• Destructions à Marseille : quelle différence avec l’ancienne municipalité ?
    https://www.latribunedelart.com/destructions-a-marseille-quelle-difference-avec-l-ancienne-municipa

    Il y a trois semaines, nous nous sommes rendu à Marseille afin d’enquêter sur l’effondrement de la rue d’Aubagne et les destructions prévues. Nous avons alors découvert, ce que nous ignorions, l’ampleur du problème qui ne se limite pas à la rue d’Aubagne, mais concerne plusieurs quartiers faisant pourtant partie de sites patrimoniaux remarquables, le nouveau nom des secteurs sauvegardés.

    Finalement, ce changement de nom avait un sens. S’ils sont remarquables, ils ne sont plus sauvegardés. Car entre temps, la loi Elan, voulue par Emmanuel Macron et Édouard Philippe, a été votée et promulguée. Et celle-ci a eu les effets qu’on pouvait redouter : il suffit de décréter en péril des immeubles se trouvant en secteur sauvegardé pour que l’on puisse les détruire, quel que soit l’avis de l’architecte des bâtiments de France. Un exemple saisissant est donné actuellement à Marseille, un exemple que nous avions prévu de citer dans un article plus développé mais qui devenait urgent à écrire puisque la destruction définitive est prévue demain, le 9 juillet 2020.

    Si le maire et la couleur politique ont changé, les pratiques demeurent hélas. La nouvelle municipalité - nous avons contacté en urgence le premier adjoint, Benoît Payan, qui ne nous a pas répondu - est bien dans la ligne marseillaise : de Gaston Defferre à Jean-Claude Gaudin, ses maires n’ont jamais considéré le patrimoine comme une priorité (c’est un euphémisme de le dire).


    2. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, en juin 2020, Photo : Didier Rykner


    3. Les immeubles 4, 6, 8 rue de la Butte, 8 juillet au soir après début des démolitions Photo : S. R.

    Les maisons en question se trouvent à proximité immédiate de la porte d’Aix (ill. 1), ce qui aurait dû les protéger à un double titre. Remarquons que pour nous, qui avons connu ce quartier il y a de nombreuses années, la mairie avait pourtant fait beaucoup pour restaurer, nettoyer et embellir l’endroit qui n’était alors qu’un no man’s land absolument infréquentable (il était pratiquement impossible de s’approcher de l’arc sous lequel était un véritable cloaque). Pourquoi, dans ces conditions, détruire ces immeubles anciens qui ont un véritable intérêt, reconnu comme tel par le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur ? On se perd en conjecture. Car contrairement à ce que prétend la ville, ces immeubles, fragilisés par des démolitions d’édifices qui les entouraient (et qui n’avaient pas d’intérêt patrimonial), menés dans le cadre du projet Euroméditerranée, sont parfaitement restaurables. Si l’on trouve toujours des experts complaisants pour justifier l’injustifiable, d’autres expertises, notamment celles demandées par la copropriété du n° 6 (le jaune, qui se trouve entre les deux autres) le démontrent. L’une d’entre elle conclut sans ambiguïté : « Nous engageons notre responsabilité à dire que ce bâtiment ne présente aucun risque d’effondrement à ce jour. Tous les éléments analysés ne peuvent démontrer un défaut grave de la structure extérieur. Les façades fissurées ont suscité une présomption de dégradation structurelle qui est malgré tout minime grâce au travaux de renforcement de plancher réaliser les années précédentes. » Il explique ensuite ce qu’il faut faire pour consolider l’immeuble.

    D’ailleurs, le soi-disant risque « imminent » d’effondrement n’était pas si imminent, puisqu’il était constaté il y a presque un an. Les bâtiments étant évacués, et leurs abords sécurisés, rien ne justifie donc leur démolition plutôt que leur restauration. On apprend d’ailleurs, en lisant l’arrêté de « déconstruction », que l’on trouve en ligne (toujours ce terme ridicule employé par des mairies car cela fait sans doute plus joli que « destruction » ou « démolition »), que l’architecte des bâtiments de France s’est opposé à ce vandalisme en préconisant : « la préservation des façades des immeubles sis 4, 6 et 8 rue de la Butte et la conservation et réemplois de tout élément de pierre taille ou de second œuvre récupérable (porte d’entrée par exemple). » Un avis simple désormais, pour lequel la Ville peut passer outre, ce qu’elle ne s’est pas privée de faire. Cela démontre parfaitement qu’une autre solution que la destruction est possible, et que celle-ci n’est rien d’autre qu’un vandalisme municipal, sur une zone d’intérêt patrimonial majeur, qui ne peut être mené que grâce à cette loi Elan. Emmanuel Macron et son ancien Premier ministre Édouard Philippe sont bien les premiers responsables.


    4. 76-80 rue Bernard Du Bois à Marseille, Immeubles menacés de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner


    5. 76-80 rue Bernard du Bois à Marseille, Immeuble menacée de destruction, Juin 2020, Photo : Didier Rykner

    Même si la destruction était prévue avant les élections municipales, rien n’interdisait la mairie récemment élue de poser un moratoire sur ce chantier afin d’y substituer une réhabilitation. Rien, d’ailleurs, ne s’y oppose encore, à l’heure où nous écrivons cet article, l’irrémédiable n’étant pas encore accompli (ill. 3). Nous ne sommes d’ailleurs pas seul dans ce combat. L’association Sites & Monuments nous a prévenu (voir son article), et Stéphane Bern, que nous avons joint, est également scandalisé par ces démolitions en cours : « c’est le cœur historique de Marseille qu’on détruit avec ces maisons du XVIIIe siècle. Maintenant, quand on veut détruire, on n’entretient plus et on dit qu’elles vont tomber. » Ceci est d’autant plus vrai que d’autres démolitions sont prévues dans les prochaines semaines ou les prochains mois, ailleurs dans Marseille, mais tout autant dans des secteurs sauvegardés. Aux 76-80 rue Bernard du Bois, pas très loin non plus de la porte d’Aix, mais plus à l’est, plusieurs maisons, des propriétés municipales et à l’abandon depuis plusieurs années, sont également gravement menacées, sans doute de manière « imminente », l’état de péril datant de 2014 (ill. 4 et 5). Comme le dit Stéphane Bern : on n’entretient plus, on décrète un péril, et on démolit. Tout cela est bien pratique.


    7. Plan de sauvegarde et de mise en valeur avec la portion de la rue d’Aubagne concernée (nous avons rajouté les numéros). Les immeubles en orange sont théoriquement « à conserver »

    Et il y a bien sûr aussi la rue d’Aubagne (ill. 6) où, après avoir laissé s’écrouler deux immeubles avec les conséquences humaines que l’on connaît (huit morts), on s’apprête encore à en détruire deux autres, les numéros 69 et 71. Or, une consultation du plan de sauvegarde (ill. 7) et une comparaison avec Google Map pour y situer les numéros montre quelque chose de très curieux [1] : l’arrêté de déconstruction des n° 69 et 71 ne cite à aucun moment l’avis de l’architecte des bâtiments de France, alors que le numéro 71 est à conserver [2]. Or, si celui-ci, en cas de péril, est désormais un avis simple, il reste qu’il doit être demandé. Tel qu’il est rédigé, cet arrêté est donc irrégulier. Mais qu’importe après tout : on est à Marseille, et le maire est Jean-Claude Gaudin. Ah non ? C’est désormais Michèle Rubirola. Aucune différence semble-t’il.

    Didier Rykner

    Notes

    [1] Note parue après la mise en ligne de notre article : nous avions dans un premier temps confondu le 69 avec le 67. Or, le 67 a été détruit juste après l’effondrement.

    [2] Remarquons par parenthèse que la pertinence de certains Plans de sauvegarde n’est pas évidente : pourquoi indiquer comme à conserver le n° 71 et pas le 69 qui est comparable ?

    #Marseille #patrimoine #destruction #sauvegarde #immobilier #vandalisme #benoît_payan #Euroméditerranée #destruction #démolition #loi_elan #Michèle_Rubirola #secteurs_patrimoniaux_remarquables #Patrimoine_remarquable #Ville

  • L’anti-impérialisme en France aujourd’hui :
    La gogôche « radicale » aux abonnés absents Jean-Pierre Garnier
    http://www.librairie-tropiques.fr/2020/07/la-gogoche-radicale-aux-abonnes-absents.html

    Il fut un temps où nos intellos «  degauche  », soit l’élite de la petite bourgeoisie intellectuelle — alias la « classe moyenne éduquée » — soutenaient sans faillir, ne serait-ce que verbalement, les luttes de libération menées par les peuples contre le colonialisme et l’impérialisme qui les opprimaient. Or, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Depuis la fin du siècle dernier, la majorité d’entre eux font écho, quand ils ne se taisent pas, à la propagande « occidentale » contre les « régimes » décrétés incompatibles avec le respect de la démocratie et des droits de l’homme. Comme par hasard, tous ceux qui font obstacle à l’hégémonie d’une bourgeoisie devenue transnationale.

    Cela a commencé avec le démembrement programmé de la Yougoslavie où des « penseurs critiques » parmi les plus en vue dans le landerneau universitaire où ils achevaient de rompre avec le gauchisme qu’ils avaient professé naguère, discernaient en Slobodan Milosevic le « Hitler des Balkans ». Cela continua avec les interventions militaires successives, directes ou par djihadistes interposés, pour « reconfigurer le Moyen Orient », menées par la coalition États-Unis-Grande-Bretagne-France, avec l’aide des pétromonarchies vassalisées de la région. Les bombardements et massacres en tout genre de populations civiles auxquels ont donné lieu ces opérations menées sous la bannière du « devoir d’ingérence » n’ont pas suscité d’indignation et encore moins de mobilisations parmi nos diplômés ès causes humanitaires. Et que dire de la contre offensive étasunienne visant des gouvernements « démocratiquement élus » au Brésil, en Équateur, en Bolivie ou au Venezuela qui tentaient d’améliorer vaille que vaille le sort des classes populaires en desserrant l’étreinte du voisin du nord qui fait depuis des lustres de l’Amérique latine son « arrière-cour » ? A t-on vu nos vaillants marxistes de la chaire et autres rebelles de confort s’élever contre les manœuvres, les chantages, les blocus et tentatives de renversement voire d’assassinat opérés pour se débarrasser de ces gêneurs qu’étaient Lula da Silva, Rafael Correa, Evo Morales ou, aujourd’hui encore, Nicolás Maduro ?

    Tous ces sachants s’étaient voulus « Charlie » en 2015 à la suite des attentats terroristes contre le journal du même nom, défilant sagement au sein une énorme manifestation sponsorisée par un État qui, avec d’autres au même moment, apportait son appui aux djihadistes qui mettaient la Syrie à feu et à sang, pour en finir avec un « régime » dont le dirigeant «  ne méritait d’être sur terre  », selon Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères du gouvernement sociétal-libéral cornaqué par François Hollande, et qui trouvait de ce fait que Al Nosra faisait « du bon boulot » . Et voilà maintenant que le régime sioniste peut poursuivre ses exactions sans que les autres États du monde ne prennent la moindre mesure pour en bloquer le cours, avec le silence de ces porte-voix de la France « degôche », qui vaut approbation tacite. L’annexion de la Palestine passera simplement d’une situation de fait à une normalisation qui permettra au système d’apartheid israélien d’étendre encore ses frontières et réduire l’archipel palestinien déjà ghettoïsé à la portion congrue. Après quelques semaines de turbulences, les choses rentreront dans l’indifférence habituelle puis l’oubli, la période estivale tombant à point nommé. Nos petits bourgeois titrés seront alors sur les plages ou dans leurs résidences secondaires, attendant la rentrée pour déverser à nouveau leur logorrhée érudite sur les « nouveaux possibles ouverts à l’émancipation » par la coalition rosâtre-verdâtre sortie victorieuse des municipales, annonciatrice de « Lundis matins »[1] qui chanteront au rythme de la préparation de la présidentielle de 2022. Dans quel type de combat vont-ils donc s’engager d’ici là, mis à part la signature d’« appels » aussi grandiloquents que dérisoires pour que le « jour d’après » non plus la pandémie, mais la prochaine échéance électorale, ne ressemble pas à ceux qui ont précédé ?

    On en aura déjà une petite idée à la lecture d’une tribune collective — une de plus ! — d’intello hexagonaux de haut rang, incendiaire voire menaçante, publiée dans L’ImMonde , sitôt connue la victoire du Rassemblement national aux municipale à Perpignan. Cette tribune n’a rien à voir a priori, et a posteriori non plus, avec le contexte géopolitique actuel marqué plus que jamais par les initiatives mortifères de l’impérialisme hors de l’hexagone et, en particulier au Moyen Orient, avec le concours actif, dans ce dernier cas, de l’État sioniste. Mais c’est précisément ce contraste entre, d’une part, la non intervention, si l’on peut dire, persistante des membres de notre caste d’humanistes mondains, dans les affaires du monde, et, d’autre part, le raffut auquel un échantillon représentatif de ses membres a cru bon de se livrer à propos d’une affaire interne ne concernant que les Français — et encore seulement une infime minorité d’entre eux — qui est en lui-même significatif.

    À peine le nouveau maire de Perpignan, Louis Aliot, élu, une quarantaine d’intellectuels de haute volée labélisés « degôche » — encore que nombre d’entre eux eussent voté Macron à la présidentielle de 2017 pour, comme de coutume, « faire barrage à… » — se sont précipités pour fustiger par avance sa mainmise sur un centre d’art au nom emblématique pour les gens dotés d’une culture progressiste conséquente : Walter Benjamin. La célérité extrême de leur réaction collective — l’article, en date du mercredi 1er juillet et paru à la mi-journée du jour précédent, a été sans doute rédigé dès le lendemain des élections voire peut-être avant —, laisse soupçonner que ses rédacteurs avaient anticipé l’arrivée au pouvoir municipal de l’ex-compagnon de Marine Le Pen. Quoiqu’il en soit, par la violence même de leurs propos, ils laissaient clairement entendre qu’un sacrilège serait en voie d’être commis, et que laisser la nouvelle municipalité gérer cet équipement culturel reviendrait à profaner la mémoire de Walter Benjamin et, au-delà, de toutes les victimes du fascisme. Indignés, les signataires ont en effet découvert, « non sans frémir » [sic], au fil du programme de Louis Aliot, son intention de dédier ce lieu actuellement fermé à « la création et au devoir de mémoire » . Comble d’impudence de la part d’un leader d’extrême droite : il n’aurait pas hésité à évoquer, comme thèmes d’exposition et de conférence, « outre la mémoire juive, les Gitans et l’histoire tragique la Retirada espagnole » des Républicains vaincus par le franquisme. Une double phrase tirée des écrits de Walter Benjamin sert d’intitulé à la tribune et en résume la problématique : « Si l’ennemi triomphe, même les morts ne seront pas en sûreté. Et cet ennemi n’a pas fini de triompher. »

    Bref, nous voilà une fois de plus replongés dans « les heures les plus sombres de notre histoire » !

    Il s’ensuit que l’urgence serait une fois de plus à la « résistance » . Le « No pasarán ! » reprend évidemment du service, et nos insurrectionnels de papier d’appeler à « arracher le nom de Walter Benjamin — pour le mettre en sûreté — des mains de l’extrême droite et de ceux qui réécrivent l’histoire à l’encre des oppresseurs d’hier ». Menaçants, ils promettent même de s’opposer « fermement, et par tous les moyens disponibles » à ce qu’ils considèrent comme une forfaiture : associer le nom d’un intellectuel apatride, pourchassé, exilé, sans argent, drogué et incompris qu’ils se sont choisi comme figure emblématique de la dissidence dont ils se revendiquent, à la réouverture d’un centre d’Art sous la mandature d’un maire appartenant au R.N. « Louis Aliot sera-t-il obligé de débaptiser le centre d’art Walter Benjamin ? » , s’interrogeait peu après un plumitif du journal local, L’Indépendant ? Peu importe, même si ce changement de nom, aussi bien intentionné soit-il, risquerait d’aggraver le cas le Louis Aliot aux yeux de certains de ces furieux qui y verraient une seconde mort, symbolique cette fois-ci, infligée à celui qui se l’était lui-même donnée une première fois non loin de Perpignan, à Port Bou. Car, ce qui est idéologiquement significatif avec cette mobilisation post mortem de quelques notabilités de la pensée critique[2], est qu’un Georges Ibrahim Abdallah, un Marwan Bargouthi ou encore un Julian Assange, emprisonnés jusqu’à ce que mort s’ensuive pour avoir lutté contre l’iniquité de régimes pseudo-démocratiques, n’aient pas bénéficié de pareille attention de la part de nos clercs.

    Que ceux-ci ne se soient pas dressés sans attendre pour exiger leur libération immédiate, alors que ces véritables « combattant de la liberté » sont encore vivants. Il est vrai que, à la différence de Walter Benjamin, ces prisonniers politiques n’ont pas laissé d’œuvres littéraires se prêtant à d’innombrables gloses savantes et donnant lieu à de multiples colloques ou séminaires. Mais la malchance de ces militants engagés en actes et pas seulement en paroles est surtout, semble t-il, de l’avoir fait au mauvais endroit, c’est-à-dire dans le camp du Mal, et au mauvais moment, soit dans une période, historique aux deux sans du terme, où notre intelligentsia a rallié, ouvertement ou non, le camp du Bien tel que le définit l’Occident.

    Le syntagme « intellectuel de gauche » serait-il, dès lors, en passe de devenir une contradiction entre les termes ? C’est du moins la question que l’on s’autorise à poser quand on confronte les prises de positions, toutes tendances idéologiques confondues, qu’adoptent publiquement des individus qui se posent en réfractaires vis-à-vis de la société capitaliste qu’ils dénigrent, à la position objective qu’ils occupent en son sein. Tout se passe, en effet, comme s’ils aimeraient garder (ou acquérir, pour les nouveaux venus) les avantages symboliques que procure la posture critique tout en conservant le train et le mode de vie confortables attachés au statut d’intellectuel professionnel.
     
    Jean-Pierre Garnier.

    [1] Lundi matin : site internet qui sert de bible aux anarchoïdes.
    [2] Mentionner leurs noms serait leur faire une publicité supplémentaire. Les médias mainstream y pourvoient déjà.

    go#Gôche #classe_moyenne #CSP+ #bourgeoisie #bourgeoisie_transnationale #Yougoslavie #Moyen_Orient #devoir_d’ingérence #Brésil #Équateur #Bolivie #Venezuela #Lula_da_Silva #Rafael_Correa #Evo_Morales #Nicolás_Maduro #sociétal-libéral #charlie #Syrie #laurent_fabius #degôche #Palestine #ImMonde #tribune #Perpignan #Louis_Aliot #Walter_Benjamin #Perpignan #Georges_Ibrahim_Abdallah #Marwan_Bargouthi #Julian_Assange #intellectuel_de_gauche

    • Vers un boom immobilier « post-annexion » dans des colonies israéliennes du nord de la Cisjordanie
      https://www.rtbf.be/info/monde/detail_vers-un-boom-immobilier-post-annexion-dans-des-colonies-israeliennes-du-

      Dans la colonie israélienne d’Ariel, Perri Ben Senior n’attend qu’une chose : qu’Israël annexe cette partie du nord de la Cisjordanie occupée, avec pour conséquence espérée une hausse des prix de la pierre, ce qui serait une aubaine pour son agence immobilière.

      Ariel, ses 20.500 habitants, son université et ses centres commerciaux ont été mentionnés ces dernières semaines comme pouvant faire partie d’un premier round d’annexion de l’ensemble des colonies israéliennes et de pans de la Cisjordanie par l’Etat hébreu dans le cadre d’un plan proposé par l’administration américaine.

      Cela fera grimper les prix
      Selon certains observateurs, le gouvernement, qui peut en principe se prononcer depuis mercredi sur ce projet, pourrait chercher à temporiser ou commencer par annexer certaines grandes colonies, comme Ariel.

      Dans son agence immobilière, Perri Ben Senior espère que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, aille de l’avant avec le plan américain. « Cela fera grimper les prix des appartements et des terrains car il y aura plus de demandes », prédit-elle.

      Hausse de la demande

      Ailleurs en Cisjordanie, d’autres agents ont déjà constaté un changement depuis que le sujet de l’annexion monopolise les débats, à peine éclipsé ces derniers mois par la pandémie de nouveau coronavirus.

      Daniel Wach, dont l’agence est située dans la colonie d’Eli, à quelques kilomètres d’Ariel, dit avoir réalisé autant de transactions depuis mai que « ces dernières années ».

      « Ces 10 derniers jours, nous avons vendu six logements dans la colonie d’Alfei Menashe », raconte-t-il à l’AFP. « Ces maisons étaient sur le marché depuis des mois, j’ai donc demandé à nos clients pourquoi ils s’étaient soudainement décidés à acheter. Ils m’ont répondu que c’était par crainte d’une hausse des prix en cas d’annexion », ajoute-t-il.

      « Un endroit normal »
      Si Israël annexe des parties de la Cisjordanie, territoire palestinien qu’il occupe depuis 1967 —, les colons seront considérés par l’Etat hébreu comme des Israéliens à part entière et seront soumis à la loi civile israélienne et non plus militaire comme c’est le cas actuellement.

      « La Judée-Samarie (nom que les autorités israéliennes donnent à la Cisjordanie, NDLR) va devenir un endroit normal », se réjouit M. Wach.

      Et nombreux sont ceux qui estiment qu’Israël, une fois ces terres annexées, ne pourra plus les transférer aux Palestiniens en cas de création d’un Etat à eux, comme prévu par les accords d’Oslo signés en 1993.

      Prix plus accessibles
      Aujourd’hui, « les gens ont peur d’acheter dans les Territoires (palestiniens) parce qu’ils se disent : ’Et si demain on rend les Territoires (aux Palestiniens), qui va nous rembourser ? Qu’est-ce qui va advenir de cette maison que j’ai achetée ?’  », explique Perri Ben Senior.

      Depuis les accords d’Oslo, la population des colonies israéliennes, illégales selon le droit international, a plus que triplé pour dépasser aujourd’hui les 450.000 personnes.

      Outre les colons qui habitent en Cisjordanie pour des raisons idéologiques et religieuses, de nombreux Israéliens ont été attirés par les prix de l’immobilier, beaucoup plus bas qu’en Israël où ils ont flambé ces dernières années.

      Opportunité
      A 12 km d’Alfei Menashe, de l’autre côté de la « Ligne verte » qui sépare d’Israël la Cisjordanie, se trouve la ville de Kfar Saba, où il faut débourser environ 4,5 millions de shekels (1,1 million d’euros) pour une maison de sept pièces sur un terrain de 200 m2, explique M. Wach.

      A Alfei Menashe, un bien similaire coûte environ 2,2 millions de shekels (566.000 euros), soit moitié moins cher.

      « Immédiatement après l’annexion, les prix de l’immobilier bondiront de 10 à 15% dans les colonies. Et dans cinq à sept ans, ils auront augmenté de 30%, pas moins », assure M. Wach.

      Zeev Epstein, promoteur qui a enregistré un nombre record de ventes le mois dernier, partage le même optimisme.

      Le marché va devenir encore plus important
      La décision d’annexer « fera une grande différence », dit celui dont l’entreprise Harei Zahav ("Montagnes dorées" en hébreu) travaille exclusivement dans les implantations israéliennes.

      « Le marché va devenir encore plus important, il faut qu’on se prépare à travailler dur pour saisir cette opportunité », dit-il à l’AFP.

      En attendant que le gouvernement décide ou non d’aller de l’avant vers une annexion, M. Wach s’y voit déjà : « Quand Israël décidera que cet endroit est à nous, la réaction générale sera : ’ah ! Enfin !’ »

      #immobilier #logement #spéculation #annexion #colonies #Palestine #économie #urbanisme #spéculation #finance #politique #israël  #israel #bds #palestine_assassinée #occupation #colonisation #cisjordanie

  • Face aux bétonneurs, eul’Commune d’Saint-Sauveur !
    https://chez.renart.info/?Face-aux-betonneurs-eul-Commune-d-Saint-Sauveur

    Nous nous sommes invités tels des gueux à la soirée électorale d’Aubry ce dimanche 28 juin. Organisée au branchouille café L’Hirondelle, détenu par trois architectes en vue sur la métropole, le quatrième mandat d’Aubry se place donc sous le signe du béton [1]. Nous lui avons offert quelques fleurs de carotte sauvage coupées sur la friche et essayé d’entamer une conversation : « Nous en reparlerons quand vous aurez dessaoulé », nous a-t-elle répondu, observatrice. 24 heures plus tard, nous y voilà : face aux bétonneurs et à la défaite d’EELV, la Commune de Saint-Sauveur sera la véritable opposition écologiste à la nouvelle mandature.

    Imaginez la scène. Une ambiance un peu pince-fesses de soirée électorale victorieuse mais pas trop. Un décor « indus » type galerie berlinoise des années 1980. Des bières « craft » (artisanales), un camion-boucherie « vintage », et un « corner de street food » asiatique. Martine Aubry tenant le premier rôle entourée de ses courtisans. Six fricheux bourrés sortant d’un concert mythique du groupe La rue qui t’emmerde , débarquant en guenilles et bottes crottées, attirant à eux une dizaine de regards de merlans horrifiés. Le comédien Gilles Defacque qui croit s’en sortir par une pirouette en nous sortant son nez de clown. Oui, la scène était pathétique. On en rigole encore.

    C’est par où la fête ?
    Avec 69 % d’abstention à Lille et un écart de 227 voix entre Aubry (PS) et Baly (EELV), l’ambiance était assez éloignée des bacchanales. Rendez vous compte : avec 15 389 voix obtenues face à deux candidats, Aubry en récolte encore moins qu’au premier tour de 2014 face à huit opposants (19 422). Sur 120 000 électeurs, Aubry obtient donc la majorité des sièges, les mains libérées de toute alliance, grâce à la confiance de 12,3 % de Lilloises et Lillois.

    Comme à chaque élection, les explications vont bon train sur le taux d’abstention record. Et vas-y que je te parle huit secondes de démocratie malade. Et vas-y que je mets en cause le coronavirus, la crise économique qui vient, le beau temps, l’alignement des planètes, etc. Nous qui ne prétendons pas à la science politologique, nous remarquerons simplement qu’à Lille, pour la première fois, le second tour des élections opposait trois candidats issus de la même majorité municipale. Avec ou sans nez rouge, les élections avaient des allures de mauvais cirque.

    EELV ou la défaite de l’écologie
    Europe-Écologie a gardé Grenoble et remporté Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Annecy, Poitiers et Colombes. Comment diantre ont-ils fait pour ne pas remporter Lille, alors qu’avec la friche Saint-Sauveur l’élection leur était portée sur un plateau ? En deux ans, P.A.R.C., Fête la friche et nous-mêmes avons inscrit au centre du débat municipal le manque d’espaces verts, la pollution de l’air, l’arrogance des grues et du béton, la mauvaise santé des habitants et des habitations, qui frappent ici plus qu’ailleurs en France. Disons-le ainsi : si le débat avait tourné autour de « La Sécurité », EELV était dans la merde. Comment ont-ils perdu une élection faite pour eux, portée par la friche, les manifs pour le climat, les arrêtés de sécheresse, les soixante pics de pollution par an, la crise sanitaire du coronavirus ?

    Les écologistes sont entrés sur la scène électorale dans les années 1970/1980 en prétendant « faire de la politique autrement ». Ce qui nécessitait une rupture plus conséquente que de se rendre au conseil municipal en vélo ou à l’Assemblée nationale en jeans-baskets. Les écologistes lillois ont gardé jusqu’au dernier moment la possibilité d’une alliance avec Aubry, entortillant leurs vues sur Saint-Sauveur autour d’une basse stratégie politicienne qui s’est avérée perdante.

    Il ne suffit pas, en politique, et de surcroît dans les quartiers populaires https://www.lavoixdunord.fr/771402/article/2020-06-29/municipales-lille-quartier-par-quartier-ou-et-comment-martine-aubry-sau où Aubry garde sa base électorale, de faire montre de compétence, de technicité, de bien connaître ses « dossiers ». Les électeurs ne votent pas pour des fonctionnaires aptes à la gestion. Quand de surcroît on sort de la majorité, les slogans « Pour changer », « L’écologie maintenant » ou « Vivre Lille » résonnent d’un creux abyssal qui ne peut émouvoir (et encore !) que quelques cadres sup’ de la fonction publique territoriale.

    Et maintenant eul’Commune d’Saint-Sauveur !
    L’écologie ne devrait pas avoir besoin de l’épithète « populaire » pour l’être réellement. Les écolos et Martine Aubry doivent comprendre qu’un grand parc à Saint-Sauveur est une question de justice sociale. Les habitants de Lambersart et Vauban ont déjà celui de la Citadelle et des logements a priori plus spacieux qu’ailleurs. Venir mettre sur Saint-Sauveur des créateurs, des startuppers et des designers (même venus d’une prétendue « Économie sociale et solidaire », même aussi cools que les clients de L’Hirondelle), c’est encore mépriser ces Lillois qui manquent d’espace comme de boulot.

    Ce qui a été fait sur la friche, que ce soit en l’animant ou par l’action judiciaire, c’est-à-dire la mise à l’arrêt d’une promotion immobilière jusqu’alors triomphante, les écologistes d’EELV l’ont manqué par deux fois : la première fois comme élus de la majorité, la seconde comme candidats d’opposition. Aujourd’hui, nous sommes l’écologie à Lille. Une commune sur Saint-Sauveur se construit déjà avec celles et ceux qui souhaitent se réapproprier vraiment la décision publique pour qu’enfin ce ne soit plus les aménageurs qui décident de l’usage d’un lieu, mais pour que ce soit les usagers qui décident de leur aménagement ; pour que ce ne soit plus les élus qui imposent des activités économiques hors-sol, mais pour que celles-ci émanent du territoire et de ses animateurs.

    Tomjo

    Illustration de Modeste Ricahrd
    
Photo de "Fête la friche"

    Notes
    [1] L’Hirondelle appartient aux patrons du cabinet O Architecture, coupables de bétonner les fleurs de L’îlot Pépinière. Ils ont aussi à leur palmarès la réhabilitation d’une partie de Fives-Cail Babcock et la construction de 235 logements sur la zone de L’Union à Roubaix.

    #Lille #Saint_Sauveur #Elections_Municipales #Elections #Démocratie #martine_aubry #PS #EELV #Ecoligie #Immobilier #Spéculation #spéculation_immobilière #béton #Gueux #politique #promotion_immobilière #destruction #communs #commune

  • Chaque jour, 7 hectares de vert disparaissent sous le béton en Flandre
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2020/06/29/chaque-jour-quelque-7-hectares-de-vert-disparaissent-sous-le-be

    Le parti écologiste Groen constate qu’un nombre accru d’espaces ouverts en Flandre sont victimes de nouvelles constructions et d’une bétonisation. Les verts se basent pour cela sur les chiffres du bureau belge de statistiques Statbel. L’an dernier, quelque sept hectares en moyenne par jour ont été soustraits à la nature en Flandre, soit 30% de plus que l’année précédente. La députée flamande Mieke Schauvliege (Groen) met en garde : cette tendance qui repart à la hausse favorise le dessèchement du sol en Flandre, alors que la Région souffre de plus en plus de la hausse des températures et d’une pénurie d’eau. Elle appelle la ministre à l’Environnement, Zuhal Demir (N-VA), à mettre un frein à la bétonisation de la Flandre.

    Nous demandons un cadre juridique qui interdise à l’avenir la construction dans les espaces ouverts en Flandre", précisait Mieke Schauvliege ce lundi dans l’émission « De ochtend » sur Radio 1 (VRT). « Le gouvernement flamand l’a déjà annoncé de très longue date, mais il n’arrive pas. C’est pourtant très important, certainement pour lutter contre la sécheresse. Chaque goutte d’eau qui tombe sur du béton n’entre pas dans le sol, et celui-ci dessèche. Il reste très difficile de combattre la sécheresse ».

    Les espaces ouverts sont encore toujours réquisitionnés pour construire des habitations, mais aussi des entreprises, des routes et infrastructures. « C’est une véritable accélération de la bétonisation au lieu de l’interdiction de couler davantage de béton » qui est annoncée depuis longtemps, souligne Mieke Schauvliege. « Les 7 hectares sont le solde. Aucun nouvel espace vert ne vient s’y ajouter ».

    Mieke Schauvliege reproche à la ministre Zuhal Demir de ne pas encore avoir entrepris de réaliser un cadre politique pour modifier la façon de construire en Flandre. « La seule initiative qui avait déjà été mise sur la table est un mauvais décret qui, d’après les experts, a l’effet inverse de celui recherché et favorise donc la construction dans les espaces ouverts », précise la députée flamande. Elle demande que ce décret soit adapté. « Dans l’attente du cadre juridique, nous demandons d’arrêter de construire dans des espaces verts isolés qui sont cruellement nécessaires pour lutter contre la sécheresse ».
    . . . . . . .
    bétonisation #agriculture #béton #des_grands_projets..._inutiles_ #terres #urbanisme #immobilier #sécheresse #béton #écosystèmes #Belgique #Flandres #destruction #projet_inutile #politique

  • Aubry ou l’art du mépris : en 2020, le design enterre Min p’tit quinquin
    https://chez.renart.info/?Aubry-ou-l-art-du-mepris-en-2020-le-design-enterre-Min-p-tit-quinquin

    Deux chiffres et tout est dit de la politique culturelle d’Aubry. Fin 2019, la Métropole s’empresse de claquer 3,8 millions d’euros pour « Lille Capitale mondiale du design » en 2020, et 3 millions pour la saison « Utopia » de Lille3000 prévue en 2022. Pour le bicentenaire de la naissance d’Alexandre Desrousseaux, né en 1820 dans le quartier Saint-Sauveur à Lille : que tchi . L’auteur d’une Canchon dormoire devenue « La Marseillaise du Nord », plus connue sous le titre Dors min p’tit quinquin , ne recevra pas même un chuque . La culture lilloise est-elle à ce point indigne des édiles culturelles lilloises ? L’occasion pour Renart de rendre hommage aux poètes et chansonniers patoisants méprisés par la culture socialiste.


    Lille Design déboulonne Desrousseaux (Modeste Richard, 2020)

    Voilà ce qui arrive lorsqu’on n’est préoccupé que par le « rayonnement économique » de sa métropole. On met la « culture » à son profit. Et on en oublie de célébrer le plus célèbre représentant de la culture lilloise : Alexandre Desrousseaux. Martine Aubry n’ignore pourtant pas son existence. La statue de la dentellière de L’Canchon Dormoire trône dans l’entrée de la mairie alors que le refrain résonne toutes les heures depuis le beffroi de la Chambre de Commerce. Lorsque la maire enterre Pierre Mauroy en 2013 au cimetière de l’Est, elle passe immanquablement devant la tombe du chansonnier. Depuis son parachutage à Lille en 1995 sur la liste de Mauroy, n’a-t-elle eu qu’un mot pour le poète de Saint-Sauveur ? Bein nan.

    ° Les faisceaux de la Culture rayonnent dans la nuit noire et obscure et triste
    Martine Aubry et ses comparses de la MEL font ce qu’ils disent et disent ce qu’ils font. « Il s’agit d’être à la fois un vecteur fort de l’attractivité de la Métropole Européenne de Lille à l’international et [...] œuvrer au sentiment d’appartenance de la population à un grand ensemble métropolitain. » Voilà tout le dessein attribué à la « culture » : créer une marque territoriale que soutiendrait une artificielle identité métropolitaine. « Par conséquent, la commission principale Rayonnement de la Métropole » (dirigée par Aubry) décide d’attribuer le 13 décembre 2019 une subvention de trois millions d’euros à Lille3000 pour l’organisation de la saison « Utopia » en 2022.

    Depuis Turin au mois de juin 2017, Martine Aubry annonce sa « grande joie » et sa « grande fierté » de recevoir le titre de « Capitale mondiale du Design » pour 2020. « La désignation de la Métropole comme Capitale Mondiale représente donc une véritable opportunité de faire rayonner le territoire de la métropole comme une référence mondiale en matière d’innovation, de créativité et de durabilité. […] Par conséquent, la commission principale Développement Économique - Emploi - Recherche - Insertion », demande d’approuver le 11 octobre 2019 une subvention de 3,8 millions d’euros.

    Le 1er janvier 2020, La Voix du nord croit pouvoir titrer que « Lille fêtera le bicentenaire de la naissance d’Alexandre Desrousseaux » cette année. Bien mal lui en a pris. Pas un centime ne sera accordé en souvenir de l’auteur de L’Canchon dormoire _ , écrasé sous le design.

    Loin des célébrations républicaines et socialistes
    Ni le socialisme ni la République n’avaient pourtant dédaigné Alexandre Desrousseaux, ce fils d’ouvriers textile du quartier Saint-Sauveur devenu par ses canchons une gloire nationale. Pour le centenaire de la berceuse, jouée la première fois en 1853 dans un estaminet de la rue de Gand dans le Vieux-Lille, le président de la République Vincent Auriol recevait les descendants Desrousseaux à L’Élysée, dont le fils Alexandre-Marie, lui-même ancien député socialiste. L’Armentiéroise Line Renaud en chanta même les couplets dans les salons, accompagnée de la chorale lilloise des « Sans-Soucis » habillés de leurs bleus de travail. « Cette chanson sera chez elle en tous les coins du monde car l’humain est partout chez elle, déclare le président. S’il est une demeure où elle devait entrer, c’est bien ici à l’Élysée. [1] » Que reste-t-il sous le beffroi de la mairie de Lille de cette culture populaire ?


    La Chorale des Sans-soucis posant devant la statue de Desrousseaux en 1950.

    Dans une conférence donnée à Arras vers 1892, le maudit Paul Verlaine avait prédit une grande « postérité » à la chanson de Desrousseaux. Elle dépassa sûrement ses espérances. Bien avant les débats fumeux sur « l’appropriation culturelle », le tôlier de l’Élysée Vincent Auriol comprend combien la tendresse du P’tit Quinquin touche à l’universel, et précisément celui écrit par ses plus chiches représentants. Le titre est la francisation du néerlandais kind-kind (petit-petit), à l’époque où la ville de Lille compte un tiers d’ouvriers flamands. En Crimée en 1853 ou en 1870 contre la Prusse, les soldats français, gascons, bourguignons, bretons ou parisiens se rendent au front en chantant le refrain. Quand La Marseillaise est interdite dans les camps allemands de 1914 ou de 1940, les prisonniers la remplacent par la berceuse du nord. La chanson connaît ensuite de multiples interprétations comme celle de Tony Gatlif en 2004 qui fait enregistrer une version arabo-andalouse pour son film Exils . S’il ne s’agissait que de « rayonner », Desrousseaux n’aurait point à rougir devant Lille Design ou Lille3000. Mais chacune de ces deux sociétés événementielles préfère lustrer les pôles de compétitivité plutôt que la culture locale des poètes et chansonniers. Nous avons demandé au service Culture de la Ville de nous communiquer les célébrations prévues pour Desrousseaux cette année. Nous attendons toujours le programme.

    Des chansonniers face à la métropole ?
    À l’époque de Desrousseaux et des estaminets, nul besoin de « favoriser l’accessibilité des publics à la culture », comme le prétend la mauvaise conscience des Commissions « Rayonnement ». Nul besoin d’embaucher des « chargés de diff’ », des « chargés de com’ » ou des « chargés de médiation culturelle » quand la culture c’est tout le monde et tout le temps. En témoigne Desrousseaux :
    Ch’est des ouverriers d’fabrique,
    Des francs, des joyeux chochons,
    Trouvant sur l’point comique
    Qui compos’nt chés canchons.
    Pus d’eune fois j’ai laiché dire
    Qu’il arrive assez souvint
    Que l’poète n’sait point lire :
    Cha n’impèche point l’sintimint. [2]

    Ces quasi punks n’ont pas besoin de savoir lire pour écrire des poèmes. Avant la reconnaissance des syndicats (1884) et la liberté d’association (1901), les ouvriers se retrouvent dans des « Sociétés » : Les Enfants de la bonne bière, Les gais pinchonneux (les gais pêcheurs), les Amis réunis au Grand Quinquin, les Bons-Buveurs, etc. Elles sont des centaines à Lille. Les ouvriers organisent des concours de poésie après leurs heures de boulot, et la Société les vend sur des feuilles volantes à carnaval et dans les ducasses. Perchés sur leur char, costumés dans tous les sens, ces amiteux réunis peuvent en vendre 5 000 à l’occasion. Elles sont courues comme la morue, aurait-on dit acht’heure . L’estaminet est au temps de Desrousseaux le berceau de la culture lilloise. Que reste-t-il de tout ça ? Le quartier a certes disparu, mais sa Gare à qui l’on offre des prétentions culturelles, qu’en fait-elle ? Ses animateurs prout-prout préfèrent nourrir des ambitions artistiques que les chansonniers lillois auraient à merveille raillé, eux qui savaient ridiculiser les précieux. Comme ce certain Denis, chansonnier qui mit en scène un jeune parvenu courtisant l’ouvrière :

    Le parvenu : Souffrirais-tu que j’en pleurasse ?
    L’ouvrière : Pleurassassez tant qu’vous vodrez, J’aim’ mieux l’misère que l’déshonneur.

    Si à carnaval, on chinte , très vite le lendemain, on déchinte . Nulle part les masures sont aussi pourries et le travail aussi meurtrier que dans le quartier Saint-Sauveur, au point que la mort est parfois vécue comme une libération : « In l’menant à l’chim’tierre / T’intinds dir’ l’quartier : / I’est heureux dins l’tierre / Un ouveurier filtier. [3] » Est-ce la misère du prolétariat qu’on rechigne à garder en mémoire dans cette ville socialiste ? A ce rythme-là (zéro euro), l’histoire même de la ville trépasse dans le brouhaha marketing (6,8 millions). Ce n’est pas seulement dommage. En oubliant ces satires volontiers rigolardes au sujet des maris cocus, des veuves vites consolées, des ivrognes et des fainéants, des filles légères et des femmes bavardes qui bien souvent sont plus travailleuses et perspicaces que leurs époux, on perd l’humanité de celles et ceux qui savent rire des autres et d’eux-mêmes. Dans cette misère, l’ironie sert d’exutoire, comme le montre ici Desrousseaux à propos des habitants de Saint-Sauveur :

    Chés brav’s gins n’sont point riches,
    Mai’ i’ont l’cœur joyeux,
    Ch’ti qui n’a qu’eun’quemiche,
    S’di’ : « On n’in met point deux ! »
    I’ont raison, j’ l’espère,
    L’argint n’fait point l’bonheur.
    I sont gais dins l’misère,
    Les bonn’s gins d’Saint-Sauveur. [4]

    Le travail se mécanise au mitan du XIX° siècle et les ouvriers à domicile partent s’entasser dans les fabriques modernes. Les chansonniers trouvent dans les grivoiseries une porte de sortie moqueuse à l’exploitation industrielle : « Dins tous chés fabriques / Homme’ et femm’ dins l’même atelier / S’servent du bruit des mécaniques / Pour fair’ l’amour dins leur métier. [5] » Mais si l’ouvrier met à distance sa nouvelle condition de forçat, il sait aussi se rendre désagréable à l’encontre de la grande industrie. Comment aujourd’hui chanter les louanges des startuppers, designers et autres « créatifs » de Saint-So Bazaar et d’Euratechnologies avec des chansons qui assimilent les métiers à tisser mécaniques à des « coupeuses de bras » ? Y’aurait comme qui dirait eune coulle dins l’potache du progrès, comme en atteste ce vieil ouvrier resté anonyme :

    Comm’ dins les temps m’n’état ch’étot filtier,
    Un comaratt’ qui oeuv’ dins eun’ fabrique
    Vient m’quer eun’fos pour vir s’n’atelier
    Duch’ qu’on v’not d’mett tout’ nouviell’ mécanique ;
    J’ai r’vettié cha, mais d’un œil de pitié
    Quand tout à cop, quell’ triste comédie,
    J’ai vu eunn’femme étant à nettoyer
    Laicher sin bras dins les roues d’sin métier. [6]

    L’époque de Desrousseaux est celle du Second empire triomphant qui dessine Lille en ville haussmannienne. Devant les grands travaux des grands boulevards pour grands magasins, l’ouvrier témoigne à l’occasion de sa perpléxitude : « Si cha vous bouch eul’passage, In a qu’à reculer m’mason ! [7] », ironise l’un d’eux. Un autre qui doit déménager pour faire place au percement de la rue Faidherbe est moins caustique : « Quand j’pinse à min départ / J’in brairos comm’un viau / Ah ! Maudis l’rue de la gare / Qui m’réduit au tombeau. [8] » Alors allez-y vous, louer les chantiers de Martine Aubry avec pareil ronchon ! Allez organiser des pince-fesses pour hipsters à la Gare Saint-So avec pareils poètes ! Faites donc vivre L’Canchon dormoire de Desrousseaux, d’où que les spectacles de marionnettes donnés dans les caves ridiculisent ch’ti qui pète pus haut qu’sin cul. Le chansonnier persiflera avec plaisir l’fabricante d’métropole parachutée depuis la capitale : « Craignez, méchants Parisiens / D’êt’traités comm’ les Autrichiens ! / A ch’t’heur’ j’peux bien dire ; ch’est fini ! / Jamais pu je n’voyache / Pour mi j’aime mieux Lille que Paris. » Les poètes lillois ne sont pas si aisément mobilisables pour dessiner des métropoles. Et finalement, c’est peut-être mieux ainsi.
    Tomjo

    Notes
    [1] La Voix du nord, 20 oct. 2019.
    [2] C’est des ouvriers de fabrique / Des francs, des joyeux lurons / Se trouvant parfois comiques / Qui composent des chansons. / Plus d’une fois j’ai laissé dire / Qu’il arrive assez souvent / Que le poète ne sait point lire : / Ça n’empêche point le sentiment.
    [3] En l’amenant au cimetière / T’entends dire dans le quartier / Il est heureux dans la terre / Un ouvrier filtier.
    [4] Ces braves gens ne sont point riches / Mais ils ont le cœur joyeux / Celui qui n’a qu’une chemise / Se dit « On n’en met point deux ! » / Ils ont raison, je l’espère / L’argent ne fait point le bonheur / Ils sont gais dans leur misère / Les bonnes gens de Saint-Sauveur.
    [5] Dans toutes ces fabriques / Hommes et femmes dans le même atelier / Se servent du bruit des mécaniques / Pour faire l’amour dans leur métier.
    [6] Comme jadis j’étais filtier / Un camarade qui travaille dans une fabrique / Vint une fois me chercher pour visiter son atelier / Où l’on venait de mettre les toutes nouvelles mécaniques ; / J’ai regardé ça, mais d’un œil de pitié / Quand tout à coup, quelle triste comédie, / J’ai vu une femme occupée à nettoyer / Laisser son bras dans les roues de son métier.
    [7] Si ça vous bouche le passage / On a qu’à reculer ma maison.
    [8] Quand je pense à mon départ / J’en pleurerais comme un veau / Ah ! Maudite soit la rue de la gare / Qui me réduit au tombeau.

    #Lille #Ouvrières #Ouvriers #Travail #Chanson #Chansonniers #Culture #Culture_Ouvrière
    #Utopia #Capitale_mondiale #design #Exils #Tony_Gatlif #aubry #martine_aubry et son #mépris #Bourgeoisie #Immobilier #spéculation_immobiliére

  • Lille : invasion de verts à Saint-Sauveur
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1317

    Voici la dernière intervention de Renart à propos des municipales lilloises (https://chez.renart.info) Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, et bien sûr Lille... Sans compter Grenoble déjà aux mains d’une coalition menée par les verts, plusieurs grandes villes de France sont sur le point de faire leur bascule écolo. À une semaine du second tour des municipales, nous refusons l’invitation du secrétaire national d’EELV Julien Bayou. S’il voulait nous rencontrer sur la friche Saint-Sauveur pour bavasser, il fallait le faire avant. Nous ne sommes pas le marche-pied électoral des Verts. Et encore moins leur bouée de secours après que Martine Aubry les ait jetés par dessus bord. Pour lire le texte intégral, ouvrir le document ci-dessous. Lire aussi : Lille : la société vivante fête la friche A Lille, (...)

    #Faits_divers
    http://www.piecesetmaindoeuvre.com/IMG/pdf/invasion_de_verts_a_saint-sauveur.pdf

    • Le Diversibipalium multilineatum est un ver plat à tête de pioche et sans autre anus que sa bouche, d’où son surnom de « ver intestinal ». Venu du Japon par cargo, il envahit depuis quelques années les potagers d’Europe. Nocturne, il échappe à la vigilance des meilleurs jardiniers malgré sa taille remarquable de 40 cm. Ce ver est agressif et menace les écosystèmes. Il s’enroule autour de sa proie, un lombric par exemple, puis le paralyse en sécrétant de la tétrodotoxine. Si l’on n’y prenait garde, il ravagerait les espèces locales, celles qui enrichissent la terre et aèrent les esprits par leur travail de longue haleine.

      Une espèce de la même famille est apparue à Saint-Sauveur. Nous en avions remarqué quelques spécimens à l’occasion – pas trop invasifs du reste. Mais depuis la fin du confinement et l’annonce d’un second tour des municipales prévu pour le 28 juin, le Vert est repéré presque chaque jour, accompagné d’un autre invasif, reconnaissable à ses caméras et appareils photo.

      Ce vert n’est pas inconnu de la friche. Distant il fut, invasif il est devenu. Mais c’est surtout son comportement qui a changé. Nous pouvons d’ailleurs dater ce changement au 28 mai au soir, quand la tête de liste des Verts #Stéphane_Baly vit ses espoirs d’alliance avec #Martine_Aubry fracassés par cette dernière. Un peu d’histoire pour saisir les manœuvres électorales qui se jouent sur la friche.

      Depuis quand les Verts sont opposés à la densification urbaine ?
      Les Verts lillois participent à la majorité municipale socialiste depuis 1977, sauf pendant leur parenthèse gauchiste entre 1983 et 1989. Pendant les négociations d’entre deux tours de 1977, #Pierre_Mauroy déclarait qu’il ne « pourrait comprendre un langage écologique qui puisse se satisfaire du système capitaliste. » La liste verte, intitulée « #Autogestion et #écologie », assurait quant à elle ne donner aucun « chèque en blanc à des #notables pour qu’ils fassent de Lille ce qu’ils veulent pendant six ans.1 » Le ralliement des Verts à #Mauroy se fit moyennant la création de l’actuelle Maison Régionale de l’Environnement et des Solidarités (toujours en 1977). Pour les candidats écolos de 1983, cette Maison de l’environnement était devenue un symbole de « récupération et d’étouffement », d’une écologie désormais « municipalisée ». Après le premier tour, ils se déclaraient « irrécupérables »2.

      Trente-sept ans plus tard, les Verts et les socialistes font de nouveau liste à part, à la différence qu’aujourd’hui les Verts ont leur chance de rafler le beffroi. Repoussés par Martine Aubry, ils ont besoin des voix que peut rapporter la contestation de la ZAC Saint-Sauveur. D’où leur invasion de la friche depuis le 28 mai.

      Les Verts lillois barbotaient pourtant dans la majorité municipale lors de l’élaboration du projet Saint-Sauveur. Leur cheftaine de file Lise Daleux, élue aux espaces verts, se prononçait le 1er mai 2015 contre un « Central Park lillois » et « pour la ville dense et intense ». Au mieux fallait-il livrer un immeuble au logement étudiant plutôt qu’à la promotion. Ce n’est qu’avec l’ajout impromptu, fin 2016, d’une piscine olympique, que les écolos font valoir leur liberté d’expression au sein de la majorité. Ils réclament le 10 février 2017, avec la force de la modération, « une autre localisation [de la piscine] sur le site Saint-Sauveur. » C’est à la même époque que naît un mouvement d’opposition à l’ensemble du projet ; logements, bureaux et piscines inclus. Les Verts quant à eux se contentent de réclamer un « moratoire » sur Saint-Sauveur afin de « réinterroger le projet en profondeur » en le livrant à une « conférence de citoyens. » Quand on veut noyer le poisson, on propose une conférence de citoyens. C’est ce qu’ils proposent le 18 mai 2018.

      Au fur et à mesure de la campagne municipale, le langage des écolos se fait aussi tortueux qu’un ver à tête de pioche. La revendication d’une « conférence citoyenne » a la double utilité de faire mine de consulter « les Lillois », et ainsi d’acculer Martine Aubry, de plus en plus acariâtre, à un accord. Cette simple mise en doute du projet Saint-Sauveur est noyée dans le programme des Verts entre les îlots de verdure, les cantines bio et la stérilisation des chats de gouttière.

      Soyons clairs : c’est Martine Aubry qui a envoyé paître les Verts au lieu de se rendre à la réunion de négociations. A tel point que le secrétaire national des Verts Julien Bayou, le même qui tente aujourd’hui de squatter la friche, dut appeler son homologue socialiste #Olivier_Faure pour sauver un accord #PS-EELV à Lille. Pour Julien Bayou et Stéphane Baly, les vrais réfractaires au projet de Saint-Sauveur sont un marche-pied de dernière minute et de moindre importance afin de monter au beffroi. En s’incrustant à Saint-Sauveur, Bayou et ses vers en arriveraient presque à se faire passer auprès des électeurs toulousains, strasbourgeois, bordelais et lyonnais, pour ce qu’ils ne sont pas : les défenseurs résolus de la nature en ville. En venant s’encanailler sur une friche que nous occupons illégalement, ce que la mairie de Lille nous rappelle constamment, Baly-Bayou entendent se faire tresser sans frais des lauriers de radicalité par les médias. Ça pourrait faire de la belle image mais nous refusons de partager la photo avec eux.

      Pas d’imposteurs dans le #compost
      Les Verts rabâchent depuis leur création en 1984 qu’ils ne sont plus ce qu’ils n’ont jamais été : des idéalistes à moitié libertaires fumant la moitié du temps, et fumeux le reste. Bref, qu’ils ont la maturité de leurs amis allemands. Quand l’ingénieur Baly renvoie les opposants de Saint-Sauveur à leur « idéalisme », sinon à notre jusqu’au-boutisme3, c’est pour faire valoir ses compétences, son art du compromis, sa capacité à diriger la quatrième ville de France. C’était il y a à peine cinq mois. Qu’il vienne faire de la retape médiatique tous les quatre matins en haut du Belvédère de la friche Saint-Sauveur est révoltant (même si cela vérifie sa compétence politicarde).

      Les Verts sont issus du compost des luttes antinucléaires et antimilitaristes des années 1970. Ils ont obtenu des postes à l’ADEME et dans les Commissions locales d’information des centrales atomiques ; ils siègent aux réunions des Plans locaux d’urbanisme ; ils ont grimpé des conseils municipaux jusqu’au gouvernement à la fin des années 1990. Les Verts sont un parti de pouvoir qui a besoin d’une base militante, même factice, à chaque échéance électorale. #Notre-Dame-des-Landes, Bure, Lyon-Turin, sont autant de décors sur lesquels faire ressurgir le temps de quelques mises en scène médiatiques une fiction aussi vite répudiée. Aujourd’hui à Lille c’est Saint-Sauveur.

      Voilà pourquoi Julien Bayou est le malvenu sur la friche Saint-Sauveur ce dimanche 21 juin, à une semaine des municipales. Il y en a pour qui l’écologie rapporte. Et d’autres à qui ça coûte. Si les #vers plats à tête de pioche ressemblent à des #lombrics, ils n’en sont pas. Ils ne survivent qu’à condition de les étouffer. Nous ne serons donc pas leurs lombrics.
      Tomjo, auteur de L’Enfer vert,
      le 18 juin 2020.

      https://chez.renart.info/?Avis-a-la-population-invasion-de-verts-a-Saint-Sauveur

      1La Voix du Nord, 10 mars 1977.
      2Cf. L’enfer vert, Tomjo, L’échappée, 2013.
      3Médiacités, 22 janvier 2020.

      #Lille #EELV #Saint-Sauveur #élections_municipales #PS #immobilier #politicard #pouvoir #Ville #Mise_en_Scène #opportunisme #opportunistes #magouille

  • Council Post: Newcomers Welcome: Why Immigration Is Fundamental To The Strength Of Toronto’s Real Estate Market
    #Covid-19#canada#immobilier#migrant#migration

    https://www.forbes.com/sites/forbesrealestatecouncil/2020/06/15/newcomers-welcome-why-immigration-is-fundamental-to-the-strength-of-torontos

    Canada’s stance on immigration has long since set it apart from comparable economies. Compared to the U.S., Canada welcomes three times as many immigrants on a per capita basis. That translates to approximately 340,000 immigrants per year.

  • Exproprions tout ! | jef klak
    https://www.jefklak.org/exproprions-tout

    Les villes du monde entier étouffent sous l’effet d’un afflux massif de capitaux excédentaires lié à une baisse des investissements productifs. Les super-profits de la finance spéculative captés par les 0,000001 % de la population mondiale ne peuvent pas croupir dans des banques avec des taux d’intérêts proche de zéro, sinon ils meurent prématurément. Comme un cancer, le #capital doit circuler, se reproduire et se développer pour continuer à exister.

    Il le fait en trouvant de nouveaux investissements, en particulier en achetant, en négociant et en vendant des marchandises, de la main-d’œuvre et des moyens de production, puis en se muant en cours de route en devises, en actions, en biens, en titres, en salaires, en intérêts, en loyers et en profit. Mais avec l’assèchement mondial des taux de profit dans le secteur industriel, de nouveaux dépotoirs sont nécessaires pour rentabiliser les pétaoctets de capital arrachés sur le dos des travailleur·euses.

    Et c’est ici que la valeur des biens immobiliers privés réapparaît dans toute sa splendeur. « L’#immobilier mondial vaut maintenant 217 000 milliards de dollars, écrit le géographe urbain Samuel Stein. Trente-six fois la valeur de tout l’or jamais extrait. Il représente 60 % des actifs mondiaux, et la grande majorité de cette richesse – environ 75 % – se concentre dans le #logement 1. »

    Les retours sur investissement dans l’immobilier sont sûrs, stables et très juteux. Ainsi, lorsque les fonds spéculatifs, les sociétés de capitaux, les banques d’investissement et autres organisations perverses de la bourgeoisie mondiale ont besoin d’un cloaque pour y déféquer leur surplus de #richesse, ils peuvent toujours en dénicher un dans les maisons, les appartements, les bureaux, les immeubles et les terrains – bref, dans tous les espaces de vie et de travail des êtres humains.

    En retour, toutes celles et ceux qui ne peuvent suivre l’escalade des coûts d’achat ou de location de quatre murs sont méprisé·es, expulsé·es, abandonné·es, prié·es de rejoindre une population qui se déplace de plus en plus vers des endroits où le prix de l’immobilier leur permet encore de respirer.

    #exclusion #inégalités

  • En #Floride, les riches n’auront pas les pieds dans l’eau

    Les eaux montent, à #Miami. Comme les prix des « condos » de luxe faits pour résister aux ouragans ou de l’#immobilier populaire, plus en hauteur, vers lequel se ruent les plus aisés. #Gentrification classique ou prise de conscience du réchauffement ? Qu’importe ! « Dans cent ans, prédit un promoteur, toute la ville sera sous l’eau ! »


    https://www.monde-diplomatique.fr/2020/05/RAIM/61762

    #inégalités #changement_climatique #climat #riches #pauvre #verticalité #eau #montée_des_eaux #niveau_de_mer #géographie_urbaine

    ping @albertocampiphoto

  • Le notariat a connu de profondes transformations qui ont des effets sur le métier et ses représentations
    #droit #société #pratiques_sociales #immobilier

    https://sms.hypotheses.org/24563

    Les notaires sont nimbés de mystère. Les représentations artistiques et médiatiques confortent le caractère fantasmatique de ces officiers ministériels qui, délégataires d’une parcelle de puissance publique et placés au cœur des « secrets » de famille, constituent pourtant une profession peu connue, voire perçue comme surannée. Ces professionnels libéraux, entre privé et public, peuvent aussi être appréhendés comme un cas exemplaire de profession réglementée sur un marché du travail fermé et où domine une conception patrimoniale du métier. Les notaires ont pourtant connu de nombreuses et profondes transformations en quelques décennies.

    Le notariat a procédé, dès les années 1960, à son examen de conscience. Il a par ailleurs fait face à la restructuration des professions juridiques déclenchée par la relance du processus d’intégration européenne. Ces évènements, dans un contexte florissant d’activité, contribuent à une augmentation du nombre de professionnels et à une transformation des modèles de référence identitaire, une partie des notaires affirmant clairement leur adhésion aux valeurs entrepreneuriales dès les années 1970 et 1980 (...)

  • Luxuswohnungen und Obdachlosenhilfe : Kreisel-Investor Christoph Gröner will sich auch für Obdachlose engagieren - Steglitz
    https://www.berliner-woche.de/steglitz/c-bauen/kreisel-investor-christoph-groener-will-sich-auch-fuer-obdachlose-eng


    Cet homme a acheté a la ville la plus haute tour de Berlin-Ouest pour un prix dérisoire. Il fera un profit énorme en la transformant en tour d’habitation. Le prix à payer pour y habiter sera a peine moins élevé qu’à Paris. Actuellement ce monsieur s’attaque au quartier environnant qu’il veut redessiner afin de le rendre plus attrayant pour les acheteurs de ses appartements. Dans le contexte de ce projet il prevoit aussi de déplacer hors de vue les sans abris du square à côté de la tour. Bien entendu cette action sanitaire est pour lui du pur engagement social et communal.

    „Wir sind uns nicht zu fein, oben Wohnungen für 14 000 Euro pro Quadratmeter zu verkaufen und unten etwas für Obdachlose zu tun“, sagt Christoph Gröner von der CG-Gruppe und Investor des neuen Wohnturms „ÜBerlin“. Bei einem Pressetermin zum Stand der Bauarbeiten am ehemaligen Kreisel ließ er wissen, dass er auch eine Anlaufstelle für Obdachlose einrichten würde.

    Gröner weiß von den ansässigen Geschäftsleuten, dass rund um den Kreisel die Obdachlosigkeit zunehmend eine Rolle spielt. „Wir wollen darauf reagieren und uns für die wohnungslosen Menschen engagieren“, sagt er. Seine Idee: Eine Möglichkeit anzubieten, wo diese Menschen duschen und sich mit dem nötigsten versorgen können – wie in einer Bahnhofsmission. Christoph Gröner unterstützt bereits andere Hilfsprojekte. Er habe damit gute Erfahrungen gemacht.

    Was die Bauarbeiten am neuen Wohnturm betrifft, läge man gut im Plan, so Gröner. „Alle Schadstoffe sind jetzt entfernt“, sagt der Investor und auch die Statik sei komplett überarbeitet worden. Mit insgesamt fast 90 Tonnen Stahl wurde das Gebäude zusätzlich verstärkt.

    „Die gesamte Statik war Schrott. Das war schon bekannt, als noch das Bezirksamt im Hochhaus seinen Sitz hatte“, sagt Gröner und liefert eine Anekdote: Damals durften die Mitarbeiter nur maximal zwei Ordner auf dem Schreibtisch haben. Mehr Last konnte die Statik nicht tragen. Natürlich hätten die Mitarbeiter mehr als zwei Ordner gehabt. Doch die mussten immer sofort in den Keller gefahren werden. „Auf alten Fotos sieht man daher auch immer leere Regale und leere Schreibtische“, erzählt Gröner.

    In diesem Jahr beginnen die Fassadenarbeiten. Dazu wird das Haus eingerüstet und Stockwerk für Stockwerk werden die Fassadenelemente montiert. Das soll zirka ein Jahr dauern. Ein weiteres Jahr ist für den Innenausbau veranschlagt. Die insgesamt 330 Eigentumswohnungen sollen Anfang 2022 bezugsfertig sein. Auf jeder Etage wird es sechs bis zwölf Wohnungen unterschiedlicher Größe geben. Die günstigsten Wohnungen befinden sich im unteren Bereich und kosten rund 5000 Euro pro Quadratmeter. Je höher es geht, desto teurer wird es. In der 27. Etage müssen 14 000 Euro pro Quadratmeter bezahlt werden. Die beiden Penthäuser ganz oben werden nach Gebot verkauft.

    Auch für das Sockelgeschoss mit Hotel, Geschäften und Parkhaus hat Christoph Gröner Pläne. Die obersten Ebenen im Parkhaus kommen weg. Stattdessen sollen Büros entstehen. „Die aktuell 1200 Stellplätze im Parkhaus sind gerade mal zu 25 Prozent ausgelastet“, begründet Gröner sein Vorhaben. Den Bewohnern stehen später 238 Tiefgaragen-Stellplätze zur Verfügung. In den beiden Etagen darüber wird es Stellplätze für das Quartier geben. Das Hotel Steglitz International bleibt, wird aber neu konzipiert. Für den Umbau wird es ab zirka Mitte des Jahres für etwa zwei Jahre geschlossen.

    Ein neues Konzept überlegt sich Gröner auch für den Hermann-Ehlers-Platz und den Bereich Kuhligkshofstraße. Die CG-Gruppe will den Ehlersplatz „massiv mitgestalten“, sagt Gröner. „Das Geld dafür kommt von uns“, betont er. Denn für Mieter und Eigentümer solle schließlich das gesamte Quartier attraktiv sein. Dazu gehöre auch die Neugestaltung der Rückseite des Wohnturms an der Kuhligkshofstraße. Hier stellt er sich unter anderem eine kleine Ladenstraße vor. Doch dafür, ebenso wie für die Büros, wird zunächst noch der Bedarf ermittelt.

    Die Gesamtkosten für den Turm, den Sockel und die Gestaltung des Umfeldes werden laut Christoph Gröner am Ende rund eine halbe Milliarde Euro betragen.

    #Berlin #logement #immobilier #Steglitz #Schloßstraße #Hermann-Ehlers-Platz #privatisation

  • À hauteur de taudis
    https://www.en-attendant-nadeau.fr/2019/11/13/hauteur-taudis-desmond

    C’est qu’aux États-Unis les loyers ne sont pas plus accessibles dans les ghettos et ce n’est pas nouveau. « Quand les taudis ont commencé à apparaître à New York au milieu du XIXe siècle, le loyer des pires taudis était de 30 % supérieur à celui que l’on payait dans les beaux quartiers. Dans les années 1920-1930, les loyers des logements délabrés dans les ghettos noirs de Milwaukee et de Philadelphie dépassaient ceux des meilleurs logements dans les quartiers blancs. » Peu à peu, sans que cela soit au centre de l’enquête, s’établit une compréhension des conséquences de la politique américaine du logement : la dérégulation totale du marché locatif par le lobby immobilier, jamais démentie depuis Reagan ; la destruction méthodique des aides sociales par des coupes budgétaires ou par des « contreparties » de travail forcé pour les bénéficiaires ; l’indigence des systèmes d’inspection sanitaire, de justice, de police, d’éducation, de santé, qui place chaque acteur dans une impuissance totale, etc. Les personnes rencontrées par Matthew Desmond lui fournissent la matière (sur)vivante d’un tableau atroce, qui donne chair aux réformes néolibérales des dernières décennies – malgré la prudence de l’auteur qui se refuse à conclure formellement sur la possibilité de généraliser les résultats de l’enquête.

  • Hongkongers pay a price for their low taxes through the world’s most expensive homes and smallest living space. Here’s why | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/business/article/3029820/hongkongers-pay-price-their-low-taxes-through-worlds-most-expensive-homes

    How Hong Kong’s housing problem, cited as one of the biggest motivations for protest rage, is linked to the city’s finances and low taxes.

    23 Sep, 2019 - by Peggy Sito, Eugene Tang - In a new series delving beyond the social unrest in Hong Kong to survey the city’s deep-rooted problems, the Post is focusing on the role of housing in causing great disaffection in society.
    In this first instalment, we examine how the issue of high land prices is linked to government financing and the low-tax environment.

    For two hours a day in the past fortnight, Edward Chan hung around after work at the Prince Edward metro station in Kowloon.

    Teenagers continued to gather at the station, and Chan, who works in logistics, found himself acting as their counsellor, dispensing advice to the youth.

    Hong Kong “is rotten to the core, with many issues affecting our livelihood, even if the city has a great international image on the surface”, according to Chan, who lives in a 350 sq ft flat with his wife and their 13-year-old daughter.

    Chan, 39, is among the tens of thousands of Hongkongers who have been expressing their collective grievances in street rallies in one of the world’s most prosperous urban centres.
    What began on June 9 as a peaceful march by an estimated 1 million people has deteriorated into mayhem on the streets
    , with police using tear gas and water cannons to disperse vandals and rioters in almost daily clashes with protesters.

    The spark that ignited the city’s worst political crisis has shifted from a controversial extradition bill to general rage against the local authorities for their ineffectiveness in addressing some of the most pressing issues affecting life in Hong Kong: housing, job satisfaction, education and future prospects.

    Unaffordable homes, and having to wait a decade to gain access to subsidised public housing, are just two of the myriad of problems confronting Hong Kong, Chan said. “There really is no opportunity for young people at the bottom of the social structure to climb up,” he said.

    While he abhors the violence and vandalism that have made daily headlines for three months, Chan’s comments go some way to explain why two weeks after Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor caved in to public rage and withdrew
    her unpopular bill, rallies continue to draw protesters by the thousands to the city’s streets.
    Hong Kong’s economy has taken a beating, with declining property prices, shrinking visitor numbers and plunging retail sales all pointing to a technical recession
    in the final three months of 2019.

    The unprecedented protests, entering their 16th week, are the culmination of many decades of neglect by a laissez-faire government of the underclass, and housing affordability has become the most poignant manifestation of this dissatisfaction.

    The root of the problem can be traced back to Hong Kong’s history, when British administrators created a low-tax system for the former colony, consistent with their strategy of running a worldwide empire. On the basis of low personal income and corporate taxes, with no value-added tax or import duties, Hong Kong quickly grew from a transshipment port and China’s front door into an international finance centre. That low-tax tradition continued after Hong Kong’s return to Chinese rule in 1997.

    Low taxes come with a hefty bill, however, as the government must look for other sources of fiscal income to spend on infrastructure, education, health and public services.

    For decades, the biggest revenue source was the sale of public land to developers for building homes, factories or shopping centres. Land premiums and stamp duties, considered non-stable tax revenue, are projected to make up 33 per cent, or more than HK$197 billion (US$25.2 billion), of the government’s income in the financial year that began on April 1, down from the last financial year’s 42 per cent.

    “Without the big chunk of income from the property market, how can the government support its expenses?” asked Moses Cheng Mo-chi, chairman of the Insurance Authority and chairman of a 2000 task force set up to explore ways of broadening Hong Kong’s tax base. “If we do not have new sources of stable income, the high land price policy will not change. We cannot get out of this” vicious cycle of high land prices, lack of affordability and public grievance, he said in an interview.
    Of course, the government has denied over the years that it has a high land-price policy. The cost of land makes up between 60 per cent and 70 per cent of the total cost
    of a typical residential property project in Hong Kong, more than double the 20 per cent to 30 per cent range seen outside the city, said Far East Consortium International’s managing director, Chris Hoong Cheong Thard
    .

    The land sale process, where the highest bidder takes the prize, creates an upwards cost spiral, as the winning bid in one round becomes the prevailing market price, which must be topped in the next round. As land costs soar, small developers such as Far East – valued at one-36th of Sun Hung Kai Properties
    (SHKP) – are priced out of the city to build overseas.
    That further concentrates the property market, along with the wealth and influence that come along with it, in the hands of a handful of developers
    .

    About 45 per cent of all homes sold in Hong Kong are built by five developers – CK Assets of the Li family, SHKP of the Kwoks, Henderson Land of the Lee family, New World Development of the Chengs and Sino Land of the Ng family.

    That has put them at the top of the wealth list. Eighteen, or 36 per cent, of the 50 richest people in Hong Kong in 2019 were property tycoons, according to Forbes.

    “Capitalism creates a business environment where the winner takes all,” said Ronald Chan, founder of investment firm Chartwell Capital and a member of the Hong Kong stock exchange’s Listing Committee. “Several companies … dominate Hong Kong, consolidating control of sectors from supermarkets to pharmacies, jewellery stores to utilities and telecoms to transport networks.”

    The fortunes of Hong Kong’s 93 wealthiest billionaires – estimated at US$315 billion in 2018 – made up about 86.6 per cent of the city’s gross domestic product, according to Wealth-X’s Billionaire Census.
    The remainder of Hong Kong’s population has become poorer, with a record 1.37 million residents living below the poverty line in 2017
    , eking out a living on as little as HK$4,000 (US$510) a month, according to government data.

    The average Hong Kong household needs 20.9 years of income, without spending anything on food, education, travel or leisure, to afford a flat, according to the Demographia International Housing Affordability Study.
    The average living space per person in Hong Kong is 161 sq ft
    , roughly the footprint of a standard 20-foot shipping container. That is half of Singapore’s average space of 323 sq ft per person. The poorest of Hong Kong’s families must put up with 50 sq ft of living space.

    To be sure, Hong Kong’s government has not been unaware of the problem. Former Financial Secretary Henry Tang Ying-yen and former Secretary for Financial Services and the Treasury Frederick Ma Si-han tried in 2003 to implement a goods and services tax based on the recommendations of Cheng’s task force to broaden the fiscal income base, but had to scrap the plan amid opposition by the city’s interest groups, who exert their influence through the functional and district constituencies in the local legislature.

    Will the current political crisis and outpouring of rage provide an opportunity to break the policy gridlock and solve Hong Kong’s housing problem?
    Commentaries published last week by the state-run Xinhua News Agency, People’s Daily and the stridently nationalist Global Times all singled out unaffordable housing as a cause
    of Hong Kong’s street protests.

    “For the sake of public interest, and for the sake of people’s livelihoods, it is time developers show their utmost sincerity instead of minding their own business, hoarding land for profit and earning the last penny,” People’s Daily, the mouthpiece of the Communist Party, said.

    A day before the commentaries were published, Hong Kong’s biggest pro-Beijing political party pushed for the Lands Resumption Ordinance, and called on the local government to build public housing on land taken from private developers, who hold about 100 million sq ft of farmland between them, according to an estimate by Bank of America Merrill Lynch
    .
    Hong Kong’s government responded immediately by pushing ahead with a tax on developers who hoard completed flats
    to create an artificial shortage of homes.

    Public consultation on the proposal started on September 13 and the bill will be ready for legislators to vet in October, when they return from their summer break. Land and housing policies are expected to be the focus of Chief Executive Carrie Lam’s Policy Address, which will be announced next month.
    Some developers are pushing back
    . The Real Estate Developers’ Association (Reda), the powerful industry lobby, said on September 13 that the proposed vacancy tax would intensify a slowdown in the property market, hurt developers’ earnings and exacerbate the city’s economic slump.

    “Can the government solve the city’s housing issue on its own, without the help of private developers?” said Reda chairman Stewart Leung Chi-kin. “If that were the case, the problem should have been solved years ago.”

    Analysts said the low-interest rate environment in Hong Kong will continue and that could pressure Lam into cooling home prices.

    On Thursday, the Hong Kong Monetary Authority, the city’s de facto central bank, matched a move by the US Federal Reserve and cut its base rate to 2.25 per cent. But homeowners will not feel their burden ease immediately because commercial banks will keep their prime rate, the rate offered to customers, unchanged. That raises the spectre that declining home prices will hamstring Lam’s reforms.

    Hong Kong is not short of land, where 40 per cent of the city’s land mass is reserved as nature parks. But focusing on land supply was akin to addressing the symptoms of a disease, not finding a cure for the cause, said the Insurance Authority’s Cheng.

    “We need government leaders, political parties, interest groups to realise the importance of harmony. They need to make sacrifices for the greater good, ” he said.

    A short-term solution might be possible through the privatisation of subsidised public housing, which would allow many existing public flats to add to the supply and provide immediate relief, said Richard Wong Yue-chim, professor of economics and the Philip Wong Kennedy Wong Professor in Political Economy at Hong Kong University.

    “Turning public flats into home ownership flats is by far the fastest way to address our housing crisis without increasing land supply”, because land reform was complicated by vested interests and bureaucratic delays, as well as restrictive planning and building codes, he said.

    “Home ownership is a source of savings and wealth accumulation. There is wealth disparity between those who own a flat and those do not, so people feel the inequality,” Wong said. “When young people see no hope of moving forward with their lives, no hope to own a home, they take to the streets.”

    Singapore, a city state where most residents live in high-rise buildings, may offer a solution for Hong Kong. The city state’s Central Provident Fund, as the mandatory pension is called, can be used for paying mortgages, insurance and even education, unlike Hong Kong’s Mandatory Provident Fund, which is usable only for retirement.

    Hong Kong’s government could let the MPF subsidise low-interest rate mortgages for certain groups, such as young married couples, to help them get on the property ladder, said Chartwell’s Chan.

    Would that help cool the rage that is fuelling Hong Kong’s protests?

    “It’s so difficult to get onto the housing ladder,” said Chan at Price Edward station. “I’m probably unqualified for a flat because I don’t have a tertiary degree. I hope I can do it one day, but only if I start a business, not by working a regular job.”

    Additional reporting by Liu Yujing

    #Chine #Hongkong #immobilier #logement #crise

    • In my opinion, i come to live in HK in 1995 before the retro-cession. When HK go back to china, any chinese people spend 7 millions HKD in property get residential visa in HK, it’s the way for the chinese to escape communist, and too protect they’r money.
      Second problem, Hk still allow 150 chinese mainland to live in HK every day, already more than 1 million chinese mainland living in HK ! the city of 6 millions Hongkongais grow to 7 millions with the chinese immigrants, but we cannot push the wall in HK, this is insane.

  • Scapegoats or scoundrels? Why ties between Beijing and Hong Kong’s property tycoons are unravelling amid protest crisis | South China Morning Post
    https://www.scmp.com/news/hong-kong/politics/article/3030209/scapegoats-or-scoundrels-why-ties-between-beijing-and-hong

    25 Sep, 2019 by Gary Cheung - In a new series delving beyond the social unrest in Hong Kong to survey the city’s deep-rooted problems, the Post is focusing on the role of housing in causing great disaffection in society
    In this second instalment, we examine the close ties between the city’s property tycoons and Beijing, and how a recalibration might be due.

    In January 1996, when Jiang Zemin crossed the vast expanse of a crowded room to shake Tung Chee-hwa’s hand, the Chinese president set off a storm of speculation that the shipping magnate would be Hong Kong’s first chief executive.

    Exactly 11 months later, Tung was elected by a small committee to the top job. But the Post learned recently that well before the famous handshake, Jiang received a letter in late 1995 recommending Tung for the post when the city was returned to China in 1997 after 150 years of British colonial rule.
    The letter was penned by the colony’s richest man, Li Ka-shing
    , and Beijing princeling Larry Yung Chi-kin, head of Citic Pacific, one of the first mainland Chinese companies to set up shop in Hong Kong.

    A source close to Beijing who told the Post about the letter said Jiang viewed its contents positively.

    That Li could confidently offer his view to the Chinese leader revealed just how close Hong Kong’s tycoons and the Beijing elite were at the time. Yung’s father, Rong Yiren, was China’s vice-president and on good terms with the late paramount leader Deng Xiaoping.

    Indeed, from as far back as the early 1980s, when talks with Britain on Hong Kong’s future began, the property tycoons were Beijing’s main political allies. As the handover neared, Beijing’s main preoccupation was to ensure Hong Kong’s continued stability, and that meant retaining the confidence of the business community.


    Tycoon Li Ka-shing wielded considerable influence over Beijing’s elite. Photo: Felix Wong

    But two decades later, the relationship is coming under strain. If Beijing once looked to the property tycoons to help keep Hong Kong stable, it now appears to believe that they have failed to deliver.

    There are signs that the partnership has become untenable amid skyrocketing property prices and a severe shortage of affordable public housing in Hong Kong.

    Recent commentaries and editorials in China’s state media indicate Beijing is convinced Hong Kong’s housing crisis is to blame for the increasingly violent anti-government protests now in their fourth month.
    Developers owning massive land banks have found themselves targeted by China’s state media, with tycoon Li himself coming under fire. The 91-year-old drew swift criticism earlier this month for urging those in power to “provide a way out”
    for Hong Kong’s mostly young protesters, whom he described as “masters of our future”. He also said on political issues, justice might have to be tempered with mercy.

    An article published on September 13 in an official WeChat account of Beijing’s political and legal affairs commission seized on his phrase “provide a way out” and equated showing leniency to lawbreakers as being “nothing more than condoning crime”.
    As a major developer
    , it said, Li should be the one instead to provide “a way out” for Hongkongers struggling over the lack of housing.
    Unfazed, Li hit back
    , saying it was regrettable his remarks had been misinterpreted, and that “tolerance does not mean connivance and disregarding any legal procedures”.
    Commentaries also published on September 13 by the official Xinhua news agency and People’s Daily, and an editorial in the tabloid Global Times, singled out unaffordable housing as a “root cause” of the protests
    .

    The message seemed all but clear: the tycoons need to play ball and back the chief executive and the government’s policies or risk some unspecified consequences.

    Soon enough, state media then endorsed a proposal by the Democratic Alliance for the Betterment and Progress of Hong Kong (DAB), the city’s largest pro-Beijing party, for Chief Executive Carrie Lam Cheng Yuet-ngor
    to invoke the Lands Resumption Ordinance and take back large swathes of unused rural land to tackle the housing problem.

    The Xinhua commentary accused some groups with vested interests of obstructing the government’s bid to boost land supply, by either hoarding or raising prices.

    Taking a tougher line, a bylined People’s Daily commentary said: “For the sake of the public interest, it is time developers show their utmost sincerity instead of minding their own business, hoarding land for profit and earning the last penny.” Ironically however, even as Beijing has been beating the drum on housing, the issue did not figure prominently among younger Hongkongers polled in a territory-wide random telephone survey conducted last month by the Hong Kong Public Opinion Research Institute, headed by former University of Hong Kong pollster Robert Chung Ting-yiu.


    Hong Kong is the world’s most expensive property market. Photo: Roy Issa

    Only 58 per cent of respondents aged 14 to 29 said their discontent stemmed from housing problems, whereas 91 per cent cited distrust in Beijing, 84 per cent said they distrusted city leader Lam, and 84 per cent said they were moved by the “pursuit of democracy”.
    A person familiar with the central government’s views on Hong Kong said Beijing was unwilling to make concessions to Hongkongers’ calls for democracy and thus preferred to step up efforts to alleviate social ills, focusing for now on the housing shortage
    .

    In this approach, a mainland Chinese expert familiar with Hong Kong said Beijing was not off the mark as there was a consensus among various sectors in the city itself that the government badly needed to tackle deep-rooted problems like unaffordable housing and the lack of social mobility for the young.

    Asked if Beijing was demanding that Hong Kong developers do more to fix the housing problem, the expert, who declined to be named, said: “We are now talking about social responsibility. It is a matter of fact that developers are key players in Hong Kong, but protecting their legitimate rights and granting them unreasonable favours are entirely different things.”

    So, will Beijing succeed in forcing the developers to recognise their “social responsibility” and how will the relationship be recalibrated?

    A person close to property developers said Beijing’s liaison office in Hong Kong was behind the DAB’s call to invoke the Lands Resumption Ordinance to take back unused rural land.

    “Many developers know that Beijing can’t offer any meaningful solutions on political issues in Hong Kong. So it is shifting the focus to deep-seated problems like housing,” the person said. “The developers feel helpless as they can’t do much given Beijing’s growing assertiveness.”

    Lawmaker Abraham Razack, who represents the real estate sector in the Legislative Council, believed the government intends to invoke the Lands Resumption Ordinance more frequently to show it was “doing something” to arrest the decline in its popularity.

    Another source close to developers, however, felt that the government was just making property developers the scapegoat of the protest crisis.

    How powerful are Hong Kong developers?

    There is little doubt that developers wield considerable influence in Hong Kong’s political system.

    Former minister Cheung, a political scientist, said the post-handover political system was designed to protect the interests of the business sector.

    The four-sector committee which selects the chief executive comprises the city’s business elite, professionals, unionists and politicians, and developers are represented strongly among them.

    Research by the Post showed that the 1,194-strong Election Committee which selected the chief executive in 2017 included 96 members directly representing property developers and their business associates. This figure did not include those with indirect and less obvious connections with the property giants.


    The ‘Big Four’ major developers, SHKP, Henderson Land, CK Asset Holdings and New World Development hold a total of 83 million sq ft in Hong Kong. Photo: Roy Issa

    Forty-three of the 96 with direct links to developers were directors, employees or business associates of six major developers – Sun Hung Kai Properties (SHKP), CK Asset Holding, Henderson Land Development, New World Development, Wharf (Holdings) and Sino Land.

    Developers and their associates were represented not only on the real estate and construction subsector of the Election Committee, but also in other subsector groups like those for transport, hotel, finance and wholesale, as well as retail.

    This sprawling influence reflects their dominance of Hong Kong’s economy, with their conglomerates involved in everything from telecommunications to public utilities and supermarkets.

    For example, three of Hong Kong’s four mobile phone network operators are connected to developers: Hutchison Telecommunications is a unit of CK Hutchison, chaired by Li’s son Victor Li; Hong Kong Telecommunications (HKT) is a unit of PCCW, chaired by his younger brother, Richard Li Tzar-kai; and SmarTone Mobile Communications is owned by SHKP.

    Housing’s dreadful decade

    How did developers rise to such a level of power and influence, and how did Hong Kong’s housing situation become so dire?

    One of the first things Tung Chee-hwa did on becoming leader after the handover was to announce ambitious housing targets: 85,000 flats a year, comprising 50,000 public and 35,000 private units.

    But the Asian financial crisis followed and hit the property market so hard that Tung was forced to declare in 2000 that his plan for 85,000 flats a year no longer existed.

    By then, too, the government had introduced an “application list system” through which it published a list of available sites for sale each year. Interested developers could make private offers to the government, and a public auction was arranged if the offers met the undisclosed reserve price.

    “This system allowed developers to take the initiative in controlling land supply,” said Stan Wong Hok-wui, a political scientist at Polytechnic University who has studied the political influence of the real estate elite.

    The system was abolished in 2013.

    Tung’s government also suspended indefinitely the Home Ownership Scheme, which provided subsidised flats for sale to lower-middle-income applicants.

    “It was a tragedy for Tung to close down the public housing programme and allow developers to shrink the supply of private housing,” said Leo Goodstadt, head of the colonial government’s Central Policy Unit think tank from 1989 to 1997.

    That move rescued private developers from the acute pressure of the market in the wake of the financial crisis, he said. But it also removed the element of government competition that came when subsidised public flats provided an alternative to those built by private developers.

    Goodstadt said: “Tung is a businessman and shared what the property developers believed. It’s quite likely that when property developers raised the issue, he agreed with them.”


    Former secretary for transport and housing, Anthony Cheung. Photo: Felix Wong

    Anthony Cheung said Tung had no choice but to cut housing supply in the wake of the Asian financial crisis, which resulted in a substantial number of cases of negative equity.

    “It would also threaten the banking system if the situation got worse. To be fair, anybody who was in that position had to do something to stabilise the property market.”

    The government went on to tighten supply during the administration of Donald Tsang Yam-kuen, the city’s second chief executive. The annual housing supply of private, subsidised and public rental flats was more than halved from 59,800 units in 2006 to 25,700 by 2016.

    A government source familiar with land matters said on hindsight, it was too late for Tsang to resume the Home Ownership Scheme in 2010, eight years after it was suspended. But it is clear that the impact of the further tightening under Tsang is still being felt to this day.

    Another source closely involved in the land mechanism said the government’s hands were tied over land supply because it had scaled back land production more than 10 years ago. “We are now scrambling hard to catch up,” the person said.

    Cheung said Leung Chun-ying, who succeeded Tsang as chief executive in 2012, spared no effort in boosting land supply. “Leung was also never hesitant to take on developers when it came to reining in the red-hot property market,” Cheung added.

    Leung also revived the city’s long-term housing strategy, under which private and public housing targets are set and reviewed annually.

    Leung set an ambitious pledge to provide a total of 480,000 public and private units by 2025, of which 200,000 will be public rental flats, 90,000 will be subsidised flats for sale and 190,000 will be private homes. He failed to meet the target for public housing and was out after one term.

    The ensuing shortage caused home prices to soar over a decade right until the end of last year.

    A massive private land bank

    Today, there is little dispute that developers have the upper hand in land ownership.

    The “Big Four” major developers, SHKP, Henderson Land, CK Asset Holdings and New World Development hold a total of 83 million sq ft in Hong Kong, according to their annual reports.

    A recent report by Bank of America Merrill Lynch said they also held a total of 107.3 million sq ft of farmland – nearly 1,000 hectares – in the New Territories. That is nearly 25 times the size of the waterfront West Kowloon Cultural District.

    Henderson Land is tops in terms of the farmland it owns, with 45.9 million sq ft, followed by SHKP with 31 million sq ft, New World Development with 17 million sq ft, and Li’s CK Assets with 13.4 million sq ft.

    More than a million public flats could be built on the farmland held by the four developers, but the government has yet to identify land to build 67,000 public housing units to meet its 10-year housing supply target.

    Currently, there are 256,100 applications for public rental flats alone, with a waiting period of 5.4 years.

    Goodstadt said senior Beijing officials responsible for Hong Kong affairs must have been looking at what was wrong with the city in the wake of the anti-government protests.

    “What could be causing people to protest like this, in such large numbers? One thing that is dreadful in Hong Kong is housing,” he said.

    Does Beijing’s recent tirade against the Hong Kong developers signal that a 40-year honeymoon is coming to an end?

    Ray Yep, a professor with City University’s department of public policy, does not believe so. “Beijing just wants to rally their support in putting an end to the violence in the city,” he said.

    But others point out that Beijing began cooling its ties with developers well before the current protests, ever since Xi Jinping became president in 2012.

    They note that Beijing leaders hold fewer meetings with Hong Kong tycoons when they visit the city these days compared to the past, to avoid criticism that they care only about the rich.

    In the past Li Ka-shing’s close ties with Jiang were well-documented. Li played host to the former president during his visits to Hong Kong in 1997, 1998 and 2001. Jiang stayed at CK Assets’s Harbour Grand Hotel in Hung Hom and would have breakfast with Li and his sons.

    Such private meetings came to an end when Xi took the helm.

    In the ongoing social unrest, Beijing has made plain its dissatisfaction with property owners who appear to waver over where their loyalties lie.

    Last month, Global Times editor Hu Xijin lashed out at the popular Harbour City shopping centre in Tsim Sha Tsui for “kowtowing” to protesters
    by banning police from entering the premises unless a crime was committed.

    Referring to the notices put up by mall owner Wharf Real Estate Investment, he asked in an article posted on Weibo: “Are you trying to turn Harbour City into a lawless land that is subject to the will of the rioters?”

    The source close to Beijing noted that today, the central government was not at all worried about alienating or offending Hong Kong’s developers.

    He pointed out that Beijing was in a much more powerful position now than in the 1980s when it needed the developers’ support in an uncertain period, and where its own international standing had yet to be firmly cemented.

    Former Hong Kong minister Cheung said Beijing could see that the ongoing protests as largely a youth-led movement must have deeper underlying causes that needed fixing to prevent it festering into the future.

    But Cheung suggested Beijing might not be doing a thorough enough assessment. “I hope Beijing will analyse Hong Kong’s deep-rooted conflicts in a comprehensive way, rather than reduce the root of the crisis to unaffordable housing,” he said.

    Ellen Lau, a 24-year-old university employee who has participated actively in the protests since June, said she was more concerned about Carrie Lam’s poor governance and, more recently, allegations of police brutality.

    “Unaffordable housing seldom comes to my mind when I take part in the protests,” she said. “My grievances and those of many friends of mine would not be eased even if the government tackles housing problem effectively.”

    But Edmund Cheng Wai, a political scientist at Baptist University, felt housing woes did affect some protesters, particularly those born after 1990.

    He noted that 48.4 per cent of more than 6,100 demonstrators interviewed by a research team from Chinese, Baptist and Lingnan universities since June were aged between 20 and 29, the so-called “post-90s generation”.

    “Many suffer from lower social mobility and their career prospects can’t compare with that of the older generations,” he said.

    Steve, a 24-year-old civil servant, said he had attended most of the protests since June to vent his anger at “property hegemony”, a catchphrase used to describe the tycoons’ stranglehold over Hong Kong. Young people like him cannot afford a home and feel left out of the system, he said.

    “And the government is powerless in the face of the property hegemony,” Steve added.

    “The present political system is tilted in favour of property developers. The government is unable to tackle housing issues because property developers wield tremendous influence in the Election Committee and functional constituencies in Legco.

    “Many young people feel they don’t have a stake in society. Some even feel they have nothing to lose.”

    #Chine #Hongkong #immobilier #logement #crise

  • Greece to Offer Limited Number of Citizenships to Major Real Estate Investors

    The Greek government plans to introduce a limited citizenship-granting scheme to non-EU nationals who wish to invest more than €2 million in the country’s real estate market, it was disclosed on Thursday.

    According to media reports, Greek authorities are reviewing ways to introduce a mechanism similar to the ”Golden Visa” plan which currently grants a five-year residency permit to non-EU nationals who buy Greek properties worth more than €250,000.

    According to the same reports, when this program is launched, it will offer a limited number of citizenships, most likely up to two hundred per annum.

    The scheme will incorporate strict terms, among which will be the obligation of the investor to become a permanent resident of Greece.

    Additionally, the investor will have to pay at least €2 million to a Greek bank account upfront.

    This mechanism will also grant citizenship to the partner, children or parents of the investor.

    Up until now, the United Kingdom, the Netherlands, Cyprus, Malta, and Bulgaria are the only EU member states to grant citizenship to large-scale real estate investors.

    The Greek scheme will be almost identical to that of Cyprus in terms of its conditions.

    Similar programs are understandably extremely popular among wealthy investors, particularly the Chinese and Russians, mainly because by obtaining citizenship in an EU member state, they automatically become EU citizens.

    This grants them the right to freely work and reside anywhere across Europe.

    For this reason, the EU Commission regularly scrutinizes these programs, in an effort to avert incidents of money laundering and criminal activities which may be hidden behind such schemes.

    https://greece.greekreporter.com/2019/09/12/greece-to-offer-limited-number-of-citizenships-to-major-real-e
    #citoyenneté #passeport #Grèce #citoyenneté_en_vente #investissements #immobilier #business #vente #riches #richesse #vente_de_passeports #passeports

    La Grèce comme #Malte :
    https://seenthis.net/messages/688041
    (et peut-être d’autres pays dont je ne me rappelle plus...)

  • Se foutre de la geule des riches

    Héhé, on vend le rêve de la maison sur la plage de Malibu ...

    alors que la réalité ressemble plutôt à ca ...

    A dreamy Malibu beach house designed to withstand climate change
    https://inhabitat.com/this-dreamy-malibu-beach-house-is-designed-to-withstand-climate-change

    Built on the sandy Las Flores beach, just steps from the mighty Pacific Ocean, House Noir has unmatched views of the mountains, sea and Catalina Island. Lorcan O’Herlihy Architects (LOHA) met the challenge of designing an aesthetically pleasing and sustainable home that can also withstand natural disasters and the impacts of climate change: earthquakes, rising sea levels and an eroding coastline.


    Malibu Cal.


    Malibu Las Flores beach

    O.K. les appartements au bord de la mer baltique sont sans doute plus abordables que les condos californiens à $5.7 millions mais il y a l’identique question des dépenses incontournables afin de protéger sa propriété contre les catastrophes météorologiques.


    Olpenitz

    Allez vous faire ... au bord des mers. Au moins vous aurez une impression atténuée du deuil des moins fortunés exposés aus effets du rechauffement climatique.

    #immobilier #rechauffement_climatique #mer_baltique

  • Eden Bay à Ramlet el-Baïda : une seule solution, la démolition - Raja NOUJAIM - L’Orient-Le Jour

    https://www.lorientlejour.com/article/1121011/eden-bay-une-seule-solution-la-demolition.html

    Plus d’un an et demi après l’attribution par le mohafez de Beyrouth, Ziad Chbib, du permis de construire à la société Eden Bay Resort SAL sur la parcelle 3689 Moussaitbé, à Ramlet el-Baïda, le scandale perdure. Le promoteur est en passe d’achever l’hôtel et continue d’empiéter illicitement sur les biens publics en édifiant sur le sable un grand escalier fixe en béton et pierres ; en aménageant une route vers la plage pour ses véhicules ; et surtout en haussant graduellement le niveau du sol sableux tout le long de son projet, le polluant par le rajout de terre afin de créer des passages… Tout ceci afin de pouvoir réserver le bénéfice exclusif de la plage à l’ouest de son bâtiment à son profit et celui de ses clients éventuels !

    #beyrouth #liban #immobilier #scandale_immobilier #Ramlet_el_Bayda

    • A Ramlet el-Baïda, l’Eden Bay Resort inauguré sur fond de manifestations - Suzanne BAAKLINI - L’Orient-Le Jour
      https://www.lorientlejour.com/article/1122651/inauguration-de-leden-bay-resort-sur-fond-de-manifestations.html

      C’était une scène surréaliste hier à Ramlet el-Baïda (plage de sable de Beyrouth). D’un côté le très controversé projet d’Eden Bay Resort inauguré en grande pompe, et de l’autre les militants de plusieurs groupes de la société civile qui manifestaient contre ce complexe touristique construit à même la plage, qu’ils combattent depuis bientôt deux ans. Le groupe de protestataires s’avance très loin sur la plage pour mieux se faire entendre de la foule sur la terrasse, jusqu’à se heurter au « mur » d’agents de l’ordre qui l’empêche d’aller plus loin, malgré sa contestation du fait que la plage forme une continuité indivisible. Bien que les agents aient affirmé que la mesure était « exceptionnelle », en raison de la « célébration » en cours, Ali Darwiche, président de Green Line, assure que « des pêcheurs ont essayé de traverser devant le projet hier (dimanche) et en ont été empêchés par des vigiles sur place ».

    • Le très contesté Lancaster Eden Bay vise un taux d’occupation de plus de 55% cet été

      https://www.lecommercedulevant.com/article/28492-le-tres-conteste-lancaster-eden-bay-vise-un-taux-doccupati

      Inauguré fin juin, l’établissement cinq étoiles bénéficie d’un accès direct à la plage de Ramlet el-Baïda, une localisation, sur l’une des dernières étendues publiques de Beyrouth, qui lui vaut d’être au cœur d’une vaste polémique.

    • Jad Tabet : 80 % de la côte libanaise a été privatisée
      https://www.lecommercedulevant.com/article/28384-jad-tabet-80-de-la-cote-libanaise-a-ete-privatisee

      Plusieurs affaires récentes sont venues rappeler l’appétit des promoteurs immobiliers pour le littoral. Trois projets de développement dans la région de Zouk Mosbeh, Zouk el-Kharab et Damour ont ainsi été approuvés par le Conseil des ministres, malgré leur rejet par le Conseil supérieur de l’urbanisme. En parallèle, à Enfé, l’évêché orthodoxe de Tripoli a lui aussi demandé l’autorisation d’utiliser le domaine public maritime, ranimant les craintes d’un projet de “village touristique” dans l’une des dernières régions préservées du pays. Entretien avec le président de l’ordre des ingénieurs et des architectes de Beyrouth, Jad Tabet, qui suit de près ces dossiers.

    • Itani: Some in municipality culpable in Ramlet al-Baida flooding | News , Lebanon News | THE DAILY STAR
      http://www.dailystar.com.lb//News/Lebanon-News/2018/Nov-17/469462-itani-some-in-municipality-culpable-in-ramlet-al-baida-flooding

      The Daily Star

      BEIRUT: Beirut Mayor Jamal Itani Saturday vowed to hold accountable some in the municipality who he said knew that a major sewer and storm drain had been blocked with concrete, but had remained silent about it.

      “There are people who knew and remained silent, or gave permission, and it’s true that nobody could have [poured this concrete] without someone seeing,” Itani said in a live interview on local news channel LBCI Saturday. The mayor Friday had called for an investigation into the matter after the blocked drain caused the main road at Beirut’s Ramlet al-Baida to flood following heavy rainfall.

    • The untouchable hotel | Executive Magazine
      https://www.executive-magazine.com/real-estate-2/the-untouchable-hotel

      While it is widely assumed that Lebanon’s real estate business is rife with unethical dealings, only a few detailed examples of wrongdoing actually come to light. In the case of Eden Bay, a resort situated along Ramlet al-Baida—Beirut’s last public beach—evidence of violations and fraud piled up throughout 2017.

      The disclosures culminated in the form of a report compiled mid-2017 by the president of the Beirut Order of Engineers and Architects (OEA), Jad Tabet. The report alleges eight violations related to Eden Bay and is informed by building documents released by the Municipality of Beirut. The report’s allegations range from the infringement of public property to the forgery of permit application material. As a whole, Tabet’s report portrays a development project for which legal obstacles were fudged or ignored entirely to deliver the lucrative seafront hotel. Public pressure from media coverage, a unified civil society movement, and even lawsuits initiated by NGOs and the environment ministry have not prevented the completion of the hotel.

    • Beirut’s last public beach: residents fear privatisation of Ramlet al-Baida | Cities | The Guardian

      https://www.theguardian.com/cities/2017/feb/02/beiruts-public-space-last-beach-residents-fear-privatisation-ramlet-al-

      A private development close to Beirut’s last remaining public beach is sparking anger among residents who fear companies will leave nothing for the poor and middle classes – encroaching further into a city that already lacks public space
      Cities is supported by
      Rockefeller Foundation
      About this content

      Alex Dziadosz in Beirut

      Thu 2 Feb 2017 07.15 GMT
      Last modified on Fri 11 May 2018 13.08 BST

      Take a stroll down the golden sands of Ramlet al-Baida, Beirut’s last public beach, and you’ll see families fishing and smoking shisha in ramshackle palm frond cabanas, boys kicking footballs under battered lamp-posts, and children building sandcastles in the waves. It is a rare outlet in a city where public spaces are few and far between. But at the beach’s southern end, the scene abruptly gives way to looming cranes and men in hard hats driving rebars into a rising edifice of concrete.

    • Beirut Destroys the City’s Last Public Beach
      https://www.oroom.org/forum/threads/beirut-destroys-the-city%E2%80%99s-last-public-beach.51610

      The controversy over the ownership of Ramlet El Bayda first made news headlinesback in 2012,and has since been at the center of a tug-of-war between activists, on the one hand, and real estate developers and officials, on the other.

      InJune 2016, government officials denied any speculation about the closure of the beach for real-estate-development purposes, after some of the installations were destroyed by excavators.

      Ziad Chebib, the governor of Beirut, hadsaid:

      The Ramlet El Bayda public beach will not be closed and any form of restricting citizens from accessing the shores, be it for constructional purposes or by erecting fences to close off the area is strictly prohibited.

      In this case, activists have the law on their side. Indeed,“Article 2 of Order 144,” the lawregulating coastalproperties in Lebanon since 1925, stipulates that the seashore until the farthest area reached by the waves during winter as well as sand and rocky shores are considered public property.

      But despite this law,decree changes and loopholeshave allowed more and more development to happen on the Lebanese coast.

      This is not the first case of coastal development in Lebanon happening at the expense of public property. Just recently, activists heldprotestsagainst the government’s plans to transformKfarabida’s rocky beachin the Batroun district in Northern Lebanon to yet another Yacht Club.

      The legality of this project has also been the subject of much controversy, as many rules are being bent by using ministerial decrees to get the project approved. Six months earlier, the issue of theAdlounbeach in South Lebanon was raised by local media outlets. It was reported that the natural coast was being destroyed in order to be replaced by a port worth26.6 million USDand erasing, in the process, a Phoenician port site of high cultural and archeological value. The excavations began with no proper environmental impact assessment prompting a conflict between the Ministry of Public Works and the Ministries of Environment and Culture.

    • No One Wants to Take the Blame for Friday’s Sewage floods | Blog Baladi
      https://blogbaladi.com/no-one-wants-to-take-the-blame-for-fridays-sewage-floods

      Every time it rains in Lebanon, sewer lines are blocked causing floods all over the road but what happened on Friday was a different story. Ramlet el Baida and Bliss streets were flooded by sewage because the main sewer and wastewater drain lines were blocked illegally.

      Beirut Gov. Ziad Chebib rushed to blame Eden Bay and the Ghobeiri municipality but a daily star article revealed that the governor had stopped works to unblock the sewer line a day before. Moreover, almost everyone in Lebanon is aware that this resort has blocked a sewer line for months now yet no actions were taken. Weirdly enough, Beirut Mayor Jamal Itani wasn’t aware of that blockage and had called for an investigation which will probably be forgotten sometime soon.

    • Legal Agenda
      http://legal-agenda.com/en/article.php?id=3647
      http://legal-agenda.com/uploads/1493812554-Page 5 - ruines-achouriennes.png

      Editor’s note: The following article was written prior to the recent ruling on April 11, 2017, in which the State Shura Council reversed its earlier decision that suspended the construction permit of the Eden Bay resort.

      The Eden Bay resort project (commonly known as the Eden Rock resort), situated at the southern tip of Beirut, has been a major topic of interest for public opinion and the Lebanese media. This is certainly due to several factors, namely that it is one of the few cases related to the protection of maritime public property with a positive, even if initial, outcome. Having issued three successive rulings, the judiciary has asserted itself as a weapon of public action against powerful companies and financiers. Not only has the investing company’s ongoing construction work in defiance of judicial orders infuriated many citizens. It has led to significant implications at the judicial level: because of these actions, the case now is not just one about the environment and protecting a beach, but also about the judiciary’s independence and the fight against corruption.

      In this article, I shall reflect on some lessons that the activist community might be able to draw on from this experience.

      Lesson 1: Access to Information is an Essential Part of the Battle to Annul Administrative Decisions

    • Ramlet el Baida : débordement du Privé sur le domaine public maritime - Cynthia BOU AOUN
      https://libnanews.com/ramlet-el-baida-debordement-prive-domaine-public-maritime-cynthia-bou-aou

      Depuis quelques semaines, les travaux d’excavation défigurent la plage de Ramlet el Baida sur la partie à l’extrême sud de la dernière plage publique restante à Beyrouth en vue de la construction d’un autre complexe touristique, l’ « Eden Bay Resort », ce qui suscita une mobilisation des ONG et de la société civile qui considèrent que le site fait partie du domaine public maritime. Le chantier a démarré après que le gouverneur de Beyrouth Ziad Chbib a libéré les parcelles appartenant à la « Société foncière touristique Eden Rock s.a.l » [3689 – 3690 – 3691 – 3692] en juin 2016, qui justifie cette décision hâtive en affirmant qu’il s’agit de « parcelles privées car à l’origine, elles étaient de nature rocheuse mais le sable les a envahit suite à l’interruption des travaux ». Cette décision s’accompagne de la signature du propriétaire d’un engagement à limiter la construction sur 2 bien-fonds [3691 – 3692] à « 1m maximum au-dessus du terrain naturel » [en d’autres termes à ce que la loi de construction permet pour les sous-sols] et à modifier en conséquence le permis de construire de sorte à relocaliser le projet sur la partie nord de la parcelle [3689 – 2390]. Bizarrement, ce permis à été approuvé sur base de cet engagement, avant même de présenter un nouveau dossier de permis modifié !

    • Development of public beaches sparks outrage in Lebanon
      https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2018/07/lebanon-public-beach-violations-hotel-tourism.html

      BEIRUT — Lancaster Eden Bay Hotel opened June 25 on Ramlet al-Baida seashore in Beirut, despite all the legal conflicts that occurred with the construction of the project. It had an invalid building permit, and the municipality of Beirut did not grant the hotel an occupancy permit. However, project owner Wissam Achour insisted on opening the hotel as a fait accompli.

      On May 9, Nahnoo — an NGO founded in 2009 that works to protect public property and cultural heritage in Lebanon — published a report b

    • http://lcps-lebanon.org/featuredArticle.php?id=111

      In a public statement last January, Beirut’s mayor reiterated his electoral promise to protect and harness the city’s coast as its most important resource. Yet, nine months after he assumed office, Mr. Itani has yet to make an announcement about how he will address forty illegal buildings that distort and privatize the city’s seafront.[1] In fact, Beirut’s municipal council has so far been publicly unresponsive to activists’ demands, namely that it intervene to stop encroaching development along the coast (and elsewhere). More alarming, the council and its president have remained mute about the Eden Rock/Eden Bay resort saga, the blatantly illegal seven-floor touristic development that was the subject of two decisions from the higher court council (Majlis al-Shura) before the city’s governor—ironically once a judge on the council himself—issued a statement ordering the developer to stop construction.

    • The last public beach in Beirut | 1843
      https://www.1843magazine.com/dispatches/dispatches/the-last-public-beach-in-beirut

      It’s one of the only spaces in Lebanon’s capital where people can mingle for free. But the shadow of private development looms large
      Ellie Violet Bramley | February 4th 2019

      On the afternoon I visit Ramlet al-Bayda beach, a young bride and groom are having their photograph taken. She holds her white dress up carefully, the voluminous skirt hovering a few inches above the sand like a frilly spaceship. Their friends and relatives buzz around them excitedly, playing music from their phones. Other beach-goers sit on plastic chairs close to the water’s edge, chatting, smoking argileh (the Lebanese word for shisha) and taking in the scene. Nearby, children are making the most of a seesaw and swings.

    • Beirut Municipality Removing Violations on #Ramlet_el_Bayda Beach | Blog Baladi
      https://blogbaladi.com/beirut-municipality-removing-violations-on-ramlet-el-bayda-beach

      It’s hard to mention violations on Ramlet el Bayda’s beach without the Eden Bay coming to mind, but it’s no longer a priority apparently or maybe they’re legit now (because Lebanon right?). Remember the sewage floods too last winter? Also forgotten.

      What seems to be a priority to the Beirut Municipality is removing a bunch of illegal bamboo beach bars and benches, set up on a beach infested by sewage waters and garbage, and surrounded by violating restaurants and cafes. Yes we’re all for removing violations but what’s the point of doing so when the beach poses serious health risks to all those swimming or sun-bathing?

      Now one can argue that it is not the municipality’s job to remove other violations, but what about the sidewalks? What about the garbage lying around? What about providing clean and free public beaches and green spaces to its residents? What about clean air? noise pollution? What about bicycle paths and safe pedestrian side walks? Where are we from all that?

      #liban #beyrouth #privatisation #côtes #plage

  • «On a créé des ghettos de vieux riches» : en #Bretagne, les habitants ne font pas de quartier avec les #résidences_secondaires
    https://www.francetvinfo.fr/economie/immobilier/prix-immobilier/on-a-cree-des-ghettos-de-vieux-riches-en-bretagne-les-habitants-ne-font

    Mi-avril, des tags contre les résidences secondaires ont recouvert les murs de treize communes bretonnes. Certains habitants sont vent debout contre ces nouveaux voisins qui font grimper les prix de l’#immobilier. Reportage sur la presqu’île de Rhuys, dans le Morbihan.

    #démographie #finances_locales #vieillissement #tourisme #cohésion_sociale #aménagement_du_territoire #urbanisme #littoral

  • Les opposants à EuropaCity bloquent les travaux de la future gare Alexandre-Reza Kokabi - 26 Juin 2019 - Reporterre
    https://reporterre.net/Les-opposants-a-EuropaCity-bloquent-les-travaux-de-la-future-gare

    Mercredi 27 juin 2019, une soixantaine de citoyens se sont réunis sur le site de la future gare Triangle-de-Gonesse pour bloquer les travaux de terrassement, commencés quelques jours avant. Cette gare en plein champ, selon les opposants, ouvrirait la voie à l’aménagement du projet de mégacentre commercial EuropaCity.

    Ce mercredi 26 juin, au petit matin, une soixantaine d’habitants, d’élus et d’activistes écologistes se sont donné rendez-vous en lisière des champs du « triangle du Gonesse ». Ils protestent contre le début des travaux de la gare Triangle-de-Gonesse, comprise dans le projet de la ligne 17 du futur métro du Grand Paris Express (GPE). Le permis de construire de la gare Triangle-de-Gonesse avait été validé en septembre 2018 et ses opposants avaient alors déposé un recours pour le faire annuler.

    « Il faut lutter, car cette gare ne desservirait pas les Gonessiens : la première habitation serait située à 1,7 kilomètre de la gare ! déplore Steven Januario Rodrigues, du mouvement politique Nous Gonessiens. C’est une aberration, aucun habitant ne rêve de prendre le métro ici. »

    En dépit des préoccupations des habitants, un grand sillon de plusieurs mètres de largeur, s’étendant sur des centaines de mètres, a été creusé par les bulldozers en plein champ de maïs. Michel, retraité, est le premier à l’avoir remarqué. C’était le vendredi 21 juin. « Je passais par là et j’ai vu des machines au milieu du champ avec, dessus, des publicités pour le terrassement, raconte-t-il. Les récoltes avaient déjà été massacrées. »

    « Ça correspond, pour nous, au début des travaux, estime Bernard Loup, président du Collectif pour le triangle de Gonesse (CPTG). Selon les indications rassemblées par le CPTG, ce chantier concernerait la réalisation de la canalisation des eaux usées de la gare. Mais nous ne savons même pas qui est le maître d’ouvrage ! s’insurge Bernard Loup. La Société du Grand Paris ? Grand Paris Aménagement ? Le Syndicat intercommunal Aménagement Hydraulique Vallées ? Nous voulons des réponses ! » Ce mercredi, les opposants à l’urbanisation du triangle de Gonesse avaient prévu de bloquer l’avancée des machines, mais celles-ci ne sont pas apparues. Ils se sont alors attelés à bâtir une butte de sable, de branchages, de pierres, de piquets et de plots pour retarder une nouvelle intrusion.

    « EuropaCity est tout le symbole d’un #monumentalisme complètement décalé avec les enjeux écologiques et sociaux » 

    « Nous ne lâcherons pas, car cette gare, c’est le cheval de Troie qui rendra irréversible l’urbanisation du triangle de Gonesse », prévient Bernard Loup, désireux de protéger ces terres fertiles du nord de Paris. La gare Triangle-de-Gonesse desservirait en fait une zone pensée pour accueillir le gigantesque projet EuropaCity : un demi-millier de boutiques, de quatre hôtels, d’une piste de ski, d’une salle de spectacle, des cinémas, d’un centre aquatique et d’un palais des congrès.

    Le sort du mégacomplexe commercial, culturel et sportif, estimé à 3,1 milliards d’euros, est actuellement ballotté entre décisions politiques et judiciaires. Ses promoteurs, le groupe Auchan et le conglomérat chinois Wanda, restent décidés à l’ériger et aspirent à y attirer près de 30 millions de visiteurs par an. Mais l’opposition est tenace : sur le terrain judiciaire, le plan local d’urbanisme (PLU) et la zone d’aménagement concerté (ZAC) — devant permettre l’urbanisation du triangle de Gonesse — ont pour l’heure été refusés par les tribunaux. Des appels sont en cours.

    Le CPTG et ses soutiens dénoncent une tentative de passage en force, alors que le gouvernement a récemment fait savoir au CPTG et au collectif Carma, qui propose un ambitieux projet d’agriculture périurbaine et de transition écologique pour le triangle de Gonesse, qu’il réfléchissait aux différentes options et que rien n’était décidé.

    « Commencer les travaux de la gare alors que le PLU et la ZAC sont en suspens, ce n’est rien d’autre qu’un déni de démocratie », dit Steven Januario Rodrigues. « On traverse en ce moment une grande canicule, et on va encore imperméabiliser des terres agricoles, bâtir d’énormes infrastructures de béton ? déplore Didier Delpeyrou, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts en Seine-Saint-Denis. EuropaCity est tout le symbole d’un monumentalisme complètement décalé avec les enjeux écologiques et sociaux. »

    Un nouveau rassemblement est prévu sur le triangle de Gonesse dimanche 30 juin, pour organiser la lutte contre la gare. Les opposants envisagent une demande de référé pour obtenir la suspension du chantier. Certains citoyens se sont également dits prêts à mener des actions de désobéissance civile pour éviter que les travaux ne reprennent.

    Le portfolio de notre reportage : https://reporterre.net/Les-opposants-a-EuropaCity-bloquent-les-travaux-de-la-future-gare

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