La Rochelle fait partie des #villes_touristiques qui ont vu leur marché immobilier transformé ces dernières années. « Juste après la pandémie de Covid-19, on a vu arriver énormément d’acquéreurs : il y a eu une ruée sur les petites surfaces du centre-ville. Ce sont des personnes qui voulaient investir dans la pierre. Elles louent sur Airbnb la plus grande partie du temps, et y séjournent quelques week-ends par an », explique Mickael Gauduchon, directeur d’une agence immobilière sur le port. Des télétravailleurs occasionnels, des retraités, ou de purs investisseurs, qui ont profité de prix d’achat au mètre carré raisonnables dans de vieux bâtiments.

      « Vraie pénurie de biens »

      Dans le même temps, des propriétaires qui avaient l’habitude de louer avec un bail classique ont basculé dans ce système de la location de courte durée, bien plus rentable, avec moins de risques d’impayés, plus de souplesse. Aujourd’hui, la municipalité estime à « 6 000 » le nombre de meublés touristiques, dont 85 % de résidences secondaires. Les étudiants, les travailleurs saisonniers, les familles éprouvent de grandes difficultés pour se loger à La Rochelle, que ce soit en location où à l’achat – car les prix n’ont cessé d’augmenter. « Les meublés touristiques ont eu un fort impact sur le marché. Depuis cinq ans, il y a une vraie pénurie de biens disponibles, en particulier pour les petites surfaces », confirme-t-on à l’agence Benoit Immobilier, sur le port de La Rochelle.


      La rue Léonce-Vieljeux, où la concentration en meublés touristiques est la plus importante du centre de La Rochelle, le 3 octobre 2025. YOHAN BONNET/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »

      Surtout, la demande touristique est là : la ville a enregistré, en 2024, près de 3 millions de nuitées de voyageurs. Séduit par une offre de meublés touristiques bon marché [sic] et commode pour les groupes et les familles, un nouveau flux de visiteurs est arrivé à La Rochelle, et s’est ajouté à la clientèle des autres hébergements touristiques. Sans Airbnb, Annemette O’Shaughnessy aurait-elle eu le réflexe et les moyens de partir en week-end dans le port charentais ? Cette Irlandaise est venue avec son mari et sa fille pour assister à un match de rugby et découvrir la ville. Elle loge dans un appartement près du port, loué sur la plateforme. « C’est beaucoup mieux qu’un hôtel, car on peut avoir notre espace, un salon, se faire à manger », explique-t-elle.

      Cet accroissement du nombre de touristes conduit à des pics de fréquentation que dénoncent de plus en plus les habitants. Mais aussi à une transformation des commerces. Marie-Christine Etienne, assistante sociale à la retraite, dresse la liste des boutiques ayant fermé récemment dans le centre-ville : « Le magasin d’optique, la boutique pour animaux, la cordonnerie, une épicerie, une quincaillerie… A la place, on a de la restauration rapide, des coffee-shops, une boutique de cookies. »

      Selon elle, la ville s’est montrée trop gourmande, multipliant les grands événements, concerts ou congrès, conduisant à un afflux de visiteurs qui saturent la ville. « Avant, on avait du monde à certaines périodes précises. Depuis la fin du Covid, c’est toute l’année. Il y a toute une nouvelle population de voyageurs qui font la fête, remplissent les bars : les nuisances sonores n’ont jamais été aussi importantes. Alors, quand je vois qu’à la gare Montparnasse [à Paris], il y a des publicités pour faire venir les gens à La Rochelle, ça me désole. »

      « Zéro vie sociale »

      Peu à peu, les liens sociaux se transforment. « Je suis le seul habitant de mon immeuble », évoque Guillaume Thébault, 34 ans, architecte à La Rochelle, qui vit dans une rue commerçante proche du port. Tous les autres appartements – cinq au total – ont peu à peu été transformés en locations de courte durée. Ses voisins sont différents chaque semaine. Il rencontre plus souvent des livreurs Uber Eats dans sa cage d’escalier. « J’ai zéro vie sociale dans mon immeuble. Je suis le témoin d’une ville qui se transforme sous l’effet de l’ubérisation de la société », affirme-t-il.


      De nombreuses boîtes à clés, sur la porte d’une conciergerie rue Réaumur, dans le centre de La Rochelle, le 3 octobre 2025. YOHAN BONNET/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »

      https://justpaste.it/d9oga

      #ville

    • Comment les stations de ski ont basculé dans l’économie du Airbnb
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/22/comment-les-stations-de-ski-ont-bascule-dans-l-economie-du-airbnb_6648811_32

      Dans ces villages, dominés par les résidences secondaires, l’irruption des plateformes a rendu beaucoup plus facile la location entre particuliers. Avec une conséquence directe sur la hausse des prix de l’immobilier.

      Benjamin Berger se souvient d’une époque pas si lointaine – les années 2000 – où de nombreux propriétaires d’appartements ou de chalets à la montagne étaient rétifs à louer leur bien à des vacanciers : ils voyaient surtout les désagréments associés. « Culturellement, l’idée d’avoir des inconnus qui dorment chez soi était mal acceptée, raconte ce spécialiste de l’immobilier en montagne, fondateur de l’agence Cimalpes, qui gère 1 200 biens en location saisonnière. On allait jusqu’à remplacer les matelas pour que certains acceptent de louer ! »

      Les temps ont bien changé. Lui a vu un moment décisif : 2008, la crise des subprimes. Les propriétaires, dont bon nombre étaient liés à l’économie financière, ont compris qu’ils ne pouvaient pas laisser des biens immobiliers sans rendements. Surtout, Airbnb, Abritel et Booking sont arrivés, rendant flexible, facile et attractive la possibilité de louer, avec d’importants revenus à la clé – tandis que les conciergeries poussaient comme des champignons. _« La culture de la résidence secondaire à la montagne a changé. Le côté investissement a pris le pas sur le côté familial et affectif , résume Louis Andrews, directeur de la plateforme de location de chalets OVO.

      La greffe a pris rapidement. En 2019, il y avait 38 000 annonces Airbnb en Savoie et Haute-Savoie. En début d’année 2025, 72 000 étaient recensées. Des stations comme Morzine, La Plagne ou Les Arcs comptent plus de 2 000 appartements ou chalets loués via Airbnb, d’après les données d’Inside Airbnb : l’offre a plus que doublé en seulement cinq ans.

      https://justpaste.it/akgy7

      Une #financiarisation_du_logement qui pèse sur la construction elle-même, et plus encore sur celle de logements sociaux.
      #investissement #rentabilité

    • « Airbnb, c’est de l’argent facile et c’est très addictif » : des milliers de personnes s’improvisent hôteliers en France
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/10/23/airbnb-c-est-de-l-argent-facile-et-c-est-tres-addictif-comment-des-milliers-

      Sur Internet, des sites se sont d’ailleurs spécialisés dans l’ameublement clés en main. Ils proposent des décors au design standardisé, des « packs » « Art déco », « ethnique » ou « industriel » pour habiller n’importe quelle surface, du canapé aux affiches, du plaid aux tasses à café. Qu’il séjourne à Oslo, à Paris, à Marseille ou à Budapest, le touriste, en ouvrant la porte de sa location, ne sera pas dépaysé.

      [...]

      La start-up Zorrooo, spécialisée dans les litiges du quotidien, dit avoir échangé avec plus de 300 hôtes dont l’annonce a été reléguée dans les plus lointaines pages d’Airbnb. « Nous pensons que la plateforme a changé son algorithme fin 2023, qu’elle se professionnalise et privilégie désormais les annonces avec conciergerie, co-hôte, services et expériences », affirme sa cofondatrice, Capucine Berr.

      Tout comprendre à la logique d’Airbnb et à son algorithme est devenu un métier. Elise Ripoche en a fait son activité en créant une start-up au nom très explicite, J’affiche complet. Cette agence optimise les tarifs, « pour maximiser le chiffre d’affaires », avec, quand la demande est très forte, le prix le plus haut possible et les séjours les plus longs. « La location saisonnière est globalement perçue comme “M. Dupont met sa maison sur Airbnb pour boucler ses fins de mois”. En réalité, il s’agit d’une industrie », déclare la jeune femme.

      https://justpaste.it/1pahb

      Airbnb a une réelle part de responsabilité dans la #crise_du_logement [éditorial]

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/23/airbnb-a-une-reelle-part-de-responsabilite-dans-la-crise-du-logement_6648991

      Loin du modèle « sympa » des fondateurs d’Airbnb qui, en 2008, proposaient la location d’un matelas gonflable (airbed) dans leur appartement agrémenté d’un petit déjeuner, le site à l’ergonomie efficace et pratique a non seulement dynamité le marché de la location touristique, mais a aussi encouragé la transformation de résidences principales en logements réservés à la location de courte durée.

      La progression fulgurante d’Airbnb – plus de 1 million d’annonces en août en France, soit 60 % de plus qu’en 2018 – reflète une mutation spectaculaire du rapport des propriétaires à leur bien, plus seulement un lieu d’habitation ou une rente de long terme, mais une source potentiellement très rentable d’argent facile et de mobilité. Encouragée par l’essor du #télétravail, la formule a aussi incité à l’achat de résidences secondaires « amortissables » par le biais de la location de courte durée.

      Le secteur a pris une telle ampleur qu’il fait l’objet d’une financiarisation généralisée, où les rencontres humaines encensées au début ont laissé la place aux boîtes à clés et aux conciergeries, à une #standardisation des décorations et à l’aigreur de rapports logeurs-logés basés sur les exigences matérielles illimitées de ces derniers et sur l’impitoyable sanction par les « notations ».

    • Graz (Autriche) : Un immeuble d’appartements Airbnb temporairement occupé
      https://attaque.noblogs.org/post/2025/10/21/graz-autriche-un-immeuble-dappartements-airbnb-temporairement-occup

      Dans le quartier Gries, à Graz, un immeuble presque entièrement vide, avec des appartements Airbnb, a reçu une visite anti-touristique…

      À Graz, il y a environ mille appartements Airbnb (des appartements de vacances chers à en crever, qui restent vides la plupart du temps et sont réservés aux touristes aisés). Mille appartements dans lesquels des gens pourraient vivre. Tant de place et pourtant tant d’expulsions locatives.

      Même Elke [Elke Kahr, maire de la ville ; NdAtt.] ne peut pas y faire grand-chose. La liquidation de la ville au nom du profit et le vide dystopique sont tout à fait dans l’intérêt des grandes sociétés immobilières ou des riches propriétaires privés. Nous ne restons plus à regarder, mais nous reprenons les espaces ! Occupez les maisons de votre ville ! Nos salutations vont à toutes les villes liquidées en soldes, comme Barcelone et Athènes. Contre Airbnb et son monde. FUCK GENTRIFICATION

  • Une politique du #logement sans promoteur #immobilier est-elle possible ?
    https://metropolitiques.eu/Une-politique-du-logement-sans-promoteur-immobilier-est-elle-possibl

    Avec la hausse des taux d’emprunt, la crise du logement se manifeste en France avec une acuité qui met les #promoteurs immobiliers aux abois. L’urbaniste David Rottmann décrit la responsabilité de ces derniers dans la crise qu’ils dénoncent, et ouvre des pistes pour une autre politique du logement. La France s’enfonce jour après jour dans une crise du logement paradoxalement aussi durable qu’aiguë. Selon la Fondation pour le logement des défavorisés, 4,2 millions de personnes sont mal logées et plus #Débats

    / #foncier, logement, promoteurs, #promotion_immobilière, immobilier, #fabrique_de_la_ville

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_rottmann2.pdf

  • Bezirksamt Kreuzberg zahlt Wasserrechnung für hunderte Mieter – und warnt vor Strategie
    https://www.berliner-zeitung.de/news/bezirksamt-kreuzberg-zahlt-wasserrechnung-fuer-hunderte-mieter-und-

    Les locataires d’une ancienne HLM proche de la Potsdamer Platz risquent la coupure d’eau parce que le propriétire de l’immeuble ne verse pas l’acompte mensuel à la société d’eau municipale . Ce manquement fait partie de sa stratégie pour vider l’immeuble de ses locataires. Désormais la mairie de l’arrondissement versera l’acompte mensuel et essaiera de récupérer la somme auprès du propriétaire.

    https://geohack.toolforge.org/geohack.php?pagename=Liste_der_Stra%C3%9Fen_und_Pl%C3%A4tze_in_Be

    Gebäudekomplex Terrassenhaus am Hafenplatz
    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Geb%C3%A4udekomplex_Terrassenhaus_am_Hafenplatz

    29.9.2025 von khe - Hunderten Mietern in Kreuzberg droht eine Sperrung der Wasserlieferung – trotz Abschlagszahlungen. Der Eigentümer soll die Wasserrechnungen monatelang nicht beglichen haben.

    Das Bezirksamt Friedrichshain-Kreuzberg hat angekündigt, die Wasserrechnung für hunderte Mieterinnen und Mieter zu begleichen. Das Bezirksamt sei von den Berliner Wasserbetrieben (BWB) informiert worden, dass dem gesamten Gebäudekomplex der Eigentümergesellschaften am Hafenplatzkomplex die Sperrung der Wasserlieferung droht. Grund dafür sei eine ausstehende Rechnung im oberen sechsstelligen Bereich.

    „Obwohl die Eigentümergesellschaften regelmäßige Wasserabschlagszahlungen von den Mietenden über die Mietnebenkosten erhalten, verwenden sie diese augenscheinlich seit vielen Monaten nicht mehr, um die Kosten für die Wasserversorgung zu begleichen“, teilte das Bezirksamt mit. „Möglicherweise handelt es sich um eine Entmietungsstrategie.“

    Bezirk übernimmt Abschläge ab November

    Neben hunderten privaten Mieterinnen und Mietern befindet sich dort auch eine große Geflüchtetenunterkunft mit etwa 600 Bewohnerinnen und Bewohnern. Würde das Wasser abgestellt, müssten sie dem Bezirksamt zufolge alle in Notunterkünfte gebracht werden. Damit es dazu nicht kommt, habe der Bezirk den Wasserbetrieben angeboten, die Zahlungen ab November zu übernehmen.

    „Das Bezirksamt sieht mit Empörung und Erschrecken auf diese Geschäftspraxis der Eigentümergesellschaften“, sagte Florian Schmidt (Grüne), Bezirksstadtrat für Bauen und Stadtentwicklung, laut der Mitteilung. „Dieser konkrete Fall ist in seiner enormen Dimension zwar einzigartig, aber es gibt weitere Immobilien mit Eigentümer*innen, deren Vorgehen nur durch sehr personalintensive Verfahren begegnet werden kann.“

    Das Bezirksamt werde nun prüfen, wie die Mieterinnen und Mieter die Abschlagszahlungen künftig direkt an die Wasserbetriebe leisten können statt an die Eigentümergesellschaft. „Es darf dabei nicht zu Kündigungen wegen Mietrückständen kommen, die Teil der Strategie sein könnten, welche hinter dem Ausbleiben der Zahlungen an die Wasserbetriebe stehen könnte“, teilte das Bezirksamt mit. „Durch die Kürzungen des Senats und die dem Stadtentwicklungsamt zur Verfügung stehenden Personalkapazitäten kann solchen Machenschaften nur schwer Einhalt geboten werden“, sagte Bezirksstadtrat Schmidt.

    #Berlin #Kreuzberg #Hafenplatz #logement #immobilier #spéculation #capitalisme #urbanisme

  • Palim Palim ! So märchenhaft lebt Didi Hallervorden auf seiner Privatinsel im Atlantik
    https://www.berliner-zeitung.de/panorama/palim-palim-so-maerchenhaft-lebt-didi-hallervorden-auf-seiner-priva

    Berlin-Steglitz : Sur la gauche le « château » du général Wrangel, à droite la tour « Steglitzer Kreisel » et son parking, aujourd’hui une ruine témoin de la crise immobilière .

    Pour ses 90 ans notre comédien national préféré vend son îlôt privé avec château devant Ploumanach.

    L’Île de Costaérès se trouve en Bretagne où les hivers sont froids et humides, alors son prix est abordable en comparaison avec un rocher du même type en Méditerranée.


    https://www.openstreetmap.org/way/30410931#map=18/48.835575/-3.492702

    Hallervorden a gagné la première tranche de sa fortune avec des comédies grand public et de nombreuses productions de télévision. Ce féru du théâtre a investi son argent pour ranimer une légendaire salle berlinoise abandonnée par les théâtres municipaux après de nombreux échecs. C’est l’ancienne écurie du général Wrangel (celui qui a écrasé dans le sang la révolte de 1848 à Berlin ) qui porte le nom presomptueux Schloßparktheater alors qu’il il y a ni château ni parc à vue d’œil. ( voire photo plus haut )

    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Dieter_Hallervorden

    Hallervorden s’en moque, son théâtre est une réussite.


    https://www.openstreetmap.org/way/35265862#map=18/52.454782/13.317967

    Coup de publicité : Hallervorden a réussi à faire changer l’adresse postale du théâtre de Wrangelstraße en Schloßstraße (rue du château). C’est mensonger car le théâtre n’a pas bougé d’un millimètre. Le comédien s’est servi de ses bonnes relations avec la mairie pour faire autoriser pour son théâtre l’utilisation de l’adresse d’un terrain vague à proximité.

    Vous vous demandez peut-être comment un simple farceur allemand peut accumuler une fortune qui le place dans la catégorie des stars qui achètent dex îles avec château et se déplacent en avion privé. Nous sommes en Allemagne ou les vedettes de cinéma ne gagnent jamais les cachets faramineux de leurs confrères hollywoodiens.

    Dieter Hallervorden est un libéral de gauche comme il n’en reste plus beaucoup et un homme d’affaire engagé qui a su user de ses relations pour créer des affaires partout tout au long de sa carrière de soixante ans.

    Le Schloßparktheater (rebâtisé selon la dernière réforme de l’orthographe allemand en Schlosspark Theater ) est son hobby politique. Il a réussi comme entreprenuer de théâtre où les troupes du théâtre municipal subventionné ont produit des échecs pendant des décennies avant d’abandonner complètement la salle légendaire.

    Hilfegard Knef, Der geschenkte Gaul, Kapitel 9 : Barlog im Schlossparktheater, vorgetragen von Heike Makatsch
    https://www.youtube.com/watch?v=jzgHdNwGljg

    Hallervorden a bâti son fond de commerce actuel en faisant évacuer sa troupe de comédie satirique Die Wühlmäuse de son minuscule domicile dans un building commercial anodin démoli et remplacé par un grand hôtel touristique dans une salle prestigieuse du Westend berlinois.


    https://de.m.wikipedia.org/wiki/Summit_House

    Après le départ des troupes alliés de la deuxième guerre mondiale l’état libéral allemand bradait son coûteux patrimoine. Berlin vivait une époque de gold rush pour ceux qui savaient profiter du bouleversement historique. Hallervorden a pu acheter à un prix intéressant l’ancien centre commercial des forces d’occupation britanniques NAAFI avec cinéma.

    Les revenus de l’affaire immobilière et de nombreuses productions de télévision dans sa grande salle du Westend garantissent la pérennité des projets de l’entrepreneur de théàtre Hallervorden.

    Pour ses 90 ans il s’offre un rôle sur la scène de de son théâtre de prédilection Schlosspark Theater dans la province berlinoise.

    3.8.2025 von Enno Kramer - Immer wieder polarisiert Didi Hallervorden mit seinen Äußerungen. Nun gibt eine Dokumentation exklusive Einblicke in das Privatleben des Kabarettisten.

    Kaum jemand sorgt in Deutschland so verlässlich für Schlagzeilen wie Dieter „Didi“ Hallervorden. Mal fordert der 89-jährige Kabarettist und Schauspieler vehement, dass Bundeskanzler Friedrich Merz sich wegen seiner „Drecksarbeit“-Aussage vor Gericht verantworten müsse – und zeigt ihn daraufhin an. Mal verwendet er das N-Wort oder sorgt mit Auftritten bei umstrittenen Demonstrationen für Aufsehen.

    Doch wie lebt jemand, der sich immer wieder freiwillig ins mediale Kreuzfeuer begibt? Eine neue ARD-Dokumentation hat den „Palim Palim“-Darsteller begleitet.
    Hallervordens Rückzugsort liegt mitten in der Bretagne

    Anlässlich des am Freitag anstehenden 90. Geburtstags des Komikers zeigte Das Erste den Dokumentarfilm „Hallervorden – Didi gegen den Rest der Welt“. Darin ist unter anderem zu sehen, wie Hallervorden sich gelegentlich zwischen all den Provokationen und Skandalen auf seine Privatinsel in der französischen Bretagne zurückzieht. Dort besitzt er ein bilderbuchartiges, fast schon märchenhaftes Schloss.

    Foto
    Der Blick auf Hallervordens Refugium: Die Privatinsel erstreckt sich über knapp einen Hektar Land.Imago

    Bereits vor mehr als 40 Jahren soll der Kabarettist das ein Hektar große Anwesen mit der vierstöckigen Immobilie namens Château de Costaérès erworben haben. Das Schloss im neugotischen Stil wurde 1896 vom litauisch-polnischen Ingenieur Bruno Abdank-Abakanowicz erbaut und 1980 renoviert. Knapp acht Jahre später ging es in Hallervordens Besitz über.

    In der Dokumentation heißt es, der Komiker könne sich dort „wie ein König“ fühlen. Sein Sohn Johannes, der seinen Vater zuletzt für die Verwendung des N-Worts kritisiert hatte, spricht von einem „Refugium“ für ihn. Wie T-Online berichtet, habe Hallervorden den Ort „nach unendlich langer Suche“ gefunden. „Die Insel bietet mir Raum, in meinem französischen Exil die Batterien aufzuladen und über neue Projekte nachzudenken.“

    Warum möchte Hallervorden sein Schloss verkaufen?

    Doch so schwer ihm die Suche nach dem passenden Refugium auch gefallen sein mag – mittlerweile scheint Hallervorden nicht mehr allzu sehr an der Immobilie zu hängen. Seit rund acht Monaten wird das Schloss offenbar zum Verkauf angeboten, wie die Nachrichtenseite berichtet. Demnach ist auf einem Immobilienportal ein Inserat zu finden, in dem es für 9,5 Millionen Euro angeboten wird. Es verfügt über zehn Zimmer und knapp 300 Quadratmeter Wohnfläche.

    Sowohl der Rittersaal als auch der Empfangs- und Bankettsaal sind bis heute erhalten geblieben. Neben einem Fernsehzimmer, mehreren Terrassen und fünf Schlafzimmern verfügt das Schloss über eine Sauna, einen Fitnessraum und einen Pool. Zum Verkauf des Schlosses hat sich der Schauspieler, der die meiste Zeit in Berlin lebt, bislang noch nicht geäußert.

    #Berlin #Steglitz #Wrangelstraße #Schloßstraße #Bretagne #Ploumanach #théâtre #cinéma #nantis #logement #immobilier #people

  • Victoire contre l’emprise de LVMH à l’ancienne #École_polytechnique
    https://academia.hypotheses.org/62949

    Academia relaie le communiqué de presse de l’association d’élèves et jeunes ancien·nes élèves de l’École polytechnique “la Sphinx”, publié sur le site de l’association le 28 juillet 2025, concernant l’abandon quasi-total par LVMH de son important projet immobilier sur ce … Continuer la lecture →

    #Actualités_/_News #Démocratie_universitaire #Gouvernance_de_l'ESR #entreprises #immobilier_universitaire

  • Logements vacants : chiffres froids pour territoires morts - Projet Arcadie
    https://projetarcadie.com/logements-vacants-chiffres-froids

    Les causes de vacance sont connues, mais mal hiérarchisées. Dans certaines zones, les logements ne trouvent ni acheteur, ni locataire. Dans d’autres, les biens sont devenus des épaves, proposés à des prix attractifs, mais dont les travaux de rénovation excèdent la valeur du bien.

    Les situations de succession non réglée ou d’indivision paralysée sont fréquentes. Un logement dont le propriétaire est décédé ou placé en établissement médico-social a entre quatre et cinq fois plus de chances de rester vacant.

    La Cour se contente de citer cette donnée sans chercher à en expliquer les causes. Dès lors, le lecteur – qui peut être un journaliste ou un député – en est réduit à des conjectures.

    #politique_du_logement (absence de) #immobilier #pénurie

  • “On brade méthodiquement notre patrimoine” : à Toulouse, la vente d’un immeuble en plein centre-ville rallume les tensions
    https://www.ladepeche.fr/2025/06/24/on-brade-methodiquement-notre-patrimoine-a-toulouse-la-vente-dun-immeuble-

    L’immeuble municipal de 502 m², occupé notamment par la Ligue des Droits de l’Homme, a été vendu au promoteur Caso Patrimoine pour 1,2 million d’euros HT. Une décision que dénonce l’opposition écologiste, tandis que la majorité défend une stratégie patrimoniale assumée.

    #toulouse #urbanisme #promoteur_premier #immobilier #logement #entre_amis

    Bonne affaire pour les marloux, ça fait du 2390€ le m2, quand le quartier est plutôt à 5000€ dans l’ancien à rénover !

  • Les organismes de #foncier solidaires : les limites de la démarchandisation
    https://metropolitiques.eu/Les-organismes-de-foncier-solidaires-les-limites-de-la-demarchandisa

    Les organismes de fonciers solidaires (OFS) permettent-ils de démarchandiser le #logement ? Pierre Le Brun montre les limites de ce dispositif face aux logiques financières de la propriété privée du sol. Créés en France par la loi Alur, les organismes de foncier solidaires (OFS) bénéficient d’une attention soutenue dans le monde du logement (Rey-Lefebvre 2024 ; Union sociale pour l’habitat 2024). Si l’expérience est encore trop neuve pour avoir permis une évaluation complète de ces dispositifs et de #Débats

    / #économie_urbaine, #immobilier, foncier, #habitat, logement

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_lebrun.pdf

  • « Sans intervention, ma commune va devenir un centre de vacances » : à Locmariaquer, dans le Morbihan, le maire tente en vain de favoriser l’habitat à l’année
    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/06/20/sans-intervention-ma-commune-va-devenir-un-centre-de-vacances-a-locmariaquer


    Le village de Locmariaquer (Morbihan), le 25 décembre 2020.
    RICHARD VILLALON/BELPRESS/MAXPPP

    « Immobilier, une crise européenne ». Dans la station balnéaire bretonne de Locmariaquer, où les résidences secondaires pullulent, la municipalité a échoué à faire accepter aux habitants un projet de logements en bail réel solidaire censé rajeunir la commune.

    Hervé Cagnard (sans étiquette) est encore « sous le choc », ce 12 juin. Maire de Locmariaquer (Morbihan), commune cossue de 1 600 âmes située sur la touristique côte bretonne, il rumine « l’échec » du référendum local organisé le 18 mai pour sonder les habitants sur l’aménagement des trois dernières réserves foncières municipales.

    L’élu proposait d’y construire une trentaine de logements en bail réel solidaire (BRS), dispositif dissociant le foncier du bâti, qui permet à des habitants aux revenus modestes d’acquérir des biens jusqu’à 40 % en dessous du prix du marché. Le BRS s’impose comme un levier pour contenir la spéculation immobilière tout en garantissant la transmission des habitations à des résidents à l’année. « Sans intervention, ma commune va devenir un Ehpad et un centre de vacances à ciel ouvert », martèle l’élu.

    A Locmariaquer, la majorité de la population est retraitée. Incapables d’acheter dans cette station balnéaire où le prix de l’immobilier rivalise avec les tarifs parisiens, jeunes et actifs sont repoussés toujours plus loin dans les terres. Les rares logements à vendre sont captés par des résidents secondaires. Nombre de biens à louer à l’année sont fréquemment transformés par leurs propriétaires en plus rentables locations à la nuitée. Ici, six habitations sur dix sont des résidences de vacances. Symbole d’un territoire qui vieillit et vit au rythme du tourisme, l’école élémentaire ne compte plus que 54 enfants. Ils étaient 62, l’année passée.

    #paywall

  • Sénégal – Les résidents étrangers de Saly face à l’incertitude : entre insécurité, fiscalité et défis sanitaires
    https://www.dakaractu.com/Senegal-Les-residents-etrangers-de-Saly-face-a-l-incertitude-entre-insecu

    Sénégal – Les résidents étrangers de Saly face à l’incertitude : entre insécurité, fiscalité et défis sanitaires
    Depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le Sénégal traverse une période de transition marquée par des changements politiques et économiques significatifs. Parmi les décisions les plus symboliques figure la demande des autorités sénégalaises pour le départ des troupes françaises, une demande à laquelle Paris a acquiescé. Si cette décision a été saluée par une partie de la population sénégalaise, elle a également suscité des inquiétudes parmi les résidents étrangers, notamment les Français installés à Saly, une station balnéaire prisée des expatriés.
    Saly, connue pour ses plages idylliques et son cadre de vie attractif, abrite une importante communauté étrangère, principalement française et européenne. Cependant, ces derniers mois, de nombreux résidents étrangers expriment leur malaise face à une situation qui se dégrade sur plusieurs fronts. L’insécurité grandissante, les défis sanitaires et les pressions fiscales sont autant de facteurs qui poussent certains à envisager de quitter le pays.
    Cette tendance se reflète dans le marché immobilier local. Un simple coup d’œil sur les sites de petites annonces révèle une multiplication des biens immobiliers en vente dans les résidences de Saly. Villas, appartements et terrains sont proposés à des prix souvent attractifs, signe d’un désir croissant de partir. Cependant, malgré cette offre abondante, les acheteurs se font rares. La situation économique difficile du pays et le climat d’incertitude dissuadent de nombreux potentiels acquéreurs, augmentant ainsi le stress des expatriés désireux de quitter le pays.
    « Nous aimons le Sénégal, mais la situation devient compliquée. Entre l’insécurité et les taxes qui s’accumulent, on se sent un peu pris au piège. Et maintenant, impossible de vendre notre maison à un prix décent », confie un résident français sous couvert d’anonymat, dont la propriété est en vente depuis quelque temps sans succès. L’un des principaux motifs d’inquiétude est la montée de l’insécurité sur la Petite Côte, et surtout à Saly. Ces derniers mois, une série de cambriolages et de meurtres a semé la psychose parmi les habitants, notamment les expatriés. Les autorités locales ont été interpellées à plusieurs reprises, mais les mesures prises jusqu’à présent ne semblent pas suffire à rassurer la population.
    Le climat d’insécurité a récemment pris une tournure plus personnelle et dramatique pour une résidente allemande installée à Saly depuis plusieurs années. Agressée devant sa résidence il y a quelques jours, elle témoigne sous couvert d’anonymat : « J’ai été attaquée en pleine journée, devant chez moi. Ils m’ont arraché mon sac et m’ont menacée. Depuis, je n’ose plus sortir seule. J’ai très peur et je me sens vulnérable. » Son témoignage, loin d’être isolé, reflète une réalité de plus en plus préoccupante pour les étrangers vivant à Saly. (...)
    utre l’insécurité, les résidents étrangers pointent du doigt une nouvelle source de tension : la polémique autour des taxes locales, notamment la taxe sur les ordures ménagères (T.O.M). Dans chaque résidence de Saly, les propriétaires paient des frais de syndic mensuels, qui incluent la gestion de la résidence ainsi que la T.O.M. Cette taxe est ensuite versée par le syndic à la SAPCO (Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques du Sénégal) pour le ramassage des ordures.
    Cependant, depuis quelques mois, les résidents ont reçu un avis des impôts de Mbour les enjoignant à payer cette même T.O.M, d’un montant de 72 000 Fcfa, directement auprès des caisses des services fiscaux de Mbour. Cette demande a suscité une vive polémique, car les résidents estiment qu’ils paient déjà cette taxe via leurs frais de syndic. « C’est incompréhensible et injuste. On nous demande de payer deux fois pour la même chose. Cela devient insupportable », s’indigne un propriétaire français, dont la villa est désormais listée sur plusieurs sites immobiliers sans attirer d’acheteurs.
    Selon des informations de Dakaractu, cette situation pourrait encore s’aggraver. La T.O.M, actuellement fixée à 72 000 Fcfa, passera à 108 000 Fcfa en 2025. Par ailleurs, le foncier bâti, qui était de 120 000 Fcfa, augmentera également pour atteindre 180 000 Fcfa. Ces augmentations, décidées par les services fiscaux de Mbour, risquent d’accentuer la pression fiscale sur les résidents de la Petite Côte, déjà confrontés à des défis économiques et sécuritaires.
    Les résidents de Saly expriment également leur incompréhension face à la persistance des problèmes de salubrité, malgré le paiement des taxes sur les ordures ménagères. Les plages et les routes de la région sont souvent jonchées de déchets, ce qui contraste fortement avec les sommes importantes payées pour le ramassage des ordures.
    En plus des problèmes de salubrité, les motos Jakartas, qui envahissent les routes et les plages, constituent une nouvelle source de préoccupation. Les week-ends, et particulièrement les dimanches après-midi, ces motos roulent en bande et à grande vitesse sur les routes de la station balnéaire, perturbant la tranquillité des résidents et représentant un danger pour les piétons. Pire encore, elles se permettent de rouler sur les plages, notamment à la plage de Plein Sud, à la plage de Safari, et à celle située avant l’hôtel Movenpick (ex-Lamantin Beach Hotel), mettant en danger les enfants et les personnes qui se baignent.
    « C’est insupportable. Ils roulent à toute vitesse, sans respect pour les gens qui veulent se promener ou se reposer. C’est dangereux et bruyant », témoigne une résidente. « Les enfants ne peuvent même pas jouer en sécurité sur la plage. C’est inadmissible », ajoute un autre résident. En parallèle, les problèmes de salubrité dans la région restent un sujet de préoccupation. Malgré les efforts des nouvelles autorités, qui ont initié les journées "Set Setal" (nettoyage citoyen) une fois par mois, les résultats semblent mitigés. Face à cet échec relatif, le président Bassirou Diomaye Faye a décidé de suspendre temporairement l’initiative le temps de revoir son format.
    Alors que le Sénégal cherche à se repositionner sur la scène internationale et à affirmer sa souveraineté, les défis internes restent nombreux. Pour les résidents étrangers de Saly, la question n’est plus seulement de savoir s’ils peuvent s’adapter à ces changements, mais plutôt s’ils souhaitent rester dans un contexte de plus en plus complexe.
    Le départ des troupes françaises, bien que symbolique, semble avoir marqué un tournant dans les relations entre la France et le Sénégal. Pour les expatriés français, cette décision a également renforcé un sentiment de précarité, poussant certains à envisager de tourner la page et à chercher de nouveaux horizons. Cependant, avec un marché immobilier stagnant et une situation économique tendue, beaucoup se retrouvent coincés, incapables de vendre leurs biens et de partir. Les annonces immobilières qui fleurissent sur les sites spécialisés en sont un témoignage éloquent : Saly, autrefois considérée comme un paradis pour expatriés, pourrait bien perdre une partie de son attractivité si les défis actuels ne sont pas rapidement relevés. En attendant, les résidents étrangers doivent faire face à une réalité de plus en plus difficile, entre insécurité, pression fiscale et incertitude quant à leur avenir.

    #Covid-19#migrant#migration#senegal#france#expatrie#immobilier#sante#saly#securite#immigration

  • Symptôme d’une [paupérisation et d’une] crise du logement qui n’épargne plus personne, la demande HLM a explosé ces dix dernières années
    https://www.aefinfo.fr/depeche/713780-symptome-d-une-crise-du-logement-qui-n-epargne-plus-personne-la-deman

    Selon les dernières données communiquées par l’USH à AEF info, plus de 2 763 000 demandes de logement social étaient actives sur le Système national d’enregistrement à fin 2024. Exacerbée par une crise du logement sans fin, la demande a augmenté de 40 % en neuf ans sur le territoire national.

    #paywall #logement #logement_social #paupérisation

    • Création de logements : 2024 a été en France « la pire année depuis plus de 50 ans »
      https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/biens-d-equipement-btp-immobilier/creation-de-logements-2024-a-ete-en-france-la-pire-annee-depuis-plus-de-50

      L’année dernière, 59 000 nouveaux logements [privés] ont été livrés dans l’Hexagone. C’est moitié moins que deux ans auparavant. Une nouvelle illustration de la grave crise qui secoue l’#immobilier_neuf.

      La crise n’en finit pas. En 2024, la France a créé 59 000 nouveaux logements, soit moitié moins que deux ans auparavant. Une nouvelle illustration de la grave crise qui secoue l’immobilier neuf. Hors année du Covid, environ 125 500 logements ont été mis en vente par an en moyenne entre 2017 et 2022. En 2024, ce chiffre n’atteint plus que 59 014, soit 29 % de moins que l’année précédente, et presque moitié moins qu’en 2022, selon les données publiées ce mercredi par le ministère de l’Aménagement du territoire.

      Les particuliers ont réservé 67 906 nouveaux logements l’année passée, 5 % de moins qu’en 2023, année déjà catastrophique pour la production de nouveaux logements en raison de la hausse des coûts de construction, et des taux d’intérêt qui ont bloqué les projets d’achat immobilier de nombreux ménages. Le nombre de réservations est près de 40 % inférieur au niveau de 2022, et est moitié moins que le niveau moyen 2017-2022.

      « La pire année depuis 50 ans »

      «  Tout est à jeter en 2024, c’est la pire année depuis plus de 50 ans et le début de nos statistiques  », a réagi auprès de l’AFP Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers. «  La crise a nourri la crise  : comme on ne vendait pas, on n’a pas produit [de nouveaux logements, NDLR], donc on n’a pas acheté de terrains et on a moins de collaborateurs  », poursuit-il.
      Optimiste pour 2025, Pascal Boulanger s’inquiète néanmoins du redémarrage «  de la machine  » qui pourrait provoquer des hausses de prix  : en raison de salaires plus importants «  pour faire revenir les 5 000 collaborateurs qui ont quitté le métier  » et de surenchères sur les terrains à vendre si tous les #promoteurs se remettent «  tous à acheter du foncier  ». Au quatrième trimestre, le prix moyen au mètre carré des appartements neufs commercialisés a été de 4 756 euros, en légère hausse de 0,5 %, par rapport au trimestre précédent.

      Deux à trois ans pour se remettre

      Le nombre de nouveaux logements commercialisés entre octobre et décembre 2024 a légèrement rebondi de 6,4 % par rapport au trimestre précédent, à 14 335.
      Ce sont surtout des appartements qui ont été mis en vente au dernier trimestre (+8,1 % sur un trimestre), tandis que le nombre de maisons commercialisées a continué de ralentir, de 15,5 %.

      [...]

      Recycler les bureaux obsolètes, une première clé dans la crise du logement en Île-de-France

      Le stock de logements proposés à la vente, qui atteint un plus haut au milieu de l’année 2023, se résorbe très lentement  : 117 472 logements étaient disponibles au dernier trimestre, 3 % de moins que lors des trois mois précédents. «  On a plein de stocks, car on n’a plus du tout de réservations, mais si les réservations reprennent à une vitesse normale, on a deux fois moins d’offres que lors d’une année normale  », souligne Pascal Boulanger.

      Des mesures pour relancer le marché

      Les mesures inscrites dans le budget 2025 de l’État pourraient relancer l’achat de logements chez les particuliers, selon le porte-parole des promoteurs, même s’il ne s’attend pas à «  atteindre des sommets en 2025  ». «  Il faudra entre deux et trois ans pour remettre la machine en route  »_, prévient Pascal Boulanger.

      Sur le territoire, les zones les plus tendues en matière de logements disponible (#Paris, une grande partie de l’#Île-de-France, la #Côte d’Azur et la zone frontalière avec la Suisse) ont concentré 50,7 % des réservations et 47,2 % des mises en vente comptabilisées au quatrième trimestre. Les autres grandes agglomérations de plus de 250 000 habitants ont représenté 40,4 % des réservations et 39,4 % des mises en vente.

  • Inside Airbnb

    https://insideairbnb.com

    How is Airbnb really being used in and affecting the neighbourhoods of your city?

    Airbnb claims to be part of the “sharing economy” and disrupting the hotel industry. However, data shows that the majority of Airbnb listings in most cities are entire homes, many of which are rented all year round - disrupting housing and communities.

    Browse the data for your city below, and see for yourself.

    #Airbnb
    #hôtellerie
    #uberisation
    #capitalisme

  • Euro Disney : ces plus-values qui interrogent la Cour des comptes


    Une vue générale du parc Euro Disney, à Marne-La-Vallée, en 2017. BERTRAND GUAY / AFP

    Comme souvent sur ces terrains particuliers qui entourent les parcs #Disneyland, dans l’Est parisien, la double transaction s’est déroulée dans la journée. La parcelle, 15 hectares préparés par l’établissement public EpaFrance au bord d’un golf, en Seine-et-Marne, a d’abord été proposée à la société Euro Disney. Laquelle, ce jeudi 5 septembre 2019, ne s’est pas fait prier pour l’acheter (1,63 million d’euros), ni pour la revendre aussitôt (17,2 millions d’euros) pour que la société de conseil Deloitte installe à deux pas de la gare TGV de Marne-la-Vallée, à huit minutes de Roissy, son campus européen de formation de cadres.

    « Soit un prix multiplié par plus de dix », relève la Cour des comptes, dans un rapport publié le 10 janvier consacré à EpaFrance, l’aménageur chargé de réaliser l’une des plus vastes opérations d’#urbanisme en métropole. L’une des plus singulières aussi, puisqu’elle est directement liée aux intérêts du géant américain, qui, il y a près de quarante ans, choisissait l’Ile-de-France pour investir l’Europe.

    La Cour ne se risque pas à recommander une remise à plat de la convention de 1987, celle-ci ayant quasi rang de traité international, dont l’Etat et Disney sont les principaux signataires, et les communes exclues. Elle ne nie pas non plus le succès de l’opération : 718 millions d’euros d’investissements publics, qui ont généré 8,8 milliards d’investissements privés depuis l’ouverture du premier parc en 1992. Disneyland Paris est la première destination touristique en Europe (deux fois plus de visiteurs qu’au Louvre, trois fois plus qu’à la tour Eiffel). Le chômage dans ce coin d’Ile-de-France est plus bas qu’ailleurs, 400 entreprises s’y installent chaque année.

    (...) la donne de départ « condui[t] l’Epa, organisme d’Etat, à mettre en œuvre les décisions d’une entreprise privée, dans des domaines relevant de l’action publique ».

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/01/13/euro-disney-ces-plus-values-qui-interrogent-la-cour-des-comptes_6495544_3234

    https://justpaste.it/gtl5v

    edit on se souviendra que c’est un gouvernement PS qui a construit des routes, une gare, et concédé des terrains à cette boite, au nom de l’emploi.

    #spéculation #rente_foncière #immobilier #tourisme #artificialisation_des_sols #logement

  • Les batailles du quartier Saint-Georges : 2. Le présent sacrifié - Toulouse Espace Sensible
    https://toulouse.espacesensible.net/les-batailles-du-quartier-saint-georges-2-le-present-sacrif

    La décision prise de manière un peu fourbe par la mairie de raser le quartier et l’entérinement de cette décision par les enquêtes de 1959 et de 1960 oblige les habitant·es a batailler uniquement sur la question du relogement. Cette dernière séquence sera marquée par un délitement de l’unité qui avait semblé présidé dans la première période et mettra au jour les différences dans un quartier qui semblait pourtant « faire communauté ».

    Le quartier est délabré suite à des dizaines d’années d’absence d’entretien par les propriétaires qui pourtant n’ont jamais cessé d’encaisser leur loyer. À partir de 1955 la situation va encore se dégrader, d’une part du fait de l’inquiétude grandissante face à la menace de destruction, et de l’autre par l’action concertée des pouvoirs publics pour faire plier les habitant·es. Et ce alors qu’aucune décision officielle n’a encore été prise. On peut en particulier tracer assez précisément les agissements de la Société d’économie mixte (SEM) rattachée à la Mairie de Toulouse qui s’appelle d’abord Toulouse Équipement puis Société d’Équipement TOulous-MIdi-Pirennees (SETOMIP). Celle-ci va procéder à des acquisitions dès 1957 et déclare 15 immeubles acquis le 12 juin 1958.
    Cette SEM est la première d’une longue série qui perdure aujourd’hui sous le nom d’Europolia ou d’Oppidea. C’est là que va s’établir une stratégie qui a encore cours de nos jours [2] : la détérioration systématique du cadre de vie des habitant·es. C’est écrit noir sur blanc dans la convention signée par le maire et le préfet en 1958 avec la société, qui précise dans son article 11 : « De son côté, la Société s’engage à démolir ou à rendre inhabitables les parties libérées dès que l’opération sera techniquement possible et quelle que soit la gêne qui pourra en résulter pour les autres occupants de l’immeuble ou des immeubles voisins sans que la responsabilité de la Commune puisse être mise en cause à ce sujet. » [3]
    Dans une lettre collective adressée à la mairie « des habitants du quartier Saint-Georges » dénoncent cette usure continuelle de leur condition d’existence : « [Nous] souhait[ons] que de continuer à y vivre en réparant, améliorant, refaisant, ce qui était insolide ou insalubre et en conservant son caractère à ce vieux quartier de Toulouse. [Nous] n’[avons] pas demandé à devenir le champ d’une expérience de rénovation urbaine qui va entrainer pour [nous] des bouleversements profonds et de lourds sacrifices. »

    #toulouse #habiter #urbanisme #immobilier #politic