• Cancers : les vaccins à ARN contre le Covid-19 doperaient l’efficacité des immunothérapies
    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2025/11/04/cancers-les-vaccins-a-arn-contre-le-covid-19-doperaient-l-efficacite-des-imm

    Les vaccins contre le Covid-19 à base d’ARN messager pourraient booster les défenses anticancer et améliorer la survie de patients atteints d’une tumeur pulmonaire ou d’un mélanome, selon une étude rétrospective publiée dans « Nature ». Mais la méthodologie de ce travail est contestée.

    [...]

    Pour autant, l’équipe texane apporte quelques arguments expérimentaux « très convaincants », selon Olivier Lantz, immunologiste à l’Institut Curie, à Paris, sous réserve que ces constats chez la souris soient extrapolables à notre espèce. Les auteurs ont reconstitué, chez ce rongeur, le déroulé des processus d’activation de l’immunité anticancer induite par de tels vaccins à ARN, ne ciblant pas directement les cellules tumorales.

    Et voici ce qu’ils ont observé. Ces vaccins à ARN, chez la souris, activent d’abord des cellules de l’immunité innée qui circulent dans le sang : elles se mettent alors à produire une flambée de messagers moléculaires, nommées « #cytokines_antivirales ». Parmi elles, l’interféron alpha (IFNα) joue un rôle crucial. Ce flot de cytokines va ensuite stimuler des cellules de l’immunité innée qui résident dans la tumeur, les cellules présentatrices de l’antigène. Celles-ci, à leur tour, activent des cellules de l’immunité adaptative, les lymphocytes T, éduqués à reconnaître spécifiquement les antigènes des cellules cancéreuses. Ces cellules « tueuses de cancer » vont alors accomplir leur mission.

    Retorses, les cellules cancéreuses tentent de déjouer cette attaque : elles exposent à leur surface une profusion de protéines PD-L1, censées enrayer les défenses immunitaires. Mais l’immunothérapie monte au front, épaulant le vaccin pour contrecarrer cette ruse. Au bout du compte, les deux stratégies combinées, le vaccin à ARN non spécifique des antigènes tumoraux et l’immunothérapie, provoquent une régression tumorale et une amélioration de la survie.

    Certains des processus d’activation de l’immunité anticancer, toujours chez la souris, semblent indépendants de la protéine codée par l’ARN messager. Ainsi, « d’autres constructions d’ARN produisent une immunité antitumorale similaire », rapporte Adam Grippin, premier auteur de ce travail. C’est le cas, par exemple, d’un ARN qui cible l’antigène pp65 du cytomégalovirus.
    Finalement, « les vaccins à base de nanoparticules lipidiques contenant de l’ARN messager sont de puissants activateurs du système immunitaire, résume Adam Grippin. Ces boules d’ARN étroitement compactées ressemblent beaucoup à des virus. Et elles sont très efficaces pour stimuler les multiples voies de signalisation dans la cellule, conçues pour détecter l’ARN. » Un peu comme lors d’un processus d’infection, relève Caroline Robert.

    En parallèle, chez une poignée de volontaires humains en bonne santé, les chercheurs ont confirmé que les vaccins à ARN anti-Covid-19 induisent aussi une puissante sécrétion d’IFNα – jusqu’à 280 fois son niveau de base. Ce pourrait être le pivot d’une réponse antitumorale…

    https://justpaste.it/8r8y6

    #immunothérapie #défenses_immunitaires #ARN_messager #vaccins_thérapeutiques_à_ARN #vaccin_covid-19 #étude_rétrospective

  • Un espoir de vaccin pour le #cancer du pancréas | Euronews
    https://fr.euronews.com/next/2023/05/16/un-espoir-de-vaccin-pour-le-cancer-du-pancreas

    Ces vaccins sont révolutionnaires car ils ont été adaptés aux protéines mutées présentes à la surface des cellules cancéreuses, plutôt qu’à un mélange de cellules tumorales et normales, comme c’est le cas depuis des dizaines d’années.

    Pancreatic cancer mRNA vaccine shows good early results
    https://www.skepticalraptor.com/skepticalraptorblog.php/pancreatic-cancer-mrna-vaccine-shows-good-early-results

    I need to make a final point. Cancer “vaccine” is a bit of a misnomer. These vaccines do induce an immune response, but they are not preventative like vaccines for pathogens – they are used as treatments. This mRNA cancer vaccine is individualized, meaning it codes for antigenic proteins on each person’s colorectal cancer cells – every person has slightly different antigens even if they have the same cancer type.

    The mRNA cancer vaccine trains the immune system to attack the cancer cells that may have been missed by surgery or chemotherapy. But it does not cause one to be resistant to colorectal (or any other cancer). The mRNA cancer vaccine must be created for each individual — the key antigens on the surface of the cancer, which are unique to every person, are used to create the mRNA vaccine.

    #immunothérapie

  • Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre

    Ces #bactéries, #phages et #champignons essentiels à notre équilibre nous sont transmis à la naissance et constituent notre microbiote, ou flore intestinale. Longtemps méconnu, ce microbiote dévoile peu à peu ses secrets et mobilise des milliers de chercheurs dans le monde. Il laisse espérer une #révolution_scientifique. Non seulement les microbes qui le composent s’avèrent indispensables à notre bien-être, mais ils ouvrent un nouveau #champ_thérapeutique : le transfert d’#excréments_humains se révèle ainsi efficace dans le #traitement de certaines #pathologies_intestinales.


    https://boutique.arte.tv/detail/microbiote_les_fabuleux_pouvoirs_du_ventre
    #film #santé #obésité #alimentation #additifs_alimentaires #antibiotiques #césarienne #bactéries #maladie #flore_intestinale #microbiote #maladie_chronique #médecine #transplantation_fécale #immunothérapie #science #intestin

  • #Immunothérapie des cancers
    https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/immunotherapie-cancers

    Agir sur le système immunitaire pour lutter contre la maladie

    Alors que les connaissances fondamentales sur l’immunologie des tumeurs ont récemment explosées, une nouvelle approche thérapeutique du cancer prend son essor : l’immunothérapie. Au lieu de s’attaquer directement aux cellules tumorales, l’idée est d’aider le système immunitaire à les reconnaître et les détruire.

    Un traitement complet par Sipuleucel-T coûte environ 89 000 euros. Le coût d’un traitement par cellules CAR-T varie de 328 000 dollars à 420 000 dollars par patient. Avec les immunomodulateurs, on est autour de 75 000 euros par an et par malade.

    #cancer #demain

  • L’incroyable inflation des prix des médicaments
    http://lemonde.fr/economie/article/2017/09/07/l-incroyable-inflation-des-prix-des-medicaments_5182328_3234.html

    La commercialisation prochaine, aux Etats-Unis, d’un anticancéreux au prix de 475 000 dollars relance le débat sur le prix des médicaments.

    LE MONDE ECONOMIE | 07.09.2017, Chloé Hecketsweiler

    En annonçant un prix de 475 000 dollars (398 570 euros) pour le dernier-né de ses anticancéreux, le géant pharmaceutique suisse Novartis place la barre très haut. Depuis plusieurs années payeurs, médecins et patients s’affolent de l’envolée des prix des traitements, avec un ticket d’entrée à plus de 100 000 dollars pour les nouvelles « immunothérapies ». Ce nouveau record relance la polémique. Approuvé le 30 août par la FDA, l’agence américaine du médicament, le Kymriah consiste à reprogrammer les cellules immunitaires du malade – les lymphocytes T – pour attaquer les cellules cancéreuses. Baptisées « CAR T-cells » dans le jargon, ces cellules ne sont pas des médicaments comme les autres : chaque lot doit être fabriqué sur mesure pour chaque patient, à un coût astronomique.

    Aux Etats-Unis, le Center for Biomedical Innovation du Massachusetts Institute of Technology (MIT) dénombre plus de 600 thérapies géniques et cellulaires en développement. Celles qui atteindront le marché devraient être lancées avec un prix du même ordre que celui du Kymriah de Novartis. Au-delà du coût de fabrication, les laboratoires avancent différentes explications pour justifier leur positionnement. Dans la mesure où elles ciblent des cellules bien précises, le nombre de patients « répondeurs » définit un marché très limité. Leur mode d’action – une modification durable du système immunitaire – est une autre variable dans cette équation complexe. « Avec les médicaments classiques, dans le cadre d’une maladie chronique, la dépense est lissée sur plusieurs années. Là, elle est immédiate », explique John Glasspool, qui pilote au MIT une réflexion sur les modes de financement et de remboursement de ces médicaments innovants.

    POUR MIEUX FAIRE PASSER LA PILULE, NOVARTIS S’ENGAGE À NE PAS FACTURER LE TRAITEMENT EN CAS D’ÉCHEC.
    Pour mieux faire passer la pilule, Novartis s’engage à ne pas facturer le traitement en cas d’échec. Ce principe de « satisfait ou remboursé » est une « bonne façon d’avancer », juge M. Glasspool « car il tient compte de la valeur du médicament pour le patient et pas seulement du coût de la recherche et développement ou de la production ». Il reste cependant de nombreux points d’interrogation concernant ce système testé par différents laboratoires. « Recueillir des données en vie réelle est déterminant pour apprécier l’efficacité d’un médicament au-delà des études cliniques », souligne l’expert du MIT.

    « Fictions négociables »

    La question se pose pour tous les nouveaux anticancéreux. Premier à commercialiser un traitement par CAR-T cells, le laboratoire suisse a été devancé sur ce créneau très lucratif des immunothérapies, par les américains Bristol-Myers Squibb et Merck. Appartenant à une autre classe de médicaments – appelés couramment « anti-PD1 » –, leurs produits respectifs, Opdivo et Keytruda, avaient donné le ton : un an de traitement coûte aux Américains jusqu’à 150 000 dollars par an. Prescrits aux patients atteints de cancer de la peau ou du poumon très agressifs, leur effet peut être spectaculaire chez certaines personnes, mais se révèle limité pour la majorité des patients.

    Dans ce contexte, « les prix sont aujourd’hui largement des fictions négociables visant à exploiter au maximum les capacités de paiement d’acheteurs dispersés, mal informés et sous pression sociale », estime Francis Megerlin, professeur à l’université de Strasbourg, qui étudie l’impact des médicaments innovants sur les systèmes de santé.

    Le Kymriah n’est pas encore approuvé en Europe, mais Novartis devrait déposer une demande d’ici à la fin de l’année. D’autres laboratoires sont dans les starting-blocks. S’ils se félicitent de l’arrivée de ces nouvelles options thérapeutiques, les médecins s’interrogent sur les éventuels arbitrages qu’il faudra faire pour les financer.

    « Les coûts d’administration de ces traitements sont faramineux : aux 475 000 dollars payés pour le médicament lui-même, il faudra ajouter 150 000 à 200 000 dollars pour la prise en charge du malade. On nous demande de faire des économies, mais tout ce que l’on peut faire est dérisoire face à de tels montants, estime le Pr Christian Chabannon, responsable du centre de thérapie cellulaire de l’Institut Paoli-Calmettes, à Marseille. A ce niveau-là, la toxicité pour les systèmes de santé devient aiguë. »

    Possible « remise en cause du principe d’égalité d’accès aux soins »

    L’Institut Curie, l’un des plus grands centres français de lutte contre le cancer, publie, jeudi 7 septembre, un sondage sur la perception qu’ont les Français des coûts des traitements. « Ils n’en ont aucune idée, mais ont bien en tête que l’inflation des prix pourrait remettre en cause le principe d’égalité d’accès aux soins », souligne le docteur Thierry Philip, président de l’Institut Curie. Selon les données recueillies, « seuls 3 % des Français donnent un prix en phase avec la réalité, entre 80 000 et 116 000 euros pour un traitement type immunothérapie (…), 21 % imaginent même un coût en dessous de 500 euros ».

    Les dépenses de l’Assurance-maladie dans le cancer (16,7 milliards d’euros au total en 2015) restent principalement liées aux hospitalisations et aux traitements « classiques » (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie avec des molécules anciennes), mais l’essentiel de la hausse des dépenses vient de ces médicaments onéreux, avec un surcoût qui pourrait atteindre 1 à 1,2 milliard d’euros par an dans les prochaines années, selon une estimation d’Agnès Buzyn, la ministre de la santé, publiée, en février 2017, dans le rapport « Prix et accès aux traitements médicamenteux innovants » du Conseil économique, social et environnemental.

    #santé #médicaments #immunothérapies #laboratoires #thérapies_géniques

  • #Cancer du cerveau : un homme traité avec succès par #immunothérapie
    http://www.futura-sciences.com/sante/actualites/cancer-cancer-cerveau-homme-traite-succes-immunotherapie-65732

    Après trois traitements, toutes les tumeurs avaient été réduites et après le dixième (au bout de six mois), les tumeurs avaient disparu. C’était la première fois que des cellules immunitaires étaient injectées dans ces régions du cerveau. L’injection dans les ventricules était risquée car elle peut causer une inflammation dangereuse voire mortelle. Mais le patient n’a pas connu de telles complications. Les effets secondaires du traitement (maux de tête, fatigue, douleurs musculaires) étaient gérés ; certains pouvaient être liés à d’autres traitements que prenait le patient.

  • #Mélanome : feu vert de l’EMA pour un virus herpétique génétiquement modifié
    http://www.medscape.fr/voirarticle/3601897

    La première #immunothérapie_oncolytique, Imlygic® (talimogene laherparepvec), devrait bientôt recevoir une autorisation de mise sur le marché en Europe, selon un communiqué de l’EMA publié vendredi 24 octobre [1]. En parallèle, un feu vert à également été accordé, hier, à ce nouveau traitement du mélanome non résécable métastatique par la Food and Drug Administration (FDA) [2].

    [...]

    Deux mécanismes d’actions différents
    Imlygic est dérivé du virus de l’herpès (herpex simplex virus-1) génétiquement modifié pour entrer et se répliquer dans les cellules cancéreuses mais aussi pour produire le facteur de stimulation des colonies de granulocytes et de macrophages (FSC-GM). Il semble agir de deux façons. D’une part, en entrant dans la cellule tumorale et en utilisant ses ressources pour se répliquer, ce qui entraîne un surmenage de la cellule et provoque sa mort. D’autre part, en produisant la protéine FSC-GM qui stimule le système immunitaire du patient afin qu’il reconnaisse et qu’il détruise les cellules cancéreuses. Une fois que les cellules cancéreuses infectées meurent, des copies du virus d’échappent dans la circulation du patient et peuvent infecter de nouvelles cellules cancéreuses. Bien qu’Imlygic puisse entrer dans les cellules saines, il n’est pas capable de s’y répliquer et ne les tue pas

    A ’huge milestone’ : approval of cancer-hunting virus signals new treatment era
    http://www.theguardian.com/society/2015/nov/02/fda-approval-imlygic-cancer-hunting-viral-treatment

    Some of the treatments use a modified version of measles, rather than herpes, as a vehicle. Both Russell and Bell pointed to a trial participant of Russell’s named Stacy Erholtz, whose incurable myeloma – blood cancer – disappeared, largely side effect free, in 36 hours after a treatment using a modified measles virus, an example of the kind of miraculous results that viral oncology researchers hope to replicate.

    Of course, individual success stories like Erholtz’s are relatively meaningless without the hard data that come with replicable and repeated clinical trials. There are currently a number of similar treatments at the third stage of clinical testing – still several years of work behind Imlygic in terms of development – but progress is being made.

    #cancer #santé

  • CHU de Rennes. Le #cancer du poumon de Marc réduit de 90 % en un mois !
    http://www.ouest-france.fr/chu-de-rennes-le-cancer-du-poumon-de-marc-reduit-de-90-en-un-mois-34562
    http://www.ouest-france.fr/sites/default/files/styles/image-900x500/public/2015/06/05/le-cancer-du-poumon-de-marc-reduit-de-90-en-un-mois.jpg?itok=w0L63WS_

    Grâce à un traitement expérimental d’#immunothérapie, le cancer des poumons inopérable de Marc, 48 ans, a été rapidement maîtrisé. Aujourd’hui, il vit normalement et travaille.

    Tant qu’il peut travailler, hein !