• À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère
    https://splann.org/ferme-trofalher-guerlesquin-fermeture

    Élevage caprin et bovin certifié biologique, la ferme de #trofalher, à Guerlesquin (29), a vu son activité stoppée durant un mois à la suite d’un contrôle inhabituel et ressenti comme brutal. Une situation qui illustre la difficulté des petits producteurs à composer avec la rigueur de normes pensées pour l’agro-industrie. L’article À Guerlesquin, un couple d’éleveurs-fromagers face à une fermeture d’un mois jugée sévère est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agriculture_bio #agriculture_paysanne #chèvres #contrôles #élevage #finistère #fromage

  • Empreintes landaises - Les Landes : la forêt ou les hommes ?
    https://fresques.ina.fr/landes/fiche-media/Landes00105/les-landes-la-foret-ou-les-hommes.html

    Excellente émission de 1982 ! Avec en plus un article de contexte dessus.
    (La conclusion de Bernard Manciet à la toute fin, pour le journaliste. 😅)

    Dans les Landes, l’implantation massive de pins résultant de la loi du 19 juin 1857, encouragée par Napoléon III, engendre de profondes mutations dans la société et le mode de vie des Landais. En un demi siècle, l’ancien système agro-pastoral est supplanté par un système sylvicole entièrement tourné vers l’exploitation de la résine et basé sur la privatisation des espaces communautaires.

    https://mp4studio.ina.fr/lire/2SoFZbKt1ut_KiDCkhSzVjKZJpcGfUkYfNNe4zFXB5_82Bs4O4i7mJXUOYHHcMcwsRROLy

    À lire pour la suite, que faire maintenant pour changer ça :

    La forêt des Landes va-t-elle disparaitre ?
    https://www.youtube.com/watch?v=MpLZ3L50s-s

    En 2022 et désormais en 2026, la forêt des Landes est dévastée par des mégafeux. Des incendies incontrôlables, très rapides, et qui exposent de plus en plus les populations. La faute au changement climatique et à une plantation de pin, extrêmement inflammable. D’où cette question, le modèle de la forêt des Landes a-t-il vécu ? Faut-il replanter différemment la forêt ? Faut-il ne pas la replanter du tout ?

    Pour en parler, nous discutions avons Arthur Guérin-Turcq, géographe, géographe de l’environnement, spécialisé dans les conflits en forêt, enseignant à la Sorbonne et qui coordonne un projet de recherche : « Habiter les cendres : la forêt girondine après l’incendie »

    #histoire #télévision #INA #Landes #forêt #colonisation #Napoléon #sylviculture #industrialisation

  • trigger point 28-5-26
    https://radioblackout.org/podcast/trigger-point-28-5-26

    TRACKLIST Vanfleet – euclid GANJ – Sortie nocturne featuring Wonky Ouija Azemad – أوضة – Oda ft. Siko Slam Damos Room – Dust 4 Dust Amando x Miles Won – Einskommafünf Makumbo – Pavone escha – loe horror show escha edit Damos Room – Molars Azemad – شكوى – Shakwa Modern Collapse – ZEROXL S.Murk […]

    #artigianato #Bass #hip-hop #industrial #obscure
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/05/trggrpnt_42_280526.mp3

  • Mégaferme à #saumons : le projet contesté est autorisé par la préfecture de #Gironde

    Par un arrêté du 4 août, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a accordé l’#autorisation_environnementale au projet très contesté de méga-usine terrestre de saumons, au #Verdon-sur-Mer. Ce projet porté par la société #Pure_Salmon, financé par un fonds d’investissement singapourien, prévoit la construction d’une usine sur 14 hectares au bout de l’estuaire de la Gironde, pour produire 10 000 tonnes de saumons par an.

    « Ce projet présente un grand intérêt économique et industriel pour le territoire. Il est encadré par des prescriptions environnementales particulièrement exigeantes, que les services de l’État veilleront à faire respecter », affirme la préfète dans un communiqué.

    « Cette décision est irresponsable »

    Pas de quoi rassurer les habitants, associations et élus opposés à la construction de l’usine. « Cette décision est irresponsable, surtout dans le contexte de mégafeux et de sécheresse que connaît la Gironde en ce moment même », réagit Marc Porcheron, élu à Saint-Vivien-de-Médoc, une autre commune de l’estuaire. Plus de 2 millions de m3 d’#eau devront être prélevés dans les nappes souterraines chaque année pour alimenter l’installation, dont les eaux d’élevage et de refroidissement seraient ensuite rejetées dans l’estuaire.

    Le coanimateur du collectif #Usine_de_saumons_non_merci voit dans cette décision « un déni scientifique et démocratique ». Il pointe notamment l’avis défavorable rendu par le Conseil scientifique de l’estuaire de la Gironde, mais aussi la participation inédite à l’enquête publique, au cours de laquelle une grande majorité d’avis défavorables a été exprimée. Le commissaire enquêteur avait malgré tout rendu un avis favorable, de même que le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst).

    Cette #autorisation intervient alors qu’une proposition de loi soutenue par une centaine de députés, déposée en mars 2025 mais qui n’a pas été examinée depuis à l’Assemblée nationale, réclame un moratoire de dix ans sur ces #fermes-usines de saumons. Plusieurs associations ont d’ores et déjà annoncé leur intention de déposer un recours auprès du tribunal administratif de Bordeaux contre l’autorisation préfectorale.

    https://reporterre.net/Megaferme-a-saumons-le-projet-conteste-est-autorise-par-la-prefecture-de
    #poissons #France #élevage #pisciculture #industrie_agro-alimentaire #résistance

  • Les ravages de nos engrais
    https://www.off-investigation.fr/les-ravages-de-nos-engrais

    Les ravages de nos engrais | photographie d’illustration, crédits : pixel1 via Pixabay Des mines aux champs, de la Tunisie à la Bretagne, la chercheuse et journaliste Arianna Poletti #A enquêté sur les multiples conséquences environnementales, économiques et sociales de l’industrie des engrais. Interview. Arianna Poletti est une exception en son genre : mi-journaliste, mi-chercheuse et entièrement trilingue. Dans son ouvrage, Les Ravages des engrais (Payot, 2026) elle propose un voyage le long de la chaîne de production des engrais phosphatés, à l’intersection entre un reportage journalistique et un travail académique ultra-documenté. Off Investigation : Comment est venue l’idée d’enquêter sur les engrais […]Lire la suite : Les ravages de nos engrais

    #Économie #Environnement

  • [Info « Splann ! »] #Pollutions d’Imerys #Glomel : la #préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières
    https://splann.org/imerys-glomel-prefecture-gestion-eaux

    Après plusieurs déversements d’eaux contaminées hors de la #mine d’andalousite de Glomel (22), l’État somme #Imerys de revoir son système de gestion des eaux. Les associations jugent la décision insuffisante. L’article [Info « Splann ! »] Pollutions d’Imerys Glomel : la préfecture oblige l’industriel à revoir sa gestion des eaux minières est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Artificialisation_des_terres #acide_sulfurique #Andalousite #centre-bretagne #Côtes_d'Armor #crazius #Douar_Bev #dreal #eau #eau_et_rivières_de_bretagne #écologie #effluents_acides #ellé #environnement #hydrologie #icpe #industrie #jean-yves_jégo #minerais #mines #multinationale #Nicolas_Forray #parquet_de_saint-brieuc #pollution #risques_industriels #rivière

  • IG Metall Berlin: Spagat zwischen Friedenspolitik und Arbeitsplatz
    https://www.nd-aktuell.de/artikel/1201366.militarisierung-ig-metall-berlin-spagat-zwischen-friedenspolitik-

    Protest gegen die Munitionsfabrik in Berlin-Wedding – Im Werk wurden bisher Autoteile produziert, jetzt Artilleriemunition. Foto: AFP/TOBIAS SCHWARZ

    25.7.2026 von Peter Nowak - Eine Erklärung der Berliner IG-Metall zur Munitionsfabrik des Rüstungskonzerns Rheinmetall in Berlin-Wedding sorgt für Diskussionen und Kritik.

    Seit über einem Jahr sorgt die Umwandlung einer Autofabrik in eine Waffenschmiede im Berliner Stadtteil Wedding für Proteste. Höhepunkt waren Aktionstage vom 10. bis zum 12. Juli. Zum Abschluss demonstrierten über 4000 Menschen gegen Rheinmetall im Wedding. Kurz danach hat sich die IG-Metall mit einer Stellungnahme zu Wort gemeldet, in der sie ihre friedenspolitischen Grundsätze betonte und gleichzeitig die Beschäftigten in ihrer Hoffnung auf sichere Arbeitsplätze durch Rüstungsproduktion unterstützte. »Unser friedenspolitischer Auftrag und die Interessenvertretung der Beschäftigten gehören untrennbar zusammen«, heißt es in der Erklärung.

    Die Zweite Bevollmächtigte und Geschäftsführerin der IG-Metall Berlin Ines Beeck versuchte sich in einem Spagat. »Unsere Satzung verpflichtet uns, uns für Frieden, Abrüstung und Völkerverständigung einzusetzen. Das ist ein unverrückbarer Grundsatz der IG Metall«, betont sie. »Gleichzeitig ist es unsere Aufgabe, die Interessen der Beschäftigten zu vertreten. Die Kolleginnen und Kollegen haben nicht über die strategische Neuausrichtung ihres Unternehmens entschieden. Sie haben aber ein Recht auf sichere Arbeitsplätze, gute Arbeitsbedingungen und eine starke Mitbestimmung«, so die Berliner IG-Metall-Geschäftsführerin.

    »Unser friedenspolitischer Auftrag und die Interessenvertretung der Beschäftigten gehören untrennbar zusammen.« IG Metall Berlin

    Bereits im vergangenen Jahr hatten der Betriebsratsvorsitzende des Weddinger Werks Bernd Benninghaus und sein Stellvertreter Martin Wolfgang Hoffmann in einem Interview den Wandel zur Rüstungsproduktion als ein »in die Zukunft gerichtetes positives Zeichen« klassifiziert. Beide Betriebsräte betonen, dass dadurch ihre Arbeitsplätze für mehrere Jahre gesichert würden.

    Das Berliner Bündnis gegen Waffenproduktion, das die Proteste gegen den Rüstungskonzert organisierte, hat sich in einem differenzierten Statement mit der IG-Metall-Erklärung befasst. »Die Sicherung der Existenz und Rechte aller Beschäftigten ist uns wichtig. Aber es kann uns politisch nicht egal sein, ob die Produkte, die wir herstellen, gesellschaftlichen Nutzen bringen oder Tod und Zerstörung«, betonen die Antimilitarist*innen. Durch Aufrüstung werde weder die Wirtschaft angekurbelt noch bringe sie in der Summe ein Mehr an Arbeitsplätzen. Stattdessen müsse die Produktion von zivilen Produkten gefördert werden.

    »Es kann uns politisch nicht egal sein, ob die Produkte, die wir herstellen, gesellschaftlichen Nutzen bringen oder Tod und Zerstörung.« Berliner Bündnis gegen Waffenproduktion

    Die Berliner Antimilitarist*innen verweisen auf Initiativen der IG Metall-Vertrauenskörper großer Autowerke wie zum Beispiel Mercedes-Benz Stuttgart-Untertürkheim oder der Fordwerke Köln, die sich gegen Rüstungsproduktion aussprechen. Die IG-Metall wird vom antimilitaristischen Bündnis ausdrücklich eingeladen, an Veranstaltungen und Diskussionen des Berliner Bündnisses gegen Waffenproduktion teilzunehmen. Eine gute Grundlage dafür wäre eine Entschließung, die auf der Delegiertenversammlung der Berliner IG-Metall am 18. September 2025 unter dem Titel »Frieden und Abrüstung statt Kriegsvorbereitung« verabschiedet wurde. Dort wurde die IG-Metall zu mehr Engagement im Kampf für Frieden und Abrüstung aufgefordert.

    Wesentlich schärfer geht das Bündnis »Sagt NEIN! – Gewerkschafter*innen gegen Krieg, Militarismus und Burgfrieden« mit der Berliner IG-Metall ins Gericht. »Es ist die konsequente Fortsetzung des opportunistischen Burgfriedenskurses des IG-Metall-Vorstandes«, monieren die antimilitaristischen Kritiker*innen in einer Presseerklärung. Sie verweisen darauf, dass der zweite Vorsitzende der der IG-Metall Jürgen Kerner bereits 2025 auf einem Kongress des »Handelsblatt« Seite an Seite mit Vertreter*innen der Bundeswehr und dem Rheinmetall-Konzern für einen Einzug der Automobilindustrie in die militärische Produktion warb.

    #Berlin #Gesundbrunnen #armement #industrie #syndicalisme #IG_Metall

  • recherches et pistes sur l’ #impact_climatique des guerres

    – 2001 Conséquences de la guerre en Yougoslavie pour l’environnement de l’Europe du sud-est
    https://assembly.coe.int/nw/xml/XRef/X2H-Xref-ViewHTML.asp?FileID=9143&lang=fr#P185_24065

    – 1961 Les effets biologiques des armes nucléaires
    https://www.monde-diplomatique.fr/1961/10/ESCOFFIER_LAMBIOTTE/24452

    – 2020 Liste des événements analysés dans le cadre de la synthèse « Accidentologie industrielle déclenchée ou aggravée par les fortes chaleurs » 130 pages. https://www.aria.developpement-durable.gouv.fr/wp-content/uploads/2020/06/Annexe-synthese-fortes-chaleurs.pdf

    – 2026 « 45 °C sous les tentes » : Israël restreint l’accès des Palestiniens à l’eau et à la fraîcheur en pleine canicule
    https://seenthis.net/messages/1183530

    – (dont follow me)

    #guerre #génocide #pyrotoxines #explosion #Écocide #bombes #environnement #ecologie #industries_militaires #politique

  • Taylor Farms to Remove Products After Lettuce Is Linked to Cyclospora Cases - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2026/07/17/business/cyclospora-taylor-farms-lettuce.html

    Ah la beauté du capitalisme agroindustriel concentré et transnational.

    Taylor Farms, one of the nation’s largest producers of leafy greens and fresh vegetables, said on Friday that it would remove its products at the center of a cyclosporiasis outbreak that has sickened more than 1,600 people.

    Based in California, the family-owned company is in the spotlight after the Centers for Disease Control and Prevention linked an outbreak of cyclosporiasis to iceberg lettuce that Taylor Farms supplied to certain Taco Bell restaurants, according to two federal officials who declined to be named Thursday night.

    Today, Taylor Farms is a vegetable behemoth, selling more than $7 billion worth of produce each year to grocery stores and restaurant chains. It grows food in more than a dozen states, as well as in Mexico and Canada, and has 30 processing facilities and 25,000 employees. Last year it said it made more than 40 percent of all salad kits sold in American groceries and provided 265 million servings of fresh vegetables each week.

    But much of its sales to grocery retailers and restaurants are a mystery. The company — like other food producers — does not disclose which grocery stores or restaurants use its leafy greens or other vegetables.

    Adding to the confusion, Taylor Farms sells most of its products to food distributors, who, in turn, sell them to restaurants and grocery stores.

    other states that are unrelated, the C.D.C. said in its notice posted Thursday night.

    For years, Taylor Foods has emphasized the importance of safety in the lettuce and the other produce it grows, knowing one incident can quickly wipe out consumer trust.

    “Our whole industry relies on consumer confidence in the health and safety of our products,” Mr. Taylor said in an interview published earlier this year in Western Farm Press, a trade publication that focuses on farmers and ranchers. “All we can do is make sure we’re taking the steps that we know to take to ensure we’re producing safe food for our fellow Americans.”

    The F.D.A.’s investigation into the outbreak appears to be focused on a farm in Mexico that grew the iceberg lettuce, and a facility nearby that shredded it, according to administration officials.

    Taylor Farms has two processing facilities in Mexico, one in Baja California and another in Guanajuato.

    Food and safety experts said this cyclosporiasis outbreak demonstrated the difficulty in completely eliminating risk from a food supply chain that often stretches across multiple countries and a number of growers, packagers, distributors and sellers who operate under different laws and with different food safety standards.

    Over the years, Taylor Farms has been linked to previous outbreaks of food-borne illnesses. In 2013, following three recalls, the company was investigated by health officials in connection with an outbreak of illness that sickened hundreds of people in 22 states that involved greens used at Olive Garden, Red Lobster and possibly other restaurant chains.

    More recently, health officials considered the company a likely source of an E. coli outbreak linked to onions served at McDonald’s in 2024 that resulted in 104 illnesses, 34 hospitalizations and one death. In October of that year, Taylor Farms recalled yellow onions.

    Mr. Taylor, the company’s founder, has played a powerful role in the fresh produce industry. When two major produce associations joined forces in 2022 to form the International Fresh Produce Association, he was the inaugural chairman.

    #Agroalimentaire #Industrie #Salades #Agro-capitalisme

  • Beben bei Volkswagen : Warum der Sparkurs ganze Regionen bedroht
    https://www.telepolis.de/article/Beben-bei-Volkswagen-Warum-der-Sparkurs-ganze-Regionen-bedroht-11360943.ht

    Le modèle économique capitaliste allemand touche à sa fin. Le gouvernement et les industriels essaient d’arrêter le déclin et l’accélèrent ce-faisant. Les manifestations et protestations se multiplient au rythme des communes approchant la banqueroute.

    10.7.2026 von Luca Schäfer - Die IG Metall mobilisiert gegen den Stellenabbau bei Volkswagen. In Wolfsburg und Neckarsulm formiert sich massiver Widerstand. Ein Überblick.

    Etwas scheint sich zu bewegen auf den Plätzen und in den Werkshallen der Republik. In Mainz etwa demonstrierten heute Studenten gegen den Abbau des Gesundheitssystems, insbesondere der kostenlosen Psychotherapie. In Hamburg zogen vergangenes Wochenende Tausende gegen Sozialabbau durch die Innenstadt. Und in und um die Werke der Autoindustrie formiert sich Widerstand.

    Ein Zusammentreffen mehrerer Protestwellen – Rentenreform, Teuerung, Jobangst. Wird der Sommer politisch, industriell und sozial so heiß wie die avisierten Rekordtemperaturen?

    In wenigen Tagen verabschiedet sich das Parlament in die fast zweimonatige Sommerpause. Sollte das Timing unbeliebter Reformen und Kündigungswellen bewusst gewählt worden sein, um Aufmerksamkeit zu vermeiden, droht dieses Kalkül nicht aufzugehen. Ein kritisches Quorum scheint langsam erreicht.
    Regionen vor dem Aus

    Vor dem Audi-Werk in Neckarsulm ist die Wut auf dem Siedepunkt. Der Standort mit über 15.000 Beschäftigten steht in Gänze zur Disposition – zusammen mit den VW-Werken in Hannover, Emden und Zwickau. Ohne Audi, zitiert die Stuttgarter Zeitung einen Betroffenen, gehe in der Region „alles kaputt“.

    Im Werk und in den benachbarten Böllinger Höfen arbeiten fast so viele Menschen wie die 27.000-Einwohner-Stadt Neckarsulm selbst zählt; Zulieferer, Logistik und Handwerk hängen ebenso wie die kommunale Gewerbesteuer, aus der sich Schulen und soziale Projekte finanzieren, vom Werk ab. Geht bei Audi 2034 das Licht aus – könnte es auch in der Region düster werden.

    Weltweit könnten bis zu 100.000 VW-Stellen wegfallen. Gestern wollte der Aufsichtsrat konkreter werden; der Blick richtet sich gen Wolfsburg, noch ist offiziell dennoch nichts kommuniziert worden. Unsicherheit, Wut, Verzweiflung, Existenzangst dürften somit mindestens das Wochenende für Tausende Familien bestimmen.

    Dagegen regt sich Widerstand: An mehr als einem Dutzend Standorten kam es zu Kundgebungen, in Wolfsburg direkt vor dem Vorstandshochhaus. Die IG Metall sprach nicht von einem Auftakt, von einem Marathon anstelle eines Sprints.
    Und Porsche sprach: Es werde Loch

    Seit 2012 gehört auch Porsche zur VW-Familie, auch die Leipziger Porsche-Beschäftigten blickten somit nach Wolfsburg – Leipzig, dort, wo bis Ende August trotz eigentlicher Standortsicherung bis 2030, rund 200 Stellen im Stammpersonal wegfallen sollen, ein Novum.

    Und der Adressat der Wut trägt bei Porsche noch einen weiteren Namen: Wolfgang Porsche, aktuelles Oberhaupt des milliardenschweren Porsche-Piech-Clans.

    Der Aufsichtsratschef der Porsche Automobil Holding ließ sich für seine Salzburger Millionen-Villa – einst Wohnsitz von Stefan Zweig sowie zuvor einer Schwester Mozarts – einen 500 Meter langen Privattunnel bauen, weil ihm die vorhandene Zufahrt zu schmal war.

    Für das Recht jenen zahlte er der österreichischen Stadt rund 40.000 Euro; Aktivisten kritisieren ein Sonderrecht für Super-Reiche, monierten Umweltschutz und hissten in unmittelbarer Nähe ein Transparent mit der Aufschrift „Und Porsche sprach: es werde Loch“.

    Was als Provinzposse des Salzkammergutes und Porsche-Privatsache abgetan werden könnte, wird im Rahmen der Verzichtsforderungen des Konzerns an seine Beschäftigten politisiert. Ohnehin gelten derlei Appelle wohl nur für das Band, die Konzernspitze genehmigte sich Millionenboni: 7,4 Millionen Euro für CEO Blume, 9 Millionen für Ex-Chef Diess. Dass diese Zahlen trotz eingebrochener Gewinne kaum sinken, stößt auf Unverständnis – die Konsequenzen der Krise werden nach unten durchgereicht. Das Glück ist bei VW nicht mit den Tüchtigen.
    Strukturwandel und Sozialprotest

    Die Krise der Autoindustrie ist dennoch viel eher Ausdruck eines tiefen Strukturwandels: Der Umstieg auf Elektromobilität entwertet alte Stärken im Verbrennerbau. Werden betriebswirtschaftlich entscheidende Parameter, wie der massive Zwang zur Dividenausschüttung, politisch an die Kandare genommen (so in etwa, solange dies noch möglich ist, durch die Sperrminorität des Landes Niedersachsen), dürften die deutschen Stellen kaum zu retten sein.

    Die Zeichen der Zeit scheinen so langsam auch im Hans-Böckler-Haus angekommen: DGB ruft vermehrt, unter dem Motto „Erst unsere Jobs, dann eure Profite“, zu Protesten gegen die Deindustrialisierungstendenz auf. Noch sind die Aufrufe zaghaft – doch als Kanzler Merz auf dem DGB-Bundeskongress im Mai forderte, man müsse sich „zusammenreißen“, schlugen ihm wütende Buhrufe entgegen. Die Basis scheint ein anderes Empfinden für die aktuelle Situation zu haben, als die weitgehend sozialpartnerschaftlich-korporatistische DGB-Führung um Yasmin Fahimi (SPD).

    Interessant ist, dass hier mehrere, bislang autonome Protestbewegungen zusammenlaufen: linke Sozialproteste gegen Kürzungen, gewerkschaftliche Mobilisierung in den Betrieben und die AfD, die im Osten zu einer Wahlstimmung gegen „Altparteien“ mobilisiert. Der gemeinsame Nenner ist eine Verdichtung sozialer Konflikte in einer Phase aus Industriekrise, Sparpolitik und politischer Polarisierung.
    Von der Werkshalle in die Mietwohnung?

    Hinter den Aufrufen zu bundesweiten Sozialprotesten steckt vor allem die Linke. Unter dem Titel „Es reicht“ rahmt die Partei, die nach einem deutlichen Mitgliederzuwachs und kleineren Wahlerfolgen Oberwasser verspürt, ihre Kampagne als Abwehrkampf gegen die „massivsten Angriffe auf unseren Sozialstaat seit der Agenda 2010“ und adressiert dabei bewusst Mieten, Pflege und Renten. Der Name AfD taucht in den Aufrufen kaum auf, doch der Versuch, sich als Antwort und wie eine soziale Kümmererpartei a la Grazer KPÖ zu profilieren, ist unübersehbar.

    Ob die Strategie aufgeht, bleibt fraglich. Bislang fehlt die Verbindung zwischen Straßenprotest und der erwarteten Massenmobilisierung in der Industrie. Die Mietskaserne und die Werkshalle sind oftmalig bewohnt von den selben Adressaten, die jedoch durch die urban-woke Akademikerpartei kaum ausreichend repräsentiert werden.
    Ausgeklammerte Gretchenfrage

    Zweitens spart die Kampagne den Zusammenhang zur Aufrüstung weitgehend aus. Wer nur beklagt, dass Milliarden fehlen, aber verschweigt, wohin sie fließen, führt Protestierende an der Nase herum.

    Die Korrelation ist eindeutig: Bis 2030 soll fast jeder dritte Haushalts-Euro in Rüstung fließen, während im Sozialbereich gekürzt wird – selbst der monatliche 25-Euro-Zuschlag für arme Kinder soll entfallen. Dass die massive Aufrüstung zugleich eine intergenerationelle Schuldenfalle darstellen könnte, wird in der öffentlichen Debatte ohnehin weitgehend ausgeblendet.
    Dreifache Krise

    Ein dritter, oft vernachlässigter Proteststrang kommt hinzu: Deutschlands Kommunen könnten bald den Notstand ausrufen. Die kommunale Steuerlast der Bewohner steigt, während die Einnahmen für die Daseinsvorsorge dennoch kaum ausreichen, selbst der Bundestag reagierte heute, will finanzielle Abhilfe schaffen.

    Kommen dann in Städten wie Neckarsulm Werksschließungen und Gewerbesteuerausfälle hinzu, dürfte kaum jemand um das Amt des Kämmerers beneidet werden.

    Noch laufen die drei Krisenstränge – Industrieproteste, Sozialproteste und kommunale Nöte – weitgehend getrennt voneinander. Doch angesichts festgefahrener politischer Prioritäten, einer Ausrichtung auf Kriegstüchtigkeit, hat dieser dreifache Krisenmoment das Potenzial, eine ähnliche Wucht zu entfalten wie die Hartz-Proteste des Sommers 2004 oder die Anti-Irak-Krieg-Proteste – es könnte ein heißer Tanz werden.

    #Allemagne #industrie_automobile #licenciements #manifestations #vie_chère #polycrise

  • Berliner Bündnis gegen Waffen­­­­­produktion
    https://keinewaffenproduktionberlin.noblogs.org

    Contre la militarisation, contre la production d"armes, contre la guerre. Venez nombreux !

    Waffenproduktion in unserem Kiez?! Aus „Pierburg“ wird „Rheinmetall Waffe Munition“

    Ab Mitte 2026 soll im Wedding Munition hergestellt werden. Der größte Rüstungsproduzent Deutschlands, Rheinmetall, stellt die Produktion seines Autozulieferers „Pierburg“ am Humboldthain (Scheringstraße 2) in Berlin auf Rüstung um. Bald sollen dort Komponenten für 155-mm-Artillerie-Munition vom Band laufen – 45 kg schwere, tödliche Geschosse. In unserem Kiez, in unserer direkten Nachbarschaft wird dann, zum ersten Mal seit 1945, wieder Munition produziert, die überall auf der Welt Krieg und Zerstörung bringt.
    Aus Tod, Zerstörung und Krieg schlagen Rüstungskonzerne Profit

    Die hier bald produzierten Munitionsteile werden weltweit exportiert und zum Töten eingesetzt. So setzt das israelische Militär die Panzermunition von Rheinmetall beim Genozid in Gaza ein. Da es sich um die Standard-Panzermunition der NATO-Staaten handelt, führt die Türkei damit Krieg gegen Kurdistan. Auch Saudi-Arabien nutzt seit über 10 Jahren Rüstungsgüter von Rheinmetall im Krieg gegen den Jemen.
    Rheinmetall bereichert sich an diesen Kriegen. Der Konzernumsatz lag im letzten Jahr bei 9,75 Milliarden Euro. Der Aktienkurs hat sich in den letzten Jahren verzehnfacht. Durch den Beschluss der Bundesregierung, die Schuldenbremse für Rüstungsausgaben aufzuheben, steigert Rheinmetall seine Profite immer weiter.
    Profite für wenige – Notstand für alle

    Diese massiven Ausgaben werden durch Kürzungen bei Sozialem, Bildung, Gesundheit, Kultur und Klimaschutz finanziert. So wurden 2025 ganze 3 Milliarden Euro im Haushalt gestrichen. Für 2026/2027 plant der Berliner Senat ca. 280 Millionen Euro weniger für den Bereich „Schule, Jugend und Familie“ und 110 Millionen Euro weniger für Kultur ein. Durch die Kürzungen fallen viele Arbeitsplätze weg.
    Dieses Geld fehlt in unserer Nachbarschaft!

    Hunderttausende Menschen sind in Berlin auf die Hilfe von Tafeln angewiesen, jedes vierte Kind in Berlin lebt in Armut und die Zustände an Schulen und Kitas sind katastrophal. Die Finanzierung des Gesundheitssystems wird mit immer höheren Beiträgen auf gesetzlich Versicherte abgewälzt, Erziehende und Pflegende brennen kollektiv aus und Tickets für den öffentlichen Nahverkehr werden von Jahr zu Jahr teurer. Doch statt in die Verbesserung der Lebensbedingungen der Menschen zu investieren, setzen die regierenden Parteien auf Aufrüstung.

    Miete, Heizung, Lebensmittel – uns reicht das Geld hinten und vorne nicht mehr!
    Wehrpflicht? Nein, danke!

    Während die deutsche Regierung aufrüstet, sind viele in der Bevölkerung dagegen. Vor allem junge Menschen, die aktiv von einer Wiedereinführung der Wehrpflicht betroffen sind, wollen weder töten lernen noch getötet werden. Die Reichen wollen Krieg, die Jugend eine Zukunft! Wir sterben nicht für ihre Kriege!
    Umverteilung von Rüstung und Militär zum guten Leben für alle!

    Unser Kiez braucht bezahlbare Mieten und Lebensmittel, gute Sozial- und Gesundheitsvorsorge und echte Möglichkeiten zur Beteiligung. Wir verlangen den Erhalt der Arbeitsplätze im Wedding durch die Umstellung auf eine Produktion, die unsere tatsächlichen Bedürfnisse decken würde. Wir fordern: 500 Milliarden für Gesundheit, Bildung und Soziales!
    Wir kämpfen gemeinsam für ein gutes Leben – mach mit!

    Wenn du noch Fragen hast melde dich bei uns unter GegenRheinmetallAmHumboldthain@proton.me.

    #Berlin #Wedding #Scheringstraße #armement #industrie #guerre #armement #résistance

  • Vom DDR-Chemiker zum Milliardär: Dieser Mann gilt als reichster Ostdeutscher
    https://www.berliner-zeitung.de/article/vom-ddr-chemiker-zum-milliardaer-dieser-mann-gilt-als-reichster-ost

    Il y en a qui ont su profiter de la fin de la DDR/RFA

    6.7.2026 von Mario Jacob - Orafol gehört zu den Weltmarktführern für reflektierende Folien und industrielle Klebebänder. Der Mann hinter dem erfolgreichen Unternehmen ist der reichste Mann Ostdeutschlands.

    Laut einer aktuellen Schätzung des US-Wirtschaftsmagazins Forbes ist Holger Loclair, Eigentümer des Oranienburger Folienherstellers Orafol, mit einem Vermögen von rund 1,8 Milliarden US-Dollar (etwa 1,5 Milliarden Euro) der reichste Ostdeutsche – und zugleich der einzige Milliardär auf dem Gebiet der ehemaligen DDR. Loclair selbst bestätigte die Angaben in einem Interview mit der Bild im Januar 2026.

    Loclairs Karriere begann 1977, als er nach seinem Chemiestudium eine Stelle im damaligen VEB Spezialfarben in Oranienburg antrat. Der volkseigene Betrieb produzierte bereits zu DDR-Zeiten selbstklebende und reflektierende Folien. Nach der Wiedervereinigung wurde das Werk 1990 in Orafol umbenannt und ein Jahr später von der Treuhand privatisiert.
    Weltmarktführer für reflektierende Folien

    Wie das Unternehmen auf seiner Webseite darlegt, führte Loclair Orafol zunächst gemeinsam mit einem westdeutschen Investor. In den Jahren 2013 und 2016 übernahm er schrittweise die Anteile des damaligen Mehrheitseigners Klaus Schmidbaur. Heute hält Loclair rund 99 Prozent der Firma.

    Unter Loclairs Führung stieg Orafol zum Weltmarktführer für reflektierende Folien und industrielle Klebebänder auf. Zum Produktportfolio zählen unter anderem Materialien für Verkehrsschilder und Kfz-Kennzeichen, Steinschlag-Schutzfolien, Werbetechnik sowie Spezialklebebänder und Laminate für industrielle Anwendungen.

    Kein Jet, keine Jacht

    Weltweit beschäftigt das Unternehmen etwa 3000 Menschen. Rund 1300 davon arbeiten am Stammsitz in Oranienburg, wo das Werksgelände inzwischen die Ausmaße eines kleinen Stadtteils angenommen hat.

    Er besitze weder Privatjet noch Jacht. Rund 1,3 Milliarden Euro seines Vermögens seien in Anlagen und Tochterfirmen gebunden. Obwohl er offiziell seit zehn Jahren im Ruhestand sei, sei er nach eigenen Angaben täglich auf dem Firmengelände in Oranienburg anzutreffen und habe weiterhin zahlreiche Ideen für das Unternehmen, so Loclair.

    #Allemagne #nantis #milliardaires #industriels

  • [Info « Splann ! »] Ils avalent les #déchets de l’agro : comment les #déconditionneurs risquent de semer des #microplastiques dans nos champs
    https://splann.org/deconditionneur-microplastiques-champs

    Ils sont en plein essor en Bretagne : les déconditionneurs désemballent les rebus de l’industrie agro-alimentaire. Mais en voulant trier les #biodéchets, cette technologie risque de participer à la pollution des terres agricoles aux microplastiques et, par ricochet, de devenir un problème de santé publique. L’article [Info « Splann ! »] Ils avalent les déchets de l’agro : comment les déconditionneurs risquent de semer des microplastiques dans nos champs est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #Pollutions #ademe #agriculture #agroindustrie #alimentation #biogaz #digestat #engrais #finistère #France_nature_environnement #gaspillage #inrae #locminé #méthanisation #plabennec #plastique #quévert #Saint-Nicolas-du-Tertre

  • Oligopoli nel piatto: come dieci giganti controllano la carne e il latte italiani
    https://irpimedia.irpi.eu/oligopoli-italia-produzione-trasformazione-latticini-carne-insaccati-

    Un’inchiesta di IrpiMedia rivela il livello di concentrazione dell’agroalimentare: grandi marchi e multinazionali estraggono profitti miliardari, mentre le piccole aziende sono costrette a ingrandirsi o scomparire L’articolo Oligopoli nel piatto: come dieci giganti controllano la carne e il latte italiani proviene da IrpiMedia.

    #Ambiente #Lavoro #Agricoltura

  • Letzter DDR-Kultfilm plötzlich wieder da! Jetzt können Sie ihn gratis gucken
    https://www.berliner-kurier.de/ddr/ddr-kultfilm-zwei-schraege-voegel-gratis-gucken-li.10151629

    https://www.youtube.com/watch?v=n2OqsoL-sfc

    30.6.2026 von Florian Thalmann - Ein echter DDR-Kultfilm ist zurück: „Zwei schräge Vögel“ können Sie jetzt kostenlos online sehen. So kommen Sie an den Klassiker!

    Unzählige Filme sind zu DDR-Zeiten in den heiligen Hallen der Defa entstanden – doch während einige auch heute bei vielen noch lebhafte Erinnerungen wecken, sind andere im Laufe der Zeit deutlich in den Hintergrund gerückt. Doch manchmal kommen sie plötzlich wieder, die kultigen Filme aus der DDR – wie dieser: Erinnern Sie sich noch an die beliebte Komödie „Zwei schräge Vögel“? Der Film war einer der letzten Defa-Streifen der DDR, ist Kult – und jetzt können Sie ihn kostenlos schauen! Wir verraten, wie Sie an den Streifen aus der DDR gratis und ohne Streaming-Konto rankommen.
    „Zwei schräge Vögel“ wurde letzter Kult-Film der DDR

    Der Streifen wurde im Jahr 1988 produziert, wurde im Jahr 1989 veröffentlicht. Und wurde damit ganz knapp zu einem der letzten Defa-Filme der DDR: In den Kammerlichtspielen in Cottbus wurde am 12. September 1989 die Premiere gefeiert, am 22. September 1989 kam „Zwei schräge Vögel“ dann in die Kinos der DDR.

    Nur wenige Wochen später war der 9. November 1989, die Mauer fiel – und das Ende der DDR wurde besiegelt. Doch nicht nur deshalb war der Film etwas Besonderes: Es handelt sich um eine Satire, die auch viele Probleme der DDR auf die Schippe nahm.

    In dem Streifen geht es um die beiden Informatikstudenten Peter „Kamminke“ Galetzky (gespielt von Matthias Wien) und Frank Lettau (Götz Schubert), die an der Hieronymus-Lotter-Universität in Leipzig an ihrer Diplomarbeit schreiben. Sie entwickeln dafür ein System zur Suche von Fehlern in Software.

    Beide sind in die gleiche Frau verliebt: Gina Menzel (Gerit Kling) hat ihnen den Kopf verdreht. Doch weil ihr Programm für Schwierigkeiten an der Uni sorgt (für die die beiden nichts können), werden sie ins thüringische Finsterberg-Dodeleben abgeschoben, wo sie in der Produktion des VEB Stirnräder arbeiten sollen.

    Foto
    Matthias Wien und Götz Schubert spielten in „Zwei schräge Vögel“ die Informatikstudenten Peter „Kamminke“ Galetzky und Frank Lettau.DEFA-Stuftung/Youtube

    Dort wird allerdings veraltete und fehlerbehaftete Computertechnik benutzt. Mit der Hilfe der Sachbearbeiterin Petra Anschütz (Simone Thomalla) brechen die beiden in der Silvesternacht in die VEB-Räume ein, um die Technik mithilfe ihres Computerprogramms eine wichtige Produktionsanlage zu reparieren.

    Wird es ihnen gelingen – und bringen sie die Maschine wieder zum Laufen? Und was passiert mit Petra, in die beide natürlich erneut gleichzeitig verliebt sind? Das können die Zuschauer bei „Zwei schräge Vögel“ sehen, einem der letzten Filme der DDR.

    DDR-Kultfilm „Zwei schräge Vögel“ gibt es jetzt gratis

    Den gibt es jetzt nämlich kostenlos: Auf dem YouTube-Kanal „DEFA Filmwelt“ stellt die Defa-Stiftung, die den Film-Schatz der Defa verwaltet, immer wieder Filme ein, die beinahe in Vergessenheit geraten sind. Erst seit Tagen gibt es hier nun die Satiren „Zwei schräge Vögel“ – kostenlos und für jeden zum Anschauen!

    Wer reinguckt, wird auch einige bekannte Orte des Ostens wiedererkennen. Gedreht wurde der Streifen nämlich unter anderem in Großbreitenbach im ehemaligen DDR-Bezirk Suhl und auf der Moritzbastei in Leipzig.

    Auch die Besetzung liest sich wie ein kleines Lexikon der Ost-Stars: Neben den schon genannten Hauptdarstellern sind in „Zwei schräge Vögel“ auch Defa-Legende Fred Delmare, die Schauspiel-Stars Jaecki Schwarz und Peter Sodann, Willi Schwabe (bekannt auch aus „Willi Schwabes Rumpelkammer“) und Kabarettist Uwe Steimle zu sehen. Auch Märchen-Star Peter Dommisch, Schauspieler Edgar Külow (er war unter anderem der Assistent vom „Zauberpeter“) und Schauspieler und Regisseur Jürgen Mai sind zu sehen.

    DDR-Film „Zwei schräge Vögel“ lohnt sich für alle!

    Der Film lohnt sich aber auch aus anderen Gründen: Es war einer der wenigen Streifen, die die Missstände der DDR witzig aufarbeiteten. Hier werden Themen angesprochen, die in DDR-Filmen eigentlich ein Tabu waren – und Sprüche geklopft, bei denen man eigentlich vermuten würde, dass Regisseur Erwin Stranka durch die Stasi von der Premierenfeier abgeholt wurde.

    „Der Sozialismus braucht jeden, aber keiner weiß, wo“, heißt es dort unter anderem. Und: „In der Spitze sind wir halt nur Durchschnitt, aber im Durchschnitt sind wir absolute Spitze.“

    Foto
    Gerit Kling schlüpfte in „Zwei schräge Vögel“ in die Rolle der Sängerin Gina Menzel. DEFA-Stiftung/Youtube

    Die Zuschauer feiern den kultigen Film noch heute. „Habe den Film 1989 während meiner Armeezeit im Kinosaal der Kaserne gesehen und war damals erstaunt, dass in einem Defa-Film wenn auch komödiantenhaft auf Missstände in VEB-Betrieben aufmerksam gemacht wurde“, schreibt ein Nutzer unter dem Film auf YouTube.

    „Habe ihn nun nach 37 Jahren endlich mal wieder sehen dürfen und habe mich wie damals köstlich amüsiert.“ Und einer freut sich: „Endlich gibt’s diesen Film hier, habe ich (passend) als Informatik-Student (also auch schräger Vogel damals) kurz vor der Wende gesehen und danach nie wieder.“

    #DDR #film #cinéma #comédie #1989 #informatique #industrie

    • DEFA Filmwelt / DEFA Stiftung a bloqué le visionnage Youtube en dehors de l’Allemagne.
      Je suis pratiquement sûr que c’est illégal s’ils reçoivent des fonds européens. A moins qu’ils ne se préservent de tels fonds justement pour conserver ce pouvoir de décision.
      Contourner en allant sur ARD Mediatek.

  • #Errances_paramédicales. Une perspective féministe sur la #naturopathie

    Une copine consulte une naturopathe pour sa fibromyalgie, une collègue accompagne son père malade d’un cancer avec une plante recommandée par un praticien, une autre s’est formée dans une école quelque temps par curiosité, une quatrième essaie d’en vivre.

    Doctrine historiquement réactionnaire et mystique, la naturopathie s’épanouit aujourd’hui dans le marché du #bien-être et attire particulièrement les #femmes et #minorités_de_genre. Tentative pour injecter quelques enjeux du féminisme dans l’analyse de cette thérapeutique.

    Ce texte est issu du dernier numéro de la revue papier Jef Klak, intitulé « Lait de vache », qui s’intéresse au fait d’ingérer et de digérer.

    Médecines douces, naturelles, non conventionnelles, complémentaires, alternatives, bordent le système de santé publique. Femmes et minorités de genre sont particulièrement nombreuses à butiner un peu ou beaucoup parmi ces propositions thérapeutiques à portée de main, avec la conscience de chercher quelque chose dans le dos du corps médical.

    Cette #quête s’opère souvent dis­crètement. Les débriefs de couloir et d’arrière-cuisine sont des espaces de confiance féminine où ces questionnements et expériences se partagent, mais les discussions autour des #souffrances de #santé ne se jouent pas sur la place publique. Ce #silence est entretenu par le fait que les #pratiques_thérapeutiques dites naturelles se sont développées loin de la #recherche_scientifique sur la santé et font l’objet de critiques acides de la part du corps médical, qui les qualifient de charlataneries, de #fake_meds, de pratiques sectaires. Alors comment penser le recours important des femmes et des minorités de genre à ces thérapeutiques au statut incertain ?

    Revenir sur l’histoire occidentale de la naturopathie depuis une perspective féministe pourrait nous aider à mettre au jour les enjeux politiques autour de la santé des femmes et des #promesses que certaines médecines naturelles nourrissent à cet endroit.

    #Jésus-Christ et #Bouddha naturopathes

    L’histoire de la naturopathie 1 commence à la fin du XIXe siècle, alors que la #médecine_microbiologique de Pasteur, la compréhension du germe et la généralisation du principe de la #vaccination contribuent à résorber de nombreuses maladies. La prophylaxie mise en place par les États conduit à l’amélioration de l’état de santé général. Parmi les courants hygiénistes qui se développent2, certains portent une vision plus mystique. En Allemagne et en Suisse, un mouvement appelé le #Lebensreform rassemble penseurs, artistes et poètes3 autour d’un projet vitaliste de défense d’un mode de vie proche de la nature, jugé plus sain que celui de la société industrielle, et qui passe par des régimes alimentaires végétariens ou des pratiques du corps comme le #yoga. Le néologisme hellénisant naturopathie apparaît aux États-Unis dans les années 1900. Il désigne « les maux par la nature » tout en jouant avec une image : nature’s path, « le chemin de la nature ». #Benedict_Lust, chiropracteur allemand émigré aux États-Unis, le reprend pour nommer l’école qu’il fonde en 1902 à New York : l’#American_School_of_Naturopathy.

    La doctrine naturopathique essaime en Europe. Autour de praticiens réputés charismatiques, les récits de #guérisons_miraculeuses s’accumulent. En Allemagne, cette doctrine est adoptée par les instituts de #médecine_naturelle qui ouvrent depuis la fin du XIXe siècle (l’Université libre des médecines naturelles de Berlin est fondée en 1892). #Pierre-Valentin_Marchesseau l’adapte pour la France à partir des années 1940. Le « père fondateur » français affirme que « la naturopathie est l’art et la science de préserver, optimiser ou recouvrer sa santé par des moyens naturels. » Auteur prolifique (La Santé sans médicament par la naturopathie, Qu’est-ce que la naturopathie ?, Ni médecin, ni guérisseur, le naturopathe est avant tout un hygiéniste, Jésus-Christ naturopathe), il enseigne à partir des années 1960 et jusqu’aux années 1980 une discipline hygiéniste fondée sur une #mystique_du_corps, tout en commercialisant une gamme d’#aliments_biologiques avec la société #Vitagerminels.

    Dans sa thèse, la sociologue Anahita Grisoni relate qu’au cours du XXe siècle, la naturopathie se développe en plusieurs courants. Plus institutionnalisée en Allemagne, elle se maintient en France comme une pratique marginale surtout présente dans les milieux ruraux. Acclimatée à la pensée New Age4 qui se développe, ses repères idéologiques et ses postures thérapeutiques montrent un goût pour l’orientalisme. Les acteur·ices de ces courants invitent un renouvellement du rapport au corps et à la santé. Récemment, iels se sont structuré·es autour d’écoles agréées, d’associations et de syndicats, et la décrivent désormais comme une médecine manuelle et prescriptive, qui fait la synthèse entre les méthodes naturelles de santé. Au sein du réseau de la naturopathie, certain·es défendent son caractère alternatif et contre-culturel, d’autres l’envi­sagent comme étant complémentaire à la médecine publique et ont obtenu qu’elle soit reconnue par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une « médecine non conventionnelle », aux côtés des médecines chinoise et ayurvédique.

    L’expression fait côtoyer toutes sortes de médecines, populaires, savantes ou autochtones, mais la naturopathie a une histoire propre, bien distincte de celle des savoirs empiriques et situés des pharmacopées traditionnelles.

    Un socle idéologique persistant

    Nombre de praticien·nes ne se réfèrent pas aux préceptes posés par les fondateurs. Iels bricolent entre plusieurs manières d’envisager le corps et la santé et entre des pratiques hétérogènes : phytothérapie 5, prescriptions alimentaires, massages, réflexologie, iridologie6.

    Que dire alors d’une thérapeutique aussi plastique dont les pratiques comprennent des références scientifiques à l’anatomie et à la nutrition, mais aussi des notions ésotériques ?

    La thérapeutique est pourtant difficile à saisir sans la situer dans l’histoire doctrinaire qui la balise et lui donne sens. Les programmes des écoles de naturopathie, labellisées par la Féna (Fédération des écoles de naturopathie), comme les présentations des praticien·nes, mentionnent systématiquement un socle idéologique : causalisme, vitalisme, humorisme, hygiénisme, holisme7. Derrière ces mots obscurs et pour certains surannés se dresse une conception du corps héritée des hygiénismes du XIXe siècle. Le corps est mu par une force vitale, principe spirituel et métabolique, qui se réalise dans un équilibre sans cesse menacé par la surcharge et l’accumulation de toxines.

    Les courants hygiénistes vitalistes du XIXe siècle sont animés par un dégoût esthétique des grandes villes, dans lesquelles arrive une population rurale appelée à travailler dans les industries périurbaines. Ces travailleur·ses mal logé·es, paupérisé·es, vulnérables aux épidémies et aux maladies professionnelles, inspirent chez les tenant·es de l’hygiénisme un sentiment de dégénérescence liée à l’urbanité. Iels en conçoivent une vision inquiète du corps, souillé au niveau intestinal comme moral par un environnement et une alimentation produites par la modernité industrielle. Il faut chercher à éviter les poisons, sinon les expurger. La Nature y est une idée forte : elle devient une source de valeurs qui stimule et oriente des programmes thérapeutiques. Maintenir son corps sain, c’est le discipliner par des moyens naturels, comme l’héliothérapie ou l’hydrothérapie8.

    Les courants hygiénistes, creusets des médecines dites naturelles, établissent un lien entre le corps et l’état de l’environnement. La façon dont ils problématisent la santé pose les bases d’une écologie corporelle qui résonne avec les menaces écologiques contemporaines de pollutions du sol et de l’air. Ces médecines s’insèrent aisément dans le très contemporain thème du retour à la terre9.

    Une capture des vulnérabilités

    L’autorité que cette doctrine donne historiquement à la nature devrait activer une alarme féministe. Selon la sociologue Colette Guillaumin, la référence à cette « grande organisatrice et régulatrice des rapports humains10 » est un vieux levier réactionnaire pour légitimer l’ordre social et sexuel. Et à raison : plusieurs des représentant·es les plus visibles et médiatisé·es de la naturopathie associent leur discipline de santé par les moyens « naturels » à un discours nettement traditionaliste, insistant sur la différence sexuelle, assignant les personnes qui y ont recours à leur rôle de genre, diffusant plus ou moins explicitement un rejet de l’homosexualité11. Relire l’émergence de cette thérapeutique à partir de ses principes mystiques et conservateurs donne des sueurs froides.

    Le recours banalisé à la nature ne vaut pas pour autant adhésion à l’idéologie réactionnaire ; il est souvent sélectif et critique. Mais un autre malaise fait son chemin. Dans le monde de la naturopathie, des parcours de reconversion et de formation jusqu’aux usager·es, les femmes sont surreprésentées. Endométriose, fibromyalgie, Covid long, dépression : les souffrances corporelles et psychiques que proposent d’adresser celleux qui exercent ont en commun de faire l’objet d’une mauvaise prise en charge médicale. Les maladies chroniques ou les problèmes gynécologiques, ces souffrances marquées des femmes et minorités de genre, sont mal diagnostiquées et soignées. Ces dysfonctionnements ne révèlent pas une négligence marginale, mais un sexisme structurel qui agit depuis les angles morts de la recherche scientifique jusqu’à la position autoritaire et infantilisante des médecins « sachants », en passant par l’organisation gestionnaire du système médical public.

    Les brochures des naturopathes et praticien·nes des médecines non conventionnelles racontent en creux la solitude, les symptômes mal identifiés ou psychologisés, l’errance médicale. Elles racontent les stress particuliers qui touchent au médicament : les trai­tements aux résultats décevants, la crainte des effets secondaires, le manque de transparence, d’information, de reconnaissance des affects et des compétences des personnes soignées. La confiance a aussi été entamée par les scandales sanitaires comme celui du Médiator12, l’escroquerie du Spasfon13, où les industries pharmaceutiques et les pouvoirs publics ont sciemment mis en danger des gens pour engranger des bénéfices à court terme. Ces brochures disent enfin les vulnérabilités historiquement produites par le milieu médical, autant de « zones d’expérience dévastées », pour reprendre l’expression utilisée par Isabelle Stengers dans son Sorcellerie capitaliste14.

    Au regard du coût des formations (12 995 euros pour la formation de quinze mois à l’Institut supérieur de naturopathie), des consultations (entre 60 et 110 euros), des probiotiques et des compléments alimentaires, de l’acquisition ou de la location de machines (osmoseur, physioscan), la surreprésentation des femmes et minorités de genre parmi les usager·es de ces médecines se traduit par une saisie directe de leurs ressources. L’enjeu est économique, mais aussi clinique. Selon la morale vitaliste dix-neuviémiste que diffusent les médecines naturelles, il ne s’agit pas exactement de prévenir ou de guérir la maladie mais de produire plus de vie. Le programme thérapeutique associé à cette idée est assez opaque : évacuer des toxines (mais que sont-elles exactement ?), dynamiser l’organisme, régénérer les cellules (qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?). Dans ce rapport métaphorisé au corps, la matérialité des maladies s’estompe15. Connaître précisément leur fonctionnement biologique perd de l’intérêt ; la guérissabilité n’est pas nécessairement à l’agenda. Femmes et minorités de genre font ainsi l’expérience d’une autre errance médicale, tout aussi fragilisante, prenant les chemins de traverse enherbés des médecines douces et naturelles, ce qui retarde souvent leur prise en charge médicale.

    L’enjeu de genre autour de l’alimentation est par ailleurs exacerbé. Les médecines naturelles diffusent implicitement ou explicitement une critique de la modernité alimentaire, et avec elle, l’idée selon laquelle on s’intoxiquerait en mangeant mal, que des aliments comme le sucre seraient « meurtriers » quand d’autres prolongeraient la vie16. Le rapport à soi encouragé par ce programme thérapeutique pousse à une amélioration constante de son alimentation et de son hygiène, gage d’une aptitude à la santé et à la vitalité. Chez une population féminine historiquement sujette aux privations et à un contrôle social permanent exercé sur ce qu’elle mange, la discipline de la bonne alimentation est un pipeline menant droit à des conduites à risque, comme l’orthorexie17. C’est également majoritairement aux femmes qu’incombe la responsabilité de l’alimentation des enfants, et pour elles les injonctions sophistiquées à parfaire son alimentation peuvent déboucher sur des préoccupations sans fin. L’essor de thérapeutiques onéreuses et incertaines dans leurs effets cliniques capture ainsi les multiples vulnérabilités féminines.

    Réappropriations féministes de la santé

    Le sexisme structurel du milieu médical a fait ­l’objet d’une longue et intense lutte féministe. Celle-ci a montré comment la professionnalisation et la masculinisation de la médecine en Europe avait dépossédé les femmes de leurs savoirs et du contrôle de leur corps18.].

    Elle a pris pour objet le rapport de pouvoir, paroxystique à ­l’endroit de la gynécologie, haut lieu des violences sexistes et sexuelles et du bafouement du consentement. Pour échapper à la soumission à l’autorité du médecin sachant, des groupes sont nés aux États-Unis et en France dans les années 1970 et ont expérimenté l’autogynécologie19. L’incroyable Our Bodies, Ourselves est publié en anglais en 1971, puis traduit et adapté en France sous le titre Notre corps, nous-mêmes en 197720. Ce manuel a aidé à poser les bases d’une réappropriation féministe des questions de santé, aussi appelée self-help : connaître son corps, s’auto-examiner, se débarrasser de la honte, faire circuler la parole, comprendre et pouvoir reproduire un acte médical, avoir son mot à dire sur les procédures, etc. Des groupes locaux du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC) au Planning familial, ces expérimentations nées dans les années 1970 ont propulsé un grand mouvement féministe d’éducation populaire en matière de santé sexuelle et de sexualité, dont les actions récentes contre les violences gynécologiques et obstétricales renouvellent la nécessité21.

    Les luttes écoféministes, en prenant pour thème l’alimentation, la santé, l’environnement ou l’industrie nucléaire, ont aussi largement mis en cause l’association néfaste entre les femmes et la nature. Elles ont retourné cette dévalorisation conjointe pour en faire un élément critique de compréhension de nos expériences individuelles et collectives. Pour les militant·es écoféministes, le fait de « se réapproprier ce qui a été distribué du côté de la féminité22 » relève d’un essentialisme stratégique. Aucune vision idéalisée et harmonieuse des femmes dans la nature ici : les pratiques, les luttes et les écrits écoféministes montrent une mobilisation conflictuelle, instable et renégociable, critique sur les ambiguïtés qu’elle peut recouvrir.

    S’adressant à un ensemble de problématiques de santé des femmes, les médecines naturelles convoquent elles aussi l’association entre femme et nature, mais elles la font basculer sur un versant essentialiste, et non critique. Très empreintes d’une pensée de la différence sexuelle, mettant l’utérus au centre de la vie psychique et subjective des femmes, elles ravivent l’idée tenace que les femmes sont plus « naturelles » que les hommes, qu’elles sont « naturellement spécifiques » pour le dire avec les mots de la sociologue Colette Guillaumin23.
    Sorcières naturopathes et autonomie féministe

    L’antagonisme est fort entre l’histoire des luttes féministes autour de la santé et le développement historique des médecines naturelles. Pourtant en Allemagne, des femmes ont créé un regroupement de naturopathes féministes, le réseau des Frauenweise, les « femmes sages24 ». En Suisse, le Dispensaire des femmes, un centre de santé autogestionnaire autour de la santé sexuelle et reproductive ouvert entre 1978 et 1987, a très tôt mis la naturopathie en pratique. Rina Nissim, membre du Dispensaire et militante du Mouvement de libération des femmes genevois, publie en 1994 Le Manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes chez la maison d’édition féministe Mamamélis. Ce manuel est une référence dans les groupes Santé-femmes25 et au-delà. Comment la naturopathie, doctrine et mystique de santé historiquement réactionnaire, aujourd’hui bien plus intégrée au marché du bien-être qu’au militantisme de la santé, a-t-elle pu croiser l’histoire du féminisme ?

    Figure centrale de cette jonction, Rina Nissim raconte cette réappropriation féministe de la naturopathie comme une façon hétérodoxe de pratiquer la doctrine sans hériter de ses aspects réactionnaires. Elle propose de redéfinir la santé des femmes en valorisant leur autonomie ; la promesse est séduisante.

    « Pour moi, ce qui est central c’est qu’on se réapproprie sa santé, qu’on ait envie de reprendre un petit peu les choses en main. Or, je prétends que la médecine par les plantes, la phytothérapie, c’est une chose que chacune peut se réapproprier, c’est du niveau de la cuisine. Si une femme ose mettre du romarin sur son plat pour le rendre plus digeste, si elle prend du bicarbonate de soude qu’elle met dans la fondue pour diminuer l’acidité de ce plat, je prétends qu’elle est à deux doigts de faire une recette populaire pour la toux de son fils et qu’il suffit de peu pour qu’elle fasse aussi une petite préparation pour elle-même. Alors, si on peut lui rendre accessible cette possibilité et en même temps l’aider à se rendre compte qu’un certain nombre de ses maladies sont liées à sa position sociale, à savoir à son oppression en tant que femme, si on arrive à lui faire prendre conscience de cela et qu’à la fois on lui donne un ou deux outils simples et efficaces, il peut se passer quelque chose de sensationnel. Et cela, c’est féministe. C’est le but de mon travail26. »

    Les luttes féministes sur la santé fabriquent des dispositions collectives : être indocile par rapport au contrôle autoritaire exercé par l’institution médicale, sentir le besoin de se réapproprier son corps, savoir qu’une connaissance empirique de soi est possible et peut aiguiller les choix de santé, avoir du goût pour l’expérimentation à plusieurs.

    La naturopathie réinventée de cette façon depuis le féminisme voudrait la placer comme un cadre qui favorise ces dispositions. Elle se définit comme une pratique empirique de soi : observer ce que ça fait de manger ceci, d’arrêter de manger cela, ce qui marche par rapport à un état, une souffrance physique ou psychique. La façon dont cette naturopathie féministe cherche à hacker sa propre doctrine réactionnaire peut être un malentendu fécond, une façon de la voler à sa propre histoire. Mais il faut mesurer le risque pris, et s’interroger honnêtement sur les bénéfices de cette confusion.

    Les positions de Rina Nissim résonnent avec ce qu’Ivan Illich appelle l’autonomie-santé, qui renvoie au fait de trouver les conditions d’une indépendance vis-à-vis du système médical et pharmaceutique industriel. Elle défend le projet d’une médecine populaire qui s’appuie sur les savoirs locaux et les relais féminins de transmission, pour bâtir une alternative à une médecine patriarcale. Savoirs et pratiques locales sont valorisées comme des viviers de pratiques alternatives supposées échapper « aux impasses et nuisances perçues dans la médecine officielle27 ».

    Ce féminisme de la santé met fondamentalement au centre la posture de santé et la responsabilité de l’usager·e. Et dans l’idée attrayante d’une santé qui passe par des comestibles et des gestes accessibles et quotidiens, la valeur que prend la nature tient à une promesse de simplicité. Or les pratiques thérapeutiques liées aux plantes et à l’alimentation sont extrêmement complexes à mettre en œuvre et à maîtriser. Plus critiquement encore, la plupart des gros enjeux de santé qui touchent les femmes et les minorités de genre, handicapées, malades chroniques, etc., ne peuvent pas être résolus par des moyens à portée de main. Tandis que la pandémie de Covid-19 a vu les femmes surexposées au risque de Covid long, les représentant·es des médecines naturelles valorisaient des solutions qui masquaient les enjeux vitaux et diffusaient des conceptions validistes et individualistes de la santé. L’éloge de l’autonomie par l’alternative peut s’articuler insidieusement à la destruction néolibérale du système de santé publique et au définancement d’associations de santé comme le Planning familial. Il fonctionne à merveille avec le marché du bien-être et la capture mercantile des vulnérabilités28.

    Une question forte demeure : quelle autonomie voulons-nous porter ? La valorisation du self-help, liant autonomie et pouvoir autour de sa propre santé, prend un sens particulier au sein des groupes Santé-femmes, qui portent une pratique féministe communautaire pensant ensemble santé individuelle et environnement sociopolitique. Le self-help réduit l’impuissance que charrient les problèmes de santé. Pour autant, il ne peut pas défaire seul l’association entre savoir et pouvoir que le corps médical monopolise et qui cimente son fonctionnement sexiste et patriarcal.

    Si les compositions politiques expérimentées dans l’autogynécologie et les groupes Santé-femmes sont un modèle d’autonomie, d’autres interprétations féministes et d’autres compositions politiques sont possibles et semblent même nécessaires. L’anthropologue mexicaine Denisse Guerrero Márquez, activiste au sein du collectif Nuestra Salud Feminista, propose de bâtir une épidémiologie féministe29 qui nous permettrait de penser les processus santé-maladie30 dans un cadre stratégique qui ne soit pas celui de l’alternative, mais celui d’une réappropriation féministe d’une science médicale pluralisée et conflictualisée. Un tel projet mettrait au centre d’autres questions : comment accéder à la littérature médicale et aux données scientifiques, nous former tout en travaillant à les mettre en perspective collectivement31 ?

    –-

    Quelques ressources :

    « Ne plus subir le médical. Discussion avec des membres d’un groupe “Santé-femmes”, propos recueillis par Naïké Desquesnes, Z : Revue itinérante d’enquête et de critique sociale 2016 (n° 10), Éditions de la dernière lettre, p. 180-185 ; le documentaire Regarde, elle a les yeux grand ouverts de Yann Le Masson (1980). L’Auto-examen, un geste de santé, édité par le Centre de santé des femmes de Montréal (Éditions du remue-ménage),
    la brochure S’armer jusqu’aux lèvres à lire ici, et enfin l’ouvrage de Lucile Queré, Un corps à nous. Luttes féministes pour la réappropriation du corps, Presses de Sciences Po, 2023.

    –-

    Notes :
    Cette histoire s’appuie sur la thèse de sociologie rédigée par Anahita Grisoni, « Sous les pavés, la terre : culte du bien-être et nouveaux métiers. La naturopathie en transformation à la conquête du marché », éditions EHESS, 2011. ↩
    Voir dans ce numéro l’entretien avec Hourya Bentouhami, « La nation est obsédée par la manière dont les gens mangent », p. 26, ainsi que Ni Dieu ni maître, ni viande ni alcool, p. 52. ↩
    Parmi eux, on peut citer Adolf Just, Louis Kuhne, Karl Wilhelm Diefenbach, Hugo Höppener ou encore Gustav Gräser, mais aussi Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie. ↩
    Courant spirituel occidental apparu dans les années 1960, le New Age est un syncrétisme entre les spiritualités et médecines orientales, intégrant des éléments du bouddhisme et des médecines savantes, essentiellement chinoises et ayurvédiques reprenant les notions de réincarnation, de karma, de chakras et d’énergie. La médecine ayurvédique, originaire d’Inde, est fondée sur la théorie selon laquelle les maladies résultent d’un déséquilibre des forces vitales (prana), et vise à rétablir l’équilibre de l’organisme. ↩
    Nom donné aux diverses pratiques de santé qui impliquent l’usage de plantes. ↩
    La réflexologie est une pratique de santé utilisant le massage de zones censées correspondre à des organes ou fonctions physiologiques. L’iridologie est le nom d’une pratique fondée sur l’observation de l’iris. ↩
    Le causalisme suppose que nos symptômes résultent d’une cause qu’il faut considérer en priorité. Le vitalisme envisage la vie comme de la matière animée d’une force vitale. L’humorisme vient de la médecine d’Hippocrate qui envisage la santé comme variant selon l’équilibre des humeurs (le sang, la bile, l’atrabile, la lymphe). Les thérapies holistiques prétendent soigner en tenant compte de la « globalité de l’être humain ». ↩
    L’hydrothérapie désigne un ensemble de pratiques qui mobilisent l’eau, le bain dérivatif ou le bain de siège. L’héliothérapie prône l’exposition corporelle totale à la lumière du soleil pour guérir les maladies. ↩
    « Naturopathie et écofascisme. Quand l’extrême-droite se mêle de santé et d’environnement », Ruptures, printemps 2007. ↩
    Colette Guillaumin, Sexe, race et pratique du pouvoir. L’idée de nature, côté-femmes éditions, 1992, p.61. ↩
    On peut citer plusieurs de ces figures charismatiques à la tête de modèles économiques juteux. Irène Grosjean prône le bain de siège, l’alimentation crue, les purges, le jeûne en même temps que les thérapies de conversion, et responsabilise les femmes des violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent. Thierry Casasnovas tient des positions masculinistes hostiles aux droits reproductifs, et désinforme au sujet de la contraception et de l’avortement. Le collectif l’Extracteur mène une veille sur ces réseaux traditionalistes, voir le site du collectif . ↩
    Voir la BD Mediator – Un crime chimiquement pur d’Irène Frachon, Éric Giacometti et François Duprat. Delcourt, 2023. ↩
    Voir le livre Pilules roses de Juliette Ferry-Danini sur le Spasfon, majoritairement prescrit aux femmes sans qu’aucun résultat clinique n’ait été prouvé. ↩
    Isabelle Stengers et Philippe Pignard, La Sorcellerie capitaliste. Pratiques de désenvoûtement, La Découverte, 2005. ↩
    Susan Sontag, La Maladie comme métaphore, Christian Bourgois, 2009. ↩
    Le sociologue Gilles Tétart décrit la valeur de certains aliments, comme le miel ou la gelée royale, perçus comme pouvant rendre le corps plus vivant. Voir « Consommer la nature et parfaire son corps. Les produits apicoles », Études rurales, 165-166, 2003, p. 9-31. ↩
    Trouble alimentaire caractérisé par une volonté obsessionnelle d’ingérer une nourriture saine et le rejet systématique des aliments perçus comme malsains. ↩
    Silvia Federici, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Entremonde, 2014 ; Barbara Ehrenreich et Deirdre English, Sorcières, sages-femmes et infirmières. Une histoire des femmes et de la médecine, éd. Cambourakis, 2015 [1976 ↩
    L’autogynécologie recouvre un spectre de pratiques qui va de la gynécologie médicale – contraception, traitement de pathologies gynécologiques, dépistage du cancer du sein par l’autopalpation, avortement, traitement de la ménopause, sexualité – à la réappropriation du corps et des représentations qui y sont liées. ↩
    Un groupe féministe l’a tout récemment repris et réécrit. Notre corps, nous-mêmes, Hors d’atteinte, 2020. ↩
    Le collectif Stop-VOG anime aujourd’hui cette lutte en levant le silence autour des violences commises par le médecin Émile Daraï, officiant à l’hôpital Tenon. Leur site. ↩
    Expression utilisée par Émilie Hache, dans Reclaim, Anthologie de textes écoféministes, Cambourakis, 2016, p. 25. ↩
    « Du fait que les femmes sont une propriété matérielle concrète, se développe sur elles (et contre elles) un discours de la Nature. On les crédite (comme le croient certaines optimistes), on les accuse (en fait) d’être des êtres naturels, immergés dans la Nature et d’être mues par elle. Des choses vivantes, en quelque sorte. », ibid., p. 80. ↩
    À retrouver ici. ↩
    Groupe de femmes se réunissant afin de mieux connaître leur corps, prendre soin de leur santé et trouver plus d’autonomie, fabriquant ce faisant une auto-expertise collective. ↩
    Catherine Fussinger, Séverine Rey et Marilène Vuille, « S’approprier son corps et sa santé. Entretien avec Rina Nissim », Nouvelles Questions féministes, no 25, Éditions Antipodes, 2006, p. 98-116. ↩
    C’est une expression du collectif Cabrioles. Voir « L’autodéfense sanitaire. Entretien avec le collectif Cabrioles », propos recueillis par Aliènor Bertrand, Patrick Giraudoux et Arnaud Macé dans Les Temps des pandémies, Belin, 2023. ↩
    Nicolas Marquis, Du bien-être au marché du malaise, Presses universitaires de France, 2014, et Katie Thornton, « L’industrie des médecines alternatives voit dans le Covid long une opportunité commerciale », disponible ici. ↩
    Denisse Guerrero Márquez, « Approches théoriques et conceptuelles pour une épidémiologie féministe », traduction effectuée par le collectif Cabrioles, à lire ici ↩
    Expression utilisée par Denisse Guerrero Márquez. ↩
    Un grand merci au collectif Cabrioles dont je reprends ici les pistes et questions posées.

    https://www.jefklak.org/errances-paramedicales

    #santé #féminisme #médecine_non_conventionnelle #phytothérapie#massages #réflexologie #iridologie #nutrition #ésotérisme #anatomie #Fédération_des_écoles_de_naturopathie (#Féna) #causalisme #vitalisme #humorisme #hygiénisme #holisme #corps #toxines #dégénérescence #villes #urbanité #modernité #industrialisation #corps #héliothérapie #hydrothérapie #écologie_corporelle #retour_à_la_terre #vulnérabilités #nature #homophobie #sexisme #solitude #Médiator #Spasfon #industrie_pharmaceutique #probiotiques #compléments_alimentaires #sucre #hygiène #orthorexie #gynécologie #autogynécologie #self-help #Mouvement_pour_la_liberté_de_l’avortement_et_de_la_contraception (#MLAC) #planning_familial #éducation_populaire #santé_sexuelle #écoféminisme #essentialisme #Frauenweise #Dispensaire_des_femmes #Rina_Nissim #luttes_féministes #naturopathie_féministe #autonomie-santé #médecine_populaire #alternative #médecine_patriarcale #patriarcat #validisme #individualisme #autonomie #santé_publique #Denisse_Guerrero_Márquez #Nuestra_Salud_Feminista #épidémiologie_féministe

    déjà signalé ici par @lyco :
    https://seenthis.net/messages/1103951

    • #Anthroposophie et #écofascisme, par #Peter_Staudenmaier

      L’anthroposophie est la religion ésotérique fondée par #Rudolph_Steiner dont les avatars tentaculaires et pseudo-scientifiques infiltrent aussi bien le tissu institutionnel et politique de l’écologie que les milieux de l’agriculture, éducation et médecine alternatives. Son histoire est indissociable du #totalitarisme_raciste.

      Historien et écologiste social, engagé dans le mouvement anarchiste, le mouvement vert, et le mouvement coopératif aux États-Unis et en Allemagne, Peter Staudenmaier est professeur à l’université de Marquette (Wisconsin).

       » En juin 1910, Rudolf Steiner, le fondateur de l’anthroposophie, commença une tournée d’exposés en Norvège par une conférence devant un public nombreux et attentif. Le cycle de conférences était intitulé « La mission des âmes nationales en relation à la mythologie germano-nordique ». Dans les conférences d’Oslo, il présenta sa théorie des « âmes de peuple » ou « nationales » (#Volksseelen en allemand, la langue natale de Steiner) et accorda une attention particulière aux questions mystérieuses de « l’#esprit_nordique ». Les « #âmes_nationales » de l’Europe du Nord et Centrale appartiennent, expliqua Steiner, aux peuples « germano-nordiques », le groupe ethnique le plus spirituellement avancé du monde, qui avait été à l’avant-garde de la plus élevée des cinq « races- racines » historiques. Cette cinquième race-racine supérieure, raconta Steiner à ses auditeurs d’Oslo, était bien sûr la race « #race_aryenne ».

      Si cette cosmologie particulière semble étrangement similaire aux mythes teutons de Himmler et Hitler, la ressemblance n’est pas fortuite. L’anthroposophie et le national socialisme ont tous deux des racines profondes dans la confluence des nationalismes, populismes de droite, romantismes proto-environnementalistes, et #spiritualismes_ésotériques qui caractérisaient une grande partie de la culture allemande et autrichienne à la fin du dix-neuvième siècle. Mais le lien entre la pseudo-religion stratifiée racialement et la montée des nazis va bien au-delà de simples parallèles philosophiques. L’anthroposophie a eu une influence concrète sur l’« aile verte » du #fascisme allemand. En outre, la politique réelle de Steiner et de ses disciples a toujours montré une ligne profondément réactionnaire.

      Pourquoi l’anthroposophie, en dépit de ses éléments racistes évidents et son passé de compromission, continue-t-elle à jouir d’une réputation progressiste, tolérante, éclairée et écologique ? Les détails des enseignements de Steiner ne sont pas bien connus en dehors du mouvement anthroposophique, et dans ce mouvement la longue histoire de l’implication idéologique dans le fascisme est en général refoulée ou carrément niée. De plus, de nombreux anthroposophes ont individuellement gagné du respect pour leur travail dans l’éducation alternative, dans l’agriculture biologique, et dans le mouvement écologiste. Néanmoins, il est regrettable que la collaboration anthroposophique avec une racine spécifiquement “écologiste” du fascisme persiste au XXIe siècle.

      Les groupes anthroposophiques organisés sont souvent mieux connus à travers leur vaste réseau d’institutions publiques. Les plus populaires d’entre elles sont probablement le mouvement des #écoles_Waldorf, avec des centaines d’écoles dans le monde, suivi par le mouvement d’#agriculture_biodynamique, qui est particulièrement actif en Allemagne et aux États-Unis. D’autres entreprises anthroposophiques bien connues comprennent les produits cosmétiques et pharmaceutiques #Weleda et le label #Demeter pour les produits alimentaires sains. La communauté nouvel-âge de #Findhorn en Écosse possède aussi une forte composante anthroposophique. Les anthroposophes ont joué un rôle important dans le développement des #Verts allemands et l’ancien ministre de l’intérieur allemand, #Otto_Schilly, un des plus importants fondateurs des Verts, est un anthroposophe.

      Compte tenu de cette vaste visibilité publique, il est peut-être surprenant que les fondements idéologiques de l’anthroposophie ne soient pas mieux connus. Les anthroposophes eux-mêmes, cependant, considèrent leur doctrine hautement ésotérique comme une « #science_occulte » propre à une élite éclairée spirituellement. Le nom même d’anthroposophie suggère à beaucoup d’étrangers une orientation humaniste. Mais l’anthroposophie est à bien des égards une vision du monde anti-humaniste, et des humanistes comme Theodor Adorno et Ernst Bloch s’y sont opposés dès le début. Son rejet de la raison au profit de l’expérience mystique, sa subordination des actions humaines à des forces surnaturelles, et son modèle complètement hiérarchisé du développement spirituel, tout cela montre que l’anthroposophie est contraire aux valeurs humanistes. »

      https://www.ccmm.asso.fr/anthroposophie-et-ecofascisme-par-peter-staudenmaier
      #ésotérisme #racisme #humanisme

      Le texte téléchargeable en pdf :
      https://jf.bizzart.biz/ArticlesPDF/PS_EcofascismeV2.pdf

  • Lohnkürzung : Kapital erpresst Standort
    https://www.jungewelt.de/artikel/525152.lohnk%C3%BCrzung-kapital-erpresst-standort.html

    Le capital lance une campagne de réduction des frais alias des salaires. A la rentrée papa et maman travailleront plus pour gagner moins. Bonnes vacances !

    39.6.2026 von David Maiwald - Das Ziel ist Lohnkürzung: Kapitalverbände und ihnen gewogene Medien stellen massenhaft Stellenstreichungen in der Industrie in Aussicht

    Schocknachrichten zum Wochenstart. »Die Industrie wandert ab – 100.000 Jobs in Gefahr«, titelte das Handelsblatt am Montag. »Vor allem bei den Automobilherstellern, im Maschinenbau und in der Bauindustrie« könnten noch innerhalb der kommenden sechs Monate mehr als 100.000 Stellen gestrichen werden, heißt es im Bericht, der sich auf eine Umfrage der Unternehmensberatung Horvath unter 1.000 Unternehmen bezieht. 60 Prozent der befragten Firmen, »hauptsächlich mittelständische (…) mit einem Umsatz von mehr als 100 Millionen Euro«, planen demnach, Jobs zu streichen. Die Strategie der Betriebe bis 2030 lasse sich unter dem Motto »raus aus Deutschland« zusammenfassen. Hauptgrund für die Kürzungspläne laut Handelsblatt: »das teure Personal«.

    Schon zum Wochenende hatte Volkswagen bekanntermaßen Stellenstreichungen in der selben Größenordnung angekündigt. Das Manager-Magazin, mit Informationen von »Insidern« versorgt, hatte zudem berichtet, dass die VW-Werke in Zwickau, Hannover und Emden sowie das Audi-Werk in Neckarsulm geschlossen werden sollten. Untergangsstimmung auch im Handelsblatt: Seit 2025 seien mehr als 127.000 Stellen in der Industrie weggefallen, seit 2019 sollen es insgesamt schon 341.500 Jobs gewesen sein. Die Strategie der Unternehmen bis 2030 zeige sich »zurückhaltend, wenn es um die Schaffung neuer Arbeitsplätze geht« und setze »verstärkt auf Automatisierung und den Einsatz künstlicher Intelligenz«.

    Und Lohnkürzungen: Wie die Frankfurter Allgemeine Zeitung vergangene Woche berichtete, würde VW-Tochter Porsche die Herstellung des Luxus-SUV »Cayenne« mit allen drei möglichen Antriebsvarianten wieder im Werk in Leipzig produzieren. Nach nur wenigen Monaten würde sie vom topmodernen Werk in der slowakischen Hauptstadt Bratislava wieder nach Sachsen gehen, um dort die Auslastung »abzusichern«: »Voraussetzung ist allerdings, dass die Arbeitnehmerseite sich auf eine spürbare Absenkung der Löhne einlässt, weil die Entgelthöhen in der Slowakei deutlich unter dem Niveau der deutschen Porsche-Mitarbeiter liegen.«

    »Wir ‌sind preislich nicht mehr wettbewerbsfähig«, schloss sich der Hauptgeschäftsführer des Kapitalverbands der Metall- und Elektroindustrie, Oliver Zander, der Lohnkürzungskampagne am Montag an. Es brauche grundlegende Strukturreformen und »mehr Entlastung für die Wirtschaft«, ließ er seinen Verband mitteilen. Es sei für Unternehmen schlicht »nicht mehr ‌attraktiv, am Standort ‌Deutschland zu investieren«. Die Klagelaute flankiert der Boss der Bosse mit einer Drohkulisse: 320.000 Stellenstreichungen habe es seit 2019 in der Metall- und Elektroindustrie gegeben. In der Branche arbeiteten dem Verband zufolge im April schon 100.000 Menschen weniger als noch vor einem Jahr.

    Am Montag machte dann ein Bericht des Springer-Boulevards die Runde, wonach die Zusammenarbeit von VW mit dem Technik- und Zulieferkonzern Bosch für autonomes Fahren beendet werde. Nach Investitionen von 1,5 Milliarden Euro erweise sich die Technik als nicht wettbewerbsfähig, hieß es. Es ist als das Eingeständnis des größten deutschen Autoherstellers zu lesen, dass man endgültig den Anschluss an die internationale Konkurrenz verloren hat. Die Arbeiter im Konzern sind dafür allerdings nicht verantwortlich.

    Unternehmen ächzen unter ihrer Last, das soll der deutschen Bevölkerung offenbar ins Hirn. »Die Personalkosten belasten uns in Deutschland mehr noch als die gestiegenen Energiepreise«, zitierte das Handelsblatt den Chef des Chemieriesen BASF, Markus Kamieth. Flankiert wird die Aussage im Text mit einer Studie des kapitalnahen Instituts der deutschen Wirtschaft, das der Bundesrepublik 22 Prozent höhere »Arbeitskosten« bescheinigt, und noch höhere, »unter anderem durch steigende Sozialabgaben«. Im regierungsseitigen Tenor von Sozialkürzung und Aufrüstung sehen Konzerne und Kapitalverbände offenbar einen günstigen Zeitpunkt zum Angriff auf die Löhne.

    #Allemagne #industrie #salaires

    • La Caf m’avait inventé un indu de 6900 €, que j’ai contesté et pour lequel une requête auprès du pôle social du tribunal judiciaire était en cours pendant que la Caf rabotait sévère mon allocation logement pour se rembourser ( à ce rythme, il aurait fallu huit ans), jusqu’à ce qu’ils abandonnent afin de ne pas être condamnés.
      Le premier courrier m’annonçant cet “indu” le chiffrait est à 69 000 et quelques euros.

  • How Europe ships its waste to Morocco and calls it ‘recycling’

    European waste fills Moroccan kilns. Communities near Casablanca are left breathing the fumes

    Fatima’s eight-year-old son coughed through another sleepless night in Mediouna, a neighbourhood southeast of Casablanca, Morocco, where the air carries something heavier than dust. “I only worry about my child,” she said, unfolding medical records worn soft from handling. “The doctor told me I had to move. But we don’t have a place to go.”

    Morocco’s government has issued 416 permits authorising the import of European waste — clothes, rubber tyres, industrial byproducts — burned as fuel in cement kilns across the Casablanca-Settat region, including within 15 kilometres (9 miles) of her home. European corporations save an estimated USD 52 million a year by shipping their waste here rather than processing it at home. Fatima doesn’t know that; what she knows is that her son can’t breathe, and that some nights the smell reaches dozens of kilometres from the landfill.

    An investigation drawing on exclusive Basel Action Network trade data, customs records and Freedom of Information responses found that European countries shipped at least 36,611 tonnes of waste to Morocco between September 2024 and September 2025, 93 percent of it classified as “reusable” despite declared values as low as EUR 0.10 (USD 0.11) per kilogram.

    Industry sale prices for sorted reusable clothing run between EUR 0.50 and EUR 1.50 (USD 0.57 and USD 1.7) per kilogram. At that price, a shipment barely covers sorting and freight.

    The gap suggests not just different markets but different goods — genuinely reusable clothing commands higher prices, while low declared values indicate material destined for disposal rather than resale.
    The economics of dumping

    The arithmetic is brutally simple. Treating waste properly in Europe costs, conservatively, around USD 100 (EUR 88) per tonne. Shipping it to Morocco and burning it in cement kilns costs USD 36 to USD 39 (EUR 32 to EUR 34). Applied to the 821,500 tonnes Morocco reported importing in 2024, that differential is worth roughly USD 50 million (EUR 44 million) a year — a figure that explains why the trade keeps accelerating before the EU export ban on plastic waste deadline on November 21, 2026.
    Chart showing: Spain dwarfs all other EU exporters — shipping up to 4.5 million kg of waste to Morocco in a single month, while every other country combined barely registers. Source Basel Network trade records, Sep 2024–Sep 2025

    The 36,611-tonne ban figure captures only what Europe still ships under waste codes: clothing, plastics, paper, electronics. The Moroccan Energy Transition and Sustainable Development Ministry’s much larger total includes 517,000 tonnes of ferrous metals and 200,600 tonnes of organic residues that European exporters list as commodity scrap, not waste. The gap between the two figures is essentially the volume reclassified out of the waste category before it leaves Europe. “The longer the chain of parties involved, the shorter the chain of enforcement,” says Paola Ficco, environmental lawyer and director of the Italian magazine Rifiuti. “Unofficial flows are undetectable.”

    Spain handles nearly 80 percent of clothing exports to Morocco — 73 tonnes a day — and two-thirds of its plastic waste.

    The corporate players are embedded. The French firm CHIMIREC established a Moroccan subsidiary in 2020 to produce “Energy Substitution Fuel” for cement manufacturers. CHIMIREC Maroc told us it processes only domestic waste. LafargeHolcim’s Ecoval subsidiary is the country’s primary industrial waste treatment provider. Ciments du Maroc, owned by Germany’s Heidelberg Materials, operates a grinding centre at Jorf Lasfar — a documented entry point for European shipments. Neither LafargeHolcim nor Ciments du Maroc responded to requests for comment.
    The loophole

    The Basel Convention nominally restricts wealthy nations from dumping hazardous waste on poorer ones. In practice, a single word change on a customs form — from “waste” to “secondary raw material” — transforms a regulated substance into an unregulated commodity.

    According to data collected through a Freedom of Information request, the Italian Institute for Environmental Protection and Research (ISPRA) told us that between 2020 and 2023 no Italian waste was registered as having gone to Morocco “for disposal purposes” — but, in the same response, it acknowledged that “small quantities” had been shipped during 2021, 2022 and 2023 “for the purpose of material recovery.”

    UN Comtrade records for 2023 confirm the flow; approximately 817 tonnes of Italian rubber waste reached Morocco that year, worth USD 427,000. The following August, the Moroccan Ministry of Energy Transition authorised the import of 20,000 tonnes from Italy alone.
    Chart showing that 93 % of EU waste exported to Morocco is declared as “worn clothing”

    The contradiction is the loophole. Under EU law, burning waste in a cement kiln counts as “energy recovery,” not “disposal.” Reclassifying garbage as alternative fuel or reusable merchandise allows European countries to legally erase millions of tonnes from their disposal ledgers while keeping their domestic recycling statistics pristine.
    The human cost

    The health impacts accumulate invisibly. Communities living near Moroccan cement plants face an excess risk of respiratory disease, cancer and mortality. Peer-reviewed research on cement kilns co-processing hazardous waste has measured dioxin emissions rising more than fourfold once hazardous waste enters the fuel mix. In Morocco specifically, occupational cement exposure has been directly linked to chronic obstructive pulmonary disease — a leading cause of respiratory mortality.

    Mediouna’s landfill alone receives 1.2 million tonnes a year and is approaching saturation; in November 2024, the World Bank approved a USD 250 million programme to upgrade Morocco’s landfills — a tacit acknowledgement that domestic capacity is inadequate before any added burden from imports.

    When the government approved more than two million tonnes of new imports in August 2024, activist Mohamed Benata of the Environmental Assembly of Northern Morocco called it “incompatible with the spirit of citizenship” and unconstitutional. In 2016, similar outrage forced the government to suspend Italian waste imports. The shipments resumed.

    European corporate accountability law does not reach what happens after the containers leave port. The 2024 Corporate Sustainability Due Diligence Directive “ends with handing over the goods, more or less,” says Miriam Saage-Maaß, legal director at the European Center for Constitutional and Human Rights. Whether European exporters bear any responsibility for what then burns inside Moroccan kilns, she adds, “depends on how direct EU exporters are connected to the waste burning.”

    From November 2026, the EU will ban plastic waste exports to non-OECD countries like Morocco; other non-hazardous waste exports will follow in May 2027 unless a country is on an approved list. Morocco submitted its application in February 2025. “Circularity cannot become an elegant way to outsource health and environmental impacts to other communities,” says Cristina Guarda, an Italian MEP from the Greens/EFA, “creating ‘sacrifice zones’ outside Europe.”

    Back in Mediouna, Fatima remains caught in the middle. Europe celebrates its recycling milestones; Morocco counts the jobs. She and families like hers are left breathing the toxic fumes — from waste produced at home and shipped in from a continent that no longer wants its own.

    https://globalvoices.org/2026/06/28/how-europe-ships-its-waste-to-morocco-and-calls-it-recycling
    #green-washing #recyclage #Maroc #habits #Casablanca #industrie_de_la_mode #coût #déchets #Espagne #CHIMIREC #Heidelberg_Materials #LafargeHolcim #Ciments_du_Maroc #convention_de_bâle #plastique #papier

  • #Devoir_de_vigilance : #TotalEnergies condamnée à prévenir les #risques_climatiques liés à l’utilisation de ses #carburants

    Dans un #jugement qui fera date, la justice a estimé que la multinationale pétrogazière manque à son devoir de vigilance tant qu’elle n’intègre pas mieux les conséquences climatiques de ses activités. Les juges lui donnent six mois pour décrire et prévenir les #risques liés à la combustion des énergies fossiles qu’elle extrait, ce qu’elle a toujours refusé de faire.

    En pleine canicule, TotalEnergies se prend une douche froide ! Ce jeudi, le géant français des énergies fossiles a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour manquement à son devoir de vigilance climatique, dans un contentieux qui l’opposait depuis 2020 à plusieurs ONG (Notre Affaire à tous, Sherpa, France nature environnement) et à la Ville de Paris.

    Après y avoir consacré deux jours d’audience en février – un délai hors normes pour ce genre d’affaire –, le tribunal vient de donner raison aux quatre requérantes dans leur interprétation du devoir de vigilance, tel qu’instauré en mars 2017 par la loi du même nom.

    Pour la première fois, le juge reconnaît notamment que la prévention des « atteintes graves » aux humains et à l’environnement qui incombe à la multinationale doit également prendre en compte les risques climatiques liés à ses activités.

    Plus important encore, il ajoute que cette #responsabilité_climatique s’étend non seulement à ses émissions directes – liées au fonctionnement de ses propres installations – mais aussi indirectes (scope 3), c’est-à-dire à la combustion des produits pétroliers et gaziers qu’elle extrait et met sur le marché.

    90% des émissions « oubliées » par TotalEnergies

    Jusqu’ici, TotalEnergies a toujours vivement refusé d’intégrer les #émissions de #scope_3 à son plan de vigilance, arguant qu’elles étaient de la seule responsabilité de ses client·es. Elles ont pourtant représenté 90% de ses émissions en 2024, sur un total (scopes 1, 2 et 3) de 376 millions de tonnes de CO2 équivalent, selon l’entreprise.

    Pour le tribunal, TotalEnergies est au contraire bien « en mesure d’exercer une #influence » sur ces émissions qui font « partie des incidences négatives résultant de la propre activité du groupe ». « Il n’est pas contesté que l’extraction du pétrole ou du gaz est destiné à être mis sur le marché et à être consommé [sic] », cingle-t-il dans sa décision, insistant sur le « #lien_de_causalité très fort qui existe entre l’extraction du #pétrole et sa combustion, et partant, des émissions de gaz à effet de serre ».

    En conséquence, le tribunal donne six mois à la société pour compléter son plan de vigilance « en ajoutant les émissions de gaz à effet de serre de scope 3 dans la cartographie des risques et les mesures les concernant ». « C’est fondamental », insiste Sébastien Mabile, avocat des requérant·es. « Si TotalEnergies doit prendre en compte le scope 3, toutes les entreprises soumises au devoir de vigilance vont être tenues de le faire aussi », se félicite-t-il.

    Le juge donne rendez-vous à l’entreprise le 21 janvier 2027 pour vérifier la teneur des mesures mises en œuvre. Si elles sont jugées insuffisantes, le tribunal pourra prononcer une nouvelle condamnation.

    https://vert.eco/energie/devoir-de-vigilance-totalenergies-condamnee-a-prevenir-les-risques-climatiques
    #justice #condamnation #industrie_du_pétrole #énergies_fossiles #énergie

  • [Vidéo] Le #gouvernement interpellé sur le déversement de produits chimiques chez #Imerys #Glomel : « Entre l’andalousite et l’eau, que choisit-on ? »
    https://splann.org/pollution-imerys-glomel-gouvernement

    La députée LFI-NFP de Guingamp a interrogé le gouvernement au sujet du contrôle des installations minières, le 16 juin 2026, à l’Assemblée nationale. #murielle_lepvraud rebondissait sur nos révélations concernant un déversement de produits chimiques au sein du site Imerys de Glomel, dans le sud des Côtes-d’Armor. L’article [Vidéo] Le gouvernement interpellé sur le déversement de produits chimiques chez Imerys Glomel : « Entre l’andalousite et l’eau, que choisit-on ? » est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Pollutions #allier #Andalousite #anne_le_hénanff #assemblée_nationale #biodiversité #Côtes_d'Armor #eau #échassières #écosystème #emmanuel_macron #environnement #icpe #industrie_minière #inspection #installations_classées #lithium #mine #mines #pollution #relance_minière #sébastien_lecornu

  • Every #fusion #startup that has raised over $100M
    https://techcrunch.com/2026/06/19/every-fusion-startup-that-has-raised-over-100m

    Fusion startups have raised $7.1 billion to date, with the majority of it going to a handful of companies.

    Over the last several years, fusion power has gone from the butt of jokes — always a decade away! — to an increasingly tangible and tantalizing technology that has drawn investors off the sidelines.

    The technology may be challenging to master and expensive to build today, but fusion promises to harness the #nuclear reaction that powers the sun to generate nearly limitless energy here on Earth. If startups are able to complete commercially viable fusion #power_plants, then they have the potential to upend trillion-dollar markets.

    The bullish wave buoying the fusion #industry has been driven by three advances: more powerful computer chips, more sophisticated AI, and powerful high-temperature #superconducting #magnets. Together, they have helped deliver more sophisticated reactor designs, better simulations, and more complex control schemes.

    It doesn’t hurt that, at the end of 2022, a U.S. Department of Energy lab announced that it had produced a controlled fusion reaction that produced more power than the lasers had imparted to the fuel pellet. The experiment had crossed what’s known as scientific breakeven, and while it’s still a long ways from commercial breakeven, where the reaction produces more than the entire facility consumes, it was a long-awaited step that proved the underlying science was sound.

    Founders have built on that momentum in recent years, pushing the private fusion industry forward at a rapid pace.

  • Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de #guillaume_meurice, à #landerneau
    https://splann.org/la-derniere-landerneau-agro-industrie

    La satire politique rencontrait l’enquête journalistique, mardi soir, à Landerneau. Guillaume Meurice et ses acolytes avaient invité #nicolas_legendre et #julie_lallouët-geffroy pour la première date de La Dernière tournée. Attirant plus de 5.000 fans d’humour corrosif, au bord de l’Elorn. L’article Les journalistes de « Splann ! » décortiquent le système agro-industriel devant 5.000 personnes, au micro de Guillaume Meurice, à Landerneau est apparu en premier sur Splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire #agriculture #agroalimentaire #agroindustrie #algues_vertes #Aymeric_Lompret #azote #biodiversité #crédit_mutuel_arkea #élevage #environnement #eureden #finistère #groupama #juliette_arnaud #nitrates #office_central_de_landerneau #pesticides #Pierre-Emmanuel_Barré #pollution #silence_dans_les_champs

  • Nous rouvrons les commandes de #livrets d’enquête à l’occasion de notre invitation dans La Dernière avec #guillaume_meurice sur #radio_nova
    https://splann.org/vente-livrets-la-derniere-landerneau

    À l’occasion de notre invitation dans La Dernière avec la bande de Guillaume Meurice sur Radio Nova en direct de #landerneau, nous rouvrons nos commandes de livrets d’enquête pendant quelques heures. L’article Nous rouvrons les commandes de livrets d’enquête à l’occasion de notre invitation dans La Dernière avec Guillaume Meurice sur Radio Nova est apparu en premier sur #splann ! | Premier média d’enquête indépendant en Bretagne.

    #Industrie_agroalimentaire