• Inégalités de genre, présentéisme, temps de travail et #travailleuses.

    Women Did Everything Right. Then Work Got ‘Greedy.’ - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/04/26/upshot/women-long-hours-greedy-professions.html

    Women don’t step back from work because they have rich husbands, she said. They have rich husbands because they step back from work.

    Ça éclaire sous un nouveau jour ce fait qu’en France les hommes qui ont plus d’enfants réussissent mieux professionnellement : parce qu’ils ont de meilleures raisons de demander à leur meuf de tout faire que s’il y a moins de contraintes à la maison.

    It’s only in the last two decades that salaried employees have earned more by working long hours. Four decades ago, people who worked at least 50 hours a week were paid 15 percent less, on an hourly basis, than those who worked traditional full-time schedules. By 2000, though, the wage penalty for overwork became a premium. Today, people who work 50 hours or more earn up to 8 percent more an hour than similar people working 35 to 49 hours

    A big driver is the widening gap between the highest and lowest earners, and increasingly unstable employment. More jobs requiring advanced degrees are up-or-out — make partner or leave, for example. Even if they aren’t, work has become more competitive, and long hours have become a status symbol.

    “The reward to become the winner is a lot higher now than in the past,” Ms. Cha said. “You have to stick out among workers, and one way is by your hours.”

    For Ms. Jampel and Mr. Schneid, both 35, two more equal and less time-intensive jobs weren’t an option, they said. For one, they’re hard to find in corporate law: “At the end of the day, these jobs are client service jobs, so if you’re not responding to your clients, someone else might be more responsive to them,” said Mr. Schneid, who does commercial real estate law.

    Also, they would be leaving money on the table — both now and later, because by putting in long hours now, he’s setting himself up for higher future earnings. If he had a 40-hour-a-week job and she had her current half-time job, they would be working 60 hours a week total — but earning significantly less than he now earns working 60 hours, they said.

    There’s no gender gap in the financial rewards for working extra long hours. For the most part, women who work extreme hours get paid as much as men who do. But far fewer women do it, particularly mothers. Twenty percent of fathers now work at least 50 hours a week, and just 6 percent of mothers do, Ms. Cha and Ms. Weeden found.

    Today, a smaller share of college-educated women in their early 40s are working than a decade ago.

    Working mothers today spend as much time with their children as stay-at-home mothers did in the 1970s. The number of hours that college-educated parents spend with their children has doubled since the early 1980s, and they spend more of that time interacting with them, playing and teaching.

    Certain changes would lighten parents’ demands at home, like universal public preschool, longer school days, free afterschool care and shorter school breaks. But the ultimate solution, researchers say, is not to make it possible for mothers to work crazy hours, too. It’s to reorganize work so that nobody has to.

    Younger men say they want more equal partnerships and more involvement in family life, research shows. Women are outperforming men in school, but employers are losing out on their talents. And people increasingly say they are fed up with working so much.

    Voilà qui est un peu optimiste parce que c’est bien gentil, l’égalité, mais au final, avoir le pouvoir sur l’autre, c’est une motivation importante du patriarcat et de ses sbires. Ça n’est pas la faute des hommes qui sont méchants mais ce n’est pas non plus seulement la faute à l’organisation du travail.

    “I think I’d be happier in life if I was home more with my children and if I didn’t have the same stress at work,” he said, “but I think this was the best decision for our family.”

    Ms. Jampel feels angry that the time she spends caregiving isn’t valued the way paid work is. “No one explains this to you when you’re 21, but in retrospect, it was not a smart decision” to go into debt for law school, she said.

    Le type parle d’être à la maison avec ses gosses, pas avec des chaussettes sales, un sol à nettoyer et des légumes à éplucher... Quality time !

    #backlash


  • Les « commentaires racistes et xénophobes » d’Albert Einstein | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/163142/albert-einstein-racisme

    Quand on évoque Albert Einstein, on pense « théorie de la relativité », « E=mc2 » ou à la célèbre photo où il tire la langue. La publication en mai dernier des carnets de voyage du physicien théoricien par la Princeton University Press nous en apprend un peu plus sur la « personnalité du siècle » : Einstein était raciste.

    Les journaux d’Einstein documentent ses cinq mois et demi de voyage en Chine, à Singapour, Hong Kong, au Japon et en Espagne entre 1922 et 1923. C’est la première fois que ces écrits sont mis à disposition du grand public. Le scientifique parle de science, de philosophie, d’art et de ses rencontres : « Les Chinois sont des personnes industrieuses, sales et obtuses. Ils ne s’assoient pas sur les bancs pour manger, ils s’accroupissent comme les Européens qui se soulagent dans les bois. Tout ça se passe dans le silence et la pudeur. Même les enfants sont sans âmes et obtus », lit-on dans un des extraits de ses carnets de voyage.

    À LIRE AUSSI Le vol du cerveau d’Einstein
    Une personnalité en inadéquation avec son image publique

    Albert Einstein était connu pour ses actions humanitaires : prix Nobel de physique en 1921, il s’est notamment investi en faveur de la paix et de la coopération internationale. En 1946, lors d’un discours à l’université de Lincoln, ce défenseur des droits civiques avait aussi décrit le racisme comme la « maladie de l’homme blanc ». Pourtant, lui aussi, semble souffrir de cette maladie.

    « Les commentaires racistes et xénophobes dans ses récits sont à l’opposé de son image d’icône humaniste. C’est un choc de lire ses pensées et de les comparer à ses déclarations publiques. Il ne s’attendait pas à ce qu’on les publie », explique Ze’ev Rosenkranz, éditeur et traducteur des carnets de voyage et rédacteur en chef du Einstein Papers Project (système d’archivage qui vise à rassembler tous les écrits du scientifique).

    Ewan Palmer de Newsweek renchérit : « Ces publications nous permettent d’en savoir un peu plus sur la personnalité des célébrités. Pour Einstein, c’est vraiment intéressant de voir une telle différence entre l’image publique et la réalité historique ».

    autres sources cités dans l’article :

    http://www.newsweek.com/albert-einsteins-racist-views-chinese-revealed-previously-unseen-travel-97

    https://www.theguardian.com/books/2018/jun/12/einsteins-travel-diaries-reveal-shocking-xenophobia

    #grand_homme #racisme #imposteur
    Pour le pacifisme d’Einstein voici la lettre qu’il ecrivit à Roosvelt avant l’utilisation des bombes sur Hiroshima et Nagazaki.

    Monsieur,

    Un travail récent d’E. Fermi et L. Szilard, dont on m’a communiqué le manuscrit, me conduit à penser que l’uranium va pouvoir être converti en une nouvelle et importante source d’énergie dans un futur proche. Certains aspects de cette situation nouvelle demandent une grande vigilance et, si nécessaire, une action rapide du gouvernement. Je considère qu’il est donc de mon devoir d’attirer votre attention sur les faits et recommandations suivantes :

    Au cours des quatre derniers mois, grâce aux travaux de Joliot en France et ceux de Fermi et Szilard en Amérique, il est devenu possible d’envisager une réaction nucléaire en chaîne dans une grande quantité d’uranium, laquelle permettrait de générer beaucoup d’énergie et de très nombreux nouveaux éléments de type radium. Aujourd’hui, il est pratiquement certain que cela peut être obtenu dans un futur proche.

    Ce fait nouveau pourrait aussi conduire à la réalisation de bombes, et l’on peut concevoir – même si ici il y a moins de certitudes – que des bombes d’un genre nouveau et d’une extrême puissance pourraient être construites. Une seule bombe de ce type, transportée par un navire et explosant dans un port pourrait en détruire toutes les installations ainsi qu’une partie du territoire environnant. On estime néanmoins que des bombes de cette nature seraient trop pesantes pour être transportées par avion.

    Les Etats-Unis n’ont que de faibles ressources en uranium. Le Canada est assez bien pourvu, ainsi que l’ancienne Tchécoslovaquie, mais les principaux gisements sont au Congo belge.
    Devant cette situation, vous souhaiterez peut-être disposer d’un contact permanent entre le gouvernement et le groupe des physiciens qui travaillent en Amérique sur la réaction en chaîne. Une des possibilités serait de donner cette tâche à une personne qui a votre confiance et pourrait le faire à titre officieux. Cette personne devrait être chargée des missions suivantes.

    a) Prendre l’attache des différents ministères, les tenir informés des développements à venir, faire des propositions d’action au gouvernement, en accordant une attention particulière à la question de l’approvisionnement américain en uranium.

    b) Accélérer les travaux expérimentaux qui sont actuellement menés sur des budgets universitaires limités, en leur apportant un financement complémentaire, si besoin est, grâce à des contacts avec des personnes privées désireuses d’aider cette cause et en obtenant peut-être la
    collaboration de laboratoires industriels disposant des équipements requis.

    J’ai appris que l’Allemagne vient d’arrêter toute vente d’uranium extrait des mines de Tchécoslovaquie dont elle s’est emparée. Le fils du vice-ministre des Affaires étrangères allemand, von Weizsäcker, travaille à l’Institut Kaiser Wilhelm de Berlin, où l’on a entrepris de répéter des expériences américaines sur l’uranium. Voilà ce qui explique peut-être la rapidité de cette décision.

    Sincèrement vôtre.

    https://www.deslettres.fr/lettre-dalbert-einstein-au-president-franklin-d-roosevelt-des-bombes-dun-

    Pour sa misogynie il y a quelques infos en cherchant Mileva Marić

    Ici une lettre qu’il a adressé à Mileva :

    le 18 juillet 1914

    A. Assure-toi

    1) que mes vêtements et mon linge soient tenus en bon ordre et en bon état.

    2) que je reçoive régulièrement mes trois repas dans ma chambre.

    3) que ma chambre et mon bureau soient toujours tenus propres, en particulier, que le bureau ne soit accessible qu’à moi seul.

    B. Tu renonces à toutes relations personnelles avec moi tant qu’elles ne sont pas absolument indispensables à des fins sociales. Plus précisément, fais sans

    1) ma présence à tes côtés à la maison.

    2) mes sorties ou voyages avec toi.

    C. Dans tes relations avec moi, engage-toi explicitement à adhérer aux points suivants :

    1) tu ne dois ni espérer de l’intimité de ma part ni me reprocher quoi que ce soit.

    2) tu dois cesser immédiatement de t’adresser à moi si je le demande.

    3) tu dois quitter ma chambre ou mon bureau immédiatement sans protester si je te le demande.

    D. Tu t’engages à ne pas me dénigrer, en mot ou en acte, devant mes enfants.

    https://www.deslettres.fr/lettre-deinstein-sa-femme-tu-renonces-toutes-relations-personnelles-avec-

    Sur les soupçons d’appropriation du travail scientifique de Mileva par Albert :

    By the end of their classes in 1900, Mileva and Albert had similar grades (4.7 and 4.6, respectively) except in applied physics where she got the top mark of 5 but he, only 1. She excelled at experimental work while he did not. But at the oral exam, Professor Minkowski gave 11 out of 12 to the four male students but only 5 to Mileva. Only Albert got his degree.

    Meanwhile, Albert’s family strongly opposed their relationship. His mother was adamant. “By the time you’re 30, she’ll already be an old hag!” as Albert reported to Mileva in a letter dated 27 July 1900, as well as « She cannot enter a respectable family ”. Mileva was neither Jewish, nor German. She had a limp and was too intellectual in his mother’s opinion, not to mention prejudices against foreign people. Moreover, Albert’s father insisted his son found work before getting married.

    In September 1900, Albert wrote to Mileva: “I look forward to resume our new common work. You must now continue with your research – how proud I will be to have a doctor for my spouse when I’ll only be an ordinary man.“ They both came back to Zurich in October 1900 to start their thesis work. The other three students all received assistant positions at the Institute, but Albert did not. He suspected that professor Weber was blocking him. Without a job, he refused to marry her. They made ends meet by giving private lessons and “continue[d] to live and work as before.“ as Mileva wrote to her friend Helene Savić.

    On 13 December 1900, they submitted a first article on capillarity signed only under Albert’s name. Nevertheless, both referred to this article in letters as their common article. Mileva wrote to Helene Savić on 20 December 1900. “We will send a private copy to Boltzmann to see what he thinks and I hope he will answer us.” Likewise, Albert wrote to Mileva on 4 April 1901, saying that his friend Michele Besso “visited his uncle on my behalf, Prof. Jung, one of the most influential physicists in Italy and gave him a copy of our article.”

    The decision to publish only under his name seems to have been taken jointly. Why? Radmila Milentijević, a former history professor at City College in New York, published in 2015 Mileva’s most comprehensive biography(1). She suggests that Mileva probably wanted to help Albert make a name for himself, such that he could find a job and marry her. Dord Krstić, a former physics professor at Ljubljana University, spent 50 years researching Mileva’s life. In his well-documented book(2), he suggests that given the prevalent bias against women at the time, a publication co-signed with a woman might have carried less weight.

    We will never know. But nobody made it clearer than Albert Einstein himself that they collaborated on special relativity when he wrote to Mileva on 27 March 1901: “How happy and proud I will be when the two of us together will have brought our work on relative motion to a victorious conclusion.”

    Then Mileva’s destiny changed abruptly. She became pregnant after a lovers’ escapade in Lake Como. Unemployed, Albert would still not marry her. With this uncertain future, Mileva took her second and last attempt at the oral exam in July 1901. This time, Prof. Weber, whom Albert suspected of blocking his career, failed her. Forced to abandon her studies, she went back to Serbia, but came back briefly to Zurich to try to persuade Albert to marry her. She gave birth to a girl named Liserl in January 1902. No one knows what happened to her. She was probably given to adoption. No birth or death certificates were ever found.

    https://blogs.scientificamerican.com/guest-blog/the-forgotten-life-of-einsteins-first-wife


  • Comment lutter contre le syndrome de l’#imposteur en 5 étapes - Les Echos Start
    https://start.lesechos.fr/rejoindre-une-entreprise/conseils-carriere/comment-lutter-contre-le-syndrome-de-l-imposteur-en-5-etapes-8511.php


    Suffit de tout rater et après, ça va mieux…

    Vous avez décroché un diplôme coté, obtenu un poste en or ou lancé une prometteuse startup, et pourtant vous doutez. Méritez-vous ce succès ? Vous pensez peut-être qu’il est d’abord dû à la chance, à un concours de circonstances, à l’indulgence des autres qui vous surestiment...

    Si ces questions vous hantent, peut-être entretenez-vous un sentiment d’imposture avec la crainte d’être un jour démasqué. Faites le point et surmontez ce handicap avec Kevin Chassangre.


  • Un réseau d’hommes pour avancer avec les femmes - Happy Men
    http://www.happymen.fr/reseau-hommes-pour-avancer-avec-les-femmes

    Un réseau d’hommes, uniquement d’hommes, pour plus d’égalité hommes-femmes et de mixité ? Quelle idée paradoxale !

    90% des postes de membres de CODIR ou de COMEX sont occupés par des hommes. 75% des cadres dirigeants sont des hommes, comme 60% des cadres : les hommes concentrent entre leurs mains l’essentiel des leviers de pouvoir. Ce sont ces leviers qui peuvent faire évoluer les cultures d’entreprises, les comportements et les pratiques managériales. Il est donc essentiel que les hommes, en particulier les hommes managers ou dirigeants, soient moteurs de l’égalité entre hommes et femmes.

    Pourquoi un réseau uniquement composé d’hommes ? Parce que qu’une prise de parole libre, entre soi, favorise - beaucoup - la prise de conscience. Et que cette prise de conscience est essentielle pour progresser vers plus d’égalité. Les critiques ou les oppositions doivent aussi pouvoir s’exprimer pour trouver une réponse ce qui n’est pas le cas dans les réseaux mixtes. L’idée de réseaux pour l’égalité mais non mixtes, les femmes l’avaient d’ailleurs eue bien avant les hommes : la plupart des grands groupes internationaux comptent aujourd’hui un réseau de femmes. On a parfois besoin de ne pas être dans un environnement mixte pour mieux progresser vers la mixité !

    Je découvre cette structure via un article de libé sous paywall dont je n’ai vu que le titre.
    Ce forum non-mixte masculin a été cloturé par Marlene Schiappa et c’est donc une forme de non-mixité validé par le gouvernement. Je suis plutot opposé à la non mixité entre dominants et ici ca me semble suspect. Je pense que c’est une manière de récupéré les budjets qui devraient etre à destination des femmes. Pour les entreprises sponsor ca fait du lessivage féministe pas cher.
    Comme par hasard cette non-mixité là ne terrifie pas SOS racisme ni la LICRA et Anne Hidalgo ne pense pas à faire interdire cet événement.
    #non-mixité

    • http://www.liberation.fr/france/2017/06/02/happy-men-ou-la-complainte-des-males-blancs-cravates_1574012

      "Jeudi 1er juin se tenait au ministère des Solidarités et de la Santé (ex-ministère des Affaires sociales), dans le VIIe arrondissement de Paris, le troisième forum des Happy Men, un réseau masculin « engagé pour l’égalité hommes-femmes ». L’événement, auquel Libération a assisté, a fait, à raison, tiquer certains utilisateurs de Twitter (plusieurs d’entre eux, dont l’auteure de ses lignes, s’étonnaient d’ailleurs d’avoir été bloqués de manière préventive par le compte de @HAPPY_MEN_Fr). Lancé en 2013, le mouvement au nom mi Oui-Oui mi Bisounours (trouvé par l’agence de pub BETC), qui avait fait l’objet il y a deux ans d’une double page dans Libération, revendique désormais environ 500 membres. Parmi eux, des managers et des cadres dirigeants, issus de douze grands groupes, du secteur de la banque, de l’énergie ou encore des télécoms : BNP Paribas, Orange, EDF, SNCF, Caisse des dépôts, Caisse d’épargne… Douze entreprises toutes dirigées par des hommes, à l’exception d’Engie, dont la patronne, Isabelle Kocher, est depuis l’année dernière la première (et seule) femme à la tête d’un groupe du CAC 40.

      Dans l’assemblée, des mâles encravatés (et quasi exclusivement blancs) mais aussi des femmes, le forum – qui s’est conclu par une intervention élogieuse de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes (et fondatrice de Maman travaille) –, étant ouvert également aux réseaux féminins. Les « cercles » Happy Men, en revanche, sont exclusivement masculins – comprenez non mixtes. Lors de ces réunions régulières, les collègues se retrouvent, souvent « autour d’un bon déjeuner », pour « parler librement » entre couilles, pardon, entre hommes. Des rendez-vous qui ne doivent pas vraiment ébranler leurs habitudes, les hommes trustant massivement les postes de cadres dirigeants et les entreprises partenaires du forum étant régulièrement épinglées pour leurs comités exécutifs ou de direction très testostéronés. Antoine de Gabrielli, fondateur du réseau, défend cet entre-soi : « On est plus en confiance entre hommes, ça libère la parole », assume-t-il sans ciller. Evidemment, cette non-mixité entre privilégiés ne provoque aucun remous, aucune polémique, aucun communiqué du Front national ou de la Licra, contrairement aux controversés ateliers du festival afroféministe Nyansapo, organisés, eux, entre personnes discriminées.

      On est loin des initiatives d’hommes féministes existantes
      Que revendiquent exactement ces « hommes heureux » ? Davantage de femmes dans leur conseil d’administration, moins de discriminations à l’embauche, d’inégalités salariales, de temps partiel subi ? Pas vraiment. Le credo du mouvement est d’abord d’« harmoniser le temps consacré à la vie personnelle et à la vie professionnelle » (des salariés masculins, donc). « Et si le sujet, c’était aussi les hommes ? » interroge le manifeste à propos de l’égalité. Le texte prône candidement la « confiance », la « bienveillance » et le « partage », pour plus de « bonheur » (des hommes, toujours, si vous suivez). Si on ne peut pas accuser le réseau de masculinisme, idéologie ouvertement misogyne, on semble ici loin des initiatives déjà existantes qui cherchent à impliquer les hommes dans le combat féministe (on pense au collectif antiprostitution Zéromacho ou à la campagne HeForShe de l’ONU).

      Les Happy Men veulent par exemple pouvoir quitter plus tôt leur poste de travail pour aller chercher leur progéniture à l’école ou pour « dîner avec leur femme ». Qui cuisine et fait la vaisselle ? L’histoire ne le dit pas. Les problématiques de la « charge mentale » qui pèse sur les femmes ou du partage des tâches domestiques (auxquelles les femmes consacrent trois heures et demie par jour contre deux pour les hommes, selon l’Insee) sont seulement effleurées. A la place, les membres, pin’s jaune façon smiley (le logo du réseau) épinglé à la boutonnière, prennent le micro pour raconter leurs bonnes actions (mise en place du télétravail, respect du congé parental…). « J’essaye de ne pas couper la parole aux femmes en réunion », avance un des participants, tandis qu’un autre jure traquer les blagues sexistes (dont les hommes « souffrent », on l’apprend, aussi), avant d’être applaudi par l’assistance (à ce moment-là, on se dit qu’il manquerait juste une petite distribution de cookies).

      Pas besoin d’être Simone de Beauvoir pour bondir face à certaines des punchlines prononcées : « Le système qui discrimine les femmes ne rend pas les hommes heureux », « l’égalité des femmes fait la liberté des hommes », ou encore « la frustration des hommes à quelque chose à voir avec celle des femmes » (sic). Quand les Happy Men opposent au « plafond de verre » théorisé par des sociologues féministes dans les années 70 le concept osé de « plancher de verre », on s’étrangle carrément. Difficile de se prétendre engagé pour l’égalité et d’occulter à ce point les rapports de domination à l’œuvre dans la société. Les membres du réseau se disent aussi victimes des stéréotypes de genre (leur manifeste dénonce le cliché des « hommes forts, qui assurent, qui se battent, qui protègent ») sans remettre en question à aucun moment le modèle patriarcal… pourtant responsable de cette répartition genrée des rôles. Les chercheurs qui explorent depuis des années les préjugés autour du masculin et du féminin, de la virilité ou des masculinités le montrent bien (Libération s’en est fait l’écho dans ses pages, ici ou là). Les Happy Men, eux, font l’erreur d’aborder l’égalité femmes-hommes uniquement sous l’angle du développement personnel, alors même que cette question est hautement politique."

    • Waaa, sur cette idée de décrocher les hourras financiers de nouveaux #imposteurs, je propose
      – un réseau de nucléocrates pour l’énergie éolienne
      – un réseau de camionneurs pour la défense du vélo
      – un réseau de bus pour la défense du train (ah zut, déjà fait)
      – un réseau de pollueurs pour défendre le bio

      et tout ça sans inviter ni les acteurs de l’éolien, du vélo, du train ou du bio bien entendu

    • Comme dit une copine, pour que des dirigeants d’entrepisse se mettent à fomenter de telles choses, c’est qu’ils y trouvent leur intérêt.

    • Pour les articles de libération c’est pas compliqué de lire sans s’abonner, il suffit de désactiver le javascript sur leur site. moi j’utilise un plugin mais sinon par défaut sur Firefox faut passer par about:config

      On tape about:config dans la barre d’adresse de Firefox, puis faire Entrer.
      Sur la page de mise en garde qui s’affiche, cliquer sur « Je ferai attention, promis ! ».
      Dans le champ de recherche de la page qui ouvre, taper : javascript.enabled.
      Passer la valeur de l’option à false (en double-cliquant ou en faisant un clic droit sur la valeur, Inverser) pour désactiver JavaScript.
      Puis repasser la valeur à true (toujours en double-cliquant ou en faisant un clic droit sur la valeur, Inverser) pour activer JavaScript quand vous aurez fini de lire votre article

      Je crois que sous Chrome il y a une option dans les menus qui permet de désactiver. Je n’utilise que Firefox donc je ne sais pas.
      Forcément, rechargez la page après avoir désactiver javascript. Et après vous pourrez lire autant d’articles que vous voulez.

    • @ninachani, j’interdis tous scripts avec l’extension firefox noscript https://noscript.net, tu peux autoriser les scripts que tu veux et tu vois aussi tous les sites d’administration français qui sont surveillés par google et autres sniffeurs … tiens dernièrement c’était le site des impots …


  • Des patients otages de leur code postal Le Devoir - Amélie Daoust-Boisvert
    http://www.ledevoir.com/societe/sante/495379/attente-pour-voir-un-medecin-specialiste-des-patients-otages-de-leur-code

    Des spécialistes se tournent les pouces alors que des gens attendent un appel

    Près de 19 000 patients attendent un rendez-vous en ORL au Québec. Pourtant, à l’Hotel-Dieu-d’Arthabaska, dans le Centre-du-Québec, des médecins sont en congé forcé régulièrement, faute de patients, depuis que la prise de rendez-vous dans cette spécialité a été centralisée par région.


    « Les patients sont pris en otage dans les régions voisines et ne sont pas dirigés chez nous, alors que nous n’avons aucune attente », s’insurge la Dre Julie Valérie Brousseau. Avant l’implantation du Centre de répartition des demandes de service (CRDS), cette otorhinolaryngologiste de Victoriaville voyait, avec sa collègue, des centaines de patients par semaine. Plusieurs venaient des régions voisines, comme Thetford-Mines ou Lac-Mégantic, où elle se déplaçait également. Aujourd’hui, il lui arrive de finir ses journées à 10 h 30 le matin, bien contre son gré : la salle d’attente est vide.

    De 150 à 250 consultations par semaine avant l’implantation du CRDS, son département peine à en remplir plus de 50 actuellement, affirme la Dre Brousseau. Le nombre de chirurgies par mois a aussi drastiquement diminué, malgré la disponibilité du bloc opératoire.

    Des milliers de patients attendent

    Pourtant, à moins de 80 km de là, des milliers de patients des régions limitrophes attendent pour consulter un ORL. Ils sont 2350 dans Chaudière-Appalaches, près de 1000 en Estrie, et plus de 2000 en Montérégie.

    D’ailleurs, des médecins de Chaudière-Appalaches ont dénoncé la gestion « chaotique » des rendez-vous dans leur région. Dans une lettre envoyée au p.-d.g. du CISSS de Chaudière-Appalaches la semaine dernière, 36 médecins du centre hospitalier de Saint-Georges ont dénoncé le système qui échoue à respecter des délais appropriés pour les patients, même pour des cas urgents. « Il est urgent d’apporter des correctifs majeurs », exigent ces médecins dans la lettre obtenue par le journal En Beauce.

    « Plutôt que de leur trouver le rendez-vous le plus rapide dans un rayon raisonnable, les patients sont prisonniers de leur code postal, constate la Dre Brousseau. On parle de cancers, d’enfants qui ont des otites à répétition, par exemple. Je dénonce la situation publiquement parce que c’est une question de santé publique. »

    Loin d’être un cas isolé

    La situation dénoncée par la Dre Brousseau est loin d’être unique, selon l’avocat spécialisé dans la défense des patients Jean-Pierre Ménard, qui reçoit de nombreux appels de médecins et de patients à ce sujet.

    « Ce système de centralisation des prises de rendez-vous n’atteint pas ses objectifs. Il ne semble pas favoriser l’accès et limite le droit des patients de choisir leur lieu de soin et leur médecin », constate-t-il. Un droit qui est inscrit dans la loi et dont il avait anticipé la forte possibilité qu’il soit bafoué quand les 182 établissements de santé ont été fusionnés en 34 entités administratives, en 2015.

    #Canada #Santé #Médecine #Pénurie #Centralisation #Imposteurs #organisateurs #Santé_Publique #Délais


  • #Roland_Gori - La Fabrique des #Imposteurs

    « L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité, préférer l’audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l’#opportunisme de l’opinion plutôt que tenir bon sur les #valeurs, pratiquer l’art de l’#illusion plutôt que s’émanciper par la #pensée_critique, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l’amour et à la #création. Voilà le milieu où prospère l’imposture ! Notre société de la #norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’#opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

    L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre. Soeur siamoise du #conformisme, l’imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les #escroqueries des #algorithmes, les #usurpations de crédits, les #expertises_mensongères et l’#hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du #faux-semblant, notre #démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses #normes et propulsée dans l’enfer d’un monde qui tourne à vide. Seules l’#ambition de la culture et l’#audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l’avenir. » A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l’Université permanente de l’Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage « La Fabrique des imposteurs ».

    https://www.youtube.com/watch?v=2FEtiA18lZU


  • Donald Trump isn’t mad – he’s the arrogant boss we’ve all seen before | Phil McDuff | Opinion | The Guardian

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2017/feb/16/donald-trump-us-president

    Ça alors, je l’ai pensé très fort, le Guardian l’a écrit. Je voulais exactement dire ça il y a quinze jours. On a tous été horifié par son attitude, mais sa manière d’être m’a maintes fois rappeler des souvenirs. Il se comporte comme un petit ou grand patron un peu sadique, un peu mégalo-narcissique, éventuellement à tendance psychopathe. C’est pas tellement différent de la manière dont se comportent tous ceux qui ont réussi à s’accaparer du pouvoir et de l’argent.

    We all have a “terrible boss” story or 10. My best is from a few years ago when I found myself out near Erbil (before Isis emerged) with a tiny film crew working on an independent Kurdish film. Our director was a fascinating case study in what happens when monumental arrogance and total ignorance combine in one person. He would often call for things like a “medium wide close up” – which is not a thing – and then get angry when asked for clarification. On one particularly memorable day, we found ourselves standing on top of a mountain in freezing conditions explaining that the sun was not the moon.

    #patrons #directeurs #crapules #imposteurs #argent


    • C’est de la video @aude_v et après en avoir écouté plus je suis moins enthousiaste. Roland Gori est ce que j’appel un #phallosophe cad un patriarche qui pontifie au masculin neutre comme si les femmes n’existaient simplement pas et qui de toute façon n’a pas perdu son temps ni à les lire, ni à les cités dans ses conférences.

    • J’ai abandonné au bout de 18 minutes ^^ (j’ai essayé)
      Les tics de langage et le coté trop « universitaire » m’ont calmé.

      J’avais trouvé le thème et l’intro intéressant.
      C’est probablement la dernière fois que je poste un truc pas écouté/lu, désolé.

    • Oui ses tics de langage sont assez fatiguant mais bon ca c’est pas ce qui m’a dérangé le plus. Ce qui est remarquable aussi dans la conférence sur l’imposture c’est le spectacle d’un Roland Gori qui exerce ses privilège de dominant sans aucun complexe et avec une aisance assez typique d’un vieux mâle blanc habitué à n’en faire qu’a sa tête depuis toujours sans que personne ne lui dise rien.
      Son exposé déborde du temps établie par les organisateurices (vraiment beaucoup en plus), et au lieu de demander poliment « est-ce que je peu avoir plus de temps svp ? » ou « est-ce que je peu empiété sur le temps du débat svp ? », il continue son discours peinard sans s’inquiète des consignes et dit toutes les 20 minutes qu’il va déborder encore de 10 minutes et cela de manière péremptoire et répété pendant largement plus de 40 minutes. Il ne demande pas, il prend ce dont il à envie sans se soucié de rien.

      Autre truc qui me fait toujours soupirer avec les phallopsophes et les dominants c’est leur capacité à se déclaré digne de gouverner et s’autoproclamés sages, profonds, vrais... Au début de la conf il cite Camus qui dit que les seuls hommes intègres, libres ou vrai sont les artistes (Camus est un artiste comme par hasard) et Gori dit que c’est valable pour les artisans parce qu’il y a art dans artisans et on apprend que Gori se considère comme artisan (le hasard encore lol). Ce qui le mettrait à l’abri de la vacuité du monde et ferai de lui un être authentique, pas comme les experts et prolétaires qu’il dénonce comme étant dans le mécanisme (tout en étant lui même dans une posture d’expert pendant toute la conf et tout en disposant du temps des autres alors qu’il dit que le temps est la grande valeur du XXI). C’est le même vice qui rend Platon complètement ridicule avec son philosophe roi. Un philosophe qui dit que les philosophes sont les seuls dignes d’avoir le pouvoir, un artiste qui dit que seul les artistes sont dignes, qui peu prendre ces mecs au sérieux après des affirmations pareilles ?
      En tant qu’artiste je ne pense pas que les artistes soient à l’abri de la vacuité du tout (Platon le pensait pas non plus d’ailleurs mais il était pas artiste cqfd). Les artistes sont le reflet de leur époque, ce sont pas des surhommes et si on suis la logique de Gori, les artistes du XXI sont tous obligatoirement des imposteurs (je dit pas imposteuses ni surfemmes vu qu’il y a pas de femmes dans le monde de Gori ni dans celui de Platon et des phallosophes) car la thèse de Gori est que l’imposture serait la caractéristique de notre époque. Un artiste qui ne serait pas vide, faux, menteur, tricheur, escroc ne sera pas reconnu comme artiste par ses contemporain·ne·s.

      Par contre @0gust1 je trouve pas que c’est un problème de poster des choses pas lus ou pas écoutés sur seenthis. Je le fait souvent, ca me sert de mémo pour mes liens. L’intitulé de la conf donnait envie, il fallait écouter pour découvrir que c’etait surtout de la psy pour dominants et de la phallosophie. Et pour avoir écouté en entier il y a quand même des idées intéressantes.



  • Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne. Par Bruno Guigue | Arrêt sur Info
    http://arretsurinfo.ch/lettre-ouverte-aux-charlatans-de-la-revolution-syrienne-par-bruno-guigu

    Un peu ancien (mai 2016) mais toujours d’actualité. Plus récent, il y a aussi ce catalogue des « meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne » : http://lesakerfrancophone.fr/les-meilleures-perles-des-charlatans-de-la-revolution-syrienne.

    Il y avait pourtant de bonnes âmes, parmi vous, pour accorder des circonstances atténuantes à cette opération [en Libye], comme il y en avait, davantage encore, pour exiger qu’un traitement analogue fût infligé au régime de Damas. Car le vent de la révolte qui soufflait alors en Syrie semblait valider votre interprétation des événements et donner une justification a posteriori au bellicisme humanitaire déchaîné contre le potentat de Tripoli. Pourtant, loin des médias « mainstream », certains analystes firent observer que le peuple syrien était loin d’être unanime, que les manifestations antigouvernementales se déroulaient surtout dans certaines villes, bastions traditionnels de l’opposition islamiste, et que la fièvre sociale de couches paupérisées par la crise n’entraînerait pas pour autant la chute du gouvernement syrien.

    Ces avertissements de bon sens, vous les avez ignorés. Comme les faits ne correspondaient pas à votre narration, vous les avez triés comme bon vous semble. Là où des observateurs impartiaux voyaient une polarisation de la société syrienne, vous avez voulu voir un tyran sanguinaire assassinant son peuple. Là où un regard dépassionné permettait de discerner les faiblesses, mais aussi les forces de l’Etat syrien, vous avez abusé de rhétorique moralisante pour instruire à charge le procès d’un gouvernement qui était loin d’être le seul responsable des violences. Vous avez vu les nombreuses manifestations contre Bachar Al-Assad, mais vous n’avez pas vu les gigantesques rassemblements de soutien au gouvernement et aux réformes qui emplirent les rues de Damas, Alep et Tartous. Vous avez dressé la comptabilité macabre des victimes du gouvernement, mais vous avez oublié celles des victimes de l’opposition armée. A vos yeux, il y avait de bonnes et de mauvaises victimes, des victimes qui méritent qu’on en parle et des victimes dont on ne veut pas entendre parler. Délibérément, vous avez vu les premières, tout en vous rendant aveugles aux secondes.

    Au même moment, ce gouvernement français, dont vous critiquez volontiers la politique intérieure pour entretenir l’illusion de votre indépendance, vous a donné raison sur toute la ligne. Curieusement, la narration du drame syrien qui était la vôtre coïncidait avec la politique étrangère de M. Fabius, chef d’œuvre de servilité mêlant l’appui inconditionnel à la guerre israélienne contre les Palestiniens, l’alignement pavlovien sur le leadership américain et l’hostilité recuite à l’égard de la résistance arabe. Mais votre mariage ostensible avec le Quai d’Orsay ne sembla pas vous gêner. Vous défendiez les Palestiniens côté cour, et vous dîniez avec leurs assassins côté jardin. Il vous arriva même d’accompagner les dirigeants français en visite d’Etat en Israël. Vous voilà embarqués, complices, pour assister au spectacle d’un président qui déclare qu’il « aimera toujours les dirigeants israéliens ». Mais il en fallait plus pour vous scandaliser, et vous avez repris l’avion avec le président, comme tout le monde.

    Vous aviez condamné à juste titre l’intervention militaire américaine contre l’Irak en 2003. La vertu roborative du bombardement pour la démocratie vous laissait froids, et vous doutiez des vertus pédagogiques des frappes chirurgicales. Mais votre indignation à l’égard de cette politique de la canonnière version « high tech » s’avéra étrangement sélective. Car vous réclamiez à cor et à cri contre Damas, en 2013, ce que vous jugiez intolérable dix ans plus tôt contre Bagdad. Une décennie a suffi pour vous rendre si malléables que vous voyiez le salut du peuple syrien, désormais, dans une pluie de missiles de croisière sur ce pays qui ne vous a rien fait. Reniant vos convictions anti-impérialistes, vous avez épousé avec enthousiasme l’agenda de Washington. Sans vergogne, non seulement vous applaudissiez par avance aux B 52, mais vous repreniez la propagande US la plus grotesque, dont le précédent irakien et les mensonges mémorables de l’ère Bush auraient dû vous immuniser.

    Pendant que vous inondiez la presse hexagonale de vos inepties, c’est un journaliste américain, enquêteur hors pair, qui mit en pièces le pitoyable « false flag » destiné à rendre Bachar-Al-Assad responsable d’une attaque chimique dont aucune instance internationale ne l’a accusé, mais que les expertises du Massachussets Institute of Technology et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, en revanche, ont attribuée à la partie adverse. Ignorant les faits, les travestissant au besoin, vous avez joué à cette occasion votre misérable partition dans cette cacophonie de mensonges. Pire encore, vous continuez de le faire. Alors qu’Obama lui-même laisse entendre qu’il n’y a pas cru, vous vous obstinez à réitérer ces sornettes, comme des chiens de garde qui aboient après la disparition de l’intrus. Et pour quel motif ? Pour justifier le bombardement, par votre propre gouvernement, d’un petit Etat souverain dont le tort principal est de refuser l’ordre impérial. Pour venir en aide à une rébellion syrienne dont vous avez sciemment masqué le véritable visage, accréditant le mythe d’une opposition démocratique et laïque qui existe seulement dans les salons des grands hôtels de Doha, de Paris ou d’Ankara.

    Cette « révolution syrienne », vous l’avez donc exaltée, mais vous avez pudiquement détourné les yeux de ses pratiques mafieuses, de son idéologie sectaire et de ses financements troubles et douteux. Vous avez soigneusement occulté la haine interconfessionnelle qui l’inspire, cette aversion morbide pour les autres confessions directement inspirée du wahhabisme qui en est le ciment idéologique. Vous saviez que le régime baassiste, parce qu’il est laïque et non confessionnel, constituait une assurance-vie pour les minorités, mais vous n’en aviez cure, allant même jusqu’à qualifier de « crétins » ceux qui prenaient la défense des chrétiens persécutés. Mais ce n’est pas tout. A l’heure du bilan, il restera encore cette ultime ignominie : vous avez cautionné la politique d’un Laurent Fabius pour qui Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida, « fait du bon boulot ». Tant pis pour les passants déchiquetés dans les rues de Homs ou les alaouites de Zahra assassinés par les rebelles : à vos yeux, ils ne sont que du menu fretin.

    #syrie



  • Comment déjouer les manipulations d’un cyberactiviste néo-con ?
    Observatoire du néo-conservatisme https://anticons.wordpress.com/2016/01/16/neotroll-comment-dejouer-les-manipulations-dun-cyberactiviste-ne

    “Qui sont ces militants qui s’expriment avec autant de véhémence sans jamais daigner répondre à une question précise ?” “Sont-ils vraiment de bonne foi ?” “Pourquoi usent-ils de sophismes qui peuvent se résumer à ces quelques mots : “le bien c’est nous, le mal c’est vous » ? Et si vous observez les sujets abordés, ”Quel intérêt ont-ils à relayer sur internet les campagnes de diabolisation instrumentalisées de toutes pièces par les gardiens du néo-libéralisme ?” ou encore “Comment se fait-il qu’ils développent autant d’arguments en adoptant des comportements qui manquent totalement de logique ?”

    Pour essayer d’apporter quelques réponses à ces questions, nous avons tenté de décrypter et lister les différentes attitudes qui indiquent dans un fil de discussion la présence d’un ou plusieurs trolls de cette espèce particulière, dont nous allons montrer qu’en fait, elle appartient à la nébuleuse néo-cons. Pour la commodité de la démonstration, nous les appellerons tout simplement les “néotrolls”.

    Et aussi sur le site anticons.wordpress.com
    > Ornella Guyet : L’archétype de la désinformation
    https://anticons.wordpress.com/2015/10/09/ornella-guyet-archetype-de-la-desinformation

    > Rudy Reichstadt : un opportuniste de la galaxie néo-conservatrice
    https://anticons.wordpress.com/2013/09/09/rudy-reichstadt-opportuniste-neo-conservateur

    > De BHL à Charlie Hebdo : la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste.
    https://anticons.wordpress.com/2013/12/01/de-bhl-a-charlie-hebdo-la-propagande-neoconservatrice-deguisee-e

    #Observatoire_du_néo-conservatisme #manipulations #néo-conservatisme #néo-conservateurs #Néo-troll #néocons #néo-con#anticons.wordpress.com #antifas #imposteurs #Néo-troll #néocons #néo-con #Rudy_Reichstadt #Ornella_Guyet #Marie-Anne_Boutoleau #BHL #Charlie_Hebdo


  • Lowie
    http://lmsi.net/Lowie

    En hommage à David Bowie, qui vient de disparaître, voici un texte consacré par Pacôme Thiellement aux deux « albums berlinois » du défunt, sans doute ses plus beaux avec Hunky Dory… « Ce texte, nous précise l’auteur, a été écrit et publié bien avant la publication de Blackstar, qui change le sens de la fin de l’oeuvre de David Bowie. Bien plus beau que Heathen et The Next Day, décisif et bouleversant, Blackstar achève magnifiquement l’oeuvre bowienne sur une prophétie énigmatique, et nous devons à nouveau l’écouter et l’interpréter – de ce côté ci du miroir. ». Source : Les mots sont importants

    • « En 1978, j’ai pris part, à New York, à une conférence pendant laquelle j’ai défendu l’idée que l’#artiste était une sorte de chaman contemporain – quelqu’un dont la tâche est de créer une masse critique de confiance, et ce par tous les moyens. La notion sous-jacente ici est que son travail est de convaincre le #public – non pas lui-même, mais eux. Cela suggère un certain détachement par rapport au processus grâce auquel il y parvient. Cette idée fut très impopulaire, les artistes, à l’époque, étant censés être sincères et non manipulateurs, mais elle me resta. Le terme d’abus de confiance a mauvaise réputation, mais il ne devrait pas. Dans la culture, la confiance est le papier-monnaie de la valeur. » #Brian_Eno (...)
      Low sort en janvier 1977. Speed of Life, le premier morceau, ressemble à un générique : une sorte de série télévisée glauque à souhait, allemande, et Brian Eno s’y fait attendre. Qu’est-ce que la vitesse de la vie quand nos critères d’évaluation sont éminemment relatifs à ce que nous y faisons ? La rencontre avec Brian Eno et sa violente destitution du caractère sacré, auto-mythique, de la musique populaire est cruciale dans la constitution des meilleurs albums de David Bowie et de leur #temporalité propre (languissante, énigmatique, solitaire). Personne depuis les Beatles, et d’une toute autre manière, d’une manière non-enfantine, n’a moins cru à l’héroïsme rock que Brian Eno. Personne n’a moins conspué l’orgueil du rock et son aveuglement sur les limites concrètes de son savoir effectif. Personne n’a moins cru au génie personnel de l’artiste et à la réalité de sa subjectivité ou à ses capacités de maîtrise du réel, mais a compris au contraire le danger que représentait la croyance en ce type de possibilités. Bref : personne n’a été moins fasciste jusque dans ses investissements esthétiques et plus conséquemment non-croyant dans les pouvoirs manifestes du rock que Brian Eno.

      #imposteur une lecture deleuzienne.


  • Pourquoi développeur est un boulot à part
    http://www.jesuisundev.fr/pourquoi-developpeur-est-un-boulot-a-part

    Le syndrome de l’imposteur
    C’est un syndrome connu dans la communauté des développeurs. Notre profession est très touchée par cette chose infâme.
    L’idée selon laquelle vous ne méritez, tout simplement, pas d’être là où vous êtes aujourd’hui. L’idée que les gens autour de vous ne sont pas au courant de la supercherie que vous êtes. Plus grave : l’incapacité hallucinante de ne reconnaître aucun de vos succès. Une fixette maladive sur vos échecs. Vous êtes en retard en permanence. Partout, tout le temps.

    Si vous pensez que c’est “réservé au gros noob” vous avez tout faux. A vrai dire, quelqu’un qui doute sur ses capacités, qui ne se repose pas sur ses connaissances, c’est quelqu’un qui ne fera qu’avancer. Mais du coup c’est aussi une personne qui va se remettre en question en permanence, allant jusqu’à générer ce sentiment. Ce syndrome n’est que la partie extrême de ce genre de doutes tout à fait normaux ! Les gens complètement imbus d’eux-mêmes le sont fréquemment pour les mauvaises raisons. Comprenez : Les cons ne doutent de rien.

    Un exemple ? En mars dernier le célèbre développeur web (pour Mozilla) et conférencier David Walsh en a dédié un article où il parle du sien. Bref si cette situation vous parle, détendez-vous. On fait du dev pas une fusée. Vous pouvez pas tout savoir, et si vous êtes pas confortable sur certains concepts du métier : apprenez ! C’est gratuit et c’est pas les ressources qui manquent.

    #développeur #Syndrome #imposteur


  • That one tweet… | Christian Heilmann
    https://www.christianheilmann.com/2015/05/30/that-one-tweet

    And that’s when my anger turned inward and the ugly voice of impostor syndrome reared its head. Here is what it told me:

    You’re a fool. You’re making a clown of yourself trying to explain something everyone knows and nobody gives a shit about. This battle is lost.
    You’re trying to cover up your loss of reality of what’s needed nowadays to be a kick-ass developer by releasing a lot of talks nobody needs. Why do you care about writing a new talk every time? Just do one, keep delivering it and do some real work instead
    Everybody else moved on, you just don’t want to admit to yourself that you lost track.
    They are correct in mocking you. You are a hypocrite for preaching things and then violating them by not using HTML for a format of publication it wasn’t intended for.

    I felt devastated, I doubted everything I did. When I delivered the talk I had so looked forward to and many people thanked me for my insights I felt even worse:

    Am I just playing a role?
    Am I making the lives of those who want to follow what I advocate unnecessarily hard?
    Shouldn’t they just build things that work in Chrome now and burn them in a month and replace them with the next new thing?

    Syndrome de l’#imposteur via @kReEsTaL https://twitter.com/kReEsTaL/status/651698691796041728


  • On reprend sur le thème de l’imposteur et de l’auto-sabotage, avec un poil plus de recul que la dernière fois. Je vais tenter de lister les caractéristiques d’expression de mon syndrome (ce n’est peut-être pas pareil pour tout le monde, je ne sais pas, dites moi).

    Symptômes ressentis :
    – angoisses, angoisses et angoisses. Toujours.
    – un grand sentiment de lucidité et de mépris de soi, sur chaque geste ("j’aurais pu faire comme ci ou comme ça, cette personne là - que j’apprécie - aurait fait comme ça)
    – sentiment d’admiration quasi-enfantin pour toutes les personnes que je rencontre
    – (va avec éblouissement à la vue de quelqu’un qui aurait un peu de confiance en soi, du moins en apparence)
    – fatigue, découragement, flemme (grande flemme, allant jusqu’à la désinvolture)
    – sentiment d’être menacée par une critique même moindre (« Ah je suis découverte ! Je vais me faire virer ! » déjà arrivé deux fois en un mois)
    – grande émotivité
    – grande empathie (c’est une bonne chose, c’est certain, mais couplée à l’émotivité, l’empathie est parfois un peu extrême)

    note à moi-même : voir si tous ces « sentiments » sont liés au syndrome ou si certains (ex : grande empathie + grande émotivité, ne sont pas juste des traits de personnalité, j’ai toujours pleuré pour la moindre trace de tristesse dans les yeux de qqun d’autre, alors ça ne m’étonnerait pas)

    La (ma) conséquence : l’auto-sabotage.
    En lisant internet et plusieurs sources différentes, certaines assez... obscures ; on note qu’il peut y avoir soit un burn-out du fait d’un travail supplémentaire pour en arriver au niveau que l’on exige de soi-même
    – soit un underdoing, on lâche prise, on se décourage, on en fait plus une. Etant d’un naturel assez contemplatif et passif - Oblomov c’est pas pour rien - je suis dans l’underdoing. Je vais arrêter de travailler, tout lâcher, partir à 17h30, rester la journée dans mon canapé, même avec une échéance proche (c.f. mon dernier post). S’en suivent des jolis reproches auto-envoyés comme « je l’ai bien mérité » (en soi, c’est vrai) qui justifierait (mais je ne suis pas psy) mon imposture.
    – Une humeur en dents de scie : je suis parfois ultra-motivée pour faire plein de choses, je fais des listes, je lis des choses que j’avais envie de lire, je ne procrastine pas tout mon planning. Oui MAIS, vient la phase de rédaction de ce travail. Et là arrive le package all-inclusive de l’imposteur auto-saboteur (Oblomov IAS de mon vrai nom)

    Voilà un premier recensement plutôt objectif des effets du syndrome de l’IAS (vous en pensez quoi ?) de la matérialisation de ce « syndrome » (ou phénomène dans la littérature, mais rapprocher ce « phénomène » de la pathologie ne me paraît pas aberrant dans les cas comme le mien). Je cherche encore des solutions (mais finalement étant le pire juge de moi-même, je doute que cela me vienne tout seul, je vais encore farfouiller Internet, j’en parle à mon copain maintenant, qui m’a somme toute l’air assez détaché, bien qu’inquiet. Et peut-être faudra-t-il se tourner vers un psy ?

    Ca c’est pour le travail personnel. Pour ce qui est de fouiller la litté et les biblio pour sourcer un peu le problème dans un contexte plus sociétal (social, socio-économique..), je vais m’y mettre mais j’ai encore du mal à distinguer les bouquins sérieux des bouquins de développement personnel un peu « mystique ». Je ne rejette pas de fait le bien-fondé de certains courants alternatifs de la psychologie mais ce n’est pas ce que je recherche.

    (je crois qu’il faut tagger alors allons-y gaiement : #imposteur voilà.)

    N.B. Le nombrilisme fait-il partie des caractéristiques d’un IAS ?

    • attention, je vois passer beaucoup de post sur le # imposteur, mais ce n’est pas forcément lié (ex : la fabrique des imposteurs, j’ai parcouru quelques pages à la librairie hier, et nope, je ne m’y suis pas retrouvée).

    • Je pense qu’il y a nécessité à remonter à la source. Ce sentiment arrive souvent à des enfants des classes populaires qui ont pris l’ascenseur social, par exemple.
      Il y a aussi à regarder les processus de dévalorisation et de survalorisation. Souvent, les gens qui ont été « poussés » ne se sentent pas à la hauteur des trop fortes espérances placées en eux. Ou alors, il s’agit d’un processus particulièrement fin de sabotage pour désobéir à une injonction de réussir par procuration dans une vie qu’on n’a donc pas choisie. Ou alors, c’est l’impossibilité de l’extirper de l’ombre du commandeur.
      En gros, interroger tes relations familiales et les intentions des uns et des autres.

      J’ai croisé pas mal de filles, par exemple, très tirées vers le bas par leur mère. Rivalité, mais pas seulement : il y a des jugements péremptoires qu’on se prend dans les gencives étant gosse « tu es trop conne pour faire quelque chose de ta vie » ou « Moi, je n’ai pas eu la chance de faire les études que je méritais » (peut-être bien parce que tu es née et que tu m’a gâché la vie...) et qui finissent par se graver au fer rouge dans ta mémoire, à même être constitutives de ta personnalité.

      Le psy est juste un regard extérieur qui t’aide à remettre tout cela sur le tapis pour arriver ensuite à trier et évacuer le nuisible. C’est d’ailleurs pour cela que les entourages ne raffolent pas de ce genre de démarches, parce qu’il y a de sales petites choses qui remontent forcément à la surface.

      Sinon, tu as le contexte, comme le choix d’une filière peu accueillante pour les filles où chaque moment, profs et étudiants te font bien sentir que tu n’es pas « à ta place ».

      Il y a aussi notre société hyper hiérarchisée (tout en prétendant le contraire) et de plus en plus obsédée par la compétition et le néodarwinisme social. Cette course constante à l’excellence et à l’échalote est, pour moi, le meilleur fournisseur officiel de clients à psy et anxiolytiques. C’est Highlander tous les jours : « il ne peut y en avoir qu’un », ce qui amènent tous les autres à penser qu’ils ne sont pas à la hauteur de la tâche. Mais ce n’est pas parce qu’il n’y a que 3 places au concours que les trois cents autres sont des bras cassés.

      Donc je vois 2 angles d’attaque simultanés :

      1. une action à effet immédiat comme te le conseillaient d’autres sur le fameux fil interminable qui consiste à programmer ton travail en mode systématique. L’hygiène de l’assassin, en quelques sorte : tu règles ta journée au métronome. Telle heure, lever, déjeuner (ha ouais, tu déjeunes pas ? Et ben tu vas te forcer : hydratation et sucres lents) et paf, une tomate de travail (d’après les minuteurs de cuisine en forme de tomate) : 25 minutes à écrire, même des trucs nuls et mal branlés, même des notes et du désordre, produire à toute force, jusqu’à ding final. Tu ne dois pas juger de ce que tu fais. On s’en fout des fautes et tout. Ensuite, une plage de repos de 10 min avec ding à la fin et paf, re 25 minutes.

      Pourquoi 25 minutes : parce que c’est le temps où tu peux être concentrée à fond sans trop d’efforts, efficace et tout. Ensuite, tu dois relâcher l’attention. Et 25 minutes c’est à la fois pas énorme et beaucoup.
      Tu places tes premières 25 minutes en premier après déjeuner. Ensuite, tu prends 10 minutes pour tes mails ou te doucher et paf, tu reprends.

      C’est le premier niveau. Tu crées une routine de travail un peu abrutissante dans le mode bourrin : tu produis et c’est tout. À toi de programmer les taches intellectuelles et les taches mécaniques en fonction de ton horloge interne. Pour ma part, j’écris très bien le matin, je tri les papiers ou je fais les comptes l’après-midi et je peux avoir une phase créatrice intense et bordélique en fin de soirée. Faut donc apprendre à faire avec ce qu’on a.

      2. l’introspection au long terme pour dénouer l’origine de ton sentiment d’illégitimité et lui faire la peau. Processus long, douloureux et incertain qui nécessite donc la mise en place des routines de travail bourrines pour t’éviter d’attendre 20 ans que tu ailles mieux.

      3. Ne pas hésiter à utiliser la méthode Coué améliorée qui consiste donc à se raconter au quotidien comme on aimerait être : « Oui, je suis capable de faire ce boulot », « oui, je ne suis pas plus nulle qu’une autre », « oui, je mérite cette place ou cette récompense », etc.
      Je sais, ça fait gourou du markéting, mais c’est assez efficace comme processus de blocage immédiat des pensées négatives et auto-dénigrentes. Limite, tu te tapes le buste en gueulant « Je peux le faire » avant de lancer une tomate.

      Et plisse ton visage en forme de sourire. C’est ridicule, je sais, mais je sais aussi que le fait de simuler un sourire libère tout de même une certaine quantité d’endorphine dans le corps. Donc, tu prends !

      Voilà, voilà.

    • Toutes tes réactions sont chouettes je trouve, mais celle-ci particulièrement. Je dois m’imposer cette auto-discipline c’est clair, ça ne tient jamais longtemps mais effectivement couplée avec une méthode Coué (un peu vain mais très efficace sur le court terme), je pense que ça peut aider à minimiser l’impact de l’auto-sabotage dans le travail. Et c’est une bonne chose pour au moins me protéger dans ma vie professionnelle/universitaire. Le travail de fond demande plus d’introspection, c’est clair, et je fouille dans ma tête pour ça, outrepassant certains blocages (les relations avec les parents sont de vraies illuminations quant à la pression au travail/ à la réussite que l’on peut ressentir, pour mon cas en tout cas).
      Merci de ton commentaire, je continuerai à tenir un « journal de bord » de l’IAS, personnellement, ça m’aide pas mal.

    • Par rapport à l’hyperempathie et l’émotivité debordante, j’avais lu je ne sais plus où que ca fesant parti des signes de ce qu’on appel les personnes précoces ou surdoué comme on disait avant. Ces personnes sont généralement plus facilement reconnus quant ce sont des garçons et des bourgeois.e.s. Sur ce sujet on m’a conseillé plusieurs fois un livre d’une psy allemande spécialiste de la pédagogie qui s’appelle Alice Miller « le drame de l’enfant doué ». Que j’ai pas encore lu alors je ne peu pas vraiment savoir si ça peut t’être utile. C’est en plus dans une perspective de long terme comme le dit @monolecte c’est pas prioritaire ni forcement la voie à suivre.
      Bonne journée.

    • @oblomov : je continue à me soigner. ?
      Et je fais gaffe aux rechutes.

      Un truc marrant : chaque fois que j’ai été récompensée pour mon travail, j’ai toujours eu tendance à dire que c’est immérité. Depuis quelques années, j’arrive à me contenter de dire « merci beaucoup, je suis très contente. »
      Mais faut beaucoup bosser pour y arriver !

      @mad_meg Pour ce qui est des questions d’hyperempathie, j’ai plutôt tendance à penser que c’est l’ensemble de la société qui pousse à l’atrophie de ce marqueur humain essentiel. Donc, je pense que je suis « normale » et que notre société, en hyper-refoulant les émotions, est gravement pathologique.

    • Salut @mad_meg on m’a déjà parlé d’une potentielle précocité mais mes parents ont préféré ne pas en tenir compte (c’était à mes 3/4 ans puis à mes 10 ans). Je ne sais pas si c’est en rapport et j’avoue avoir du mal avec la notion de « surdoué » et « précoce », je vais me documenter là-dessus aussi (au risque de l’auto-diagnostic) mais je pense que c’est quelque chose dans ce sens (ou un autre facteur psy, pas forcément ça) qui amène aujourd’hui angoisse + hyper-empathie. En même temps ce sont deux sentiments que j’ai ultra-rationalisé pour les justifier, j’ai donc du mal à m’en dépatouiller. La perspective de long-terme se conjugue pour l’instant assez mal avec le travail de thèse qui a un sacré impact sur le psy (en plus de faire se développer des angoisses et autre syndrome d’imposteur chez des personnes n’en souffrant pas à la base). Mais ça reste passionnant comme sujet, d’autant plus quand on projette d’avoir des enfants.

      Au final, je cherche des témoignages sur internet et je trouve pas mal de récits proches de ce que je décris là, l’aspect sociétal est certainement très important. J’aimerais bien trouver des groupes de paroles ou des tables rondes sur ce sujet.
      En attendant, je procrastine sur le boulot que je suis censée faire !

      Vous êtes géniales de répondre à tous ces posts décousus ! Merci !

    • Pour l’empathie je suis d’accord avec toi @monolecte ca me rappel la chanson « gulliverte » de Anne Sylvestre qui dit à la fin « si je suis grande c’est parceque les hommes sont petits ».
      Par rapport au mot « surdoué » ou « précoce » je ne les aime pas non plus et j’ai vu utilisé l’expression « zèbre » qui veut dire que le zèbre est different du cheval, pas mieux, ni moin bien. Apparement les zèbres ont juste besoin qu’on reconnaisse la zebritude en elleux et une fois ce déni écarté on peu etre plus libre et heureureuses.
      En tout cas les conseils de @monolecte me semblent excellent, je fait aussi des listes, avec un ordre de difficulté, et un seul truc chiant a la fois. Pour lutter contre ma paresse et ma procrastination j’ai aussi pratiqué un auto conditionnement. Chaque jour je me forcait a faire un dessin, meme un dessin qui parle du fait que je ne sais pas quoi dessiné ou un dessin a l’arrache qui prend 10 mins. C’était le n°1 de ma do it liste. D’ailleur faut que j’y aille ;)

    • Ce qui me dérange avec « surdoués » ou « précoces » c’est que c’est relatif à des notions d’intelligences toutes faites.

      Je dois absolument fermer un à un les 56 onglets ouverts sur Chrome :( Adieu Seenthis, on se revoit dans 2 pages !

    • Je crois qu’en Belgique, on dirait que tu es probablement haut potentiel ou hyper je sais plus quoi comme le dit @mad_meg ou surefficient mental (et pas précoce ou surdoué qui sont des termes archaïques au regard des avancées en neurosciences et comportements). A lire, (en faisant un peu de tri) les livres de Chritel Peticollin par exemple, et surtout Jeanne Siaud-Facchin. Après, il y a différentes techniques pour arriver à vivre mieux avec cette hyperactivité mentale, émotivité et dévalorisation de soi, ça peut-être bien de trouver de l’aide spécialisée. #ralentir #relaxation

    • @philippe_de_jonckheere Oui ca me fait tout drole la Tv aussi. J’avoue ne pas avoirs écouter l’extrait en entier tellement Ca me saoul. Mais ça fait de la doc sur le syndrome de l’imposteur et savoir que Mme Chazal souffre aussi de ce syndrome est pas sans intérêt a mon avis.

      @supergeante haut potentiel ou hyper ca reste le meme probleme que pour précoce ou surdoué, il y a plus une idee de supériorité que de différence. Dans mes lectures sur le sujet, j’étais tombé sur un forum de « zèbres » et il y avait un sujet sur quel mot choisir et ca n’aboutissait a rien. Les zèbres ont d’ailleur souvent çe syndrome qui fait qu’ils vont pas accepté qu’on leur colle du super-hyper-pré-sur ou tout autre préfixe de supériorité intellectuelle. Je vais rechercher le forum en question mais il est assez décevant.
      Voilà c’est ici : http://www.zebrascrossing.net

      Et pour ce que tu dit sur le fait de se faire aidé par une personne spécialiste je pense aussi que c’est une bonne idée. De ce que j’ai lu sur le sujet c’est pas une analyse psy qui prend des années mais plutot une sorte de validation qui dit « ok tu es une zèbre » et une fois ceci confirmé les zèbres sont capables de comprendre seul comment mieux vivre dans un monde de chevaux quant on est un zèbre.

    • @mad_meg Tu crois Madame Chazal sincère ? De mon côté il m’apparaît assez étonnant que n’ayant pas la télévision, il ne m’ait pas échappé que chaque année ou presque c’est un peu la même chose, les anciennes stars de la télévision se sentant menacées à l’heure du renouvellement des programmes par les stars montantes , les journaux soient pleins d’articles hagiographiques visant à les humaniser ou je ne sais quoi de ce tonneau fictif-là. Dans le cas présent on touche au sublime, de la psychanalyse de comptoir sur plateau de télévision, je me demande quel genre de drogue il m’aurait fallu prendre pour imaginer une chose pareille avant de l’avoir vue à la télévision donc.

    • Je sais pas si elle est sincère cette dame, je ne m’étais pas posé la question par rapport au calandrier. Mais je me dit qu’une présentatrice de JT a pu voire ses competences (réelles ou pas) de journalistes mise en doute. Sinon j’ai pas souvenir d’avoir lu ou entendu des hommes faire part de se sentiment d’imposture. Ca doit exister mais je voie mal un PPDA dire ce genre de choses apres son renvoie de TF1. Et sinon si tu as des exemples de personnes (célèbres ou pas) qui s’expriment sur le syndrome de l’imposteur ca m’intéresse.

    • @mad_meg je trouvais que surefficient ou hyper efficient était moins connoté > parce que la dimension émotionnelle est mise en avant au même titre que certaines difficultés relationnelles, et ces impressions d’imposture, de décalage etc. C’est comme hyperactif, ça dénote d’une activité cérébrale différente de la moyenne pas supérieure (c’est à dire pas une intelligence supérieure, une activité cérébrale différente), avec comme pour l’hyperactivité différentes formes de handicap social souvent corrélés comme la dyscalculie, des troubles de l’attention, des dépressions, ou encore de gros surmenages.
      L’aide dont je parlais est en effet de type comportementale, de type court, très pragmatique d’acquisition de techniques pour mieux vivre avec et se dépatouiller des aspects les plus handicapants et difficiles à surmonter (non pas en terme d’efficacité sociale ou économique - mais en terme de bien-être personnel).

    • Je ne doit pas connaître la définition de « efficience » je vais aller voire et je reviens avec. A part ca je suis toute a fait d’accord avec ce que tu dit @supergeante

      De retour la definition de efficience ne m’a pas elclairé (L’efficience est l’optimisation des outils mis en œuvre pour parvenir à un résultat. ), par contre la recherche a partir de « surefficience » m’a donner entre autre cette page qui donne pas mal d’infos mais que je n’ai pas lu en intégralité. Je la met ici pour plus tard.
      http://www.calay.be/douance.php
      Le debut donne une bonne idée du probleme du nom à donner aux zèbres (j’ai une préférence pour zèbre personnellement)

      On décrit généralement les individus dotés de « surefficience mentale », ou « à haut potentiel », ou « hp », ou « surdoués », ou « zèbres » ou « dotés de douance », ou « de profil atypique », comme possédant des capacités naturelles ou des fonctionnements nettement différents de la moyenne de la population dans plusieurs domaines d’habileté : intellectuel, créatif, artistique, sportif, etc.

      J’apprécie l’expression de « surefficience mentale », car elle illustre bien l’existence d’un potentiel, souvent bien encombrant, qui ne va pas nécessairement se transformer en efficacité relationnelle ni en bien-être existentiel !

      J’aime aussi la dénomination de « profil atypique », car elle exprime bien la différence, l’inattendu, l’anormalité qui génère de nombreux rejets, sans sous-entendre les notions de « sur- » ou de « plus- » présentes dans les termes « haut potentiel », « surdoué », etc..

      Dans cette page, j’utiliserai donc principalement l’une ou l’autre de ces deux expressions.

    • Tiens c’est drôle, parce que je suis plongée actuellement dans ces problématiques de douance (c’est québécois je crois) avec les livres de Jeanne Siaud-Facchin, l’inventrice du zèbre (de ce que j’en lis).
      Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’aspect singe savant (ou alors le modèle d’intelligence en arborescence) mais l’espace émotionnel et empathique hyper sensible et particulier qui peut conduire à ce qui est appelé le faux self. Le faux self est une parade de normalité avec laquelle l’entourage (et le douant) se rassure. Car le zèbre gêne à requestionner les structures avec sa cognition particulière et son gout viscérale de la vérité et du juste. Du coup, sans accompagnement bienveillant, il aura tendance à être inadapté, par exemple à l’école. Si la construction de l’identité est faite de faux self, la ou le zèbre est capable d’aller jusqu’à anesthésier son ressenti (qui ne le gratifie pas en le faisant souffrir) et détruit ses possibilités d’épanouissement, l’estime de soi. Bref, son désir se perd à vouloir être normal·e.
      D’autant que le zèbre n’est pas toujours là où on les autres l’attende : dans ce rôle de singe savant ou dans la réussite sociale. Et il peut être bon dans une discipline et nul dans une autre.
      Pour le désir, on peut se référer à la psychologie ou la psychanalyse, mais à mon humble avis, on fait fausse route en se forçant et je le définis comme une nécessité vitale et le point central du problème.


  • Notre société fabrique de plus en plus d’imposteurs - LaTribune
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/98790750764

    La journaliste et psychanalyste Sophie Peters revient pour la Tribune sur la publication du livre de Roland Gori, La fabrique des imposteurs. Notre société de la #norme fabrique des imposteurs :

    “A l’heure où les carrières ne se font plus que par le biais des réseaux sociaux, où l’entreprise évalue le mérite de ses managers à leur cote interne, où l’information n’a de poids que par le buzz qu’elle produit, il convient de s’interroger sur ce phénomène d’imposture qui tend à devenir plus collectif qu’individuel. Sous couvert de discours sur le pragmatisme, de compétitivité nationale, d’utilitarisme social, on promeut sans conscience des techniques et des schémas de comportement voire même des pédagogies qui incitent les sujets à se vendre dans tous les domaines de l’existence. Les techniques de ventes ont (...)

    #bodyware #psychologie


    • Difficile dans ces conditions de sortir de la gangrène de la crise actuelle. Il semblerait que dans les entreprises comme à la tête des Etats on peine à retrouver un peu d’audace nécessaire et essentielle pour créer l’avenir. Une civilisation des moeurs qui fait reposer le crédit d’un individu, d’un groupe, d’un Etat sur l’apparence, sur l’opinion n’incite-t-elle pas à l’imposture ?, interroge le psychanalyste. Qu’est-ce qu’une politique qui vend sans cesse à l’opinion publique la « marque de fabrique » d’un gouvernement évaluant par des sondages constants la pénétration de sa propagande au sein de la population ? Sans compter un président « normal » qui place la démocratie sous les auspices de la norme. Or l’incitation à être « normal » et « adapté » fait le lit de l’imposture, selon Roland Gori.

    • Et justement, au travail, être un travailleur « normal » aujourd’hui, c’est être quelqu’un d’exceptionnel, c’est à dire quelqu’un qui fait toujours mieux que les autres, et toujours mieux que le jour précédent. Pour être normal il faut être hors-norme, voilà pourquoi on n’a d’autre choix que mentir, tricher, ou capituler (parfois via le suicide)

      Et Roland Gori de rappeler que lorsque l’autorité est en crise, lorsque le pouvoir normatif s’accroît lorsque la vulnérabilité sociale et psychique grandit, il faut survivre et pour survivre il faut parfois tricher, frauder, mentir, et usurper toutes sortes de rôles et de fonctions en s’affublant des masques de pseudo identifications que ne désavoueraient pas les plus fieffés des imposteurs.

      à rapprocher des travaux de Vincent de Gaulejac sur la souffrance au travail
      http://nrt.revues.org/439

      Si le travailleur va mal, si le travail est devenu une source presque exclusive de souffrance et de mal-être, si les salariés ne peuvent dire leur tourment et s’insurger, c’est tout simplement parce que les organisations et le management qui les anime sont devenus malades eux-mêmes et brouillent toute compréhension. Organisations et management sont des systèmes « paradoxants », nous dit l’auteur. En eux, tout est oxymorique, antinomique, contradictoire et controuvé. Devenues essentiellement « réactives », c’est-à-dire fermées à la réflexion et obnubilé par le court terme et la « performance », les organisations exposent en permanence les travailleurs à des injonctions paradoxales (« double blind »), des couples de principes contradictoires : le travailleur doit être « responsable » dans le temps même que l’entreprise se désintéresse totalement de lui et que la seule « responsabilité » qu’on accorde au salarié, c’est d’atteindre les objectifs qu’on lui a fixé, sans qu’il ait jamais pu discuter les moyens qu’on lui alloue ; il doit viser sans cesse « l’excellence », en dépassant mois après mois ses limites, autrement dit se situer toujours « hors du commun », s’exposant à la fois à l’inéluctabilité de l’échec (le dépassement de soi ne pouvant être permanent), et à l’exclusion du groupe de pairs (on a besoin des autres pour agir correctement) ; il doit « être autonome », « prendre des initiatives », « investir subjectivement sa tâche », alors qu’on lui demande en vérité de se conformer religieusement à des prescriptions élaborées par d’autres, comme aux heures triomphales du taylorisme industriel (ainsi les « méthodes qualité », les « tableaux de bord », les « scripts » de conduite d’entretien, etc.), et surtout aller sans répit au devant des attentes de l’entreprise, ses stratégies, ses objectifs, sans aucune prise sur la direction choisie ; il doit être « adaptable », « flexible », c’est-à-dire se soumettre aux décisions obscures et erratiques d’un management aux ordres de conseils d’administration jouant au Monopoly mondial, au risque d’annihiler toute possibilité d’accumulation de connaissances, d’expériences, de savoir faire, qui peuvent faire de lui un « bon professionnel » ; il doit enfin se plier à la tyrannie de l’urgence, gagner du temps sur le temps, sans jamais pouvoir suivre le tempo, pressé qu’il est par les « impératifs » qui s’embouteillent au poste de travail, désespérant de pouvoir faire convenablement un travail dont on n’évaluera que les résultats, jamais les conditions dans lesquelles il se réalise… En vérité, le management exalte la « liberté » du travailleur, alors même qu’il n’encourage et ne récompense que le conformisme, c’est-à-dire la soumission à des règles, normes, prescriptions et autres injonctions, sans considération aucune pour leur faisabilité intrinsèque. L’échec ne peut plus s’expliquer alors que par un déficit personnel, une incapacité propre, une insuffisance du travailleur, un manque d’attention sans doute à la valorisation de son « capital humain », grâce auquel il aurait pu donner à son travail la logique qui lui fait intrinsèquement défaut.


  •  » [Reprise] France, royaume des imposteurs, par Natacha Polony
    http://www.les-crises.fr/france-royaume-des-imposteurs-par-natacha-polony

    Cela commence par un président qui se fait élire sur la promesse d’imposer les plus riches à 75%. Disposition retoquée par le Conseil constitutionnel. Le même se fait écraser aux municipales et promet des baisses de charges salariales. À nouveau retoqué. Ce président prend aussi des airs compassés pour aligner trois mots effarants de banalité sur « le droit à la sécurité d’Israël » avant de se reprendre, quelques jours plus tard, et d’évoquer les morts palestiniens parce qu’un communicant l’a alerté sur l’effet désastreux de son assourdissant silence. Triste figure de composition qui est la même qu’à peu près tous les politiques, de droite comme de gauche, quand ils veulent montrer au citoyen français qu’ils sont impliqués, conscients, déterminés.

    C’est cet air d’un ancien président interrogé par deux journalistes et qui évoque ce « sens du devoir » qui seul pourrait lui donner l’envie de mettre fin au feuilleton savamment orchestré de son retour pour annoncer qu’il répond à l’appel du peuple. C’est celui d’un ministre des affaires étrangères au visage de circonstance, voulant faire croire que la France a une quelconque position diplomatique qui serait autre que l’alignement pur et simple sur les volontés américaines.

    C’est celui de ces chefs de la droite, grands ou petits, qui proclament à chaque élection leur « conviction européenne » depuis que Jacques Chirac, en 1992, a décrété qu’on ne pouvait avoir de destin présidentiel si l’on avait osé critiquer cette Europe.

    C’est enfin celui de tous ces responsables qui parlent la main sur le cœur du déclassement des classes moyennes inférieures parce qu’ils ont – enfin – compris que leur abandon total les précipitait dans les bras du Front national.....

    >>>

    Des promesses politiques de campagne aux publicités mensongères, Natacha Polony dénonce les impostures derrière les postures.

    <<<

    #France
    #politique
    #imposteurs
    #Natacha_Polony


  • L’inénarrable Alain Bauer, dans le non-moins remarquablement constant et réactionnaire Figaro :
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/08/27/01016-20130827ARTFIG00430-alain-bauer-on-punit-moins-mais-pas-mieux.php

    Tous ces éléments cumulés ont amené à punir, paradoxalement, moins, mais pas mieux. Cela n’a empêché ni la #récidive, ni l’impunité.

    Et quinze lignes plus bas :

    Mais la #probation, ça marche ?

    Il y a quelques études, dont la plupart ont été réalisées par mon collègue Pierre-Victor Tournier. Elles attestent que les bénéficiaires de cette mesure récidivent à peine moins que ceux qui effectuent une peine de #prison. L’écart est de 4 % à 5 % seulement.

    Donc ça marche quand même un peu mais pas assez au goût de notre expert pour qui ça reste quand même pire...

    #carcéral #Taubira


  • Alain Minc, plagiaire servile en 1999, serial plagiaire en 2013 - Acrimed | Action Critique Médias
    http://www.acrimed.org/article4108.html

    Mardi 2 juillet 2013, Alain Minc a été reconnu coupable par le TGI de Paris d’avoir « emprunté » dans son dernier livre intitulé L’homme aux deux visages. Jean Moulin, René Bousquet, itinéraires croisés, publié chez Grasset, pas moins de 47 passages à l’ouvrage de l’historienne Pascale Froment qui fait référence sur la question (René Bousquet, Stock, 1994).

    En 1999, le même Alain Minc s’improvisait philosophe et commettait un ouvrage sur Spinoza (Spinoza, un roman juif, Gallimard, 1999) qui allait se révéler constellé « d’emprunts » massifs au travail de Patrick Rödel, un philosophe, professionnel celui-là, paru en 1997 (Spinoza, le masque de la sagesse, Éditions Climats, 1997). En 2001, le TGI de Paris le condamnait donc, dans un jugement accablant, pour « plagiat servile »

    #plagiat


  • Denis Kessler, l’enfant terrible du patronat, fait son retour au Medef
    http://lemonde.fr/politique/article/2013/07/01/denis-kessler-l-enfant-terrible-du-patronat-fait-son-retour-au-medef_3439951

    « Il incarnait une droite dure du patronat », rappelle l’économiste Jacques Rigaudiat, ancien conseiller social de Michel Rocard et Lionel Jospin, qui garde toutefois pour lui une profonde sympathie : "Ce n’est pas le genre mec de droite pisse-vinaigre. Il est un adversaire sympathique : on peut échanger des cigarettes avec lui par-dessus les tranchées et monter ensuite à l’assaut et au combat."

    Volontiers provocateur, séducteur à ses heures, M. Kessler ne pratique pas la langue de bois, une particularité rare dans un monde patronal très balisé. À propos de la France ? "J’en viens à perdre la foi dans ce pays frappé d’hexagonalisme - le monde ne nous attendra pas." François Hollande ? "Il aurait dû davantage parcourir le monde, comme Dominique (Strauss-Kahn, ami très proche de M. Kessler) et moi l’avons fait depuis quarante ans, plutôt que de consacrer l’essentiel de son temps à la rue de Solferino."

    Kessler, #ex-mao, est l’un des initiateurs (#intellectuel_organique) de la refondation « sociale » patronale qui a donné naissance au MEDEF , et a débutée... par une #réforme du chômage (tout comme la rigueur socialiste en 1982), à ce propos :

    • « Refondation sociale » patronale : Le gouvernement par l’individualisation, #Maurizio_Lazzarato
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3279

    • L’éthique du bouffon, Valèrie Marange
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3183

    • Refondation sociale patronale : Le Pare, une entreprise travailliste à la française
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3184

    #Ewald #Denis_Kessler #Medef #précarité #chômeurs #assurance #HEC


  • Pascal Lamy : « L’ouverture est plus dure à supporter par les faibles que par les forts » | La-Croix.com // Il y a là une forme d’honnêteté assez terrifiante…
    http://www.la-croix.com/Actualite/Economie-Entreprises/Economie/Pascal-Lamy-L-ouverture-est-plus-dure-a-supporter-par-les-faibles-que-par-

    P. L. : Depuis le traité de Rome de 1957, la politique commerciale de l’#Union_européenne vise l’ouverture des échanges internationaux. C’est écrit noir sur blanc dans les traités européens. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre. L’ouverture crée de la #concurrence, qui crée de la #spécialisation, qui créé de l’#efficience, qui créé de la #croissance, laquelle est porteuse de bien-être.

    #plo


  • Insatiable, le cardinal continue à faire la quête...
    (sans doute essaie-t-il de rassembler de quoi payer quelques indulgences pour sortir son maitre du purgatoire ?)
    http://www.lexpress.fr/actualite/claude-gueant-prospecte-en-afrique_1263499.html

    En dépit de ses multiples tracas - affaire Tapie, primes en liquide, mystérieuse cession de tableaux -, l’ancien ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, désormais avocat d’affaires, continue d’explorer le marché africain.

    Voyageant à bord d’un jet privé en compagnie d’une poignée d’investisseurs français, il s’est ainsi rendu à Bangui le 26 juin, où il a été reçu par Michel Djotodia, président autoproclamé de la République centrafricaine, porté au pouvoir à la fin de mars, à la tête de la coalition rebelle Séléka.

    Dans les mois écoulés, le « Cardinal », qui exploite le riche carnet d’adresses constitué à l’Elysée et place Beauvau, s’est employé à se faire une place au soleil de Libreville (Gabon), de Malabo (Guinée équatoriale), d’Abidjan (Côte d’Ivoire) et de Dakar (Sénégal). Dans ces deux derniers cas, il a activement parrainé son gendre, Jean-Charles Charki, patron de Iota, société spécialisée dans le conseil financier.