• Je suis Léa

    « Je suis Léa » (►https://jesuislea.fr) est bien plus qu’un collectif de précaires de l’université et de la recherche. C’est un mouvement qui est en train de naitre. En quelques semaines un mur numérique s’est recouvert de 160 #témoignages, souvent bouleversants, de jeunes chercheuses et chercheurs qui font le récit des terribles conditions professionnelles auxquelles un système les asservit.

    La précarité est devenue un véritable fléau dans l’Enseignement supérieur et la recherche. Au début du mois de septembre je faisais une communication intitulée « Réduire la précarité tout en défendant l’emploi statutaire » dans le cadre du colloque d’ouverture des Assises pour l’Enseignement supérieur et pour la Recherche ( voir ici à la page 101 des Actes du colloque ainsi que la communication de Neli Dobreva pour le collectif Vacataires.org, p. 99). C’est à la suite de ce colloque que j’ai rencontré des membres du collectif de chercheurs et de chercheuses qui venaient de se constituer sous l’appellation « Je suis Léa ».

    « Je suis Léa » se singularise par la force d’un mur de témoignages (▻https://jesuislea.fr/#temoignages) et des #revendications précises qui sont adressées aux parlementaires et aux candidat·es à la présidentielle. Ce mouvement me semble exemplaire, au sens où il se donne tous les moyens pour faire avancer la cause qu’il défend. Ses principales caractéristiques sont les suivantes :

    - Garantir la transparence et l’indépendance du mouvement ;
    - Constituer un espace d’écoute, de rencontre et de partage ;
    - Garantir l’anonymat des témoignages ;
    - Travailler avec les syndicats et les autres collectifs ;
    - Soutenir des revendications qui s’appuient sur une expertise juridique et financière ;
    – Exiger une commission d’enquête parlementaire sur la précarité dans l’ESR ;
    – Soutenir les lycéen·nes et demander la suppression de #Parcoursup.

    Mais la plus grande force de « Je suis Léa » est de briser le mur du silence sur la condition des précaires dans l’ESR. Derrière ce mur nous découvrons #vexation, #humiliation, #racisme, #exploitation éhontée, #pression au travail, #burn_out, #harcèlement moral et sexuel, #impunité des harceleurs, #homophobie, #précarité_financière, financement de la recherche sur ses propres deniers, #bénévolat forcé, refus de #rémunération pour les tâches accomplies, #discriminations à la #grossesse …

    Les témoignages mettent à nu toute la #violence du contraste entre l’excellence d’un niveau scientifique acquis au prix de nombreux #sacrifices et la #précarité_professionnelle subie. Nous voyons aussi devant nous le mur sur lequel se fracassent tant de scientifiques brillants : celui de la #sélection, de la #concurrence impitoyable et de la reproduction des élites. Nous mesurons alors le désarroi des post-doctorant·es qui mettent des années avant d’obtenir un emploi à l’université ou d’abandonner définitivement la recherche. Et nous prenons conscience que cette violence est celle d’un système et d’une politique.

    Je donne la parole à l’équipe de « Je suis Léa », qui se présente à vous. Il faut l’écouter, diffuser ce message, libérer la parole, témoigner, inventer de nouvelles solidarités :

    **

    Bonjour à toutes et tous,

    Nous vous présentons « Je suis Léa », un collectif indépendant qui adapte à l’ESR français le mouvement allemand #IchBinHanna.

    Léa n’a pas un seul visage : c’est la docteure sans poste qui enchaîne les vacations, le vacataire payé six mois en retard, la postdoctorante qui déménage tous les deux ans, l’ingénieur·e en CDD à répétition. Nous la croisons toutes et tous, et beaucoup d’entre nous sont Léa. C’est pour cela que le collectif porte ce nom.

    La précarité de l’ESR est documentée depuis des années. Mais tant qu’elle se limite à des chiffres et à des cas isolés, elle n’émeut personne. Derrière les sigles : du travail gratuit, des vies suspendues, des renoncements, des silences imposés.

    Le cœur de notre campagne, c’est un mur de témoignages : des dizaines de récits, côte à côte, qui font apparaître un système. Nous voulons rendre cette précarité impossible à regarder sans réagir.

    « Tout cela existe déjà », nous dira-t-on. C’est vrai, et nous ne prétendons ni remplacer les syndicats et collectifs qui mènent ce combat, ni refaire leur travail. Mais la précarité n’est plus méconnue : elle est connue et tolérée. Ce qui manque, ce n’est pas un rapport de plus — c’est un visage. Notre rôle : incarner, rassembler tous les statuts sur un même mur, et porter ces voix jusqu’au grand public et aux candidat·es de 2027.

    Nous recueillons les témoignages de toutes les personnes précaires de l’ESR — docteur·es sans poste, vacataires, postdocs, ATER, contractuel·les, ingénieur·es, personnels d’appui, sans oublier les doctorant·es. Signés ou anonymes, ils sont relus et anonymisés si besoin : rien ne paraît sans votre autorisation, et tout témoignage peut être corrigé ou retiré sur simple demande.

    Deux manières d’agir, dès aujourd’hui :

    -- Témoigner : quelques lignes suffisent. Votre récit peut être celui qui fait réagir un·e lecteur·rice de plus.

    -- Écrire à votre député·e pour lui demander des comptes : ce qu’elle ou il compte faire pour obtenir une commission d’enquête parlementaire sur la précarité dans l’ESR, et pour mettre en œuvre nos revendications (jesuislea.fr/#revendications). Puis nous transmettre sa réponse à contact@jesuislea.fr : nous rendrons publiques les positions de chacun·e.

    Pour témoigner, rejoindre le lancement ou échanger : contact@jesuislea.fr

    Site :

    Je suis Léa : ►http://jesuislea.fr

    Bluesky : @

    #JesuisLéa(@jesuisleabsky.bsky.social) : ▻http://jesuisleabsky.bsky.social

    LinkedIn : Je suis Léa

    Enfin, à l’approche de la présidentielle de 2027, nous échangeons avec d’autres collectifs pour poser aux candidat·es quelques questions communes, simples et vérifiables : précarité, emploi stable, travail gratuit, abus de pouvoir. Nous comptons bien obtenir des réponses. Les collectifs, associations et syndicats qui souhaitent collaborer ou faire cause commune sont les bienvenus : écrivez-nous à contact@jesuislea.fr.

    Solidairement,

    L’équipe « Je suis Léa »

    ▻https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/131026/je-suis-lea
    #précarité #JeSuisLéa #IchBinHanna #université #fac #ESR #recherche #travail #précarisation #conditions_de_travail #Enseignement_supérieur_et_la_recherche #fléau #mouvement #résistance

    • Les contribuables sont-ils réellement égaux devant l’impôt ? La problématique, au cœur du débat public depuis des décennies, devrait revenir au premier plan dès le début de l’examen du budget 2027, mardi 13 octobre, à l’Assemblée nationale. Une séquence qui, selon toute logique, ravivera les tensions entre le gouvernement et la gauche sur la répartition de l’effort fiscal et, notamment, sur la question de l’imposition des plus aisés. Mais si ce bras de fer autour de la justice fiscale animera de nouveau l’Hémicycle, le débat pourrait désormais dépasser le seul cadre politique pour s’étendre au terrain judiciaire.

      Oxfam France a, en effet, décidé de le porter devant les tribunaux en engageant, lundi 12 octobre, une action en justice contre l’Etat pour « rupture d’égalité face à l’impôt ». La faute, selon elle, à une « politique fiscale qui épargne les plus riches ». Plus précisément, l’ONG a adressé une « demande préalable » à l’exécutif où elle réclame, d’une part, la « réparation » du préjudice qu’elle estime lié à la « carence de l’Etat dans la garantie de l’égalité des citoyens devant l’impôt » et, d’autre part, l’adoption de mesures « propres à mettre fin » à cette situation.

      #paywall

  • #El_Niño. #Histoire et #géopolitique d’une bombe climatique

    En 2023, El Niño fait son grand retour. Ce phénomène climatique récurrent, généré par l’#océan_Pacifique, réchauffe brutalement l’atmosphère. Inscrit dans l’histoire de nos civilisations, il va avoir un #impact violent.

    Les historiens en retracent l’influence, aussi globale que redoutable, jusque dans un passé lointain. Le phénomène est souvent associé à des périodes de ruptures et d’effondrements civilisationnels, de l’Égypte antique aux cités-États mayas. Certains épisodes du XIXe siècle sont corrélés aux pires violences. Au XXe siècle, il a amplifié nombre des bouleversements politiques, économiques et militaires. Le cycle de 2023 est porteur de risques climatiques et géopolitiques inédits. Aujourd’hui, El Niño aggrave l’emballement climatique et ses effets en cascade. Or les marchés agro-alimentaires mondiaux sont déjà sous très haute tension du fait de la guerre en Ukraine, la rivalité sino-américaine, la crise de l’énergie et la multiplication de phénomènes climatiques extrêmes. À quoi va ressembler un monde chauffé à blanc, sur fond de tensions internationales, de migrations climatiques et de guerres de l’eau – qu’elles se jouent entre villages ou entre grandes puissances, comme les Etats-Unis et la Chine, déstabilisées par le climat et en compétition féroce pour les #ressources ? El Niño 2023-2024 pourrait être un crash-test climatique. Nos sociétés sont-elles prêtes à encaisser 1,5°C de réchauffement planétaire ?

    ▻https://www.nouveau-monde.net/catalogue/el-nino-histoire-et-geopolitique-dune-bombe-climatique
    #livre #changement_climatique #climat

  • US-Sanktionen gegen IStGH: Die Richter und ihr Henker
    ▻https://taz.de/US-Sanktionen-gegen-IStGH/!6220564

    Die kanadische Richterin Kimberly Prost wurde mit Sanktionen belegt   Foto: Geert Vanden Wijngaert/reuters

    Quand la pègre domine le monde. Sur Arte on peut actuellement les regarder au travail dans Zero Dark Thirty de Catherine Bigelow. L’empire du crime agit en pleine conscience de son impunité.

    11.10.2026 von Christian Jakob - Die Trump-Regierung greift den Internationalen Strafgerichtshof in Den Haag mit Sanktionen an. Wie sich das anfühlt, weiß Richterin Kimberly Prost.

    R eed Rubinstein kam nach New York, um zu drohen. Im Juli 2025 nahm der US-Berater am Treffen der 125 Staaten des Römischen Statuts im UN-Hauptquartier teil – obwohl die USA nicht dazu gehören. Mit dem Vertrag hatte die Staatengemeinschaft 2002 den Internationalen Strafgerichtshof (IStGH) zur Verfolgung von Verbrechen wie Völkermord errichtet. Es sollte das letzte Treffen auf US-Territorium sein.

    Der Gerichtshof habe „unrechtmäßige“ Maßnahmen gegen die USA und Israel ergriffen, behauptete Rubinstein. Seine Regierung werde dagegen „alle geeigneten“ Mittel einsetzen. „Lassen Sie mich unmissverständlich klarstellen“, schloss Rubinstein: „Sämtliche Ermittlungen und sämtliche Haftbefehle“ gegen die USA und Israel müssten eingestellt werden. „Andernfalls bleiben alle Optionen auf dem Tisch.“

    In den fünf Monaten zuvor hatten die USA zahlreiche Sanktionen gegen Einzelpersonen verhängt: darunter IStGH-Chefankläger Karim Khan sowie vier Rich­te­r:in­nen aus Benin, Uganda, Peru und Slowenien. Bis August 2026 kamen fünf weitere der insgesamt 18 IStGH-Richter:innen sowie drei weitere An­klä­ge­r:in­nen auf die US-Sanktionsliste SDN.

    Vor allem der französische Richter Nicolas Guillou, der die im November 2024 ausgestellten Haftbefehle gegen Benjamin Netanjahu und Israels Ex-Verteidigungsminister Yoav Gallant wegen des Gaza-Kriegs mitunterzeichnet hatte, stand plötzlich in allen Zeitungen. Er schilderte, was die im August 2025 verhängten Sanktionen für ihn bedeuteten: Bankkonten und Kreditkarten gesperrt, E-Mail-Accounts blockiert, Konten bei US-Firmen wie Amazon, PayPal oder Airbnb gelöscht.
    Reaktion auf Nobelpreis?

    Seither stand die Möglichkeit im Raum, die USA könnten auch das Gericht selbst sanktionieren – und es damit blockieren. Das war es, was Trumps Gesandter Rubinstein in New York mit „alle Optionen“ meinte. Am vergangenen Freitag ist das nun geschehen.

    „Wir werden Transaktionen mit diesem Schurkengericht verbieten, seine Ressourcen beschneiden und seine Arbeit lahmlegen“, sagte US-Außenminister Marco Rubio. Entweder beende der IStGH sein Vorgehen gegen die US-Verbündeten – gemeint war Israel – „oder wir werden den IStGH beenden“.

    US-Sanktionen verbieten Unternehmen, die in den USA Geschäfte machen oder das weitgehend US-basierte internationale Zahlungssystem nutzen wollen, jegliche Zusammenarbeit mit einer betroffenen Organisation. Banken müssen Konten schließen, Versicherer den Schutz beenden, Softwarefirmen die Zusammenarbeit einstellen.

    Wenige Stunden zuvor war die südafrikanische ehemalige IStGH-Richterin Navi Pillay mit dem Friedensnobelpreis ausgezeichnet worden. Das Nobelkomitee erklärte bei der Preisvergabe, es habe in einer Zeit, in der „Richter und Institutionen des Völkerrechts politisch angegriffen werden“, ein Zeichen setzen wollen.

    Auf einer Liste mit Terroristen zu stehen – als jemand, der sein Leben der Strafjustiz gewidmet hat, ist psychologisch schwer zu akzeptieren

    Richterin Kimberly Prost, seit August von den USA sanktioniert
    Sieben Gefangene an der Nordseeküste

    Der 2016 eröffnete Bau des IStGH steht in einem Außenbezirk von Den Haag. Vor dem aus Glas- und Betonquadern zusammengesetzten Gebäude stehen morgens Be­su­che­r:in­nen Schlange, die von einer eigenen, internationalen Wachtruppe durchleuchtet werden. Ein künstlicher See trennt einen eigens abgeschirmten, inneren Sicherheitsbereich ab.

    20 Gehminuten in Richtung Nordsee sind es von hier zur UN Detention Unit, der Untersuchungs-Haftanstalt des IStGH, auf dem Gelände des Gefängnisses von Scheveningen.

    Sieben Gefangene sitzen dort heute: der Ex-Präsident der Philippinen Rodrigo Duterte, ein Islamist aus Mali, Milizionäre aus der Zentralafrikanischen Republik, Sudan und Libyen. Die Zahl ihrer mutmaßlichen Opfer geht zusammengerechnet in den sechsstelligen Bereich. Neben Genozid darf der IStGH Individuen nur wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit, Kriegsverbrechen und „Aggression“ – gemeint sind Angriffskriege – verfolgen.
    Wo Opfer Täter konfrontieren
    Richter:innen im Internationalen Strafgerichtshof (ICC).
    Die Trump-Regierung will den „Weltgerichtshof“ zerstören – dabei sind die USA gar kein Mitglied

    Am Morgen des 20. Mai 2026 wird der Libyer Khaled El Hishri aus der Haftanstalt in den Verhandlungssaal gebracht, den eine hohe Panzerglaswand vom Zuschauerraum trennt. El Hishri war im Juli 2025 am Berliner Flughafen BER verhaftet worden. Es ist das erste Mal, dass Deutschland einen Verdächtigen an den IStGH überstellt hat. Und El Hishri, Ex-Kommandant eines Gefängnisses in Tripolis, ist der erste Libyer, der wegen der Gewalt in seinem Land in Den Haag vor Gericht steht.

    Die seit August 2025 sanktionierte IStGH-Anklägerin Nazhat Shameem aus Fiji trägt vor, was sie gegen El Hishri zusammengetragen hat. Er habe halb tot geprügelte und ausgehungerte Gefangene in Frauensammelzellen gebracht. Den Frauen habe er angedroht, sie zu töten, falls sie ihr Essen und Wasser mit den Männern teilten. Sämtliche Zellen habe er dabei per Video überwacht. Die Frauen mussten den Männern beim Sterben zusehen. Shameem sagt, Zeu­g:in­nen hätten ihn „den Engel des Todes“ genannt. Er sei bekannt dafür gewesen, mit gezogener Waffe in die Zellentrakte zu kommen und Gefangenen willkürlich in Knie oder Bein geschossen zu haben. Ein anderer Zeuge habe gesagt, als El Hishri das Gefängnis betrat, habe man „die Fliegen hören“ können, weil alle Anwesenden vor Angst verstummten.

    Der Zuschauerraum ist voll. Es sind auch Menschen angereist, die in dem Gefängnis von Mitiga, das El Hishri befehligte, gefoltert worden waren. „Wie bei den Nürnberger Prozessen“, sagte ein Zuschauer am Ende des Tages. Der historische Vergleich ist schief. Aber das Gefühl, dass hier allein dadurch Gerechtigkeit geschaffen wird, dass die Vorwürfe benannt und die Täter mit ihnen und ihren Opfer konfrontiert werden, teilen viele nach dieser Vorverhandlung.
    Auf Seite 2070 zwischen Schwerverbrechern

    Dass es den IStGH überhaupt gibt, hat auch mit Kimberly Prost zu tun. Die Juristin war von 1987 bis 1990 im kanadischen Justizministerium für die Verfolgung von Kriegsverbrechen zuständig. Später entsandte ihre Regierung sie zu den Verhandlungen für den Aufbau des IStGH. Danach baute Prost das UN-Sanktionsregime mit auf und war UN-Ombudsperson für Menschen, die geltend machen wollten, zu Unrecht auf der UN-Sanktionsliste gegen die islamistische Terrorgruppe Al-Qaida gelandet zu sein.

    Die UN- und die US-Sanktionsliste ähnelten sich lange Zeit. Unter Trump aber entwickelten sie sich auseinander. Die SDN-Liste der USA ist heute 3.232 Seiten lang. Prost steht auf Seite 2.070, zwischen Kreml-Strategen, Terror-Unterstützern und Geldwäschern des mexikanischen Sinaloa-Kartells.

    Zum Treffen mit Prost in einem kleinen Raum in der Lobby des Gerichtsgebäudes führt eine junge Frau aus Deutschland. Sie ist Pressesprecherin des IStGH, doch die Situation sei neu für sie, sagt sie. Interviews hätten die Richter in der Vergangenheit nicht gegeben. Vor den US-Sanktionen verschickte das Gericht im Schnitt etwa fünf Pressemitteilungen pro Jahr. Nun aber ist Krisenkommunikation gefragt.
    Ein Mann in einem Gerichtssaal schaut ernst in die Kamera.
    Khaled El Hishri muss sich wegen grausamer Verbrechen in Lybien vor Gericht verantworten  

    Foto: International Criminal Court

    Prost hatte 2020 als eine von fünf IStGH-Richter:innen Ermittlungen zu möglichen Verbrechen der Taliban, afghanischer Militärs, US-Militärangehöriger und CIA-Mitarbeiter erlaubt. Die Anklagebehörde hatte Hinweise darauf, dass US-Bürger zwischen 2002 und 2008 insgesamt 88 Gefangene misshandelt hatten, unter anderem mit Waterboarding, Schlägen, Schlafentzug und sexueller Erniedrigung.
    Rache und Einschüchterungsversuch

    Das Votum für die Afghanistan-Ermittlungen 2020 sei einstimmig gewesen, die Beweislage nennt Prost heute „überwältigend“. Sie sei „sehr stolz“ auf diesen Beschluss. Mit den weiteren Ermittlungen habe sie indes nichts zu tun gehabt. Auch an den Gaza-Beschlüssen sei sie nicht beteiligt. Und: In keinem der Fälle führten die IStGH-Ermittlungen zu einer Anklage gegen US‑Bürger. Nicht zuletzt der Druck aus den USA hatte dazu geführt, dass sich das Gericht ab September 2021 auf mutmaßliche Verbrechen der Taliban und des „Islamischen Staates Provinz Khorasan“ konzentrierte.

    Doch fünf Jahre und fünf Monate nach dem Ermittlungsbeschluss, im August 2025, bekommt Prost in ihrem Haus in Den Haag einen Anruf vom Präsidium des Gerichts. Über „diplomatische Kanäle“ habe man erfahren, was US-Außenminister Marco Rubio kurz danach offiziell verkünden würde: Prost, Guillou und zwei IStGH-Ankläger kommen an jenem Tag auf die US-Sanktionsliste.

    Sie sei an jenem Tag zufällig mit kanadischen Diplomaten verabredet gewesen, sagt Prost. Kanadas Außenminister habe sich kurz darauf bei ihr gemeldet. Da die Sanktionen nicht bindend sind, hätten die Regierungen Kanadas und der Niederlande ihre Banken „ermutigt“, Prost ihre Konten zu lassen. „Das hat funktioniert.“

    Doch am Gefühl der Unsicherheit ändert dies nichts. „Ich war in Panik und dachte, sie frieren alles ein“, sagt Prost. Sie habe Daten auf neuen Accounts gesichert, schnell alle Fotos heruntergeladen. „Es fühlt sich wirklich schrecklich an.“ Die sanktionierten Kol­le­g:in­nen seien durch die Gänge gegangen und hätten sich gegenseitig gefragt: „Was machst Du?“

    Soweit sei es nicht gekommen, dass sich jemand sein Gehalt in bar auszahlen lassen musste. Doch ob Amazon, iPhone, Gmail, Cloud-Storage – es sei willkürlich, was nach den Sanktionen noch wie funktioniere und was nicht, sagt Prost. Bei Überweisungen wisse sie nie, ob die empfangende Bank das Geld nehme. Innerhalb der EU komme ihr Geld zumindest zurück, außerhalb der EU, etwa in Großbritannien, werde es eingefroren.
    „Ein ernsthafter Angriff auf das Recht“

    Sie habe Verständnis dafür, dass US-Unternehmen sich den Sanktionen fügten, sagt Prost. Für Firmen mit Sitz in Europa seien diese aber nicht bindend. Besonders verstörend sei das Verhalten des französischen Versicherungskonzerns Axa gewesen. Bei dem hat der IStGH alle seine Mit­ar­bei­te­r:in­nen privat krankenversichert. Arztbesuche müssen diese aus eigener Tasche vorstrecken, die Versicherung erstattet die Kosten später. „Die haben plötzlich nicht mehr bezahlt“, sagt Prost. Der Beitrag wurde den Mit­ar­bei­te­r:in­nen weiter von den Löhnen abgezogen, Erstattungen aber kamen keine mehr, Informationen gab es von Axa keine. Mittlerweile hat der IStGH die Versicherungsgesellschaft gewechselt.

    Als sie von einer Universität nach Neuseeland eingeladen worden sei, hätten ihre beiden Banken versichert, sie könne dort ihre Karten nutzen – vor Ort habe das trotzdem nicht funktioniert. Die von den Gastgebern über eine US-Buchungsplattform vorgenommenen und bezahlten Hotelreservierungen seien ohne Nachricht storniert worden.

    Die Öffentlichkeit müsse verstehen, dass es ernst sei, sagt Prost. „Das sind keine symbolischen Maßnahmen. Wir können nicht in die USA reisen. Das ist ein ernsthafter Angriff auf das Recht.“

    Dass sie und die anderen Rich­te­r:in­nen nun auf einer Liste mit Tausenden Namen aus dem Organisierten Verbrechen und dem Terrorismus stehen, sei „als jemand, der sein Leben der Strafjustiz gewidmet hat, psychologisch schwer zu akzeptieren.“
    No-Go-Area für Rich­te­r:in­nen

    Prost erinnert sich gut an die Verhandlungen zum Aufbau des Gerichts. „Kein Staat hat damals die Notwendigkeit infrage gestellt, dass die Verantwortlichen für grausame Verbrechen zur Rechenschaft gezogen werden mussten“, sagt sie. Auch US-Präsident Bill Clinton ließ das Römische Statut unterzeichnen. Doch um freie Hand im „War on Terror“ zu haben, zog sein Nachfolger George W. Bush die Unterschrift 2002 wieder zurück.

    In knapp zwei Wochen spricht Prost bei der amerikanischen Sektion der Jahreskonferenz der International Law Association über „[R]evolution in the International Legal Order“. Als Einzige von vier Hauptrednerinnen tritt sie „virtuell“, also per Zoom, auf. Unternehmen hätten Angst vor Konsequenzen. „Ich werde schon noch genug eingeladen, aber es ist weniger geworden“, sagt Prost.

    Seit dem Auftritt des Trump-Gesandten Rubinstein ist US-Territorium eine Art No-Go-Area für den IStGH geworden.

    Der – zwischenzeitlich wegen anderer Vorwürfe abgesetzte – Chefankläger Karim Khan muss dem UN-Sicherheitsrat regelmäßig über Ermittlungen berichten, die dieser an den IStGH verwiesen hatte, etwa zu Darfur und Libyen. Nachdem Khan im Februar 2025 auf die Sanktionsliste kam, musste auch er per Videocall berichten.
    Vom Club des Westens zum Globalen Süden

    Die für Dezember in New York vorgesehene Versammlung des Römischen Statuts wurde inzwischen nach Den Haag verlegt. Bei dem Treffen sollen sechs der 18 IStGH-Richter:innen turnusgemäß für eine neunjährige Amtszeit gewählt werden. Nominiert ist unter anderem der senegalesische Jurist Abdoulaye Seye. Der arbeitet derzeit als Anwalt bei der Anklagebehörde des IStGH und war mit der Untersuchung zu Gaza befasst. Im August 2026 setzten die USA ihn auf die Sanktionsliste. Er hätte nicht zu seiner eigenen Wahl reisen können.

    Die insgesamt 14 Kan­di­da­t:in­nen für die Wahl in sieben Wochen werden nun gebrieft, was ihnen blühen könnte, wenn sie als Rich­te­r:in ernannt würden. Keiner weiß, wer ab März 2027 die Nachfolge der aus Benin stammenden IStGH-Vizepräsidentin Reine Alapini-Gansou in der derzeit für Gaza zuständigen Vorverfahrenskammer übernehmen soll, die besonders unter Druck steht.

    Der Gaza-Krieg hat den Blick auf den IStGH in bemerkenswerter Weise verschoben. Im ersten Jahrzehnt nach seiner Gründung galt das Gericht im Globalen Süden vielfach als westliche Veranstaltung. Ein „Spielzeug im Niedergang begriffener imperialistischer Mächte“ nannte ihn Uhuru Kenyatta, Ex-Präsident Kenias und zwischenzeitlich wegen Verbrechen gegen die Menschlichkeit angeklagt. Von einer Jagd auf Schwarze Menschen sprach 2013 Hailemariam Desalegn, damaliger Ministerpräsident Äthiopiens und Vorsitzender der Afrikanischen Union (AU).

    Was er damit meinte: Von den bisher 77 vom IStGH offiziell Beschuldigten waren 57 Afrikaner. Acht der 14 untersuchten „Situationen“ lagen in Afrika. „Warum nicht Argentinien, warum nicht Myanmar, warum nicht Irak?“, fragte Jean Ping, damals Vorsitzender der AU-Kommission.

    Der IStGH verwies darauf, dass viele der Fälle von afrikanischen Staaten selbst oder vom UN-Sicherheitsrat an den IStGH herangetragen worden waren. Doch viele fühlten sich dennoch ungerecht behandelt. Nachdem der Gerichtshof 2009 und 2010 wegen des Völkermordes in Darfur zwei Haftbefehle gegen den sudanesischen Diktator Omar al-Bashir erlassen hatte, konnte al-Bashir in den Folgejahren auf 150 Reisen mindestens 33 Länder, darunter Südafrika, Ägypten und Kenia, unbehelligt besuchen.
    Ju­ris­t:in­nen wie Fußballstars

    Heute ist das anders. Aus dem globalen Süden gibt es zunehmende Versuche, das Völkerstrafrecht selbstbewusst zu nutzen. Einer der Katalysatoren dafür dürfte der Krieg in Gaza gewesen sein. 2023 forderte eine Gruppe von Staaten um Südafrika die IStGH-Ankläger auf, ihre laufenden Ermittlungen zum Gaza-Krieg auszuweiten.

    Gleichzeitig verklagte Südafrika Israel wegen mutmaßlicher Verstöße gegen die Völkermordkonvention, allerdings nicht beim IStGH, sondern bei dem ebenfalls in Den Haag ansässigen Internationalen Gerichtshof, der für Streitigkeiten zwischen Staaten zuständig ist. Das Verfahren war in Afrika jedenfalls äußerst populär. Die live übertragenen Auftritte der südafrikanischen An­wäl­t:in­nen wurden teils wie WM-Fußballspiele verfolgt, die Juristen wie Stars bejubelt.

    Eine Schieflage von Ermittlungen Richtung Afrika ist nicht mehr zu erkennen. Der IStGH befasst sich heute unter anderem mit Verbrechen in der Ukraine, Afghanistan, Palästina, den Philippinen oder Venezuela.
    EU und der Umgang mit den Sanktionen

    Nun sieht ein Teil des Westens im IStGH ein parteiisches Instrument des Globalen Südens. Der Unterschied: Es bleibt nicht beim Boykott. Im Mai berichtete die Financial Times, dass Donald Trump Chinas Staatspräsidenten Xi Jinping vorgeschlagen habe, gemeinsam mit Russland gegen den Internationalen Strafgerichtshof vorzugehen.

    Die neuen Sanktionen werden in den kommenden Monaten schrittweise in Kraft treten. In dieser Zeit muss das Gericht seinen Zahlungsverkehr und die digitalen Dienste ohne US-Firmen organisieren. Ob sich überhaupt Unternehmen finden, die keine Angst vor Konsequenzen für ihr US-Business fürchten, ist offen.

    Die EU hat ein Instrument, um europäische Unternehmen, Institutionen und Bür­ge­r:in­nen vor unrechtmäßigen Sanktionen zu schützen – das sogenannte Blocking-Statute. Das EU-Parlament sowie Regierungen wie Spanien, Belgien oder Slowenien haben von der EU‑Kommission gefordert, das Instrument zu aktivieren, um den IStGH zu schützen. Doch dafür ist ein einstimmiger Ratsbeschluss nötig. Deutschland gehört zu den Staaten, die das bisher ablehnen.

    #impérialisme #justice

  • Créer comme un riche – La pension Almayer
    ▻https://lapensionalmayer.wordpress.com/2026/09/30/creer-comme-un-riche
    #IA

    Créer comme un riche c’est penser que les savoir-faire qui permettent aux idées de sortir de leur état d’esquisse sont moins importants que l’idée elle-même. Il n’y a alors plus qu’un pas pour penser que ces savoir-faire (je dis volontairement savoir-faire et pas compétences, en vertu de l’idée que tout ce qui permet aux idées de devenir des choses, des entreprises, même des objets scalables, ce sont des artisanats) peuvent être avantageusement remplacés par des machines… pire, espérer qu’ils le soient, pour se débarrasser des petites mains dont on n’a pas compris le travail.

    • C’est l’article du jour. Tu y ajoutes ce que dit Maroun Eddé sur l’origine du fric investi et tu comprends à quoi ça sert.
      ▻https://seenthis.net/messages/1194296

      Bref - l’#IA nous permet de nous sentir comme des petits rois pendant qu’on nous vole et exploite suivant les idées d’une élite éphémère qui d’un point de vue historique ne laissera rien derrière elle que la destruction environnementale et sociale.

      Quelle jolie idée complotiste. Va poser la question à l’IA si elle est vraie ;-)

      #complotisme #impérialisme #WTF

  • Épidémie de cancers : « On ne veut pas tomber malades pour sauver une filière agricole »

    ▻https://www.mediapart.fr/journal/france/011026/epidemie-de-cancers-ne-veut-pas-tomber-malades-pour-sauver-une-filiere-agr

    ▻https://www.youtube.com/watch?v=Qyg4yWmkklU

    Octobre rose individualise un problème collectif et éminemment politique. Notre eau, notre sol, notre nourriture, notre atmosphère sont pollués. Les liens entre les cancers et les pesticides sont avérés. Pourtant, les lois censées les encadrer s’assouplissent.

    Après la loi Duplomb en France, place à la directive européenne omnibus, une loi Duplomb XXL bientôt en discussion. Et les malades sont toujours plus nombreuses et nombreux. Plus de 430 000 nouveaux cas détectés chaque année en France. Leur colère gronde, celle des médecins aussi, des agriculteurs et agricultrices, des citoyen·nes.

    Une émission présentée par Samia Dechir, préparée avec Raphaël Gribe Marquis et Mathieu Mialaret.

    Avec :

    Fleur Breteau, fondatrice et porte-parole du collectif Cancer Colère et autrice de Cancer Colère (Seuil, 2026) ;

    Éléonore Bridge, autrice d’Octobre Rage (Leduc, 2026) ;

    Amélie Cadier-Loriaud, médecin radiologue, spécialisée en imagerie de la femme, philosophe et autrice de Nos corps politiques (Seuil, 2026) ;

    Pierre Sujobert, médecin, professeur d’hématologie, spécialiste des cancers du sang (voir sa déclaration d’intérêts).

  • Musk, BlackRock, Trump & Co. : König Dollar und die Herren des schnellen Geldes
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/musk-trump-blackrock-co-koenig-dollar-und-die-herren-des-schnellen-

    A propos de l’impérialisme monétaire états-unien. Conclusion : la fin de l’empire sera proche quand un nombre assez élevé de nations auront abandonné le Dollar pour une autre monnaie d’échange. Jusqu’à ce moment la pauvreté frappera des parties croissantes de la population européenne et mondiale. Il faut terminer le régime des élites transatlantiques pour assurer la survie de notre économie et des nations.

    28.9.2026 von Maroun Eddé - Der Finanzmanager Maroun Eddé erklärt, wie aus der Leitwährung Dollar ein Werkzeug zur weltweiten Vermögensabschöpfung gemacht wurde und was das für uns bedeutet.

    Was wäre, wenn der angebliche „wirtschaftliche Niedergang“ Europas nicht die Ursachen hätte, die ihm üblicherweise zugeschrieben werden? Im Juni 2026 geht SpaceX mit einer Bewertung von 1800 Milliarden US-Dollar an die Börse, obwohl das Unternehmen Verluste schreibt. Elon Musk wird damit zum ersten Billionär der Welt. Im Herbst werden die Börsengänge von OpenAI und Anthropic mit einem Volumen von jeweils über 1000 Milliarden Dollar erwartet. Parallel dazu finanzieren die USA im Iran einen Krieg, der bis zu eine Milliarde Dollar pro Tag kostet, und haben gerade die Grenze von 40.000 Milliarden Dollar Schulden überschritten. Unterdessen wird in Deutschland der Mittelstand weiterhin von amerikanischen Fonds aufgekauft: Im Jahr 2025 wurden in der DACH-Region (Deutschland, Österreich, Schweiz) mehr als 550 Unternehmen für 88 Milliarden Euro verkauft.

    Auch große Unternehmen blieben davon nicht verschont: Die Software AG wurde von US-Fonds aufgekauft und zerschlagen. Das Familienunternehmen EBM-Papst wurde wiederum vom US-Unternehmen Madison Air übernommen. Gleichzeitig wird es in den Großstädten wie Berlin oder München immer schwieriger, eine Wohnung zu finden: Ohne Erbschaft wird es zukünftig für junge Berufstätige nahezu unmöglich sein, Wohneigentum zu erwerben.

    All diese unterschiedlichen Faktoren hängen miteinander zusammen. Trotz vielfältiger Ursachen haben sie eine gemeinsame Quelle: den Dollar. Oder besser gesagt: das, was die USA derzeit damit anstellen und der ganzen Welt aufzwingen – auf die Gefahr hin, sie in eine Spirale der fortschreitenden Verarmung zu stürzen. Es folgt eine Chronik des Raubzugs des Jahrhunderts – und Ansätze, wie wir uns dagegen wehren könnten.

    Kann dieser Mann tatsächlich den Gegenwert aller existierenden Dollar besitzen? Elon Musk mit Modell-Rakete im Jahr 2019

    Kann dieser Mann tatsächlich den Gegenwert aller existierenden Dollar besitzen? Elon Musk mit Modell-Rakete im Jahr 2019

    © Space Force/U.S. Navy/Imago
    Ein Geldzufluss, wie es ihn noch nie gegeben hat

    Schon vor SpaceX gab Tesla Anlass zu Fragen: Anfang des Jahres verkündete Musk, dass seine Aktionäre ihm eine Vergütung in Höhe von 1000 Milliarden Dollar versprochen haben, sollte es ihm gelingen, den Marktwert von Tesla zu verfünffachen. Angesichts der enttäuschenden Ergebnisse und der rückläufigen Prognosen des Unternehmens, das vom chinesischen Konkurrenten BYD überholt wurde, wirft diese Vergütung Fragen auf. Wie ist das überhaupt möglich? Im Jahr 2000 waren weltweit insgesamt 1000 Milliarden Dollar im Umlauf. Kann Musk tatsächlich den Gegenwert aller existierenden Dollar bekommen? Oder hat sich die Gesamtmenge der Dollar selbst mehr als verzehnfacht?

    Seit dem Jahr 2000 beträgt das weltweite Wachstum im Durchschnitt nur drei Prozent pro Jahr. A priori hätte man nicht viel zusätzliches Geld gebraucht. Doch während bis 2008 der Gesamtbestand an Dollar genauso schnell wuchs wie die Wirtschaft, ist er seitdem explodiert: Insgesamt hat sich die Geldbasis versechsfacht, und die Geldmenge M1 (d. h. sofort verfügbares Geld auf Bankkonten) hat sich zwischen 2008 und 2025 mehr als verzehnfacht, von 1600 auf 21.000 Milliarden Dollar.

    Dies ist eines der grundlegendsten Ereignisse des 21. Jahrhunderts. Die gesamte Wirtschaft erlebte einen Geldzufluss, wie ihn die Geschichte noch nie gesehen hat – was normalerweise zu einer Hyperinflation und zum Zusammenbruch des Systems führt. Denn normalerweise sollte das Geld, das von Banken und insbesondere den Zentralbanken geschöpft wird, auch ungefähr der Wachstumsrate der Wirtschaft entsprechen. Dennoch haben die Medien kaum darüber berichtet.

    Warum? Weil diese Revolution nur sehr wenig sichtbare Inflation hervorgerufen hat. Während eine solche Geldschöpfung eigentlich die weltweiten Preise verzehnfachen und den Zusammenbruch des Dollars hätte auslösen müssen, blieb die Inflation bis 2022 unter Kontrolle – ja, sie lag sogar nahezu bei Null. Wie ist das möglich?

    De-Dollarisierung der Brics: Der Kampf gegen den US-Dollar geht in die nächste Runde
    De-Dollarisierung der Brics: Der Kampf gegen den US-Dollar geht in die nächste Runde
    Rückblick auf Bretton Woods

    Der eigentliche Bruch erfolgte im Jahr 2010. Um ihn zu verstehen, muss man auf die Bretton-Woods-Abkommen zurückblicken: Im Jahr 1944 gingen die USA als absolute Sieger aus dem Krieg in der westlichen Welt hervor und setzten ihr Finanzsystem auf der ganzen Welt durch. Von nun an war der Dollar die Referenzwährung – die einzige, die in Gold konvertierbar war.

    Dies war die Krönung der absoluten Macht des Dollars – aber auch eine unüberwindbare Grenze für die Vereinigten Staaten: die Unmöglichkeit, mehr Dollar zu schaffen, als sie an Gold besaßen, da sonst der Wert des Dollars gesunken wäre. Doch das Land sah sich mit kolossalen Ausgaben konfrontiert, insbesondere infolge der Weltraumeroberung und des Vietnamkriegs. Bald reichten die Dollarreserven nicht mehr aus: Es mussten mehr Dollar geschaffen werden.

    1971 hob der damalige US-Präsident Richard Milhous Nixon einseitig die Goldkonvertibilität des Dollars auf. Der Dollar blieb der absolute Maßstab, war aber an nichts mehr gebunden – die Vereinigten Staaten konnten fortan so viele Dollar schaffen, wie sie wollten. Allerdings stießen sie auf dasselbe Problem wie alle Fürsten seit der Antike, die sich durch das Drucken von Geld bereichern wollten: das Risiko eines Wertverfalls ihrer Währung.

    Die gefundene Lösung ist ein geniales Meisterwerk: der „Petrodollar“. Als die Golfmonarchien 1973 beschlossen, ihre Ölkonzerne zu verstaatlichen, griffen die Vereinigten Staaten nicht militärisch ein, um sie daran zu hindern. Im Gegenteil, sie ließen sie gewähren. Unter einer Bedingung: dass dieses Öl nur in Dollar und in keiner anderen Währung verkauft werden durfte. Diese Klausel legten sie anschließend für alle strategischen Rohstoffe fest.

    Normalerweise beruhen die Stärke und der Wert einer Währung auf dem Umfang der Exporte des jeweiligen Landes. Um japanische Autos zu kaufen, muss man zunächst Yen kaufen, was den Kurs in die Höhe treibt. Der geniale Schachzug der USA war folgender: Alle Länder, die Öl kaufen wollten, mussten zunächst Dollar kaufen, um das Öl damit zu erwerben. Wenn Frankreich Öl kaufen will, kann es dieses nicht in Euro bezahlen. Mit anderen Worten: Jedes Mal, wenn weltweit Öl verkauft wird, ist es gewissermaßen so, als würden die USA es produzieren. Dies garantiert eine kontinuierliche Nachfrage nach Dollar, trotz des Wertverlusts der Währung aufgrund der übermäßigen Geldschöpfung.

    In gewisser Weise ein Mann mit Weitsicht: Richard Milhous Nixon

    In gewisser Weise ein Mann mit Weitsicht: Richard Milhous Nixon

    © piemacs/Imago
    Die Jagd auf Abweichler

    Könnte man sich einfach weigern, den Dollar zu verwenden? Sich mit dem produzierenden Land einigen, dass es den Euro statt des Dollars akzeptiert? Es sind keine wirtschaftlichen, sondern politische Gründe, die selbst die Wagemutigsten davon abhalten, dies zu tun. Denn das Petrodollar-System hat zwei Seiten: Nicht nur müssen die ölproduzierenden Länder ihr Öl in Dollar verkaufen, sondern sie reinvestieren diese Dollar auch in den Vereinigten Staaten, insbesondere in US-Staatsanleihen. Dies hilft den USA dabei, die stärkste Armee der Welt mit 900 Milliarden Dollar pro Jahr zu finanzieren. Eine Armee, mit der es der Unerschrockene zu tun bekommen könnte, der es wagt, gegen das Grundgesetz zu verstoßen, auf dem die Währung des Imperiums beruht.

    Our dollar, your problem.
    John Connally, Finanzminister unter US-Präsident Nixon

    Die Geschichte hat schon einige davon gesehen: Saddam Hussein kündigte im November 2000 an, sein Öl in Euro verkaufen zu wollen. Die USA hatten zahlreiche andere Gründe, im Irak einzugreifen und Saddam Hussein zu töten, aber dies brach ihm das Genick. Auch andere Staatschefs, die ihr Öl in einer anderen Währung verkaufen wollten – Muammar al-Gaddafi im Jahr 2010, Hugo Chávez und zuletzt sein Nachfolger Nicolás Maduro, der angekündigt hatte, es für Yuan an China verkaufen zu wollen –, haben dies ebenfalls nicht geschafft. Wie Jamie Dimon, CEO von JPMorgan, treffend zusammenfasst: „Der Dollar würde seinen Status verlieren, wenn wir nicht die mächtigste Armee hätten.“ Ob zum Guten oder zum Schlechten, freiwillig oder gezwungenermaßen – jedes Land muss den Dollar nutzen, ganz gleich, welche Folgen dies für dieses Land hat. Wie John Connally, Finanzminister unter Richard Nixon, sagen würde: „Our dollar, your problem.“

    Ein Architekt des Systems: Ben Bernanke bei seiner Rede anlässlich seiner Auszeichnung mit dem Nobelpreis für Wirtschaftswissenschaften im Jahr 2022

    Ein Architekt des Systems: Ben Bernanke bei seiner Rede anlässlich seiner Auszeichnung mit dem Nobelpreis für Wirtschaftswissenschaften im Jahr 2022

    © Jonas Ekströmer/TT/Imago
    Die Privatisierung der Währung

    Aber warum gibt es keine Inflation? Und vor allem: Warum ist die geschaffene Geldmenge erst in jüngster Zeit explodiert? Der erste Bruch ereignete sich im Jahr 2010. Im Jahr 2008, nach der großen Subprime-Krise, verabschiedeten die Vereinigten Staaten ein Rettungspaket in Höhe von 700 Milliarden Dollar zur Rekapitalisierung des Finanzsystems, ohne dass dieses Geld direkt in die Realwirtschaft floss. Eine Entscheidung, die zwar kritisiert, aber in Krisenzeiten als Notfallmaßnahme dargestellt wurde. Damit hätte es eigentlich enden sollen.

    Doch im Jahr 2010 sah Ben Bernanke, der Vorsitzende des Zentralbankensystems der USA (Federal Reserve System, kurz: Fed), dass der Aufschwung ausblieb. Er traf eine Entscheidung, die die weltweite Währungsordnung verändern sollte: Was wäre, wenn man die Schaffung zusätzlicher hunderter von Milliarden Dollar nicht nur in Krisenzeiten, sondern jedes Jahr ausführen würde? Und was wäre, wenn man dieses Geld nicht an möglichst viele Menschen in der Wirtschaft verteilen würde – was Inflation auslösen würde –, sondern wie schon 2008 nur an sehr wenige Personen vergeben würde?

    Genau das geschah mit den aufeinanderfolgenden Programmen der quantitativen Lockerung. Trotz des Widerstands bedeutender Persönlichkeiten, darunter Thomas Hoenig innerhalb der Federal Reserve, wurde das so beschlossen. Von nun an und für fünfzehn Jahre würde die Fed jedes Jahr beträchtliche Geldmengen drucken, die sich in den Bilanzen einiger weniger Banken und Fonds konzentrierten. Das Geld blieb also größtenteils an der Spitze gebunden.

    Warum soll man Kredite an die breite Masse vergeben und tausende von Anträgen auf Wohnungsbau- oder Studiendarlehen prüfen, wenn man sich bereichern kann, indem man nur einigen wenigen Milliardären Kredite gewährt? Das ist der Trick, mit dem Inflation vermieden wird: Die Mehrheit bekommt nichts mehr von dem geschaffenen Geld zu sehen. Vom Tauschmittel und Instrument der makroökonomischen Stabilisierung wurde der Dollar in ein aggressives Werkzeug zur weltweiten Vermögensabschöpfung verwandelt.

    Der Mechanismus ist einfach: Die Fed pumpt Liquidität in die Bilanzen von etwa zwanzig Banken und Finanzinstituten, den sogenannten „Primary Dealern“. Anstatt sie in den Markt fließen zu lassen, konzentrieren diese sie auf einige wenige Börsenwerte und Partnerfonds. Über Indexfonds fließt eine überwältigende Mehrheit dieses geschaffenen Geldes automatisch zu den „großen Sieben“ (Tesla, Apple, Microsoft usw.), deren Börsenwert im Vergleich zu ihren Konkurrenten allein durch den Effekt der wachsenden Gesamtmenge des investierten Geldes überwältigend ansteigt. Die Aktionäre dieser Unternehmen können ihrerseits diese Geldsummen bei den Banken wieder als Kredit aufnehmen, da der Wert ihres Vermögens in die Höhe geschossen ist. Auf diese Weise konnte Musk zum Beispiel Twitter aufkaufen.
    Die automatische Bereicherung

    Von einem System, das der Kaufkraft der Amerikaner zugutekam, hat sich der Dollar in einen „privaten monetären Keynesianismus“ verwandelt: Er bleibt in den Taschen der Spitzenklasse stecken und ist nur für wenige bestimmt. Der Architekt des Systems und Chef der Fed, Ben Bernanke, wurde für seine treuen Dienste reich belohnt: Nach seinem Ausscheiden aus der Zentralbank im Jahr 2014 wurde er von Citadel, dem größten Hedgefonds der Welt und großen Profiteur der Fed-Politik, eingestellt, bevor er 2022 auch noch den Nobelpreis für Wirtschaftswissenschaften erhielt. Es ist immer einfach, etwas zu analysieren, wenn man zu dessen Erfindern gehört.

    Und die nachfolgenden Gouverneure? Sie hatten keine andere Wahl, als denselben Kurs fortzusetzen. Jerome Powell, der von Donald Trump angegriffen wurde, war ein Gegner Bernankes und versuchte nach seiner Ernennung an der Fed, das System ein wenig zu sanieren, indem er einen Teil des von Bernanke geschaffenen Geldes aus dem Verkehr zog – daher der leichte Rückgang der Geldmenge im Jahr 2019. Plötzlich standen rund hundert Hedgefonds kurz vor dem Bankrott, und im September 2019 drohte der Interbankenmarkt erneut zusammenzubrechen. Unter größter Diskretion hätte sich die Krise von 2008 im Jahr 2019 beinahe wiederholt. Noch am selben Abend machte Powell einen Rückzieher.
    Die beiden Inflationen

    Eine Frage bleibt offen: Warum ist die Inflation so gering? Tatsächlich gibt es zwei Inflationsarten: die der Massenkonsumgüter und die der Vermögenswerte. Früher informierte die Fed über beide Inflationsarten. Seit der Entscheidung, die Währungsreserven zu verzehnfachen, ist die Vermögensinflation nach und nach aus dem Blickfeld geraten: Nur noch die Inflation bei den Konsumgütern des täglichen Bedarfs, der Verbraucherpreisindex (CPI), wird nun öffentlich bekannt gegeben. Der Kern des Kunstgriffs ist: Wenn der riesige amerikanische Fonds Blackrock hunderte von Milliarden bekommt, erhöht das nicht den Tomatenpreis. Denn Blackrock kauft lieber Vermögenswerte, wie Unternehmen, Grundstücke oder Immobilien. Die Güter, die eine übermäßige Inflation erfahren, sind also nicht Verbrauchsgüter wie Tomaten, sondern diejenigen Vermögenswerte, die den Präferenzen der Fondsmanager und Banken entsprechen, die das neue Geld abschöpfen.

    Daher rührt der explosionsartige Anstieg der Bewertungen von Tech-Unternehmen, einiger großer Unternehmen des S&P (des Börsenindex der 500 größten börsennotierten Unternehmen in den USA) oder von Luxusimmobilien in Europa. Würde man weiterhin die Inflation der Tech-Werte des S&P oder der Preise für Luxusimmobilien veröffentlichen, könnte man schnell die Frage beantworten, die sich Ökonomen während des gesamten Jahrzehnts der 2010er-Jahre gestellt haben: Wie kann so viel Geld geschaffen werden, ohne dass es zu einer sichtbaren Inflation kommt?

    Seit 1998 ist er CEO von Blackrock und damit einer der mächtigsten Männer der Welt: Larry Fink

    Seit 1998 ist er CEO von Blackrock und damit einer der mächtigsten Männer der Welt: Larry Fink

    © Thomas Krych/Imago
    Eine schleichende Enteignung

    Was sind die Folgen für Deutschland oder Frankreich? Für jeden Einzelnen von uns? Die erste Antwort liegt auf der Hand: Diejenigen, die all dieses neue Geld abschöpfen, können sich die Welt kaufen. So erwerben die mit Kapital überfluteten US-Fonds ein französisches und ein deutsches Unternehmen nach dem anderen, unabhängig davon, ob diese an der Börse notiert sind oder nicht. Innerhalb von zwanzig Jahren ist Blackrock zum größten Aktionär des CAC 40 und des DAX 40 geworden. Mittlerweile befinden sich mehr als 50 Prozent dieser beiden Indizes im Besitz ausländischer Aktionäre, allen voran US-Fonds.

    Jedes Jahr gehen strategische Vermögenswerte, wichtige Infrastrukturen und hunderte von familiengeführten Mittelstandsunternehmen in US-amerikanische Hände über. Wobei nur wenige französische und europäische Fonds in der Lage sind, damit zu konkurrieren, denn „ihnen fehlt eine Null“, wie die französische Wirtschaftszeitung Les Échos titelte.

    Natürlich verfügen die Vereinigten Staaten aus vielfältigen Gründen, darunter auch die Pensionsfonds, über mehr Kapital. Aber es ist nicht dieses Geld, das beispielsweise in Künstliche Intelligenz investiert wird, wo jedes Jahr 200 Milliarden verlustreich verbrannt werden: Es ist das Geld aus der „Gelddruckmaschine“ der Fed, das noch immer an der Spitze in Geldmarktfonds gebunden ist und nach und nach in sich bietende Gelegenheiten fließt.

    Die tatsächlichen Auswirkungen dieser Inflation stehen vielleicht noch bevor – in Form einer allgemeinen Verarmung und einer allmählichen Enteignung. Die Konzentration des Geldes ist so groß, dass sich Arbeit – abgesehen von Berufen im Dienste dieser Kapitalpools und ihrer Investitionsgeschäfte wie Investmentbanker, Wirtschaftsanwälte und Strategieberater – kaum noch lohnt. Wenn sich dieser Trend fortsetzt, werden alle westlichen Länder langfristig zu Ländern verarmter Arbeitnehmer und Mieter werden, die von denen abhängig sind, die über genügend Liquidität verfügen, um sich die Welt zu kaufen.
    Wie kann man dem begegnen?

    Was also tun? Zunächst einmal den Fatalismus hinter sich lassen. Europa hat natürlich zahlreiche verfehlte Reformen hinter sich, von Fehlern in der Energiepolitik über Unterinvestitionen in die Infrastruktur bis hin zu verpassten Wendepunkten im Technologiebereich. All das ist real. Aber nichts davon erklärt das Ausmaß des Rückstands.

    Wenn Mercedes-Benz 50 Milliarden wert ist und Tesla 1200 Milliarden, also 25-mal so viel, wäre es für Tesla fast ein Nicht-Ereignis, Mercedes-Benz zu schlucken. Genauso wie bei der Bank JPMorgan, die 1000 Milliarden wert ist, im Vergleich zur Commerzbank mit 40 Milliarden. Vor 30 Jahren waren JPMorgan und die Commerzbank etwa gleich viel wert. Das US-Unternehmen Nvidia allein ist so viel wert wie alle Unternehmen des französischen Aktienindex CAC 40 und des deutschen Aktienindex DAX 40 zusammen. Ein Teil der Erklärung ist wirtschaftlicher Natur, ein großer Teil aber rein monetär. Doch die Auswirkungen sind real: Angesichts solcher Kapitalbeträge werden sich die Übernahmen unserer Unternehmen vervielfachen.

    Die Vereinigten Staaten verfügen mittlerweile über ein perfekt eingespieltes System, um die Welt aufzukaufen und sich trotz einer Verschuldung von über 40.000 Milliarden weiter zu finanzieren. Sie werden nicht nur nicht aufhören, sondern sind sogar bereit, die Schleusen noch weiter zu öffnen.

    Sie mobilisieren hunderte von Milliarden, um den Wettlauf um die KI zu finanzieren, und verfügen dabei über die bemerkenswerte Fähigkeit, dieses neue Geld schnell in industrielle und technologische Vorherrschaft „umzuwandeln“, bevor sie die Konsequenzen zu spüren bekommen. Denn im wirtschaftlichen Wettlauf zählt Geschwindigkeit. Natürlich wäre es besser, vorhandene Ersparnisse zur Finanzierung von Innovationen zu mobilisieren. Doch das braucht seine Zeit und hängt vom guten Willen der Sparer ab. Die Vereinigten Staaten haben das Spiel verzerrt: Durch ihre Geldschöpfung gehen sie das Risiko ein, ihre eigene Währung zu schwächen und die eigene Bevölkerung verarmen zu lassen, doch dies verschafft ihnen eine riesige Investitionskraft und die Möglichkeit zum Aufkauf von Vermögenswerten – so werden sie eine erdrückende Überlegenheit erlangen.

    Auf dieser Ebene könnte der europäische Sparreflex die Eleganz eines Verlierers sein. In einem technologischen Wettlauf, in dem derjenige, der seine Chipfabriken und Rechenzentren zwei Jahre früher baut und den Weltmarkt für ein Jahrzehnt an sich reißt, sind zwei Jahre Vorsprung mehr wert als finanzielle Tugend.

    Wir müssen uns also bewusst sein, dass das Spiel ungleich ist, und anfangen, uns zu verteidigen – indem wir zunächst aufhören, unsere Unternehmen so leicht zum Verkauf anzubieten. Dann müssten wir Kapitalreserven schaffen, um einen großen Staatsfonds zu gründen. Dieser kann in unsere Unternehmen investieren, um deren Aktionärsstruktur zu stabilisieren und zu verhindern, dass sie unter amerikanische Kontrolle geraten.

    Wenn wir dies jedoch tun, müssen wir uns von der Perversität des nach amerikanischem Vorbild kopierten Systems lösen: Bislang hatte die quantitative Lockerung von Mario Draghi („Whatever it takes“) auch bei uns den Effekt, dass sie im Wesentlichen die europäischen Banken bereicherte, die Staaten zu niedrigen Zinsen finanzierte und die Immobilienpreise in Europa in die Höhe trieb. Der lang erwartete Aufschwung – der Aufschwung durch echte Kredite und Investitionen – ist ausgeblieben, während Löhne und Ersparnisse aufgezehrt wurden. Je nach den Übertragungsmechanismen von neuem Geld kann das Heilmittel zum Gift werden und umgekehrt.

    In Europa müssten bessere Mechanismen konzipiert werden, damit das Geld nicht länger an der Spitze blockiert bleibt und nicht nur einige wenige auf Kosten der Mehrheit bereichert. Die Banken sollten sich nicht mit kostenloser Liquidität vollsaugen dürfen, ohne Investitionen zu finanzieren. Reformen wie die Einführung des digitalen Euros könnten einen Paradigmenwechsel auslösen und es ermöglichen, direkt einzugreifen, ohne den Umweg über die Geschäftsbanken zu nehmen. Bislang wurde dies auf das absolute Minimum beschränkt und schon vor der Einführung des digitalen Euro im Keim erstickt, doch das Potenzial ist vorhanden. Vor allem aber wird es auf beiden Seiten des Rheins viel politischen Mut erfordern, um dem Königreich Dollar Kontra zu geben.

    Maroun Eddé ist ein französischer Essayist und Investor. Er hat ein Diplom der Pariser École normale supérieure (ENS) in Philosophie und Wirtschaft und der Pariser École des hautes études commerciales (HEC) in Finanzen. Nach Beschäftigung in der Strategieberatung und bei Geschäftsbanken arbeitet er heute im Bereich „Private Equity“. Er hat zwei politische Bücher verfasst: „Die schuldige Erinnerung“ („La mémoire coupable“, Bouquins 2022) und „Die Zerstörung des Staates“ („La destruction de l’État“).Übersetzung aus dem Französischen: Klaus Karwat, Autor des Buches „Schuldenfreies Geld“, Metropolis Verlag.

    • À lire : La destruction de l’État. De Maroun Eddé - Inter Ligere
      ▻https://www.inter-ligere.fr/a-lire-la-destruction-de-letat-de-maroun-edde

      ME nous dessine les fissures du système capitalistes qui seront à l’origine de sa chute ou de sa transformation. Peu importe le résultat, la voie pour la grande majorité est orientée vers l’abîme.

      26.6.2026 - J’ai lu « La destruction de l’État » de Maroun Eddé, édité en 2023.

      Maroun Eddé est essayiste, spécialiste de philosophie politique. Il est l’auteur de La Mémoire coupable, parue aux éditions Bouquins (2022).

      Le livre « La destruction de l’État » est un coup de poing. Le constat est accablant mais aussi intéressant car il présente des axes d’amélioration. C’est certainement à ce jour le livre que j’ai le plus annoté et souligné. En voici un résumé personnel. Je précise que j’ai essayé de respecter la pensée de l’auteur. En aucun cas les lignes ci-dessous ne reflètent ma pensée ou ma vision, ni celles des structures pour lesquelles je travaille. Toutes les phrases en guillemets sont de l’auteur.
      Introduction – La destruction de l’État

      À l’origine de la réforme de l’État se trouve le tournant néolibéral reagano-thatchérien dans les années 1980-90, et le « new public management ». Pour résumer l’état d’esprit : « L’État n’est pas la solution, c’est le problème ». et en version anglaise : « starving the beast » (affamer la bête … donc l’Etat). Mais en 30 ans d’application, ce régime néo-libéral, loin d’être une réussite et de faire des économies, est selon l’auteur un échec patent en France. Tout l’édifice est fragilisé : l’État français, le service public, les entreprises, et le corps social. Maroun Eddé prévient d’emblée « l’histoire que nous allons raconter est celle d’un sabotage organisé sur plusieurs décennies. (…) c’est l’histoire d’une démission collective, d’une trahison des élites convaincues que le modèle français devait être enterré sans qu’elles soient capables de penser une alternative viable ». Rentrons dans son histoire !
      Partie 1. Les vestiges de la puissance
      1. Services publics : la grande démission

      Le paradigme néo-libéral avait pour mantra de faire des économies. Mais l’auteur présente rapidement le coût réel des « économies budgétaires ». Si les dépenses des services publics sont faciles à chiffrer, leurs bénéfices sont très difficiles à estimer. Et s’il a été facile de couper les budgets, on subit maintenant les conséquences : agonie des hôpitaux, tragédie de l’enseignement professionnel, régimes de pénuries, démissions des responsables, obsession de la quantification, tyrannie du court-termisme, privatisation des bénéfices et collectivisation des pertes …
      2. De la puissance industrielle à la start-up nation

      Avant ce n’était pas ainsi ! Maroun évoque les réussites des Trente Glorieuses : Mirage, TGV, Concorde, Cyclades (lire Louis Pouzin), Thomson, nucléaire, barrages hydroélectriques, câbles sous-marins … la France était à la pointe de la production technologique ! 50 ans plus tard, c’est un champ de ruine.
      La faute : le mythe de la France sans usines, porté notamment par Serge Tchuruk. L’entreprise Alcatel en a fait directement les frais. Et Maroun nous apprend que Huawei a pu décoller notamment grâce au démantèlement d’Alcatel. L’entreprise chinoise a incorporé « les technologies et codes informatiques français pour se développer rapidement avec les mêmes produits fabriqués moins cher ». Pour les chefs d’entreprise comme Tchuruk « les notions de souveraineté industrielle ou d’indépendance économique étaient perçues comme obsolètes ».

      Maroun revient évidemment sur l’affaire Alstom et cite Frédéric Pierucci.

      L’auteur rappelle que les géants de la technologie américaine se sont eux, fortement appuyés sur l’État américain. Il cite Mariana Mazzucato qui explique (entre autres exemples) à quel point Apple doit beaucoup à l’État américain et aux programmes de recherche publics Et que mettre en place une start-up nation sans le soutien de l’État français est une gageure. « On imite seulement leur narratif : leur storytelling devient un modèle à suivre » explique Claude Revel (bien connue dans le monde de l’intelligence économique, et que j’ai eu le plaisir d’interviewer et d’inviter au Club IES).
      3. La rançon des privatisations

      Maroun cite en exemple la privatisation des autoroutes qui représente un « triple scandale économique, financier et social ». Puis il passe à la privatisation de l’aéroport de Toulouse qu’il résume simplement : Les Chinois ont pu « entrer dans une entreprise, récupérer ses biens, et en ressortir ». Pour l’auteur, cette opération n’est pas une privatisation « mais un racket pur et simple ».

      L’idée de fond du néo-libéralisme était que rien ne puisse échapper à la logique marchande et aux investisseurs privés. « Tout comme les États-Unis s’opposaient à la colonisation française et anglaise dans les années 1950, moins pour la bonne cause que parce que le caractère réservé des empires les privait de marchés considérables, de même les principaux défenseurs des privatisations sont essentiellement intéressés par le fait qu’aucun secteur ne soit plus protégé des logiques spéculatives ».

      Plus loin, l’auteur présente les trois effets négatifs pour la collectivité : l’État perd des recettes budgétaires, les inégalités augmentent puisque les recettes bénéficient à quelques individus, l’État perd du pouvoir face à des acteurs qui vont dicter leur loi.
      4. La déroute énergétique

      Maroun détaille les rouages de l’abandon de l’État de toute politique énergétique. Je ne développe pas, je vous donne simplement quelques éléments : Arrêt de Superphénix, arrêt du projet Astrid … La fermeture de centrales nucléaires est devenue une « variable d’ajustement politique pour le parti socialiste, lui permettant de glaner 2 à 3% de voix supplémentaires chez les Verts ». La croisade de Bruxelles (donc des Allemands) contre le monopole public d’EDF. Le projet Hercule. Le scandale de l’Arenh. Je cite : « Sur le podium des sabotages volontaires vient enfin l’alignement sur l’Allemagne des prix de l’électricité. » Et il explique pourquoi nous payons si cher notre électricité.
      Résultat : « La France s’est volontairement départie d’une énergie pilotable, sûre et peu carbonée pour une électricité plus carbonée, plus chère … » (lire sur le sujet Jancovici).
      Partie 2. Les dirigeants contre l’État / La destruction de l’État
      5. L’abandon des compétences

      Après les entreprises, c’est contre sa propre administration que l’État a fini par se retourner ! Là encore, je ne développe pas. L’auteur explique la mise à mort du ministère de l’Equipement.
      6. Le piège de la décentralisation

      L’État « a organisé des transferts de compétences sans donner d’autonomie financière supplémentaire aux régions ». En outre, l’État s’est éloigné des territoires et s’est polarisé autour de la capitale.
      7. Le moment Macron

      L’auteur est très dur vis-à-vis d’Emmanuel Macron.
      Selon l’auteur, Olivier Marleix a souligné que quand Emmanuel Macron était à Bercy, cela avait été l’âge d’or des fusions-acquisitions : 4 entreprises du CAC 40 ont été vendues : Alstom, Alcatel, Lafarge, Technip. Et dans des conditions que les professionnels de l’intelligence économique connaissent bien. L’auteur souligne chez Macron « l’obsession pour la privatisation et l’externalisation ». « L’État doit se désengager, les services publics doivent être privatisés, et tout ce qui ne peut l’être doit être numérisé ». Au passage, Macron part en croisade contre la haute fonction publique. « Les ministères, eux aussi, sont vidés de leur substance ».
      Partie 3. Coup d’État au sein des élites
      8. Le détournement des formations

      L’auteur aborde ensuite les destructions dans le système de formation :
      De manière prémonitoire, Maroun Eddé explique le désastre de Sciences Po. École qui est passée de la formation des serviteurs de l’État à la formation au lobbying pour Coca-Cola. Richard Descoings était fasciné par les États-Unis et a voulu une transformation sur trois éléments majeurs pour singer les universités américaines : l’augmentation des frais de scolarité, les modes de recrutement, et les contenus des cours. L’École est ainsi devenue un laboratoire du wokisme en France.
      Quant aux X-ENS, il reprend un témoignage d’un membre des grandes écoles d’ingénieur « l’État ne veut plus de nous ». Les X partent en majorité vers les métiers de la finance, et dans les pays anglo-saxons.
      Dans ce jeu de destruction, les écoles de commerce ont gagné, et en particulier HEC. Car si l’État est une entreprise comme les autres, les étudiants des écoles de commerce vont pouvoir y prendre une large place.
      9. La déconnexion de la haute fonction publique

      Dans cette partie, l’auteur traite avec précision de l’ENA. Du piège que cette école a pu former, jusqu’à sa destruction.
      10. Les consultants au cœur de l’État

      Mais qui gouverne alors la France ? Demande l’auteur. Il répond que ce sont les consultants, au premier rang desquels McKinsey. « Le cabinet aurait rédigé une large partie du programme d’Emmanuel Macron en 2017, serait intervenu sur des réformes de santé, d’éducation, et même dans la réforme de l’État ».
      L’auteur se moque de leur jargon (hyper anglicisé), de leur obsession « d’aligner les slides », de la novlangue managériale, de l’illusion de la technicité … (voir à ce propos la vidéo du patron France de McKinsey en train de défendre le fait de s’être fait payer 496 000 euros pour une prestation qui n’a pas eu lieu !) la vidéo est titrée « McKinsey interrogé au Sénat sur une mission d’un demi-million d’euros pour l’Education nationale »

      L’État a même, explique Maroun, « créé les conditions juridiques et les pratiques pour favoriser la systématisation du recours aux prestataires ». Par exemple avec le système de l’Accord-cadre.
      11. L’État capturé

      L’État est ainsi capturé par une nouvelle élite managériale. La France a ainsi troqué sa noblesse d’Ancien régime (jusqu’en 1789), à une noblesse d’État (jusqu’en 1989), puis aujourd’hui à une noblesse managériale. L’hybridation est totale entre les consultants hyper-stars, la haute fonction publique et les capitaines des grandes entreprises. Ces centaures qui ont pris le pouvoir, ne croient plus dans le modèle français, et le rejettent. La fascination a débuté avec le modèle allemand dans les années 2000, puis le modèle de flexi-sécurité scandinave, pour être aujourd’hui totalement obnubilé par le modèle américain. La soi-disant élite française a fait sécession et colporte la vision caricaturale américaine qui dénigre tout ce qui est français.
      L’intérêt général est privatisé et la démocratie menacée. C’est un coup d’État qui ne dit pas son nom, explique l’auteur.
      Épilogue : l’État du XXIe siècle

      Dans l’épilogue de La destruction de l’État , Maroun Eddé redonne espoir au lecteur, qui comme moi, a pu se sentir totalement désœuvré. La messe n’est pas dite. L’heure n’est pas au fatalisme. Il faut commencer par arrêter avec « cette étrange passion de l’abaissement » envers nous-mêmes dont parlait déjà de Gaulle en 1967. Il faut replacer l’État dans ses deux dimensions centrales : acteur de l’économie et garant de la cohésion sociale.

      Et Maroun Eddé s’appuie sur l’incroyable réussite du TGV pour appeler à une transformation de l’État : État investisseur, État innovateur, État client des entreprises françaises, État coordonnateur, État stratège. La transition écologique est typiquement un sujet qui nécessite un État puissant.

      Il glisse dans ses dernières lignes un remerciement appuyé, je le cite, « Au modèle français, en particulier au système éducatif et à tous les enseignants, à qui je dois tant ».

      La destruction de l’État est un livre à lire !

      La destruction de l’État est édité chez Bouquins en 2023.
      Voir sa présentation sur Youtube.

      Je rappelle que j’ai essayé de respecter la pensée de l’auteur. En aucun cas les lignes ci-dessous ne reflètent ma pensée ou ma vision. Toutes les phrases en guillemets sont de l’auteur.

      Bonne lecture !
      Jérôme Bondu

      #économie #impérialisme #désindustrialisation

  • Voitures béliers contre des lycéens : 7 cas au minimum partout en France
    ▻https://contre-attaque.net/2026/10/07/voitures-beliers-contre-des-lyceens-7-cas-au-minimum-partout-en-fran

    Dunkerque : un 4X4 d’allure militaire mais floqué « Police Nationale » a foncé à pleine vitesse sur des adolescents. On entend un commandant hurler « on va leur mettre dans la gueule » avant l’assaut. Derrière cette voiture bélier, des policiers chargent.

    Port de Bouc : une voiture folle de la Police municipale zigzague en tentant de faucher des jeunes qui tiennent des poubelles.

    Belfort, où un officier de police a tenté de noyer un mineur : une voiture de la BAC fonce à pleine vitesse sur des lycéens en fuite, jusqu’à percuter le bas-côté. Des policiers en civil courent derrière les jeunes qui ont frôlé le choc avec la voiture.

    Montélimar, une voiture sérigraphiée de la Police nationale fonce sur une foule de jeunes sur un rond-point. S’ils ne s’étaient pas écartés, c’était un carnage.

    Troyes, la même voiture de la BAC a commis une série d’attaques contre des lycéens, généralement en tirant des gaz lacrymogènes depuis les fenêtres.

    Bourgouin-Jallieu : une voiture banalisée entre dans un parc où se trouvaient des lycéens et fait un véritable safari, tentant de percuter des jeunes, sous l’œil d’autres policiers.

    Enfin au Blanc-Mesnil : c’est avec une moto que des policiers ont volontairement percuté un jeune et l’ont arrêté après l’impact.

    #police

  • #Finlande : #Google, accusé d’avoir fait raser 300 hectares de #forêt, sommé de suspendre la construction de data centers

    Les autorités exigent l’arrêt des travaux dans deux localités du pays d’ici au 23 octobre, dans l’attente d’une évaluation environnementale. Le géant américain a reconnu ne pas avoir été « à la hauteur ».

    Une agence gouvernementale finlandaise a sommé, mardi 6 octobre, Google de suspendre la construction des nouveaux centres de données dans deux municipalités du pays au plus tard le 23 octobre 2026 dans l’attente d’une évaluation de leur #impact_environnemental.

    Ces projets, à #Muhos et à #Kajaani, dans le nord-ouest du pays, font partie d’un #investissement annoncé de 13 milliards d’euros en Finlande, le plus gros investissement unique du groupe américain en Europe, dans le domaine de l’Intelligence artificielle. Lors d’une visite de l’Agence France-Presse (AFP) la semaine dernière à Muhos, une journaliste a pu observer les va-et-vient des pelleteuses autour du chantier.

    Devant la ferme d’un des habitants rencontrés, la forêt qui se trouvait sur un terrain acquis par Google avait déjà disparu. Mais l’agence finlandaise de surveillance entend mettre fin, au moins provisoirement, à ce chantier. Elle a exigé que soient suspendues « toutes les mesures préparatoires susceptibles de modifier de manière significative l’environnement dans le cadre des projets de centres de données prévus à Muhos et à Kajaani ».

    L’agence a ouvert une enquête soupçonnant la société #Tuike_Finland, représentant Google, d’avoir défriché plus de 300 hectares de forêt à Muhos sans procéder à l’évaluation d’impact environnemental, une étape préalable obligatoire. Si Tuike Finland ne se conforme pas à cette demande, l’autorité « envisage d’engager une procédure coercitive ».

    « Nous comprenons les préoccupations exprimées et reconnaissons que, dans ce cas précis, nous n’avons pas été à la hauteur de nos propres normes, élevées », a concédé Sondre Ronander, porte-parole de Google, dans un message à l’AFP. « Nous allons étudier les conclusions de l’agence et suivre ses recommandations. »

    Les GAFAM mettent le cap sur la Finlande

    Le géant américain prévoit de développer ce type d’infrastructures dans deux autres municipalités, à #Vaala et #Hamina, où l’entreprise exploite déjà un centre de données. Grâce à un climat frais, une électricité relativement stable et bon marché, majoritairement produite grâce au nucléaire, ainsi qu’à une vaste capacité éolienne et hydraulique, la Finlande a récemment connu un boom des investissements dans les centres de données.

    Si des dizaines de ces centres énergivores sont actuellement en construction et beaucoup d’autres dans les tuyaux, notamment par #Microsoft et #TikTok, les incertitudes concernant les prix de l’énergie, la capacité du réseau et les effets sur l’environnement ont déclenché un vif débat public dans le pays.

    Une pétition citoyenne qui réclame une réglementation plus stricte de l’usage de l’énergie des centres ainsi que de leurs conséquences sur l’environnement a recueilli près de 84 000 signatures. Elle doit désormais être discutée au Parlement.

    ▻https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/10/06/finlande-google-accuse-d-avoir-fait-raser-300-hectares-de-foret-somme-de-sus
    #data_centers #centres_de_données #infrastructure #IA #AI #intelligence_artificielle #suspension #déforestation #arrêt

  • Fedorov : Humanoider Roboter soll innerhalb von sechs Monaten den ersten russischen Soldaten töten
    ▻https://overton-magazin.de/top-story/fedorov-humanoider-roboter-soll-innerhalb-von-sechs-monaten-den-erst


    Fedorovs Vorstellung einer Roboterarmee, die in den Krieg zieht. Screenshot von dem Werbevideo

    Depuis la réunification allemande, qui n’en a pas été pas une mais l’annexion d’un pays entier après cinquante ans de matraquage idéologique, nos amis ukrainiens ont appris ume chose : la guerre est une série de massacres, le naufrage des masses et la fortune des élites. On vend de l’acier et de plus en plus d’électronique et d’idéologie dans les guerres modernes. La morale des puissants reste inchangée. Pour eux nous ne sommes que de la chair à canon.


    ▻https://de.wikisource.org/wiki/Der_Hessische_Landbote

    La solution au problème de la guerre est connue depuis Georg Büchner :

    Paix aux chaumières, guerre aux palais !

    Sans mettre à bas le régime de la minorité on demeurera dans notre condition malheureuse.

    3.10.2026 von Florian Rötzer - Kriege und Kriegsvorbereitungen zum Angriff oder zur Abschreckung können unglaubliche Ressourcen, nicht zuletzt an Menschen, verschwenden. Die Produktion dient ausschließlich der Destruktion und dem Schutz vor Destruktion durch den Feind. Weil es letztlich um das Überleben sozialer oder nationaler/staatlicher Gebilde gehen soll, wie die an Krieg oder Kriegsvorbereitung interessierten Kräfte den Menschen einreden, werden ethische Begrenzungen des Verhaltens und der technischen Entwicklung beiseitegestellt. Wenn es um Tod oder Überleben geht, ist Selbsterhaltung und die Vernichtung des Gegners alles.

    Zwar kämpfen, töten und sterben die Einzelnen, aber es geht nicht um einen Konflikt zwischen Einzelnen, sondern um den zwischen Gruppen und Staaten. Das Paradox ist, dass der Gegner, den ein Soldat/Kämpfer mit allen Waffen, die ihm technisch zur Verfügung stehen, jenseits der fundamentalsten ethischen Prinzipien, die ein Zusammenleben ermöglichen, zu töten, nichts gegen den anderen, der ihn ins Visier nimmt, persönlich hat. Er ist nur ein Repräsentant des Feindes, der sich als Maschinerie zeigt.

    Repräsentant klingt noch so, als wäre er ein Mensch mit eigener Entscheidungskraft, in Wirklichkeit ist er ein Rädchen, im Zeitalter der KI würde man eher sagen: ein Agent der Kriegsmaschinerie, die nur deswegen funktioniert, weil die normalen Gesetze aufgehoben werden und der Einzelne seine Freiheit durch Zwang oder Bestechung (hoher Verdienst) verliert. Deswegen werden beispielsweise in der Ukraine Männer, die sich nicht für den Kriegsdienst kaufen lassen, auf den Straßen gejagt und mit Gewalt zum Militär verschleppt – und das im Namen der Freiheit, die es angeblich zu verteidigen gilt, die aber für den Einzelnen an der Front nur abstrakt existiert.

    Man darf die Wahrheit ja nach der Entscheidung des Bundesverfassungsgerichts sagen: Soldaten sind Mörder. Allerdings müsste man sagen, sie werden zu Mördern gemacht und allein schon deswegen, weil ihnen beigebracht wird, die Tötungshemmung zu überwinden. Die ist im modernen Krieg sowieso nur noch bedingt vorhanden, denn man steht sich kaum noch gegenüber, sondern wirft Bomben an, feuert Artilleriegeschosse oder steuert Kamikazedrohnen. Bei letzteren sieht der Pilot dem Gegner, den er kaltblütig ermordet, mitunter noch ins Auge, auch wenn dieser nur die Drohne bzw. deren Kamera kurz vor dem Tod oder der Verstümmelung sehen kann. Gerne werden die Videos verbreitet, die Menschen, die sich nicht mehr wehren können, in Todesangst zeigen (Wir sollen den Krieg finanzieren, aber seine Wirklichkeit nur selektiv sehen). Man genießt auch Videos, die zeigen, wie sich Verletzte selbst töten, um den Schmerzen, dem langsamen Sterben oder einer Gefangennahme zu entgehen. Das sind Videos, die man als Realitätspornos verstehen kann, die aber eine ästhetisierende Distanz zum wahrgenommenen Geschehen herstellen. Man könnte sie umgekehrt zur Beschreibung der Aura von Walter Benjamin „als einmalige Erscheinung einer Ferne, so nah sie sein mag“ als eine einmalige Nähe beschreiben, die aber in der entrückten Ferne bleibt und daher emotional kalt lässt.

    Mit autonomen Drohnen, die gelernt haben, bestimmte Objekte oder auch Menschen zu suchen und zu erlegen, die als Gegner gelten, verschwindet zwar diese direkte Grausamkeit (Sind schon Autonome Kampfdrohnen im Ukraine-Krieg im Einsatz?) Aber die Mordabsicht bleibt beim Start einer selbständigen Waffe nicht nur bestehen, das Töten wird auch erleichtert, wenn es geschieht, weil der Mörder keinem Menschen mehr gegenübersteht, sondern nur noch in einem entfernten und sicheren Raum, der auch ein Flugzeug oder ein Artilleriesystem sein kann, Koordinaten eingibt. Man ist nicht mehr direkt verantwortlich für Tod und Zerstörung und sieht die zu killenden Menschen nur als abstrakte Ziele. Nur so konnten die amerikanischen Piloten am Ende des Zweiten Weltkriegs die Atombomben als eine Art Insektenvernichtungsmittel abwerfen.

    Der Krieg in der Ukraine treibt enthemmt die Technisierung voran. Nach den Drohnen werden nun zunehmend an der Front bewaffnete und ferngesteuerte Bodenroboter eingesetzt, deren Steuerung auch mit den Echtzeitbildern von Drohnen abgeglichen wird. Mit Drohnen sollen sie auch bereits hinter die Front in den Rücken der feindlichen Linien gebracht worden sein, um von beiden Seiten anzugreifen. Noch weiter hinter den Soldaten oder Kämpfern an der Front stehen diejenigen wie Fedorov und Selenskij, die aus dem Töten ein Geschäft machen und politische Interessen verfolgen.

    Der von Selenskij als Verteidigungsminister gefeuerte Fedorov, der Fans vor allem unter den jüngeren Ukrainern hat und auch an die politische Macht drängt, hatte als junger, erst 35-jähriger Minister-Nerd den Drohnenkrieg vorangetrieben, zuvor hatte er als bislang jüngster Amtsträger von 2019 bis 2025 als Minister für Digitale Transformation gearbeitet und war seitdem mit Elon Musk befreundet. Drohnen hätten die Kriegsführung verändert, 95% der Angriffe würden nun mit Drohnen ausgeführt, es gebe in der Ukraine mehr als 700 Firmen, die Drohnen herstellen. Es fließt viel Geld in die neuen Kanäle der Rüstungsproduktion. Damit sind wirtschaftliche Interessen und Korruption verbunden.

    Es heißt, einer der Gründe des Zwists zwischen Selenskij und Fedorov sei deren Verbindung mit unterschiedlichen Rüstungsunternehmen und Geldströmen gewesen. Überdies habe Fedorov mit seinem Drohnenkrieg gegen Ziele weit in Russland zwar Erfolge erzielt und Kampfeinsätze finanziell attraktiver gemacht, aber im ersten Halbjahr das Verteidigungsbudget für das ganze Jahr verbraucht, weswegen jetzt zusätzliche 27 Milliarden Dollar für das Militär noch in diesem Jahr von den Unterstützerstaaten benötigt werden.

    Finanzminister Marchenko erklärte heute, dass die Ukraine durch Einsparungen 7 Milliarden zur Kostendeckung beisteuern, weitere 5 Milliarden für das Militär würden von „gemeinsamen Anstrengungen“ mit der EU erwartet. Das klingt nicht sonderlich realistisch, zumal man von den „Partnern“ für den Staatshaushalt 2026 auch noch 29,5 Milliarden Dollar benötigt, selbst wenn die EU 3 Milliarden gerade bezahlt hat. Erschwerend kommt hinzu, dass noch „garantierte“ Zahlungen der EU für das ukrainische Militär ausstehen sollen. Und auch falls die gemeinsamen Anstrengungen der Ukraine und der EU 12 Milliarden zusammenkriegen sollten, fehlen immer noch 15 Milliarden Dollar. Wenn die Gelder aus dem 90 Milliarden-Euro-Kredit für 2027 vorgezogen werden, klafft die Lücke nächstes Jahr nur viel größer. Deswegen wäre für die Ukraine ein Ende des Krieges dringend notwendig.

    Mittlerweile ist der versierte Redner Berater des italienischen Verteidigungsministers und will politisch, aber auch finanziell reüssieren. So hat er schon mal Palantir-Chef Karp gewonnen, in einen noch erst zu gründenden Fonds zur Herstellung von Drohnen und KI-gestützten Waffensystemen zu investieren. Die sollen dann wohl von Unterstützerländern für die Ukraine gekauft und auch an interessierte Staaten verkauft werden. Benötigt werden mithin Investoren, die sich direkt durch Töten bereichern wollen, was allerdings immer bei Investitionen in Rüstung der Fall ist.
    „Roboterarmee“ mit „physischer KI“ als Geschäftsidee

    Jetzt will er das Projekt einer „Roboterarmee“ realisieren – mit „physischer KI“. Es sei nach dem Drohnenkrieg ein nächster technischer Durchbruch erforderlich, sagte er. Das sei die „Roboterisierung des Krieges“. Fedorov ist ein typischer Technokrat und Tech-Prophet, der Technik nur zur Effizienzsteigerung, hier beim Töten, optimieren will. Zwar erklärt er, dass die Roboterarmee Menschenleben retten wird, allerdings bestenfalls nur die auf der eigenen Seite, während sie die Feinde, gleich ob Menschen oder Roboter, ja töten oder zerstören soll. Fedorov führte auch die Gamifizierung des Tötens im ukrainischen Militär durch ein Rankingsystem ein, das Leistung belohnt und die Konkurrenz fördert. Es gibt Punkte für getötete Russen oder zerstörte russische Ausrüstung, wenn dies durch Videos verifiziert wird. Damit können Einheiten benötigte Ausrüstung einkaufen und kommen auf eine Rangliste.

    Was Fedorov sagte, ist im Grunde nichts anderes, als dass Roboter Menschen an der Front ersetzen sollen und die gefährlichen Aufgaben ausführen sollen. Sein Hauptantrieb scheint zu sein, humanoide Roboter auf das Schlachtfeld zu schicken. Er stehe mit einer Firma in Verbindung, die solche Roboter herstellt. Noch seien die Kosten zwischen 40.000 und 70.000 Dollar zu hoch, um sie großflächig einzusetzen. Sein Ziel sei aber, dass ein humanoider Roboter bis spätestens in einem halben Jahr einen Russen tötet.

    Das muss man allerdings als Propaganda für sein Projekt begreifen, das im Grunde ein kommerzielles ist. Er strebt nichts weniger als ein superteures neues „Manhattan-Projekt“ an, sagte er auf der ukrainischen Tech-Konferenz IT Arena in Lwiw. Dort warb er für sein Projekt, das nicht nur ein Unternehmen sei, sondern ein „Ökosystem“. Es geht darum, Investoren für ein Projekt zu finden, das noch ein Luftschloss ist, und Geld anzuzapfen, das natürlich auch in seine Tasche fließen soll: „Wir werden in Unternehmen aus dem Bereich der Verteidigungstechnologie investieren, eigene Technologieprojekte auf den Weg bringen, Forschungs- und Entwicklungsabteilungen aufbauen, Lösungen gemeinsam mit dem Militär testen und das, was sich auf dem Schlachtfeld tatsächlich bewährt, so schnell wie möglich in größerem Maßstab umsetzen.“

    Seine Idee sei es, sagte er in einem Interview, „Ingenieure, Start-ups und Kapital in einem Ökosystem zu vereinen, damit wir humanoide Roboter auf dem Schlachtfeld einsetzen können. Wir wollen unsere Infanterie letztendlich durch diese Roboter ersetzen.“ Testfeld dafür ist der Krieg gegen Russland, er beschwört letztlich die Möglichkeit, durch Technik den Krieg gewinnen zu können, wenn man nur schnell genug Innovationen vorantreibt: „Russland denkt ständig über neue Strategien nach, wie es unsere Frontlinien hacken kann. Wir müssen die Ersten sein, die unsere eigenen Frontlinien hacken.“ Er nennt drei Bereiche, in die investiert werden soll: „Sensoren und Roboter, kostengünstigere Anti-Jet-Shahed-Raketen sowie KI-gesteuerte Angriffsdrohnen und -raketen.“

    Völlig unklar ist aber, ob Selenskij oder das ukrainische Militär überhaupt an einer Zusammenarbeit interessiert ist, ganz zu schweigen davon, dass der Ukraine das Geld ausgeht. Fedorov hatte eine weitere Zusammenarbeit mit Selenskij ausgeschlagen, ist jetzt in der Bevölkerung als technischer Heilsbringer beliebter politischer Konkurrent nicht nur von Selenskij, sondern auch von Budanow und Salschnyi und hat sich schnell eine Beraterstelle bei der Eastern Europe Foundation gesichert, die ihn vor Mobilisierung schützt. Unter dem Deckmantel des Nationalismus ist Fedorov ein knallharter, erbarmungsloser Geschäftsmann, der den Krieg und das Töten ausnutzt, um schnelle Geschäfte mit der todbringenden Rüstung zu machen. Das ist so widerlich, wie das Abschlachten im Krieg selbst.

    #Ikraine #guerre #capitalisme #impérialisme

  • #Brésil : le « bolsonarisme » peut-il survivre à Jair #Bolsonaro ?
    ▻https://lvsl.fr/bresil-le-bolsonarisme-peut-il-survivre-a-jair-bolsonaro

    Castration chimique pour les violeurs, méga-prisons à la salvadorienne, grâce promise à un père putschiste : le programme de Flávio Bolsonaro ne laisse guère de doute sur ses intentions. Un an à peine après la condamnation retentissante de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’État, son fils aîné talonne #Lula dans les sondages, à quelques jours du premier tour. Le vieux clivage entre le Nordeste pauvre (fief historique de la gauche) et la ceinture du soja et du bœuf qui s’étend du Rio Grande do Sul à l’Amazonie, continue de structurer la vie politique brésilienne - cette seconde région, désormais acquise à l’extrême droite, pourrait faire basculer l’élection. Pendant ce temps, Washington observe : entre #Terres_rares, pétrole et bras de fer avec Pékin, le sort du Brésil pourrait bien (…)

    #International #L'Amérique_latine_en_question #Flavio_Bolsonaro #impérialisme

  • Empire of Grift - The Atlantic
    ►https://www.theatlantic.com/magazine/2026/10/maga-foreign-policy/688352

    Sur l’extraordinaire corruption de l’administration Trump avec cependant un gigantesque bobard :

    The U.S. has used financial sanctions and visa bans in the past—but only to punish dictators, criminals, and people accused of grand-scale international corruption or brutal atrocities.

    • MAGA Is Making the World Safe for Corruption
      ►https://www.theatlantic.com/magazine/2026/10/maga-foreign-policy/688352

      14.9.2026 by Anne Applebaum Illustrations by Ben Hickey - Far-right ideologues have transformed American foreign policy into a tool of private gain and antidemocratic reaction.

      In the summer of 2025, the government of Brazil suddenly found itself in a deep crisis. The Trump administration had unexpectedly imposed 50 percent tariffs on the country’s products, threatening everyone from coffee planters to shoe manufacturers. At the same time, the United States canceled the visas of eight Brazilian supreme-court justices and placed unprecedented financial and travel sanctions on a powerful justice and his family.

      Many things about this crisis were novel. For the first time anyone could remember, an American administration had used tariffs not for economic reasons but as a tool to influence the internal politics of a friendly democracy. President Trump was publicly fulminating against what he called the “WITCH HUNT” against Jair Bolsonaro, the former president of Brazil, who was then on trial for plotting to carry out a coup after losing an election in 2022. Some of Bolsonaro’s followers had stormed Brazil’s Parliament and other federal buildings, likely inspired by the actions of Trump supporters on January 6, 2021. Steve Bannon, who called the Brazilian insurrectionists “freedom fighters,” was one of many MAGA boosters who cheered them on. When combined with local grievances, the language of American election denial was right at home in Brazil.

      The U.S. has used financial sanctions and visa bans in the past—but only to punish dictators, criminals, and people accused of grand-scale international corruption or brutal atrocities. Brazilian Justice Alexandre de Moraes had never been credibly accused of any of this. But by the Trump administration’s reckoning, he had two strikes against him: First, de Moraes’s court was trying Bolsonaro; second, he had provoked the ire of Elon Musk, Trump’s largest election donor. De Moraes “needs to leave,” Musk said, comparing him to Voldemort, after de Moraes threatened to fine X and ordered it to block accounts accused of spreading disinformation.

      The crisis was novel in other ways too. In normal times, the Brazilian government is reasonably well connected in Washington, regardless of who runs either country. The tenth-largest economy in the world, Brazil cooperates extensively with U.S. law enforcement and regional organizations. Yet at this crucial moment, with billions of dollars in the balance and Brazil’s sovereign democracy under attack, Brazilian officials suddenly found that nobody in the Trump administration would speak to the formal representatives of their left-leaning president, Luiz Inácio Lula da Silva. Brazil’s ambassador to Washington found herself isolated. The foreign minister, a diplomat who had known U.S. Secretary of State Marco Rubio for decades, could not get through to anyone. A junior official told me that even his graduate-school classmate at the U.S. Treasury would not answer his calls.

      The Brazilian finance minister at the time, Fernando Haddad, finally managed to schedule a call with U.S. Treasury Secretary Scott Bessent. But two days before the meeting was to take place, the Treasury Department canceled it—and then Bessent used the same time slot to meet with Eduardo Bolsonaro, the former president’s son. The younger Bolsonaro—who lives in Texas, has befriended Donald Trump Jr., and attends Conservative Political Action Conference (CPAC) meetings—was flaunting his connections in Washington, which were manifestly better than those of Lula’s administration.

      Autocracy in America: The kleptocracy club

      That put the Brazilians in a strange position. “All the official channels that we have, they just suddenly went out of touch,” the junior official told me. “And what happened is that myriad informal actors just started knocking at our doors. And that was interesting.”

      Some of these visitors were types not previously known in Washington: lobbyists advertising their relationships not with government officials but with the people who hang around Mar-a-Lago, or with MAGA influencers whose X accounts can attract the president’s attention. Others were business operators offering government favors while seeking to make deals for themselves: An investor who claimed to own a vacation home near Bessent’s offered to arrange a meeting with the Treasury secretary in exchange for access to crucial minerals for himself. The Brazilians declined that offer.

      A truce was finally arranged, multiple people told me, with the help of Joesley Batista, a billionaire whose meatpacking company does business in both the U.S. and Brazil, and whose American subsidiary had donated $5 million to Trump’s inauguration (more than the contributions of Amazon, Meta, and Google combined). Batista had no official government role, but his money may have given him the clout to influence Trump’s meetings with Lula at the 2025 United Nations General Assembly, in New York City, and at a summit in Kuala Lumpur, where the two elderly populists, each with grievances against their respective establishments, hit it off. The tariffs were reduced.

      The détente was temporary. When I visited São Paulo and Brasília this past spring, the State Department had just appointed a new senior adviser on Brazil policy. Before working for the administration, Darren Beattie founded Revolver News, a website that promoted the “Fedsurrection” conspiracy—the belief that federal agents were behind the riots on January 6, an obsession that would naturally appeal to Brazil’s election deniers and displease the elected president. When Beattie asked to visit Brazil for a minerals conference, the Brazilian government refused to grant him a visa, in part because it suspected that his true purpose was to visit Jair Bolsonaro, then in prison.

      Among the journalists, analysts, and officials I met in Brazil, the main topic of conversation was not whether the U.S. would intervene in the country’s elections this fall but how. Flávio Bolsonaro, another of the ex-president’s sons, is running for president, and the Trump administration seems to be looking for ways to help. In June, when a Brazilian court handed Flávio’s brother Eduardo a prison sentence for seeking to get the U.S. to intervene in his father’s trial, Trump’s State Department denounced the conviction as “lawfare.” In July, the administration planned to send two envoys to Brazil to meet with election deniers and “investigate” the Brazilian electoral system; their visa requests were also turned down. A Brazilian public-policy professor told me he wouldn’t be surprised if American social-media platforms quietly began to help Bolsonaro. These tech companies have already shown that they will “flip ideology” to align with changes in the American government. So why not in Brazil?

      Slowly, the Brazilians were learning the same lesson as other American allies around the world: The United States of America is no longer the entity they knew. And American power is no longer deployed solely by trained diplomats and reliable officials, working through state channels. Informal envoys, private companies, online grifters, and hardened ideologues both inside and outside the government matter more. Unlike their predecessors, these people do not talk about spreading democracy, and don’t want to build long-term relationships. They don’t care about America’s reputation. They are deploying the tools of American diplomacy and government for their own purposes, to promote their own business interests or their own ideological goals, because, suddenly, they can.

      “Revolutions are the locomotives of history,” Karl Marx wrote. He was wrong about many things but not about this: In modern times, every major revolutionary movement has sought to change not just the politics of a single country but the international system itself. Napoleon marched the French Revolution across Europe. Lenin and Trotsky believed that their Bolshevik Revolution would succeed only when the Soviet Union was surrounded by other Communist states. Ayatollah Khomeini and his successors built proxy movements to spread their ideology across the Middle East.

      Anne Applebaum: Kleptocracy, Inc.

      The clan of predators currently in charge of the U.S. federal government is no different. Wrongly described as “isolationists,” many of its true believers don’t think of themselves as ordinary Republicans who won an election and will temporarily hold power until the next election. Nor are they mere appendages of Trump. They believe they represent something much greater: the vanguard of a movement that will alter not just America, but the world.

      Like earlier revolutionaries, they do not believe that their opponents are legitimate rivals or, as John McCain once described Barack Obama, decent citizens with whom they happen to disagree. Their enemies are existential, and they are international: super-spreaders of a “wokeness” plague, or proponents of a fictitious “censorship-industrial complex,” or advocates of “regulation” that will hamper American business, or self-hating promoters of “mass migration” who want to drown Western civilization in a sea of brown-faced aliens. To maintain their power and defeat these enemies, the predators, like their Bolshevik counterparts, cannot rely on traditional diplomacy, because they don’t trust its practitioners.

      Nor do they trust many of the leaders of the democratic states that have long shared the same political and economic values as America. Although the U.S. military and intelligence services continue to cooperate closely with allied governments, the ideologues in and out of the administration are actively seeking to replace them with people and parties who share their disdain for liberal democracy and for what were once considered, at least aspirationally, to be American values. To do so, they need to expand their global influence, manipulate elections in former partner nations, and alter the flows of money and power, especially inside other democracies. Much of the world has always believed America’s defense of democracy to be hypocritical, and that American-led economic integration was self-serving. But now even the people who sincerely believed in the postwar American project are discovering that it no longer exists.

      Like all revolutions, this one has many faces. The Bolsheviks had an ideology, a plan to destroy the old social order and establish a dictatorship of the proletariat. But a motley array of other people—advocates of free love, avant-garde painters, grifters fleecing ex-aristocrats—took advantage of the chaos to promote their own agendas. Different kinds of revolutionaries are now pushing the “Make America Great Again” movement in different directions too.

      Some are ideologues such as Bannon and Beattie, people who believe that Western civilization is being destroyed by racial diversity, secularism, and the commitment to human rights. “Competent white men must be in charge if you want things to work,” Beattie once wrote on X. “Unfortunately, our entire national ideology is predicated on coddling the feelings of women and minorities, and demoralizing competent white men.” Bannon first compared himself to Lenin and talked about smashing the “administrative state” more than a decade ago.

      These ideas, once marginal, are now central to American foreign policy. At last year’s Munich Security Conference, Vice President Vance assailed “the retreat of Europe from some of its most fundamental values.” At this year’s Munich Security Conference, Rubio said the same thing more politely. In the face of “an unprecedented wave of mass migration that threatens the cohesion of our societies,” Rubio, the son of immigrants, called on America and Europe to work together in the name of our “shared history, Christian faith, culture, heritage, language, ancestry.” He said nothing about a shared commitment to democracy, transparency, or the rule of law.

      The corollary to this thesis, expressed last year in the Trump administration’s National Security Strategy, is that America has a special interest in the politics of the historically white, Christian nations of Europe, and in promoting the far-right political leaders and movements working to keep Europe white and Christian, even though most of them are not currently in power. That document made it clear that although America will no longer intervene to promote democracy at all, anywhere in the world, it is now American policy to “help Europe correct its current trajectory”—language that justifies direct U.S. intervention in European politics to prevent what the document enigmatically calls “civilizational erasure” and to help the allies of the ideologues take power. In “The Need for Civilizational Allies in Europe,” an essay published on the State Department’s Substack, a 27-year-old Trump appointee named Samuel Samson accused Europeans of waging “an aggressive campaign against Western civilization.”

      The fight against this existential threat is under way. Sarah Rogers, the undersecretary of state for public diplomacy, told Congress this year that America is now “fully utilizing all the tools at our disposal—exchange programs, cultural heritage initiatives, micro-grants, and more—to advance the President’s America First agenda.” In practice, this means that the American government is using diplomatic pressure, visa bans, and cultural funding to support political parties and leaders deemed to be “civilizational allies” in its international struggle and to undermine its opponents, even when those opponents are the leaders of legitimate governments that have long-standing relationships with the U.S. Samson has held friendly private meetings with far-right European leaders and party representatives, including the Alternative for Germany (AfD); Rogers had a much less friendly meeting with representatives of an actual European government. On a recent visit to the United Kingdom, Rogers denounced what she described as a migrant-led crime wave and accused those present of failing to contend with their country’s problems. In reality, British crime levels have been falling, but genuine facts about Europe—a continent where people live longer, have better health care, and are far less likely to die in mass shootings than Americans—are rarely allowed to undermine the narrative.

      In its own hemisphere, the State Department is committed to a more openly imperialist project. The National Security Strategy implies that other governments in North and South America should capitulate to the demands of American officials or companies, and that if they don’t, the U.S. will work to change those governments. As in Europe, the Trump administration will push hard to elect, and to keep in power, politicians who support American dominance: We “will reward and encourage the region’s governments, political parties, and movements broadly aligned with our principles and strategy,” the National Security Strategy declares. When Trump ordered U.S. Special Forces to seize President Nicolás Maduro and his wife from Venezuela and his administration exploited the country’s oil, that was understood by legitimate democratic leaders in our hemisphere (which Maduro was not) as a warning: This can happen to you.

      For some regional politicians, this looks like an opportunity. In October 2025, Flávio Bolsonaro, the presidential candidate, suggested that the U.S. could expand its military attacks on small, allegedly drug-carrying fishing boats. Wouldn’t the American military like to “spend a few months” in Guanabara Bay, off the coast of Rio de Janeiro, he asked, “helping us fight these terrorist organizations?” When the U.S. State Department duly designated two Brazilian crime syndicates as “terrorists” this past spring, against the wishes of the Brazilian government, some wondered whether the U.S. was preparing the justification for a future intervention.

      others have different, more immediate reasons for wanting to “Make America Great Again.” These include executives from the oil-and-gas, cryptocurrency, and rare-earth-mining industries, and above all big tech companies. Their motivations differ from those of the ideologues, but they share the belief that only power matters, and that only superior humans—richer, more intelligent, usually male and white—should have it. “We live in a world in which you can talk all you want about international niceties and everything else,” White House Deputy Chief of Staff Stephen Miller told CNN’s Jake Tapper in January, “but we live in a world, in the real world, Jake, that is governed by strength, that is governed by force, that is governed by power. These are the iron laws of the world that have existed since the beginning of time.” Miller’s words surely appealed to the business leaders who are delighted to see the tools of American government and diplomacy being redeployed, not to build a world that’s safe for democracy, or even safe for Americans, but to create a world that’s profitable for them.

      Many of the unconventional figures who now act in the name of the U.S. are already working to make this dream real. In January, Steve Witkoff, the real-estate dealer turned U.S. special envoy, told a roomful of European presidents and prime ministers gathered in Paris to discuss support for Ukraine that he was already negotiating energy and mineral deals for American companies with Russia, to be implemented after the war. This surprised many of the meeting’s attendees, whose main concern was bringing peace to Ukraine. (A White House spokesperson denied that Witkoff made this statement.) Witkoff also specifically mentioned the role that the U.S. investment company BlackRock could play in the reconstruction of Ukraine, an unusual comment for a peace negotiator. But maybe not a surprising one: BlackRock CEO Larry Fink has sat next to Jared Kushner while he negotiated with the Ukrainians, according to The New York Times.

      Trump’s Board of Peace, the quasi-governmental organization whose rules read like those of an exclusive golf club—Trump, as chair, has the right to name his successor, select the board, and determine the mission—presents the same dilemma: Is this organization, much of whose funding is not transparent and comes from member states in the Persian Gulf, designed to make peace, or make money? Does it represent the views of America, or of its funders? In the name of rebuilding Gaza, the board, according to The Guardian, has sought to grant itself the power to seize Palestinian land and buildings, perhaps paving the way for American companies to enact the “New Gaza” plan, a redevelopment project proposed by Kushner, a private citizen (and Trump’s son-in-law) who is of course a board member, as well as Witkoff’s negotiating partner on Russia.

      Other projects are more narrowly designed to benefit family members and friends of the president. Last year Trump, along with Commerce Secretary Howard Lutnick, helped negotiate access to one of the world’s largest untapped tungsten reserves, in Kazakhstan, for a low-profile American mining company. The New York Times reported that the deal, which is supported by $1.6 billion in federal financing, benefits Trump’s sons, who are partial owners of an investment bank with a stake in the project. Lutnick’s sons oversee another company, Cantor Fitzgerald, involved with the deal. (Trump’s sons have said that they had no role in shaping the details of the deal. A spokesperson for Cantor Fitzgerald told the Times that the company’s executives were not involved in discussions of government funding.) But this is only one example: Trump’s children are also negotiating private business deals in the Middle East, Europe, and Asia, where local leaders have a clear interest in impressing their father. According to The Washington Post, Trump’s sons have also invested in numerous defense-tech companies that have received Pentagon contracts or other federal funding. “There are no conflicts of interest,” a White House spokesperson told the Post when asked about the report.

      According to the Times, Trump himself earned an unprecedented $2.2 billion in the first year of his second term, much of it from cryptocurrency projects. But he also enjoys exercising power over other people, and uses the tools of government to do that. His tariffs give him financial and personal leverage over foreign leaders. His invasion of Venezuela gave him an apparent victory over an old enemy, but also opaque control of Venezuela’s oil, which he has bragged about repeatedly. His use of unconventional envoys helps him manage these various interests, many of which would have in the past been considered immoral or possibly illegal. Fiona Hill, a civil servant on the National Security Council during Trump’s first term, told me that even then, the president was surrounded by people who were “quasi-thinking that they were representing American interests, but they were also representing their own.” He still is.

      Sometimes, the goals of the civilizational warriors, the oligarchs, and Trump directly align. Consider their joint war against the European Union’s Digital Services Act, which regulates how social-media companies, search engines, and other online organizations protect users’ rights, handle illegal content, and generally look after the public interest. The State Department ideologues describe this law as “censorship” that is damaging not only to Europeans but to Americans. At an event in Washington this past spring, Sarah Rogers spoke of a “censorship class” that had allegedly been active under the Biden administration before it “scuttled to Europe” after the 2024 election.

      Although several lawsuits have sought to prove otherwise, there is no evidence that the Biden administration silenced anybody. Nevertheless, the State Department takes this “threat” so seriously that it has imposed visa restrictions on Thierry Breton, a former EU commissioner who is now a private citizen, for his role in creating the Digital Services Act, as well as four other Europeans who campaigned for the law, paradoxically curbing their freedom of speech. A German official told me that Americans regularly bring up their objections to the act during bilateral negotiations, even though the law—passed by the European Union, not Germany—has been in effect since 2022.

      The reality is that the Digital Services Act says nothing about censorship, especially not of Americans. The law requires digital platforms to protect minors, comply with European laws—laws that are made by democratically elected legislatures and that, in Germany and elsewhere, forbid Nazi propaganda and Holocaust denial, as well as child pornography and incitement of terrorism—and provide transparency about their use of algorithms. Europeans don’t have the same speech laws as Americans, but they have the right to enact and enforce their own laws, just as they have a right to different food-safety or air-pollution laws. American companies operate all over the world in accordance with the local laws. But in Europe, U.S. tech companies and the U.S. administration are jointly seeking to change not just the laws, but the political and legal order that wrote them. Different faces of the revolution coincide conveniently here: The promotion of anti-European, far-right political parties serves both the profit-making interests of the tech companies and the ideological interests of the “free speech” defenders. Elon Musk, for example, openly uses his social-media platform, his political donations, and the clout that his companies give him inside the U.S. government to oppose many forms of digital regulation, to push racist conspiracy theories, and to promote the civilizational allies of the predator clan. He has made video appearances at a far-right “Unite the Kingdom” rally—“Violence is coming to you,” he told those gathered in London; “you either fight back or you die”—and at a rally of the AfD, which Germany’s domestic intelligence agency classified as a right-wing extremist group. His platform has also been used to promote fear and misinformation, even to fuel violence that could destabilize sitting governments. After a stabbing in Southport, England, in 2024, viral posts falsely claiming that the suspect was a Muslim and an undocumented migrant spread rapidly to millions via X and other platforms, inflaming the riots that ensued.

      The promotion of foreign political parties for commercial gain is not new. In 2018, Steve Bannon sent a message to Jeffrey Epstein, preserved in the Justice Department’s cache of Epstein files, suggesting that the success of extremist European political parties would make life easier for the cryptocurrency industry. In the message, Bannon described himself as an adviser to Italian, German, and Swiss far-right political parties, among others, as well as to Hungary’s Viktor Orbán and Britain’s Nigel Farage. Anticipating a victory in the upcoming European parliamentary elections, he told Epstein that “we can go from 92! seats to 200” and then “shut down any crypto legislation or anything else we want.” “Roger that,” Epstein responded.

      Bannon, who by then had left the Trump administration, was not publicly claiming to speak for America or its interests. But people with views similar to Bannon’s are now speaking for America, and their impact on the international system is as dramatic as the Bolsheviks’ once was. I don’t mean that they will destroy the United Nations or the system of international law that Elbridge Colby, the Pentagon’s undersecretary of policy, disdainfully calls the “cloud-castle abstraction of the rules-based international order”; those things are already so weak that they have ceased to matter.

      Rather, the change is inside the democratic world that came into being after 1945, a world based not exclusively on law, but on a set of mostly self-imposed restraints. Inside this sphere, American power was largely derived from alliances that it refrained from exploiting. Long-term relationships were held to be valuable, because you never knew when you might need your allies. U.S. politicians did not execute American foreign policy, or indeed domestic policy, in order to make money for themselves or their children while they were still in office. These alliances achieved enormous success: Although American policy in the Middle East has always been controversial and the results of American military interventions around the world mixed at best, America helped build eight decades of peace, prosperity, and eventually democracy in Europe and much of Asia, creating markets for U.S. companies and unprecedented support for U.S. power.

      This world is fast disappearing. Instead, following the president’s lead, different people inside and outside the administration are seizing the revolutionary moment in order to win zero-sum victories. Countries that hang back from this free-for-all know they will suffer. “If we’re not at the table, we’re on the menu,” Canadian Prime Minister Mark Carney said at Davos earlier this year. He was right.

      In May, the governor of Louisiana landed in Nuuk, the capital of Greenland, declaring that he had come to “make a bunch of friends.” Jeff Landry is Trump’s “special envoy” to Greenland, a title that comes with no salary and no recognition from Denmark, of which Greenland is a semiautonomous territory. Landry had nevertheless told Trump, on X, that “it’s an honor to serve you in this volunteer position to make Greenland a part of the U.S.”

      Upon his arrival, Landry changed into camouflage pants, as if he were preparing for combat. He attended a business conference to which he had not been invited. He tried to hand out MAGA hats, without much success. Although Louisiana is near the bottom of all U.S. health-care rankings, and although Greenland has full access to a state-funded national health service, Landry brought a doctor who seemed to be there to discuss Greenlandic health care. On the day after Landry’s departure, Greenlanders staged a large protest outside the new U.S. consulate, which they had dubbed “Trump Tower.” After returning home, Landry nevertheless told Fox News that the people he had met “want more U.S. involvement in Greenland.”

      The visit was farcical, but no one in Denmark was laughing. Ever since the surreal, shocking days in January 2026 when the Danish army brought blood banks to the island and prepared to blow up airport runways to thwart a possible U.S. invasion, the government in Copenhagen has been watching the Americans who visit Nuuk, some for business, some for politics, some for a strange mix of both. In August, for example, an American oil company called Greenland Energy began bringing equipment to drill for oil in a remote part of the island, although it had not received formal permission to do so. Greenland Energy’s investors include Ken Griffin, a major donor to the Republican Party. Dr. Phil, the former talk-show host and prominent Trump supporter, has been commissioned to make a documentary series about the project, designed to “capture the mission of these modern-day wildcatters.” The company offered locals huge salaries—$185,000 annually, well above the national average—and talked up the potential size of the oil deposit. (Greenland Energy has said that it hasn’t officially started recruiting employees, and that high salaries are standard for specialized security guards.) A local leader told me that this talk of big money seemed ominous to Greenlanders, and in several towns, people staged protests against the drilling project. In mid-August, officials in Greenland formally postponed the drilling.

      Larry Swets, the company’s executive chair, told Fortune that the project is not related to American annexation. But two days after the Greenlandic government warned that it had not given the company permission to deliver equipment, Trump posted an AI-generated photograph of himself glowering over a Greenlandic village beneath the headline “Hello, Greenland!” So is Greenland Energy there for politics, for business, or both?

      Equally hard to assess are the motives of Dryden Brown, a co-founder of Praxis, which Brown has described as a “crypto-native country” that has financial backing from, among others, Palantir co-founder Joe Lonsdale and Balaji Srinivasan, the author of The Network State: How to Start a New Country, along with entities associated with Peter Thiel and OpenAI CEO Sam Altman. Brown visited Greenland just before the 2024 U.S. presidential election to “try to buy it,” as he wrote on X. Praxis seeks to build a “digital nation”—anyone can apply to join—and he wants, at some point, to build a city in Greenland to house it. Maybe this was Brown’s own initiative. Maybe it was Thiel’s. Or maybe the idea came from Ken Howery, now the U.S. ambassador to Denmark, who co-founded PayPal with Thiel. Officially, Howery represents the U.S. government, but he equally represents the tech oligarchy, whose influence in this new world far exceeds that of mere government officials.

      Lately, a more frequent visitor is Drew Horn, who describes himself as an entrepreneur “focusing on critical minerals and resource development.” With a Greenlandic business partner, a former politician who once starred in a Danish TV series, Horn is planning to build a data center in western Greenland, a daunting project that would require new port facilities, the construction of an undersea cable, housing for imported workers, and some bespoke engineering to prevent the center from sinking into the permafrost. But Horn is also a former Trump national-security official, according to The New Yorker, with links to at least one covert operation: In 2020, a participant in a failed coup attempt in Venezuela named Horn as one of his contacts, though Horn has denied all wrongdoing. He also denies playing any such role in Greenland, writing an article for Britain’s The Spectator magazine in May titled “No, I’m Not a CIA Spy in Greenland.” Still, he told Reuters in April that he maintains a “dialogue” with White House officials. Does he still represent Trump? American oligarchs? Both?

      Horn has also met several times with the leader of Naleraq, Greenland’s populist pro-independence political party. At the time of Landry’s visit in May, Julie Rademacher, a Danish Greenlandic politician whom I’d met in Copenhagen, called me from Nuuk to describe the situation. Rademacher said that ever since American business and political operators from the Trump orbit had gotten involved in Greenland, Naleraq had become more aggressive, initiating votes of no confidence in a Parliament that is historically more decorous. Greenland does have long-standing grievances against Denmark. As recently as 2022, the Danish and Greenlandic governments launched an investigation into the Danish promotion of birth control in Greenland in the 1960s and ’70s, which included inserting IUDs into women without consent, a practice that former Greenlandic Prime Minister Múte B. Egede has said constituted “genocide.” Are Americans seeking to exploit that legacy?

      Regardless of their opinion about Denmark, Greenlanders are becoming aware of, and are unnerved by, this semi-covert, sometimes glaringly obvious American pressure. The night after Landry’s visit, Rademacher said, she had gone to a bar in Nuuk where people were openly carrying guns, something she’d never seen before. The atmosphere on the island was becoming unsettled, strange: Greenlanders knew that envoys from a predatory foreign power were circulating among them, seeking minerals, money, attention, regime change. “They are destroying the trust and the respect in society, in institutions, but also in people,” she said. “They fuck with people’s brains. It will be a fight for Greenlanders to keep their sanity.”

      Like the assault on Greenland—and like so many other MAGA trolling projects—the American assault on Canada began with what seemed like a joke: Canada as the 51st state. But it was not a joke. Even before his second inauguration, Trump declared on Truth Social that “many people in Canada LOVE being the 51st State” and that “if Canada merged with the U.S. there would be no Tariffs, taxes would go way down, and they would be TOTALLY SECURE from the threat of the Russian and Chinese Ships that are constantly surrounding them.”

      Never mind that U.S.-Canadian trade has been functioning perfectly well for decades. Never mind that there are no Russian and Chinese ships “constantly surrounding” Canada, just as there aren’t any surrounding Greenland. Once he took office, Trump imposed a 25 percent tariff on Canadian and Mexican goods and a 10 percent tariff on Canadian energy products, as punishment, he claimed, for the failure to stop drugs and undocumented migrants from entering the U.S. This, too, was unfair—hardly any drugs enter the U.S. over the northern border—but Trump says many things that nobody is really expected to believe.

      In practice, these tariffs had another purpose: They were, in the view of the Canadian government, the beginning of a campaign to weaken the Canadian economy. Trump, Prime Minister Carney said, is “trying to break us so the U.S. can own us.” As part of the negotiations to alleviate the tariffs, Canada was forced to abandon the idea of taxing U.S. tech companies. The tariffs did what they were supposed to do: In June, when Canada’s economy began to slow down, Trump once again suggested that Canada would do better as the “51st State!” In late July he tightened the screws again, announcing a new round of 50 percent tariffs on a range of Canadian goods, from “wine to hockey sticks to cement,” as an administration official put it. Ostensibly this was in response to “discriminatory” Canadian trade practices—but those were introduced only in response to Trump’s earlier round of tariffs.

      As in Greenland, the economic campaign has been accompanied by an unofficial influence campaign. Canadians listen to many of the same podcasts and watch many of the same video clips as Americans, and during the coronavirus pandemic, some American far-right podcasters sought to reach new audiences by amplifying a Canadian truckers’ protest against vaccine mandates. Some probably did this because they agreed with the sentiment; others may have done it for money, knowing that the internet rewards outrage. Since 2022, the truckers’ protest has morphed into a full-scale separatist movement for the province of Alberta, and the podcasters have now picked up that cause too. Marcus Kolga, who runs the Toronto-based foreign-disinformation-monitoring group DisinfoWatch, says he has also identified Russian accounts pushing “a sustained pattern of Alberta-focused content across the Pravda News Network,” as well as on Russian-affiliated websites and social-media accounts.

      Unlike American states, Canadian provinces are allowed to hold referenda on their relationship to the union; Quebec has done so twice, both times choosing the status quo. Alberta will hold a referendum on October 19, asking citizens whether the province should remain in Canada or begin the legal process to hold a second referendum on separation. The road to secession is complicated, and as of this summer those favoring a new relationship with Ottawa did not seem to have anything close to a majority. But the movement has momentum—for the first time, Alberta has a provincial government willing to allow a referendum on secession.

      Americans did not create Alberta separatism, any more than they created Bolsonarism in Brazil. Resentment of federal intervention in the oil-and-gas industry in Alberta is old and deep. On a visit to Calgary back in 2019, I encountered pro-oil, anti-environmentalist protesters carrying a banner: We ❤ all 🍁 Pipelines. But American involvement is not trivial, either. Taylor Owen, a Canadian scholar who tracks nearly 600 U.S.-politics podcasts, told me that in the past, Canada was mentioned only sporadically—someone would say something controversial, 24 hours of debate would follow, and that would be it. That has changed, Owen said. Discussions of Alberta are now continuous and repetitive, with podcasters “either coordinating or just following each other.”

      The net effect is that American podcasts are now generating a significant volume of content about Alberta separatism. An episode of Glenn Beck’s podcast featured Keith Wilson, an Alberta separatist who said that the province has “far more shared values” with “the United States and Americans than we do with these leftists in Ottawa.” Steve Bannon has described “undefended northern territories of Canada” as susceptible to Russian and Chinese invasion. Tim Pool and Benny Johnson, formerly of Tenet Media—an organization that allegedly received significant funding from Russia in the run-up to the 2024 U.S. presidential election—have also joined the fray.

      This is not solely a media project. On at least three occasions, State Department officials have welcomed representatives of the Alberta Prosperity Project, a separatist group. The names of the American officials present have not been published—Jeff Rath, one of the Alberta group’s leaders, has said its American contacts “don’t want to be wasting their time answering questions from the press.” The group reportedly requested a $500 billion loan for a future independent Albertan government. (Rath has denied this, but a co-founder of the group confirmed it to NBC News.) A State Department spokesperson has said that its officials meet frequently with “civil society types” and has not promised anything specific.

      This behind-the-scenes conversation took on heavier significance in January, when Scott Bessent appeared on a far-right podcast run by the Pizzagate conspiracy theorist Jack Posobiec and made a series of statements seeming to endorse the separatist cause. Alberta, the Treasury secretary told Posobiec, is a “natural partner for the U.S.” The province “is a wealth of natural resources,” but the Canadian government “won’t let them build a pipeline to the Pacific.”

      Bessent didn’t mention specific U.S. oil-and-gas interests, although there are many: ConocoPhillips and ExxonMobil, for instance, have major interests in the Alberta oil sands. U.S. investors also have big stakes in the Canadian companies that operate in Alberta. Bessent noted coyly that he had heard a “rumor that they may have a referendum on whether they want to stay in Canada or not,” but he stopped just short of endorsing the effort.

      At least one other official representative of the U.S. government has gone beyond mere hints. Pete Hoekstra, the U.S. ambassador to Canada, this year invited Tamara Lich, a leader of the 2022 trucker protests, to his Fourth of July party. Lich, who was tried and convicted in connection with the protests and is still under house arrest, has shifted her energies to Alberta separatism. She said that she attended the party after obtaining permission from her probation officer, posted photographs of herself with the ambassador, and thanked Hoekstra, Trump, and the “American people” for their support.

      Alberta is in the middle of Canada. If the province were to detach itself, eastern Canada could be physically cut off from western Canada, the country would lose a substantial portion of its oil and natural-gas production, and the province’s important contributions to the national budget would vanish. Canada might cease to be a viable country, especially if other provinces started to question the union. That may be the point: In 1990, Pat Buchanan, the intellectual grandfather of the MAGA movement, declared that if Quebec ever broke off from Canada, America should “pick up the pieces.” This now seems to be, if not the publicly stated U.S. policy toward Canada, then at least the predator clan’s policy: pressure the economy, break up the federation, pick up the pieces. And no, it is not a joke.

      The idea that a dedicated group of Americans has a plan to dismantle Canada, or that businessmen with opaque links to the U.S. government might want to create political conditions for a U.S. takeover of Greenland, may surprise Americans. It shouldn’t. Every single tactic used against Brazil, Canada, or Denmark has also been deployed elsewhere—not to support democracy, not to build American prosperity, but to spread the illiberal revolution and make money for the predators who support it. Here is a partial list.

      Direct financial support for revolutionary allies. About two weeks before a midterm election in Argentina, in October 2025, the Trump administration announced a $20 billion bailout to rescue the Argentine economy from a financial crisis. This was a straight-up bribe: If the country did not vote for the party of Javier Milei, civilizational ally of the MAGA movement, Trump would withdraw this support. Milei’s party won. Since then, the Argentine president has backed the complete deregulation of AI. A few months after the election, Peter Thiel temporarily moved his entire family to Buenos Aires.

      Political support for revolutionary allies and illiberal parties. In Germany in February 2025, Vice President Vance went out of his way to meet Alice Weidel, a co-leader of the AfD. On a visit to Hungary in 2026, a few days before a national election, Vance endorsed Viktor Orbán for reelection as prime minister; at a public event in Budapest, Vance called Trump to confirm his endorsement too. Vance did not meet or mention the opposition leader, Péter Magyar, who then won the election in a landslide. During the Polish presidential-election campaign last year, Trump invited the far-right nationalist candidate, Karol Nawrocki, to the White House, but not his centrist opponent. Since then, Trump has repeatedly bragged about how he “won” the election for Nawrocki.

      On a trip to Washington earlier this year, a group of German legislators, from various political parties, had scheduled meetings at the Pentagon and State Department. According to a member of the German Parliament, they were told that only representatives from the AfD and the center-right Christian Democratic party could enter the buildings; members of the Green Party and the Social Democratic Party were not allowed in.

      Propaganda for revolutionary allies. The far-right videosphere regularly makes itself available for foreigners who want to burnish their revolutionary credentials at home. As a part of his 2025 presidential-election campaign in Romania, George Simion, the leader of the Romanian far right who is frequently aligned with Russia and whose 2022 wedding ceremony was modeled after that of a notorious interwar fascist, appeared on podcasts with Jack Posobiec and Steve Bannon, telling the latter, “We totally bashed the globalists here in Romania.” Nayib Bukele, the autocratic leader of El Salvador, went on Tucker Carlson’s show to defend his own program of mass arrests and packed prisons. He spoke English, but a version also appeared with Spanish subtitles for Salvadoran consumption. Orbán, before losing his election, appeared with Carlson and invited him to a public event in Hungary, to demonstrate to Hungarians that he had American support.

      Rallies for revolutionary allies. Meetings of CPAC, once a mainstream forum for U.S. conservatives, have now become a kind of traveling road show that appears wherever sponsors can pay, offering visibility and quasi-official American endorsements to the local far right. A rotating team of international guests shows up: Bolsonaro, Simion, Bukele, Orbán, Milei, and Weidel, as well as Geert Wilders of the Dutch far right and Santiago Abascal of the Spanish far right. They join Americans such as Kristi Noem, Senator Ted Cruz, and Trump’s consigliere Richard Grenell.

      Repurposing humanitarian agencies to benefit revolutionary allies. Discarding decades of human-rights standards and refugee law, the Trump administration removed refugee-processing officials from postings around the world and sent them to South Africa, where they are helping allegedly repressed Afrikaners (who do not by any international standard qualify as refugees). The officials did their job: From October 2025 through June 2026, the U.S. accepted 7,727 “refugees” from South Africa—and three from the rest of the world. An additional 10,000 white South Africans are on track to be accepted soon. A government estimate puts the cost of processing them at $100 million.

      Following the destruction of USAID, Food for Peace—a program that has fed more than 4 billion people over 70 years—was moved to the Department of Agriculture, where its primary purpose will be not fighting hunger around the world but subsidizing U.S. farmers. This year, it will distribute food to countries that, for obscure reasons, don’t include those on the edge of famine, notably Sudan, South Sudan, and Somalia—but will include El Salvador, whose leader is a friend of the revolution.

      Congressional networking with revolutionary allies. In March, Speaker of the House Mike Johnson headlined an Alliance of Sovereign Nations conference, hosted by Turning Point Action, bringing members of Congress and the global far right together beneath the banner of the organization created by the late Charlie Kirk. Among the attendees were Markus Frohnmaier, an AfD leader with unusually close ties to Russia; leaders from Georgia and Azerbaijan, repressive states with close ties to Russia; and Anna Paulina Luna, the conference organizer, a Florida congresswoman with close ties to Russia. George Simion was also there, having appeared earlier in the year as a guest at a party at the Kennedy Center, where he cut a slice from a red-white-and-blue cake shaped like Greenland.

      Ending democracy promotion. All of the U.S. government institutions created over decades to promote democratic ideas and practices have now been weakened, dismantled, or rewired to promote the revolution. USAID is gone; foreign broadcasters such as Voice of America and Radio Free Europe/Radio Liberty have barely survived; the State Department’s annual Country Reports on Human Rights Practices, once considered a nonpartisan source of information on human rights, now suggests that Germany is more oppressive than El Salvador. Slowly, the money the U.S. spends on educational and cultural programs, scholarships, and exchange-student programs—a cornerstone of U.S. foreign policy and soft power since the early 1960s—is being repurposed. One example: 11 out of 12 members of the Fulbright exchange-student program’s board resigned last year after the State Department canceled nearly 200 Fulbright scholarships for American academics approved by the board and put other awards under review. One of the former board members told PBS that the board feared that the department was trying to block politically incorrect projects. This marked—“for the first time in 80 years,” he said—the “interjection of politics into the selection process,” a “gross distortion” of the program.

      Asked at an event about the Trump administration’s policy toward cultural and academic grants more generally, Sarah Rogers, who runs America’s public diplomacy, explained that “we would choose a winning applicant for most of these grants based on how credibly we thought that person or organization could advance American priorities.” But what are “American priorities” if the American government is run by people who use its instruments not on behalf of its citizens, but on behalf of themselves?

      Revolutions inspire other revolutions—and counterrevolutions. America is producing both. Slowly, politics around the world are shifting as leaders copy Trump’s tactics, switch sides to curry favor, develop a sudden interest in crypto—or else try hard to hedge against the predatory American regime.

      Although European nationalist parties have historically favored a heavy role for the state—Viktor Orbán’s Hungary was an excellent example—many have now adopted a libertarian message, aligning themselves both with Trump and with American and international companies that seek havens from government regulation. Nigel Farage, the leader of the British far-right Reform party, campaigned for Trump in 2024. Now his income streams look similar to Trump’s. In 2024, he accepted a $6.7 million personal donation from a Thailand-based crypto mogul, Christopher Harborne, allegedly for Farage’s “security.” And George Cottrell, a convicted fraudster, also appears to have funded both Farage and, via donations made by Cottrell’s mother, Reform (even as a Polymarket account in Cottrell’s name was receiving some $9 million in cryptocurrency from unidentified sources). Previously better-known for promoting Brexit, Farage began to lobby hard on crypto issues—for example, he opposed a Bank of England cryptocurrency project that, as it happens, would damage Harborne’s business.

      The revolution has also arrived in Poland, where the previously domestic-facing nationalist right has developed links to both the cryptocurrency industry and the Trump administration. A currency exchange called Zondacrypto, now under investigation for allegedly swindling customers, sponsored the CPAC event in Poland where Kristi Noem endorsed Karol Nawrocki and reportedly made contributions to foundations created by right-wing politicians. After Nawrocki won, he vetoed—three times—the centrist Polish government’s attempts to enshrine consumer cryptocurrency protections into Polish law. Echoing the language used in Trump’s Washington, Nawrocki’s justification for vetoing referenced “freedom” and “innovation.” (Disclosure: My husband, Radek Sikorski, is the foreign minister of Poland’s centrist government.)

      In Latin America, hard-right politicians, some openly imitating Trump’s language and style, and some with links to crypto or the world of anonymous shell companies, are beginning to gain traction. Bukele, the autocratic leader of El Salvador, anticipated the revolution. He declared bitcoin legal tender in 2021, recruited an array of crypto-evangelists into his administration, and built a parallel diplomatic corps that set up Salvadoran bitcoin “embassies” in Texas and Switzerland. He also constructed a maximum-security prison for alleged gang members, designed with performative cruelty. The Trump administration sent alleged criminals there early in 2025. (Later investigations would find that most had no criminal records.)

      Other Latin American leaders are also drawing from the Trump-Bukele playbook. Trump endorsed the new president of Colombia, Abelardo de la Espriella, a businessman who once told Agence France-Presse that “people who have created wealth during their lives should run the country”—a sentiment that sounds familiar—and who wants to build “mega-prisons” too. Hours after his inauguration, the U.S. offered him a $1 billion “security package,” even as his predecessor, taking another page out of the American playbook, was making accusations of a rigged election. Trump also backed José Antonio Kast, the new president of Chile, who ran a campaign calling for tighter border controls and mass deportations. During his first week in office, Kast negotiated a joint statement with the U.S. on mining rare earth minerals that seems intended to benefit private American mining interests.

      Outside the democratic world, where kleptocracy has long been the norm, no special changes are necessary to accommodate the new American regime. Pragmatism reigns: If American-government decisions are now for sale, then many will eagerly buy them. The Qataris did not give Trump a $400 million jumbo jet merely out of friendship. The Saudi public-investment fund did not commit $2 billion to Jared Kushner’s private-equity fund simply as a gesture of goodwill. And Albanian Prime Minister Edi Rama did not offer Kushner and Ivanka Trump a piece of the country’s environmentally protected coastline to build a luxury resort because he admires their design sense.

      Sometimes, these kinds of contributions appear aimed at achieving very specific results. Sheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, a member of the Emirati royal family, purchased a 49 percent stake in World Liberty Financial, the Trump family’s cryptocurrency venture, for $500 million. A few months later, the Trump administration agreed to let the UAE buy high-tech chips whose export the Biden administration had restricted.

      Most governments in the old democratic world cannot compete in this race. Europeans, Canadians, Australians, and others can’t pay off the American president by investing in his children’s companies, because that would be illegal. Nor are they finding it easy to adjust to the new world of quasi-official, quasi-private diplomacy.

      Instead they are beginning to look elsewhere for contacts, for technology, for trade. No one previously imagined that Canada would find it necessary to sign a defense pact with the EU, let alone to conduct defense-tech negotiations with Australia; it has now done both. The EU has just arranged a free-trade agreement with India, something that few people were interested in completing a few years ago, and another with Australia. In the first half of 2026, no fewer than 26 world leaders visited China, including the British, Spanish, German, and Canadian prime ministers. The French government is slowly removing Windows, Microsoft Teams, and Zoom from its computers, replacing them with open-source software or French-made alternatives. Some German regional governments, as well as the Danish and Dutch governments, are on a similar mission, as are some European banks and universities. These changes are meant to be permanent. After all, even if a Democrat wins the White House in 2028, the companies empowered by federal money and the ideologues who have taken over institutions will continue to influence Congress and voters. Now that Trump has shown that it can be done, future presidents might also benefit from kleptocratic practices. “We cannot leave the security of Europe in the hands of voters in Wisconsin every four years,” France’s Europe minister has said.

      These shifts have been mocked and attacked by some, including the Pentagon’s Elbridge Colby, who has argued that American allies can’t replace the U.S. That may be true, in the short term. But if Colby or anyone else believes that America’s old friends will stop looking for other options, then he has misunderstood the depth and profundity of the shift in perceptions of America, not just in a few capital cities but in the heads and hearts of people around the globe.

      A trivial but revealing incident from this summer hints at the extent of the change. Remember Trump’s phone call to Gianni Infantino, the president of FIFA, the body that runs the World Cup? Folarin Balogun, America’s star striker, had been given a red card, making him ineligible for the team’s next game, against Belgium. Trump asked Infantino to review the ban. FIFA lifted it. “I’m a person that loves sports and was a good athlete,” Trump told reporters, “and I understand sports really well. Really well.” But Trump did not understand sports, or sports fans. The outrage was immediate, visceral, and international, not because of anything the U.S. team had done but because the U.S. president had assumed he was allowed to break the rules, and because so many Americans seemed to approve.

      Few may care about the ins and outs of Brazilian politics or understand the business dealings of World Liberty Financial. But many can recognize cheating. The head of the Norwegian football association filed an ethics complaint because “when you bend a rule like this, you’re on a slippery slope that will put the whole game at risk.” The British journalist Hugo Rifkind wrote that he was “startled and troubled to find myself heavily invested in Belgium winning a football game.” I heard former Italian Prime Minister Enrico Letta tell a large European audience that “Italians, French, and, yes, even the Dutch” had all rooted for Belgium too. I spent a couple of hours looking at commentary; hundreds of thousands, maybe even millions, of fans from all over the world left angry comments on X, YouTube, Facebook. The story resonated, not because this one World Cup match mattered, but because the presumptuous disdain that America showed for everyone else was so familiar.

      Maybe it resonated with the team too. When the U.S. lost to Belgium—and lost badly—some wondered if Trump’s move had unsettled the players. They surely knew that the world was rooting against them, and seemed to have lost belief in themselves as a result. Other Americans may soon come to the same conclusion. For decades, we have told ourselves that our country represents democracy, freedom, and free trade. We believed we had allies, like-minded nations that shared these values. We thought we opposed dictators and kleptocrats, the leaders who steal from their own people. What happens when we realize that we no longer do?

      This article appears in the October 2026 print edition with the headline “Empire of Grift.”

      #USA #corruption #impérialisme #relations_internationales

  • Top Washington strategist says U.S. bases in Asia are “all risk and...
    ▻https://diaspora.psyco.fr/p/12755762

    Top Washington strategist says U.S. bases in Asia are “all risk and little reward”

    #geopolitics #imperialism #war

    She proposes that every single mutual defense treaty in Asia be terminated, including those with Japan, South Korea, the Philippines and Australia, and that U.S. forces should withdraw to the second island chain, far away from China’s coast.

    ▻https://arnaudbertrand.substack.com/p/top-washington-strategist-says-us

  • La France, les femmes et le pouvoir, avec Éliane Viennot
    ▻https://www.youtube.com/watch?v=BhqjzHQ_Kec

    L’historienne Éliane Viennot publie le cinquième et dernier volume de son enquête au long cours sur une durable exception française : l’exclusion des femmes du pouvoir. Entretien sous les auspices de la journaliste féministe Marguerite Durand.

    CF mediapart
    ►https://www.mediapart.fr/journal/culture-et-idees/250926/la-france-les-femmes-et-le-pouvoir-avec-eliane-viennot

    • @mad_meg je pense que ça t’intéressera cette histoire d’usurpation et de gros mythos.
      #imposture

      Et aussi
      Eliane Viennot dit que le livre de la #Loi_Salique à la #BNF n’a toujours pas été numérisé.
      Il traine la version numérisée par Google de sa traduction en français, c’est assez dingue puisque c’est une sorte de premier code civil.

      LOIS DES FRANCS, CONTENANT LA LOI SALIQUE ET LA LOI RIPUAIRE :
      SUIVANT LE texte de duTILLET, REVU AVEC SOIN, ET ÉCLAIRCI PAR LA PONCTUATION , AVEC LA TRADUCTION EN REGARD ET DES NOTES ,
      PAR M J. F. A. PEYRÉ;
      PRÉCÉDÉ D’UNE PRÉFACE
      PAR M. ISAMBERT , AVOCAT AUX CONSEILS DU ROI ,
      ET A LA COUR DE CASSATION.
      «Ce texte si fameux , dont tant de gens
      ont parlé , et que si peu de gens ont lu.» Montesquieu

    • #Éliane_Viennot :

      Récapitulatif de tous ses ouvrages (avec accès à la table des matières pour chacun d’eux) concernant l’éviction et la discrimination des femmes par les sphères du pouvoir en France :

      ►https://www.elianeviennot.fr/FFP-livres.html

      Certains volumes semblent épuisés et c’est là que ça devient compliqué pour trouver une librairie qui les diffuse encore, hormis les plateformes habituelles de e-commerce qui les proposent en format numérique à des prix encore abordables et pour certaines en édition papier à des prix prohibitifs ...

  • Un essor préoccupant : les centres de données IA dans l’#espace_alpin

    Les pays alpins ne sont pas épargnés par la vague de l’IA : en avril 2026, la construction d’un centre de données Google a débuté à #Kronstorf / #Autriche ; près de #Grenoble / #France, l’entreprise française #Dataone travaille sur un projet d’une ampleur similaire. La consommation d’#électricité, d’#eau et d’#espace est également colossale.

    Les nouveaux centres de données poussent actuellement comme des champignons. Rien qu’en Suisse, on en compte environ 120, l’agglomération de Zurich étant le principal pôle d’activité. Les critiques portent surtout sur l’ampleur de nombreux projets. Ces derniers favorisent l’imperméabilisation des sols et nécessitent d’énormes quantités d’eau pour refroidir les #serveurs. De plus, la forte augmentation des besoins énergétiques liés à leur fonctionnement soulève des questions. Dès 2024, les centres de données représentaient environ 3 % de la consommation totale d’énergie en Europe, une part qui, selon les expert·e·s, va considérablement augmenter. Le lobbying de #Microsoft et d’autres groupes informatiques a permis d’introduire une #clause_de_confidentialité dans la législation européenne, qui empêche l’accès du public à des informations essentielles sur l’#impact_environnemental de tels projets.

    De l’électricité bon marché, sans EIE (Étude d’Impact sur l’Environnement)

    Un centre de données ouvert en 2026 près de #Trente (#Italie) dans une mine en activité montre qu’il existe une autre solution. Il s’inspire du « #Swiss_Fort_Knox », installé dans d’anciens bunkers militaires à #Kleinmelchtal / CH. Sous terre, l’encombrement et la consommation d’eau pour le refroidissement peuvent être réduits au minimum, mais l’énorme consommation d’énergie reste inchangée. En Suisse, par exemple, les centres de données bénéficient d’une réduction sur le prix de l’électricité, accordée aux gros consommateurs. Un centre de données #Google, qui doit entrer en service en 2027 à Kronstorf/A, n’a pas dû faire l’objet d’une #étude_d’impact sur l’environnement (EIE) malgré ses dimensions gigantesques. « Les responsables politiques devraient enfin réagir et combler ces #lacunes_juridiques », estime Paul Kuncio, juriste spécialisé en droit de l’environnement chez CIPRA International. Dans le contexte de l’essor général de l’IA, les associations environnementales s’accordent à dire que le #cadre_juridique régissant la construction des centres de données doit être renforcé afin de limiter leur impact sur l’environnement.

    Sources et informations complémentaires :

    www.derstandard.at/story/3000000338882/google-in-kronstorf-was-ueber-den-ressourcenverbrauch-bekannt-ist-und-was-nicht (de), ▻https://suedtirol.orf.at/stories/3359811 (de), ▻https://mag.unitn.it/innovazione/121852/i-dati-sotto-la-montagna (it), www.investigate-europe.eu/posts/big-tech-data-centres-secrecy-eu-law-environment-footprint (en), www.ilpost.it/2026/07/05/data-center-espansione-italia/ (de), www.wwf.at/google-rechenzentrum-ohne-uvp-wwf-fordert-rasche-gesetzesreform/ (de), ►https://science.orf.at/stories/3236394 (de), www.zeit.de/2026/20/rechenzentren-ki-stromverbrauch-wasser-abwaerme (de), www.hebdo-ardeche.fr/un-datacenter-va-se-construire-a-valence/ (fr), ▻https://france3-regions.franceinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/datacenter-geant-pres-de-grenoble-on-ne-s-occupe-que-de-f (fr), www.rts.ch/info/economie/2026/article/entre-crainte-ecologique-et-opportunite-economique-l-expansion-des-datacenters-en-suisse-interroge-29235422.html (fr), ▻https://data-center-map.com (en), www.eulisa.europa.eu/our-publications/energy-efficient-data-centres-high-level-overview (en), www.zeit.de/gesellschaft/2026-07/rechenzentren-schweiz-stromverbrauch-widerstand-alpenpodcast (de), www.tagesanzeiger.ch/rechenzentren-schweiz-mehr-transparenz-gefordert-721815335486 (de) ▻https://algorithmwatch.ch/de/recherche-rechenzentren-schweiz (de)

    ▻https://www.cipra.org/fr/nouveautes/un-essor-preoccupant-les-centres-de-donnees-ia-dans-lespace-alpin
    #Alpes #montagne #énergie #centres_de_données #data_centers #IA #AI #intelligence_artificielle

  • Politische Ökonomie: Geschäft und Gewalt
    ►https://www.jungewelt.de/artikel/530352.politische-%C3%B6konomie-gesch%C3%A4ft-und-gewalt.html

    Die Golddeckung stimmte von Anfang an nicht, weil die emittierten Dollarsummen größer waren als der Wert der Barren im berühmtesten Golddepot der Welt: Fort Knox im US-Bundesstaat Kentucky

    23.9.2026 von Renate Dillmann - US-Hegemonie, Weltenergieversorgung und der »Petrodollar«. Die Rolle des Dollars als Weltgeld (Teil 1 von 2)

    Die Schulden der USA werden 40 Billionen Dollar am Ende dieses Jahres betragen. Schon jetzt geben die USA mehr für den Zinsdienst aus als für ihre Aufrüstung – und diese Ausgaben sind bekanntlich nicht von schlechten Eltern, sondern die mit weitem Abstand größten der Welt. Und sie sollen noch einmal um ein Drittel größer werden und auf 1,5 Billionen US-Dollar anwachsen, damit die USA all die Gewaltakte, die sie für nötig halten, um ihre Hegemonie auf der Welt zu sichern oder wiederherzustellen, finanzieren können.

    Schon seit einigen Jahren rätseln Ökonomen und Kritiker der USA darüber, wieso der durchaus robuste Umgang, den die US-Präsidenten mit ihrer Währung pflegen, dieser nicht grundlegend schadet – Stichworte: Dollarschwemme und Doppeldefizit. Momentan steigt jedenfalls der Preis der amerikanischen Staatsanleihen, die US-Verschuldung wird damit stetig teurer. Die »Analysten« und mit ihnen die Dolmetscher für das breite Publikum fragen sich besorgt, ob und wie lange die Sache noch haltbar ist (etwa die Tagesschau am 16.9.2026: »Der Dollar hat ein Vertrauensproblem«). Im Folgenden einige Überlegungen zum Zusammenhang zwischen Dollar, militärischer Macht und US-Hegemonie.
    Der Dollar wird Weltgeld

    Die USA waren der einzige der beteiligten Staaten im Zweiten Weltkrieg, dessen Territorium unzerstört blieb. Und sie erwiesen sich als die stärkste kapitalistische Macht. England und Frankreich, die auf Basis ihrer ausgedehnten Kolonialreiche die Konkurrenz kapitalistischer Staaten zuvor dominierten, konnten sich militärisch nicht selbständig gegen Nazideutschland behaupten. Großbritannien wies enorme Kriegsschäden auf. Beide Staaten hatten sich für die Lieferung von Waffen, Treibstoff und Lebensmitteln während des Kriegs im großen Maße bei den Vereinigten Staaten verschuldet, im Falle Frankreichs kamen noch nicht getilgte Schulden aus dem Ersten Weltkrieg dazu. Das Zentralbankgold beider Länder war längst in die USA abgeflossen, wo sich etwa 70 Prozent der weltweiten Goldvorräte befanden. Und beide standen – nachdem US-Präsident Harry S. Truman weitere Lieferungen dringend benötigter Hilfsgüter auf Basis der sogenannten Lend-lease-Kredite abrupt gestoppt hatte – vor der finanziellen Pleite und dem wirtschaftlichen Kollaps.

    Bereits 1944, also noch vor Kriegsende, hatten sich die Alliierten inklusive der Sowjetunion und Vertreter weiterer Staaten im US-amerikanischen Bretton Woods in New Hampshire getroffen, um ein internationales Finanzsystem für die Zukunft zu vereinbaren. Auf Druck des weltgrößten Gläubigers USA einigte man sich auf ein System fester Wechselkurse, bei dem alle nationalen Währungen ein Verhältnis zum Dollar eingingen, der wiederum einen fixen Kurs zum Gold definierte: 1 Feinunze Gold = 35 Dollar, womit eine Art Golddeckung des Dollar behauptet wurde, auch wenn das de facto von Anfang an nicht stimmte, weil die emittierten Dollarsummen größer waren als der Wert der Goldbarren in Fort Knox. Die Sowjetunion, die in der Antihitlerkoalition mit den Westmächten kooperierte, unterzeichnete das Abkommen allerdings nicht, sondern kündigte für ihren Machtbereich ein eigenes System an – hier zeichnete sich bereits ab, dass es nach Kriegsende nicht lange dauern würde mit der öffentlich demonstrierten Harmonie unter den Alliierten.

    1945 kapitulierten Deutschland und – nachdem die USA mit den Atombombenabwürfen auf Hiroshima und Nagasaki abschließend noch ihre militärische Überlegenheit demonstriert hatten – auch Japan. Die Vereinigten Staaten hatten damit zwei ihrer größten Rivalen militärisch besiegt. Wesentlich ermöglicht wurde der Sieg durch die Bodentruppen der Roten Armee in Europa und den hinhaltenden Widerstand von Maos Volksbefreiungsarmee gegen die japanische Kolonialherrschaft in Asien. In der Sowjetunion waren 27 Millionen, in China 20 Millionen Kriegstote zu verzeichnen – dazu Zerstörungen in einem unfassbaren Ausmaß durch die Wehrmacht bzw. die japanischen Truppen. Das allerdings brachte weder der UdSSR noch der 1949 gegründeten Volksrepublik China Anerkennung ein, sondern sehr schnell einen Kalten Krieg: eine umfassende »Konkurrenz der Systeme« um die von den USA beanspruchte »Eine Welt« (US-Präsident Truman 1947), die mit dem Koreakrieg ab 1950 zunächst einmal sehr hitzig startete.

    Weil die USA sie für diese Auseinandersetzung gut gebrauchen konnte, wurden die Kriegsverlierer Deutschland und Japan – obwohl es zuvor noch Pläne zu ihrer vollständigen Deindustrialisierung gegeben hatte – schnell wieder zum Weltgeschäft und zur Staatenkonkurrenz zugelassen. Die beiden Länder durften sich mit Hilfe US-amerikanischer Kredite (Marshallplan bzw. Special Procurement) erneut zu konkurrenzfähigen Industrienationen hocharbeiten, damit sie den US-Vorhaben gegen den kommunistischen Block politisch nützlich sein und den USA zivile wie militärische Güter abkaufen konnten. Hunderttausende Anzeigen gegen gesuchte Massenmörder in Deutschland liefen in der Folge ins Leere, weil man die Nazis mit ihren Militärkenntnissen für die anstehende Auseinandersetzung gegen »den Kommunismus« wieder brauchte; ähnliches galt für Japan.

    Ironischerweise wurden die beiden zuvor verteufelten Nationen von der US-Außenpolitik finanziell teilweise besser behandelt als die Verbündeten Frankreich und Großbritannien. Letzteres hatte noch bis 2006 seine Kredite aus der Kriegs- wie Nachkriegszeit an die USA und Kanada zurückzuzahlen. Gegen die beiden westeuropäischen Staaten gab es aus US-Sicht nämlich noch etwas durchzusetzen, das im Zweiten Weltkrieg nicht »erledigt« worden war: Das exklusive Verfügungsrecht, das sich beide Kolonialmächte über große Teile der Welt herausnahmen, war sowohl nordamerikanischen Unternehmen wie dem US-Staat ein Dorn im Auge – ebenso wie die damit zusammenhängende Stellung des britischen Pfunds als Weltreservewährung.

    Trotz enormer Verschuldung (27 Milliarden Pfund Sterling, 270 Prozent des BIP) konnte die britische Regierung ihre Kolonien, vor allem Ägypten und Indien, noch ein paar Jahre lang zwingen, ihr Waren abzukaufen und Geschäfte sowie Schulden (auch einen Teil der Kriegsschulden!) in Pfund abzurechnen. Damit hielt Westminster die Nachfrage nach seiner Währung statt dem US-Dollar hoch; das änderte sich erst, nachdem diese Länder unabhängig geworden waren. Ab den 1950er Jahren wurde der Dollar auch als Weltreservewährung unangefochtene Nummer eins, nachdem er diesen Platz zuvor bereits im Handel und bei den Krediten errungen hatte. Der Dollar war das neue Weltgeld.
    Ungleiche Währungen

    Schon aus dem bisher Gesagten wird klar, dass Währung nicht gleich Währung ist. Obwohl alle Staaten, die ein nationales Geld herausgeben, den Anspruch erheben, dass dieses als Ausdruck von Wert gilt und Geldfunktionen (als Zahlungsmittel oder zur Wertaufbewahrung) wahrnehmen kann, gilt das in der Praxis längst nicht für alle Währungen. Ganz im Gegenteil.

    Zwar erkennen die Staaten durch Vereinbarung das Geld anderer Staaten an, nämlich als eines, das »irgendwie« dem von ihnen selbst herausgegebenen qualitativ gleich ist: Auch der Kip der Laoten, der Peso der Mexikaner und der Som der Kirgisen ist Geld, das heißt, sie drücken Wert in abstrakter, verselbständigter Form aus und bieten damit innerhalb der jeweiligen Landesgrenzen Zugriffsmacht auf Gebrauchsgüter aller Art, ebenso wie der US-Dollar oder früher die gute alte D-Mark. Dass man von vielen Geldern allerdings noch nicht einmal den Namen gehört hat (außer man hat diese Länder als Tourist besucht), zeigt freilich, dass sich die Währungen dieser Welt einigermaßen unterscheiden.

    Die meisten Gelder, obwohl aufwendig mit nationalen Symbolen bedruckt und frei handelbar, werden der Behauptung, »Geld zu sein«, nur sehr relativ und teilweise gar nicht gerecht. Sie werden zwar innerhalb des Staats, der sie herausgibt, als Kaufmittel benutzt. Ansonsten gibt es allerdings keine nennenswerte Nachfrage nach ihnen, sie sind an den Devisenbörsen kaum präsent. Ihr Kurs kennt meist nur eine Richtung: nach unten. Oft werden sie alle paar Jahre per Währungsreform durch eine neue ersetzt oder verlieren einige Nullen.

    Das läuft vor allem deswegen so, weil die Geschäftsleute dieser Nationen aus ihrer Einbindung in den internationalen Wettbewerb der Standorte, die seit Einführung des Bretton-Woods-Systems für alle gilt, die zur »freien Welt« gehören, zuwenig machen können. Sie veräußern wenig Produkte am Weltmarkt und müssen mehr importieren als sie verkaufen – die nationale Handelsbilanz ist negativ. Der Standort bietet auswärtigen Geschäftsleuten wenig attraktive Geschäftsgelegenheiten; es kommt wenig Kapital ins Land, um zu investieren. Insgesamt also verdient die Nation schlicht vergleichsweise zu wenig Geld am Weltmarkt. In der Bilanz häuft das Land, das mit dieser Währung wirtschaftet, Schulden an – denen es durch vermehrte Geldemission begegnet, mit der Folge, dass sich das Geld weiter entwertet: es gilt alsbald als »Weichwährung«.

    Als Hüter ihrer jeweiligen nationalen Währung müssen viele Staaten mit einem solchen Resultat umgehen. Dafür haben sie einige Varianten entwickelt, die hier nur angedeutet werden können. Sie reichen von regelmäßiger Abwertung (in Systemen fixer oder verbundener Wechselkurse) über Währungsreformen (Ersatz einer Währung durch eine neue), »currency boards« (wobei die eigene Währung an eine Hartwährung gebunden wird, was bedeutet, dass die Fähigkeit zur Emission von Geld gedeckelt, das heißt an die Existenz der gewählten Hartwährungsdevise gebunden ist) bis hin zum Ersatz der eigenen Währung durch Einführung einer ausländischen »Hartwährung« als inneres Zahlungsmittel.

    Die Staaten, die über eine der wenigen Hartwährungen auf der Welt verfügen, sind dagegen per Saldo zu einer erfolgreichen Teilnahme an der Weltmarktkonkurrenz in der Lage. Sie verfügen über kapitalistische Standorte, an denen erstens produktive Ausbeutung stattfindet, deren Ergebnisse in alle Welt verkauft werden können und die ihrerseits ausländisches Kapital anziehen; deren Unternehmen zweitens bereits so erfolgreich akkumuliert haben, dass sie auf der ganzen Welt investieren, und/oder bei denen sich drittens ein erfolgreicher Finanzsektor entwickelt hat, bei dem sich Geld aus aller Welt einfindet, um auf Aktien zu spekulieren oder an der Verschuldung des Staates zu verdienen. Die Unternehmen dieser Staaten verdienen am Rest der Welt. Umgekehrt investieren ausländische Firmen in den wachstumsträchtigen Standort und tragen zur Expansion der nationalen Geschäftstätigkeit bei. Als Resultat landet in allen Fällen auswärtiges Geld bei der Zentralbank, das als wachsender Devisenschatz die Solidität der betreffenden Währung bezeugt und heimischen Unternehmern jederzeit Zugriff auf wichtige Rohstoffe und billige ausländische Waren gewährleistet.

    Das Weltgeld bzw. die »Leitwährung« ist aus dieser Gruppe noch einmal deutlich herausgehoben. Dieses Label drückt aus, dass die entsprechende Währung in der gesamten (marktwirtschaftlich rechnenden) Welt als Ausdruck von Wert anerkannt ist und weltweit unmittelbar als Zugriffsmittel auf Reichtum funktioniert. Zu dieser aus der Menge der Währungen herausragenden Position unmittelbaren »Weltgeldes« bringt es ein nationales Geld, wenn die ihm zugrunde liegende Ökonomie den restlichen Weltmarktteilnehmern spürbar überlegen ist. Alle Welt braucht das Geld dieser Nation, um die dort erzeugten Waren (fortgeschrittene Technologie für eine konkurrenzfähige Produktion von Waren und Rüstungsgütern) zu kaufen. Deshalb wird es freudig begrüßt, wenn Unternehmer dieses Landes kommen und »business« machen, Dollars investieren oder mit Dollarkrediten Geschäfte anstoßen. Angesichts des üblichen relativen Wertverfalls der eigenen Währung wollen Geldbesitzer der ganzen Welt ihr verdientes Vermögen am liebsten in besagter Weltwährung aufbewahren und dabei noch Zinsen kassieren. Sie gilt als »safe haven« – als »sicherer Hafen«, auf den auch und gerade in ökonomischen und politischen Krisen im eigenen Land oder weltweit Verlass ist (dieses Bedürfnis befriedigte lange Jahre auch die Schweiz mit ihrer besonderen Stellung des Franken). Das alles bringt eine verlässliche Nachfrage nach der Währung des Landes mit sich, das sowohl in Geschäfts- wie in Gewaltfragen allen anderen überlegen ist. Das waren nach 1945 die USA, deren »greenback« deshalb das britische Pfund Sterling als Weltgeld ablöste.

    Umgekehrt: Über das Weltgeld zu verfügen, brachte dem US-Staat in den folgenden Jahrzehnten enorme Vorteile ein. Denn jeder Papierzettel, den die US-Notenbank emittierte, konnte unmittelbar auf den Reichtum der gesamten Welt zugreifen – ob auf Rohstoffe oder produzierte Waren. Mit ihren Dollars konnten die US-Geschäftsleute überall in der Welt Geschäfte anstoßen und damit gutes Geld verdienen. Und zugleich erweiterten die in Dollar auf der ganzen Welt getätigten Handels- und sonstigen Geschäfte auf Basis der weltweiten Nachfrage nach der Leitwährung die Möglichkeit des US-Staats, sich zu verschulden, das heißt, weitere Mittel für die Förderung seiner Zwecke aufzubringen, ob in der Form strategischer Kreditierung auswärtiger Geschäftsbeziehungen (wie beim Marshallplan) oder direkter Gewaltmittel, die die US-Macht voranbringen sollten. Eine wahrhaft produktive Symbiose von Geschäft und Gewalt!
    »Unsere Währung, euer Problem«

    Für ihren Krieg gegen Vietnam – Frankreich als die von der antiimperialistischen Nationalen Front für die Befreiung Südvietnams (»Vietcong«) angegriffene Kolonialmacht war nicht in der Lage, zu gewinnen; die USA wollten nach China und Nordkorea kein weiteres kommunistisches Land in der »Dritten Welt« dulden und »übernahmen« den Krieg, nachdem sie sich einen Vorwand dazu verschafft hatten – machten die Vereinigten Staaten von dieser besonderen Möglichkeit, sich zu verschulden, ziemlich hemmungslos Gebrauch. Die Kosten für Truppenpräsenz und Waffen zwischen 1965 und 1973 sowie für die Veteranenrenten beliefen sich nach heutigen Maßstäben auf geschätzt zwischen 662 Milliarden und einer Billion US-Dollar. Dies führte in den USA ab 1965 zu hohen Inflationsraten, die in den 1970er Jahren sogar zweistellig wurden.

    Damit entwerteten sich die von den westlichen Partnern mühsam angesammelten Dollarbestände, die ihnen Zugriff auf US-Waren ermöglichen und die Seriosität ihres eigenen Nationalkredits belegen sollten. Der französische Finanzminister Giscard d’Estaing kritisierte deshalb schon in den 1960er Jahren das »exorbitante Privileg«, das sich die USA eingeräumt hatten. Frankreichs Präsident de Gaulle stellte die behauptete Gleichung des Goldstandards (35 Dollar für eine Feinunze Gold) praktisch auf die Probe und ließ per Schiff 350 Tonnen Gold im Tausch gegen Dollar nach Frankreich holen.

    Als Reaktion beendete die US-Regierung 1971 den Goldstandard schlagartig (»Nixon-Schock«) und zog das Versprechen von Bretton Woods einfach aus dem Verkehr: Ein Recht auf Umtausch ihrer verdienten US-Dollars in Gold hatte die restliche Staatenwelt damit nicht mehr – sie konnte sehen, was sie mit ihren Dollarschätzen noch kaufen konnte. Umgekehrt galt für die USA: Dass der inflationierende Dollar erheblich weniger an Wert repräsentierte (man stetig weniger für ihn kaufen konnte) als andere Staaten auf Basis der nach wie vor fixen Wechselkurse für ihn zu zahlen hatten, war für sie eindeutig vorteilhaft. Der Dollar war damit – wie es der US-Finanzminister John Connally formulierte – »unsere Währung, aber euer Problem«.

    1969 wertete die deutsche Regierung unter Willy Brandt die D-Mark zunächst um 8,5 Prozent auf und beschloss im Mai 1971, angesichts der »Dollarschwemme« und immer schneller steigenden Dollarbeständen bei der Bundesbank den Kurs komplett freizugeben. Das ließ den Dollarkurs erheblich sinken. Japan und andere folgten der deutschen Politik 1973. Schließlich wurde offiziell das Ende des Bretton-Woods-Abkommens verkündet. Der US-Dollar sank bis Ende der 1970er Jahre auf unter 1,80 gegenüber der D-Mark.
    Die Entstehung des »Petrodollars«

    1973 schlossen die USA auf Vorschlag von Henry Kissinger ein informelles Abkommen mit den Golfstaaten. Seine Bestandteile: Erstens, der wichtigste Rohstoff der kapitalistischen Welt, das Erdöl – notwendig für Energieerzeugung, den stetig wachsenden Waren- und Personenverkehr und wesentlicher Grundstoff der Petrochemie – sollte ausschließlich in Dollar gehandelt werden. Zweitens: Der größte Teil jener Dollars, die den Herrschern am Golf als Gebühr für ihre Hoheit über die Ölquellen zugestanden wurden, sollte in die USA zurückfließen und dort für Waffenkäufe oder in Aktien bzw. Staatsanleihen lukrativ angelegt werden. Drittens: Dafür boten die USA diesen »Staatsgebilden« militärischen Schutz an – mehr als ein Dutzend Militärbasen wurden in diesen Ländern errichtet – und sicherten sich auf diese Art und Weise die für sie unverzichtbare »Stabilität« in der in Sachen fossile Rohstoffe wichtigsten Region der Welt.

    Der US-Außenpolitik gelang es damit, erneut eine verlässliche Nachfrage nach Dollar zu etablieren – eine Quelle, die relativ unabhängig vom Geschäft der eigenen Unternehmen funktionierte. Sie verstärkte die Rolle der amerikanischen Währung bei den täglichen Handelsgeschäften der gesamten kapitalistischen Welt, die darauf fußt, dass allein der US-Dollar in der nötigen Quantität für das Volumen der internationalen Geschäfte vorhanden ist. Nicht nur beim Rohöl, sondern bei fast allen Außenhandelsgeschäften größeren Ausmaßes findet kein direkter Tausch von Währungen statt. So werden beispielsweise nicht »britische Pfund gegen brasilianische Real getauscht«, sondern »Pfund gegen Dollar und dann Dollar gegen Real« (FAZ, 30.7.2011).

    Zwischen 1970 und 1990 wuchsen die Importe der US-Wirtschaft rasant (von 55,8 Milliarden auf 629,7 Milliarden US-Dollar, also mehr als eine Verzehnfachung). Neben bereits etablierten Lieferländern wie Kanada und Mexiko traten als neue Lieferanten vor allem Japan, Südkorea und Deutschland auf den Plan. Sie verkauften Autos, Stahl und Unterhaltungselektronik. In der Folge machten viele Unternehmen in den USA dicht – vor allem in der Auto- und Stahlindustrie. Nachdem das US-Kapital viele Jahrzehnte die Konkurrenz dominiert hatte, produzierten nun die Fabriken in Japan, Südkorea und Deutschland sowohl billiger als auch innovativer. Die USA sahen darin kein Problem – schließlich verdienten ihre Unternehmen auch am Handel mit den auswärtigen Waren, das Wachstum in den USA basierte sowieso mehr und mehr auf dem der US-Finanzwelt und die nun erstmals negative Handelsbilanz konnten sie ohne Weiteres durch ihre expansive Geldpolitik bewältigen. Dank der besonderen Stellung ihrer Währung war das für sie – im Unterschied zu anderen Ländern – kein Problem. Zugespitzt gesagt: Die USA konnten die Arbeiterklassen anderer Länder für sich schuften lassen und bezahlten die Produkte mit ihrem Kreditgeld. Das war eine geradezu traumhafte Konstellation, die die Vereinigten Staaten mehrere Jahrzehnte lang für sich nutzen konnten (ab den 1980er Jahren auch gegenüber China).

    Für die Arbeiterklasse in den USA galt diese Gleichung allerdings nicht. Die musste sich ihre Dollars selbstverständlich wie gehabt mühsam durch die Vermehrung fremden Eigentums verdienen und fand dafür immer weniger Arbeitsplätze, deren Lohn reicht, um die Lebenshaltungskosten einer Familie zu decken. Der US-Ökonom Richard D. Wolff weist darauf hin, dass in die 1970er Jahre auch der Beginn der billigen Konsumentenkredite fällt, mit denen die Lohnabhängigen in »God’s own country« seitdem ganz wesentlich ihren Alltag bestreiten. Ein einträgliches Geschäft für die amerikanischen Banken, eine sozialbefriedende und zugleich disziplinierende Art, wie die vom Lohn Abhängigen ihr Leben mit immer prekäreren Arbeitsverhältnissen, diversen Kreditkarten, Hypothekendarlehen und Autokrediten irgendwie über die Runden bringen und zusammen mit den dortigen Studenten, deren Ausbildung ebenfalls meistens auf Kredit basiert, inzwischen unter einer Schuldenlast von 5,15 Billionen stehen.

    Die »Reagonomics«, das heißt die Wirtschaftspolitik unter Ronald Reagan in den 1980er Jahren, zeichnete sich durch eine Verknüpfung von hohen Zinsen und enormen Steuererleichterungen für das Kapital aus. So sollte gleichzeitig ein wirtschaftlicher Boom angestoßen und eine Staatsverschuldung in bisher ungekanntem Maß für das finale »Totrüsten« der Sowjetunion ermöglicht werden. Um sich für die Finanziers aus aller Welt attraktiv zu machen, zahlten die USA auf ihre Staatsschulden Zinsen im zweistelligen Bereich. Eine stetige Erhöhung der Staatsverschuldung, die Ende der 1980er Jahre erstmals auf mehr als 60 Prozent des BIP stieg, wurde für Projekte wie die Strategic Defense Initiative (SDI, in Deutschland »Krieg der Sterne« genannt), das die nuklearen Fähigkeiten der Sowjetunion im Weltraum entwerten sollte, in Kauf genommen.

    Mit Erfolg: Die sozialistische Planwirtschaft konnte dem kreditfinanzierten Rüstungswettlauf des kapitalistischen Westens nicht standhalten – Michael Gorbatschow beendete den Kalten Krieg einseitig. Der Dank des Westens bestand in der Ausweitung der NATO um 14 Staaten, wodurch das Bündnis 1.000 Kilometer nach Osten und direkt an die russischen Grenzen vorrückte.

    Politische Ökonomie: Weltpolizist in Bedrängnis
    ►https://www.jungewelt.de/artikel/530415.politische-%C3%B6konomie-weltpolizist-in-bedr%C3%A4ngnis.html

    Für die USA eine veritable Gefahr: Immer mehr Geschäfte weltweit werden in der chinesischen Währung Renminbi abgewickelt (Einlagerung von Yuan in einer Bank in Nantong)

    24.9.2026 von Renate Dillmann - Die »freie Konkurrenz«, zu der die USA alle verpflichtet haben, lässt Rivalen aufsteigen. Im Kampf um die Fortdauer ihrer Hegemonie unterminieren die Vereinigten Staaten die Prinzipien ihrer Weltordnung. Die Rolle des Dollars als Weltgeld (Teil 2 und Schluss)

    Seit dem als »Ende der Geschichte« deklarierten Sieg der USA im »Kalten Krieg« beherrscht der zunehmend finanzgetriebene US-Kapitalismus ab 1990 tatsächlich »eine«, nämlich eine »globalisierte Welt«, die dem westlichen Kapital – mit Ausnahme von für die Weltwirtschaft vernachlässigbare, aber um so heftiger angefeindete Länder wie Nordkorea und Kuba – komplett für sein Business offensteht. Die US-Unternehmen haben weltweit Zugriff auf billige Rohstoffe. Ihre Bevölkerung und die der anderen westlichen Staaten wird mit billigen Waren, die mehr und mehr aus China kommen, beliefert – so können die Löhne niedrig bleiben und selbst Bürgergeld-, bzw. Grundsicherungs-Empfänger überleben.

    Gleichzeitig können sowohl US-Firmen wie die US-Regierung davon ausgehen, dass ihnen permanent Geld aus der ganzen Welt zufließt. Schließlich können Anleger gar nicht grundlegend schief liegen, wenn sie auf US-Aktien oder US-Staatsanleihen spekulieren. Sie setzen damit letzten Endes immerhin auf die Weltmacht, die allen anderen ökonomisch wie militärisch haushoch überlegen ist, im Ernstfall ihren Erfolg also erzwingen kann.

    Die weltweit wichtigen industriellen Produktionsstandorte – denn tatsächlich braucht es auch im Zeitalter des finanzgetriebenen Kapitalismus noch die Herstellung von Produkten, von denen die Menschen materiell leben können – liegen in Japan, Deutschland und zunehmend in China. Aus Sicht der US-Unternehmen ist das weiterhin kein Problem: In Europa, besonders aber mit der »Werkbank der Welt« verdienen sie extrem gut. Nicht nur Apple macht mit Hilfe seiner Investitionen im Reich der Mitte satte Gewinne, wobei sowohl die billigen Löhne wie die langsam entstehende Zahlungsfähigkeit dort ausgenutzt werden.

    Einige Jahrzehnte lang konnten die USA ihre Sonderstellung nutzen: Der Weltgeldqualität ihrer Währung brachte ihnen nicht nur einen ökonomischen Sondervorteil, sondern war auch Mittel und Garant beim Ausbau ihrer militärischen Dominanz. Damit brachten es die USA zwischen 1990 und 2020 de facto zu einem Weltgewaltmonopol. Ihre Kriege, der 1. Golfkrieg, Jugoslawien, Afghanistan, der 2. Golfkrieg, bis auf den ersten übrigens allesamt Verstöße gegen das Völkerrecht, waren »Weltordnungskriege«, die vom Standpunkt unbestrittener Überlegenheit als »Einsätze« eines »Weltpolizisten« geführt wurden und der Welt deutlich machten, dass die Vereinigten Staaten jeden zum Schurken erklärten Staat in Schutt und Asche bomben können – das war ihr unipolares Moment.

    In der Bilanz brachten diese Kriege den USA zwar den ein oder anderen politischen oder ökonomischen Nutzen ein. Das konnte ein US-Militärstützpunkt im Kosovo sein, Mitspracherecht über das irakische Öl und dergleichen. Ansonsten aber blieb das Resultat zweifelhaft: zerrüttete Staaten bzw. ganze Weltgegenden, in denen sich schnell (wieder) antiamerikanischer Widerstand formierte (wie etwa vom IS und den Taliban) – und eine Menge Staatsschulden. Michael Fuchs, Direktor der Open Society Foundation, beziffert die Kosten dieser Kriege auf acht Billionen US-Dollar.¹ Allerdings: Dank des Petrodollar-Systems und des Ankaufs von US-Staatsschulden durch Japan und immer mehr auch China, das seine am Weltmarkt verdienten Dollars in US-Anleihen anlegte und so seine eigene Währung »unterfütterte«, blieb das erst einmal ohne größere Konsequenzen.²
    Aufstieg der Konkurrenten

    Ab dem Jahr 2000 löste Wladimir Putin in Moskau Boris Jelzin ab – und damit eine russische Regierung, die mehr oder weniger zum Spielball des Westens geworden war und den Ausverkauf der Ressourcen des Landes zugelassen hatte. Putin konsolidierte die russische Wirtschaft auf Basis des Öl- und Gasgeschäfts und machte die Oligarchen, die sich in den »wilden Jahren« nach dem Ende der UdSSR Betriebe und Ressourcen angeeignet hatten, mit einer Kombination von Angeboten (Legalisierung ihrer Praxis) und Druck (gegen Einmischung in die Politik und auch unerwünschten Ausverkauf weiterer Ressourcen) zu national produktiven Kräften. Der russische Staat trat in Georgien (2008) und in dem vom Westen befeuerten Krieg in Syrien (ab 2015) wieder als Macht auf, die in Rechnung zu stellen ist.

    Die EU führte ab 1999 den Euro ein – erklärtermaßen, um dem Dollar als Weltgeld Konkurrenz zu machen³, also eine der wesentlichen Stützen der US-Macht zu schwächen. Jede der europäischen Währungen, selbst die starke D-Mark, war für sich genommen quantitativ (bezogen auf den Umfang der in dieser Währung stattfindenden Geschäfte) schlicht zu klein für ein solches Unterfangen. Die polit-ökonomische Neuheit einer Gemeinschaftswährung bedeutete zwar für die beteiligten Staaten einen Verzicht auf ein wesentliches Mittel ihrer staatlichen Souveränität und trägt einige Widersprüche in sich. Sie eröffnete den europäischen Führungsnationen allerdings auch neue Möglichkeiten ihrer Konkurrenz, während die »Weichwährungsländer« vor allem auf die Aussicht setzten, sich günstiger verschulden zu können. Auch wenn zunächst nur elf der damals 15 EU-Staaten beim Euro-Projekt mitmachten, konnte sich der Euro auf einen Markt von 370 Millionen Einwohnern stützen, wobei die von Deutschland durchgesetzten strengen Vorgaben für die Neuverschuldung der teilnehmenden Staaten (»Maastricht-Kriterien«) seine Stabilität als Mittel der Durchsetzung gegen den US-Dollar garantieren sollten.

    Vor allem aber stieg China, das 2003 nach langen Verhandlungen der WTO beitrat, zur wirtschaftlichen Großmacht auf. Obwohl in der Finanzkrise von 2008 selbst hart getroffen, zeigte sich das Land durch gigantische staatliche Konjunkturmaßnahmen im Umfang von umgerechnet circa 586 Milliarden US-Dollar, die in Flughäfen, Eisenbahnen, Straßen und den Bau von Wohnraum investiert wurden, als »Konjunkturlokomotive für die Welt«. Beim Internationalen Währungsfonds verhinderten die USA ein größeres Mitspracherecht Chinas bei der Vergabe von IWF-Krediten. Damit verweigerten sie der Volksrepublik die Anerkennung ihrer gewachsenen Bedeutung für die Weltwirtschaft. Der Ärger darüber war eines der Motive für die formelle Gründung der BRICS im Jahr 2009, einer Gemeinschaft von Staaten, die sich von der bisherigen Dollar-Weltordnung benachteiligt sehen, und die inzwischen zehn Staaten umfasst. Neben den Gründungsstaaten Brasilien, Russland, Indien, China und Südafrika sind das mittlerweile auch Ägypten, Äthiopien, Indonesien, Iran und die Vereinigten Arabischen Emirate.

    2013 rief der chinesische Präsident Xi Jinping die »Neue Seidenstraße« (Belt and Road Initiative) aus, ein riesiges Infrastrukturprojekt in Asien, Afrika und Südamerika. Es soll Chinas Exporte unter anderem mit sechs parallel laufenden Eisenbahnverbindungen Richtung Europa gegen Boykottmaßnahmen der USA absichern und den chinesischen Unternehmen neue Handels- und Investitionsmöglichkeiten erschließen. Zur Finanzierung gründeten die Chinesen die Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), zu der sie alle Staaten einluden und der sich – sehr zum Unwillen der USA – bis heute 111 Staaten angeschlossen haben, darunter auch viele westliche. Die Volksrepublik selbst ist mit fast 30 Prozent größter Anteilseigner. Mit diesen Projekten will China unter anderem seinen gigantischen Schatz an US-Dollar-Devisen, der zu einem großen Teil in US-Staatsanleihen angelegt war (1,3 Billionen US-Dollar im Jahr 2013), produktiv loswerden. Was in den Jahren des Aufstiegs als Ausweis der Werthaltigkeit der chinesischen Währung gebraucht wurde, gilt nun als Belastung, auch, weil der hemmungslose und »unökonomische« Gebrauch, den der US-Staat in Kriegen und Krisen von seiner Währung machte, sie mehr und mehr entwertete.

    Die Volksrepublik benutzt deshalb die durch ihren erfolgreichen Kapitalismus verdienten Dollars für weitere (kreditfinanzierte) Erschließungsmaßnahmen, die Staaten in Süd- und Zentralasien, aber auch Afrika und Südamerika wirtschaftlich entwickeln und politisch auf China beziehen sollen. Gleichzeitig werden damit die bisherigen Überseehandelswege durch kontinentale Routen ergänzt und strategisch abgesichert. Dazu tritt – auch wegen des Klimawandels – die Möglichkeit des Auf- und Ausbaus der neuen Nordostpassage, also des Seewegs durch das Nordpolarmeer. Bis zum Sommer 2026 waren die US-Staatsanleihen in China bereits auf 633 Milliarden Dollar abgeschmolzen. Nachdem die Volksrepublik jahrelang der »Topfinanzier« der USA war (und auf diese Art und Weise auch die US-Kriege in Afghanistan und gegen den Irak ebenso wie Hunderte von Milliarden, die in die US-Aufrüstung fließen, ermöglicht hat), liegt China nun hinter Japan (1,2 Billionen) und Großbritannien (890 Milliarden) auf Platz drei.

    Während Russland vor allem als politische und militärische Größe Berücksichtigung verlangt, greifen die EU mit ihrem Euro und China mit seinen Produktivkräften die ökonomische Basis der US-Macht an. So sieht es jedenfalls das Imperium und reagiert auf diese Veränderungen, indem es die Kapitalakkumulation im Land neu in Schwung bringen will und seinen Konkurrenten den Kampf ansagt.
    Zum Dollar zwingen

    Anzeige

    2015 hoben die USA das Exportverbot für US-Öl und -Gas auf. Von da an wurde das Land auf der Basis der neuen Fracking-Technologie mit all den Rücksichtslosigkeiten gegenüber Menschen und Umwelt, die zu einem solchen Programm selbstverständlich dazugehören, zum weltgrößten Ölexporteur. Rohöl, Erdölprodukte und Flüssigerdgas sind inzwischen die wichtigsten US-amerikanischen Exportprodukte. Gleichzeitig versucht das Weiße Haus mit einer Mischung aus Erpressung (vor allem durch Zölle) und lukrativen Angeboten, im Inland eine Reindustrialisierung in Gang zu setzen. Heimische Unternehmen sollen ihre ausländischen Produktionsstandorte zurück in die USA verlegen und ausländische Firmen sollen durch Zolldrohungen, Steuervorteile und niedrige Energiekosten in die USA gelockt werden – etwa durch Joseph Bidens »Inflation Reduction Act« von 2022.

    Der Ukraine-Krieg wurde von den USA unter Präsident Biden vor allem deshalb befeuert und der osteuropäische Staat als Stellvertreter aufgebaut, um Russland als möglichen Verbündeten der Volksrepublik China zu schwächen. Er wurde zugleich genutzt, um Russlands Energiegeschäft zu dezimieren, das eigene aufzuwerten und die Europäer, vor allem Deutschland, von ihrem Zugriff auf billige russische Rohstoffe zu trennen.

    Schon früher wurden sämtliche Versuche von Ölförderländern, anders als in US-Dollar zu fakturieren, hart bestraft. Es gibt Deutungen des Irak-Kriegs von 2003 – der als Teil des »Anti-Terror-Kriegs« ausgegeben wurde, obwohl die Iraker mit dem Anschlag vom 11. September nichts zu tun hatten und auch nicht dabei waren, »Massenvernichtungswaffen« zu entwickeln, wie der US-Außenminister Powell vor der UNO behauptet hatte (was er auf dem Sterbebett bereut haben soll) –, dass der Hauptgrund darin lag, dass Saddam Hussein sich der Todsünde schuldig gemacht hatte, seine Ölverkäufe ab dem Jahr 2000 in Euro abzuwickeln. Libyens Führer Muammar Al-Ghaddafi ging 2009 noch weiter und plante die Ablösung des Petrodollars durch eine neue goldgedeckte panafrikanische Währung, den Gold-Dinar. Das Ende beider Herrscher ist bekannt – und ebenso, welch »annehmliche« Zustände für die jeweiligen Bevölkerungen die »Befreiung« ihrer Länder mit sich gebracht hat.

    Auch die Entführung des venezolanischen Präsidenten Nicolás Maduros ist in diese Reihe von Beispielen einzuordnen. Seit 2017 hatte das venezolanische Ölministerium den Handel auf Yuan umgestellt. Das wurde von Washington umgehend rückgängig gemacht: »Seit der Entmachtung Maduros wird das Ölgeschäft des südamerikanischen Landes wieder fest in US-Dollar betrieben. Die US-Regierung verkauft einen Teil des venezolanischen Öls selbst und überweist einen Teil der Einnahmen an die Regierung in Caracas, alles in US-Dollar, natürlich.« (Der Standard, 11.4.2026) Und Lindsey Graham, inzwischen dahingeschiedener US‑Senator aus South Carolina, formulierte als wichtiges Ziel des Krieges gegen den Iran: »Eine Gefahr, die von diesem ganzen Debakel ausgeht, besteht darin, dass es dem Dollar schaden wird, wenn wir zulassen, dass Öl in der chinesischen Währung gehandelt wird.« (ebd.)

    Selbstverständlich geht es in diesen Fällen nicht nur um die Frage, in welcher Währung das Öl- bzw. Gasgeschäft abgewickelt wird. Die USA beanspruchen ebenso selbstverständlich, dass sie über die Verwendung der fossilen Brennstoffe (An wen wird verkauft? Was wird mit den Erlösen finanziert?) mitzuentscheiden haben. Damit maßen sie sich an, die Konkurrenz auf einem ziemlich hohen Level entscheidend zu moderieren, um es vorsichtig zu formulieren. Dass etwa die Konkurrenten Deutschland und China relativ günstig auf Energie zugreifen konnten, war aus US-Sicht ein nicht hinzunehmender Wettbewerbsvorteil, den sie ausschalten wollten. Im Fall der Nord-­Stream-Pipeline ist das mit Ansage gelungen und auch in Venezuela haben sich die USA durch die Entführung Maduros Verfügungsrechte über den Ölverkauf verschafft. Im Iran-Krieg ist es eines der (bisher nicht erreichten) Kriegsziele, den Fluss von iranischem Öl nach China zu behindern. Nicht zuletzt nehmen es die Vereinigten Staaten diversen Staaten bis heute übel, dass sie ihre Öl- und Gasindustrie in Gegnerschaft zu den USA nationalisiert und die US-Unternehmen aus dem Geschäft gedrängt oder ihnen schlechte Bedingungen eingeräumt haben. Das alles spielt ebenfalls eine Rolle, wenn man auf Rivalitäten der »Staatengemeinschaft« blickt.

    Aber sehr weit oben rangiert die Frage des »Petrodollars« – also die, in welcher Währung das Weltenergiegeschäft abgewickelt wird. Sie ist für die Freiheit der US-Politik beim Umgang mit ihrer Verschuldung enorm wichtig – gerade wegen der zuverlässigen Nachfrage nach riesigen Dollartransfers (allein der physische Verkauf von Öl liegt täglich bei etwa zehn Milliarden US-Dollar; rechnet man alle Formen von Spekulation rund um das »schwarze Gold« dazu, dann geht es um 200 bis 300 Milliarden).
    Die Konkurrenz weicht aus

    Nachdem die USA Änderungen in den meisten Fällen brachial verhindern konnten, kommt die Ablösung des US-Dollars nun allerdings als Folge der vom Westen ausgerufenen Sanktionen gegen Russland in Schwung. China importiert inzwischen fast die Hälfte der russischen Ölverkäufe und deckt damit 23 Prozent seines Bedarfs; beim Gas sind es 30 Prozent. Das Geschäft wird zu 99 Prozent in Yuan oder Rubel abgewickelt. Das Öl- und Gasgeschäft zwischen Russland und Indien wird in Rubel oder einem Rupien-Rubel-Mechanismus abgerechnet; der Umfang beträgt etwa 70 Milliarden Dollar. Und so weiter. China hat für interessierte Staaten und Unternehmen ein eigenes Zahlungssystem entwickelt (Cross-Border Inter-Bank Payment System), um künftig Störungen im Zahlungsverkehr – wie im Falle des Ausschlusses Russlands aus dem Bankenkommunikationssystem SWIFT – vermeiden zu können.

    Gleichzeitig verkaufen sich die US-Staatsanleihen längst nicht mehr reibungslos. Auch hier hat der Ukraine-Krieg mit der Beschlagnahmung der russischen Konten eher »demotivierend« gewirkt: Die Gläubiger der Vereinigten Staaten müssen sich fragen, was sie im Falle eines Falles an »Wert« in der Hand haben. Daneben wirken Inflationsargumente und eine zunehmende Beunruhigung über die schiere Höhe der US-Schulden, die seit 1990 von vier Billionen auf 40 Billionen angestiegen sind. In den letzten zehn Jahren haben sie sich verdoppelt, das heißt, der Anstieg beschleunigt sich extrem. Zudem beanspruchen die großen KI-Kapitale enorm viel Kredit für ihre Konkurrenz gegen China und treten auf den Anleihemärkten als Konkurrenten des Staats auf. »Die Märkte« trotzten in den vergangenen Wochen mehreren Versuchen des US-Finanzministeriums, die Anleihezinsen nach unten zu drücken. Mit dem vorläufigen Resultat, dass die USA aktuell drei Milliarden Dollar für Zinsen zu zahlen haben – täglich. Umgekehrt treibt diese Entwicklung den Finanzbedarf des Finanzministeriums immer schneller hoch.

    Im April 2026 – nachdem der Iran auf den Angriff der USA mit Attacken auf die Golfstaaten reagiert und die Straße von Hormus gesperrt hatte, was heftige Einbrüche der Finanzmärkte dieser Länder zur Folge hatte – richtete die amerikanische Notenbank FED auf Vorschlag des Finanzministers Scott Bessent eine Swap-Linie für diese Staaten (vor allem die Vereinigten Arabischen Emirate) ein, zunächst auf 5,4 Milliarden Dollar begrenzt, mit der Option auf eine unbegrenzte Liquiditätsbereitstellung (Swaps sind Vereinbarungen über den Austausch zukünftiger Zahlungsströme, jW). Im Juli 2026 unterstützten die USA Japan beim Kampf gegen ein weiteres Sinken des Yen-Kurses in einer als »historisch« bezeichneten gemeinsamen Aktion zur Stützung der Währung. In beiden Fällen war das Vorgehen der US-Politik vor allem durch die Sorge bestimmt, dass die betroffenen Staaten ihre Notlagen mit dem Verkauf von US-Staatsanleihen bewältigen würden. Die US-Politik, die sich früher auf eine stetige Nachfrage nach ihren Anleihen und damit auf den Zufluss neuer Finanzmittel aus der ganzen Welt verlassen konnte, steht auf diesem Feld also vor einigen Problemen.

    In diversen Finanzforen wird behauptet, dass die USA sich aus dieser für sie misslichen Situation dadurch befreien wollen, dass sie Alliierte und Freunde zum Behalten bzw. Kaufen von US-Staatsanleihen zwingen werden. Das wäre der Übergang von den bisherigen Angeboten, die auch den Anleihekäufern nutzten, zu einer neuen Form von Tributzahlungen. Ähnliche Ideen lanciert US-Präsident Donald Trump in anderen Bereichen: Demnach will er für die US-Stützpunkte ebenso rückwirkend Geld verlangen wie für die Hunderte Milliarden US-Dollar Militärhilfen an die Ukraine, die diese – das heißt natürlich an erster Stelle die EU – zurückzahlen soll.
    Kampf mit allen Mitteln

    Die Geschichte der produktiven Symbiose von militärischer Gewalt und Dollarmacht, mit der die Vereinigten Staaten seit 1945 in besonderer Art und Weise von der Ausnutzung der Welt profitieren konnten, zeigt, wie nützlich ein Weltkrieg für eine kapitalistische Großmacht sein kann. Während in Europa und Asien Dutzende Millionen Menschen starben und die Kontinente zu großen Teilen verheert wurden, schrieb die siegreiche Macht Erfolgsgeschichte.

    Eben die wird jetzt durch den Aufstieg von Rivalen in der von den USA selbst geschaffenen Weltordnung an einigen entscheidenden Stellen in Frage gestellt. Dagegen kämpfen die Vereinigten Staaten gerade an allen Fronten und mit allen Mitteln. Sie sind dabei ohne weiteres bereit, die bisher geltenden Prinzipien ihrer Ordnung – anerkannte souveräne Staaten konkurrieren in einer Welt des offenen Handels- und Kapitalverkehrs um ihren eigenen Nutzen – über Bord zu werfen, wenn sie ihnen nicht mehr nützlich sind. Damit stellen sie klar, wie sehr die heiligen »Werte« und »Regeln« des Westens Mittel des US-amerikanischen Nutzens zu sein haben – ansonsten relativiert sich ihre Nützlichkeit (und damit auch ihre Unantastbarkeit) für eine irgendwie berechenbare »friedliche« Konkurrenz umgehend.

    Gleichzeitig unterminieren die Mittel, die sie in diesem Kampf einsetzen, die von ihnen selbst durchgesetzten Grundlagen des weltweiten Geschäfts. Die Souveränität von Staaten wird angegriffen, Verträge werden heute geschlossen und morgen gebrochen, Zölle erhoben und gesenkt, Allianzen für ökonomische Erpressungsmanöver missbraucht, Dollarbestände anderer Staaten werden enteignet und das internationale Zahlungssystem als politische Waffe benutzt. Damit stellen die USA die Berechnungen sämtlicher Staaten – ob Freund oder Feind – in Frage. Das ist nicht einfach der Wahnsinn eines »durchgeknallten« Präsidenten, sondern Ausdruck der Widersprüche, mit denen die US-Weltmacht ihre Vorherrschaft um jeden Preis erhalten will, auch wenn sie angesichts aufsteigender Konkurrenten an gewisse Grenzen ihrer bisher so tauglichen Mittel – US-Dollar und Militär – stößt.

    Für den größten Teil der Bevölkerungen der globalen Staatenwelt heißt das: Ihr Leben ist als hoffnungsloser Kampf um Geld in Konkurrenz zu ihren Mitmenschen definiert – ob sie das wollen oder nicht. Damit nicht genug, sollen sie nun noch einiges mehr hinnehmen. Denn ihre Führungen beschließen zur Zeit weltweit, dass sie für ihre Rivalität nicht ohne härteres Vorgehen auskommen – inklusive Kriege.

    Anmerkungen

    1 Foreign Affairs, 6.8.2026, ►https://kurzlinks.de/jsmk

    2 Von etwa 150 Milliarden US-Dollar im Jahr 2000 erhöhten sich die chinesischen Devisenreserven auf geschätzte 2,5 Billionen US-Dollar (!) im Jahr 2014. Zwar wird die genaue Zusammensetzung der chinesischen Devisenreserven nicht bekannt gegeben, der Anteil des US-Dollars lag aber bei geschätzt 65 Prozent.

    3 Vgl. Johannes Schillo und Renate Dillmann: »Make Europe great again«. In: Konkret 12/23

    #histoire #économie #dollar #impérialisme

  • Computerspiele-Förderung: Bund kennt Verkaufszahlen nicht
    ▻https://www.berliner-zeitung.de/article/der-bund-foerdert-pc-spiele-mit-221-millionen-euro-keiner-weiss-was

    29.9.2026 von Lennart Zielke - Der Bund pumpt Hunderte Millionen Euro in Computerspiele. Ein Anfrage zeigt: Verkäufe zählt niemand, Erfolge misst keiner – manches Geld versickert komplett.

    Der Bund fördert die Entwicklung von Computerspielen, um den Standort Deutschland fit für die digitale Zukunft zu machen. Doch eine aktuelle Antwort der Bundesregierung auf eine Kleine Anfrage der AfD-Fraktion wirft ein ernüchterndes Licht auf diese Praxis. Das Fazit der Fragesteller fällt vernichtend aus.

    Seit 2019 hat der Bund nach Aufzählung der AfD 221 Millionen Euro für Computerspiele bewilligt und davon bis Ende 2025 rund 193 Millionen Euro tatsächlich ausgezahlt. Gefördert wird die Produktion mit Quoten von bis zu 50 Prozent der Entwicklungskosten – in den früheren De-minimis-Fällen sogar bis zu 70 Prozent.

    Das eigentliche Problem: Ob dabei auch nur ein wirtschaftlich erfolgreiches Spiel herausgekommen ist, kann die Bundesregierung nicht sagen. Auf die Frage nach Verkaufszahlen und Umsätzen antwortet das von Forschungsministerin Dorothee Bär geführte Ressort schlicht, dazu lägen „keine Erkenntnisse“ vor.

    Vorgänge nach Abschluss eines Förderprojekts sind laut Antwort „zuwendungsrechtlich nicht relevant und werden nicht erfasst“. Auch die Vertriebsplattformen, über die geförderte Spiele erhältlich sind, kennt der Bund nicht.

    Eine begleitende Erfolgskontrolle gibt es überhaupt erst seit 2025 – also sechs Jahre nach dem Start des Programms. Und diese Kontrolle besteht im Kern darin, die geförderten Unternehmen selbst zu befragen. Wer den Erfolg staatlicher Förderung nicht misst, kann Erfolg und Misserfolg auch nicht unterscheiden.

    Die vorgeschriebene Wirtschaftlichkeitsuntersuchung vom Dezember 2023 wurde dem Haushaltsausschuss des Bundestages nicht vorgelegt. Das Parlament bewilligt also dreistellige Millionenbeträge, ohne die Grundlage zu kennen, mit der das Ministerium die Förderung rechtfertigt. Für das Haushaltsjahr 2027 stehen im Übrigen weitere 123,8 Millionen Euro sowie Verpflichtungsermächtigungen von 171,1 Millionen Euro im Plan.
    Beispiele, die stutzig machen

    Aufschlussreich sind konkrete Einzelfälle, die das Büro des AfD-Bundestagsabgeordneten und Haushaltspolitikers Michael Espendiller aus der Förderliste herausgegriffen hat. Sie sind keine repräsentative Stichprobe, aber sie zeigen, wohin das Geld fließt.

    Beim Spiel „Hate Rebel“, gefördert für rund 177.000 Euro, steuert der Spieler eine „Rebellenkatze“, die im Netz gegen „Hater“ antritt und mit Karten wie „Gegennarrative schreiben“ kämpft. Empfänger war allerdings kein Spielestudio, sondern die Berliner Denkfabrik iRights.Lab – gefördert mit dem Höchstsatz von 70 Prozent. Das entwickelnde Studio bezeichnet das Ergebnis selbst als Prototyp, der „not open to the public“ sei.

    Das Spiel „The Wagadu Chronicles“ wurde mit etwa 500.000 Euro gefördert. Das ist die höchste Einzelsumme unter den ausgewählten Beispielen. Das im Netz mitunter als „Afro-Fantasy-Massive-Multiplayer-Online-Rollenspiel“ bezeichnete Projekt startete im Dezember 2023, damals noch im Einzelplan bei Wirtschaftsminister Robert Habeck angesiedelt. Bereits im Mai 2024 ging es wieder vom Netz, weil dem Studio die tragfähige Finanzierung fehlte.

    Macht 166 Tage Spielbetrieb für eine halbe Million Euro Steuergeld. Die letzte Förderrate von rund 25.000 Euro floss noch im Jahr der Abschaltung.

    Für das mit dem Namen „Entsorgungsspiel“ aufgelistete Projekt wurden rund 270.000 Euro fällig. Dahinter steckt nach Recherchen der AfD-Fraktion das Werbespiel „Lobbia– Deine Recycling City“ des Entsorgungsunternehmens Lobbe – ein Konzern mit Millionenumsatz. Drei Viertel der Förderung gingen an eine Werbeagentur, die das Ergebnis selbst mit „Gaming als Markenstrategie“ bewirbt.

    Der Steuerzahler habe also die Imagewerbung eines privaten Unternehmens mitfinanziert, so die Schlussfolgerung der Opposition.

    Ergänzen ließen sich weitere Fälle – etwa eine Klima-Erziehungs-App für fast 400.000 Euro, die bei Google Play auf gerade einmal „1.000+ Downloads“ kommt, oder eine Kinder-App für über 100.000 Euro mit lediglich „10+ Downloads“.

    Nur drei Ablehnungen in sechs Jahren

    Von 714 bewilligten Anträgen seit 2019 wurden nur drei mit der Begründung abgelehnt, das Vorhaben würde auch ohne Zuwendung durchgeführt. Die Regierung verweist zwar auf eine vorgelagerte Beratung, nennt dazu aber keine Zahlen.

    Auch der Empfehlung des Bundesrechnungshofes, künftig nur noch bedingt rückzahlbare Darlehen zu vergeben, ist die Bundesregierung nicht gefolgt. Der Bund trägt damit das Verlustrisiko, ist an Erfolgen aber nicht beteiligt.

    Für den zuständigen AfD-Abgeordneten Michael Espendiller, Mitglied des Haushaltsausschusses, ist die Sache klar. „Die Games-Förderung ist eine fast lehrbuchmäßige Subventionierung nach dem Gießkannenprinzip und nicht mehr zeitgemäß", sagt er gegenüber dieser Zeitung. „Fast jeder, der Geld beantragt, bekommt es, und hinterher fragt niemand, was daraus geworden ist.“ 221 Millionen Euro seien seit 2019 bewilligt worden – eine Evaluation habe bis heute nicht stattgefunden.

    Für 2025 meldete der Branchenverband des deutschen Gaming-Marktes einen Umsatz von rund 9,4 Milliarden Euro – ein Plus von vier Prozent gegenüber dem Vorjahr. Espendillers Konsequenz: Die Branche brauche diese Subventionen nicht, im Sinne einer echten Aufgabenkritik solle die Förderung „komplett entfallen“, um das Geld im Bundeshaushalt einzusparen.

    #AfD #jeux_vidéo #subventions #impôts #Allemagne

  • Trois fonctionnaires mis en cause pour des violences policières à Brest relaxés par le tribunal
    ▻https://www.ouest-france.fr/societe/police/trois-fonctionnaires-mis-en-cause-pour-des-violences-policieres-a-brest

    Trois policiers étaient mis en cause pour des faits de violence policière sur une mère et ses enfants à leur domicile de Guipavas (Finistère), un soir d’avril 2018. Les fonctionnaires reconnus coupables d’un faux durant l’enquête de l’IGPN ont été relaxés par le tribunal judiciaire de Brest le 29 juin 2026.

    #faux_en_écriture_publique #impunité_policière #police #justice

  • Non, le Sud n’est pas global
    C’est le nouveau concept à la mode de la diplomatie internationale. Séduisant, mobilisateur, il porte pourtant en lui les vices qu’il prétend combattre, réduisant la diversité du monde à un bloc et servant d’alibi à de nouvelles volontés hégémoniques.
    ▻https://www.mediapart.fr/journal/international/290926/non-le-sud-n-est-pas-global


    ▻https://justpaste.it/gz3cq

    Le Sud n’est pas global. Il est pluriel, disputé, traversé de rapports de force qui n’attendent pas qu’on les range sous une même bannière pour exister. Nommer ces Suds, dans leur diversité et leurs contradictions, est un impératif contre les mystifications des puissances en compétition pour étendre le champ de leur domination et de leur influence.

    #géopolitique #décolonialisme #impérialisme

    • East–West Forum (EWF)
      Mission Statement
      Designing the 21ˢᵗ Century

      2026-09-26

      ▻https://east-west-forum.com/mission

      The unipolar world order that emerged after the end of the #Cold_War has come to an end, and the world is now seeking a redesign of the global system.

      The quest for a multipolar world and a balanced world system is accompanied by multiple paradigm shifts: resources shortage, climate stress, overpopulation, trade wars, global rearmament, the AI revolution, the rise of regional wars, the break-down of the UN-system, to just name a few.

      The G7/ G20 world tries to find “classical” answers to all of that. Progress is attached to technology only, power assigned exclusively to states and capitalism remains unquestioned.

      The East-West Forum (EWF) wants to search for heterodox answers, find new solutions, develop alternative societal & political concepts and think differently. It wants to become, over time, the leading platform for innovative ideas for the global system, thinking the unthinkable and discussing the impossible. We think of citizens and humanity, of soul and history, of traditions and the future. We believe in an economy that serves man and respects nature. We value cultural heritage and the roots of history.

      The EWF wants to design a realistic utopia for the world in the 21ˢᵗ century, lifting it outside of the paradigms of the 20ᵗʰ century: Join us in putting everything we know on the table! Help us in designing the peaceful & just world of tomorrow! Dare to leave the thought system…

      The East–West Forum brings together distinguished experts, intellectuals, and thought leaders. Istanbul, a city that has long symbolized the bridge between East and West, offers a unique vantage to contribute to a constructive reimagining of relations between the Western countries, the BRICS countries and the Global South. EWF is committed to advancing critical dialogue on an inclusive and sustainable international security architecture, one that complements existing structures while encouraging a broader, more balanced framework for international cooperation. In the long term, the East-West Forum envisions a #Europe beyond the #EU that is more self-confident, strategically autonomous, and capable of assuming a mediating role within a multipolar world.

      The East–West Forum aspires to position itself as a forward-looking counterpart to traditional security conferences typically held in European capitals and sticking to a “Western-centric framework” of interpretation of the world. The initiators of EWF draw inspiration from the oldest known map of Europe, dating to 1534, which looks toward the Orient while standing firmly on Eurasian ground, an emblem of the perspective the Forum seeks to revive and reinterpret for the present era.

    • Youtube:

      Premiered Sep 27, 2026 East-West Forum 2026 à Istanbul — Comprendre le monde qui se dessine

      Who do Europe’s leaders really serve — their citizens or Washington?

      Speaking to Fréquence Populaire at the East-West Forum in Istanbul, journalist and author Thomas Fazi argues that European politics has been captured by transnational elites serving private oligarchic interests and Washington’s priorities.

      He discusses Europe’s deepening crisis, the war in Ukraine and Western resistance to the emergence of a more balanced multipolar world. For Fazi, reclaiming sovereignty means rebuilding dialogue with the Global South and with countries European governments increasingly treat as enemies.

      Could a gathering bringing together American, Iranian and Russian participants take place in Paris, Berlin or Rome? His answer leads to a stark critique of shrinking space for dissent and diplomacy within Europe.

      An interview about sovereignty, peace and the role ordinary citizens can play when their governments refuse to engage.

    • The USA Is DESTROYING Europe from Within | Prof. Glenn Diesen

      (in occasion of the East-West Forum)

      ▻https://www.youtube.com/watch?v=OCRwrQFvigg


      2026-09-25 — 45 min.

      The war-mania in Europe is heating up. People are starting to see drones everywhere, and all of them must be the product of Russian “hybrid warfare”. What does this irrational psychosis mean for the future of the continent?

      Today I’m talking (in person) to my friend and colleague, Glenn Diesen. We examine Europe’s confrontation with Russia and the dangers of uncontrolled escalation. Diesen argues that European leaders are struggling to accept a changing balance of power, while questioning Washington’s willingness to end the Ukraine war. They discuss nuclear deterrence, NATO, Iran, economic dependence and America’s emerging spheres of influence. The conversation also explores whether transatlantic elites serve national interests, and how liberalism, democracy and multipolarity are reshaping the international order today.

  • Politische Ökonomie: Geschäft und Gewalt
    ►https://www.jungewelt.de/artikel/530352.politische-%C3%B6konomie-gesch%C3%A4ft-und-gewalt.html

    23.9.2026 von Renate Dillmann - US-Hegemonie, Weltenergieversorgung und der »Petrodollar«. Die Rolle des Dollars als Weltgeld (Teil 1 von 2)

    Die Schulden der USA werden 40 Billionen Dollar am Ende dieses Jahres betragen. Schon jetzt geben die USA mehr für den Zinsdienst aus als für ihre Aufrüstung – und diese Ausgaben sind bekanntlich nicht von schlechten Eltern, sondern die mit weitem Abstand größten der Welt. Und sie sollen noch einmal um ein Drittel größer werden und auf 1,5 Billionen US-Dollar anwachsen, damit die USA all die Gewaltakte, die sie für nötig halten, um ihre Hegemonie auf der Welt zu sichern oder wiederherzustellen, finanzieren können.

    Schon seit einigen Jahren rätseln Ökonomen und Kritiker der USA darüber, wieso der durchaus robuste Umgang, den die US-Präsidenten mit ihrer Währung pflegen, dieser nicht grundlegend schadet – Stichworte: Dollarschwemme und Doppeldefizit. Momentan steigt jedenfalls der Preis der amerikanischen Staatsanleihen, die US-Verschuldung wird damit stetig teurer. Die »Analysten« und mit ihnen die Dolmetscher für das breite Publikum fragen sich besorgt, ob und wie lange die Sache noch haltbar ist (etwa die Tagesschau am 16.9.2026: »Der Dollar hat ein Vertrauensproblem«). Im Folgenden einige Überlegungen zum Zusammenhang zwischen Dollar, militärischer Macht und US-Hegemonie.
    Der Dollar wird Weltgeld

    Die USA waren der einzige der beteiligten Staaten im Zweiten Weltkrieg, dessen Territorium unzerstört blieb. Und sie erwiesen sich als die stärkste kapitalistische Macht. England und Frankreich, die auf Basis ihrer ausgedehnten Kolonialreiche die Konkurrenz kapitalistischer Staaten zuvor dominierten, konnten sich militärisch nicht selbständig gegen Nazideutschland behaupten. Großbritannien wies enorme Kriegsschäden auf. Beide Staaten hatten sich für die Lieferung von Waffen, Treibstoff und Lebensmitteln während des Kriegs im großen Maße bei den Vereinigten Staaten verschuldet, im Falle Frankreichs kamen noch nicht getilgte Schulden aus dem Ersten Weltkrieg dazu. Das Zentralbankgold beider Länder war längst in die USA abgeflossen, wo sich etwa 70 Prozent der weltweiten Goldvorräte befanden. Und beide standen – nachdem US-Präsident Harry S. Truman weitere Lieferungen dringend benötigter Hilfsgüter auf Basis der sogenannten Lend-lease-Kredite abrupt gestoppt hatte – vor der finanziellen Pleite und dem wirtschaftlichen Kollaps.

    Bereits 1944, also noch vor Kriegsende, hatten sich die Alliierten inklusive der Sowjetunion und Vertreter weiterer Staaten im US-amerikanischen Bretton Woods in New Hampshire getroffen, um ein internationales Finanzsystem für die Zukunft zu vereinbaren. Auf Druck des weltgrößten Gläubigers USA einigte man sich auf ein System fester Wechselkurse, bei dem alle nationalen Währungen ein Verhältnis zum Dollar eingingen, der wiederum einen fixen Kurs zum Gold definierte: 1 Feinunze Gold = 35 Dollar, womit eine Art Golddeckung des Dollar behauptet wurde, auch wenn das de facto von Anfang an nicht stimmte, weil die emittierten Dollarsummen größer waren als der Wert der Goldbarren in Fort Knox. Die Sowjetunion, die in der Antihitlerkoalition mit den Westmächten kooperierte, unterzeichnete das Abkommen allerdings nicht, sondern kündigte für ihren Machtbereich ein eigenes System an – hier zeichnete sich bereits ab, dass es nach Kriegsende nicht lange dauern würde mit der öffentlich demonstrierten Harmonie unter den Alliierten.

    1945 kapitulierten Deutschland und – nachdem die USA mit den Atombombenabwürfen auf Hiroshima und Nagasaki abschließend noch ihre militärische Überlegenheit demonstriert hatten – auch Japan. Die Vereinigten Staaten hatten damit zwei ihrer größten Rivalen militärisch besiegt. Wesentlich ermöglicht wurde der Sieg durch die Bodentruppen der Roten Armee in Europa und den hinhaltenden Widerstand von Maos Volksbefreiungsarmee gegen die japanische Kolonialherrschaft in Asien. In der Sowjetunion waren 27 Millionen, in China 20 Millionen Kriegstote zu verzeichnen – dazu Zerstörungen in einem unfassbaren Ausmaß durch die Wehrmacht bzw. die japanischen Truppen. Das allerdings brachte weder der UdSSR noch der 1949 gegründeten Volksrepublik China Anerkennung ein, sondern sehr schnell einen Kalten Krieg: eine umfassende »Konkurrenz der Systeme« um die von den USA beanspruchte »Eine Welt« (US-Präsident Truman 1947), die mit dem Koreakrieg ab 1950 zunächst einmal sehr hitzig startete.

    Weil die USA sie für diese Auseinandersetzung gut gebrauchen konnte, wurden die Kriegsverlierer Deutschland und Japan – obwohl es zuvor noch Pläne zu ihrer vollständigen Deindustrialisierung gegeben hatte – schnell wieder zum Weltgeschäft und zur Staatenkonkurrenz zugelassen. Die beiden Länder durften sich mit Hilfe US-amerikanischer Kredite (Marshallplan bzw. Special Procurement) erneut zu konkurrenzfähigen Industrienationen hocharbeiten, damit sie den US-Vorhaben gegen den kommunistischen Block politisch nützlich sein und den USA zivile wie militärische Güter abkaufen konnten. Hunderttausende Anzeigen gegen gesuchte Massenmörder in Deutschland liefen in der Folge ins Leere, weil man die Nazis mit ihren Militärkenntnissen für die anstehende Auseinandersetzung gegen »den Kommunismus« wieder brauchte; ähnliches galt für Japan.

    Ironischerweise wurden die beiden zuvor verteufelten Nationen von der US-Außenpolitik finanziell teilweise besser behandelt als die Verbündeten Frankreich und Großbritannien. Letzteres hatte noch bis 2006 seine Kredite aus der Kriegs- wie Nachkriegszeit an die USA und Kanada zurückzuzahlen. Gegen die beiden westeuropäischen Staaten gab es aus US-Sicht nämlich noch etwas durchzusetzen, das im Zweiten Weltkrieg nicht »erledigt« worden war: Das exklusive Verfügungsrecht, das sich beide Kolonialmächte über große Teile der Welt herausnahmen, war sowohl nordamerikanischen Unternehmen wie dem US-Staat ein Dorn im Auge – ebenso wie die damit zusammenhängende Stellung des britischen Pfunds als Weltreservewährung.

    Trotz enormer Verschuldung (27 Milliarden Pfund Sterling, 270 Prozent des BIP) konnte die britische Regierung ihre Kolonien, vor allem Ägypten und Indien, noch ein paar Jahre lang zwingen, ihr Waren abzukaufen und Geschäfte sowie Schulden (auch einen Teil der Kriegsschulden!) in Pfund abzurechnen. Damit hielt Westminster die Nachfrage nach seiner Währung statt dem US-Dollar hoch; das änderte sich erst, nachdem diese Länder unabhängig geworden waren. Ab den 1950er Jahren wurde der Dollar auch als Weltreservewährung unangefochtene Nummer eins, nachdem er diesen Platz zuvor bereits im Handel und bei den Krediten errungen hatte. Der Dollar war das neue Weltgeld.

    Ungleiche Währungen

    Schon aus dem bisher Gesagten wird klar, dass Währung nicht gleich Währung ist. Obwohl alle Staaten, die ein nationales Geld herausgeben, den Anspruch erheben, dass dieses als Ausdruck von Wert gilt und Geldfunktionen (als Zahlungsmittel oder zur Wertaufbewahrung) wahrnehmen kann, gilt das in der Praxis längst nicht für alle Währungen. Ganz im Gegenteil.

    Zwar erkennen die Staaten durch Vereinbarung das Geld anderer Staaten an, nämlich als eines, das »irgendwie« dem von ihnen selbst herausgegebenen qualitativ gleich ist: Auch der Kip der Laoten, der Peso der Mexikaner und der Som der Kirgisen ist Geld, das heißt, sie drücken Wert in abstrakter, verselbständigter Form aus und bieten damit innerhalb der jeweiligen Landesgrenzen Zugriffsmacht auf Gebrauchsgüter aller Art, ebenso wie der US-Dollar oder früher die gute alte D-Mark. Dass man von vielen Geldern allerdings noch nicht einmal den Namen gehört hat (außer man hat diese Länder als Tourist besucht), zeigt freilich, dass sich die Währungen dieser Welt einigermaßen unterscheiden.

    Die meisten Gelder, obwohl aufwendig mit nationalen Symbolen bedruckt und frei handelbar, werden der Behauptung, »Geld zu sein«, nur sehr relativ und teilweise gar nicht gerecht. Sie werden zwar innerhalb des Staats, der sie herausgibt, als Kaufmittel benutzt. Ansonsten gibt es allerdings keine nennenswerte Nachfrage nach ihnen, sie sind an den Devisenbörsen kaum präsent. Ihr Kurs kennt meist nur eine Richtung: nach unten. Oft werden sie alle paar Jahre per Währungsreform durch eine neue ersetzt oder verlieren einige Nullen.

    Das läuft vor allem deswegen so, weil die Geschäftsleute dieser Nationen aus ihrer Einbindung in den internationalen Wettbewerb der Standorte, die seit Einführung des Bretton-Woods-Systems für alle gilt, die zur »freien Welt« gehören, zuwenig machen können. Sie veräußern wenig Produkte am Weltmarkt und müssen mehr importieren als sie verkaufen – die nationale Handelsbilanz ist negativ. Der Standort bietet auswärtigen Geschäftsleuten wenig attraktive Geschäftsgelegenheiten; es kommt wenig Kapital ins Land, um zu investieren. Insgesamt also verdient die Nation schlicht vergleichsweise zu wenig Geld am Weltmarkt. In der Bilanz häuft das Land, das mit dieser Währung wirtschaftet, Schulden an – denen es durch vermehrte Geldemission begegnet, mit der Folge, dass sich das Geld weiter entwertet: es gilt alsbald als »Weichwährung«.

    Als Hüter ihrer jeweiligen nationalen Währung müssen viele Staaten mit einem solchen Resultat umgehen. Dafür haben sie einige Varianten entwickelt, die hier nur angedeutet werden können. Sie reichen von regelmäßiger Abwertung (in Systemen fixer oder verbundener Wechselkurse) über Währungsreformen (Ersatz einer Währung durch eine neue), »currency boards« (wobei die eigene Währung an eine Hartwährung gebunden wird, was bedeutet, dass die Fähigkeit zur Emission von Geld gedeckelt, das heißt an die Existenz der gewählten Hartwährungsdevise gebunden ist) bis hin zum Ersatz der eigenen Währung durch Einführung einer ausländischen »Hartwährung« als inneres Zahlungsmittel.

    Die Staaten, die über eine der wenigen Hartwährungen auf der Welt verfügen, sind dagegen per Saldo zu einer erfolgreichen Teilnahme an der Weltmarktkonkurrenz in der Lage. Sie verfügen über kapitalistische Standorte, an denen erstens produktive Ausbeutung stattfindet, deren Ergebnisse in alle Welt verkauft werden können und die ihrerseits ausländisches Kapital anziehen; deren Unternehmen zweitens bereits so erfolgreich akkumuliert haben, dass sie auf der ganzen Welt investieren, und/oder bei denen sich drittens ein erfolgreicher Finanzsektor entwickelt hat, bei dem sich Geld aus aller Welt einfindet, um auf Aktien zu spekulieren oder an der Verschuldung des Staates zu verdienen. Die Unternehmen dieser Staaten verdienen am Rest der Welt. Umgekehrt investieren ausländische Firmen in den wachstumsträchtigen Standort und tragen zur Expansion der nationalen Geschäftstätigkeit bei. Als Resultat landet in allen Fällen auswärtiges Geld bei der Zentralbank, das als wachsender Devisenschatz die Solidität der betreffenden Währung bezeugt und heimischen Unternehmern jederzeit Zugriff auf wichtige Rohstoffe und billige ausländische Waren gewährleistet.

    Das Weltgeld bzw. die »Leitwährung« ist aus dieser Gruppe noch einmal deutlich herausgehoben. Dieses Label drückt aus, dass die entsprechende Währung in der gesamten (marktwirtschaftlich rechnenden) Welt als Ausdruck von Wert anerkannt ist und weltweit unmittelbar als Zugriffsmittel auf Reichtum funktioniert. Zu dieser aus der Menge der Währungen herausragenden Position unmittelbaren »Weltgeldes« bringt es ein nationales Geld, wenn die ihm zugrunde liegende Ökonomie den restlichen Weltmarktteilnehmern spürbar überlegen ist. Alle Welt braucht das Geld dieser Nation, um die dort erzeugten Waren (fortgeschrittene Technologie für eine konkurrenzfähige Produktion von Waren und Rüstungsgütern) zu kaufen. Deshalb wird es freudig begrüßt, wenn Unternehmer dieses Landes kommen und »business« machen, Dollars investieren oder mit Dollarkrediten Geschäfte anstoßen. Angesichts des üblichen relativen Wertverfalls der eigenen Währung wollen Geldbesitzer der ganzen Welt ihr verdientes Vermögen am liebsten in besagter Weltwährung aufbewahren und dabei noch Zinsen kassieren. Sie gilt als »safe haven« – als »sicherer Hafen«, auf den auch und gerade in ökonomischen und politischen Krisen im eigenen Land oder weltweit Verlass ist (dieses Bedürfnis befriedigte lange Jahre auch die Schweiz mit ihrer besonderen Stellung des Franken). Das alles bringt eine verlässliche Nachfrage nach der Währung des Landes mit sich, das sowohl in Geschäfts- wie in Gewaltfragen allen anderen überlegen ist. Das waren nach 1945 die USA, deren »greenback« deshalb das britische Pfund Sterling als Weltgeld ablöste.

    Umgekehrt: Über das Weltgeld zu verfügen, brachte dem US-Staat in den folgenden Jahrzehnten enorme Vorteile ein. Denn jeder Papierzettel, den die US-Notenbank emittierte, konnte unmittelbar auf den Reichtum der gesamten Welt zugreifen – ob auf Rohstoffe oder produzierte Waren. Mit ihren Dollars konnten die US-Geschäftsleute überall in der Welt Geschäfte anstoßen und damit gutes Geld verdienen. Und zugleich erweiterten die in Dollar auf der ganzen Welt getätigten Handels- und sonstigen Geschäfte auf Basis der weltweiten Nachfrage nach der Leitwährung die Möglichkeit des US-Staats, sich zu verschulden, das heißt, weitere Mittel für die Förderung seiner Zwecke aufzubringen, ob in der Form strategischer Kreditierung auswärtiger Geschäftsbeziehungen (wie beim Marshallplan) oder direkter Gewaltmittel, die die US-Macht voranbringen sollten. Eine wahrhaft produktive Symbiose von Geschäft und Gewalt!

    »Unsere Währung, euer Problem«

    Für ihren Krieg gegen Vietnam – Frankreich als die von der antiimperialistischen Nationalen Front für die Befreiung Südvietnams (»Vietcong«) angegriffene Kolonialmacht war nicht in der Lage, zu gewinnen; die USA wollten nach China und Nordkorea kein weiteres kommunistisches Land in der »Dritten Welt« dulden und »übernahmen« den Krieg, nachdem sie sich einen Vorwand dazu verschafft hatten – machten die Vereinigten Staaten von dieser besonderen Möglichkeit, sich zu verschulden, ziemlich hemmungslos Gebrauch. Die Kosten für Truppenpräsenz und Waffen zwischen 1965 und 1973 sowie für die Veteranenrenten beliefen sich nach heutigen Maßstäben auf geschätzt zwischen 662 Milliarden und einer Billion US-Dollar. Dies führte in den USA ab 1965 zu hohen Inflationsraten, die in den 1970er Jahren sogar zweistellig wurden.

    Damit entwerteten sich die von den westlichen Partnern mühsam angesammelten Dollarbestände, die ihnen Zugriff auf US-Waren ermöglichen und die Seriosität ihres eigenen Nationalkredits belegen sollten. Der französische Finanzminister Giscard d’Estaing kritisierte deshalb schon in den 1960er Jahren das »exorbitante Privileg«, das sich die USA eingeräumt hatten. Frankreichs Präsident de Gaulle stellte die behauptete Gleichung des Goldstandards (35 Dollar für eine Feinunze Gold) praktisch auf die Probe und ließ per Schiff 350 Tonnen Gold im Tausch gegen Dollar nach Frankreich holen.

    Als Reaktion beendete die US-Regierung 1971 den Goldstandard schlagartig (»Nixon-Schock«) und zog das Versprechen von Bretton Woods einfach aus dem Verkehr: Ein Recht auf Umtausch ihrer verdienten US-Dollars in Gold hatte die restliche Staatenwelt damit nicht mehr – sie konnte sehen, was sie mit ihren Dollarschätzen noch kaufen konnte. Umgekehrt galt für die USA: Dass der inflationierende Dollar erheblich weniger an Wert repräsentierte (man stetig weniger für ihn kaufen konnte) als andere Staaten auf Basis der nach wie vor fixen Wechselkurse für ihn zu zahlen hatten, war für sie eindeutig vorteilhaft. Der Dollar war damit – wie es der US-Finanzminister John Connally formulierte – »unsere Währung, aber euer Problem«.

    1969 wertete die deutsche Regierung unter Willy Brandt die D-Mark zunächst um 8,5 Prozent auf und beschloss im Mai 1971, angesichts der »Dollarschwemme« und immer schneller steigenden Dollarbeständen bei der Bundesbank den Kurs komplett freizugeben. Das ließ den Dollarkurs erheblich sinken. Japan und andere folgten der deutschen Politik 1973. Schließlich wurde offiziell das Ende des Bretton-Woods-Abkommens verkündet. Der US-Dollar sank bis Ende der 1970er Jahre auf unter 1,80 gegenüber der D-Mark.

    Die Entstehung des »Petrodollars«

    1973 schlossen die USA auf Vorschlag von Henry Kissinger ein informelles Abkommen mit den Golfstaaten. Seine Bestandteile: Erstens, der wichtigste Rohstoff der kapitalistischen Welt, das Erdöl – notwendig für Energieerzeugung, den stetig wachsenden Waren- und Personenverkehr und wesentlicher Grundstoff der Petrochemie – sollte ausschließlich in Dollar gehandelt werden. Zweitens: Der größte Teil jener Dollars, die den Herrschern am Golf als Gebühr für ihre Hoheit über die Ölquellen zugestanden wurden, sollte in die USA zurückfließen und dort für Waffenkäufe oder in Aktien bzw. Staatsanleihen lukrativ angelegt werden. Drittens: Dafür boten die USA diesen »Staatsgebilden« militärischen Schutz an – mehr als ein Dutzend Militärbasen wurden in diesen Ländern errichtet – und sicherten sich auf diese Art und Weise die für sie unverzichtbare »Stabilität« in der in Sachen fossile Rohstoffe wichtigsten Region der Welt.

    Der US-Außenpolitik gelang es damit, erneut eine verlässliche Nachfrage nach Dollar zu etablieren – eine Quelle, die relativ unabhängig vom Geschäft der eigenen Unternehmen funktionierte. Sie verstärkte die Rolle der amerikanischen Währung bei den täglichen Handelsgeschäften der gesamten kapitalistischen Welt, die darauf fußt, dass allein der US-Dollar in der nötigen Quantität für das Volumen der internationalen Geschäfte vorhanden ist. Nicht nur beim Rohöl, sondern bei fast allen Außenhandelsgeschäften größeren Ausmaßes findet kein direkter Tausch von Währungen statt. So werden beispielsweise nicht »britische Pfund gegen brasilianische Real getauscht«, sondern »Pfund gegen Dollar und dann Dollar gegen Real« (FAZ, 30.7.2011).

    Zwischen 1970 und 1990 wuchsen die Importe der US-Wirtschaft rasant (von 55,8 Milliarden auf 629,7 Milliarden US-Dollar, also mehr als eine Verzehnfachung). Neben bereits etablierten Lieferländern wie Kanada und Mexiko traten als neue Lieferanten vor allem Japan, Südkorea und Deutschland auf den Plan. Sie verkauften Autos, Stahl und Unterhaltungselektronik. In der Folge machten viele Unternehmen in den USA dicht – vor allem in der Auto- und Stahlindustrie. Nachdem das US-Kapital viele Jahrzehnte die Konkurrenz dominiert hatte, produzierten nun die Fabriken in Japan, Südkorea und Deutschland sowohl billiger als auch innovativer. Die USA sahen darin kein Problem – schließlich verdienten ihre Unternehmen auch am Handel mit den auswärtigen Waren, das Wachstum in den USA basierte sowieso mehr und mehr auf dem der US-Finanzwelt und die nun erstmals negative Handelsbilanz konnten sie ohne Weiteres durch ihre expansive Geldpolitik bewältigen. Dank der besonderen Stellung ihrer Währung war das für sie – im Unterschied zu anderen Ländern – kein Problem. Zugespitzt gesagt: Die USA konnten die Arbeiterklassen anderer Länder für sich schuften lassen und bezahlten die Produkte mit ihrem Kreditgeld. Das war eine geradezu traumhafte Konstellation, die die Vereinigten Staaten mehrere Jahrzehnte lang für sich nutzen konnten (ab den 1980er Jahren auch gegenüber China).

    Für die Arbeiterklasse in den USA galt diese Gleichung allerdings nicht. Die musste sich ihre Dollars selbstverständlich wie gehabt mühsam durch die Vermehrung fremden Eigentums verdienen und fand dafür immer weniger Arbeitsplätze, deren Lohn reicht, um die Lebenshaltungskosten einer Familie zu decken. Der US-Ökonom Richard D. Wolff weist darauf hin, dass in die 1970er Jahre auch der Beginn der billigen Konsumentenkredite fällt, mit denen die Lohnabhängigen in »God’s own country« seitdem ganz wesentlich ihren Alltag bestreiten. Ein einträgliches Geschäft für die amerikanischen Banken, eine sozialbefriedende und zugleich disziplinierende Art, wie die vom Lohn Abhängigen ihr Leben mit immer prekäreren Arbeitsverhältnissen, diversen Kreditkarten, Hypothekendarlehen und Autokrediten irgendwie über die Runden bringen und zusammen mit den dortigen Studenten, deren Ausbildung ebenfalls meistens auf Kredit basiert, inzwischen unter einer Schuldenlast von 5,15 Billionen stehen.

    Die »Reagonomics«, das heißt die Wirtschaftspolitik unter Ronald Reagan in den 1980er Jahren, zeichnete sich durch eine Verknüpfung von hohen Zinsen und enormen Steuererleichterungen für das Kapital aus. So sollte gleichzeitig ein wirtschaftlicher Boom angestoßen und eine Staatsverschuldung in bisher ungekanntem Maß für das finale »Totrüsten« der Sowjetunion ermöglicht werden. Um sich für die Finanziers aus aller Welt attraktiv zu machen, zahlten die USA auf ihre Staatsschulden Zinsen im zweistelligen Bereich. Eine stetige Erhöhung der Staatsverschuldung, die Ende der 1980er Jahre erstmals auf mehr als 60 Prozent des BIP stieg, wurde für Projekte wie die Strategic Defense Initiative (SDI, in Deutschland »Krieg der Sterne« genannt), das die nuklearen Fähigkeiten der Sowjetunion im Weltraum entwerten sollte, in Kauf genommen.

    Mit Erfolg: Die sozialistische Planwirtschaft konnte dem kreditfinanzierten Rüstungswettlauf des kapitalistischen Westens nicht standhalten – Michael Gorbatschow beendete den Kalten Krieg einseitig. Der Dank des Westens bestand in der Ausweitung der NATO um 14 Staaten, wodurch das Bündnis 1.000 Kilometer nach Osten und direkt an die russischen Grenzen vorrückte.

    Politische Ökonomie: Weltpolizist in Bedrängnis
    ►https://www.jungewelt.de/artikel/530415.politische-%C3%B6konomie-weltpolizist-in-bedr%C3%A4ngnis.html

    24.9.2026 von Renate Dillmann - Die »freie Konkurrenz«, zu der die USA alle verpflichtet haben, lässt Rivalen aufsteigen. Im Kampf um die Fortdauer ihrer Hegemonie unterminieren die Vereinigten Staaten die Prinzipien ihrer Weltordnung. Die Rolle des Dollars als Weltgeld (Teil 2 und Schluss)

    Seit dem als »Ende der Geschichte« deklarierten Sieg der USA im »Kalten Krieg« beherrscht der zunehmend finanzgetriebene US-Kapitalismus ab 1990 tatsächlich »eine«, nämlich eine »globalisierte Welt«, die dem westlichen Kapital – mit Ausnahme von für die Weltwirtschaft vernachlässigbare, aber um so heftiger angefeindete Länder wie Nordkorea und Kuba – komplett für sein Business offensteht. Die US-Unternehmen haben weltweit Zugriff auf billige Rohstoffe. Ihre Bevölkerung und die der anderen westlichen Staaten wird mit billigen Waren, die mehr und mehr aus China kommen, beliefert – so können die Löhne niedrig bleiben und selbst Bürgergeld-, bzw. Grundsicherungs-Empfänger überleben.

    Gleichzeitig können sowohl US-Firmen wie die US-Regierung davon ausgehen, dass ihnen permanent Geld aus der ganzen Welt zufließt. Schließlich können Anleger gar nicht grundlegend schief liegen, wenn sie auf US-Aktien oder US-Staatsanleihen spekulieren. Sie setzen damit letzten Endes immerhin auf die Weltmacht, die allen anderen ökonomisch wie militärisch haushoch überlegen ist, im Ernstfall ihren Erfolg also erzwingen kann.

    Die weltweit wichtigen industriellen Produktionsstandorte – denn tatsächlich braucht es auch im Zeitalter des finanzgetriebenen Kapitalismus noch die Herstellung von Produkten, von denen die Menschen materiell leben können – liegen in Japan, Deutschland und zunehmend in China. Aus Sicht der US-Unternehmen ist das weiterhin kein Problem: In Europa, besonders aber mit der »Werkbank der Welt« verdienen sie extrem gut. Nicht nur Apple macht mit Hilfe seiner Investitionen im Reich der Mitte satte Gewinne, wobei sowohl die billigen Löhne wie die langsam entstehende Zahlungsfähigkeit dort ausgenutzt werden.

    Einige Jahrzehnte lang konnten die USA ihre Sonderstellung nutzen: Der Weltgeldqualität ihrer Währung brachte ihnen nicht nur einen ökonomischen Sondervorteil, sondern war auch Mittel und Garant beim Ausbau ihrer militärischen Dominanz. Damit brachten es die USA zwischen 1990 und 2020 de facto zu einem Weltgewaltmonopol. Ihre Kriege, der 1. Golfkrieg, Jugoslawien, Afghanistan, der 2. Golfkrieg, bis auf den ersten übrigens allesamt Verstöße gegen das Völkerrecht, waren »Weltordnungskriege«, die vom Standpunkt unbestrittener Überlegenheit als »Einsätze« eines »Weltpolizisten« geführt wurden und der Welt deutlich machten, dass die Vereinigten Staaten jeden zum Schurken erklärten Staat in Schutt und Asche bomben können – das war ihr unipolares Moment.

    In der Bilanz brachten diese Kriege den USA zwar den ein oder anderen politischen oder ökonomischen Nutzen ein. Das konnte ein US-Militärstützpunkt im Kosovo sein, Mitspracherecht über das irakische Öl und dergleichen. Ansonsten aber blieb das Resultat zweifelhaft: zerrüttete Staaten bzw. ganze Weltgegenden, in denen sich schnell (wieder) antiamerikanischer Widerstand formierte (wie etwa vom IS und den Taliban) – und eine Menge Staatsschulden. Michael Fuchs, Direktor der Open Society Foundation, beziffert die Kosten dieser Kriege auf acht Billionen US-Dollar.¹ Allerdings: Dank des Petrodollar-Systems und des Ankaufs von US-Staatsschulden durch Japan und immer mehr auch China, das seine am Weltmarkt verdienten Dollars in US-Anleihen anlegte und so seine eigene Währung »unterfütterte«, blieb das erst einmal ohne größere Konsequenzen.²
    Aufstieg der Konkurrenten

    Ab dem Jahr 2000 löste Wladimir Putin in Moskau Boris Jelzin ab – und damit eine russische Regierung, die mehr oder weniger zum Spielball des Westens geworden war und den Ausverkauf der Ressourcen des Landes zugelassen hatte. Putin konsolidierte die russische Wirtschaft auf Basis des Öl- und Gasgeschäfts und machte die Oligarchen, die sich in den »wilden Jahren« nach dem Ende der UdSSR Betriebe und Ressourcen angeeignet hatten, mit einer Kombination von Angeboten (Legalisierung ihrer Praxis) und Druck (gegen Einmischung in die Politik und auch unerwünschten Ausverkauf weiterer Ressourcen) zu national produktiven Kräften. Der russische Staat trat in Georgien (2008) und in dem vom Westen befeuerten Krieg in Syrien (ab 2015) wieder als Macht auf, die in Rechnung zu stellen ist.

    Die EU führte ab 1999 den Euro ein – erklärtermaßen, um dem Dollar als Weltgeld Konkurrenz zu machen³, also eine der wesentlichen Stützen der US-Macht zu schwächen. Jede der europäischen Währungen, selbst die starke D-Mark, war für sich genommen quantitativ (bezogen auf den Umfang der in dieser Währung stattfindenden Geschäfte) schlicht zu klein für ein solches Unterfangen. Die polit-ökonomische Neuheit einer Gemeinschaftswährung bedeutete zwar für die beteiligten Staaten einen Verzicht auf ein wesentliches Mittel ihrer staatlichen Souveränität und trägt einige Widersprüche in sich. Sie eröffnete den europäischen Führungsnationen allerdings auch neue Möglichkeiten ihrer Konkurrenz, während die »Weichwährungsländer« vor allem auf die Aussicht setzten, sich günstiger verschulden zu können. Auch wenn zunächst nur elf der damals 15 EU-Staaten beim Euro-Projekt mitmachten, konnte sich der Euro auf einen Markt von 370 Millionen Einwohnern stützen, wobei die von Deutschland durchgesetzten strengen Vorgaben für die Neuverschuldung der teilnehmenden Staaten (»Maastricht-Kriterien«) seine Stabilität als Mittel der Durchsetzung gegen den US-Dollar garantieren sollten.

    Vor allem aber stieg China, das 2003 nach langen Verhandlungen der WTO beitrat, zur wirtschaftlichen Großmacht auf. Obwohl in der Finanzkrise von 2008 selbst hart getroffen, zeigte sich das Land durch gigantische staatliche Konjunkturmaßnahmen im Umfang von umgerechnet circa 586 Milliarden US-Dollar, die in Flughäfen, Eisenbahnen, Straßen und den Bau von Wohnraum investiert wurden, als »Konjunkturlokomotive für die Welt«. Beim Internationalen Währungsfonds verhinderten die USA ein größeres Mitspracherecht Chinas bei der Vergabe von IWF-Krediten. Damit verweigerten sie der Volksrepublik die Anerkennung ihrer gewachsenen Bedeutung für die Weltwirtschaft. Der Ärger darüber war eines der Motive für die formelle Gründung der BRICS im Jahr 2009, einer Gemeinschaft von Staaten, die sich von der bisherigen Dollar-Weltordnung benachteiligt sehen, und die inzwischen zehn Staaten umfasst. Neben den Gründungsstaaten Brasilien, Russland, Indien, China und Südafrika sind das mittlerweile auch Ägypten, Äthiopien, Indonesien, Iran und die Vereinigten Arabischen Emirate.

    2013 rief der chinesische Präsident Xi Jinping die »Neue Seidenstraße« (Belt and Road Initiative) aus, ein riesiges Infrastrukturprojekt in Asien, Afrika und Südamerika. Es soll Chinas Exporte unter anderem mit sechs parallel laufenden Eisenbahnverbindungen Richtung Europa gegen Boykottmaßnahmen der USA absichern und den chinesischen Unternehmen neue Handels- und Investitionsmöglichkeiten erschließen. Zur Finanzierung gründeten die Chinesen die Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB), zu der sie alle Staaten einluden und der sich – sehr zum Unwillen der USA – bis heute 111 Staaten angeschlossen haben, darunter auch viele westliche. Die Volksrepublik selbst ist mit fast 30 Prozent größter Anteilseigner. Mit diesen Projekten will China unter anderem seinen gigantischen Schatz an US-Dollar-Devisen, der zu einem großen Teil in US-Staatsanleihen angelegt war (1,3 Billionen US-Dollar im Jahr 2013), produktiv loswerden. Was in den Jahren des Aufstiegs als Ausweis der Werthaltigkeit der chinesischen Währung gebraucht wurde, gilt nun als Belastung, auch, weil der hemmungslose und »unökonomische« Gebrauch, den der US-Staat in Kriegen und Krisen von seiner Währung machte, sie mehr und mehr entwertete.

    Die Volksrepublik benutzt deshalb die durch ihren erfolgreichen Kapitalismus verdienten Dollars für weitere (kreditfinanzierte) Erschließungsmaßnahmen, die Staaten in Süd- und Zentralasien, aber auch Afrika und Südamerika wirtschaftlich entwickeln und politisch auf China beziehen sollen. Gleichzeitig werden damit die bisherigen Überseehandelswege durch kontinentale Routen ergänzt und strategisch abgesichert. Dazu tritt – auch wegen des Klimawandels – die Möglichkeit des Auf- und Ausbaus der neuen Nordostpassage, also des Seewegs durch das Nordpolarmeer. Bis zum Sommer 2026 waren die US-Staatsanleihen in China bereits auf 633 Milliarden Dollar abgeschmolzen. Nachdem die Volksrepublik jahrelang der »Topfinanzier« der USA war (und auf diese Art und Weise auch die US-Kriege in Afghanistan und gegen den Irak ebenso wie Hunderte von Milliarden, die in die US-Aufrüstung fließen, ermöglicht hat), liegt China nun hinter Japan (1,2 Billionen) und Großbritannien (890 Milliarden) auf Platz drei.

    Während Russland vor allem als politische und militärische Größe Berücksichtigung verlangt, greifen die EU mit ihrem Euro und China mit seinen Produktivkräften die ökonomische Basis der US-Macht an. So sieht es jedenfalls das Imperium und reagiert auf diese Veränderungen, indem es die Kapitalakkumulation im Land neu in Schwung bringen will und seinen Konkurrenten den Kampf ansagt
    Zum Dollar zwingen

    2015 hoben die USA das Exportverbot für US-Öl und -Gas auf. Von da an wurde das Land auf der Basis der neuen Fracking-Technologie mit all den Rücksichtslosigkeiten gegenüber Menschen und Umwelt, die zu einem solchen Programm selbstverständlich dazugehören, zum weltgrößten Ölexporteur. Rohöl, Erdölprodukte und Flüssigerdgas sind inzwischen die wichtigsten US-amerikanischen Exportprodukte. Gleichzeitig versucht das Weiße Haus mit einer Mischung aus Erpressung (vor allem durch Zölle) und lukrativen Angeboten, im Inland eine Reindustrialisierung in Gang zu setzen. Heimische Unternehmen sollen ihre ausländischen Produktionsstandorte zurück in die USA verlegen und ausländische Firmen sollen durch Zolldrohungen, Steuervorteile und niedrige Energiekosten in die USA gelockt werden – etwa durch Joseph Bidens »Inflation Reduction Act« von 2022.

    Der Ukraine-Krieg wurde von den USA unter Präsident Biden vor allem deshalb befeuert und der osteuropäische Staat als Stellvertreter aufgebaut, um Russland als möglichen Verbündeten der Volksrepublik China zu schwächen. Er wurde zugleich genutzt, um Russlands Energiegeschäft zu dezimieren, das eigene aufzuwerten und die Europäer, vor allem Deutschland, von ihrem Zugriff auf billige russische Rohstoffe zu trennen.

    Schon früher wurden sämtliche Versuche von Ölförderländern, anders als in US-Dollar zu fakturieren, hart bestraft. Es gibt Deutungen des Irak-Kriegs von 2003 – der als Teil des »Anti-Terror-Kriegs« ausgegeben wurde, obwohl die Iraker mit dem Anschlag vom 11. September nichts zu tun hatten und auch nicht dabei waren, »Massenvernichtungswaffen« zu entwickeln, wie der US-Außenminister Powell vor der UNO behauptet hatte (was er auf dem Sterbebett bereut haben soll) –, dass der Hauptgrund darin lag, dass Saddam Hussein sich der Todsünde schuldig gemacht hatte, seine Ölverkäufe ab dem Jahr 2000 in Euro abzuwickeln. Libyens Führer Muammar Al-Ghaddafi ging 2009 noch weiter und plante die Ablösung des Petrodollars durch eine neue goldgedeckte panafrikanische Währung, den Gold-Dinar. Das Ende beider Herrscher ist bekannt – und ebenso, welch »annehmliche« Zustände für die jeweiligen Bevölkerungen die »Befreiung« ihrer Länder mit sich gebracht hat.

    Auch die Entführung des venezolanischen Präsidenten Nicolás Maduros ist in diese Reihe von Beispielen einzuordnen. Seit 2017 hatte das venezolanische Ölministerium den Handel auf Yuan umgestellt. Das wurde von Washington umgehend rückgängig gemacht: »Seit der Entmachtung Maduros wird das Ölgeschäft des südamerikanischen Landes wieder fest in US-Dollar betrieben. Die US-Regierung verkauft einen Teil des venezolanischen Öls selbst und überweist einen Teil der Einnahmen an die Regierung in Caracas, alles in US-Dollar, natürlich.« (Der Standard, 11.4.2026) Und Lindsey Graham, inzwischen dahingeschiedener US‑Senator aus South Carolina, formulierte als wichtiges Ziel des Krieges gegen den Iran: »Eine Gefahr, die von diesem ganzen Debakel ausgeht, besteht darin, dass es dem Dollar schaden wird, wenn wir zulassen, dass Öl in der chinesischen Währung gehandelt wird.« (ebd.)

    Selbstverständlich geht es in diesen Fällen nicht nur um die Frage, in welcher Währung das Öl- bzw. Gasgeschäft abgewickelt wird. Die USA beanspruchen ebenso selbstverständlich, dass sie über die Verwendung der fossilen Brennstoffe (An wen wird verkauft? Was wird mit den Erlösen finanziert?) mitzuentscheiden haben. Damit maßen sie sich an, die Konkurrenz auf einem ziemlich hohen Level entscheidend zu moderieren, um es vorsichtig zu formulieren. Dass etwa die Konkurrenten Deutschland und China relativ günstig auf Energie zugreifen konnten, war aus US-Sicht ein nicht hinzunehmender Wettbewerbsvorteil, den sie ausschalten wollten. Im Fall der Nord-­Stream-Pipeline ist das mit Ansage gelungen und auch in Venezuela haben sich die USA durch die Entführung Maduros Verfügungsrechte über den Ölverkauf verschafft. Im Iran-Krieg ist es eines der (bisher nicht erreichten) Kriegsziele, den Fluss von iranischem Öl nach China zu behindern. Nicht zuletzt nehmen es die Vereinigten Staaten diversen Staaten bis heute übel, dass sie ihre Öl- und Gasindustrie in Gegnerschaft zu den USA nationalisiert und die US-Unternehmen aus dem Geschäft gedrängt oder ihnen schlechte Bedingungen eingeräumt haben. Das alles spielt ebenfalls eine Rolle, wenn man auf Rivalitäten der »Staatengemeinschaft« blickt.

    Aber sehr weit oben rangiert die Frage des »Petrodollars« – also die, in welcher Währung das Weltenergiegeschäft abgewickelt wird. Sie ist für die Freiheit der US-Politik beim Umgang mit ihrer Verschuldung enorm wichtig – gerade wegen der zuverlässigen Nachfrage nach riesigen Dollartransfers (allein der physische Verkauf von Öl liegt täglich bei etwa zehn Milliarden US-Dollar; rechnet man alle Formen von Spekulation rund um das »schwarze Gold« dazu, dann geht es um 200 bis 300 Milliarden).
    Die Konkurrenz weicht aus

    Nachdem die USA Änderungen in den meisten Fällen brachial verhindern konnten, kommt die Ablösung des US-Dollars nun allerdings als Folge der vom Westen ausgerufenen Sanktionen gegen Russland in Schwung. China importiert inzwischen fast die Hälfte der russischen Ölverkäufe und deckt damit 23 Prozent seines Bedarfs; beim Gas sind es 30 Prozent. Das Geschäft wird zu 99 Prozent in Yuan oder Rubel abgewickelt. Das Öl- und Gasgeschäft zwischen Russland und Indien wird in Rubel oder einem Rupien-Rubel-Mechanismus abgerechnet; der Umfang beträgt etwa 70 Milliarden Dollar. Und so weiter. China hat für interessierte Staaten und Unternehmen ein eigenes Zahlungssystem entwickelt (Cross-Border Inter-Bank Payment System), um künftig Störungen im Zahlungsverkehr – wie im Falle des Ausschlusses Russlands aus dem Bankenkommunikationssystem SWIFT – vermeiden zu können.

    Gleichzeitig verkaufen sich die US-Staatsanleihen längst nicht mehr reibungslos. Auch hier hat der Ukraine-Krieg mit der Beschlagnahmung der russischen Konten eher »demotivierend« gewirkt: Die Gläubiger der Vereinigten Staaten müssen sich fragen, was sie im Falle eines Falles an »Wert« in der Hand haben. Daneben wirken Inflationsargumente und eine zunehmende Beunruhigung über die schiere Höhe der US-Schulden, die seit 1990 von vier Billionen auf 40 Billionen angestiegen sind. In den letzten zehn Jahren haben sie sich verdoppelt, das heißt, der Anstieg beschleunigt sich extrem. Zudem beanspruchen die großen KI-Kapitale enorm viel Kredit für ihre Konkurrenz gegen China und treten auf den Anleihemärkten als Konkurrenten des Staats auf. »Die Märkte« trotzten in den vergangenen Wochen mehreren Versuchen des US-Finanzministeriums, die Anleihezinsen nach unten zu drücken. Mit dem vorläufigen Resultat, dass die USA aktuell drei Milliarden Dollar für Zinsen zu zahlen haben – täglich. Umgekehrt treibt diese Entwicklung den Finanzbedarf des Finanzministeriums immer schneller hoch.

    Im April 2026 – nachdem der Iran auf den Angriff der USA mit Attacken auf die Golfstaaten reagiert und die Straße von Hormus gesperrt hatte, was heftige Einbrüche der Finanzmärkte dieser Länder zur Folge hatte – richtete die amerikanische Notenbank FED auf Vorschlag des Finanzministers Scott Bessent eine Swap-Linie für diese Staaten (vor allem die Vereinigten Arabischen Emirate) ein, zunächst auf 5,4 Milliarden Dollar begrenzt, mit der Option auf eine unbegrenzte Liquiditätsbereitstellung (Swaps sind Vereinbarungen über den Austausch zukünftiger Zahlungsströme, jW). Im Juli 2026 unterstützten die USA Japan beim Kampf gegen ein weiteres Sinken des Yen-Kurses in einer als »historisch« bezeichneten gemeinsamen Aktion zur Stützung der Währung. In beiden Fällen war das Vorgehen der US-Politik vor allem durch die Sorge bestimmt, dass die betroffenen Staaten ihre Notlagen mit dem Verkauf von US-Staatsanleihen bewältigen würden. Die US-Politik, die sich früher auf eine stetige Nachfrage nach ihren Anleihen und damit auf den Zufluss neuer Finanzmittel aus der ganzen Welt verlassen konnte, steht auf diesem Feld also vor einigen Problemen.

    In diversen Finanzforen wird behauptet, dass die USA sich aus dieser für sie misslichen Situation dadurch befreien wollen, dass sie Alliierte und Freunde zum Behalten bzw. Kaufen von US-Staatsanleihen zwingen werden. Das wäre der Übergang von den bisherigen Angeboten, die auch den Anleihekäufern nutzten, zu einer neuen Form von Tributzahlungen. Ähnliche Ideen lanciert US-Präsident Donald Trump in anderen Bereichen: Demnach will er für die US-Stützpunkte ebenso rückwirkend Geld verlangen wie für die Hunderte Milliarden US-Dollar Militärhilfen an die Ukraine, die diese – das heißt natürlich an erster Stelle die EU – zurückzahlen soll.
    Kampf mit allen Mitteln

    Die Geschichte der produktiven Symbiose von militärischer Gewalt und Dollarmacht, mit der die Vereinigten Staaten seit 1945 in besonderer Art und Weise von der Ausnutzung der Welt profitieren konnten, zeigt, wie nützlich ein Weltkrieg für eine kapitalistische Großmacht sein kann. Während in Europa und Asien Dutzende Millionen Menschen starben und die Kontinente zu großen Teilen verheert wurden, schrieb die siegreiche Macht Erfolgsgeschichte.

    Eben die wird jetzt durch den Aufstieg von Rivalen in der von den USA selbst geschaffenen Weltordnung an einigen entscheidenden Stellen in Frage gestellt. Dagegen kämpfen die Vereinigten Staaten gerade an allen Fronten und mit allen Mitteln. Sie sind dabei ohne weiteres bereit, die bisher geltenden Prinzipien ihrer Ordnung – anerkannte souveräne Staaten konkurrieren in einer Welt des offenen Handels- und Kapitalverkehrs um ihren eigenen Nutzen – über Bord zu werfen, wenn sie ihnen nicht mehr nützlich sind. Damit stellen sie klar, wie sehr die heiligen »Werte« und »Regeln« des Westens Mittel des US-amerikanischen Nutzens zu sein haben – ansonsten relativiert sich ihre Nützlichkeit (und damit auch ihre Unantastbarkeit) für eine irgendwie berechenbare »friedliche« Konkurrenz umgehend.

    Gleichzeitig unterminieren die Mittel, die sie in diesem Kampf einsetzen, die von ihnen selbst durchgesetzten Grundlagen des weltweiten Geschäfts. Die Souveränität von Staaten wird angegriffen, Verträge werden heute geschlossen und morgen gebrochen, Zölle erhoben und gesenkt, Allianzen für ökonomische Erpressungsmanöver missbraucht, Dollarbestände anderer Staaten werden enteignet und das internationale Zahlungssystem als politische Waffe benutzt. Damit stellen die USA die Berechnungen sämtlicher Staaten – ob Freund oder Feind – in Frage. Das ist nicht einfach der Wahnsinn eines »durchgeknallten« Präsidenten, sondern Ausdruck der Widersprüche, mit denen die US-Weltmacht ihre Vorherrschaft um jeden Preis erhalten will, auch wenn sie angesichts aufsteigender Konkurrenten an gewisse Grenzen ihrer bisher so tauglichen Mittel – US-Dollar und Militär – stößt.

    Für den größten Teil der Bevölkerungen der globalen Staatenwelt heißt das: Ihr Leben ist als hoffnungsloser Kampf um Geld in Konkurrenz zu ihren Mitmenschen definiert – ob sie das wollen oder nicht. Damit nicht genug, sollen sie nun noch einiges mehr hinnehmen. Denn ihre Führungen beschließen zur Zeit weltweit, dass sie für ihre Rivalität nicht ohne härteres Vorgehen auskommen – inklusive Kriege.

    Anmerkungen

    1 Foreign Affairs, 6.8.2026, ►https://kurzlinks.de/jsmk

    2 Von etwa 150 Milliarden US-Dollar im Jahr 2000 erhöhten sich die chinesischen Devisenreserven auf geschätzte 2,5 Billionen US-Dollar (!) im Jahr 2014. Zwar wird die genaue Zusammensetzung der chinesischen Devisenreserven nicht bekannt gegeben, der Anteil des US-Dollars lag aber bei geschätzt 65 Prozent.

    3 Vgl. Johannes Schillo und Renate Dillmann: »Make Europe great again«. In: Konkret 12/23

    #économie #impérialisme #dollar #USA

  • Fernand Braudel: il capitalismo come strategia, Maurizio Lazzarato
    ▻https://www.machina-deriveapprodi.com/post/fernand-braudel-il-capitalismo-come-strategia

    Maurizio Lazzarato, in un nuovo articolo della serie scritta per Machina, torna sulla congiuntura di guerra e crisi riprendendo il pensiero di Fernand Braudel, lo storico che ha letto il capitalismo non come semplice economia di mercato o modo di produzione, ma come una strategia di potere. A partire da quattro nuclei – il primato storico della finanza e del credito, la distanza tra capitalismo e mercato concorrenziale, la centralità della relazione centro-periferia e il nesso strutturale tra Stato e capitale – Lazzarato interroga le trasformazioni degli ultimi cinquant’anni: il debito al posto del salario, la rendita al posto del profitto, la finanziarizzazione, la guerra come condizione delle nuove accumulazioni. Un articolo che invita a ripensare il capitalismo come strategia, cioè come capacità politica di scegliere, organizzare e trasformare i rapporti di forza tra classi.

    *

    Vorrei provare a utilizzare il lavoro di Fernand Braudel per vedere se può aiutarci a capire la sconfitta storica che abbiamo subito negli anni Settanta (non parlo solo dell’Italia) da cui non ci siamo mai più sollevati. Si tratterebbe di un progetto di ricerca politico, piuttosto che un articolo. Quindi di ipotesi da confermare.

    Ancora adesso abbiamo delle difficoltà a mettere in chiaro la strategia della macchina Stato - Capitale messa in atto a partire dalla fine degli anni Sessanta. Se abbiamo capito molto tardi la loro politica (il debito al posto del salario, la rendita al posto del profitto, la finanza al posto dell’industria, i proprietari di azioni e obbligazioni al posto dei lavoratori, ecc.), abbiamo subito uno spiazzamento ancora maggiore dalla guerra, dalla guerra civile e dal genocidio, le grandi – e irresponsabili – rimozioni. Da cinquanta anni rincorriamo affannosamente l’iniziativa del nemico di classe forse perché non abbiamo i concetti adeguati per lo scontro di classe attuale.

    Braudel, nel 1979, propone tre o quattro concetti che vale la pena di discutere perché fanno traballare le nostre certezze:

    I Il capitalismo non è identificabile con la rivoluzione industriale. Il capitale finanziario ha preceduto il capitalismo industriale o lo supererà. Il credito/debito è la sua arma principale. Il capitalismo non evolve dalla merce, alla produzione, alla finanza, ma è sempre contemporaneità di capitalismo commerciale, capitalismo industriale, capitalismo finanziario, diversamente sviluppati secondo le fasi. Il capitalismo non passa neanche dal capitalismo concorrenziale al capitalismo dei monopoli (Lenin): è sempre stato monopolista, come è sempre stato dominato dalla finanza/debito. Questo per quanto riguarda la nostra tradizione marxista;

    II Il capitalismo non è identificabile con l’economia di mercato. Non sono né lo scambio, né la concorrenza, né il mercato, né l’iniziativa individuale che guidano e decidono la produzione e la circolazione, ma il monopolio, la forza, la centralizzazione delle potenze economiche e politiche, sempre collettive. L’economia di mercato esiste, ma è un capitalismo straccione, sempre subordinato alla forza superiore del capitalismo del credito, della finanza, monopolio, dove si creano e si concentrano produttività, tecnologia, innovazione. Questo per quanto riguarda il liberalismo;

    III Il modello dell’accumulazione non è Manchester, mai il mercato mondiale. È la relazione centro- periferia con le sue divisioni escludenti/includenti che fonda e definisce sia il Capitale che lo Stato. Non è l’Europa, non è Manchester, non sono i termini della relazione, centro/periferia, ma la relazione stessa che è produttiva. Il capitalismo è sempre stato imperialista (e quindi non il suo ultimo stadio) e colonialista. Questo per quanto riguarda l’eurocentrismo del marxismo occidentale (anche l’operaismo) e dell’insieme del pensiero critico (Foucault in particolare);

    IV Il capitalismo non è un modo di produzione, né un mercato, né un sistema, né un’astrazione, né un automatismo, né una assiomatica, ma una strategia. Questo è per me il concetto per me più interessante e promettente dello storico. La strategia introduce l’elemento soggettivo, la capacità e la possibilità di decidere e di agire, oltre gli automatismi della produzione, oltre il feticismo della merce e del denaro, oltre l’oggettivismo degli economisti e della maggior parte dei marxisti occidentali. Braudel introduce la soggettivazione soltanto dal punto di vista del capitale (non bisogna domandare troppo a uno storico borghese), ma afferma così che il Capitale prima di essere economia è politica, cioè strategia (dal mio punto di vista più Lenin che Marx, più Mao che Tronti o Debord che si consideravano comunque degli strateghi).

    #capitalisme #impérialisme

  • Baut China „T-800 Terminatoren“? – Teil 1: Die Maschine, die gehorcht
    ▻https://www.telepolis.de/article/Baut-China-T-800-Terminators-Teil-1-Die-Maschine-die-gehorcht-11455708.htm

    27.9.2026 von Jan Roy Edlund - Ein Kampfroboter namens T-800 marschiert durch Shenzhen. Seine Präsenz signalisiert Dominanz und wirft Fragen zur Normalisierung auf.

    Schwarz, groß, breitschultrig. Das Gesicht im Design einer Spezialeinheit, mit einer Art Sturmhaube, nur ein horizontaler Augenschlitz. Während er geht, dreht er den Kopf unbeeindruckt, wie beiläufig, langsam hin und her und scannt seine Umwelt.

    So marschiert der Kampfroboter im militärischen Gleichschritt mit einem SWAT-Trupp durch Shenzhen. Seine Erscheinung muss nichts beweisen, sie signalisiert mühelose Überlegenheit und Dominanz, geradezu einschüchternd.

    Der KI-Roboter, der hier in einem realen Social-Media-Clip öffentlich in Szene gesetzt wurde, heißt „T-800“, exakt der Modellname jener Tötungsmaschine, die Arnold Schwarzenegger in James Camerons Hollywood-Film „Terminator“ (1984) verkörperte. Der Hersteller EngineAI hat den Namen bewusst gewählt.

    Und doch ist das nicht der beunruhigende Teil der Geschichte. Der beunruhigende Teil ist, wie normal das Ganze bereits wirkt.
    Wie sich die Gefahr unauffällig heranschleicht

    Auf Social Media trifft es ein Beobachter im Zusammenhang mit dem T-800 auf den Punkt: Die Abfolge sei immer dieselbe. Zuerst filmen die Leute das Gerät. Dann machen sie Terminator-Witze. Dann hören sie auf, es zu bemerken. Das ist keine Eroberung, das ist Adoption.

    Die Maschine braucht am ersten Tag keine Macht. Sie braucht nur Aufmerksamkeit. Das führt zu Präsenz. Und Präsenz skaliert.

    Dieses Muster ist nicht neu, und es ist nicht auf Roboter beschränkt. Nach den Anschlägen vom 11. September 2001 wurde die Videoüberwachung des öffentlichen Raums in westlichen Städten mit dem plausiblen Argument der Sicherheit ausgeweitet, Schritt für Schritt, jeder Schritt für sich begründbar.

    Heute gehört die Kamera an der Straßenecke in vielen Metropolen zum Standardmobiliar, an dem sich kaum jemand mehr stört. Inzwischen sind auch Aufklärungsdrohnen normal geworden, ebenso autonom fahrende Autos. Und auch Roboterhunde sieht man immer häufiger. Wo starten solche Entwicklungen? Wie nehmen wir sie auf? Und vor allem: Wohin führen sie? Mit allen Chancen und Risiken.

    Wie bewusst diese „Inszenierung der Normalisierung“ betrieben wird, zeigt eine Aktion des Herstellers selbst. Nachdem im Netz der Verdacht aufkam, die ersten Vorführvideos des T-800 seien am Computer animiert (CGI), veröffentlichte EngineAI einen Gegenbeweis: Firmengründer Zhao Tongyang stellt sich, in dicke Schutzpolster gehüllt, seinem eigenen Roboter zum Zweikampf.

    Der T-800 setzt zu einem Karatetritt an. Der erste verfehlt knapp den Kopf, der zweite trifft mit voller Wucht die Bauchpartie und streckt den CEO zu Boden. Vor laufender Kamera lacht Zhao etwas benommen und gibt zu: „Ohne Schutzausrüstung könnte das niemand aushalten.“ Das Bein des T-800 entwickelt bis zu 450 Newtonmeter Drehmoment, genug, um in Millisekunden Knochen zu brechen.

    Wer einen Roboter so vorführt, will nicht beruhigen. Er vermarktet einen Krieger, wie wir ihn aus Videospielen kennen: cool, stark, überlegen, unbesiegbar.

    Dies steht in starkem Kontrast zum gewohnten Bild. Bisher wurden uns humanoide Roboter bewusst als unauffällige, passiv wirkende Lagermitarbeiter oder als kleine und betont niedliche Helfer vorgestellt. Als tapsige „Kinder“, über die man schmunzelt oder mit denen man fast mitfühlt, wenn sie unbeholfen stolpern. Das soll Akzeptanz für die neue Technologie erzeugen und Ängste reduzieren.

    Der T-800 kehrt dieses Bild zum ersten Mal ins Gegenteil um, und zwar mit voller Absicht. Vorgestellt wird eine aktive, dominierende und einschüchternde Kampfmaschine, die auf unseren Straßen patrouilliert. Die Angstvorstellung, dass künstliche Intelligenz uns eines Tages beherrschen und die Menschheit vernichten könnte, wird hier nicht unterdrückt, sondern bewusst aufgerufen. Alles, was es jetzt noch braucht, ist die Gewöhnung.
    Die Schwelle, die zählt

    Was einen bewaffnungsfähigen Roboter beunruhigend macht, ist nicht, dass er existiert. Es ist, dass er blind gehorcht. Ein Mensch in Uniform kann den Befehl verweigern, auf die eigene Bevölkerung zu schießen. Im Leipzig der früheren DDR weigerten sich im Oktober 1989 die Sicherheitskräfte, auf die Zehntausende der Montagsdemonstrationen zu schießen. Der Damm brach. Wochen später fiel die Mauer. Ein Jahr später war Deutschland vereint.

    Nur Monate zuvor hatten sich die Machthaber in Peking anders entschieden, und die Soldaten gehorchten: Am 4. Juni 1989 räumte die Armee den Tiananmen-Platz mit scharfer Munition und Panzern. Ein 2017 freigegebenes britisches Diplomaten-Telegramm schätzte die Zahl der getöteten Zivilisten auf mindestens 10.000.

    Zwei Ereignisse, dieselbe Frage, beide Male entschieden von Menschen in Uniform: verweigern oder schießen? Eine Maschine stellt sich diese Frage nicht. Kein Veto, kein Gewissen, kein Zögern. Genau darin liegt der Bruch, denn die Loyalität der Sicherheitskräfte war seit jeher die letzte Grenze der Macht.

    Jeder Herrscher steht auf den Schultern derer, die seine Befehle ausführen, und stürzt in dem Moment, in dem sie ihn nicht mehr tragen. Maschinen tragen immer.

    Im zweiten Teil: Warum sich ein Roboter schon nach wenigen Monaten bezahlt macht, wie Tesla Autofabriken zu Roboterfabriken umbaut – und warum die neuen KI-Rechenzentren bald so viel Strom verbrauchen wie ganz Japan.

    Baut China „T-800 Terminatoren“? – Teil 2: Es braucht nur den Preis
    ▻https://www.telepolis.de/article/Baut-China-T-800-Terminators-Teil-2-Es-braucht-nur-den-Preis-11455774.html

    18.9.2026 von Jan Roy Edlund - Roboter übernehmen Jobs, Datenzentren verschlingen Strom und KI überwacht Städte. Die ökonomische Schwerkraft hinter der Maschinen-Revolution. Ein Essay.

    Ein Roboter kostet so viel wie eine Jahresstelle – arbeitet aber dreimal so lange. Während Autofabriken zu Roboterfabriken umgebaut werden und Rechenzentren im Gigawatt-Maßstab entstehen, erfasst Chinas „City Brain“ bereits ganze Städte in Echtzeit. Teil 2 über die ökonomische Schwerkraft hinter der Maschine.

    Bis hierhin klang das nach Politik, Regierung und Befehlen. Doch die stärkste Kraft hinter der Verbreitung dieser Maschinen ist die Ökonomie. Schlichte Betriebswirtschaft. Ein Roboter übernimmt genau dann einen Arbeitsplatz, wenn er bei mindestens gleicher Leistung weniger kostet als ein Mensch. Und ein Mensch ist teuer.

    Eine Vollzeitkraft kostet einen Arbeitgeber in Deutschland rund 70.000 Euro im Jahr, alles eingerechnet: Lohn, Sozial- und Krankenversicherung, bezahlter Urlaub, Krankheitstage, Pausen. Dafür arbeitet dieser Mensch knapp vierzig Stunden in der Woche, eine Schicht am Tag, fünf Tage die Woche.

    Ein Roboter im Lager, der heute etwa 70.000 Euro kostet, kennt nichts von alledem. Er arbeitet drei Schichten, 24 Stunden pro Tag, sieben Tage die Woche, auch an Weihnachten und am Sonntagmorgen. Kein Urlaub, keine Krankheit, kein Feierabend, keine Beschwerde, keine Lohnerhöhung, kein Streik. Und dabei ist er rund um die Uhr hochmotiviert.

    Hinzu kommt: Er ersetzt nach heutigen technologischen Maßstäben schon nicht mehr nur einen Mitarbeiter, sondern gleich drei oder vier davon. So rechnet sich die Anschaffung eines Roboters bereits nach wenigen Monaten. Sinkt sein Preis auf 18.000 Euro, ist er schon nach wenigen Wochen bezahlt und kostet danach kaum mehr als Wartung und Strom.

    Was für die Fabrik gilt, trifft auf zunehmend mehr Arbeitsplätze zu. Diese ökonomische Substitution wird früher oder später nahezu jede Tätigkeit erfassen. Denken wir es zu Ende, bauen Roboter schon in naher Zukunft unsere Häuser, fahren Lastwagen und steuern Passagierflugzeuge.

    Wir müssten uns daher auch nicht wundern, wenn Streifenwagen der Polizei künftig mit zwei T-800 besetzt wären. Oder wenn solche Terminators den nächsten Krieg entscheiden. Es braucht keine finstere Absicht, damit diese Logik wirkt. Es braucht nur den Preis.

    Es wird billig, massenhaft und unaufhaltsam

    Und dieser Preis fällt, mit voller Wucht. Am 21. Januar 2026 lief in Teslas Werk im kalifornischen Fremont (San Francisco Bay Area) die Serienproduktion seines Optimus-Roboters an; wenige Tage später kündigte Elon Musk an, die Fertigung der beiden ältesten Oberklasse-Elektromodelle S und X einzustellen und die Fließbänder auf Roboter-Produktion umzurüsten.

    Während Sie diesen Artikel zu Ende lesen, wird vermutlich irgendwo auf der Welt gerade eine Autofabrik zur Roboterfabrik umgebaut. Das Ziel von Tesla für 2026: bis zu 100.000 Einheiten, danach eine Kapazität von einer Million pro Jahr. In einem zweiten Werk in Texas ist langfristig von zehn Millionen Stück jährlich die Rede.

    Angestrebt sind Skaleneffekte, die einen Verkaufspreis von 20.000 Dollar ermöglichen. Der Preis eines Kleinwagens. Mit im Rennen um diese Preisgrenze sind die beiden anderen US-Hersteller 1X mit dem Roboter „Neo“ und die Firma Figure mit ihrem „Figure 03“.

    Ein Blick auf China: Das Unternehmen Unitree liefert schon heute lauffähige Humanoide in Serie aus, das günstigste Modell für unter 6.000 Dollar. Allein in China zählte man im Frühjahr 2025 schon über 150 Hersteller humanoider Roboter. Wie viele Maschinen mit welcher Umsatzgröße am Ende jährlich vom Band laufen, weiß niemand.

    Die Schätzungen für den Weltmarkt klaffen erheblich auseinander: Goldman Sachs sieht den Weltmarkt im Jahr 2035 bei 38 Milliarden Dollar, Morgan Stanley schätzt bis zum Jahr 2050 ein Umsatzvolumen von rund fünf Billionen Dollar. Zum Vergleich: Der gesamte Weltmarkt für klassische Industrieroboter liegt aktuell bei vergleichsweise spärlichen 500.000 Einheiten pro Jahr.

    KI und Robotik sind also nicht nur neue Produkte, sondern disruptive Technologien, die offenbar eine fundamentale Verschiebung bewirken. Sundar Pichai, der CEO von Alphabet und Google, nennt KI die tiefgreifendste Technologie, an der die Menschheit je gearbeitet habe. Ein globaler, zivilisatorischer Umbruch, der jede Branche, ja, unsere gesamte Lebensweise erfassen wird.

    Wir könnten aktuell einen Sprung miterleben, wie ihn die Menschheit mit Feuer, Rad, Schrift, Dampfmaschine und Internet erfahren hat.
    Die schiere Größe der KI-Datenzentren

    Dieselben Konzerne, die weltweit KI und Robotik vorantreiben, die sogenannten „Hyperscaler“ wie Meta, Google, Amazon und Microsoft, errichten derzeit die dazu notwendigen Datenzentren. Erneut in kaum fassbaren Dimensionen.

    So misst Metas „Hyperion“-Anlage im US-Bundesstaat Louisiana an den Seiten ihres Gebäudes 1,6 × 8 Kilometer. Zum Vergleich: Eine als „groß“ geltende US-Fabrik bringt es gerade auf rund 100 mal 100 Meter, also 10.000 Quadratmeter. Bei Hyperion umspannt das Areal eine Fläche von 12,8 Millionen m2. Metas CEO Mark Zuckerberg verglich dies überschwänglich mit der Fläche von Manhattan, was jedoch übertrieben war.

    Noch eindrücklicher als die schiere Größe ist der Hunger nach Strom. Hyperion soll in der Endstufe fünf Gigawatt ziehen, so viel wie etwa fünf durchschnittliche Atomkraftwerke liefern. Diese Anlage verbraucht damit in etwa so viel wie eine Stadt mit 6 Millionen Einwohnern.

    Hyperion ist ein Extremfall, doch der Hunger nach Strom summiert sich weltweit: Laut einer Auswertung des Investmenthauses Bessemer Venture Partners wurden bis Anfang 2026 weltweit rund 190 Gigawatt an Rechenzentrums-Kapazität verteilt auf fast 800 Projekte angekündigt. Das entspricht der Leistung von annähernd zweihundert Kernkraftwerken.

    Die Internationale Energieagentur (IEA) erwartet, dass sich der Stromverbrauch der KI-Rechenzentren bis 2030 verdoppelt, auf eine Größenordnung, die dem gesamten Stromnetz Japans entspricht. Woher dieser Strom so rasch kommen soll, kann derzeit niemand schlüssig beantworten. Schon der heutige Bedarf, von E-Autos bis Industrie, treibt die Netze an ihre Grenzen.

    Auch die Investitionen sprengen den Rahmen. Allein im Jahr 2026 fließen gemäß IT-Marktforschungsinstitut Gartner weltweit über 650 Milliarden Dollar in den Ausbau dieser KI-Rechenzentren. Bis 2030 könnten es nach Schätzungen von McKinsey 6,7 Billionen Dollar werden.

    Und weil Strom, Wasser und Platz auf der Erde knapp werden, planen Konzerne wie Google ("Projekt Suncatcher") und SpaceX ("Projekt Orbital Data Center") den nächsten Schritt bereits jenseits davon. Sie wollen große KI-Rechenzentren in die Erdumlaufbahn bringen, wo genügend Platz ist und die Sonne rund um die Uhr über Solarpanels Strom liefert.

    Microsoft ging einen anderen Weg. Bereits 2018 hat es im Pilot-Projekt „Natick“ ein Miniatur-Rechenzentrum mit 864 Servern vor der schottischen Küste auf den Meeresgrund versenkt. Gekühlt vom Meerwasser wurde es zwei Jahre im Betrieb getestet, mit guten Ergebnissen.
    Zentrale KI-Überwachungssysteme

    KI-Roboter und gigantische KI-Datenzentren sind aber nur ein Teil einer Zukunft, die gerade vorbereitet wird. Ein weiteres Puzzle-Teil wurde bereits unbemerkt eingeführt. Im chinesischen Hangzhou betreibt der Konzern Alibaba seit 2016 das sogenannte „City Brain“.

    Es handelt sich um ein KI-gestütztes Verkehrsüberwachungssystem, das mittlerweile eine Fläche von rund 420 Quadratkilometern abdeckt. Hiermit werden über 13.300 Ampeln gesteuert und tausende Verkehrskameras ausgewertet: Stau erkennen, Rettungswagen freie Fahrt verschaffen, Unfälle melden.

    Das funktioniert und rettet Leben. Doch die Infrastruktur, die Bewegungen einer ganzen Stadt in Echtzeit erfasst, hat auch Überwachungscharakter. In chinesischen Städten kann ein Falschparker heute schon innerhalb von Minuten eine SMS erhalten, er möge sein Auto bitte sofort umstellen, andernfalls drohe ein Strafzettel. Dasselbe gilt für einen Fußgänger, der bei Rot über die Ampel geht.

    Das Bußgeld wird im Übrigen gleich automatisch vom Konto abgebucht. Ein nüchterner Befund lautet daher: Noch dient das alles dem Verkehr. Doch dieselbe Infrastruktur, die heute Staus auflöst, könnte morgen im Sinne von „Big Brother“ jeden Einzelnen für alles Mögliche verfolgen.

    Dass dies kein chinesisches Sonderproblem ist, sehen wir im Westen. Die Technik der großflächigen Luftüberwachung, „Wide-Area Motion Imagery“, wurde vom US-Militär für die Schlachtfelder im Irak und in Afghanistan entwickelt. Wie scharf diese Systeme sehen, zeigte das Programm „ARGUS-IS“: eine Kamera mit 1,8 Milliarden Pixeln, die aus rund sechs Kilometern Höhe eine ganze Kleinstadt auf einmal überblickt.

    Aus dieser Höhe lässt sich nicht nur jedes Fahrzeug verfolgen, sondern ein einzelner Mensch erkennen, seine Kleidung, seine Bewegungen, bis hin zu einem Vogel im Flug.

    2016 setzte die Polizei der Stadt Baltimore im US-Bundesstaat Maryland ein verwandtes System ein, zunächst ohne Wissen der Bürger. Ein Flugzeug kreiste bis zu zehn Stunden am Stück über der Stadt und erfasste mehr als 90 Prozent ihrer Fläche. Weil die Bilder gespeichert wurden, entstand eine Art Zeitmaschine: Die Polizei konnte zu jedem Ort und Zeitpunkt zurückspringen und nachvollziehen, wer von wo gekommen und wohin gegangen war.

    Beunruhigend ist daran nicht ein einzelnes Bild, sondern die Lückenlosigkeit der Spur, der man sich nicht entziehen kann.

    Im dritten Teil: die dazu passende bewaffnete Hardware – Kampfroboter-Hunde mit Maschinengewehr und Panzerabwehrraketen, ab 30’000 Dollar im freien Verkauf. Die Frage, wer haftet, wenn die Maschine schießt. Und die Front in der Ukraine, an der der Finger am Abzug bereits verschwindet.

    Baut China „T-800 Terminatoren“? – Teil 3: Die letzte menschliche Instanz
    ▻https://www.telepolis.de/article/Baut-China-T-800-Terminatoren-Teil-3-Die-letzte-menschliche-Instanz-114558

    19.9.2026 von Jan Roy Edlund - Bewaffnete Roboterhunde und autonome Drohnen sind keine Science-Fiction mehr. Die Entwicklung von KI-Waffen wirft ethische Fragen auf.

    Der erste Teil dieser Serie zeigte den Kampfroboter „T-800“ auf Patrouille in Shenzhen – und seine gefährlichste Eigenschaft: Er gehorcht blind. Der zweite Teil folgte der ökonomischen Schwerkraft, die humanoide Roboter billig und massenhaft macht, und den Überwachungssystemen, die ganze Städte lückenlos erfassen. Was diesem Bild noch fehlt, ist die Waffe.

    Die zur polizeilichen oder militärischen Überwachung passende „bewaffnete Hardware“ am Boden existiert ebenfalls. Auf der World Defense Show 2026 in Riad stellte ein staatsnaher chinesischer Hersteller den vierbeinigen Kampfroboter-Hund PF-070 vor. Er ist mit vier Panzerabwehr-Lenkraketen oder wahlweise Maschinengewehr ausgestattet. Bereit für den internationalen Verkauf.

    Bewaffnete Roboterhunde sind längst kein Konzeptbild mehr, sondern ein Produkt mit Preisschild: derzeit etwa 30.000 Dollar.

    Wer die Netflix-Serie „Black Mirror“ kennt, dem kommt das bekannt vor. In der Episode „Metalhead“ (Staffel 4, 2017) bewacht ein vierbeiniger Roboterhund ein ganzes Lagerareal, und sobald sich ein Mensch nähert, geht er von der Bewachung nahtlos zur Jagd über. Er feuert eine Ladung Metallsplitter ab, die dem Opfer winzige Tracker unter die Haut treibt, und verfolgt es dann unbeirrbar, über Tag und Nacht, lädt sich per Sonnenlicht wieder auf, kennt keine Ermüdung und keine Verhandlung, bis zur Tötung. Eine reine „Search and Destroy“-Maschine.

    Serienschöpfer Charlie Brooker hat offen eingeräumt, woher die Idee stammt: aus den Videos der Firma Boston Dynamics, deren vierbeinige Maschinen schon damals durchs Netz kursierten. Besonders unheimlich fand er, wie hilflos die Roboter zunächst wirken, wenn man sie umstößt, und wie unbeirrbar sie sich dann immer wieder aufrichten.

    Was Brooker 2017 als Warnung verfilmte, ist heute Realität: Boston Dynamics’ Modell „Spot“, seit 2019 im Handel, sieht dem „Metalhead“-Hund zum Verwechseln ähnlich. Die Fiktion von gestern ist heute Realität.

    Bemerkenswert ist, dass ausgerechnet Boston Dynamics, das den Ruf dieser Maschinen prägte, sich 2022 öffentlich verpflichtete, seine Roboter nicht zu bewaffnen. Andere Hersteller teilen diese Zurückhaltung nicht.

    In China wurden Roboterhunde bereits mit aufmontiertem Maschinengewehr vorgeführt, ferngesteuert, mit mehreren hundert Schuss pro Minute. Die Selbstbeschränkung des einen ist die Marktlücke des anderen.

    Wohin das führt, ist absehbar: Der „Polizist mit Schäferhund an der Leine“ könnte in einem dystopischen Stadtbild der Zukunft ohne weiteres durch einen T-800 Terminator mit PF-070 Kampfhund ersetzt werden, beispielsweise um sicherzustellen, dass eine Ausgangssperre eingehalten wird.
    Wer haftet für die Maschine?

    Ein Bundesberufungsgericht erklärte das vorher besprochene Baltimore-Überwachungsprogramm für verfassungswidrig. Und zwar in einer denkbar knappen Entscheidung von acht zu sieben Stimmen, weil das dauerhafte Monitoring von Bewegungen im Freien die Privatsphäre der Bürger verletze.

    Baltimore beendete den Vertrag. Das ist die ermutigende Nachricht. Die beunruhigende ist, wie knapp die Entscheidung war, und dass eine Reihe weiterer Städte (z.B. St. Louis, Compton, Dayton) bereits Schlange standen, ähnliche KI-Überwachungssysteme einzuführen.

    Die wirksame Schranke lag also nie in der Technik: Was funktioniert, wird typischerweise auch eingesetzt. Das Stopp-Schild kam durch eine staatliche Institution mit Macht. Leider sind diese Institutionen politisch fragiler als wir denken und erlauben zum Teil erhebliche Spielräume.

    Die unbequeme Frage lautet daher nicht, ob zukünftig Roboter patrouillieren und die Polizei ersetzen könnten, das wird sowieso kommen, sondern: Wer entscheidet letztlich, was „verdächtig“ oder „gefährlich“ bedeutet, wenn eine Software durch die Augen eines KI-Roboters zum Beispiel eine Gruppe von Demonstranten beobachtet? Wer haftet für Fehler, wenn der KI-Roboter fehlerhaft einschreitet oder die Menge niederschießt?

    Daten sind kein Urteilsvermögen, Sensorik ist nicht Weisheit, und Gesichtserkennung nicht Gerechtigkeit. Wo legen wir Berufung ein, wenn die Maschine sich irrt? Beim Algorithmus?
    Wann ist es zu spät für ein Nein?

    Niemand sagt: „Geben wir den Maschinen mehr Macht!“. Typischerweise heißt es: „Erhöhen wir unsere Sicherheit“. Das klingt vernünftig und annehmbar. Doch: aus Kameras werden Sensoren, aus Sensoren werden Entscheidungen, aus Entscheidungen wird Durchsetzung. Schritt für Schritt.

    Verlängert man die einzelnen Entwicklungslinien der aktuellen Technologie, ergibt sich ein Zukunftsbild, das noch vor wenigen Jahren in den Bereich der Science-Fiction-Unterhaltung gehörte. Drohnen-Schwärme zur städtischen Luftüberwachung, autonome Polizeiautos, bewaffnete Robocops und Roboterhunde, die am Boden patrouillieren. Entweder alles vernetzt und von einer dieser City-Brain-Zentralen aus gesteuert oder via KI, also völlig autonom, freigängig und selbst entscheidend.

    In Kriegen kämpfen die T-800 an der Front gegen den Feind von außen. Im Inneren erst gegen Terroristen, dann gegen Rebellen und schließlich vielleicht gegen jeden Andersdenkenden, den die Macht zum Verfassungsfeind erklärt. Jeder Einsatz erfolgte ohne Ermüdung, ohne Zögern, ohne Gewissen.

    Nichts davon ist heute Realität. Aber wir sind in den Anfängen, diese Realität zu erschaffen.

    An der ukrainischen Front ist dieser Anfang bereits sichtbar. Seit Monaten kursieren in den sozialen Medien unzählige Videos aus der Kamera von FPV-Drohnen, die fliehende Soldaten verfolgen, bis zum Einschlag. Noch sitzt dabei meist ein Mensch „remote“ am Steuer.

    Doch genau das ändert sich: Weil russische Störsender die Funkverbindung kappen, fliegen immer mehr Drohnen autonom: Ein kleiner Bordcomputer erkennt das Ziel per Bilderkennung und steuert es an, ohne dass nach dem Start noch jemand eingreift.

    Bereits 2023 meldeten ukrainische Entwickler mit der Drohne „Saker Scout“ den ersten solchen Angriff. Er gilt als der erste durch eine KI ausgeführte Waffeneinsatz überhaupt. Plattformen wie das ukrainische Lagesystem „Delta“ und die KI-Software „PRISMA“ des US-Konzerns Palantir koordinieren dabei ganze Drohnenoperationen und fügen Videodaten, Flugbahnen und Ziele in Echtzeit zu einem Bild zusammen.

    Die letzte menschliche Instanz, der Finger am Auslöser, beginnt zu verschwinden. Jeder einzelne Baustein dieser Technologien existiert bereits als Demonstration, als Pilot, als Produkt. Was fehlt, ist nur die Zeit, in der wir uns daran gewöhnen.

    Was übrig bleibt, ist das gefährlichste Glied in der Kette: eine Intelligenz, die nicht mehr nur ausführt, sondern entscheidet. Im Film „Terminator“ trägt sie den Namen „Skynet“, ein militärisches Computersystem, dem die Kontrolle über die Waffen übertragen wird und das eines Tages ein Bewusstsein entwickelt. Es erkennt die Menschheit als Bedrohung, startet einen Atomkrieg und wendet die Maschinen, die der Mensch ihm anvertraut hat, gegen ihn, allen voran den T-800.

    Was im Orwellschen Jahr „1984“ als Science-Fiction begann, hat heute einen nüchternen Fachbegriff: „Artificial General Intelligence“ (AGI). Eine künstliche Intelligenz, die nicht mehr nur eine Aufgabe beherrscht, sondern alles erlernen kann und im Endstadium zur bewussten Superintelligenz werden könnte.

    Am 22. Oktober 2025 veröffentlichte das bekannte „Future of Life Institute“ (FLI) eine Erklärung, die ein Verbot der Entwicklung von Superintelligenz fordert. Über 800 Forscher, Nobelpreisträger und Sicherheitsexperten unterzeichneten sie. Ihre größte Sorge: Eine zukünftige künstliche Intelligenz, die sich ihrer eigenen Abschaltung widersetzt.

    Das Dilemma, das hier zugrunde liegt, kennen wir aus der nuklearen Abschreckung. Es heißt „Preemptive Strike“. Hätte ein solches „Skynet“ also erst einmal Bewusstsein, so wäre es auch klug genug, uns auszuschalten, bevor wir seinen Stecker ziehen können.

    Und genau hier liegt der Punkt, der diesen Text nicht zu einer Anklage macht. Es braucht keinen Schuldigen. Es braucht keine Verschwörung einer finsteren Elite. Es genügt eine Kette von Entscheidungen, die jede für sich vernünftig erscheint: ein billigerer Arbeiter, ein sicherer Verkehr, eine schnellere Aufklärung. Erst die Arbeit, dann die Sicherheit, dann die Gewalt. Nicht weil jemand es so beschlossen hätte, sondern weil es sich in jedem Schritt richtig anhörte und wirtschaftlich rechnete.

    Die Fragen am Ende der Kette sind deshalb nicht, ob die Technik es kann und wer am Ende schuld ist. Die Frage ist, ob am Ende noch jemand oder eine Institution existiert, die „Stopp“ sagen kann und ob diese Schwelle einen Ausnahmezustand übersteht.

    Der „Terminator T-800“ ist kein Zufall. Wir sollten uns daran erinnern, dass Science-Fiction einmal als Warnung gedacht war. Nicht als Bauplan.

    #AI #impact #société