• Le bilan journalier dérisoire de la pandémie en France, qui ne justifie en rien la VIOLENCE de ce gouvernement #EnMarche
    23 Juillet 2020 : Coronavirus : 7 nouveaux décès, près de 1000 nouveaux cas confirmés en 24 heures en France
    https://www.lefigaro.fr/sciences/coronavirus-7-nouveaux-deces-pres-de-1000-nouveaux-cas-confirmes-en-24-heur
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    Au cours des dernières 24h, 7 personnes hospitalisées ont perdu la vie des suites d’une infection au coronavirus.

    Selon les chiffres de la Direction générale de la santé (DGS) publiés ce mercredi 22 juillet, 6366 patients sont toujours pris en charge par les services hospitaliers, 455 d’entre eux sont en réanimation.

    « Le virus circule sur l’ensemble du territoire national », indique la DGS, en soulignant le nombre croissant de clusters. Sur les 561 détectés depuis le 9 mai, 212 sont encore en activité et 14 ont été découverts dans la journée.
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    #macro_lepenisme #maintien_de_l'ordre macronien #violence #épidémie #pandémie pas #en_vedette #imposture #confinement
    C’est pas à la une des #médias de #france #propagande #journulliste #journullistes #medias #politique #médiacrates #mass_merdias

    • Amputations, défigurations, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales…

      Couvrez ces plaies que je ne saurais voir…
      Le 24 janvier 2019, le professeur Laurent Thines, neurochirurgien au CHU de Besançon, après avoir constaté les dégâts occasionnés par les #LBD, informe les pouvoirs publics et lance une pétition.
      https://www.legrandsoir.info/couvrez-ces-plaies-que-je-ne-saurais-voir.html
      Il écrit : « J’ai été particulièrement choqué par les photos prises et les lésions observées chez les personnes blessées lors des mouvements de manifestation. Beaucoup, très jeunes (potentiellement nos enfants), ont été mutilés alors qu’ils ne représentaient aucune menace spécifique ». Et d’ajouter : « amputation de membre, défiguration à vie, fracas maxillo-facial ou dentaire, dilacération oculaire ou énucléation, fracas crânien, hémorragies cérébrales engageant le pronostic vital et entrainant des séquelles neurologiques, autant de mutilations qui produisent de nouveaux cortèges de « Gueules cassées »…Tant de vies ont été ainsi sacrifiées (…)…Pour toutes ces raisons nous, soignants (médecins, chirurgiens, urgentistes, réanimateurs, infirmiers, aides-soignants…) apolitiques et attachés à l’idéal de notre pays, la France, au travers de la déclaration des Droits de l’Homme, de la Femme et du Citoyen, demandons qu’un moratoire soit appliqué sur l’usage des armes sublétales de maintien de l’ordre en vue de bannir leur utilisation lors des manifestations »(1) .

      Première parenthèse : on dit « létal » pour éviter « mortel », « bâton souple de défense » pour ne pas dire « matraque », « lanceur de balles de défense » pour cacher que le lanceur est une arme d’attaque, « forces de l’ordre » pour indiquer que la violence n’est pas imputable aux policiers, « blessures oculaires » pour que le vilain mot « éborgnement » ne soit pas prononcé.

      Seconde parenthèse : la revendication de l’ « apolitisme » des signataires nous ferait tousser comme un contaminé au Covid-19 si l’on ne comprenait pas qu’il signifie « de diverses opinions politiques ».

      Avec Cathy JURADO, Laurent THINES publie à présent un recueil de textes dont ils disent : « né au cœur des ronds-points et des manifestations de Gilets Jaunes, il témoigne de ce combat historique, par le biais d’une évocation poétique sans concession de la répression contre ce mouvement mais aussi de la ferveur et du courage des militants. Les droits d’auteur seront reversés intégralement au Collectif des Mutilés pour l’Exemple ».

      C’est publié par « Le temps des Cerises » , excellent éditeur qui a publié.

      Maxime VIVAS Pour participer à ce geste de solidarité, contactez : poemesjaunes@gmail.com
      Pour en savoir plus, lisez l’article ci-contre https://www.legrandsoir.info/feu-poemes-jaunes.html

      Note (1) La réponse au cours de l’année a été la violence policière répétée contre le personnel soignant, matraqué et gazé. En mars 2020, des policiers se sont rendus, à la nuit tombée, avec des véhicules de service aux gyrophares allumés, devant des hôpitaux pour y applaudir (à distance) le personnel soignant qui est aux premières lignes dans la lutte contre le Coronavirus. Dérisoire initiative d’un corps de métier qui bénéficie, pour « maintenir l’ordre » de masques de protection qui font défaut dans les hôpitaux et qui usa de la matraque si les soignants manifestaient pour en réclamer. Puis, les manifestations ont repris et les brutalités contre le personnel soignant aussi.

      #violence #violences_policières #police #répression #violences #violence_policière #emmanuel_macron #giletsjaunes #resistances #social #mutilations #mutilés #maintien_de_l'ordre #gilets_jaunes #justice #répression #violence #armes_non_létales #flashball #blessures #langage

    • Le Ségur de la honte ! Jean-Michel Toulouse, ancien directeur d’hôpital public - 22 juillet 2020
      https://pardem.org/actualite/1057-le-segur-de-la-honte

      Certes il était illusoire d’espérer que des décisions à la mesure des besoins de l’hôpital, du personnel et des patients seraient prises au Ségur de la Santé. Sauf à croire au miracle ! 


      Mais la réalité dépasse la fiction : trois syndicats se sont déshonorés en signant les « accords » séguro-macroniens. Non seulement les revendications répétées des personnels hospitaliers depuis de très longs mois ont été piétinées mais il ne subsiste aucun espoir que les problèmes de fond qui minent la santé publique soient réglés.


      Mais l’honneur et la lutte n’ont pas disparu. Ils étaient incarnés le 14 juillet entre République et Bastille à Paris et dans de nombreuses villes par les soignants qui manifestaient et par les 15 organisations médicales et non médicales, qui ont refusé d’être complices du Ségur de la honte.

      Ils ont signé : la #CFDT, #FO et l’ #UNSA - les syndicats les moins représentatifs dans de nombreux hôpitaux et chez les médecins. Après 6 semaines de négociation bâclées, voici ce qu’ont accepté ces organisations : 


      – Un « socle » de 7,6 milliards d’euros pour les personnels para-médicaux (infirmières, aides-soignantes, kinésithérapeutes, etc.) et non médicaux (administratifs, agents des services hos-pitaliers, techniciens divers, etc.) est attribué à 1,5 million d’hospitaliers : une augmentation de salaire versée en deux temps, soit 90 euros au 1er septembre prochain et 93 euros au 1er mars 2021. Au total 183 euros nets mensuels sont octroyés aux agents des hôpitaux et des #EHPAD. Ce qui ne rattrape même pas le blocage du point indiciaire depuis 10 ans ! En effet pour ce rattrapage il aurait fallu 280 euros nets mensuels. Il s’agit donc d’une obole qui montre le mépris du pouvoir pour les salariés, qualifiés de « héros » par Macron ! Il est vrai que la notion de héros est commode : elle dépolitise le problème et, en outre, un héros n’a pas de besoin ! 


      – Une « révision des grilles salariales » - sans autre précision - en avril 2021, et cela ne représentera que 35 euros nets mensuels en moyenne ! Voilà la reconnaissance macronnienne pour celles et ceux qui ont tenu le pays à bout de bras pendant 3 mois et ont limité les dégâts de l’incompétence de ce pouvoir.


      – La « revalorisation » des heures supplémentaires, des primes pour travail de nuit, mais « plus tard » et sans autre précision, ce qui signifie que ce sera indolore pour ce pouvoir !


      – La création de 15 000 postes - sans précision non plus - alors qu’il en faudrait 100 000. De plus, ces postes seront à discuter avec les directions d’établissement, ce qui n’est pas acquis !


      – S’agissant des médecins, le Ségur leur octroie 450 millions d’euros (au lieu de 1 milliard), et 16 « autres mesures » à venir… La principale étant la « revalorisation » de la prime de service exclusif qui passera de 490 euros à 700 euros nets mensuels pour les PHPT (Praticiens hospitaliers plein temps), puis à 1 010 euros en 2021, à condition que ces #PHPT aient 15 ans d’ancienneté...


      – Toujours pour les médecins, révision des grilles salariales mais au rabais (100 millions d’euros), et en 2021, avec la fusion des trois premiers échelons déjà prévue par le plan Buzyn, et en créant 3 échelons supplémentaires en fin de carrière, c’est-à-dire aux calendes grecques !


      – Enfin pour les jeunes médecins et les internes, 124 millions d’euros pour les indemnités aux jeunes praticiens, qui seront portées au niveau du SMIC horaire ! Mais sans revalorisation de leurs grilles indiciaires ! Et cela alors que 30 % des postes sont vacants. Pas de mesure sur les gardes et la permanence des soins. Ce n’est pas avec cela que l’hôpital public sera plus attractif ! On risque même assister à une fuite générale des compétences vers le privé.

      Volet 2 (organisation et investissement) : du pareil au même !
      Monsieur Véran, ministre de la Santé, déclare que ce plan n’est pas fait « pour solde de tout compte ». En effet ! Nous apprenons que ce ne sera pas 15 000 postes qui seront créés mais seulement 7 500 car les 7 500 autres sont déjà inscrits dans le collectif budgétaire prévu dans le plan Buzyn « Ma santé 2022 » ! 


      Ce plan Ségur, animé par Nicole Notat, annoncé par Macron et Castex, proclame que 20 milliards de plus sont alloués aux hôpitaux. Mais en réalité il y en a déjà 13 qui sont sensés contribuer à éponger les dettes des hôpitaux (sur une dette de 30 milliards), ce qui réduit à 6/7 milliards l’ensemble des autres mesures ! 
Notat, qui a remis son rapport sur le volet 2 le 21 juillet, poursuit donc son travail d’enfumage macronien. Ce volet n°2 se limite, en effet, à injecter, sur 4 à 5 ans, 6 à 7 milliards d’euros pour financer les bâtiments, les équipements et le numérique. 6 milliards en 4-5 ans pour l’ensemble de ces mesures alors que l’hôpital est rongé par l’austérité et la réduction de moyens depuis 30 ans ! Sans compter qu’il faudra partager avec le secteur privé « assurant des missions de service public » !

      Considérant l’état des hôpitaux publics, on voit le fossé abyssal qui sépare les besoins réels et cette aumône méprisante ! En guise « d’investissement massif » - comme le promettait Macron - ce ne seront que 2,5 milliards pour les établissements de santé (projets territoriaux de santé, Ville-Hôpital, pour « casser les silos » !), 2,1 milliards pour le médico-social et les EHPAD (rénovation d’un quart des places, équipement en rails de transfert, capteurs de détection de chute, équipements numériques) et 1,5 milliard pour l’investissement dans le numérique et « les nouvelles technologies » . Il est donc évident que ce plan est loin de permettre de « changer de braquet ». Alors que ce sont des milliers de lits qui ont été supprimés depuis 30 ans (quelque 12 000 ces 5 dernières années), le plan Véran-Notat prévoit 4 000 créations mais seulement « à la demande » et « en fonction des besoins » (évalués par qui ?), et pour des motifs de « grippe saisonnière ou d’autres pics d’activité exceptionnels ». En réalité pas un lit ne sera créé pour compenser la destruction systématique de nos hôpitaux. Le COPERMO (Comité interministériel pour la performance et la modernisation de l’offre de soins hospitaliers), véritable instrument de verrouillage de l’investissement dans les hôpitaux publics, sera supprimé et remplacé par un « Conseil national de l’investissement » qui « accompagnera les projets, établira les priorités, répartira les enveloppes uniquement pour ceux qui seront financés sur fonds publics (on ne voit pas comment l’hôpital public serait financé autrement…), ou qui seront supérieurs à 100 millions d’euros » ! Autant dire que seul change le nom du COPERMO mais qu’est conservé l’instrument de verrouillage des investissements hospitaliers ; même si l’intention de le faire cautionner par quelques élus est annoncée comme une mesure formidable !
Ce volet 2 traite de « déconcentration de la gestion des investissements » et envisage de donner plus de pouvoirs aux Délégations départementales des ARS et « aux territoires ». Mais l’on sait que ces Délégations doivent respecter les « plans régionaux de santé » décidés par les ARS... Cette association des élus est donc un leurre !

      Véran annonce que les tarifs de la T2A « vont continuer d’augmenter » les années prochaines, alors que cela fait 10 ans qu’ils baissent… Par ailleurs le ministre propose « de mettre en place une enveloppe qui permettra aux hôpitaux de sortir plus rapidement de ce système » et « d’accélérer la réduction de la part de la T2A... » . Face au caractère fumeux de ces propos il est raisonnable d’être circonspect !

      Parmi « les 33 mesures » annoncées, citons aussi la volonté d’ « encourager les téléconsultations » , de décloisonner l’hôpital, la médecine de ville et le médico-social mais sans mesure concrète, « libérer les établissements des contraintes chronophages » et autres baragouinage sans mesure concrète.


      Le gouvernement veut « une gouvernance plus locale » et une revitalisation des services. Les candidats chefs de service devront présenter un projet : mais c’est déjà le cas ! On ne voit pas très bien le changement… Les pôles sont maintenus, même si les hôpitaux seront libres d’en décider.


      S’agissant des Instituts de formation en soins infirmiers (#IFSI), le gouvernement propose de doubler les formations d’aides-soignantes d’ici 2025 et d’augmenter de 10% celles des #IDE (Infirmières diplômées d’Etat). Ces mesures s’imposaient car l’on sait que la « durée de vie professionnelle » d’une IDE est de 6 ans... Mais au lieu d’augmenter massivement les postes d’IDE et de renforcer les IFSI, le gouvernement « lance une réflexion sur une nouvelle profession intermédiaire entre les IDE et les médecins » … ce qui lui permettra de gagner du temps et ne résoudra pas les manques d’effectifs dans les services !


      S’estimant satisfait d’avoir « remis de l’humain, des moyens et du sens dans notre système de santé » le Ministre conclut en annonçant un autre « Ségur de la santé publique » pour la rentrée et un « comité de suivi » des volets 1 et 2 du Plan Ségur.

      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ?
      L’aumône concédée aux soignants, loin de leurs revendications qui préexistaient au Covid-19, ne suffit même pas à corriger le blocage du point d’indice depuis 10 ans alors que des centaines de milliards d’euros sont offerts aux multinationales et au #MEDEF.


      Rien n’est dit sur les ordonnances Juppé de 1995, sur la loi #HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de la ministre de la Santé de Sarkozy, Roselyne Bachelot, qui vient de faire un grand retour en qualité de ministre de la culture ! Rien sur les lois Touraine et Buzyn qui ont continué à fermer des lits et détruire des postes !

      Rien sur le matériel, les respirateurs, les médicaments, les postes à créer, les hôpitaux à moderniser ! Rien sur les lits de réanimation dont on a vu la pénurie pendant ces 6 derniers mois ! Rien sur les 30 000 morts dont le pouvoir est responsable, faute de production locale de masques, de gel hydro-alcoolique, de gants, de tenues de protection, de médicaments, alors qu’une autre vague de la Covid-19 menace ! Où est le plan de relocalisation des industries de santé ?

      La signature de cet « accord » par la CFDT, FO et l’UNSA est une infamie ! Et cela alors que ces syndicats savent que Macron-Castex vont remettre sur la table la contre-réforme des retraites ! 


      Ils prétendaient après le volet 1 que les « autres volets » Ségur arrivaient : investissement et financement des hôpitaux, réforme de la #T2A, organisation territoriale, et « gouvernance » de l’hôpital. Pipeau !


      Qui peut se faire encore des illusions après cet enfumage cynique ? 


      Qui peut encore gober les déclarations officielles faisant des soignants des héros alors qu’ils ont été maltraités, le sont et le seront encore après ce Ségur de la honte ?


      Comment l’hôpital public va-t-il s’en sortir alors que la France est en voie de paupérisation et qu’il y aura un million de chômeurs de plus à la fin de l’année ?

      Ce qu’il faut retenir, c’est que 15 organisations n’ont pas signé cet « accord » déshonorant ! Parmi lesquelles la CGT, Sud, l’AMUF, la Confédération des praticiens des Hôpitaux, le Syndicat Jeunes Médecins, l’Union syndicale Action Praticiens des Hôpitaux, le Syndicat des professionnels IDE, etc. Leur manifestation du 14 juillet contre ce « plan » Macron-Castex-Véran-Notat est le début de la réplique contre l’indécent « hommage » de ce pouvoir aux soignants ! Il faut espérer que le mouvement social n’en restera pas là ! Que les citoyens s’en mêleront !

      Un seul objectif s’impose à nous : virer ce pouvoir inféodé aux multinationales, à la finance et à l’Union européenne !

      #Santé #santé_publique #soin #soins #enfumage #baragouinage #ségur #capitalisme #économie #budget #politique #olivier_véran #nicole_notat #agnès_buzyn #jean castex #alain_juppé #roselyne_bachelot #marisol_touraine #paupérisation #médecine #hôpital #inégalités #médecins #médecine #services_publics #conditions_de_travail #infirmières #infirmiers #soignants #soignantes #docteurs #budget #argent #fric #ue #union_européenne

  • Le Covid-19 frappe plus durement les pauvres
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/07/20/le-covid-19-frappe-plus-durement-les-pauvres_6046774_3244.html

    Une étude française met en évidence un excès de mortalité particulièrement important dans les communes les plus modestes. En cause, le surpeuplement des logements et la nature des emplois occupés.

    Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade : la phrase de Francis Blanche, même prononcée avec le sourire, a pris des allures de dicton. Le comédien aurait-il pu imaginer que quelques décennies plus tard, un vilain virus donnerait à sa boutade le sérieux d’un résultat scientifique ? Quatre économistes français viennent en effet de montrer que le Covid-19 tue d’abord, et de façon particulièrement importante, les plus modestes. En croisant les données de mortalité, le revenu des communes et les zones de déconfinement, ils mettent en évidence, pour la première fois, par une étude systématique, l’excès de mortalité provoqué par l’épidémie dans les municipalités aux revenus les plus bas. Leur travail vient d’être rendu public, en prépublication, sur le site d’archives ouvertes HAL.

    Pour les quatre économistes, le travail n’était pourtant réalisé qu’à moitié. « Ce qui nous intéressait peut-être le plus, c’était les vecteurs de diffusion », admet Simon Briole. Autrement dit, comprendre les mécanismes qui faisaient des pauvres une cible privilégiée du virus. La littérature leur offrait deux « canaux potentiels » d’exposition : la surpopulation des logements et la nature des emplois occupés. Cette fois, outre les données de recensement, qui permettent de connaître la nature des habitations, ils ont profité de la déclaration annuelle de données sociales réalisée auprès des services fiscaux pour mesurer le poids des différents types d’emploi dans chaque commune.
    Grande promiscuité

    L’indice qu’ils ont ensuite construit laisse apparaître, là encore, des résultats indiscutables. Ces deux canaux expliqueraient jusqu’à 60 % de la surmortalité. L’économiste Eric Maurin, professeur à PSE et directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), y voit d’ailleurs un des « points forts » de l’étude :

    « Ce n’est pas simplement que les personnes pauvres sont plus souvent en mauvaise santé qui les a exposées à la surmortalité due au Covid, c’est aussi et surtout leurs conditions de logement et leur métier. »

    Article sur HAL :
    https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-02895908/document

    #COVID-19 #Inégalités #Conditions_travail

  • Rapport 2019 sur les #incidents_racistes recensés par les #centres_de_conseil

    La plupart des incidents racistes recensés par les centres de conseil en 2019 sont survenus dans l’#espace_public et sur le #lieu_de_travail, le plus souvent sous la forme d’#inégalités_de_traitement ou d’#insultes. Pour ce qui est des motifs de #discrimination, la #xénophobie vient en tête, suivie par le #racisme_anti-Noirs et l’#hostilité à l’égard des personnes musulmanes. Le rapport révèle aussi une augmentation des incidents relevant de l’#extrémisme_de_droite.

    La plupart des #discriminations signalées en 2019 se sont produites dans l’espace public (62 cas). Les incidents sur le lieu de travail arrivent en deuxième position (50 cas), en diminution par rapport à 2018. Les cas de #discrimination_raciale étaient aussi très fréquents dans le #voisinage, dans le domaine de la #formation et dans les contacts avec l’#administration et la #police.

    Pour ce qui est des motifs de discrimination, la xénophobie en général arrive en tête (145 cas), suivie par le racisme anti-Noirs (132 incidents) et l’hostilité à l’égard des personnes musulmanes (55 cas). Enfin, le rapport fait état d’une augmentation significative des cas relevant de l’extrémisme de droite (36 cas). À cet égard, il mentionne notamment l’exemple d’un centre de conseil confronté dans une commune à différents incidents extrémistes commis par des élèves : diffusion de symboles d’extrême droite, gestes comme le #salut_hitlérien et même #agressions_verbales et physiques d’un jeune Noir. Le centre de conseil est intervenu en prenant différentes mesures. Grâce à ce travail de sensibilisation, il a réussi à calmer la situation.

    En 2019, les centres de conseil ont également traité différents cas de #profilage_racial (23 cas). Ainsi, une femme a notamment dénoncé un incident survenu à l’#aéroport alors qu’elle revenait d’un voyage professionnel : à la suite d’un contrôle effectué par la #police_aéroportuaire et les #gardes-frontières, cette femme a été la seule passagère à être prise à part. Alors même que tous ses documents étaient en ordre et sans aucune explication supplémentaire, elle a été emmenée dans une pièce séparée où elle a subi un interrogatoire musclé. Sa valise a également été fouillée et elle a dû se déshabiller. Le rapport revient plus en détail sur cet exemple – parmi d’autres – en lien avec un entretien avec la coordinatrice du Centre d’écoute contre le racisme de Genève.

    Au total, le rapport 2019 dénombre 352 cas de discrimination raciale recensés dans toute la Suisse par les 22 centres de conseil membres du réseau. Cette publication n’a pas la prétention de recenser et d’analyser la totalité des cas de #discrimination_raciale. Elle vise plutôt à donner un aperçu des expériences vécues par les victimes de racisme et à mettre en lumière la qualité et la diversité du travail des centres de conseil. Ceux-ci fournissent en effet des informations générales et des conseils juridiques, offrent un soutien psychosocial aux victimes et apportent une précieuse contribution à la résolution des conflits.

    https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-78901.html

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    Pour télécharger le rapport :


    http://network-racism.ch/cms/upload/200421_Rassismusbericht_19_F.pdf

    #rapport #racisme #Suisse #statistiques #chiffres #2019
    #islamophobie #extrême_droite

    ping @cede

  • Le Brésil dans le gouffre du Covid
    https://laviedesidees.fr/Le-Bresil-dans-le-gouffre-du-Covid.html

    Comment la lutte contre le Covid est-elle organisée au #Brésil, et comment l’attitude du président a-t-elle sapé la confiance de la population dans les institutions chargées de la protéger ? Marcello Barcinski, membre de l’Académie nationale des #sciences, dresse un constat accablant.

    #International #inégalités #pauvreté #pandémie

  • La Belgique compte 8 % de millionnaires de plus en un an
    https://www.solidaire.org/articles/la-belgique-compte-8-de-millionnaires-de-plus-en-un

    Année après année, les grosses fortunes sont de plus en plus nombreuses et… de plus en plus riches. Les moins riches (la grande majorité) sont quant à eux de plus en plus pauvres. Mais ce qui augmente aussi, c’est la voix de tout ceux qui veulent taxer ces gros patrimoines.

    La Belgique est un paradis fiscal pour les riches. Mais c’est un enfer mathématique quand il s’agit de mesurer cette richesse. Ce n’est pas un hasard. Heureusement, des initiatives internationales permettent de se faire une idée sur la situation en Belgique.

    Ainsi, selon le Rapport sur la richesse mondiale que vient de publier le bureau d’étude international Capgemini, la Belgique comptait, en 2019, 132 000 millionnaires en dollars (un million de dollars étant équivalent à 882 000 euros). Ça fait 8 % de plus en seulement un an, et 60 % de plus par rapport à l’année 2012. Une hausse impressionnante.

    Les millionnaires sont plus nombreux, mais ils sont également plus riches. Capgemini a ainsi calculé qu’en 2019, ils possèdent chacun un patrimoine de 2,5 millions d’euros. C’est 62 % de plus qu’en 2012. C’est une moyenne : ça signifie que certains sont beaucoup plus riches. Si vous multipliez ce patrimoine moyen par le nombre de millionnaires, vous arrivez à un montant total qu’on peut difficilement se représenter : 330 milliards d’euros.

    Pour vous faire une idée, imaginez que vous fabriquez une guirlande en billets de cent euros collés les uns aux autres. Avec cette somme, votre guirlande pourrait aller jusqu’à… la lune. Et encore, on sait que ce genre de statistiques, basées sur des enquêtes, a tendance à sous-évaluer les plus gros patrimoines...

    LA MAJORITÉ DE LA POPULATION S’APPAUVRIT
    Au mois de mai, une autre étude a également montré que les riches sont toujours plus riches. Il s’agit des enquêtes HFCN menées tous les trois ans par la Banque Centrale Européenne et sous-traitée à la Banque Nationale pour la Belgique. Selon cette étude,1/5ème de la population (les plus riches) détenait moins de deux tiers (59 %) du total des richesses du pays en 2014. En 2017, elle détenait plus des deux tiers des richesses (64%). Il y a donc bien une augmentation de la part détenue par les plus riches sur le total du patrimoine détenu par l’ensemble de la population.

    Si on répartit toute la population en cinq parties comptant le même nombre de ménages, classées des moins riches (1) aux plus riches (5), on constate que le patrimoine moyen du groupe 5 (le plus riche) est le seul qui augmente (de 3,1%), tandis que ce patrimoine moyen diminue pour les groupes 1 à 4. Cela confirme que non seulement la part détenue par les plus riches sur l’ensemble des richesse augmente, mais que cette fortune que possèdent les plus riches augmente aussi.

    En fait, les 10 % les plus riches possèdent presqu’autant que les 90 % restants, relèvent même Sarah Kuypers et Ive Marx, de l’Université d’Anvers.

    28 FAMILLES MILLIARDAIRES EN BELGIQUE
    Il y a les millionnaires, mais il y a aussi les milliardaires. Selon le journaliste Ludwig Verduyn, début juillet, la Belgique comptait une famille milliardaire de plus (voir son blog : https://derijkstebelgen.be). Le capitaliste Charles Beauduin, actionnaire du fabricant de machines textiles Vandewiele et du groupe Barco, est venu s’ajouter aux 27 familles milliardaires de Belgique.

    En 2000, toujours d’après Ludwig Verduyn, il n’y avait qu’une seule famille milliardaire en euros. Aujourd’hui, les 28 familles milliardaires cumulent un patrimoine total qui dépassent 100 milliards d’euros. En appliquant la taxe corona défendue par le PTB rien que sur ces familles, on obtiendrait déjà 5 milliards d’euros.

    PLUS DE RICHES, MAIS AUSSI PLUS DE VOIX QUI S’ÉLÈVENT POUR LES TAXER
    « Les inégalités de patrimoine augmentent en Belgique », confirme un journaliste financier du Tijd dans un article https://www.tijd.be/politiek-economie/belgie/economie/vermogensongelijkheid-stijgt-in-belgie/10226239.html , face à ces nouveaux chiffres. Il avertit même ses lecteurs : « Cette enquête pourrait mettre la pression pour l’instauration d’une taxe sur les grosses fortunes afin de supporter le coût de la crise du coronavirus. Le PTB a déjà soumis une proposition de loi dans ce sens. »

    LA BONNE IDÉE DU PTB QUI CHEMINE À L’ÉTRANGER
    Cette taxe de solidarité « corona » proposée par le PTB inspire au-delà des frontières belges. Le médias français CNews explique ainsi : « Allons-nous vers des taxes "corona" en Europe ? Dans plusieurs pays européens, dont la Belgique, la Suisse, la France ou l’Italie, des partis de gauche réclament une taxe de solidarité sur les grosses fortunes, afin d’éponger une partie des dettes liées à la crise du coronavirus, et protéger les salariés. L’idée est née en Belgique à la fin du mois de mars, avec la proposition du Parti du travail de Belgique (PTB) de mettre en place une contribution exceptionnelle de 5 % sur les fortunes de plus de 3 millions d’euros, ce qui ramènerait 15 milliards d’euros dans les caisses de l’État, selon cette formation politique. L’idée étant d’utiliser ensuite cet argent pour garantir les revenus de tous les travailleurs touchés aujourd’hui par la crise. »

    Des économistes de renom, comme le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz ou Thomas Piketty, auteur du best-seller Le capital au 21ème siècle, défendent également cette idée de taxer les plus riches. Aux États-Unis, les « Piketty Boys » Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, de l’Université de Berkeley (Californie), conseillers des candidats les plus à gauche de la primaire démocrate américaine, ont également imposé, dans le débat politique, la contribution fiscale des grosses fortunes.

    N’oublions pas que, lorsque les riches échappent à l’impôt, c’est la population qui paie. Le mouvement des gilets jaunes en France l’a parfaitement démontré, en dénonçant une taxe carbone socialement injuste, alors que, dans le même temps, le gouvernement supprimait l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune.

    #richesse #Belgique Pas de #ruissellement #inégalités #économie #pauvreté #capitalisme #riches #richesse #fortune #politique #crise #pauvres #paradis_fiscal

    • #MDR : La mention Paiement final et sans recours au #Quebec

      Une résidente de Lévis qui avait cumulé une dette de 5800 $ sur sa carte de crédit a réussi à s’en libérer avec un simple chèque de 100 $.

      La banque Capital One a tenté de récupérer la différence en s’adressant à la Cour des petites créances, mais le juge vient de donner raison à la cliente.

      La femme qui détenait une Mastercard Platine a commencé à avoir des difficultés financières en 2017, à la suite d’un divorce et de la perte de son emploi.

      La Lévisienne accumule alors les défauts de paiement, et le montant de sa créance grimpe rapidement.

      “Paiement final et sans recours”
      En 2018, alors qu’elle est talonnée par l’institution financière pour régler sa dette, la femme demande l’aide de ses parents, qui lui prêtent 100 $.

      Elle transmet alors à Capital One un chèque de 100 $, en prenant soin d’indiquer au verso la mention “Paiement final et sans recours”.

      Après avoir encaissé le chèque, un avocat de la banque communique avec la dame le mois suivant, qualifiant alors de “ridicule” la somme reçue comme un paiement libératoire.

      Jurisprudence claire
      Après avoir analysé le dossier, et la jurisprudence, le juge Christian Brunelle de la Cour des petites créances a donné raison à la consommatrice.

      Selon le magistrat, la banque aurait dû aviser sa cliente de son désaccord avant d’encaisser le chèque.

      Il cite une cause similaire qui établit qu’avant d’encaisser un chèque comme paiement final, “le demandeur aurait dû manifester son opposition et informer la défenderesse qu’il encaissait le chèque, malgré cette mention, et sans pour autant renoncer à réclamer tout solde pouvant encore être dû”.

      Pire pour une banque
      Ces règles doivent s’appliquer avec encore plus de rigueur, selon le juge Brunelle, lorsque le créancier est une institution financière. Les banques ont un statut de professionnelles du prêt d’argent, rappelle le juge.

      Le magistrat indique que la Banque Capital One “est réputée pour connaître l’état de la jurisprudence relative à l’effet juridique de la mention du paiement final, d’autant plus qu’elle agissait par l’intermédiaire d’un avocat”.

      Au surplus, la femme avait ajouté le terme “sans recours”, “rendant même encore plus explicites les intentions de madame”, écrit le juge.

      “Un banquier raisonnablement prudent et diligent, de surcroît insatisfait de l’ordre énoncé au chèque […] aurait plutôt fait valoir ses réticences ou objections auprès de [la débitrice]”, indique le magistrat.

      En plus de rejeter la demande de la banque, le juge a condamné l’institution financière à payer à son ancienne cliente les frais de justice de 101 $.

      #banque #banquier #chèque #dette #argent

    • URBEX : un Hôpital abandonné #gaspillage #consternant
      Les véhicules du SAMU avec leur matériel sont encore là
      https://youtu.be/N8SJ3VQQ5aU

      juil. 2019 – Explorations de plusieurs endroits abandonnés dans le domaine hospitalier en France et en Belgique. Des hôpitaux et véhicules laissés, abandonnés sur des grands terrains hospitaliers. Du matériels neuf jamais utilisé et laissé sur place. Des pièces remplies d’ustensiles de médecine et dossiers de patients. Un constat ironique que l’on retrouve dans nos explorations, alors que les personnels des urgences continuent à sonner l’alerte sur des critères de surcharge, de manque de place et de personnel, de manque de moyens financiers et que d’autres pays manquent cruellement de matériel de soins. La crise hospitalière ne fait que s’alourdir dans tous les pays. Notre observation ne fait que confirmer les désastres futurs dans lesquels notre monde est plongé.

      AdcaZz

      https://bang-bang.tv/revolte/echanges-analyses/decryptages-reflexions/le-gachis-materiel-des-hopitaux-abandonnes

      Collaborations : @lens_pic98 – @chvt_ – @Cyriac AdcaZz : – Facebook : https://www.facebook.com/adrien.adcaz – Email : adcaz75@gmail.com Lampe : Seeker 2 Pro – Lien : https://amzn.to/2JlllC7
      Nous sommes les observateurs de ce monde.

      #Santé #Hôpital #destruction

  • #Melbourne tower lockdowns unfairly target already vulnerable public housing residents

    This week, the Victorian government unilaterally placed the residents of nine public housing towers in inner Melbourne under “hard lockdown” due to the “explosive potential” of increasing COVID-19 cases.

    The lockdown requires all residents of these estates to remain inside their homes for at least five days, placing around 3,000 residents under special punitive measures that apply to no one else in Victoria. Residents are “reeling”.

    The lockdown is being enforced by a significant police presence on the estates, with officers on every floor, no warning and immediate effect. Other outbreak areas have been given more than 24 hours’ notice for similar numbers of coronavirus cases.

    Outbreaks in more affluent areas, such as the Mornington Peninsula, have not been met with the same harsh restrictions.

    Emma King, the Victorian Council of Social Service CEO, described the lockdown of the estates as looking “like a crime scene”. A pandemic response should not be a crime scene. It is a collective, public health issue from which no one is immune.

    The government’s justification for this action is that residents of public housing are vulnerable and living in high density with many shared spaces. The latter is true of any large apartment building in Melbourne.

    Quarantine from Toorak to Broadmeadows should look the same if we are following public health guidelines. If living conditions in public housing are riskier than elsewhere then we need to ask why.

    If it is true that communities in housing stress are more susceptible to pandemics, we need to ask how and why this should be true in such a privileged country as Australia.

    À lire aussi : Overcrowding and affordability stress: Melbourne’s COVID-19 hotspots are also housing crisis hotspots
    Public housing has been suffering for decades

    What is unfolding in Melbourne this week is the product of a punitive public housing system whose residents have been neglected for decades. The status of “vulnerable” that governments so blithely apply to public housing tenants does not come from nowhere.

    Vulnerability is not an objective condition, but the result of a system geared toward inequality and enabled by policy choices. Public housing in Victoria is the product of decades of neglect, disinvestment and stigmatisation by governments and media.

    The amount of public housing in Victoria has been declining in real terms for at least two decades, with fewer dwellings in 2019 (64,428) than in 2009 (65,064). Victoria has the lowest proportion of public housing of all the Australian states.

    At the same time, the number of people experiencing homelessness and housing insecurity in Victoria has increased to 100,000, according to waiting lists. Repeated inquiries and reports point to inadequate investment, poor maintenance and lack of strategy. Overcrowding is a function of a broken system.

    These conditions directly feed a narrative of decline that is used to stigmatise, detain, constrain and displace public housing residents.

    It is no coincidence the estates under lockdown are also earmarked for “socially-mixed” redevelopment and privatisation, which will break up the existing communities and provide even fewer places for those on lowest incomes.
    There are alternatives to a hard lockdown

    The public housing lockdowns are a police-led intervention in an already over-policed community. There is now welcome evidence of social services engagement, but this comes as a secondary consideration.

    The residents of the affected towers do not need more policing. They have community-based and grassroots organisations such as RISE that have been actively engaged as members of the community. The spike in cases demands a health care response, not a police response.

    À lire aussi : Nine Melbourne tower blocks put into ’hard lockdown’ – what does it mean, and will it work?

    The Victorian government did not have to look far for existing models, such as the Aboriginal-led COVID-19 response across Australia, which demonstrates the effectiveness of community-led initiatives.

    The most effective models for delivering public housing at a scale that can address need are also well-known to policy-makers and academics. Yet this government continues to pursue policies that reduce the amount of public housing available.

    What Victoria needs is more and better quality public housing and supportive community-building practices that grant everyone the same dignities. Let’s trust those living in public housing.

    If the right information, in the right language, with trusting relationships with government and other authorities were enabled, this public health crisis could be worked through in a just and equitable way. As it seems to be in all other sections of Victorian society.

    https://theconversation.com/melbourne-tower-lockdowns-unfairly-target-already-vulnerable-public
    #Australie #confinement #coronavirus #covid-19 #vulnérabilité #HLM #logement_social #inégalités #discriminations #Victoria #stigmatisation #pauvres #surveillance #surveillance_policière

  • Covid-19 en Seine-Saint-Denis (2/2) : comment le système de #santé accroît les #inégalités - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Covid-19-en-Seine-Saint-Denis-2-2-comment-le-systeme-de-sante-accroi

    En Seine-Saint-Denis plus qu’ailleurs, le « virage ambulatoire » qui structure les politiques de santé depuis une quinzaine d’années a tout du mirage (Juven et al. 2019, p. 41). La réduction constante de l’offre de soins en médecine de ville, conjuguée à la sous-dotation du département en lits hospitaliers, voire à la réduction de leur nombre comme notre enquête à Rouvil l’a montré entre 2012 et 2016, affecte la prise en charge médicale de la population. Le cas de la Seine-Saint-Denis impose d’inclure « l’offre et la qualité des soins – c’est-à-dire la manière dont s’organisent le système de soins et les professions de santé » (Gelly et Pitti 2016, p. 9-10) dans l’analyse des inégalités de santé. Les patient·es des hôpitaux séquano-dionysiens, dont la précarité économique et sociale complexifie la prise en charge pour les professionnel·les du médico-social qui peuvent les juger comme de « mauvais » patients, sont souvent tenus pour « non rentables » dans une économie hospitalière désormais construite sur la distinction entre patient·es qui rapportent et patient·es qui coûtent.

    Le département cumule ainsi un triple handicap : moins de médecins, généralistes ou spécialistes ; moins d’hôpitaux et moins de lits ; mais aussi moins d’accès et de recours aux soins. Une proportion très élevée de personnes y bénéficie de la couverture maladie universelle (devenue en 2016 protection maladie universelle), qui vise à permettre aux personnes sans emploi ou aux chômeurs et chômeuses non indemnisé·es de bénéficier d’une couverture sociale, et plus encore de la CMU complémentaire, complémentaire santé pour les personnes à faibles revenus. Début 2016, 7 % des habitant·es de Seine-Saint-Denis bénéficient de la CMU/PUMA contre 3,7 % en Île-de-France ; 14,4 % de la CMU-c contre 7,5 % en Île-de-France. Or, une étude récente du Défenseur des droits a montré que la CMU comme l’Aide médicale d’État pour les patients étrangers sans titre de séjour occasionnaient chez de nombreux soignant·es des refus de soin (Chareyron et al. 2019). Qui plus est, nombre de patient·es n’ont tout simplement pas de couverture et ne peuvent payer une consultation ; beaucoup n’ont pas de mutuelle et ne peuvent avancer les frais médicaux.

  • Comment expliquer les inégalités face à l’enseignement scolaire ? Ou en est la reproduction sociale ? Comment prendre en compte les injustices entre les élèves ? #école #enseignement #chances #inégalités

    https://sms.hypotheses.org/8358

    Changements sociaux et question scolaire

    Les travaux pionniers conduits par Emile Durkheim sur l’éducation et le rôle socialisateur et intégrateur de l’école ont ouvert des pistes stimulantes. Elles permettent de comprendre les rapports complexes entre transformations sociales et mutations des systèmes d’enseignement. Pourtant, la sociologie semble avoir abandonné cette ligne, offrant souvent un point de vue restrictif sur l’école et ne l’inscrivant que partiellement dans son contexte socio-historique et politique.

    Ancrer l’école dans le cadre des évolutions que connaît la France contemporaine, tel est l’un des objectifs visés par notre dernier ouvrage. Ce faisant, et tout en mobilisant des données issues de recherches de terrain, ce sont également les modèles théoriques dominants, en l’occurrence les thèses de la reproduction, qui sont revisités. Nous n’abandonnons ni le projet d’une école plus juste, ni le fait que la sociologie doit aussi œuvrer à circonscrire les défis que le système éducatif doit relever (...)

  • Green Apartheid: Urban green infrastructure remains unequally distributed across income and race geographies in South Africa - ScienceDirect
    https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0169204620303947

    Highlights
    • Parks occur in neighborhoods with 82% higher income than those without parks.
    • White-dominated neighborhoods have 12% higher tree cover than others.
    • Spatial inequalities are mirrored in both public and private green space.
    • Green space inequity has been maintained and entrenched since Apartheid.
    • Open-access data offers possibilities for environmental justice.

    #inégalités #jardins #espaces_verts #greenness #afrique_du_sud #apartheid

  • Covid-19 en Seine-Saint-Denis (1/2) : quand l’#épidémie aggrave les #inégalités sociales de #santé - Métropolitiques
    https://www.metropolitiques.eu/Covid-19-en-Seine-Saint-Denis-1-2-quand-l-epidemie-aggrave-les-inega

    Cette morphologie sociale peut éclairer la prévalence du Covid-19 dans le département et la #surmortalité qui en a découlé (Brun et Simon 2020), car les personnes racisées sont surreprésentées dans les emplois de service précaires (chauffeurs, livreurs, caissières, femmes de ménage, aides-soignantes) et nombre d’entre elles sont exposées à des contacts répétés tout au long de la journée, vecteurs possibles de contamination. 52,7 % des salarié·es prennent les transports en commun pour aller travailler, la Seine-Saint-Denis se classant en la matière au deuxième rang des départements, derrière Paris (68,6 %) et devant le Val-de-Marne (48,9 %). En période de confinement, l’impossibilité de télétravailler pour une grande partie des professions manuelles signifie en outre que les salarié·es du département ont davantage qu’ailleurs pris les #transports en commun, facteur qui, avec la pollution, joue dans la diffusion du virus. Dans ce contexte, ces salarié·es figurent au rang des premiers de corvée, aux côtés des soignant·es.

    Ces conditions de #travail s’articulent avec des conditions de vie plus dégradées qu’ailleurs, en matière alimentaire et de #logement. La Seine-Saint-Denis est le département le plus pauvre de France hexagonale : 27,9 % de personnes y vivaient en dessous de seuil de #pauvreté en 2017, contre 15,2 % à Paris. La faiblesse des ressources économiques de la population a des effets sur l’alimentation, et par conséquent sur la santé (diabète, maladies cardiovasculaires). Cette question fait l’objet de campagnes de prévention et d’expérimentations depuis plusieurs années dans les villes du département qui développent une politique de santé publique, telles que Rouvil. En matière de logement, outre les foyers de travailleurs – habitat collectif avec une forte densité – plus nombreux en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs, une partie importante des habitant·es du département vit dans des logements en #suroccupation. En 2016, plus d’un quart des logements du département était suroccupé (26,5 %), le plaçant au deuxième rang des départements de France hexagonale en la matière, derrière Paris (32,3 %). Or, le logement a des effets sur l’état de santé : avant l’épidémie déjà, notre enquête à Rouvil a notamment montré les effets sanitaires de l’#insalubrité des logements, en particulier sur les pathologies respiratoires. Suroccupation et insalubrité participent à intensifier la progression de l’épidémie en Seine-Saint-Denis (Gilbert 2020), provoquant ce que des journalistes ont qualifié de « clusters familiaux », en reprenant cette catégorie épidémiologique désignant un foyer de contamination.

    #coronavirus

  • L’#écologie_municipale, ou la ville face à son histoire

    Les verts élus dans les grandes #villes doivent faire un #choix : se focaliser sur la qualité de vie de leurs administrés au risque de renforcer la #fracture entre #centres urbains et #périphéries, ou au contraire renouer avec les #territoires_fantômes que les #métropoles consomment et consument.

    Après le succès des candidatures et alliances écologistes dans certaines des plus grandes villes de France dimanche, une chose a très peu retenu l’attention des commentateurs politiques. C’est le paradoxe, au moins en apparence, d’une #métropolisation de l’écologie politique – le fait que les valeurs vertes semblent trouver dans les grands centres urbains leur principal lieu d’élection. Au lieu de s’interroger sur les motivations et les idéaux des personnes qui peuplent ces villes pour essayer d’y lire l’avenir, peut-être faut-il alors renverser la perspective et regarder l’objet même que constitue la #ville, sa réalité indissociablement écologique et politique.

    Au regard de l’#histoire, cette #urbanisation des #valeurs_vertes ne va pas du tout de soi. La ville a souvent été définie, en Europe au moins, par l’enveloppe protectrice des remparts qui tenait à distance les ennemis humains et non humains (animaux, maladies), et qui matérialisait la différence entre l’espace de la cité et son pourtour agraire et sauvage. En rassemblant les fonctions politiques, symboliques, sacerdotales, les villes engendrent des formes de socialité qui ont fasciné les grands penseurs de la modernisation. Saint-Simon, par exemple, voyait dans la commune médiévale italienne l’origine du développement matériel et moral propre à la #modernité. Durkheim, plus tard, faisait de la ville le prototype du milieu fait par et pour l’humain, le seul espace où pouvait se concrétiser le projet d’#autonomie.

    Aspirations urbaines

    Mais les villes sont également devenues, avec le processus d’#industrialisation, de gigantesques métabolismes matériels. L’explosion démographique des métropoles industrielles au XIXe siècle va de pair avec la concentration du travail, de l’énergie, et plus largement des flux de matière qui irriguent l’économie globale. Au cœur des transformations de la vie sociale, la ville est aussi au cœur de ses transformations matérielles : elle aspire d’immenses quantités de ressources, pour les relancer ensuite dans le commerce sous forme de marchandises. En laissant au passage les corps épuisés des travailleurs et des travailleuses, ainsi que des montagnes de déchets visibles ou invisibles, résidus non valorisés du processus productif.

    Ainsi la ville irradie le monde moderne de son prestige symbolique et culturel, mais elle tend aussi à déchirer le tissu des circularités écologiques. L’un ne va pas sans l’autre. Chaque ville, par définition, est tributaire de circuits d’approvisionnement qui alimentent ses fonctions productives, ou simplement qui la nourrissent et la débarrassent des contraintes spatiales. Chaque ville est entourée d’une périphérie fantôme qui l’accompagne comme son ombre, et qui est faite des #banlieues où vivent les exclus du #rêve_métropolitain, des champs cultivés et des sous-sols exploités. Chaque urbain mobilise malgré lui un espace où il ne vit pas, mais dont il vit.

    L’une des sources de la #sensibilité_écologique contemporaine se trouve justement dans la critique de l’avant-garde urbaine. Dans l’Angleterre victorienne, William Morris ou John Ruskin retournent à la #campagne pour démontrer qu’une relation organique au #sol est susceptible de régénérer la civilisation, sans pour autant compromettre les idéaux d’émancipation. Mais ils luttaient contre une tendance historique dont l’extraordinaire inertie a rapidement provoqué la disqualification de ces expériences. Surtout pour le #mouvement_ouvrier, qui avait en quelque sorte besoin des formes spécifiquement urbaines d’#aliénation pour construire la #solidarité_sociale en réponse.

    Si l’on replace dans cette séquence d’événements le phénomène d’urbanisation des attentes écologiques actuelles alors il y a de quoi s’interroger sur l’avenir. Deux trajectoires possibles peuvent s’esquisser, qui ont cela d’intéressant qu’elles sont à la fois absolument irréconciliables sur un plan idéologique et matériel, et quasiment impossibles à distinguer l’une de l’autre dans le discours des nouveaux édiles de la cité verte.

    Faire atterrir le #métabolisme_urbain

    D’un côté, on trouve le scénario d’une consolidation des #inégalités_sociales et spatiales à partir des valeurs vertes. Pour le dire de façon schématique, les grands pôles urbains poussent la #désindustrialisation jusqu’à son terme en éliminant les dernières nuisances et toxicités propres à la #ville_productive : elles se dotent de parcs, limitent les transports internes et créent des #aménités_paysagères (comme la réouverture de la Bièvre à Paris). C’est ce que la sociologie appelle la #gentrification_verte, dont #San_Francisco est le prototype parfois mis en avant par les prétendants écologistes aux grandes mairies. Au nom d’une amélioration difficilement critiquable de la qualité de vie, la ville des #parcs et #jardins, des boutiques bio, des #mobilités_douces et des loyers élevés court le risque d’accroître le #fossé qui la sépare des périphéries proches et lointaines, condamnées à supporter le #coût_écologique et social de ce mode de développement. #Paris est de ce point de vue caractéristique, puisque l’artifice administratif qui tient la commune à l’écart de sa banlieue est matérialisé par la plus spectaculaire infrastructure inégalitaire du pays, à savoir le #boulevard_périphérique.

    Mais si le vert peut conduire à consolider la #frontière entre l’intérieur et l’extérieur, et donc à faire de la qualité de vie un bien symbolique inégalement distribué, il peut aussi proposer de l’abolir – ou du moins de l’adoucir. Une réflexion s’est en effet engagée dans certaines municipalités sur le pacte qui lie les centres-villes aux espaces fantômes qu’elles consomment et consument. La #renégociation de la #complémentarité entre #ville et #campagne par la construction de #circuits_courts et de qualité, l’investissement dans des infrastructures de #transport_collectif sobres et égalitaires, le blocage de l’#artificialisation_des_sols et des grands projets immobiliers, tout cela peut contribuer à faire atterrir le #métabolisme_urbain. L’équation est évidemment très difficile à résoudre, car l’autorité municipale ne dispose pas entre ses mains de tous les leviers de décision. Mais il s’agit là d’un mouvement tout à fait singulier au regard de l’histoire, dans la mesure où il ne contribue plus à accroître la concentration du capital matériel et symbolique à l’intérieur de la cité par des dispositifs de #clôture et de #distinction, mais au contraire à alléger son emprise sur les #flux_écologiques.

    Le défi auquel font face les nouvelles villes vertes, ou qui prétendent l’être, peut donc se résumer assez simplement. Sont-elles en train de se confiner dans un espace déconnecté de son milieu au bénéfice d’une population qui fermera les yeux sur le sort de ses voisins, ou ont-elles engagé un processus de #décloisonnement_social et écologique ? L’enjeu est important pour notre avenir politique, car dans un cas on risque le divorce entre les aspirations vertes des centres-villes et la voix des différentes périphéries, des #ronds-points, des lointains extractifs, alors que dans l’autre, une fenêtre s’ouvre pour que convergent les intérêts de différents groupes sociaux dans leur recherche d’un #milieu_commun.

    https://www.liberation.fr/debats/2020/06/30/l-ecologie-municipale-ou-la-ville-face-a-son-histoire_1792880

    #verts #élections_municipales #France #inégalités_spatiales #mobilité_douce #coût_social ##décloisonnement_écologique

    via @isskein
    ping @reka @karine4

  • Les caissières : hier « héroïnes », aujourd’hui flouées malgré les profits de la grande distribution
    https://www.bastamag.net/primes-1000-euros-caissieres-fumisterie-caisses-automatiques-Casino-Auchan

    La grande distribution affiche de confortables profits, réalisés en particulier grâce au dévouement de leurs employés de caisse. Certaines grandes enseignes ont cependant décidé d’accélérer leur remplacement par des caisses automatiques, et les promesses de primes à 1000 euros n’ont pas vraiment été tenues. Enquête. Un peu partout en France, certains supermarchés ont fait un pas de plus vers l’automatisation pendant la crise du Covid-19. C’est le cas dans plusieurs magasins Casino parisiens, comme à Riquet (...) #Décrypter

    / A la une, #Transformer_le_travail, #Enquêtes, #Inégalités, Emploi

    #Emploi_

  • « L’arme la plus puissante des locataires est de ne pas payer leur loyer. » Entretiens autour des mobilisations de locataires et de la grève des loyers aux États-Unis (1/3)
    Par Lucile Dumont

    Partout dans le monde, la pandémie de Covid-19 agit comme un puissant révélateur des inégalités sociales. Aux États-Unis, elle s’articule notamment à la crise du logement que connaît le pays depuis de nombreuses années : la spéculation immobilière, la gentrification et la flambée des loyers ont conduit à une explosion du nombre de sans-abris. La crise sanitaire et les pertes d’emploi qu’elle a entraînées ont mis de très nombreux⋅ses locataires dans l’impossibilitéde payer leur loyer. Face à des mesures insuffisantes de la part des pouvoirs publics, les appels à la grève des loyers se sont multipliés, et les mobilisations autour des questions de logement ont nourri la dynamique existante des syndicats de locataires dans plusieurs grandes villes.

    Entretien avec Rob Wohl, qui participe à la campagne Stomp Out Slumlords à Washington, et Julian Francis Park, membre du Tenant and Neighborhood Councils à Oakland, dans la baie de San Francisco.

    https://www.jefklak.org/larme-la-plus-puissante-des-locataires-est-de-ne-pas-payer-leur-loyer

  • Les inégalités sociales aggravées par la crise
    https://www.cetri.be/Les-inegalites-sociales-aggravees

    Un article paru dans la revue Imagine - Demain le monde de Juin 2020, avec les analyses de Frédéric Thomas, chercheur au CETRI. Du Nord au Sud, l’urgence sanitaire du covid-19 a révélé et démultiplié gravement les #Inégalités planétaires. Un choc social qui frappe les plus vulnérables en Belgique aussi. Dans les pays du Sud comme au coin de la rue, des millions de personnes vivent de façon dramatique depuis de longs mois. Diminution ou absence totale de revenus, violences et souffrances physiques et (...) #Le_regard_du_CETRI

    / #COVID_19, #Coronavirus, Inégalité, #Crises, #Imagine-Demain_le_monde

  • Les pêcheurs de crevettes à cheval d’Oostduinkerke comptent une deuxième femme parmi eux
    https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2020/06/30/les-pecheurs-de-crevettes-a-cheval-d-oostduinkerke-comptent-une

    Après une formation de deux ans, Katrien Terryn (photo), 27 ans, a brillamment réussi lundi son examen pour rejoindre les pêcheurs de crevettes à cheval d’Oostduinkerke (Flandre occidentale). Elle est la deuxième femme en Belgique à exercer cette profession hors du commun et reprise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.


    Katrien Terryn s’est formée durant deux ans auprès d’un pêcheur reconnu par la commune. Elle a passé toutes les étapes de la procédure avec brio. « Ce n’était pas facile de parvenir à tout faire », expliquait la jeune femme à Radio 2 (VRT). « Sauter rapidement sur le dos du cheval, tamiser les crevettes … tout cela est très important ». Elle avoue que le métier est physiquement éprouvant.

    Mais d’après le pêcheur Eddy D’Hulster, c’est avant tout l’amour du cheval et de la mer qui est déterminant pour ce métier exceptionnel. « Si vous voulez sentir la mer à vos pieds et que vous adorez les chevaux, vous devenez pêcheur à cheval », confirme Katrien Terryn.

    Depuis 2015, l’accès à cette profession est ouvert aux femmes, qui sont désormais deux dans l’équipe. « J’ai toujours aimé les chevaux et Oostduinkerke. Mon compagnon m’a appris à pêcher avec ces chevaux et je découvre tous les jours les ficelles du métier. C’est ma passion », confie encore Katrien Terryn.

    La pêche à la crevette à dos de cheval est un métier reconnu et une tradition reprise dans la liste de l’Unesco du patrimoine mondial.
    #pêche #crevettes #crevette #Flandre #Belgique #poisson #femmes #sexisme #féminisme #travail #discrimination #inégalités #femme #Victoire

  • Spatial inequalities of COVID-19 in Italy

    A critical analysis was conducted on data relating to the COVID 19 infection in Italy. Looking at the official figures in our country, regional differences make data comparison and interpretation quite challenging. Differing health policy strategies (hospital assistance vs. local health assistance, swab tests to very specific population groups vs. screening of larger groups) add another layer of complexity when comparing data. The different levels of susceptibility to the infection among Italian regions can be partially explained by analysing many factors. We have grouped such factors into two subject areas (Social policies and healthcare strategies; Climate and geography) and listed some of the causes that could have led to different levels of susceptibility to the infection. Reflection on and awareness of the mistakes made will allow us to prevent the re-occurrence of health protection inequalities.

    http://www.j-reading.org/index.php/geography/article/view/258

    Pour télécharger le pdf :
    http://www.j-reading.org/index.php/geography/article/download/258/209

    #inégalités_territoriales #Italie #Covid-19 #coronavirus #statistiques #taux_de_mortalité #contaminations
    ping @simplicissimus

  • « Il est urgent d’ouvrir le débat sur les finalités de la police »
    https://usbeketrica.com/article/il-est-urgent-d-ouvrir-le-debat-sur-les-finalites-de-la-police

    Vous avancez l’idée que cette #violence croissante de la #police marque aussi l’avancée du #néolibéralisme. Quel lien peut-on établir entre entre le néolibéralisme et les violences policières ?

    Il est important de montrer le mécanisme précis qui lie l’un à l’autre. Le fonctionnement des États modernes repose sur deux piliers : le #consentement et la #force. Il y a toujours un mélange et un équilibre entre les deux, qui permet en quelque sorte à l’État de se reproduire en dépit des changements de gouvernements. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en France, on a d’abord eu une période où cet équilibre fonctionnait : c’est ce qu’on appelé les Trente Glorieuses, et il y avait alors un consentement assez fort à l’ordre établi, notamment grâce à la sécurité sociale et à un minimum qui permettait à tout le monde de vivre relativement confortablement. Vous n’aviez pas seulement un confort matériel, mais aussi la perspective concrète que, dans un futur proche, les choses allaient s’améliorer pour vous, ce qui créait un consentement fort.

    « L’arme non létale est le remède technologique parfait pour ne pas affronter le problème de manière politique »

    Cet équilibre a été bouleversé par l’avènement du néolibéralisme dans les années 1970-1980, puisque le projet de cette doctrine est d’aboutir à une nouvelle forme de répartition des richesses. Il s’agit d’un changement d’époque fondamental, qui repose sur l’idée que les riches doivent devenir plus riches : depuis, les #inégalités augmentent précisément dans ce sens. Cette nouvelle période néolibérale creuse les inégalités et affaiblit le consentement de la population, ce qui pousse l’État à intervenir de plus en plus par la force. Sauf qu’il fait face à une contradiction : s’il utilise la force, il affaiblit encore plus le consentement de la population. Cela génère donc un potentiel de #contestation encore plus important.

  • Plongez dans notre #webdocumentaire sur les #inégalités
    https://www.inegalites.fr/Plongez-dans-notre-webdocumentaire-sur-les-inegalites

    Nous sommes allés à la rencontre d’une dizaine de jeunes, de 12 à 27 ans, dans plusieurs villes françaises. Ils nous ont parlé de leur vie, de leurs rêves, de leurs espoirs, de leurs ambitions, mais aussi des freins et obstacles qu’ils rencontrent. Nous en avons extrait des témoignages qui servent d’introduction aux quatre grandes thématiques de notre webdoc : l’école, l’emploi, les modes de vie et les loisirs. De l’orientation scolaire à l’échelle des salaires, en passant par les conditions de travail, les vacances, les filles et le foot ou encore l’homophobie, nous y abordons un ensemble de sujets qui sont ensuite approfondis grâce à des infographies, des vidéos d’experts et des textes explicatifs.

  • Précarisation et enseignement à distance : nouvelle cure d’austérité en vue pour les universités
    https://www.bastamag.net/enseignement-a-distance-universite-chercheur-vacataire-LPPR-austerite

    Avec le confinement, l’enseignement à distance imposé par le contexte de crise sanitaire a révélé les #Inégalités matérielles qui pèsent sur les étudiants. Il pourrait cependant être généralisé à la rentrée. Des enseignants-chercheurs s’inquiètent pour l’université du monde d’après. Malgré les demandes de report des enseignants, la rentrée universitaire est toujours prévue pour septembre. Les personnels académiques ont donc quelques mois pour déterminer les conditions d’accueil des 2,73 millions d’étudiants (...) #Résister

    / #Education, Inégalités

  • ° La pandémie de coronavirus aggrave la crise de la faim à New York * The Intercept, traduit avec google.
    https://theintercept.com/2020/06/16/coronavirus-hunger-crisis-nyc


    Photo : José A. Alvarado Jr. pour The Intercept Les résidents dans le besoin à la recherche de nourriture transfèrent leurs courses de la boîte fournie par le garde-manger dans leurs sacs réutilisables à l’extérieur de la banque alimentaire Children of the Light au 1171 E 95th Street à Canarsie, New York le 29 mai 2020. Photo : José A. Alvarado Jr. pour The Intercept.

    Annie Louis est entrée en ligne juste après 7 heures du matin. Trois heures plus tard, elle attendait toujours, progressant dans la 95e rue dans l’humidité de Brooklyn. Elle était fatiguée. Ses genoux lui faisaient mal. Et Louis, qui a 61 ans et souffre de diabète et d’hypertension, craignait que d’être parmi les gens - certains masqués et d’autres non - pourrait augmenter ses chances d’être infecté par le coronavirus. Pourtant, elle n’avait aucune intention de sortir de la file d’attente qui serpentait autour de trois blocs de maisons modestes à Canarsie. Elle était finalement assez proche pour voir le Children of the Light Food Pantry, où des fruits frais, des légumes et, espérait-elle, des protéines attendaient.

    "Nous avons besoin de protéines", a déclaré Louis, faisant un geste vers son cousin, qui attendait à côté d’elle et a dit qu’elle espérait aussi que l’épicerie mettrait son garde-manger vide. « La plupart du temps maintenant, nous n’obtenons pas de protéines. Nous vivons de légumes et de riz », a déclaré Louis, qui travaille comme aide-soignante à domicile depuis des années. Bien que les salaires soient bas, dans le passé, elle gagnait généralement assez pour mettre de la nourriture sur la table. Mais depuis le début de la pandémie, elle n’a pas travaillé et ses économies se sont taries il y a des semaines. "Je n’ai pas un centime, mes factures s’accumulent et le loyer est dû en ce moment", a-t-elle déclaré.

    Canarsie, où Louis vit, a le taux de mortalité le plus élevé du coronavirus à New York. Et bien que plusieurs de ses amis soient tombés malades avec Covid-19, et qu’elle craigne toujours d’être infectée, le principal objectif de Louis s’est récemment tourné vers le fait de manger suffisamment. Et elle n’est pas seule. Dans toute la ville, dans les quartiers qui ont été les plus dévastés par le virus - qui se trouvent également être les quartiers où la pauvreté est la plus grande - la faim est en train de devenir la principale préoccupation. À Canarsie, où le revenu médian des ménages est de 26 275 $, le besoin est écrasant. "Je n’ai jamais rien vu de tel dans ma vie", a déclaré mercredi dernier Gardy Brazela, président du comité local de planification communautaire, qui a manqué de nourriture après avoir distribué 700 boîtes à des personnes devant le commissariat de police local. "C’est mauvais, mauvais, mauvais, mauvais."

    La pandémie a provoqué des niveaux historiques de faim dans tout le pays. Des images drones de lignes de voitures apparemment interminables attendant de récupérer de la nourriture dans des garde-manger en Pennsylvanie , en Floride et au Texas traduisent l’étendue de notre nouvelle réalité, dans laquelle l’insécurité alimentaire est nettement plus élevée qu’à tout moment pour lequel il existe des données comparables, en tant que étude de la Brookings Institution trouvée. Selon ce rapport, plus d’un ménage sur cinq aux États-Unis était en situation d’insécurité alimentaire à la fin du mois d’avril, le mois le plus récent pour lequel des données sont disponibles, de même que 2 ménages sur 5 avec des mères d’enfants âgés de 12 ans et moins.

    À New York, toujours la région du pays la plus durement touchée, quelque 2 millions d’habitants - 1 sur 4 - sont en situation d’insécurité alimentaire, selon une estimation du maire Bill de Blasio lors d’un point de presse fin mai. Déjà à la mi-avril, après seulement quelques semaines de mise en quarantaine, 38% des parents de New York ont déclaré avoir réduit la taille des repas ou sauté des repas pour leurs enfants parce qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour se nourrir le mois précédent, selon à une enquête Hunger Free America publiée à l’époque. L’enquête a également révélé que 34% des adultes à New York ont sauté des repas ou coupé leurs portions parce qu’ils n’avaient pas assez d’argent pour se nourrir.

    Les organisations se sont développées et se sont reconstituées pour répondre à l’énorme besoin. Un panneau coloré orné de légumes sur la devanture du magasin qui abrite le Children of the Light Food Pantry indique qu’il n’est ouvert que quelques heures certains jours et précise qu’il fonctionne « sur rendez-vous ». Mais depuis fin mars, alors que la demande de nourriture augmente, le garde-manger est ouvert sept jours sur sept et nourrit entre 500 et 700 personnes par jour - bien plus du double du nombre habituel. Les enfants de la lumière ont loué un porto pour les personnes qui s’alignent dès 5 heures du matin.Et selon le directeur du garde-manger, le pasteur Maureen Rush, les volontaires manquent régulièrement de nourriture fraîche avant que la ligne ne soit terminée.


    Pasteur Maureen Rush à l’extérieur du garde-manger des enfants du Light Food où elle aide à diriger les bénévoles. Photo : José A. Alvarado Jr. pour The Intercept
    Deborah Hoyle, directrice de programme du Ocean Bay Cornerstone Community Centre, a anticipé la crise de la faim dès le début du verrouillage. Le quartier n’a pas d’épicerie et certains habitants étaient déjà aux prises avec la faim avant la pandémie. « Cette communauté a été criblée de beaucoup de choses », a déclaré Hoyle, qui a commencé à réfléchir à la façon dont le centre pourrait aider à la distribution de nourriture dès le début de la pandémie. Elle a organisé des dons de nourriture par le biais de la campagne contre la faim et de City Harvest, entre autres organisations, a acheté des tables et des tentes qu’elle a installées devant le complexe de logements Ocean Bay Apartments sur Beach Channel Drive, a rassemblé une équipe de bénévoles et s’est assurée qu’il y en ait suffisamment était un équipement de protection individuelle et des fournitures pour se laver les mains pour tout le monde. « Je suis bonne en logistique », m’a-t-elle dit.

    Hoyle n’était toujours pas préparé à l’intensité de la demande de nourriture qui est apparue dès qu’ils ont commencé à distribuer des produits secs et en conserve et des légumes-racines le 8 avril. « Lorsque nous avons ouvert, je me suis retourné et j’ai dit : OK, il y a 10 personnes en ligne. D’ACCORD. Je peux gérer ça. Mais ensuite j’ai levé les yeux et la file était en bas du bloc. Et la prochaine chose que j’ai su, j’ai entendu dire que cela allait de la 58e à la 54e rue », a-t-elle déclaré. Et ce n’était que la première semaine. Depuis lors, le groupe a également commencé à distribuer des légumes frais, du lait et des œufs. "Et chaque semaine, la foule est devenue plus grande."

    Pourtant, la foule croissante sur les sites de distribution de nourriture autour de la ville n’est que la partie visible du problème. Que ce soit parce qu’ils sont malades ou tout simplement particulièrement à risque de tomber malades, de nombreuses personnes qui ont besoin de nourriture ne peuvent pas faire la queue pendant des heures pour l’obtenir. Récemment, Hoyle a vu une femme âgée trembler en attendant des heures sur son site de distribution. « Je lui ai dit : ’Ne revenez pas ici’ », a déclaré Hoyle, qui a ajouté la femme à la liste des personnes à qui ses bénévoles livrent de la nourriture gratuite.


    Valerie Woodford, une agente correctionnelle à la retraite, une personne âgée et un membre actif de la Community Emergency Response Team (CERT), dirige un employé du Millennium Development à but non lucratif sur les gouttes de nourriture pour les résidents du 8e étage du bâtiment 77 des maisons de l’avenue Vandalia . Photo : José A. Alvarado Jr. pour The Intercept
    Dans les maisons Vandalia, deux bâtiments de la New York City Housing Authority pour les personnes âgées entre Canarsie et East New York, un petit groupe de bénévoles et de membres du personnel d’un organisme sans but lucratif local ont un bref aperçu du besoin lorsqu’ils livrent des produits d’épicerie et des masques faciaux aux résidents âgés. Millie Marelle, une résidente de Vandalia Houses, âgée de 70 ans, portait un masque facial en ouvrant la porte de son appartement de quelques centimètres pour accepter le don de pain et de légumes. Marelle a déclaré qu’elle n’avait pas travaillé depuis le début de la pandémie et qu’elle n’avait parfois pas assez d’argent pour acheter de la nourriture. Dans le couloir, Annie Marcello, 85 ans, a déclaré qu’elle ne s’était aventurée hors de son appartement que pour déposer son chèque de sécurité sociale depuis le début de la pandémie. Marcello a exprimé sa gratitude pour la nourriture et le contact humain avant de fermer et de verrouiller la porte de son appartement.

    Invisible Hands, une organisation dirigée par des bénévoles qui a été créée pour apporter de la nourriture aux personnes immunodéprimées et aux personnes âgées pendant la pandémie, a obtenu une mesure de l’intensité des besoins financiers peu de temps après sa formation. L’idée originale pour l’organisation était de simplement transporter des aliments que les gens achetaient en ligne, car les services de livraison d’épicerie comme Fresh Direct et Instacart étaient débordés. Mais à la mi-mars, Invisible Hands a introduit un programme de subventions qui a payé jusqu’à 30 $ de nourriture pour ceux qui en avaient besoin.

    « C’est devenu très, très, très écrasant très rapidement », a déclaré Simone Policano, l’un des trois fondateurs du groupe. « Nous recevions des centaines d’appels par jour, de travailleurs sociaux, de refuges. » Ainsi, après seulement trois semaines au cours desquelles il a distribué plus de 31 000 $ de nourriture, le groupe a décidé qu’il ne pouvait plus accorder de subventions. "C’était un pansement pour une blessure par balle", a déclaré Policano. « Nous avons dû faire un appel douloureux et dur pour nous enfoncer dans le sol ou arrêter le programme. Nous étions juste cette organisation de bébé. Et notre système a été entièrement dépassé. » Invisible Hands livre désormais la nourriture payée par les offices et autres organisations, mais ne subventionne pas les achats


    Annie Marcelle, une résidente de longue date des maisons de l’avenue Vandalia, représente un portrait à l’extérieur de sa résidence au 1er étage dans le logement réservé aux personnes âgées de Canarsie. Photo : José A. Alvarado Jr. pour The Intercep

    Des organisations encore plus établies ont du mal à répondre au besoin. Citymeals on Wheels, qui livre généralement plus de 2 millions de repas aux New-Yorkais fragiles et âgés chaque année, prévoit de livrer 1 million de repas supplémentaires d’ici la fin de cette année. La demande "a été incroyable", a déclaré Rachel Sherrow, directrice exécutive associée de Citymeals on Wheels, qui a déclaré que le groupe avait récemment dû louer un nouvel entrepôt pour stocker la nourriture supplémentaire et a dû concevoir de nouvelles procédures afin que les volontaires puissent rester socialement distants. tout en suivant la demande accrue.

    Certains défenseurs de longue date disent qu’ils mettent en garde depuis des années contre la faim que la pandémie a exacerbée.
    Certains défenseurs de longue date disent qu’ils mettent en garde depuis des années contre la faim que la pandémie a exacerbée. « J’aimerais pouvoir dire que j’ai été choqué par cela, mais tout cela est tout à fait prévisible », a déclaré Joel Berg, PDG de Hunger Free America. « La plupart des gens ne comprennent pas combien de personnes étaient déjà à la limite. »

    Berg, qui lutte contre la faim depuis plus de 30 ans, ne connaît que trop bien les problèmes sous-jacents. À l’échelle nationale, un quart des Américains n’ont pas d’épargne ou d’épargne négative. À New York, plus d’un million de personnes avaient déjà faim avant le déclenchement de la pandémie. Et beaucoup d’autres ne vivaient qu’à quelques chèques de paie de là. La perte soudaine d’emplois et l’augmentation des prix des denrées alimentaires en raison de la pandémie et de la fermeture ont fait que de nombreuses personnes ont besoin d’aide pour payer leur nourriture pour la première fois de leur vie. Mais les récents changements signifient également que la crise de la faim qui existait déjà à New York n’est devenue que plus grave. "Une cargaison de personnes est simplement passée de faim en faim", a déclaré Berg.

    Le gouvernement de la ville , déjà un énorme fournisseur de nourriture, a considérablement accru sa distribution de nourriture pour répondre à la crise. En mars, de Blasio a nommé Kathryn Garcia le tsar alimentaire Covid-19 de la ville pour gérer l’effort. Et en avril, il a annoncé un plan d’urgence de 170 millions de dollars pour lutter contre la faim, ce qui a impliqué l’ouverture de plus de 400 pôles alimentaires où tout New-Yorkais peut obtenir de la nourriture. Les chauffeurs de taxi et d’Uber aident à livrer la nourriture . La ville a élargi son Office of Food and Nutrition Services, qui sert 850 000 repas par jour aux élèves des écoles publiques de New York, ce qui le place juste derrière l’armée américaine en tant que plus grand acheteur de nourriture du pays. Maintenant, ce bureau nourrit les étudiants et leurs parents.

    "Les gens doivent comprendre qu’ils ont fait en quelques semaines ce que le gouvernement prendrait normalement quelques années", a déclaré Berg. « Ils livrent plus d’un million de repas par jour au domicile des gens. Certains sont halal et casher. " Berg s’est décrit comme « livide avec le maire à propos des questions de police », mais a néanmoins reconnu que l’intensification de la distribution de nourriture que de Blasio a supervisée a été « une énorme entreprise de frigorification ».

    Pourtant, même les réponses les plus admirables du gouvernement et des organisations à but non lucratif dans toute la ville ne suffisent pas à répondre aux besoins actuels. "La demande est sans fin", a déclaré Liz Accles, directrice exécutive de Community Food Advocates. Accles a déclaré que Pandemic EBT , qui apportera aux familles de chaque élève de l’école publique de New York 420 $ pour l’épicerie, devrait aider. Mais c’est un paiement unique. Et elle s’inquiète de ce qui se passera une fois cet argent épuisé, à mesure que les budgets des États et du gouvernement fédéral se resserreront.


    Sous la direction du pasteur Maureen Rush, des volontaires du Children of the Light Food Pantry organisent des boîtes de provisions pour divers résidents de Canarsie dans le besoin, New York City, New York, États-Unis, le 29 mai 2020. Photo : José A. Alvarado Jr. pour The Intercept

    "Les budgets d’austérité sont une préoccupation à tant de niveaux", a déclaré Accles. « Nous ne savons pas s’il y aura un soulagement significatif pour les programmes alimentaires. La crainte est que toutes les personnes qui luttaient au jour le jour le seront encore plus et plus durement, et il y aura un tout nouveau groupe de personnes en plus d’eux qui ont besoin de nourriture. »

    Certains programmes visant à lutter contre la faim reculent déjà. Le programme de sensibilisation et d’éducation en nutrition, qui passe des contrats avec des organisations qui aident les gens à demander des prestations fédérales par le biais du programme d’assistance nutritionnelle supplémentaire, ou SNAP, a récemment notifié à ses bénéficiaires qu’il n’avait pas reçu le renouvellement prévu de son contrat de cinq ans avec l’État de New York. , qui doit expirer le 20 juin. Sans contrat, 45 organisations à travers l’État pourraient devoir licencier ou fermer complètement au moment où leurs services sont le plus nécessaires.

    Certains espèrent que la pandémie suscitera une meilleure compréhension des causes de la faim, même si elle cause de grandes souffrances. Jahi Chappell, directeur exécutif de l’organisation de défense des droits Food First, a déclaré que les racines de notre crise actuelle se trouvent à la fois dans le « filet de sécurité sociale à peine là » et dans le système alimentaire plus large dans lequel les grandes entreprises agricoles et de vente au détail ont trop de pouvoir et les agriculteurs ne sont pas ’t payé un salaire décent. « Tout est lié », a déclaré Chappell, qui a décrit la faim comme une injustice structurelle qui, comme la violence policière, doit être traitée de manière systémique.

    Tant qu’elle n’est pas abordée, la faim, comme la violence policière, est également l’une des rares choses qui peuvent faire sortir les gens de chez eux lors d’une pandémie mortelle. Un mercredi récent, une petite foule s’est rassemblée autour d’une table empilée de pommes de terre et de pommes dans une impasse à Far Rockaway. La plage, juste en bas de la rue, était vide. Mais sur le bloc, de la musique jouait alors que des bénévoles déchargeaient et empilaient les produits des boîtes. Plusieurs ont fait circuler un téléphone portable sur lequel ils étaient FaceTiming avec Cynthia Bryant, la fondatrice d’une église locale qui organise la distribution de nourriture sur le site à distance car elle subit une chimiothérapie.

    D’autres à la station de secours alimentaire pop-up répondaient également à la crise alimentaire avec une générosité qui semblait défier les temps sombres. Desiree Hicks, une mère de quatre enfants qui a perdu son emploi dans la facturation médicale, aidait à distribuer de la nourriture parce que, elle a dit : "Je sais ce que c’est que d’avoir faim." Sharmaine Anderson, qui conduisait une Uber avant la fermeture et a peu d’économies, venait de passer une grande partie de son contrôle de relance sur la nourriture qu’elle distribuait aux voisins. Et Ron Halyard, un pasteur, se préparait à remplir l’arrière de sa camionnette noire de provisions. « Nous continuons de le charger et de parcourir les quartiers », a déclaré Halyard. "Chaque fois que nous trouvons quelqu’un qui a besoin de nourriture."

    #New_York #faim #capitalisme #pauvreté #charité #USA

  • To grasp who’s dying of #Covid-19, look to social factors like #race - STAT
    https://www.statnews.com/2020/06/15/whos-dying-of-covid19-look-to-social-factors-like-race

    The MIT researchers’ key finding is that the underlying reasons for the link between race and death rate are not the usual suspects.

    “Policymakers’ natural instinct is to think this correlation is because of income disparities, or having health insurance, or diabetes, obesity rates, smoking rates, or even use of public transit,” Knittel said. “It’s not. We controlled for all of those. The reason why [Black people] face higher death rates is not because they have higher rates of uninsured, poverty, diabetes, or these other factors.”

    The Sutter study, too, adjusted for age, sex, comorbidities, and income; the higher hospitalization rate for Black patients wasn’t explained by any of those.

    That leaves other factors. “If I were a policymaker,” Knittel said, “I’d be looking at things like the systemic racism that affects the quality of insurance African Americans have and the quality of the health care they receive.”

    #racisme #mortalité #susceptibilité #santé

  • Les plus pauvres exclus du #Logement social : des propositions pour y remédier
    https://www.bastamag.net/logement-social-mal-logement-pauvres-exclus-paiement-loyer-fondation-abbe-

    Plus on est pauvre, moins on a accès au logement social. C’est paradoxal, mais c’est le constat fait par un groupe d’associations actives pour le droit au logement et contre la pauvreté dans une étude rendue publique le 11 juin [1]. « Faute de ressources suffisantes, des ménages sont aujourd’hui exclus du logement social, indique l’étude. Au niveau national, parmi les demandeurs HLM, les chances pour un ménage d’obtenir un logement social sont d’autant plus faibles que ses ressources sont basses. » (...) En bref

    / #Habitat_écologique_et_social, #Garantir_l'accès_au_logement, #Inégalités, #Fractures_sociales, (...)

  • Depuis les années 1950, « les quartiers » ont souvent concentré inégalités, déclassement et précarité. Certains les fuient, d’autres les stigmatisent #ville #quartiers #urbanisme #inégalités

    https://sms.hypotheses.org/20940

    A la manière d’un écosystème naturel, la ville peut s’analyser comme mettant en scène des éléments naturels et artificiels dans un jeu complexe de relations. Cet écosystème semi-artificiel est fréquemment soumis à des changements, comme par exemple la construction de nouveaux espaces de vie ou la mobilité de sa population.

    La planification urbaine des années 1950 pensait résoudre un certain nombre de problèmes en construisant des grands ensembles. Mais elle n’avait pas suffisamment anticipé les problèmes qui allaient arriver vingt ans plus tard, ou tout du moins elle ne s’était pas donné réellement les moyens politiques d’y faire face.

    Il nous faut regarder d’abord le contexte social qui a permis l’émergence des grands ensembles, puis les types de populations qui les ont intégrés avant que ces grands ensembles ne soient remis en cause et les banlieues stigmatisées, et enfin le lien entre grands ensembles et problèmes des banlieues. L’ exemple concret des grands ensembles de la ville d’Avignon nous a servi de modèle (...)