• États-Unis : un jugement autorisant l’impression d’armes en 3D inquiète des élus AFP à Washingtown - 28 juillet 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/533409/etats-unis-un-jugement-autorisant-l-impression-d-armes-en-3d-inquiete-des-

    Des élus américains s’inquiètent d’un récent jugement qui autorise la distribution gratuite aux États-Unis d’un programme d’impression en 3D d’armes de poing en plastique, faciles à dissimuler et quasi impossibles à contrôler.

    Après des années de batailles devant les tribunaux, le gouvernement américain a finalement conclu un accord à l’amiable avec un militant texan du port d’armes, Cody Wilson, qui exigeait au nom du deuxième amendement de la Constitution américaine sur le droit à porter des armes, de permettre la fabrication d’armes chez soi, sans le contrôle des autorités car elles ne portent pas de numéro de série, et pour une somme modique.

    Cet accord a été conclu le 29 juin entre le Département d’État, qui contrôle les exportations américaines d’armement, et le groupe Defense Distributed (DD) de M. Wilson, mais son existence est restée secrète jusqu’à ce que des groupes militant pour un renforcement de la réglementation des armes aux États-Unis n’exigent sa publication la semaine dernière.

    L’accord à l’amiable autorise « tout résident des États-Unis […] à avoir accès, discuter, utiliser, reproduire ou bénéficier des informations techniques » mises à la disposition du public sur le site de Defense Distributed. Il prévoit que M. Wilson recevra près de 40 000 dollars au titre de dommages et intérêts.


    Le site de DD invite toute personne intéressée à télécharger le programme à partir du 1er août.

    À condition de posséder une imprimante en 3D dont le coût avoisine les 2000 dollars, n’importe qui pourra donc à partir de la semaine prochaine se fabriquer une arme pour quelques centaines de dollars de plus avec un corps en plastique.

    L’accord ne donne aucune justification à cette décision mais des programmes similaires ont été conçus dans d’autres pays, notamment en Chine, au Royaume-Uni ou encore au Japon.

    Qualifiant cet accord à l’amiable de « stupéfiant » et la décision de dédommager M. Wilson d’« inexplicable », cinq sénateurs démocrates ont exigé dans une lettre ouverte que le gouvernement justifie sa décision et leur fournisse des explications écrites.

    « Cet accord permettra à ces manuels d’être postés en ligne pour une distribution illimitée à tous — y compris des criminels et des terroristes — aussi bien ici, aux États-Unis, qu’à l’étranger », ajoutent les sénateurs.

    « La décision de l’administration Trump ne fera qu’aggraver l’épidémie de violence armée aux États-Unis », ont renchéri jeudi 42 élus démocrates de la Chambre des représentants, notant que ces armes « ne portent pas le numéro de série d’un constructeur et peuvent être fabriquées avec des matériaux plastiques qu’il sera impossible de détecter aux contrôles de sécurité ».

    « Nous ne devrions pas devoir attendre que quelqu’un tue une personne dans les bureaux de la Chambre des représentants après avoir franchi un contrôle de sécurité avec une arme en plastique imprimée en 3D pour faire quelque chose pour arrêter ceci », concluent les élus démocrates.

    #imprimante_3d #impression_3d #3d #imprimantes_3d #armes #usa #net

  • Le Hackacon
    http://paris.hackacon.fr

    Le Hackacon
    
Imaginer et prototyper une série de produits et de services les plus stupides possible, de véritables parodies des dérives des startups aujourd’hui. Une restitution ouverte des prototypes sera accessible à tous et sera documentée sur cette page après l’événement. 



    Le Business Mortel Canvas
    En parallèle du Hackacon, pour ceux qui souhaitent s’y frotter, un “atelier” pour créer un modèle économique infernal d’un des produits stupides, modèle dont l’éthique et la morale seront plus que discutables. 


    Le Pitch Exquis
    En marge du Hackacon, sur le temps du midi, sera proposée une session de pitchs improvisés autour d’une série de slides aléatoires et imprévisibles. Un cadavre exquis revisité à la sauce Pecha Kucha, servi sur son lit de ridicule.

    Exemple : Domocratie
    Le référendum appliquée à l’utilisation de l’électroménager
    Mes chers voisins, mes chères voisines, cons de mitoyens de notre bel immeuble. L’heure est, comme chacun le sait, au partage et à la réflexion collective. Avec l’arrivée de Domocratie, c’est la possibilité pour chacun d’entre nous, grâce à une urne connectée, de décider si, oui ou non, Christiane, du 4ème, pourra faire sa lessive à 21 heures ce mardi soir. 
Achats de vote, 49.3., constitution de partis, Domocratie c’est ce que notre système a fait de meilleur dans le pire, mis en oeuvre pour la gouvernance (par d’autres) de votre domicile.

    MAIS ENCORE :
    Le Hackacon, c’est un événement de 48 heures où les participants conceptualisent leurs idées les plus débiles et réalisent des trucs stupides dont absolument personne n’a besoin.

    Aaah...

    Vous pensez sérieusement que le monde n’a pas besoin de filtres Instagram en macramé, d’une imprimante 3D à fromage, ni d’une application pour ubériser l’acné ? Vous avez parfaitement raison. C’est pourquoi le hackacon mettra à disposition pendant 48 heures tous les outils et énergies humaines permettant de donner vie à de tels projets, le 10 juin prochain au sein du Tank, à Paris.

    Mais...

    Sachez-le, il y sera malvenu de « make the world a better place », de développer un projet « disruptif » ou encore de « make sense ». Et ciao, adieu, les social entrepreneurship, les civic techs, les makers et encore des tas d’autres mots de franglais que vous trouviez pénibles – si, avouez-le.

    Donc...

    À l’issue du hackacon de Paris, chaque équipe présente son projet à un jury de spécialistes idiots, qui élit les meilleurs projets sur la base d’une méthodologie de notation rigoureuse. Ou pas.

    Le concept vous semble familier ?

    Le Hackacon est bel et bien un cousin lointain et illégitime des fabuleux Stupid Hackathons de New York et San Francisco. Pour l’occasion, nous avons un peu retouché le format pour encore plus d’absurde, de ridicule et de malaise.

    LES THÈMES SUBIS PAR LES PARTICIPANTS
    • - Le web participatif sans connexion Internet
    • - User Inexperience Design
    • - La startup à l’heure du fax
    • - Plâtrer la fracture numérique
    • - Donner leur chance aux GAFA
    • - Womansplainer le djihadisme
    • - Les avions de ligne DIY
    • - La Big Data à l’époque de Robespierre
    • - Swipe et maladies graves
    • - La dictature en méthode agile
    • - Grichka Bogdanov et les captchas
    • - Défis éthiques de la B.A. (Bêtise Artificielle)
    • - Dégrader l’expérience client : best practices
    • - Pépinières et incubateurs de projets à énergie fossile
    • - Cyril Hanouna et l’Intelligence Artificielle : coopération et tensions
    • - Le e-commerce sous Vichy
    • - La French Manucure Tech
    • - Télétravail en immobilité
    • - La République en Marche Nordique
    • - L’érotisme dans les tableurs

    LES IDÉES À LA CON DE JUIN 2017 :

    Deadissimo : L’application qui disrupte la santé
    Grace à l’application Deadissimo, faites appel à la communauté d’experts médicaux du forum Doctissimo pour diagnostiquer n’importe laquelle de vos maladies.
Vous souffrez de vertige ou d’un mal de coude ? Posez votre question et découvrez instantanément si vous allez survivre ou pas.
Vous êtes expert en médecine, vous connaissez quelqu’un qui connait quelqu’un qui a déjà eu le meme truc au coude ? Donnez votre diagnostic d’expert en swipant ! C’est facile !


    

Retrouvez la présentation officielle du projet Deadissimo pour les investisseurs. http://www.antiped.com/hackacon/paris/projets2017/deadissimo.pdf

    Ferme-la


    Smarties City est une start up référente dans le domaine des villes plus intelligentes que les autres. 
Son premier projet, Ferme-la, propose aux usagers des transports métropolitains d’accélérer la cadence du tissu ferré, en fermant plus rapidement les portes du métro. 
Depuis une webapp, accédez aux caméras de contrôle et en un clic, et le tour est joué ! 

Retrouvez la présentation officielle du projet Ferme-la pour les investisseurs. http://www.antiped.com/hackacon/paris/projets2017/ferme-la.pdf

    Ill-at-easy


    Avec ill-at-easy, finissez-en avec la dictature du bien-être, de l’esprit sain dans un corps sain et optimisez votre expérience malaise, grâce à deux devices en laine et ultra-connectés : un collier multifonctionnalités et une mooncup et à une application permettant d’exploiter au mieux les "plus" de ces deux accessoires.
    Enrichi d’un diffuseur d’air en capsule, d’électrochocs, d’un capteur cardiaque, de haut-parleurs, d’un podomètre, d’un générateur d’hologramme et d’acouphènes ainsi que d’un capteur ultra-fin des cycles de votre sommeil, votre ras-de-cou ultradesign ringardisera toutes les montres connectées du marché et vous empêchera :
    – d’avoir une activité physique saine (ex : alarme et électrochocs au-delà de 500 pas par jour),
    – de vous réveiller calmement grâce à une alarme puissante se déclenchant au début de votre sommeil paradoxal,
    – de vous détendre avec l’apparition d’hologramme de Cyril Hanouna(s) aux premiers signes de bien-être,
    – de respirer un air de qualité, grâce à des capsules d’air pollué (ex : au choix et à des tarifs différenciés : Shanghaï, Les Ulis, Mexico City),
    – de vous reposer grâce à un générateur d’acouphène dernier cri se déclenchant automatiquement en position allongée.
    Quant à la moon cup connectée, elle permettra à votre père, à votre frère ou à votre amant violent de contrôler vos menstrues en mode remote.

    La LonePod


    LonePod, la nouvelle enceinte connectée de Holmqvist, s’adresse à vous, bobos de 28 à 30 ans et demi, esseulés, amorphes, à l’existence morne. LonePod apporte à votre foyer la présence dont vous avez toujours rêvé, en agrémentant de manière très aléatoire l’ambiance de votre intérieur.
    LonePod, enceinte connectée (plus ou moins) intelligente : une expérience utilisateur incomparable et durable, un nouvel horizon social et créatif.
    https://www.youtube.com/watch?v=cqkKiRlJ3Fc

    . . . . . . .
    . . . . . . .

    #projets #imprimante_3d #technologie #cultures_numériques #uberisation #numérique #tech #silicon_valley #makers #entrepreneurship #startup #smart_city #frenchtech #technologie #débile #gorafi_encore_plagié #Artivisme #start-up #start-up-nation #Hackacon #humour

  • Retour du débat sur les armes obtenues par imprimante 3D

    Pour mémoire, les plans du Liberator, la première arme à feu open-source pour imprimantes 3D, avaient été censurés sur décision des autorités américaines puis diffusés par BitTorrent en guise de rébellion. Une procédure est actuellement en cours aux États-Unis pour savoir si la diffusion de modèles 3D de pièces d’armes à feu peut être considérée comme l’exercice de la liberté d’expression et du droit de porter une arme, ou si la législation sur la fabrication des armes doit l’emporter.

    http://www.numerama.com/tech/132256-un-revolver-a-8-coups-imprime-en-3d.html

    Bon, ce n’est pas le genre d’armes des terroristes pour l’instant.
    Ce qui n’empêche pas des arrestations en 2014
    http://seenthis.net/messages/255695

    Il y avait un docu en 2013 qui parlait d’un autre modèle :
    https://www.youtube.com/watch?v=DconsfGsXyA

    Évidement, il n’est pas inutile de rappeler que les imprimantes 3d permettent aussi des participations médicales. Mais bon, on est quand même à un autre niveau que le double usage d’internet, il ne s’agit pas que d’informations.

    #imprimante_3d #armes #arme_à_feu

  • DIY : Construire une mini imprimante 3D pour moins de 50€ grâce à vos déchets électroniques
    http://www.additiverse.com/actualites/2014-11-08/diy-construire-une-mini-imprimante-3d-pour-moins-de-50

    Le blogueur Mikelllc a partagé un tutoriel sur le site Instructables.com pour vous aider à construire, avec un tout petit budget, votre propre imprimante 3D à partir de composants électroniques recyclés. Il vous en coûtera moins de 50€ et c’est un excellent moyen d’en apprendre plus sur les bases de la technologie d’impression 3D et comment fonctionne une imprimante réellement.

    http://www.instructables.com/id/eWaste-60-3DPrinter/?ALLSTEPS

  • Jeremy Rifkin, l’Internet des objets et la société des Barbapapa - Le nouvel Observateur
    http://rue89.nouvelobs.com/2014/10/01/jeremy-rifkin-linternet-objets-societe-barbapapa-255193

    On savait depuis son livre sur la troisième révolution industrielle, mais cela se confirme avec son dernier livre (« La nouvelle société du coût marginal zéro », éd. Les liens qui libèrent, 2014) que Jeremy Rifkin envisageait l’avenir radieux de la production et de la consommation d’objets de sa future société d’hyperabondance sur le mode de « l’Internet des objets » : des imprimantes 3D partout, permettant à chacun de produire à domicile ou dans de micro-unités d’innombrables objets matériels de la vie quotidienne, jusqu’à des « voitures imprimées », en étant guidé par des programmes en ligne (logiciels gratuits), moyennant divers matériaux de base, plastiques souvent, mais aussi « ordures, papier recyclé, plastique recyclé, métaux recyclés... ».

    On a depuis longtemps l’Internet de l’information mais deux autres grands réseaux viendraient s’y connecter pour former le système de production du futur.

    D’abord celui de l’énergie, où « des centaines de millions de personnes produiront leur propre énergie verte à domicile » (automobiles à piles à hydrogène, habitations à énergie positive…), et la partageront entre eux sur un « Internet de l’énergie », avec l’hydrogène partout comme moyen de stockage ;
    et enfin cet « Internet des objets », qui aurait exactement la même propriété économique : à terme, un coût négligeable.

    Making of

    Ce billet a d’abord été publié sur le blog de l’économiste Jean Gadrey. Rue89 a été gracieusement autorisé à le reproduire. Mathieu Deslandes

    Ce système hypothétique d’abondance planétaire à coût très faible repose sur une hypothèse centrale sans laquelle il ne tient pas debout : les énergies (renouvelables) vont « devenir pratiquement gratuites » à terme.

    Aucun autre « spécialiste » que Rifkin ne dit cela dans le monde ! Tous disent que l’énergie restera chère, renouvelable ou pas, parce que certes le soleil et le vent sont gratuits, mais les panneaux photovoltaïques, les éoliennes, les réseaux électriques intelligents et toutes les autres techniques, exigent des matériaux, des métaux et des terres rares qui sont et seront chers, et même de plus en plus.

    Cela ruine le modèle techno-économique « hors-sol » de Rifkin, aussi bien pour cette nouvelle production 3D que pour sa vision de robots prenant la place de l’essentiel du travail humain.
    Un conte de fées hi-tech

    Bien entendu, presque tous les mythes reposent sur des bouts de vérité et, dans le cas présent, de telles imprimantes existent bel et bien et vont se diffuser. Mais en faire la base principale de la production et de la consommation du futur est un conte de fées hi-tech, au demeurant pas du tout féérique sur le plan écologique vu la débauche d’énergie et de matières que sa généralisation impliquerait.

    Ce qu’il a de formidable avec le conte de fées des imprimantes 3D partout et pour tous, c’est que, de même que l’Internet de l’énergie reposerait sur des énergies renouvelables disponibles en abondance à un coût quasi nul, de même, les objets que vous fabriqueriez un jour seraient recyclables et leurs composants réintroduits dans ces imprimantes pour fabriquer d’autres objets selon votre bon plaisir et vos goûts du jour. Les objets eux aussi seraient renouvelables pour pas un rond. C’est ce que Rifkin a retenu de l’économie circulaire pour la mettre au service de ses contes de fées.

    Cette plasticité infinie des objets et des formes ne vous rappelle rien ? Elle me fait furieusement penser aux sympathiques personnages des Barbapapa, se transformant à coût nul en n’importe quel objet à l’instar d’une pâte à modeler.

    #rifkin #3e_revolution_industrielle #barbapapa #Gadrey #imprimante_3D

    • Voir aussi la tribune :

      http://www.liberation.fr/terre/2014/10/21/la-troisieme-revolution-de-rifkin-n-aura-pas-lieu_1126521

      La thèse de la Troisième Révolution industrielle et tous ceux qui vantent le capitalisme numérique restent enfermés dans une vision simpliste des technologies et de leurs effets. Ils oublient de penser les rapports de pouvoir, les inégalités sociales, les modes de fonctionnement de ces « macrosystèmes » comme les enjeux de l’autonomie des techniques et des techno-sciences, sans parler de la finitude des ressources et de l’ampleur des ravages écologiques réels de ce capitalisme soi-disant immatériel. Malgré la fausseté et le simplisme de son analyse, il n’est pas surprenant que tout le monde célèbre Rifkin et ses prophéties. Grâce à son rêve technologique, il n’est plus nécessaire de penser aux impasses de notre trajectoire, à nos vrais besoins, il suffit de s’en remettre aux grandes entreprises, aux experts et aux entrepreneurs high-tech de toutes sortes qui vont nous offrir les solutions techniques pour sortir de l’impasse.

      Outre que ce projet intellectuel est largement illusoire, il est aussi antidémocratique car il s’appuie sur les experts et les seuls décideurs en laissant de côté les populations invitées à se soumettre, à accepter avec reconnaissance le monde ainsi vanté dans les médias. C’est un des paradoxes de cette Troisième Révolution industrielle : censée promouvoir un pouvoir « latéral », décentralisé et coopératif, elle fait appel à des forces hautement capitalistiques. Censée réduire les consommations d’énergie, elle repose sur des systèmes numériques hautement sophistiqués, virtuellement centralisés et dévorateurs de métaux rares, via des serveurs géants actionnés par une poignée d’entreprises mondiales qui récoltent au passage des données personnelles sur les heureux utilisateurs. Censée reposer sur la généralisation des énergies renouvelables, elle ne calcule ni la matière ni l’énergie nécessaires pour édifier ces machines. Cette nouvelle utopie technicienne est hors-sol et invente un nouveau mythe qui rejoint celui de la transition énergétique, conciliant l’inconciliable : croissance verte autoproclamée et pénurie de matière, entropie et expansion miraculeuse des énergies, liberté individuelle et société de contrôle.

      Mais peut-être est-ce le secret de l’annonce répétée de la Troisième Révolution industrielle : éviter les remises en cause, résorber les contestations qui s’élèvent en renouvelant l’utopie des technologies salvatrices qui résoudront naturellement tous les problèmes. Le succès du rêve de Rifkin vient, en définitive, de son aspect rassurant, de ce qu’il nous berce d’illusions, il est le visage intellectuel de la technocratie écologique en gestation. Il correspond au désarroi d’une immense majorité de nos contemporains qui attendent des techniciens qu’ils façonnent le nouveau monde, clés en main, en les dotant toujours plus en smartphones et en écrans plats. Cette nouvelle servitude volontaire vient peut-être de ce que nous sommes toujours plus avides de confort et aussi toujours davantage privés du goût de la vraie liberté : celle dont il est possible de jouir sans la moindre prothèse et sans le moindre risque d’addiction.

      Et le reportage relativement décapant d’Usbek et Rika :
      http://usbek-et-rica.fr/comment-jai-presque-interviewe-jeremy-rifkin

      Dépité, le Monsieur Loyal de la soirée nous confie que l’invité a aussi bougé le conducteur de l’émission et envisage de monologuer plutôt que de répondre aux invités. Ce qui se vérifie quelques minutes plus tard. À la question initiale « Qu’avez-vous souhaité nous dire avec ce nouveau livre ? », Rifkin donne une réponse de 45 minutes montre en main, en forme de best of de son bouquin… Leçon pour le futur : on n’interviewe pas Jeremy Rifkin, on l’écoute parler. Le pire, en plus, c’est qu’on nous avait prévenu : « Tu verras, en général, il ne veut pas qu’on lui pose de questions, et si tu as le droit d’en poser, de toutes façons, il répond à côté… » Le côté rock star, passe encore. Qu’il refuse de sortir sous la pluie pour ne pas mouiller ses costumes en flanelle ou qu’il touche un pactole avec 4 zéros à la fin pour la moindre intervention publique, peu importe. Après tout, l’homme conseille Obama, Merkel et le vice-premier ministre chinois, excusez du peu… Mais fuir la contradiction ? Se contenter de dérouler une pensée linéaire ? Pour un esprit aussi brillant, c’est quand même dommage.

      Rifkin plaide pour la rédaction d’un Bill of Rights de l’économie post-capitaliste

      Voilà pour la forme. Maintenant, passons au fond. Que nous dit Rifkin cette fois ? Le capitalisme est à l’agonie. Et il finira par être remplacé par le système des « communaux collaboratifs », mode d’organisation sociale qui privilégie l’intérêt collectif à l’intérêt individuel et fleurit aujourd’hui avec la montée en puissance de l’économie du partage. Comme d’habitude, Rifkin donne une certaine perspective historique à son propos. Il rappelle ainsi que le système des commons existait bien avant la naissance du capitalisme. Dans l’Angleterre médiévale, pâturages et forêts étaient déjà gérés de façon communautaire. C’était avant le temps des enclosures et de la propriété privée, dont le philosophe John Locke a tenté de nous faire croire qu’elle était un droit naturel : « Les paysans unissaient leurs lopins individuels dans des champs ouverts et des pâturages communs qu’ils exploitaient collectivement. Les communaux ont impulsé la première pratique primitive de la prise de décision démocratique en Europe. (…) Il s’agissait d’un système où la propriété n’était jamais possédée à titre exclusif, mais divisée en sphères de responsabilité, conformément à un code fixe d’obligations en matière de propriété », rappelle Rifkin, qui plaide aujourd’hui pour la rédaction d’un Bill of Rights de l’âge numérique, une charte définissant les règles de cette nouvelle économie post-capitaliste.

      Et cet intéressant angle de traverse de Jean Gadrey (qui date un peu) :
      http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2013/05/09/jeremy-rifkin-le-gourou-du-gotha-europeen-1

      Dans ce livre, il ne conte pas ou peu de rencontres avec la base, il ne s’adresse pas, comme l’a fait Stiglitz, aux « indignés », il ne fréquente pas les forums sociaux mondiaux. La société civile n’est plus sa cible, il dialogue avec le sommet, on l’invite pour des conventions, devant les cadres réunis de multinationales. Et surtout, il est l’invité ou l’ami – il nous en fournit les détails avec complaisance - d’Angela Merckel, de Manuel Barroso, « de cinq présidents du Conseil européen », de Prodi, de Zapatero, de « David » (Cameron), de Papandréou, de l’OCDE « devant les chefs d’État et ministres de 34 pays membres », de Neelie Kroes (ultralibérale, invitée régulière du groupe Bilderberg), du maire de Rome (ancien ministre de Berlusconi), du prince de Monaco. Mais aussi, à un moindre degré, de Chirac et Hollande.

      Tout cela vous pose un homme, mais me pose un problème, indépendamment de la présence massive dans cette liste de nombreux leaders libéraux ou ultralibéraux. POUR QUELQU’UN QUI VALORISE EN THÉORIE LE POUVOIR LATÉRAL, TOUT SE PASSE COMME SI, POUR FAIRE AVANCER SA CAUSE, IL EMPLOYAIT EXCLUSIVEMENT DES MÉTHODES VERTICALES, visant à conquérir le cœur de l’oligarchie. La démocratie est certes pour lui une fin, mais pas un moyen de transformation sociale : elle « sera donnée par surcroît » (Évangile, Mathieu, 6.33), comme conséquence de l’adoption des nouvelles technologies « partagées » de l’information et de l’énergie.

      Ce rêve de réorientation démocratique partant de l’oligarchie et de la technologie est une impasse, une dépossession, un piège à citoyens. Si ces derniers ne s’emparent pas de la transition, si en particulier ils ne reprennent pas le contrôle de la finance (une priorité totalement absente chez Rifkin) ET DES TECHNOLOGIES, l’oligarchie, qui en a vu d’autres, va récupérer les idées de Rifkin et n’en retenir que ce qui conforte ses intérêts. Elle sait fort bien, elle, que ce ne sont pas les « forces productives », Internet et les réseaux électriques décentralisés qui menacent son pouvoir et qui vont bouleverser les « rapports de production », même si, en son sein, les innovations technologiques peuvent, comme toujours, modifier le rapport des forces économiques entre diverses fractions du capitalisme.

      Internet existe depuis plus de vingt ans, l’informatique depuis quarante ans, et l’on n’a pas observé de recul du pouvoir de l’oligarchie, au contraire. Rien n’empêchera Neelie Kroes et les autres ultra-libéraux qui invitent volontiers Rifkin de tenter de profiter de ces nouvelles configurations techniques pour pousser les feux d’un capitalisme encore plus dérégulé, encore moins « partagé ». Ils savent comment faire pour dominer les nouveaux réseaux techniques. Seuls des mouvements sociaux, des réseaux citoyens, peuvent, du local au global, orienter et acclimater ces innovations afin de les mettre au service du partage et des droits humains. Mais ce n’est pas à eux que Rifkin s’adresse en priorité. C’est au gotha qu’il vend, très cher, ses conseils et ceux de son team.

      Les cercles de grands patrons entourant Rifkin ont très bien compris qu’ils pouvaient s’engouffrer dans la brèche médiatique ouverte et y prendre des positions de pouvoir et de lobbying, afin d’être les artisans hautement lucratifs des nouvelles infrastructures électriques « intelligentes », des véhicules électriques, des énergies renouvelables, des piles à combustibles, etc. Ils savent que, dans ce cas, le « pouvoir latéral » et le « capitalisme distribué » de Rifkin ne sont pas pour demain…

      On comprend enfin pourquoi ce lobbying orienté vers le haut convient à certains élus de sommet, internationaux, nationaux ou régionaux, qui participent d’une conception verticale du changement, impulsé par eux. Rifkin les flatte, à peu de frais. Or une transition définie par le haut, presque forcément indifférente aux inégalités qu’elle suscite, prendra un autre tour que celle qui ferait toute leur place à « la base » et à la « justice environnementale », autre grande absente du livre de Rifkin.

  • La impresión 3D salva a un niño de 5 años | La Gaceta
    http://www.gaceta.es/noticias/impresion-3d-salva-nino-5-anos-03072014-1513

    En este caso se realizó la intervención a Marc, un niño de cinco años, al que los médicos habían logrado controlarle la enfermedad mediante los tratamientos oncológicos, pero esta desencadenó la creación de un tumor en el abdomen, por lo que fue la extrema complejidad del caso lo que les llevó a recurrir a las tecnologías de impresión en 3D, siendo la primera vez que se emplea esta técnica para reproducir un tumor.
    Cirujanos e ingenieros han trabajado juntos para crear esta pieza en tres dimensiones que reproduce al milímetro el tumor que el pequeño Marc tenía en la barriga y que era de difícil extirpación. Gracias a esta réplica, cuya novedad reside en que la impresora ha conseguido un modelo blando, no rígido, el equipo médico pudo ensayar y planificar la operación durante 10 días para reducir los riesgos al máximo y evitar complicaciones. Finalmente, la intervención resultó un éxito.
    "La impresión nos ha permitido poder «jugar» con el tumor, si se puede decir así, y verlo bien", señalaba este miércoles Lucas Krauel, uno de los cirujanos. Él considera que este avance «solo es un primer paso de una tecnología que puede tener muchas aplicaciones futuras y que puede llegar a ser más real».
    Para la copia del tumor se ha utilizado una tecnología que permite la impresión en dos tipos de materiales: una resina para reproducir los órganos y los vasos sanguíneos de la zona afectada, y una translúcida y de consistencia blanda similar a la de la tumoración para que los cirujanos pudieran probar su extracción sin dañar los vasos y órganos. Por otro lado, también se ha fabricado un prototipo con los órganos sin el tumor, para poder visualizar el resultado deseado tras efectuar la intervención.

    L’#imprimante_3D a réalisé un modèle de la tumeur abdominale sur lequel les chirurgiens ont pu mettre au point une stratégie d’intervention et s’entrainer pendant 10 jours.

    #cancer

  • Le robot qui imprime en 3D - ArchDaily
    http://alireailleurs.tumblr.com/post/89144436615

    Jusqu’à présent, le problème pour imprimer une maison était la taille de l’imprimante (voir « L’impression 3D est-elle le moteur de la fabrication de demain ? », ou « L’impression 3D pilier de la prochaine révolution industrielle ») : il fallait une imprimante géante pour y parvenir. L’Institut d’architecture avancée de Catalogne a trouvé la solution, rapporte ArchDaily. Il présente le robot Grip, une famille de 3 robots capables d’imprimer une structure de n’importe quelle taille.

    #imprimante_3D #3D_printing #architecture #construction

  • 3dhubs - Le site de rencontres de l’impression 3D
    http://korben.info/trouver-une-imprimante-3d.html

    Ça s’appelle 3dhubs et c’est un peu le Meetic de l’impression 3D. Si vous avez un truc à imprimer, vous cherchez une imprimante 3D pas trop loin de chez vous, vous envoyez votre fichier modèle 3D au possesseur de l’imprimante, vous discutez tarif avec lui et quelques jours plus tard, vous pouvez aller le rencontrer pour récupérer votre objet.

    Et si vous voulez rentabiliser votre imprimante 3D et arrondir un peu vos fins de mois, vous pouvez devenir l’imprimeur 3D officiel de votre quartier, voire de votre ville, simplement en vous référençant sur 3dhubs.

    Pas mal !

    #Imprimante_3D #Numérique #Réseau_social #Voisinage

  • Colorfabb lance l’impression 3D à base de bronze et de bambou
    http://www.3dnatives.com/colorfabb-bronze-bambou

    Aujourd’hui, la société annonce tester deux nouveaux matériaux, le BronzeFill et le BambooFill, avant leur lancement officiel en Juin prochain.

    Ça commence a devenir intéressant ces matériaux d’impression, du point de vue du rendu j’entends. Parce que ce n’est pas non plus sans poser quelques questions du même type que les agrocarburants par exemple.

    #Agriculture #Bambou #Bronze #Greenwashing #Impression_3D #Imprimante_3D

  • Un homme arrété pour possession illégale d’armes... imprimées en 3D
    http://www.3dnatives.com/arrestation-armes-imprimees-3d

    Les enquêteurs de la préfecture de Kanagawa confirment avoir retrouvé cinq modèles d’armes imprimées en 3D à l’adresse de Yoshitomo Imura, employé dans un collège de la ville et jusqu’à alors inconnu de ses services. La police indique que deux des cinq modèles pouvaient recevoir des balles réelles mais précise toutefois qu’aucune munition n’a été retrouvé au domicile de l’homme.

    It has begun...

    #Arme_à_feu #Imprimante_3D #Japon

  • Imprimer Playmobil et #Lego chez soi : bientôt possible ?
    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2013/12/14/imprimer-playmobil-et-lego-chez-soi-bientot-possible_4333460_651865.html

    Alors que les prix des machines d’impression #grand_public s’effondrent, #Lego aborde pour l’instant avec sérénité la révolution qui s’annonce. « Nous accueillons volontiers toute concurrence loyale », assure la direction, qui place sa confiance dans la qualité de ses produits. Même son de cloche du côté du cousin allemand Playmobil, qui assure que la construction de ses figurines « ne peut être copiée », en raison de la complexité d’assemblage. […]

  • Une première #imprimante_3D métal #open-source pour seulement 1500 dollars
    http://www.3dnatives.com/premiere-imprimante-3d-metal-open-source-seulement-1500-dollars

    L’imprimante métal fonctionne par dépôt de fines couches d’acier à l’aide d’un micro-contrôleur #open-source, et de la combinaison d’une soudeuse à arc sous gaz, que l’on peut trouver dans le commerce, et d’une #imprimante_3D RepRap, la Rostock deltabot.

  • Tous les trucs que vous pouvez imprimer en 3D étaient au #salon de l’#imprimante_3D
    http://www.vice.com/fr/read/je-suis-allee-au-salon-de-l-imprimante-3d

    En repartant du salon, j’étais à la fois impressionnée par la réalité du truc et flippée pour le #futur de l’humanité. Sérieux, si ce truc se commercialise à prix abordable et devient objectivement opérationnel, alors ce sera la #fin_du_monde barbare dans lequel nous vivons et le début d’un monde encore plus barbare où la notion de #bien aura disparu et où le #troc sera redevenu la norme, comme quand les #civilisations n’existaient pas. En revanche, il existe aussi pas mal de chances pour que ce projet de tout imprimer avorte et que rien ne change.
    C’est ce que semble indiquer cette manette de #Xbox imprimée, trouvée à la sortie du salon, qui ressemble à un gros chewing-gum en plastique échoué sur un présentoir. Elle montre à quel point les hommes n’ont pas envie de #changer. Ils veulent continuer à bouffer des chips devant GTA V en attendant de retourner au boulot. Je dois reconnaître que c’est aussi mon cas.

    Bonne synthèse finalement.

  • La question du jour : Si vous aviez une #imprimante_3D, quel objet fabriqueriez-vous ?
    http://www.vice.com/fr/read/la-question-du-jour-si-vous-aviez-une-imprimante-3D-quel-objet-fabriqueriez-vo

    Photos : Sonia Lounes

    Ça fait maintenant quelques années que l’#imprimante_3D se met à la portée des particuliers. À l’heure actuelle, un scientifique pervers doit déjà être en train d’établir un plan pour s’imprimer un troisième testicule et une assistante docile, tandis que les plus pragmatiques préfèrent s’imprimer des #voitures ou même des mâchoires. Évidemment…

  • Governments Worry about Plastic Weapons Made with 3-D Printers - SPIEGEL ONLINE
    http://www.spiegel.de/international/world/governments-worry-about-plastic-weapons-made-with-3-d-printers-a-904131.html

    He says that his weapon was downloaded from the Internet more than 100,000 times within two weeks, so that copies of the files are now on computers in countries like the United States, Russia, Egypt, Spain and Germany.

    Exactly how many?

    “I have no idea,” says Wilson. “It isn’t possible to determine that anymore.”

    #3D #imprimante_3D #arme via @opironet

  • Un implant imprimé en 3D remplace 75% du crâne d’un patient.
    http://www.generation-nt.com/implant-imprime-3d-remplace-75-crane-patient-actualite-1705342.html

    Une intervention chirurgicale sans précédent devrait prochainement être programmée. Une nouvelle technique qui permettrait à un patient de se voir greffer 75% de son crâne sous la forme d’une réplique produite depuis une imprimante 3D.

    Source : Génération-NT

    #prothèse #crâne #imprimante_3D #implant #imprime #3d #remplace #75 #crane #patient

  • Patient has 75 per cent of his skull replaced by 3DD-printed implant | Information, Gadgets, Mobile Phones News & Reviews | News.com.au
    http://www.news.com.au/technology/patient-has-75-per-cent-of-his-skull-replaced-by-3dd-printed-implant/story-e6frfro0-1226593075470

    A MAN has had 75 per cent of his skull replaced with a custom-made 3D-printed implant.
    The un-named patient in the United States had his head imaged by a 3D scanner before the plastic prosthetic was crafted to suit his features.

    #imprimante_3D

  • Sortira-t-il autre chose que des “Crottbjets” de nos imprimantes 3D ?
    http://www.internetactu.net/2013/02/27/sortira-t-il-autre-chose-que-des-crottbjets-de-nos-imprimantes-3d

    Justin Pickard (@justinpickard) est écrivain, futurologue “gonzo” au sein du collectif de designers Superflux et doctorant au Steps, un centre de recherche international sur les facteurs sociaux, technologiques et environnementaux de la durabilité. Sur la scène de #lift (vidéo), il est venu parler de l’impression 3D, pour tenter de renverser notre perspective sur le phénomène technologique du moment. L’impression (...)

    #bidouillabilité #craftware #créativité #design #do_it_yourself #fabrication_personnelle #futur #lift13 #objets #open_innovation #Participation #produire_autrement

  • Gartner’s 2012 Hype Cycle for Emerging Technologies Identifies « Tipping Point » Technologies That Will Unlock Long-Awaited Technology Scenarios
    http://www.gartner.com/it/page.jsp?id=2124315

    The Hype Cycle graphic has been used by Gartner since 1995 to highlight the common pattern of overenthusiasm, disillusionment and eventual realism that accompanies each new technology and innovation. The Hype Cycle Special Report is updated annually to track technologies along this cycle and provide guidance on when and where organizations should adopt them for maximum impact and value.

    ce qui est amusant c’est que ce schéma estime qu’aucune des #technologies décrites ne finira abandonnée dans les poubelles de l’histoire