#in_retrospect

  • PLFSS : Puisqu’on vous dit que c’est fini ! | Mediapart | 27.09.22

    https://www.mediapart.fr/journal/economie/270922/plf-2023-le-gouvernement-veut-trop-vite-tourner-la-page-du-quoi-qu-il-en-c

    Le gouvernement compte mettre quasiment fin aux dépenses exceptionnelles de l’assurance-maladie pour lutter contre le Covid-19 – vaccins, tests, indemnités d’interruption de travail, etc. –, réduisant ainsi le déficit de cette branche de la Sécurité sociale d’environ 11 milliards d’euros, peut-on lire dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023, présenté lundi.

    En d’autres termes, le gouvernement fait le pari – et c’est intéressant de le noter – que la crise du Covid est derrière nous. Seule une ligne de 1 milliard d’euros en cas de recrudescence de l’épidémie est prévue au PLFSS.

    on adore les paris avec le virus, celui que noys sommes en guerre - avant :-)

  • Brut nature FR sur Twitter : "C’était il y a plus de 40 ans. Haroun Tazieff lançait l’alerte sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Et se heurtait déjà au scepticisme de certains… #tbt" / Twitter
    https://twitter.com/brutnaturefr/status/1537321323499864064

    « Certains » en l’occurrence c’est Cousteau, non pas sceptique mais, #in_retrospect, ridiculement prétentieux

    https://video.twimg.com/amplify_video/1184530305572593664/vid/720x720/m_obYNbGJ-pH6WEO.mp4?tag=13

    #climat

    • l’autre aussi, Claude Lorius (glaciologue), celui assis à la droite de Tazieff, et qui a le dernier mot, conclu que « même un réchauffement, si c’était le cas, de 2 ou 3 °C (centigrades siouplait), ça n’aurait pas forcément une incidence catastrophique » :-)

  • 31 December 2020 : Coronavirus disease (COVID-19) : Herd immunity, lockdowns and COVID-19 #in_retrospect
    https://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/herd-immunity-lockdowns-and-covid-19

    Attempts to reach ‘herd immunity’ through exposing people to a virus are scientifically problematic and unethical. Letting COVID-19 spread through populations, of any age or health status will lead to unnecessary infections, suffering and death.

    […]

    Finally, while most infected people get mild or moderate forms of COVID-19 and some experience no disease, many become seriously ill and must be admitted into hospital. We are only beginning to understand the long-term health impacts among people who have had COVID-19, including what is being described as ‘Long COVID.’ WHO is working with clinicians and patient groups to better understand the long term effects of COVID-19. 

  • Hiltzik: The horrifying toll of Sweden’s lax pandemic policy
    https://www.latimes.com/business/story/2022-03-31/sweden-covid-policy-was-a-disaster

    The details of Swedish policies as described by Brusselaers and her co-authors are horrifying. The Swedish government, they report, deliberately tried to use children to spread COVID-19 and denied care to seniors and those suffering from other conditions.

    The government’s goal appeared geared to produce herd immunity — a level of infection that would create a natural barrier to the pandemic’s spread without inconveniencing middle- and upper-class citizens; the government never set forth that goal publicly, but internal government emails unearthed by the Swedish press revealed that herd immunity was the strategy behind closed doors.

    Explicit or not, the effort failed.

  • Evaluation of science advice during the COVID-19 pandemic in Sweden | Humanities and Social Sciences Communications
    https://www.nature.com/articles/s41599-022-01097-5

    We argue that that scientific methodology was not followed by the major figures in the acting authorities—or the responsible politicians—with alternative narratives being considered as valid, resulting in arbitrary policy decisions. In 2014, the Public Health Agency merged with the Institute for Infectious Disease Control; the first decision by its new head (Johan Carlson) was to dismiss and move the authority’s six professors to Karolinska Institute. With this setup, the authority lacked expertise and could disregard scientific facts. (…)

    Many elderly people were administered morphine instead of oxygen despite available supplies, effectively ending their lives.

    If Sweden wants to do better in future pandemics, the scientific method must be re-established, not least within the Public Health Agency. It would likely make a large difference if a separate, independent Institute for Infectious Disease Control is recreated. We recommend Sweden begins a self-critical process about its political culture and the lack of accountability of decision-makers to avoid future failures, as occurred with the COVID-19 pandemic.

    #in_retrospect #suède

  • « C’était ubuesque » : dans les coulisses du ministère de la Santé, pendant la crise du covid - Coronavirus - Le Télégramme
    https://www.letelegramme.fr/coronavirus/c-etait-ubuesque-dans-les-coulisses-du-ministere-de-la-sante-pendant-la


    Olivier Véran est à la tête du ministère de la Santé.
    Photo illustration EPA

    Le journaliste Marc Payet raconte, dans un livre-enquête (), comment le ministère de la Santé a géré la crise sanitaire de l’intérieur. Lourdeurs administratives, rivalités internes, ratés, manque de moyens : les anecdotes, nombreuses, dressent un constat sévère.

    *Pourquoi qualifiez-vous le ministère de la Santé de « Ministère des bras cassés » ?
    Pour plusieurs raisons : parce qu’il y a eu un certain nombre de ratages dans ce ministère au début de la crise (sur le dépistage, les masques…) ; parce que c’est aussi un ministère à qui on a cassé des bras (ils ont de moins en moins de moyens ; à la Direction générale de santé par exemple, ils sont passés de 420 à 270 en 16 ans) et qui enregistre un grand nombre de « gueules cassées » (beaucoup de fonctionnaires ressortent de cette crise en burn-out, alors qu’ils ont tout donné). C’est un ministère qui a mené une « guerre » - pour reprendre les mots d’Emmanuel Macron - mais qui en ressort blessé. En off, dans les couloirs, les fonctionnaires de Bercy disaient aussi « à tiens, voilà les bras cassés » pour désigner ceux de la Santé.

    Que reproche-ton à ce ministère ?
    On reproche à Agnès Buzin, qui a vu venir le virus, de ne pas avoir pris les bonnes décisions à la mesure du risque. À Olivier Véran, de ne pas avoir su donner, au début, des masques et des équipements aux soignants. Plus généralement, les autres ministères reprochent aux fonctionnaires de la Santé de ne pas avoir été réactifs dans leurs prises de décision et d’avoir été trop bureaucratiques. Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée chargée de l’Industrie, m’a raconté que quand Bercy a voulu commander des masques, ils se sont cassé les dents face à Santé Publique France qui traînait des pieds, car l’agence voulait que ça soit validé par son conseil d’administration. Pour Bercy, c’était ubuesque et ça montrait toute la lourdeur et la lenteur de l’administration de la santé.

    Vous épinglez notamment l’ARS Bretagne. Pourquoi ?
    La maire de Rennes, Nathalie Appéré, m’a confié qu’en mars 2020, en pleine pénurie de masques, elle se rend compte qu’elle a 800 000 masques en stock. Elle veut les distribuer aux agents municipaux et à ceux des Ehpad. Mais elle est tombée sur un haut fonctionnaire de l’ARS Bretagne [Stéphane Mulliez, le directeur, NDLR] qui lui dit « Mais non, vous ne pouvez pas les distribuer ! Cela va créer des inégalités sur le territoire. En plus, les masques, ce n’est pas utile pour protéger la population. » On lui sort tout un tas d’arguments, même judiciaires, pour lui interdire de distribuer les masques. Cela a duré quinze jours avant que l’ARS change d’avis. Cet épisode montre qu’au début de la crise, l’administration de la santé a été inefficace. Elle était en panique, elle ne savait plus quoi faire, jusqu’à en prendre des décisions qui sont absurdes - même si elle se retranchait derrière les consignes de Paris et de l’OMS. On a des élus qui veulent faire bouger les choses, mais l’administration met des bâtons dans les roues ! Les personnels de l’État étaient, à ce moment-là, comme des généraux qui n’arrivait pas à mener la bataille, voire même étaient en perdition…

     Justement, vous racontez que l’administration a bien failli imploser au début…
    Richard Lizurey, qui a rédigé un rapport sur les six premiers mois de la crise, m’a raconté comment les dysfonctionnements ont été incroyables au tout début. À la cellule de crise interministérielle, il y avait tellement de courriels échangés que les messageries plantées ! Il y avait aussi des problèmes de communication, car les réseaux étaient saturés : résultat, les acteurs de terrain, notamment dans le Grand Est, n’arrivaient plus à faire remonter des informations urgentes et à joindre des gens à la cellule de crise. Dans la guerre, le combat était très difficile à mener. À cela s’ajoutent les rivalités internes. Ceux qui devaient mener la guerre, c’étaient les ARS, sous tutelle du ministère de la Santé. Mais les préfets, émanation de l’Intérieur, voulaient aussi en être. Donc on a eu une rivalité de compétences et ça a posé pleins de problèmes. Les uns et les autres se plaignaient et se dénigraient. Ça a été un vrai casse-tête. Dans les cellules de crise, ils étaient tous au pied du mur. L’administration toute seule n’arrivait plus. L’État était proche d’être nu.

    On apprend dans votre livre qu’Olivier Véran et Jérôme Salomon (le directeur de la DGS) ne s’apprécient pas. Cela a-t-il eu un impact sur la gestion de la crise ?
    Je ne sais pas si cela a eu un impact négatif : ils ont quand même fait une campagne de vaccination qui a bien marché. Mais c’est une réalité : ces deux personnages ne s’entendaient pas, ils ont été rivaux pendant la campagne de 2017 pour devenir le futur ministre de la Santé… Pendant la crise, Jérôme Salomon s’est retrouvé à faire des conférences de presse tous les soirs sur le suivi des chiffres de la covid. Il était très populaire, très identifié. Alors que le ministre était, lui, dans l’ombre. Olivier Véran a voulu changer cela : il a repris la main, pris la lumière et remis Salomon dans son bureau. Mais de nombreuses sources m’ont raconté que ces jeux d’influence et de rivalité ont compliqué le quotidien en interne.

    Le ministère de la Santé était en première ligne dans la crise. Était-il structuré pour ?
    Non, historiquement, le ministère de la Santé est faible. Il n’est pas fait pour être en première ligne, c’est plutôt le rôle de la Défense ou de l’Intérieur. Beaucoup de gens a haut niveau me l’ont dit : c’est un bon ministère en temps de paix, pas en temps de guerre. Sylvain Fort, l’ancienne plume de Macron, dit même qu’ils ont « été étonnés de voir à quel point le ministère était en vrac ; il était déserté par les énarques, ce sont surtout des apparatchiks aux manettes ». Il est aussi faible car il est au carrefour de lobbies puissants (médecins libéraux, pharmaciens, médecins hospitaliers…) qui ne veulent pas que le ministère soit trop fort pour pouvoir défendre leur intérêt. Pour suppléer à la défaillance de Ségur, une partie de la crise a fini par être gérée par d’autres : les préfets, Bercy, le conseil de défense, les conseillers d’Emmanuel Macron, le président lui-même…

    Vous racontez aussi que la bureaucratie de la santé, avec toutes ces procédures, a eu pour effet de retarder les prises de décision…
    Je me souviens d’un médecin qui m’a raconté que monter un centre de vaccination était un casse-tête. Beaucoup de paperasse, des dizaines de formulaires à remplir, qu’il fallait avoir plein d’autorisations… Des tracasseries sans nom ! L’administration était aussi très tatillonne : elle en était à demander « est-ce que votre frigo pour les vaccins fait du froid à 2 °C ou 2,2 °C ? Vous ne pouvez pas vérifier que ce n’est pas 2,4 °C ? »… La qualité c’est très bien, on ne peut pas leur reprocher ça, mais la qualité qui devient bureaucrate, ça devient un problème, car ça ralentit la riposte.

    Les fonctionnaires se cachaient-ils derrière les procédures administratives pour se prémunir de poursuites judiciaires ?
    Oui, car ils se disaient « si on a des inspections très pointues, on pourra peut-être nous reprocher telle ou telle chose ». C’était vrai lorsque les ARS ont transformé des services de réanimation pour accueillir plus de monde. C’était des services en « mode dégradé ». Ils disaient « qu’ils devaient prendre leur risque, car il fallait accueillir plus de gens ». Le ministère est composé de pleins de gens de bonne volonté, qui ont sauvé des vies et qui n’ont pas compté leur heure. Mais il y avait dans le même temps une peur de la poursuite judiciaire. Cela fait écho à tous les drames qu’a connus le ministère de la Santé, comme avec le sang contaminé ou l’affaire du Mediator. Pendant la crise, il y a eu aussi la Cour de justice de la République qui s’est mise a enquêté ou des inspecteurs de police qui ont déboulé dans le bureau de Véran pour perquisitionner. Ça paralyse l’action et explique les lenteurs dans la prise de décision.

    La crise n’a-t-elle pas mis en lumière le manque de moyens humains de ce ministère ? Il y a tellement peu de monde que vous qualifiez l’agence Santé Publique France de « désert de Gobi »…
    En France, on a toujours plus misé sur les moyens dans les hôpitaux que la santé publique (la prévention, l’épidémiologie, les masques). À Santé Publique France, il n’y avait que deux équivalents temps plein pour garder le stock stratégique des masques ! Deux personnes seulement en charge de tout l’approvisionnement des masques ! La suppression des postes de fonctionnaires (avec la RGPP, sous Sarkozy) a beaucoup impacté l’administration de la santé. On en paie le prix maintenant. On a beaucoup mis de moyens sur l’Intérieur et le terrorisme - qui sont des risques indéniables, certes - mais on a des effectifs qui ont fondu à la Santé.

    Ce qui explique pourquoi le gouvernement a dû avoir recours à des cabinets privés, comme McKinsey, pour gérer la crise, au prix de gros billets...
    Oui ! Ils ont donné beaucoup de budget à ces agences. Peut-être qu’ils travaillent très bien, mais s’ils ont dû en arriver là, c’est qu’il y avait un gros problème d’effectifs à la Santé.

    Vous distinguez deux périodes dans la crise. La première, jusqu’à février 2021, où l’administration enchaîne les ratages. La seconde, à partir de février 2021, où ça a mieux fonctionné. Pourquoi ?
    À partir de février 2021, ils ont appris de leur erreur et ont progressé. Au ministère de la Santé, ils ont réussi à se réorganiser. Ça s’est révélé efficace : la campagne vaccinale est montée en puissance à ce moment-là, le passe sanitaire a bien fonctionné. À partir de cette date, Emmanuel Macron a aussi arrêté de suivre les avis des scientifiques, qui demandaient de reconfiner le pays. Ça a permis de donner un cap plus clair et efficace. Mais là, au début de l’année 2022, ça recommence : ça redevient compliqué, avec l’Éducation nationale et les protocoles à l’école. Les fonctionnaires de la Santé le reconnaissent : c’est très compliqué avec le ministère de l’Éducation nationale, qui n’écoute personne.

    Que faut-il faire pour renforcer le ministère de la Santé ?
    Le ministère est composé de dizaines d’agences, très éparpillées : Santé Publique France, la Haute autorité de Santé, les ARS, le HCSP… C’est très bureaucratique et c’est un frein à la réactivité. Je pense qu’Emmanuel Macron et Olivier Véran auraient tout intérêt à réformer le ministère, à regrouper en une ou deux agences tout ce millefeuille administratif. Un rapport a demandé cette réforme, Macron a dit qu’il allait en tirer toutes les conséquences. Mais, pour l’instant, il ne l’a pas fait. Tant qu’on n’a pas fait cela, ça ne fonctionnera pas.

    « Le ministère des bras cassés », Marc Payet, Albin Michel, février 2022, 18,90 €.

  • #Covid-19 : le #sous-variant BA.2 bien plus contagieux qu’Omicron, selon le Danemark - Capital.fr
    https://www.capital.fr/economie-politique/covid-19-le-sous-variant-ba2-bien-plus-contagieux-quomicron-selon-le-danemar

    Peut-il réinfecter ceux qui ont déjà été infectés par le BA.1 ?

    « Les scientifiques s’efforcent de déterminer si ces mutations affectent la capacité du sous-variant BA.2 à échapper à l’immunité existante, le rendent plus infectieux ou réinfectent les personnes qui ont eu le BA.1 », a déclaré le SSI.

    On va très vite le savoir…

    La nouvelle a été annoncée alors que le Danemark, le Royaume-Uni, l’Irlande et les Pays-Bas ont commencé à lever la plupart des restrictions liées à la Covid-19

    #sars-cov2 #sous-variants #assassins

    • En début de semaine, ils avaient trouvé, dans un journal télé, un spécialiste Danois, qui expliquait qu’ils avaient déjà la réponse : « On n’a pas constaté de réinfection par le BA.2 ». Je le trouvais bien affirmatif... mais pourquoi pas. S’ils constatent que tout va bien, alors oui, continuons. Mais... Comment pouvaient-ils déjà être aussi affirmatifs ? Comment savent-ils ce que tant d’autres ne savent pas ?

    • pendant ce temps, TAC la voix de son maître disait hier :

      Point de situation sur le sous-variant BA.2

      [TAC | jeu. 27 janv. 2022 | 22:30]

      À ce jour, le nombre de cas infectés par le sous-variant BA.2 reste très limité. Toutefois, “il faut être extrêmement prudent”, a affirmé Olivier Véran dans une interview donnée le 25 janvier. En s’appuyant sur les données venues du Danemark, le ministre de la Santé a fait un point sur les connaissances actuelles. Son origine provient d’une mutation sur une protéine, ce qui permet d’avancer que : “les cellules humaines pourraient ne pas reconnaître ce variant alors même qu’elles auraient été exposées à Omicron”, a expliqué le ministre de la Santé. “On pourrait se recontaminer potentiellement au BA.2 même lorsqu’on aurait été contaminé au variant Omicron”. En France, “sur 10 000 séquençages en vie réelle la semaine dernière, il y avait 60 cas de ce variant BA.2. “Nous n’avons pas encore assez de recul pour savoir s’il est moins ou aussi dangereux qu’Omicron”, a précisé Olivier Véran.

      DON’T PANIC. CIRCULEZ, Y A RIEN À VOIR. Mais méfiez vous quand même.

    • Dans la famille omicron
      Covid : le sous-variant BA.2 arrive en France et « il a l’air de prendre le pouvoir », 25 janvier 2022
      https://www.liberation.fr/societe/sante/covid-le-sous-variant-ba-2-arrive-en-france-et-il-a-lair-de-prendre-le-pouvoir-20220125_R2V64NQTDFFSTKHMWIRAEVNXRU/?redirected=1
      La pandémie de Covid-19 en Francedossier

      Le ministre de la Santé et le président du Conseil scientifique ont confirmé mardi l’émergence du sous-variant BA.2 en France. Mais les 60 cas officiellement détectés ne semblent pas compromettre leurs prévisions optimistes d’une décrue progressive de l’épidémie au printemps.

      Son nom ne vous dit peut-être encore rien mais il faut probablement vous préparer à l’entendre de plus en plus souvent. Le sous-variant BA.2, qui reprend le schéma d’omicron (BA.1) mais présente plusieurs nouvelles mutations, se propage désormais en France, après être devenu majoritaire au Danemark et en Inde. [avec nos yeux crevés et nos lunettes noires] « On a repéré 60 cas » sur le territoire, a indiqué ce mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran, interrogé sur LCI. « Ce variant, il a la couleur, l’odeur, le goût d’omicron, mais ce n’est pas exactement omicron, c’est omicron qui a muté, c’est ce qu’on appelle un sous-lignage du variant omicron », a-t-il précisé. Selon lui, les autorités danoises rapportent qu’on « pourrait potentiellement se recontaminer avec le sous-variant BA.2 après avoir contracté omicron ».

      « La vague omicron n’est pas terminée mais elle est différente », a déclaré de son côté le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, sur France Info. Sur le sous-variant BA.2, il reconnaît qu’il « a l’air de prendre le pouvoir ». « S’il prend le pouvoir au Danemark et qu’il explique la situation au Danemark, cela veut dire qu’il est plus transmissible encore », souligne-t-il [finaud].

      Beaucoup d’inconnues subsistent autour de ce sous-variant. « Pourquoi serait-il plus transmissible ? Qu’est-ce qui lui arrive de plus ? Je ne le sais pas. Personne ne le sait actuellement », reconnaît le médecin [du pestilent]. Et d’ajouter : « Quel est son niveau de gravité ? Si on a un variant qui n’est pas grave, somme toute, le problème est différent. Eh bien, je ne le sais pas sur le BA.2. »

      Même si l’évolution du BA.2 est scrutée « avec une grande attention », Delfraissy se range dans le clan des optimistes. Alors qu’il estime que « les choses vont atterrir plutôt vers la mi-mars avec une baisse progressive, très lente, en termes d’hospitalisations », [anticipant de manière exceptionnelle sur le monde d’après] il est apparu pour la première fois sans masque sur le plateau télévisé. Présage de jours meilleurs, et surtout « signe qu’il faut commencer à anticiper ce qui nous attend » pour le printemps.

      une prévision de baisse lente (un mois et demi) qui va croiser une montée imprévue par les augures

      ça fait comme si l’immunité conférée par Omicron tenait la route alors que
      https://seenthis.net/messages/946922

      on aura vérifié que, quoi qu’on en dise, pendant que la téloche nous postillonne à la tronche, l’école reste le coeur de la société

      #sous-variant_BA.2 #BA.2 #protocole_tous_infectés #société_d'abandon #aupaysdeslumièreséteintes #sans_vergogne

    • Au Royaume-Uni, le sous-variant BA.2 reste très minoritaire (de l’ordre de 3 %), mais il aurait, depuis quelques jours, commencé à grignoter la part de son aîné. D’où cette interrogation légitime : la diffusion accélérée de BA.2 au Danemark, où les nouvelles contaminations flambent, serait-elle un signe de sa transmissibilité accrue ?

      En France, une interrogation similaire a vu le jour. Pourquoi le pic de la vague Omicron, dont l’arrivée était annoncée vers la mi-janvier, tarde-t-il tant ? Si la vague reprend une nouvelle vigueur, son accélération peut-elle être liée, en partie du moins, à l’arrivée de BA.2 ? Impossible à ce stade de répondre.
      D’une part, nos systèmes de détection des variants ne sont pas adaptés à un suivi de ce sous-variant. « La détection des mutations du SARS-CoV-2 par criblage ne permet pas, dans la plupart des laboratoires, de distinguer BA.1 de BA.2 », explique Florence Débarre. Pour faire ce distinguo, il faudra modifier les cibles de criblage. L’autre méthode est de séquencer la totalité du génome viral. Or, « la remontée des données du séquençage en France n’est pas immédiate », ajoute la biologiste. Par conséquent, on ne peut pas savoir à quel niveau ce sous-variant circule en France. A ce jour, moins d’une vingtaine de cas ont été certifiés par séquençage sur l’ensemble du territoire. Un nombre probablement sous-estimé.

      D’autre part, le portrait de ce petit frère d’Omicron reste flou. « Il n’y a pas à ce stade de connaissances de risque de contagiosité [du sous-variant BA.2] vis-à-vis de celles et ceux qui ont déjà contracté le variant Omicron », estimait le ministre de la santé, Olivier Véran, jeudi 20 janvier.

      (...) il a été trouvé dans de nombreux pays d’Asie (...)

      https://justpaste.it/9aaem

      #in_retrospect

    • Pour faire ce distinguo, il faudra modifier les cibles de criblage.

      et ça pose un problème aux labos, de modifier les cibles ? ou c’est la mise à jour de SIDEP qui pose problème ?

  • Ah, tiens, « Le Québec va amorcer lundi un déconfinement » :
    https://www.20minutes.fr/monde/3223687-20220126-coronavirus-canada-quebec-va-amorcer-lundi-deconfinement

    Ah, tiens : « le Danemark compte lever ses restrictions malgré des cas records »
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/covid-19-le-danemark-compte-lever-ses-restrictions-malgre-des-cas-records-2

    Ah, tiens (15 janvier) : « Covid-19 : aux Pays-Bas, un déconfinement par étapes »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2022/01/15/covid-19-aux-pays-bas-un-deconfinement-par-etapes_6109566_3244.html

    Une fois de plus (pardon : 3 fois de plus…), on apprend en France qu’il y a des mesures sanitaires, voire des confinements, dans d’autres grandes démocraties occidentales, mais seulement au moment où elles lèvent ces mesures.

    Ce qui a le gros avantage de permettre à notre gouvernement de venir pérorer quotidiennement sur le thème « on n’y peut rien », « les autres non plus ne font rien contre »… Et c’est comme ça depuis le début de l’épidémie.

    (La seule exception que j’ai repérée : la non-campagne de vaccination des enfants, tellement catastrophique en France, qu’il est difficile de ne pas regarder comment ça se passe en Espagne et au Portugal.)

  • Une chanteuse tchèque meurt du Covid-19 après avoir volontairement contracté le virus
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/vaccin/une-chanteuse-tcheque-meurt-du-covid-apres-avoir-volontairement-contrac

    Le fils de la chanteuse a expliqué que sa mère avait refusé de se faire vacciner et s’était volontairement exposée à la maladie que lui et son père, tous les deux vaccinés, avaient attrapée avant Noël.

    #Darwin_awards #covid #vaccin #antivax

  • #Covid-19 et #enfants : que sait-on deux ans après le début de la pandémie ?
    https://www.rfi.fr/fr/science/20220112-covid-19-et-enfants-que-sait-on-deux-ans-apr%C3%A8s-le-d%C3%A9but-de-la

    Empêcher l’épidémie de circuler activement chez les enfants aurait pourtant un double intérêt. Leur protection tout d’abord, mais cela constituerait également un frein à la diffusion du virus.

    Contrairement à ce que l’on pensait il y a deux ans, les plus jeunes jouent en effet un rôle non négligeable dans la dynamique épidémique : « Les enfants se contaminent en masse dans les milieux scolaires à grande promiscuité pas très bien ventilés, dans les environnements où ils passent des heures avec peu de gestes barrière », avance Antoine Flahault. « Quand ils reviennent à la maison, ils contaminent alors leurs parents et parfois leurs grands-parents.

    On voit aujourd’hui qu’ils jouent un rôle moteur dans l’épidémie, comme dans toutes les infections virales respiratoires ». Ainsi, pour la grippe par exemple, même si l’essentiel de ses victimes sont des personnes âgées, la moitié des contaminations a lieu chez les moins de 20 ans.

    Il existe donc un fort intérêt à protéger au maximum les enfants de l’infection et à ne pas laisser courir l’épidémie dans cette classe d’âge comme on l’entend parfois.

    Malheureusement, on en est très loin aujourd’hui en France : le taux d’incidence est proche de 2 000 cas pour 100 000 enfants en maternelle. Il est supérieur à 3 000 pour les plus grands et avoisine même 5 000 chez les lycéens.

  • Masques #FFP2 : le Haut Conseil de la santé publique se prononcera vendredi sur sa généralisation
    https://www.bfmtv.com/sante/masque-ffp2-le-haut-conseil-de-la-sante-publique-se-prononcera-vendredi-sur-s

    la question de distribuer des masques anti-Covid-19 FFP2 aux agents du service public est évoquée, Jean Castex a promis sur BFMTV-RMC ce jeudi a minima de fournir en masques chirurgicaux « tous les personnels enseignants d’ici la fin du mois ».

    #santé_publique

    • Covid-19 : face au variant Omicron, faut-il généraliser le port des masques FFP2 ?

      (...) Olivier Véran [qui joue les l’imbéciles, ndc], a dit avoir demandé l’avis du Haut Conseil de la santé publique « sur la question des masques FFP2, notamment des soignants, compte tenu de la très forte circulation du variant Omicron et de manière à éviter les paralysies dans certains services totalement essentiels ». A l’hôpital, le masque FFP2 est essentiellement utilisé dans les services accueillant de nombreux malades du Covid-19, en réanimation ou au bloc chirurgical.

      A l’origine réservés aux professionnels de la santé notamment, ces masques sont aujourd’hui vendus en pharmacies ou dans le commerce. Certaines personnes, à risque ou simplement plus inquiètes du virus, en portent déjà.

      (...) Le masque chirurgical – le plus répandu actuellement – a, lui, l’inconvénient de ne pas être hermétique [dit Le Monde qui joue les imbéciles, ndc] . Assez lâche, il peut laisser passer de toutes petites gouttelettes ou [peut-être même....] des aérosols qui peuvent rester dans l’air lorsqu’un lieu est mal aéré. Il est par ailleurs conseillé de le changer toutes les quatre heures, contre huit pour un FFP2.

      [Mais l’imbécile finit par lâcher le morcif] Une étude parue le 7 décembre dans la revue PNAS [avant , on a rien vu rien entendu, pas cherché à comprendre la différences entre les masques] a confirmé l’efficacité des FFP2 pour se protéger contre le virus et protéger les autres. Selon les chercheurs des universités de Göttingen (Allemagne) et de Cornell (Etats-Unis), si une personne non infectée par le SARS-CoV-2 porte un masque chirurgical lors d’une discussion avec une personne infectée, non masquée, et à une distance de 1,50 mètre, le risque maximal d’infection atteint 90 % après trente minutes. Avec un masque FFP2, ce risque baisse à près de 20 %, même après une discussion d’une heure. Si les deux personnes portent un masque chirurgical, le risque maximal est inférieur à 30 %, même après une heure. Mais si les deux individus portent un masque FFP2 correctement ajusté, alors ce risque tombe à 0,4 % au maximum.

      [...] « Attention à la fausse sensation de sécurité, il ne faut pas en faire une solution miracle qui conduirait à un relâchement des autres gestes barrières », nuance Pierre Parneix, médecin en santé publique et président de la Société française d’hygiène hospitalière. Il craint notamment que l’on jette le doute sur le masque chirurgical, tout de même efficace.
      Comme M. Parneix, Pascal Crépey est plutôt réticent à l’idée d’une généralisation du FFP2 dans tous les lieux recevant du public. L’enseignant-chercheur en épidémiologie et biostatistiques à l’Ecole des hautes études en santé publique, à Rennes, considère que ce masque est trop contraignant pour être accepté et correctement porté par la population. « Quand il est bien porté et donc bien étanche, on peut facilement se sentir opprimé : on respire moins bien, on peut avoir envie de l’enlever à la longue. » M. Crépey redoute que le bénéfice du port d’un masque plus protecteur soit gommé par le risque que les gens « le portent sous le nez ou sous le menton ». Auquel cas, cela n’apporterait qu’un bénéfice incertain en matière de lutte contre l’épidémie.

      [...] En janvier 2021, la direction générale de la santé affirmait à LCI que Santé publique France avait en sa possession – en plus des stocks gérés par les établissements – 406 millions de masques FFP2, « soit 203 % du stock cible correspondant à trois semaines de crise épidémique ».

      https://justpaste.it/90dpt

    • « Certaines personnes, à risque ou simplement plus inquiètes du virus, en portent déjà. »

      Là aussi ils jouent fort honorablement aux imbéciles.

      « Quand il est bien porté et donc bien étanche, on peut facilement se sentir opprimé : on respire moins bien, on peut avoir envie de l’enlever à la longue. »

      Heu, je pige pas bien là. Je ne sais pas si c’est moi mais bien au contraire depuis la rentrée je porte exclusivement des FFP2 et je trouve qu’on respire vachement mieux dedans, parce que justement une fois bien ajusté on respire à travers une paroi qui filtre, pas devant un truc qui se colle à ta gueule quand tu inspires.

      Ils ont du bien le chercher celui là pour balancer ce genre d’avis qui rappelle étrangement les premiers arguments du gouvernement sur le fait que "les gens ne sauront pas s’en servir".

    • mais c’est une position très partagée. même avec la pandémie, même avec la contagiosité de Omicron, la Société Française d’Hygiène Hospitalière « ne recommande pas le port de masques FFP2 par tout professionnel des établissements de santé et médico-sociaux car il demande une adaptation à la morphologie du visage pour une bonne efficacité . »
      https://www.hospimedia.fr/actualite/articles/20220104-equipement-le-port-du-masque-ffp2-n-est

      comme si avec des masques chirurgicaux qui protègent moins, les fuites du coté des arrêtes nasales et sur les cotés du masques n’étaient pas un souci qui peut demander des adaptations.

      on connait bien ces conneries de sachants professionnels. les médecins ont longtemps refusé d’admettre la nécessité du lavage de mains pratiqué par les sages-femmes, par exemple.

  • Orthodoxy, illusio, and playing the scientific game: a Bourdieusian analysis of infection control science in the #COVID-19 pandemic https://www.ncbi.nlm.nih.gov/labs/pmc/articles/PMC8474098/#__ffn_sectitle

    Scientific and policy bodies’ failure to acknowledge and act on the evidence base for airborne transmission of SARS-CoV-2 in a timely way is both a mystery and a scandal. In this study, we applied theories from #Bourdieu to address the question, “How was a partial and partisan scientific account of #SARS-CoV-2 #transmission constructed and maintained, leading to widespread imposition of infection control policies which de-emphasised airborne transmission?”.

    #déni #aéroportage #aérosols

  • Martin Blachier : « La vague Omicron est un phénomène fabriqué » (VIDEO)
    https://www.programme-television.org/news-tv/Martin-Blachier-La-vague-Omicron-est-un-phenomene-fabrique-VID

    « Ce qui envoie les gens en réanimation, c’est encore le Delta. D’ailleurs, en France, ce sont les régions où le Delta est plus haut par rapport à l’Omicron, où il y a le plus de patients en réanimation (…) Donc le phénomène Omicron a été un phénomène médiatique, un phénomène de testing et il ne sera pas un cataclysme pour le système de santé », a-t-il également clamé pour le plus grand bonheur de Pascal Praud.

    Au début de l’émission, le présentateur de CNews n’a en effet pas caché son ras-le-bol face à ceux qui n’ont cessé d’alerter sur la dangerosité d’Omicron fin 2021. « On nous avait annoncé le raz-de-marée, la déflagration, j’avais entendu les alarmistes et les enfermistes sortir le 15 décembre, nous annoncer que l’hôpital allait exploser... Les chiffres on les a : il y a 58 000 cas confirmés hier, et il y a exactement 3 500 personnes en réanimation. Ça n’a pas bougé, ça n’a pas bougé ! (…) C’est une honte ! Ces gens sont une honte ! Il y a des gens que je ne veux plus entendre ! C’est un scandale ! C’est vraiment un scandale ! Agiter le chiffon rouge comme certains l’ont fait le 15 décembre... Qu’ils se taisent ! À jamais ! », s’est-il énervé.

    #in_retrospect

  • Ah, apparemment, Blanquer trouve son nouveau protocole est encore trop contraignant…
    https://www.bfmtv.com/sante/en-direct-rentree-scolaire-sous-omicron-nouvelles-regles-d-isolation-suivez-l

    « Dès que ce sera possible, nous allégerons les protocoles sanitaires », déclare Jean-Michel Blanquer

    Interviewé sur LCI, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, a estimé que le nouveau protocole sanitaire à l’école durerait « vraisemblablement » tout le mois de janvier.

    « On a le sentiment que le pic est pour bientôt, donc dès que ce sera possible, nous allégerons les protocoles sanitaires », a déclaré le ministre.

    • « sentiment », « je le sens », « j’ai l’impression », ce sont des formules que j’entends sans cesse sur ces questions, irl et au plus proche. on a pas La Boétie 2.0 sous la main (juste le plus souvent des caricatures du premier), mais c’est plus moche encore qu’un ministre.

      alors que ...

    • Ecole et Covid-19 : « Jusqu’à quand tiendra-t-on comme ça ? »

      Au premier jour de la rentrée, lundi, les directeurs et chefs d’établissement comptent déjà des absents, aussi bien chez les personnels que chez les élèves.

      « Jusqu’ici, ça peut aller » : c’est le constat qui remontait de bon nombre d’écoles, lundi 3 janvier, jour de la rentrée des classes. Avec la volonté mise en avant par la plupart des enseignants contactés de « tenir à distance » les pronostics épidémiologiques les plus sombres – jusqu’à un tiers d’entre eux pourraient être touchés par le Covid-19, d’ici à la fin janvier, selon le conseil scientifique. Sans y parvenir vraiment : « Face à une doctrine sanitaire qui fluctue, on va gérer au jour le jour, mais cette rentrée est fragile », témoigne Hervé Lalle, directeur d’une école maternelle à Paris. Sans doute l’« une des plus fragiles » qu’il ait eu à orchestrer en deux ans de crise sanitaire et trente ans de carrière.

      Pas de « scénario catastrophe » à ce stade, tempère ce syndiqué au SE-UNSA : s’il a dû faire la rentrée avec deux professeurs (sur six) en moins – « tous deux covidés » –, l’un devait revenir dès mardi. L’autre, qui enseigne dans une unité pour enfants autistes, est secondé par des éducatrices spécialisées. « Elles prendront le relais et tiendront la semaine », espère-t-il.

      « Tenir. » C’est aussi le mot qu’emploie Ida (elle a requis l’anonymat), à la tête d’une autre école parisienne. Elle l’utilise, toutefois, sur le mode interrogatif : « Jusqu’à quand tiendra-t-on comme ça ? » Sa rentrée ne s’est pas trop mal passée, concède la directrice chevronnée : « Toutes les collègues sont là aujourd’hui, cinq enseignantes sur cinq, et c’est une chance. Mais est-ce qu’avec Omicron, on ne va pas toutes y passer ? C’est la question qu’on a bien en tête. » Suivie d’une autre : « Que fera-t-on de nos élèves, si on tombe malade et qu’on ne peut pas les répartir dans les classes ? »

      « On joue sur les mots »

      C’est l’une des inflexions apportées au protocole sanitaire ce 3 janvier : si les classes ne ferment plus, et que les écoliers peuvent y revenir en présentant trois tests négatifs successifs, ces mêmes écoliers ne pourront pas, toutefois, passer la journée dans une autre classe que la leur si leur maître ou leur maîtresse est à son tour contaminé. Face à cette équation compliquée, l’institution a pris un engagement : accroître ses capacités de remplacement. Celles-ci vont « passer de 9 % [de la totalité des effectifs des professeurs des écoles] à 12-15 % selon les académies », a promis M. Blanquer dans l’entretien donné au Parisien, lundi. Mais sur le terrain, on se demande où trouver les volontaires.

      Marie-Hélène Plard, qui dirige une école à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en a fait l’expérience ce lundi de reprise. Avec deux enseignantes – sur six – absentes, il lui a fallu renvoyer à la maison près de cinquante élèves. Elle avait pris sur elle d’écrire aux parents dès dimanche. La plupart se sont pourtant présentés, à 8 h 30. « Les écoles ouvertes, ils prennent ça comme une garantie, note cette syndiquée au SNUipp-FSU. Officiellement, les classes ne ferment pas, mais pour les familles, le résultat est le même : l’école n’est pas en mesure d’accueillir leurs enfants. On joue sur les mots ! »

      A J + 1, au ministère de l’éducation, on communique avec prudence sur ces absences. « On disposera peut-être d’une première estimation chiffrée en milieu de semaine, pronostique-t-on – alors qu’un conseil de défense est prévu le 5 janvier. Mais pas avant, aussi parce que les directeurs et les chefs d’établissement ont été dispensés des tâches administratives [dont ces remontées chiffrées font partie] pour se concentrer sur la gestion de la crise au quotidien. »

      Pas de chiffres non plus de la part des syndicats d’enseignants, mais ils ont reçu, au fil de la journée, les « premières alertes » : dans deux des trois circonscriptions de Saint-Denis, le SNUipp-FSU a recensé une cinquantaine de classes sans professeur, pas uniquement du fait du Covid-19. Son antenne marseillaise rapporte une « situation tendue » dans deux écoles des Bouches-du-Rhône, où quatre enseignants sur sept ont été testés positifs dans l’une, trois sur quatre dans l’autre. Les élèves aussi manquent à l’appel, rapportent les équipes, parfois « par dizaines ». « Des élèves exposés au Covid-19 lors des réunions familiales de fin d’année, mais aussi des enfants dont les parents préfèrent attendre une semaine avant de nous les ramener, rapporte Mme Plard, histoire de voir comment l’école gère… »

      Dans les collèges et les lycées, aussi, on compte les premiers absents. Ils seraient entre cinq et dix personnels par établissement, selon le SNPDEN-UNSA, syndicat de proviseurs, qui évoque aussi 10 % d’élèves non revenus. Dans un « gros lycée » des Yvelines, sept professeurs sont absents, « les collègues ont du mal à obtenir des créneaux pour se faire tester, rapporte Catherine Nave-Bekhti du SGEN-CFDT, d’autres absences sont à prévoir ». Autre exemple : celui d’une cité scolaire de l’académie de Créteil qui fait sa rentrée avec quinze professeurs absents non remplacés. « Cela risque de monter dans la semaine », redoute Sophie Vénétitay du SNES-FSU, en faisant état d’une réunion prévue pour faire un « point sanitaire » ce jeudi, avec le ministère.

      Dans sa petite école de deux classes dans le centre de la France, Céline (elle a requis l’anonymat) a comptabilisé ce lundi « tout le monde de présent », côté élèves comme côté enseignants. Mais son optimisme est relatif : « Vous y croyez, à ce zéro [cas] positif, après les fêtes ? Je comprends surtout que le but, en cette rentrée, n’est pas du tout de freiner la vague, et que nos dirigeants pensent qu’Omicron n’est pas grave. » Et de conclure : « Il ne nous reste qu’à espérer qu’ils aient raison. »

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/04/ecole-et-covid-19-jusqu-a-quand-tiendra-t-on-comme-ca_6108093_3224.html

      #école

  • Je crois que l’adoption de la Déclaration de Great Barrington n’a jamais été aussi ouvertement assumée par le gouvernement.

    Covid-19 : règles d’isolement, 3e dose, fin de la 5e vague,... ce qu’il faut retenir des déclarations d’Olivier Véran au JDD - ladepeche.fr
    https://www.ladepeche.fr/2022/01/02/covid-19-regles-disolement-3e-dose-fin-de-la-5e-vague-ce-quil-faut-retenir

    D’après Olivier Véran, cette vague pourrait être « la dernière ». En effet, la forte contagiosité du variant Omicron inquiète, mais est aussi, paradoxalement, porteuse d’espoir selon le ministre qui affirme : "Omicron est tellement contagieux qu’il va toucher toutes les populations du monde. Il va entraîner une immunité renforcée : on sera tous plus armés après son passage."

  • LeDoc / Dʳ Franck Clarot:
    https://twitter.com/Le___Doc/status/1475550686834266119

    C’est très préoccupant, ce qui a été dit ce soir par @JeanCASTEX et @olivierveran, dire que je suis déçu, est un euphémisme

    On annonce une situation grave... et pourtant on prend des mesurettes orientées quasi exclusivement vers la préoccupation première : l’économie #Castex19h

    On soutient les soignants et les acteurs sanitaires de première ligne... et pourtant on laisse faire pour le moment la vague #omicron, et le débordement du système en janvier, ce qui va sécher les soignants, sans compter les cas contacts #Castex19h

    On pointe les incertitudes concernant #Omicron, mais on prie tout de même pour qu’il soit moins dangereux (l’espoir de fin d’année, c’est important) #Castex19h

    Et on diffère au 5 janvier ...

    On nous dit que le virus circule chez les enfants, que cela peut diffuser chez les fragiles... pourtant on nous sort les reco de la SFP, qui a été nulle depuis le début de cette crise, et a qui a eu des positions opposées à TOUTES les autres sociétés savantes su monde. #Castex19h

    On nous parle d’obscurantisme, et d’anti vax, ... pourtant une partie de la com’ du soir reprend leurs arguments, comme la comparaison avec les bronchiolites et les gastro, ce qui d’ailleurs, est aussi contre productif vis à vis de la campagne actuelle de vaccination #Castex19h

    Il est inquiétant de reconnaitre parmi ces arguments des propos tenus ça et là dans Gala, sur LCI et CNEWS, par des gens qui ne voient pas ou plus de patients depuis longtemps, ou qui déjeunent avec la première dame...

    Ce soir, c’est difficile d’essayer de continuer à lutter.

    L’anticipation de la #6emevague aurait mérité d’autres mesures ; les soignants auraient mérité plus, aussi...

  • Epilogue sur le mouvement anti-mondialisation - Marseille Infos Autonomes
    https://mars-infos.org/epilogue-sur-le-mouvement-anti-6096

    Traduction d’un texte du collectif CrimeThinc qui analyse 22 ans après le blocage de l’OMC à Seattle ce que le mouvement qui a débuté à ce moment là peut nous apprendre aujourd’hui.

    Il y a 22 ans aujourd’hui, des anarchistes et d’autres manifestants ont réussi à bloquer et à fermer le sommet de l’Organisation mondiale du commerce à Seattle. C’était le début spectaculaire de ce que les journalistes ont appelé le « mouvement antimondialisation » - en fait, un mouvement mondial contre le capitalisme néolibéral. Au cours des dernières années, nous avons célébré les vingt ans de plusieurs des moments forts de ce mouvement. Aujourd’hui, nous réfléchissons à ses origines et à ce qu’il peut enseigner aux mouvements contemporains.

    • À Seattle, le 30 novembre 1999, les manifestants ont dû faire face à quelque 400 policiers ; en 2017, les manifestants ont dû affronter plus de 28 000 agents de sécurité lors de l’investiture de Donald Trump à Washington, DC, ou 31 000 lors des manifestations du G20 à Hambourg.

    • Il est important de souligner que pratiquement toutes ces expériences étaient fondamentalement joyeuses, positives et créatives. Reclaim the Streets organisait des fêtes de rue - oui, ils détruisaient les rues avec des marteaux-piqueurs, mais la police ne pouvait ni les voir ni les entendre car les marteaux-piqueurs étaient dissimulés sous les jupes des échassiers et noyés dans la musique techno. Chaque manifestation met en scène des marionnettes géantes et se termine par un concert punk ou une rave party. Les actions d’art performance prolifèrent, de même que les farces comme celles organisées par les Yes Men, qui créent de faux sites web pour les organisations commerciales mondiales et envoient ensuite des porte-parole se faisant passer pour leurs représentants, infligeant des burlesques farces à quiconque prend les faux sites web pour les pages officielles de ces institutions.

      Cette approche joyeuse et créative de la résistance est quelque chose que nous avons perdu, même si les confrontations se sont intensifiées dans le monde entier au cours des 20 dernières années.

    • La police était extrêmement inférieure en nombre lors des manifestations de l’OMC à Seattle. Sinon, les tactiques passives employées par les manifestants majoritairement « non violents » n’auraient pas suffi à les submerger. Au fur et à mesure que la police s’est intensifiée et militarisée au cours des années suivantes, les militants ont dû recourir à des tactiques plus conflictuelles, ainsi qu’à une spontanéité et une décentralisation croissantes, afin de déjouer la police.

    • L’une des principales fonctions de la police est de nous entraîner dans des querelles privées avec les autorités, nous enfermant dans le genre de bataille étroite qu’ils peuvent gagner, afin de nous distraire du reste du terrain social, y compris de tous ceux qui pourraient encore nous rejoindre mais qui restent sur la touche pour le moment.

    • En fin de compte, ce n’est ni l’escalade du maintien de l’ordre, ni notre réduction des effectifs qui ont sonné le glas du mouvement. Le mouvement altermondialiste s’est plutôt retrouvé dans une impasse après les attentats du 11 septembre 2001, lorsque les gouvernements auxquels nous nous opposions ont pu substituer un récit sur le terrorisme, la guerre et la violence ethnique à nos propositions de changement social. Ce changement de discours a été fatal non seulement parce qu’il a distrait ou intimidé ceux qui auraient pu rejoindre le mouvement, mais aussi parce qu’il a permis aux groupes autoritaires qui avaient été mis sur la touche par le mouvement de reprendre l’initiative et d’occuper l’espace de la protestation.

      Le mouvement anti-guerre, qui a suivi immédiatement le mouvement dit anti-mondialisation de la même manière que la réaction suit la révolution, fournit un contrepoint utile concernant ses forces. Dès le début de l’organisation, les organisateurs de partis marxistes traditionnels se sont assurés de tenir les rênes - et le brouillard du discours « anti-guerre » s’est avéré plus propice à leurs ambitions que l’opposition la plus confuse aux institutions financières mondiales. Immédiatement après les attaques du 11 septembre, les membres du Workers World Party ont organisé la coalition ANSWER comme groupe de façade pour leurs ambitions ; six mois plus tard, en mars 2002, les membres du Revolutionary Communist Party ont créé la coalition Not in Our Name. Ces deux dinosaures ont dominé l’organisation des manifestations pendant les années qui ont suivi.

      En conséquence, un nombre beaucoup plus important de personnes ont afflué dans les rues - le 15 février 2003 a connu l’une des plus grandes affluences de tous les temps - sans que les mobilisations énergiques qui ont eu lieu contre la mondialisation capitaliste n’aient eu le moindre impact.

    • Des politiciens comme Donald Trump ont réussi non pas en promettant aux gens un meilleur niveau de vie, mais en promettant à leurs électeurs que la violence inhérente à la société capitaliste sera principalement dirigée contre les autres.

      En réponse, nous pourrions prendre du recul par rapport aux confrontations immédiates - qui vont certainement persister et s’intensifier, que cela nous plaise ou non - pour nous demander ce dont les gens ont désespérément besoin aujourd’hui et réfléchir à la manière dont nous pourrions nous organiser à la base pour fournir ces choses comme point de départ de luttes qui peuvent finalement remplacer le pouvoir de l’État par une nouvelle base pour nos relations. Il ne s’agit pas seulement de nourriture et d’abris - que les groupes d’entraide se sont admirablement mobilisés pour fournir et défendre pendant la pandémie - ni d’assurer notre survie face à des catastrophes écologiques de plus en plus répandues. Il s’agit aussi de créer des liens significatifs entre les personnes, de canaliser la créativité hors des espaces virtuels où elle sert les plateformes des entreprises, d’inventer de nouvelles formes de joie et de convivialité. Tels devraient être nos points de départ à l’approche de la prochaine phase de notre lutte contre le capitalisme et la destruction industrielle de la biosphère.

  • Sweden acted too slowly as pandemic swept country, commission finds | Reuters
    https://www.reuters.com/world/sweden-acted-too-slowly-pandemic-hit-commission-finds-2021-10-29

    The commission said it would address Sweden’s no-lockdown strategy in its final report, but that its preliminary findings showed that measures were introduced late both in relation to the country’s Nordic neighbours and the spread of the virus in Sweden during the spring of 2020.

    #in_retrospect #suède

  • Dr Zoë Hyde sur Twitter : « Our calculations of expected outcomes are based on the original strain of #SARS-CoV-2, because we don’t yet know how much more severe the delta variant is. But if we use preliminary estimates of increased severity, we project many more hospitalisations and deaths than shown here. » / Twitter
    https://twitter.com/DrZoeHyde/status/1431277347672522753

    Les #modélisations prévoient des centaines de milliers de morts si les restrictions sont levées avant que la couverture vaccinale ne soit supérieure à 90%, enfants compris.

    Et il ne s’agit que de l’Australie.

    #covid-19