• En train de la lire... et c’est pas mal

    #Mauvaises_Gens

    #Étienne_Davodeau vient d’une région catholique et ouvrière, les #Mauges. Ses propres parents sont un parfait exemple de gens, dont l’éducation s’est forgée entre l’#église et l’#usine, mûs très vite par la volonté d’agir. Leur parcours et leurs aspirations sont ceux d’une France à la recherche de justice et de progrès social, de l’après-guerre à l’élection de Mitterrand ?

    http://www.editions-delcourt.fr/images/rsz/27/275417edfb2668dfd28317fa3dddb086.jpg
    http://www.editions-delcourt.fr/serie/mauvaises-gens.html

    #rural #géographie_rurale #histoire #France #industrie #plein_emploi #mai_68 #france_rurale #BD #livre #syndicat #travail #bande_dessinée #luttes_ouvrières #classe_ouvrière


  • Pourquoi EVE
    https://www.eveprogramme.com/pourquoi-eve
    Je découvre ce programme/rencontre/regroupement de Danone, L’Oréal, SNCF, Orange and Co, son discours (et l’investissement financier que cela suppose) pour leaderchips et maitres du monde éclairé·es (of course).

    ça commence comme ça …

    En 2009, les femmes chez Danone ont pris conscience de leur co-responsabilité dans l’existence du plafond de verre.

    C’est donc toujours la faute à Eve ?

    Il faut le lire pour le croire, faites un petit tour, c’est assez comique quand même. Mais bon, il parait qu’il faut pas critiquer les initiatives de ce type. N’empêche, les femmes, ça se vend bien, un peu comme sauver les pandas.

    #marketing #industries #femmes #capitalisme #féminisme_libéral #femme_panda #DRH #performances


  • #Lactalis, roi de la dissimulation

    Bien avant le scandale des #salmonelles, Lactalis s’était déjà distingué en cachant ses défaillances aux pouvoirs publics. #Falsification_de_produits, optimisation fiscale, rejets polluants, etc., Mediacités s’est replongé dans les dossiers d’un empire très secret.

    https://www.mediacites.fr/wp-content/uploads/2018/01/Lactalis-Craon.jpg
    https://www.mediacites.fr/nantes/enquete-nantes/2018/01/12/lactalis-roi-de-la-dissimulation
    #évasion_fiscale #pollution #industrie_laitière #France #paywall

    • http://www.liberation.fr/france/2018/01/12/lactalis-emmanuel-besnier-le-boss-invisible_1622133

      A la tête du géant de l’agro-alimentaire depuis près de dix-huit ans, le Mayennais cultive le secret dans sa vie comme dans son groupe. Au point que les ministres n’ont pas son portable.

      Les doigts d’une main sont beaucoup trop nombreux pour compter les interviews qu’Emmanuel Besnier a accordées à la presse - nous aussi avons tenté d’entrer en contact, mais en vain… Depuis qu’il est patron de l’empire laitier Lactalis, c’est encore plus simple : il n’a pas parlé à un journaliste. Une rare photo de lui existe, réalisée à Zagreb en 2007 au ministère croate de l’Agriculture (ci-contre). Lors de sa venue vendredi à Bercy pour répondre à la convocation de Bruno Le Maire, il a emprunté une entrée discrète afin d’échapper aux objectifs des photographes. Alors que les syndicalistes agricoles se voient accorder audience plus qu’exceptionnellement, la grande majorité des 15 000 salariés français du groupe Lactalis n’ont jamais rencontré Emmanuel Besnier car il ne se rend jamais dans ses usines. Les ministres de l’Agriculture qui se succèdent rue de Varenne ne connaissent pas son numéro de portable. « Je ne l’ai même jamais rencontré », nous confiait Stéphane Le Foll avant de quitter son ministère en 2017. Au stade de Laval, l’héritier de Lactalis assiste aux matchs de son équipe de foot préférée (dont il est actionnaire et sponsor) depuis sa loge aux mêmes vitres fumées que sa berline. Dans un restaurant de la préfecture de la Mayenne où il a ses habitudes, il déjeune dans un salon privé. Il refuse de publier les comptes de son groupe, qui ne l’ont été qu’une fois et sous la contrainte lors de l’OPA hostile mais réussie contre l’Italien Parmalat en 2011. « Il a repris l’adage de son père : le bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit », a confié un jour à Paris Match son ami Jean Arthuis, eurodéputé et ex-ministre, un des rares à le fréquenter.

      La 8e fortune française.
      S’il est invisible et muet, Besnier pèse très lourd. En 2017, le magazine Forbes l’a classé 8e fortune française et 116e mondiale, avec 11,3 milliards de dollars (9,32 milliards d’euros). Pour mémoire, quatre ans plus tôt, elle était estimée à 4,3 milliards de dollars. De quoi investir dans un jet privé, des costumes et des propriétés de luxe sous les tropiques ou fréquenter le Fouquet’s et les clubs du moment ? Que nenni. Le milliardaire élancé (1,90 mètre), à l’élégance sobre (dit-on), ne se rend pas davantage au Rotary Club ou au Lions Club. Ni ne fraye parmi les politiques en vue, les puissants des affaires ou les cercles parisiens. Le PDG n’a aucune vie publique, à l’instar de son paternel Michel.

      C’est la mort de ce dernier en juin 2000 d’une crise cardiaque dans sa maison de Marbella qui l’a propulsé dans le fauteuil de PDG de Lactalis, groupe familial qu’il avait rejoint immédiatement après ses études à l’Institut supérieur de gestion, à Paris. Il n’a alors que 29 ans. Plus tôt, l’héritier a étudié dans deux institutions catholiques de Laval, sa ville de naissance. Après ses études supérieures, Emmanuel Besnier s’est forgé une expérience dans la production aux Etats-Unis, puis dans la logistique et les questions commerciales en Espagne. Avant de rejoindre le siège lavallois en 1995 pour devenir directeur du développement et occuper un bureau voisin de celui du paternel durant cinq ans. Ses interlocuteurs le disent solitaire, calme, franc et peu adepte du haussement de ton, à l’inverse de son père. Mais il serait ferme, pour ne pas dire intransigeant et brutal : à l’image de sa gestion de la crise avec les producteurs-fournisseurs de lait depuis 2016.

      En 4×3.
      Le propriétaire du leader mondial du secteur (avec sa sœur et son frère, actionnaires à 49 % du groupe mais sans responsabilité opérationnelle) a soufflé ses 47 bougies en septembre dans son château du XIXe avec sa femme et leurs trois enfants. C’est son père qui avait acheté en 1973 cette demeure d’Etrammes, près de Laval, où il a vécu au quotidien et vient désormais en famille le week-end profiter du court de tennis, de la piscine et du sauna. Pour l’anecdote, à l’occasion de son mariage, le publicitaire Jean-Claude Decaux, qui travaille avec Lactalis, avait décidé de placarder dans les panneaux 4 × 3 de Laval des affiches « Félicitations président ! » Furieux, le tout frais époux avait fait tout enlever. A Paris, le cadet loge dans un appartement du VIIe arrondissement situé près de ceux de son frère et de sa sœur. En vacances, Emmanuel Besnier et les siens rejoignent leur maison de l’île de Ré ou le chalet de Courchevel où le tycoon mayennais aime skier. Pas bling-bling, mais dans les codes bourgeois.

    • Par contre je ne comprends pas comment fonctionne la procédure de rappel. Pourquoi le fait qu’il y ait encore des ventes de ce lait par certains supermarchés serait-il imputable à Lactalis et non pas au supermarché en question.

    • http://www.liberation.fr/france/2018/01/16/lactalis-la-ville-de-craon-a-cran_1622784

      En Mayenne, depuis l’arrêt de l’activité de l’usine où ont été retrouvées des traces de salmonelles, 250 personnes ont été placées au chômage technique. L’inquiétude et l’agacement sont palpables.

      A Craon, petite ville de la Mayenne où coule l’Oudon, et où se dresse un orgueilleux château du XVIIIe, le ciel est lourd et l’inquiétude dans toutes les têtes depuis l’arrêt de l’activité de l’usine Lactalis, où ont été retrouvées des traces de salmonelles. Avec 250 personnes placées au chômage technique sur un effectif de 327 employés affectés à la production de poudre de lait, la grande question demeure la durée de cette période d’inactivité.

      « Tout le monde est très inquiet car tout le monde connaît des gens qui travaillent à l’usine, souligne Régine, 56 ans, venue faire son marché sur une place de la ville. Personnellement, j’y ai des amis qui travaillent avec leur fils et je n’ose même pas les appeler. La Mayenne est un département rural où on a besoin de ces emplois. »

      Tirant son chariot devant les étals débordant de clémentines et de salades vertes, Régine salue en outre la « conscience professionnelle » et le sérieux des employés de Lactalis, et ne comprend pas ce qui a pu se passer pour provoquer la contamination. Mariée à un inséminateur qui fait régulièrement le tour des élevages de la région, elle ne cache pas en revanche son ressentiment vis-à-vis du géant laitier : « Est-ce qu’il ne va pas en profiter encore pour baisser le prix du lait ? Début janvier, alors que toutes les laiteries augmentaient leurs prix, Lactalis baissait le sien. Ils n’en ont rien à faire des éleveurs, ni de la laiterie ! » Une manifestation d’éleveurs devant l’usine est d’ores et déjà annoncée pour vendredi.

      « On en a marre des journalistes »

      Devant la petite camionnette d’où s’échappent les effluves parfumés de galettes de sarrasin, le sentiment d’inquiétude est tout aussi prégnant. Mais se double aussi d’exaspération, voire de franche colère face aux feux médiatiques dont fait l’objet la commune.

      « Vous fouillez la merde et vous ne faites qu’en rajouter ! » s’emporte une dame engoncée dans son anorak à l’adresse des journalistes qui défilent ces derniers jours dans la petite ville de 4 500 habitants, dont le maire, comme les employés de Lactalis, déclinent toute déclaration. « Je suis productrice de lait et au finale, c’est encore les éleveurs qui vont morfler », ajoute-t-elle, même si pour l’heure, le lait des producteurs qui fournissaient l’usine de Craon est livré sur d’autres sites.

      « Pourquoi on ne parle pas de ce qui va bien à Craon ? » suggère de son côté un amateur de crêpes et de hippisme, qui cite le dernier vainqueur des championnats du monde de gentlemen riders, remporté à Doha par un natif de Saint-Quentin-des-Anges, une commune voisine. « On en a marre des journalistes qui viennent seulement ici pour démolir, reprend un grand gaillard, aux cheveux frisés comme seul rempart à la pluie. Allez voir à Monaco ce qui s’y passe et laissez-nous tranquilles ! »

      Logique industrielle

      Une dame de 52 ans, cheveux tirés en arrière et sourire entendu, qui dit connaître plusieurs employés de Lactalis, se montre plus conciliante. Et laisse entendre à demi-mot que l’hygiène dans l’usine de Craon où l’on produit en continu, jour et nuit, du lait infantile mais aussi du fromage, n’a pas toujours été irréprochable : « Ceux qui travaillent à l’usine savent bien qu’il y a déjà eu des petits problèmes. Il fallait bien un jour que ça éclate. »

      Devant la rôtisserie, un bonnet de laine enfoncé sur le crâne, Vincent Guillet, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, s’interroge de son côté sur une logique industrielle qui, a force de vouloir tout aseptiser au maximum, rend peut-être plus sensible l’être humain à la moindre bactérie. « Alors que dans les fromages, on a aussi des bactéries, des champignons », remarque-t-il, tout en approuvant les contrôles systématiques de la laiterie sur le lait tiré dans le tank de l’exploitation, comme à la sortie du camion-citerne. Eleveur de vaches laitières installé à Craon et produisant pour Lactalis, il déplore l’absence de syndicat au sein de l’usine : « A chaque fois que quelqu’un a voulu monter une section, il s’est fait viré. Et aujourd’hui, on envoie des gens travailler sur d’autres sites, sans personne pour discuter des conditions. »

      « Manque de rigueur dans les contrôles »

      Au bar-restaurant la Station, avec plat du jour et hors-d’œuvre à volonté, le son de cloche est un peu différent. Et on vitupère là aussi surtout contre « l’emballement » médiatique qui apparaît totalement démesuré face au problème de santé soulevé. « Il y a peut-être eu un manque de rigueur dans les contrôles, mais les conséquences ne sont pas si dramatiques, estime un client installé devant son expresso. On ne peut même pas dire combien il y a eu de cas avérés de salmonellose. Et des germes et des microbes, il y en a partout dans une maison. »

      Il en est un qui fait l’unanimité en s’attirant des huées lorsqu’il apparaît sur la chaîne d’info en continu : le président de l’Association des victimes du lait contaminé, Quentin Guillemain. « Lui, c’est un vrai fouteur de merde ! » s’exclame un retraité moustachu.
      Pierre-Henri Allain correspondant à Rennes

      Cet article est totalement désespérant. Les gens interrogés en sont quasiment à reprocher aux instances de contrôles d’avoir repéré les bactéries. Tout ça pour préserver du travail ! On est vraiment dans un pays d’aliéné·e·s.


  • Caporalato e macellazione carne: cosa c’è dietro al cotechino di Natale

    In alcuni casi i salumi arriveranno sulle nostre tavole a Natale attraverso appalti illegali, contratti irregolari e giornate lavorative di 13 ore. Negli impianti di macellazione della carne si diffonde il nuovo caporalato. La denuncia arriva dalla Flai Cgil dell’Emilia Romagna

    https://www.osservatoriodiritti.it/wp-content/uploads/2017/12/caporalato-2.jpg
    https://www.osservatoriodiritti.it/2017/12/18/caporalato-macellazione-carne
    #caporalato #travail #exploitation #Italie #industrie_de_la_viande #viande #alimentation



  • The price of fast fashion | Nature Climate Change

    https://www.nature.com/articles/s41558-017-0058-9
    https://media.springernature.com/m685/springer-static/image/art%3A10.1038%2Fs41558-017-0058-9/MediaObjects/41558_2017_58_Figa_HTML.jpg

    The fashion industry has changed rapidly in recent years with the increased prevalence of fast fashion, impacting the environment. Efforts to green this polluting industry require action from businesses and consumers.

    When individuals are considering how to minimize their carbon footprint, thoughts often turn to air travel with its large emissions, while some small day-to-day changes may be overlooked. The obvious daily changes that can be made include food choices — such as reducing meat and dairy consumption; personal energy use and supplier; and reduced consumerism.

    –—

    The Apparel Industry’s Environmental Impact in 6 Graphics | World Resources Institute

    http://www.wri.org/blog/2017/07/apparel-industrys-environmental-impact-6-graphics

    http://www.wri.org/sites/default/files/uploads/historic-projected-spending-apparel-key-markets.png

    Roughly 20 pieces of clothing per person are manufactured each year. Growth of the multi-trillion-dollar apparel industry has been fed by “fast fashion,” which makes clothing cheaply and quickly with a low price-tag. These visuals illustrate why the apparel industry must embrace a new approach to sustainably meet demand in tomorrow’s markets.

    #climat #textile #industrie_textile #vêtements


  • « Les nazis n’ont rien inventé. Ils ont puisé dans la culture dominante de l’Occident libéral » – Entretien avec Johann Chapoutot
    http://lvsl.fr/nazis-nont-rien-invente-ont-puise-culture-dominante-de-loccident-liberal-entret

    Johann Chapoutot est professeur d’ #histoire à l’Université Paris-Sorbonne, spécialiste de l’ #Allemagne nazie. Il a consacré de nombreux ouvrages à l’étude de l’idéologie #nationale-socialiste (La loi du #sang, le #nazisme et l’ #Antiquité…) traduits en sept langues et récompensés par de nombreux prix. Il s’intéresse aux fondements philosophiques, historiques et (pseudo-)scientifiques du nazisme ; il étudie les moyens par lesquels cette vision du monde a pu devenir hégémonique en Allemagne à partir de 1933. Ses analyses mettent en lumière certains aspects peu connus de ce phénomène historique ; nous avons décidé de le rencontrer.

    [...]

    LVSL : Vous mentionnez à plusieurs reprises l’importance du darwinisme social dans la vision du monde nationale-socialiste, ce courant de pensée selon lequel les individus les plus faibles d’une société sont destinés à mourir, en vertu de la loi impitoyable de la sélection naturelle. À l’origine, c’était une grille de lecture utilisée par des penseurs #libéraux anglo-américains, destinée à justifier la mortalité que causait le capitalisme au sein des classes populaires… Existe-t-il une continuité entre ce courant de pensée, et l’ #eugénisme racialiste propre au national-socialisme ?

    Totalement. Les #nazis sont des gens qui n’inventent rien. Lorsque j’ai commencé à étudier le nazisme il y a quinze ans, je l’ai fait dans l’idée qu’il était un phénomène monstrueux, maléfique, incompréhensible, en rupture radicale avec ce qui l’avait précédé… Mais quand j’ai lu les nazis, j’ai découvert qu’ils disent des choses tout à fait banales par rapport aux penseurs de leur temps. L’idée que toute vie est combat est d’une banalité absolue dans l’ #Europe du XXème siècle. Le #darwinisme_social a été introduit en Allemagne par un britannique, #Houston_Stewart_Chamberlain, gendre de #Wagner et mélomane. Il avait lu #Darwin et surtout les darwinistes sociaux : #Spencer, #Galton… En 1897, il rédige les Fondements du XIXème siècle, un livre qui pose les bases du darwinisme social allemand. Cet ouvrage est la passerelle culturelle entre le darwinisme social anglo-saxon et sa version allemande.

    Cette idée d’une lutte pour la vie, et d’une vie comme zoologie, d’une lutte zoologique pour l’existence en somme, qui passe par la sécurisation des approvisionnements et de la reproduction, se retrouve partout, singulièrement en Grande-Bretagne et en France ; en effet, le darwinisme social est la théorie d’une pratique politique – l’ordre #capitaliste, et géopolitique – la #colonisation. Il se trouve qu’au XIXème siècle, l’aventure coloniale allemande n’est pas très importante par rapport à ce qu’elle est en #France et en #Grande-Bretagne. Elle a donc été introduite tardivement dans ce pays, par #Chamberlain. Cette idée prospère rapidement, se développe, et nourrit les argumentaires pangermaniques : les Germains sont supérieurs aux #Slaves comme les #Britanniques le sont aux « #Nègres » ; par conséquent, les Germains doivent conquérir leur espace vital au détriment des Slaves. Les nazis récupèrent ces idées banales radicalisées par la Grande Guerre. La guerre de 14-18 prouve que les darwinistes sociaux ont raison : tout est guerre, lutte et combat. Les nazis décident de faire de cette expérience une politique : si les Allemands ne veulent pas mourir, ils doivent être réalistes, et laisser choir l’ #humanisme et l’humanitarisme. Il faut accepter que toute vie est combat, sous peine de mourir.

    J’irais plus loin que le cadre de votre question. Je trouve que ce darwinisme social se porte très bien aujourd’hui. Il se retrouve dans des petits tics de la langue qui se veulent bienveillants (« t’es un battant toi« …). Il se retrouve dans la bêtise de certaines personnes que l’on prétend #philosophes et qui vous parlent des gens qui ne sont rien, des #assistés, des #fainéants… Si l’on se retrouve au sommet de la société parce qu’on a été #banquier, haut fonctionnaire, président de la #République, alors on a tendance à croire que c’est un #ordre_naturel qui nous a élu, que l’on est là parce qu’on est le meilleur, naturellement ; que l’on s’est affirmé dans la lutte pour la vie, en somme. Cela part d’un manque de lucidité stupéfiant sur la fabrique sociale de la « réussite ».

    LVSL : Les historiens marxistes mettent l’accent sur une autre forme de continuité : la continuité économique et sociale qui existe entre l’ordre pré-nazi et le IIIème Reich, c’est-à-dire la perpétuation de la domination d’une classe de financiers et d’industriels sur celle des travailleurs. Que pensez-vous de la thèse marxiste classique, qui analyse le fascisme et le nazisme comme « expressions politiques du capitalisme monopolistique » ?

    C’est la thèse officielle du Komintern à partir de 1935. Les membres du Komintern se sentent fautifs, car jusqu’alors c’est la stratégie « classe contre classe » qui a prévalu ; elle a abouti à ce que les communistes combattent les sociaux-démocrates davantage que les nazis. L’arrivée d’ #Hitler au pouvoir a constitué un vrai choc pour eux. D’où l’abandon de la stratégie « classe contre classe » au profit de la tactique du « #Fron_Populaire ».

    Les #communistes allemands ont été traumatisés par la disparition de la #gauche la plus puissante d’Europe, la gauche allemande. Pour penser ce traumatisme, ils ont élaboré cette herméneutique, en stricte orthodoxie marxiste, qui consiste à dire que le “fascisme” constitue la dernière tentative d’une bourgeoisie aux abois pour se maintenir en position de domination sociale, économique, politique, financière… Le « #fascisme » devient un terme générique qui désigne tout aussi bien la doctrine de Mussolini que celle des nationaux-socialistes allemands (en Europe de l’Est, on parlait de « deutsche Faschismus« , fascisme allemand), alors que ce n’est pas du tout la même chose. Dans sa formulation la plus résumée et la plus dogmatique, cette grille de lecture devient un catéchisme un peu idiot. Cette lecture orthodoxe issue du Komintern est demeurée celle d’une historiographie de gauche fortement marquée par l’histoire sociale, qui n’est pas à rejeter, car elle a produit de grands travaux.

    La grande industrie allemande et la finance allemande ont évidemment trouvé tout leur intérêt à l’arrivée des nazis au pouvoir. Les répercussions de la crise de 1929 sont terribles en Allemagne. L’Allemagne est le pays le plus touché, parce qu’il était le mieux intégré au circuit du capital international ; il a beaucoup souffert de la fuite brutale des capitaux américains. À l’été 1932, l’Allemagne compte 14 millions de #chômeurs ; si on prend en compte les chômeurs non déclarés, elle en compte 20 millions. La crise signifie pour les Allemands la famine et la tuberculose. Les nazis ont été vus comme les derniers remparts possibles contre une #révolution bolchévique. D’où la lettre ouverte de novembre 1932 à Hindenburg qui l’appelle à nommer Hitler chancelier, signée par des grands #patrons de l’industrie et de la banque. Le parti nazi reçoit des soutiens financiers considérables. C’est grâce à eux qu’il peut fournir à des centaines de milliers de SA des bottes, des casquettes, des chemises, de la nourriture. Les campagnes électorales des nazis coûtent une fortune, notamment du fait de l’organisation de leurs gigantesques meetings ; Hitler ne cesse de se déplacer en avion, à une époque où l’heure de vol est hors de prix. Les #mécènes qui financent le parti nazi voient en lui le dernier rempart contre le péril rouge. Ils sont gâtés, car d’une part les nazis détruisent de fait la gauche allemande, les syndicats, l’expression publique ; de l’autre, ils relancent l’économie comme personne ne l’avait fait avant eux par la mise en place de grands travaux d’infrastructure à vocation militaire, et par des commandes d’armement inédites dans l’histoire de l’humanité. Les commandes d’armement font travailler le charbon, l’acier, la chimie, les composants électriques, le cuir, la fourrure, la mécanique, l’aviation…

    Les #industriels savent très bien que l’Etat allemand ne peut pas financer ce qu’il est en train de faire. L’Etat commande des chars, des avions, mais ne paie pas ; il joue un jeu assez complexe et plutôt malin (je vais simplifier, mais le principe est là). Il paie les industriels en bons à intérêt… et leur déclare que ceux-ci seront versés grâce au pillage de l’Europe. Tout le monde est au courant, les industriels au premier rang, parce qu’ils ne sont pas payés, ou très peu : l’heure des comptes va sonner plus tard, quand le Reich aura les moyens d’envahir l’Europe. Les industriels ont donc été les complices et les bénéficiaires du Reich.

    Ne parlons même pas de ce qu’est devenue leur activité après 1940. Leurs commandes augmentent, et l’industrie obtient via Himmler que l’on mette le système concentrationnaire à son service. On en arrive à la loi d’airain des salaires de Karl Marx : vous ne rémunérez la force de travail qu’autant que nécessaire, afin qu’elle puisse se renouveler pour se maintenir. La loi d’airain des salaires dans les années 1940, c’était les camps de concentration, c’est-à-dire l’exploitation jusqu’à son terme de travailleurs que l’on n’a même pas besoin maintenir en vie, parce qu’il y avait une telle rotation que si un travailleur mourait en deux jours, un autre le remplaçait aussitôt.

    [...]


  • Balancing Development and Forest Protection in Papua « Global Forest Watch
    http://blog.globalforestwatch.org/supplychain/balancing-development-and-forest-protection-in-papua.html

    While oil palm expansion brings the promise of economic growth, its impacts include irreparable deforestation and health crises caused by forest and land fires. For long-term economic development to be beneficial to Papua and West Papua, Indonesia must figure out how to move forward without depleting the environmental resources and ecosystem services that are vital to the livelihoods and well-being of local communities.

    Papua and West Papua share the island of New Guinea with the nation of Papua New Guinea, which occupies the eastern half. The island is home to the spectacular birds of paradise and the third-largest expanse of rainforest in the world. Papua and West Papua alone hold about one-third of Indonesia’s remaining rainforest. As Indonesia’s agricultural sector—the country’s main economic driver—continues to grow, the associated deforestation is rapidly moving east and threatening these last remaining forests. In 2015, Papua experienced its highest forest cover loss yet.

    #Papouasie #Papouasie-Nouvelle-Guinée #déforestation #industrie_palmiste


  • Colombian community leader allegedly murdered for standing up to palm oil
    https://news.mongabay.com/2017/12/colombian-community-leader-allegedly-murdered-for-standing-up-to-palm
    https://imgs.mongabay.com/wp-content/uploads/sites/20/2017/12/15143152/Hernan-Bedoya-Frontera-Invisible.jpg

    Colombian community leader Hernan Bedoya, who defended collective land rights for Afro-Colombian farmers as well as local biodiversity in the face of palm oil and industrial agriculture expansion, was allegedly assassinated by a neo-paramilitary group on Friday, Dec. 5.

    Part of a rise in targeted assassinations of social leaders across the country, Bedoya was the second Afro-Colombian leader to be killed in the Bajo Atrato river basin region in less than 10 days after Mario Castaño was killed in late November. Overall, there have been three social leaders killed in the region over the course of the year.

    According to the Intercelestial Commission for Justice and Peace in Colombia (CIJP), a Colombian human rights group, Bedoya was heading home on horseback when two members of the neo-paramilitary Gaitánista Self-Defense Forces of Colombia (AGC) intercepted him on a bridge and shot him 14 times, immediately killing him.

    Bedoya was owner of the “Mi Tierra” Biodiversity Zone, located in the collective Afro-Colombian territory of Pedeguita-Mancilla. The land rights activist stood up to palm oil, banana and ranching companies who are accused of engaging in illegal land grabbing and deforestation in his Afro-Colombian community’s collective territory in Riosucio, Chocó.

    #Colombie #paramilitaires #assassinat #terres #industrie_palmiste #activisme


  • « Made in Egypt » ? Le programme discret sur le textile qui rapporte des millions à Israël
    Paul Cochrane | 28 décembre 2017
    http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/made-egypt-le-programme-discret-sur-le-textile-qui-rapporte-des-milli

    LE CAIRE – Disney et d’autres marques figurent dans le collimateur d’activistes du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) en raison de leurs liens avec un programme controversé qui permet aux fabricants égyptiens d’exporter des vêtements vers les États-Unis sans payer de taxes à condition toutefois d’utiliser des matériaux israéliens.

    Ce programme promu discrètement, connu sous le nom de « Qualifying Industrial Zones » (QIZ), a été promulgué par le Congrès américain en 1996 dans le but de « normaliser » les relations entre Israël, l’Égypte et la Jordanie à travers une coopération économique.

    Grâce aux QIZ, les fabricants israéliens fournissent au moins 10,5 % des matériaux utilisés dans un vêtement. Ensuite, les ouvriers égyptiens dans 705 usines certifiées QIZ cousent le produit final qui est exporté aux États-Unis et exonéré de taxes à hauteur de 5 à 40 %, mais généralement de 15 % en moyenne.

    Quand un consommateur achète des vêtements de marques comme Gap, Levi’s et Ralph Lauren, selon le Conseil égyptien pour l’exportation de vêtements prêts-à-porter (ERGEC), il n’y a aucune mention de la composante israélienne sur les étiquettes des vêtements, qui indiquent seulement « Made in Egypt ».


  • Palm oil’s ecological footprint extends to distant forests, study finds
    https://news.mongabay.com/2017/12/palm-oils-ecological-footprint-extends-to-distant-forests-study-finds

    Palm oil, a leading driver of tropical deforestation, may be also wreaking enormous damage on forests well outside established plantation areas, a new study has found.

    The study, published Dec. 20 in Nature Communications, focuses on two decades’ worth of ecological data from Malaysia’s Pasoh Research Forest, a 6-square-kilometer (2.3-square-mile) patch of protected primary rainforest surrounded by oil palm plantations. It found that the forest had been heavily degraded, with the number of understory vegetation — small trees and shrubs that grow between the forest canopy and forest floor — declining by more than 50 percent over the period studied.

    https://www.nature.com/articles/s41467-017-01920-7

    #industrie_palmiste #Malaisie


  • La projection cinématographique : une croissance tirée par les multiplexes - Insee Première - 1677

    https://www.insee.fr/fr/statistiques/3279871

    Le secteur de la projection cinématographique a bénéficié d’une croissance dynamique au cours des années 2005–2015 (+ 44 % en valeur). De ce fait, le nombre de fauteuils s’est accru de 8 %, malgré une légère baisse du nombre de cinémas. Cette vitalité provient des multiplexes, alors que les salles uniques perdent du terrain. La part du secteur non marchand (salles municipales ou associatives) est restée stable, autour de 13 % des entrées.

    Globalement, le secteur réalise 1,5 milliard de chiffre d’affaires en 2015, trois groupes français drainant près de la moitié de l’activité. Son taux d’investissement est supérieur à celui de l’ensemble des services marchands (37 % contre 23 % en 2015), en raison notamment du passage au numérique. Sa rentabilité est élevée.

    #cinéma #industrie_cinématographique #france #statistiques


  • Government paying private firm $297 million to help hire 5,000 Border Patrol agents

    The contract with a division of #Accenture, an international professional services corporation with $35 billion in revenues in 2017, comes at a time when the Border Patrol is struggling to meet minimum staffing levels mandated by Congress and is losing more agents per year than it hires.

    http://www.latimes.com/nation/la-na-border-patrol-hiring-20171217-story.html
    #privatisation #asile #migrations #réfugiés #gardes-frontière #garde-frontière #frontières #USA #Etats-Unis #Border_patrol_agents #business #argent #industrie_militaro-sécuritaire


  • Santé au travail : « nous sommes face à une forme de crime organisé » | Le nouvel Economiste
    https://www.lenouveleconomiste.fr/sante-au-travail-nous-sommes-face-a-une-forme-de-crime-organise-1
    https://www.lenouveleconomiste.fr/wp-content/uploads/2012/12/1641_Annie_Thebaud-Mony1.jpg

    Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’#amiante.

    Une situation archaïque que cette spécialiste des questions de sécurité au travail dénonce depuis près de 30 ans en parlant non pas de négligence mais d’une authentique forme de “#crime organisé” de la part de certains dirigeants qui, depuis longtemps, ont appris à sous-traiter non seulement les risques qu’ils génèrent mais aussi les responsabilités qui les accompagnent.

    Face à cette manifestation de “pur cynisme industriel” dont les pouvoirs publics n’ont jusqu’alors pas pris la mesure, Annie Thébaud-Mony entend opposer deux mesures : l’interdiction d’avoir recours à la sous-traitance sur tout site dangereux et l’introduction des notions de crime industriel et de désastre volontaire dans le droit pénal. Seuls moyens, selon elle, d’en finir avec une situation qui persiste à placer l’intérêt économique au-dessus de la préservation de la vie humaine.

    “Je viens de refuser la Légion d’honneur parce que ce n’est tout simplement pas le type de reconnaissance que j’attends au terme de toutes ces années d’engagement et de recherche scientifique sur les questions de santé au travail et de santé environnementale. Ce que j’attends, c’est que mon travail soit pris en compte et reconnu ; autrement dit, qu’il incite les pouvoirs publics à adopter un certain nombre de dispositions, ne serait-ce que pour faire respecter la loi.

    #travail #industrie #santé #pollution


  • #Industrie_d'armement mondiale : nouvelle augmentation des ventes d’armes depuis 2010, selon le SIPRI
    http://obsarm.org/spip.php?article299

    Les ventes d’armes et de services à caractère militaire des plus grandes entreprises productrices d’armements et de services à caractère militaire — le Top 100 du SIPRI — s’élèvent à 374,8 milliards de dollars en 2016 selon les nouvelles données sur l’industrie d’armement mondiale publiées lundi 11 décembre 2017 par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). En 2016, le total des ventes des entreprises figurant dans le Top 100 du SIPRI enregistre une hausse de 1,9 % par rapport à 2015 et (...)

    Actualités

    / Transferts / exportations, Industrie d’armement

    #Transferts_/_exportations



  • Report: Ongoing Labor Abuse Found in Pepsi’s Indonesian Palm Oil Plantations
    https://www.voanews.com/a/labor-abuse-at-palm-oil-plantations/4148103.html
    https://gdb.voanews.com/626A547D-62D0-43C3-A7A3-865132DB17BE_cx0_cy3_cw0_w1200_r1_s.jpg

    Workers at several Indonesian palm oil plantations that supply Pepsi and Nestle suffer from a variety of labor abuses, including lower-than-minimum wages, child labor, exposure to pesticides, and union busting, according to a new report from the Rainforest Action Network (RAN).

    #industrie_palmiste #droits_humains #exploitation #travail_des_enfants #pesticides


  • L’Éthiopie, terre d’industrie
    http://www.laviedesidees.fr/L-Ethiopie-terre-d-industrie.html

    Si en 1984, l’Éthiopie « mourait peu à peu », c’est aujourd’hui un des pays à la plus forte croissante économique. Comment la politique industrielle menée par le gouvernement éthiopien a-t-elle contribué à un tel résultat ?

    Livres & études

    / #Afrique, #développement, #industrie, #protectionnisme

    #Livres_&_études


  • The Palm Oil Industry Promises Reform, But There’s Still No Sign of Change
    https://www.ecowatch.com/palm-oil-industry-reform-2514765701.html

    As people learned the truth about their shampoo, cosmetics and chocolate bars, brands and their suppliers started to feel the pressure. In 2013, Wilmar became the first palm oil trader to adopt a No Deforestation, No Peat, No Exploitation (NDPE) policy. Others followed suit, and by the end of 2014, most household brands and big palm oil companies had sworn to protect Indonesia’s rainforests.

    Greenpeace doesn’t take companies at their word—we watch them closely to make sure they’re keeping their promises. A couple of years ago, we investigated household brands and weren’t that impressed with what we found. So this year, we took a look at the biggest palm oil traders—the companies that brands get their palm oil from.

    The results are alarming. Not one of the traders could prove it wasn’t buying from palm oil companies that destroyed rainforests. Most could not even say when there would be no deforestation in their supply chains. Instead of cutting out dirty palm oil, traders have a ’don’t ask, don’t tell’ policy—they pretend everything is under control while Indonesia’s forests go up in smoke.

    #industrie_palmiste #Indonésie




  • Face à la #désindustrialisation, le gouvernement désarmé et inactif
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/271117/face-la-desindustrialisation-le-gouvernement-desarme-et-inactif

    Face au phénomène durable et complexe de la désindustrialisation, le premier ministre se contente d’effets d’annonce et de diagnostics. Mais il renonce à toute véritable #politique_industrielle. Édouard Philippe teste un Rafale au Bourget le 23 juin dernier. © Reuters

    #Economie #Edouard_Philippe #industrie_française


  • Face à la #désindustrialisation, le gouvernement désarmé et inactif
    https://www.mediapart.fr/journal/france/271117/face-la-desindustrialisation-le-gouvernement-desarme-et-inactif

    Face au phénomène durable et complexe de la désindustrialisation, le premier ministre se contente d’effets d’annonce et de diagnostics. Mais il renonce à toute vraie #politique_industrielle. Édouard Philippe teste un Rafale au Bourget le 23 juin dernier. © Reuters

    #France #Economie #Edouard_Philippe #industrie_française



  • Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme Radio Campus Lille - Collectif Davids - Les poings sur les i - 14 novembre 2017

    Vendredi 10 novembre, nous nous sommes rendus à la conférence-débat autour du dernier livre de Pièces et Main d’oeuvre, "Manifeste des chimpanzés du futur contre le transhumanisme" organisée par Hors-sol, ClissXXI et L’Auberge espagnole à Mons-en-Baoeul. Ci-dessous, le texte de présentation.

    http://cdn.campuslille.com/images/stories/davids/chimp.jpg

    Frères humains, sœurs humaines,
    Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels dont l’activisme impérieux et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée », des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par ingénierie génétique et hybridation électro-mécanique. Vous avez entendu l’ultimatum cynique et provocant de ce chercheur en cybernétique : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles au pré. » Et encore, « ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur. »
    Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons à la résistance contre ce néo-nazisme surgi des laboratoires. Les animaux politiques qui écrivent à l’enseigne de Pièces et main d’œuvre combattent le transhumanisme depuis une quinzaine d’années. Ils ont déjà publié nombre de livres sur des sujets voisins, Terreur et Possession, Aujourd’hui le Nanomonde, L’Industrie de la contrainte, etc.

     
    A partir de l’enregistrement de la soirée, nous vous avons concocté cette émission spéciale de chimpanzés du présent.

    La suite de l’article : http://www.campuslille.com/index.php/entry/manifeste-des-chimpanzes-du-futur-contre-le-transhumanisme-1

    #audio #Radio #Radios_libres #Radio_Campus_Lille #transhumanisme #Pièces_et_Main_d_oeuvre #Hors-sol #ClissXXI #Nanomonde #Industrie_de_la_contrainte #automachination #chimpanzés_du_futur #hommes-machines