• More women die in heatwaves, but biology ’isn’t main cause’
    https://www.dw.com/en/more-women-die-in-heatwaves-but-biology-isnt-main-cause/a-78187451

    Across the board, he says, women spend 30% to 50% more of their working time above heat-stress thresholds than men. In construction, when comparing men and women doing the same job, the figure rises to around 50%.

    The reasons, he says, are structural. Women often wear more clothing for the same job. Men are more confident asking for breaks. And where men’s work is visibly strenuous, it’s recognized as a heat risk and rewarded with rest. But women’s work is steadier, less obviously punishing, and gets no such relief.

    Parsons compares it to the difference between a plane crash and asbestos exposure: One is a sudden, visible catastrophe, the other a slow, constant harm that’s easy to miss. “Male heat stress tends to be this taller risk, where you get relatively visible moments of physical distress that can be managed,” he says. “Female heat stress is constantly there, but much less visible, because it doesn’t have those same obvious peaks in the working day.”

  • L’antisémitisme ou l’islamophobie : mais que fait-on des oubliés ?
    https://lejournalcorrosif.fr/societe/antisemitisme-islamophobie-oublies-du-systeme

    Dans une France devenue un champ de bataille numérique et IRL, entre islamophobie et antisémitisme, je ne m’y reconnais plus. En tant qu’oublié du système, j’exprime dans ce billet d’humeur triste mon écœurement face à ce constat accablant de haine. <p>The post L’antisémitisme ou l’islamophobie : mais que fait-on des oubliés ? first appeared on Le Journal Corrosif.</p>

    #Société #Antisémitisme #Islamophobie #Grossophobie #Cyberharcèlement #Inégalités #Invisibles #Précarité #Médias #BilletDHumeur #Antifascisme #Humanisme #JournalCorrosif

  • Les refuges climatiques seront utiles s’ils n’oublient pas de faire de la chaleur un objet politique

    Alors que la France a déjà connu trois vagues de chaleur en quelques semaines à peine, le concept de refuge climatique, qui s’institutionnalise dans un certain nombre de pays, cristallise les espoirs des citoyens en surchauffe. Il peut s’agir d’une réponse prometteuse, mais uniquement à certaines conditions, notamment de les concevoir et de les déployer en gardant en tête des critères d’accessibilité, d’hospitalité et de justice socioécologique. En bref, d’en faire des objets politiques.
    Notre maison brûle et nous la regardons (enfin) en face. Alors que la France vient de connaître deux séquences caniculaires précoces et intenses, la chaleur semble s’imposer comme un problème public majeur. Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré par Météo France et une nouvelle vague de chaleur touche désormais une grande partie du pays.

    Le traitement médiatique immédiat de la canicule s’est largement détourné des enjeux de fond, privilégiant des réponses à court terme et individuelles au détriment d’une réflexion collective sur l’atténuation et l’adaptation au changement climatique. Plan massif de climatisation, mise en cause des scientifiques, légitimation de la débrouille au sein des foyers…

    Ce cadrage tend à occulter une réalité bien documentée : celle des inégalités socioécologiques. L’exposition aux fortes chaleurs, la vulnérabilité face à leurs conséquences et les capacités d’adaptation varient selon les conditions de logement, l’état de santé, les ressources économiques, l’âge ou encore l’accès aux espaces publics. Les enquêtes sociologiques, à commencer par celle d’Eric Klinenberg sur la canicule de Chicago en 1995, montrent aussi que l’isolement social constitue un facteur majeur de surmortalité.

    Contre toute solution hâtive qui pourrait participer d’une maladaptation, les sciences sociales nous invitent à politiser la chaleur, en saisissant la canicule comme un problème social collectif permettant d’articuler les enjeux d’adaptation et ceux d’atténuation.

    Ainsi, ouvrir des refuges climatiques ne suffit pas : encore faut-il que ceux qui en ont besoin les connaissent, puissent s’y sentir à l’aise et s’en saisissent pour construire collectivement les conditions d’un « bien-vivre » dans un monde plus chaud.

    Refuges climatiques : de quoi parle-t-on ?

    Le concept de refuge climatique s’institutionnalise. De Buenos Aires à Bologne, en passant par Porto et Londres, de nombreuses villes l’adoptent pour adapter leur tissu urbain à la crise climatique et protéger leurs habitants de la chaleur.

    Barcelone fait figure de référence, avec un réseau de plusieurs centaines de refuges : écoles, bibliothèques, musées, parcs et jardins, répondant à des critères de confort thermique, d’accessibilité, de repos et d’accès à l’eau.

    Le contour des refuges climatiques varie pourtant d’une ville à l’autre. Certains réseaux privilégient les parcs et jardins, d’autres des équipements climatisés. En réaction, une définition minimale s’esquisse peu à peu dans la littérature scientifique : le refuge climatique conjugue rafraîchissement et hospitalité afin d’offrir un « réconfort thermique » limitant la vulnérabilité face aux aléas climatiques pour tenter de se protéger de l’aléa météorologique.

    Mais faire du confort thermique un enjeu politique suppose de mesurer le stress thermique vécu par les habitants, en tenant compte non seulement de l’îlot de chaleur urbain, mais aussi de l’ombre, de la ventilation, de la morphologie des rues et de la qualité des logements.

    Parce qu’il résulte des interactions entre expériences de chaleur, conditions de logement, ressources socio-économiques et accès aux refuges climatiques, le confort thermique appelle des politiques d’universalisme proportionné, bénéficiant à tous, tout en accordant une attention prioritaire aux plus vulnérables.

    Comment configurer les refuges climatiques ?

    Les villes font face à plusieurs défis. Le premier porte sur les infrastructures : faut-il créer de nouveaux espaces refuges ou bien adapter les services existants ?

    Le choix des techniques de rafraîchissement soulève en outre des enjeux environnementaux et politiques. La climatisation en est l’exemple emblématique : si son rôle dans l’accentuation de l’îlot de chaleur urbain est bien documenté, un usage ciblé reste indispensable pour les publics les plus vulnérables (seniors, enfants, SDF…).

    La recherche souligne aussi la nécessité d’adopter des pratiques architecturales favorisant le confort d’été : matériaux biosourcés, protections solaires (volets, stores) et solutions passives de rafraîchissement, comme les réseaux de froid urbain. Autant de leviers pour concevoir des refuges climatiques et adapter les villes.

    Ainsi, un réseau de refuges climatiques ne se réduit pas à des lieux frais. Ceux-ci doivent aussi proposer des services (eau, wifi, etc.) et être pensés, dès leur conception, comme des espaces d’hospitalité, ce qui suppose une animation et des personnels formés à ces nouveaux usages.

    L’enjeu de l’accessibilité

    La question de l’accessibilité du refuge est un élément clé à intégrer dans une perspective de justice socioécologique.

    - Cette accessibilité est d’abord temporelle : fréquemment, les équipements publics sont fermés lors des pics de chaleurs, et les espaces verts restent inaccessibles aux heures nocturnes les plus fraîches.

    - Elle est également spatiale : ignorer les frontières physiques ou symboliques limitant l’accès à ces infrastructures revient à renforcer les inégalités socioécologiques.

    - Elle est, enfin, territoriale : l’exemple de Bologne, en Italie, montre que les refuges climatiques gagnent à être pensés comme un réseau, relié par des cheminements rafraîchis. En Émilie-Romagne, le projet « Green Cells » s’appuie ainsi sur les coursives historiques ombragées pour rendre ce maillage praticable.

    Une question également culturelle

    Mais le défi à relever est également culturel. Concevoir des refuges climatiques suppose d’abord de les penser comme des lieux d’hospitalité et d’entraide.

    Les recherches montrent que leur conception mérite d’être pensée à partir des quartiers et des communautés concernées afin d’identifier les besoins des habitants et de favoriser leur appropriation. Dès leur conception, l’implication des réseaux de proximité est essentielle, comme à Porto, où le design et localisation des refuges climatiques s’inscrivent dans une méthodologie participative qui tient compte de la connaissance préexistante des lieux par les habitants.

    Autre changement culturel complémentaire : la diffusion d’une culture de rafraîchissement des corps. Au Japon, la démarche « Cool Biz » adapte les normes vestimentaires en été ; à Genève, l’interdiction du travail en extérieur l’après-midi en période de canicule s’accompagne de pédagogie quant aux gestes de rafraîchissement.

    Veut-on vraiment parler de « refuges » climatiques ?

    Le terme de « refuges climatiques » mérite qu’on s’y arrête : il est très largement associé à des représentations liées à la catastrophe, en lien avec les notions de « refuges » et de « réfugiés ». Or, si l’on veut penser ces lieux comme des espaces de solidarité, d’entraide et de soutien, il importe de dépasser cet imaginaire.

    Ils comportent aussi un potentiel effet repoussoir, lié à l’imaginaire néolibéral d’un individu autonome et puissant, peinant à se reconnaître comme vulnérable et interdépendant. Qui souhaite se dire « réfugié » climatique ? Et comment désigner ceux qui le sont réellement ? Les enquêtes montrent que les plus vulnérables, notamment les personnes âgées ou malades, sous-estiment leur propre vulnérabilité tout en l’identifiant plus facilement chez les autres. Faut-il y voir le signe du refus d’un potentiel stigmate associé à cette vulnérabilité ?

    Le choix des mots n’a rien de neutre au moment de concevoir des dispositifs d’action publique : faut-il parler de « haltes fraîcheurs », se limiter à la chaleur, intégrer aussi la protection contre le froid en hiver, ou viser plus largement des « lieux du bien vivre » ?

    La qualification retenue oriente les usages auxquels ces espaces sont destinés : simples réponses à une crise ou lieux de solidarité, de convivialité et de délibération sur nos manières d’habiter un monde où de nombreux seuils socioécologiques ont déjà été franchis. Plus qu’un changement de vocabulaire, elle engage un projet politique : faire de ces lieux des espaces où se renforcent les liens socioécologiques et où se construit, à partir des réalités locales, une conception partagée du bien vivre.

    Ainsi, les refuges climatiques ne seront à la hauteur du problème qu’à condition d’être plus que des points frais sur une carte : des lieux accessibles, intégrés aux pratiques habitantes, capables d’accueillir des publics vulnérables sans les stigmatiser, et de soutenir des apprentissages collectifs face à la crise socioécologique.

    https://theconversation.com/les-refuges-climatiques-seront-utiles-sils-noublient-pas-de-faire-d

    #villes #urbanisme #politique #refuges_climatiques #chaleur #urban_matter #canicule #accessibilité #hospitalité #justice_socioécologique #changement_climatique #atténuation #adaptation #climatisation #vulnérabilité #inégalités #isolement #isolement_social #surmortalité #politisation #politisation_de_la_chaleur #rafraîchissement #fraîcheur #réconfort_thermique #stress_thermique #îlots_de_chaleur #logement #infrastructure #architecture #entraide #corps

  • Le #droit à la fraîcheur
    https://laviedesidees.fr/Le-droit-a-la-fraicheur

    « Tous logés à la même enseigne » face à la #canicule, comme le prétend un chroniqueur ? M. Ginsburger démontre combien les #inégalités de #logement et d’équipement entament l’universalité de ce que devrait être un droit à la fraîcheur.

    #Politique #changement_climatique

    • Les quatre configurations décrites dans la section précédente dessinent une structure d’#inégalités_résidentielles face aux vagues de #chaleur qui appelle un déplacement conceptuel dans la façon dont les politiques publiques pensent la vulnérabilité thermique. Ce déplacement a un précédent : celui qui, dans les années 2000, a conduit à reconnaître la précarité énergétique hivernale comme une catégorie de politique publique à part entière — et non comme le résultat de mauvais choix individuels de chauffage. Le « droit à se chauffer » s’est progressivement imposé comme un droit social, adossé à des instruments concrets : tarifs sociaux de l’énergie, obligations de rénovation thermique des passoires, aides ciblées sur les ménages modestes. Ce processus de reconnaissance a supposé un préalable intellectuel et politique : cesser de traiter les difficultés de chauffage comme un défaut de comportement et les reconnaître comme le produit de conditions objectives de logement, inégalement distribuées selon la position sociale.

      Les données présentées dans cet article suggèrent que la vulnérabilité thermique estivale appelle une reconnaissance analogue, sous la forme d’un droit à la fraîcheur. Non pas le droit à un équipement spécifique — la climatisation n’est qu’une ressource parmi d’autres —, mais le droit à disposer de conditions résidentielles permettant de faire face aux vagues de chaleur sans mettre en danger sa santé, son sommeil et ses conditions de vie.

      Ce cadrage a des implications directes pour le débat en cours. Il conduit d’abord à distinguer rigoureusement deux populations que le débat sur la climatisation tend à confondre. D’un côté, les ménages qui n’ont pas besoin de se climatiser parce que leurs conditions résidentielles leur permettent de réguler la chaleur passivement — la classe 2, la plus nombreuse, qui incarne la norme statistique de la sobriété thermique sans l’avoir choisie comme telle. De l’autre, les ménages qui ne peuvent pas se climatiser parce que leurs conditions résidentielles et économiques le leur interdisent — les classes 3 et 4, dont l’absence de climatisation exprime moins une préférence pro-environnementale qu’une contrainte subie. Confondre ces deux situations dans un discours uniforme sur la « maladaptation » revient à traiter comme un problème moral et comportemental ce qui est d’abord un problème structurel.

  • Messieurs, si vous voulez l’égalité, levez le pied

    https://www.youtube.com/watch?v=sajYoj_REk0

    En voiture, à moto, à vélo et même à pied, à kilomètres parcourus équivalents, les hommes meurent considérablement plus que les femmes, représentant 77 % des tués. Quant à la responsabilité dans la survenue d’un accident mortel, le ratio est encore plus implacable : 84 % sont des hommes ! 📢

    En ce 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, la #SécuritéRoutière, par la voix d’une femme et avec une ironie mordante, incite les hommes à s’interroger sur leur sur-mortalité sur la route : « Messieurs, si vous voulez l’égalité, levez le pied » et inspirez-vous de la #conduite_féminine.

    Car parmi toutes les #inégalités de genre qui perdurent, il y en a une qui est aux dépens des hommes : celle de la #surreprésentation_masculine dans la #mortalité_routière, avec tous les comportements à risque qui la favorisent 🚘

    #sécurité_routière #genre #femmes #hommes #vitesse #voiture #statistiques #chiffre #campagne #masculinisme #risque #mortalité

  • Comment la raréfaction des terres menace la matrilinéarité dans le #Meghalaya (Inde)
    https://lvsl.fr/comment-la-rarefaction-des-terres-menace-la-matrilinearite-dans-le-meghalaya-in

    C’est un fait bien documenté : la colonisation européenne a modifié en profondeur les structures économiques et la répartition des ressources des pays colonisés. L’expansion de l’économie de marché qui s’en est suivie n’a fait qu’accroître les inégalités et accélérer la destruction des ressources naturelles. Les conséquences de l’épuisement des matières premières sur les traditions locales sont en revanche moins connues. Dans le Nord-Est de l’Inde, où l’organisation sociale est intimement liée aux ressources, la raréfaction de celles-ci instaure un climat de méfiance vis-à-vis des femmes - principales détentrices des biens économiques – et des étrangers, soupçonnés de déposséder les locaux de leurs terres. La matrilinéarité, structure familiale favorable aux femmes, s’en trouve (…)

    #Société #Féminisme_et_lutte_des_classes #Enclosures #Inde #matrilinéarité

  • Voici la somme qu’il faut gagner chaque mois (après impôts) pour être considéré comme riche en France en 2026
    https://www.cadremploi.fr/actualites-emploi/actualites-de-la-remuneration/193-riche-france

    2 000 euros par mois ? 5 000 euros ? 10 000 euros ? Vous vous êtes sûrement déjà demandé à partir de quel niveau de revenu on pouvait réellement être considéré comme riche. Chaque année, l’Observatoire des inégalités tente d’apporter une réponse à cette question épineuse dans son Rapport sur les riches en France. Et l’édition 2026 vient tout juste de dévoiler ses nouveaux chiffres.

    Pour établir ce seuil, l’organisme indépendant s’appuie sur les dernières données de l’Insee et sur un indicateur bien connu des statisticiens : le niveau de vie médian. Celui-ci partage la population française en deux groupes égaux : « 50% d’individus qui ont un niveau de vie en dessous de la médiane et 50% qui ont un niveau de vie au-dessus. Le niveau médian se situe donc au milieu de l’échelle des revenus », expliquait ainsi Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, dans les colonnes du Figaro Emploi.

    L’Observatoire applique ensuite une règle simple : si le seuil de pauvreté est fixé à la moitié du niveau de vie médian, le seuil de richesse est, lui, fixé au double. Pour être riche, il faut donc gagner le double du revenu médian. Comme le rappelait également Louis Maurin au Figaro Emploi, « ce montant prend en compte l’ensemble des revenus déclarés par cette personne, après déduction de l’impôt sur le revenu. Cela comprend notamment son salaire, les prestations sociales qu’elle touche, ses revenus du patrimoine, par exemple locatifs, ainsi que ceux issus de ses placements financiers ».

    Résultat : en 2026, une personne seule est considérée comme riche lorsqu’elle dispose d’au moins 4 292 euros par mois après impôts. Ce montant était de 4 056 euros en 2025. Ce seuil varie toutefois selon la composition du foyer. Pour un couple sans enfant, il atteint 6 438 euros par mois après impôts. Pour une famille monoparentale avec un enfant de moins de 14 ans, il s’élève à 5 580 euros par mois après impôts. Pour un couple avec deux adolescents de plus de 14 ans, il grimpe à 10 730 euros mensuels. Selon le rapport, 4,8 millions de personnes vivent aujourd’hui au-dessus de ce seuil de richesse en France. Elles représentent 7,5% de la population. Autrement dit, moins d’un Français sur dix entre dans cette catégorie.

    • Ceux qui entre-eux se cachent :
      De Neuilly à la frontière suisse, ces 20 villes où se concentrent les Français aisés
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/06/02/de-neuilly-a-la-frontiere-suisse-ces-20-villes-ou-se-concentrent-les-francai

      La commune des Hauts-de-Seine est la ville française qui compte la plus forte proportion de ménages à très hauts revenus, selon une étude de l’Observatoire des inégalités, publiée mardi 2 juin. Le classement est dominé par l’Ouest parisien et les abords de Genève.

      « Vendu. » L’annonce immobilière, publiée en décembre 2025, pour un superbe hôtel particulier de 1925 détenu par le roi du Maroc et sa famille à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) a été remplacée par ce seul mot. La propriété, 1 325 mètres carrés habitables plus un jardin paysager, avec piscine privée, hammam, salle de sport, et un toit-terrasse offrant une vue imprenable sur le bois de Boulogne, a fait l’objet d’un compromis de vente en avril, selon plusieurs sources concordantes. Le roi du Maroc en demandait 20 millions d’euros. Ni l’acquéreur ni le prix final ne sont connus à ce stade. L’affaire devrait être bouclée en septembre.
      Neuilly-sur-Seine, aux portes de Paris. Ses centaines d’hôtels particuliers. Ses boulevards arborés. Ses bonnes écoles. Sa taxe foncière parmi les plus faibles du pays. Son calme presque provincial. Ses caméras un peu partout, avec des dépenses de sécurité de 100 euros par an et par habitant, contre 36 euros en moyenne dans les villes de France. Ses annonces immobilières qui font rêver…
      « Dans un monde qui change, cette ville coche pas mal de cases pour les acquéreurs de biens immobiliers, résume Thibault Gallot-Lavallée, notaire à Neuilly-sur-Seine. Y compris une certaine homogénéité de la population. »

      Homogénéité ? Une litote. C’est ce que montre le classement des villes comptant la plus forte proportion de personnes aisées réalisé par le bureau d’études Compas et publié par l’Observatoire des inégalités, mardi 2 juin. Dans cette étude portant sur les communes de plus de 10 000 habitants, Neuilly-sur-Seine apparaît comme la ville de France où les ménages les mieux nantis sont, proportionnellement, les plus nombreux.
      Les auteurs de cette analyse se sont intéressés aux contribuables dont les revenus dépassent le double du niveau de vie médian, donc 4 300 euros par mois pour une personne seule, 6 400 euros pour un couple sans enfant et 10 700 euros pour une famille avec deux enfants de plus de 14 ans. Près de 5 millions de personnes sont concernées en France, soit 7,5 % de la population . Or, à Neuilly-sur-Seine, ce taux atteignait 49 % en 2023.

      « Près de la moitié des Neuilléens ont un niveau de vie supérieur au seuil de richesse, une proportion 6,5 fois plus élevée que la moyenne nationale », relève l’Observatoire des inégalités dans son rapport. Parmi les habitants de la ville figurent nombre de personnalités, comme Amel Bent, Patrick Bruel, Franck Dubosc, Sophie Marceau, Mireille Mathieu, Mimie Mathy, ou encore Katherine Pancol.
      La suite du classement est dominée par d’autres communes de l’Ouest parisien également très « homogènes », comme Le Vésinet (Yvelines, 45 % de hauts revenus), Saint-Cloud (Hauts-de-Seine, 35 %) ou Croissy-sur-Seine (Yvelines, 31 %), et par les arrondissements les plus cossus de la capitale. La part des personnes disposant de revenus au moins deux fois supérieurs à la médiane atteint 46 % dans le 7e arrondissement de Paris, 45 % dans le 8e arrondissement, 42 % dans les 6e et 16e.

      « Milieu privilégié »
      La surprise est ailleurs. En deuxième position du classement arrive Divonne-les-Bains (Ain). Cette commune compte un taux de personnes aisées (48 %) presque aussi élevé que Neuilly-sur-Seine. Le cas n’est pas à part. Quatre autres villes proches de Genève (Suisse) suivent : Saint-Julien-en-Genevois (Haute-Savoie), Gex (Ain), Saint-Genis-Pouilly (Ain) et Vétraz-Monthoux (Haute-Savoie).

      Au total, les 20 villes où ce « taux de riches » est le plus fort se situent toutes autour de Paris ou à proximité de la frontière suisse, donc dans l’orbite d’une capitale politique et économique, constate l’Observatoire des inégalités. « Les habitants des communes concernées acceptent de payer un montant important pour s’y loger du fait de prix de l’immobilier très élevés, relève le rapport. En contrepartie, ils s’assurent de vivre entourés de populations semblables et notamment de scolariser leurs enfants avec des camarades d’un milieu privilégié. Les élus de ces communes assurent aussi dans le temps l’homogénéité de la population avec un taux le plus souvent faible de logements sociaux. »
      Il faut atteindre la 30e place du classement, avec Bondues (Nord), dans la banlieue riche de Lille, pour trouver une ville située dans un autre territoire.

    • Revenus : 4,8 millions de riches en France selon l’Observatoire des inégalités
      https://www.liberation.fr/economie/revenus-48-millions-de-riches-en-france-selon-lobservatoire-des-inegalite

      L’association publie ce mardi 2 juin la quatrième édition de son rapport sur les plus aisés dans l’Hexagone. Elle fixe le seuil de richesse en revenus à 4 292 euros mensuels après impôts pour un célibataire et à 6 438 euros pour un couple. Aussi, 3,4 millions de ménages possèdent un patrimoine supérieur à 840 000 euros.

      https://justpaste.it/fbiix

      https://www.inegalites.fr/Les-chiffres-cles-sur-les-riches-en-France

      #revenu #patrimoine #fiscalité #inégalités

  • L’#OFCE propose un autre outil que la taxe #Zucman pour mieux #imposer les plus riches

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/06/03/l-ofce-propose-un-autre-outil-que-la-taxe-zucman-pour-mieux-imposer-les-plus

    Comment améliorer la justice fiscale en France ? En pleine préparation du budget 2027, le débat resurgit. La gauche défend plus que jamais la taxe Zucman, un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des personnes disposant d’une fortune de plus de 100 millions d’euros. Elle est au cœur du livre de Raphaël Pradeau #Taxez_les_riches ! Eloge de la progressivité de l’impôt, publié en mai par l’association Attac (112 pages, 10 euros). La droite et le patronat, eux, récusent cette « folie ». Instaurer une telle taxe « serait un cataclysme pour l’économie », a encore plaidé Philippe d’Ornano, coprésident du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire, en mai, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’imposition des plus hauts patrimoines et des revenus les plus élevés.

    Les économistes Guillaume Allègre et Xavier Timbeau ont peut-être une solution pour sortir de cette opposition binaire. Le diagnostic de Gabriel Zucman est « juste », expliquent les deux experts de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), dans une longue note de blog publiée le 19 mai. Tout en haut de l’échelle des revenus, les taux d’imposition effectifs décroissent, confirment-ils. Dit autrement, les très très riches sont relativement moins imposés que les très riches. Il est donc « légitime » de « restaurer la progressivité » de l’impôt sur le revenu, et de « bloquer certaines stratégies d’évitement », écrivent-ils.

    Comment ? C’est ici que les analyses divergent. Selon les deux #économistes, la #taxe_Zucman ne constitue pas la bonne option. « La non-imposition de certains revenus économiques ne commence pas au seuil de 100 millions », argumentent-ils. Cette taxe est en outre « très concentrée sur très peu de foyers », ce qui la fragilise : « La famille Arnault seule, actionnaire de LVMH, pèse presque 15 % des 20 milliards d’euros de recettes estimées de la taxe. » Les 1 800 ultrariches concernés risquent de quitter la France ou d’adapter leur comportement pour limiter la casse. Surtout, soulignent les deux auteurs, « il y a incohérence » entre le diagnostic et la préconisation, Gabriel Zucman s’attaquant au patrimoine, donc au stock d’actifs, pour résoudre un problème de revenus, c’est-à-dire de flux.

    Pour que les « #ultrariches » paient autant d’impôts que les autres, le duo suggère une autre piste. Elle consisterait à taxer non pas le patrimoine, mais l’ensemble des revenus. Y compris ceux qui, jusqu’à présent, échappent en grande partie à l’impôt. Dans le viseur des deux chercheurs : les gains en capital. « La fiscalité actuelle, en France et dans d’autres pays, exonère largement les plus-values réalisées », soulignent-ils. Cela explique, selon eux, « pour une grande part » l’impôt manquant chez les très hauts revenus.

    Eviter l’« effacement fiscal »
    Ils proposent donc une « taxe sur le revenu économique et certain », qui « éliminerait ces possibilités d’effacement » en imposant à 30 % « l’intégralité des plus-values à la vente mais aussi lors des donations et successions ». Ici réside la grande nouveauté du mécanisme. Les biens donnés ou transmis au décès d’une personne deviendraient beaucoup plus taxés, ce qui mettrait « un stop à la détention infinie des biens par les familles et dynasties », écrivent Guillaume Allègre et Xavier Timbeau.

    Cette réforme reviendrait à supprimer une mécanique très française : la purge fiscale des plus-values au moment des donations et successions, commentait, lundi 1er juin, Guillaume Fonteneau, sur son site Leblogpatrimoine. « La donation ou le décès ne seraient plus des moments d’effacement fiscal, mais de révélation de l’enrichissement, dit-il. Un changement considérable, car une grande partie des stratégies patrimoniales repose aujourd’hui sur cette logique : conserver un actif fortement valorisé, puis le transmettre afin d’effacer la plus-value latente. »

    Avec un taux d’imposition de 30 %, les deux chercheurs évaluent le rendement de leur taxe à 1,8 % du revenu national, soit 54 milliards d’euros. « De telles recettes dès les premières années rendraient la pérennité du système plus crédible », jugent-ils.

    • Les ambitieuses pistes du laboratoire codirigé par Thomas #Piketty pour réduire les #inégalités mondiales tout en limitant le #réchauffement_climatique
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/06/04/les-ambitieuses-pistes-du-laboratoire-codirige-par-thomas-piketty-pour-redui

      Ils proposent une utopie et ils l’assument. Sans ambages, ils la présentent comme une réponse à la vague national-populiste et climatosceptique montant en puissance des deux côtés de l’Atlantique. « Depuis quelque temps, nous voyons les technoréactionnaires de la Silicon Valley rêver d’un monde où ils installeraient une colonie sur Mars tandis que vivrait sur Terre une population ultra-paupérisée, car l’intelligence artificielle aurait détruit beaucoup d’emplois : ce n’est pas un futur très réjouissant », avance l’économiste Lucas Chancel, codirecteur du Laboratoire sur les inégalités mondiales (#World_Inequality_Lab, WIL), un institut de recherche rattaché à l’Ecole d’économie de Paris. « Le projet technonationaliste fait œuvre d’une énergie qui manque au camp internationaliste et égalitaire : dans la bataille culturelle à l’œuvre, il nous faut proposer un avenir souhaitable et désirable », renchérit Thomas Piketty, également codirecteur du #WIL.

      Proposer un avenir désirable, dresser un plan pour réduire les inégalités dans les limites planétaires : telle est l’ambition du rapport sur la justice mondiale (« Global Justice Report ») publié jeudi 4 juin par le WIL. Rédigé grâce à la contribution de 45 chercheurs, il s’appuie sur l’importante base de données sur les inégalités du laboratoire, et aspire à accompagner d’autres initiatives, telle que celle menée par le Brésil, dans le cadre du G20, pour mieux taxer les milliardaires.

      Depuis 2018, le WIL publie régulièrement des rapports auscultant les écarts de richesses dans le monde. Cette fois-ci, il propose une feuille de route concrète, intégrant la dimension climatique. « C’est un plan pour changer de système en partant de celui existant, pour éviter de foncer vers l’abîme », souligne Lucas Chancel. Dès la première page, la promesse est forte : il est possible de bâtir un monde où l’égalité socio-économique entre le plus grand nombre d’habitants et la limitation du réchauffement climatique, condition indispensable pour que notre planète reste vivable, seraient compatibles et atteintes.

      Dans le scénario ainsi esquissé, le revenu national mensuel moyen par personne convergerait vers 5 000 euros d’ici à 2100 dans chaque pays – il varie aujourd’hui entre 290 euros en Afrique subsaharienne et 4 590 euros en Amérique du Nord. La part du patrimoine global détenue par la moitié la plus pauvre de la population mondiale passerait de 2 % à 30 %, tandis que celle de la classe des milliardaires reculerait de 6 % à 0,05 %. Le réchauffement climatique, lui, serait limité à 1,8 °C d’ici à 2100, au lieu de plus de 4 °C dans le scénario où rien ne changerait.

      Des précédents dans l’utopie
      « Y parvenir suppose trois conditions », détaille Thomas Piketty. La première est une décarbonation rapide des systèmes énergétiques, avec une baisse massive des énergies fossiles et des investissements colossaux dans les renouvelables à l’échelle mondiale. La deuxième est un basculement vers la sobriété, se traduisant notamment par des recompositions sectorielles majeures dans nos économies : une baisse des secteurs matériels tels que la production de biens manufacturiers et les transports, et le déploiement des services immatériels, comme l’éducation et la santé. Il ne s’agit pas de décroissance, mais bien d’une sobriété ciblée sur des secteurs-clés, selon le rapport. « La troisième condition est un grand changement des habitudes alimentaires, avec une baisse de la consommation de viande : c’est sur cette base que l’on peut envisager un plan de reforestation pour revenir à un niveau de couverture forestière comparable à celui de 1900 », ajoute #Thomas_Piketty.

      La réduction drastique des inégalités de revenus et de patrimoine, tant entre les pays qu’en leur sein, nécessiterait un coup de frein de la croissance dans les pays riches, notamment permis par une réduction significative du temps de travail. « La compression des inégalités mondiales n’est pas seulement compatible avec une décarbonation profonde ; elle en est une condition nécessaire pour une prospérité partagée sur une planète finie », justifient les économistes.

      La marche paraît haute, et les contempteurs du rapport ne manqueront pas de la qualifier d’« inaccessible ». Les auteurs rappellent toutefois qu’atteindre de telles cibles a déjà été possible dans le passé. Ainsi, l’écart entre les 0,1 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres est tombé de 150 à 11 durant le XXe siècle en Europe du Nord. « L’utopie que nous proposons est dans la lignée de celles du début du XXe siècle, qui sont devenues réalité, insiste Lucas Chancel. A l’époque, on travaillait trois mille heures par an et par travailleur dans les pays riches : beaucoup peinaient à imaginer que l’on n’y travaillerait plus que mille cinq cents heures par an cent ans plus tard, et pourtant, cela s’est produit. Nous proposons de poursuivre cette tendance jusqu’à mille heures. »

      Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « La transition écologique suppose de créer des politiques climatiques qui aident concrètement la vie des gens »

      La compression des inégalités et les investissements nécessaires à la décarbonation seraient accompagnés par la création d’un fonds pour la justice mondiale. Celui-ci serait financé dans un premier temps par un impôt planétaire sur le patrimoine dont le taux atteindrait 20 % annuels pour les milliardaires, et par un impôt sur le revenu, dont le taux marginal culminerait à 90 % pour les plus riches.

      Projet à contre-courant
      Les recettes seraient en grande partie réinvesties dans un grand fonds souverain mondial, chargé de les placer ; progressivement, les rendements de ces placements deviendraient la principale source de financement, supplantant les recettes fiscales dès 2100. Au cours de la période 2026-2060, les dépenses du fonds atteindraient en moyenne 10,3 % du produit intérieur brut (PIB) mondial par an, distribuées sur une base égale par habitant – l’Afrique subsaharienne percevrait jusqu’à 8,8 % de son PIB, contre 2,5 % pour l’Europe et 2,2 % pour l’Amérique du Nord – afin de soutenir à la fois la transition énergétique et la convergence sociale entre pays, notamment en matière d’éducation et de santé. Ces transferts seraient soumis à des conditionnalités climatiques et sociales.

      Problème : comment convaincre tous les pays d’y participer ? Comment éviter qu’un tel impôt n’encourage un peu plus encore l’évasion fiscale ? Les auteurs admettent que les ultrariches seraient évidemment très réfractaires à se voir ainsi imposés et chercheraient à l’esquiver. A l’heure du détricotage du multilatéralisme et du protectionnisme exacerbé depuis le retour au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, la création d’une telle « plateforme pour la justice mondiale » paraît, en outre, à contre-courant.

      Infographie : Le Monde

      Les économistes du WIL rétorquent qu’elle pourrait d’abord fonctionner avec une petite coalition de pays, qui pourraient imposer des droits de douane « correctifs » à ceux refusant d’y participer. « La demande de justice sociale émanant des pays du Sud est très forte, insiste Lucas Chancel. Avec notre plan, 89 % de la population mondiale verra son revenu monétaire doubler d’ici 2100 ; plus de 95 % en sortiront gagnants dans les pays du Sud, et entre 85 % et 95 % dans les pays du Nord. »

      La constitution de cette plateforme nécessiterait, de fait, une refonte totale du système international. « L’architecture globale et le scénario que nous proposons sont imparfaits : nous les posons comme une base de travail de départ, ouverte à la discussion », conclut Thomas Piketty. Celle-ci débutera lors de la troisième conférence mondiale sur les inégalités, organisée à Paris par le WIL du 4 au 6 juin. Y seront notamment présentés 235 articles de recherche autour de ces questions, en sus de nombreuses tables rondes, en présence d’économistes tels que Branko Milanovic ou Mariana Mazzucato.

  • “Surveillance City”

    Directed by Harjant Gill and Pearl Sandhu and featuring Professor Inderpal Grewal, Surveillance City takes viewers on a journey through contemporary #Delhi, narrating a city marked by the extreme inequality resultant of decades of neoliberalism, and highlighting the insidious work of an authoritarian state deploying surveillance and securitisation measures to govern diverse populations and temper unrest. It’s a powerful meditation on masculinism and militarism, populism and patriarchy, the aesthetics and affects of security, nationalism and religion, policing and the law, discourses of terror, fear of the other, the role of the media, but also dissent, protest, and the prospects of democracy in a postcolonial state.

    https://vimeo.com/1149568432?fl=pl&fe=vl


    https://antipodeonline.org/2026/05/13/surveillance-city

    #film #film_documentaire #surveillance #Inde #inégalités #autoritarisme #néolibéralisme #New_Delhi #géographie_urbaine #ville #nationalisme_hindou #nationalisme #minorités #pauvreté #gentrification #enclaves #caméras_de_vidéosurveillance #sécurité #sentiment_de_sécurité #patriarcat #sécuritisation #espace_domestique #masculinité #religion #esthétique #Narendra_Modi #normalisation #émotions #peur #insécurité #lois #lois_coloniales #armée #militaires #policing #réseaux_sociaux #terrorisme #terreur #hindous #homogénéité #géographie #géographie_sociale #classes_sociales #castes #démocratie #Etats_post-coloniaux #colonialisme #répression #droits

    ping @cede

    via @reka

  • « Nous sommes revenus », dit Thomas #Piketty, « à une répartition du #capital qui ressemble à s’y méprendre à celle qui prévalait au 18e siècle. »
    https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/le-capital-au-xxie-siecle-thomas-piketty-adapte-son-best-seller-au-cinema

    Ce documentaire sur l’histoire des #inégalités devait être projeté sur les écrans avant le confinement. Il reste plus que jamais d’une actualité mordante en disséquant les ressorts historiques et économiques des différentes #crises qui jalonnent le #capitalisme. L’adaptation très efficace d’un essai paru en 2013.

  • En #santé, la maîtrise des dépenses se fait au détriment des plus démunis
    https://theconversation.com/en-sante-la-maitrise-des-depenses-se-fait-au-detriment-des-plus-dem

    Premièrement, les gains d’efficience – autrement dit une meilleure maîtrise des coûts pour atteindre un certain niveau d’espérance de vie – s’accompagnent d’un creusement des #inégalités de santé. Cet effet n’est toutefois observé que dans les pays où l’offre de soins est majoritairement opérée par le secteur privé. Deuxièmement, la réduction des inégalités de santé produit l’effet inverse. Lorsqu’elle a lieu, elle améliore de façon systématique l’efficience du système, que les soins soient fournis par des acteurs publics ou privés.

    Ces résultats suggèrent donc que, contrairement à ce qui est régulièrement avancé, c’est l’équité qui est un préalable à une meilleure performance globale des systèmes, et non l’inverse.

    #pauvreté

  • La croissance des inégalités dégrade l’activité économique, et ça se voit à l’œil nu !
    https://blogs.alternatives-economiques.fr/zemmour/2026/04/09/la-croissance-des-inegalites-degrade-l-activite-econo

    Dans la période récente, la stagnation des salaires (dont le pouvoir d’achat a baissé) et le dynamisme des revenus financier explique pour partie un taux d’épargne élevé, et un ralentissement de la croissance. Si le mécanisme est connu, il est rare de pouvoir observer à l’œil nu une hausse si marquée des inégalités qu’elle se traduit par des effets macroéconomiques immédiats.

    (...)

    Pour le dire autrement, nous vivons une période économique où les inégalités de revenu -restées relativement contenues entre 2008 et 2018 ont connu une accélération telle qu’on en voit les effets macro-économiques, à court terme, et à l’œil nu. Si le mécanisme est connu, sa manifestation aussi visible dans les statistique macro me semble relativement rare.

    Et cet accroissement des inégalités, est due, avant tout, à la stagnation préoccupante des salaires qui n’avaient toujours pas retrouvé fin 2024 leur pouvoir d’achat moyen de 2019.

    #Michaël_Zemmour 09/04/2026

    • ... depuis la sortie des confinements, le « taux d’épargne », c’est-à-dire au niveau macro-économique la part du revenu qui n’est pas consommée, est montée à des niveau anormalement élevés… et ne redescend pas, ce qui intrigue et inquiète les macro économistes (Figure 1).

      [...]

      Il peut y avoir de multiples explications à cela : épargne de précaution, face à l’incertitude de l’avenir, achat immobilier ancien (qui comptablement apparaît comme de l’épargne dans les comptes nationaux), ou…accroissement des inégalités.

      En effet, on sait que les ménages modestes et moyen consomment tout ou presque tout leur revenu, tandis que les ménages aisés vont avoir une propension à épargner élevée, et qui croit avec le revenu.

      De ce fait, quand les inégalités augmentent, le revenu est en moyenne de moins en moins consommé et de plus en plus épargné. Or précisément, dans la période récente, la stagnation des salaires et le dynamisme (relatif) des revenus du capital sont à l’origine d’un creusement marqué des inégalités.

      Ainsi l’INSEE a relevé l’an passé qu’en 2024 la hausse marquée des inégalités était due à la conjonction

      • de la baisse du niveau de vie des ménages modestes : le niveau de vie seuil à partir duquel on fait partie des 10% les plus modeste a baissé de 1%, ce qui est rare et signale une dégradation absolue des conditions de vie, signalée également par la hausse du taux de pauvreté)
      • à la stagnation du niveau de vie médian (+0,9%)
      • et à la progression plus dynamique des revenus du seuil du dernier décile (seuil à partir duquel on fait partie du Top 10), principalement explicable par des revenus financiers plus dynamiques.

      Bref, les inégalités augmentent, et cela joue sur le taux d’épargne, comme un frein à l’activité économique. A tel point que certains prévisionnistes se disent que désormais pour prédire l’évolution de la consommation des ménages, il ne faut plus suivre l’évolution des revenus en général (revenus du travail + revenus financiers), mais celle des #salaires en particulier, parce que les #revenus_financiers ont tendance à être conservés sous forme d’épargne, et donc que leur croissance n’alimente pas la consommation.

      #épargne #revenu #inégalités

  • Dans les #banlieues pauvres, la #lutte contre les #déserts_alimentaires s’organise

    Dans les quartiers défavorisés, les #produits_alimentaires accessibles sont peu diversifiés et de qualité médiocre. Collectivités et associations s’emparent peu à peu du sujet. Exemple en #Seine-Saint-Denis.

    Depuis un an, #Aulnay-sous-Bois est le laboratoire d’un nouveau type de #hard-discount, importé du Brésil par Carrefour. Le géant de la #grande_distribution a installé dans la commune de Seine-Saint-Denis son premier #supermarché #Atacadao, une marque brésilienne de #cash_and_carry, de la vente en gros à #prix cassés. Plus on achète et plus les prix sont dégressifs sur une gamme de produits resserrés : deux fois moins de références que dans un supermarché classique.

    Quand l’enseigne brésilienne a remplacé l’ancien Carrefour dans le nord de la ville, non loin de la cité des 3 000, habitants et élus locaux ont lancé une pétition contre l’ouverture du nouveau #discounter.

    « On enferme une population stigmatisée dans la #malbouffe. Le maire [Bruno Beschizza, Les Républicains, NDLR] n’aurait jamais accepté qu’on installe cette enseigne dans le centre-ville, s’indigne Oussouf Siby, élu socialiste d’opposition. Dans le cœur de ville, la mairie a une politique volontariste d’installation de petits commerces de bouche, de boutiques bio. Dans les #quartiers_populaires, rien. »

    Le nord d’Aulnay-sous-Bois a été identifié par le conseil départemental de Seine-Saint-Denis comme un « #désert_alimentaire » aux côtés d’autres communes dont #Tremblay-en-France, #Noisy-le-Sec, Bondy ou #Dugny. Dans son #plan_alimentaire_territorial 2024-2028, la collectivité s’alarme de l’existence de ces territoires où une offre alimentaire très limitée pénalise des villes enclavées, peu desservies par les transports en commun et qui affichent des taux de pauvreté importants.

    « Selon les personnes interrogées, il semble complexe dans ces villes de trouver à proximité de chez soi une alimentation saine, de qualité et accessible », pointe le diagnostic alimentaire de Seine-Saint-Denis, réalisé par l’association Lab3S (Laboratoire sols savoirs saveurs ) pour le compte du conseil départemental.

    « Quand il faut prendre deux bus pour aller acheter des produits frais ou bio, les gens laissent logiquement tomber », constate Assata Doumbia, bénévole gérante de l’antenne dionysienne (Saint-Denis) de #Vrac, un réseau national de #groupements_d’achats de fruits et légumes basés dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

    Un réseau d’achats en commun avec Vrac

    Tous les mois, 400 adhérents de #Stains, #Aubervilliers, #Saint-Denis et quelques autres communes achètent à bas prix des #produits_frais qu’ils ont préalablement sélectionnés ensemble. Dans certaines villes, comme à #Pierrefitte-sur-Seine, qui a récemment fusionné avec Saint-Denis, les 33 000 habitants n’ont qu’un Lidl à disposition.

    Créé il y a plus de dix ans à l’initiative du bailleur social lyonnais Est Métropole Habitat et de la Fondation pour le logement des défavorisés afin d’aider ses locataires à mieux manger et à lutter contre l’isolement, Vrac s’est développé en France et compte aujourd’hui 22 antennes. Le réseau de groupements d’achats a récemment publié une étude réalisée auprès de 500 adhérents qui a mis en exergue le sentiment général d’une « alimentation à deux vitesses » où « les plus pauvres ont le choix entre se déplacer loin de chez eux ou choisir par défaut des produits d’une qualité significativement moindre et indignes ».

    Forgé par des sociologues et géographes américains dans les années 1990, le concept de « désert alimentaire » a été pensé comme une clé explicative à l’épidémie de #diabète et d’#obésité qui touche le pays depuis plusieurs décennies. Outre-Atlantique, le ministère de l’Agriculture définit ces « #territoires_de_l’obésité » comme des secteurs cumulant un taux de pauvreté élevé et une #distance du supermarché le plus proche de plus d’un mile (1,6 km) en zone urbaine et 10 miles en zone rurale.

    En France, où les distances sont plus courtes et l’histoire sociale différente, ce concept peine à décrire des territoires pourtant également frappés par des #inégalités d’#accès_à_l’alimentation. Pour mieux saisir leur réalité, certains chercheurs préfèrent utiliser le terme de « #marécage_alimentaire », des zones où l’offre de « #junk_food » et de #produits_transformés est surabondante par rapport aux produits frais et où le réseau de #transports_en_commun ne permet pas aux habitants de se déplacer facilement.

    Des logiques de #ségrégation à l’œuvre

    « La diversité commerciale doit se retrouver à une échelle assez fine pour répondre aux contraintes temporelles et budgétaires des ménages », explique Simon Vonthron, géographe à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).

    Auteur de plusieurs articles sur le sujet, il a participé à #Obsolim_43, un projet de #cartographie des « #environnements_alimentaires_appauvris » au niveau national. On y constate que certaines banlieues cossues de l’Ouest parisien peuvent aussi être touchées par le phénomène. « Mais ce n’est pas comparable, car les ménages y sont bien plus mobiles », précise le géographe.

    Simon Vonthron se montre assez critique sur le concept de désert alimentaire : « Cela a tendance à invisibiliser les #inégalités_territoriales et à imposer des réponses autoritaires du type : on va installer un supermarché ici, et les gens seront contents. »

    Outre-Atlantique, des associations comme #Move_for_Hunger vont plus loin en liant la rareté de l’offre alimentaire à l’histoire de la ségrégation raciale et de la #ghettoïsation des quartiers afro-américains. En #France, si le contexte historique est différent, des logiques similaires de ségrégation sont à l’œuvre. Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) en fait lui-même le constat, en relevant dans une étude sur le sujet qu’il existerait deux fois plus de supermarchés dans les centres-villes que dans les #quartiers_prioritaires de la ville des grandes agglomérations.

    « L’#exclusion_urbaine, la #désaffiliation_sociale ont aussi contribué à dévaloriser les savoir-faire domestiques des habitants. Les #pratiques_culinaires traditionnelles de nombreux habitants issus de l’immigration se sont perdues, en partie en raison d’un accès très facile à des #aliments_ultratransformés », pointe Assata Doumbia, qui connaît bien le sujet pour être diététicienne depuis vingt ans à Saint-Denis en plus de son engagement associatif.

    Lab3S entend « Nourrir Bondy »

    A #Bondy_Nord, la fermeture en juin dernier du seul Lidl dont disposaient les 20 000 habitants pour faire leurs courses a mis en lumière la #fragilité_alimentaire du territoire. En 2023, le même Lidl avait déjà fermé pendant quelques mois, ce qui avait conduit Aurélie Trouvé, députée La France insoumise (LFI) de la circonscription, à interpeller le gouvernement sur la « ségrégation géographique que subissent particulièrement les habitants de certains quartiers populaires. A Bondy Nord, la dégradation du supermarché Lidl et sa fermeture temporaire ont créé un véritable désert alimentaire ».

    Lorsqu’on lui parle de « désert alimentaire », Stephen Hervé, le maire de #Bondy, réfute le terme, en faisant la liste des supérettes qui bordent le nord de la ville. L’élu local reconnaît tout de même que « cela peut être ressenti comme tel par des habitants peu mobiles ».
    L’élu s’inquiète surtout de la prolifération d’enseignes de #restauration_rapide dans sa commune, sur un territoire déjà frappé de plein fouet par l’obésité, qui touche 20 % des adultes en Seine-Saint-Denis, le taux le plus élevé de France :

    « Quand un nouveau commerce alimentaire cherche à s’installer en ville, on refuse les offres de restauration rapide. On privilégie les #épiceries. Hélas, quand il s’agit de reprises de commerces existants, nous n’avons pas la main. »

    Pour pallier l’absence d’#offre_alimentaire de qualité à Bondy Nord, #Lab3S, qui gère un potager de près de 1 000 m² en plein cœur du quartier, a mis en place le projet « #Nourrir_Bondy ». L’association réfléchit à lancer des groupements d’achats participatifs sur le modèle de Vrac. L’idée : faire venir des produits frais dans une zone sous-dotée en commerces et où la moitié des habitants n’a pas de voiture.
    Aujourd’hui, une cinquantaine de bénévoles s’occupent du potager et gèrent une #cuisine_collective, qui permet l’organisation de #repas_partagés avec les fruits et légumes du jardin. Pour favoriser l’accès à une alimentation de qualité pour tous, l’association cherche à s’inspirer des « #cuisines_communautaires » nées au Québec dans les années 1980. L’idée est simple : mettre en commun, à l’échelle d’un quartier, des moyens financiers et humains pour #cuisiner des plats sains et économiques et apprendre à mieux se nourrir en s’ouvrant à de nouvelles façons de s’alimenter, plus diététiques et écologiques.

    #Vital’im, le #chèque_alimentation_durable du département

    En Seine-Saint-Denis, l’accès à une alimentation de qualité est devenu une question politique, qui ne doit plus seulement reposer sur la charité associative. Il y a un an, le conseil départemental a lancé une expérimentation autour d’un chèque alimentation durable, baptisé Vital’im.

    Distribuée à un peu plus de 600 ménages de #Montreuil, #Sevran, #Villetaneuse et #Clichy-sous-Bois, cette carte de paiement créditée mensuellement de 50 euros pendant six mois est utilisable dans tous les commerces. A chaque achat dans un magasin « durable » (selon les critères définis par le département, principalement des magasins bio), 50 % du montant dépensé sont recrédités sur la carte par la collectivité territoriale.

    A Montreuil, où le centre-ville regorge de magasins bio qui ont fleuri à mesure que la gentrification progressait, 60 % des usagers ont profité de ce système de bonification, contre 25 % à Sevran, une commune qui attire moins les CSP+. « Ce projet met en évidence l’existence de ces marécages alimentaires », commente Mathilde Fassolette, chargée du projet Vital’im pour Action contre la faim, partenaire de la Seine-Saint-Denis sur cette expérimentation qui doit se terminer à la fin de l’année.

    Pour ne pas pénaliser les Sevranais par rapport aux Montreuillois, l’ONG a élargi le système de bonification aux communes limitrophes de Sevran et à tous les commerces à proximité de la ligne de train francilien qui relie Villetaneuse à Paris. « On veut aussi montrer comment un système de #compensation_financière permet de lutter contre les inégalités alimentaires », poursuit la responsable de l’ONG.

    Toutes ces initiatives partagent une même philosophie : démonter l’idée reçue selon laquelle le « #manger_mieux » n’intéresserait pas les quartiers populaires.

    https://www.alternatives-economiques.fr/banlieues-pauvres-lutte-contre-deserts-alimentaires-sorganise/00115873
    #pauvreté #France #alimentation #résistance

  • La France est devenue plus inégalitaire que la moyenne de l’Union européenne

    Le #coefficient_de_Gini, qui mesure les inégalités de revenus, progresse en France tandis qu’il baisse en moyenne au sein des 27 pays de l’UE. Les #allègements_fiscaux des quinquennats Macron peuvent expliquer en partie cette divergence.

    Le chiffre, passé relativement inaperçu, est frappant. Le coefficient de Gini de la France, qui mesure le niveau des inégalités de #revenu après redistribution (impôts et prestations sociales), progresse sensiblement, selon les données publiées par #Eurostat, l’organisme statistique de l’Union européenne.


    (#paywall)

    https://www.lesechos.fr/economie-france/social/la-france-est-devenue-plus-inegalitaire-que-la-moyenne-de-lunion-europeenne
    #inégalités #France #statistiques #chiffres #macronisme #fiscalité

  • Milan-Cortina 2026 : fair-play ? Parlons-en !

    #Neige_artificielle, circulation, #béton et sponsoring des entreprises fossiles : les atteintes à la #nature avant et pendant les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont été légions – et ont également fait l’objet d’une couverture médiatique.

    Plusieurs milliards d’euros ont été investis dans l’#économie de la construction pour les Jeux olympiques d’hiver 2026 : malgré toutes les promesses de #durabilité, une nouvelle piste de #bobsleigh a été bétonnée dans la #forêt, une télécabine a été construite dans une zone de glissement de terrain, des pentes ont été creusées à l’aide d’excavatrices et des #forêts ont été sacrifiées pour créer des bassins de stockage. L’un des rares aspects positifs pour la nature : pour la première fois, les Jeux olympiques d’hiver ont été organisés de manière décentralisée afin de réduire le nombre de nouvelles installations sportives. Néanmoins, selon les calculs, Milan-Cortina a produit en 2026 plus de 900 000 tonnes de CO2. La plus grande part revient à l’accueil des spectateur·rice·s, le reste à la planification et à la réalisation des compétitions, ainsi qu’aux projets de construction. En outre, 1,3 millions de tonnes de CO2 proviennent du parrainage d’entreprises issues de l’industrie des #combustibles_fossiles, telles que le groupe pétrolier #ENI, le constructeur automobile #Stellantis ou la compagnie aérienne #ITA_Airways. Le fait que les sports d’hiver creusent leur propre tombe avec des sponsors fossiles a été critiqué dans une pétition adressée au CIO par des athlètes et signée par plus de 20 000 personnes.

    Utilisation de neige artificielle malgré le manque d’#eau

    La crise climatique complique encore l’organisation des jeux d‘hiver : d’ici le milieu du siècle, seuls 52 des 93 sites actuels pourront encore être pris en considération, et sans l’utilisation de neige artificielle, il n’en restera plus que quatre. Rien que pour Milan-Cortina 2026, quatre nouveaux bassins de stockage ont été construits et un total de 2,4 millions de mètres cubes de neige artificielle ont été produits. L’eau déjà rare dans les #Alpes du sud provenait de sources alpines et de rivières. Le #coût de ces jeux d’hiver est passé de 1,5 à 5,7 milliards d’euros, une somme que les contribuables finiront par payer. En outre, la hausse des prix de l’#immobilier à Cortina et à Milan par exemple renforce les #inégalités_sociales. En 2030, les Jeux olympiques d’hiver auront lieu dans les Alpes françaises. Les ONG y réclament plus de transparence et la participation des citoyen·ne·s.

    Podcast sur Milan-Cortina 2026

    Quel impact les Jeux olympiques d’hiver 2026 ont-ils eu sur les Alpes italiennes ? Quel est leur héritage pour les communes locales ? Et qu’en attendent les prochains organisateur·rice·s des prochains Jeux d’hiver dans les Alpes françaises en 2030 ? Ces questions sont abordées dans la dernière édition de notre podcast :

    https://soundcloud.com/cipra_international/100-en-the-legacy-of-milano

    https://www.cipra.org/fr/nouveautes/milan-cortina-2026-fair-play-parlons-en
    #Milano-Cortina #JO #jeux_olympiques #JO2026

  • Manifestation Un logement pour Tou te s
    https://topophile.net/rendez-vous/manifestation-un-logement-pour-tou-te-s

    Un logement décent, stable, abordable pour toutes et tous !Non aux expulsions et au logement cher ! Manifestons partout en France les 28 et 29 mars, rejoignez les cortèges : – A Paris et Ile de France : dimanche 29 mars, 15h à Hôtel de Ville– A Mulhouse : samedi 28 mars, 14 h30 à Place des... Voir l’article

  • #Atlas social de France : Pour un autre récit des inégalités dans l’espace national

    Cet atlas est d’abord un #atlas_social, son ambition est de rendre compte de la dimension spatiale des hiérarchies et #inégalités_sociales qui structurent la France contemporaine. Ce projet est né d’une insatisfaction collective face aux visions simplificatrices et caricaturales qui structurent trop souvent le débat public national en matière de #géographie : France « périphérique », « des métropoles », des « sous-préfectures », « des pavillons », « des ruralités », « des tours », etc. Notre ambition est donc également politique, au sens où il s’agit de contribuer à ce débat public en y apportant notre expertise académique disciplinaire.

    https://atlas-social-de-france.fr

    #cartographie #visualisation #statistiques #France #chiffres #inégalités

  • Pourquoi l’image d’une « France périphérique » peuplée d’électeurs en colère ne résiste pas à l’examen
    https://theconversation.com/pourquoi-limage-dune-france-peripherique-peuplee-delecteurs-en-cole

    Les recherches en sciences sociales convergent sur un point central : les #inégalités ne se distribuent pas selon une ligne de fracture simple opposant métropoles « gagnantes » et #territoires « perdants ». Les grandes aires urbaines concentrent simultanément des niveaux élevés de #richesse et des proportions importantes de populations #précaires. Au contraire, de nombreux espaces périurbains, ruraux ou de villes petites et moyennes connaissent des trajectoires démographiques et économiques positives, attirent de nouveaux habitants et développent de multiples formes d’innovation locales.

    Les données de l’Insee montrent ainsi que certains territoires ruraux ou villes moyennes (Aurillac, Annecy, par exemple), présentent des niveaux de #pauvreté inférieurs à ceux de plusieurs métropoles attractives (comme Montpellier ou Lille).

    De même, les dynamiques de l’emploi ne se superposent pas à l’opposition entre métropoles et hors métropoles : certaines zones d’emploi non métropolitaines figurent parmi les plus dynamiques du pays, notamment dans l’industrie (vallées de l’Arve et de la Bresle, Choletais, Vendée).

    Enfin, les difficultés d’accès aux services essentiels – soins, emploi, logement ou mobilité – se retrouvent dans des configurations territoriales très diverses. Les « déserts médicaux » concernent aussi bien certains territoires ruraux que des quartiers populaires de grandes agglomérations.

    Ces constats invitent à déplacer le regard : plutôt que de penser les territoires comme des blocs opposés, il s’agit d’analyser les mécanismes qui produisent les inégalités, indépendamment de la seule localisation géographique.

  • À côté et entre soi
    https://laviedesidees.fr/A-cote-et-entre-soi

    Comment rendre compte de la complexité et de la pluralité des liens de voisinage ? Au-delà des simples échanges devant les boîtes aux lettres, il s’agit notamment de comprendre les dynamiques inégalitaires qui structurent les rapports sociaux de proximité.

    #Société #inégalités #discrimination #ville #lien_social
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20250306_voisins.pdf

  • Le soin comme bien commun
    https://metropolitiques.eu/Le-soin-comme-bien-commun.html

    Depuis son expérience de médecin urgentiste et de militant syndical et politique, Christophe Prudhomme rend compte du délitement du service public de santé et esquisse des alternatives, entre promotion du #salariat et refonte du système de formation des professionnels du soin. Propos recueillis par Laure Pitti et Vianney Schlegel. Critiqué de toutes parts, le système de soins français semble aujourd’hui à bout de souffle, affaibli par plusieurs décennies de réformes qui ont mis l’accent sur #Entretiens

    / #services_publics, santé, #assurance_maladie, #désert_médical, #accès_aux_soins, #inégalités, salariat

    #santé
    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met_entretiencprudhomme.pdf

  • Washington DC à l’épreuve des inégalités de santé
    https://laviedesidees.fr/Sanyu-A-Mojola-Death-by-Design

    Dans une étude compréhensive et multiscalaire des #inégalités sociales, ethnoraciales et de genre face au VIH dans la capitale fédérale étatsunienne, Sanuya A. Mojola décrit une métropole où se combinent #ségrégation résidentielle, consommations de drogues, violences et incarcération de masse, aux effets sanitaires durables.

    #International #États-Unis #santé #racisme
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20260302_santewashington.pdf

  • Les déchets et leurs usages (XIXe-XXIe siècle)
    https://metropolitiques.eu/Les-dechets-et-leurs-usages-XIXe-XXIe-siecle.html

    Ce dossier pluridisciplinaire réunit des contributions qui mettent en perspective l’histoire et le présent des #déchets dans nos sociétés contemporaines. En présentant leurs usages multiples et parfois controversés, il souligne que la gestion des déchets revêt une dimension éminemment politique. ---- ▼ Voir le sommaire du dossier ▼ L’extraction intensive d’énergie et de matériaux est au cœur de défis économiques, sociaux et environnementaux des sociétés industrielles. À la surexploitation de #Dossiers

    / déchets, #recyclage, #histoire, #inégalités, #travail, #pollution

    https://metropolitiques.eu/IMG/pdf/met-intro_dossier_dechets.pdf