#in_retrospect

  • Comment le ministre Blanquer peut-il encore mentir sur la situation sanitaire dans les écoles ? | L’instit’humeurs | Francetv info
    https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2021/01/10/comment-le-ministre-blanquer-peut-il-encore-mentir-sur-la-situatio

    C’est peu dire qu’on est nombreux à avoir été surpris, voire stupéfaits, par les chiffres donnés par le ministre : ce sont les mêmes que ceux annoncés en novembre et que plusieurs médias, notamment Libération et Le Monde, avaient « débunkés » afin de rétablir la vérité : les chiffres officiels du ministère étaient jusqu’à 20 fois inférieurs à celui de Santé Publique France dans certaines Académies ! Pire, quand les chiffres de l’EN ne montraient aucune évolution, ceux de SPF indiquaient clairement une nette augmentation à partir de la Toussaint (pour exemple, quand la région Auvergne Rhône Alpes a décidé de tester massivement dans les lycées, le taux de positivité est monté à 5%, 16 fois plus que le taux du ministre…). Le site AEF avait publié cette infographie montrant à quel point les données du ministère étaient éloignés de la réalité.


  • Campagne de vaccination : l’histoire d’un naufrage - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/060121/campagne-de-vaccination-l-histoire-d-un-naufrage

    Des ratés logistiques ont empêché de distribuer suffisamment tôt le vaccin Pfizer. Selon notre enquête, comme pour les masques, le ministère de la santé n’a pas été assez réactif, ne prévoyant la mise en place que de 38 des 113 congélateurs susceptibles de stocker les doses fin décembre. Au moins trois semaines ont été perdues.

    (Pas lu : #paywall)

    • Merci @odilon.

      Mais, à cause des contraintes opérationnelles, les doses de vaccins livrées par Pfizer sont restées bloquées dans les centres nationaux, sans possibilité d’être distribuées en masse sur le territoire

      […]

      Cette lenteur fait que la France a pris, au moins,
      trois semaines de retard par rapport à des pays comme l’Allemagne (400 000 vaccinés) ou le Royaume-Uni (1,3 million de vaccinés, Londres ayant autorisé le vaccin dès le 2 décembre).

      Un document interne du ministère de la santé (voir ci-dessous), présenté au cours d’une réunion le 23 décembre, révèle en effet que l’État, qui disposait alors de tous les congélateurs nécessaires pour répartir les doses de vaccin sur le territoire (113), n’était en mesure de n’en faire fonctionner que 38 la semaine du 28 décembre, date du début de la campagne de vaccination. Au cours de cette même réunion, le ministère a donc acté que le « déploiement du vaccin sur l’ensemble du territoire » ne pourrait se faire qu’à la « mi-janvier ».

      Ce qui va dans le sens de @biggrizzly : tout ce bruit sur les ceusses qui ne veulent pas se faire vacciner et qu’il faudrait rassurer, etc., c’est juste une façon de masquer le fait que de toute façon, le gouvernement s’est merrrrrdé sur la logistique :

      Pour justifier ce retard, le pouvoir a dans un premier temps invoqué la défiance d’une partie de la population à l’égard d’un vaccin testé en vitesse pour contrer la pandémie mondiale.

    • Ou sinon, en alternative à la dropbox de @odilon :

      Campagne de #vaccination : l’histoire d’un naufrage

      Des ratés logistiques ont empêché de distribuer suffisamment tôt le #vaccin #Pfizer. Selon notre enquête, comme pour les masques, le ministère de la santé n’a pas été assez réactif, ne prévoyant la mise en place que de 38 des 113 congélateurs susceptibles de stocker les doses fin décembre. Au moins trois semaines ont été perdues.

      C’est l’un des postes stratégiques pour la distribution du vaccin en France, et il est actuellement vacant. Selon les informations de Mediapart, la cheffe de la « direction alerte et crise » (DAC) de l’agence nationale Santé publique France (SPF), chargée par le ministre Olivier Véran de distribuer les millions de doses de vaccin, n’a pas été remplacée après avoir quitté ses fonctions au 31 décembre 2020.

      Mandaté depuis novembre par SPF pour trouver un nouveau directeur, un cabinet de recrutement continue en ce moment à recueillir les candidatures, comme si la France avait tout son temps.

      Cette vacance n’est qu’une illustration parmi d’autres du fiasco de la vaccination contre le Covid-19 en France, tel qu’a pu le reconstituer Mediapart. Notre enquête montre que les autorités ont décidé d’un plan de vaccination extrêmement lent, contraintes par un déficit d’anticipation logistique.

      Le 3 décembre, Jean Castex expliquait : « Acheminer des millions de vaccins est une opération d’une très grande complexité. Nous y travaillons aussi depuis plusieurs mois, nous avons acheté le matériel et les équipements nécessaires. Nous serons prêts pour les premières vaccinations dès que les vaccins seront disponibles. »

      Le 16 décembre, le « Monsieur Vaccin » du gouvernement Alain Fischer, à la tête de la « Task force » qui fixe les objectifs logistiques à Santé publique France, annonçait devant le Sénat la « livraison d’au moins un million de doses fin décembre ou début janvier ».

      Mais, à cause des contraintes opérationnelles, les doses de vaccins livrées par Pfizer sont restées bloquées dans les centres nationaux, sans possibilité d’être distribuées en masse sur le territoire. Cette lenteur fait que la France a pris, au moins, trois semaines de retard par rapport à des pays comme l’Allemagne (400 000 vaccinés) ou le Royaume-Uni (1,3 million de vaccinés, Londres ayant autorisé le vaccin dès le 2 décembre).

      Un document interne du ministère de la santé (voir ci-dessous), présenté au cours d’une réunion le 23 décembre, révèle en effet que l’État, qui disposait alors de tous les congélateurs nécessaires pour répartir les doses de vaccin sur le territoire (113), n’était en mesure de n’en faire fonctionner que 38 la semaine du 28 décembre, date du début de la campagne de vaccination. Au cours de cette même réunion, le ministère a donc acté que le « déploiement du vaccin sur l’ensemble du territoire » ne pourrait se faire qu’à la « mi-janvier ».

      Face à l’incompréhension de la population et à la fronde des élus locaux, qui commence à gagner ses propres troupes, le gouvernement a finalement décidé de changer de braquet en catastrophe, lundi 4 janvier. Mais il n’y parvient pas vraiment. Et le retard ne pourra pas être rattrapé : alors même que des centaines de milliers de doses d’un vaccin efficace à 95 % ont été livrés, et que le variant anglais du coronavirus, a priori plus contagieux, est officiellement dans l’Hexagone, seulement 7 000 personnes ont à ce jour été vaccinées, selon les autorités. « Chaque jour de retard, ce sont des morts illégitimes », dénonce auprès de Mediapart un parlementaire de la majorité (lire ici).

      Pour justifier ce retard, le pouvoir a dans un premier temps invoqué la défiance d’une partie de la population à l’égard d’un vaccin testé en vitesse pour contrer la pandémie mondiale. Ce jeudi, le ministre de la santé Olivier Véran a sorti une nouvelle explication de son chapeau dans L’Opinion en estimant que ce qu’il qualifie de « période de rodage » a été « utile » : « On a évité les réactions allergiques graves, on a appris de l’expérience des Allemands, qui ont parfois administré cinq doses à un patient. Ça nous a permis de sécuriser le protocole », a défendu le ministre.

      Un argumentaire qui fait fi des ratés logistiques, malgré les évidences. « On a remonté que la logistique ne se mettait pas en place de manière satisfaisante. En décembre, on ne savait pas comment acheminer ce vaccin… C’était un problème ! », critique un membre du conseil d’administration de la Fédération hospitalière de France (FHF). « Certes, c’est compliqué, ajoute cet interlocuteur, mais c’est une simple question de logistique. Or il y a des loupés. On a des pompiers, des médecins militaires qui savent faire, ils n’ont pas été mobilisés ! Les critiques n’ont pas été entendues. On devrait être, si on était bons, à 300 000 vaccinés en France aujourd’hui. »

      « Des centaines de milliers de doses dorment actuellement dans des congélateurs ! », a aussi dénoncé Aurélien Rouquet, professeur de logistique, dans une tribune publiée dans Le Monde, en considérant que « le plus rageant, c’est que les savoirs logistiques nécessaires sont disponibles, et que les acteurs qui les détiennent sont prêts à se mettre au service du gouvernement ! ». Le spécialiste rappelle en effet que « l’association France Supply Chain, [qui] réunit les responsables de la logistique de la plupart des entreprises, proposait son aide au gouvernement, et suggérait la création d’un comité ‘Supply Chain Vaccin’ ».

      Au lieu de cela, le ministère d’Olivier Véran a décidé de s’appuyer sur Santé publique France (SPF), malgré les doutes sur sa capacité de gérer une mission d’une telle ampleur. Au début de la crise, les difficultés rencontrées par l’agence pour commander et distribuer des masques avaient poussé le premier ministre Édouard Philippe à la dessaisir, le 4 mars, de ces missions au profit d’une « cellule de coordination interministérielle de logistique », comme l’avait révélé Mediapart.

      Malgré l’engagement de ses agents, SPF est aussi apparue dépassée dans l’organisation de la réserve sanitaire, dont elle avait également la charge. Et pour cause : l’agence, peu réactive et insuffisamment dotée, est « armée comme un plan quinquennal au temps de l’Union soviétique », déplorait, au printemps, une source ministérielle.

      Le général Richard Lizurey a clairement identifié le problème dans son rapport commandé par le gouvernement cet été, document censé préparer le pays à affronter une deuxième vague. « Santé publique France, chargée de la gestion de la réserve sanitaire et des stocks stratégiques nécessaires à la protection des populations, a rencontré des difficultés à assurer cette manœuvre logistique faute notamment de compétences et de moyens suffisants », y écrivait en particulier l’ancien directeur général de la Gendarmerie nationale. Les sept personnes qui travaillent habituellement à la manutention logistique n’ont reçu que quelques maigres renforts pour affronter la crise.

      « La question logistique des équipements de protection ayant été un point de fragilité majeure dans la gestion de cette crise, il serait utile de conduire un RETEX [retour d’expérience – ndlr] sur la mobilisation des compétences logistiques dans le champ de la santé », concluait alors le général Lizurey. Ce dernier estimait notamment important « d’étudier la manière de conforter Santé publique France en termes de moyens et de compétences, et d’étudier les synergies qui pourraient être créées avec d’autres ministères, notamment le ministère des Armées qui dispose de logisticiens sanitaires ».

      Santé publique France doit s’adapter en catastrophe

      Selon nos informations, les équipes de SPF, déjà épuisées par des mois de travail acharné, n’ont pas reçu de coups de main substantiels après la remise du rapport Lizurey en juin. Il est vrai que le ministre de la santé Olivier Véran a lui-même reconnu, en novembre, qu’il n’avait pas été destinataire du document pourtant commandé par son propre gouvernement…

      La mission d’information de l’Assemblée nationale s’est elle aussi inquiétée de « l’absence de ressources internes au sein de Santé publique France pour gérer la réponse à une crise sanitaire et la persistance d’une organisation qui n’anticipe pas un changement d’échelle logistique ». Tandis que la commission d’enquête du Sénat a pour sa part relevé que « le poste de ‘directeur de la communication et du dialogue avec la société’ de Santé publique France est resté vacant des mois de mars à mai 2020 puis de nouveau de juillet 2020 à octobre 2020 », ce qui « a pu peser sur la capacité de l’agence à imposer sa voix dans le débat public sur les mesures de prévention de l’épidémie ».

      Malgré cet épisode, personne n’a visiblement cru bon s’assurer qu’un tel problème ne se reproduirait pas avec le départ au 31 décembre, programmé depuis plusieurs semaines, de la directrice de la « direction alerte et crise » (DAC), qui chapeaute la petite unité de l’« établissement pharmaceutique », chargée de la logistique pour le vaccin. Interrogée sur les raisons de ce manque d’anticipation, SPF n’a pas répondu à nos questions.

      L’agence joue un rôle crucial dans la distribution puisque c’est elle qui fait l’interface entre les sept lieux de stockage nationaux des vaccins, en provenance de l’usine Pfizer en Belgique, avant leur répartition sur le territoire dans des super-congélateurs.
      Disposés dans chaque département, ces congélateurs permettent de maintenir les vaccins à une température de– 70 °C pour un stockage long terme (jusqu’à six mois). Pour le transport comme pour un stockage court terme (cinq jours maximum), la température peut être de 2 °C à 8 °C.

      Selon le document du 23 décembre, la livraison des 100 établissements choisis pour recevoir les super-congélateurs à – 70 ° n’a commencé que dans la semaine du 21 décembre. Lors d’une conférence de presse de la Fédération hospitalière de France (FHF), mardi 5 janvier, son directeur de l’offre de soins, Alexandre Mokede, a expliqué que seuls « la moitié des établissements supports ont été livrés en congélateurs » et que « tous devraient l’être d’ici la mi-janvier » seulement.

      Pour le président de la Fédération hospitalière de France, Frédéric Valletoux, « la campagne ne devait réellement commencer que le 15 janvier. Rien n’empêchait qu’on puisse afficher tout de suite une campagne plus vaste. C’était notre avis, nous n’avons pas été entendus ». C’est même lundi 18 janvier qu’était programmée la « mise à l’échelle » de la campagne de vaccination dans les Ehpad, c’est-à-dire une vaccination massive. Jusque là, dans les Ehpad, les premières vaccinations ont été réalisées pour l’exemple.

      À l’enjeu de respecter la chaîne du froid, s’ajoute un impératif de sécurité, le gouvernement craignant que des convois de vaccins puissent faire l’objet d’attaques. Santé publique France, chargée d’organiser les livraisons sur le terrain, travaille en étroite liaison avec la « task force » de l’exécutif dédiée à la vaccination au sein de laquelle, preuve des difficultés rencontrées, la personne chargée de la logistique vient d’être remplacée.

      Malgré les déclarations d’intention du gouvernement, qui souhaite désormais accélérer la campagne de vaccination, plusieurs hôpitaux ont, selon nos informations, constaté des blocages au début de la semaine, SPF n’étant pas en mesure de leur donner des informations sur les livraisons à venir. Questionnée sur ce point, l’agence n’a pas répondu.

      Dans les pharmacies des hôpitaux qui ont reçu de Santé publique France les vaccins, mais aussi les seringues, des pharmaciens se sont publiquement étonnés d’avoir réceptionné du matériel jugé « inadapté ». Ils ont reçu d’une part des seringues de 5 millilitres pour reconstituer la dose de vaccin en y injectant le chlorure de sodium : il faut en réalité injecter 1,8 ml dans le flacon de 5 doses, des seringues de 2 ml auraient donc été plus adaptées. D’autre part, les hôpitaux ont été surpris de recevoir des aiguilles de 18 millimètres pour l’injection en intramusculaire, alors que le guide de la vaccination indique bien que les aiguilles doivent être de 25 millimètres.

      En réalité, Santé publique France a dû s’adapter en catastrophe au changement de pied du gouvernement. « Les aiguilles de 18 mm sont adaptées pour les personnes âgées, qui ont moins de masse musculaire », explique Bernadette Coret-Houbart, la cheffe de service de la pharmacie d’Aulnay-sous-Bois, qui réceptionne les doses de vaccins et les répartit dans une grande partie de la Seine-Saint-Denis. « Nous avons reçu dans un second temps les aiguilles de 25 millimètres, adaptées aux professionnels de santé. Cette campagne est inédite, très rapide, il va y avoir des ajustements et c’est normal. »

      La pharmacienne ne cache pas son agacement devant la polémique qui monte et qu’elle juge « inutile » : « On est dans le Covid depuis février, on a eu beaucoup de morts, on est épuisés. On veut tous sortir de cette crise. Maintenant, il faut vacciner. »

      Le soir du 31 décembre, Olivier Véran a donc annoncé, contre toute attente, que la vaccination serait finalement ouverte aux professionnels de santé de plus de 50 ans. Elle a débuté dès le samedi 2 janvier à l’Hôtel-Dieu, à Paris, par la vaccination devant les caméras du président du Conseil national de l’ordre des médecins. « On a d’abord ouvert un box de vaccination, on en est aujourd’hui à cinq, on vaccine plusieurs centaines de professionnels de santé par jour. On a beaucoup, beaucoup de demandes », se félicite l’immunologiste Jean-Paul Viard, qui a participé à l’ouverture de ce premier centre de vaccination en France.

      L’attente est si forte que le gouvernement a également avancé la vaccination des + de 75 ans à la fin du mois de janvier, ainsi que celle des pompiers et des aides à domicile. Ces annonces égrenées ont bouleversé de fond en comble le plan établi au départ, preuve de la panique qui saisit le gouvernement.

      Nous nous sommes procuré le document présenté le 23 décembre aux directeurs d’hôpitaux par la direction générale de la santé assistée par le cabinet de conseil McKinsey, comme l’a révélé Le Canard enchaîné ce mercredi 6 janvier. Seules les personnes âgées vivant en établissement devaient se faire vacciner dans l’étape 1 de la vaccination. L’étape 2 ne devait s’ouvrir qu’à partir de la fin du mois de février.

      Tout est sens dessus dessous, modifié en catastrophe, car il apparaît désormais inacceptable que la stratégie française accuse trois semaines de retard par rapport à ses voisins européens qui ont lancé la vaccination au même moment. Alors que 7 000 personnes ont été vaccinées en France, 340 000 l’ont été en Croatie, 300 000 en Italie et en Espagne, 240 000 en Estonie, selon le recensement du site Our World in data.

      Les autorités connaissaient le plan allemand depuis décembre

      Il n’y a aucune surprise, le gouvernement français était parfaitement informé que l’Allemagne, au moins, allait démarrer beaucoup plus vite sa campagne vaccinale. Pour le savoir, il a missionné le cabinet de conseil McKinsey qui a participé à la construction de la stratégie vaccinale, et à son « benchmark », cette technique de marketing consistant à comparer des performances.

      Or, le 23 décembre, il était clair que les Allemands seraient bien plus performants. La première étape allemande a débuté dès le 27 décembre et vise un public très large : toutes les personnes à risque élevé, qu’elles soient âgées ou atteintes d’autres maladies, tous les professionnels de santé et du médico-social, les résidents des maisons de retraite et les populations défavorisées. Pour y parvenir, des équipes mobiles se déplacent dans les maisons de retraites, et des centres de vaccination « de masse » sont ouverts. L’armée allemande a même été mobilisée en soutien du dispositif.

      Si la France a 1 million de vaccins disponibles et seulement 7 000 doses utilisées, selon le gouvernement, l’Allemagne a désormais le problème inverse : la polémique porte sur la capacité du laboratoire Pfizer/BioNTech à fournir des vaccins.

      Comme l’expliquait Olivier Véran début décembre, la France a au contraire fait le choix de s’appuyer sur « les acteurs habituels » de la vaccination, excluant les « vaccinodromes » dénigrés depuis la campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1.

      Les acteurs de terrain ne cachent pas leur agacement devant la polémique qui monte. Car eux estiment suivre le plan qui leur a été présenté par le ministère. « On a commencé à se réunir début novembre. On déroule le processus, il n’y a pas de retard. On nous demande même d’accélérer pour vacciner les professionnels de santé. La demande est forte, c’est un très gros travail, mais je suis optimiste. Ici, on a pris deux vagues, on est traumatisés par ce virus, on veut en sortir », assure la cheffe de service de la pharmacie de l’établissement pivot du département de Seine-et-Marne.

      La pharmacienne souligne aussi les errements de l’opinion publique : « D’abord, on a craint de ne pas avoir le vaccin. Puis on a craint de l’avoir trop tôt, sans recul suffisant. Et maintenant, on craint de l’avoir trop tard. »

      Le président de l’Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), Pascal Champvert, n’a pas craint de dénoncer la « faute lourde de l’État sur les masques, puis sur les primes ». Mais il est cette fois plus clément : « Le gouvernement a fait l’erreur de ne pas ouvrir plus rapidement la vaccination aux plus de 75 ans qui vivent à domicile, et qui sont tout aussi exposés au virus par leur famille ou leurs aides à domicile. L’erreur est rectifiée, j’en suis ravi. »

      Çà et là, l’entourage du président raconte sa fureur contre l’administration « incapable d’organiser une campagne d’administration massive », ou seulement capable de « pondre un guide de vaccination incompréhensible de 45 pages ». Le Guide en question détaille le processus de la vaccination en Ehpad : sa préparation, la consultation pré-vaccinale, son administration. Olivier Véran a annoncé qu’il allait « simplifier cette consultation vaccinale », sans plus de précisions.

      Pascal Champvert prévient : « Si l’idée est d’alléger le dispositif, elle est mauvaise. Il n’est pas trop lourd, il est issu d’une concertation. Les personnes âgées ont le droit d’exprimer leur consentement, les médecins ne vont pas décider à leur place. Cela prend du temps, car certains ont des problèmes cognitifs, et cela crée des problèmes juridiques auxquels personne ne s’est jamais intéressé. »

      Pour le sociologue des organisations et directeur de recherche au CNRS Henri Bergeron, « la mise en accusation de nos bureaucraties est parfois un peu facile, très typique des imputations de responsabilité en temps de crise. Il y avait la formule “l’intendance suivra”, maintenant on a aussi “l’intendance prendra”. On peut conclure que dans certains cas l’administration sanitaire est impotente, mais il faut administrer la preuve sur des cas précis. Et n’oublions pas qu’en général, le système de santé français a des performances tout à fait honorables, et reste relativement peu coûteux ».

      Et le gouvernement, avec l’aide de McKinsey, n’a-t-il pas péché par défaitisme ? Dans le document du 23 décembre, il prévoit des « hypothèses hautes » d’adhésion à la vaccination de 80 % en Ehpad et de 60 % en population générale.

      À l’issue de cette première semaine de campagne vaccinale, alors que les craintes légitimes sur ce nouveau vaccin commencent tout juste à être levées, la Fédération nationale des associations de directeurs d’établissements et services pour personnes âgées a de « premiers retours d’une enquête flash : entre 50 et 90 % des personnes âgées en Ehpad acceptent la vaccination, en moyenne 70 % », se félicite sa directrice Annabelle Veques.

      « Quand on dit qu’il faut restaurer la confiance des citoyens dans les autorités publiques et sanitaires, il y a aussi quelque chose à faire sur la confiance des autorités en elles-mêmes, estime le sociologue Henri Bergeron. La peur de quelques effets secondaires médiatisés, de quelque chose qui s’enclenche soudainement et qui devient incontrôlable, est une peur qui a structuré en partie la stratégie vaccinale. »

      https://www.mediapart.fr/journal/france/060121/campagne-de-vaccination-l-histoire-d-un-naufrage?page_article=1

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    • Gérald Darmanin, serial mythomane - regards.fr

      http://www.regards.fr/politique/article/gerald-darmanin-serial-mythomane

      C’est vrai pour la plupart des bouffons de LaRem (pour ne pas dire les bouffons du Roi). Une fois enfouis dans les poubelles de l’histoire politique française, les archéologogues du futur proche se demanderont comment toute cette incompétence, cette bassesse et cette médiocrité a été possible au plus haut niveau de l’état.
      #In_retrospect

      6 décembre. Gérald Darmanin tweete : « À Belfort, un jeune homme agressé parce qu’il aurait fêté Noël et ne serait pas un "bon arabe". Circonstance "aggravante" : être fils de policiers. La justice a ouvert une enquête. Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne. »

      L’affaire doit être grave pour que le ministre de l’Intérieur interrompe sa digestion noëlienne. Il faut dire que cette histoire est du pain béni : Noël + Arabe + fils de flic = bingo ! Sauf que… il ne s’agit que d’un emballement médiatique, une fake news bien relayée par des syndicats de policiers, comme l’a bien décortiqué Mediapart.

    • L’histoire commence le jour de Noël. Le vendredi 25 décembre vers 15 heures, Nadir*, 20 ans, mange en famille. Comme beaucoup de jeunes de son âge, il immortalise le moment dans sa Story Snapchat – un fil d’images visible de tous ses contacts pendant 24 heures. Sur la photo, « des huîtres et des crevettes », écriront Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA).

      Hichem* réagit à sa Story. C’est une connaissance, de deux ans de moins que lui, qui était dans la même école primaire que lui et avec qui il lui arrive encore d’échanger. Hichem lui demande, en substance, s’il fête Noël. Là, au terme d’une montée en tension aux circonstances encore inconnues, les deux jeunes se mettent à s’insulter.

      – « Je vais te niquer ta mère la pute sale blanc de merde / Jvais te montrer c’est quoi un vrai rebeu ptite salope », écrit Hichem.

      – « Jcroi ta oublier chui ki / Mais on va voir en face si t’assume tes paroles la comme un homme », répond Nadir.

      – « Mais tu crois t’es qui ptit fdp t’es le fils d’un hnouch [policier en argot maghrébin, ndlr] mais à part ça t’es qui heychick jvais ntm la pute tu verras. »

      Ils finissent par se donner rendez-vous. Nadir quitte la maison familiale située en banlieue de Belfort et se rend dans le parking des Terrasses-du-Mont, à deux pas de là où habite Hichem. Il vient accompagné, « de deux voire trois personnes » selon le procureur de Belfort. Hichem l’attend, avec deux de ses frères (l’un a 18 ans comme lui, l’autre a 20 ans) et une quatrième personne.

      S’ensuit un « bref échange » selon le parquet, mais surtout une bagarre au cours de laquelle, dès le premier coup, Nadir se retrouve au sol. Dans la rixe, il prend d’autres coups, il saigne du nez et du dos mais il peut reprendre sa voiture, retourner chez lui et aller porter plainte au commissariat de Belfort. Il se verra prescrit quatre jours d’interruption temporaire de travail. Le même soir, Hichem aussi se présente au commissariat, où il est placé en garde à vue.

      La mère de Nadir, Ilham Friedrich, est brigadier-chef au commissariat de Mulhouse. Elle est aussi déléguée syndicale Unsa-Police. C’est du commissariat de Mulhouse que la presse apprendra d’ailleurs les faits. Alain Cheval, en charge des faits divers aux DNA, est le premier sur le coup. Une de ses sources mulhousiennes le branche sur le dossier. Il appelle la mère qui lui donne des éléments. Dans l’après-midi, il reçoit un message d’un interlocuteur à l’Unsa-Police locale avec un résumé titré « Tabassé pour avoir fêté Noêl et être fils de flic ».

      L’article est publié à 17 h 20 et il est titré « Tabassé pour avoir fêté Noël et être fils de policiers ». Alain Cheval y écrit que c’est Hichem qui a donné rendez-vous à Nadir et qu’il s’en est pris à lui parce qu’il était « choqué » de le voir « fêter Noël alors qu’il est de confession musulmane ». Surtout, il écrit qu’une fois sur place, Nadir est « attendu par cette connaissance et quatre autres individus » qui le « passent à tabac ».

      À 18 h 49, l’AFP embraye : « Un jeune Belfortain de confession musulmane et fils de policiers a déposé une plainte après avoir été agressé parce qu’il avait publié sur les réseaux sociaux des photos le montrant en train de fêter Noël, a-t-on appris samedi de source policière. » Le récit des faits est le même que dans les DNA mais l’AFP cite la mère de la victime, qui assène : « Il est tombé dans un guet-apens. Cette affaire ne doit pas rester sans suite. Ce sont des comportements sectaires et racistes. » L’autre grand quotidien local, L’Est républicain, ajoutera une dernière pièce dans la machine en publiant un article du même acabit.

      De là, les réactions affluent. À 19 h 04, Michel Corriaux, représentant du syndicat Alliance dans le Grand Est, tweete « sa colère et son écœurement » face à « la haine anti-flics » et à « l’intégrisme religieux infect ». À 20 h 09, c’est le président de la Région, Jean Rottner (Les Républicains), qui dénonce une « agression inadmissible » et un « racisme trop ordinaire ». Et puis, à 21 h 17, c’est Gérald Darmanin qui s’empare du fait divers. « Pas de place pour le séparatisme dans notre pays, pas de place pour le racisme d’où qu’il vienne », tonne le ministre de l’intérieur.

      Il faudra attendre le lendemain matin pour que le procureur de la République de Belfort prenne la parole. Dans un communiqué, Éric Plantier délivre des éléments de l’enquête et en profite pour adresser quelques tacles. Aux journalistes, d’abord, soulignant : « Ces articles et dépêches ont été publiés sans vérification auprès du parquet de Belfort. » À leurs sources policières, ensuite, dont il regrette qu’elles se soient « largement épanchées dans la presse » et dont il indique qu’elles n’étaient pas « saisies de l’enquête ». Éric Plantier dénonce enfin « les réactions exacerbées » de « personnalités politiques » et d’« organisations syndicales ».

      Surtout, le procureur rappelle que rien ne permet à ce jour d’affirmer que le jeune homme a été frappé parce qu’il fêtait Noël. Ce qu’affirmaient pourtant, sans conditionnel, les DNA et l’AFP. Interrogé par Mediapart, le journaliste des DNA Alain Cheval défend son travail : « J’avais un communiqué de l’Unsa, j’avais eu la mère policière assermentée et l’un de ses collègues : je pense que ce sont des sources crédibles. On peut toujours faire mieux mais là, j’avais vérifié l’info avec trois sources différentes. Ma source m’avait précisé : “Je vais envoyer aux autres journalistes, mais tu as une longueur d’avance.” J’avais la primeur, j’y suis allé. » Si Alain Cheval avait bien trois sources, celles-ci étaient toutes liées à la victime. Il s’est donc appuyé sur le témoignage de policiers, mais sur aucune « source policière » ayant accès à l’enquête.

      Pourquoi ne pas avoir pris le temps de vérifier l’information auprès des autorités judiciaires ? « Lorsqu’ils ont publié leurs articles, aucun journaliste ni des DNA ni de l’AFP n’avait pris attache avec moi », indique à Mediapart le procureur de Belfort. « Effectivement, je n’ai pas contacté le parquet, consent Alain Cheval. C’est mon seul regret. Je savais que le 26 décembre, ce serait compliqué d’avoir une réponse du procureur. »
      Le nouveau mensonge de Gérald Darmanin

      La version d’Ilham Friedrich et des syndicats policiers – dont elle est une des représentantes locales – s’est retrouvée reprise, telle quelle, par la presse locale et nationale. « Clairement, je ne pensais pas que ça allait partir aussi vite et aussi fort, dit aujourd’hui le rubricard du quotidien régional. J’ai peut-être trop fait confiance à la mère… Pour moi, ce sont des policiers assermentés. Avec du recul, j’aurais mis un conditionnel. »

      Sollicités, les journalistes de l’AFP nous ont renvoyés vers le service de communication de l’agence, qu’un souci technique nous avait empêché de joindre mardi soir.

      L’affaire de Belfort remet en lumière une réalité médiatique aux conséquences souvent désastreuses : la prééminence des syndicats policiers dans les réseaux d’information journalistique. Pour accréditer un peu plus la thèse relayée par l’AFP, Ilham Friedrich, la mère de la victime, a pris la parole en tant que déléguée syndicale Unsa-Police. « Quand mon gamin est arrivé, il y avait trois autres individus qui l’attendaient et qui l’ont littéralement lynché, mis à terre et puis ils l’ont tabassé », témoignait-elle le 27 décembre devant les DNA et BFMTV.

      « On a été complètement ciblés, mon mari et moi, qui est brigadier de police au commissariat de Belfort qui est identifié, car Belfort, c’est une petite ville et mon fils a été la cible, a été tabassé parce qu’il est fils de policiers blancs […] Non, on n’a pas à s’attaquer aux enfants de forces de l’ordre », a-t-elle ajouté.

      Interrogé, Thierry Clair, secrétaire général d’Unsa-Police, ne souhaite pas en dire davantage. « Quand le procureur de la République communique, on ne souhaite pas surcommuniquer ensuite. On préfère attendre le déroulé de l’enquête, c’est notre règle », explique-t-il.

      D’après nos informations, tous les délégués de l’Unsa ont reçu pour consigne de ne plus s’exprimer sur cette affaire. « On ne connaît pas encore les véritables motivations des agresseurs, admet un syndicaliste de la région. Au début, certains ont sans doute pensé que c’était bien que la collègue de l’Unsa, qui connaissait le dossier de près, s’exprime. Mais c’est vrai que le fait qu’elle soit concernée par l’affaire rend les choses un peu plus complexes. »

      Ce policier, qui précise « que d’autres syndicats et des policiers d’autres régions » se sont aussi exprimés, résume sa vision de l’épisode : « Il y a peut-être eu un emballement mais il semble venir de la presse, cette fois-ci. »

      Si cela est parti « aussi vite et aussi fort », comme le dit Alain Cheval, ce n’est pas uniquement à cause des journalistes locaux et des syndicats de police. La réaction officielle de Gérald Darmanin a largement amplifié l’écho de ce fait divers. « J’ose espérer qu’il ne s’est pas basé que sur mon papier pour faire son tweet, mais qu’il a quand même vérifié ce qu’il en était », commente le journaliste des DNA. Selon nos informations, aucun membre du cabinet du ministre n’a pris soin de vérifier la véracité des articles de presse auprès du parquet de Belfort.

      Même le policier cité plus haut se dit « surpris ». « Son message était tout de même au conditionnel, mais c’est vrai que le ministre de l’intérieur est censé être très bien informé et communiquer après avoir reçu les éléments. Il y a sans doute un souci dans son message », reconnaît-il. Sollicité par Mediapart, le cabinet de Gérald Darmanin a refusé de s’exprimer. Il n’a pas non plus souhaité expliquer pourquoi le tweet du ministre n’avait pas été supprimé depuis.

      C’est un épisode de plus dans la relation contrastée qu’entretient Gérald Darmanin avec la vérité. Déjà, le 12 décembre, il évoquait l’arrestation à Paris de 142 individus « ultra-violents » en marge d’une manifestation. L’enquête de Mediapart avait prouvé qu’il s’agissait principalement d’interpellations arbitraires, dont une large partie n’avait donné lieu à aucune poursuite.

      Le 9 décembre, il évoquait avec émotion le décès d’un « policier percuté par quelqu’un qui ne s’est pas arrêté », oubliant de mentionner qu’il s’agissait d’un véhicule de la BAC. Le 30 novembre, il s’enorgueillissait de ne pas avoir « gard[é] dans la police » un agent qui avait porté un écusson nazi. En réalité, le CRS en question est toujours en fonction, Gérald Darmanin ayant seulement bloqué sa promotion.

      Pour le syndicaliste, « le vrai problème aujourd’hui, c’est qu’il y a une surcommunication de toute part ». « Lorsqu’une agression de ce type arrive, la hiérarchie ne communique pas. Il y a donc un vide à combler et c’est une bataille de communication entre les réseaux sociaux et les policiers. » Une bataille dans laquelle a décidé de s’engager pleinement le ministre de l’intérieur, quitte à prendre de sérieuses libertés avec les faits.

    • Ici la police de la grammaire catholique : on écrit pain bénit avec un t, merci de corriger, bande de communistes.

  • #Covid-19 : le rapport du #Sénat qui accuse

    La commission d’enquête du Sénat sur la gestion du Covid-19 accuse le directeur général de la santé, #Jérôme_Salomon, d’être responsable du manque de masques à l’arrivée du virus, sans avoir averti Agnès Buzyn. Les sénateurs reprochent au ministre de la Santé, #Olivier_Véran, et au gouvernement d’avoir « sciemment dissimulé » le « fiasco des masques ».

    [...]

    Si l’hôpital a fait au mieux, la première vague a été particulièrement dure pour les soignants, que les Français applaudissaient alors chaque soir à 20 heures. « Libérés de carcans administratifs et de la contrainte budgétaire, l’hôpital et ses personnels ont montré une capacité d’adaptation extraordinaire » saluent les sénateurs.

    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/covid-19-le-rapport-du-senat-qui-accuse-186095

    #in_retrospect

  • « Vu que ce thread est une pièce à conviction et qu’il a disparu avec mon compte, je le pose là en attendant que Twitter réalise son erreur...
    Si les vidéos ne passent pas, changez de navigateur.
    Bon visionnage ! »


    https://threader.app/thread/1238399977128370182

    Les Français n’ont pas pris la mesure du #Covid_19 parce que le gouvernement et les chaînes d’info ont relayé un discours irresponsable pour rassurer au mépris de la santé publique et des avis des spécialistes.
    Ces gens sont des criminels !
    Thread ⬇️

    #PlainteCOVID #COVID19

  • Commission d’enquête Covid-19 : les députés pointent les défaillances au sommet de l’Etat
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/12/02/commission-d-enquete-covid-19-les-deputes-pointent-les-defaillances-au-somme

    La commission d’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale a adopté son rapport, mercredi. Selon les informations du « Monde », les députés soulignent une série de manquements des pouvoirs publics en amont de la crise sanitaire et pendant.

    #in_retrospect

  • Tadaaaaa ! Sonnez clairons et trompettes, c’est ce soir que l’on annonce à la télé que le nombre de nouveaux cas détectés est passé en dessous de 5000, 4429 très exactement, en dessous de 5000, la limite que le Chef de l’Etat avait annoncée pour décreter le déconfinement... taratata, tout se passe comme prévu, ce gars est un vrai chef trop doué, on peut se déconfiner, tralalapouetpouet.

    #in_retrospect pour plus tard. Pour le jour où enfin on aura une idée des décomptes issus des tests antigéniques depuis fin octobre...

  • Le gouvernement français intensifie sa dissimulation des infections de #COVID-19 dans les écoles - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/11/12/cvec-n12.html
    https://www.wsws.org/asset/7ae77acf-df41-4603-beaa-d1b1b0a9824b?rendition=image1280

    Cette tentative de dissimuler l’ampleur de la propagation de la maladie dans les #écoles fait suite à des tactiques similaires utilisées par le gouvernement dans les écoles et les universités françaises le mois dernier. Le fait que deux organes officiels du gouvernement produisent des chiffres de COVID-19 contradictoires témoigne de la nature profonde de la crise de l’État français face à l’augmentation des #décès et aux grèves d’enseignants.

    Suite à ce communiqué de presse, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a persisté dans le récit de son ministère. Il a affirmé que le nombre de cas était « sous contrôle » et que la transmission au sein du système éducatif était « inférieure aux proportions constatées dans le reste de la population ». Il a ajouté qu’il voulait que les écoles restent ouvertes « à tout prix » — un prix qui se compte en vies d’élèves et d’enseignants.

    La #manipulation de ces #chiffres s’accompagne d’un protocole visant à limiter la connaissance des cas par les élèves et les enseignants dans les écoles. Lorsqu’un élève est confirmé COVID-19 positif, seul le chef d’établissement est informé. Malgré que les masques ne fassent que réduire le risque d’infection, si les personnes exposées portent un masque, elles ne sont même pas considérées comme cas contact et ne sont pas informées de leur exposition au virus. Lundi, Joe, un élève de collège, a tweeté : « À l’école aujourd’hui, six élèves ont testé positifs en sixième. La classe a continué comme si de rien n’était ».

    Eric Menonville, un professeur de sciences, a fait remarquer sur Twitter que les mêmes #mensonges avaient été utilisés dans le but d’imposer un retour au travail : « Tout cela n’est qu’une blague. Le ministère du Travail nous a dit que moins de 1 pour cent des transmissions se font au travail et le ministre de l’Éducation nationale nous a dit qu’il y en a moins de 1 pour cent dans les institutions. Alors où se produisent les infections ? »

    La #censure des nombres de cas au niveau local et national est un #crime meurtrier contre la classe ouvrière. Combien de parents ont envoyé leurs #enfants à l’école en croyant que l’école n’avait pas de cas ? Combien d’enseignants sont allés travailler en croyant qu’ils étaient en sécurité ? Combien d’élèves ont ensuite infecté leurs parents, grands-parents et amis parce qu’on ne les a pas informés de ce qu’ils avaient été exposés au virus ? Combien de personnes vont mourir à cause de ces transmissions ?

  • Blanquer, 02.11.2020 sur France Inter :

    « On a fait une étude sur les purificateurs d’air et ça n’est absolument pas probant. Mais chaque fois qu’on peut ouvrir les fenêtres, il faut le faire »

    #aération #Blanquer #purificateurs #classe #école #salles_de_classe #Jean-Michel_Blanquer #ventilation
    #in_retrospect

    A mettre en lien avec cela :
    Ventiler, quantifier le taux de CO2, filtrer
    https://seenthis.net/messages/879692

  • Contagiosité des enfants : un dossier explosif pour le gouvernement
    https://blogs.mediapart.fr/marc-durin-valois/blog/171020/contagiosite-des-enfants-un-dossier-explosif-pour-le-gouvernement

    [ Dans un premier temps] en n’ayant pas imposé le masque pour 4,5 millions d’écoliers de 6 -11 ans, les pouvoirs publics ont acté des études partielles affirmant que les enfants n’étaient quasiment pas contagieux. L’explosion des contaminations familiales et le risque de double pandémie Covid 19 et grippe les amènent à un début de rétropédalage. Avec le souci d’éviter une crise majeure de confiance.

    Il faut porter au crédit de la Société Française de Pédiatrie d’avoir provoqué sur ces sujets un retournement spectaculaire de l’opinion française qui, à l’issue du confinement, était tétanisée par la crainte de voir les enfants se contaminer. Face aux parents en état d’anxiété généralisée, refusant de renvoyer leur progéniture à l’école malgré les désastres psychosociaux et sanitaires provoqués par la fermeture des établissements, le professeur Robert Cohen, vice-président de cette Société savante, a scandé, à travers des formules-choc : un, que les enfants étaient exposés mais peu touchés par la maladie en raison de leurs bonnes défenses naturelles ; deux, qu’ils n’étaient presque jamais gravement malades ; trois qu’ils étaient très peu propagateurs du virus entre eux et envers les adultes (« Lorsqu’un enfant est PCR positif, le risque de contamination entre enfants ou d’enfants à adulte reste extrêmement limité » explique-t-il sur Europe 1). Profitant d’une couverture médiatique hors du commun, ce triple message a provoqué le retour salutaire des gamins à l’école, celui des parents au travail et instillé une nouvelle doxa dans la population selon laquelle les enfants n’étaient quasiment pas contagieux.

    #contagiosité_des_enfants

  • Covid-19 : le gouvernement échoue à obtenir un consensus politique avant de nouvelles « décisions difficiles »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/28/covid-19-le-gouvernement-echoue-a-obtenir-un-consensus-politique-avant-de-no

    Conscient du choc potentiellement provoqué par de nouvelles « décisions difficiles », selon les mots du ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, le gouvernement a décidé, contrairement au mois de mars lors du premier confinement, de consulter tous azimuts avant la prise de parole d’Emmanuel Macron mercredi soir à 20 heures. Une concertation pour assurer un atterrissage en douceur à des mesures plus drastiques.

    Et "en même temps" :

    Covid-19 : Emmanuel Macron réfléchit à imposer un reconfinement au niveau national
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/10/28/covid-19-emmanuel-macron-reflechit-a-imposer-un-reconfinement-au-niveau-nati

    Emmanuel Macron doit prononcer une allocution télévisée depuis l’Elysée pour annoncer aux Français les décisions qu’il retient afin de freiner la progression de l’épidémie due au coronavirus.

    Les joies de la concertation dont la conclusion est que le Président réfléchit, et qu’il va te dire lui même ce qu’il a décidé en toute majesté.

  • Pour le #in_retrospect : le 11 septembre dernier, on est encore dans des chiffres « maîtrisables », bien qu’inquiétants, et le conseil scientifique fait le buzz en annonçant que « le gouvernement va devoir prendre des décisions difficiles ».

    Après un recadrage par Macron (pas de dictature médicale en France, c’est moi-je qui décide !), la seule « décision difficile » annoncée par Castex, c’est la réduction de la durée d’isolement de 14 jours à 7 jours. (Cris d’horreur de l’OMS.)
    https://seenthis.net/messages/875638

    • 14 octobre (il y a moins de deux semaines) : Macron explique que le télétravail n’est pas la panacée, que les entreprises ont besoin « d’avoir de la présence au travail »…
      https://www.bfmtv.com/economie/emmanuel-macron-preconise-deux-a-trois-jours-de-teletravail-par-semaine-quand

      Emmanuel Macron a préconisé ce mercredi soir « deux à trois jours de télétravail par semaine » dans les entreprises où cela est possible, pour « réduire un peu la pression collective ».

      « Il faut que ce soit aussi négocié dans les branches et au plus près dans l’entreprise », a souligné le chef de l’Etat lors d’une interview télévisée, tout en relevant qu’on « a besoin d’échanger avec les collègues de travail ».

      « On a besoin que les entreprises fonctionnent »

      Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que le travail en présentiel restait indispensable pour certaines entreprises. « On a besoin que les entreprises fonctionnent, elles ont besoin d’avoir de la présence au travail, on a besoin d’avoir des services publics ouverts et des professeurs dans les classes », a-t-il souligné. 

      Il a ainsi assuré que le télétravail n’était pas « la panacée » et qu’il pouvait aussi avoir des effets pervers en favorisant l’isolement des salariés.

    • 21 septembre : Covid-19 : le protocole sanitaire allégé à l’école à partir de mardi - Le Parisien
      https://www.leparisien.fr/societe/covid-19-le-protocole-sanitaire-allege-a-l-ecole-a-partir-de-mardi-21-09-

      Les règles concernant les cas contacts à un élève porteur du Covid-19 vont être assouplies dans les écoles maternelles et élémentaires à partir de mardi, a confirmé dimanche soir le ministère de l’Education.

      Lorsqu’un enfant sera testé positif, sa classe pourra « continuer de se tenir normalement pour les autres élèves, qui ne sont plus considérés comme cas contacts », a indiqué le ministère dans un communiqué.

      Jusqu’à présent, si un élève était considéré comme « cas contact », il ne pouvait revenir à l’école que si un test, réalisé sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé, était négatif.

      « Autour de 2000 classes sont fermées actuellement. Le nouveau protocole va permettre d’avoir moins » de fermeture[s], a expliqué Jean-Michel Blanquer ce lundi sur RTL. « On voit maintenant d’après de nombreuses études que les enfants se contaminent très peu entre eux et qu’il y a peu de contaminations d’enfant à adulte », a-t-il ajouté pour justifier ce nouveau protocole.

    • Un fil #in_retrospect sur les enfants...
      https://twitter.com/MmeDejantee/status/1321002277440729088

      En tant que journaliste, certes pigiste, mais journaliste non moins, je partage entièrement cet étonnement et plus généralement une incompréhension totale du traitement médiatique de la question du rôle des écoles dans la pandémie.

      Thread by MmeDejantee on Thread Reader App – Thread Reader App
      https://threadreaderapp.com/thread/1321002277440729088.html

      Dès le mois de mai, je me suis étonnée que les médias se fassent l’écho de l’étude de l’Institut Pasteur sur la contagiosité des enfants sans en relever (ou si peu) les biais.
      ... que les médias acceptent de donner voix à la Société française de pédiatrie sans leur demander d’argumenter leurs affirmations catégoriques sur la non contagiosité des enfants, qui relevaient pourtant du pur argument d’autorité
      ... qu’alors même que des voix discordantes commençaient à se faire entendre sur la scène internationale, notamment avec l’étude de Christian Drosten en Allemagne. Le traitement médiatique n’ait consisté qu’à tempérer ses conclusions pour mieux réasséner la doxa des pédiatres
      Certes, une étude scientifique isolée ne constitue jamais une preuve scientifique suffisante pour remettre en question un consensus mais pourquoi alors ne jamais souligner que ledit consensus n’était lui-même fondé en France que sur une unique étude isolée...
      ...menée majoritairement durant le confinement, et incluant un nombre très faible d’enfant covid+ ayant été scolarisés durant leur période de contagion, et qui plus est n’a jamais passé le stade de la pré-publication
      Au mois de juillet, avec l’étude coréenne montrant le rôle très important des ados, je pensais que le vent tournerait mais là encore, on a minimisé, insisté sur les biais (comme quoi, on est capable de le faire) sans se demander s’il fallait réévaluer notre vision globale
      S’en est suivie l’expérience douloureuse d’Israël dont on sait maintenant que la seconde vague a été largement initiée par les réouvertures des établissements scolaires, mais là encore le monde médiatique n’a rien changé à son traitement.
      A l’approche de la rentrée, on a commencé à parler de masques pour les enfants. L’OMS n’a JAMAIS déconseillé les masques pour les enfants de 6 à 11 ans. Pourtant, les médias français ont choisi la formulation très douteuse selon laquelle le masque « n’était pas recommandé »
      J’ai du expliquer à un nombre incalculable de gens que « n’était pas recommandé » devait se comprendre au sens littéral de « n’avait pas émis de recommandations à ce sujet » et non pas « estimé que ce n’était pas recommandé »
      A ce moment là, j’ai contacté plusieurs rédactions pour proposer des papiers visant à donner la parole à des épidémiologistes pour faire le point sur les données disponibles tandis que continuaient à se multiplier des articles minimisant l’ampleur des alertes internationales..
      ... sur la contagiosité des enfants, et concluant systématiquement sur la sacro-sainte étude (toujours non publiée donc) de l’Institut pasteur. Pourtant, les voix discordantes devenaient de moins en moins discrètes. J’ai cité à l’époque les appels aux USA d’Anthony Fauci,
      ... les nombreux threads d’ @FLAHAULT , l’importante veille bibliographique réalisée par @itosettiMD_MBA ou encore @DrZoeHyde
      @mentions
      Je n’ai jamais eu le feu vert pour écrire ce fameux papier. Face aux refus ou absence de réponse, j’ai même alerté plusieurs collègues pour leur demander leur avis sur ce traitement médiatique. Je commençais à douter : mes inquiétudes obscurcissaient-elles mon jugement ?
      @mentions
      Sans cesse, on m’opposait que l’école était trop importante, que le confinement avait créé trop d’inégalité. Avais-je prétendu le contraire ? Mais a-t-on le droit de désinformer au prétexte que la fin justifie les moyens ?
      A chaque interview radio ou télévisée d’experts plus ou moins qualifiés, je me suis demandée hébétée pourquoi on ne leur posait jamais les bonnes questions, pourquoi on leur laissait dérouler leur discours fallacieux,pourquoi on n’interrogeait jamais l’abandon coupable du traçage
      des covid+ chez les moins de 11 ans, pourquoi on ne parlait pas d’aération des classes (pas 10 min à chaque récré, mais 5 min toutes les 20 min), pourquoi on n’abordait pas la question de l’aérosolisation pourtant bien établie. Pourquoi, pourquoi, pourquoi.
      Je pense que je n’aurais jamais les réponses. Je constate juste qu’à l’heure où l’information internationale n’a jamais été aussi accessible, on n’a pas été capable de proposer une information de qualité, conforme à l’état de la recherche, permettant de faire des choix éclairés
      Là je ne peux que constater le carnage, sanitaire, mais aussi l’ampleur du déni de science que les politiques ont instauré et que de fait, les médias on contribué à propager. Dire que je suis dégoûtée est un euphémisme.

    • Le discours sur le télétravail... L’imposer serait une mesure qui ne coûterait rien politiquement (voire serait plutôt bien vue) et quasiment rien économiquement mais même là il arrive à se faire le ventriloque du Medef et des petits chefs. C’est vraiment de la pure idéologie, crasse et stupide.
      Et donc là, dernièrement, ça gesticule pour dire qu’il faut faire « au maximum » du télétravail. Toujours pas de décret, pas de loi. L’impuissance et la connerie en action, sous nos yeux.

    • Contagiosité des enfants : un dossier explosif pour le gouvernement
      https://blogs.mediapart.fr/marc-durin-valois/blog/171020/contagiosite-des-enfants-un-dossier-explosif-pour-le-gouvernement

      En n’ayant pas imposé le masque pour 4,5 millions d’écoliers de 6 -11 ans, les pouvoirs publics ont acté des études partielles affirmant que les enfants n’étaient quasiment pas contagieux. L’explosion des contaminations familiales et le risque de double pandémie Covid 19 et grippe les amènent à un début de rétropédalage. Avec le souci d’éviter une crise majeure de confiance.

      #contagiosité_des_enfants

    • Il faut porter au crédit de la Société Française de Pédiatrie d’avoir provoqué sur ces sujets un retournement spectaculaire de l’opinion française qui, à l’issue du confinement, était tétanisée par la crainte de voir les enfants se contaminer. Face aux parents en état d’anxiété généralisée, refusant de renvoyer leur progéniture à l’école malgré les désastres psychosociaux et sanitaires provoqués par la fermeture des établissements, le professeur Robert Cohen, vice-président de cette Société savante, a scandé, à travers des formules-choc : un, que les enfants étaient exposés mais peu touchés par la maladie en raison de leurs bonnes défenses naturelles ; deux, qu’ils n’étaient presque jamais gravement malades ; trois qu’ils étaient très peu propagateurs du virus entre eux et envers les adultes (« Lorsqu’un enfant est PCR positif, le risque de contamination entre enfants ou d’enfants à adulte reste extrêmement limité » explique-t-il sur Europe 1). Profitant d’une couverture médiatique hors du commun, ce triple message a provoqué le retour salutaire des gamins à l’école, celui des parents au travail et instillé une nouvelle doxa dans la population selon laquelle les enfants n’étaient quasiment pas contagieux.

      Doxa qui, au demeurant, continue à être instillée dans l’esprit des concitoyen·es de ce pays par le biais notamment de certains pédiatres autoproclamés experts.

      Experts en outre confortés dans leur #déni grâce à l’#omerta régnant sans partage au sein de l’#éducation_nationale

      @marielle : cet article contient tellement de raisons d’être porté à la connaissance du plus grand nombre qu’il mériterait d’initier son propre fil de discussion.

  • Khrys’presso du lundi 5 octobre 2020
    https://framablog.org/2020/10/05/khryspresso-du-lundi-5-octobre-2020

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Brave New World Le soutien total de la Lituanie à la révolution biélorusse (theconversation.com) En Pologne, le nouveau ministre … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue
    https://mamot.fr/system/media_attachments/files/011/573/734/original/ba1e10bc60ebdd25.mp4?1601222910

    • On est toujours dans un nombre de décès faible. Le pic début avril, c’est dans les 1000 morts par jour (Ehpad compris). Là on est presque à 20 fois moins.

      Mais si on a une évolution exponentielle qui se maintient, ça peut partir très vite. L’évolution est à priori plus lente qu’en mars (R effectif plus maîtrisé, tests, masques…), mais il ne faut pas oublier qu’en mars, on a été confinés avec moins de décès qu’aujourd’hui, et en moins de trois semaines on avait atteint le pic de 1000 décès quotidiens. C’est le problème de l’évolution exponentielle : on maîtrise, on maîtrise, et puis on ne maîtrise plus rien…

    • Le 21 septembre, c’est le dernier (petit...) pic observé, un lundi, jour de rattrapage des chiffres mal établis du ouikende.
      L’exponentielle, il semble que ce soit un doublement des hospitalisations tous les 15 jours / trois semaines (regardons les bras de Merkel qui explique ça à la télé).
      Elle n’aura pas la même allure pour différentes raisons, qui se conjuguent ou se compliquent : les variations de comportements, le manque de réserve de soignants cette fois, des soins hospitaliers (mise sous corticoïdes et/ou anticoagulants) qui permettent d’éviter une partie des mises en réa du printemps dernier et de diminuer partiellement la mortalité .
      Étonnant de voir comment les variables varient.
      Un autre exemple, la fiabilité des tests PCR (le nombre de faux négatifs) diminuent avec la durée de l’infection, lorsque le virus « migre » du nasopharyngé vers le pulmonaire et ailleurs.
      Qu’à un tel bordel on ajoute du bordel au lieu de délivrer régulièrement les infos avérées exploitables pratiquement et les interrogations en cours crée une intense confusion.
      Des mois après, Véran a dit que le virus se transmet "par l’air" mais (comme il fait trois syllabes et qu’on est trop crétins ?) le mot aérosol n’a toujours pas droit de cité dans le débat public.

    • Ne dites pas crétins, dites « euh… Je crois qu’on a souffert au cours de cette crise d’un défaut d’acculturation scientifique de la population française »
      #Sibeth_Ndiaye

  • L’Ordre des Médecins en France dénonce l’inaction officielle sur la pandémie - World Socialist Web Site
    https://www.wsws.org/fr/articles/2020/09/28/ordr-s28.html

    Hier, dans une entrevue accordé au Journal du dimanche, Patrick Brouet, le président de l’Ordre des Médecins, a attaqué l’inaction officielle face à la résurgence de Covid-19 en France. Cette inaction politiquement criminelle, décidée par le chef de l’État, prépare un nouveau pic de mortalité, dépassant celui du printemps, qui déborderait le système médical.

    Selon Brouet, « si rien ne change, dans trois à quatre semaines, la France va devoir affronter pendant plusieurs longs mois d’automne et d’hiver une épidémie généralisée sur tout son territoire, sans base arrière dans laquelle puiser des renforts humains, avec un système de santé incapable de répondre à toutes les sollicitations. »

    https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/patrick-bouet-president-de-lordre-de-medecin-la-deuxieme-vague-arrive-plus-vit #paywall

    Une tribune de médecins, même canard, même édition  : accès libre https://www.lejdd.fr/Societe/Sante/un-collectif-de-medecins-des-mesures-radicales-des-ce-week-end-pour-des-vacanc

    La semaine passée, les admissions en réanimation ont augmenté de 40 pour cent, les hospitalisations de 34 pour cent et les décès de 25 pour cent, avec 332 morts en hôpital ou en Ehpad. Le JDD cite les calculs concordants de sept scientifiques : « Sans mesure forte pour lutter contre l’épidémie, le nombre de patients admis chaque jour en réanimation dans un mois sera d’environ 650, équivalent à celui que nous avons connu au maximum de la première vague, et dépassera 1.200 mi-novembre. »

    Ces calculs renforcent ceux annoncés par Londres sur l’accélération alarmante de la pandémie. Selon le Bureau national de statistiques britannique, le nombre de cas double toutes les semaines, ce qui ferait environ 50.000 cas par jour à la mi-octobre et donc des centaines de morts par jour deux semaines après. Lors du premier pic au printemps, il n’a fallu qu’une semaine pour que le nombre de morts en Grande-Bretagne passe de 200 à 1.000 par jour.

  • Masques : l’aveu sans masque de Guérini - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/masques-laveu-sans-masque-de-guerini

    On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n’est pas un opposant qui le dit, c’est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l’émission « Quotidien ». ""Avec le recul, on sait qu’on aurait dû dire plus simplement qu’il n’y en avait pas assez, et que c’était la raison principale de les réserver à la première ligne de front"".

    • Ça date de quelques jours (15/09), et j’ai l’impression qu’on n’en a pas beaucoup entendu parler.

      Bien sûr, la France n’est pas le seul pays où «  »ça repart"". Bien sûr, Israël reconfine pour trois semaines. Bien sûr, le nombre de morts repart à la hausse en Espagne. Mais nous voici en septembre, et le gouvernement est encore incapable de définir et de faire appliquer une politique de santé publique contre la pandémie de coronavirus, laissant le terrain libre à l’interminable cacophonie médicale (voir notre inventaire de ce week-end) aux charlataneries multiformes, et à la propagande souterraine anti-masques. Au printemps dernier déjà, je m’interrogeais ici sur les interrogations de mes confrères sur l’absence de crédibilité du gouvernement.

      On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n’est pas un opposant qui le dit, c’est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l’émission « Quotidien ». ""Avec le recul, on sait qu’on aurait dû dire plus simplement qu’il n’y en avait pas assez, et que c’était la raison principale de les réserver à la première ligne de front"".

      Ainsi Guérini pulvérise le mensonge répété dans lequel s’enferrait encore, voici quelques semaines, le ministre Olivier Véran : «  »"Je ne voudrais pas que les Français pensent qu’on leur aurait caché l’utilité du masque parce qu’on en aurait manqué""". Cet aveu, Guérini ne l’a pas confessé en privé, sous couvert d’une conversation "off "entre initiés. « Quotidien » n’a pas dû hacker un site, intercepter une conversation, enquêter dans les coulisses. La vérité est souvent aussi peu dissimulée que la "Lettre volée "d’Edgar Poe. Si j’en crois l’image, Guérini se trouvait à la tribune de « La rentrée des territoires », une manifestation publique organisée le week-end dernier dans la Drôme. Il est probable que se trouvaient aussi dans la salle plusieurs journalistes. Et pourtant, « Quotidien » est la seule émission à l’avoir relevé.

      Ce mensonge n’est pas un simple mensonge. En sapant la crédibilité de la politique de santé publique, il fait des morts. On est en septembre. Jusqu’à quand Véran, Macron, Castex, Philippe, s’enferreront-ils ? Jusqu’à quand des médias amnésiques et aveugles les laisseront-ils s’enferrer ?

  • Des victimes du coronavirus déposent plainte contre Jean Castex devant la Cour de Justice de la République
    https://www.caducee.net/actualite-medicale/15154/des-victimes-du-coronavirus-deposent-plainte-contre-jean-castex-devant-la-c

    L’association Victimes Coronavirus France, réunissant plus de 200 personnes qui ont perdu leurs proches ou ont été malades du covid-19, saisit ce 17 septembre la Cour de Justice de la République pour comprendre pourquoi la France échoue là où d’autres pays européens, à commencer par l’Italie, ont réussi à maîtriser la situation. Source : Caducée.net

  • Commission d’enquête sur la gestion du Covid-19 : « Les défauts observés lors de la première vague perdurent »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/15/commission-d-enquete-sur-la-gestion-du-covid-19-les-defauts-observes-lors-de

    On constate qu’un certain nombre de personnes auditionnées veulent redessiner a posteriori la cohérence de leurs décisions. Il y a clairement chez certains la volonté de ne pas dire, de ne pas être franc, de tenter d’échapper à ce devoir de loyauté dû au peuple.

    On ne peut pas avoir vécu une telle crise sanitaire, avec des modes de gestion n’ayant pas été satisfaisants, et avoir des responsables publics, aux niveaux les plus élevés qui n’assument pas leurs responsabilités et se renvoient la balle. C’est intolérable. Notre commission d’enquête n’est pas un tribunal mais chacun doit dire la vérité des faits.

    ça c’est pour #in_retrospect

    et pour le présent :

    il n’y a pas eu de concertation, ou alors réduite, et pas de débat, notamment avec les parents d’élèves. Comme toujours, on préfère imposer. Mais l’autoritarisme, en santé publique, ça ne marche pas.

  • Le Dr Paré a mis le doigt sur le premier foyer de Covid en Bretagne - Vannes - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/le-dr-pare-a-mis-le-doigt-sur-le-premier-foyer-de-covid-en-bretagne-21-


    Dr Pierre-Yves Paré, spécialiste en médecine interne et en gériatrie au Centre Hospitalier Bretagne Atlantique à Vannes. Il a découvert les premiers malades du Covid en Bretagne, dans le foyer de Crac’h-Auray.
    Photos Stéphanie Le Bail

    Il est ce médecin qui a eu le nez creux au centre hospitalier de Vannes. Le samedi 29 février, face à un patient souffrant « d’une pneumopathie bizarre », le Dr Paré a eu un pressentiment : « Et si c’était le nouveau coronavirus ? »

    En Bretagne, le premier cas de Covid-19 est diagnostiqué à Brest, le 27 février ; il s’agit du cas isolé d’un homme revenant d’Égypte. La maladie vient de loin…

    Qu’est-ce qui vous a mis la puce à l’oreille pour vos patients qui, eux, n’avaient pas voyagé ?
    « Le patient qui arrive des urgences dans mon service, le samedi 29 février, vers 16 h 30, n’a pas voyagé, ni été en contact avec quiconque rentré de Chine ou d’Italie. En l’interrogeant, je me rends compte qu’il vient de Crac’h. Comme une autre patiente du service, qui présente également une pneumopathie bizarre évoluant mal sous antibiotiques. Je découvre alors qu’ils ont participé à un repas commun et que, dans leur entourage, des personnes sont aussi malades avec des symptômes moins graves. Je décide de contacter les infectiologues du CHU de Rennes, comme le voulaient les consignes, à ce moment-là, pour qu’ils valident la décision de faire le test Covid.

    Face à ce doute, que s’est-il passé dans votre service en attendant les résultats ?
    Nous avons tout de suite prévenu les infectiologues et les médecins du travail de l’hôpital : ce samedi-là, à 20 h, on a réuni les équipes du service pour leur parler des suspicions qu’on avait. On a alors mis en place le port du masque et de surblouse pour intervenir auprès des malades qui seraient testés. On n’a fait aucune sortie et aucune entrée de patients dans le service où les visites ont aussi été arrêtées.

    Évidemment, la direction est prévenue. Ça a soulevé de l’inquiétude. Des soignants ne sont pas rentrés dormir chez eux, par précaution, nous avons pris de la distance avec nos familles. On était, bien sûr, au courant qu’il y avait cette nouvelle maladie, mais on n’avait pas envisagé qu’on serait les premiers à faire face à un foyer. Quand j’ai vu tout ce que cela impliquait, le dimanche midi, j’ai eu peur de m’être agité pour rien.

    Combien de temps avez-vous attendu le résultat des tests ?
    En février, on ne faisait pas les tests instantanément. Je devais les faire le lendemain matin, le dimanche. Il se trouve que, ce samedi soir, j’apprends qu’en réanimation un test est revenu positif au Covid. En réa, depuis le jeudi, mes collègues avaient reçu la consigne nationale de tester toutes les personnes en détresse respiratoire aiguë.

    Je suis alors resté à l’hôpital jusqu’à minuit pour reprendre les dossiers des 36 patients que j’avais dans mon service, pour voir s’il n’y avait pas des recoupements à faire avec d’autres malades ayant des symptômes apparentés. Finalement, nous n’avons pas fait deux mais cinq tests. J’ai rappelé une collègue pour qu’elle vienne m’aider. Nous avons eu les résultats le dimanche soir, à 20 h : les cinq étaient positifs !

    Comment se sent-on à ce moment-là ?
    On se retrouve un peu désemparé, parce qu’il n’y avait alors pas de consignes. Nous étions face à une maladie dont on ne connaît pas grand-chose : on n’en a pas entendu parler en stage, il n’y a rien dans les livres.

    Ça a été le week-end le plus intense de ma jeune carrière : j’ai passé 30 heures à l’hôpital. Le lundi matin, je suis revenu dès 5 h 30 ; je n’arrivais pas à dormir et je me posais beaucoup de questions sur les patients. Nous avons beaucoup échangé et nous avons toujours fait ce que nous pensions devoir faire de mieux.

    Votre vigilance a permis la mise en place des clusters qui, dit-on aujourd’hui, ont évité que l’épidémie prenne l’ampleur qu’elle a eue dans l’Est.
    L’administration a fait remonter la situation jusqu’à la Direction générale de la santé, à Paris. J’ai été très marqué par la réunion que nous avons eue le dimanche soir. Nous étions très nombreux ; il y avait une grande partie de la direction de l’hôpital, les membres du service de réanimation. C’était impressionnant de voir comment les organisations se mettaient vite en route et comment ça réagissait rapidement. Dès le lundi, le préfet a mis en place les clusters de Crac’h, Carnac et Auray.

    #in_retrospect

  • A Look at the Refugee Crisis Five Years Later

    In 2015, as almost a million asylum seekers poured into Germany, Chancellor #Angela_Merkel said: “We can do this.” Was she right? Five years later, we take a closer look in the most average of average German towns.

    With its population of around 20,000, the town of #Hassloch is essentially the largest village in the Palatinate region of Germany. Still, it is well known in the country for being a special place - in that there is nothing special about it. Decades ago, the realization was made that from a demographic perspective, Hassloch is a microcosm of the country at large, with its age, gender and economic breakdown roughly reflecting that of Germany as a whole. Indeed, its demography is so normal that it was chosen in the 1980s by the Society for Consumer Research as the place where new products would be tested. After all, if people in Hassloch like it, you can be relatively sure that people in the rest of Germany will too. If Germany is a tree, Hassloch is its bonsai.

    What, though, can the place tell us about Germany’s handling of the huge influx of refugees five years ago? On Aug. 31, 2015, Chancellor Angela Merkel held a press conference in which she discussed the challenges that the wave of migration presented for the country. Hundreds of thousands of people were making their way into Europe at the time across the Mediterranean and along the Balkan Route – and many of them had set their sights on Germany. It marked the beginning of years of political discord, pitting EU countries, political parties and individuals against one another. In that press conference, Merkel said: “Germany is a strong country. We have done so much. We can do this!” It is a sentence that would become a trademark of her tenure.

    Now, five years later, we know that almost exactly 890,000 asylum seekers came to Germany in 2015. But have we “done this”? It’s hard to say, just as it is difficult to define exactly what “this” means, or even who “we” are. It all depends on your perspective. In Hassloch, the question as to who managed to “do this,” and when and what that means, leads to a number of places — to a city administrator, to an expert on parrots, and to extremely German families with colorful collections of passports. This story, though, begins in city hall.

    On the list of the most common German last names, Meyer is in sixth place. And Tobias Meyer, the town’s deputy mayor, looks so similar to his center-left predecessor that the two are often mistaken for one another. Meyer is a cheerful sort with expressive eyebrows and average height. In his office, he says that he joined the center-right Christian Democratic Union, Merkel’s party, on his 18th birthday out of admiration for Helmut Kohl. He sees himself “as a centrist” politically. “I find it astonishing,” says Meyer, “that not even the fall of the Berlin Wall changed our status as an average town.” It almost sounds as though normality in Germany is unchanging, no matter what happens and no matter who comes into the country.

    Since 2015, Hassloch has been home to between 500 and 600 refugees. The precise total is unknown, since many either returned home or quickly moved onwards. Currently, the town is home to 152 refugees, including 72 whose asylum applications are currently being processed. Back in 2015, after that summer of migration, the total was 211, which represents 1.1 percent of Hassloch’s population.

    And what about the 890,000 who showed up in Germany with its 82 million people? “You see?” says Meyer. Exactly 1.1 percent.

    Meyer is happy to talk about refugees at length, and isn’t shy about saying that some of them came expecting a rosy future without wanting to do much in return. Or about the fact that, from his perspective, the town hasn’t changed much as a result. Perhaps more instructive, however, is a visit to the administrative expert in city hall, a certain Ms. Behret.

    First, though, a final question for Tobias Meyer. Has Hassloch “done this?” Meyer’s response: “Hmmmm.”
    Administration

    The office is little more than the physical manifestation of the rules it is there to enforce, furnished with myriad filing cabinets with fake beech veneer. There are a few signs of life pinned to them, such as vacation pictures or funny Dilbert-esque cartoons about office life from the local paper. There are rows and rows of “meeting minutes” and “official correspondence,” along with a few stoic office plants doing their best to provide atmosphere. And in the middle of it all sits Christine Behret.

    “I love my job” it says on her keychain. She is the only woman in a leadership position in Hassloch city hall and she says she has been carrying around the keychain since her first day there. “I fought for this job,” Behret says. She describes herself as “a bit tough.”

    “We at the regulatory authority have a slightly different view of certain problems,” she says. “When a Sikh man shows up in your office, sits down on the floor and says he’s not going anywhere until he is allowed to cook in the hostel” – which isn’t allowed due to fire regulations – “then friendliness doesn’t get you very far. You have to pull out your English and affably throw him out. But you can never forget that you are dealing with a human being.”

    In her accounts, the phrase “we can do this” sounds mostly like a ton of work. Back in 2015, Behret says, she and her colleagues worked seven days a week. No public office, she continues, was prepared for the onslaught: They needed beds, food and doctors, despite the shortage of family practitioners in many rural areas of Germany. The first question to answer: centralized or decentralized accommodations? Hassloch chose a mixture of the two, which included a large hostel. Most of the refugees, though, were put up in 51 apartments that had been rented for the purpose. The asylum seekers were housed together according to complicated parameters, for which Christine Behret received additional training in “intercultural competence.” She said they learned such things as “women have no power in the places they come from, but here, women tell them what to do.” It is a sentence that has been part of the German migration debate for decades.

    Behret can provide a precise description of the asylum seekers in Hassloch using just a few sentences. She says they have “the entire spectrum” in the town, from a mathematics professor from Syria to others who can’t even write their own names. “The typical cases come by once a month to pick up their checks. For some of them, it’s enough. Others start working at McDonald’s at some point, or deliver packages for Amazon.”

    There was the alcoholic from Nigeria who shoplifted every day. “He was sent to us with no warning whatsoever. And no file,” Behret says. “How can something like that happen?” In that case, Tobias Meyer drove to the central reception center in the nearby town of Kusel to see what had happened. They then came by and picked the man up, she says.

    She tells the story of the man who died, yet couldn’t be buried because he had no birth certificate. “And if you haven’t been born, you can’t die.” In this room, focused on the administration of people, where everything is perfectly arranged, it is clear that she derives a certain amount of pleasure from such moments of turmoil.

    Behret’s main problem, though, is a different one: “We get the people faster than the files arrive. I don’t know if the person might have hepatitis, or tuberculosis, or scabies. We don’t have anything except their names, nationalities and dates of birth.”
    In the Bird Park

    There is a birdcage standing on a small blanket in Wilhelm Weidenbach’s living room. The bottom of the cage is lined with newspaper, with the brass-colored lattice rising above it. The door usually stands open. Weidenbach says that he taught his last parrot to sing German folk songs.

    Weidenbach, a 64-year-old retiree, has been in a wheelchair since suffering an accident and is the chairman of the Hassloch Club for the Protection and Care of Domestic and Foreign Birds. Every morning at 9 a.m., he heads over to the Hassloch Bird Park, one of the area’s places of interest.

    Last year, Hassloch was hit by a major storm that left the park in disarray. Together with a local group that helps asylum seekers, Weidenbach organized a day for volunteers to come and help out — and not long later, the municipality got in touch to ask if the asylum applicants would be willing to come by more regularly. The first of them came to the park just over two weeks ago, and they now work there three days a week for four hours at a time. On a recent Friday morning, they were busy with rakes and hoes at the duck enclosure: Ranj Suleiman, a Kurdish man from Iraq; Mohammad Ali Mozaffri from Afghanistan; and Aria Rahimzade from Iran — three of the 72 asylum applicants in Hassloch currently awaiting a ruling on their status.

    Suleiman was a computer technician, Mozaffri wanted to work in old-age care and Rahimzade had his sights set on becoming a hairdresser. All of those professions are in need, but because the Federal Office for Migration and Refugees (BAMF) hasn’t yet decided on whether they can stay or not, it is difficult for them to find real work. So the three of them rake detritus out of the enclosures for 80 cents an hour.

    Weidenbach says they’re doing a good job. Iran? Iraq? People are people, he says. All they have to do is follow the rules and show up on time. And it’s important for them to learn the language and speak German among themselves, he says, though they sometimes have trouble understanding the local dialect he speaks. In the courses they attend, they are learning high German.

    Mozaffri talks about how he got to Germany from Afghanistan three years ago: “Walking. Bicycle. Boat.”

    “Yes, necessity is the mother of invention,” Weidenbach jokes. The men likely would have laughed if they had understood him, but they didn’t. So Weidenbach repeats himself, slower and louder: “Ne-cess-i-ty is the MOTHER of in-ven-tion!”

    Now, the three start laughing, though they still haven’t understood him. No matter, they continue on to the emu enclosure, pushing their wheelbarrows past the parrots. Suleiman makes a face and jokes: “They speak better German than we do.”

    The municipality has bought a flat-roofed structure at the edge of town. Plastic chairs have been set up in the grass outside and there is hardly any natural light inside, with the only window being a skylight. A bit of carpeting hangs over the fence and it is quiet.

    This is where the levity from the aviary comes to an end. Suleiman, Mozaffri and Rahimzade live here, and there is a sign on every door inside covered in pictograms to illustrate all that is forbidden in the hostel: wall clocks, coffee machines, irons, hairdryers, washing machines, vacuums, cameras, telephones and computer monitors.

    The structure is home to around 30 asylum seekers. The metal bed belonging to Mozaffri can be found in the corner of Room 3, where the wall is covered with bits of paper bearing the German words he is currently learning. On the other side of a metal locker is another bed, belonging to a young Iraqi, whose asylum application has been rejected. He says that he grows afraid at night when he hears doors close and that he can’t bear living in the hostel for much longer. Indeed, it seems to be part of the concept to make it as uncomfortable as possible.

    At the end of June, decisions were pending on 43,617 asylum applications. BAMF works through the files, specialized lawyers file grievances, papers are intentionally hidden and replacement documents must be requested from Eritrea, Morocco and the many other countries from which the applicants come.

    The asylum applicants, such as the three that work in the Bird Park, are stuck in limbo. They have made it; they have arrived in Germany. But at the same time, they haven’t yet made it. They haven’t yet “done this.”
    Numbers

    In a survey conducted by BAMF, 44 percent of asylum seekers who participated reported having good or very good knowledge of the German language. Three-quarters of them felt welcome in Germany. But the phrase “we can do this” was primarily focused on the other side. Merkel was referring to the Germans.

    Andreas Rohr is a man knee-deep in statistics. There are no plants in his office and there is likewise little in the way of decoration. Rohr used to work as a treasurer in the town administration and has a business degree. He is a family man with a strong physique and a gray shirt that matches the textured walls around him. In 2015, he was the Hassloch bureaucrat responsible for the refugees, though today his portfolio includes daycare centers, leases and cultural activities. He is able to distill Hassloch’s ability to “do this” into columns of numbers.

    From an administrative point of view, Rohr says, Hassloch has indeed been successful. “In 2016, we spent around 550,000 euros ($630,000) on shelter costs and about 870,000 euros on benefits for the asylum applicants. We were reimbursed for all those costs by the administrative district. But the town was responsible for personnel costs and materials. We only had two part-time positions back then, but now we have four working in that division, and it was five at the peak. A full-time position costs 50,000 euros, so we’re talking about a quarter million per year at that time.”

    https://www.spiegel.de/international/germany/has-germany-done-this-a-look-at-the-refugee-crisis-five-years-later-a-68ebba
    #5_ans_après #2020 #crise_des_réfugiés #Allemagne #réfugiés #asile #migrations #in_retrospect #Merkel #we_can_do_it #wir_schaffen_das #économie

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