• J’ai appris récemment l’étymologie du mot « informer » : « mettre en forme »… je n’y avais jamais pensé. Pour moi, informer c’était simplement donner des informations. Ça a été une révélation !

      […]

      Je pratique un journalisme pas bien rentable. À Libération, vous pouviez avoir trois semaines, un mois, deux même, pour réaliser une enquête. Aujourd’hui, à part Mediapart et Le Monde, marasme économique oblige, peu de titres s’autorisent un tel élan. Ce qui ravive cette idée de journalisme au long cours, c’est le travail collaboratif des rédactions européennes, ou, par exemple, l’enquête « Féminicides » du Monde. Ils mettent le paquet, et le résultat est sans appel, c’est fantastique. Cela fait longtemps qu’un journal n’a pas pesé autant sur un sujet.

      […]

      Entre Prison Valley et son e-mail, Hans avait monté Etamin Studio, à Clermont-Ferrand, et c’est lui et son équipe qui vont ensuite construire la moulinette de data visualisation d’Allô Place Beauvau publiée par Mediapart. Il y a @fil, un pionnier du web indépendant, initiateur de @spip et du Mini-@rezo, un vieil ami, aujourd’hui cartographe, c’est lui qui va produire les cartes. Et Karen Bastien de WeDoData, croisée à la grande époque du magazine web Transfert. C’est comme un groupe de rock : toi, tu sais faire des cartes, toi, tu sais jouer de la guitare, toi, tu sais faire du code, toi, t’es un bon batteur… On va jouer ensemble !

      […]

      Aujourd’hui, la précarité économique de la presse semble renforcer un penchant naturel du monde journalistique : une vision mortifère, cynique souvent, et suffisante parfois, une vision cassée, conservatrice. Il y a une véritable souffrance au travail chez les journalistes, à la fois terrible pour eux, et cinglante pour leurs sujets.

      […]

      Je dois vous avouer que c’est étonnant… Les deux fois où je suis primé aux Assises, pour Tarnac (prix du livre de journaliste en 2012, NDLR) et Allô Place Beauvau, ce sont les deux travaux où je suis le plus frontal contre la fabrication de l’information. Tarnac se fait quand même, en partie, contre Libération. La Une de Libération « L’ultra-gauche déraille » (12 novembre 2008), ce n’est pas possible : je raconte d’ailleurs qu’à Beauvau, ils avaient sorti le champagne… Le livre est en opposition avec cette pratique du journalisme de procès-verbal. Quant à Allô Place Beauvau, c’est vraiment pour combler un manque, contre le journalisme de préfecture. Quand je reçois le prix, je suis heureux, mais ce que je vois, en face de moi, ce sont beaucoup d’étudiants et d’apprentis, et je veux leur dire : « Vous, la prochaine génération, ne faites pas la même chose que la mienne, qui tient les rênes de la presse, et qui n’a rien foutu sur les violences policières. » C’est plutôt à eux que je m’adresse, quand je dis : « Faites votre boulot, merde ! »

      […]

      Les violences policières, c’est tellement brûlant, tellement d’actualité, tellement pesant… Chaque rencontre est l’occasion d’une telle libération de parole... Reste que parmi les gens hier soir, l’un m’a dit : « C’est la première fois que j’entre dans une librairie. » Un autre : « Votre livre, c’est le seul livre que j’ai fini de ma vie. » Et un autre : « Regardez, j’achète ce livre, c’est la première fois que j’achète un livre. » Là, on se dit que, malgré tout ce que l’on voudrait faire croire, la littérature possède encore quelques vertus. Ce qui m’amène en ville, c’est le livre. C’est lui qui m’amène dans une librairie, qui amène le débat. L’objet du délit, comme diraient les policiers, c’est le livre. Avec ce biais particulier qu’à Metz, une jeune lectrice a été contrôlée par la police, devant la gare, parce qu’elle tenait dans ses mains mon roman.

      […]

      Dans un article, vous ne pouvez quasiment pas l’écrire ou alors en ayant recours à un off hasardeux. Mais ce que ce Lynn dit dans le roman, cela m’a été dit réellement comme ça. Ou j’aurais pu l’inventer. Les intrigues de palais à la Préfecture de police de Paris que je raconte, elles sont vraies, mais dans un article, elles deviendraient suspectes. Cela peut être un jeu pour le lecteur de se demander : « Est-ce que c’est inventé ou pas ? », mais ce n’est pas comme dans un article, où, si tu as un doute sur la véracité, tout s’effondre. Dans une fiction, ce n’est pas la véracité qui compte, mais la vérité sur laquelle repose le récit, et que son dévoilement soit plausible, crédible. Le pacte avec le lecteur, c’est : vous voyagez ou pas. Ce n’est pas : cela s’est passé exactement comme ça. Cela permet d’aller au plus près de la réalité.

      […]

      À la vérité, ces chroniques, c’est un peu de votre faute ! Lors de notre premier entretien [en novembre 2019], vous aviez mis le doigt sur quelque chose qui m’avait échappé en disant que parmi mes constantes, il y aurait l’idée de la chronique — et c’est vrai que j’aime ça. Jouer avec la durée est particulièrement stimulant, et ça l’est d’autant plus quand ceux qui racontent le monde ne s’en donnent pas le temps. Les médias sont dans quelque chose d’extrêmement fermé et immédiat, ils ne sortent pas de leur angle, un reportage chasse l’autre. La beauté de la chronique, c’est que vous pouvez évoluer, avancer, reculer, revenir, vous contredire, foncer.

      […]

      C’est probablement cette attirance pour les lieux qui m’a fasciné dans les webdocumentaires. Le webdocumentaire est avant tout une déambulation, un déplacement dans l’espace, pour le réalisateur comme pour l’internaute, alors qu’un film est un déplacement dans le temps, une séquence après l’autre. Le plus important pour moi, c’est cette idée de promenade, ce que les urbanistes appellent « les chemins du désir ». Au bas d’un immeuble, il y a un chemin tracé, bétonné, et on se dit que les gens vont aller du trottoir à l’immeuble par ce chemin-là. Le chemin du désir, c’est un chemin de traverse dans l’herbe qui, à force d’être emprunté, devient un deuxième chemin. Le webdocumentaire, c’est ça : créer des chemins du désir, donner la possibilité à l’internaute de se mouvoir dans une histoire.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9rive_(philosophie) ? :)

      La délinéarisation, elle, est liée au travail sur les notes, qui prennent une place considérable, comme un deuxième livre. Cela avait été peu vu. La référence, ici, c’est le livre Des os dans le désert (Passage du Nord-ouest, 2007), de Sergio González Rodríguez, sur les féminicides impunis de Ciudad Juárez, au Mexique. Un livre extraordinaire, avec un jeu entre le texte courant et les notes absolument époustouflant.

      […]

      In fine, ce qui fait œuvre, c’est l’implication de l’auteur.

      […]

      Je crois que le proprement, c’est la loyauté. Toujours avancer démasqué. C’est aussi dire clairement dans quel état d’esprit on se trouve quand on rencontre quelqu’un, quitte à changer d’avis, mais lui dire au départ, a priori je suis plutôt hostile, a priori je suis plutôt en empathie, a priori je suis plutôt neutre. Sinon c’est trop facile de faire ami-ami et de cartonner derrière, de dire : je vous adore, et puis après de démolir. Ce n’est pas sérieux, ce n’est pas courageux, ce n’est pas loyal. Et c’est tellement courant chez les journalistes.

      […]

      On est entré dans une phase de formatage, avec l’idée que la websérie domine, qu’il faut nourrir YouTube et Facebook. Je n’ai pas envie de participer à ça, aux algorithmes, ça ne m’intéresse pas. Je trouve que cette création de sous-télé est une défaite, au sens où il y a moins de moyens pour faire la même chose. Je trouve dommage de produire des modules de cinq minutes pour tout et n’importe quoi, d’avoir complètement oublié ou écarté la notion d’interactivité, d’hypertexte, de chamboulement de la place de l’auteur, de chamboulement de la place du spectateur, pour, finalement, revenir à des choses qui sont soi-disant efficaces, mais… Ce n’est pas pour rien que je reviens à ces formes que sont le film documentaire, le livre, le roman : quitte à être linéaire, autant aller là où il y a le plus de liberté.

      […]

      Ce qu’on fabrique aujourd’hui, c’est principalement de la websérie, des petites choses pour les réseaux sociaux qui ont un intérêt restreint, où l’on assiste à un effacement de la notion d’auteur, de la notion de perspective, pour laisser la place à la technique et aux faiseurs. Où l’on gomme cette espèce d’alchimie qui était, à mes yeux, fantastique quand j’ai rencontré Upian et travaillé avec des codeurs, des designers, cette espèce de moment garage band, peut-être le plus fou dans lequel j’ai joué...

      #journalisme #forme #David_Dufresne #information #enquête #littérature #vérité #réalité #dérive #web #hypertexte #roman

  • Les services de #réanimation se préparent à trier les patients à sauver

    Les #hôpitaux se préparent à la #vague_épidémique et, en cas de #saturation des #services_de_réanimation, aux dilemmes éthiques pour « trier » les patients accédant aux soins. En #Alsace, ces #arbitrages sont déjà d’actualité ; d’autres régions anticipent. Avec des consignes plus ou moins explicites.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/200320/les-services-de-reanimation-se-preparent-trier-les-patients-sauver
    #tri #France #sélection #éthique #évitable #inévitable #inacceptable #acceptable

  • Distances d’épandages : zéro pointé - UFC-Que Choisir
    https://www.quechoisir.org/billet-du-president-distances-d-epandages-zero-pointe-n74511

    Tout ça pour ça ! Décidément, le gouvernement a l’art d’habiller son #inaction…ou son #mépris de la société civile pour répondre aux #lobbys agricoles. Après la montagne de réunions des Etats Généraux de l#’Alimentation qui a accouché d’une souris, les Assises de l’#eau qui ont abouti à de bien maigres actions concrètes… la consultation sur les distances de #protection de la #population vis-à-vis des pesticides n’aura, elle aussi, été qu’une #mascarade !

    #pesticides #France

  • YouTube : comment sont fabriquées les vidéos buzz de l’INA
    https://www.ladn.eu/media-mutants/case-study-media/youtube-commen-fabriquees-videos-buzz-ina

    Entre la réaction décalée à l’actu et le doudou mémoriel, l’Institut audiovisuel français a trouvé la stratégie parfaite pour faire grossir le rang de ses fans.

    « Les archives de la télé, c’est un monde fascinant. C’est une résonance entre un programme et une époque dans laquelle il s’inscrit. Leur publication a toujours vocation à produire cette espèce de décalage », explique Antoine Bayet, responsable du Département des Éditions Numériques de l’INA (l’Institut National de l’Audiovisuel).
    Un rapport décalé avec l’actualité

    Des enfants des années 60 qui imaginent les années 2000, un clip de Michel Sardou ou encore Maïté qui assomme une anguille en direct... les vidéos de l’INA font partie du paysage web depuis leur arrivée sur YouTube en 2012. Ce contenu kitsch et ludique alimente une quarantaine de chaînes différentes, et a tendance à raviver le côté nostalgique des internautes. C’était le bon temps !

    Mais loin de se contenter de poster des vidéos à haute teneur en vintage, l’INA a développé une nouvelle stratégie. En plus de ces vidéos « longue traîne » et non contextualisées qui assurent 50% du trafic, l’INA s’est transformé en média journalistique à part entière et produit des vidéos en rapport avec l’actualité.

    Patrick Balkany est condamné à de la prison ferme ? Les journalistes de l’INA postent une ancienne interview de l’homme politique relativisant ses délits chez Thierry Ardisson. La Fashion Week arrive à Paris ? Les équipes déterrent une vidéo sur les « somptueuses fourrures » totalement à rebours des messages diffusés aujourd’hui par les créateurs. En bref, on colle à l’actualité, pour encore plus d’interactions avec l’audience. Quitte à faire dans le franchement glaçant.

    Le dernier « succès » de l’INA fait suite à la tenue du Grenelle sur les violences conjugales. L’Institut en a profité pour ressortir un « micro-trottoir dans lequel des hommes justifiaient le fait de battre leur femme, indique Antoine Bayet. Elle a cumulé près de 3 millions de vues sur Facebook et plus de 500 000 vues sur YouTube. »

    Cette différenciation permet de poursuivre des objectifs multiples. Sur Facebook, les équipes s’assurent que les vidéos soient le plus partagées possible. Sur YouTube, les abonnés génèrent quant à eux des revenus publicitaires réguliers qui permettent notamment de rembourser les ayants droit. « On ne peut pas donner de chiffres, mais globalement, la redevance télé ne représente que 60% de notre financement alors que les radios de service public sont financées à hauteur de 90%. » D’après Social Blade, les trois meilleures chaînes – INA chansons, INA Société et INA Talk-Shows – rapportent entre 10 000 et 150 000 euros par an en moyenne.

    #Vidéo #INA #YouTube #Archives

  • Greta Thunberg attaque la France et quatre autres pays pour inaction climatique | Le Huffington Post
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/greta-thunberg-attaque-la-france-et-quatre-autres-pays-pour-son-inact

    #CLIMAT - “Défiler tous les #vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème...” Visiblement, #Greta_Thunberg a écouté Emmanuel Macron et décidé de passer à la vitesse supérieure. Seize jeunes, dont la militante suédoise, ont annoncé ce lundi 23 septembre une nouvelle offensive, sur le terrain juridique cette fois, en dénonçant l’#inaction des dirigeants comme une atteinte à la convention de l’#ONU sur les droits de l’enfant.[...]

    Pratiquement, cette plainte inédite déposée par 16 jeunes, âgés de 8 à 17 ans et venus de 12 pays, avec l’aide du cabinet international d’avocats Hausfeld et la bénédiction de l’Unicef, vise cinq pays pollueurs - #France, #Allemagne, #Argentine, #Brésil et #Turquie.

    Elle s’inscrit dans le cadre d’un “#protocole_optionnel” méconnu de la convention : il autorise depuis 2014 des enfants à porter #plainte devant le comité des droits de l’enfant de l’ONU, s’ils estiment que leurs #droits sont bafoués.

    Le comité est censé enquêter sur les violations présumées, puis faire des recommandations aux Etats visés pour y mettre fin. Les recommandations ne sont pas contraignantes, mais les 44 pays ayant ratifié ce protocole s’engagent en principe à les respecter, a expliqué Michael Hausfeld, qui espère que des recommandations seront faites dans les 12 mois qui viennent.

    • Climat : le gouvernement totalement mobilisé contre… Greta Thunberg - Libération
      https://www.liberation.fr/politiques/2019/09/24/climat-le-gouvernement-totalement-mobilise-contre-greta-thunberg_1753217


      Captures d’écran France Inter, BFMTV, CNEWS.

      Vexés. Emmanuel Macron et sa majorité semblent prendre bien mal l’action juridique intentée par 16 jeunes, dont l’iconique Greta Thunberg, contre cinq pays – dont la France – pour inaction climatique. La jeune suédoise avait pourtant été invitée à l’Elysée, et mise en valeur, en février. Mais ça, c’était avant qu’elle s’en prenne au pays où a été signée la COP21 – et dont la France n’est pas vraiment la meilleure élève. Au point de devenir soudain, dans la bouche d’Emmanuel Macron au micro d’Europe 1 depuis New York, quelqu’un aux « positions très radicales qui antagonise nos sociétés ».

      Message reçu 5 sur 5 par le gouvernement. Qui répète en stéréo ce mardi matin que la France ne mérite pas ce traitement beaucoup trop injuste. « C’est le premier gouvernement européen à avoir annoncé la fermeture des centrales à charbon », évacue Agnès Buzyn sur CNews. Puis la ministre de la Santé, irritée, insiste : « Nous sommes les premiers à dénoncer les accords commerciaux lorsqu’un pays avec lequel on doit signer un accord ne tient pas compte de l’accord de Paris sur le climat. Donc c’est un gouvernement qui agit, le président de la République est totalement engagé sur ces questions écologiques depuis le début. Je trouve fort de café que la France soit attaquée pour son inaction climatique et pas les plus gros pollueurs alors que la France est un pays qui émet assez peu de CO2. » Et de conclure, en mode complotiste : « Je me demande ce qui est derrière cette attaque. »

      Second Calimero de l’exécutif à s’exprimer, Brune Poirson. Sur France Inter, la secrétaire d’Etat à la transition énergétique attaque : « C’est important d’avoir des personnes qui éveillent les consciences. Quelles sont les solutions qu’elle met sur la table ? Je ne sais pas. On ne peut pas mobiliser avec du désespoir, presque de la haine. […] La France est moteur. Nous sommes moteur. Nous entraînons les autres pays. » Vraiment trop injuste donc.

      Et qu’en pense Jean-Michel Blanquer, qui craint que cette menace climatique ne crée « une génération de déprimés » ? « Il faut dépasser le stade du cri. La France est un de ceux qui en font le plus. Ça ne sert à rien de tirer sur une locomotive », balance dans une punchline le ministre de l’Education nationale qui « en a assez des discours d’angoisse ». Avant d’ajouter, pour qu’on comprenne bien à quel point la lanceuse d’alerte écolo se fourvoie et comment la France est au top du top dans la lutte contre le dérèglement climatique (ce qui reste à prouver) : « La France en fait énormément à l’ONU, au G7. […] Ça ne sert à rien d’attaquer la France car si un pays se bat pour ce sujet, c’est bien la France. »

      En somme, Greta Thunberg devrait plutôt aller manifester en Pologne, ce méchant pays accusé par Emmanuel Macron d’empêcher la France et l’Europe d’avancer sur l’écologie.

      (Extrait de Chez Pol, notre newsletter politique quotidienne réservée à nos abonnés)

  • La #fin des #bunkers à #Genève ??

    Genève inaugure un centre pour réfugiés de 370 places.

    « 370 places, 2 immeubles de 4 étages flambant neuf, 100% bois de la région, inaugurés ce matin par l’#Hospice_général. Le lieu se veut novateur, la structure est modulable pour s’adapter au profil des résidents et espère surtout rompre avec le passé tumultueux de l’hébergement de migrants à Genève : incendie au foyer surchargé des Tattes en 2014, structures d’accueil souterraines vétustes voire insalubres. Avec cette #inauguration l’Hospice général espère une nouvelle ère »

    https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/geneve-inaugure-un-centre-pour-refugies-de-370-places-?id=10700021
    #migrations #asile #réfugiés #hébergement #logement #Suisse

    Ce qui est intéressant, c’est le mots de Christophe Girod, directeur de l’Hospice générale, quand il commente les chiffres de l’arrivée de demandeurs d’asile en Suisse... #chiffres qui connaissent une baisse considérable...


    10% en moins par rapport à la même période l’année passée... et encore moins par rapport à 2015 :

    Voici ce que dit Girod :
    « La population que nous avons à charge n’a pas véritablement baisser. Elle n’augmente plus, mais elle reste constante. L’inauguration d’un tel centre permet d’offrir un hébergement de meilleure qualité et de fermer nos vieux centres vétustes »

    Voici ce que Sophie Malka et moi-même écrivions en février 2015 :

    Le manque de logement ne serait pas à attribuer prioritairement à une (relative) hausse des demandes d’asile, mais à des décisions structurelles (mauvaises prévisions sur le nombre de nouvelles demandes d’asile) et à des situations conjoncturelles (fluctuation du taux d’acceptation des demandes et des décisions NEM). Mais alors pourquoi ne pas simplement le dire ? Au lieu d’agiter le spectre de l’invasion, il serait peut-être temps de dire haut et fort que la plupart des personnes arrivées en Suisse et demandant une protection l’obtiennent lorsqu’on examine leurs motifs d’asile. En leur accordant le droit de rester, la Suisse a le devoir de leur assurer un accueil digne pour leur permettre de se reconstruire et de s’intégrer. Un accueil digne qui passe également par un logement décent, et certainement pas par l’ouverture de places dans des abris PC, qui causent “d’importantes dégradations de [la] personnalité [des personnes y logées] et même de leur santé, d’isolement social extrême et de graves atteintes à leur autonomie notamment économique”

    Girod parle aussi de la meilleure possibilité de s’intégrer si on a un hébergement digne... et là aussi, on l’avait dit en février 2015...

    #statistiques

  • À la radio et à la télé, les femmes parlent deux fois moins que les hommes | InaGlobal
    https://www.inaglobal.fr/television/article/la-radio-et-la-tele-les-femmes-parlent-deux-fois-moins-que-les-hommes-1031

    Pour la première fois, une intelligence artificielle a mesuré le temps de parole des #femmes et des hommes dans les #médias français. Réalisée sur 700 000 heures de programmes, soit le plus gros volume de données jamais analysé au monde, cette étude dresse un état des lieux, chaîne par chaîne, depuis 2001.

    #invisibilité #inaudibilité #visualisation #IA #sexisme

  • Le @mdiplo publie un incroyable recensement de la peur de classe contre les #GiletsJaunes. Et une analyse qui fait le lien entre violences policières et violences judiciaires.

    Lutte de classes en France (aperçu)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2019/02/HALIMI/59568

    Au mouvement des « gilets jaunes » le chef de l’État français a répondu en lançant un « grand débat national ». Ce genre d’exercice postule que les conflits sociaux s’expliquent par des problèmes de communication entre le pouvoir et ses opposants, plutôt que par des antagonismes fondamentaux. Une hypothèse hasardeuse…

    La peur. Pas celle de perdre un scrutin, d’échouer à « réformer » ou de voir fondre ses actifs en Bourse. Plutôt celle de l’insurrection, de la révolte, de la destitution. Depuis un demi-siècle, les élites françaises n’avaient plus éprouvé pareil sentiment. Samedi 1er décembre 2018, il a soudain glacé certaines consciences. « L’urgent, c’est que les gens rentrent chez eux », s’affole la journaliste-vedette de BFM TV Ruth Elkrief. Sur les écrans de sa chaîne défilent les images de « gilets jaunes » bien déterminés à arracher une vie meilleure.

    Quelques jours plus tard, la journaliste d’un quotidien proche du patronat, L’Opinion, révèle sur un plateau de télévision à quel point la bourrasque a soufflé fort : « Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef [Mouvement des entreprises de France], Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : “Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon…” Ils se sentaient menacés, physiquement. »

    Assis à côté de la journaliste, le directeur d’un institut de sondage évoque à son tour « des grands patrons effectivement très inquiets », une atmosphère « qui ressemble à ce que j’ai lu sur 1936 ou 1968. Il y a un moment où on se dit : “Il faut savoir lâcher des grosses sommes, plutôt que de perdre l’essentiel” ». Lors du Front populaire, le dirigeant de la Confédération générale du travail (CGT) Benoît Frachon rappelait en effet qu’au cours des négociations de Matignon, consécutives à une flambée de grèves imprévues avec occupation d’usines, les patrons avaient même « cédé sur tous les points ».

    Ce genre de décomposition de la classe possédante est rare, mais il a pour corollaire une leçon qui a traversé l’histoire : ceux qui ont eu peur ne pardonnent ni à ceux qui leur ont fait peur ni à ceux qui ont été témoins (...)

  • #Archives vidéo de l’ #INA sur les #femmes et le #sexisme

    19 ?? : Catherine & Raymond « La cuisine, c’est sexiste ? »
    https://www.youtube.com/watch?v=yBJVmYKh7d0

    1956 : Les Belles et les Bêtes
    https://www.youtube.com/watch?v=Xl8sULmxg5Q

    1959 : Femme au volant = accident ?
    https://www.youtube.com/watch?v=lR_zidzN-gI

    1962 : À quoi rêvent les jeunes travailleuses ?
    https://www.youtube.com/watch?v=NePa2-rxp9Y

    1962 : Que pensez-vous du célibat ?
    https://www.youtube.com/watch?v=kFU2XVIDzP4

    1962 : Que pensez-vous du mariage ?
    https://www.youtube.com/watch?v=UBaFsBDySa4

    1964 : Prêts pour le mariage ?
    https://www.youtube.com/watch?v=PsMEn1SOYk0

    1964 : Jacques Brel « J’écris des chansons d’hommes pas de femmes »
    https://www.youtube.com/watch?v=3_Pvj3akb_0

    1965 : Que pensent les filles des garçons ?
    https://www.youtube.com/watch?v=zkx4NcGlJjY

    1965 : Que pensent les garçons des filles ?
    https://www.youtube.com/watch?v=uPgQvdnw-yw

    1969 : Les femmes de l’an 2000
    https://www.youtube.com/watch?v=1aLwfYOk3ks

    1970 : Pour ou contre le topless ?
    https://www.youtube.com/watch?v=Lq0_lm-_Ts4

    1971 : Sorcellerie dans le Berry
    https://www.youtube.com/watch?v=Hmv3W4xDkO8

    1971 : Qui sont les motardes ?
    https://www.youtube.com/watch?v=MYahoYDx00E

    1973 : Pour ou contre les femmes en pantalon ?
    https://www.youtube.com/watch?v=QEE21_i0-l4

    1974 : Danielle, une femme inspecteur de police
    https://www.youtube.com/watch?v=kXEanLIZoa8

    1974 : Les aubergines apprennent à mettre des prunes à Paris
    https://www.youtube.com/watch?v=laN-DMK3ZVc

    1978 : Les sorcières Corses
    https://www.youtube.com/watch?v=aMORrbOhpqc

    1976 : Être une femme dans l’armée
    https://www.youtube.com/watch?v=7R5hCpzDjk8

    1976 : Les hommes aiment-ils les femmes intelligentes ?
    https://www.youtube.com/watch?v=HWxXeoHndgY

    1976 : Le viol existe t-il ?
    https://www.youtube.com/watch?v=BeVA8vlkbwU

    1977 : Miss France chez les sexistes
    https://www.youtube.com/watch?v=EK-O88hJ0V0

    1979 : L’amour est dans le pré, ou presque
    https://www.youtube.com/watch?v=Db1HlXSzB04

    1979 : Frédéric Dard « Le langage sexiste »
    https://www.youtube.com/watch?v=lPrDFQTGj48

    1985 : Le sexe au troisième âge, c’est comment ?
    https://www.youtube.com/watch?v=lmYWVfVjOUo

    1996 : Bernardo Bertolucci et le scandale du film « Le dernier tango à Paris »
    https://www.youtube.com/watch?v=_OPOKChyBMQ

    2000 : Marie Trintignant « Victoire ou la douleur des femmes »
    https://www.youtube.com/watch?v=GgGhM7wVCJ8

    2001 : L’émancipation des femmes à Mayotte
    https://www.youtube.com/watch?v=B4vLHn4HGHA

    Pas encore toutes vues.

  • Vieillissement accéléré et problèmes cardio-vasculaires : une chercheuse a analysé l’urine de l’astronaute Thomas Pesquet
    https://www.francetvinfo.fr/sciences/espace/thomas-pesquet/vieillissement-accelere-et-problemes-cardio-vasculaires-une-chercheuse-

    Au cours de cette étude, la chercheuse et son équipe ont observé « une atrophie musculaire, une perte osseuse, des problèmes cardio-vasculaires. On vieillit aussi plus vite quand on est inactif. Les artères des astronautes, par exemple, vont prendre une vingtaine d’années au cours d’une mission dans l’espace ».

    #santé #inactivité

  • Suisse : Les images de l’arrestation de lycéens en France soulèvent l’indignation Frédéric Boillat - 7 Décembre 2018 - RTS
    https://www.rts.ch/info/monde/10051400-les-images-de-l-arrestation-de-lyceens-en-france-soulevent-l-indignatio

    Les images de l’arrestation de 146 personnes jeudi devant un #lycée de #Mantes-la-Jolie, dans les Yvelines, lors de manifestations estudiantines soulèvent une vague d’indignation, alors que les autorités rappellent le contexte particulièrement violent.

    Une vidéo diffusée par Franceinfo et plusieurs médias français montre des dizaines de jeunes à genoux, les mains dans le dos ou sur la tête. Ils sont entourés par de nombreux policiers. Si on ignore pour l’heure qui a tourné ces images, elles suscitent une indignation générale dans la classe politique française et sur les réseaux sociaux.

    Selon Franceinfo, les jeunes ont été interpellés devant leur lycée pour "participation à un attroupement armé" et les policiers n’avaient pas assez de menottes, ce qui les a forcés à les placer dans cette position. Les lycéens protestaient contre la réforme des études en France mais aussi pour soutenir les gilets jaunes.

    Toujours selon le média français, qui cite la police, plusieurs dizaines de personnes, pour la plupart encagoulées, ont manifesté violemment, forçant la police à intervenir. Ils portaient des bâtons, des battes de baseball et du gaz lacrymogène et ils ont incendié des voitures.

    https://www.youtube.com/watch?v=TnOwLMdYBDs

    "#Intolérable", "#indigne", "#dictature_militaire"
    Si les circonstances de ces arrestations demeurent peu claires, elle ont fortement fait réagir. "Ce qui s’est passé avec les #lycéens de Mantes-la-Jolie (...) est simplement intolérable", a ainsi estimé l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot sur Twitter, en publiant la vidéo en question. https://twitter.com/CanaryFrance/status/1070754858997829633/video/1

    "Glaçant, #inadmissible. Cela n’est pas la #République. La jeunesse française humiliée. Mais que cherche le pouvoir sinon la colère en retour ?", a de son coté tweeté l’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, alors que la sénatrice écologiste Esther Benbassa a fait part de sa colère sur le même réseau : "La France, pays des droits de l’homme. Comment certains policiers y traitent les mineurs. Où vivons-nous donc ? Sous quel régime ?"
    https://twitter.com/libe/status/1070788999378169856

    La conseillère de Paris du Parti de gauche Danielle Simonnet a pour sa part évoqué une "dictature militaire", alors que son collègue de parti et député Eric Coquerel a exigé une réaction du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner après ces actes "indignes".

    . . . . .
    Selon les autorités, 300 lycées et collèges en France ont été perturbés jeudi et 80 d’entre eux ont été bloqués par des élèves. Plusieurs incidents ont conduit à 700 interpellations sur tout le territoire.
    . » . . . .

  • De quoi se compose l’émeute ?

    De quoi se compose l’émeute ? De rien et de tout. D’une électricité dégagée peu à peu, d’une flamme subitement jaillie, d’une force qui erre, d’un souffle qui passe. Ce souffle rencontre des têtes qui parlent, des cerveaux qui rêvent, des âmes qui souffrent, des passions qui brûlent, des misères qui hurlent, et les emporte.

    Où ?

    Au hasard. À travers l’État, à travers les lois, à travers la prospérité et l’insolence des autres.

    Les convictions irritées, les enthousiasmes aigris, les indignations émues, les instincts de guerre comprimés, les jeunes courages exaltés, les aveuglements généreux ; la curiosité, le goût du changement, la soif de l’inattendu, le sentiment qui fait qu’on se plaît à lire l’affiche d’un nouveau spectacle et qu’on aime au théâtre le coup de sifflet du machiniste ; les haines vagues, les rancunes, les désappointements, toute vanité qui croit que la destinée lui a fait faillite ; les malaises, les songes creux, les ambitions entourées d’escarpements ; quiconque espère d’un écroulement une issue ; enfin, au plus bas, la tourbe, cette boue qui prend feu, tels sont les éléments de l’émeute.

    Ce qu’il y a de plus grand et ce qu’il y a de plus infime ; les êtres qui rôdent en dehors de tout, attendant une occasion, bohèmes, gens sans aveu, vagabonds de carrefours, ceux qui dorment la nuit dans un désert de maisons sans autre toit que les froides nuées du ciel, ceux qui demandent chaque jour leur pain au hasard et non au travail, les inconnus de la misère et du néant, les bras nus, les pieds nus, appartiennent à l’émeute.

    Quiconque a dans l’âme une révolte secrète contre un fait quelconque de l’état, de la vie ou du sort, confine à l’émeute, et, dès qu’elle paraît, commence à frissonner et à se sentir soulevé par le tourbillon.

    (Victor Hugo, « Les misérables », « L’insurrection du 5 juin 1832 »)

    #émeute #insurrection #misère #feu #victor_hugo #paris #révolte #casseurs #vagabonds #giletsjaunes #inattendu #secrets #escarpements #languefrançaise #pain

    • trois sortes de violence

      Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
      La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
      La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
      Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue.

      (Hélder Pessoa Câmara (1909-1999), archevêque de Recife)

      #violence #émeute #insurrection #résistance #violence_révolutionnaire #répression

  • #Spomeniks, les #monuments de la discorde

    Bataille idéologique autour des « spomeniks », c’est un #reportage long format de @daphne tourné en #Serbie, en #Croatie et en #Bosnie-Herzégovine où les ultras-nationalistes se réapproprient les monuments de la #résistance contre les nazis, et tentent de réécrire l’histoire de la #Seconde_Guerre_mondiale… comme le révèle le photographe @albertocampiphoto. Depuis une dizaine d’années, ce photographe du collectif @wereport sillonne l’ex-Yougoslavie à la recherche des #mémoriaux des #partisans anti-fascistes.


    http://www.rfi.fr/emission/20181007-spomeniks-monuments-discorde-serbie-croatie-bosnie-herzegovine-nazis
    #mémoire #ex-Yougoslavie #Tito #monument #spomenik #anti-fascisme

    ping @reka

    • #Inappropriate_monuments

      The regional platform Inappropriate Monuments was created to establish a framework for the long-term collaboration of organisations from the EU and the Western Balkans dealing with the revalorisation and protection of their anti-fascist heritage and monument heritage connected with the Peoples’ Liberation Struggle (NOB). Members of the platform include: Group of architects, Belgrade, The History Museum of Bosnia and Hercegovina, Sarajevo, Modern Gallery (MG+MSUM), Ljubljana and Social Fringe: interesting untold stories (SF:ius), Zagreb.

      With the collapse of Yugoslavia the interest in this heritage practically disappeared and the status of the monuments became the subject of controversy and a target of revisionism. Protection is inadequate; there are no clearly developed criteria for their restoration or strategies for revalorisation. Many of the monuments are partially or permanently destroyed, and others are neglected and left to ruin. Research made in the successor countries are not integrated and difficult to access – there has never been a complete register of the monuments. Initiatives aimed at the protection of NOB monuments have, until now, mainly emerged outside of official channels, for example under the initiative of individuals. These individuals then face a number of difficulties including their own shortcomings and the lack of interest from legislators in supporting them.

      The goals of the platform are to connect institutions and independent organisations to strengthen their capacity and distribute the results of research projects in order to advocate for a regulated international strategy regarding anti-fascist heritage. Through activities carried out by the platform including: research and mapping heritage monuments, interviewing people and representatives of the institutions responsible for their erection and maintenance, holding workshops for students, conferences for experts and exhibitions and art conferences, the platform will examine the economic, political and ideological conditions surrounding the emergence of monuments, monument complexes and memorial complexes. It will also examine their contemporary reception and the conditions under which this occurs. Considering the growing interest and fetishisation of NOB monuments in western countries, and socialist heritage in general, the platform is seeking possible models of revitalisation and methods of management. Through a comparative analysis of the situation in former Yugoslavia, the platform aims to draw parallels between the transitional periods of the members of the former state and the treatment of heritage monuments connected to NOB and the anti-fascist struggle, thereby showing that these processes can only be explained through interactive research.

      The web-portal, inapropriatemonuments.org is conceived as an on-line database for the activities of the platform and its members and as a virtual archive of documents and photographs.


      https://inappropriatemonuments.org/en

      Avec une carte

      #cartographie

  • Hurricane Maria’s uncounted disaster

    Thousands of people were killed by Hurricane Maria. But the Puerto Rican government has only publicly identified 64 victims.

    An investigation by Quartz, Puerto Rico’s Center for Investigative Journalism, and the Associated Press has identified 487 victims of Maria. It is the most extensive record yet of who died and why. Many families say that the real cause of death was government inaction.

    Explore the database of victims in English and Spanish here.

    https://qz.com/1390559/how-many-people-died-in-hurricane-maria-an-investigation

    #Puerto_Rico #hurricane #désastre #deaths #emergency #inaction #US #Health #Maria

  • Using FPGA superpowers to speed up cloud workloads with #inaccel
    https://hackernoon.com/using-fpga-superpowers-to-speed-up-cloud-workloads-with-inaccel-182058c9

    There is nothing new under the Sun, the saying goes, and that also holds true for Field Programmable Gate Arrays. FPGAs though are back with a rage, with major cloud vendors offering FPGA-as-a-service and chip manufacturers renewing their interest in the space. Among other facts, Intel acquired Altera for $16B and is now shipping the new Intel Xeon CPUs with an integrated FPGA.At the same time, applications like data analytics, machine learning, and genomics are extremely computationally intensive and require a large amount of processing power -let alone manpower- to manage the clusters. To face this challenge, warehouse data centers and cloud providers have recently started to adopt the use of hardware accelerators.Hardware accelerators (e.g. FPGAs) can speed up the application (...)

    #field-programmable-arrays #fpga-superpowers #cloud-computing #programmable-gate-array

  • Richard Florida : « La #crise urbaine, c’est la crise centrale du #capitalisme »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/07/07/richard-florida-la-crise-urbaine-c-est-la-crise-centrale-du-capitalisme_5327


    Je n’arrête pas de m’en faire la réflexion : les métropoles sont connectées entre elles et tout le reste est de plus en plus exclu, éloigné et négligé.
    À la rentrée, ma fille va intégrer un lycée de la métropole régionale… ce qui a l’air d’être déjà une chance, tant les gosses de bouseux ont l’air assignés à résidence, dans des établissements aussi peu dotés que possible.
    Il y a 30 ans, quand j’ai fait le même chemin, je prenais le bus pour aller à la métropole régionale. Là, les lignes ont été supprimées, nous n’avons trouvé aucune correspondance possible pour le lundi matin, ce qui était impensable il y a 30 ans.
    Là, c’est devenu normal. La plupart des métropoles sont à présent plus proches les unes des autres que les gens de leurs périphéries le sont du centre-ville qui est devenu inatteignable de l’extérieur. Je mets plus de temps pour aller inscrire ma fille à son lycée (où ma présence physique est requise avec des tirages papiers de mes scans, à l’heure d’Internet !), que pour me rendre à Paris, qui est 5 fois plus éloignée !

    Le problème, c’est que quelques grandes ­#métropoles internationales concentrent la ­majorité des #richesses, et deviennent de plus en plus #inaccessibles. Dans ces villes superstars, l’explosion des prix de l’#immobilier chasse peu à peu les artistes, les professions intellectuelles, les créatifs des quartiers qu’ils avaient investis. Mais ce ne sont pas les moins bien lotis, car ceux-ci trouvent souvent d’autres quartiers ­populaires où ils peuvent s’installer. Ce qui est terrifiant, c’est que les policiers, les pompiers, les gens qui travaillent dans des boutiques ou des restaurants, les infirmiers, les artisans, les jardiniers doivent quitter ces grandes villes, devenues trop chères. Et vivre beaucoup plus loin, dans des zones mal desservies par les transports en commun. La nouvelle crise urbaine n’est pas une crise du déclin des villes, comme dans les années 1970. C’est une crise causée par leur succès. Et la conséquence, c’est qu’aux Etats-Unis nous avons d’un côté une petite vingtaine de métropoles superstars, entrées de plain-pied dans l’économie de la connaissance, et de plus en plus riches. Et tout le reste du pays qui plonge et s’appauvrit. La crise urbaine, c’est la crise centrale du capitalisme contemporain.

  • ‘Boys for Sale’ : le monde obscur de la #prostitution #gay au #Japon.
    ‘Boys for Sale’ : the dark world of gay prostitution in #Japan.

    Cet article de Julian Riall traite du documentaire « Boys For Sale » produit par Ian Thomas Ash.
    http://www.scmp.com/week-asia/society/article/2127079/boys-sale-dark-world-japans-gay-prostitution
    Publié le 07/01/2018
    Vu le 03/06/2018

    C’est à “#Tokyo #2-chome gay district” que se localisent ces activités #occultes et plus précisément dans les clubs de danse, les #sex shops, les #bars gays et les « salon d’#urisen » (l’équivalent gay des « #hostess-clubs » japonais.) Certains hommes politiques fréquentent ces lieux qui sont ainsi à la fois reconnus et inscrits dans la ville tout en étant #tabous. De plus, la loi du pays à propos de la #prostitution ne prend en compte que les relations hétérosexuelles ce qui ne rend pas ces affaires #illégales, malgré l’âge de certains des hommes de moins de 20 ans. La plupart d’entre eux proviennent de régions japonaises frappées de catastrophes naturelles (tsunami ; tremblement de terre ; accident de Fukushima en 2011).

    When we think about vulnerable communities affected by war or natural disaster, we tend to think about young women being forced to work in this sector but it never previously occurred to me that this would be happening in Japan after Fukushima.

    https://melmagazine.com/the-straight-male-sex-workers-of-japan-who-sell-their-services-to-gay-m
    _Publié le 19/07/2017
    Vu le 03/06/2018

    L’article de C. Brian Smith à propos du même sujet nous apporte des précisons. En premier lieu, même s’il est difficile de recenser un nombre de prostitués car la plupart procèdent par Internet, on estime le nombre de bars à #Shinjuku 2-chome comportant des garçons "à la carte" de 10 ou 12. D’autre part, les bars sont pour eux un lieu de vie avec des dortoirs où ils dorment à huit, ce qui fait vraiment de ces lieux un univers hors de la société japonaise et qu’elle préfère ignorer malgré les #conditions_de_vie #inacceptables de la « #communauté » de jeunes hommes.

    So we took him to a cheap family restaurant. He looked at the menu and said, “I can have anything I want? Oh, they have ice cream!” After dinner, he got an ice cream cone and was eating it like a 5-year-old kid in heaven. The whole time I was thinking, Now I’m going to bring him back to the bar so some 70- or 80-year old guy can try to rape him. That was as horrible as it was memorable.

  • Le film « Bécassine » ravive de mauvais souvenirs en Bretagne | Slate.fr
    http://www.slate.fr/story/162324/bretagne-film-becassine-boycott

    On est donc très loin du commentaire social que les membres de Dispac’h aimeraient voir. Pour eux, ce n’est qu’à cette condition que le personnage offensant de Bécassine devrait être utilisé, comme ils l’expliquent dans leur communiqué : « Opprimées parce que femmes, stigmatisées parce que Bretonnes, exploitées parce que prolétaires, voilà la seule réalité qui s’applique à Bécassine. Si vous voulez montrer Bécassine à l’écran laissez-la parler, montrez ses souffrances et ses révoltes ». Podalydès rétorque : « Mais Bécassine, ce n’est pas la Marianne de la Bretagne ! ». Défendant logiquement son film, le réalisateur estime que le boycott dessert sa propre cause. « Il n’y a rien contre la Bretagne dans le film, insiste-t-il. Ce qui est dommage avec ces réactions un peu braquées, c’est que ça réveille des vieux trucs pas terribles. Comme quelqu’un qui m’a dit : “Ils sont cons ces Bretons”. Je trouve que ce n’est pas un service rendu à la Bretagne. »

    Néanmoins, le réalisateur reconnaît dans l’affaire un point positif : l’appel au boycott a permis de faire parler de l’histoire des migrant E s breton NE s. Soit déjà une petite victoire pour Dispac’h. « En Bretagne, comme en Corse ou au Pays Basque, on ne nous apprend pas l’histoire de nos territoires, conclut Ewan Thébaud. On apprend seulement l’histoire de France. Ainsi, beaucoup de Bretons ne connaissent pas l’histoire de cette migration. C’est aussi l’occasion pour nous d’en faire parler. »

    #sexisme #classissme #parisianisme #paysannerie #cinema

    • En cherchant le docu j’ai trouvé ceci :
      http://fresques.ina.fr/ouest-en-memoire/fiche-media/Region00371/les-employees-de-maison-a-paris.html
      archives #ina 1962 #migration

      A la fin du XIXe siècle, une première vague d’émigration bretonne arrive sur Paris. La pression démographique exercée sur les campagnes bretonnes, à l’époque très catholique, est énorme. En effet en 1872 la population en Bretagne s’élève à 3 millions de personnes et la population rurale y représente au minimum 70 % dans les quatre départements, jusqu’à 91 % dans les Côtes-du-Nord. Ainsi face à l’exiguïté des exploitations agricoles qui ne peuvent nourrir toutes les bouches, il est nécessaire pour certains de se résoudre au départ pour trouver un emploi.

      Cet exode coïncide avec les premiers travaux de désenclavement de la région et l’arrivée du train dans les années 1870. Ainsi de 1872 à 1891, on compte pas moins de 126 000 départs, et plus de 200 000 de 1891 à 1911. Une émigration rurale, plutôt qu’un véritable exode dont le mythe a pourtant longtemps perduré, se met alors en place. Une émigration temporaire tout d’abord vers le bassin parisien, où les bretons peuvent trouver des travaux saisonniers dans l’agriculture puisqu’ils sont réputés pour leur robustesse et leur faible coût de main d’œuvre, ou encore vers les chantiers de construction de Saint-Nazaire et du Havre.

      Mais cette émigration temporaire, notamment vers la capitale, devient souvent définitive. D’après les estimations de l’abbé Cadic, un religieux originaire de Vannes, en 1905, 150 000 bretons habiteraient dans l’agglomération parisienne alors qu’ils n’étaient environ qu’une dizaine de milliers sous la Monarchie de Juillet. Cette émigration concerne fortement les femmes et particulièrement les jeunes filles encore un peu naïves et dures à la tâche, recherchées par les famille bourgeoises de la capitale. Un phénomène qui devient rapidement une image d’Épinal avec la création en 1905 du personnage de Bécassine dans le premier numéro de La semaine de Suzette. Ce personnage, né de l’imagination de Jacqueline Rivière suite à une bévue commise par la bonne bretonne de sa créatrice est dessinée par Joseph-Porphyre Pinchon. Quoique empreinte de nombreux clichés, cette image traduit néanmoins une réalité de l’époque. En effet au début du XXe siècle des milliers de jeunes filles montent à la capitale pour travailler en tant que « bonne à tout faire » dans les familles aisées parisiennes.

      Dans ce document, cette émigration des jeunes bonnes bretonnes est traitée de façon très positive et n’aborde pas l’histoire difficile de ces jeunes filles, notamment à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Par exemple, en 1926, Geneviève de Blignières, une Bretonne montée à Paris pour se consacrer à des œuvres sociales, s’aperçoit que 30 à 40 % des détenues de la prison Saint-Lazare sont bretonnes. Aussi décide t-elle, suite à ce constat, de créer en 1933 une maison d’accueil dans la gare Montparnasse afin d’aider et d’orienter ces jeunes filles vers un emploi et éviter les risques de la pauvreté et de la prostitution. Une structure qui deviendra en 1960 le Centre Social Breton et qui existe toujours mais dont la mission a bien évidemment changé depuis la fin des années 1960 car il est aujourd’hui un foyer de jeunes travailleurs spécialement dédiées aux jeunes filles d’origine bretonne. Cette émigration des jeunes bretonnes se poursuit donc tout au long de la première moitié du XXe siècle et même au lendemain de la guerre, comme en témoigne ce document. Cependant l’émigration bretonne vers le bassin parisien et notamment la seconde vague importante dans les années 1950 et 1960 va progressivement se modifier. La capitale a toujours besoin de main d’œuvre mais plus qualifiée et plus diplômée. Les bretonnes qui arrivent à la gare Montparnasse ne sont plus automatiquement accueillies et orientées vers le métier d’employée de maison. Elles investissent de nouveaux emplois dans la fonction publique, à la SNCF, la Poste ou encore la RATP. Ces femmes joueront aussi un rôle dans la modernisation de la région lors de leur retour en Bretagne, où elles contribueront à propager le style de vie citadin.

  • La bataille du #rail | Les Pieds sur terre
    https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/la-bataille-du-rail

    De 1936 à aujourd’hui, petites histoires des grands mouvements de grève de #cheminots racontées par des archives de l’#INA soigneusement choisies et mises en regard avec l’actualité.
    En 1911, on pouvait lire dans les colonnes du Figaro la description suivante du cheminot en #grève :

    un ouvrier privilégié dont on voit les prétentions grandir et la mauvaise humeur s’exaspérer à mesure que le patronat lui montre plus d’indulgence.

    Plus de cent ans plus tard, les préjugés n’ont rien perdu de leur vigueur ni le Figaro de sa superbe.
    La nouvelle bataille du rail qui est sur le point de s’engager nous a donné envie de vous proposer à notre tour une petite histoire sonore des grandes heures sociales du chemin de fer, une balade subjective dans nos archives, de 1936 à aujourd’hui, jusqu’à la victoire.

    #France_Culture #Pieds_sur_terre #train #luttes_sociales #audio #radio #archives

    • Dans un formidable retournement c’est au nom de l’égalité que serait menée la réforme de la SNCF, pour mettre fin à l’injustice que serait le statut du cheminot présenté de manière mensongère comme une sorte de dolce vita. Cette stratégie pourrait prendre dans l’opinion et cela serait une catastrophe. Dans une séquence géniale, Olivier Besancenot a rappelé que l’on était tous le cheminot de quelqu’un et que si aujourd’hui vous cédiez à cette tentation de tomber sur les cheminots il ne faudrait pas s’étonner demain que personne ne se lève pour vous quand on s’attaquera à vous. Il a totalement raison. La logique du gouvernement s’applique même directement à la SNCF puisqu’il a annoncé que la suppression du statut de cheminot ne concernerait que les nouveaux travailleurs de l’entreprise, moyen de casser l’esprit d’entreprise et la conscience de classe bien présents au sein de la SNCF. Plutôt que de céder à la tendance mortifère de la division et de la jalousie, il est grand temps que nous nous unissions. Emmanuel Macron mène une attaque à un niveau systémique, c’est à ce niveau qu’il faut lui répondre en faisant notre la célèbre maxime camusienne, « je me révolte donc nous sommes ». Plutôt que de distiller le poison de la division, regroupons-nous pour battre la caste, il n’y a que la convergence des luttes qui leur fait peur. Angela Davies disait que les murs écroulés deviennent des ponts. Mes amis il est grand temps d’écrouler leurs murs, en allant manifester le 22 mars notamment.

    • c’est au nom de l’égalité que serait menée la réforme de la #SNCF, pour mettre fin à l’injustice que serait le statut du cheminot présenté de manière mensongère comme une sorte de #dolce_vita. Cette stratégie pourrait prendre dans l’opinion et cela serait une #catastrophe.

      La catastrophe a déjà eue lieu le 8 mai 2017. Cette réforme de la SNCF n’est qu’un étage de la fusée Macron ou du #rouleau_compresseur #LREM si seulement elle pouvait exploser en vol, quitte à prendre des débris sur la gueule.

      Le second tour de l’élection du président de la République s’est tenu le 7 mai 2017 avec près de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes.
      Abstention/blanc/nul = 34%
      Macron = 44%
      Lepen = 22%

      https://lesolivensteins.bandcamp.com/track/maudit-temps-de-chien


      #inavalable #maudit_temps_de_chien

  • Climate change is a disaster foretold, just like the first world war | Jeff Sparrow | Opinion | The Guardian
    https://www.theguardian.com/commentisfree/2018/mar/12/climate-change-is-a-disaster-foretold-just-like-the-first-world-war

    The extraordinary – almost absurd – contrast between what we should be doing and what’s actually taking place fosters low-level climate denialism. Coral experts might publicise, again and again and again, the dire state of the Great Barrier Reef but the ongoing political #inaction inevitably blunts their message.

    #climat #désastre #politique