#in_retrospect

  • Masques : l’aveu sans masque de Guérini - Par Daniel Schneidermann | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/masques-laveu-sans-masque-de-guerini

    On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n’est pas un opposant qui le dit, c’est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l’émission « Quotidien ». ""Avec le recul, on sait qu’on aurait dû dire plus simplement qu’il n’y en avait pas assez, et que c’était la raison principale de les réserver à la première ligne de front"".

    • Ça date de quelques jours (15/09), et j’ai l’impression qu’on n’en a pas beaucoup entendu parler.

      Bien sûr, la France n’est pas le seul pays où «  »ça repart"". Bien sûr, Israël reconfine pour trois semaines. Bien sûr, le nombre de morts repart à la hausse en Espagne. Mais nous voici en septembre, et le gouvernement est encore incapable de définir et de faire appliquer une politique de santé publique contre la pandémie de coronavirus, laissant le terrain libre à l’interminable cacophonie médicale (voir notre inventaire de ce week-end) aux charlataneries multiformes, et à la propagande souterraine anti-masques. Au printemps dernier déjà, je m’interrogeais ici sur les interrogations de mes confrères sur l’absence de crédibilité du gouvernement.

      On tentera peut-être un jour de comprendre les causes de cet échec. On en trouvera une, au moins, qui sera tragiquement simple : le gouvernement paie son mensonge initial sur les masques, et sa tentative de masquer la réalité de la pénurie. Ce n’est pas un opposant qui le dit, c’est le chef du parti macroniste, Stanislas Guérini, dans un extrait isolé par l’émission « Quotidien ». ""Avec le recul, on sait qu’on aurait dû dire plus simplement qu’il n’y en avait pas assez, et que c’était la raison principale de les réserver à la première ligne de front"".

      Ainsi Guérini pulvérise le mensonge répété dans lequel s’enferrait encore, voici quelques semaines, le ministre Olivier Véran : «  »"Je ne voudrais pas que les Français pensent qu’on leur aurait caché l’utilité du masque parce qu’on en aurait manqué""". Cet aveu, Guérini ne l’a pas confessé en privé, sous couvert d’une conversation "off "entre initiés. « Quotidien » n’a pas dû hacker un site, intercepter une conversation, enquêter dans les coulisses. La vérité est souvent aussi peu dissimulée que la "Lettre volée "d’Edgar Poe. Si j’en crois l’image, Guérini se trouvait à la tribune de « La rentrée des territoires », une manifestation publique organisée le week-end dernier dans la Drôme. Il est probable que se trouvaient aussi dans la salle plusieurs journalistes. Et pourtant, « Quotidien » est la seule émission à l’avoir relevé.

      Ce mensonge n’est pas un simple mensonge. En sapant la crédibilité de la politique de santé publique, il fait des morts. On est en septembre. Jusqu’à quand Véran, Macron, Castex, Philippe, s’enferreront-ils ? Jusqu’à quand des médias amnésiques et aveugles les laisseront-ils s’enferrer ?

  • Des victimes du coronavirus déposent plainte contre Jean Castex devant la Cour de Justice de la République
    https://www.caducee.net/actualite-medicale/15154/des-victimes-du-coronavirus-deposent-plainte-contre-jean-castex-devant-la-c

    L’association Victimes Coronavirus France, réunissant plus de 200 personnes qui ont perdu leurs proches ou ont été malades du covid-19, saisit ce 17 septembre la Cour de Justice de la République pour comprendre pourquoi la France échoue là où d’autres pays européens, à commencer par l’Italie, ont réussi à maîtriser la situation. Source : Caducée.net

  • Commission d’enquête sur la gestion du Covid-19 : « Les défauts observés lors de la première vague perdurent »
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2020/09/15/commission-d-enquete-sur-la-gestion-du-covid-19-les-defauts-observes-lors-de

    On constate qu’un certain nombre de personnes auditionnées veulent redessiner a posteriori la cohérence de leurs décisions. Il y a clairement chez certains la volonté de ne pas dire, de ne pas être franc, de tenter d’échapper à ce devoir de loyauté dû au peuple.

    On ne peut pas avoir vécu une telle crise sanitaire, avec des modes de gestion n’ayant pas été satisfaisants, et avoir des responsables publics, aux niveaux les plus élevés qui n’assument pas leurs responsabilités et se renvoient la balle. C’est intolérable. Notre commission d’enquête n’est pas un tribunal mais chacun doit dire la vérité des faits.

    ça c’est pour #in_retrospect

    et pour le présent :

    il n’y a pas eu de concertation, ou alors réduite, et pas de débat, notamment avec les parents d’élèves. Comme toujours, on préfère imposer. Mais l’autoritarisme, en santé publique, ça ne marche pas.

  • Le Dr Paré a mis le doigt sur le premier foyer de Covid en Bretagne - Vannes - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/morbihan/vannes/le-dr-pare-a-mis-le-doigt-sur-le-premier-foyer-de-covid-en-bretagne-21-


    Dr Pierre-Yves Paré, spécialiste en médecine interne et en gériatrie au Centre Hospitalier Bretagne Atlantique à Vannes. Il a découvert les premiers malades du Covid en Bretagne, dans le foyer de Crac’h-Auray.
    Photos Stéphanie Le Bail

    Il est ce médecin qui a eu le nez creux au centre hospitalier de Vannes. Le samedi 29 février, face à un patient souffrant « d’une pneumopathie bizarre », le Dr Paré a eu un pressentiment : « Et si c’était le nouveau coronavirus ? »

    En Bretagne, le premier cas de Covid-19 est diagnostiqué à Brest, le 27 février ; il s’agit du cas isolé d’un homme revenant d’Égypte. La maladie vient de loin…

    Qu’est-ce qui vous a mis la puce à l’oreille pour vos patients qui, eux, n’avaient pas voyagé ?
    « Le patient qui arrive des urgences dans mon service, le samedi 29 février, vers 16 h 30, n’a pas voyagé, ni été en contact avec quiconque rentré de Chine ou d’Italie. En l’interrogeant, je me rends compte qu’il vient de Crac’h. Comme une autre patiente du service, qui présente également une pneumopathie bizarre évoluant mal sous antibiotiques. Je découvre alors qu’ils ont participé à un repas commun et que, dans leur entourage, des personnes sont aussi malades avec des symptômes moins graves. Je décide de contacter les infectiologues du CHU de Rennes, comme le voulaient les consignes, à ce moment-là, pour qu’ils valident la décision de faire le test Covid.

    Face à ce doute, que s’est-il passé dans votre service en attendant les résultats ?
    Nous avons tout de suite prévenu les infectiologues et les médecins du travail de l’hôpital : ce samedi-là, à 20 h, on a réuni les équipes du service pour leur parler des suspicions qu’on avait. On a alors mis en place le port du masque et de surblouse pour intervenir auprès des malades qui seraient testés. On n’a fait aucune sortie et aucune entrée de patients dans le service où les visites ont aussi été arrêtées.

    Évidemment, la direction est prévenue. Ça a soulevé de l’inquiétude. Des soignants ne sont pas rentrés dormir chez eux, par précaution, nous avons pris de la distance avec nos familles. On était, bien sûr, au courant qu’il y avait cette nouvelle maladie, mais on n’avait pas envisagé qu’on serait les premiers à faire face à un foyer. Quand j’ai vu tout ce que cela impliquait, le dimanche midi, j’ai eu peur de m’être agité pour rien.

    Combien de temps avez-vous attendu le résultat des tests ?
    En février, on ne faisait pas les tests instantanément. Je devais les faire le lendemain matin, le dimanche. Il se trouve que, ce samedi soir, j’apprends qu’en réanimation un test est revenu positif au Covid. En réa, depuis le jeudi, mes collègues avaient reçu la consigne nationale de tester toutes les personnes en détresse respiratoire aiguë.

    Je suis alors resté à l’hôpital jusqu’à minuit pour reprendre les dossiers des 36 patients que j’avais dans mon service, pour voir s’il n’y avait pas des recoupements à faire avec d’autres malades ayant des symptômes apparentés. Finalement, nous n’avons pas fait deux mais cinq tests. J’ai rappelé une collègue pour qu’elle vienne m’aider. Nous avons eu les résultats le dimanche soir, à 20 h : les cinq étaient positifs !

    Comment se sent-on à ce moment-là ?
    On se retrouve un peu désemparé, parce qu’il n’y avait alors pas de consignes. Nous étions face à une maladie dont on ne connaît pas grand-chose : on n’en a pas entendu parler en stage, il n’y a rien dans les livres.

    Ça a été le week-end le plus intense de ma jeune carrière : j’ai passé 30 heures à l’hôpital. Le lundi matin, je suis revenu dès 5 h 30 ; je n’arrivais pas à dormir et je me posais beaucoup de questions sur les patients. Nous avons beaucoup échangé et nous avons toujours fait ce que nous pensions devoir faire de mieux.

    Votre vigilance a permis la mise en place des clusters qui, dit-on aujourd’hui, ont évité que l’épidémie prenne l’ampleur qu’elle a eue dans l’Est.
    L’administration a fait remonter la situation jusqu’à la Direction générale de la santé, à Paris. J’ai été très marqué par la réunion que nous avons eue le dimanche soir. Nous étions très nombreux ; il y avait une grande partie de la direction de l’hôpital, les membres du service de réanimation. C’était impressionnant de voir comment les organisations se mettaient vite en route et comment ça réagissait rapidement. Dès le lundi, le préfet a mis en place les clusters de Crac’h, Carnac et Auray.

    #in_retrospect

  • A Look at the Refugee Crisis Five Years Later

    In 2015, as almost a million asylum seekers poured into Germany, Chancellor #Angela_Merkel said: “We can do this.” Was she right? Five years later, we take a closer look in the most average of average German towns.

    With its population of around 20,000, the town of #Hassloch is essentially the largest village in the Palatinate region of Germany. Still, it is well known in the country for being a special place - in that there is nothing special about it. Decades ago, the realization was made that from a demographic perspective, Hassloch is a microcosm of the country at large, with its age, gender and economic breakdown roughly reflecting that of Germany as a whole. Indeed, its demography is so normal that it was chosen in the 1980s by the Society for Consumer Research as the place where new products would be tested. After all, if people in Hassloch like it, you can be relatively sure that people in the rest of Germany will too. If Germany is a tree, Hassloch is its bonsai.

    What, though, can the place tell us about Germany’s handling of the huge influx of refugees five years ago? On Aug. 31, 2015, Chancellor Angela Merkel held a press conference in which she discussed the challenges that the wave of migration presented for the country. Hundreds of thousands of people were making their way into Europe at the time across the Mediterranean and along the Balkan Route – and many of them had set their sights on Germany. It marked the beginning of years of political discord, pitting EU countries, political parties and individuals against one another. In that press conference, Merkel said: “Germany is a strong country. We have done so much. We can do this!” It is a sentence that would become a trademark of her tenure.

    Now, five years later, we know that almost exactly 890,000 asylum seekers came to Germany in 2015. But have we “done this”? It’s hard to say, just as it is difficult to define exactly what “this” means, or even who “we” are. It all depends on your perspective. In Hassloch, the question as to who managed to “do this,” and when and what that means, leads to a number of places — to a city administrator, to an expert on parrots, and to extremely German families with colorful collections of passports. This story, though, begins in city hall.

    On the list of the most common German last names, Meyer is in sixth place. And Tobias Meyer, the town’s deputy mayor, looks so similar to his center-left predecessor that the two are often mistaken for one another. Meyer is a cheerful sort with expressive eyebrows and average height. In his office, he says that he joined the center-right Christian Democratic Union, Merkel’s party, on his 18th birthday out of admiration for Helmut Kohl. He sees himself “as a centrist” politically. “I find it astonishing,” says Meyer, “that not even the fall of the Berlin Wall changed our status as an average town.” It almost sounds as though normality in Germany is unchanging, no matter what happens and no matter who comes into the country.

    Since 2015, Hassloch has been home to between 500 and 600 refugees. The precise total is unknown, since many either returned home or quickly moved onwards. Currently, the town is home to 152 refugees, including 72 whose asylum applications are currently being processed. Back in 2015, after that summer of migration, the total was 211, which represents 1.1 percent of Hassloch’s population.

    And what about the 890,000 who showed up in Germany with its 82 million people? “You see?” says Meyer. Exactly 1.1 percent.

    Meyer is happy to talk about refugees at length, and isn’t shy about saying that some of them came expecting a rosy future without wanting to do much in return. Or about the fact that, from his perspective, the town hasn’t changed much as a result. Perhaps more instructive, however, is a visit to the administrative expert in city hall, a certain Ms. Behret.

    First, though, a final question for Tobias Meyer. Has Hassloch “done this?” Meyer’s response: “Hmmmm.”
    Administration

    The office is little more than the physical manifestation of the rules it is there to enforce, furnished with myriad filing cabinets with fake beech veneer. There are a few signs of life pinned to them, such as vacation pictures or funny Dilbert-esque cartoons about office life from the local paper. There are rows and rows of “meeting minutes” and “official correspondence,” along with a few stoic office plants doing their best to provide atmosphere. And in the middle of it all sits Christine Behret.

    “I love my job” it says on her keychain. She is the only woman in a leadership position in Hassloch city hall and she says she has been carrying around the keychain since her first day there. “I fought for this job,” Behret says. She describes herself as “a bit tough.”

    “We at the regulatory authority have a slightly different view of certain problems,” she says. “When a Sikh man shows up in your office, sits down on the floor and says he’s not going anywhere until he is allowed to cook in the hostel” – which isn’t allowed due to fire regulations – “then friendliness doesn’t get you very far. You have to pull out your English and affably throw him out. But you can never forget that you are dealing with a human being.”

    In her accounts, the phrase “we can do this” sounds mostly like a ton of work. Back in 2015, Behret says, she and her colleagues worked seven days a week. No public office, she continues, was prepared for the onslaught: They needed beds, food and doctors, despite the shortage of family practitioners in many rural areas of Germany. The first question to answer: centralized or decentralized accommodations? Hassloch chose a mixture of the two, which included a large hostel. Most of the refugees, though, were put up in 51 apartments that had been rented for the purpose. The asylum seekers were housed together according to complicated parameters, for which Christine Behret received additional training in “intercultural competence.” She said they learned such things as “women have no power in the places they come from, but here, women tell them what to do.” It is a sentence that has been part of the German migration debate for decades.

    Behret can provide a precise description of the asylum seekers in Hassloch using just a few sentences. She says they have “the entire spectrum” in the town, from a mathematics professor from Syria to others who can’t even write their own names. “The typical cases come by once a month to pick up their checks. For some of them, it’s enough. Others start working at McDonald’s at some point, or deliver packages for Amazon.”

    There was the alcoholic from Nigeria who shoplifted every day. “He was sent to us with no warning whatsoever. And no file,” Behret says. “How can something like that happen?” In that case, Tobias Meyer drove to the central reception center in the nearby town of Kusel to see what had happened. They then came by and picked the man up, she says.

    She tells the story of the man who died, yet couldn’t be buried because he had no birth certificate. “And if you haven’t been born, you can’t die.” In this room, focused on the administration of people, where everything is perfectly arranged, it is clear that she derives a certain amount of pleasure from such moments of turmoil.

    Behret’s main problem, though, is a different one: “We get the people faster than the files arrive. I don’t know if the person might have hepatitis, or tuberculosis, or scabies. We don’t have anything except their names, nationalities and dates of birth.”
    In the Bird Park

    There is a birdcage standing on a small blanket in Wilhelm Weidenbach’s living room. The bottom of the cage is lined with newspaper, with the brass-colored lattice rising above it. The door usually stands open. Weidenbach says that he taught his last parrot to sing German folk songs.

    Weidenbach, a 64-year-old retiree, has been in a wheelchair since suffering an accident and is the chairman of the Hassloch Club for the Protection and Care of Domestic and Foreign Birds. Every morning at 9 a.m., he heads over to the Hassloch Bird Park, one of the area’s places of interest.

    Last year, Hassloch was hit by a major storm that left the park in disarray. Together with a local group that helps asylum seekers, Weidenbach organized a day for volunteers to come and help out — and not long later, the municipality got in touch to ask if the asylum applicants would be willing to come by more regularly. The first of them came to the park just over two weeks ago, and they now work there three days a week for four hours at a time. On a recent Friday morning, they were busy with rakes and hoes at the duck enclosure: Ranj Suleiman, a Kurdish man from Iraq; Mohammad Ali Mozaffri from Afghanistan; and Aria Rahimzade from Iran — three of the 72 asylum applicants in Hassloch currently awaiting a ruling on their status.

    Suleiman was a computer technician, Mozaffri wanted to work in old-age care and Rahimzade had his sights set on becoming a hairdresser. All of those professions are in need, but because the Federal Office for Migration and Refugees (BAMF) hasn’t yet decided on whether they can stay or not, it is difficult for them to find real work. So the three of them rake detritus out of the enclosures for 80 cents an hour.

    Weidenbach says they’re doing a good job. Iran? Iraq? People are people, he says. All they have to do is follow the rules and show up on time. And it’s important for them to learn the language and speak German among themselves, he says, though they sometimes have trouble understanding the local dialect he speaks. In the courses they attend, they are learning high German.

    Mozaffri talks about how he got to Germany from Afghanistan three years ago: “Walking. Bicycle. Boat.”

    “Yes, necessity is the mother of invention,” Weidenbach jokes. The men likely would have laughed if they had understood him, but they didn’t. So Weidenbach repeats himself, slower and louder: “Ne-cess-i-ty is the MOTHER of in-ven-tion!”

    Now, the three start laughing, though they still haven’t understood him. No matter, they continue on to the emu enclosure, pushing their wheelbarrows past the parrots. Suleiman makes a face and jokes: “They speak better German than we do.”

    The municipality has bought a flat-roofed structure at the edge of town. Plastic chairs have been set up in the grass outside and there is hardly any natural light inside, with the only window being a skylight. A bit of carpeting hangs over the fence and it is quiet.

    This is where the levity from the aviary comes to an end. Suleiman, Mozaffri and Rahimzade live here, and there is a sign on every door inside covered in pictograms to illustrate all that is forbidden in the hostel: wall clocks, coffee machines, irons, hairdryers, washing machines, vacuums, cameras, telephones and computer monitors.

    The structure is home to around 30 asylum seekers. The metal bed belonging to Mozaffri can be found in the corner of Room 3, where the wall is covered with bits of paper bearing the German words he is currently learning. On the other side of a metal locker is another bed, belonging to a young Iraqi, whose asylum application has been rejected. He says that he grows afraid at night when he hears doors close and that he can’t bear living in the hostel for much longer. Indeed, it seems to be part of the concept to make it as uncomfortable as possible.

    At the end of June, decisions were pending on 43,617 asylum applications. BAMF works through the files, specialized lawyers file grievances, papers are intentionally hidden and replacement documents must be requested from Eritrea, Morocco and the many other countries from which the applicants come.

    The asylum applicants, such as the three that work in the Bird Park, are stuck in limbo. They have made it; they have arrived in Germany. But at the same time, they haven’t yet made it. They haven’t yet “done this.”
    Numbers

    In a survey conducted by BAMF, 44 percent of asylum seekers who participated reported having good or very good knowledge of the German language. Three-quarters of them felt welcome in Germany. But the phrase “we can do this” was primarily focused on the other side. Merkel was referring to the Germans.

    Andreas Rohr is a man knee-deep in statistics. There are no plants in his office and there is likewise little in the way of decoration. Rohr used to work as a treasurer in the town administration and has a business degree. He is a family man with a strong physique and a gray shirt that matches the textured walls around him. In 2015, he was the Hassloch bureaucrat responsible for the refugees, though today his portfolio includes daycare centers, leases and cultural activities. He is able to distill Hassloch’s ability to “do this” into columns of numbers.

    From an administrative point of view, Rohr says, Hassloch has indeed been successful. “In 2016, we spent around 550,000 euros ($630,000) on shelter costs and about 870,000 euros on benefits for the asylum applicants. We were reimbursed for all those costs by the administrative district. But the town was responsible for personnel costs and materials. We only had two part-time positions back then, but now we have four working in that division, and it was five at the peak. A full-time position costs 50,000 euros, so we’re talking about a quarter million per year at that time.”

    https://www.spiegel.de/international/germany/has-germany-done-this-a-look-at-the-refugee-crisis-five-years-later-a-68ebba
    #5_ans_après #2020 #crise_des_réfugiés #Allemagne #réfugiés #asile #migrations #in_retrospect #Merkel #we_can_do_it #wir_schaffen_das #économie

    ping @_kg_ @karine4 @isskein

  • « Vous contestez ou vous assumez ces propos ? » : les pompiers bousculés par la commission du Sénat sur le coronavirus
    https://www.lemonde.fr/societe/article/2020/07/17/vous-contestez-ou-vous-assumez-ces-propos-les-pompiers-bouscules-par-la-comm

    l’impression, répandue au sein de la profession, que « c’était “tout sauf les pompiers” ». Exemple : dans les aéroports parisiens, « les ambulances rouges n’étaient pas autorisées à aller sur les tarmacs pour prendre des patients et les emmener à l’hôpital », tâche réservée au SAMU.

    Mais si le sénateur (LR) du Vaucluse, Alain Milon, président de la commission d’enquête – qui mène ses travaux en parallèle de celle de l’Assemblée nationale –, a convié M. Allione, c’est aussi pour obtenir des explications sur « trois observations graves » figurant dans le rapport de la FNSPF : les « pressions » subies par certains directeurs départementaux des sapeurs-pompiers « pour qu’ils abaissent le niveau de protection de leurs agents » ; les « requérants non Covid en situation d’urgence vitale » qui « n’ont jamais eu de réponse du 15 à leurs appels et sont morts dans l’indifférence générale » ; les évacuations par TGV sanitaire comparées à des « opérations de communication ».

    la polémique n’est pas très intéressante mais pas mal d’infos #in_retrospect

  • Premier tour des municipales : selon trois économistes, l’organisation du scrutin a causé des milliers de morts
    https://www.marianne.net/societe/premier-tour-des-municipales-selon-trois-economistes-l-organisation-du-scr

    Trois chercheurs de l’Université de Clermont-Auvergne viennent de publier une étude sur le lien entre l’organisation du premier tour des municipales, le 15 mars, et le taux de mortalité du Covid-19. Leur conclusion va à rebours de celle d’une précédente enquête : selon ces économistes, le scrutin a généré des milliers de morts.

    C’est une petite bombe que vient de placer en consultation libre, avant son éventuelle publication dans une revue scientifique, l’IZA, un institut économique allemand, affilié à l’Université de Bonn. L’étude, réalisée par Simone Bertoli, Lucas Guichard et Francesca Marchetta, trois chercheurs en économie du CNRS de l’Université Clermont-Auvergne, montre en effet que le premier tour des municipales de mars 2020 a été meurtrier.

    Les auteurs ont trouvé un lien direct entre une plus forte participation au scrutin et le taux de mortalité ville par ville. “Les résultats révèlent qu’un taux de participation plus élevé a été associé à un nombre de décès significativement plus élevé chez les personnes âgées dans les cinq semaines suivant les élections”, écrivent-ils, en anglais. Ils concluent que l’épidémie aurait été encore plus ravageuse si l’abstention avait été moindre : “Si le taux de participation historiquement bas en 2020 avait atteint son niveau de 2014, le nombre de décès aurait été supérieur de 21,8% à celui qui a été enregistré. Plus des trois quarts de ces décès supplémentaires auraient été chez les personnes de 80 ans et plus”.

    Si les Français s’étaient déplacés en 2020 comme ils l’avaient fait en 2014, près de 5.000 morts supplémentaires auraient été comptabilisés (le travail porte sur un territoire totalisant 62% de la population et sur lequel on dénombre 24.000 décès), estiment les auteurs. S’ils ne s’engagent pas sur la voie périlleuse de l’estimation du nombre de morts générés par le premier tour, la causalité identifiée permet à Simone Bertoli d’assurer à Marianne “que la tenue du premier tour a induit plusieurs milliers de morts supplémentaires”.

  • Laurent Lafforgue - « De l’utilité des mathématiques pour comprendre la dynamique des épidémies »
    https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20200525.OBS29292/tribune-de-l-utilite-des-mathematiques-pour-comprendre-la-dynamique-des-e

    professeur à l’Institut des hautes études scientifiques, médaille Fields de mathématiques

    On constate que le temps de multiplication par 10, propre à l’épidémie de Covid avant que ne soient prises des mesures de lutte contre la contagion, est d’à peine 10 jours. Ce fait apparaissait déjà dans les statistiques publiques chinoises de la fin janvier : 25 morts au 23 janvier et 259 morts au 31 janvier, soit une multiplication par 10 en 8 jours.

    Il faut maintenant rappeler les nombres de morts du Covid comptabilisés dans les différents pays aux dates de début des confinements pour mieux comprendre dans quelle mesure chaque pays a été plus ou moins rapide à réagir

    (...) si l’Italie, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni ou l’Etat de New York avaient pris 10 jours plus tard les mesures qu’ils ont prises pour casser la progression exponentielle de l’épidémie, ils auraient déjà chacun plusieurs centaines de milliers de morts.

    Pour la même raison, si le confinement avait été décidé 10 jours plus tôt, c’est-à-dire en France le 6 mars, nous aurions aujourd’hui seulement quelques milliers de morts au lieu de dizaines de milliers.

    Quant au niveau restant de contamination, il serait au moins dix fois inférieur et bien moins d’efforts seraient encore requis pour éradiquer le Covid.

    Malheureusement, le Covid est toujours présent et nous devons tous continuer à faire barrage à sa circulation. Il suffirait que les contacts rapprochés dans la population retrouvent un niveau élevé pendant quelques semaines pour que, un mois ou deux plus tard, nos pays se retrouvent avec des centaines de milliers de morts.

    #in_retrospect #démonstration_implacable

    (texte complet trouvé sur https://justpaste.it/4yshz )

  • Two Coasts. One Virus. How New York Suffered Nearly 10 Times the Number of Deaths as California. — ProPublica
    https://www.propublica.org/article/two-coasts-one-virus-how-new-york-suffered-nearly-10-times-the-number-of

    [San Francisco’s Mayor London] Breed, it turns out, had sent [NYC Mayor Bill] de Blasio a copy of her detailed shelter-in-place order. She thought New York might benefit from it.

    New York Gov. Andrew Cuomo, however, reacted to de Blasio’s idea for closing down New York City with derision. It was dangerous, he said, and served only to scare people. Language mattered, Cuomo said, and “shelter-in-place” sounded like it was a response to a nuclear apocalypse.

    Moreover, Cuomo said, he alone had the power to order such a measure.

    (...)

    Cuomo’s conviction didn’t last. On March 22, he, too, shuttered his state. The action came six days after San Francisco had shut down, five days after de Blasio suggested doing similarly and three days after all of California had been closed by Newsom. By then, New York faced a raging epidemic, with the number of confirmed cases at 15,000 doubling every three or four days.

    6 jours de retard = multiplication par 10 du nombre de morts.

    #in_retrospect

  • Covid-19 : Macron au secours de la Chine | Joelle Palmieri
    https://joellepalmieri.org/2020/05/12/covid19-macron-au-secours-de-la-chine

    Boulette ou révélation fondée, le témoignage d’une athlète française à propos des Jeux mondiaux militaires d’été (JMME) potentiels sources de la contamination Covid-19, intervient dans un contexte conflictuel mondial qui dépasse le seul secteur sportif, y compris militaire.

    Sur ces « jeux » https://seenthis.net/messages/807359

    • #coronavirus #patient_zéro #in_retrospect

      Je voulais rassembler les posts intéressants sur ce sujet, mais je n’arrive pas à les retrouver alors, de mémoire :
      1) il y a ceux sur la transmission dans des #églises ou d’autres temples religieux de pays d’Extrême Orient, mais aussi plus tard dans l’Est de la France
      2) il y a ceux sur la transmission dans un #stade en Italie
      3) il y a ceux sur la recherche du patient zéro en France et des soupçons qui se portent sur un « membre du #renseignement français » de retour en avion de Chine
      4) et maintenant sur la transmission au cours des #JMM

  • Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/lhebdo-9-13-05-2020

    Souvenez-vous. Nous sommes le 22 février 2020. En Italie, les villes du nord se barricadent, les écoles ferment : on vient d’annoncer le 2è mort italien, et européen, du coronavirus. Exactement au même moment, Emmanuel Macron fait le plein de microbes au Salon de l’Agriculture, claquant la bise, serrant des centaines de mains, posant joue contre joue pour un selfie en tenant lui-même le smartphone. Par quel miracle le virus a-t-il contourné ce jour-là les salles bondées de la porte de Versailles ?

    Ce qui frappe cependant le plus, ce 22 février, c’est que les chaînes d’info en continu alternent sans transition entre la tragédie italienne et l’allégresse présidentielle, rehaussée par la bière et le vin blanc ; pensant peut-être que le Covid ne franchira pas la frontière, façon nuage de Tchernobyl - et puis de toute façon, comme l’indique une urgentiste en plateau (BFM, 20H11) « la France a un système de santé très solide, où on prépare ces crises très en amont » (montage en accès libre).

    27 000 morts (français) plus tard, nous vous invitons, cette semaine, à remonter le temps. Voici quatre montages anti-amnésie effectués par l’équipe d’Arrêt sur images, intitulés « Il y a deux mois », qui nous replongent dans la conversation des plateaux télé entre la fin février et la mi-mars. C’est l’essence même de l’info en continu, ou du talk-show de chaîne généraliste, que de ne pas penser, ne pas douter, ne pas mettre en perspective. Et nous-mêmes, téléspectateurs avides, nourrissons la bête.

    Une plongée dans les plateaux et JT du 29 février, par exemple, montre que les journalistes et experts attitrés des chaînes semblent ignorer l’idée d’exponentialité, pourtant indissociable du virus. « On ne se serre plus la main, on ne se fait plus la bise ? », regrette, atterré, un journaliste. Quand à un scénario de confinement « à la lombarde », « il n’en est pas question pour l’instant », rétorque un médecin-maison. Le 7 mars, des politologues nous l’assurent : mais oui, on peut maintenir le premier tour des municipales, parce que, lors d’un vote, « les gens ne font que passer ». Les nombreux contaminés du 15 mars, les veufs et veuves des maires décédés suite à la campagne et au scrutin, apprécieront. Dernier montage : il concerne, évidemment, les masques, pour « la population générale », comme dit Edouard Philippe. « Ça ne sert à rien », nous assène-t-on à longueur de plateau. « On n’est pas au Japon ! », glousse Michel Cymes, tout en raffinement. C’était il y a deux mois.

    #in_retrospect

  • 2017-2020 : comment la France a continué à détruire son stock de masques après le début de l’épidémie
    Par Gérard Davet et Fabrice Lhomme - Publié aujourd’hui à 11h42, mis à jour à 20h10
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/05/07/la-france-et-les-epidemies-2017-2020-l-heure-des-comptes_6038973_1651302.htm

    EnquêteRetour sur les choix faits depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, et nos informations sur la gestion chaotique des stocks.

    Aux racines de la crise sanitaire française 5|5. La colère le dispute à la stupéfaction, en cette dernière semaine du mois de mars. En pleine crise du Covid-19, alors que la France est confinée, les conseillers du premier ministre, Edouard Philippe, découvrent, consternés, que depuis plusieurs semaines, des millions de masques issus des réserves étatiques, dont une part non négligeable était sans doute utilisable, sont consciencieusement brûlés… Ces fameux masques dont la population a tant besoin, et dont les stocks ont fondu dans des proportions phénoménales au fil des ans depuis 2009. Matignon fait aussitôt stopper le processus de destruction, mais l’épisode offre un saisissant raccourci de ce « désarmement sanitaire » dont le pays paie lourdement le prix aujourd’hui, et dans lequel le pouvoir actuel, notre enquête l’atteste, porte une lourde part de responsabilité.

    Agnès Buzyn, qui avait quitté ses fonctions de ministre de la santé, le 16 février, pour se présenter à l’élection municipale à Paris, concentre les critiques, y compris dans son propre camp. Ses déclarations au Monde le 17 mars – elle affirme ce jour-là avoir alerté l’exécutif, dès janvier 2020, du « tsunami » épidémique à venir – n’ont pas arrangé son cas. Ainsi, certains ne se privent pas de souligner qu’à peine nommée au ministère, en mai 2017, elle avait fait l’erreur, selon eux, de propulser au poste-clé de conseiller technique chargé de la sécurité sanitaire un inconnu inexpérimenté : Jacques-Olivier Dauberton, un jeune généraliste officiant à Saint-Rémy-en-Bouzemont (Marne), un village de 518 habitants. Pour lui qui n’avait aucune formation en matière de sécurité sanitaire, il s’agissait là d’une promotion inespérée. Et pour le ministère, d’une façon de flatter les médecins libéraux. « J’ai saisi l’occasion », confiait le docteur Dauberton à Egora, une revue médicale, au printemps 2018. Celui-ci a fini par quitter le cabinet d’Agnès Buzyn en octobre 2018, un an et demi après son arrivée.
    Dix-huit mois durant lesquels le pays a définitivement baissé la garde sur le plan sanitaire. Sollicité par Le Monde, il affirme aujourd’hui vouloir réserver ses explications aux « différentes commissions » d’enquête à venir.

  • DÈS LE MOIS DE DÉCEMBRE, MACRON REFUSAIT LA COMMANDE DE MASQUES
    https://www.nantes-revoltee.com/des-le-mois-de-decembre-macron-refusait-la-commande-de-masques

    Dans cet article du Canard Enchainé, du 6 mai 2020, on apprend que Macron n’a pas commandé les masques alors même qu’il était au courant de l’épidémie. « Quand sont parvenues à Paris, en décembre 2019, les informations relatives à l’apparition d’un nouveau virus, il était encore possible pour un président conscient de ses responsabilités […] L’article DÈS LE MOIS DE DÉCEMBRE, MACRON REFUSAIT LA COMMANDE DE MASQUES est apparu en premier sur Nantes Révoltée par Umbrella.

    • Je suis moi aussi super en colère concernant la gestion de cette pandémie, sur le mensonge qui est supposé cacher l’incurie, sur la stratégie du choc pour des intérêts économiques partisans et impopulaires... Mais tous les jours des politiques reçoivent des lanceurs d’alerte le nez sur leur sujet qui leur disent qu’il y a un truc super grave qui se passe. Savoir qu’un virus a éclaté en Chine (après H1N1, la grippe aviaire, etc.) c’est pas savoir qu’il va se répandre aussi largement, notamment à cause de sa longue période d’incubation.

      J’ai une amie qui m’a raconté ses quelques années d’assistante parlementaire EELV. Tous les jours un lanceur d’alerte, exclusivement des mecs, dont la plupart semble avoir pété des câbles, l’appelait ou entrait dans son bureau avec son alerte plus ou moins fantaisiste. Rétrospectivement, elle regrette de ne pas en avoir écouté eux d’entre eux. Deux. Sur des centaines. (Multipliez par le nombre de député·es !) Mais elle se rappelle qu’elle est pas spécialiste des trucs qu’on lui mettait sous le nez.

      Ce qui est grave, ce n’est pas que Macron et ses conseillers n’aient pas réagi à cette alerte parmi des centaines (le monde est vaste), c’était tout à fait possible de ne pas arriver à la hiérarchiser proprement. Ce qui est grave, c’est les stocks stratégiques de masques inexistants, la casse de l’hôpital, c’est la conseillère santé qui se casse fin janvier, le conseil des ministres spécial qui finit en 49-3, c’est les élections, c’est les mensonges, c’est le mépris... et le fait de vouloir ensuite se déresponsabiliser de tout ça. C’est gravissime, la responsabilité pénale de ces gens-là devraient être engagée mais pas avec des raisonnements comme ça. Franchement, que personne à l’Élysée ne se soit inquiété en décembre, c’est une erreur qui me semble tout à fait humaine (alors que le reste de leur comportement est bestial).

    • Totalement d’accord avec toi, @antonin1.
      Les signaux n’étaient pas encore significatifs, même en janvier, le moment où l’OMS a commencé à se dire qu’on sortait peut-être du contexte virus asiatique flippant, mais sous contrôle, qu’on a déjà eu 2 ou 3 fois ces 15 dernières années. Ils ont commencé à vraiment flipper fin janvier. En gros, on va dire mi-février, pour le moment où ça commençait à faire vraiment beaucoup de signaux. Fin février, j’ai commencé à flipper pour une réunion à Paris, mais comme ça ne parlait que d’une « grosse grippe »…
      Mais quand mon voyage a été annulé le 4 mars pour une grève… j’ai été tellement soulagée !

      À ce moment-là, l’OMS était en mode « au secours » et là, les gouvernements ont sombré dans l’impardonnable… en sachant qu’ayant théoriquement de meilleures sources que les nôtres, lis devaient bien avoir au moins une semaine d’avance sur nous… mais ils ont tergiversé, parce que l’économie (c’est-à-dire les intérêts exclusifs des riches) était la priorité.

      Là, ils ont eu le temps de « préparer les esprits » aux « inévitables sacrifices » et donc, ils laissent courir, en s’étant bien planqués eux-mêmes…

    • Non @biggrizzly mais des ambassadeurs qui envoient des rapports alarmants, il y en a quelques-uns et le truc peut venir de n’importe où. Et c’est le énième surgissement de virus d’origine asiatique qui cause des problèmes respiratoires graves depuis vingt ans alors :
      –c’est compréhensible de sous-estimer sa gravité (moi j’ai eu les news en janvier et non, ça m’a pas fait flipper, encore un virus),
      –c’est un calcul mesquin et criminel de ne pas avoir de stocks de masques pour quand le Big One arrive parce que ça pouvait être n’importe quand.

      Et encore une fois, qualifier un manque de prescience d’erreur compréhensible et pardonnable ne dédouane aucunement cette caste de criminels désinvoltes de tous leurs autres actes.

    • Je l’ai déjà dit, quand l’Inalco lance l’alerte le 28 janvier avec pour seule compétence (et inquiétude) ses contacts avec la Chine... oui, je m’attends à ce que la conseillère santé de Macron reste en poste pour gérer, à ce que le ministère de la santé se sorte les doigts du cul, etc.

  • La France et les épidémies : 2005-2007, le temps de « l’armement »
    https://www.lemonde.fr/sante/article/2020/05/03/la-france-et-les-epidemies-2005-2007-le-temps-de-l-armement_6038529_1651302.

    Aux racines de la crise sanitaire française 1|5. « Le Monde » revisite la stratégie nationale en matière sanitaire depuis vingt ans. Premier volet, la prise de conscience des ministres de la santé, au milieu des années 2000.

    enquête #in_retrospect dans les cercles du pouvoir de différentes époques ; au moins ça devrait mettre un terme à la petite musique macroniste du "on ne pouvait pas prévoir" : tout était assez littéralement prévu, anticipé, préparé…

  • Ventes de masques au grand public : les mensonges du gouvernement | Reflets.info
    https://reflets.info/articles/ventes-de-masques-au-grand-public-les-mensonges-du-gouvernement

    Cela peut paraître incroyable, mais les pharmaciens et la grande distribution, entre autres, pouvaient vendre des masques chirurgicaux depuis le 23 mars. Et pourtant le discours était tout autre. Les autorités sanitaires le martelaient dans les médias : interdiction de vendre des masques chirurgicaux et FFP2 au grand public. Syndicats de pharmaciens et Ordre national ne disaient pas autre chose. De toute façon, jusqu’à une date très récente, ces masques n’étaient, paraît-il, pas nécessaires. Ces éléments de langage servaient surtout à masquer l’imprévoyance organisée par les gouvernements successifs, déjà sous Nicolas Sarkozy, après le départ de Roselyne Bachelot, sous François Hollande puis sous Emmanuel Macron, comme l’a démontré entre autres Libération.

    • « On a fait comme si c’était interdit alors que ça ne l’était pas, explique un cadre d’un répartiteur pharmaceutique sous couvert d’anonymat. La vente a toujours été légale, il n’y a jamais eu d’arrêté disant que les pharmaciens n’avaient plus le droit de vendre des masques. L’État a organisé un rationnement sans le dire. Il y avait tellement peu de masques pour le personnel de santé, que l’Etat ne pouvait pas se permettre de montrer que le grand public pouvait en avoir. Avec ce décret du 23 mars qui menace de réquisition au-delà d’un achat de 5 millions de masques, ce qui est une toute petite quantité, si vous ajoutez en plus le discours du gouvernement et du directeur général de la Santé, M. Salomon, vous verrez que le parti pris du gouvernement, c’est pas de vente en pharmacies, puisqu’il n’y a pas assez de masques pour les soignants. En clair, on nous demande de ne pas les vendre. Ce n’est pas la loi, mais quand vous avez le gouvernement qui dit ça dans toutes les conférences de presse pendant un mois, vous êtes pharmacien, vous vous posez la question, est-ce que vous le faites, est-ce que vous le faites pas. Donc c’est un gentleman agreement qui a perduré pendant toute la crise jusqu’à cette semaine. Quand vous êtes pharmacien et inscrit à l’Ordre, quand vous êtes syndicalistes et que vous respectez la parole des pouvoirs publics. Quand les pouvoirs publics vous demandent de ne pas vendre de masques, aussi parce que l’État en distribue en parallèle et que vous êtes dans une forte tension d’approvisionnement pour l’hôpital, vous respectez ça. Nous avions le droit d’en vendre. Quand vous êtes une profession réglementée, vous ne vous amusez pas à ne pas respecter les paroles des autorités. Ce n’était pas une question légale, c’était une question éthique et morale. Les pharmaciens sont des personnes disciplinées qui respectent les pouvoirs publics et qui sont restées dans les consignes que le gouvernement leur a donné. »

      Le grand public qui n’a pas eu les moyens de se protéger du Coronavirus et les malades du Covid qui n’ont jamais eu accès aux masques même sur ordonnance, alors que les filières d’approvisionnement existaient, apprécieront...

    • De toute façon, les masques étaient inutiles pour le grand public. C’est ce qu’indiquait l’inénarrable porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye à BFM TV le 17 mars : « Les Français ne pourront pas acheter de masque dans les pharmacies, car ce n’est pas nécessaire si l’on n’est pas malade. »

      Le 17 mars au soir, Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, affirmait lors de son point presse quotidien que dans la rue, énormément de gens ont des masques qui sont mal ajustés et donc se contaminent massivement en pensant être protégés alors que ces masques sont réservés aux professionnels de santé. Il n’y a pas de raison de porter un masque dans la rue, expliquait-il.

      Le 25 mars, Sibeth Ndiaye précisait, invoquant Jupiter lui-même, que « le président ne porte pas de masque parce qu’il n’y en a pas besoin d’un masque quand on respecte la distance de protection vis-à-vis des autres ». Pendant ce temps-là, Emmanuel Macron visitait l’hôpital de campagne de Mulhouse avec un masque FFP2 sur le visage...

      Elle n’a pas tort, Ndiaye... Sauf qu’avec la longueur de la période d’incubation de cette maladie, on ne sait pas si on est malade !

    • L’idiotisme de métier est pas un impératif absolu. Faut être ministre et plus médecin pour dire ça. Ce « médecin » est plus précisément neurologue. Pousser à ce point le cloisonnement, c’est la caricature de ce qui menace sans cesse l’hôpital (et qui a été pour partie brisé au cours des dernières semaines, sinon le bilan serait beaucoup plus lourd). Avec ses aristos de la division taylorienne des tâches. Et ici, vaguement couvert par l’affichage d’une pseudo attention au patient singulier, on mène guerre à l’intelligence de tous. C’est ces types qu’il faut commencer par soigner !

      #neurologue #homme-du_circuit #menteur #Olivier_Véran #ministre_pathogénique

    • Pour la petite histoire, je viens de me facher gravement avec une amie avec laquelle nous avions convenu de ne pas parler politique (oui, je sais, c’est dur à tenir). Sauf que par provo idiote elle est revenue sur cette décision et comme je ne supporte pas l’aveuglement crasse de celles et ceux que j’appelle désormais les fanatiques de LREM (héé le rhum ips le rhume l’est où ?) ça c’est très très mal passé. Je lui ai envoyé quelques liens, je regrette de ne pas lui avoir ajouté celui-là, il est #meumeu !
      Et puis, ce qui m’inquiète, c’est qu’elle n’est pas un cas isolé. Un peu comme les hitlériens à l’époque, les maoïstes ou les staliniens, car combien de temps il leur a fallu pour dessiller et enfin « renier » leurs dieux ? 30 ans ? 40 … misère, ça risque de durer.

    • ça fait longtemps (10 ans) qu’on se connait, au début j’ai cru à une blague, mais tous ses vieux potes babosses d’environ 65/70 ans ils commencent à devenir séniles devant bfm, le machin président est devenu leur gourou et moi leur ennemi juré j’ai eu droit à des insultes … ethnologiquement, c’est pas inintéressant quand j’arrive à faire la touriste intellectuelle dans les milieux remisés (j’ai omis le L devant) et obtus.

    • Ah... c’est la vieillerie, ok. J’avais sucré un bout du post précédent ou je disais voir les proches qui prennent de l’âge tourner à droite - comme le font prévoir ne serait-ce que les statistiques électorales : un vague néolibéralisme venant avec l’étroitesse d’esprit par là (avec info en continu comme neuroleptique, effectivement, un tout autre médoc qu’Igor Barrère, Armand Jamot et Pivot), un ralliement à Mélenchon de qui s’en tenait à des variantes d’"il n’est pas de sauveur suprême", isolement progressif, relations sociales distendues et raréfiées, bilan de plus en négatif quand à divers engagements passés lors des années 60 et début 70 (féminisme ou navigation aux marges du gauchisme) où le collectif n’est plus un motif d’espérance mais d’un jugement pessimiste (aigri). Et pourtant on a tous nos exemples de vieux vieux suffisamment vaillants pour n’avoir pas renoncé à quelques belles convictions de base.
      Les vagues hippies, babas (toujours prêts à être en paix avec ce monde, sauf certains, un moment, impliqué dans des conflits), punk, les contre culture, ont dans l’ensemble pas prémuni d’un libéralisme existentiel qui a contaminé nombre d’anciens militants ou politisés. Faudrait trouver un Docteur Ragout honnête et efficace pour bricoler un traitement préventif :). N’empêche, ça fait peur, toute l’automédication qu’il faut bricoler sans aucune garantie scientifique pour tacher de se prémunir de la sénescence volontaire.
      Bon, c’est grave troll sur le post de @kassem, mais ce n’est que dérive, on a changé de maladie sans faire exprès et c’est encore, autrement, affaire de contagion et d’immunité.

    • Arf, oui, désolée @kassem de squatter ton fil
      Le naufrage de la vieillesse qui s’accroche au radeau macron …
      Il faut retenir qu’il n’y a pas que les vieux qui sont prêts à défendre leur croyance électorale et à clasher avec leur entourage. C’est une des choses que j’entends le plus, faut croire en lui sinon c’est machine qui passera …
      Je préférerai entendre Faisons sauter la Veme république, arrêtons de donner le pouvoir à des taré·es.

  • On aura du mal à se souvenir de tout, par Bob Solo
    https://www.facebook.com/bob.solo/posts/10222814697695940

    Une ministre de la santé qui plaque son ministère avant l’arrivée de ce qu’elle qualifie de « tsunami » sanitaire. Une réunion ministérielle dédiée au virus dont il ne sera pas dit un mot mais pendant laquelle on dégaine un 49-3 sur les retraites. Une ruée sur le papier toilette pour en faire des stocks. Un couple présidentiel qui encourage à « aller au théâtre » en pleine épidémie. Un premier tour électoral maintenu deux jours à peine avant un confinement total.

    L’exode soudain hors de la capitale. Une « communication » gouvernementale qui accumule les injonctions contradictoires, les mensonges, les tâtonnements. Des stocks de masques disponibles, puis absents, puis en fait détruits des années auparavant, non reconstitués, puis commandés, puis livrés, puis renvoyés, puis attendus des semaines durant. Un hôpital public dévasté depuis des années et soudain assailli, débordé, en manque de tout. 9 jours pour monter un hôpital militaire de 30 lits.

    Des soignants sacrifiés, applaudis de soir en soir, mais matraqués et gazés quelques mois plus tôt, réduits à se protéger avec des sacs poubelles. Un ministre appelant à la charité publique pour l’hôpital. Un autre qui appelle les multinationales à la modération quant aux versements de dividendes, puis ceux-ci qui explosent sans la moindre retenue. Des véhicules personnels de soignants braqués. Des infirmières harcelées par leur voisins et poussées à quitter leur logement.

    Des querelles médicales à rebondissements pendant que les décès s’accumulent. Des banques qui dissimulent leurs stocks de masques. Des labos en guerre pour le profit. Des scientifiques conseillant la présidence par ailleurs payés par ces mêmes labos. Une explosion des ventes en ligne au profit des géants du secteur traitant leur personnel comme des esclaves. Une secrétaire d’état conseillant de profiter du moment pour faire des bonnes affaires en bourse. Des « premiers de cordée » aux abonnés absents. Un état qui « redoute d’avoir des comptes à rendre ».

    Un appel aux « profs qui ne travaillent pas » pour aller aux champs. Une porte-parole du gouvernement se livrant à un stand-up tragi-comique permanent. Des routiers privés d’accès aux toilettes d’autoroute. Des médiacrates critiquant « la pleurnicherie hospitalière ». Des Ehpad face à une véritable hécatombe. Des hôpitaux obligés de déprogrammer leurs activités médicales et chirurgicales dites non-urgentes, et dénonçant « bombe à retardement ».

    Des centaines de milliers de contraventions pour des motifs parfois les plus stupides. Des dizaines de milliards d’argent magique débloqués en urgence. Des informations sans cesse contradictoires. Des soupçons de conflit d’intérêts au plus haut niveau. Des bénévoles, des maires, des élus locaux, des pharmaciens, des médecins, passant outre les consignes officielles et palliant l’incompétence de l’état. Un Conseil d’État saisi par plusieurs syndicats qui dit non à un dépistage massif. Une pluie de décrets massacrant le droit du travail et les libertés individuelles.
    Un confinement qui montre de façon encore plus crue des inégalités sociales scandaleuses. Une spéculation sur les prix des denrées alimentaires. Des allocutions présidentielles surréalistes. Des actes de délation qui augmentent. Des hélicos surveillant les plages. Des rumeurs conspirationnistes. Des exilés fiscaux voulant rentrer en France pensant qu’ils y seront mieux soignés. Un effondrement des places boursières et de l’économie réelle. Un président qualifié de « présence thaumaturge » par son entourage.

    Des menaces de faillites en cascade et d’explosion du chômage. Un refus gouvernemental systématique de nationaliser des entreprises stratégiques. Des poursuites judiciaires contre des ministres. Des appels à la désobéissance civique. Une UE multipliant les retards à l’allumage et plus divisée que jamais. Un MEDEF trépignant de rage pour remettre tout le monde au travail. Une dérive sécuritaire de plus en plus alarmante.

    Des commandes de drones, de LBD, de lacrymos. Des milliards versés en douce à des multinationales polluantes sans contrepartie. Des pénuries qui s’accumulent et qui durent, masques, gants, gel, sur-blouses, oxygène, respirateurs, tests, lits, médicaments, houses mortuaires. Des médecins forcés de faire un tri entre patients à soigner ou pas. Des cendres de défunts dans des sacs plastique. Des milliers de familles endeuillées privées de funérailles.

    Un appel à la création d’un nouveau Conseil National de résistance. Une ruée soudaine vers un McDo ré-ouvert. Des gens qui hier n’étaient « rien » devenus aujourd’hui des « héros ». Un pétrole à prix négatif. Une récession qui ressemble désormais à une « grande dépression » mondiale. Un dé-confinement prévu et une seconde vague de contagion prévisible.

    #OnOubliePas

    (Illustration Yuval Robichek - https://www.facebook.com/yuval.robichek)

  • 27 janvier 2020, Forbes : The Countries Best And Worst Prepared For An Epidemic [Infographic]
    https://www.forbes.com/sites/niallmccarthy/2020/01/27/the-countries-best-and-worst-prepared-for-an-epidemic-infographic

    The index analyzed preparation levels by focusing on whether countries have the proper tools in place to deal with large scale outbreaks of disease, with scores measured on a scale of 0 to 100 where 100 is the highest level of preparedness.

    The United States has the strongest measures in place and it came first with a score of 83.5, ahead of the United Kingdom with 77.9 and the Netherlands with 75.6. China was further down the ranking with a score of 48.2, placing it 51st.

    Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont les pays les mieux préparés au monde pour affronter une épidémie (notablement : mais pas l’Allemagne)…

    Signalé par Moon of Alabama :
    https://www.moonofalabama.org/2020/04/exceptionalism.html

    #in_retrospect

  • COVID-19 / Prof. Dr. med. Dr. hc Paul Robert Vogt – Considerations of a concerned Swiss citizen | CO-OP NEWS

    Un papier dense et très éclairant

    https://cooptv.wordpress.com/2020/04/14/covid-19-prof-dr-med-dr-hc-paul-robert-vogt-considerations-of-a-co

    Foreword: why am I taking a position?

    For 5 reasons:

    1. I have been working with EurAsia Heart – A Swiss Medical Foundation in EurAsia for more than 20 years, have worked in China for almost a year and have had a continuous connection to the Union Hospital of Tongji Medical College / Huazhong University for 20 years of Science and Technology »in Wuhan, where I have one of my four visiting professorships in China. I have been able to maintain the 20-year connection to Wuhan constantly in the current times.

    2. COVID-19 is not only a mechanical ventilation problem, it affects the heart in a similar way. 30% of all patients who do not survive the intensive care unit die for cardiac reasons.

    3. The last possible therapy for lung failure is an invasive cardiological or cardiosurgical one: the use of an «ECMO», the method of «extracorporeal membrane oxygenation», ie the connection of the patient to an external, artificial lung, which is used in this The clinical picture can take over the function of the patient’s lungs until it works again.

    4. I was asked – quite simply – for my opinion.

    5. Both the level of media coverage and a large number of reader comments are not to be accepted without contradiction in terms of facts, morality, racism and eugenics. You urgently need an objection based on reliable data and information.

    The facts presented come from scientific papers which have undergone a peer review and have been published in the best medical journals. Many of these facts were known until the end of February. If you had taken note of these medical facts and had been able to separate ideology, politics and medicine, Switzerland would most likely be in a better position today: we would not have the second most COVID-19-positive people worldwide and one per capita significantly smaller number of people who lost their lives in the context of this pandemic. In addition, it is very likely that we would have no partial, incomplete lockdown of our economy and no controversial discussions about how we can „get out of here“.

    I would also like to note that all of the scientific works I mention are available from me in their original form.

    • The lifting of the „lock-down“, or the return to what we perceive as normal, is certainly everyone’s wish . Nobody can predict which steps will lead to negative consequences when returning to normalization – that is, if the infection rate flares up again. Every step towards easing is basically a step into the unknown.

      We can only say what is not feasible: an active infection of the non-risk groups with the COVID-19 virus is surely an absolute fantasy. It can only come to mind people who have no idea about biology, medicine and ethics:

      – it is certainly out of the question to deliberately infect millions of healthy citizens with an aggressive virus of which we actually know absolutely nothing, neither the extent of the acute damage nor the long-term consequences;
      – the greater the number of viruses per population, the greater the chance of an accidental mutation, which could make the virus even more aggressive. So we should definitely not actively help to increase the number of viruses per population.
      – The more people are infected with COVID-19, the more likely it is that this virus will adapt to humans “better” and become even more disastrous. It is assumed that this has already happened before.
      – with government reserves of 750 billion ostensibly, it is ethically and morally reprehensible to infect millions of healthy individuals for mere economic considerations.
      – The deliberate infection of healthy people with this aggressive virus would acutely undermine one of the fundamental principles of the entire medical history from pure, short-term economic „concerns“: the principle of the „primum nil nocere“. As a doctor, I would refuse to take part in such a vaccination campaign at all.

    • ouaouh, les recommandations bibliographiques minimales pour comprendre la situation globale…

      Instead of parroting senseless propaganda, one should perhaps deal with authors who actually have something to say at a high level, such as:

      • Pankaj Mishra: „From the ruins of the empire“
      • Kishore Mahbubani: „The Asean Miracle. A Catalyst for Peace“
      • „Has the West lost it?“
      • „Can Asians think?“
      • Lee Kuan Yew: „One man’s view of the world“
      • David Engels: „On the way to the empire“
      • Noam Chomsky: „Who rules the world“
      • Bruno Macàes: „The Dawn of Eurasia“
      • Joseph Stiglitz: „Rich and poor“
      • Stephan Lessenich: „The Deluge Beside Us“
      • Parag Khanna: „Our Asian Future“

      Reading does not mean that all these authors are right in everything. But it would be of great value for the West – including Switzerland – to replace know-it-all, ignorance and arrogance here and there with facts, understanding and cooperation. The only alternative is to try to eliminate our supposed competitors sooner or later in a war. Everyone can decide for themselves what to think of this “solution”.

      In this sense, one can only hope that humanity will remember better. Dreaming is always allowed.

      #on_peut_toujours_rêver

    • En revanche « With a budget of 85 billion, Switzerland – in terms of the number of corona patients per 1 million population – made it to second place worldwide. » c’est pas tout à fait juste ; avec (ce jour) 15 morts p. 100 000, la Suisse est derrière la Belgique (50), l’Espagne (45), l’Italie (40), la France (32), UK (24), les Pays-Bas (22), et à égalité avec la Suède.

  • ENQUÊTE FRANCEINFO. Covid-19 : le lourd tribut payé par les élus lors du premier tour des municipales
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/video-covid-19-le-lourd-tribut-paye-par-les-elus-lors-du-premier-tour-d

    À cet instant, ce dernier [Macron] est ébranlé. Il n’exclut pas un report du vote. À 13 heures, les experts ne quittent pas le palais. On leur apporte des plateaux repas, après quoi ils se retrouvent à huit clos pour répondre à la question suivante : y a-t-il des arguments scientifiques plaidant en faveur de la suppression du premier tour des élections municipales ?

    Pendant qu’Emmanuel Macron consulte les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que d’autres personnalités politiques qui plaident majoritairement pour un maintien du scrutin, les scientifiques débattent. La discussion est franche, « cash », nous a-t-on confié. Certains interviennent spontanément. D’autres réclament la parole. Le président Jean-François Delfraissy veille à ce que chacun puisse préciser sa pensée. Il recherche un consensus qui peu à peu va se dégager autour de deux arguments.

    D’un côté, les experts membres du corps médical considèrent qu’à partir du moment où l’on permet à la population de sortir en respectant des mesures barrières, il n’existe aucun argument scientifique permettant de considérer que le premier tour aggraverait la situation, à condition que soient imposées une distanciation sociale, l’absence de contact, une file dédiée aux personnes à risque, et la présence de gel hydroalcoolique.

    Le risque d’un séisme politique et médiatique

    Mais un autre argument, beaucoup moins #scientifique, va aussi être avancé. Il est essentiellement développé par les experts en sciences sociales du groupe (#anthropologues et #sociologues notamment). Ces derniers font valoir qu’une annulation du premier tour des élections, risquerait d’entraîner un séisme politique et médiatique qui détournerait l’attention des Français de la menace qui pèse sur eux. Si la presse titrait sur la confiscation du scrutin par le chef de l’État, la polémique enflerait, expliquent-ils, l’opposition s’en emparerait, et les messages de mobilisation de l’opinion sur autour du Covid-19 deviendraient inaudibles.

    #in_retrospect

    dans le conseil du 12 mars il n’y a qu’une anthropologue et un sociologue :
    – Laëtitia Atlani-Duault, Anthropologue
    – Daniel Benamouzig, Sociologue

    apparemment désigné·es pour « éclairer » le gouvernement (Télérama) et pourquoi pas porter le chapeau
    https://www.telerama.fr/monde/coronavirus-qui-sont-les-deux-chercheurs-en-sciences-sociales-qui-eclairent

    L’avis du 12 mars https://seenthis.net/messages/831541

    • Mais un autre argument, beaucoup moins #scientifique, va aussi être avancé. Il est essentiellement développé par les experts en sciences sociales du groupe (#anthropologues et #sociologues notamment). Ces derniers font valoir qu’une annulation du premier tour des élections, risquerait d’entraîner un séisme politique et médiatique qui détournerait l’attention des Français de la menace qui pèse sur eux. Si la presse titrait sur la confiscation du scrutin par le chef de l’État, la polémique enflerait, expliquent-ils, l’opposition s’en emparerait, et les messages de mobilisation de l’opinion sur autour du Covid-19 deviendraient inaudibles.

      Vu comment le maintien de l’élection a contribué à ne pas mobiliser les gens sur le confinement, franchement, je trouve l’argument oiseux. C’est pas comme si la France était le seul pays à bousculer son fonctionnement habituel ! Je note aussi le pluriel à anthropologue et sociologue alors qu’il y en a un·e seul·e et le fait que leurs apports sont « beaucoup moins scientifiques » parce que c’est des sciences sociales !

  • Coronavirus : au Japon, les enjeux politiques ont retardé la réponse sanitaire
    https://www.lemonde.fr/international/article/2020/04/16/coronavirus-au-japon-les-enjeux-politiques-ont-retarde-la-reponse-sanitaire_

    Le gouvernement de Shinzo Abe est accusé d’avoir minimisé l’ampleur de l’épidémie en raison des Jeux olympiques, avant de se résigner à les reporter.

    Longtemps, le Japon a fait figure d’exception : l’Archipel semblait relativement épargné par la propagation du coronavirus. Tout porte à croire que cette perception était faussement rassurante. Les cas sont désormais en progression alarmante, en particulier à Tokyo, Osaka et Kobé. Au 16 avril, le bilan était de plus de 9 000 personnes contaminées – hors les 712 du paquebot Diamond-Princess – et de 179 décès.

    L’annonce, jeudi 16 avril, par le premier ministre Shinzo Abe de la mise en place de l’état d’urgence à l’échelle nationale – après l’avoir fait, neuf jours plus tôt, pour seulement sept des 47 départements du pays – est perçue par beaucoup de Japonais comme l’admission tacite, de la part du gouvernement, d’une certaine complaisance. Celle-ci s’est traduite, au cours des dernières semaines, par une dérobade des autorités à leur responsabilité de prendre la mesure de l’étendue de la contagion avant qu’elle n’empire.

    • tu sais que je peux pas regarder ça sans m’énerfffer de manière déraisonnable… surtout, une transcription écrite serait plus utile