• "Non, les #étrangers ne représentent pas 42 % des allocataires", face aux fake news, la CAF s’engage contre la #désinformation

    Les #infox et les rumeurs sur les aides versées par la #Caisse_d'allocations_familiales (CAF) se multiplient sur les réseaux sociaux. L’organisme public alerte et sensibilise les allocataires sur les risques de la désinformation. Un espace dédié à la lutte contre les fake news est disponible sur son site.

    L’organisme public, la CAF (Caisse d’allocations familiales), n’est pas épargné par les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux ou le web. Les rumeurs autour des aides versées par l’organisme se multiplient. Elles toucheraient potentiellement une personne sur deux en France.

    Ces tentatives de désinformation alimentent la méfiance et la confusion chez les allocataires, pointe aujourd’hui la Caf. Afin de favoriser l’accès à l’information fiable, l’organisme a créé un espace dédié sur son site internet. Objectif : démasquer les principales fake news et adopter les bons réflexes.

    Il est vivement conseillé de se référer exclusivement à son site, le seul habilité à fournir des données fiables et vérifiées. On y apprend notamment que, contrairement à ce qui circule sur TikTok ou Instagram, « Non, les étrangers ne représentent pas 42 % des allocataires de la Caisse d’allocations familiales » ou que « Non, la CAF n’a pas versé d’aide exceptionnelle de 400 euros à tous les allocataires nés le 29 février ».

    Des formations aux allocataires

    En complément de la campagne nationale de sensibilisation à la désinformation, la Caf du Bas-Rhin dit vouloir apporter sa contribution. « Dans nos accueils, on accompagne les allocataires pour les former à l’usage du site caf.fr. C’est l’endroit où les informations sont 100 % fiables et 100 % validées. On explique à nos allocataires comment ça marche et pour les personnes qui le souhaitent, on leur propose une formation sur rendez-vous », explique le responsable communication de la CAF 67.

    Celui-ci met en garde les allocataires contre les abus de certains sites de pseudo-actualités aux motivations trompeuses. « Il y a un vrai risque pour l’image de la CAF. Et pour les allocataires, qui parfois cliquent sur des offres mirobolantes, il peut y avoir une arnaque en vue de leur soutirer leurs identifiants ou leur numéro de carte bancaire ». Il y a quelques mois circulait une prime pour les animaux domestiques, « plus c’est gros plus ça passe », déplore ce dernier.

    Depuis le 6 février 2026, la CAF s’est associée au site d’information parodique le « Gorafi ». L’objectif est d’utiliser la satire et un ton décalé pour rappeler les bons réflexes de vérification de l’information.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/bas-rhin/non-les-etrangers-ne-representent-pas-42-des-allocataires
    #fake-news #fact-checking #CAF #migrations #statistiques #chiffres #aides_sociales

    ping @karine4

    • Les manquements pour les étudiants - Passablement Énervé
      https://blogs.mediapart.fr/passablement-enerve/blog/110226/les-manquements-pour-les-etudiants

      Les institutions solidaires de la nation sensées aider les plus précaires de nos étudiants sont elles toujours à la hauteur de leurs missions ?

      Quand on sait qu’un étudiant boursier doit attendre au bas mot 6 mois avant de percevoir une APL ... qu’en est il du rôle de la CAF et de son éthique ? pourquoi ces délais inconséquents qui ne permettent pas la sérénité pour suivre des études normalement ? Si les étudiants n’ont pas de parents qui peuvent assumer les carences de la CAF, quelle suite pour un logement décent payé en temps et en heure ?
      Toutes ces questions se posent et n’ont pas de réponse car l’opacité de la CAF est toujours de rigueur ; les délais incompréhensibles de transferts de dossier à l’heure où tout se réalise par l’informatique sont incompréhensibles. Pourquoi tant de délais, pourquoi tant d’opacité, pourquoi si peu de réponse et tant d’inertie autour d’un élément clé pour la réussite d’un étudiant, un logement décent et une aide légitime pour lui permettre de payer son loyer ... cette institution a vraiment des carences et des lacunes incompréhensibles d’autant que rien n’est fait pour permettre de les comprendre. Absence de communication totale, voir communication erronée puisque promesse de versement des dûs sans résultats.

    • RÈGLEMENT AMIABLE RA-2025-140 DU 18 NOVEMBRE 2025 - RÉGULARISATION DE L’ALLOCATION AUX ADULTES HANDICAPÉS (AAH) APRÈS PLUSIEURS DYSFONCTIONNEMENTS DE LA CAISSE D’ALLOCATIONS FAMILIALES (CAF)
      https://juridique.defenseurdesdroits.fr/index.php?lvl=notice_display&id=57262&opac_view=-1

      Le Défenseur des droits a été saisi d’une réclamation d’une personne qui s’est vu accorder l’allocation aux adultes handicapés (AAH) par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) pour la période de mars 2019 à mars 2024.

      En avril 2024, le réclamant s’est rapproché de la caisse d’allocation familiales (Caf) afin de comprendre les raisons pour lesquelles, depuis 2019, son père ne bénéficiait que du revenu de solidarité active (RSA) et non de l’AAH.

      À la suite de cette démarche, la Caf a procédé au versement de l’AAH pour la période de mai 2022 à mars 2024, mais n’a pas versé l’allocation pour la période d’avril 2019 à avril 2022.

      La Caf a indiqué avoir sollicité la caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) afin de résoudre la difficulté relative à cette période non payée. Toutefois, en octobre 2025, le réclamant demeurait sans réponse quant au traitement de sa demande. (...)

      Conclusion de diverses péripéties : un rappel de droits de plus de 21 000 euros, lâché à reculons.

    • RÈGLEMENT AMIABLE RA-2026-012 DU 21 JANVIER 2026 - RÉCLAMATION RELATIVE À UN INDU DE L’ALLOCATION ADULTE HANDICAPÉ (AAH) QUALIFIÉ DE FRAUDULEUX, COMPTE TENU DE L’ABSENCE DE DÉCLARATION, PAR L’ALLOCATAIRE, DE SA PENSION D’INVALIDITÉ
      https://juridique.defenseurdesdroits.fr/index.php?lvl=notice_display&id=58117&opac_view=-1

      une erreur répétée est ici caractérisée comme « fraude » ce qui autorise des sanctions qui s’ajoutent à l’indu

      En premier lieu, le Défenseur des droits a souligné qu’il appartenait à la CAF de motiver en fait et en droit ses décisions administratives emportant qualification de fraude et d’en caractériser les éléments, tant matériel qu’intentionnel. Le Défenseur des droits a constaté qu’en l’espèce la CAF déduisait l’intentionnalité du comportement de l’allocataire de la seule absence de déclaration de sa pension d’invalidité.

      Toutefois, la réglementation applicable rappelle que toute absence de déclaration d’un changement de situation ne revêt pas nécessairement un caractère frauduleux et pose le principe de la présomption de bonne foi des usagers. Le Défenseur des droits a rappelé à la CAF qu’il lui appartenait de produire, au soutien de son action en répétition d’indu, les éléments de preuve permettant de caractériser l’intention frauduleuse de l’allocataire.

  • Des institutions scientifiques entretiennent le #doute sur les bénéfices du #bio

    Une vaste #étude française de 2018, montrant un lien entre #alimentation bio et baisse de certains #cancers, a été selon ses auteurs dénigrée par des organismes comme l’#Institut_national_du_cancer ou l’#Académie_de_médecine.

    Pour peu qu’elle soit suffisamment médiatisée, toute publication mettant en évidence les bénéfices de l’alimentation bio pour la #santé se heurte à un tir de #barrage de #dénigrements et de #contrevérités. Avec comme circonstance singulière que ces #fausses_informations ne circulent pas seulement sur les réseaux sociaux ou dans la presse : ce sont parfois des #sociétés_savantes ou des #institutions_scientifiques qui produisent ou relaient ces informations trompeuses. Selon plusieurs chercheurs en #nutrition et en #santé_publique, l’Académie nationale de médecine, l’Académie d’agriculture de France (#AAF) et l’#Institut_national_du_cancer (#INCa) ont ainsi, chacun à leur manière, participé à alimenter la #confusion sur le sujet.

    En cause, une #étude_épidémiologique française publiée en 2018 dans JAMA Internal Medicine, ayant suivi 70 000 personnes pendant quatre ans et demi, et mettant en évidence une baisse significative de #lymphomes (– 75 %) et du #cancer_du_sein postménopausal (– 34 %) chez les plus gros consommateurs et consommatrices de bio, par rapport à ceux qui n’en consomment pas. Trois jours seulement après la publication, l’AAF diffuse sur son site Web un « point de vue » de deux de ses membres, qui l’éreintent.

    « Ce texte était un modèle des techniques utilisées par les industriels pour fabriquer du doute, avec un empilement de critiques méthodologiques frisant la #mauvaise_foi, mais qui parviennent à donner l’illusion d’une discussion scientifique légitime, raconte Serge Hercberg, l’une des figures de l’épidémiologie nutritionnelle, et coauteur de cette étude. Nous ne sommes évidemment pas hostiles au débat, mais il s’agissait, à l’évidence, d’une volonté de jeter le #discrédit plus que de débattre. » Interrogé, le secrétaire perpétuel de l’AAF rappelle que les « points de vue » des académiciens, bien que diffusés par la société savante, ne sont pas formellement endossés par elle.

    En avril 2019, plusieurs mois après la publication de la fameuse étude, l’Académie nationale de médecine publie un bref communiqué qui « alerte sur l’interprétation trop rapide des résultats épidémiologiques ». Le texte fait valoir que les groupes comparés (consommateurs de bio, et non-consommateurs) diffèrent par d’autres facteurs : « La consommation de fruits et légumes, le niveau socio-économique, l’activité physique… tous [sont] susceptibles d’expliquer à eux seuls une différence. »

    Une critique qui suggère que les auteurs auraient fait preuve de négligence en ne tenant pas compte de ces facteurs de confusion dans leur analyse. « C’est complètement ridicule, répond le biochimiste et nutritionniste Denis Lairon, coauteur de l’étude attaquée. Il est impensable qu’une revue comme JAMA Internal Medicine, l’une des plus réputées et exigeantes, accepte de publier une étude épidémiologique qui ne tiendrait pas compte de ces facteurs de confusion ! »

    « #Infox »

    De son côté, l’épidémiologiste Emmanuelle Kesse-Guyot de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, coautrice de l’étude, ne s’explique pas le communiqué de l’Académie. « Je suis allée présenter notre travail aux académiciens pendant plus d’une heure et demie, en leur détaillant les efforts que nous avons faits pour prendre en compte des facteurs de confusion, et les analyses de sensibilité que nous avons conduites avant de publier nos résultats », raconte-t-elle.

    Pourquoi l’Académie a-t-elle publié un communiqué qu’elle savait erroné ? La société savante n’a pas répondu aux sollicitations du Monde. Le caractère trompeur de son communiqué a été porté à l’attention de l’Académie à plusieurs reprises depuis sa publication, voilà plus de cinq ans, mais aucune modification ou rectificatif ne lui a été apportée.

    L’Institut national du cancer n’est pas en reste. En juin 2021, l’institution publie sur son site Web un « éclairage » en forme de fact-checking. L’INCa assure que l’affirmation selon laquelle « manger bio permet de diminuer le risque de cancers » relève d’une « infox ». Et de souligner les limites de l’étude française de 2018.
    Liste de griefs

    En janvier, Le Monde a soumis à l’INCa une demande d’accès aux documents administratifs pour comprendre la genèse de ce communiqué. Suite au refus de l’institution, Le Monde a saisi la Commission d’accès aux documents administratifs qui a fait droit à sa demande en mars. Les correspondances internes, finalement transmises, indiquent d’abord que la publication de ce communiqué s’est faite sous la supervision du cancérologue Norbert Ifrah, le président de l’institut.

    Ensuite, elles montrent qu’en février 2022 quatre chercheurs d’institutions publiques protestent par écrit auprès de l’institut. Une protestation d’autant plus autorisée que les auteurs du courrier sont les animateurs du Réseau NACRe (Nutrition, Activité physique, Cancer, Recherche), qui fédère une quarantaine de laboratoires publics travaillant, entre autres, sur la prévention nutritionnelle des cancers. « Il nous paraît important de signaler que le fait de qualifier l’association entre alimentation bio et risque de cancer comme une “infox” n’est pas tout à fait exact, compte tenu du nombre croissant de publications sur le sujet, écrivent les chercheurs à l’INCa. Ce n’est pas encore avéré avec un niveau de preuve solide, mais cela n’est pas une infox non plus. »

    Dans leur courrier, ils soulignent que d’autres travaux vont à l’appui d’une telle association, et citent une étude française de mars 2021 sur un lien entre faible teneur en résidus de pesticides et risque diminué de cancers de sein (https://www.inrae.fr/actualites/certains-cocktails-pesticides-favoriseraient-risque-cancer-du-sein-femmes-meno), et une autre, américaine, de janvier 2022, sur un risque diminué de #gliomes (un type de cancer cérébral). L’INCa n’a pas donné de suites à l’interpellation des chercheurs. Leur critique était formulée mezza voce, mais d’autres spécialistes sont bien plus critiques.

    Denis Lairon retourne ainsi à l’INCa l’amabilité : pour le chercheur, la communication de l’institution publique « frôle la fake news ». Le chercheur transmet au Monde une longue liste de griefs sur de nombreux points du #fact-checking de l’INCa et estime que certains sont « totalement injustifiés et témoignent d’une forte ignorance des méthodologies utilisées et/ou d’un biais partisan totalement inacceptable ». L’INCa n’a pas répondu aux sollicitations du Monde.

    https://www.lemonde.fr/sciences/article/2024/11/04/des-institutions-scientifiques-entretiennent-le-doute-sur-les-benefices-du-b

    voir aussi ici, signalé par @colporteur
    https://seenthis.net/messages/1080446

    • Association of Frequency of Organic Food Consumption With Cancer Risk. Findings From the NutriNet-Santé Prospective Cohort Study

      Key Points

      Question What is the association between an organic food–based diet (ie, a diet less likely to contain pesticide residues) and cancer risk?

      Findings In a population-based cohort study of 68 946 French adults, a significant reduction in the risk of cancer was observed among high consumers of organic food.

      Meaning A higher frequency of organic food consumption was associated with a reduced risk of cancer; if the findings are confirmed, research investigating the underlying factors involved with this association is needed to implement adapted and targeted public health measures for cancer prevention.
      Abstract

      Importance Although organic foods are less likely to contain pesticide residues than conventional foods, few studies have examined the association of organic food consumption with cancer risk.

      Objective To prospectively investigate the association between organic food consumption and the risk of cancer in a large cohort of French adults.

      Design, Setting, and Participants In this population-based prospective cohort study among French adult volunteers, data were included from participants with available information on organic food consumption frequency and dietary intake. For 16 products, participants reported their consumption frequency of labeled organic foods (never, occasionally, or most of the time). An organic food score was then computed (range, 0-32 points). The follow-up dates were May 10, 2009, to November 30, 2016.

      Main Outcomes and Measures This study estimated the risk of cancer in association with the organic food score (modeled as quartiles) using Cox proportional hazards regression models adjusted for potential cancer risk factors.

      Results Among 68 946 participants (78.0% female; mean [SD] age at baseline, 44.2 [14.5] years), 1340 first incident cancer cases were identified during follow-up, with the most prevalent being 459 breast cancers, 180 prostate cancers, 135 skin cancers, 99 colorectal cancers, 47 non-Hodgkin lymphomas, and 15 other lymphomas. High organic food scores were inversely associated with the overall risk of cancer (hazard ratio for quartile 4 vs quartile 1, 0.75; 95% CI, 0.63-0.88; P for trend = .001; absolute risk reduction, 0.6%; hazard ratio for a 5-point increase, 0.92; 95% CI, 0.88-0.96).

      Conclusions and Relevance A higher frequency of organic food consumption was associated with a reduced risk of cancer. If these findings are confirmed, further research is necessary to determine the underlying factors involved in this association.

      https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2707948

    • #Pesticides et santé – Nouvelles données (2021)

      Ce document présente la synthèse issue des travaux du groupe d’experts réunis par l’Inserm dans le cadre de la procédure d’expertise collective pour répondre à la demande de cinq directions de l’État, la Direction générale de la prévention des risques, la Direction générale de la santé, la Direction générale du travail, la Direction générale de la recherche et de l’innovation, ainsi que le secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Ce travail s’inscrit dans le cadre de l’actualisation du rapport d’expertise collective Inserm intitulé Pesticides : Effets sur la santé, publié en 2013 (https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-effets-sur-sante).

      https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021

    • Certains #cocktails_de_pesticides favoriseraient le risque de cancer du sein chez les #femmes ménopausées

      Certains pesticides utilisés en Europe sont suspectés d’avoir des effets néfastes sur la santé humaine. Ils provoqueraient des #perturbations_hormonales et auraient également des propriétés carcinogènes, déjà observées en milieu professionnel. Le lien entre l’exposition à ces pesticides via l’alimentation et le cancer du sein dans la population générale est encore peu étudié. Des chercheurs d’une équipe mixte INRAE, Inserm, Cnam et Université Sorbonne Paris Nord ont déjà montré que les consommatrices d’aliments issus de l’agriculture biologique de la cohorte NutriNet-Santé, avaient un moindre risque de cancer du sein en post-ménopause (1). Cette même équipe a poursuivi ses travaux en s’intéressant cette fois à l’exposition à différents cocktails de ces pesticides sur cette catégorie de la population. Leurs travaux, parus le 15 mars dans la revue International Journal of Epidemiology apportent un éclairage sur l’impact de l’exposition alimentaire aux pesticides dans la survenue de cancer du sein en post-#ménopause.

      https://www.inrae.fr/actualites/certains-cocktails-pesticides-favoriseraient-risque-cancer-du-sein-femmes-meno

  • https://www.mediacites.fr/enquete/lyon/2023/09/01/repris-de-justice-autocrates-africains-extreme-droite-cette-sulfureuse-ag

    Repris de justice, autocrates africains, extrême‐droite : cette sulfureuse agence d’e‑réputation prestataire d’Emmanuel Macron

    Six mille euros sur une note de 16,7 millions d’euros. Parmi les dépenses électorales d’Emmanuel Macron engagées lors de la présidentielle de 2022, la facture [voir le document ci‐dessous] aurait pu passer inaperçue… Entre les locations de salles pour des meetings, les impressions de tracts et d’affiches ou les tournages de clips, le président candidat a fait surveiller, pendant trois mois, trois pages Wikipédia : la sienne, celle de son épouse Brigitte Macron et celle du secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, considéré parfois comme «  le cerveau  » du chef de l’État.

    Pour cette mission décrite comme «  passive  » et facturée, donc, 6 000 euros, les stratèges de La République en marche ont fait appel à une société baptisée First One Digital et domiciliée à Valence, en Espagne. Mais savaient‐ils seulement à qui ils avaient à faire  ?

    #paywall

    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-interview/l-interview-de-secrets-d-info-du-samedi-02-septembre-2023-9025807

    Net Wash , autrement appelée First One Digital , s’est spécialisée dans la « réputation en ligne » ou « e-réputation ». Sa technique : faire écrire des articles à la chaîne par de petites mains qui inondent ensuite le web. Ces articles apparaissent sur des sites créés par la société, ou sur des blogs de médias existants. Ce qui permet de noyer, voire de faire disparaître du web des mentions gênantes pour ses clients. Le journal d’investigation Médiacités a ainsi découvert qu’au Maroc, des rédacteurs sont payés moins de 500 euros par mois pour rédiger ces pseudos articles de presse.

    https://avis-conso.net/agence-e-reputation-notre-avis-sur-netwash

    Les interventions de Net Wash couvrent à la fois le volet technique et juridique. Sur le premier volet, l’agence va au-delà du nettoyage d’image digitale pour aller sur le terrain de la lutte contre le cyber-harcèlement et les cyber-attaques. De notre point de vue Net’Wash est l’une des premières agences e-réputation en France à travailler avec des net-profilers. Objectif : dresser le « portrait-robot » d’un cybercriminel ou d’un cyber harceleur pour protéger votre e-réputation, que vous soyez un particulier ou une entreprise. Il faut savoir que l’évolution du web s’est accompagnée de pratiques peu scrupuleuses, telles que les menaces anonymes, les arnaques ou encore les diffusions de contenus compromettants…

    Sur le second volet, à savoir l’axe juridique, Net Wash est partenaire de cabinets d’avocats en France, en Europe et à l’international, ce qui permet à l’agence de nettoyer l’image de ses clients et de résoudre ce type de problèmes plus rapidement. Bien entendu, l’agence n’est en aucun cas un substitut aux juristes qui prennent en charge les affaires d’atteinte à la marque ou de diffamation, mais elle intervient toutefois en complément des actions menées par les cabinets. Autrement dit, si les avocats peuvent gagner des affaires, ils ne sont pas qualifiés pour supprimer du contenu négatif qui porte atteinte à l’image de marque de leur client. Il s’agit là d’un métier à part entière. Un métier dans lequel nous pouvons dire que Net-Wash excelle du point de vue de notre expérience personnelle, cette opinion n’engage que nous évidemment.

    Afin de remettre l’e-réputation d’un client victime de diffamation ou de dénigrement sur de bons rails, Net Wash prend en charge le nettoyage des traces numériques et la création de contenus positifs et à forte valeur ajoutée pour protéger son e-réputation. En outre, l’agence intervient indépendamment de la victoire ou de la défaite du cabinet d’avocats.

    #net_washing #e-reputation #désinformation #infox #post_vérité

  • Fake news, résultats peu fiables… Comment distinguer « bonne » et « mauvaise » recherche biomédicale ?
    https://theconversation.com/fake-news-resultats-peu-fiables-comment-distinguer-bonne-et-mauvais

    En science, les conceptions évoluent en permanence. Ainsi, la recherche sur les drogues psychédéliques a fait récemment un retour spectaculaire suite à un mélange d’assouplissement des attitudes sociétales, d’attrait pour les opportunités commerciales, de doutes sur la « guerre contre les drogues » et de désir de développer de nouveaux moyens de traiter certains problèmes de santé mentale.

    Vous avez peut-être lu par exemple que de nouvelles études montraient que la kétamine pouvait agir sur la dépression, la psilocybine sur le syndrome de stress post-traumatique ou encore le microdosage de LSD sur la créativité…

    Beaucoup d’annonces, mais finalement quelle recherche mérite votre intérêt et, surtout, votre confiance ? Tout dépend notamment de ce que vous cherchez, mais il faut être conscient que toutes les études ne se valent pas, quelle que soit la discipline scientifique considérée. Comment les distinguer ?

    #Sciences #CDI #Infox #Information #EMI #Médias

  • Conspirationnisme, comment pouvons-nous en sortir ?
    https://www.ladn.eu/media-mutants/le-conspirationnisme-empeche-de-creuser-les-vrais-sujets-et-fait-perdre-beaucou

    Les gens sont traversés par des affects qui leur donnent envie d’une certaine forme de justice. Elle est sans doute mal formulée, mais les constats qu’ils tirent sont parfois justes : les labos pharmaceutiques qui sont à l’origine de scandales sanitaires sont toujours là. Il n’y a pas eu de réformes profondes du système. Le vrai problème de l’expression de leur défiance, c’est qu’elle est posée en terme mythologique et non en terme politique, ce qui empêche justement de faire progresser les sujets. En fin de compte, le conspirationnisme est l’agent ultime du statu quo. Il désigne, par exemple, les responsables comme des personnages intouchables et surpuissants. Quand vous décrivez Bill Gates comme un sataniste qui peut vous injecter une puce 5G pour vous contrôler à distance, votre problème devient insoluble. Pourtant il y aurait des sujets à débattre concernant Bill Gates : son rapport à la propriété intellectuelle, son poids considérable dans le budget de l’OMS, les problèmes de géopolitique qu’il soulève avec sa fondation... Mais pour traiter ces problèmes, il faut faire un travail citoyen et collectif. En bref, les théories conspirationnistes empêchent de creuser les vrais sujets et font perdre beaucoup d’énergie à la société.

    #Infox #Information #Désinformation #EMI #Médias #EMC

  • https://youtu.be/9DOO-4_s_r8

    "Le youtubeur Thomas Gauthier est soulagé : le gouvernement français a assuré que tous les plastiques seraient recyclés d’ici 2025. Mais son enthousiasme se voit vite douché : le recyclage du plastique est l’exemple type de la fausse bonne idée, entretenue par le recours à des termes flous.

    Un épisode de la série « Infox ? Ripostes ! Des scientifiques face à la désinformation »"

    #Plastique #Infox #EMI #Vidéo #Écologie

  • Pour contrer infox et propagande, le fact-checking ne suffit pas
    https://theconversation.com/pour-contrer-infox-et-propagande-le-fact-checking-ne-suffit-pas-179

    tout est désormais mis en récit, qu’il s’agisse du marketing, du jeu, de la politique, voire de la science elle-même. Christian Salmon invite « à se méfier d’une pensée narrative de plus en plus instrumentalisée par les spin doctors de la communication politique, les stratèges du marketing ou de l’art de la guerre. »

    #EMI #Complotisme #Infox #Storytelling

  • Usbek & Rica - « Nos petits-enfants en sauront probablement moins sur le monde dans lequel ils vivent que nous »
    https://usbeketrica.com/fr/article/nos-petits-enfants-en-sauront-probablement-moins-sur-le-monde-dans-lequ

    « L’abondance d’informations et la pluralité des points de vue sur le monde qui nous sont désormais accessibles via Internet ne produisent pas une réalité cohérente et consensuelle, mais une réalité marquée par une obstination intégriste envers les récits simplistes, les théories du complot et la politique post-vérité. C’est d’après cette contradiction qu’apparaît l’idée d’un nouvel âge de ténèbres : un âge où la valeur que nous avons conférée à la connaissance est anéantie par la profusion de cette ressource avantageuse », souligne James Bridle.

    #Internet #Information #Société #EMI #Infox #Connaissance

  • Guerre en Ukraine : opérations de manipulation en cours dans la sphère de la « dark information » française | la revue des médias
    http://larevuedesmedias.ina.fr/manipulation-desinformation-guerre-ukraine-russie-dark-informat
    http://larevuedesmedias.ina.fr/sites/default/files/2022-03/livre+noir%20screen%20ukraine.png

    La guerre en Ukraine est récupérée par les producteurs français de désinformation. On y croise des apprentis journalistes qui jouent aux pieds nickelés en Ukraine pour y déverser leur rejet de l’immigration. Des groupes Telegram qui crient à la « censure » après l’interdiction de RT (ex-Russia Today) en France. Et même Booba et ses 5,6 millions d’abonnés sur Twitter. Récit.

    #EMI #Guerre #Information #Complotisme #Infox #Médias

  • Usbek & Rica - « Ils sont partout », une plongée vertigineuse dans les méandres du complotisme
    https://usbeketrica.com/fr/article/ils-sont-partout-une-plongee-vertigineuse-dans-les-meandres-du-comploti

    Ils sont partout brosse un panorama exhaustif de ce nouvel écosystème par le biais d’un récit fictif où l’on croise, notamment, un grand nombre de figures majeures de la sphère complotisme française- de Thierry Casanovas à Alain Soral en passant par Dieudonné. Il déroule également avec beaucoup d’habileté la mécanique de recrutement savamment orchestrée de leurs petits soldats.

    Car le carburant commun derrière chacun de ces personnages à l’influence croissante, ce sont des croyances occultes voire complètement folles : les platistes côtoient ainsi les antivax, les tenants du Nouvel ordre mondial ou encore les adeptes de QAnon – le méta-complot ultime de l’ère Trump. Et de l’adhésion à des idées radicales au passage à des actions extrêmes, il n’y malheureusement parfois qu’un pas.

    #EMI #Infox #Complotisme #information

  • Usbek & Rica - « Le centre de gravité de la circulation des informations en ligne se situe désormais à l’extrême-droite »
    https://usbeketrica.com/fr/article/le-centre-de-gravite-de-la-circulation-des-informations-en-ligne-se-sit

    Premier livre de David Chavalarias, directeur de l’Institut des Systèmes Complexes de Paris, organisme rattaché au CNRS, Toxic Data (Flammarion, mars 2022) propose une observation aussi fine qu’inquiétante de l’explosion de Fake news et diverses techniques de manipulation à des fins électorales. Rien de neuf sous le soleil, me direz-vous  ? Si, l’ampleur. Apprenant de leurs erreurs passées, les organisateurs de ces campagnes deviennent sans cesse plus précis dans leurs ciblages comme leurs messages. Pour David Chavalarias, ce n’est rien moins que l’existence de la démocratie stricto sensu qui est désormais menacée. Entretien.

    #Infox #RéseauxSociaux #Information #Démocratie #Vote #Facebook
    #Politique

  • Usbek & Rica - « Les théories du complot empruntent à la logique des jeux vidéo »
    https://usbeketrica.com/fr/article/les-theories-du-complot-empruntent-a-la-logique-des-jeux-video

    On peut définir les théories du complot comme le rejet des versions communément admises d’événements historiques ou d’actualité, et la tentative de démonstration que ces événements sont le fruit de l’action dissimulée et planifiée d’un groupe caché. Bien qu’elles recouvrent des courants très différents et disparates, ces théories retiennent souvent des explications mono-causales pour expliquer la marche du monde, en voyant partout les indices d’une manipulation de grande ampleur.

    Pour le game designer Eric Viennot, ces théories empruntent largement aux mécaniques de jeu en réalité alternée dans lesquels fiction et réalité se mélangent et où les joueurs doivent utiliser le monde qui les entoure pour solutionner les énigmes et défis proposées. Albert Moukheiber, docteur en neurosciences, psychologue et fondateur de l’association Chiasma revient avec lui sur les mécaniques ludiques du complotisme.

    #Complotisme #Infox #JeuVidéo #Fiction #Réalité #Théorie #Réflexion #EMI

  • Désinformation : les principales propositions de la commission Bronner - L’Express
    https://www.lexpress.fr/actualite/societe/desinformation-les-principales-propositions-de-la-commission-bronner_216590

    Mieux comprendre le fonctionnement des algorithmes, promouvoir « les logiques publicitaires responsables », permettre une demande de réparation quand de fausses informations ont causé un préjudice... Voici les principales propositions de la commission sur la désinformation face au risque de voir émerger des « réalités parallèles ». Présidée par le sociologue Gérald Bronner, elle a rendu son rapport mardi à Emmanuel Macron. La commission composée de quatorze universitaires ou personnalités compétentes était chargée de faire le point sur l’impact de l’explosion d’informations permise par le numérique, et sur les éventuelles mesures à prendre pour éviter que celle-ci ne favorise désinformation et, in fine, l’affaiblissement de la démocratie. Dans leur viseur : les « antivax » et les promoteurs des théories complotistes.

    #EMI #Infox #Complotisme #Information #Numérique

  • Comment Google se paie les médias, et les menace - Par Loris Guémart | Arrêt sur images
    https://www.arretsurimages.net/articles/comment-google-se-paie-les-medias-et-les-menace
    https://api.arretsurimages.net/api/public/media/2021-12-27-12-45-_a9u3632/action/show?format=thumbnail&t=2022-01-05T14:18:36+01:00

    Il s’appelle « Azerty », comme les premières lettres d’un clavier d’ordinateur, et c’est un publi-magazine de Google inséré dans « l’Obs », « Télérama », « M le Mag », le « Figaro Magazine », le « Parisien » ou le « JDD »... Bien que sur la sellette pour son rôle dans la propagation des fake news, Google consacre ce numéro 5 d’"Azerty"... à la « bonne information », avec la complicité de spécialistes de la désinformation. Contexte : la bataille rangée sur les droits voisins et la régulation des fake news. Décryptage d’une gigantesque opération de com’.

    Êtes-vous abonné à Télérama, Courrier International, l’Obs, Society, M le Mag, le Figaro Magazine, le Parisien, les Échos, le Point, l’Express, l’Opinion ou le JDD ? Alors, vous avez reçu, ces deux dernières années, au moins un exemplaire d’Azerty avec votre hebdomadaire. Distribué de 800 000 à 1,6 million d’exemplaires selon les numéros, Azerty, tel que décrit par sa conceptrice, l’agence de publicité TBWA, est « un supplément magazine premium, spécialisé dans la vie numérique et la technologie, alliant approche pédagogique et contenu expert centré sur l’humain et les implications du digital dans son quotidien ». Mais attention, ce n’est pas une publicité géante, oh non, c’est « un nouveau format de communication pour se positionner et donner des éclairages sur les questions du numérique en France ».

    #GAFAM #Publicité #Désinformation #Infox

  • Cette plateforme réunit des fact-checks de médias français de référence – l’AFP, 20 Minutes, Libération, Les Surligneurs, Radio France – ainsi que des tutoriels, des analyses et des outils pour aider enseignants, chercheurs et grand public à décrypter les fake news.

    DE FACTO est la plateforme française du collectif international EDMO. Elle est portée par Sciences Po, l’AFP, le CLEMI – Centre pour l’éducation aux médias et à l’information, et XWiki SAS

    https://defacto-observatoire.fr/xwiki/bin/view/Main/WebHome#une :

    https://defacto-observatoire.fr/xwiki/bin/download/Medias/20-Minutes/Fact-checks/Non-TousAntiCovid-n-est-pas-l-application-francaise-la-plus-telechargee-de-l-Histoire/WebHome/648x415_cedric-o-secretaire-etat-numerique-avance-tousanticovid

    #Infox #Information #Fact-Checking #Fakenews #EMI

  • « Milan Presse publie ce mercredi une étude sur le comportement des adolescents face aux informations. Il en ressort qu’ils sont à la fois conscients de la manipulation des informations, mais qu’ils se mettent moins en quête de vérification. L’étude montre aussi l’importance du rôle des parents. »

    https://www.franceinter.fr/societe/les-adolescents-pas-dupes-des-fakes-news-mais-resignes

    #SNT #Infox #Information #Education

    https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2021/12/3da5350b-c1ec-4433-b2a3-9854c5ed5641/1136_gettyimages-1213605322.webp

  • Lutte contre le complotisme et les fake news : est-il raisonnable de croire en la raison ?
    https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/lutte-contre-le-complotisme-et-les-fake-news-est-il-raisonnable-de-cro

    La commission « Les Lumières à l’ère du numérique » présidée par Gérald Bronner, qui s’est ouverte le 29 septembre dernier, a pour but de trouver des solutions pour lutter contre la désinformation en France, notamment en mettant l’usage de la raison à l’honneur. Mais la raison suffit-elle ?

    Excellente émission qui permet de mettre en perspective les enjeux autour du complotisme en lien avec les enjeux de société.

    #Complotisme #Journalisme #Infox #EMI #Podcast #Réflexion

  • France Culture sur Twitter : "Ce photographe a dupé tout le monde au festival « Visa pour l’image ». Son but : nous alerter sur notre crédulité face aux « fake news ». #CulturePrime https://t.co/0KyBSTLpfJ" / Twitter
    https://twitter.com/franceculture/status/1446354674286686214

    Ce photographe a dupé tout le monde au festival « Visa pour l’image ». Son but : nous alerter sur notre crédulité face aux « fake news ». #CulturePrime

    #Infox #Photographie #Images

  • « Mouloud Achour est une personne aux talents multiples : rédacteur en chef, journaliste (même s’il me dit ne jamais avoir eu sa carte), animateur de radio et TV.
    Il a dernièrement créé Clique TV , émission çà succès dans laquelle il donne la parole à des personnalités éclectiques. Comme il le dit lui même, il est un passeur.
    Il sort un film, *les Méchants », dans lequel il critique vivement la société avec beaucoup de pertinence.
    Cette comédie s’attaque à notre époque : la course au buzz, la supposée réussite, le patriarcat, les préjugés, les jugements hâtifs, le mode de fonctionnement des médias et tellement de sujets.
    En réalité, quand j’ai vu le film, que j’ai adoré, j’ai eu la sensation qu’il avait la même mission que je me donne avec ce podcast : déconstruire et montrer comment les visions binaires du monde sont dangereuses."

    Un entretien intéressant mené par Grégory Pouy avec Mouloud Achour au sujet de son film Les Méchants" qui vient de sortir et qui souligne par l’absurde et l’humour certains biais médiatiques et les rouages de la désinformation.

    https://podcasts.audiomeans.fr/vlan--8b487e552bff/184-la-comedie-meilleure-maniere-de-critiquer-la-societe-avec-mo

    https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19589619&cfilm=282008.html

    #Film #Cinéma #EMI #Infox #RéseauxSociaux #Information

  • Fake news, la machine à fric, le documentaire diffusé dans l’émission Complément d’enquête sur France 2 ce jeudi 2 septembre, dévoile tous les circuits financiers permettant aux producteurs de désinformation de prospérer sur Internet, grâce à la publicité ou à des plateformes sur le web.

    https://www.franceculture.fr/medias/le-financement-des-fake-news-un-far-west-auquel-participent-des-marque

    #Infox #Documentaire #Désinformation #EMI

  • #Loi_de_Brandolini

    La loi de #Brandolini, ou #principe_d'asymétrie_des_idioties (#bullshit_asymmetry_principle en anglais, langue dans laquelle cette expression est plus connue)1, est un adage ou aphorisme énonçant que « la quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire ». Ce principe critique la technique de #propagande (en) consistant en la diffusion de masse d’#infox qui exploite la #crédulité d’un certain public en faisant appel à son système de pensée rapide, instinctif et émotionnel.

    Pour le dire simplement : s’il est facile de créer une #fausse_information, sur le fond et la forme, en quelques minutes, il faudra probablement plusieurs heures pour démonter chaque point et montrer ainsi la #fausseté de l’ensemble.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Brandolini
    #idioties #fake-news #fake_news #émotions #démonstration #contre-démonstration #Alberto_Brandolini #Brandolini

  • #CNews, première chaîne d’#intox de France… avec le soutien de l’Élysée

    La semaine dernière, CNews a pour la première fois dépassé #BFMTV en audience. Récompense suprême pour la chaîne qui propage des #fake_news sur des #controverses montées de toutes pièces : documentaire censuré à Orléans, #écriture_inclusive imposée à l’école, #Blanche-Neige victime de la “#cancel_culture”… Plus courageux encore, #Pascal_Praud désigne à la vindicte de la #fachosphère des responsables de services publics. Une action civique qui vaut à l’animateur d’être chouchouté par l’Élysée.

    « Merci à vous tous, chers téléspectateurs, salue #Sonia_Mabrouk mardi dernier. Vous avez placé hier CNews leader des chaînes d’information de France. » Devant BFMTV, et sans que cette dernière perde de part d’audience. La chaîne de #Bolloré a donc su attirer un nouveau public. « C’est une confiance qui nous honore, merci encore. » Une confiance de laquelle Sonia Mabrouk sait se rendre digne. « La guerre contre l’écriture inclusive menée par #Jean-Michel_Blanquer qui veut l’interdire à l’école, annonce-t-elle au sommaire de Midi news. L’écriture inclusive, une attaque contre notre langue et derrière, une idéologie. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, est dépourvue d’idéologie. « Et puis nous parlerons de tags anti-police et donc anti-France d’une violence inouïe. » Ils ont causé des dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre.

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    « J’ai remercié les téléspectateurs qui ont placé hier CNews comme la chaîne leader des chaînes d’information, rappelle Sonia Mabrouk après le journal. Je remercie également les invités. De tous bords, c’est très important, chaque jour il y a la diversité des sujets et surtout des tendances. » De la droite extrême à l’extrême droite en passant par la gauche d’extrême droite, comme nous allons le vérifier. « Le ministre de l’Éducation a dit : Ça suffit ! Stop l’écriture inclusive à l’école !, relaie la présentatrice. — Il faut savoir l’enfer qu’on vit dans beaucoup de collectivités, gémit #Rudolph_Granier conseiller LR de Paris. À Grenoble, ils ont décidé de la rendre obligatoire dans les délibérations, c’est déjà le cas à la mairie de Paris. » Il faudrait mettre en place une cellule de soutien psychologique pour Rudolph Granier et ses collègues. « Moi, je pense aux personnes qui sont dyslexiques, qui sont aveugles. » Les aveugles ? Ils n’ont pas grand-chose à voir dans cette histoire.

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    « Ça concerne les universités, Sciences Po, l’EHESS, Normale Sup, énumère Élisabeth Lévy. La triade des sciences humaines s’adonne à ça. Et si des profs ne mettent pas leurs demandes de financement en écriture inclusive, ils ont toutes les chances de se faire retoquer. » Information inventée de source sûre. « On est encore l’otage de groupuscules. » Terroristes. Le seul invité de tous bords de gauche prend la parole. « Autant je suis pour qu’on dise “madame la ministre”, revendique #Philippe_Doucet, du PS, mais je suis contre cette histoire d’écriture inclusive. » Ouf, les « socialistes » ne cèdent pas à la pression des preneurs d’otages. « Mais pourquoi le ministre de l’Éducation fait cela ? » s’auto-interroge Sonia Mabrouk pour mieux s’auto-répondre : « L’écriture inclusive et la théorie du #genre ont pris le dessus par exemple au #CNRS, c’est ce que vise le ministre. » Philippe Doucet fait assaut de bonne volonté : « Je suis contre la #culture_woke et pour la République. » Rappelons que l’écriture inclusive menace la République, ses partisans étant notoirement friands de dictature militaire.

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    Sonia Mabrouk psalmodie : « Écriture inclusive, #femellisme, disent certains, mais aussi discours décoloniaux… » Sans oublier l’#islamo-gauchisme racialiste. « Il y a des militants, il faut les appeler ainsi, qui pensent tordre le cou au réel et changer la cité en corrigeant les #mots. » Rappelons que Sonia Mabrouk, elle, n’est pas militante. « Ces révolutionnaires de salon me font sourire, commente #Ludovic_Mendes, de LREM. Quand on dit à un gamin de CP qui a des difficultés parce qu’il est en apprentissage de la lecture qu’on va lui rajouter l’écriture inclusive… » Information fantasmée de source sûre : partout en France, les élèves de CP sont contraints par les professeurs des écoles d’apprendre l’écriture inclusive.

    Sonia Mabrouk résume : « En gros, vous êtes tous d’accord. » Magie de la « diversité des tendances » des « invités de tous bords ». « L’écriture inclusive, vous dites : absurdité et non-sens linguistique. Mais je voudrais vous pousser plus loin. » Un peu plus à droite, si c’est possible. Élisabeth Lévy ne se fait pas prier. « La question, c’est : de quelle minorité sommes-nous otages ? Y compris chez les socialistes, chez les Verts, dans toute l’extrême gauche 3décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi. On est #otages de gens qui représentent des #groupuscules. — Oui mais parfois les #minorités font l’histoire, alerte Sonia Mabrouk. Quand vous êtes à des postes très élevés, ça peut ruisseler. — Ça peut infuser », confirme Philippe Doucet. C’est d’autant plus dangereux que, selon Élisabeth Lévy, « le combat de la place des femmes dans la société, il est gagné ». L’emploi de l’écriture inclusive conduirait tout droit à une #dictature_féminazie.

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    « Avant de parler de beaucoup d’informations sur la violence qui règne dans nos villes, annonce Pascal Praud la veille au soir, l’écriture inclusive. Vous savez qu’on essaye de mener modestement ce débat. » Cette #croisade. « Dans une interview au JDD, Jean-Michel Blanquer a rappelé l’existence de la circulaire d’Édouard Philippe qui en 2017 interdisait l’usage administratif de l’écriture dite “#épicène”. » Épicène, vraiment ? L’adjectif désigne un mot qui s’écrit au masculin comme au féminin. Blanquer va donc interdire l’emploi du mot « élève », un comble pour un ministre de l’Éducation… Mais puisque c’est une information vérifiée par Pascal Praud… « Et il demande que l’écriture inclusive ne soit pas utilisée à l’école. J’ai envie de dire : Enfin ! Enfin, il se réveille ! » Il a dû regarder CNews, où Pascal Praud mène un combat quotidien contre l’écriture inclusive.

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    L’animateur relaie scrupuleusement les arguments du ministre : « Mettre des points au milieu des mots est un barrage à la transmission de notre langue pour tous, par exemple pour les élèves dyslexiques. » En revanche, apprendre à écrire « du cidre et des crêpes bretons » est une facilité pour les élèves dyslexiques. « Je rappelle que la mairie de Paris fait ses communiqués en écriture inclusive. Je rappelle que le site de France 2 est en écriture inclusive. — L’université est en écriture inclusive, chouine #Ivan_Rioufol. — L’université, quand t’écris pas ta thèse en écriture inclusive, t’es mis dehors ! » Information inventée de source sûre.

    « Vous êtes injuste, proteste toutefois Ivan Rioufol, il me semble avoir entendu Blanquer le dire plusieurs fois. — Y a que nous qui le disons ! À l’université, c’est un scandale ! Tu peux prendre des sanctions, quand même ! » Condamner les profs à des peines de prison. « Pourquoi le président de la République n’a rien dit sur ce coup-là ?, s’étonne #Jean-Claude_Dassier — Il dit rien, le ministre de la Culture non plus… Tous les thèmes qui fâchent, de toute façon ! » À peine s’ils dénoncent l’islamo-gauchisme. « Je crois savoir que c’est assez marginal, tente l’avocate Sophie Obadia. — C’est pas du tout marginal à l’université, réplique Pascal Praud. — En #sciences_sociales, précise Ivan Rioufol. — C’est la terreur ! » Selon des témoignages fabriqués de source sûre.

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    Sophie Obadia se range à la diversité des tendances des invités de tous bords : « Que ce soit enseigné, malheureusement, oui. Mais les étudiants n’y parviennent pas. C’est d’une complexité effarante. — C’est moralement illisible, ajoute Ivan Rioufol. — Sur le plan cognitif, c’est improbable, insiste l’avocate. — Ça devrait être considéré comme nul et non avenu, tranche Jean-Claude Dassier. — Le féminin d’entraîneur, c’est quoi ?, demande Jean-Louis Burgat. — Entraîneuse, répond Jean-Claude Dassier. — Vous voyez, y a des choses qui sont impraticables. — Ce qui est très inquiétant, geint Ivan Rioufol, c’est de voir à quel point une #moutonnerie peut amener à un #conformisme. » Les participants à L’heure des pros, eux, sont aussi anticonformistes que Jean-Michel Blanquer. « En sciences sociales, dans les universités, si vous ne faites pas de thèse en écriture inclusive, vous n’êtes pas lu ou vous avez deux points. » Information fabulée de source sûre. Pascal Praud en ajoute une : « Y a des profs qui ne répondent pas aux mails des étudiants quand ils ne sont pas en écriture inclusive. — Et Mme Vidal ne dit rien, peste Jean-Claude Dassier. — C’est peut-être pas la priorité, tente Sophie Obadia. — Mais c’est la priorité !, rage Pascal Praud. — Ah ben si, c’est la priorité ! », appuie Ivan Rioufol.

    La priorité de mercredi est tout aussi anticonformiste. « Est-ce que dans Blanche-Neige, vous vous souvenez de la fameuse scène du baiser, quand le prince charmant se penche sur Blanche-Neige pour la réveiller ?, demande Sonia Mabrouk. Est-ce que vous y avez vu un baiser non consenti ? » #Olivier_Dartigolles réagit : « La polémique est ridicule » Tellement ridicule qu’elle a été montée de toutes pièces par la fachosphère et relayée par #FoxNews à partir d’un obscur blog qui faisait la promotion d’une nouvelle attraction de Disneyland. Mais, pour Sonia Mabrouk, « ça va loin. Parce que Disney se demande que faire de cette scène, est-ce qu’il ne faut pas la couper ». Information supputée de source sûre. « Évidemment on crie tout de suite à la cancel culture. » Sur CNews.

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    « Qu’est-ce que vous en pensez, #Laurent_Jacobelli ? — Je pense que c’est ridicule », répond le porte-parole du RN. Qui suggère illico la prochaine fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « En plus, dans le nom Blanche-Neige, il y a “blanche” donc on va nous demander de le changer. Est-ce qu’on doit ridiculiser le débat, l’amoindrir à ce niveau au point de chercher le mal partout ? » Sur CNews, oui, c’est même un credo. « Arrêtons avec cette #censure permanente. » Voyez comme les bobards des journalistes de CNews sont affreusement censurés. « La moindre image, le moindre mot donne lieu à un procès. » Sans parler des terribles remontrances du CSA.

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    « Mais jusqu’où on va aller ?, insiste Sonia Mabrouk Jusqu’où cet activisme peut aller pour effacer… parce qu’il y a de véritables pressions… » À son tour, la journaliste imagine une fake news susceptible de provoquer de passionnants débats ridicules : « Peut-être que la prochaine étape, c’est de dire que les sept nains, c’est un gang bang… » Et Bambi une victime du lobby de la chasse. « Faut-il voir derrière les tenants de l’idéologie intersectionnelle, de la cancel culture, etc. ? » Sur CNews, oui. « Ou est-ce que vous dites : on prête trop d’attention à ces minorités ? » Sur CNews, c’est certain. « Il y a un véritable engagement politique derrière cela. » De l’extrême gauche décolonialo-indigéno-je-ne-sais-quoi, a démontré Élisabeth Lévy.

    #Kevin_Bossuet, enseignant et coqueluche de la fachosphère, s’insurge, absence de preuves à l’appui : « On veut tout dénaturer, tout détruire, tout ce qui constitue le socle de notre identité et de notre civilisation. » Selon nos informations forgées de toutes pièces. « On pointe l’œuvre du #patriarcat partout, c’est profondément ridicule et dangereux. » Il faut sauver le patriarcat. « Le débat sur l’écriture inclusive, c’est exactement le même processus. » Effectivement : on monte en épingle une menace imaginaire pour pouvoir propager des idées réactionnaires. « Vous avez des manuels scolaires, des enseignants qui utilisent de l’écriture inclusive … » Information rêvée de source sûre. « On peut se poser des questions sur l’#idéologie de ces personnes. » En revanche, pas la peine de se poser des questions sur l’idéologie de toutes tendances des invités de tous bords de CNews.

    « On est en train de recréer la censure, se désespère Laurent Jacobelli, de restreindre la possibilité d’exprimer une opinion, on le voit sur les plateaux télé. » Surtout sur CNews. « Il faut arrêter qu’une toute petite minorité impose sa #dictature_intellectuelle à une grande majorité. » D’invités de CNews. L’avocat Carbon de Sèze conclut « C’est pas à des amateurs de révision des œuvres artistiques d’imposer les thèmes de discussion. » Non, c’est à des amateurs de révisionnisme de les imposer sur le fondement de fausses informations.

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    Le 30 avril, Pascal Praud impose un autre « débat » sur un nouveau scandale fantasmé, « l’#affaire_d’Orléans. L’histoire extravagante du programme financé par la mairie qui devait passer sur France 3 Centre-Val-de-Loire et qui finalement est censuré. — Oui, il est censuré », confirme #Serge_Grouard, maire LR d’Orléans et habitué de L’heure des pros. Le bandeau le clame, « France 3 censure un programme sur #Jeanne_d’Arc ». En réalité, comme l’a très bien raconté cet article d’Arrêt sur images, France 3 a renoncé à programmer un #documentaire sur les « #fêtes_johanniques » (qu’elle ne s’était jamais engagée à diffuser) quand elle s’est aperçue qu’il s’agissait d’un film promotionnel réalisé par la municipalité et commenté par la voix de #Charlotte_d’Ornellas, journaliste de Valeurs actuelles, figure de la fachosphère abonnée aux plateaux de CNews.

    Pascal Praud, comme Sonia Mabrouk, préfère « crier à la cancel culture » d’inspiration soviétique : « Qu’il y ait des petits commissaires du peuple dans le service public d’information et notamment à France 3 n’étonnera personne. Ça s’appelle des petits commissaires du peuple, insiste-t-il. Dans le service public, ce sont les rois. » L’animateur s’adonne alors à l’une de ses méthodes favorites : désigner le nom du coupable à la vindicte de centaines de milliers de téléspectateurs nourris de fausses informations.

    « On est en train d’essayer d’appeler M. Basier, il veut pas répondre. » Le lâche. « Jean-Jacques Basier, je vais donner son nom plusieurs fois. Jean-Jacques Basier, directeur régional de France 3 Centre-Val-de-Loire. » Son adresse et son numéro de téléphone, peut-être ? « C’est une police de la pensée, s’insurge Serge Grouard. — Ils ont des mentalités d’épurateurs, ajoute Ivan Rioufol. — Exactement, c’est les mêmes qui auraient tondu à la Libération. » Puisque Rioufol et Praud me tendent la perche du point Godwin, qu’il me soit permis de subodorer que ces Praud et Rioufol sont les mêmes qui auraient dénoncé des juifs sous l’Occupation. Quoiqu’il en soit, leur lynchage public a des effets dans la vie réelle : le directeur régional de France 3 est l’objet d’une campagne de #harcèlement sur les réseaux sociaux mais aussi sur sa propre messagerie vocale. Avec d’explicites #menaces_de_mort, rapporte un communiqué syndical.

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    Une autre affaire montre que ce goût pour la #délation peut avoir de graves conséquences sur les personnes désignées à la furie de la fachosphère.. Jeudi soir, l’émission À l’air libre, réalisée par Mediapart, reçoit #Anne-Laure_Amilhat_Szary, directrice à Grenoble du laboratoire Pacte du CNRS. Je conseille vivement de regarder son témoignage (en accès libre) pour prendre la mesure de la gravité des agissements de M. Pascal Praud. Ce dernier a mis en cause l’universitaire lors de l’affichage des noms de deux professeurs de Sciences Po Grenoble accusés d’islamophobie. Affichage que l’intéressée a toujours vigoureusement condamné. Affichage consécutif à une controverse entre un prof militant et une chercheuse de son laboratoire qu’Anne-Laure Amilhat-Szary a défendue dans un communiqué ensuite falsifié par #Klaus_Kinzler, le prof en question.

    Pascal Praud s’est empressé d’inviter ce professeur, qui déclare alors : « Un grand chercheur directeur de laboratoire de recherche se met en dehors de la science. Il ne comprend même pas, c’est une femme d’ailleurs, elle ne comprend même pas ce que c’est, la science. — Ce laboratoire, Pacte, avec cette dame…, rebondit Pascal Praud. Je vais citer son nom, Anne-Laure Amilhat-Sza… Szaa… Szary. » La délation est un métier. « Cette dame-là, c’est la directrice du laboratoire mais cette dame, c’est une militante. — C’est une militante. C’est des gens qui ne réfléchissent même pas. — Oui mais qui se croient tout permis et qui avancent avec le sentiment d’impunité. C’est très révélateur, on voit le #terrorisme_intellectuel qui existe dans l’université à travers leur exemple. »

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    Sur le plateau de Mediapart, Anne-Laure Amilhat-Szary raconte la suite. « La ministre de l’Enseignement supérieur dit que c’est insensé de livrer des noms d’enseignants-chercheurs à la vindicte des réseaux sociaux, or ça a été mon cas. J’ai fait l’objet d’une campagne diffamatoire avec menaces de mort nombreuses et répétées. » Au point de devoir porter plainte pour « #cyber-harcèlement et menaces de mort ». « Comment vous avez vécu tout ça ?, demande Mathieu Magnaudeix. — Mal. Et comme la preuve que l’intersectionnalité est une bonne grille d’analyse puisque j’ai fait l’objet d’insultes islamophobes, antisémites, sexistes, avec une critique de mon physique avec mon portrait transformé… Je vous laisse imaginer le pire. » Le pire sciemment provoqué par Pascal Praud.

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    « Je n’ai pas de protection judiciaire, regrette Anne-Laure Amilhat-Szary. Elle a été demandée et on n’en a plus jamais entendu parler. La ministre a défendu des personnes qui ont effectivement été mises en danger par des affichages criminels et moi, je me débrouille toute seule. » Comme se débrouillent toutes seules les journalistes #Morgan_Large et #Nadiya_Lazzouni, respectivement victimes d’#intimidations (dont un sabotage de voiture) et de menaces de mort, sans qu’elles obtiennent la #protection_policière demandée — et soutenues par de nombreuses organisations de journalistes.

    En revanche, Emmanuel Macron n’hésite pas à téléphoner à #Eric_Zemmour, quand il est agressé dans la rue, pour l’assurer de son soutien. De même, #Christine_Kelly, la faire-valoir de #Zemmour, est promptement reçue à l’Élysée quand elle reçoit des menaces de mort (évidemment inadmissibles, quoiqu’on pense de son travail).

    Quant à Pascal Praud… Non seulement ses délits de « mise en danger de la vie d’autrui par diffusion d’informations relatives à la vie privée, familiale ou professionnelle » (que le gouvernement se vante d’avoir inclus dans la loi Séparatisme) n’entraînent aucune poursuite, mais ils lui valent le soutien enamouré du pouvoir. Dans un article du Monde, Ariane Chemin raconte comment le journaliste de CNews est reçu avec les honneurs à Matignon, à la questure de l’Assemblée (où le reçoit le député Florian Bachelier, habitué de ses émissions) et même à l’Élysée. Emmanuel Macron et son conseiller #Bruno_Roger-Petit entretiennent des contacts réguliers avec Pascal Praud, allant jusqu’à lui livrer des infos en direct. Ariane Chemin explique que Bruno Roger-Petit, « le “M. Triangulation” de l’Élysée, scrute depuis longtemps CNews, qui relaie souvent les obsessions de l’extrême droite et a pour lui le même avantage que Valeurs actuelles : cliver l’opinion en deux camps sans laisser beaucoup de place à d’autres courants de pensée ».

    Ainsi, le pouvoir actuel, et jusqu’à son plus haut sommet, utilise et protège un délinquant d’extrême droite propagateur de fausses nouvelles. La campagne pour la présidentielle s’annonce terrifian… pardon, passionnante.

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    #infox

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