• Russie-Ukraine : “faible probabilité de victoire” et pressions américaines
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2022/11/23/russie-ukraine-faible-probabilite-de-victoire-et-pressions-a

    En #Ukraine, où la neige est déjà là, dix millions de personnes, selon le président #Zelensky, sont privées d’électricité du fait des #frappes_russes massives sur les installations énergétiques du pays. En face, les troupes russes, forcées d’abandonner #Kherson, se sont redéployées sur les 20 % de territoire qu’elles tiennent au sud et à l’est de l’Ukraine.

    Chaque camp se prépare à poursuivre la #guerre dans des conditions aggravées par l’hiver. Faute de moyens matériels et humains pour une offensive, l’armée de Poutine fortifie ses centaines de kilomètres de lignes de défense. Celle de Zelensky tente de repousser un peu plus son adversaire et s’apprête à recevoir les nouvelles armes que le Sénat américain a décidé de lui livrer.

    Mais, dans le même temps, on a la confirmation en haut lieu que Washington pousse Kiev à négocier avec Moscou. Lors d’une conférence de presse, le général et chef d’état-major Milley a déclaré qu’à brève échéance « la probabilité d’une victoire militaire […] qui expulse les Russes de toute l’Ukraine […] n’est pas très élevée ». Et, pour bien se faire comprendre de Zelensky, il a ajouté : « Les Russes sont vraiment dans une mauvaise passe », conseillant de « négocier à un moment où vous êtes en position de force ».

    – Vers une négociation ?

    Zelensky avait déjà infléchi sa position en disant qu’il acceptait de discuter avec Poutine, mais sans vouloir céder la moindre part de territoire. Or, pour Washington, la Crimée doit rester à la Russie, qui réagirait par une forte riposte à toute tentative de la reprendre. Et, même dans le camp ukrainien, certains n’hésitent plus à dire que réintégrer de force le Donbass, dont la population regarde vers Moscou, poserait des problèmes insolubles à l’État ukrainien.

    Mais accepter des pourparlers sans retrait préalable des forces russes de toute l’Ukraine « cela veut dire, a déclaré à l’AFP un conseiller de la présidence ukrainienne, capituler devant le pays qui est en train de perdre ». Or Zelensky, auquel le soutien de l’Amérique et de l’Europe a permis de prendre la posture du Père la Victoire, estime qu’il ne peut pas se permettre de sembler mollir et de risquer que la mouvance nationaliste et d’extrême droite, qui l’accepte comme chef de guerre, l’accuse de brader l’intégrité nationale. Cela lui poserait d’autant plus de problèmes qu’une partie de la population pourrait exprimer de nouveau son rejet de sa politique antisociale, comme elle le faisait avant la guerre.

    Les médias occidentaux semblent découvrir ces jours-ci que Zelensky n’est pas aussi populaire qu’ils le prétendaient quand leurs dirigeants le soutenaient sans réserve. C’est leur façon de coller aux inflexions de la politique du camp impérialiste. Car, pour les États des pays riches, les peuples et leurs dirigeants, même vantés un temps comme alliés, ne sont que des pions sur l’échiquier de leurs grandes manœuvres.

    Les pressions de plus en plus ouvertes que les États-Unis exercent sur le gouvernement ukrainien ne signifient en aucun cas que des négociations, et a fortiori un accord, sont pour demain. Elles peuvent prendre des mois, des années, en fonction du rapport de force sur le terrain et dans chaque camp. Et ce sera aussi fonction de ce que les grandes puissances impérialistes estimeront le plus favorable à leurs intérêts, sur fond de tensions internationales qui s’accroissent.

    Le plus haut gradé américain, déjà cité, a comparé la guerre de tranchées en Ukraine à celle qui prévalait en Europe en 1915 : chaque camp était tellement fortifié que les lignes ne bougeaient plus. Il aurait fallu négocier, selon le général Milley, alors qu’en continuant les combats on passa de un à vingt millions de morts. C’est une façon de rejeter les morts à venir de cette guerre sur le régime de Kiev, que Washington a armé, mais dont il souhaiterait maintenant qu’il prenne un virage.

    – Poutine suffisamment affaibli ?

    Tout se passe comme si les États-Unis, maîtres de l’escalade guerrière en Ukraine, estimaient maintenant sa prolongation plus nuisible que profitable à leurs intérêts. Après neuf mois de guerre, Poutine apparaît comme ayant raté son « opération spéciale ». Aux yeux de tous, la #Russie en est visiblement affaiblie, ce qui était un des objectifs proclamés de #Biden. Militairement, elle doit reculer. Les sanctions occidentales ont frappé son économie, au point que les autorités reconnaissent que le pays est en récession. Et puis, les critiques à l’égard de Poutine, qui n’ont jamais cessé, se font plus fortes en haut lieu, même si l’on ne sait exactement ce qu’elles recouvrent, ni ce qui pourrait résulter d’un mouvement de mécontentement social qui éclaterait face à un pouvoir affaibli.

    Pour les dirigeants américains et européens, c’est une chose d’affaiblir le pouvoir de Poutine. Mais c’en est une autre de prendre le risque que son régime s’écroule, en entraînant un chaos à grande échelle, qui serait pour eux difficilement gérable. Ils ne veulent probablement pas d’une situation qui déstabilise profondément la Russie, alors qu’elle reste à sa façon un des piliers de l’ordre mondial. Les trusts pétroliers ont encore pu le vérifier en janvier dernier : l’armée russe était allée au Kazakhstan mater une révolte populaire qui menaçait les intérêts de la dictature locale aussi bien que du Kremlin et des firmes occidentales présentes.

    Les pressions de Washington pour que Zelensky négocie sans trop tarder avec #Poutine semblent indiquer que les dirigeants américains, après avoir joué avec le feu en Ukraine, veulent éviter que l’incendie puisse s’étendre en Russie et échapper à tout contrôle.

    #impérialisme #États-Unis

  • Brochure LO "Le camps des travailleurs" (32 pages, juin 2022) https://www.lutte-ouvriere.org/sites/default/files/documents/caravane-ete-2022.pdf

    Face à la flambée des prix, augmentation et indexation des salaires !

    Depuis trop d’années nous laissons la classe capitaliste encaisser sous forme de profits les richesses que nous produisons collectivement. Aujourd’hui nous n’avons plus le choix : pour ne pas nous appauvrir, il faut que nous nous battions pour que ces richesses nous reviennent en salaire et en pouvoir d’achat. Dès que les prix augmentent, il faut que les salaires, les allocations et les pensions augmentent dans la même proportion.

    #inflation

    #Contrôle_des_comptes pour prendre sur les profits

    Le plus important, pour nous, n’est pas ce qui va se passer à l’Élysée, à Matignon ou à l’Assemblée nationale. C’est ce qui va se passer dans les entreprises, c’est notre capacité à nous rassembler, à nous organiser et à nous battre contre un système aussi fou !

    Contre le #chômage, imposer des embauches et la #répartition_du_travail entre tous, avec maintien du salaire !

    En fait, les choses sont simples : ce sont nos emplois ou leurs profits, nos salaires ou leurs dividendes, nos conditions de travail ou leurs caprices de riches.

    Le #capitalisme menace la société, il faut le renverser !

    Nous devons nous battre pour défendre nos conditions d’existence mais aussi pour empêcher ces irresponsables de nuire à toute la société. Il faut contester leur pouvoir et tout leur système parce qu’ils nous mènent à la catastrophe.

    « Le capitalisme porte en lui la #guerre, comme la nuée porte l’orage » (Jaurès)

    Pas un euro pour les marchands de canons, pas un travailleur pour faire l’union sacrée derrière l’#impérialisme !

    #Mélenchon et la #Nupes : le retour des marchands d’illusions

    Les vraies leçons du #Front_populaire

    Contre l’#extrême_droite, vive le #camp_des_travailleurs ! Travailleurs français, immigrés, une seule classe ouvrière !

    #Lutte_ouvrière #LO #Jean_Luc_mélenchon #réformisme #communisme #révolution #classe_ouvrière

  • Kontinuitäten der Unterwerfung
    Gastvortrag von Sevim Dagdelen an der Universität von Namibia in Windhoek
    https://www.jungewelt.de/artikel/439022.neokolonialismus-kontinuit%C3%A4ten-der-unterwerfung.html

    Seit vielen Jahren setzt sich die Bundestagsabgeordnete Sevim Dagdelen (Die Linke) für die Anerkennung deutscher Kolonialverbrechen und die Dekolonisierung der deutschen Außenpolitik ein. Im Zeichen der aktuellen Auseinandersetzungen um das sogenannte Versöhnungsabkommen zwischen der deutschen und der namibischen Regierung ist die Abgeordnete in dieser Woche in Windhoek zu politischen Gesprächen, darunter mit Premierministerin Saara Kuugongelwa-Amadhila, mit dem Präsidenten der Nationalversammlung, Peter Katjaviv, sowie mit Vertretern der Herero und Nama und der Landlosenbewegung. Am Mittwoch war Sevim Dagdelen eingeladen zu einem Gastvortrag an der Universität von Namibia (UNAM), der im Folgenden dokumentiert wird.

    Es ist mir eine Ehre, heute hier vor Ihnen sprechen zu dürfen. Mit Ihnen in den Austausch zu treten, ist für mich persönlich ein Höhepunkt meiner Reise. Mein Besuch in Namibia steht im Zeichen der aktuellen Auseinandersetzungen um das »Versöhnungsabkommen« zwischen der deutschen und der namibischen Regierung. Als Obfrau der Oppositionsfraktion Die Linke im Auswärtigen Ausschuss des Deutschen Bundestags und Sprecherin für internationale Politik setze ich mich seit vielen Jahren dafür ein, dass die deutsche Regierung den Genozid an den Herero und Nama anerkennt und Reparationen für die deutschen Kolonialverbrechen leistet.

    Bei den Verhandlungen über das sogenannte Versöhnungsabkommen handelt es sich in meinen Augen um ein paradigmatisches Beispiel für die Kontinuität kolonialer Macht- und Abhängigkeitsverhältnisse in den internationalen Beziehungen. Indem die deutsche Bundesregierung eine echte Anerkennung des Völkermords an den Herero und Nama verweigert und wirkliche Reparationsleistungen von vornherein ausschließt, nutzt sie ihre aus der Kolonialzeit resultierende Machtposition gegenüber Namibia aus. Hinter der Weigerung, in diesem Sinne erneute Verhandlungen über die »Gemeinsame Erklärung« aufzunehmen, steckt der fehlende politische Wille, sich ernsthaft mit den vielen weiteren deutschen Kolonial- und Kriegsverbrechen zu beschäftigen und vor allem die aus der historischen Verantwortung resultierenden Konsequenzen zu ziehen.

    Diese Ungleichheitsverhältnisse zwischen den ehemaligen Kolonien und den Kolonialmächten sowie das neokoloniale, hegemoniale Agieren des Westens sind ein zentrales Strukturprinzip der heutigen Weltordnung. Vor diesem Hintergrund habe ich mich entschieden, meinen heutigen Vortrag dem folgenden Thema zu widmen: »Colonial Past – Neocolonial Present? International Relations in the Light of War, Sanctions and International Law«.

    Darin möchte ich den folgenden Fragen nachgehen: Wie wirkt der Kolonialismus bis heute in den Beziehungen zwischen dem globalen Norden und dem globalen Süden fort? Wie artikuliert sich der westliche Neokolonialismus in Zeiten von Krieg und sich zuspitzender Blockkonfrontation? Was können wir der neokolonialen Hegemonie entgegensetzen – und wie könnte eine gerechtere, an Ausgleich und Kooperation orientierte Weltordnung jenseits der kapitalistischen Ausbeutung aussehen? Diese Fragen mögen zunächst einmal abstrakt klingen. Dennoch möchte ich den Versuch wagen, Antworten anhand konkreter Beispiele aus der gegenwärtigen internationalen Politik zu skizzieren.

    Bevor wir auf die neokolonialen Kontinuitäten in der Gegenwart zu sprechen kommen, ist es notwendig, einen Blick in die Vergangenheit zu werfen. Der europäische Kolonialismus kann zweifelsohne als strukturprägendes Phänomen der zweiten Hälfte des zweiten Jahrtausends angesehen werden. Die Phase aktiver deutscher Kolonialpolitik zwischen den 1880er Jahren und dem Ersten Weltkrieg war zwar im Vergleich zu anderen Kolonialreichen kurz und im wesentlichen auf das – um mit dem britischen Historiker Eric Hobsbawm zu sprechen – »imperiale Zeitalter« begrenzt. Dennoch waren am Kolonialismus als gesamteuropäischem Phänomen immer auch Deutsche beteiligt, Stichworte Sklavenhandel oder wissenschaftliche Erschließung der Welt.
    Historische Amnesie

    Zudem hält sich bis heute teilweise hartnäckig die Behauptung, Deutschland sei im Vergleich zu anderen Kolonialmächten wie Großbritannien, Frankreich, Spanien oder Portugal eine unbedeutende und harmlose Kolonialmacht gewesen. Doch war der deutsche Kolonialismus ebenso brutal und hatte ähnliche Folgen wie der anderer Staaten. Diese Brutalität spiegelt sich beispielhaft in der berühmten »Hunnenrede« des deutschen Kaisers Wilhelm II. Bei der Entsendung der Kriegsflotte zur Niederschlagung des Boxeraufstands im Kaiserreich China im Jahr 1900 hielt er die deutschen Soldaten zu einem möglichst brutalen Vorgehen an – mit den Worten: »Pardon wird nicht gegeben, Gefangene werden nicht gemacht.« Diesen Geist atmete auch die rassistische Maxime des deutschen Gouverneurs Lothar von Trotha, der 1904 im damaligen Deutsch-Südwestafrika den Befehl gab, unterschiedslos Männer, Frauen und Kinder zu erschießen, sie zu vertreiben und verdursten zu lassen. Dem brutalen Vernichtungskrieg deutscher Kolonialtruppen fielen bis zu 80 Prozent der Herero und mehr als die Hälfte der Nama zum Opfer.

    Treffende Worte für die Grausamkeit der Verbrechen des deutschen Kaiserreichs im damaligen Deutsch-Südwestafrika und anderen Kolonien fand der Sozialist Karl Liebknecht in seiner Schrift »Militarismus und Antimilitarismus«. Darin geißelte er Ende Februar 1907 die Kolonialpolitik, die »unter der Vorspiegelung, Christentum und Zivilisation zu verbreiten oder die nationale Ehre zu wahren, zum Profit der kapitalistischen Kolonialinteressen mit frommem Augenaufschlag wuchert und betrügt, Wehrlose mordet und notzüchtigt, den Besitz Wehrloser sengt und brennt, Hab und Gut Wehrloser raubt und plündert, Christentum und Zivilisation höhnt und schändet.«

    Die im Rahmen der Kolonialkriege begangenen genozidalen Verbrechen werden noch bis heute immer wieder verharmlost. Einige, wie der Afrika-Beauftragte der ehemaligen Bundeskanzlerin Angela Merkel, Günther Nooke, sahen in Deutschland sogar eine eher positiv wirkende Kolonialmacht, die Afrika geholfen habe, sich »aus archaischen Strukturen zu lösen«. Solche Stimmen suggerieren, dass die Kolonialherrschaft doch letztlich dazu beigetragen habe, die unterworfenen Gesellschaften zu »zivilisieren« und »entwickeln«. Dieses dichotomische Denken, das zwischen vermeintlicher Höher- und Minderwertigkeit, zwischen Entwicklung und Unterentwicklung unterscheidet, war prägend für den Denkstil des modernen Imperialismus. Nicht nur im Fall des ehemaligen deutschen Afrika-Beauftragten wirken diese Denkmuster fort. Wie wir im Folgenden sehen werden, fungieren sie heute oftmals als Legitimationsfolie für die von geopolitischen und wirtschaftlichen Interessen getriebenen Expansionsbestrebungen eines hegemonialen Neokolonialismus.

    Neben solchen Fällen von offensiver Geschichtsverklärung und -leugnung besteht in Fragen der Kolonialgeschichte in weiten Teilen der deutschen Öffentlichkeit eine weitgehende Amnesie. Das zeigt sich beispielhaft daran, dass der Kolonialismus im allgemeinen und die deutsche Kolonialgeschichte im besonderen in den Lehrplänen für den Geschichtsunterricht an Schulen kaum eine Rolle spielen. Kaum präsent in Schulbüchern wie im öffentlichen Bewusstsein ist insbesondere der historische Zusammenhang zwischen der Ausbeutung Afrikas, der Industrialisierung sowie dem heutigen Wohlstand Europas und Nordamerikas.

    Dabei war die wirtschaftliche Ausbeutung von natürlichen und menschlichen Ressourcen maßgeblich dafür, dass Europa seine imperiale Ausbreitung auf Kosten Afrikas festigen konnte. Karl Marx hat diese Prozesse als »Morgenröte der kapitalistischen Produktionsära« und »Hauptmomente der kapitalistischen Akkumulation« charakterisiert. In diesem Sinne stellte auch Frantz Fanon in seinem antikolonialen Manifest »Die Verdammten dieser Erde« fest, der Reichtum Europas sei »auf dem Rücken der Sklaven errichtet worden, er hat sich vom Blut der Sklaven ernährt, er stammt in direkter Linie vom Boden und aus der Erde dieser unter­entwickelten Welt«.

    In der deutschen Geschichtsschreibung wird dieser Zusammenhang meist ausgeblendet. Denn auch für das Deutsche Kaiserreich bestand der Kolonialismus historisch eben nicht allein im Völkermord, sondern auch in der wirtschaftlichen Ausbeutung. Fast vergessen ist, dass es ab 1908 in der damaligen Kolonie Deutsch-Südwestafrika zu einem regelrechten Diamantenrausch gekommen war, nachdem das Deutsche Reich nach einem entsprechenden Fund ein Diamantensperrgebiet errichtet hatte. Bis 1914 wurden von der vom Deutschen August Stauch gegründeten Kolonialen Bergbaugesellschaft 4,7 Millionen Karat Diamanten im Wert von 150 Millionen Reichsmark gefördert. Für den Raub der Edelsteine wurden bis heute keine Reparationen geleistet.
    Grüner Extraktivismus

    Die systematische Plünderung zur Zeit des Kolonialismus setzt sich heute vielfach in dem von westlichen Staaten und internationalen Organisationen protegierten Agieren multinationaler Konzerne fort. Im Angesicht von globaler Rohstoffausbeutung, Landnahme sowie der direkten oder indirekten Ausübung politischer Herrschaft über andere Länder zeigen sich in der heutigen Weltordnung erschreckende Parallelen zum oftmals vergangen geglaubten Kolonialzeitalter.

    Die neokolonialen Bestrebungen zielen im wesentlichen darauf ab, die im Zuge der Befreiungsbewegungen erlangte formale Souveränität der Kolonien mit dem Ziel zu unterminieren, sich die dortigen Bodenschätze anzueignen. Dazu zählen in erster Linie Ressourcen, die für die Aufrechterhaltung des fossilen Kapitalismus von zentraler Bedeutung sind, wie Erdöl, Erdgas, Steinkohle, Uran, Edelmetalle und Phosphate. Die politisch-institutionellen Strukturen für diese Form der »Akkumulation durch Enteignung«, wie sie der marxistische Geograph David Harvey in Anknüpfung an Rosa Luxemburg beschreibt, und die damit verbundene Umverteilung des Reichtums von armen Ländern in die kapitalistischen Zentren schufen internationale Institutionen des Finanzkapitals wie die Weltbank oder der Internationale Währungsfonds IWF. Die von den USA, Großbritannien und den großen Mitgliedstaaten der EU Frankreich und Deutschland beherrschten Institutionen legten mit ihren oktroyierten Maßnahmen zur Liberalisierung und Privatisierung die Grundlagen für die neokoloniale Ausbeutung von Grund und Boden.

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    In das Visier von Ausbeutung und Aneignung geraten jedoch zusehends auch Sonne, Wasser und Wind, also Rohstoffe und Natureigenschaften, die der Durchsetzung einer grün-technologischen Energiewende in den Ländern des Westens dienen sollen. Die deutsche Bundesregierung plant, mit einer »Nationalen Wasserstoffstrategie« als Technologiestandort für grünen Wasserstoff zum Weltmarktführer zu werden. Afrikanischen Ländern ist dabei die Aufgabe zugedacht, Flächen und Naturressourcen zu liefern. So beteiligen sich derzeit deutsche Konzerne in Namibia und der Demokratischen Republik Kongo an der Realisierung von Megaprojekten wie Staudämmen, Wind- und Solarparks für die Herstellung von grünem Wasserstoff für den Export. Im Fall der Westsahara ist die deutsche Bundesregierung sogar bereit, die völkerrechtswidrige Besatzung durch Marokko de facto anzuerkennen und die Selbstbestimmungsrechte der Sahrauis zu ignorieren, um das dortige Potential für erneuerbare Energien im eigenen Interesse zu nutzen.

    Ähnlich wie bei klassischen Formen der Rohstoffausbeutung wird bei diesem grünen Kolonialismus die im Allgemeinbesitz befindliche Umwelt für das Wachstum und die Profite westlicher Industriekonzerne reserviert. Eine lokale, demokratische Energiewende vor Ort wird dadurch hingegen erschwert, zumal etwa in Westafrika jeder zweite Haushalt noch gar nicht mit Strom versorgt wird. Zudem ist naheliegend, dass damit eine Ausweitung der Kontrolle und Einflussnahme transnationaler Konzerne, internationaler Organisationen, westlicher Regierungen und nationaler Kapitalfraktionen in den betroffenen Regionen einhergehen wird. Die Eigentumsfrage soll dabei zugunsten westlicher Konzerne entschieden werden, um die Enteignung und Aneignung der Naturressourcen unumkehrbar zu machen.

    In diesem Zusammenhang sei an den uruguayischen Schriftsteller Eduardo Galeano und dessen eindrucksvolles Werk »Die offenen Adern Latein­amerikas« aus dem Jahr 1970 erinnert. Darin beschrieb Galeano mit Blick auf die Folgen der jahrhundertelangen Eroberung und Ausplünderung von Mensch und Natur in Lateinamerika als Basis für den Reichtum Europas und nationaler Oligarchien die »Armut des Menschen als Ergebnis des Reichtums der Erde«. An diesem Grundprinzip kolonialer Ressourcenausbeutung hat sich bis heute nichts geändert.

    Der imperiale Kolonialismus hat also nie ein wirkliches Ende gefunden. Vielmehr wurde er nach Ende der Blockkonfrontation des Kalten Kriegs in Form eines Neokolonialismus fortgesetzt, der sich vor dem Hintergrund einer unipolaren Weltordnung und einer ungleichen Globalisierung entfaltet hat. Allen voran die USA setzen dabei gerade in Europa wie in den Ländern der Peripherien auf Kompradorenbourgeoisien, die die Globalisierung zugunsten von US-Konzernen stützen. Die antikolonialen Befreiungsbewegungen im globalen Süden mussten sich gegen diese Vereinnahmungsversuche immer neu zur Wehr setzen und die demokratische Souveränität ihrer Länder verteidigen. Das perfide an dieser Hegemonie ist, dass sich die USA im Unterschied zum älteren Imperialismus die Verbreitung von Freiheit und Demokratie auf die Fahne geschrieben haben.
    Krieg und Terror

    Unter diesem Banner lebte auch die offen aggressive, kriegerische Seite des Kolonialismus in ihrer alten Gestalt wieder auf. Unter dem Deckmantel ihres »Kriegs gegen den Terror« haben die USA nach der Jahrtausendwende mit Unterstützung ihrer NATO-Verbündeten vermehrt militärische Mittel eingesetzt, um ihre wirtschaftliche und strategische Vorherrschaft über die ölreichen Regionen des Nahen Ostens und Zentralasiens auszuweiten. Die eindrücklichsten Beispiele für diese neokoloniale Hegemonie sind zweifelsohne die Besetzungen Afghanistans und Iraks.

    Die unter schwersten Menschenrechtsverletzungen geführten Kriege, die als Blaupausen für spätere Interventionen in Libyen und Syrien dienten, kosteten jeweils mehrere Hunderttausende Menschen das Leben und haben den Grundstein für das Erstarken des islamistischen Terrorismus gelegt. Die vorgeblichen Ziele der Demokratisierung und Emanzipation wurden dabei gänzlich verfehlt. Angesichts der dramatischen Folgen der völkerrechtswidrigen Kriege der USA im Nahen und Mittleren Osten hat der US-amerikanische Intellektuelle Noam Chomsky die USA als »den führenden terroristischen Staat« der Welt bezeichnet.

    Unter dem Vorwand der Terrorismusbekämpfung ist auch die ehemalige Kolonialmacht Frankreich in der Sahelregion militärisch präsent. Ein besonderes Augenmerk liegt dabei auf der militärischen Absicherung der Uranexporte des französischen Energiekonzerns Areva aus dem bitterarmen Niger, das als Hauptlieferant für die französischen Atomkraftwerke dient. Die Bevölkerung des Niger, das zu den ärmsten und unsichersten Ländern der Welt zählt, profitiert hiervon nicht, im Gegenteil.

    Auch die deutsche Bundeswehr ist in der Sahelzone präsent. Trotz des offensichtlichen Scheiterns des Militäreinsatzes in Mali, dessen Sicherheitslage sich seit Beginn der Militäroperation Minusma maßgeblich verschlechtert hat, und wachsender Differenzen mit der malischen Übergangsregierung hält die Bundesregierung an einer weiteren Stationierung der deutschen Soldaten fest. Ein zentrales Argument in der deutschen Debatte lautet, man dürfe die Region nicht dem wachsenden Einfluss Russlands überlassen. Aus diesem Denken in Einflusssphären spricht ein kolonialer Geist, der paradigmatisch ist für die Missachtung der Souveränität afrikanischer Staaten.

    Diese demokratische Souveränität der Länder des Südens ist dem Westen auch beim Umgang mit dem Ukraine-Krieg ein Dorn im Auge. Das offenbaren die neokolonialen Versuche von USA und EU, diese Länder gegen ihre eigenen Interessen am Wirtschaftskrieg des Westens gegen Russland zu beteiligen. Groß ist das Unverständnis, warum sich 17 afrikanische Staaten im März in der UN-Vollversammlung bei der Resolution gegen den Einmarsch in der Ukraine enthielten.

    Dabei ist es naheliegend, dass sich die Länder des Südens bei dem Stellvertreterkrieg in der Ukraine nicht auf die Seite des Westens ziehen lassen wollen. Anders als in der westlichen Öffentlichkeit herrscht in weiten Teilen der Welt ein nüchterner Blick vor, was die Vorgeschichte und die geopolitischen Dimensionen des Kriegs angeht. Zu Recht verweisen Vertreter des globalen Südens bei aller Kritik an dem Völkerrechtsbruch Russlands auf die Verantwortung der NATO mit ihrer Expansion nach Osten als zentraler Ursache für die Eskalation des Konflikts. Nachvollziehbarerweise wird auf die westliche Doppelmoral und die unzähligen völkerrechtswidrigen Angriffskriege der USA und deren Verbündeten hingewiesen, bei denen solche Reaktionen ausgeblieben sind.

    Im Westen hingegen ist man blind und taub gegenüber dem Interesse der afrikanischen Staaten und den Ländern des Südens an einer schnellen Beendigung des Krieges durch eine diplomatische Verhandlungslösung. Deren Wunsch nach Frieden ist naheliegend: Schließlich sind darunter viele Länder, die unter den Folgen des Kriegs in Form explodierender Energie- und Lebensmittelpreise am meisten leiden. Daran hat – so begrüßenswert es auch ist – auch das unter Vermittlung der Türkei ausgehandelte UN-Getreideabkommen nichts grundlegend ändern können. Dass in dem UN-Getreideabkommen auch vorgesehen ist, die hindernden Auswirkungen der westlichen Sanktionen auf die russischen Lebens- und Düngemittelexporte zu begrenzen – ein Versprechen, dessen Umsetzung bis jetzt stockt – wird im Westen gerne verschwiegen. Ein ungehinderter Zugang von russischen Nahrungs- und Düngemitteln zu den weltweiten Märkten wäre jedoch von herausragender Bedeutung. Schließlich handelt es sich bei Russland um den weltweit größten Weizen- und Düngerlieferanten.

    Stimmen wie die des Vorsitzenden der Afrikanischen Union, Macky Sall, der südafrikanischen Außenministerin Naledi Pandor oder des neu gewählten brasilianischen Präsidenten Lula da Silva, die auf eine diplomatische Lösung und Frieden für die Ukraine drängen, werden im Westen nicht gehört. Statt dessen verfolgt der Westen das von US-Verteidigungsminister Lloyd Austin ausgegebene Ziel, Russland langfristig zu schwächen. Den aussichtsreichen Verhandlungen in Istanbul im März zwischen Russland und der Ukraine über einen Waffenstillstand wurde seitens der USA und Großbritanniens eine Absage erteilt. Mit beispiellosen Waffenlieferungen und Wirtschaftssanktionen soll Russland in die Knie gezwungen werden, das Ziel eines Regime-Change oder gar einer Zerschlagung des Landes anhand einer ethnischen Parzellierung wird anvisiert.

    Diese Strategie ist aus zwei Gründen töricht und unverantwortlich: Erstens wird die Atommacht Russland wohl kaum bereit sein, in einem Konflikt, den sie für aus ihrer Sicht existentielle Interessen führt, bedingungslos aufzugeben. Mit jedem Tag und jeder weiteren Waffenlieferung steigt daher die Gefahr der Ausweitung des Konflikts bis hin zum Dritten Weltkrieg und der atomaren Zerstörung Europas. Zweitens ist es zynisch, die Ukraine in einen langwierigen Stellvertreterkrieg zu schicken und die Menschen dort für eigene geopolitische Interessen auf dem Schlachtfeld opfern zu wollen. Davor haben kluge Beobachter wie der US-Ökonom Jeffrey Sachs bereits Anfang April 2022 nachdrücklich gewarnt.

    Neue Hoffnung

    Die deutsche Bundesregierung unterwirft sich diesem Konfrontationskurs und beteiligt sich mit drastischen Sanktionen an dem beispiellosen Wirtschaftskrieg gegen Russland. Während die deutsche Außenministerin Annalena Baerbock hofft, damit »Russland ruinieren« zu können, wirken die Sanktionen wie ein Bumerang. Selbst die Bundesregierung musste vor wenigen Tagen auf eine parlamentarische Anfrage von mir hin eingestehen, dass sie keinerlei Kenntnisse hat, ob die Sanktionen ihr Ziel, die russische Kriegswirtschaft zu hemmen, erreichen. Statt dessen vermeldet der staatlich kontrollierte russische Energiekonzern Gasprom für die ersten sechs Monate dieses Jahres einen Rekordgewinn von umgerechnet 41,63 Milliarden Euro dank der durch die Sanktionen gestiegenen Preise.

    Für Deutschland sind die Folgen des Wirtschaftskriegs gegen den bis dahin wichtigsten Energielieferanten hingegen dramatisch. Die Inflation liegt bei Rekordwerten von mehr als zehn Prozent, jedes vierte Unternehmen muss infolge der explodierenden Energiepreise Stellen abbauen, ganze Branchen stehen vor dem Ruin oder wollen ihre Produktion ins Ausland verlagern – kurz: Deutschland droht eine Deindustrialisierung, die Millionen Arbeitsplätze sowie das gesamte deutsche Wohlstandsmodell aufs Spiel setzt und den sozialen Frieden gefährdet.

    Vor diesem Hintergrund wäre es selbstmörderisch, wenn sich Deutschland auch noch an dem von den USA betriebenen Wirtschaftskrieg gegen China beteiligen würde, wie sich das Teile der deutschen Regierung wünschen. Die im Westen zu diesem Zweck geführte Debatte über eine vermeintliche »systemische Rivalität« zwischen »liberalen Demokratien« und »autoritären Staaten« ist schon allein aufgrund der neokolonialen Beherrschung der Welt durch erstere verlogen. Eine Entkoppelung von Deutschlands wichtigstem Handelspartner hätte zudem für die Mehrheit der deutschen Bevölkerung dramatische Folgen, wobei der Wirtschaftskrieg gegen Russland vermutlich nur ein Vorgeschmack wäre.

    Die neokolonialen Versuche des von den USA angeführten Westens, in der Frage des Ukraine-Kriegs Einfluss auf die Länder des Südens zu nehmen, zeigen ebenso wie die von Washington angestrebte Konfrontation mit China, dass die USA mit Unterstützung ihrer europäischen Vasallen ihren Abstieg als alleiniger Welthegemon um jeden Preis verhindern wollen. Gleichzeitig soll der Aufstieg Chinas gestoppt werden, das in den letzten Jahrzehnten eine beeindruckende Entwicklung hingelegt hat und von einem der ärmsten Länder zur zweitgrößten Volkswirtschaft der Welt und einem der wichtigsten Technologie- und Innovationstreiber avanciert ist.

    Für die Länder des Südens liegt in einer multipolaren Weltordnung eine große Chance, dem neokolonialen Joch zu entkommen. Schließlich blieben in der seit dem Kollaps der Sowjetunion andauernden Ära der Unipolarität den Staaten weltweit nicht viel Wahlmöglichkeiten: Entweder sie unterwerfen sich den Interessen der USA, oder sie müssen damit rechnen, Opfer von Invasionen, Staatsstreichen und weitreichenden Sanktionen zu werden. Beispielhaft sei hier Kuba genannt, das seit dem Triumph der Kubanischen Revolution 1959 einen eigenen, einen sozialistischen Entwicklungspfad eingeschlagen hat und sich deshalb seit mehr als 60 Jahren einer inhumanen, völkerrechtswidrigen Wirtschaftsblockade der USA ausgesetzt sieht. Darin ändert auch nichts, dass erst vor wenigen Tagen wieder einmal die breite Mehrheit von 185 Staaten in der Generalversammlung der Vereinten Nationen gegen das Votum der USA und Israels, bei Enthaltung von Bolsonaros Brasilien und der Ukraine, für die Beendigung der Blockade gestimmt hat. Die USA sind offenbar fest entschlossen, an der kleinen Karibikinsel ein Exempel zu statuieren und andere Länder des Südens von einer Entwicklung jenseits der kapitalistischen Ausbeutung und frei von neokolonialer Unterwerfung abzuschrecken. Dass es Kuba trotz aller Widerstände und Schwierigkeiten gelungen ist, ein herausragendes Bildungs- und Gesundheitswesen zu etablieren und Solidarität mit anderen Ländern des Südens zu leben, ist ein großer Erfolg und zeigt, dass eine alternative Entwicklung möglich ist.

    Bei der neokolonialen Beherrschung großer Teile des globalen Südens sind gute Beziehungen von Ländern des Südens zu China, Russland oder Indien und Brasilien dem Westen ein Dorn im Auge. Schließlich bieten diese Länder Möglichkeiten einer Verteidigung der demokratischen Souveränität, indem sie neben den Optionen Unterwerfung oder Widerstand eine weitere Option eröffnen: die der Neutralität. Was das bedeuten kann, erklärte Pierre Sané, Präsident des Imagine Africa Institute und früherer Generalsekretär von Amnesty International, im Zusammenhang mit der Abstimmung in den Vereinten Nationen über Russlands Invasion in der Ukraine: »Neutralität bedeutet nicht Gleichgültigkeit. Neutralität bedeutet, immer wieder einzufordern, dass internationale Gesetze respektiert werden; Neutralität bedeutet, dass unsere Herzen weiter für die Opfer militärischer Invasionen und willkürlicher Sanktionen schlagen, die niemals gegenüber NATO-Staaten verhängt werden.«

    In diesem Sinne hatte auch Südafrikas Außenministerin Naledi Pandor ihre ganz andere Sichtweise auf den Ukraine-Krieg als jene des Westens dargelegt. Die Fragen, »die den Kern des Konflikts zwischen der Ukraine und Russland ausmachen, werden weltweit diskutiert, und das seit mehr als zehn Jahren. Afrika wurde aber niemals an den Tisch gebeten, um über diese Fragen zu reden. Da können Sie jetzt nicht sagen: Entscheidet euch für die eine oder andere Seite! Wir waren nicht involviert in all die Dinge, die zur heutigen Situation geführt haben. Unsere Position ist: Die Welt hat die Verantwortung, nach Frieden zu streben. Wir sind entsetzt zu sehen, dass in diesem Konflikt, bei dem Tausende ihr Leben verlieren und Infrastruktur zerstört wird, die Verantwortlichen der Welt nicht in der Lage sind, zu tun, was Südafrika getan hat: Wir haben uns an einen Tisch gesetzt, verhandelt und eine Lösung gefunden, dank derer der Krieg beendet wurde.«
    Klassen und Massen

    Worin die Ursachen für Krieg und Zerstörung liegen, hat der französische Sozialist Jean Jaurès einst treffend formuliert: »Der Kapitalismus trägt den Krieg in sich wie die Wolke den Regen.« Das bedeutet: Krieg und Kapitalismus sind zwei Seiten derselben Medaille. Da das kapitalistische Wirtschaftssystem auf den Prinzipien von Konkurrenz und Profitmaximierung basiert, sind Ausbeutung und Expansion dem Kapitalismus inhärent. Die Nutzung militärischer Mittel zur Profitmaximierung ist daher eine Konsequenz der kapitalistischen Logik.

    Wie können wir also diesen hegemonialen Tendenzen, wie können wir dem neokolonialen Imperialismus, der weite Teile des globalen Südens wirtschaftlich oder militärisch unter seine Kontrolle zu bringen versucht, etwas entgegensetzen? Einen Teil der Antwort findet sich in Frantz Fanons Schrift »Die Verdammten dieser Erde«. Darin stellt er fest: »Die Massen Europas müssen sich darüber klar werden, dass sie sich in der kolonialen Frage oft, allzuoft mit unseren gemeinsamen Herren verbündet haben.«

    In anderen Worten: Wir brauchen ein Bündnis der Arbeiterklasse des Westens und der Bevölkerungen des Südens. Das gemeinsame Interesse eines solchen internationalistischen Bündnisses ist nicht nur in der Frage von Krieg und Frieden offenbar: Gemeinsames Ziel muss es sein, die kapitalistische Produktionsweise als Quell nationaler wie imperialer Ausbeutung zu überwinden. Die Arbeiterklasse des Westens darf sich dabei, wie von Fanon gefordert, in ihrem Agieren nicht von sozialimperialistischen Zugeständnissen der herrschenden Klasse abspeisen lassen und mit ihrem Einsatz gegen Ausbeutung und für bessere Lebensbedingungen an den nationalen Grenzen stehenbleiben. Die Aufgabe besteht vielmehr darin, internationale Solidarität zu üben mit all denjenigen Kräften des Südens, die sich der neokolonialen Unterdrückung entgegenstellen.

    In Deutschland haben wir es uns zur Aufgabe gemacht, ein Umdenken in der nach wie vor von hegemonialen Motiven und kolonialen Denkmustern geprägten deutschen Außenpolitik zu erreichen. Denn diese steht angesichts der Verfolgung geostrategischer Vorherrschaft im Rahmen der NATO sowie kapitalistischer Profitinteressen mittels »humanitärer Interventionen«, gezielter Exporte von Kriegswaffen zur geopolitischen Einflussnahme und durch ausbeuterischen Freihandel in einer Linie mit der imperialistischen Kolonialpolitik, die Karl Liebknecht zu Beginn des 20. Jahrhunderts kritisiert hatte. Eine kritische Reflexion und konsequente Dekolonisierung der öffentlichen Erinnerungskultur, die eine tatsächliche Anerkennung des Völkermords an den Herero und Nama sowie die Leistung angemessener Reparationen einschließen würde, bilden hierfür nur den Anfang.

    Als notwendiger Rahmen für die Entfaltung von Alternativen jenseits des Neokolonialismus ist der Aufbau einer multipolaren Welt erforderlich. Der ökonomische Aufstieg Chinas, der weitere Bedeutungszuwachs von Staatenbündnissen wie BRICS oder von kontinentalen Organisationen wie der Afrikanischen Union oder der südamerikanischen Staatengemeinschaft Unasur, die einst als Widerpart zu der von den USA dominierten Organisation Amerikanischer Staaten gegründet wurde, können die Kräfteverhältnisse in diesem Sinne verschieben. Ausgehend von einer solchen Entwicklung könnte es gelingen, wichtige Fragen der Weltordnung wie eine Neuverhandlung der globalen Handelsbeziehungen, eine Demokratisierung der Vereinten Nationen und eine Entmilitarisierung des Planeten anzugehen. So utopisch ein solches Szenario auch klingen mag, angesichts von Krieg, neokolonialer Ausbeutung und Umweltzerstörung ist eine friedlichere und gerechtere Weltordnung alternativlos.

    #colonialisme #Namibie #Allemagne #gauche #impérialisme

  • George Carlin on Freedom of Choice
    https://www.youtube.com/watch?v=yt49DsfKDMc

    Dans la chanson Paris-New York, N.Y.-Paris il est dit « dans dix ans comme là-bas ici », seulement la chanson a 46 ans. Depuis nos leaders politiques ont plus ou moins tous adhéré au camp transatlantique et l’écart de dix ans à été réduit à néant ou pire encore à ce que nous appellons « vorauseilender Gehorsam »(1).

    Écoutez George Carlin prononcer sa déscription du règne des oligarques étatsuniens qui ne laissent pas le choix politique au peuple.

    Ici chez nous on ne construit plus seulement notre système politique d’après le leur, nous ne nous contentons plus de nous ruiner la santé en buvant leur affreuse limonade sucrée, là nous avons atteint un degré de servitude où à leur place et sans la moindre hésitation nous participons à une guerre contre nos voisins européens.

    Sacré JH, s’il savait, enfin, dans les sphères où ils se trouvent actuellement George a sans doute eu le temps de lui expliquer ce que c’est la réalité aux U.S.

    C’est quand même bizarre avec quels résultats tu te retrouves quand tu utilises la culture française comme filtre à travers lequel tu fais passer l’histoire allemande. J.H. faisait partie de la génération de nos parents qui ont vécu la guèrre et dont les actes et paroles ne cessaient d’en refleter l’expérience afin de nous mettre en garde contre les risques pour notre vie paisible.

    https://www.youtube.com/watch?v=HiVVLwCw7a0

    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/BBH_75

    Sortie décembre 1974
    ...
    L’album devait initialement s’intituler BBH 74, mais sorti seulement tout à la fin de l’année 1974, on le baptisera finalement BBH 75.

    (1) L’expression allemande « obéissance anticipante » fait allusion aux tueurs nazis qui assassinaient librement tout ce qu’ils voyaient comme sous hommes slaves et juives sans que leurs supérieurs aient besoin de leur en donner l’ordre.
    Le petit frère de « vorauseilender Gehorsam » s’appelle « Befehlsnotstand » qu’on emploie sytématiquement pour justifier sa participation aux atrocités en disant qu’on n’a fait qu’exécuter des ordres sous la menace de sévères punitions.

    #politique #USA #Europe #capitalisme #impérialisme #ownership_class #musique

  • Meinungsmache mit einem dubiosen „China-Experten“
    https://www.nachdenkseiten.de/?p=56639

    25.11.2019 von Jens Berger - Adrian Zenz gehörte in den letzten Tagen zu den meistzitierten Quellen in den deutschen Medien. Angefangen bei der Tagesschau, über den SPIEGEL, die Süddeutsche Zeitung, die ZEIT bis hin zu amerikanischen Propagandasendern wie Radio Free Asia ist Zenz ein gerngesehener Interviewpartner und Zitatgeber. Die FAZ nennt ihn in einem der wenigen etwas ausgewogeneren Artikel zum Thema „Der Mann mit der Million“ (hinter einer Paywall) – dabei geht es um die Zahl von mehr als einer Million Uiguren, die angeblich in chinesischen Umerziehungslagern interniert sein sollen. Diese Zahl stammt von Zenz und wird als Steilvorlage in der aktuellen Kampagne gegen China oft und gerne aufgenommen. Über den Hintergrund von Adrian Zenz schweigt man lieber. Das ist verständlich, stammt der „Experte“ doch aus einem höchst dubiosen Umfeld mit kalten Kriegern aus der amerikanischen Think-Tank- und Geheimdienstgemeinde. Das lässt an der Seriosität seiner Aussagen zweifeln. Von Jens Berger.

    https://www.nachdenkseiten.de/upload/podcast/191125-Meinungsmache-mit-einem-dubiosen-China-Experten-NDS.mp3

    Wer ist Adrian Zenz? Die Tagesschau gibt sich bei der Vorstellung ihres „China-Experten“ recht wortkarg. Zenz „gilt weltweit als renommierter Experte für die Situation der Muslime in China. Zenz lebt und arbeitet in den Vereinigten Staaten von Amerika.“ Das hört sich natürlich seriös an. Doch wo arbeitete der „weltweit renommierte Experte“ eigentlich genau? Der Wissenschaftsdatenbank ORCID zufolge ist Zenz an der European School of Culture and Theology in Korntal, Baden-Württemberg, tätig. Von dieser Schule werden wohl die Allerwenigsten bislang etwas gehört haben und das ist verständlich. Die ESCT gehört zur Akademie für Weltmission, einer eher randseitigen evangelikalen Bildungseinrichtung, die eng mit der ebenfalls in Korntal niedergelassenen Arbeitsgemeinschaft Evangelikaler Missionen assoziiert ist, zu der auch die evangelikale „Chinesische Missionsgemeinschaft“ gehört. Der FAZ gegenüber beschreibt sich Zenz als „tief religiös“ und spricht von einer „Berufung“ und davon, dass Gott ihn dorthin geleitet habe, auf einem „vorbereiteten Weg“.

    Seinem eigenen Eintrag bei „Academia“ zufolge ist Zenz zudem an der Columbia International University tätig und betreut dort die Doktoranden der Korntaler ESCT. Doktoranden einer evangelikalen Privatschule an der Columbia University? Ja, denn die Columbia International University ist nicht mit der renommierten New Yorker Columbia University zu verwechseln, sondern eine dubiose evangelikale Bibelschule in Columbia, South Carolina. Deren online zu erreichenden „Doktortitel“ sind wohl eher als Skurrilität denn als „renommierte Wissenschaft“ zu bewerten. Gegenüber der FAZ hat Zenz übrigens angegeben, dass er sein Geld gar nicht als Wissenschaftler, sondern als „Freiberufler in der IT-Branche“ verdient. Seine China-Studien sind demnach wohl eher ein Hobby, dem er in seiner Freizeit nachgeht. Sonderlich renommiert ist dieser wissenschaftliche Hintergrund nicht. Das klingt alles eher nach einem religiös geleiteten Hobbywissenschaftler.

    Zenz´ vermeintliches Renommee kommt aus einer ganz anderen Quelle. Adrian Zenz ist nämlich zusätzlich „Senior Fellow“ für China-Studien bei einem dubiosen Think Tank namens „Victims of Communism Memorial Foundation“. In dieser Funktion ist er dank seiner extremen Aussagen zur chinesischen Politik in ein Zitierkartell rechter und transatlantischer Think Tanks geraten. Das reicht für die Tagesschau dann offenbar aus, um als „weltweit renommierter Experte“ zu gelten.

    Wer oder was ist „Victims of Communism Memorial Foundation”? Hierbei handelt es sich um ein Think Tank, dass es sich selbst zur Aufgabe gesetzt hat, die „freie Welt“ von den „falschen Hoffnungen des Kommunismus“ zu befreien. Hervorgegangen ist VOC aus den anti-kommunistischen Gruppierungen im Umfeld von McCarthys Komitee für unamerikanische Umtriebe und den darauf aufbauenden reaktionären Gruppierungen, die im Umfeld der Geheimdienste in der Ära des Kalten Kriegs installiert wurden. Gegründet wurde VOC 1993 von den kalten Kriegern Lev Dobriansky, Lee Ewards, Grover Norquist und Zbignew Brzezinski. Der heutige Chairman Lee Edwards war früher unter anderem beim Chiang Kai-shek nahestehenden Committee for a Free China und Gründer der amerikanischen Abteilung der World Anti-Communist League, einer rechtsextremen internationalen – ebenfalls von Chiang Kai-shek initiierten – anti-kommunistischen Liga, der unter anderem auch so „illustre“ Personen wie Otto Skorzeny (Waffen-SS, Organisation der ehemaligen SS-Angehörigen), Ante Pavelić (Ustascha-Kroatien) und zahlreiche Befehlshaber der lateinamerikanischen Todesschwadronen angehörten.

    Berater des VOC ist John K. Singlaub, ein 98-jähriger ehemaliger Generalmajor der US-Armee, der zu den Gründern der CIA gehört und die CIA-Operationen im chinesischen Bürgerkrieg geleitet hat. 1977 musste Singlaub zurücktreten, nachdem er öffentlich Präsident Carters angekündigten Abzug der US-Truppen aus Südkorea kritisiert hatte. Danach gründete er mit Gleichgesinnten die „Western Goals Foundation“, ein privater Geheimdienst, der bei der Iran-Contra-Affäre die Waffenlieferungen an die rechtsextremen Contras in Nicaragua organisiert hat. Die „Western Goals Foundation“ wurde von einem ehemaligen Mitglied als eine „Sammlung von Nazis, Faschisten, Antisemiten, bösartigen Rassisten und korrupten Egoisten“ bezeichnet. Singlaub war seinerzeit auch Chairman der World Anti-Communist League und deren US-Ableger United States Council for World Freedom. Das United States Council for World Freedom wurde übrigens mit finanzieller Starthilfe der reaktionären Regierung von Taiwan gegründet – mit an Bord war auch Lev Dobriansky, der Mitgründer des VOC.

    Wer das VOC heute finanziert, bleibt im Dunklen. Das rechtsgerichtete Think Tank lebt von anonymen Millionenzuwendungen und tritt vor allem als Stichwortgeber für die dem militärisch-industriellen Komplex nahestehenden Think Tanks in Erscheinung, wenn diese mal wieder Munition gegen die linksgerichteten Regierungen in Südamerika oder eben gegen China benötigen. Ist aus diesem Umfeld eine seriöse, wissenschaftliche Analyse der chinesischen Politik zu erwarten?

    Adrian Zenz war nach eigenen Angaben ein einziges Mal in der Provinz Xinjiang – 2007 als Tourist. Für seine Studien hat er frei zugängliche Internetquellen, wie beispielsweise Ausschreibungen und Jobangebote der chinesischen Regierung in der Provinz Xinjiang durchforstet und auf dieser Basis dann Schätzungen über den Umfang der in chinesischen Umerziehungslagern Internierten aufgestellt. Gegenüber der FAZ beschreibt er diese Schätzungen selbst als „spekulativ“.

    All diese Hintergrundinformationen besagen natürlich nicht, dass es in der Provinz Xinjiang keine Umerziehungslager gibt. Die Zahl von „einer Million Inhaftierten“, die über den „Experten“ Zenz durch unsere Medien gereicht wird, ist jedoch mehr als fraglich und wie ein Internetrechercheur wie Zenz, der seit 12 Jahren nicht mehr in der Region war, belastbare Aussagen zu Details treffen will, ist ebenfalls ein Rätsel.

    Natürlich sollen die Medien gerne auch kritisch über die Unterdrückung der Uiguren in der Provinz Xinjiang berichten. Ob es der Glaubwürdigkeit dient, sich dabei auf derart dubiose „Experten“ zu verlassen, ist jedoch fragwürdig. Alles andere als fragwürdig ist indes das Verschweigen des Hintergrunds des „Experten“ Zenz. Denn wenn die Zuschauer und Leser diesen Hintergrund nicht kennen, können sie sich auch nicht ihr eigenes Bild über die Seriosität der Aussagen und Informationen machen. Aber das sollen sie wohl auch gar nicht. So funktioniert Meinungsmache nun einmal.

    Schlagwörter:
    #China #Expertokratie #Lügen_mit_Zahlen #Think_Tanks #Uiguren #Adrian_Zenz

    #Chine #新疆维吾尔自治区 #xīn_jiāng_wéi_wú_ěr_zì_zhì_qū #Xinjiang #droits_de_l_homme #propagande #impérialisme #anticommunisme #USA

  • #agenda Samedi 19 novembre à 15 heures : Cercle Léon Trotsky - L’Ukraine : terrain d’affrontement entre l’impérialisme et la Russie
    09 novembre 2022

    Lectures en attendant :
    – La guerre en Ukraine accélère la militarisation https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/09/11/la-guerre-en-ukraine-accelere-la-militarisation_404295.html
    – Les révolutionnaires face à la guerre en Ukraine https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/06/26/les-revolutionnaires-face-la-guerre-en-ukraine_367113.html
    – Ukraine  : une guerre russo-américaine et un tournant https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/05/02/ukraine-une-guerre-russo-americaine-et-un-tournant_301279.ht
    #ukraine #guerre #impérialisme #russie #Etats_unis

  • Reckoning With the AFL-CIO’s Imperialist History
    https://jacobin.com/2020/01/afl-cio-cold-war-imperialism-solidarity

    1.9.2020 by Jeff Schuhrke - Two days after Bolivia’s socialist president Evo Morales was forced from office in a right-wing military coup last November, AFL-CIO president Richard Trumka condemned the coup on Twitter and praised Morales for reducing poverty and championing indigenous rights. In doing so, Trumka joined Bernie Sanders, Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez, and other prominent figures of the Left in countering the US political and media establishments’ dominant narrative that Morales’s violent ouster was a win for democracy.

    While it’s fitting for the president of the nation’s largest union federation to denounce a right-wing coup against a leftist foreign leader — which was endorsed by the State Department and CIA — it also represents an important break from precedent for the AFL-CIO. Though rarely discussed, the federation has a long record of supporting the US government in disrupting leftist movements around the world, including through coups d’état in Latin America.

    Throughout the Cold War, the AFL-CIO’s Executive Council and International Affairs Department were run by zealous anticommunists determined to undercut the rise of left-wing trade unions overseas. Like their counterparts in the US government, George Meany, AFL-CIO president from 1955–1979, and Lane Kirkland, his successor who served until 1995, understood that if allowed to thrive, class-conscious labor movements would pose a serious threat to global capital.

    Meany, Kirkland, and other AFL-CIO officials subscribed to a philosophy of “business unionism,” meaning they had no desire to topple capitalism but instead promoted the idea that class collaboration and limited workplace bargaining over “bread and butter” issues would bring workers all the prosperity they needed. They championed economic nationalism over transnational labor solidarity, reasoning that US workers would see higher wages and lower unemployment as long as US corporations had easy access to foreign markets to sell products made in the United States — a version of the kind of nationalist ideology that has fueled racism and xenophobia among segments of the US working class and aided Trump’s rise to power.

    From aiding US-backed military coups in Brazil and Chile to cheerleading ruthless counterinsurgency wars in Vietnam and El Salvador, the AFL-CIO’s foreign policy during the Cold War was fundamentally geared toward the interests of US empire. By the 1970s — just as capital launched a renewed, decades-long attack on workers’ rights around the globe — the US labor federation had lost whatever credibility it might have had as a vehicle for international working-class liberation, derided by anti-imperialists at home and abroad as the “AFL-CIA.”

    As we enter a new decade, the prospects for a rejuvenated US labor movement are strong: a new generation of exploited workers are eager to unionize, the number of workers on strike just hit a thirty-year high, the rapidly growing Democratic Socialists of America is aiming to pull unions leftward through the rank-and-file strategy, longtime labor ally Bernie Sanders has plans to double union membership if elected president, and militant labor leaders like Sara Nelson (who could be the AFL-CIO’s next president) are rising in prominence.

    It’s a good time, then, for both labor activists and left labor leaders to reckon with the history of US labor imperialism — a history largely unknown to younger labor activists and leftists who came of age in the early twenty-first century. Wrestling with that history can help ensure that a resurgent US labor movement plays a positive and effective role in building global worker solidarity rather than one that props up an imperialist order that hurts the working class both within the United States and around the world.

    Though decades of corporate propaganda have tried to tell us otherwise, there is power in a union. Not only the power to raise wages or win paid time off, but the power to overthrow governments and bring national economies to a screeching halt. During the Cold War, the US government understood this very well. To US officials determined to preserve and expand international capitalism in the face of an increasingly influential global left, trade unions around the world posed a serious threat.

    Unions abroad therefore became a crucial target of US imperial intervention: rather than allow them to mount an effective challenge to capital by radicalizing workers and fueling leftist political movements, unions would need to be turned into instruments for containing the revolutionary potential of the working class. In the process, organized labor’s most powerful weapon — the strike — would be co-opted and used to pursue reactionary goals, namely, to undermine leftist governments.

    To subvert overseas unions for their own imperial ends, the State Department and CIA found an enthusiastic ally in the AFL-CIO. The Cold War largely coincided with the period when the US labor movement was at its strongest. More US workers were unionized in the 1950s and 1960s than at any other time in history, giving labor leaders like Meany considerable political clout.

    As anticommunists, AFL-CIO officials chose to use this power to assist the US government in undermining leftist influence in foreign trade unions. In practice, this meant interfering in the internal processes of other countries’ trade unions, stoking internecine rivalries, creating and financially propping up splinter labor organizations, grooming cadres of conservative business unionists, and using the power of the strike to sabotage progressive governments.

    After decades of such imperial interventions, organized labor across the world was left divided and weakened, making it easier for transnational capital to exploit workers in the era of neoliberalism.

    Thanks to the Left’s steadfast resistance to fascism, the Communist parties of Western Europe won widespread popular support during World War II, especially among the working class. By the end of the war, labor federations like France’s Confédération Générale du Travail (CGT) and Italy’s Confederazione Generale Italiana del Lavoro (CGIL) were led or heavily influenced by Communists.

    In 1945, the labor movements of the Allied nations — including Britain, the Soviet Union, and the United States — formed the World Federation of Trade Unions (WFTU), a sort of United Nations for labor. At this time, the AFL and the CIO were still separate, competing entities. Established in 1886, the politically conservative AFL included unions of skilled, craft workers, while the CIO — founded in 1935 as a breakaway organization from the AFL — represented workers in mass industries like auto and steel. The newer and more progressive CIO, which owed its growth to the work of Communist and other leftist organizers, readily joined the WFTU. But the larger and staunchly anticommunist AFL refused to have anything to do with the new global organization because it included unions from the USSR.

    AFL leaders like Meany argued that leftists — particularly Communists — were inherently “totalitarians,” and that any unions they led were illegitimate as representatives of workers. He and the AFL’s other anticommunist internationalists contended that only “democratic” or “free” trade unions — that is, pro-capitalist, business unions — had any claim to legitimacy.

    The irony of “free” trade unionists was that they frequently trampled on union democracy and autonomy while claiming to champion these very principles. Whenever Communists or other leftists attained leadership positions in foreign unions through democratic methods and with rank-and-file support, outsiders from the AFL would jump in to make sure their own handpicked, anticommunist unionists would have the resources to mount a robust, disruptive opposition.

    In 1944, before the Cold War battle lines had even been drawn, the AFL established the Free Trade Union Committee (FTUC) with the goal of undermining Communist-led unions in Western Europe. Tapped to run the FTUC was Jay Lovestone, who had once been a leader of the Communist Party USA but was expelled in 1929, because Stalin believed he was too close to his Politburo rival Nikolai Bukharin.

    Lovestone made his way into the labor movement in the 1930s through the International Ladies’ Garment Workers’ Union. Eager for revenge against his ex-comrades, he then went to work for the UAW’s anticommunist president Homer Martin, using his intimate knowledge of the party to help Martin red-bait and oust his intra-union opponents. This experience made him the perfect choice to run the FTUC.

    As FTUC director, Lovestone sent his associate, Irving Brown, to be his point man in Europe. From an office in Paris, Brown set about dividing the international labor movement by loudly accusing the WFTU of being a Soviet-dominated organization. He particularly worked to split the French CGT by backing its internal, noncommunist faction, Force Ouvrière. While Force Ouvrière started as a small CGT caucus willing to coexist with Communists, Brown helped transform it into a separate, anticommunist labor organization in direct competition with the CGT, propped up more by US funds than popular support.

    By 1947–48, the US government caught up with the AFL on the Cold War, creating the CIA and launching the Marshall Plan to ensure the “containment” of communism by reconstructing Western Europe’s war-shattered economy within a capitalist framework. Recognizing the labor movement as a crucial Cold War battleground, the CIA was drawn to Lovestone’s FTUC. In 1949, the Agency agreed to finance the FTUC’s efforts to subvert Communist unions abroad in exchange for intelligence on foreign labor organizations. AFL leaders Meany, David Dubinsky, and Matthew Woll were in on the new partnership, as were Lovestone and Brown, but other AFL officials and rank-and-file US unionists were kept in the dark and knew little of what the FTUC was up to.

    That US union leaders forged a secret alliance with the CIA to undemocratically divide unions overseas may justifiably be difficult to understand. But AFL leaders and the CIA shared the belief that Left-oriented unions were literally capable of bringing about proletarian revolution.

    To prevent this from happening, the CIA needed the expertise of the AFL. Since the AFL’s pro-capitalist, anticommunist officials were already working to undermine leftist labor movements before the CIA was even established, they didn’t need any convincing.

    Now flush with CIA money, in the early 1950s, Brown was reputed to carry around suitcases full of cash, buying the loyalty of union officials in France, Italy, West Germany, and elsewhere. Wherever Communist unions were strong, anticommunist splinter unions were created and financially backed by the FTUC/CIA. The AFL similarly partnered with the State Department, which developed a corps of labor attachés and stationed them at US embassies abroad. Often plucked from the ranks of AFL unions and vetted by Lovestone, the State Department’s labor attachés used their diplomatic leverage to isolate and discredit Europe’s Communist-led unions.

    Lovestone also dispatched FTUC operatives to Asia. After the 1949 Communist revolution in China, FTUC representative Willard Etter set up shop in Formosa (Taiwan). With resources provided by the CIA, Etter supported the Free China Labor League, which served as a front for espionage and sabotage activities. Teams of anticommunist Chinese agents secretly traveled from Formosa to mainland China, where they not only reported intelligence back to Etter via radio transmitters, but also blew up fuel supplies (causing substantial civilian casualties) and attempted to stir up worker unrest in state-owned factories.

    Through the FTUC’s China operation, then, the AFL became complicit in CIA-sponsored terrorist activities, straying far from its basic purpose of empowering workers. Most of Etter’s agents were captured and executed by the Chinese government after the CIA lost interest and abandoned them once the Korean War started.

    The relationship between the AFL and CIA was fraught. Lovestone chafed at the Agency’s bureaucracy and oversight, continuously demanding greater independence for his FTUC. For their part, some in the CIA’s top ranks — typically Ivy League-educated WASPs — looked scornfully at their AFL contacts, who were mostly Jews and Irish Catholics with immigrant and working-class upbringings. The feeling was mutual, with Lovestone frequently ridiculing his CIA partners as “fizz kids” in letters to Brown. Such acrimony though was a trivial byproduct of the unsavory partnership between the nominal voice of the US working class and the US imperial state.

    Despite the interpersonal tensions, the FTUC-CIA alliance in Western Europe achieved its main goal of splitting the WFTU in 1949. Increasingly pressured by Cold War geopolitics, the CIO and British Trades Union Congress disaffiliated from the WFTU early that year. The break came down to disagreements over the Marshall Plan, which the Communist-led unions opposed on grounds that it constituted an attempt to undermine their influence and reconsolidate the international capitalist system with the United States at its center.

    1949 was also the year that the US labor movement fell victim to the same divisions the AFL had been sowing abroad. Wanting to stay in the government’s good graces, CIO leaders took a decidedly rightward turn that year, purging Communist organizers from their ranks and chasing out their Left-led affiliate unions. The result was devastating. The CIO — which had previously been at the center of a multiracial, working-class movement for social and economic justice — was rendered a shell of its former self without its dedicated leftist organizers. Facing obsolescence, the CIO was absorbed into the larger, more conservative AFL in 1955, and the US labor movement began its decades-long decline.

    In December 1949, the CIO and British Trades Union Congress joined the AFL and other anticommunist national labor centers to found the International Confederation of Free Trade Unions (ICFTU), which presented itself as the “free” world’s alternative to the WFTU. Thanks to the machinations of the AFL, CIA, and State Department, the international labor movement was now divided into two hostile camps, with US labor leaders more fixated on fighting the Left than fighting capital.

    Following the reconstruction of Western Europe, US labor leaders and their allies in the US government increasingly turned their attention to the developing countries of the Global South, or what was then called the Third World.

    In the Western Hemisphere, Lovestone had a minimal presence. Instead, the AFL’s “Inter-American Representative” was Italian émigré and former socialist Serafino Romualdi. Forced to flee Italy for opposing Mussolini, Romualdi settled in New York. Like Lovestone, he found his way into the labor movement through David Dubinsky’s International Ladies’ Garment Workers’ Union in the 1930s, working for the union’s news service.

    During World War II, Romualdi toured Latin America on behalf of Nelson Rockefeller’s Office of the Coordinator of Inter-American Affairs before briefly returning to Italy as an operative with the Office of Strategic Services — the precursor to the CIA — where he attempted to sideline Communist influence in the CGIL.

    In 1946, Romualdi became the AFL’s chief representative in Latin America and the Caribbean. Much as Irving Brown worked to divide the WFTU, Romualdi’s mission was to weaken the Left-led Confederación de Trabajadores de América Latina (CTAL), which had been founded by Mexican labor leader Vicente Lombardo Toledano in 1938 to unite Latin America’s class-conscious trade unions.

    The CTAL served as an authentic voice for pan-American labor, led by Latin American unionists and free from US imperial dominance. Like the WFTU with which it was affiliated, it brought Communists and noncommunists together around the common purpose of improving the lot of workers. Romualdi and the AFL sought to undermine the CTAL and replace it with a US-led inter-American labor confederation, ensuring the Latin American working class would not become a strong, independent force capable of challenging North American control.

    With the support of Latin America’s social-democratic parties and the State Department’s labor attachés, Romualdi succeeded in convincing many Latin American worker organizations to break from the CTAL, bringing the region’s anticommunist unions together in 1948 with the establishment of the Confederación Interamericana de Trabajadores. Three years later, it was reconstituted as the Organización Regional Inter-Americana de Trabajadores (ORIT) to serve as the ICFTU’s regional arm in the Western Hemisphere. Under Romualdi’s influence, ORIT would battle leftist, Peronist, and Catholic trade unions across the region throughout the 1950s, with the result that the Latin American working class remained fractured.

    In the aftermath of the 1959 Cuban Revolution, Meany, like his allies in the US foreign policy establishment, quickly made Latin America his new priority for “containment.” Unfortunately for him, the FTUC had recently been shuttered at the insistence of UAW president Walter Reuther, after Reuther’s CIO merged with the AFL.

    Though an anticommunist in his own right, Reuther believed there could be peaceful coexistence between East and West and didn’t wish to escalate tensions with the Soviet Union. Despising Lovestone for his divisive tactics in the UAW years earlier, Reuther wanted the AFL-CIO to conduct its foreign policy through the multilateral ICFTU and not Lovestone’s FTUC. Although the ICFTU was formed at the urging of the AFL, during the 1950s, Meany had become disenchanted with the European unionists who ran it, believing they were not belligerent enough in their anticommunism.

    Hoping to refocus labor’s Cold War in Latin America after the Cuban Revolution, but not willing to rely on the ICFTU, Meany wanted a new, unilateral organization in the mold of the now-defunct FTUC. He would get it with the creation of the American Institute for Free Labor Development (AIFLD — usually pronounced “A-field”). AIFLD would become the AFL-CIO’s most significant instrument for waging the global Cold War.

    The idea for AIFLD was first proposed by Communications Workers of America president Joseph Beirne, who held a seat on the AFL-CIO Executive Council. In 1959, Beirne brought sixteen ORIT-affiliated union officials from Latin America to Virginia for a training course on how to be an effective business unionist. Beirne sought to scale up this program and turn it into a permanent organization, persuading Meany to get behind the plan.

    Meany then convinced the incoming Kennedy administration that the proposed organization, AIFLD, would serve as the perfect labor auxiliary to the Alliance for Progress — a Marshall Plan-type initiative to provide generous US aid to anticommunist Latin American governments to prevent the outbreak of another Cuba-style revolution. As it had in postwar Europe, US labor would once again willingly assist the US government in carrying out its Cold War objectives.

    In 1962, AIFLD went into operation. Almost exclusively funded by the US Agency for International Development (USAID) to the tune of several million dollars per year, the Institute quickly extended its presence into nearly every country in Latin America, coordinating its activities with the US foreign policy apparatus.

    AIFLD’s main activity was labor education, particularly training participants on how to combat left-wing influence in their respective unions. Trainees who were considered to have exceptional potential would be brought to a facility at Front Royal, Virginia for a three-month residential course — a kind of School of the Americas for trade unionists — before being sent back to their home countries with nine-month stipends to fund their anti-leftist organizing efforts.

    The Institute also used its USAID funds to carry out development projects across Latin America, including the construction of affordable worker housing for members of ORIT-affiliated unions, signaling to workers the benefits of joining the US-sponsored “free” trade union movement (though the AIFLD often overpromised on how quickly it would complete its housing developments and how many units would be available). Prospective residents were required to fill out long, detailed questionnaires about their unions, information possibly supplied to the CIA.

    To showcase the AFL-CIO’s commitment to class collaboration, AIFLD invited US businessmen with interests in Latin America to serve on its board of trustees, including the heads of the Anaconda Company, Pan-American Airways, and W.R. Grace & Co., among others. These companies were no strangers to union-busting, which made the AFL-CIO’s eagerness to partner with them especially disturbing. That they agreed to be part of AIFLD demonstrates how US capitalists saw no threat — only opportunity — in the kind of unionism the Institute was encouraging.

    Romualdi directed the Institute for its first three years until his retirement, when he was replaced by William Doherty, Jr. Doherty, whose father had been both president of the National Association of Letter Carriers and US ambassador to Jamaica, was an alleged friend to the CIA and would serve as AIFLD’s director for the next thirty years.

    In the early 1960s, AIFLD helped undermine the democratically elected, leftist government of Cheddi Jagan in the tiny South American nation of Guyana, which was then a colony called British Guiana. The colony was on the path to a planned transition to independence, and Jagan hoped to reorganize the economy along socialist lines. But the Kennedy administration, fearing Jagan would be another Fidel Castro, pressured the UK to stall the transition until he could be driven out of power.

    In the summer of 1962, eight Guyanese union officials from a labor federation tied to Jagan’s political opposition participated in AIFLD’s training course in the United States, returning home with stipends provided by the Institute. The following spring, they helped lead a general strike to protest Jagan’s government. The three-month strike crippled the colony’s economy and escalated into a race riot pitting the Afro-Guyanese opposition against Jagan’s Indo-Guyanese base.

    Representatives from two AFL-CIO-affiliated unions — AFSCME and the Retail Clerks — went to British Guiana to aid the strikers by coordinating food relief and replenishing the strike fund, using CIA money secretly channeled through private foundations. What turned out to be one of the longest general strikes in history was sustained by the US imperial state, with help from US union officials, in order to weaken a democratic, progressive government.

    Elections were held a year later, with British Guiana still reeling from the strike. Again using secret CIA funds, a representative from the AFL-CIO-affiliated American Newspaper Guild traveled to the colony to saturate the electorate with anti-Jagan propaganda. After the bitter divisions sowed by AIFLD, the AFL-CIO, and CIA, Jagan’s People’s Progressive Party was unable to win a majority of parliamentary seats, losing the election. The British then allowed the transition to independence to move forward. The new leader, Forbes Burnham, soon revealed himself to be a corrupt autocrat, remaining in power until his death twenty years later.

    AIFLD also played an important role in the US-backed military coup against Brazil’s left-wing president, João Goulart. Like their fellow travelers in the US government, AFL-CIO leaders believed Goulart was too close to the Brazilian Communist Party and needed to be replaced. In 1963, AIFLD’s training program hosted an all-Brazilian class of thirty-three unionists. Their course included fifty hours’ worth of instruction on how to fight Communist influence in their unions, taught by Lovestone and Romualdi.

    When the coup against Goulart was executed on April 1, 1964, the AIFLD graduates helped ensure it went smoothly. While leftist unionists called for a general strike to disrupt the coup, the Institute-trained union officials convinced their fellow workers to ignore these calls and allow the military takeover to proceed unobstructed. The new military regime put allegedly Communist-led unions into trusteeships, sending “intervenors” — some of them AIFLD graduates — to purge these unions of leftists and Goulart sympathizers.

    Three months later, Doherty boasted in a radio interview that AIFLD’s Brazilian trainees “became intimately involved in some of the clandestine operations” of the coup. “Many of the trade union leaders — some of whom were actually trained in our institute — were involved in… the overthrow of the Goulart regime,” he said. Doherty also defended a wage freeze that was imposed by the new government, arguing the Brazilian poor would need to “suffer” no less than the rich in the pursuit of national economic growth. The coup regime turned into a nineteen-year dictatorship, imprisoning, torturing, and murdering untold numbers of trade unionists.

    The State Department and USAID were so pleased with AIFLD’s work that they gladly accepted the AFL-CIO’s proposal to create similar institutes for Africa and Asia. In late 1964 to early 1965, the African American Labor Center was established, and in 1968, the Asian American Free Labor Institute was launched. Like AIFLD, both of these nonprofits were almost entirely funded by USAID to carry out training and development programs in order to prop up anticommunist, anti-Left unions. In 1977, a fourth nonprofit — the Free Trade Union Institute — was created to focus on Europe.

    At the 1965 AFL-CIO convention in San Francisco, Meany presented a resolution, written by Lovestone, pledging the labor federation’s “unstinting support” of President Lyndon Johnson’s policy of escalating the Vietnam War. When the resolution was about to be voted on without discussion or debate, a group of college students, observing the proceedings from the balcony, stood up and chanted “Get out of Vietnam!” and “Debate!” Meany responded by having them thrown out of the convention hall, dismissing them as “kookies.” The pro-war resolution was then adopted unanimously.

    A handful of independent unions, union locals, and mid-ranking labor officials had already expressed skepticism about the war, if not outright opposition. After witnessing Meany’s hostility toward the anti-war movement and his unwillingness to allow debate, more union leaders — particularly from the UAW — began to openly voice their disagreements with the AFL-CIO’s foreign policy.

    Reuther, president of the UAW, tepidly opposed military escalation in Vietnam, wanting to see the war end through peaceful negotiations. Further, he disliked Meany’s aggressive, go-it-alone approach to international issues, preferring to work through the ICFTU. Reuther also did not trust Lovestone, who by now was the director of the AFL-CIO’s International Affairs Department. Still, he was reluctant to make his disagreements public, not wanting to create a rift between the UAW and AFL-CIO.

    Instead, Victor Reuther — Walter’s younger brother in charge of the UAW’s foreign relations — decided to speak up, telling reporters in 1966 that Lovestone and the AFL-CIO were “involved” with the CIA and criticizing AIFLD’s role in the Brazilian coup. The following year, a series of journalistic exposés helped substantiate Victor’s claim by revealing the CIA’s ties to the labor federation and its affiliates going back to the FTUC. Of course, Meany and the AFL-CIO’s other internationalists vigorously denied any relationship with the CIA.

    Along with Meany’s hawkish stance on Vietnam — which included attempts to bolster South Vietnam’s anticommunist Confédération Vietnamienne du Travail — the CIA revelations badly damaged the AFL-CIO’s credibility among liberals and members of the New Left. Disagreements over foreign policy, as well as several domestic issues, finally led the UAW to disaffiliate from the federation in 1968. (The union would return to the AFL-CIO in 1981.)

    Despite these controversies, Meany, Lovestone, and AIFLD did not alter course. When the socialist Salvador Allende was elected president of Chile in 1970, they decided to assist the Nixon administration in destabilizing his government. While the Chilean working class was overwhelmingly behind Allende, AIFLD supported gremios — associations of right-wing, middle-class professionals — along with the country’s conservative union of maritime workers. In 1972, at least twenty-nine Chileans attended the Institute’s training course in Virginia, far more than had ever attended in previous years.

    With the help of AIFLD, in 1972 and 1973, truck-owners and merchants across Chile staged a series of strikes aimed at creating economic chaos and subverting Allende’s government. As in British Guiana nine years earlier, the strikers were supported with funds from the CIA. US efforts to undermine Allende culminated in the violent military coup on September 11, 1973. The new military dictatorship AIFLD helped bring to power by using traditional working-class tactics like the strike would ironically — and tragically — trample workers’ rights, jailing and murdering thousands of Chilean labor activists.

    After researchers like Ruth Needleman and Fred Hirsch helped expose the Institute’s role in the Chilean coup by obtaining documents, conducting interviews, and circulating their findings, rank-and-file union members across the United States began demanding more transparency around AIFLD in the mid-1970s. Several union locals and local labor councils called on the AFL-CIO to fund its foreign programs independently instead of relying on USAID. While these demands went ignored, Lovestone finally retired in 1974, with Meany following suit five years later.

    Upon Meany’s retirement, his longtime lieutenant Lane Kirkland became president of the AFL-CIO. Like his predecessor, Kirkland was a hardline anticommunist. Groomed to be a diplomat at Georgetown’s School of Foreign Service, he was a close personal friend of Henry Kissinger, spending every Thanksgiving with him.

    Under Kirkland, the AFL-CIO applauded the Reagan administration’s aggressive foreign policy aimed at reigniting the Cold War, even as Reagan ushered in a new era of union busting by firing 11,000 air traffic controllers in 1981. At the AFL-CIO’s urging, Reagan oversaw the creation of the National Endowment for Democracy (NED) in 1983, a government-funded grant-making foundation to disburse monies to the same kinds of overseas anticommunist organizations previously funded covertly by the CIA. With Kirkland serving on NED’s board of directors, AIFLD and the AFL-CIO’s other foreign institutes became core grant recipients.

    Kirkland backed Reagan’s Central America policy of arming repressive state security forces in El Salvador and terroristic counterrevolutionaries in Nicaragua. AIFLD was especially active in El Salvador in the 1980s, playing a critical role in the development and implementation of an agrarian reform program meant to undercut rural support for the leftist revolutionary movement. El Salvador’s counterinsurgency government — entirely propped up by generous US military aid — combined the agrarian reform with a state of siege that saw thousands of campesinos brutally murdered in a wave of massacres.

    Alarmed by Kirkland’s support for Reagan’s foreign policy, rank-and-file US union members became active in the Central American peace and solidarity movement, demanding the AFL-CIO change direction. In one of the most significant developments for US labor internationalism since the start of the Cold War, the presidents of several national unions affiliated with the AFL-CIO came together to form the National Labor Committee in Support of Democracy and Human Rights in El Salvador (NLC).

    The NLC openly opposed Kirkland and the Executive Council, lobbying Congress to cut off US military aid to the Salvadoran government. The NLC also sent delegations of US union members to El Salvador and Nicaragua to witness first-hand how US assistance was helping rightists murder and intimidate Central American workers. The NLC would later evolve into an anti-sweatshop organization, helping expose the complicity of major clothing brands in worker rights abuses in Central America, the Caribbean, and Asia.

    While facing internal opposition to its Central America program, the AFL-CIO gave financial and political support to Solidarność, the Polish trade union led by Lech Wałęsa that eventually helped bring down Poland’s Communist government. Opposed by foreign policy officials who feared stirring up hostilities with the Soviet Union, the AFL-CIO’s foray into Poland has since been touted by interventionists as a case study in the heroics of “democracy-promotion.”

    Though Kirkland claimed a victory for “free” trade unionism in Poland, by the 1990s, the labor leaders associated with the NLC were convinced the federation badly needed to improve its overseas image. What’s more, several union presidents on the AFL-CIO’s Executive Council believed the federation had become lethargic in the face of years of declining union density.

    Following the AFL-CIO’s failure to stop the passage of NAFTA, a group of labor officials led by SEIU president John Sweeney gathered enough support to force Kirkland to retire and take control of the federation in 1995. Calling themselves the “New Voice” slate, Sweeney and his allies aimed to revitalize the AFL-CIO by organizing new workers and abandoning outdated anticommunist priorities.

    Under Sweeney, in 1997, AIFLD and the other foreign institutes were shut down and reorganized into a new NGO called the American Center for International Labor Solidarity, or Solidarity Center, which continues to be the AFL-CIO’s operational arm in the Global South.

    Active in over sixty countries, the Solidarity Center does good work, helping to improve safety standards in the Bangladeshi garment industry, amplifying workers’ voices at the International Labor Organization, and bringing workers from the United State and the Global South together to share stories and strategies.

    But like its predecessor organizations, the Solidarity Center is primarily bankrolled by the US government, particularly USAID, the State Department, and NED. It is one of only four NED core grantees. NED is known for meddling in the democratic processes of other countries and promoting “regime change” to maintain US global dominance, including in Venezuela, Haiti, Ukraine, and multiple Central American nations.

    Given the history of the FTUC and AIFLD, the Solidarity Center’s dependence on government funding and association with NED should be a cause for concern in the labor movement and merits closer inspection. But there is virtually no discussion about it within the AFL-CIO.

    This is not especially surprising considering the federation has yet to formally acknowledge or apologize for the significant role it played during the Cold War in dividing labor movements abroad, undermining foreign democracies, and endorsing militarism — all of which only served to strengthen transnational capital and weaken the power of workers.

    In 2004, the California Labor Federation passed the “Build Unity and Trust Among Workers Worldwide” resolution, which called on the AFL-CIO to “clear the air” by fully accounting for its record of hostile foreign interventions and renouncing its CIA ties. The resolution then headed to the national AFL-CIO convention in Chicago the following year, where it was effectively killed in committee. Since then, there has been no coordinated, sustained attempt to confront the federation’s imperialist history.

    In 2006, the ICFTU merged with the traditionally more progressive World Confederation of Labour to form the Brussels-based International Trade Union Confederation (ITUC), of which the AFL-CIO is an affiliate. Meanwhile, the WFTU, now headquartered in Greece, continues to be led by Communists as it has been since the 1949 split. Today’s WFTU routinely accuses the much larger ITUC of being class-collaborationist and pro-imperialist.

    While the ITUC is far from being an explicitly radical organization, it frequently levels strong criticisms of the World Bank and IMF, has repeatedly condemned Israel’s occupation of Palestine, and wasted no time in denouncing not only the recent coup in Bolivia, but also Juan Guaidó’s attempted coup in Venezuela and the US assasination of Qassem Soleimani. That the AFL-CIO is a prominent member of such an organization is a positive sign given the history described here.

    Whether the trade unions of the world can ever be truly united remains to be seen. But perhaps hope for transnational labor unity lies less in the politics of large bureaucracies like the ITUC and WFTU, and more in the ability of workers to put class solidarity before national allegiance and to take action with our fellow workers, whoever and wherever they may be, for our collective liberation (and, in the context of a planetary ecological crisis, our collective survival).

    Discovering the extent to which the AFL-CIO is willing to use its resources and influence to encourage this kind of solidarity-driven consciousness — which would necessitate a thorough reckoning with its own ugly history of assisting US imperialism — will be crucial in determining whether the federation serves any real purpose for the working class.

    #USA #syndicalisme #impérialisme #AFL-CIO #putsch

  • Révolte en Iran  : quelles perspectives et quelle direction  ? [Lutte de classe n°227 - novembre 2022] https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2022/10/30/revolte-en-iran-quelles-perspectives-et-quelle-direction_431 (20 octobre 2022)

    – Des manifestants, femmes et hommes, jeunes et déterminés
    – Une contestation populaire
    – La dictature des ayatollahs
    – La base sociale du régime s’est rétrécie
    – L’attitude des impérialistes face à l’#Iran. #impérialisme
    – Quelles perspectives pour la #révolte  ?

  • L’ex-Secrétariat unifié face à la guerre en Ukraine [Lutte de classe n°227 - novembre 2022] https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2022/10/30/lex-secretariat-unifie-face-la-guerre-en-ukraine_431184.html (27 octobre 2022) #NPA #impérialisme

    – Quand l’ex-SU bazarde les analyses de Lénine et de Trotsky
    – L’indépendance et la démocratie à la sauce impérialiste
    – L’#OTAN effacée des radars de l’ex-SU
    – Le droit des peuples revu par l’ex-SU
    – L’ex-SU applaudit l’OTAN et l’#Union_européenne

    De tout temps, la guerre a été une pierre de touche pour les révolutionnaires et leur programme. Dans les circonstances de la guerre de Poutine et de l’intervention impérialiste en Ukraine, on constate qu’en s’adaptant aux idées de divers courants de la petite bourgeoisie, l’ex-SU s’éloigne de plus en plus du camp de la révolution socialiste.

  • Russie - Le laboratoire syrien - ARTE (jusqu’au 30/11/22)
    https://www.arte.tv/fr/videos/108708-000-A/russie-le-laboratoire-syrien

    Six mois après le début de l’offensive russe en Ukraine, le monde s’interroge sur les moyens de contenir l’expansionnisme de Vladimir Poutine. Mais pour comprendre ce conflit aux frontières de l’Europe, il faut tourner son regard vers la Méditerranée. Depuis 2015, la Russie, acteur incontournable du conflit syrien, s’emploie à maintenir son allié historique Bachar el-Assad à la tête du pays à n’importe quel prix. Sur ce territoire transformé en laboratoire de Vladimir Poutine, presque tout l’armement russe a été testé ces dernières années. À maintes reprises, le chef du Kremlin y a aussi mis les Occidentaux à l’épreuve. En 2013, après l’attaque chimique perpétrée par le régime, la reculade de Barack Obama, malgré des menaces préalables, incitera le président russe à annexer la Crimée six mois plus tard. Pour appuyer les soldats syriens sur le terrain, ce dernier envoie aussi les mercenaires de Wagner. En 2015, Moscou officialise son alliance avec Damas et conforte ses positions dans le pays, notamment dans des bases militaires stratégiques, aux portes de l’Otan. À chaque étape de l’expansion russe en Syrie où, en six ans et demi, 63 000 soldats russes ont été déployés pour officiellement contrer les mouvements djihadistes, la communauté internationale n’opposera à Moscou qu’une remarquable passivité, contribuant à anéantir les derniers espoirs de l’opposition au pouvoir de Damas. Selon les ONG, plus de 55 000 Syriens auraient été tués par les bombardements de l’aviation russe, dont à peine 5 000 terroristes.

    #impérialisme_russe

  • #léninisme #marxisme_léninisme #Trotsky #stalinisme #étatisme #centralisme #bureaucratie #militarisme #URSS #dictature #DictatureduProlétariat #domination #répression #impérialisme #KGB #Poutine #PCF

    #anarchisme #émancipation #Liberté #Maknovchtchina #antiétatisme #anticapitalisme #antimilitarisme #internationalisme

    🛑 Les marxistes-léninistes ont inauguré un régime de terreur…

    " Les marxistes-léninistes, avec leur dictature du prolétariat, leur appareil d’Etat centraliste, leur bureaucratie et leur police secrète, ont inauguré un régime de terreur et la pire forme d’absolutisme depuis la naissance de l’Etat moderne en Europe : de quoi faire pâlir de jalousie l’Inquisition et la fameuse Okhrana tsariste ! Les communistes hors de Russie ont non seulement accepté tout cela, mais ils l’ont défendu par principe ; leur vocabulaire absurde, stigmatisant, aujourd’hui comme hier, quiconque s’oppose à la théorie et à la pratique bolcheviques du moment, a empoisonné toute discussion de principes à l’intérieur du mouvement ouvrier. On connaît le dénouement : toute la « vieille garde » bolchevique fut liquidée…S’il est exact que tous les collaborateurs de Lénine aient été des « contre-révolutionnaires », des « espions » et des « fascistes », ceci jette un jour singulier sur la dictature du prolétariat ; et si c’est faux, comment qualifier un gouvernement qui a justifié par de tels arguments les séries de meurtres de l’époque stalinienne ? (…) "

    ▶️ Lire la suite…

    ▶️▶️ http://le-libertaire.net/les-marxistes-leninistes-inaugure-regime-terreur

  • La guerre froide de 100 ans ... Le Mythe de la bonne guerre - impérialiste - Libraire Tropique
    https://www.librairie-tropiques.fr/2022/09/la-guerre-froide-de-100-ans.html

    La guerre froide aura bientôt 100 ans. Selon certains on a même de bonnes raisons de penser qu’elle les a déjà ; puisque pour l’impérialisme américain, naissant sous sa forme moderne sur les décombres des « empires centraux » et coloniaux qui s’étaient auto-détruit ( sous les encouragements de l’Oncle Sam ) pendant la première guerre mondiale, les années 20 du siècle dernier furent aussi celles de la grippe espagnole et de « l’invasion communiste » venue de la Russie « judéo bolchévique » d’alors.

    https://www.youtube.com/watch?v=5l19Hrg_c_E&feature=emb_logo

     L’actualité géopolitique et le comportement inique et absurde de notre classe dirigeante, comme de l’appareil idéologique qu’elle appointe dans la représentation politique (aussi bien que dans l’appareil d’état), et de l’ensemble de nos médias, sous la houlette des plus grosses fortunes de France, s’inscrivent dans cette « guerre froide de 100 ans ».


     C’est ce conflit, provoqué par les prétentions impériales du capitalisme étasunien, qui doit être remis dans la perspective de lutte mondialisée des classes, et ses épisodes militaires, pour comprendre pourquoi et comment cette classe dominante et ses agents les plus zélés s’appliquent encore à produire une rhétorique de légitimation de cette « juste cause ». Une logomachie destinée à accompagner la soumission et la servitude des vieilles nations européennes, désormais ramenées au rôle de « proxies » accomplissant la sale besogne, voire de « chair à canon » au profit des stratèges du Pentagone, comme de Wall Street et leurs « amis » occidentaux.

     La récente visite de l’éminent historien Jacques Pauwels nous a donc donné l’occasion de remettre à l’affiche le livre ( épuisé chez son éditeur, mais les derniers exemplaires sont disponibles à la librairie) qu’il avait consacré naguère au « Mythe de la Bonne guerre » ... impérialiste. Un mythe tenace et qui marque cette Guerre froide de 100 ans ...

    A écouter : Jacques R. Pauwels : 1914 1918 La grande guerre des classes
    https://www.campuslille.com/index.php/entry/jacques-r-pauwels-en-direct-sur-radio-campus-lille-ce-samedi-25-octobre

    #histoire #guerre #livre #Jacques_Pauwels #Jack_Pauwels #impérialisme #usa #Ukraine #Impérialisme #Communisme #guerre_froide #Stratégie_du_Chaos,

  • Pierre Rimbert, l’Ukraine et le « campisme » | Dominique Vidal
    https://blogs.mediapart.fr/dominique-vidal/blog/280922/pierre-rimbert-lukraine-et-le-campisme-0

    On se serait attendu à ce qu’un article placé en première page du Monde diplomatique rappelle que c’est Vladimir Poutine qui a décidé d’envahir l’Ukraine — et non Zelensky qui a agressé la Russie sur ordre des États-Unis, comme on pourrait le croire en lisant ce texte de Pierre Rimbert. Mais le caractère absurde de cette réécriture de l’histoire va bien au-delà : elle ignore l’existence même de la Russie et de son rôle actif dans cette crise, comme dans les précédentes. Source : Relevé sur le Net...

    • Car la carrière de l’ex-espion, devenu président à la faveur du naufrage politique et personnel de Boris Eltsine, est jalonnée de guerres sanglantes : second bain de sang en Tchétchénie (1999-2000), agression contre la Géorgie au nom des minorités russes d’Abkhazie et d’Ossétie, (2008), appui aux russophones du Donbass et annexion de la Crimée (2014), sauvetage du régime de Bachar Al-Assad (depuis 2015) et enfin invasion de l’Ukraine (2022)…

      Poutine applique donc la maxime de Clausewitz : « La guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens. » Mais il la durcit : pour lui, c’est quasiment le seul moyen. Quitte à recourir à une barbarie peu commune : le siècle de conflit entre juifs et Arabes en Palestine, par exemple, a été le théâtre de nombre d’horreurs, mais je ne connais aucun cas de Palestinien castré au couteau ni de Palestinienne violée par des groupes de jeunes soldats ivres… [hum hum ne pensons ni aux phalangistes libanais, ni aux attentats massacres, ndc]

      Cela va sans dire, mais visiblement mieux en le disant : l’oubli par l’Occident de la promesse faite à Gorbatchev lors de l’unification allemande, l’élargissement de l’OTAN à l’est, les grandes manœuvres autour de l’Ukraine ne sauraient justifier la folle aventure déclenchée par le Kremlin le 22 février 2022 et relancée ces derniers jours, pas plus - évidemment - que la cruauté systémique de l’armée russe et de ses mercenaires.

      #Russie #impérialisme_grand_russe #impérialisme_russe

  • Ce matin les médias traditionnels sur le thème « On sait pas trop, mais tout laisse à penser que c’est un coup des russes. ». Alors que sur les interwebz il est difficile d’échapper à cet extrait vidéo de février 2022 initialement posté par ABC News :
    https://twitter.com/ABC/status/1490792461979078662

    https://video.twimg.com/amplify_video/1490792431775793156/vid/540x540/-3P2pHiAwC0-m73S.mp4

    Pres. Biden: “If Russia invades...then there will be no longer a Nord Stream 2. We will bring an end to it.”

    Reporter: “But how will you do that, exactly, since...the project is in Germany’s control?”

    Biden: “I promise you, we will be able to do that.”

    http://abcn.ws/3B5SScx

    Évidemment, beaucoup de comptes fafs en pointe sur le sujet. Mais j’attends avec curiosité comment les services de fact-checking vont réussir à expliquer qu’il a dit le contraire de ce qu’on a compris qu’il a dit avec un petit sourire entendu.

  • Mussolini, empereur fasciste en Éthiopie (48mn)

    https://www.rfi.fr/fr/emission/20191013-mussolini-empereur-fasciste-ethiopie-italie-rendez-vous-histoire-blois

    Émission enregistrée en public aux Rendez-vous de l’histoire de Blois, dont le thème cette année est l’Italie.

    https://aod-rfi.akamaized.net/rfi/francais/audio/magazines/r237/la_marche_du_monde_1_20191013.mp3

    Au son de nos archives, nous recevons la romancière Francesca Mélandri, l’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci, et le professeur de didactique de l’histoire Piero Colla afin de s’interroger sur les enjeux mémoriels d’un épisode occulté du XXème siècle. Le régime fasciste fondé par Mussolini est-il totalitaire ? Comment ce régime nationaliste et raciste justifie l’usage de la violence en Éthiopie ?

    Quelle mémoire en ont gardée les Italiens et les Éthiopiens ? Avec nos trois invités, nous croisons les sources.

    #impérialisme #Italie #colonialisme_italien #Italie_coloniale #histoire #colonialisme #colonisation #Italie #violence #violence_coloniale #guerre #violence_totalitaire #Ethiopie #fascisme #domination #arbitraire #exception_permanente

  • La reine Elizabeth est morte, mais son héritage sanglant perdure Sharon Zhang
    https://www.investigaction.net/fr/la-reine-elizabeth-est-morte-mais-son-heritage-sanglant-perdure

    La reine Elizabeth II est morte le 8 septembre après avoir régné 70 ans sur le Royaume-Uni. Les messages de condoléances affluent du monde entier. S’il est difficile d’évaluer à quel point Elizabeth aura pesé sur les décisions du Royaume-Uni, difficile de passer à côté du sanglant bilan de l’impérialisme britannique. (IGA)

    La reine Elizabeth II, le monarque britannique ayant régné le plus longtemps, est décédée jeudi à l’âge de 96 ans dans le château de la famille royale en Écosse, a indiqué le palais de Buckingham jeudi soir.


    Le fils de la reine, le prince Charles, âgé de 73 ans, lui succédera comme roi. La mort d’Elizabeth a suscité les condoléances des dirigeants du monde entier, notamment du président Joe Biden, qui a déclaré que la reine avait « marqué une ère » à la « dignité inégalée » au Royaume-Uni.

    Pour beaucoup, notamment dans le monde occidental, les 70 ans de règne de la reine ont été marqués par la stabilité et la diplomatie. Sous le règne d’Elizabeth, la famille royale a pris soin de se distancier de la politique du pays et de la longue histoire coloniale de la monarchie.

    Mais des millions de personnes ont vécu et subissent encore les conséquences du colonialisme brutal et du racisme de la famille royale, tant à l’étranger qu’au Royaume-Uni. Pour ces millions de personnes, l’héritage de la reine se perpétuera sous la forme de la domination violente et persistante que la famille royale a exercée et dont elle profite encore.

    Pour de nombreux défenseurs de la famille royale, la reine Élisabeth devrait être protégée de telles critiques. Elle a mis des distances entre la famille royale et ce passé pas très glorieux. Et elle a tenté de faire amende honorable à travers des événements tels que les tournées du Commonwealth.

    Ses détracteurs réfutent cet argument, affirmant que la famille royale n’a toujours pas affronté son passé ni payé des réparations aux personnes qui continuent de souffrir à cause de la monarchie britannique, des décennies encore après le colonialisme direct. La famille royale a également fait l’objet de critiques pour avoir caché la poussière de son histoire sous le tapis, notamment lors du jubilé de platine de la reine cette année.

    « Tant le hasard de sa longue vie que sa présence en tant que chef d’État et chef du Commonwealth – une association regroupant la Grande-Bretagne et ses anciennes colonies – ont permis d’apposer une chape traditionaliste sur des décennies de violents bouleversements« , a écrit Maya Jasanoff, professeur d’histoire à l’université de Harvard, dans le New York Times. https://www.nytimes.com/2022/09/08/opinion/queen-empire-decolonization.html « En tant que telle, la reine a contribué à occulter une histoire sanglante de décolonisation dont les proportions et les séquelles n’ont pas encore été reconnues de manière adéquate. »

    Depuis presque aussi longtemps que la monarchie existe, elle a été une puissance colonialiste et impérialiste, colonisant et exploitant des dizaines et des dizaines de pays et de territoires en particulier dans le Sud. Beaucoup partagent des répercussions communes en termes de pauvreté et d’oppression continue.

    Au fil des siècles, le Royaume-Uni a détourné des milliers de milliards de dollars de ses colonies pour s’enrichir. Jusqu’a aujourd’hui, il continue de profiter de ce passé et de ce présent racistes. La monarchie s’est construite sur l’esclavage, établissant un commerce d’esclaves qui a vu des millions d’Africains et d’Américains du Sud et du Nord déplacés vers d’autres pays. La traite des esclaves était si importante que ce n’est qu’en 2015 que le pays a fini de rembourser l’intégralité de ses « dettes » envers les propriétaires des esclaves libérés au XIXe siècle.

    Évidemment, le règne d’Elizabeth a débuté en 1952 et ce n’est pas elle qui a mis en œuvre ces politiques. Rappelons tout de même qu’elle est parfois intervenue lorsque, par exemple, l’ancienne Première ministre Margaret Thatcher refusait d’aider à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

    Mais certains, notamment ceux qui ont directement souffert de l’impérialisme britannique durant son règne, affirment qu’Elizabeth a eu un impact direct sur les prises de décision de son époque. Des historiens diront qu’il est difficile de déterminer quelles horreurs imposées par le Royaume-Uni sous son règne – au Kenya ou en Irlande par exemple – ont été autorisées par la reine. D’autres affirment qu’elle est responsable. Pour les victimes de la domination coloniale britannique en tout cas, difficile de mettre de la distance entre la Couronne et les décisions politiques du pays.

    À gauche, certains affirment que la symbolique du trône reflète l’oppression, la discrimination et de grandes inégalités de richesses au Royaume-Uni. Les principaux membres de la gauche britannique n’osent pas cependant plaider l’abolition de la monarchie.

    Elizabeth était au moins en partie responsable de certaines inégalités que le pays a connues et qui se sont perpétuées lorsqu’elle était sur le trône.

    Ces dernières années, la Couronne a résisté aux demandes de réparation que des pays comme la Barbade et la Jamaïque réclamaient pour l’exploitation sanglante et abominable survenue dans le cadre de la traite britannique des esclaves.

    Même au niveau national, les antécédents racistes de la famille royale au cours des dernières décennies ne donnent pas une bonne image de la Couronne. Ces discriminations ont été entretenues au sein même du palais de Buckingham ; les conseillers royaux ont ainsi interdit aux « immigrants ou étrangers de couleur » de travailler dans le palais au moins jusqu’à la fin des années 1960, soit plus d’une décennie après le début du règne d’Elizabeth.

    Le racisme profondément ancré au sein de la famille royale semble persister aujourd’hui ; en 2020, le duc et la duchesse de Sussex, le prince Harry et Meghan Markle, ont carrément quitté la famille royale en dénonçant le racisme qui y sévissait, malgré les protestations de membres de la famille comme le prince William.

    #racisme #colonialisme #violence #impérialisme #inégalités #Commonwealth #richesse #esclavage #massacres

  • Violence coloniale, violence de guerre, violence totalitaire

    The conquest of Ethiopia was the only colonial enterprise overseas carried out by a totalitarian power. Miss-timed in history, it was a war of expansion taking place in a period when decolonization was already underway in several empires. Being a colonial war, it was also a national and total war due to the range of Italian mobilization on the military, political and ideological levels. The question remains : was it war of Fascism or a Fascist war ? This query is dealt with in the present article as seen through the prism of violence. The object is not so much to present an inventory of crimes and massacres perpetuated in Abyssinia – well-known thanks to the historiography of the last thirty years – but to examine the effects of the arbitrariness of Fascist totalitarianism and the “permanent exception” that was colonial rule. Already tested on a large scale by Fascism in Lybia and Somalia, the violence employed in Ethiopia was first a means, as in other colonial contexts, to cause submission and to dominate. However, in studying these administrative modalities from the top echelons of the state to the implementers, it seems that violence was not only a means, but also a value in itself.

    https://www.cairn.info/revue-revue-d-histoire-de-la-shoah-2008-2-page-431.htm?contenu=resume

    #impérialisme #Italie #colonialisme_italien #Italie_coloniale #histoire #colonialisme #colonisation #Italie #violence #violence_coloniale #guerre #violence_totalitaire #Ethiopie #fascisme #domination #arbitraire #exception_permanente

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  • Des colonies à l’Empire fasciste. La conquête de l’Afrique racontée aux enfants italiens

    En Italie, la conquête et la colonisation de l’Afrique se sont inscrites dans la #littérature pour l’enfance au fur et à mesure de l’occupation des territoires, en correspondance avec l’évolution idéologique qui l’accompagna. Dans les dernières décennies du XIXe siècle, lorsque l’Italie libérale entreprend l’occupation de la #corne_de_l’Afrique, en Érythrée puis en #Somalie, la colonisation trouve quelques échos dans les romans de #Salgari. On trouve aussi des textes qui célèbrent l’#héroïsme des soldats tombés au combat en affrontant des indigènes barbares et cruels, et d’autres qui critiquent la politique coloniale de l’État. Au début du XXe siècle, les ambitions coloniales semblent avoir été mises entre parenthèses ; des #romans africains d’aventures, écrits sur le mode de la #parodie, tournent en ridicule les Africains pour faire rire les plus petits. Ensuite la guerre de Libye (1911-1912) marque un tournant, et dans les ouvrages publiés au moment de la campagne perce la nouvelle idéologie nationaliste. Après la Grande Guerre, le fascisme au pouvoir veut créer la « conscience coloniale » des Italiens, en y associant la littérature pour l’enfance. Lors de la guerre d’Éthiopie paraissent de nombreux #contes et #romans qui racontent la #campagne_militaire sous diverses formes fictionnelles, allant du conte au roman. Cette production présentera la conquête éthiopienne comme une #aventure enthousiasmante pour les enfants italiens, et la colonisation comme un immense bienfait pour les enfants indigènes.

    https://journals.openedition.org/strenae/322

    #impérialisme #Italie #colonialisme_italien #Italie_coloniale #histoire #colonialisme #colonisation #Italie #Erythrée #nationalisme #littérature_pour_enfants

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  • L’émigration italienne en #Afrique_orientale

    La question migratoire eut des effets sur la #politique_coloniale italienne à partir de la fin du xixe siècle. L’Italie projeta de créer un empire où une part considérable des populations métropolitaines pourraient être envoyées. Mais la défaite d’Adoua face aux Éthiopiens en 1896 mit fin à ce rêve. En outre l’Érythrée comme la Somalie n’étaient pas en mesure d’accueillir autant d’immigrants européens. De plus, très peu de choses furent faites pour développer les infrastructures et l’économie des colonies. Seuls quelques milliers d’Italiens vécurent en Afrique orientale jusqu’en 1935.
    La situation se transforma radicalement lorsque Mussolini conquit l’Éthiopie. Le Duce rêvait de créer une nouvelle Italie en Afrique, où pourrait être expérimentée une société totalitaire inédite, conforme aux préceptes fascistes. L’Éthiopie aurait été peuplée par des centaines de milliers d’Italiens, qui par leur labeur auraient fait croître l’agriculture et le reste de l’économie. La #colonisation_fasciste s’inspirait de l’ancienne colonisation romaine. Un des problèmes les plus sérieux fut le développement des villes, notamment en raison de ses imbrications avec la politique démographique et raciale du régime fasciste.

    https://www.cairn.info/revue-annales-de-demographie-historique-2007-1-page-59.htm

    #émigration #migrations #migrants_italiens #colonialisme #Corne_de_l'Afrique #colonisation #fascisme #Erythrée #Somalie #Ethiopie #impérialisme #agriculture #économie #politique_démographique #politique_raciale

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  • Le système impérialiste aujourd’hui et le nouveau cycle de militarisation | Claude Serfati
    https://www.contretemps.eu/imperialisme-guerre-russie-ukraine-mondialisme-armee-serfati

    L’acte de décès des analyses marxistes de l’#impérialisme en tant qu’espace mondial d’interdépendance économique et de rivalités géopolitiques a été souvent annoncé depuis 1945 en raison de la disparition de la guerre entre grandes puissances. Il est vrai que deux facteurs ont profondément modifié les relations entre l’économie et la guerre après la Seconde Guerre mondiale. D’une part, l’arme nucléaire a dissuadé les pays détenteurs, depuis son utilisation contre le peuple japonais, de transformer leurs rivalités économiques et géopolitiques en affrontement armé. Le risque d’un embrasement nucléaire a d’ailleurs été un argument utilisé par les Etats-Unis et l’UE pour refuser toute intervention directe en Ukraine. D’autre part, la suprématie économique et militaire des Etats-Unis sur les autres pays capitalistes développés d’Europe et d’Asie a interdit toute utilisation de l’’outil militaire comme règlement des différends au sein du monde ‘occidental’. Ce terme est généralement utilisé comme synonyme du ‘monde libre’, il inclut donc également des pays asiatiques.

    Ces deux caractéristiques majeures font certes partie de la conjoncture historique issue de la Seconde Guerre mondiale, mais elles invitent plutôt à actualiser les apports des théories de l’impérialisme qu’à décréter leur obsolescence.

    • Public Spaces and the Material Presence of Empire’s Memory in Italy


      Tuesday, March 1, 2022
      Online Event
      9:10 pm – 11:00 pm CET/GMT+1

      Although Italy’s colonial empire had been small and short-lived, today numerous material traces - street names, monuments, buildings etc. - can be found in Italian public spaces. By marking physical locations on a digital map, the project Postcolonial Italy (https://postcolonialitaly.com) aims at making historical knowledge available to a large audience to stimulate a public debate on Italy’s silenced colonial past. Material traces are not only geographically captured, but also - and this is crucial - historically contextualized. The map intends to recall the manifold connections between Italian public spaces and the colonial and fascist past, which often remains absent from collective memory.

      This event is offered by Bard College, Annandale, as part of the Modernism and Fascism: Cultural Heritage and Memory course in cooperation with Bard College Berlin through Global Modernisms, an OSUN Network Collaborative Course.

      Affiliations: Daphné Budasz (European University Institute, Florence), Markus Wurzer (Max Planck Institute for Social Anthropology, Halle/Saale)

      https://www.bard.edu/dei/events/event/?eid=141160&date=1646187000

      #conférence #colonialisme #impérialisme #passé_colonial #mémoire

  • Guerre en Ukraine : la valse des faux-culs
    http://anarlivres.free.fr/pages/nouveau.html#fauxculs

    Jusqu’à ce jour nous n’avons pas évoqué la guerre en Ukraine. Trop de choses à dire, trop d’écueils à éviter… Contrairement à beaucoup de médias qui ont trouvé là une pépite et exploitent outrancièrement le gisement (lire « Médias et Ukraine : la guerre en continu » sur Acrimed). Pour les anarchistes la guerre est la négation absolue de leurs principes et buts : la liberté et l’égalité de chacun. Pour eux, toute guerre entre nations est un crime contre l’humanité ! Et que faire ? Aucune attitude ne peut satisfaire leurs exigences : combattre l’agression et l’impérialisme, et s’allier à un nationalisme qui ne peut que contenir en germe les même maux, ou refuser la lutte contre l’oppression, renvoyer chacun dos à dos… Respectons le choix de ceux qui sont sur le terrain, quel qu’il soit ! Les anarchistes ukrainiens qui prennent les armes empruntent le même chemin que leurs homologues coréens qui ont participé aux luttes contre le colonialisme japonais (Wikipédia) ou des libertaires des Balkans dans le combat pour l’indépendance contre l’Empire ottoman (relire Georges Balkanski à ce sujet, bibliographie). Pour notre part, soyons solidaires des réfugiés, des déserteurs ukrainiens ou russes, et gardons l’anathème pour des jours meilleurs. Les anarchistes ne se sont pas réveillés récemment à la solidarité, peu importe pour eux la nationalité, la couleur de peau, la religion ou les options politiques… On ne peut qu’être révolté par l’hypocrisie de nombre d’organisations ou institutions qui accueillent à bras ouverts des Européens blancs (surtout femmes et enfants), alors que le sort des réfugiés afghans, irakiens, syriens ou autres leur importaient peu. Savez-vous qu’il y a actuellement des guerres en Afrique, avec leur lot de pertes civiles, de famines et de déplacements de populations ? Hypocrisie encore lorsqu’on crie (justement) haro contre l’impérialisme russe alors que l’on oublie les impérialismes américain (pays d’Amérique centrale et du Sud…), chinois (Tibet, Ouïghours…), français (en Afrique, entre autres), israélien (Palestine), etc., passés et présents. On peut aussi être obnubilé par l’impérialisme américain et ne pas voir les autres : à gauche et à l’extrême droite, cette cécité partielle a obligé certains à exécuter tardivement des virages à 180 degrés (saluons tout de même la souplesse de ces politiciens !) ; d’autres, à l’extrême gauche, ont adopté une attitude ambiguë face à l’agression russe. Hypocrisie toujours avec le souhait de mettre Poutine et le gouvernement russe en accusation pour crimes de guerre ou contre l’humanité. En général, seuls les perdants et les petits sont jugés (nazis allemands, dirigeants ex-yougoslaves ou africains), les nations puissantes sont bien à l’abri de tels aléas : a-t-on poursuivi des militaires américains pour le massacre de My Lai, l’utilisation de l’agent orange au Vietnam ou, plus proche, l’assassinat de civils par drones en Afghanistan ; des responsables britanniques du bombardement incendiaire de Dresde en 1945 ; des Français pour la torture et l’élimination de prisonniers pendant les « événements d’Algérie » (dénomination qui vaut bien l’« opération spéciale » poutinienne) ; et combien d’autres encore. Ne nous leurrons pas sur les protagonistes, restons lucides et critiques, apportons notre soutien aux réfugiés et aux réfractaires, « paix aux chaumières, guerre aux palais ! ».

    #Ukraine #anarchisme #libertaire #crimes #guerre #réfractaires #Poutine #Vietnam #impérialisme #solidarité