et #BD ##bande_dessinée du coup (j’ai vraiment jamais pu, Boule et Bill…)
L’article, ou plutôt l’historienne recensée dans cet article, n’est justement pas d’accord avec la thèse d’une invisibilisation (si on entend par ce mot le fait qu’il y ait bien eu plein de femmes super fortes et qu’on nous les cache historiquement). Elle pense plutôt qu’effectivement, mis à part quelques exceptions (il y en a toujours !) il n’y a presque pas de femmes grandes artistes, mais parce qu’il y a eu inhibition à la racine, en les empêchant de le devenir.
Après s’être déjà interrogé sur la formulation de ce genre de question, et sur ce que signifie « être un grand artiste » (notion moins évidente qu’il n’y paraît), ce qu’il faut c’est analyser les conditions de production du « grand art », pense Nochlin. En rappelant, par exemple, que l’enseignement artistique académique était interdit aux femmes, et qu’il était en France à peu près la seule voie du succès pour un artiste. En gros, l’art n’est pas une activité libre, autonome, exercée par des individus hors du champ social. « La réponse à la question repose donc sur la nature d’institutions sociales précises et sur les interdits ou les encouragements qu’elles prodiguent à diverses classes ou catégories d’individus. Il était institutionnellement impossible que les femmes parviennent à l’excellence, ou au succès artistique, quelle que soit par ailleurs la mesure de leur talent ».
#inhibition des femmes donc