• OK Google, dis-moi comment tu fais pour tout savoir ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/sans-oser-le-demander/comment-google-sait-il-tout-9596294

    On sait, vous en avez marre qu’on en parle : dès qu’on parle de numérique et en particulier de Google, les mêmes questions, les mêmes débats : les dérives d’Internet, la puissance des GAFAM, l’argent, nos libertés, la loi.
    Mais quand même : pourquoi se coltine-t-on Google ? Pourquoi lui ? Pourquoi est-il devenu nécessaire, irremplaçable, un membre de notre famille, un ami, voire un double ?
    Un recours, en tout cas, incontournable... Car oui, grâce à Google, nous pouvons tout savoir... à une exception près : comment fait-il, lui, pour tout savoir ?

    Excellente émission pour évaluer l’importance de Google et son impact sur nos recherches en ligne.

    #EMI #Google #Information #SNT #Moteurderecherche #Numérique #Internet #Savoir

  • Existe-t-il une consommation sobre de l’information ?
    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-temps-du-debat/existe-t-il-une-consommation-sobre-de-l-information-1104951

    53% des français souffrent de « fatigue informationnelle », selon étude publiée le 1er septembre par la Fondation Jean Jaurès. En 1981, Edgar Morin écrivait déjà : « Nous sommes comme aveuglés par un nuage informationnel ». Comment public et médias peuvent-ils lutter contre cet excès ou « infobésité » ?

    #EMI #Information #Médias #Infobésité

  • Les aides à la presse continuent d’aller aux plus riches

    https://www.acrimed.org/Les-aides-a-la-presse-continuent-d-aller-aux-plus

    Lors de la publication, l’an passé, des titres et de groupes de presse ayant bénéficié, de 2016 à 2019, des aides directes et indirectes à la presse, nous faisions le constat suivant : « Les aides à la presse alimentent les caisses des principaux groupes de presse. Elles subventionnent la distribution sur tout le territoire d’une poignée de quotidiens détenus par quelques milliardaires. Elles renforcent ainsi leur emprise sur la presse française, au lieu de soutenir le pluralisme et la diversité. » La situation n’a (hélas) pas changé.

    #presse#information#subventions#Etat_providence#Arnault#Niel#DRahi#Pinault#Kretinsky#influence

  • #Podcast : Les Bons Calculs Economiques, En Septembre, l’ardoise magique !

    Bonjour

    Vous pouvez écouter des nouvelles de l’économie, des grandes fortunes, et de notre famille préférée ... sur Radio Campus Lille ce jour - l’émission les Bons Calculs Economiques (BCE) avec André ... De nombreuses infos non disponibles ailleurs ... La presse aux ordres des riches et de la macronie ... Les mensonges sur l’inflation, l’énergie, la catastrophe climatique et les véritables responsables ... Pappers censuré ou complice de l’absence de comptes venant des greffes, publiés par les greffes, mais fini pour Pappers (de nombreux comptes ont été publiés par le greffe et annoncés, mais non publiés par Pappers) ... malgré leur pub ..

    Le lien, afin d’écouter, de télécharger le podcast => http://richessem.eklablog.com/article-406-radio-campus-ce-mercredi-7-octobre-a213087765

    – Les comptes de notre famille à fin juin pour Auchan ... : pas de panique : on a nettoyé à nouveau les derniers problèmes qui restaient
    – Les comptes des principales sociétés du groupe ... et ça marche plutôt bien
    – Les ennuis fiscaux largement exagérés : quelques millions, donc une broutille, mais déjà contestée

    – Les autres boîtes de la grande distribution

    – La question de la bourse : et ça continue à baisser (on revient au niveau des pertes antérieures - ce qui avait été fictivement gagné en août, est largement en dessous maintenant ... ) et tout ceci se vérifie au niveau mondial

    – L’inflation ... on fera une piqûre de rappel sur ce que nous disons depuis le début des guichets monétaires ouverts dans le monde
    – La guerre d’Ukraine a bon dos ;

    – Et la presse anti-Poutine se déchaîne ... Sans aucun argument ...

    Pour une simulation de vos factures de gaz et d’électricité, tapez 1
    Pour parler à un marabout, tapez 2
    Pour SOS suicide, tapez 3

    On peut constater que notre économie de marché libre et non faussé ne fonctionne correctement que dans l’abondance.

    Quelques titres des médias déchainés qui affirment nous informer :
    – Face à l’inflation, le « danger » c’est d’augmenter les salaires.
    – Les riches protègent mieux l’environnement que les pauvres,
    – Face à l’aggravation de la pauvreté, l’erreur c’est d’avoir vécu « au-dessus de nos moyens ».
    – Il vous faut accepter le nouvel appauvrissement en cours.
    Sujet important : le barbecue est un symbole de virilité prononcé.

    Dans les médias à gage, rien sur les canons à longue portée qui permettent à des fous de bombarder une centrale nucléaire.

    A lire :
    – L’Europe sera-t-elle vaincue avant l’Ukraine ? Yves Smith Le lien https://www.investigaction.net/fr/leurope-sera-t-elle-vaincue-avant-lukraine
    – Université d’Ottawa : Elle a prononcé le mot en N.
    La professeure Lieutenant-Duval soutient qu’elle ignorait le caractère délicat du mot en n le lien https://seenthis.net/messages/972201
    – Électricité - Le Canard Réfractaire : Électricité : Ils se foutent (encore) de nos . . . Le lien https://seenthis.net/messages/971859
    – Technologie : Des arbres dans le metaverse pour sauver la planète Le lien https://seenthis.net/messages/971530

    #économie #actualité #radio #informations #médias #france #ue #union_européenne

  • Conspirationnisme, comment pouvons-nous en sortir ?
    https://www.ladn.eu/media-mutants/le-conspirationnisme-empeche-de-creuser-les-vrais-sujets-et-fait-perdre-beaucou

    Les gens sont traversés par des affects qui leur donnent envie d’une certaine forme de justice. Elle est sans doute mal formulée, mais les constats qu’ils tirent sont parfois justes : les labos pharmaceutiques qui sont à l’origine de scandales sanitaires sont toujours là. Il n’y a pas eu de réformes profondes du système. Le vrai problème de l’expression de leur défiance, c’est qu’elle est posée en terme mythologique et non en terme politique, ce qui empêche justement de faire progresser les sujets. En fin de compte, le conspirationnisme est l’agent ultime du statu quo. Il désigne, par exemple, les responsables comme des personnages intouchables et surpuissants. Quand vous décrivez Bill Gates comme un sataniste qui peut vous injecter une puce 5G pour vous contrôler à distance, votre problème devient insoluble. Pourtant il y aurait des sujets à débattre concernant Bill Gates : son rapport à la propriété intellectuelle, son poids considérable dans le budget de l’OMS, les problèmes de géopolitique qu’il soulève avec sa fondation... Mais pour traiter ces problèmes, il faut faire un travail citoyen et collectif. En bref, les théories conspirationnistes empêchent de creuser les vrais sujets et font perdre beaucoup d’énergie à la société.

    #Infox #Information #Désinformation #EMI #Médias #EMC

  • Ni victimes, ni coupables
    https://infokiosques.net/spip.php?article1944

    Ce zine retrace des expériences de Travailleur∙se du sexe. "Nos agressions sont souvent réduites à des statistiques, des arguments pour des abolitionnistes pour gagner le débat de la criminalisation. Nos expériences sont transformées en arguments pour manipuler. On nous retire trop souvent la parole en nous infantilisant, en croyant mieux savoir que nous. Soit nos narrations restent murées dans le silence, soit elles ne sont pas écoutées car elles ne collent pas avec l’image de la∙e travailleu∙r∙se du sexe indépendant∙e, libre, épanoui∙e,… Pour les autres on est toujours soit totalement épanoui∙e soit victime, fort∙e ou abusé∙e. On est toujours fantasmé∙e comme l’un∙e ou l’autre. Alors qu’en réalité on est généralement tou∙te∙s un peu des deux, ou même jamais vraiment aucun∙e des deux. Notre vécu est toujours (...)

    #N #Infokiosque_fantôme_partout_ #Violences_patriarcales,_autodéfense_féministe
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/nivictimesnicoupables-pageparpage-28pa5-janv2022.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/nivictimesnicoupables-cahier-14pa4-janv2022.pdf

  • Vulvatomique
    https://infokiosques.net/spip.php?article1945

    « Rosæ Canine est une collective d’herboristes militantes et féministes pour la réappropriation des corps. A la convergence des sciences, des savoirs empiriques et des intuitions, nous organisons des rencontres autour de l’usage des simples, et en particulier des plantes de la sphère gynécologique et urologique. Notre soulèvement est politique, Queer, anticapitaliste, libertaire. Nous contestons toute forme d’oppression, et militons pour la libre circulation des personnes et des savoirs. A travers balades et ateliers hybrides, nous tentons d’aborder de la manière la plus inclusive possible nos sexualités ou asexualités, pour questionner ensemble nos ressentis et nos états de corps. » #V

    / Infokiosque fantôme (partout), #Guides_pratiques, Féminisme, (questions de) genre, Corps, santé, (...)

    #Infokiosque_fantôme_partout_ #Féminisme,_questions_de_genre #Corps,_santé,_antivalidisme
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/vulvatomique-cahier-14pa4-juil2022.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/vulvatomique-pageparpage-28pa5-juil2022.pdf

  • Rencontre : PUNCH | Public Spaces (à PointCulture)
    https://www.domainepublic.net/PUNCH-Public-Spaces-PointCulture.html

    Dans le cadre du cycle PUNCH, Pour un numérique humain et critique Une séance proposée par RAB/BKO RAB/BKO souhaite mieux comprendre ce qui se fait/projette actuellement chez les autres membres du réseau (et chez les autres acteurs culturels à Bruxelles) en matière de pratiques numériques - plus particulièrement en ce qui concerne le questionnement de l’éthique des outils numériques que nous utilisons au quotidien, et celle de l’Internet d’aujourd’hui en général. Il existe une demande claire pour un (...) #Informations

  • « Rétention des données » : La Ligue des droits humains appelle le Parlement à ne pas voter ce projet permettant la collecte systématique des métadonnées
    https://www.domainepublic.net/Retention-des-donnees-La-Ligue-des-droits-humains-appelle-le-Parlemen

    Bruxelles, le 17 mai 2022 Cette semaine, le Parlement fédéral doit en principe se prononcer sur le projet de loi qui porte sur la rétention de données. Ce texte vise à permettre la collecte et la conservation systématique et a priori des métadonnées générées lors d’une communication électronique, pour sauvegarder la sécurité nationale et lutter contre la criminalité grave. Il ne respecte pas les garde-fous en termes de vie privée. La Ligue des droits humains appelle le Parlement à recaler ce projet de (...) #Informations

  • Lettre ouverte pour le droit d’installer n’importe quel logiciel sur n’importe quel appareil - FSFE
    https://www.domainepublic.net/Lettre-ouverte-pour-le-droit-d-installer-n-importe-quel-logiciel-sur-

    Domaine Public a signé la lettre ouverte. Lettre ouverte Le droit universel d’installer n’importe quel logiciel sur n’importe quel appareil La conception des logiciels est cruciale pour l’éco-conception et la durabilité des produits et des matériels. Les systèmes d’exploitation et services Libres permettent la réutilisation, le remaniement et l’interopérabilité des appareils. Le droit universel de choisir librement ses systèmes d’exploitation, ses logiciels et ses services est crucial pour une société (...) #Informations

  • Ukraine : quand le journalisme s’égare - Vu du Droit Régis de Castelnau - vududroit.com
    https://www.vududroit.com/2022/08/ukraine-quand-le-journalisme-segare

    La liberté d’information dans un monde globalisé n’est pas en très grande forme. En Occident, le système médiatique représenté par la presse écrite et audiovisuelle est entièrement entre les mains de puissantes oligarchies qui entendent bien mettre leurs médias au service du maintien d’un ordre politique et social qui assure leur domination fructueuse. Internet comme espace de liberté pourrait être un formidable un outil de ré-information, mais parfaitement conscients du danger, les mêmes grands intérêts, s’efforcent d’y contrôler strictement l’expression.

    L’Occident malade de sa presse
     L’élection présidentielle américaine de 2020 a été de ce point de vue un épisode assez sidérant. Qui a vu la presse américaine prendre résolument et massivement parti pour Joë Biden pendant que les GAFAM mettaient en place un système de filtrage et de censure de ses adversaires que l’on peut qualifier de totalitaire. Il n’est pas besoin de suivre Trump sur ses accusations de trucage du scrutin lui-même, pour constater qu’au regard des standards juridiques internationaux relatifs aux règles qui assurent « la sincérité du scrutin » , l’élection présidentielle américaine de 2020 a été irrégulière. Situation identique en France et au sein de l’Union Européenne, où la liberté d’expression est un combat, avec la domination d’une oligarchie et la nécessité de sans cesse s’opposer aux tentatives récurrentes visant à empêcher les réseaux d’être un outil de débat contradictoire face à la propagande produite par le système.

    Comment alors s’étonner de la défiance des opinions publiques vis-à-vis de la presse en général et des journalistes en particulier. Toutes les études d’opinion sont de ce point de vue absolument calamiteuses et les journalistes sont les plus déconsidérée, souvent devant les politiques eux-mêmes ! En France, près de 70 % des Français les considèrent, ni indépendants, ni objectifs et soumis au pouvoir et à l’argent. Comment s’étonner que la diffusion en kiosque et points de vente, de la presse écrite nationale pourtant gavée de subventions, ait été divisée par deux en cinq ans pour se situer à des chiffres grotesques ! La situation est encore pire aux États-Unis, où la presse avait pourtant depuis longtemps un statut et une réputation démocratique importante. La société transnationale Gallup, un des premiers opérateurs mondiaux dans le domaine des sondages et des études d’opinion, vient de publier son bilan annuel https://dernieres-nouvelles.com/la-confiance-des-americains-dans-les-medias-atteint-un-niveau-r concernant la confiance de l’opinion publique américaine dans ses médias. Et c’est ainsi que l’on apprend que seulement 11 % de la population américaine conservent leur confiance dans les médias télévisuels, alors que 89 % pensent qu’ils mentent !

    Quand l’information n’est plus que propagande
    C’est dans ce contexte médiatique particulier qu’a commencé la guerre en Ukraine. Ce qui a permis d’assister incrédule, à un déferlement de propagande où la bêtise le disputait au racisme. Mais où régnait surtout le mensonge, que ce soit directement ou par omission. C’est Emmanuel Macron affirmant le 24 mars au sommet de l’OTAN : « L’économie russe est en cessation de paiement, (…) son isolement est croissant » . La rodomontade se transformant rapidement en mensonge puisque les pays qui refusent de condamner et de sanctionner la Russie représentent 82 % de la population mondiale. C’est Bruno Lemaire ne voyant aucun inconvénient à passer pour un imbécile en annonçant triomphalement : « Les sanctions sont d’une efficacité redoutable. Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie. Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe. » C’est Jean-Luc Mélenchon rappelant à juste titre la position diplomatique de la France initiée par le général de Gaulle, sur l’existence « d’une seule Chine » , pour se faire immédiatement accuser de « soutenir les dictateurs »  !

    Ce sont les soi-disant experts de plateaux télévisés, de la presse et des réseaux, aux compétences en général limitées qui n’hésitent pas à raconter n’importent quoi. Mais c’est surtout l’effondrement déontologique des journalistes quand 90 % d’entre eux oubliant toute morale professionnelle, se transforment en petits télégraphistes acharnés du récit médiatique concocté par les officines opaques entourant Zelensky, le bateleur de Kiev, et n’ayant rien à voir avec ce qui se passe réellement sur le terrain. Le mensonge éhonté mis au service d’une guerre de la communication, pour l’utilisation duquel Zelensky a quant à lui, répétons-le, l’excuse de le faire pour ce qu’il pense être les intérêts de son pays. C’est la volonté furieuse de minimiser la présence et l’influence néonazies en Ukraine https://www.vududroit.com/2022/06/le-retour-des-assassins-de-la-memoire , et ce contre des évidences admises en Occident il y a encore quelques mois. C’est le silence obstiné sur les bombardements des populations civiles du Donbass par l’armée ukrainienne, l’adoption immédiate du narratif inepte d’une armée russe écrasée qui irait jusqu’à se bombarder elle-même etc. etc.

    Il se trouve que les opinions publiques occidentales considérées comme des troupeaux de moutons pouvant avaler n’importe quoi, ont pourtant commencé à réagir. Il est probable que la bêtise et le fanatisme finisse, et c’est tant mieux, à produire l’effet inverse à celui qui est recherché. Au sein de l’Union Européenne, nombreux sont les pays où les populations mesurant probablement les enjeux économiques et stratégiques, mais également le caractère peu recommandable au plan moral du régime de Kiev, sont désormais opposées au soutien sans mesure à lui apporté. Avec maintenant un refus du régime des sanctions, dont elles perçoivent l’effet boomerang, malgré l’aveuglement incompréhensible de leurs dirigeants.

    Les saints ne seraient plus des saints ?
    C’est probablement pour cela que se sont produit plusieurs événements médiatiques très significatifs. C’est d’abord le quotidien allemand « Die Welt » https://www.welt.de/kultur/plus240130237/Selenskyj-Offshore-Konten-und-Wagnergate-geheime-Geschaefte-des-Praesidenten.ht qui revient sur la vertigineuse corruption des gens au pouvoir à Kiev et en particulier celle de Zelensky lui-même. Avec la diffusion d’un documentaire accablant pour celui-ci https://www.youtube.com/watch?v=uVok_bID2pM&t=262s

    . Il y a aussi le retour des dénonciations de l’idéologie et des comportements des groupes néonazis ukrainiens incorporés à l’armée. Et surtout deux publications qui permettent de mesurer par les réactions qu’elles provoquent, la catastrophe démocratique dans le domaine de la presse en général et en France en particulier.

    C’est ensuite la chaîne de télévision CBS qui https://www.cbsnews.com/news/ukraine-military-aid-weapons-front-lines/?intcid=CNM-00-10abd1h diffuse un sujet selon lequel seule 30 % des armes données à l’Ukraine arrivent sur le front. Le reste disparaissant dans une forme de trou noir https://www.vududroit.com/2022/07/lukraine-comme-un-trou-noir . Il n’y avait rien de nouveau, et ce n’était pas un scoop, car ce sujet qui provoquait pas mal d’inquiétudes aux États-Unis, avait déjà été abordé. Mais, dans les bruits de l’orchestre ou plutôt du tintamarre du déferlement propagandiste, cela n’avait pas été relevé. La situation est aujourd’hui toute autre, puisque, que ce soit sur le terrain militaire en Ukraine ou sur le plan géostratégique mondial, la défaite de l’Occident commence à se profiler. Les fanatiques atlantistes en panique se sont immédiatement mobilisés et ont obtenu la censure de la vidéo ! Comme si CBS avait été une vulgaire officine au service de Poutine et financée par le FSB !

    Et puis il y a eu l’épisode Amnesty International https://www.youtube.com/watch?v=Hps6yEo0c6w

    . L’ONG occidentale probablement soucieuse de conserver un minimum de crédibilité a publié un rapport dans lequel elle accusait l’armée ukrainienne d’utiliser les civils, et notamment les populations du Donbass, comme boucliers humains. C’est une vieille histoire, puisque l’AFU s’étaient déjà signalée par ces méthodes pendant la guerre civile du Donbass. Et pour la présente guerre, ce n’était pas non plus un scoop, puisque France Télévisions, difficilement qualifiable d’officine poutinienne, s’en était elle aussi, émue dès le mois de mai dernier. Le phénomène était notoire, voire revendiqué par les militaires ukrainiens qui diffusaient des vidéos dans lesquelles on les voyait installer leur artillerie à proximité de bâtiments tels qu’hôpitaux, maternités, crèches écoles etc. Sans compter les civils retenus contre leur gré comme ce fut semble-t-il le cas dans les sous-sols d’Azovstall.

    On a alors assisté à une formidable levée de boucliers pour essayer d’étouffer l’expression de cette vérité qui permettait d’accéder à un réel qui ne s’écrit pas en noir et blanc. Ce furent d’abord les pressions sur l’O.N.G. afin qu’elle retire son rapport. Puis comme d’habitude les injures pour disqualifier le messager porteur de cette mauvaise nouvelle à valeur de blasphème : les Ukrainiens ne sont pas les saints et les héros que l’on nous a vendus. Ils sont aussi capables de faire une guerre sale, voire très sale.

    Le mensonge revendiqué
    Et enfin, ce qui constitue un sommet assez ahurissant de l’effondrement moral de la presse française. Après avoir tenté de réfuter l’évidence, le quotidien le Monde et l’hebdomadaire le Point se sont signalés par la conception qu’ils ont de leur métier. Celle de militants acharnés d’une cause au service de laquelle la fin justifie les moyens. C’est-à-dire l’utilisation sans vergogne du mensonge. Mais, si mentir pour un journaliste, pose déjà un sérieux problème, que dire du fait de revendiquer officiellement l’utilisation du mensonge.

    Il faut lire le tweet publié par Madame Faustine Vincent journaliste au monde : « ce n’est ni plus ni moins que cela, la responsabilité d’Amnesty : autoriser la Russie à assumer totalement… toute vérité n’est pas bonne à dire à n’importe quel moment. Et ça, on aurait pu espérer qu’Amnesty pense avant de lâcher sa bombe ».

    Donc si l’on comprend bien la déontologie et la morale de Madame Vincent, s’agissant de faits qui sont juridiquement des CRIMES DE GUERRE de l’armée ukrainienne, il est nécessaire de les cacher, et par conséquent de les COUVRIR. Parce que selon elle, pour battre le Russe, la fin justifie les moyens. Cette personne ne mesure même pas que c’est justement cette utilisation des crimes qui disqualifie la cause qu’elle croit défendre. On lui rappellera au passage que le Monde est un quotidien français et que jusqu’à nouvel ordre nous ne sommes pas en guerre avec la Russie.

    Dans le Point, Sébastien Le Fol emprunte le même chemin : « En mettant sur le même plan, dans un rapport, l’agresseur russe et l’agressé ukrainien, la célèbre ONG confirme sa dérive tendancieuse. » Ne pas mentir, dire la vérité c’est mettre sur le même plan l’agresseur et l’agressé. Donc une fois encore, la fin justifie les moyens ? On se moque bien des méthodes employées par les Ukrainiens du moment que c’est contre les Russes. On comprend mieux avec ces gens-là, le silence sur la guerre du Donbass depuis 2014, sur les bombardements, les massacres, et les exactions. On comprend mieux aussi le déni concernant le poids des néonazis en Ukraine. Pas grave, si c’est pour casser du russe, certains doivent penser, comme Fabius avec Al Nosra en Syrie, qu’ils font du « bon boulot ».

    Il est tout à fait légitime de prendre parti pour un camp, de considérer que la Russie a envahi l’Ukraine sans raison le 24 février dernier, qu’il faut s’opposer à cette agression, et que l’Ukraine a raison et qu’il faut aider sa cause. Mais lorsqu’on est journaliste, qu’on appartient à une profession réglementée et protégée, on a une responsabilité particulière. Avec une déontologie qui impose selon la charte de Munich un rapport objectif avec le réel et le refus du mensonge qui sinon transforme le journalisme en propagande. Et violer cette obligation et ce devoir engage sa responsabilité.

    Pour caractériser cette responsabilité, et sans bien sûr faire la moindre comparaison entre les actes et la période, on rappellera le sort de deux journalistes après la deuxième guerre mondiale. Robert Brasillach, qui n’avait tué personne, mais par ses écrits s’était mis au service de l’ennemi a été condamné et fusillé pour cela. Julius Streicher journaliste allemand qui avait mis les siens au service de l’antisémitisme nazi, et qui lui non plus n’avait tué personne, a été pendu à Nuremberg.

    Il n’est pas question évidemment de souhaiter un tel sort à nos journalistes égarés. Mais par le rappel de l’Histoire, d’ajouter à ce qu’avait dit de Gaulle à propos de Brasillach, sur « le talent titre de responsabilité ».

    Le métier de journaliste donne un statut, et lui aussi est un titre de responsabilité.

    #journalistes #information #médias #france #oligarchie #propagande #nazisme #fachisme #otan #guerre #esj #clergé_médiatique #académie_esj https://esj-lille.fr/academie-esj-lille.php?id_formation=40 #fanatisme #journuliste #merdias #clergé_médiatique #esj

  • Entretien avec une militante antispéciste anarchiste brésilienne
    https://infokiosques.net/spip.php?article1943

    "Sandra est une militante anarchiste, écolo et antispé ; elle est aussi cuisinière végane. Elle vient du Nord-Est du Brésil, plus précisément de la ville de Natal. Ça fait 20 ans qu’elle en est partie, et elle a vécue et milité un peu partout avant qu’on se rencontre, en France dans le cadre de la lutte pour les jardins d’Aubervilliers (menacés de destruction par la construction d’une piscine olympique). Elle retourne souvent au Brésil pour participer aux luttes antispé, notamment au sein de l’UVA (Union Végane d’Activisme), qui regroupe différentes associations, partis et groupes autonomes en lutte vers une direction politique commune : le « véganisme populaire » . On a eu l’occasion de réaliser un entretien avec elle, que l’on a décidé de retranscrire – après quelques coupes – pour en faire cette (...)

    #E #Infokiosque_fantôme_partout_ #Antispécisme,_végétarisme #Luttes_paysannes,_ruralité #Anticolonialisme_s_
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/entretien_avec_une_militante_antispe_bresilienne-2021-fil-16pa5.pdf
    https://infokiosques.net/IMG/pdf/entretien_avec_une_militante_antispe_bresilienne-2021-cahier-8pa4.pdf

  • THQ Nordic announces Alone in the Dark remake
    https://www.gamedeveloper.com/business/1992-alone-in-the-dark-is-a-remake-pieces-interactive

    Alone in the Dark has been on ice for seven years, and now the franchise is returning with a remake of the original game.

    Alone in the Dark returns – PlayStation.Blog
    https://blog.playstation.com/2022/08/12/alone-in-the-dark-returns

    Experience the franchise that defined the survival-horror genre and pathed the way for classics like Resident Evil and Silent Hill – yes, we’re delighted to let you know that the reimagining of Alone in the Dark is coming to PlayStation 5! A technical marvel when it first launched in 1992, Alone in the Dark set the standards for immersive horror adventures to come. Developer Pieces Interactive is returning to the franchise’s roots in terms of setting while updating and reimagining the game for a new generation of players.

    #jeu_vidéo #jeux_vidéo #annonce #thq_nordic #pieces_interactive #remake #jeu_vidéo_alone_in_the_dark #horreur #atari #infogrames #mikael_hedberg #jeu_vidéo_amnesia_the_dark_descent #jeu_vidéo_soma #guy_davis #jeu_vidéo_resident_evil #jeu_vidéo_resident_evil_7 #jeu_vidéo_resident_evil_village #jeu_vidéo_resident_evil_4 #jeu_vidéo_the_callisto_protocol #striking_distance_studios #jeu_vidéo_dead_space #ea_motive #ea #electronic_arts #console_playstation_5

  • « Les #réfugiés sont les #cobayes des futures mesures de #surveillance »

    Les dangers de l’émigration vers l’Europe vont croissant, déplore Mark Akkerman, qui étudie la #militarisation_des_frontières du continent depuis 2016. Un mouvement largement poussé par le #lobby de l’#industrie_de_l’armement et de la sécurité.

    Mark Akkerman étudie depuis 2016 la militarisation des frontières européennes. Chercheur pour l’ONG anti-militariste #Stop_Wapenhandel, il a publié, avec le soutien de The Transnational Institute, plusieurs rapports de référence sur l’industrie des « #Safe_Borders ». Il revient pour Mediapart sur des années de politiques européennes de surveillance aux frontières.

    Mediapart : En 2016, vous publiez un premier rapport, « Borders Wars », qui cartographie la surveillance aux frontières en Europe. Dans quel contexte naît ce travail ?

    Mark Akkerman : Il faut se rappeler que l’Europe a une longue histoire avec la traque des migrants et la sécurisation des frontières, qui remonte, comme l’a montré la journaliste d’investigation néerlandaise Linda Polman, à la Seconde Guerre mondiale et au refus de soutenir et abriter des réfugiés juifs d’Allemagne. Dès la création de l’espace Schengen, au début des années 1990, l’ouverture des frontières à l’intérieur de cet espace était étroitement liée au renforcement du contrôle et de la sécurité aux frontières extérieures. Depuis lors, il s’agit d’un processus continu marqué par plusieurs phases d’accélération.

    Notre premier rapport (https://www.tni.org/en/publication/border-wars) est né durant l’une de ces phases. J’ai commencé ce travail en 2015, au moment où émerge le terme « crise migratoire », que je qualifierais plutôt de tragédie de l’exil. De nombreuses personnes, principalement motivées par la guerre en Syrie, tentent alors de trouver un avenir sûr en Europe. En réponse, l’Union et ses États membres concentrent leurs efforts sur la sécurisation des frontières et le renvoi des personnes exilées en dehors du territoire européen.

    Cela passe pour une part importante par la militarisation des frontières, par le renforcement des pouvoirs de Frontex et de ses financements. Les réfugiés sont dépeints comme une menace pour la sécurité de l’Europe, les migrations comme un « problème de sécurité ». C’est un récit largement poussé par le lobby de l’industrie militaire et de la sécurité, qui a été le principal bénéficiaire de ces politiques, des budgets croissants et des contrats conclus dans ce contexte.

    Cinq ans après votre premier rapport, quel regard portez-vous sur la politique européenne de sécurisation des frontières ? La pandémie a-t-elle influencé cette politique ?

    Depuis 2016, l’Europe est restée sur la même voie. Renforcer, militariser et externaliser la sécurité aux frontières sont les seules réponses aux migrations. Davantage de murs et de clôtures ont été érigés, de nouveaux équipements de surveillance, de détection et de contrôle ont été installés, de nouveaux accords avec des pays tiers ont été conclus, de nouvelles bases de données destinées à traquer les personnes exilées ont été créées. En ce sens, les politiques visibles en 2016 ont été poursuivies, intensifiées et élargies.

    La pandémie de Covid-19 a certainement joué un rôle dans ce processus. De nombreux pays ont introduit de nouvelles mesures de sécurité et de contrôle aux frontières pour contenir le virus. Cela a également servi d’excuse pour cibler à nouveau les réfugiés, les présentant encore une fois comme des menaces, responsables de la propagation du virus.

    Comme toujours, une partie de ces mesures temporaires vont se pérenniser et on constate déjà, par exemple, l’évolution des contrôles aux frontières vers l’utilisation de technologies biométriques sans contact.

    En 2020, l’UE a choisi Idemia et Sopra Steria, deux entreprises françaises, pour construire un fichier de contrôle biométrique destiné à réguler les entrées et sorties de l’espace Schengen. Quel regard portez-vous sur ces bases de données ?

    Il existe de nombreuses bases de données biométriques utilisées pour la sécurité aux frontières. L’Union européenne met depuis plusieurs années l’accent sur leur développement. Plus récemment, elle insiste sur leur nécessaire connexion, leur prétendue interopérabilité. L’objectif est de créer un système global de détection, de surveillance et de suivi des mouvements de réfugiés à l’échelle européenne pour faciliter leur détention et leur expulsion.

    Cela contribue à créer une nouvelle forme d’« apartheid ». Ces fichiers sont destinés certes à accélérer les processus de contrôles aux frontières pour les citoyens nationaux et autres voyageurs acceptables mais, surtout, à arrêter ou expulser les migrantes et migrants indésirables grâce à l’utilisation de systèmes informatiques et biométriques toujours plus sophistiqués.

    Quelles sont les conséquences concrètes de ces politiques de surveillance ?

    Il devient chaque jour plus difficile et dangereux de migrer vers l’Europe. Parce qu’elles sont confrontées à la violence et aux refoulements aux frontières, ces personnes sont obligées de chercher d’autres routes migratoires, souvent plus dangereuses, ce qui crée un vrai marché pour les passeurs. La situation n’est pas meilleure pour les personnes réfugiées qui arrivent à entrer sur le territoire européen. Elles finissent régulièrement en détention, sont expulsées ou sont contraintes de vivre dans des conditions désastreuses en Europe ou dans des pays limitrophes.

    Cette politique n’impacte pas que les personnes réfugiées. Elle présente un risque pour les libertés publiques de l’ensemble des Européens. Outre leur usage dans le cadre d’une politique migratoire raciste, les technologies de surveillance sont aussi « testées » sur des personnes migrantes qui peuvent difficilement faire valoir leurs droits, puis introduites plus tard auprès d’un public plus large. Les réfugiés sont les cobayes des futures mesures de contrôle et de surveillance des pays européens.

    Vous pointez aussi que les industriels qui fournissent en armement les belligérants de conflits extra-européens, souvent à l’origine de mouvements migratoires, sont ceux qui bénéficient du business des frontières.

    C’est ce que fait Thales en France, Leonardo en Italie ou Airbus. Ces entreprises européennes de sécurité et d’armement exportent des armes et des technologies de surveillance partout dans le monde, notamment dans des pays en guerre ou avec des régimes autoritaires. À titre d’exemple, les exportations européennes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord des dix dernières années représentent 92 milliards d’euros et concernent des pays aussi controversés que l’Arabie saoudite, l’Égypte ou la Turquie.

    Si elles fuient leur pays, les populations civiles exposées à la guerre dans ces régions du monde se retrouveront très certainement confrontées à des technologies produites par les mêmes industriels lors de leur passage aux frontières. C’est une manière profondément cynique de profiter, deux fois, de la misère d’une même population.

    Quelles entreprises bénéficient le plus de la politique européenne de surveillance aux frontières ? Par quels mécanismes ? Je pense notamment aux programmes de recherches comme Horizon 2020 et Horizon Europe.

    J’identifie deux types d’entreprises qui bénéficient de la militarisation des frontières de l’Europe. D’abord les grandes entreprises européennes d’armement et de sécurité, comme Airbus, Leonardo et Thales, qui disposent toutes d’une importante gamme de technologies militaires et de surveillance. Pour elles, le marché des frontières est un marché parmi d’autres. Ensuite, des entreprises spécialisées, qui travaillent sur des niches, bénéficient aussi directement de cette politique européenne. C’est le cas de l’entreprise espagnole European Security Fencing, qui fabrique des fils barbelés. Elles s’enrichissent en remportant des contrats, à l’échelle européenne, mais aussi nationale, voire locale.

    Une autre source de financement est le programme cadre européen pour la recherche et l’innovation. Il finance des projets sur 7 ans et comprend un volet sécurité aux frontières. Des programmes existent aussi au niveau du Fonds européen de défense.

    Un de vos travaux de recherche, « Expanding the Fortress », s’intéresse aux partenariats entre l’Europe et des pays tiers. Quels sont les pays concernés ? Comment se manifestent ces partenariats ?

    L’UE et ses États membres tentent d’établir une coopération en matière de migrations avec de nombreux pays du monde. L’accent est mis sur les pays identifiés comme des « pays de transit » pour celles et ceux qui aspirent à rejoindre l’Union européenne. L’Europe entretient de nombreux accords avec la Libye, qu’elle équipe notamment en matériel militaire. Il s’agit d’un pays où la torture et la mise à mort des réfugiés ont été largement documentées.

    Des accords existent aussi avec l’Égypte, la Tunisie, le Maroc, la Jordanie, le Liban ou encore l’Ukraine. L’Union a financé la construction de centres de détention dans ces pays, dans lesquels on a constaté, à plusieurs reprises, d’importantes violations en matière de droits humains.

    Ces pays extra-européens sont-ils des zones d’expérimentations pour les entreprises européennes de surveillance ?

    Ce sont plutôt les frontières européennes, comme celle d’Evros, entre la Grèce et la Turquie, qui servent de zone d’expérimentation. Le transfert d’équipements, de technologies et de connaissances pour la sécurité et le contrôle des frontières représente en revanche une partie importante de ces coopérations. Cela veut dire que les États européens dispensent des formations, partagent des renseignements ou fournissent de nouveaux équipements aux forces de sécurité de régimes autoritaires.

    Ces régimes peuvent ainsi renforcer et étendre leurs capacités de répression et de violation des droits humains avec le soutien de l’UE. Les conséquences sont dévastatrices pour la population de ces pays, ce qui sert de moteur pour de nouvelles vagues de migration…

    https://www.mediapart.fr/journal/international/040822/les-refugies-sont-les-cobayes-des-futures-mesures-de-surveillance

    cité dans l’interview, ce rapport :
    #Global_Climate_Wall
    https://www.tni.org/en/publication/global-climate-wall
    déjà signalé ici : https://seenthis.net/messages/934948#message934949

    #asile #migrations #complexe_militaro-industriel #surveillance_des_frontières #Frontex #problème #Covid-19 #coronavirus #biométrie #technologie #Idemia #Sopra_Steria #contrôle_biométrique #base_de_données #interopérabilité #détection #apartheid #informatique #violence #refoulement #libertés_publiques #test #normalisation #généralisation #Thales #Leonardo #Airbus #armes #armements #industrie_de_l'armement #cynisme #Horizon_Europe #Horizon_2020 #marché #business #European_Security_Fencing #barbelés #fils_barbelés #recherche #programmes_de_recherche #Fonds_européen_de_défense #accords #externalisation #externalisation_des_contrôles_frontaliers #Égypte #Libye #Tunisie #Maroc #Jordanie #Liban #Ukraine #rétention #détention_administrative #expérimentation #équipements #connaissance #transfert #coopérations #formations #renseignements #répression

    ping @isskein @karine4 @_kg_

    • Le système électronique d’#Entrée-Sortie en zone #Schengen : la biométrie au service des #frontières_intelligentes

      Avec la pression migratoire et la vague d’attentats subis par l’Europe ces derniers mois, la gestion des frontières devient une priorité pour la Commission.

      Certes, le système d’information sur les #visas (#VIS, #Visa_Information_System) est déployé depuis 2015 dans les consulats des États Membres et sa consultation rendue obligatoire lors de l’accès dans l’#espace_Schengen.

      Mais, depuis février 2013, est apparu le concept de « #frontières_intelligentes », (#Smart_Borders), qui recouvre un panel ambitieux de mesures législatives élaborées en concertation avec le Parlement Européen.

      Le système entrée/sortie, en particulier, va permettre, avec un système informatique unifié, d’enregistrer les données relatives aux #entrées et aux #sorties des ressortissants de pays tiers en court séjour franchissant les frontières extérieures de l’Union européenne.

      Adopté puis signé le 30 Novembre 2017 par le Conseil Européen, il sera mis en application en 2022. Il s’ajoutera au « PNR européen » qui, depuis le 25 mai 2018, recense les informations sur les passagers aériens.

      Partant du principe que la majorité des visiteurs sont « de bonne foi », #EES bouleverse les fondements mêmes du #Code_Schengen avec le double objectif de :

      - rendre les frontières intelligentes, c’est-à-dire automatiser le contrôle des visiteurs fiables tout en renforçant la lutte contre les migrations irrégulières
      - créer un #registre_central des mouvements transfrontaliers.

      La modernisation de la gestion des frontières extérieures est en marche. En améliorant la qualité et l’efficacité des contrôles de l’espace Schengen, EES, avec une base de données commune, doit contribuer à renforcer la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ainsi que les formes graves de criminalité.

      L’#identification de façon systématique des personnes qui dépassent la durée de séjour autorisée dans l’espace Schengen en est un des enjeux majeurs.

      Nous verrons pourquoi la reconnaissance faciale en particulier, est la grande gagnante du programme EES. Et plus seulement dans les aéroports comme c’est le cas aujourd’hui.

      Dans ce dossier web, nous traiterons des 6 sujets suivants :

      - ESS : un puissant dispositif de prévention et détection
      - La remise en cause du code « frontières Schengen » de 2006
      - EES : un accès très réglementé
      - La biométrie faciale : fer de lance de l’EES
      - EES et la lutte contre la fraude à l’identité
      - Thales et l’identité : plus de 20 ans d’expertise

      Examinons maintenant ces divers points plus en détail.

      ESS : un puissant dispositif de prévention et détection

      Les activités criminelles telles que la traite d’êtres humains, les filières d’immigration clandestine ou les trafics d’objets sont aujourd’hui la conséquence de franchissements illicites de frontières, largement facilités par l’absence d’enregistrement lors des entrées/ sorties.

      Le scénario de fraude est – hélas – bien rôdé : Contrôle « standard » lors de l’accès à l’espace Schengen, puis destruction des documents d’identité dans la perspective d’activités malveillantes, sachant l’impossibilité d’être authentifié.

      Même si EES vise le visiteur « de bonne foi », le système va constituer à terme un puissant dispositif pour la prévention et la détection d’activités terroristes ou autres infractions pénales graves. En effet les informations stockées dans le nouveau registre pour 5 ans– y compris concernant les personnes refoulées aux frontières – couvrent principalement les noms, numéros de passeport, empreintes digitales et photos. Elles seront accessibles aux autorités frontalières et de délivrance des visas, ainsi qu’à Europol.

      Le système sera à la disposition d’enquêtes en particulier, vu la possibilité de consulter les mouvements transfrontières et historiques de déplacements. Tout cela dans le plus strict respect de la dignité humaine et de l’intégrité des personnes.

      Le dispositif est très clair sur ce point : aucune discrimination fondée sur le sexe, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les convictions, les opinions politiques ou toute autre opinion.

      Sont également exclus du champ d’investigation l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle des visiteurs.​

      La remise en cause du Code frontières Schengen

      Vu la croissance attendue des visiteurs de pays tiers (887 millions en 2025), l’enjeu est maintenant de fluidifier et simplifier les contrôles.

      Une initiative particulièrement ambitieuse dans la mesure où elle remet en cause le fameux Code Schengen qui impose des vérifications approfondies, conduites manuellement par les autorités des Etats Membres aux entrées et sorties, sans possibilité d’automatisation.

      Par ailleurs, le Code Schengen ne prévoit aucun enregistrement des mouvements transfrontaliers. La procédure actuelle exigeant seulement que les passeports soient tamponnés avec mention des dates d’entrée et sortie.

      Seule possibilité pour les gardes-frontières : Calculer un éventuel dépassement de la durée de séjour qui elle-même est une information falsifiable et non consignée dans une base de données.

      Autre contrainte, les visiteurs réguliers comme les frontaliers doivent remplacer leurs passeports tous les 2-3 mois, vue la multitude de tampons ! Un procédé bien archaïque si l’on considère le potentiel des technologies de l’information.

      La proposition de 2013 comprenait donc trois piliers :

      - ​La création d’un système automatisé d’entrée/sortie (Entry/ Exit System ou EES)
      - Un programme d’enregistrement de voyageurs fiables, (RTP, Registered Traveller Program) pour simplifier le passage des visiteurs réguliers, titulaires d’un contrôle de sûreté préalable
      – La modification du Code Schengen

      Abandon de l’initiative RTP

      Trop complexe à mettre en œuvre au niveau des 28 Etats Membres, l’initiative RTP (Registered Travelers Program) a été finalement abandonnée au profit d’un ambitieux programme Entry/ Exit (EES) destiné aux visiteurs de courte durée (moins de 90 jours sur 180 jours).

      Précision importante, sont maintenant concernés les voyageurs non soumis à l’obligation de visa, sachant que les détenteurs de visas sont déjà répertoriés par le VIS.

      La note est beaucoup moins salée que prévue par la Commission en 2013. Au lieu du milliard estimé, mais qui incluait un RTP, la proposition révisée d’un EES unique ne coutera « que » 480 millions d’EUR.

      Cette initiative ambitieuse fait suite à une étude technique menée en 2014, puis une phase de prototypage conduite sous l’égide de l’agence EU-LISA en 2015 avec pour résultat le retrait du projet RTP et un focus particulier sur le programme EES.

      Une architecture centralisée gérée par EU-LISA

      L’acteur clé du dispositif EES, c’est EU-LISA, l’Agence européenne pour la gestion opérationnelle des systèmes d’information à grande échelle dont le siège est à Tallinn, le site opérationnel à Strasbourg et le site de secours à Sankt Johann im Pongau (Autriche). L’Agence sera en charge des 4 aspects suivants :

      - Développement du système central
      - Mise en œuvre d’une interface uniforme nationale (IUN) dans chaque État Membre
      - Communication sécurisée entre les systèmes centraux EES et VIS
      - Infrastructure de communication entre système central et interfaces uniformes nationales.

      Chaque État Membre sera responsable de l’organisation, la gestion, le fonctionnement et de la maintenance de son infrastructure frontalière vis-à-vis d’EES.

      Une gestion optimisée des frontières

      Grâce au nouveau dispositif, tous les ressortissants des pays tiers seront traités de manière égale, qu’ils soient ou non exemptés de visas.

      Le VIS répertorie déjà les visiteurs soumis à visas. Et l’ambition d’EES c’est de constituer une base pour les autres.

      Les États Membres seront donc en mesure d’identifier tout migrant ou visiteur en situation irrégulière ayant franchi illégalement les frontières et faciliter, le cas échéant, son expulsion.

      Dès l’authentification à une borne en libre–service, le visiteur se verra afficher les informations suivantes, sous supervision d’un garde-frontière :

      - ​Date, heure et point de passage, en remplacement des tampons manuels
      - Notification éventuelle d’un refus d’accès.
      - Durée maximale de séjour autorisé.
      - Dépassement éventuelle de la durée de séjour autorisée
      En ce qui concerne les autorités des Etats Membres, c’est une véritable révolution par rapport à l’extrême indigence du système actuel. On anticipe déjà la possibilité de constituer des statistiques puissantes et mieux gérer l’octroi, ou la suppression de visas, en fonction de mouvements transfrontières, notamment grâce à des informations telles que :

      - ​​​Dépassements des durées de séjour par pays
      - Historique des mouvements frontaliers par pays

      EES : un accès très réglementé

      L’accès à EES est très réglementé. Chaque État Membre doit notifier à EU-LISA les autorités répressives habilitées à consulter les données aux fins de prévention ou détection d’infractions terroristes et autres infractions pénales graves, ou des enquêtes en la matière.

      Europol, qui joue un rôle clé dans la prévention de la criminalité, fera partie des autorités répressives autorisées à accéder au système dans le cadre de sa mission.

      Par contre, les données EES ne pourront pas être communiquées à des pays tiers, une organisation internationale ou une quelconque partie privée établie ou non dans l’Union, ni mises à leur disposition. Bien entendu, dans le cas d’enquêtes visant l’identification d’un ressortissant de pays tiers, la prévention ou la détection d’infractions terroristes, des exceptions pourront être envisagées.​

      Proportionnalité et respect de la vie privée

      Dans un contexte législatif qui considère le respect de la vie privée comme une priorité, le volume de données à caractère personnel enregistré dans EES sera considérablement réduit, soit 26 éléments au lieu des 36 prévus en 2013.

      Il s’agit d’un dispositif négocié auprès du Contrôleur Européen pour la Protection des Données (CEPD) et les autorités nationales en charge d’appliquer la nouvelle réglementation.

      Très schématiquement, les données collectées se limiteront à des informations minimales telles que : nom, prénom, références du document de voyage et visa, biométrie du visage et de 4 empreintes digitales.

      A chaque visite, seront relevés la date, l’heure et le lieu de contrôle frontière. Ces données seront conservées pendant cinq années, et non plus 181 jours comme proposé en 2013.

      Un procédé qui permettra aux gardes-frontières et postes consulaires d’analyser l’historique des déplacements, lors de l’octroi de nouveaux visas.
      ESS : privacy by design

      La proposition de la Commission a été rédigée selon le principe de « respect de la vie privée dès la conception », mieux connue sous le label « Privacy By Design ».

      Sous l’angle du droit, elle est bien proportionnée à la protection des données à caractère personnel en ce que la collecte, le stockage et la durée de conservation des données permettent strictement au système de fonctionner et d’atteindre ses objectifs.

      EES sera un système centralisé avec coopération des Etats Membres ; d’où une architecture et des règles de fonctionnement communes.​

      Vu cette contrainte d’uniformisation des modalités régissant vérifications aux frontières et accès au système, seul le règlement en tant que véhicule juridique pouvait convenir, sans possibilité d’adaptation aux législations nationales.

      Un accès internet sécurisé à un service web hébergé par EU-LISA permettra aux visiteurs des pays tiers de vérifier à tout moment leur durée de séjour autorisée.

      Cette fonctionnalité sera également accessible aux transporteurs, comme les compagnies aériennes, pour vérifier si leurs voyageurs sont bien autorisés à pénétrer dans le territoire de l’UE.

      La biométrie faciale, fer de lance du programme EES

      Véritable remise en question du Code Schengen, EES permettra de relever la biométrie de tous les visiteurs des pays tiers, alors que ceux soumis à visa sont déjà enregistrés dans le VIS.

      Pour les identifiants biométriques, l’ancien système envisageait 10 empreintes digitales. Le nouveau combine quatre empreintes et la reconnaissance faciale.

      La technologie, qui a bénéficié de progrès considérables ces dernières années, s’inscrit en support des traditionnelles empreintes digitales.

      Bien que la Commission ne retienne pas le principe d’enregistrement de visiteurs fiables (RTP), c’est tout comme.

      En effet, quatre empreintes seront encore relevées lors du premier contrôle pour vérifier que le demandeur n’est pas déjà répertorié dans EES ou VIS.

      En l’absence d’un signal, l’autorité frontalière créera un dossier en s’assurant que la photographie du passeport ayant une zone de lecture automatique (« Machine Readable Travel Document ») correspond bien à l’image faciale prise en direct du nouveau visiteur.

      Mais pour les passages suivants, c’est le visage qui l’emporte.

      Souriez, vous êtes en Europe ! Les fastidieux (et falsifiables) tampons sur les passeports seront remplacés par un accès à EES.

      La biométrie est donc le grand gagnant du programme EES. Et plus seulement dans les aéroports comme c’est le cas aujourd’hui.

      Certains terminaux maritimes ou postes frontières terrestres particulièrement fréquentés deviendront les premiers clients de ces fameuses eGates réservées aujourd’hui aux seuls voyageurs aériens.

      Frontex, en tant qu’agence aidant les pays de l’UE et les pays associés à Schengen à gérer leurs frontières extérieures, va aider à harmoniser les contrôles aux frontières à travers l’UE.

      EES et la lutte contre la fraude à l’identité

      Le dispositif EES est complexe et ambitieux dans la mesure où il fluidifie les passages tout en relevant le niveau des contrôles. On anticipe dès aujourd’hui des procédures d’accueil en Europe bien meilleures grâce aux eGates et bornes self-service.

      Sous l’angle de nos politiques migratoires et de la prévention des malveillances, on pourra immédiatement repérer les personnes ne rempliss​​ant pas les conditions d’entrée et accéder aux historiques des déplacements.

      Mais rappelons également qu’EES constituera un puissant outil de lutte contre la fraude à l’identité, notamment au sein de l’espace Schengen, tout visiteur ayant été enregistré lors de son arrivée à la frontière.

      Thales et l’identité : plus de 20 ans d’expertise

      Thales est particulièrement attentif à cette initiative EES qui repose massivement sur la biométrie et le contrôle des documents de voyage.

      En effet, l’identification et l’authentification des personnes sont deux expertises majeures de Thales depuis plus de 20 ans. La société contribue d’ailleurs à plus de 200 programmes gouvernementaux dans 80 pays sur ces sujets.

      La société peut répondre aux objectifs du programme EES en particulier pour :

      - Exploiter les dernières technologies pour l’authentification des documents de voyage, l’identification des voyageurs à l’aide de captures et vérifications biométriques, et l’évaluation des risques avec accès aux listes de contrôle, dans tous les points de contrôle aux frontières.
      - Réduire les coûts par l’automatisation et l’optimisation des processus tout en misant sur de nouvelles technologies pour renforcer la sécurité et offrir davantage de confort aux passagers
      - Valoriser des tâches de gardes-frontières qui superviseront ces dispositifs tout en portant leur attention sur des cas pouvant porter à suspicion.
      - Diminuer les temps d’attente après enregistrement dans la base EES. Un facteur non négligeable pour des frontaliers ou visiteurs réguliers qui consacreront plus de temps à des activités productives !

      Des bornes d’enregistrement libre-service comme des frontières automatiques ou semi-automatiques peuvent être déployées dans les prochaines années avec l’objectif de fluidifier les contrôles et rendre plus accueillant l’accès à l’espace Schengen.

      Ces bornes automatiques et biométriques ont d’ailleurs été installées dans les aéroports parisiens d’Orly et de Charles de Gaulle (Nouveau PARAFE : https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/controle-aux-frontieres).

      La reconnaissance faciale a été mise en place en 2018.

      Les nouveaux sas PARAFE à Roissy – Septembre 2017

      Thales dispose aussi d’une expertise reconnue dans la gestion intégrée des frontières et contribue en particulier à deux grand systèmes de gestion des flux migratoires.

      - Les systèmes d’identification biométrique de Thales sont en particulier au cœur du système américain de gestion des données IDENT (anciennement US-VISIT). Cette base de données biographiques et biométriques contient des informations sur plus de 200 millions de personnes qui sont entrées, ont tenté d’entrer et ont quitté les États-Unis d’Amérique.

      - Thales est le fournisseur depuis l’origine du système biométrique Eurodac (European Dactyloscopy System) qui est le plus important système AFIS multi-juridictionnel au monde, avec ses 32 pays affiliés. Le système Eurodac est une base de données comportant les empreintes digitales des demandeurs d’asile pour chacun des états membres ainsi que des personnes appréhendées à l’occasion d’un franchissement irrégulier d’une frontière.

      Pour déjouer les tentatives de fraude documentaire, Thales a mis au point des équipements sophistiqués permettant de vérifier leur authenticité par comparaison avec les modèles en circulation. Leur validité est aussi vérifiée par connexion à des bases de documents volés ou perdus (SLTD de Interpol). Ou a des watch lists nationales.

      Pour le contrôle des frontières, au-delà de ses SAS et de ses kiosks biométriques, Thales propose toute une gamme de lecteurs de passeports d’équipements et de logiciels d’authentification biométriques, grâce à son portefeuille Cogent, l’un des pionniers du secteur.

      Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter.​

      https://www.thalesgroup.com/fr/europe/france/dis/gouvernement/biometrie/systeme-entree-sortie
      #smart_borders #Thales #overstayers #reconnaissance_faciale #prévention #détection #fraude_à_l'identité #Registered_Traveller_Program (#RTP) #EU-LISA #interface_uniforme_nationale (#IUN) #Contrôleur_Européen_pour_la_Protection_des_Données (#CEPD) #Privacy_By_Design #respect_de_la_vie_privée #empreintes_digitales #biométrie #Frontex #bornes #aéroport #PARAFE #IDENT #US-VISIT #Eurodac #Gemalto

  • Est-ce que vous conseilleriez à vos enfants de s’orienter vers l’informatique ?

    Je suis vraiment très partagé. D’un côté, moi c’est mon boulot, je suis mon propre patron et je suis généralement content, par rapport à la plupart des gens j’ai une assez bonne qualité de vie, mais d’un autre ça n’a pas l’air d’être le lot de la plupart de mes amis dans ce domaine.

    Comment faire, notamment, pour ne pas vivre à la limite du pétage de plomb parce qu’en permanence on est obligé de faire des trucs qu’on sait débiles, parce que décrétés par les abrutis du service marketing ?

    Perso, ça m’arrive de devoir implémenter une interface que je juge merdique pour l’usager, une fonctionnalité à la mode qui anéantit toute idée de bon usage du Web, à l’utilité franchement discutable y compris pour mon commanditaire, mais on me fait comprendre que c’est comme ça, et je vois à quel point même cette petite frustration de devoir passer quelques heures sur un truc merdique, ça me pourrit. Mais c’est l’exception par rapport à la relative liberté/initiative dont je bénéficie. Je ne sais pas si je survivrais dans un environnement où ce serait quasiment tout le temps comme ça.

    (En fait, je ne sais vraiment pas quel boulot salarié permettrait d’échapper au burnout. Je ne comprends pas pourquoi des boulots pépères comme vendeur d’armes ou lobbyiste d’industrie polluante ne sont pas mieux promus dans les choix d’orientation à l’entrée au lycée : comme disait Marc, « je fais un boulot sale, je le fais salement ».)

    • Ça me parait un peu égocentré comme raison de faire ou pas ce métier, mais comme tu le dis déjà, cette raison donnée vaut pour un très grand nombre d’autres métiers (faire des choses décidées par la hiérarchie ou par les commanditaires qui te payent à la fin).

      Moi mes questionnements c’est plutôt que
      – c’est un boulot intellectuellement gratifiant quand tu passes du temps à chercher des solutions à des problèmes (de code ou d’ergonomie), d’autant plus quand c’est à plusieurs (je déteste travailler seul)
      – mais que c’est un boulot essentiellement inutile qui ne fait qu’utiliser des choses polluantes et qui ne devraient plus ou très peu exister dans le monde d’après, quand on décidera vraiment d’arrêter de tirer du pétrole, des terres rares, et de produire de l’électricité en aussi grosse quantité (et si possible pas en étant forcé mais bien avant la fin des réserves de tout)

      Ce qu’a besoin le monde d’après, c’est pas de saloperies d’informaticien⋅nes, c’est des maraicher⋅ères, des charpentier⋅ères, des plombier⋅ères, des bottier⋅ères et couturier⋅ères, etc.

      En plus d’être un métier majoritairement inutile dans une optique de monde meilleur, ça va plus loin puisque c’est (très) majoritairement nuisible en plus. 99% de ce qui est fait en informatique sert à être le ciment du système industriel et capitaliste, permettant de relier l’ensemble des industries horribles du monde dans un même tout cohérent. Les milliards d’euros et de dollars dépensés pour faire passer des fibres optiques méga rapides sur des océans entiers (et pareil pour envoyer des satellites dans l’espace), c’est pas pour que deux pelés fassent joujou sur du HTML.

      #informatique #orientation #capitalisme

    • J’avais dit que j’avais des choses à dire, mais elles sont en fait difficiles à exprimer. 25 ans que je fais en qq sorte la même chose, ça finit par user et par donner l’impression de tourner en rond.

      Dans le cadre de ce que tu poses comme question, ici, on a arrêté de répondre à la demande « j’ai besoin d’un site »/"j’ai un appel d’offre pour un site". On a fait des sites WordPress, et on en a marre de faire ces trucs jetables dont le client ne maintiendra pas le contenu, dont l’objet est juste de servir de carte de visite, avec toujours les mêmes accroches stéréotypées, et les mêmes effets graphiques crétins qu’il faut à tout prix implémenter, mais que tu sais que personne ne regarde et n’en a rien à faire. Souvenir ému de l’époque où on nous demandait de faire du flash en page d’accueil, parce que c’est trop indispensable les animations pour faire riche - « mais bon sang, pourquoi le référencement est nul ? ».

      Alors c’est laquelle l’informatique qui nous plait à nous, ici. On se cherche depuis deux ans, depuis que les embauches deviennent difficiles. Là, on se concentre, dans les faits, sur la maintenance des infras pour des outils utiles, au sens utilisés. Et on développe de nouveaux outils pour des gens qui ont de nouveaux besoins.

      Bizarrement, on bosse aussi pour une boite qui fait du SEO. Je leur ai expliqué plusieurs fois que ça nous intéressait pas de faire du SEO et que même, on ne voyait pas comment ça pouvait fonctionner, mais eux le font très bien, et bizarrement, ça leur rapporte pas mal, par les mécanismes d’affiliation essentiellement. Du coup, on leur maintient leurs infras, et on fait en sorte que ça fonctionne efficacement et que les bonnes pratiques de sécurité soient respectées. Et ils ont abandonné l’idée de nous demander des astuces pour contourner les bloqueurs de pubs, parce que dans les faits, bizarrement, les utilisateurs de bloqueurs de pubs ni ne manquent ni ne sont nécessaires au fonctionnement de cet écosystème.

      Alors l’informatique ? Pourquoi aime-je encore bosser dans l’informatique ? Alors même qu’encore hier, je disais à un vieil ami que j’ai en fait une terrible sensation qu’il n’y a pas grand chose à attendre comme évolutions enthousiasmantes dans ce domaine ? L’IA est une boite noire incompréhensible, et déjà dans les années 90, je ne voyais pas quoi en faire d’utile et de raisonnablement compréhensible.
      Les langages et leur importance dans le temps ne sont que le résultat de phénomènes de massifications chaotiques n’ayant pas grand chose à voir avec l’excellence technique.
      Les systèmes. Windows pour tout le monde. MacOS pour quelques autres. Et puis ? On n’y maîtrise pas grand chose de toute façon et on se fait balader en maîtrisant de moins en moins ce qu’il s’y passe (ces systèmes étant conçus pour nous trahir au profit de leurs concepteurs).
      Le hardware... Bof là aussi. Une affaire d’argent. Pour faire fonctionner des logiciels sans intérêt.
      A une époque, on pouvait créer un jeu avec une équipe limitée. Désormais, ce sont des trucs énormes nécessitant des centaines d’intervenants.

      Avec ces points de vue, j’ai un mal fou à motiver les troupes, étant en qq sorte désabusé et blasé.

      Mais néanmoins, bosser proprement, pour créer des logiciels qui répondent à des besoins précis qui n’ont pas encore été traités correctement, on trouve encore le moyen de le faire. Et c’est à ces petites choses qu’on se raccroche. Dans le respect des bonnes pratiques diverses.

    • Y a que le libre qui reste motivant… du coup, il n’y a presque pas de fric qui y circule.

      Même souci côté web  : je passe ma vie à tenter de dissuader mes clients de décider de trucs cons pour leurs sites  : «  oui, mais les autres font comme ça  !  ».

      Les autres, c’est la réf. du neveu/Photoshop, roi de la merde à 3 balles, qui fait des trucs pourris qui rament et qui plombent et qui est en vacances aux Bahamas quand il y a une panne.

      Mais c’est général.
      Depuis 6 mois, j’observe de mon balcon l’ouverture d’une petite entreprise en face de chez moi. On en est à la 5e version de l’enseigne. En mode #DIY, parce que c’est moins cher. Donc, ils font absolument TOUTES les erreurs de débutants, la première et toujours pas résolue à cette heure, étant d’avoir choisi une typo trop fine avec un duo de couleurs n’ayant pas un assez fort contraste entre elles. C’est imparable  : ça ne sera jamais lisible.
      Et pour les matériaux, ils n’ont toujours pas compris qu’avec leur exposition, il leur faut du TRÈS résistant aux UV.

      Vu le temps et le matos qu’ils y laissent, je pense que je leur serais revenue 3 ou 4 fois moins chère, avec 0 souci et temps perdu.

      Et tout est à l’avenant, tout le temps.

    • Franchement, faire des sites web, c’est pas hyper passionnant. Mais je trouve pas mieux pour rester libre de mon temps, enfin, c’est ce que je crois, parce que je choisis mes clients et j’ai fait des choix drastiques où je bouffe des patates pour pas bosser pour le nucléaire ou la chimie. J’ai déconseillé à un jeune homme à qui j’ai montré dernièrement quelques rudiments de se mettre en indépendant en informatique, trop de pression, burnout shiva assuré.
      Le truc qui me plaisait quand j’ai commencé dans le web, c’était l’aspect politique novateur, on s’est vraiment fait eu sur toute la ligne. Comme dit @monolecte c’est le neuneu fan d’insta qui est aux manettes, j’adore les amateurs (ceux qui aiment), mais même pour l’artisanat web, c’est fini. Je fais 10 métiers, et je suis payé la moitié d’un.

      L’autre aspect, c’est que ce n’est pas une vie d’être devant un ordinateur toute la journée. A moins d’être très cadré et organisé, c’est pas chronophage c’est mortel, tu crèveras avant de t’être rendu compte que t’es resté depuis 40 ans sur ta chaise, tu perds ta famille, ta santé, tes nuits, persuadé que c’est la seule chose motivante. C’est déprimant.

      Amha, en informatique, tu n’as pas trop de choix : tu fais informatiflic, direct CIA ou STASI pour aider le capitalisme à tirer profit des données personnelles récoltées à tous les coins d’ordis.

      à moins de faire de la recherche, et dans ce cas t’es pas informaticien mais biologiste/astronome/universitaire… et l’informatique est un complément indispensable mais pas primordial. La passion ça doit pas être l’outil.

  • Quand les algorithmes de la CAF ouvrent la chasse aux pauvres ~ SILO
    https://silogora.org/quand-les-algorithmes-de-la-caf-ouvrent-la-chasse-aux-pauvres


    #chasse_aux_pauvres

    Première observation générale, le « monde merveilleux de la dématérialisation », qui s’accompagne d’une baisse considérable des moyens en termes d’accueil physique et téléphonique, génère des inégalités d’accès aux droits. Les raisons en sont d’une part les fractures numériques (territoriales, économiques pour la détention d’équipements, ergonomiques pour les personnes souffrant d’un handicap), d’autre part l’illectronisme (17% des Français) et la méconnaissance de l’outil numérique. En 2021 selon l’INSEE, 31% des Français ont renoncé à effectuer une démarche administrative.

    Deuxième observation, le traitement informatique des dossiers nécessite évidemment des algorithmes de calculs des droits, mais il entraine aussi le développement de techniques de ciblage via le datamining, c’est-à-dire la récolte et le croisement de données de différents fichiers administratifs. Officiellement, ces techniques visent à rendre la branche famille de la sécurité sociale plus efficiente, à appliquer le « juste droit », à repérer les personnes en situation de non recours et à punir justement les fraudeurs.

    Dans les faits, le ciblage des allocataires s’apparente à un véritable contrôle social. Plus de 1000 données sont collectées sur chacun d’entre eux, et la CNAF (Caisse nationale d’allocation familiale) l’écrivait elle-même dès 2017 dans son rapport « La politique de contrôle et de prévention des CAF » : « Ce traitement informatique permet de calculer la probabilité qu’une erreur se produise, en donnant un score de risque prédictif. Généralisé à tout le réseau des CAF, ce dispositif permet de repérer ainsi plus précisément les dossiers à risques ». Sur quels critères et selon quelles variables (décidés humainement) sont effectuées ces prédictions ? Mystère. Mais on peut aisément en imaginer quelques-uns… Maman solo, revenus irréguliers, lieu de naissance, par exemple.

    Les dossiers aux scores de risques élevés sont plus étroitement surveillés, y compris par les logiciels informatiques. Sur les quelque 37 millions de contrôles réalisés en 2020, touchant la moitié des allocataires, 32,25 millions étaient automatisés. Et 75% des contrôles effectués par des agents en chair et en os ont été déclenchés par le dispositif de ciblage. Pour schématiser, un logiciel repère des incohérences dans un dossier, tire la sonnette d’alarme, effectue les calculs débouchant sur un indu…

  • « BOn ben j’en ai bien marre de toutes les pubs sur internet. »

    Et ça sera donc mon premier message sur seenthis.
    Alors, j’attaque en frontale tous les annonceurs de pubs en cliquant sur toutes les pubs qui apparaissent, histoire de leur faire perdre plein d’argent.

    Et comme je suis fainéant, j’ai trouvé une petite application qui le fait pour moi en fond de tâche : https://adnauseam.io
    Des millions comme moi et google est à plat !

    #antipub #informatique #internet #militantisme #adnauseam
    gotwit

  • La Poste Mobile - Intervention en cours
    https://espaceclient.lapostemobile.fr

    Cher(s) client(e)s,

    Les services administratifs et de gestion de La Poste Mobile ont été victimes, ce lundi 4 juillet, d’un virus malveillant de type rançongiciel.

    Dès que nous avons eu connaissance de cet incident, nous avons pris les mesures de protection nécessaires en suspendant immédiatement les systèmes informatiques concernés.

    Cette action de protection nous a conduit à fermer momentanément notre site internet et notre espace client. Nous sommes bien évidemment désolés que cela puisse entraîner pendant quelques jours une gêne dans votre relation avec La Poste Mobile.

    Nos équipes informatiques procèdent actuellement au diagnostic de la situation. Nos premières analyses établissent que nos serveurs essentiels au fonctionnement de votre ligne mobile ont bien été protégés. En revanche, il est possible que des fichiers présents dans des ordinateurs de salariés de La Poste Mobile aient été affectés. Certains d’entre eux pourraient contenir des données à caractère personnel.

    La Poste Mobile invite ses clients à être vigilants, notamment en surveillant toute tentative de phishing et/ou d’usurpation d’identité, et les tiendra bien évidemment informés des enseignements apportés par les expertises en cours.

    Pour toute information supplémentaire concernant les données à caractère personnel et en lien avec cet évènement, vous pouvez contacter le service client de La Poste Telecom à l’adresse suivante : mesdonneespersonnelles@lapostemobile.fr

    Si vous vous trouvez en situation d’urgence, comme la perte ou le vol de votre téléphone, ou la perte de certains services, nous vous invitons à contacter notre service client au 904 (905 pour les clients professionnels) depuis votre ligne La Poste Mobile ou au 0 970 808 660 (prix d’un appel local).

    Nos équipes sont totalement engagées pour résoudre au plus vite cette situation.

    #virus_informatique #informatique #piratage

  • Sur le Covid, le gouvernement a ouvert un boulevard aux complotistes, Christian Lehman

    On était en droit d’attendre du ministère de la Santé une information honnête, respectueuse des données scientifiques, ne passant pas sous silence les failles, les erreurs d’une gestion forcément complexe.

    La nature a horreur du vide. Voilà des mois que la communication ministérielle sur le covid oscille entre le grotesque, l’inutile et le franchement mensonger. Je passerai rapidement sur le fiasco des masques, pour rappeler qu’il fallut près de dix-huit mois avant de voir reconnue du bout des lèvres la contamination aérienne par aérosolisation. L’an dernier à la même époque, les effets indésirables post-vaccination, souvent minimes mais réels (fièvre, fatigue, courbatures, maux de tête) étaient niés. Ainsi cette affiche officielle d’un sosie de Pierre Niney sur un pédalo, partagée sur son compte Twitter par Olivier Véran le 9 juillet 2021 : « Si vous ressentez des courbatures après le vaccin, pas d’inquiétude, c’est que vous avez trop pédalé. »

    Dans le même temps, aucune information officielle n’était donnée sur l’existence de très rares myocardites post-vaccinales survenant dans les cinq jours après la seconde dose chez les garçons adolescents. Plus récemment encore, le 5 juillet 2022, le ministère des Solidarités et de la Santé publiait le tweet suivant : « #COVID19 /Pour vous protéger et protéger vos proches, lavez-vous les mains régulièrement : Utilisez du savon ou une solution hydroalcoolique. Pendant 30 secondes. Ensemble, restons prudents. » Comme l’avait énoncé le 24 juin l’éphémère porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire : « Se laver les mains ça demeure une mesure d’hygiène indispensable pour tous les virus respiratoires. »

    Dans ce contexte ou l’incompétence le dispute au cynisme, un communiqué de presse en date du 24 juinhttps://twitter.com/Santegouv_alt/status/1540363905108779009 , d’allure officielle, annonçait la création du ministère Santé & Solidarités Déserté (un compte parodique sur Twitter https://twitter.com/Santegouv_alt) : « L’Etat, à défaut d’informer, désinforme. Il est urgent qu’une communication factuelle prenne le relais. c’est l’unique possibilité d’agir positivement sur l’adhésion de la population aux mesures de prévention, à la protection de la santé de tous les citoyens et citoyennes, sur la résilience communautaire et la cohésion sociale. » Avec un logo rappelant celui du ministère, le compte parodique @Santegouv_alt commençait à aligner…. des conseils de bon sens. « #COVID19 /Puisqu’il faut tout reprendre à zéro : Savez-vous qui est fragile dans cette foule ? Nous non plus. Pour que chacun et chacune soit protégé, en milieu clos, dans les foules, portons un masque. »

    Le 28 juin, alors qu’Elisabeth Borne réunissait préfets et directeurs d’Autorités régionales de la Santé (sans masque, mais avec de petits flacons de solutions hydroalcooliques) pour faire un point sur la situation sanitaire, le compte ironisait : « Bonjour Elisabeth Borne. Des erreurs se sont (encore) glissées dans votre com : le gel hydroalcoolique est inefficace contre #COVID19. Pour vous protéger contre le virus : préférez l’extérieur. Aérez les espaces clos. Portez un masque FFP2. Stoppez la désinformation. »

    Quand, le 1er juillet, le compte du gouvernement exhortait à nouveau à se laver les mains, la réponse cinglait : « Bonjour. Nous avons bien compris que vous vous laviez les mains de la situation. Demander à la population de faire de même en faisant croire à un geste barrière efficace est une honte. #COVIDisAirborne et vous le savez. Le matraquage de ce geste barrière quasiment inutile laisse penser à la population qu’elle se protège correctement. Qu’elle a un geste citoyen. Qu’elle participe à la lutte contre l’épidémie. C’est tout simplement de la désinformation. » La nature a horreur du vide, ai-je écrit en préambule. Ainsi, quand le compte parodique publia, le 3 juillet, sa première affiche sur les gestes barrière - « Le virus se propage et reste dans l’air. Ni le gel hydroalcoolique, ni les plexiglas n’empêchent de l’inhaler. Pour que chacun et chacune soit protégé, adoptons les bons gestes : masques, aération, mesure du CO2 »- de nombreux internautes crurent à une communication gouvernementale… et saluèrent le changement de ton, avant de réaliser, comme l’écrivit l’un d’entre eux, de constater : « Un site satirique 100 fois meilleur en prévention que l’original, comment on en arrive là ? »

    Seigneur du château

    Le constat était aussi glaçant que pathétique : « Dire qu’ils payent des bureaux de consultants des millions alors qu’un twittos anonyme en slip derrière son PC fait mieux qu’eux. » L’irruption de ce compte parodique torpillant sans effort le flot d’informations officielles tronquées m’a rappelé la fameuse diatribe de Roselyne Bachelot moquant les médecins envoyés au front sans moyens de protection : « On attend que le directeur de cabinet du préfet ou de l’ARS vienne avec une petite charrette porter des masques ? Qu’est-ce que c’est que ce pays infantilisé ? Il faut quand même se prendre un peu en main. C’est ça la leçon qu’il faut tirer. Tant qu’on attendra tout du seigneur du château, on est mal ! » A l’époque, j’avais prévu que nous arriverions un jour dans la situation actuelle, et pas seulement sur le plan sanitaire, avec une population lassée d’attendre du seigneur du château un minimum de considération et de protection.

    Devant l’absence de politique de santé publique, confrontés quotidiennement à des éléments de langage creux et criminels « Vivre avec le virus », « Masquer les fragiles », des citoyens en viennent à prendre les rênes d’une communication d’autodéfense sanitaire. Si ces initiatives sont utiles et salutaires, elles disent toute la faillite de la communication du gouvernement. Depuis mars 2020, les mensonges gouvernementaux ont permis à quelques gourous autoproclamés d’installer leur emprise sur des citoyens rétifs à un président qui les avait « traités » à coups de LBD et de lacrymogènes et soudain essayait le cosplay de protecteur du peuple.

    Canaux parallèles

    On était en droit d’attendre du ministère de la Santé une information honnête, respectueuse des données scientifiques, ne passant pas sous silence les failles, les erreurs d’une gestion forcément complexe. En son absence, un boulevard a été ouvert aux complotistes. Et ceux qui prônent la protection de la population sont aujourd’hui à leur tour amenés à inventer des canaux parallèles de diffusion d’information sur les mesures de protection. Le 4 juillet, jour de sa nomination, François Braun, le nouveau ministre de la Santé, annonçait : « Le message c’est la responsabilité. La responsabilité des Français. Ça fait deux ans et demi qu’on a le Covid, je pense que les gens ont compris les messages, ils savent, nos concitoyens, que quand ils sont dans les lieux clos, dans des moyens de transport, et bien c’est plus prudent de mettre le masque, c’est prudent pour soi, c’est surtout prudent pour les autres, donc c’est ça le message principal. » Cette prise de parole avait le mérite de rappeler une mesure de prévention efficace, qui nous changeait agréablement du lavage de mains, mais semblait encore empreinte du déni gouvernemental face à la tâche qui restait encore à accomplir.

    Non, les gens n’ont pas compris les messages, parce que les messages n’ont cessé de se contredire et n’ont souvent servi qu’à entériner et légitimer des décisions politiques dont le rapport à la réalité scientifique est bien souvent à géométrie variable. Non, les Français ne savent pas qu’il est prudent de porter un masque dans les lieux clos puisque depuis six mois le ministre de la Santé précédent et le gouvernement n’ont eu de cesse de rappeler que le port du masque en lieu clos ne se justifiait plus. Tout reste à faire.

    https://www.liberation.fr/societe/sante/sur-le-covid-le-gouvernement-a-ouvert-un-boulevard-aux-complotistes-20220

    #autodéfense_sanitaire #prévention #aérosol #masques #aération

  • #Assange extradé : la liberté d’informer en danger
    https://www.blast-info.fr/emissions/2022/assange-extrade-la-liberte-dinformer-en-danger-MqLtUajGSGKHwtWUYeIQOg

    "Il n’a jamais été reconnu coupable d’un crime. En revanche ce qu’il a fait, c’est qu’il a révélé des crimes et c’est très grave qu’un journaliste puisse être emprisonné, de manière complètement arbitraire, pour avoir révélé des informations d’intérêt…

    #Information #liberté
    https://static.blast-info.fr/stories/2022/thumb_story_list-assange-extrade-la-liberte-dinformer-en-danger-Mq

  • Y a-t-il eu une hécatombe quelque part ? Décoder l’éco / Kairos
    https://www.youtube.com/watch?v=8Fn9gyr3Gkc

    6:00 Sources de données officielles Eurostat

    7:18 Arnaque H1N1 et évolution orwellienne de la définition de pandémie depuis 1999

    13:18 Mortalités brutes en France et en Belgique : aucun impact pour les moins de 65 ans

    16:18 De la nécessité de standardiser par âge les mortalités pour pouvoir les comparer

    21:37 Depuis 2020 l’OMS et Eurostat oublient la standardisation par âge de la mortalité

    22:28 OMS : calcul officiel de la mortalité standardisée

    23:19 Mortalités standardisées en France et en Belgique : aucune hécatombe en 2020-2021

    27:04 Comparaison des mortalités brutes et standardisées en Europe

    30:25 Une très forte corrélation entre les niveaux de pauvreté et de mortalité

    35:40 Conclusion

    #coronavirus #covid-19 #sars-cov-2 #pandémie #statistiques #information #économie #kairos

    • Y a-t-il eu un déferlement de malades ? Décoder l’éco / Kairos
      https://www.youtube.com/watch?v=wsaYFPZ1zDU

      Cette vidéo est le troisième épisode de la série réalisée avec le média Kairos.

      Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021.

      Dans le deuxième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée.

      Dans ce troisième épisode nous verrons qu’il n’y a pas non plus eu un « déferlement » de malades.

      Il y a eu bien moins de malades comptabilisés que pendant les épisodes dit « grippaux » du passé.

      Nous reviendrions en détail sur le glissement de définition ou les « cas » ont été confondus avec les malades et nous reviendrons sur l’arnaque générale des fameux « tests » RT-PCR.

      #test #PCR

    • La bureaucratie sanitaire au centre de la fraude Décoder l’éco / Kairos

      https://www.youtube.com/watch?v=ceG8dd80JJU

      Cette vidéo est le quatrième épisode de la série réalisée avec le média Kairos.

      Dans le premier épisode, nous avons vu qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021.

      Dans le deuxième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée.

      Dans le troisième épisode nous avons vu qu’il n’y a pas non plus eu un « déferlement » de malades.

      Il y a eu bien moins de malades comptabilisés que pendant les épisodes dit « grippaux » du passé.

      Nous vivons une épidémie de « cas » entretenue par les fameux « tests » qui n’ont pas de rapport avec la moindre maladie.

      Dans ce quatrième épisode nous découvrons le moteur même de la fraude : l’utilisation de codes spécifiques par les hôpitaux de façon à produire les « bonnes » statistiques.

      #OMS #ARS

  • "DE FACTO, projet européen fédérant chercheurs, journalistes et acteurs de l’éducation aux médias et à l’information, lance une consultation nationale #MieuxSinformer de 3 mois avec plusieurs médias autour de la question : « Comment permettre à chacun de mieux s’informer ? ». Ouverte à tous les citoyens, cette initiative vise à faire émerger des propositions de solutions concrètes pour l’accès à une information libre, plurielle et indépendante."

    https://www.clemi.fr/fr/evenements/toutes-les-actualites/actualite/news/detail/News/de-facto-lance-une-consultation-citoyenne-nationale-comment-permettre-a-chacun

    #emi #information #médias #citoyenneté

  • Quand Médiapart censure un collaborateur du Grand Soir
    Mediapart et ses gros ciseaux Ahmed BENSAADA
    https://www.ahmedbensaada.com/index.php?option=com_content&view=article&id=617:mediapart-et-ses-gro
    https://www.legrandsoir.info/mediapart-et-ses-gros-ciseaux.html

    Le saviez-vous ? Médiapart a de gros ciseaux. Aussi gros que la bêtise, l’information biaisée et le manque d’éthique professionnelle, tous réunis dans le même lieu. Oui, Mediapart, le canard du moustachu trotskyste, celui-là même dont les pratiques journalistiques très louches ont été étalées dans « La Face cachée du Monde » et qui ont mené à sa démission de la direction du Monde. Celui-là même dont on disait :
    « En matière d’investigation, il ne faisait rien d’autre que de recopier les fiches des renseignements généraux et reprendre les matériaux que ses amis syndicalistes policiers lui amenaient régulièrement ».


    C’est dans son journal, Mediapart, transformé par je ne sais quelle escroquerie intellectuelle en « temple de la déontologie », qu’une géante paire de ciseaux a été érigée en totem de la censure.

    https://www.youtube.com/watch?v=RH54U6qnE1Q

    Et cet outil a été récemment utilisé à l’occasion d’un piteux article signé par Rachida El Azzouzi, une journaleuse qui a fait du Hirak algérien un fonds de commerce lucratif (on y reviendra dans un article plus approfondi). La disciple du moustachu trotskyste titra, sans cligner des yeux et en bombant le torse : « En Algérie, le journalisme continue de mener en prison » https://www.mediapart.fr/journal/international/080622/en-algerie-le-journalisme-continue-de-mener-en-prison .

    Bien que je sois personnellement contre l’emprisonnement des journalistes dans le cadre de l’exercice de leur fonction, il est quand même étonnant de constater les nombreuses lacunes qui jonchent son texte. Et en journalisme cela porte un nom : « mensonge par omission ».

    Tout d’abord, elle passe sous silence le fait que Radio M, dirigée par Ihsane El Kadi, un autre moustachu trotskyste (bizarre, bizarre, comme c’est étrange...) a été financée par le Quai d’Orsay et, de ce fait, sert directement ou indirectement les intérêts français. Cela a été explicité de manière détaillée dans un de mes articles. Mme El Azzouzi pourrait-elle nous dire dans quel pays occidental un média supposé national peut être largement financé par une puissance étrangère ? Et dans quel but ?

    Ensuite, elle omet sciemment de dire que le mouvement Rachad a été classé comme organisation terroriste par le gouvernement algérien, alors que cela est de notoriété publique.

    Finalement, dans sa diatribe contre l’Algérie, elle fait intervenir l’organisation fantoche « Reporters sans frontières » (RSF). En effet, le rôle de ce « machin » autoproclamé « défenseur de la liberté de la presse et des journalistes » a été très souvent trainé dans la boue. Rappelons que RSF a été (est encore ?) largement financé par la United States Agency for International Development (USAID) et la National Endowment for Democracy (NED), deux organisations étatiques étasuniennes qualifiées de « paravents de la CIA », spécialisées dans les changements de régime « regime change » à travers le monde. Et cela, sans compter l’Open Society Institute de George Soros et d’autres officines du même acabit.

    Alors, Mme El Azzouzi, le mensonge par omission, cela mène à quoi d’après vous ?

    Mais revenons à notre paire de ciseaux, si chère à Mediapart.

    Répondant au titre provocateur d’El Azzouzi qui était « En Algérie, le journalisme continue de mener en prison », mon ami le journaliste Jacques-Marie Bourget commenta son article avec six petits mots :

    « Et en Israël à la mort » https://www.legrandsoir.info/il-est-scientifiquement-prouve-qu-une-balle-dans-la-tete-fait-taire-un .

    Son commentaire fut immédiatement censuré par les gardiens du « totem du ciseau » qui se fendirent d’une explication abracadabrante enveloppée dans un ridicule galimatias.


    Pourquoi l’avoir censuré ? Le journalisme ne mène-t-il pas à la mort en Israël ? Depuis l’an 2000, pas moins de 55 journalistes palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. La dernière en date est Shirine Abou Aqleh (Paix sur son âme) qui a été abattue par l’ignoble soldatesque israélienne. Y a-t-il un autre pays qui peut se « vanter » d’un tel record ?

    Et Jacques-Marie Bourget n’a-t-il pas été ciblé par l’État hébreu dans l’exercice de ses fonctions ? Il ne doit sa survie qu’à un extraordinaire miracle. Ce n’est que par hasard qu’en Israël, le journalisme ne l’ait pas conduit, lui aussi, à la mort tout comme ses 55 collègues.

    Et il peut en parler lui. Hier, aujourd’hui et demain. Car il n’est pas un journaliste de canapé comme El Azzouzi qui griffonne ses articles bidons en sirotant sa camomille. Il l’a sentie, lui, cette balle du sniper israélien qui a traversé sa chair pour chercher son cœur.

    Et qu’a fait cette perfide association nommée RSF pour défendre sa cause ? Rien, absolument rien.

    À ce sujet, Jacques-Marie Bourget est clair :
    « Si RSF ne m’a pas défendu, c’est pour ne pas offenser l’Etat d’Israël auteur d’une tentative d’assassinat contre moi. Entre le soutien de Tel -Aviv et moi, le choix a été vite fait. C’était Israël ».

    Alors, ne peut-on pas dire que le comité de censure de Mediapart a fait la même chose avec le commentaire de Jacques-Marie Bourget ? N’a-t-il pas tiré sur ses six mots afin de ne pas « offenser » Israël ?

    Où est donc passée la solidarité d’un média français avec un journaliste français qui a failli succomber aux balles des assassins de la liberté d’expression ? Où sont passées l’éthique et la déontologie journalistiques dont on nous bassine les yeux et dont on nous rebat les oreilles à longueur de pixels et de vocalises ?


    Après 55 décès, Rachida El Azzouzi (ainsi que tous les trotskystes de ce monde, moustachus ou pas) aura-t-elle le courage de pleurer Shirine Abou Aqleh et d’accuser Israël de sa mort en titrant :

    « En Israël, le journalisme continue de mener à la mort » ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, sans cligner des yeux et en bombant le torse ?

    Note du GS (1) Allusion à l’assassinat de Shireen Abu Akleh par un sniper israélien le 11 mai 2022 à Ramallah. Voir : https://www.legrandsoir.info/il-est-scientifiquement-prouve-qu-une-bal... ]

    #médiapart #information #censure #enfumage #imposture #merdias #médias #propagande #journullistes #mass_merdias #médiacrates #journulliste #presse #france #Jacques-Marie_Bourget #Shirine_Abou_Aqleh #rsf