• Covid-19 : les Vingt-Sept s’accordent pour laisser entrer dans l’Union européenne les voyageurs vaccinés
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    Covid-19 : les Vingt-Sept s’accordent pour laisser entrer dans l’Union européenne les voyageurs vaccinés. A l’approche de la saison touristique estivale, la recommandation proposée par la Commission européenne et approuvée par les Etats membres vise à assouplir les critères de définition des pays tiers considérés comme « sûrs ». Les représentants des Etats membres se sont mis d’accord, mercredi 19 mai, pour permettre l’entrée dans l’Union européenne (UE) des voyageurs de pays tiers ayant reçu les doses nécessaires de vaccins contre le Covid-19 autorisés au niveau européen, a-t-on appris de sources européennes. A l’approche de la saison touristique estivale, les ambassadeurs des Vingt-Sept ont approuvé cette recommandation proposée par la Commission européenne, qui n’est toutefois pas d’application contraignante. Elle vise à assouplir les critères de définition des pays tiers considérés comme « sûrs » et à permettre l’entrée dans l’UE des personnes ayant reçu le nombre requis de doses d’un vaccin contre le Covid-19 autorisé par l’Agence européenne des médicaments (AEM). Pourront ainsi entrer dans l’UE des voyageurs provenant de pays dont la situation épidémiologique est jugée stable ou en amélioration, avec un seuil d’incidence maximal de 75 nouvelles contaminations pour 100 000 habitants au cours des deux semaines précédentes (contre 25 actuellement). Un mécanisme d’arrêt d’urgence sera prévu afin de limiter l’importation d’éventuels variants. Une nouvelle liste de pays devrait être communiquée cette semaine ou en début de semaine prochaine. Au vu des données du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), la Grande-Bretagne pourrait y figurer – même si, selon l’une des sources, l’évolution du variant dit indien du SARS-CoV-2 sera prise en compte. En revanche, les Etats-Unis n’y figureront pas, mais les Américains pourront cependant venir en Europe s’ils sont vaccinés. A l’heure actuelle, seules les personnes en provenance de sept pays – parmi lesquels l’Australie, Israël et Singapour – sont autorisées à venir dans l’UE en tant que simples touristes, indépendamment du fait qu’elles aient ou non été vaccinéés.

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  • Covid-19 dans le monde : l’Allemagne assouplit les règles pour les voyageurs, enquête sur la gestion de la pandémie au Royaume-Uni
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/05/12/covid-19-dans-le-monde-l-allemagne-assouplit-les-regles-pour-les-voyageurs-e

    Covid-19 dans le monde : l’Allemagne assouplit les règles pour les voyageurs, enquête sur la gestion de la pandémie au Royaume-Uni
    Les règles de quarantaine pour les voyageurs venant de pays classés à risque évoluent alors que les vacances d’été se profilent. A l’approche des vacances estivales, l’Allemagne a assoupli, mercredi 12 mai, les règles de quarantaine pour les voyageurs en provenance de certains pays classés à risque à cause du coronavirus, une nouvelle saluée par les professionnels du tourisme. Berlin assouplit les règles de quarantaines pour les voyageurs. Les voyageurs de retour en Allemagne d’une zone à haute incidence, dont le seuil dépasse 200, comme la France actuellement, pourront réduire leur isolement à cinq jours, sur présentation d’un test négatif.
    Les voyageurs de retour en Allemagne d’une zone à haute incidence, dont le seuil dépasse 200, comme la France actuellement, pourront réduire leur isolement à cinq jours, sur présentation d’un test négatif. Le décret adopté par le gouvernement d’Angela Merkel permettra de passer ses vacances dans des lieux de villégiature appréciés tels que l’Espagne, l’Italie ou la Grèce sans avoir à observer une quarantaine de retour en Allemagne, à condition de présenter un test PCR négatif récent, d’être totalement vacciné contre le coronavirus ou considéré comme guéri.La mesure concerne les pays dits « à risque » dans le classement des autorités sanitaires, c’est-à-dire où le taux d’incidence dépasse 50 cas d’infection pour 100 000 habitants sur sept jours. Jusqu’ici, les voyageurs revenant de ces zones devaient rester chez eux pendant dix jours, une période qui pouvait être réduite à cinq jours sur présentation d’un test négatif. Les voyageurs de retour d’une zone à haute incidence, dont le seuil dépasse 200, comme la France actuellement, pourront, eux, réduire leur isolement à cinq jours, sur présentation d’un test négatif. « C’est une excellente nouvelle et un signe de confiance », a réagi Norbert Fiebig, président de l’association allemande DRV qui représente l’industrie du tourisme. « Plus rien ne pourra empêcher les vacances en Méditerranée auxquelles tant de gens aspirent », a-t-il déclaré dans un communiqué. Ces mesures ne s’appliquent pas, en revanche, aux destinations où sévissent les variants du coronavirus, comme l’Inde ou le Brésil.

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  • Dans le Jura, frappé par le Covid-19 : « On n’a jamais décroché depuis la fin octobre »
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/08/dans-le-jura-frappe-par-le-covid-19-on-n-a-jamais-decroche-depuis-la-fin-oct

    « La question n’est pas la transgression des règles – les Jurassiens les suivent assez bien –, mais le sentiment d’être à l’abri dans des villages ruraux et chez les personnes âgées », analyse David Philot, le préfet du Jura, qui n’a eu de cesse de mettre en garde contre ce « sentiment de protection naturelle ». Dans le collimateur aussi, les pauses déjeuner ou café, les galettes des rois dans des salles non aérées, propices à la circulation du virus.
    Autre phénomène, plus spécifique au département, les milliers de passages quotidiens par la frontière entre France et Suisse. « Nous comptons environ 7 000 travailleurs frontaliers, dont près des deux tiers dans l’arrondissement de Saint-Claude. Les mouvements se font dans les deux sens : les Français qui vont travailler en Suisse, et les Suisses qui viennent faire leurs courses ou se loger en France », explique la sous-préfète, »
    Présente au poste-frontière de La Cure, mardi 2 février, elle assiste à la mise en place des contrôles renforcés par la gendarmerie et la douane. Hormis ces frontaliers et les résidents dans la bande des trente kilomètres autour de leur domicile, tous les autres voyageurs sont tenus de présenter un certificat de test PCR de moins de soixante-douze heures – une « bêtise », selon Didier-Pier Florentin, car « vous pouvez changer de statut virologique en vingt-quatre heures ». En début de matinée comme en fin d’après-midi, la file de véhicules est incessante et les contrôles aléatoires – de nombreux véhicules y échappent – ralentissent le mouvement. « 90 % des passages, environ 5 000 mouvements quotidiens, sont des “pendulaires”, des gens qui résident et travaillent de part et d’autre de la frontière », assure le commandant Hugues Berbon, de la gendarmerie.
    Si cette réalité économique et sociale est inscrite dans les gènes du Haut-Jura, certains évoquent quand même « le danger suisse ». En effet, les taux d’incidence (en date du 5 février) y restent très élevés, notamment dans le canton de Genève (354) et dans le Jura suisse (372). La part importante qu’a prise le variant anglais dans les cas de contamination en Suisse préoccupe fortement. « C’est le motif principal d’inquiétude. Ce variant, plus contagieux, peut changer la donne », avance Pierre Pribile.
    Vacanciers, frontaliers, personnes âgées… autant de données qui, combinées, peuvent expliquer la circulation intense du virus dans le département. Le froid aussi, qui pousse les gens à se retrouver les uns chez les autres, plutôt qu’à l’extérieur. Résultat, la pression ne se relâche pas sur le Jura. Et l’hôpital de Lons-le-Saunier, la préfecture qui compte 17 400 habitants, n’a jamais connu le moindre répit.

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  • Contrôle de l’épidémie de Covid-19 : les leçons de la Nouvelle-Zélande – Réalités Biomédicales
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    Les chercheurs ont comptabilisé le nombre de cas de Covid-19 confirmés et probables dans chacune de ces cinq phases sur la base de la date estimée de contamination, autrement dit en fonction de la période d’exposition au coronavirus, définie comme la période d’incubation avant l’apparition des symptômes (ou de la date de notification du cas lorsque les données concernant le début des symptômes n’était pas disponible).
    Les épidémiologistes ont classé le type de transmission du virus selon que celle-ci était intervenue en dehors de la famille, dans un contexte familial, que la source de l’infection était un cas importé (en rapport avec un voyageur international dans les 14 jours avant le début des symptômes) ou associé à un cas d’importation (lien épidémiologique avec un cas importé), ou encore un cas d’infection acquise localement (sans notion de voyage international dans les 14 jours et sans aucun lien avec un cas importé). Enfin, les cas ont été évalués selon la sévérité de la maladie (hospitalisation ou décès) et comparés à ceux des patients présentant une forme clinique peu sévère.Enfin, dans leur analyse concernant la performance des mesures prises, les épidémiologistes ont évalué le temps moyen qui s’était écoulé entre d’une part le début de la maladie et la notification du cas, et d’autre part l’isolement du patient et son éventuelle hospitalisation.
    L’ensemble des mesures rapidement entreprises et mises en place par les autorités néo-zélandaises a porté ses fruits. Fin avril, le temps écoulé entre le début des symptômes et la notification du cas correspondant a été raccourci, passant de 9,7 jours à 1,7 jours. De même, le délai de la mise en place de l’isolement est passé de 7,2 jours à -2,7 jours, ce qui signifie que ces personnes se sont isolées plus de deux jours avant de présenter des symptômes. La mise à l’écart très rapide de ces patients a réduit d’autant le risque de transmettre le virus.
    Au total, 1 503 cas de Covid-19 ont été détectés en Nouvelle-Zélande entre le 12 février et le 10 mai 2020. Parmi eux, on dénombre 1 153 cas confirmés en laboratoire (77 %) et 350 cas probables (23 %). Rapporté à la population du pays, cela représente une incidence cumulée d’environ 30 cas pour 100 000 habitants. Ces cas ont été détectés, en grande majorité, par le traçage. Seulement 95 personnes (6,3 %) ont été hospitalisées et 10 patients (0,7 %) ont été admis en réanimation. Au total, en Nouvelle-Zélande, 22 individus sont décédés, soit 1,5 % des malades.
    Au cours de la phase 2, les chercheurs estiment que le taux d’infection par million d’habitants et par jour a été de 8,5. Il a été réduit de 65 % lors de la phase 3 (correspondant à la première moitié du confinement), atteignant alors 3,2.Il ressort que la majorité des sources d’infection dans ce pays insulaire correspond à des cas d’importation, la proportion des cas importés ayant décliné au fur et à mesure de la phase 3. Au total, 1034 cas importés ou liés à un cas d’importation ont été comptabilisés, soit 69 % du total des cas.L’incidence de la Covid-19 a été la plus faible parmi les enfants. Parmi les 782 cas pédiatriques liés à 316 clusters familiaux, seuls 9 cas sont survenus chez des enfants de moins de 15 ans, qui étaient par ailleurs les premiers cas survenus au sein de la famille.
    Par ailleurs, globalement, on a dénombré un plus grand nombre de cas parmi les femmes (56 %), parmi les patients âgés de 20 à 34 ans (34 %), d’origine européenne (73 %), avec un statut socio-économique élevé.
    Parmi les cas associés à un cas d’importation, on a dénombré un grand nombre de patients d’origine européenne et Maori. Ces derniers ont notamment été largement touchés lors d’un grand foyer épidémique (cluster) survenu lors d’un mariage. Celui-ci a constitué l’événement de super-contamination le plus important du pays. Les cas de Covid-19 ont été détectés dans toutes les régions, notamment dans des zones touristiques et dans les points de départ des trois plus grands foyers épidémiques. La majorité des infections localement acquises (424, soit 67 % de cas) est survenue avant le confinement. Les dix flambées épidémiques les plus importantes ont touché toutes les générations.

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  • Coronavirus : maintenir les frontières fermées n’est pas viable à moyen terme, prévient l’OMS
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    « Cela va devenir presque impossible pour les pays de maintenir dans un futur proche leurs frontières fermées », a ainsi estimé le docteur Michael Ryan, directeur des situations d’urgence à l’OMS. « Les économies doivent rouvrir, les gens doivent travailler, le commerce doit reprendre », a-t-il admis, tout en reconnaissant que chaque Etat devait prendre en compte individuellement les risques d’ouvrir ses frontières. Il est très difficile d’avoir une politique qui convienne à tous. Si je suis une petite nation sans cas de Covid-19, un seul cas (importé) peut représenter un désastre. Dans un pays où l’incidence de la maladie est importante, fermer la frontière peut ne faire aucune différence.docteur Michael Ryan, directeur des situations d’urgence à l’OMS. A l’heure actuelle, de nombreux pays dans le monde ferment leurs frontières à des ressortissants venant de zones à risques ou imposent des quatorzaines et des tests, mais sans stratégie concertée. « Seules en tant que telles, [ces mesures] ne sont pas efficaces pour limiter les mouvements du virus, qui est partout », a ajouté le responsable de l’OMS. « Mais il est très difficile de définir une politique globale », a-t-il ajouté, soulignant que la nature du risque était déterminée par les situations locales et nationales.

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