• #Inde : comment le « parti des cafards » entend poursuivre son mouvement - RFI
    https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20260807-inde-comment-le-parti-des-cafards-entend-poursuivre-son-mouvement

    Debout devant la presse, en t-shirts et chemises froissées, les animateurs du « parti des cafards » affichent le style de leur génération.

    Leur fondateur, Abhijeet Dipke, inscrit, pourtant, le mouvement dans l’héritage des grandes figures de l’Inde contemporaine : « La justice sociale du docteur Ambedkar, la paix et la non-violence de Mahatma Gandhi, et le rêve d’une Inde moderne de Jawaharlal Nehru. Notre idéologie est celle de la Constitution indienne. »

    Leur cible désormais : la fermeture massive des écoles publiques. L’État invoque la rationalisation. Eux dénoncent un recul du droit à l’éducation. « 94 000 écoles publiques ont été fermées en 10 ans. On aurait pu les rénover, mais le gouvernement a préféré les condamner. L’éducation n’est pas un business, c’est un droit fondamental. »

    La démission du ministre de l’Éducation a consacré une première victoire. Pour les « cafards », cependant, le véritable acquis est ailleurs : « Le plus grand accomplissement de ce mouvement, c’est d’avoir brisé la peur dans l’esprit des gens. Cette jeunesse a rendu sa voix au pays. Elle lui a redonné le courage de questionner le pouvoir et d’exiger des réponses. »

    Le réveil gagne d’autres États. Dans le Jharkhand, région minière de l’Est de l’Inde, des milliers d’étudiants manifestent jour et nuit contre des recrutements publics entachés de fraudes.

    Le « parti des cafards » entend prolonger cet élan par une tournée nationale à la rencontre de la jeunesse indienne, baptisée « Kya Bolti Public », c’est-à-dire « Qu’en dit le peuple ».

  • #Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le #génocide en cours à #Gaza – nouvelle enquête - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2026/07/india-continuing-weapons-exports-to-israel-could-risk-complicity-in-ongoing

    L’Inde a continué de livrer des armes à Israël malgré le risque substantiel que ce pays les utilise dans son génocide en cours contre la population palestinienne de la bande de Gaza occupée, a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport.

    Intitulé Made in India : The Supply of Weapons and Ammunition to Israel, ce rapport montre que le gouvernement indien a établi un partenariat étroit et rentable avec le secteur de la défense israélien et est devenu un fournisseur important de la chaîne d’approvisionnement qui soutient les opérations militaires d’Israël.

    S’appuyant sur les données relatives aux expéditions de marchandises entre l’Inde et Israël, ce rapport révèle que des armes, des munitions, des pièces détachées et des composants indiens ont été expédiés à de grandes entreprises israéliennes qui fournissent l’armée d’Israël. Le rapport établit également que des entreprises directement détenues ou contrôlées par l’État indien sont impliquées dans ce commerce.

    « Nos recherches révèlent un soutien constant de l’Inde à l’armée et au secteur de la défense israéliens malgré le génocide à Gaza, dont il est pourtant question presque quotidiennement dans les médias du monde entier depuis des années, a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.

    « L’Inde fabrique et fournit des armes transférées à Israël par le biais des grandes entreprises fournisseuses qu’elle détient et contrôle. Non seulement elle ne réglemente pas les exportations d’armes vers Israël réalisées par des entreprises privées comme le lui imposent le droit international et les normes internationales, mais en outre elle a renforcé son partenariat de défense avec Israël.

    « Compte tenu des mesures conservatoires prises par la Cour internationale de justice, qui reconnaissent un risque plausible de génocide contre les Palestinien·ne·s de Gaza, les autorités indiennes ne peuvent pas affirmer de façon crédible qu’elles ne savaient pas que, si elles continuaient d’autoriser et de faciliter les transferts d’armes vers Israël, elles risquaient fortement de contribuer à de graves violations du droit international. Tandis que l’armée israélienne répandait la mort et la destruction à Gaza, infligeant de vastes souffrances à la population palestinienne, les entreprises indiennes ont continué de faire du profit en livrant des composants et des munitions destinés au secteur de la défense israélien.

    « Le gouvernement indien doit cesser immédiatement d’autoriser les exportations d’armes, de munitions et de pièces détachées vers Israël. Il doit aussi veiller à ce que les entreprises placées sous son contrôle ne contribuent pas à des crimes de droit international. Toutes les entreprises ont la responsabilité de respecter les droits humains dans le cadre de leurs activités partout dans le monde, ce qui implique notamment qu’elles doivent prendre dès le départ des mesures préventives fermes pour s’assurer que leurs produits ne soient pas utilisés pour commettre de graves violations du droit international. Ces mesures doivent être proportionnées au niveau de risque. »

  • L’IA a besoin de mains humaines. Les travailleurs/travailleuses indien·nes résistent

    Dans les usines de Delhi, les travailleurs/travailleuses résistent discrètement aux tentatives visant à former les robots destinés à les remplacer à accomplir les gestes les plus humains qui soient.

    Les responsables des ressources humaines affirmaient que les minuscules caméras fixées sur la tête de chaque tailleur/tailleuse permettraient aux client·es potentiels de constater la qualité de leurs produits et de passer davantage de commandes, ce qui se traduirait par des augmentations de salaire pour l’ensemble du personnel de l’usine de confection située dans la banlieue de la capitale indienne.

    Mais les ouvrier·es soupçonnaient que la véritable raison était liée à l’intelligence artificielle.

    Ankush Yadav, un jeune tailleur, et ses ami·es ont donc forcé les caméras, en ont retiré les cartes mémoire et les ont branchées sur leurs téléphones.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/lia-a-besoin-de-mains-humaines-les-travailleur

    #inde

  • Le « mouvement des cafards » en Inde (trois nouveaux textes)

    Badrul Alam : Le « mouvement des cafards » en Inde : résistance des jeunes, crise néolibérale et recherche d’alternatives démocratiques
    Anand Teltumbde : Inde : en défense de la vulgarité des manifestants « cafards »
    Apoorvanand : L’aura de Modi s’est dissipée : l’espoir d’un renouveau des voix démocratiques

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/04/le-mouvement-des-cafards-en-inde-trois-nouveau

    #inde

  • Voici pourquoi les manifestations « cafards » en Inde ont connu un tel succès – et pourquoi « l’effet Mamdani » laisse présager d’autres manifestations à venir

    Ces jeunes leaders/leadeuses sont éloquent·es et bien organisé·es – et elles et ils savent désormais à quoi ressemble la victoire. Cela pourrait bien devenir un véritable casse-tête pour Narendra Modi

    La rébellion des jeunes en Inde, menée par le parti Cockroach Janta (CJP), s’est déroulée dans un décor composé de grandes structures géométriques abstraites – arcs, plans, hémisphères – qui, ensemble, forment un observatoire appelé Jantar Mantar, construit au début du XVIIIe siècle pour affiner les almanachs et mesurer le temps. Depuis des décennies, le Jantar Mantar est synonyme de contestation politique : il désigne l’espace que la police de Delhi réserve aux mécontent·es politiques afin qu’elles et ils puissent exprimer leur colère de manière contrôlée. Mais il n’avait encore jamais accueilli une insurrection politique partie de zéro et qui a contraint l’État indien à céder en moins de huit semaines.

    Lorsque son fondateur, Abhijeet Dipke, a amené le CJP à Jantar Mantar, il s’agissait d’un hashtag sur les réseaux sociaux comptant 20 millions d’abonné·es. Alors qu’il étudiait à Boston, Dipke s’est emparé des propos du président de la Cour suprême Surya Kant, accusé d’avoir qualifié les hordes de jeunes chômeurs/chômeuses et de militant·es de « parasites » et de « cafards », et les a transformés en un mème annonçant « nous voilà ». Lorsqu’il a ramené le CJP à Delhi le 6 juin pour lui donner vie, les personnes étaient intrigués.e Compte tenu du sort généralement lamentable réservé aux mouvements de la société civile sous le mandat du Premier ministre Narendra Modi, personne n’avait anticipé le combat de David contre Goliath qui a atteint son paroxysme samedi dernier.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/31/voici-pourquoi-les-manifestations-cafards-en-i

    #inde

  • La démocratie des cafards : sans armes, mais dangereuse

    Peut-on tromper tout le monde tout le temps ? Un pays comptant un milliard et demi d’habitants peut-il être traîné comme un cadavre pour l’éternité ? Non, c’est impossible. Les cafards sont de sortie. Pour la première fois depuis des années, c’est merveilleux d’être Indien. Juste au moment où l’espoir semblait perdu, ils sont arrivés. De jeunes cafards, portés par la pluie. La progéniture de l’union impie entre un juge et une plaisanterie.

    Nous connaissons tous l’histoire, mais la voici, pour mémoire. En réponse à un commentaire arrogant et méprisant du président de la Cour suprême indienne, Surya Kant, qui avait qualifié certains jeunes Indiens sans emploi de « cafards », Abhijeet Dipke, un étudiant vivant à Boston, a publié un commentaire sur Instagram : « Et si tous les cafards s’unissaient ? » Des millions de personnes ont réagi. C’est ainsi qu’est né le Cockroach Janta Party. Dipke est devenu le joueur de flûte des cafards. Sa première revendication a été la démission de Dharmendra Pradhan, le ministre de l’Éducation qui trône avec suffisance à la tête d’un ministère corrompu et pourri, sous l’égide duquel les sujets d’examens publics font régulièrement l’objet de fuites. On en dénombre environ 152 depuis 2014, selon les partis d’opposition. Ces fuites ont bouleversé la vie de millions de jeunes qui ont passé des années à se préparer à ces examens, dont certains parents ont dû vendre leurs terres ou leurs maisons pour financer les études de leurs enfants et payer les frais d’inscription à ces épreuves. Une forme inédite d’extorsion légale. Après la récente fuite du sujet du National Eligibility cum Entrance Test (NEET), douze étudiants désespérés et brisés se sont donné la mort.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/28/la-democratie-des-cafards-sans-armes-mais-dang

    #inde

  • „Kakerlaken“-Proteste in Berlin
    https://www.german-foreign-policy.com/news/detail/10495

    La révolte des cafards arrive en Allemagne. Ceci est le seul article en allemand traitant la nouvelle. Les autres médias préfèrent s’intéreresser au déraillement d’un jeune homme d’origine arabe aux conséquences moins graves que le transport automobile quotidien

    Leur xénophobie et leur nationalisme les font soigner l’image de l’esclave bazané dangereux, propagande implicite pour leur propre culture supérieure.

    Merci aux journalistes de German Foreign Policy pour faire la différence.

    28.7.2026 - NEW DELHI/BERLIN (Eigener Bericht) – Erstmals hat sich in der vergangenen Woche die breite Protestbewegung in Indien nach Deutschland ausgeweitet. In Berlin gingen zahlreiche indische Studierende auf die Straße, um ihre Solidarität mit der Protestbewegung in ihrem Herkunftsland zu zeigen und ihren Unmut über Indiens Regierung unter Premierminister Narendra Modi Ausdruck zu verleihen. In Indien waren Proteste gegen ernste Missstände im indischen Bildungswesen zu Massenprotesten angewachsen, die sich von der ursprünglichen Forderung nach einem Rücktritt des Bildungsministers – dieser ist inzwischen erfolgt – zu Protesten gegen Ministerpräsident Modi auszuweiten begannen. Sie wurden weitgehend von der Generation Z getragen, beruhen aber auf hoher Jugendarbeitslosigkeit und entsprechend desolaten Zukunftsaussichten für viele. Dass in Berlin indische Studierende auf die Straße gingen, von denen sich die Bundesregierung vor allem eine Deckung des deutschen Fachkräftebedarfs erhofft, zeigt, dass sie kein passives Arbeitskräftereservoir erhält, sondern aktive, selbstbewusste Menschen. Mit der Regierung Modi, gegen die sich ihre Proteste richteten, arbeitet Berlin immer enger zusammen.
    Der erste Rücktritt unter Modi

    Der indische Bildungsminister Dharmendra Pradhan trat am vergangenen Samstag zurück, nachdem sich die Studentenproteste gegen die regierende Bharatiya Janta Party (BJP, Indische Volkspartei) im ganzen Land ausgebreitet hatten. Nach mehr als einem Monat studentischer Demonstrationen, die in Delhi begonnen hatten, reichte Pradhan am Samstagnachmittag seinen Rücktritt ein.[1] Dies ist der erste Rücktritt eines Ministers der Zentralregierung seit Narendra Modis Wahl zum Premierminister im Jahr 2014. Der Rücktritt erfolgte einen Tag, nachdem eine hochrangige Regierungsdelegation mit Vertretern der Cockroach Janta Party (CJP, Kakerlaken-Volkspartei) zusammengetroffen war, einer satirischen Online-Bewegung, die die Studentenproteste anführte.[2] Das zweistündige Treffen endete ohne endgültige Entscheidung, wobei die Regierung um Zeit bis Samstagnachmittag bat, um auf die zentrale Forderung der CJP nach Pradhans Rücktritt zu reagieren. Nach der Demission des Bildungsministers wurde Pralhad Joshi zu seinem Nachfolger ernannt.[3]
    Die „Kakerlaken“

    Die Studentenproteste in Indien waren ausgebrochen, nachdem Berichten zufolge die Prüfungsfragen für eine der wichtigsten landesweiten Prüfungen für angehende Ärzte, den „National Eligibility cum Entrance Test (Undergraduate)“ (NEET-UG), vorzeitig veröffentlicht worden waren. Kurz darauf kündigte die Regierung die Wiederholung der Prüfung an, die am 3. Mai stattfand, was wiederum bedeutete, dass mehr als zwei Millionen Studenten eine weitere Prüfungsrunde durchlaufen mussten.[4] Rund 20 Studierende nahmen sich aufgrund des Prüfungsstresses und ihrer Prüfungsängste das Leben.[5] Sofort wurden Forderungen nach dem Rücktritt von Bildungsminister Pradhan laut. Wenig später, am 15. Mai, verglich der Oberste Richter Indiens, Surya Kant, in einem separaten Vorfall mündlich die arbeitslosen Jugendlichen des Landes im Obersten Gerichtshof mit „Kakerlaken“.[6] Die Äußerungen lösten heftigen Unmut unter Studierenden aus. Ein indischer Student an der Boston University, Abhijeet Dipke, richtete daraufhin eine Instagram-Seite mit dem Namen Cockroach Janta Party ein, die rasch Millionen von Followern gewann.[7]
    Aus den sozialen Medien auf die Straße

    Als die Proteste rund um die Vorabveröffentlichung der Prüfungsfragen zunahmen, errichtete die CJP am 20. Juni ein Protestlager in Delhi, das nach und nach die Unterstützung vieler Aktivisten und auch großer politischer Parteien gewann.[8] Sonam Wangchuk, ein bekannter Umweltaktivist, schloss sich am 28. Juni den Protesten an und trat in einen unbefristeten Hungerstreik, um die Forderung der CJP nach Pradhans Rücktritt zu unterstützen.[9] Als der Druck auf die Regierung unter Modi wuchs, in einen Dialog mit den Studierenden zu treten, holte die Polizei in Delhi Wangchuk am frühen Morgen des 18. Juli zwangsweise vom Protestort ab und brachte ihn gegen seinen Willen in ein Krankenhaus.[10] Aus Protest kündigte die CJP daraufhin für den 20. Juli einen Marsch zum Parlament an. Am Tag des Marsches ging die Polizei in Delhi brutal gegen mehr als 100.000 Studierende vor, was heftige Kritik aus weiten Teilen der indischen Gesellschaft hervorrief – nicht zuletzt von Arbeiter- und Bauernverbänden.[11] Damit erreichten die Proteste nationales Ausmaß; laut Berichten in den sozialen Medien fanden am selben Tag an mehr als 100 Orten im ganzen Land Demonstrationen statt.
    „Von Dharmendra zu Narendra“

    Der Rücktritt erfolgte erst zu einem Zeitpunkt, als die landesweiten Proteste bereits ein erhebliches Ausmaß angenommen hatten. Nacheinander wurden Demonstrationen und Streiks ausgerufen, während sich spontane Massenmobilisierungen zu formieren begannen. Am 25. Juli, als die Proteste im ganzen Land immer noch stärker wurden, kam es im Bundesstaat Bihar in Zentralindien zu Protesten, die die dort eingesetzten Sicherheitskräfte vollständig überforderten.[12] Yogendra Yadav, ein prominenter Sozialaktivist, erklärte vor einer Gruppe von Journalisten am Protestort Jantar Mantar, einem astronomischen Observatorium aus dem 18. Jahrhundert in Delhi, der Unmut verlagere sich von „Dharmendra zu Narendra (Modi)“ [13]: Seit der Festnahme von Sonam Wangchuk am 18. Juli habe sich die Stimmung in der Bevölkerung, obwohl die offizielle Forderung der Bewegung lediglich der Rücktritt des Bildungsministers war, gegen Modi gewendet. Tatsächlich traten die Forderungen nach Pradhans Rücktritt in den Hintergrund; immer mehr Menschen richteten ihre Wut ausdrücklich gegen Modi.
    Der Gen-Z-Faktor

    Die Proteste wurden im Großen und Ganzen von der sogenannten „Generation Z“ getragen – also den zwischen 1997 und 2010 Geborenen.[14] Der Kreativität dieser Generation, die mit den sozialen Medien aufgewachsen ist, wird es zugeschrieben, dass sie mit witzigen und satirischen Social-Media-Inhalten die Sympathien von Menschen aller Altersgruppen sowie sozialer Schichten gewinnen konnten.[15]. Die Inhalte wurden dabei in so großer Menge produziert, dass sie die staatstragenden Argumentationen schlichtweg überwältigten. Dahinter steht allerdings ein tieferer sozialer Hintergrund. Die Jugend in Indien – wie auch in vielen anderen Ländern – sieht sich derzeit mit düsteren Beschäftigungsaussichten und mit entsprechenden harten Abstiegsperspektiven konfrontiert. Laut der regelmäßigen Arbeitskräfteerhebung der Regierung für das Jahr 2025 war jeder vierte Inder zwischen 15 und 29 Jahren weder erwerbstätig noch in Ausbildung oder in Weiterbildung.[16] Seit Pradhans Rücktritt wurden zwar die Proteste von der CJP eingestellt; der ursprüngliche Protestort am Jantar Mantar ist vollständig geräumt worden.[17] Nicht verbessert hat sich allerdings die soziale Lage der Protestierenden. Ein Wiederaufleben der Proteste ist – früher oder später – nicht ausgeschlossen.
    Kein passives Arbeitskräftereservoir

    Dabei hat sich die Protestbewegung erstmals auch nach Deutschland ausgeweitet. In der vergangenen Woche gingen auch in Berlin zahlreiche indische Studierenden auf die Straße, um ihre Solidarität mit den Demonstranten in Indien zu zeigen und ihrem Unmut über die Regierung unter Modi Ausdruck zu verleihen. Mit dieser wiederum arbeitet die deutsche Regierung seit Jahren immer enger zusammen – nicht zuletzt, um sich gemeinsam gegen China in Stellung zu bringen.[18] Die Korruption und die steigende Repression unter Modi stehen dem nicht im Weg. Dass nun auch indische Studierende in Deutschland gegen die Regierung in Delhi auf die Straße gehen, zeigt zudem: Menschen aus Indien, die in Deutschland gezielt angeworben werden, um den hiesigen Arbeitskräftebedarf nicht bloß in der Pflege, sondern auch in den sogenannten MINT-Fächern (Mathematik, Informatik, Naturwissenschaften, Technik) zu decken [19], sind nicht das in Berlin gewünschte passive Arbeitskräftereservoir; sie haben eigene politische Vorstellungen, die sich mit denen der Bundesregierung nicht decken, und gehen für sie zunehmend auch auf die Straße.

    [1] Rhea Mogul: India’s education minister resigns after days of ‘Cockroach’ youth protests over exam paper leaks. cnn.com 25.07.2026.

    [2] News Desk: Govt ready on 2 demands, CJP adamant on Pradhan’s resignation: What happened in round 2 of talks. timesofindia.com 24.07.2026.

    [3] The Hindu Bureau: Pralhad Joshi takes charge as Education Minister. thehindu.com 26.07.2026.

    [4] Manikant Mishra: Vyapam to NEET: Here’s a 10-year timeline of paper leak scandals. tribuneindia.com 17.05.2026.

    [5] Philipp Wang: ‘Cockroach Movement’ Forces Out India’s Education Minister. time.com 25.07.2026.

    [6] Gurdeep Sappal: The Chief Justice Called Them Cockroaches. History Knows Where That Language Leads. thewire.in 16.05.2026.

    [7] Zoya Mateen: India has a new political superstar - a cockroach. tbc.com 21.05.2026.

    [8] PTI: CJP protesters continue sit-in at Jantar Mantar; more supporters gather overnight. theprint.in 22.07.2026.

    [9] Simon Fraser: The hunger-striking engineer demanding education reforms in India. bbc.com 21.07.2026.

    [10] Geeta Pandey: Indian activist on hunger strike for 20 days forcibly taken to hospital. bbc.com 18.07.2026.

    [11] Vidya Krishnan: In India, fear has switched sides. aljazeera.com 23.07.2026.

    [12] Amit Bhelari: Bihar bandh turns violent; police open fire in Siwan, injuring three protesters. thehindu.com 25.07.2026.

    [13] www.instagram.com/reels/DbN8RTEsFgA/

    [14] Esther Sun: From Boomers to Beta: A Guide to the Generation Names. today.com 26.09.2025.

    [15] Hannah Ellis-Petersen: India’s Cockroach Janta party protest victory signals trouble ahead for Modi. theguardian.com 26.07.2026.

    [16] National Statistics Office Ministry of Statistics and Programme Implementation Government of India: Periodic Labour Force Survey Annual Report, 2025 [January 2025 – December 2025]. 27.03.2026.

    [17] India’s ’cockroach’ protesters call off strike as education minister resigns. bbc.com 25.07.2026.

    [18] S. dazu Auf der Suche nach Alternativen.
    https://www.german-foreign-policy.com/news/detail/10260

    [19] S. dazu Arbeitskräfteimport aus Indien.
    https://www.german-foreign-policy.com/news/detail/10092

    #Allemagne #Inde #protestations #parti_des_cafards

  • La réappropriation de ses données

    Lu sur Satanic Mechanic

    Aujourd’hui, les services en ligne nous offrent tout type d’hébergement pour nos besoins. Cela va des blogs aux services complexes comme des messageries d’entreprise avec partage de calendrier et de documents. Mais cela pose deux grands débats :
    1. comment ces plate-formes utilisent nos données ?
    2. qu’advient-il de nos données en cas d’arrêt du service ou de modification des conditions d’utilisation ?

    Dernier point, comment faire pour rester maître de ses données et de ses informations ?

    https://www.satanicmechanic.fr/la-reappropriation-de-ses-donnees

    #donnees #indépendance #patriotact

  • 30 000 morts en cinq jours : en #Inde, le coût humain exorbitant des #canicules
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/07/18/30-000-morts-en-cinq-jours-en-inde-le-cout-humain-exorbitant-des-canicules_6

    Le pays le plus peuplé au monde est aussi l’un des plus exposé aux chaleurs humides extrêmes. Une étude vient de calculer pour la première fois la surmortalité liée aux chaleurs extrêmes en Inde, de plus en plus fréquentes.

    On ignorait jusqu’à présent le coût humain des vagues de #chaleur en Inde, le pays le plus peuplé au monde, avec 1,4 milliard d’habitants. Le gouvernement indien ne livre quasiment aucune donnée fiable dans nombre de domaines, en particulier dans celui de la santé. Une étude scientifique de l’India Energy and Climate Center de l’université de Californie à Berkeley aux Etats-Unis, publiée dans la revue Frontiers in Environmental Health, vient de calculer, pour la première fois, la mortalité liée aux canicules, définies en Inde lorsque les températures franchissent les 40 °C dans les plaines, 37 °C dans les régions côtières et 30 °C en montagne. Une seule journée de chaleur extrême en Inde entraîne 3 400 décès excédentaires. Cinq jours de canicule se soldent par 30 000 morts.

    #ministère_du_futur #ksr

  • Les travailleuses du Kerala : progrès, lacunes et informalisation croissante

    Le Kerala a réalisé des progrès significatifs en matière d’emploi salarié régulier des femmes : celles-ci gagnent désormais davantage qu’auparavant et bénéficient de meilleures conditions de travail que les hommes. Cependant, le taux d’activité global reste faible et la qualité de l’emploi se détériore, avec une informalisation croissante et une érosion des avantages sociaux des travailleurs/travaileuses.

    https://www.theindiaforum.in/economy/keralas-women-workers-gains-gaps-and-growing-informalisation

    #inde

  • Le centenaire de l’ENA, non pas l’école nationale d’administration créée en octobre 1945 et qui depuis 2022 s’intitule l’INSP pour Institut national du service public mais le centenaire de l’Étoile Nord-Africaine.
    https://histoirecoloniale.net/le-centenaire-de-letoile-nord-africaine-une-emission-introduite-p


    Intervention d’ouverture au troisième colloque du Centenaire de l’Étoile Nord-Africaine | Groupe de Réflexion sur l’Algérie (GRAL) / AlternaTV, 20 juin 2026

    L’une des originalités majeures de l’Étoile Nord-Africaine réside dans son ancrage au sein des travailleurs nord-africains installés en France.

    C’est dans les usines, les syndicats, les associations et les espaces du #mouvement_ouvrier que se forge progressivement une conscience politique nouvelle.

    Autour de Hadj Ali Abdelkader, Amar Imache, Belkacem Radjef, Messali Hadj, Mohamed Si Djilani et de nombreux autres militants issus du monde ouvrier et de l’immigration, se construit progressivement une pensée politique qui fera de l’Étoile Nord-Africaine la matrice du #mouvement_national_algérien.

    Cette influence ne s’arrête d’ailleurs pas à la naissance des grandes organisations nationalistes algériennes qui lui succèdent. Elle se retrouve également, plusieurs décennies plus tard, dans l’esprit de la Conférence de Tanger, réunie du 27 au 30 avril 1958, à laquelle participèrent des représentants du Front de Libération Nationale algérien, du parti de l’Istiqlal marocain et du Néo-Destour tunisien.

    Cette rencontre historique affirmait la solidarité des luttes de libération et exprimait l’ambition d’une coopération étroite entre les peuples d’Afrique du Nord après les indépendances. Elle portait également l’idée que les liens historiques, humains, culturels et économiques qui unissent ces peuples pouvaient constituer le fondement d’un avenir partagé.

    À bien des égards, cette réflexion prolongeait certaines intuitions déjà présentes chez les pionniers de l’Étoile Nord-Africaine, dont le nom même traduisait une volonté de penser un destin commun .

    Cent ans après sa création, l’Étoile Nord-Africaine demeure bien davantage qu’un objet de mémoire. Elle nous rappelle que l’émancipation est indissociable de l’organisation, que la citoyenneté se construit par l’engagement et que les grandes transformations historiques naissent souvent de femmes et d’hommes ordinaires qui décident de prendre part à leur destin collectif. C’est sans doute dans cette leçon de méthode, autant que dans son héritage politique, que réside l’une des plus remarquables modernités de l’Étoile Nord-Africaine.

    #histoire #immigration #Maghreb #guerre_d'Algérie #indépendances

  • Autonomie de la #Corse : jusqu’où ira la rupture avec l’égalité devant la loi ?
    https://lvsl.fr/autonomie-de-la-corse-jusquou-ira-la-rupture-avec-legalite-devant-la-loi

    « Une #Constitution nationale et la liberté publique étant plus avantageuses aux provinces que les privilèges dont quelques-unes jouissaient, il est déclaré que tous les privilèges particuliers des provinces, principautés, pays, cantons, villes et communautés d’habitants sont abolis sans retour, et demeureront confondus dans le droit commun de tous les Français ». Lors de la nuit du 4 août 1789, les députés des États Généraux abolissent officiellement les privilèges et unifient les conditions juridiques du royaume. Le programme de la Révolution ne souffre alors d’aucune ambiguïté : la rupture avec la société d’ordres passe par l’égalité, non seulement des individus mais aussi des territoires devant la loi. Deux siècles plus tard, flotterait-il un parfum d’Ancien Régime au Palais Bourbon (…)

    #Politique #Autonomie_Corse #Centralisation #décentralisation #Indépendantisme #République #Simeoni #Yvan_Colonna

  • L’utérus en échange d’un morceau de pain : un crime capitaliste dans les plantations de canne à sucre indiennes (Trois textes)

    Dans les plantations de canne à sucre indiennes, les jeunes femmes sont contraintes de se faire stériliser si elles veulent conserver leur emploi. Cet ultra-capitalisme transforme le corps de la femme en une machine de production. C’est ce qu’écrit Bayan Saleh dans cet article

    Lorsque l’on parle de violence à l’égard des femmes, ce sont souvent des images bien connues qui dominent : coups, séquestration, meurtres.

    Mais il existe une autre forme de violence, qui n’en est pas moins brutale : une violence qui se dissimule sous le masque du consentement libre et se cache derrière la nécessité économique. Cette violence se déroule loin des regards du public – dans les champs de canne à sucre et sur les tables d’examen de médecins qui ne s’enquièrent pas du consentement de la patiente, mais de sa capacité à payer l’intervention.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/29/luterus-en-echange-dun-morceau-de-pain-un-crim

    #feminisme #inde

  • Portrait. Sneha Barve, enquêter malgré les menaces en Inde

    Le 4 juillet 2025, la journaliste indienne Sneha Barve, a failli mourir pour avoir voulu documenter un chantier illégal. Alors que son principal agresseur est en liberté sous caution, la reporter – qui a lancé son propre site d’information, Samarth Bharat, et sa chaîne YouTube – continue de travailler malgré les risques.

    Le jour de l’agression, Sneha Barve se rendait dans la localité de Manchar, dans l’État du Maharashtra. Elle est alertée par des habitants au sujet d’un chantier illégal, situé dans le lit d’une rivière, menaçant de provoquer des inondations en aval. Une fois sur place, la journaliste, filmée par son caméraman, est encerclée par une dizaine de personnes, dont l’homme qui a entrepris les travaux, un propriétaire de bar et malfrat local, bénéficiant de relations politiques.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/22/inde-le-cyberharcelement-sexiste-etouffe-le-travail-des-femmes-journalistes/#comment-74910

    #inde

  • « Plus une goutte d’eau ne coulera » : l’Inde confirme « travailler activement » à priver en amont le Pakistan de l’eau de ses fleuves
    https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/plus-une-goutte-d-eau-ne-coulera-l-inde-confirme-travailler-activement-a

    #New_Delhi a confirmé mercredi 10 juin qu’elle cherchait à priver son voisin pakistanais de l’eau des fleuves qui prennent leur source en #Inde avant de couler au #Pakistan. Il y un an, les Indiens avaient dénoncé unilatéralement un traité de partage des eaux en représailles à un attentat attribué à #Islamabad.

    « C’est une évidence, plus une goutte d’eau ne coulera (au Pakistan) dans les années qui viennent » , a affirmé le ministre indien de l’Eau, CR Patil, dans un entretien accordé mardi à l’agence de presse ANI. « Nous y travaillons activement », sur « directive » du Premier ministre #Narendra_Modi, a ajouté CR Patil.

    #tout_va_bien

  • Appel pour mettre fin à la détention arbitraire de Khurram Parvez

    À l’occasion de son 49e anniversaire, le cinquième qu’il passe en détention arbitraire, nous, organisations et les personnes soussignées, exprimons notre solidarité avec le défenseur des droits humains Khurram Parvez. Nous exigeons que les autorités indiennes abandonnent toutes les charges retenues contre lui, le libèrent immédiatement et sans condition, et mettent fin à leur campagne de harcèlement judiciaire.

    Depuis novembre 2021, nous suivons avec inquiétude la détention de Khurram, sur la base d’accusations sans fondement , ainsi que son maintien en détention sans procès à la prison de Rohini, à Delhi. Demain, jour de son anniversaire, il aura passé 1 670 jours en prison.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/10/lhindutva-lideologie-nationaliste-hindoue-au-coeur-du-pouvoir-indien/#comment-74848

    #inde

  • We, Or Our Nationhood Defined : Madhav Sadashiv Golwalkar - Hindutva Watch
    https://www.hindutvawatch.org/we-or-our-nationhood-defined-madhav-sadashiv-golwalkar

    Voilà une critique concise du texte qui sert de mode d’emploi idéologique aux fascistes de Modi.

    6.12.2019 - Madhav Sadashiv Golwalkar, or M. S. Golwalkar, was the second Sarsanghchalak, or supremo, of the Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), the Hindu right-wing cultural organization whose political wing, the BJP, is currently ruling India. The RSS is known for its espousal of a Hindu Rashtra (a Hindu theocratic state) as opposed to the secular state that India currently is.

    Golwalkar has set down the principles of the same in this book, “We or Our Nationhood Defined”.

    Read the full book here.
    https://hwatchmediabucket.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/2019/12/12143217/We-or-Our-Nationhood-Defined-M-S-Golwalkar.pdf

    Golwalkar takes off from V. D. Savarkar’s Essentials ofHindutva, but whereas that book only sets forth the idea of a state based on ‘Hindutva’ (or ‘Hindu-ness’), this one is a practical guide. Golwalkar’s model is based on five factors which he calls “Unities”:

    Country
    Race
    Religion
    Culture
    Language
    Country

    According to Golwalkar, a country of residence with an ancient history is required for a people to be a nation. For him, India (he calls it only Hindusthan, with an “h”) is such a country. He traces India’s history from the Vedas, Ramayana and Mahabharata, pushing back the ‘Hindu’ civilisation to eight or ten thousand years in the past, and making it the world’s oldest and most advanced civilisation. Most of his arguments are grievously off the mark – and some are indeed laughable (the arctic having been part of India, for example) – but one of his arguments are still held on to by a fringe group of right-wing historians today; namely, that the Aryans are of indigenous stock, and there never have been any migrations into India. But that issue is not relevant to the discussion of the core issues in the book.
    Race

    He is ambiguous about the concept of race. He writes:

    A Race is a “hereditary Society having common customs, common language, common memories of glory or disaster; in short, it is a population with a common origin under one culture. Such a race is by far the important ingredient of a Nation. Even if there be people of a foreign origin, they must have become assimilated into the body of the mother race and inextricably fused into it. They should have become one with the original national race, not only in its economic and political life, but also in its religion, culture and language, for otherwise such foreign races may be considered, under certain circumstances, at best members of a common state for political purposes; but they can never form part and parcel of the National body.

    This is different from the real racist philosophies, such as Nazism and Zionism, where race is an integral part of one’s make-up and cannot be changed. Golwalkar here seems interested in making it more fluid, tying it up with religion and culture – maybe because a theory of “racial purity” is impossible to posit for a country like India. And maybe, as will become clear, his ultimate aim is different from those of the racists.
    Religion and Culture

    According to Golwalkar, religion and culture in India are inseparable – and connected with race, it becomes a package.

    Where religion forms the very life-breath of a people, where it governs every action of the individual as well as of the Society as a whole, where in short, it forms the only incentive to all action, worldly and spiritual, it is difficult to distinguish these two factors clearly. They become one, as it were.

    According to the author, this is not the same as religion in Europe, because even though Christianity is the majority religion of almost all the nation-states, they are different in ethos: so the nationality is not shaped by religion per se. But for India:

    On the other hand in Hindusthan, Religion is an all-absorbing entity. Based as it is on the unshakable foundations of a sound philosophy of life, (as indeed Religion ought to be), it has become eternally woven into the life of the Race, and forms, as it were, its very Soul.

    …Our Race-spirit is a child of our Religion and so with us Culture is but a product of our all-comprehensive Religion, a part of its body and not distinguishable from it.

    Language

    A common language is the fifth factor – and here Golwalkar knows he is on weak ground. So his arguments are mainly against the “foreign” English being forced down our throats, rather than for a common national language. Later on he makes an extremely weak, unconvincing – one may call it even facetious – argument for all Indian languages being varieties or derivatives of Sanskrit.

    Having set out his premise, Golwalkar now arrives at his conclusion.

    Thus the conclusion at which after so much discussion we arrive, is that for the Nation concept to exist and be manifest, it must have as its indissoluble component parts the famous five unities “Geographical, (Country) Racial (Race), Religions (Religion), Cultural (Culture) and Linguistic (Language),” that the loss or destruction of any one of these means the end of the Nation as a Nation. This is the unassailable position on the view of Nationality, subscribed to by the world’s Political notaries, ancient and modern.

    Pluralism is out: uniformity is in. If ethnic cleansing is required to keep the nation “pure”, then it has to be carried out.

    To keep up the purity of the Race and its culture, Germany shocked the world by her purging the country of the Semitic Races—the Jews. Race pride at its highest has been manifested here. Germany has also shown how well-nigh impossible it is for Races and cultures, having differences going to the root, to be assimilated into one united whole, a good lesson for us in Hindusthan to learn and profit by.

    Only those who subscribe to the idea of this “pure” Hindu nation and work for it are true patriots. The others are “either traitors and enemies to the National cause, or, to take a charitable view, idiots.”

    Any perceptive reader would have, by now, correctly guessed where this polemic is going. After having reiterated ad nauseum that only those who adopt the religion, culture and language of the nation should be allowed to stay there, Golwalkar turns his ire on the League of Nations and its stand on religious and ethnic minorities. He says that minorities should not have any special rights, and they should be assimilated brutally into the mainstream culture.

    There are only two courses open to the foreign elements, either to merge themselves in the national race and adopt its culture, or to live at its mercy so long as the national race may allow them to do so and to quit the country at the sweet will of the national race. That is the only sound view on the minorities’ problem. That is the only logical and correct solution. That alone keeps the national life healthy and undisturbed. That alone keeps the Nation safe from the danger of a cancer developing into its body politic of the creation of a state within the state. From this standpoint, sanctioned by the experience of shrewd old nations, the foreign races in Hindusthan must either adopt the Hindu culture and language, must learn to respect and hold in reverence Hindu religion, must entertain no idea but those of the glorification of the Hindu race and culture, i.e., of the Hindu nation and must lose their separate existence to merge in the Hindu race, or may stay in the country, wholly subordinated to the Hindu Nation, claiming nothing, deserving no privileges, far less any preferential treatment –not even citizen’s rights.

    There is no doubt who these foreign elements are – it has been made abundantly clear in various places in the book. The progeny of the ‘invaders’ – Muslims and Christians. Quoting the example of Maulana Mohammad Ali who wanted to inter his mortal remains at Mecca, and not “the land which had fostered him and his forefathers before him”, Golwalkar fumes:

    This example strongly substantiates our proposition that in this country the Hindus alone are the Nation and the Moslems and others, if not actually anti-national are at least outside the body of the Nation.

    But then, knowing all this, why are Hindus not awakening and throwing out the foreigners? Why are they talking about secularism and democracy? Golwalkar puts the blame squarely at the door of the Indian National Congress, which according to him is an organisation formed by the British to douse the Hindu spirit.

    This “Educated” class of Hindus became in truth ‘aangalshoodr’ slaves of the English, as the late Dr. B. V. Ketkar has aptly described them. They had cut their traces, lost their footing in the National past, and become deculturised, de-nationalised people. But they also formed the bulk of the “Congress” and found no difficulty in eagerly gulping down the extraordinary absurdity, that their country was not theirs, but belonged to the strangers and enemies of their Race equally with them. These creatures took upon themselves the burden of “leading” the people, to what they considered, following the false start, as the National regeneration. And today the same old tale of the blind leading the blind is going on, necessitating trumpet calls of correction from right minded Patriots, following whose resounding footsteps we have compiled this little work, towards the same end of arousing proper National Consciousness among the Hindus in the country.

    But according to him, things are changing and people are waking up to the “real” Hindu spirit, and one day Hindusthan will be reborn as a Hindu Rashtra.

    Golwalkar’s We Or Our Nationhood Defined A Critique By Shamsul Islam
    https://archive.org/details/golwalkar-madhav-sadashiv-islam-shamsul-golwalkars-we-or-our-nationhood-defined-/mode/1up

    #Inde #Hindutva #fascisme

  • Republik der Gläubigen : Indiens langer Marsch nach Rechts
    https://www.telepolis.de/article/Republik-der-Glaeubigen-Indiens-langer-Marsch-nach-Rechts-11332729.html

    Hindu-Nationalisten bei einer Veranstaltung der Vishva Hindu Parishad in Kalkutta Bild : arindambanerjee/Shutterstock.com

    Les peuples de l’Inde actuelle vivent sous un régime fasciste qui a réussi à envahir durablement les institutions de l’état. Est-ce que nous verront une montée comparable de la droite européenne ?

    22.6.2026 von Luca Schäfer - Bedrohen, Brandschatzen, Brandmarken: Wie die Hindu-Nationalisten Indien neu erfinden und welche Gefahren von der indischen Rechten ausgehen. Eine Analyse.

    Der 4. Juni 2024 hätte Narendra Modis größte Nacht werden sollen. Die Fernsehkameras warteten, die Parteizentrale war festlich beleuchtet, Millionen Rupien Wahlkampfbudget lagen hinter ihm. Was dann auf den Anzeigetafeln erschien, schrieb Geschichte – aber anders als geplant: Die hindu-nationalistische Bharatiya Janata Party (BJP) verlor ihre absolute Mehrheit. Zum ersten Mal seit zehn Jahren war Modi auf Partner angewiesen. Und trotzdem wurde er wieder Premierminister. Denn die Ideologie, die ihn trägt, sitzt tiefer als ein Wahlergebnis.

    Was in Indien auf dem Spiel steht, betrifft auch uns: Ein nuklear bewaffneter Staat mit 1,4 Milliarden Menschen driftet nach rechts – und Europa schaut kaum hin.

    Schon seit Beginn der 2000er Jahre warnen kritische Intellektuelle wie Arundhati Roy vor dem Aufstieg des Faschismus. Hinweise sind schwerlich von der Hand zu weisen, Modi und die BJP basieren auf der Ideologie des Hindutva: der hinduistischen Suprematie auf dem indischen Kontinent.

    Die muslimische Minderheit – rund 200 Millionen Menschen, die zweitgrößte islamische Gemeinde der Welt – sowie das säkulare Modell eines republikanischen Staates gelten als Feindbilder.

    Es liegt Blut in der Luft: Die kanadische wie die US-Regierung bezichtigten Neu-Delhi des Auftragsmordes an Sikh-Separatisten. Im Bundesstaat Manipur eskaliert die Gewalt gegen Minderheiten. Hassrede und Gewalt gegen Muslime nehmen zu – droht ein orangener Faschismus?

    Luftige Pulverfässer

    Weltpolitisch erschwerend treten zwei Territorialkonflikte hinzu. Der Himalaya-Konflikt mit China bleibt ein mobilisierendes Amalgam: Peking ist gleichzeitig außenpolitischer Gegner wie bedeutender Handelspartner. China hat nicht nur die USA als größten Handelspartner Indiens abgelöst, sondern Neu-Delhi in eine strukturelle Schwäche manövriert.

    Indien besitzt ein hohes Handelsdefizit gegenüber Peking und ist volkswirtschaftlich umfänglich auf chinesische Lieferketten angewiesen. Gleichzeitig versucht Neu-Delhi doppelgleisig zu fahren: im Schaukelstuhl zwischen Washington und Peking, wahlweise mit Protektionismus oder Vertiefung.

    Noch eskalativer gerierte sich der Kaschmir-Konflikt. Als am 22. April 2025 bei einem terroristischen Anschlag im indisch kontrollierten Pahalgam 26 hinduistische Touristen ums Leben kamen, kam es zum Krieg. Indien führte massive Luftschläge gegen Pakistan durch. Am 10. Mai 2025 wurde eine bis heute brüchige Waffenruhe – vermittelt durch die Trump-Administration – vereinbart. Die Gefahr eines nuklearen Inferno ist vorerst gebannt, der Konflikt jedoch nur eingefroren.

    Entscheidende Aspekte werden in der deutschen Debatte häufig ausgeblendet: Die jüngsten Eskalationen sind ohne einen Blick auf die hindu-nationalistische Politik nicht zu verstehen.

    Dreigestirn des Rechtsrucks

    Zunächst eine notwendige Unterscheidung: Der Hindu-Nationalismus muss konsequent von der Religion des Hinduismus getrennt werden. Der Südasien-Experte Pierre Gottschlich erklärte gegenüber dem Deutschlandfunk, die hinduistische Religion ähnele einem „Sammelsurium aus unterschiedlichen Strömungen“ – im Hindunationalismus fänden sich zwar religiöse Eiferer, doch der Nationalismus sei „das treibende Moment“.

    Der Begriff Hindutva wurde 1920 von Vinayak Damodar Savarkar geprägt. In seinem Werk „Who is a Hindu“ legte er den Grundstein für eine extrem-hinduistisch definierte Nation – die Hindu Rashtra.

    Im modernen Indien spielen bei der Verbreitung seiner Ideen drei eng verflochtene Organisationen eine entscheidende Rolle. Die Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS) ist ein landesweites Netz aus rund 80.000 Gruppen, das als Kaderorganisation seine Mitglieder ideologisch indoktriniert und körperlich gegen die imaginierte „muslimische Bedrohung“ schult.

    Die Organisation durchdringt die Gesellschaft: Sie organisiert Sport oder Gemeinschaftsdienste. Ihre Mitgliederzahl soll bis zu fünf Millionen betragen.

    Die RSS war insgesamt dreimal verboten – Kritiker sehen in ihr die konzeptionelle Fußtruppe eines indischen Faschismus, die eine Stichwortgeberfunktion erfüllt und das Gewaltmonopol des Staates unterminiert: Eingebettet in die neue globale Rechte, am ehesten vergleichbar mit den Sammelbewegungen der Zwischenkriegszeit.
    Tragfähig betrogen

    Eng verbunden mit der RSS ist die BJP. Die Partei besitzt mehr Mitglieder als die Kommunistische Partei Chinas – rund 180 Millionen. Sie führt das Land seit 2014.

    Entscheidend ist ein ideologischer Taschenspielertrick: Die Modi-Partei nivelliert Klassenunterschiede, verschleiert grassierende Armutserfahrungen durch die Identifikation mit der Hindu-Nation und vereint damit eine millionenstarke Mehrheit hinter ihren Projekten. Wirtschaftlicher Pragmatismus, regressive, frauenverachtende Gesellschaftsbilder und die Vorstellung eines starken Führers sind – solange der ökonomische Aufstieg anhält – ein tragfähiges Politikkonzept.

    Dies verdeckt die sozialen Realitäten: Während das reichste Prozent der indischen Gesellschaft rund 40 Prozent des Vermögens besitzt, teilt sich die untere Hälfte drei Prozent. „Die neuen Maharadschas“ der indischen Konzernelite sind eng mit der BJP verbunden: 72 Prozent aller Spenden durch börsennotierte Unternehmen landeten bei der BJP. Der Konzern Megha Engineering & Infrastructures überwies exemplarisch mehrere Hundert Millionen Rupien – im Gegenzug erhielt man lukrative staatliche Infrastrukturaufträge.

    Netzwerk-Sammelbewegung

    Neben RSS und BJP tritt mit der Sangh Parivar ein loses Netzwerk als bedeutender Treiber hinzu. Es vereint die Jugendorganisation Bajrang Dal, den gewerkschaftlichen Flügel Bharatiya Mazdoor Sangh sowie die religiöse Bewegung Vishwa Hindu Parishad. In der Melange aus unterschiedlichen, die Gesellschaft durchdringenden Strukturen liegt die große Stärke.

    Die Bajrang Dal ist das Paradebeispiel für die Förderung von Gewalt unter dem Deckmantel des Hindu-Nationalismus: Ihre Mitglieder sollen politische Gegner unter dem Vorwurf der Rinderschlachtung öffentlich verfolgt und bedroht haben, sich an ethnischer Gewalt beteiligen und diese über soziale Medien geschürt haben – weitgehend ohne staatliche Konsequenzen.

    Indischer Faschismus

    Der wohl wichtigste Ideologe der Hindutva ist Madhav Sadashiv Golwalkar. Über zwei Jahrzehnte war er die zentrale Leitungsfigur der RSS. Sein bekanntestes Werk „We, or Our Nationhood Defined“ hinterließ der hindunationalistischen Bewegung ein erschreckendes Gedankengebäude: Neben der dominanten hinduistischen Nation sei kein gleichberechtigter Platz für Muslime oder Christen.

    Aus deutscher Perspektive besonders erschreckend ist seine kaum versteckte positive Bezugnahme auf das faschistische Deutschland – im Deutschen Reich sah er ein bewundernswertes Beispiel „nationaler Geschlossenheit“. Zwar distanzierte sich die BJP von Teilen, verabschiedete sich jedoch nie von seiner Staatsvolk-Definition, definiert durch gemeinsame Kultur, Geschichte und hinduistische Zivilisation.

    Modi bezieht sich selten direkt auf seine ideologischen Vordenker, doch Herkunft, Milieu und Struktur von BJP wie RSS sind kaum zu leugnen. Gewalt gegen Muslime im Inneren und Aggression gegen Feindstaaten nach außen ergeben unter dem Lichte der Hindutva-Ideologie Sinn.

    Noch überschattet das nationale Sendungsbewusstsein auf Basis volkswirtschaftlicher Erfolge – Großprojekte, Industrialisierung, Digitalisierung, Bildungsboom – die Schattenseiten. Mittlerweile hat sich die indische extreme Rechte im Staatswesen konsolidiert.

    Die internationale Gemeinschaft wäre gut beraten, diese kritischen Aspekte in ihre Annäherungspolitik gegenüber Neu-Delhi aufzunehmen. Unter dem Eindruck geopolitischer Auseinandersetzungen ist damit jedoch kaum zu rechnen.

    #Inde #fascisme

  • Comment la raréfaction des terres menace la matrilinéarité dans le #Meghalaya (Inde)
    https://lvsl.fr/comment-la-rarefaction-des-terres-menace-la-matrilinearite-dans-le-meghalaya-in

    C’est un fait bien documenté : la colonisation européenne a modifié en profondeur les structures économiques et la répartition des ressources des pays colonisés. L’expansion de l’économie de marché qui s’en est suivie n’a fait qu’accroître les inégalités et accélérer la destruction des ressources naturelles. Les conséquences de l’épuisement des matières premières sur les traditions locales sont en revanche moins connues. Dans le Nord-Est de l’Inde, où l’organisation sociale est intimement liée aux ressources, la raréfaction de celles-ci instaure un climat de méfiance vis-à-vis des femmes - principales détentrices des biens économiques – et des étrangers, soupçonnés de déposséder les locaux de leurs terres. La matrilinéarité, structure familiale favorable aux femmes, s’en trouve (…)

    #Société #Féminisme_et_lutte_des_classes #Enclosures #Inde #matrilinéarité

  • En Inde, les nationalistes hindous lancés dans une « chasse » aux migrants bangladais au Bengale-Occidental
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/17/en-inde-les-nationalistes-hindous-lances-dans-une-chasse-aux-migrants-bangla

    En Inde, les nationalistes hindous lancés dans une « chasse » aux migrants bangladais au Bengale-Occidental
    Depuis sa victoire aux élections locales de mai, le BJP, parti du premier ministre, Narendra Modi, a commencé au Bengale-Occidental une campagne d’expulsion des migrants bangladais en situation irrégulière, suscitant l’inquiétude des défenseurs des droits humains.
    Par Carole Dieterich (New Delhi, correspondance)
    Les nationalistes hindous n’auront pas attendu avant de mettre leurs menaces à exécution au Bengale-Occidental. Aussitôt élu à la tête de cet Etat du nord-est de l’Inde, le Bharatiya Janata Party (BJP, Parti du peuple indien) s’est lancé dans une chasse aux migrants illégaux. Le parti du premier ministre, Narendra Modi, y a remporté les élections locales le 4 mai avec pour promesse de campagne de « détecter, interpeller et expulser » les migrants en situation irrégulière dans cette région frontalière du Bangladesh qui fut jusque-là un bastion de l’opposition. Suvendu Adhikari, à la tête du gouvernement régional, s’est ainsi targué au début de juin, d’avoir expulsé près de 5 000 Bangladais. « A ce jour, 4 800 clandestins bangladais ont déjà été expulsés, a déclaré le nouveau chef de l’exécutif local. Quelque 836 autres personnes se trouvent actuellement dans des centres de rétention. » Dès la fin du mois de mai, son gouvernement a ordonné la création de nouveaux centres de rétention dans cet Etat de 100 millions d’habitants. L’annonce a provoqué la panique parmi les migrants. Des centaines d’entre eux ont alors commencé à se rassembler au poste frontière d’Hakimpur, à 80 kilomètres de Calcutta, pour rentrer volontairement au Bangladesh. « Partez vite, sinon le gouvernement prendra les mesures qui s’imposent », a incité Suvendu Adhikari.
    Depuis des décennies, nombre de Bangladais traversent la frontière extrêmement poreuse et longue de plus de 4 000 kilomètres qui sépare les deux pays, afin d’y trouver du travail. Certains se sont installés durablement en Inde et leurs enfants n’ont jamais mis les pieds au Bangladesh, dont ils ne connaissent rien. En 1947, le Bengale avait été partagé en deux, sa partie occidentale, à majorité hindoue fut rattachée à l’Inde et l’autre, à majorité musulmane, fut placée sous la tutelle du Pakistan, avant de devenir le Bangladesh, en 1971. De part et d’autre, les populations musulmanes et hindoues partagent ainsi une langue commune, le bengali, et sont culturellement extrêmement proches.
    L’immigration clandestine fait partie des obsessions des nationalistes hindous. Le BJP affirme que des années d’immigration incontrôlée ont modifié la composition démographique du Bengale-Occidental en faveur de la minorité musulmane, qui représente 30 % de la population dans cet Etat et environ 14 % de la population du pays. Aucun chiffre fiable ne permet de vérifier ces affirmations. Selon le parti nationaliste hindou, ces migrants se retrouveraient sur les listes électorales, pèseraient sur les ressources en matière de prestations sociales et représenteraient une menace pour la sécurité du pays. Le très puissant ministre de l’intérieur et bras droit du premier ministre indien, Amit Shah, a, à plusieurs reprises, qualifier ces migrants illégaux de « termites », menaçant de jeter « ces infiltrés un par un » dans la baie du Bengale.
    Des menaces qui rappellent les événements survenus en 2025, dans les mois qui avaient suivi l’attentat meurtrier de Pahalgam, au Cachemire indien, en avril 2025, causant la mort de 26 personnes, en majorité des touristes hindous. En réponse à l’attentat, New Delhi avait expulsé des réfugiés rohingya, dont 40 avaient été jetés au large des côtes de la Birmanie et forcés à nager pour rejoindre la terre ferme.
    L’Inde avait également procédé au renvoi de musulmans parlant le bengali vers le Bangladesh, notamment de l’Etat de l’Assam, également aux mains du BJP. Le Monde rapportait en août 2025 que près de 70 personnes avaient ainsi été jetées à l’eau par les gardes-côtes indiens dans l’entrelacs des canaux de la mangrove des Sundarbans, cette région de la baie du Bengale, à cheval entre le Bangladesh et l’Inde. Parmi les personnes expulsées vers le Bangladesh, certaines étaient de nationalité indienne.
    « Le gouvernement doit procéder à ces expulsions en accord avec le droit et s’assurer qu’aucun citoyen indien ne se retrouve déporté par erreur au Bangladesh », insiste Asif Faruk, secrétaire général de Migrant Workers Unity Forum, une organisation qui vient en aide aux travailleurs migrants. « Par ailleurs, certains citoyens bangladais, dans l’incapacité de prouver leur nationalité, ne peuvent même pas rentrer au Bangladesh, le pays refusant de les accueillir », explique-t-il. Un communiqué de Human Rights Watch daté du 16 juin confirme que des familles avec enfants se sont retrouvées bloquées à la frontière entre les deux pays durant près de quarante-huit heures dans certains cas.
    « Nul, quelle que soit sa nationalité, ne devrait être contraint de passer la nuit en plein champ, entre deux lignes de gardes-frontières armés », a déclaré Meenakshi Ganguly, directrice adjointe pour l’Asie de l’ONG. « L’Inde doit mettre fin à ces expulsions brutales, et les deux gouvernements doivent veiller à ce que la gestion des frontières ne se fasse plus jamais au détriment de la dignité humaine fondamentale », a poursuivi Mme Ganguly, appelant le gouvernement indien à mettre fin à cette « hostilité consternante envers les musulmans ».Depuis leur arrivée au pouvoir, en 2014, les nationalistes hindous ont activement œuvré à la marginalisation de la minorité musulmane indienne, qui représente 14 % de la population, soit quelque 200 millions de personnes. « Les musulmans indiens qui parlent le bengali sont victimes de harcèlement de la part des militants et des cadres du BJP dans tout le pays », avertit Asif Faruk.
    Cette situation est susceptible de porter un coup aux relations entre New Delhi et Dacca, déjà fragilisées après la chute, en août 2024, de l’ex-première ministre Sheikh Hasina, fidèle alliée de l’Inde. Condamnée à mort au Bangladesh pour son rôle dans la répression du mouvement étudiant l’ayant chassée du pouvoir, la « begum de fer » avait trouvé refuge en Inde, où elle vit toujours. « New Delhi aurait pu recourir aux mécanismes bilatéraux existants pour régler cette question au lieu de se livrer à des actes inhumains, car cela aura des conséquences négatives sur les relations entre les deux pays, alors même qu’un nouveau gouvernement, plus favorable à l’Inde, a pris les rênes du Bangladesh en février 2026 », estime Sreeradha Datta, experte du Bangladesh à l’université OP Jindal, située dans la banlieue de Delhi. Et de conclure : « Le BJP a choisi de faire passer ses intérêts de politique intérieure avant la relation bilatérale de l’Inde avec le Bangladesh. »
    Carole Dieterich (New Delhi, correspondance)

    #covid-19#migrant#migration#inde#bangladesh#immigration#expulsion#sante#droit#politiquemigratoire

  • À la conquête des carburants non fossiles
    https://actu.epfl.ch/news/a-la-conquete-des-carburants-non-fossiles

    Le secteur du #transport doit se réinventer face à ses impératifs de #décarbonation. Mais faute de parvenir à créer des véhicules véritablement révolutionnaires, c’est sur la #substitution des #carburants issus du #pétrole qu’il faudra compter.

    Pour répondre aux besoins futurs de #mobilité de l’#humanité, de nombreuses approches devront entrer en jeu. D’évidence, parvenir à imposer une certaine sobriété dans la quantité de kilomètres parcourus annuellement par chacun — surtout en avion — serait le moyen le plus efficace pour limiter l’impact climatique du secteur. Mais l’évolution des habitudes et l’émergence d’une classe moyenne de plus en plus fortunée dans les pays les plus peuplés du monde (l’#Inde et la #Chine) rendent illusoire toute diminution globale des #déplacements.

    Il me semble qu’on te l’a déjà dit ici, mais à l’avenir on préférera produire des #agrocarburants pour les avions et les bagnoles plutôt que d’assurer une alimentation décente à l’ensemble de l’humanité.

    #kérosène

  • L’importance d’être Mohammad Deepak

    Au début de cette année, dans l’Uttarakhand, s’est produit un incident qui, à première vue, semble n’être qu’un épisode de plus dans la liste croissante des actes d’hostilité communautaire quotidiens. Vakil Ahmed, un tailleur musulman âgé et frêle, s’est retrouvé à la merci d’une foule en colère. La demande de la foule était simple mais révélatrice : il devait retirer le mot « Baba » de l’enseigne de sa boutique, car celui-ci était considéré, de manière tout à fait absurde, comme un terme exclusivement hindou. Dans ce moment de vulnérabilité, une intervention inattendue s’est produite. Un hindou nommé Deepak Kumar s’est avancé pour le défendre. Lorsque la foule lui a demandé de justifier son intervention, il a répondu, avec une spontanéité saisissante, que son nom était Mohammad Deepak.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/06/04/limportance-detre-mohammad-deepak

    #inde

  • Vertiges de l’#identification biométrique : le cas de l’#Inde à la loupe | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/030626/vertiges-de-l-identification-biometrique-le-cas-de-l-inde-la-loupe

    Un livre sidérant et inquiétant du sociologue Nicolas Belorgey montre comment l’identification #biométrique de la population indienne, censée initialement pallier les lacunes de l’#administration, est devenue un outil de #surveillance, voire de #répression. Entretien.