• Nous, les exilés (sur Briançon et la situation dans les #Hautes-Alpes)

    –-> série : Là où se cristallisent les questions d’aujourd’hui

    #Didier_Fassin (interviewé aux Terrasses solidaires, où il exerce bénévolement en tant que médecin et est présent en tant que chercheur) :
    (à retranscrire :-))

    –-

    Didier Fassin :

    « Des visages fatigués, épuisés. Des regards qui contiennent presque toujours au moins une lueur d’espoir. Malgré les épreuves déjà traversées. Elles et ils … sont environ 80 millions. 80 millions, soit un peu plus d’1% de la population mondiale. Eux, ce sont les exilés d’aujourd’hui. Dans un monde sous haute tension, personne n’est à l’abri. Vous, moi, nous serons peut-être les exilés de demain. En attendant, là maintenant : comment accueillir ces personnes qui arrivent dans nos régions ? Quelle hospitalité sommes-nous prêts à leur réserver ? Quels dispositifs établir aux frontières ? Et faut-il craindre le fameux appel d’air ? Ces questions, nous allons les déplier en altitude, du côté de Briançon, là où des exilés traversent la montagne au péril de leur vie. »

    Avec Isabelle Lorre (la coordinatrice du programme « migrations frontière transalpine » à Médecins du Monde sur Briançon), Sylvain Eymard (gestionnaire de l’association « Les Terrasses solidaires »), Didier Fassin (anthropologue, sociologue et médecin français. Il est professeur à l’Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales à Paris), Jean Gaboriau (l’un des responsables de « Refuges solidaires »), Stéphanie Besson (cofondatrice du mouvement citoyens « Tous migrants » et autrice de « Trouver refuge : histoires vécues par-delà les frontières » chez Glénat), Agnès Antoine ( membre de “Tous migrants”), deux gendarmes et quelques exilés.

    https://www.rtbf.be/auvio/detail_passe-montagne-la-ou-se-cristallisent-les-questions-d-aujourd-hui?id=291

    #podcast #audio #asile #migrations #réfugiés #montagne #Alpes #Briançon #hospitalité #Briançonnais #Hautes-Alpes #Terrasses_solidaires #militarisation_de_la_frontière #risques #chasse_à_l'homme #chutes #traque #tiers-lieu #santé #blessures #efficacité #non-efficacité #spectacle #Didier_Fassin #spectacularisation #performance #inhumanité #inhumanité_institutionnalisée #inhumanité_d'Etat

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  • Quand les algorithmes de la CAF ouvrent la chasse aux pauvres ~ SILO
    https://silogora.org/quand-les-algorithmes-de-la-caf-ouvrent-la-chasse-aux-pauvres


    #chasse_aux_pauvres

    Première observation générale, le « monde merveilleux de la dématérialisation », qui s’accompagne d’une baisse considérable des moyens en termes d’accueil physique et téléphonique, génère des inégalités d’accès aux droits. Les raisons en sont d’une part les fractures numériques (territoriales, économiques pour la détention d’équipements, ergonomiques pour les personnes souffrant d’un handicap), d’autre part l’illectronisme (17% des Français) et la méconnaissance de l’outil numérique. En 2021 selon l’INSEE, 31% des Français ont renoncé à effectuer une démarche administrative.

    Deuxième observation, le traitement informatique des dossiers nécessite évidemment des algorithmes de calculs des droits, mais il entraine aussi le développement de techniques de ciblage via le datamining, c’est-à-dire la récolte et le croisement de données de différents fichiers administratifs. Officiellement, ces techniques visent à rendre la branche famille de la sécurité sociale plus efficiente, à appliquer le « juste droit », à repérer les personnes en situation de non recours et à punir justement les fraudeurs.

    Dans les faits, le ciblage des allocataires s’apparente à un véritable contrôle social. Plus de 1000 données sont collectées sur chacun d’entre eux, et la CNAF (Caisse nationale d’allocation familiale) l’écrivait elle-même dès 2017 dans son rapport « La politique de contrôle et de prévention des CAF » : « Ce traitement informatique permet de calculer la probabilité qu’une erreur se produise, en donnant un score de risque prédictif. Généralisé à tout le réseau des CAF, ce dispositif permet de repérer ainsi plus précisément les dossiers à risques ». Sur quels critères et selon quelles variables (décidés humainement) sont effectuées ces prédictions ? Mystère. Mais on peut aisément en imaginer quelques-uns… Maman solo, revenus irréguliers, lieu de naissance, par exemple.

    Les dossiers aux scores de risques élevés sont plus étroitement surveillés, y compris par les logiciels informatiques. Sur les quelque 37 millions de contrôles réalisés en 2020, touchant la moitié des allocataires, 32,25 millions étaient automatisés. Et 75% des contrôles effectués par des agents en chair et en os ont été déclenchés par le dispositif de ciblage. Pour schématiser, un logiciel repère des incohérences dans un dossier, tire la sonnette d’alarme, effectue les calculs débouchant sur un indu…

  • Témoignages. La crise aux Urgences vue des patients : « c’est le quart monde. J’ai cru que j’avais changé de siècle, de pays. » Alexandra Huctin - france3-regions
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/lille/temoignages-la-crise-aux-urgences-vue-des-patients-c-es

    Alors qu’Emmanuel Macron et la nouvelle ministre de la santé sont ce 31 mai au chevet des Urgences de l’hôpital de Cherbourg, en Normandie, des patients du Nord et du Pas-de-Calais nous racontent leur vécu. « Un choc, une humiliation », des mots qui reviennent souvent.

    Pas question de vouloir ici incriminer le personnel soignant ou administratif des services des Urgences du Nord et du Pas-de-Calais. Il n ’y a pas de procès d’intention, tout le monde ou presque souligne la bienveillance souvent de ces derniers mais aussi leur « dépassement » face à une situation parfois incontrôlable. « Les soignants des Urgences ne peuvent pas faire de miracle face au système qui se dégrade et aux médecins de garde qui ne se déplacent plus », souligne par exemple Marie-Blanche, elle même infirmière libérale. Nos derniers articles sur l’hôpital public dans les Hauts-de-France https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/roubaix/plans-blancs-et-service-fermes-dans-les-hauts-de-france ont mentionné les appels au secours des hospitaliers épuisés alors que des plans blancs sont déclenchés partout pour pallier les manques de personnel. Nous avons simplement, cette fois, donné la parole à ceux qu’on n’entend jamais : les citoyens, les patients, via un appel à témoin.

    Karine a 47 ans et vit dans l’agglomération lilloise. Cette cadre commerciale chute sur la Grand Place de Lille vers 16H30, le jeudi de l’Ascension. Très vite sa cheville double de volume. Les pompiers la conduise au CHR de Lille. « Je me suis aperçue à ce moment là que je n’avais pas mis les pieds aux urgences du CHR depuis des lustres. »

    « J’ai le cul à l’air à cause du pantalon en papier trop petit  »

    Tout commence, comme pour tout arrivant, par un premier contact administratif puis un « triage ». « Je réalise qu’ils récupèrent alors (ndlr : sur le brancard des pompiers) le film en papier qui protège, pour le réutiliser. Au CHRU, ils n’en n’ont plus », raconte Karine. Elle sera, si elle accepte de rester assise, « mise aux circuits courts. c’est plus rapide ». Mal lui en a pris. Assise, son pied pend dans le vide. « J’ai mal mais je me dis qu’il est 17H30 que ça va aller vite comme on me l’a expliqué. »

    Moins d’une heure après, sa radio est faite. Karine se dit qu’elle a de la chance, et attend la lecture de sa radio pleine d’optimisme. Autour d’elle tout le monde court : « C’est long mais je ne peux en vouloir à personne. Ils enchaînent et moi j’attends l’interne. » La douleur devient insupportable. Karine se glisse sur un banc en métal pour pouvoir « surélever la jambe sur le fauteuil roulant. » Son calvaire commence, elle le réalisera plus tard. 

    J’ai faim, j’ai soif, j’ai froid. Je suis inconfortable. Quatre heures après on m’apprend que c’est fracturé, qu’il faut plâtrer

    Karine, fracture de la cheville, CHR de Lille, le 26 mai à France 3 Hauts-de-France

    A 23H30, soit plus de six heures après son arrivée, Karine est plâtrée rapidement. « On m’enfile alors un pantalon de bloc trop petit  », car elle ne peut plus mettre son jean avec lequel elle est arrivée. « J’ai le jean autour du cou comme un sac. On me pousse vers l’accueil des urgences à minuit, j’ai le cul à l’air à cause du pantalon en papier trop petit. J’ai mal. Avec les béquilles je porte comme je peux mon dossier médical. J’attends le Uber, j’ai froid et je pleure d’humiliation. Je supplie les gens dans le hall de ne pas me regarder. »

    On ne lui commandera pas d’ambulance, trop chère et pas assez rapide. C’est la seule excuse qu’on lui avancera alors qu’elle se sent jetée, abandonnée en pleine nuit. Son plâtre dégoulinant lui glace les sangs. 

    « Le sentiment d’avoir été déshumanisée »
    Elle explique n’avoir vu que des soignants gentils mais pressés et des patients très patients qui « parfois demandent à partir en signant une décharge » tellement c’est insupportable d’être là. L’attente est violente. 

    Un monsieur lui raconte qu’il a passé 11 heures dans le circuit court, avant de partir finalement au bloc. Plus choquant encore selon Karine, ce circuit court qui « bafoue toutes les règles de discrétion » et de secret médical. « On panse dans la salle d’attente devant tout le monde. Un jeune homme à côté de moi doit parler de ses problèmes testiculaires (une contorsion) à l’interne, dans le hall. L’interne qui reçoit aussi un coup de fil du légiste de garde pour savoir si ça vaut le coup d’examiner le vagin de la jeune fille huit jours après. On entend tout, on sait tout sur tout le monde.  » 

    C’est le quart monde ! J’avais l’impression d’avoir changé de siècle, de pays, d’être dans un dispensaire en Afrique. On entend les râles des gens qui souffrent à côté de nous. Il n’y a pas de rideaux, rien, aucune intimité
    Karine, cheville cassée le week-end de l’Ascension
    à France 3 Hauts-de-France

    « J’ai le sentiment d’avoir été déshumanisée » résume Karine encore sous le choc quelques jours plus tard. Les mots n’expriment pas de colère, seulement du désarroi. Sa fille est aide-soignante, elle n’imaginait pas pour autant vivre cela pour une cheville cassée. « Il faut que les gens sachent que ça se passe comme ça . » A Lille mais aussi à Dunkerque. Vanessa nous jure qu’elle n’y remettra jamais les pieds alors qu’elle vient d’emménager dans cette sous-préfecture du Nord. 

    En février dernier, elle ne se sent pas bien un samedi. son généraliste ne consulte pas le week-end. Vanessa est atteinte d’une maladie auto-immune, un lupus systémique. Le médecin de la maison médicale lui dit dit qu’il suspecte une embolie pulmonaire, qu’elle doit immédiatement se rendre aux Urgences sans repasser chez elle prendre quelques affaires. Il lui fait un courrier pour qu’elle le donne à son arrivée là-bas. Son beau-père joue les taxis et elle arrive aux Urgences rapidement en début de journée. 

    Durant plus d’une heure (1h15), elle attend debout. « On me dit de patienter, je crois m’évanouir. » Un monsieur qui est en train de faire son admission avec la secrétaire prend conscience de son malaise et lui amène sa chaise. Personne ne l’avait fait avant, pas un soignant. 

    La seule personne qui a eu pitié de moi c’est la personne qui est venue me chercher pour un scanner. elle m’a donnée un verre d’eau puis un deuxième. Je pleurais tellement qu’elle m’a aidée.

    Vanessa, Urgences de Dunkerque, suspicion d’embolie pulmonaire, en février 2022
    à France 3 Hauts-de-France

    Un yaourt ou un verre d’eau ? C’est trop ?  
    La première personne qui la reçoit à l’aiguillage, affirme qu’avec ce qu’elle a, il faut rester allonger (sic). On lui trouve un brancard. Un test PCR est fait. « Bingo, on me lâche que j’ai le Covid et on me colle dans un box, isolée de tout  ». Vanessa est paniquée, avec sa maladie, elle pense qu’elle a des risques énormes de ne pas supporter le virus. Depuis le début de la pandémie, elle a été épargnée tellement elle est prudente et attachée aux protocoles sanitaires.

    «  Pendant 19h, je me retrouve seule dans ce box. J’ouvre la porte une fois pour demander à boire tellement j’ai la gorge sèche et la bouche pâteuse. Je n’en peux plus, la soif c’est terrible. » Une voix peu aimable la réprimande. «  La seule personne qui a eu pitié de moi c’est la personne qui est venue me chercher pour un scanner. elle m’a donnée un verre d’eau puis un deuxième. Je pleurais tellement qu’elle m’a aidée. » Là aussi, le sentiment d’humiliation après 19h sur un brancard, seule dans un box sans boire ni manger est décuplé quand « on me met dehors à 3 heures du matin dans le froid  », parce que le scanner n’a rien révélé. Elle appelle dans sa famille pour que l’on vienne (vite) la chercher. «  Il y avait dans le couloir, une dame octogénaire qui réclamait à boire et à manger, sans cesse. » Vanessa a le cœur brisé devant les lamentations d’une dame (peut-être en fin de vie) laissée seule, surtout qu’elle entend l’équipe commander des pizzas parce que les plateaux « ne sont pas bons. » Vanessa aurait bien aimé qu’on apporte un yaourt ou un verre d’eau à la vieille dame. Rien que ça. Mais c’est déjà trop ? 

    Il y a un tel manque de personnel qu’on n’existe pas quand on arrive.
    Frédérique, Urgences d’Arras pour un enfant fiévreux
    à France 3 Hauts-de-France

    A Arras, début mai, Frédérique nous raconte s’être bataillée avec une équipe débordée et peu à l’écoute. « Il y a un tel manque de personnel qu’on n’existe pas quand on arrive », se souvient -elle. Avec elle, son fils de 4 ans qui ne va pas bien. La maman sait « en elle » que ça cloche. Mais le pédiatre qu’elle voir après une longue attente lui dit de rentrer chez elle. Elle s’exécute. Son fils en arrivant vomit. Elle repart à l’hôpital, insiste, implore. On diagnostiquera alors une méningite bactérienne à pneumocoque. Si elle n’avait pas osé retourner dans l’arène hostile, son fils pouvait mourir en quelques heures. Une erreur médicale ? Un dysfonctionnement dans la prise en charge aux Urgences ? Avec son témoignage, Frédérique veut surtout alerter, rappeler que dans ces conditions de travail, le risque est grand. On frôle l’accident permanent, l’erreur qui est malheureusement aux Urgences, souvent fatale.

    Des dizaines de témoignages nous sont parvenus, tous racontent l’attente interminable. « 7h15 pour une entorse sur une enfant de 3 ans, C’est honteux », confie cette maman lensoise. Beaucoup nous rappellent aussi « que ça ne date pas d’hier. » Mais le manque de personnel et la crise des vocations dans les écoles de soignants, ne promettent pas d’amélioration à venir. « Mais, que voulez-vous, tout le monde va aux Urgences aussi parce qu’il faut trois semaines pour obtenir une radio en ville, après une chute ». On en est là, du Nord au Sud. 

    #déglingue #EnMarche de l’ #Hôpital et de la #Santé_publique #France #santé #sante #soignantes #Soignants #Urgences #Médecine #Médecins #Lille la ville de Madame #martine_aubry #inhumanité #économie #quart_monde #ue #union_européenne

  • Des résidences pour aînés du Québec réclament la fin des simulations d’incendie
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1828930/simulations-incendie-blesses-morts-rqrpa

    Les exercices d’évacuation en cas d’incendie dans les résidences pour aînés (RPA) causent des blessures graves, voire des morts.

    Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRPA) dénonce ces simulations et demande d’y mettre fin. Il exige plutôt des séances d’information destinées aux résidents et une meilleure formation du personnel.

    Au cours d’une entrevue à La Presse canadienne, le président du RQRPA Yves Desjardins ne cachait pas sa colère. “C’est épouvantable, je ne suis plus capable d’endurer ça”, a-t-il déclaré.


    Les résidents d’une résidence pour personnes âgées n’ont pas tous la même mobilité. - Photo : Radio-Canada

    Les aînés se cachent. On en a trouvé dans des placards ou sous des lits. Ils ont peur de descendre les escaliers en vitesse. Et au ministère [de la Santé], on dit : "Non, ça se passe bien." Moi, j’en fais des exercices d’évacuation et c’est épouvantable.
    Une citation de :Yves Desjardins, président du RQRPA

    Dans une RPA de la Montérégie, un exercice d’évacuation chronométré par les pompiers s’est soldé par plusieurs blessures à la suite de chutes. Une femme a subi plusieurs fractures le lendemain, et son décès a été constaté dans les jours qui ont suivi. “Ce n’est pas directement l’exercice, mais cela a rapport avec l’exercice.”

    Au total, quatre personnes ont chuté, deux ont été hospitalisées, et les aînés éprouvant des troubles cognitifs ont aussi encaissé un choc.

    En effet, des personnes aux prises avec des problèmes de mémoire et de démence, atteints de la maladie d’Alzheimer par exemple, peuvent être ébranlées pendant plusieurs jours.

    Quand on tombe avec des personnes de 96 ans qui ne filent pas le matin et qu’on les fait sortir parce que la semaine de la prévention, c’est la semaine prochaine, je viens hors de moi. Faites-les mourir, tant qu’à faire... Arrêtez !
    Une citation de :Yves Desjardins, président du RQRPA

    Selon M. Desjardins, ce genre de situation se reproduit régulièrement dans les centaines de RPA partout au Québec. Il évoque aussi un autre cas, celui d’un aîné souffrant d’un problème de tension artérielle qui n’avait pas dormi de la nuit à la suite d’un exercice, et qui est mort le lendemain.

    Les pompiers visés
    Le RQRPA accuse également des services de pompiers de mal connaître les règles actuelles et de faire de l’excès de zèle.

    Par exemple, certains ont exigé de déménager un aîné au rez-de-chaussée en raison de son manque de mobilité, ce qui n’est pas de leur ressort.

    D’autres ont menacé de retirer l’accréditation d’une RPA parce que l’exercice a pris quelques secondes de plus que temps prévu, ou encore, certains exigent de reprendre l’exercice dès la semaine suivante. Or ces exigences ou sanctions sont farfelues et n’existent nulle part, précise le président du RQRPA.

    “On a mis nos avocats là-dessus. Non, vous ne le referez pas, on n’est pas obligé de le faire. Ce n’est pas comme ça qu’il faut faire les choses.”

    Des exercices « antipédagogiques »
    Le RQRPA déplore le fait de ne pas avoir été consulté en amont pour la révision du guide sur la sécurité incendie en RPA, même si le gouvernement l’avait assuré du contraire.

    À ses yeux, ces exercices sont “antipédagogiques” et il faudrait plutôt tirer des enseignements des méthodes en transport aérien.

    Ainsi, il faudrait plutôt donner des séances de renseignement aux résidents sur les sorties d’urgence et les procédures à effectuer, sans reproduire l’exercice, comme on le fait pour les passagers dans les vols commerciaux.

    C’est alors le personnel qui maîtrise les procédures, souligne-t-il. De même, il faut mieux former le personnel, qui est de garde 24 heures sur 24 dans les RPA.

    M. Desjardins demande aussi que la participation des aînés aux deux exercices prévus chaque année soit facultative.

    #Quebec #ehpad #inhumanité #violence #ehpad #vieux #vieillesse #ephad #incendie #exercice

  • Guy va faire une #grève_de_la_faim pour sauver Boubacar et Sidiki
    https://vimeo.com/537259287

    Guy commencera ce 5 mai une grève de la faim pour sauver Boubacar
    et Sidiki de l’#expulsion. Quelles sont donc les motivations de la préfète de la Somme pour faire preuve de si peu d’humanité et risquer ainsi de mettre des vies en danger ? La situation de ces deux jeunes Guinéens est celle de centaines d’#étudiants_étrangers, soumis à la triple peine de la crise sanitaire, de l’exil et du rejet.

    Un ami et collègue de l’#Université_de_Picardie Jules Verne à #Amiens m’alerte sur la situation de deux jeunes Guinéens : Sidiki, étudiant inscrit en Master 1 de géographie, et Boubacar qui prépare son Bac. Tous deux ont reçu une Obligation de quitter le territoire français (#OQTF). Tous deux sont soutenus et aidés depuis plusieurs années par des associations et par Guy, 74 ans, qui a hébergé Boubacar chez lui.

    Boubacar est arrivé à Amiens en 2017, a réussi son CAP, son BEP et est aujourd’hui en Bac pro. Comme il est sans famille en Guinée, Guy lui a proposé de devenir son père adoptif, ce qu’il a accepté. La procédure est en cours. Mais une OQTF a été délivrée. Guy a obtenu son annulation au tribunal administratif. Mais la préfète a fait appel.

    Sidiki, comme tant de migrants fuyant la misère ou la persécution, a traversé la Libye, la Méditerranée et l’Italie. La France veut le renvoyer dans son pays alors qu’il a réussi sa licence, est inscrit régulièrement en master, est soutenu par l’équipe enseignante et même par le président de l’Université. Six mois après sa demande de #titre_de_séjour étudiant - avec un dossier complet et très solide, m’assure-t-on -, la préfète de la Somme lui envoie une OQTF. Il y a aujourd’hui des centaines de Sidiki en France. Dans le Bas-Rhin, la préfète vient d’envoyer une OQTF à un étudiant soutenu par la Cellule de veille et d’alerte de l’université de Strasbourg (1), et comme si ça ne suffisait pas, des OQTF ont été aussi envoyées à ses parents et à ses frères et sœurs, mineurs et scolarisés. Partout la honte ! Honte aux préfets et préfètes qui veulent remplir leurs quotas, honte à Darmanin et à Macron qui donnent les ordres.

    Le courage et la détermination de Guy forcent l’admiration. A l’image des migrants qu’il accompagne et soutient. Aujourd’hui, l’extrémité à laquelle il en est réduit – mettre sa santé et peut-être sa vie en danger – est tout simplement proportionnelle à la #violence extrême et à l’#inhumanité d’une administration qui applique avec zèle une politique inique. Cette politique est inique parce qu’elle est contraire au droit d’asile et à notre devoir d’hospitalité. Cette politique est inique parce qu’elle affaiblit et remet en cause une tradition d’accueil qui ne survit que par des engagements individuels, militants ou associatifs. Cette politique est inique parce qu’elle fait subir aux étudiants étrangers sans carte de séjour, aux migrants et réfugiés une triple peine : à une situation sanitaire qui fragilise les plus pauvres et qui aggrave la détresse de l’exil et de la solitude, le gouvernement ajoute encore l’angoisse quotidienne de l’arrestation et de l’expulsion. Cette politique est inhumaine parce qu’elle est totalement aveugle aux situations et aux histoires individuelles. Cette politique est d’une violence sans limite parce qu’un acte administratif d’expulsion vient briser des vies qui ont déjà été brisées, des vies qui ont déjà traversé des épreuves d’une violence sans limite.

    Il faut écouter Guy qui nous dit que les migrants « profitent à notre pays parce que ce sont des gens fabuleux ». Il faut regarder la vidéo qui accompagne cette pétition (https://www.change.org/p/madame-la-pr%C3%A9f%C3%A8te-de-la-somme-guy-va-commencer-une-gr%C3%A8ve-de-l) et la diffuser jusqu’à ce que la honte et la réprobation publique submergent la préfète de la Somme et le gouvernement tout entier.

    (1) Le collectif strasbourgeois « Parrainer un.e étudiant.e » (https://blogs.mediapart.fr/parrainer-un-e-etudiant-e/blog/260221/parrainer-un-e-etudiant-e-pour-entrer-dans-le-monde-dapres-appel-ten) qui met en contact des aidants avec des étudiants en difficulté est essentiellement sollicité par des étudiants étrangers : 9 demandes de soutien sur 10.

    https://blogs.mediapart.fr/pascal-maillard/blog/020521/guy-va-faire-une-greve-de-la-faim-pour-sauver-boubacar-et-sidiki
    #sans-papiers #France #résistance

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  • Migrants à #Paris : l’#ultimatum aux autorités

    Invité d’« À l’air libre », #Yann_Manzi, cofondateur de l’ONG #Utopia_56 qui vient en aide aux migrants, annonce une nouvelle action, « type place de la République, ou bien différente mais d’ampleur », si les demandes de logement d’urgence ne sont pas acceptées.

    « Tous les soirs, des dizaines de familles, d’enfants, de bébés, de femmes enceintes dorment dehors. » Sur le plateau d’« À l’air libre », mercredi soir, Yann Manzi, cofondateur de l’ONG Utopia 56, qui vient en aide aux migrants à Paris comme à Calais, ne décolère pas. Deux mois après l’évacuation violente de la place de la République, des centaines de migrants sont toujours condamnés à l’errance dans les rues de la capitale et de sa banlieue proche. Et ce malgré les promesses de la ministre du logement, Emmanuelle Wargon. Utopia 56 a donc écrit aux autorités pour leur demander une action concrète. En l’absence de réponse et pour dénoncer cette politique de « non-accueil », Yann Manzi lance donc un ultimatum et promet une nouvelle action d’ampleur en cas de non-réponse.

    https://www.mediapart.fr/journal/france/140121/migrants-paris-l-ultimatum-aux-autorites

    #asile #migrations #réfugiés #hébergement #logement #SDF #sans-abrisme #sans-abris #France

    –—

    En lien avec la destruction du campement à la #Place_de_la_République (23.11.2020) :

    https://seenthis.net/messages/889796

    ping @karine4 @isskein

    • Des extraits de l’interview à Yann Manzi :
      https://www.youtube.com/watch?v=y3ypJdInLZM&feature=emb_logo

      Extrait de la lettre envoyée par Utopia 56 aux autorités :

      « Nous ne pouvons plus tolérer que le passage à la rue soit une étape obligatoire d’un demandeur d’asile qui arrive à Paris »

      Yann Manzi :

      « On a dit au gouvernement qu’on visibiliserai systématiquement toutes les mises à la rue. (...) On va rendre visibles ces invisibles »

      –----

      Collectif citoyens solidaires du 93 a ouvert un lieu pour les personnes qui, après destruction du campement de Saint-Denis ("refuge" pour 3000 personnes), n’a pas été mises à l’abri.

      Denis, membre du collectif :

      « Il y a une espèce de frustration face à des mots qui peuvent être dits par des politiques institutionnelles et traditionnelles qui se disent de gauche et qui ont en leur possession énormément de locaux vides et qui n’en font rien. Le but c’est de leur forcer un peu la main et de faire ce qu’ils devraient faire : d’investir des locaux vides et qui sont appelés à rester vides pendant un certain temps. ça me parait une décision saine, sage et de bon sens. »

      Réaction de la mairie écologiste de Saint-Denis —> elle a lancé une procédure d’#expulsion.
      Communiqué du 6 janvier 2021 :


      Elle précise aussi que

      « dans cette période hivernale, l’Etat doit demander la réquisition de nombreux logements et bureaux vides qui sont d’ailleurs souvent situés dans des villes bien plus riches que la nôtre »

      –-> Réaction de Yann Manzi :

      « C’est le ping-pong, tout le monde se renvoie la patate chaude, comme on dit, et c’est dans toutes les régions de France : ’C’est pas moi, c’est l’Etat, c’est pas aux élus’, alors qu’en fait on peut imaginer... des locaux vides, il y en a partout. Je crois que c’est une politique et une volonté de #non-accueil, et de passer un message à toutes ces populations qui veulent venir : ’Regardez, on ne vous accueille plus’. C’est un vrai #projet_politique et c’est ça qu’on essaie de démontrer et de dire, c’est que tout cela est bien organisé et voulu. On n’est pas envahis, loin de là ! Cette volonté politique de laisser les gens à la rue c’est une réelle volonté politique. Et c’est ça qui est dramatique, ce rendre compte de ça, ça fait peur... c’est des femmes, des bébés, c’est des enfants et c’est aussi, demain, à cause du covid, beaucoup de nos compatriotes qu’on croise dans les rues. Est-ce que la #rue, en France, dans un pays si riche, est une alternative aujourd’hui pour les gens qui n’ont pas de solution, avec tous ces lieux qui existent ? Nous on dit, tout simplement : ça suffit ! Et les citoyens resteront engagés et resteront là pour être vigilants et pour informer le public. »

      Question du journaliste : « Qu’est-ce qui bloque ? »
      Yann Manzi :

      « Il y a une réelle volonté de non-accueil. C’est une politique de non-accueil. ça fait des décennies qu’on dit qu’il manque des places dans les dispositifs d’accueil d’exilés. Des dispositifs ne sont pas mis en place, et c’est pour faire passer un message, pour tous ceux qui veulent venir : ’Regardez, on n’accueille plus !’. C’est le fameux #appel_d'air, une honte. On imagine que si on accueille bien ils vont venir en masse nous envahir, ce qui est totalement faux et fou. Et puis derrière, plus de #points_de_fixation, donc plus de campements dans Paris et on chasse les gens sous les ponts, donc ça devient totalement inhumain. »

      Journaliste : « Il y a beaucoup d’élus de gauche en Île-de-France, comment vous regardez ce qu’ils font par rapport à ça ? »

      « Je ne fais pas de généralité, mais ce qu’on voit et qu’on constate nous sur le terrain... il y a un moment où les élus ils peuvent faire ce qu’ils peuvent, et après il y a des élus qui ont la volonté de faire croire qu’ils font et la réalité est toute autre. C’est toujours le même jeu : ’C’est pas moi, c’est à l’Etat’. Nous, ce qu’on dit, c’est qu’à un moment donné, pendant cette crise humanitaire et pendant cette crise de covid, on dit que les élus ont des responsabilités et ils peuvent prendre des dispositions qu’aujourd’hui ils ne prennent pas. Et c’est ça qui est alarmant, parce qu’à jouer au ping-pong à dire ’Non, c’est pas moi, c’est l’Etat’, on peut imaginer que les élus ont leur part de responsabilité, ils peuvent faire des choses... après c’est des #choix_politiques : on peut mettre 50 millions pour la rénovation de la cathédrale et on met très peu d’argent pour les exilés. C’est des choix politiques, c’est encore de la politique et bien sûr... les exilés ça n’a pas forcément le vent en poupe, donc c’est évident que électoralement ce n’est pas porteur d’en faire trop pour eux. »

      Journaliste : « Et à #Calais, c’est les mêmes blocages ? »

      Yann Manzi : "Non, c’est pire. Paris c’est très violent et compliqué, mais Calais c’est le #laboratoire sur les politiques migratoires en France et de tout ce qu’on peut faire d’inhumain. On teste des politiques de non-accueil là-bas qui sont extrêmement poussées, sur le fait de laisser des gens à l’abandon dans le froid, sur les empêcher de manger, sur l’empêchement des associatifs de pouvoir les aider. Donc, tout est mis en place pour harceler ces populations, les rendre fous. On a beaucoup d’alertes sur le côté psychologique de ces populations qui vivent à la rue pendant des mois avant de pouvoir avoir un hébergement. Donc la situation est assez alarmante, et Calais et Grande-Synthe c’est une #horreur. Ils vivent dans la #boue, saccagés tous les jours. Il y a eu plus de 1000 démantèlements à Calais. Ce qu’on a vu à la Place de la République ça se passe tous les jours à Calais et à Grande-Synthe, avec des femmes et des enfants, et toujours ces politiques qui se renvoient la balle et ces élus qui disent ’c’est intolérable’, mais par contre qui ne font pas grande chose.

      « C’est une #violence_policière à Calais et Grande-Synthe depuis le démantèlement de la jungle de Calais... c’est incroyable ce qui se passe là-bas »

      #in/visibilité #visibilisation #invisibilité #visibilité #inhumanité #responsabilité #violence #harcèlement #santé_mentale

  • SOS Méditerranée | Association Européenne de Sauvetage en Mer Méditerranée | [DÉCLARATION] État d’urgence déclaré à bord de l’Ocean Viking, un débarquement immédiat est requis
    https://www.sosmediterranee.fr/journal-de-bord/declaration-03-07-2020

    Après sept requêtes pour la désignation d’un lieu sûr auprès des autorités maritimes compétentes cette semaine et six tentatives de suicide par des rescapés en 24 heures, l’Ocean Viking a été déclaré en état d’urgence, la situation à bord s’est détériorée au point que la sécurité des 180 rescapés et de l’équipage ne puisse plus être garantie.

    #Inhumanité #Méditerranée #Migrants

  • Allemagne : de nouveaux foyers de contamination mis au jour
    https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/allemagne-de-nouveaux-foyers-de-contamination-mis-au-jour_4013205.html

    Un nouveau foyer de contamination de Covid-19 a été découvert, mercredi 17 juin, dans un abattoir en Allemagne. En duplex sur place, le journaliste François Beaudonnet évoque "une contamination très virulente à Gütersloh, un gigantesque abattoir du nord-ouest du pays, qui produit à lui seul 20% de la viande de toute l’Allemagne". "Il a dû être fermé en urgence après que 660 ouvriers ont été testés positifs. Les écoles qui se trouvent aux alentours de l’abattoir ont été fermées jusqu’à septembre”, ajoute-t-il.

    • hier soir à 19h, on en était à 730. Et, surprise !…
      ce sont des Bulgares et des Roumains.

      Les héritiers, à 50/50, en profitent pour régler leurs comptes

      Corona in Gütersloh : Tönnies-Lüge ! Kantinen-Video zeigt extreme Zustände - und entstand viel später | Welt
      https://www.merkur.de/welt/corona-toennies-guetersloh-deutschland-weissenfels-fleisch-zahlen-video-rheda

      Update, 12.35 Uhr: Robert Tönnies, Mitinhaber und Sohn des verstorbenen Gründers Bernd Tönnies, hat den Rücktritt seines Onkels Clemens Tönnies gefordert. In einem Brief wirft Robert Tönnies der Geschäftsleitung und dem Beirat des Konzerns vor, unverantwortlich gehandelt und das Unternehmen sowie die Bevölkerung gefährdet zu haben.

      Beide Parteien halten je 50 Prozent an dem Unternehmen und streiten seit Jahren um die Führung und Strategie des Konzerns. Robert Tönnies wirft der Geschäftsleitung und dem kontrollierenden Beirat vor, seit 2017 geltende Unternehmensleitsätze zur Abschaffung von Werkverträgen nicht umzusetzen. Seine Hinweise und Vorstöße seien stets abgeblockt worden, heißt es in dem Brief.

      Dass gerade in Schlachtbetrieben die Infektionszahlen weit überdurchschnittlich hoch sind, ist ganz sicher auch dem System der Werkverträge geschuldet; es zwingt viele Arbeiterinnen und Arbeiter in unzumutbare Wohnverhältnisse, die mit einem hohen Ansteckungsrisiko verbunden sind und nur wenig Schutzmöglichkeiten bieten, wenn einmal eine Infektion auftritt“, schreibt Robert Tönnies.

      Update, 17.18 Uhr: Armin Laschet, CDU-Ministerpräsident von Nordrhein-Westfalen, hat mit einer Aussage zum Corona-Massenausbruch beim Unternehmen Tönnies einen Eklat provoziert.

      Auf die Frage, was der Corona-Ausbruch bei Tönnies über die Lockerungen aussage, antwortete er am Mittwoch: „Das sagt darüber überhaupt nichts aus, weil Rumänen und Bulgaren da eingereist sind und da der Virus herkommt. Das wird überall passieren.“ Zudem verwies Laschet auf die Unterbringung und Arbeitsbedingungen in Betrieben.

    • Mehr als 1.300 Infizierte in deutscher Tönnies-Fleischfabrik bekannt | 2020-06-21

      https://www.derstandard.at/story/2000118216326/toennies-mitarbeiter-womoeglich-vor-quarantaene-heimgereist

      Eine Reihe von Mitarbeitern – viele stammen aus Rumänien und Polen – dürfte inzwischen in die Heimat zurückgekehrt sein, um die sich abzeichnende Quarantäne zu vermeiden

      Die Zahl der Corona-Infizierten in der Tönnies-Fleischfabrik in Rheda-Wiedenbrück ist auf 1.331 gestiegen. Die Reihentestungen auf dem Gelände der Firma sind am Samstag abgeschlossen worden. Insgesamt sollen 6.139 Tests durchgeführt worden sein, 5.899 Befunde lägen bereits vor.

      In den vier Krankenhäusern im Landkreis Gütersloh werden derzeit 21 Covid-19-Patienten stationär behandelt. Davon liegen sechs Personen auf der Intensivstation, zwei von ihnen müssen beatmet werden. Fünf der sechs sind nach Angaben des Kreises Tönnies-Beschäftigte.

      Lockdown möglich

      Der nordrhein-westfälische Ministerpräsident Armin Laschet schließt einen Lockdown für die Region Gütersloh weiter nicht aus, nachdem das Corona-Virus dort in einem Schlachthof der Firma Tönnies ausgebrochen ist. Noch sei das Virus-Geschehen lokalisierbar, betont Laschet. „Wir haben explodierende Zahlen, die eng mit der Fleischindustrie verbunden sind“, sagt er. Die Mitarbeiter müssten nun in Quarantäne bleiben. Gesundheitsminister Karl-Josef Laumann mahnte erneut verschärfte Regeln für die Fleischindustrie an, um den Arbeitsschutz zu verbessern.

      Der Kreis Gütersloh hat unterdessen Hinweise, dass Beschäftigte vor der Quarantäne für sämtliche Tönnies-Mitarbeiter abgereist sind. „Wir haben vermehrte Mobilität wahrgenommen“, beruft sich eine Kreissprecherin auf Informationen von Bürgerinnen und Bürgern. „Eine Handhabe, das zu unterbinden, hatten wir zu der Zeit nicht.“

      Insgesamt 6.500 Mitarbeiter aus 87 Nationen

      Am Standort Rheda-Wiedenbrück, dem größten Schlachtereibetrieb Deutschlands, sind nach Unternehmensangaben rund 6.500 Menschen tätig. Rund die Hälfte aller Beschäftigten in der gesamten Tönnies-Unternehmensgruppe arbeiten nach Angaben eines Sprechers über Subunternehmen für Tönnies. Insgesamt seien Menschen aus 87 Nationen für Tönnies tätig. Die mit Abstand größten Gruppen kämen aus Rumänien und Polen. Rund ein Drittel der Beschäftigten mit ausländischer Nationalität lebe mit ihren Familien in Deutschland.

      Nach Angaben der Kreissprecherin hat der Leiter des Krisenstabs, Thomas Kuhlbusch, im Zusammenhang mit den Abreisen bereits Kontakt zu den Botschaften der Herkunftsländer aufgenommen und sie darüber informiert. Einige Botschaften hätten sich auch selbst gemeldet.

      Mehrere Mehrfamilienhäuser unter Quarantäne

      Ein wichtiges Thema bleibt die Einhaltung der Quarantäne durch die infizierten Mitarbeiter. Nach positiven Corona-Tests bei zahlreichen Tönnies-Mitarbeitern hatte die Stadt Verl (sie liegt ebenfalls im Landkreis Gütersloh) am Samstag in einem Stadtteil eine Quarantänezone eingerichtet. Mehrere Mehrfamilienhäuser, in denen Werkvertragsarbeiter der Firma Tönnies untergebracht sind, wurden unter Quarantäne gestellt. Der gesamte Bereich wurde mit Bauzäunen abgeriegelt. In den betroffenen Häusern leben in drei Straßenzügen insgesamt knapp 670 Menschen.

      [...]

      "R"-Faktor über 2

      Der Virus-Reproduktionsfaktor „R“ in Deutschland ist nach Angaben des Robert-Koch-Instituts weiter deutlich über den kritischen Wert angestiegen. Der „4-Tage-R“ werde nun auf 2,88 geschätzt, der „7-Tage-R“ auf 2,03, teilte das Institut am Sonntagabend in seinem täglichen Lagebericht mit. Das sei vor allem auf lokal begrenzte Ausbrüche unter anderem auf einem Schlachthof in Gütersloh zurückzuführen.

      Ziel ist ein Wert von unter 1, weil damit die Zahl der Infizierten rechnerisch sinkt. Das ist auch mit Blick auf die Frage wichtig, ob Lockerungen ausgeweitet oder wieder zurückgenommen werden müssten. (red, Reuters, 21.6.2020)

    • Das Tönnies-Desaster | 2020-06-20
      https://www.sueddeutsche.de/politik/toennies-coronavirus-schlachthof-1.4942588

      [...]

      Der Krisenstab, das ist zumindest die Version von Kuhlbusch, bat die Werksleitung um eine komplette Liste. Sie kam wohl am Freitag um die Mittagszeit. Doch es fehlte ein Drittel. Was folgte, war „gutes Zureden“, das aber zu nichts führte. „Irgendwann sagt man so: Feierabend“, poltert Kuhlbusch. Man habe sich die nötigen Befugnisse gesichert, den Werkschutz mitgenommen und sei in die Verwaltung eingedrungen. Um 1.30 Uhr in der Nacht fanden Kuhlbuschs Mitarbeiter in den vorhandenen Unterlagen schließlich die gesuchten Adressen.

      Ein seltsamer Vorgang. Warum fehlten die Adressen? Waren sie nicht zu finden, oder wollte man sie nicht hergeben? Handelte es sich bei den Betroffenen überhaupt um festangestellte Mitarbeiter, oder nicht vielmehr um jene mobilen Fleischhauer-Truppen, die an mehreren Orten in Nordrhein-Westfalen gleichzeitig arbeiten und eher verstreut wohnen?

      Allerdings könnte der ostentative Zorn der Behörden auch dazu dienen, eigene Versäumnisse zu übertünchen. Schließlich ist seit Langem bekannt, welch zweifelhafte Umstände in Deutschlands großen Schlachthöfen herrschen: Arbeiter, überwiegend aus Rumänien und Polen, die von Subsubunternehmen beschäftigt werden, Billigstlöhne erhalten und in Massenunterkünften hausen.

      [...]

      ... die fehlenden Adressen. Von den Mitarbeitern seien sie vorhanden gewesen und übermittelt worden. Von allen anderen, also jenen, die bei externen „Dienstleistern“ beschäftigt sind, habe man sie nicht speichern dürfen. Aus Datenschutzgründen. So stehe es auch in den „Werksverträgen“.

      Die Dienstleister gaben die Daten also nicht her. Man habe mit dem Katastrophenstab zusammengesessen, in einer „sehr produktiven Zusammenkunft“ am Abend, man habe „sachlich“ gesprochen und laufend „Updates“ geliefert. Es fehlten aber noch immer Daten. Tönnies bat dann offenbar um eine Verordnung, um Druck auf die Subunternehmer auszuüben. Diese habe erst am Samstagmorgen vorgelegen, danach habe man die restlichen Adressen übermittelt.

      [...]

      perdre du temps, ou gangner du temps ... ?

      C’est pas mal bizarre ... le comportement des deux parties donne l’impression d’une tactique délibérée de retardement, dans laquelle les autorités se laissent tromper ou jouent le jeu avec complicité.

    • System #Tönnies und die NRW-Schlafwandler

      https://www.heise.de/tp/features/System-Toennies-und-die-NRW-Schlafwandler-4790290.html

      [...]

      Es ist kaum zu glauben, wenn man liest, wie Gereon Schulze Althoff, Leiter des Pandemiestabs bei Tönnies, jetzt die niedrigen Temperaturen in der Produktion und die Heimreisen der Beschäftigten an den langen Wochenenden zu Pfingsten und Fronleichnam als „mögliche Faktoren“ für die Ausbreitung des Coronavirus anführte. Von Verantwortung keine Spur; die Temperaturen im Fleischbetrieb sind schuld und, wie dumm, die langen Wochenenden. Schlecht gelaufen.
      „… weil Rumänen und Bulgaren da eingereist sind“

      NRW-Ministerpräsident Armin Laschet (CDU), zu Tönnies und den akuten Lockerungen befragt, gibt den Bescheidwisser: „Das sagt (…) überhaupt nichts aus, weil Rumänen und Bulgaren da eingereist sind und da der Virus herkommt. (...) Das hat nichts mit Lockerungen zu tun, sondern mit der Unterbringung von Menschen in Unterkünften und Arbeitsbedingungen in Betrieben.“ Das Beispiel zeige, „wie schnell“ sich ein Virus verbreite, „wenn Abstände nicht eingehalten werden, wenn Unterkünfte nicht in Ordnung sind (…).“

      Eine Aneinanderreihung von Lappalien, angereichert mit Ressentiments. Das „Beispiel“ zeigt neben christdemokratischen Defiziten, was das Menschenbild und hier vor allem Osteuropa angeht, vor allem eines: Dass hier alle geschlafen haben, die etwas hätten tun können; an vorderster Front die Bescheidwisser in Staatsuniform. Jetzt haben wir den Salat: Über 1000 vermeidbare Fälle.

      „Das Vertrauen, das wir in die Firma Tönnies setzen, ist gleich null. Das muss ich so deutlich sagen“, sagte der Leiter des Krisenstabes, zugleich Fachbereichsleiter Gesundheit beim Kreis Gütersloh, Thomas Kuhlbusch, am Samstag. Kuhlbusch berichtet, dass Tönnies bis Freitag Listen der Beschäftigten geliefert habe, in denen 30 Prozent der Adressen gefehlt hätten. Bei Anfragen habe die Firma „immer zögerlich reagiert“.
      Ein Versagens-Muster

      NRW macht gerade vor, wie es nicht geht! Die Gefährdungslage schöngeredet, Preparedness vergessen, Untätigkeit und Krisenmanagementfehler sorgen für aufflammenden Corona-Stress, vor allem aber bleibt hier der Bevölkerungsschutz auf der Strecke. Die amtliche Aufgabenerfüllung und das auf der Strecke gebliebene Gesundheits- und Ordnungsrecht offenbaren hier peinliche und vermeidbare Versäumnisse und Fahrlässigkeiten. Zu den Hausaufgaben hätte auch eine dringend notwendige, wirklich konsequente Einbeziehung privatwirtschaftlicher Unternehmen in die Krisenbewältigung gehört; auch die erfolgt erneut zu spät.

      Richtigerweise hätte man in der zur Verfügung stehenden Zeit entsprechende Regelungen erarbeiten können und müssen. Nach den Vorfällen bei Westfleisch gingen Wochen ins Land. Das heißt: Die Wissensquellen waren vorhanden. Am schlimmsten trifft es aber mal wieder die ohnehin Gelackmeierten. Ja genau, „die Osteuropäer“. Der neue Corona-Hotspot in Deutschland, die Tönnies-Fleischproduktion in Rheda-Wiedenbrück, ist eine Schande. Mit allem, was der Schlamassel hier an Verdruss zutage fördert. ||

      #irresponsabilité #enfumage #enchevêtrement_des_interêts #morgue #inhumanité #NRW (Rhénanie-du-Nord-Westphalie)

  • Peuples du monde, encore un effort !

    Raoul Vaneigem

    https://lavoiedujaguar.net/Peuples-du-monde-encore-un-effort

    Le monde change de base

    Le choc du coronavirus n’a fait qu’exécuter le jugement que prononçait contre elle-même une économie totalitaire fondée sur l’exploitation de l’homme et de la nature.

    Le vieux monde défaille et s’effondre. Le nouveau, consterné par l’amoncellement des ruines, n’ose les déblayer ; plus apeuré que résolu, il peine à retrouver l’audace de l’enfant qui apprend à marcher. Comme si avoir longtemps crié au désastre laissait le peuple sans voix.

    Pourtant, celles et ceux qui ont échappé aux mortels tentacules de la marchandise sont debout parmi les décombres. Ils s’éveillent à la réalité d’une existence qui ne sera plus la même. Ils désirent s’affranchir du cauchemar que leur a asséné la dénaturation de la terre et de ses habitants.

    N’est-ce pas la preuve que la vie est indestructible ? N’est-ce pas sur cette évidence que se brisent dans le même ressac les mensonges d’en haut et les dénonciations d’en bas ? (...)

    #effondrement #lutte #vivant #poésie #nature #oppression #peuple #monde #justice #cultures #militarisation #corps #tyrannie #servitude #inhumanité #désastre #autogestion #richesse #volonté

  • ***ATTENTION ! C’EST PROBABLEMENT UNE FAKE-NEWS, VOIR PLUS BAS DANS CE FIL DE DISCUSSION !***

    La #cruauté de cette #Europe qui perd toute #humanité à ses #frontières...
    Bulgaria Floods Evros River to Prevent Migrants Storming Greek Borders

    Bulgaria Floods Evros River to Prevent Migrants Storming Greek Borders
    At the request of Greece, Bulgaria opened an Evros River dam located on its territory on Monday in order to cause intentional flooding and make it more difficult for migrants amassed at the Greek-Turkish border to cross the river.

    The opening of the #Ivaylovgrad Dam accordingly resulted in rising levels of the Evros River, Star TV reported.

    As the standoff between thousands of migrants and refugees on the Turkish side of the Evros and Greek security forces continues, PM Kyriakos Mitsotakis met his German counterpart Angela Merkel in Berlin and stressed that Greece and Europe cannot be blackmailed.

    He pointed out that if the Turkish President wants a review of the EU-Turkey agreement on migration “which he has, himself, effectively demolished,” then he must take the following actions: Remove the desperate people from Evros and stop spreading disinformation and propaganda.

    The Greek PM suggested that Erdogan should also examine other possible improvements, such as joint patrols to control the flow of migrants at the Turkish border. He also pointed out that the repatriation of those who illegally enter Greece should be possible from mainland Greece, as well as the islands.

    ”Greece has always recognized and continues to recognize that Turkey has played a crucial role in the management of the refugee issue — but this can’t be done using threats and blackmail,” he added.

    https://greece.greekreporter.com/2020/03/10/bulgaria-floods-evros-river-to-prevent-migrants-storming-greek

    #asile #migrations #réfugiés #Bulgarie #Evros #Grèce #fleuve_Evros #barrage #environnement_hostile #ouverture #barrage_hydroélectrique #inhumanité #inondation #noyades #dangers #dangerosité

    Le barrage en question...

    –----

    Ajouté à ce fil de discussion :
    https://seenthis.net/messages/828209

    • Bulgaria opens dam in Evros – Water level rises closing passage for illegal immigrants

      Greece is taking every measure necessary to demonstrate its determination to guard the borders of Europe.
      Τhe passage for migrants from the Evros river became even more difficult as the dams from Bulgaria opened and water levels began to rise.

      The Bulgarian authorities, at Greece’s request, proceeded forward with the action.

      Greece is taking every measure necessary to demonstrate its determination to guard the borders of Europe.

      The Ivailograc Dam releases even greater quantities of water from noon onwards, resulting in the rising levels of the Arda and Evros rivers.

      http://en.protothema.gr/bulgaria-opens-dam-in-evros-water-level-rises-closing-passage-for-ille

    • Non, la Bulgarie n’a pas ouvert un barrage pour aider la Grèce à stopper les migrants

      De nombreux sites internet et comptes d’extrême droite affirment que « la Bulgarie a ouvert [lundi 9 mars] un barrage pour faire monter le niveau du fleuve Evros » et ainsi empêcher les migrants de franchir la frontière turco-grecque. Faux, selon le gouvernement bulgare. Des relevés au barrage d’Ivaylovgrad et des images satellites contredisent également cette affirmation.

      « Les autorités bulgares, à la demande de la Grèce, ont ouvert le barrage d’Ivaïlovgrad, de sorte que le fleuve Evros qui délimite une majeure partie de la frontière gréco-turque soit en crue, plus difficile à traverser à pied (...) Voici un bel exemple de la solidarité européenne », écrit le site d’extrême droite FL24.

      L’affirmation, relayée lundi 9 mars par la chaîne grecque Star TV, a été reprise le 11 mars par les sites Valeurs Actuelles et Fdesouche, par un porte-parole de Génération identitaire et par de nombreux sites anglophones, comme ici et ici.


      « La Bulgarie n’a pas reçu de demande de la Grèce pour un lâcher contrôlé au barrage d’Ivaylovgrad », a déclaré à l’AFP Ivan Dimov, conseiller de la ministre bulgare des Affaires étrangères Ekaterina Zaharieva.

      Ce barrage est situé sur la rivière Arda, affluent du fleuve Evros, à quelques kilomètres en amont de la frontière bulgaro-grecque, et à une trentaine de kilomètres à vol d’oiseau de la frontière gréco-turque.

      « On n’observe pas de hausse du niveau du fleuve Maritsa au niveau de Svilengrad », ville bulgare située en aval, près de la frontière gréco-turque, affirme M. Dimov.

      Le ministre bulgare de l’Environnement et de l’Eau, Emil Dimitrov, a également démenti mercredi sur la chaîne bulgare BTV (voir ici) avoir reçu une telle demande des autorités grecques. Le barrage d’Ivaylovgrad n’a pas été ouvert ces derniers jours, a-t-il affirmé.

      « C’est une fake news (...). Personne n’a autorisé une telle chose. Je signe chaque mois un programme d’utilisation de l’eau libérée par les barrages », et ce document « est valable pour le mois en cours », a déclaré le ministre.

      Les images utilisées pour illustrer la prétendue nouvelle remontent par ailleurs à plusieurs années.

      La photo ci-dessous circulait déjà sur internet en février 2015 (voir ici).


      Les images du tweet ci-dessous, reprises par la plupart des sites, dont Valeurs Actuelles, avaient déjà été diffusées par un site grec en juillet 2018 (captures d’écran ci-dessous à droite).

      Des relevés, disponibles sur le site du ministère bulgare de l’Environnement et de l’Eau, montrent eux que le niveau du barrage d’Ivaylovgrad a légèrement augmenté entre le 6 et le 10 mars, contredisant la thèse d’un lâcher d’eau massif le 9 mars.

      « Barrage d’Ivaylovgrad : 120.161 millions de m3, soit 76,68% de son volume total », est-il écrit dans le relevé du 10 mars. Celui du 6 mars indique un niveau inférieur, avec 119.302 m3 d’eau, soit 76,13% de sa capacité.

      Une comparaison d’images satellites (disponibles sur le site Sentinel Hub) des 8 et 11 mars ne montre pas non plus de crue significative du fleuve Evros.

      Un petit banc de sable, situé en aval du barrage et à 1,5 km en amont de la frontière turco-grecque, est notamment visible aux deux dates, bien que légèrement moins au 11 mars. Pour autant, un correspondant de l’AFP présent à la frontière gréco-turque à ces dates explique que la zone a connu d’importantes précipitations.

      Des images satellites plus anciennes montrent que ce banc s’est réduit de manière nettement plus significative entre le 6 et le 8 mars, et que ce banc varie régulièrement - et fortement - en fonction du niveau du fleuve.

      Le ministre M. Dimitrov a expliqué à la télévision bulgare qu’un lâcher d’eau au barrage d’Ivaylovgrad aurait fait monter le niveau du fleuve Evros durant quelques heures, mais n’aurait eu selon lui aucun effet durable susceptible de dissuader des migrants de tenter la traversée.

      La Grèce possède en outre un barrage sur la rivière Arda (voir ici), affluent de l’Evros, a-t-il rappelé, suggérant que le pays aurait pu créer une crue artificielle sans l’aide de la Bulgarie.

      Des milliers de migrants se sont rués vers la frontière terrestre turco-grecque, délimitée par le fleuve Evros, quand Ankara a annoncé le 28 février l’ouverture de ses portes à tous les demandeurs d’asile souhaitant rejoindre l’Europe. Des dizaines ont réussi à traverser le fleuve et à pénétrer sur le territoire grec.

      Contacté mercredi 11 mars, le gouvernement grec n’avait pas répondu à nos questions.

      https://factuel.afp.com/non-la-bulgarie-na-pas-ouvert-un-barrage-pour-aider-la-grece-stopper-le
      #fake-news

  • "Ils m’ont emballé comme un colis" : le cri de détresse d’un Camerounais expulsé de Turquie

    Dans une série de vidéos publiées à la mi-février, un homme est emballé dans du film plastique à bord d’un avion de la #compagnie_aérienne Turkish Airlines. Ces images ont largement circulé au Cameroun, pays d’origine de ce passager, et ont suscité une vague d’indignation. La rédaction des Observateurs de France 24 a pu recueillir le témoignage de cet homme qui dénonce un traitement violent et humiliant de la part de cette entreprise et des autorités turques.

    Notre rédaction a pu identifier une série de quatre #vidéos montrant un incident à bord du vol numéro TK667 reliant Istanbul et Yaoundé la nuit du 27 au 28 janvier 2020.

    https://twitter.com/Ehuzud/status/1229365329727512576?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Cette première vidéo montre le moment où le passager a commencé à protester contre son expulsion. Elle a été filmée par sa compagne qui se trouvait non loin. À la fin de la vidéo, une hôtesse de la compagnie #Turkish_Airlines, reconnaissable à son uniforme, l’empêche de filmer.

    https://twitter.com/abelamundala/status/1229288299216461824?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

    Cette deuxième #vidéo montre le moment où les trois hommes qui entourent le passager commencent à lui retirer le film plastique qui entoure son torse. Ces images ont également été filmées par sa compagne.

    Ces deux vidéos ont été publiées dès le 28 janvier sur Facebook et ont été transmises à l’influenceur camerounais #David_Eboutou par une passagère de l’avion Istanbul Yaoundé. On y voit le passager libéré de la plupart de son enveloppe de plastique et les hommes qui l’entourent essayer de le libérer du scotch et des menottes qu’il a aux chevilles.

    En observant attentivement la série de vidéos, on voit clairement que l’homme est menotté à l’aide de sangles en plastique noir au niveau des poignets et de menottes aux chevilles. Par-dessus, ses vêtements ont été rajoutées plusieurs couches de #film_plastique, consolidées avec du large #scotch transparent.

    Un des trois hommes qui entoure le passager porte un rouleau de ce type de scotch à la main. On aperçoit également un masque chirurgical qui pend aux oreilles du passager et qu’il portait probablement avant de manifester sa colère à bord.

    « On m’a dit que mon visa était un faux et on m’a arrêté »
    La rédaction des Observateurs de France 24 a pu retrouver cet homme. Emmanuel Fosso Someon Chedjou, 47 ans, est marchand de chaussures à Douala au Cameroun. Il a fourni plusieurs documents à notre rédaction permettant de prouver qu’il a bien effectué ce voyage et qu’il a été expulsé de l’aéroport d’Istanbul. Notre rédaction a également pu discuter avec six passagers qui étaient à ses côtés dans le centre de détention de l’aéroport. Tous ont livré un témoignage concordant avec le sien.


    Je voulais me rendre à Dubaï avec ma compagne pour acheter un stock de chaussures et j’ai fait appel à une agence de voyage pour tout préparer. C’était ma première fois et j’ai compris trop tard que je m’étais fait arnaquer.

    Le vol pour Dubaï passait par Istanbul avec une #escale de 8 heures, c’était le 21 janvier.

    https://scd.observers.france24.com/files/imagecache/observers_full_width/rfi_multimedia_element_image/documents_dubai.jpeg

    Sur cette photo prise avant le départ, on voit que le voyage entrepris par #Emmanuel_Chedjou et sa compagne vers Dubai devait durer du 21 au 29 janvier.

    Quand nous sommes arrivés ma compagne est restée dans la zone de transit et j’ai voulu sortir de l’aéroport faire une course, vu que notre temps d’attente était très long. Arrivé au contrôle des passeports, on m’a dit que mon visa de transit était un faux et on m’a arrêté. On m’a emmené dans une sorte de centre de détention et j’ai retrouvé là-bas ma compagne qui avait été arrêtée entre temps.

    Ce document, en turc et en anglais, détaille qu’Emmanuel Chedjou est décrété « #passager_non_admissible », ou INAD dans le jargon de l’aviation pour le motif suivant : « Visa ou permis de résidence contrefait ».

    https://scd.observers.france24.com/files/imagecache/observers_full_width/rfi_multimedia_element_image/selfie.jpeg

    Un selfie pris par Emmanuel Chedjou dans l’aéroport d’Istanbul, reconnaissable à son plafond, peu de temps avant son arrestation.

    On m’a confisqué mon téléphone et on m’a demandé de signer des papiers que je ne pouvais pas lire puisqu’ils étaient en turc. J’ai aussi demandé à parler à un avocat et les officiers qui étaient là ont refusé.

    Je ne savais pas exactement qui étaient ces officiers, si c’étaient des policiers, des gendarmes ou des agents de sécurité. Ils ne portaient pas d’uniformes.

    Deux jours plus tard, ils ont voulu me déporter une première fois, le 23 janvier. J’ai protesté en disant que je voulais poursuivre mon voyage vers Dubaï et les officiers m’ont frappé. Un fois arrivé sur la passerelle de l’avion, j’ai protesté à nouveau et crié. À ce moment-là, l’équipage et le pilote de Turkish Airlines sont sortis et ont refusé de me prendre à bord. Ils ont demandé à ce que je sois pris en charge par le HCR.

    Mais il n’en a rien été.

    « Ils ont pris les rouleaux de film plastique utilisés pour emballer les valises »

    J’ai continué de subir des tabassages et des menaces pour que je rentre dans mon pays. Le 28 janvier vers 13 h ils sont venus me chercher pour me rapatrier sur un vol vers Yaoundé, au Cameroun. J’ai protesté à nouveau et cette fois ils m’ont mis dans une pièce spéciale.

    Il y avait une dizaine d’officiers et ils s’y sont mis à plusieurs pour me maîtriser. Ils ont d’abord mis des sangles en plastique à mes pieds et à mes poignets, puis de véritables menottes en métal. Ensuite ils ont rempli ma bouche de mouchoirs et l’ont fermée avec du scotch.

    Enfin, ils ont pris deux grands rouleaux de film plastique, ceux qui sont utilisés dans les aéroports pour emballer les valises. Ils m’en ont mis des couches et des couches du cou jusqu’aux pieds, si bien que c’était absolument impossible de bouger. À ce moment-là, j’ai vraiment commencé à avoir du mal à respirer.

    Trois d’entre eux m’ont mis dans un fauteuil roulant et m’ont emmené dans un avion qui partait pour Yaoundé. À l’intérieur ils m’ont porté comme un colis jusqu’à mon siège.

    Quand les passagers étaient tous installés et qu’il restait environ 15 minutes avant le décollage, j’ai réussi à cracher les mouchoirs qui étaient coincés dans ma bouche et j’ai pu crier à l’aide.

    Les passagers ont tout de suite réagi quand ils m’ont vu et ont protesté pour qu’on me libère de tout ce plastique. Ma compagne était dans l’avion elle m’a vu ainsi et a pris deux vidéos pour garder des preuves.

    Mes habits s’étaient déchirés quand je me battais avec les policiers et j’ai demandé à récupérer mon bagage à main pour me changer. Dans la poche de mon jean déchiré, que j’avais laissé sur mon siège, il y avait 2 400 euros en liquide que j’avais pris pour commercer à Dubaï. Quand l’officier m’a rendu le pantalon, les poches étaient vides. Il m’a dit : « tu as déjà de la chance, on va te tuer ».

    « Ils m’ont laissé dans un hall pendant deux jours sans rien à manger »

    Après tout ça, une hôtesse de Turkish Airlines m’a accompagné à l’extérieur de l’avion dans lequel était restée ma compagne, qui s’est donc envolée pour Yaoundé. Elle m’a demandé pourquoi j’étais sous escorte et je lui ai dit qu’il était inacceptable de traiter les gens de cette manière, que j’étais malade et que j’avais besoin de soins. Elle m’a laissé dans un hall de l’aéroport, devant un bureau de Turkish Airlines, sans rien. J’étais obligé de mendier pour manger.

    Au bout de deux jours, un homme qui se présentait comme le chef du personnel de Turkish Airlines m’a dit : « on ne peut pas te soigner et tu ne peux pas rester en Turquie, tu restes ici sans te laver, tu vas choisir un pays où on va te déposer et tu vas partir ». Ensuite, des officiers sont venus me chercher pour me ramener au centre de détention.
    Une nuit, un des policiers qui m’avait emballé dans du plastique m’a dit en m’apportant un café qu’ils allaient m’emmener à Abuja, au Nigeria. Je lui ai répondu que ce n’est pas mon pays et que c’est très loin de chez moi. Il m’a dit que c’est à côté [800 kilomètres séparent Abuja de Douala, NDLR].

    À ce moment-là j’étais vraiment épuisé, je n’en pouvais plus et j’ai fini par céder. J’ai pris la carte d’embarquement pour ce vol et ils m’ont mis de simples menottes pour m’emmener dans l’avion. Une fois que j’étais assis ils les ont enlevées et sont sortis de l’appareil.

    https://scd.observers.france24.com/files/imagecache/observers_portrait_width/rfi_multimedia_element_image/boarding_pass_abuja.jpeg

    La carte d’embarquement d’Emmanuel Chedjou pour le vol d’Istanbul à Abuja.

    Je suis arrivé à #Abuja dans la nuit du 30 au 31 janvier et une dame rencontrée dans l’avion m’a aidé à organiser mon voyage en voiture jusque chez moi. Je suis arrivé à la maison le 4 février [soit deux semaines après son arrivée en Turquie, NDLR].

    Entre l’agence de voyage qui m’a arnaqué et ce qu’il s’est passé à Istanbul, j’ai perdu environ 7 millions de francs CFA, soit 10 590 euros [des chiffres que notre rédaction n’a pas pu vérifier de façon indépendante, NDLR]. Avec cet échec, j’ai donc perdu non seulement mon capital mais j’ai aussi perdu toute crédibilité dans ma communauté. Plus personne ne veut commercer avec moi. Je veux dénoncer la compagnie Turkish Airlines et ces officiers qui m’ont humilié. Je veux aujourd’hui me faire dédommager et, si c’est possible, je porterai plainte.

    « Ils prenaient les téléphones des Noirs mais pas ceux des Blancs »

    Emmanuel Chedjou dénonce par ailleurs un traitement discriminatoire dans le centre de détention où sont mis en attente tous les passagers n’ayant pu passer les frontières de l’aéroport. Selon lui, les personnes noires sont systématiquement privées de leurs téléphones portables et sont détenues dans une pièce séparée.

    Un avis partagé par un autre passager resté détenu pendant 6 jours à la même période que lui, #Johnny_Mabaya, un Congolais de 20 ans.

    Moi, contrairement à Emmanuel, je ne parle pas l’anglais. Il y avait donc un gros problème de communication et ça générait beaucoup de tensions. On nous servait de la nourriture quasi immangeable et on nous frappait régulièrement. Tous les téléphones des Noirs étaient confisqués, mais pas ceux des Blancs. On était aussi tous détenus dans une pièce séparée.

    Le jour où ils ont emballé Emmanuel dans du plastique on a entendu beaucoup de cris, et tout d’un coup, ça s’est arrêté. On a compris qu’ils avaient réussi à lui fermer la bouche. Quelques jours plus tard c’était mon tour, j’ai essayé de protester moi aussi, mais j’ai vite cédé par peur qu’ils me fassent la même chose.

    Deux femmes, l’une Congolaise et l’autre Camerounaise, nous ont confirmé que les ressortissants africains étaient traités différemment. Un passager ukrainien détenu brièvement au même endroit nous a confirmé qu’il avait pu garder son téléphone portable dans le centre de détention.

    Que se passe-t-il à l’aéroport d’Istanbul ?

    Très peu d’associations de défense des réfugiés et d’avocats spécialistes de ce domaine ont accès au centre de détention de l’aéroport d’Istanbul. D’après nos recherches, plusieurs avocats de l’ONG « Refugee Rights Turkey » ont pu le visiter, mais l’organisation a décliné notre demande d’interview.

    L’autorité administrative de l’aéroport est responsable de cet endroit, comme le précise la loi sur les obligations des transporteurs aériens du 7 novembre 2015. Cependant, les responsabilités sont partagées : la compagnie aérienne s’assure du retour au pays le plus rapide possible du passager non admissible sur le sol turc et l’entreprise gestionnaire de l’aéroport veille à ce que le temps d’attente soit passé dans un endroit dédié et dans des conditions dignes et sécurisées.

    Aucun texte de loi turc ne précise quelles unités de police ou de sécurités privées sont chargées d’escorter les passagers à bord des avions, ni de quels moyens ils disposent légalement pour les contrôler s’ils refusent d’obtempérer. Selon un ancien cadre de l’aviation civile turque, les compagnies aériennes font appel à des services de sécurité privée pour ce type de cas. Une affirmation que nous n’avons pas été en mesure de vérifier.

    Selon Piril Erçoban, coordinatrice de l’association turque de défense des réfugiés Mütleci-der, les images de l’expulsion d’Emmanuel Chedjou sont « révoltantes ».

    « Peu importe le statut de la personne, cette pratique est inacceptable. Ça ne peut être légal. Les autorités doivent prendre des mesures administratives et légales contre les personnes responsables et ne plus tolérer ce type de pratiques dans les zones frontalières ou de transit ».

    La Direction générale de la gestion des migrations (DGMM en turc), branche du ministère de l’Intérieur turc, a déclaré le 22 février sur Twitter que « de telles pratiques ne peuvent absolument pas être acceptées » et annoncé que « deux enquêteurs ont été missionnés » pour établir les faits avant que « le nécessaire soit fait concernant les responsables ».

    « Le passager concerné a essayé d’entrer dans notre pays avec un faux document le 21 janvier et son entrée n’était pas autorisée. L’étranger concerné a été soumis à trois tentatives de renvoi les 21, 22 et 27 janvier. Il n’a pas pu être renvoyé en raison de sa résistance et parce qu’il a retiré ses vêtements dans l’avion lors de la dernière tentative. Il a finalement été renvoyé le 30 janvier lors d’une quatrième procédure », détaille l’institution dans son communiqué.

    Notre rédaction a contacté la compagnie aérienne Turkish Airlines pour obtenir des explications sur cet incident. Cette dernière n’a pas répondu à nos questions. Nous publierons sa réponse quand elle nous parviendra.❞

    https://observers.france24.com/fr/20200221-turquie-cameroun-expulsion-avion-turkish-airlines-passa

    #renvois #renvois_forcés #asile #migrations #réfugiés #Turquie #réfugiés_camerounais #Cameroun #déshumanisation #inhumanité #dignité #Emmanuel_Fosso_Someon_Chedjou #expulsion #déportation
    #menottes #sangles

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  • Trapped in Dublin

    ECRE’s study (https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2020/842813/EPRS_STU(2020)842813_EN.pdf) on the implementation of the Dublin Regulation III, has just been published by the Europpean Parliament Research Service which commissioned it.

    Drawing largely on statistics from the Asylum Information Database (AIDA) database, managed by ECRE and fed by national experts from across Europe, and on ongoing Dublin-related litigation, the study uses the European Commission’s own Better Regulation toolbox. The Better Regulation framework is designed to evaluate any piece of Regulation against the criteria of effectiveness, efficiency, relevance, coherence and EU added value.

    There are no surprises:

    Assessing the data shows that Dublin III is not effective legislation as it does not meet its own objectives of allowing rapid access to the procedure and ending multiple applications. The hierarchy of criteria it lays down is not fully respected. It appears inefficient – financial costs are significant and probably disproportionate. Notable are the large investments in transfers that do not happen and the inefficient sending of different people in different directions. The human costs of the system are considerable – people left in limbo, people forcibly transferred, the use of detention. The relevance and EU added value of the Regulation in its current form should be questioned. The coherence of the Dublin Regulation is weak in three ways: internal coherence is lacking due to the differing interpretations of key articles across the Member States+; coherence with the rest of the asylum acquis is not perfect; and coherence with fundamental rights is weak due to flaws in drafting and implementation.

    So far, so already well known.

    None of this is news: everybody knows that Dublin is flawed. Indeed, in this week’s hearing at the European Parliament, speaker after speaker stood up to condemn Dublin, including all the Member States present. Even the Member States that drove the Dublin system and whose interests it is supposed to serve (loosely known as the northern Member States), now condemn it openly: it is important to hear Germany argue in a public event that the responsibility sharing rules are unfair and that both trust among states and compliance across the Common European Asylum System is not possible without a fundamental reform of Dublin.

    More disturbing is the view from the persons subject to Dublin, with Shaza Alrihawi from the Global Refugee-led Network describing the depression and despair resulting from being left in limbo while EU countries use Dublin to divest themselves of responsibility. One of the main objectives of Dublin is to give rapid access to an asylum procedure but here was yet another case of someone ready to contribute and to move on with their life who was delayed by Dublin. It is no surprise that “to Dublin” has become a verb in many European languages – “dubliner” or “dublinare”, and a noun: “I Dublinati” – in all cases with a strong negative connotation, reflecting the fear that people understandably have of being “dublinated”.

    With this picture indicating an unsatisfactory situation, what happens now?

    Probably not much. While there is agreement that Dublin III is flawed there is profound disagreement on what should replace it. But the perpetual debate on alternatives to Dublin needs to continue. Dysfunctional legislation which fails the Commission’s own Better Regulation assessment on every score cannot be allowed to sit and fester.

    All jurisdictions have redundant and dysfunctional legislation on their statute books; within the EU legal order, Dublin III is not the only example. Nonetheless, the damage it does is profound so it requires attention. ECRE’s study concludes that the problems exist at the levels of design and implementation. As well as the unfair underlying principles, the design leaves too much room for policy choices on implementation – precisely the problem that regulations as legal instruments are supposed to avoid. Member States’ policy choices on implementation are currently (and perhaps forever) shaped by efforts to minimise responsibility. This means that a focus on implementation alone is not the answer; changes should cover design and implementation.

    The starting point for reform has to be a fundamental overhaul, tackling the responsibility allocation principles. While the original Dublin IV proposal did not do this, there are multiple alternatives, including the European Parliament’s response to Dublin IV and the Commission’s own alternatives developed but not launched in 2016 and before.

    Of course, Dublin IV also had the other flaws, including introducing inadmissibility procedures pre-Dublin and reduction of standards in other ways. Moving forward now means it is necessary to de-link procedural changes and the responsibility-sharing piece.

    Unfortunately, the negotiations, especially between the Member States, are currently stuck in a cul-de-sac that focuses on exactly this kind of unwelcome deal. The discussion can be over-simplified as follows: “WE will offer you some ‘solidarity’ – possibly even a reform of Dublin – but only if, in exchange, YOU agree to manage mandatory or expanded border procedures of some description”. These might be expanded use of current optional asylum procedures at the border; it might be other types of rapid procedures or processes to make decisions about people arriving at or transferred to borders. In any case, the effect on the access to asylum and people’s rights will be highly detrimental, as ECRE has described at length. But they also won’t be acceptable to the “you” in this scenario, the Member States at the external borders.

    There is no logical or legal reason to link the procedural piece and responsibility allocation so closely. And why link responsibility allocation and procedures and not responsibility allocation and reception, for instance? Or responsibility allocation and national/EU resources? This derives from the intrusion of a different agenda: the disproportionate focus on onward movement, also known as (the) “secondary” movement (obsession).

    If responsibility allocation is unfair, then it should be reformed in and of itself, not in exchange for something. The cry will then go out that it is not fair because the MS perceived to “benefit” from the reform will get something for nothing. Well no: any reform could – and should – be accompanied with strict insistence on compliance with the rest of the asylum acquis. The well-documented implementation gaps at the levels of reception, registration, decision-making and procedural guarantees should be priority.

    Recent remarks by Commissioner Schinas (https://euobserver.com/migration/147511) present nothing new and among many uncertainties concerning the fate of the 2016 reforms is whether or not a “package approach” will be maintained by either or both the co-legislators – and whether indeed that is desirable. One bad scenario is that everything is reformed except Dublin. There are provisional inter-institutional agreements on five files, with the Commission suggesting that they move forward. ECRE’s view is that the changes contained in the agreements on these files would reduce protection standards and not add value; other assessments are that protection standards have been improved. Either way, there are strong voices in both the EP and among the MS who don’t want to go ahead without an agreement on Dublin. Which is not wrong – allocation of responsibility is essential in a partially harmonised system: with common legal provisions but without centralised decision-making, responsibility allocation is the gateway to access rights and obligations flowing from the other pieces of legislation. Thus, to pass other reforms without tackling Dublin seems rather pointless.

    While certainly not the best option, the best bet (if one had to place money on something) would be that nothing changes for the core legislation of the CEAS. For that reason, ECRE’s study also lists extensive recommendations for rights-based compliance with Dublin III.

    For example, effectiveness would be improved through better respect for the hierarchy of responsibility criteria, the letter of the law: prioritise family unity through policy choices, better practice on evidential standards, and greater use of Articles 16 and 17. Minimise the focus on transfers based on take-back requests, especially when they are doomed to fail. To know from the start that a transfer is doomed to fail yet to persist with it is an example of a particularly inhumane political dysfunction. Effectiveness also requires better reporting to deal with the multiple information gaps identified, and clarity on key provisions, including through guidance from the Commission.

    Solidarity among Member States could be fostered through use of Article 33 in challenging situations, which allows for preventive actions by the Commission and by Member States, and along with the Temporary Protection Directive, provides better options than some of the new contingency plans under discussion. The use of Article 17, 1 and 2, provides a legal basis for the temporary responsibility-sharing mechanisms which are needed in the absence of deeper reform.

    In perhaps the most crucial area, fundamental rights compliance could be significantly improved: avoid coercive transfers; implement CJEU and ECtHR jurisprudence on reasons for suspension of transfers – there is no need to show systemic deficiencies (CK, Jawo); make a policy decision to suspend transfers to the EU countries where conditions are not adequate and human rights violations are commonplace, rather than waiting for the courts to block the transfer. Resources and political attention could focus on the rights currently neglected: the right to family life, the best interests of the child, right to information, alternatives to detention. Evaluating implementation should be done against the Charter of Fundamental Rights and should always include the people directly affected.

    Even with flawed legislation, there are decisions on policy and resource allocation to be made that could make for better compliance and, in this case, compliance in a way that generates less suffering.

    https://www.ecre.org/weekly-editorial-trapped-in-dublin

    #asile #migrations #réfugiés #Dublin #Dublin_III #Better_Regulation #efficacité #demandes_multiples (le fameux #shopping_de_l'asile) #accélération_des_procédures #coût #transferts_Dublin #renvois_Dublin #coûts_humains #rétention #limbe #détention_administrative #renvois_forcés #cohérence #droits_humains #dépression #désespoir #santé_mentale #responsabilité #Dublin_IV #procédure_d'asile #frontières #frontière #mouvements_secondaires #unité_familiale #inhumanité #solidarité #Temporary_Protection_Directive #protection_temporaire #droits #intérêt_supérieur_de_l'enfant

    –—

    Commentaire de Aldo Brina à qui je fais aveuglement confiance :

    Les éditos de #Catherine_Woollard, secrétaire générale de l’#ECRE, sont souvent bons… mais celui-ci, qui porte sur Dublin, gagne à être lu et largement diffusé

    ping @karine4 @isskein

    • #Résolution du Parlement européen du 17 décembre 2020 sur la mise en œuvre du règlement #Dublin_III (2019/2206(INI))

      Extrait :

      Les procédures de transfert ont fortement augmenté en 2016-2017 et génèrent des coûts humains, matériels et financiers considérables ; déplore toutefois que les transferts n’aient été effectués que dans 11 % des cas, ce qui aggrave encore la surcharge souvent importante des régimes d’asile et confirme le manque d’efficacité du règlement ; juge essentiels les efforts visant à garantir l’accès à l’information et des procédures rapides pour le regroupement familial et les transferts de demandeurs d’asile

      https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0361_FR.html

      #statistiques #chiffres

  • Le dragon de Calais
    http://romy.tetue.net/le-dragon-de-calais

    Qu’est-ce qui nous fait ressortir à la nuit tombée en pleine tempête ? Un être cher à voir ? Une obligation professionnelle ? Une personne à secourir ? Même pas. Si nous enfilons nos manteaux de pluie, par dessus plusieurs épaisseurs, si ajustons nos bottines et serrons nos capuches, c’est pour aller chasser le dragon. La ville de Calais, surtout connue pour le flux migratoire qui la traverse, est depuis peu envahie par une créature fantastique sortie des eaux. Ce soir, celle-ci fascine petits et…

    #Habiter #machines #migrations #DragonDeCalais #ExilésDeCalais #Calais #migrants #Banksy

  • The hard facts behind deportation regimes

    Many countries have created deportation strategies that bring danger, despair and death. Why do we tolerate this? The answer is ungrounded fear of foreigners, of economic consequences and of crime. Many politicians raise our fears by painting irrational images and dehumanizing migrants and refugees. At the same time it is proven over and over that the deportation system doesn’t work. Walls, fences and even the fear of deportation don’t influence people’s mobility. War and desperate economic circumstances do. Funded by the European Research Council, anthropologist Barak Kalir studied the huge deportation systems, how they work, and the impact they have. He calls for an honest public debate about deportation in western liberal states.

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=110&v=hGf_dQWgXkk



    #vidéo #rétention #détention_administrative #peur #asile #migrations #réfugiés #film_d'animation #ressources_pédagogiques #renvois #expulsions #coût #pouvoir #murs #complexe_militaro-industriel #médias #journalisme #inhumanité #frontières #Equateur #alternatives #efficacité #statistiques #budget #coût #Europe #EU #UE #USA #Etats-Unis

    ping @karine4 @isskein

    • The Draconian Governance of Illegalized Migrants in Western States

      This article proposes the term #Departheid to capture the systemic oppression and spatial management of illegalized migrants in Western liberal states. As a concept, Departheid aims to move beyond the instrumentality of illegalizing migration in order to comprehend the tenacity with which oppressive measures are implemented even in the face of accumulating evidence for their futility in managing migration flows and the harm they cause to millions of people. The article highlights continuities between present oppressive migration regimes and past colonial configurations for controlling the mobility of what Hannah Arendt has called “subject races.” By drawing on similarities with Apartheid as a governing ideology based on racialization, segregation, and deportation, I argue that Departheid, too, is animated by a sense of moral superiority that is rooted in a fantasy of White supremacy.

      https://www.berghahnjournals.com/view/journals/conflict-and-society/aop/arcs050102.xml

  • HELP! Palestinian in hungerstrike for 27 days is threatend of deportation with police escort on 09/04/2019!

    A true Palestinians hunt has been set up by Belgian authorities since the beginning of 2019. Dozens of Palestinians have been arrested and detained in closed centres since January.
    Most of them had introduced an asylum request and were staying in open centres for refugees. The Office des Etrangers (OE), the Belgian Immigration Office, sent them an interview notice and once there, gave them a “26quater annexe” (decision against a residence permit with an order to leave the territory (OQT). Then the OE immediately arrested and detained them in closed centers in order to deport them. Many of the Palestiniane refuse this decision and started a hunger strike.


    http://www.gettingthevoiceout.org/help-palestinian-in-hungerstrike-for-27-days-is-threatend-of-dep
    #renvois #expulsions #Espagne #renvois_Dublin #règlement_Dublin #inhumanité #asile #migrations #réfugiés #réfugiés_palestiniens #Belgique #grève_de_la_faim #détention_administrative #rétention #OQTF #résistance

  • Quelques extraits de la #BD
    #Humains, #La_Roya est une fleuve , dont il a déjà été question ici :


    https://seenthis.net/messages/693475

    Extraits :


    #ligne #ligne_frontalière #zone_frontalière #frontière_mobile


    #histoire #Giraude #grillage #barrières_frontalières


    #walls_don't_work


    #pas_de_la_mort #campement


    #tunnel #refoulement #push-back #risque


    #légende_de_mamadou #passeurs #vêtements


    #ouverture_des_frontières


    #Roya_citoyenne #délit_de_solidarité #business #armée #militarisation_des_frontières #drones


    #jeu_de_l'oie #migrerrance


    #Bella_ciao #fête


    #Méditerranée #mer_Méditerranée


    #memoria_delle_Alpi


    #20_km #20_kilomètres #Sospel #PAF #police_aux_frontières


    #illégalité #légalité


    #sans-papiers #papiers


    #Francesco_Biamonti


    #Briançon #Hautes-Alpes


    #ouvrir_les_frontières


    #inhumanité


    #mourir_aux_frontières #décès #mort


    #invisibilité #invisibilisation


    #neige #froid

    #bande_dessinée #livre #frontière_sud-alpine #solidarité #frontières #asile #migrations #réfugiés #Cédric_Herrou #Vintimille #Italie #France #Menton #Alpes #montagne

    ping @nepthys @reka

    • Dans la BD on cite le #livre
      "Les Paroles la nuit" de Francesco Biamonti

      Dans l’obscurité de la nuit, sur les sentiers des collines ligures battues par le vent, parmi ces terres arides, de roches et d’argile, de ronces, d’oliviers et de mimosas, erre une humanité inquiète en proie à la violence qui règne sur les côtes : ce sont les laissés-pour-compte de la modernité occidentale, attirés par la frontière française, à la recherche d’une terre d’accueil.

      Des coups de feu, un bruissement dans les arbres, les restes d’un bivouac, des traces de sang, un cadavre retrouvé au petit matin sont les signes du passage de ces hordes de damnés, incarnés par deux personnages poignants, un homme et une petite fille kurdes qu’un implacable destin poursuit.

      Donnant voix aux silences de Leonardo et de ses amis, à leurs remords, à leur perception des événements et des choses, l’auteur nous livre des tranches d’existence qui se détachent sur un paysage à la lumière changeante ; la dérive de notre monde malade revient sans cesse dans une conversation suspendue au-dessus de l’abîme.

      http://www.seuil.com/ouvrage/les-paroles-la-nuit-francesco-biamonti/9782020350105

  • Behemoth | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/048772-000-A/behemoth

    « Dieu créa la bête Béhémoth au cinquième jour, le plus grand monstre sur terre, mille montagnes produisant son fourrage... » Quelque part en Mongolie intérieure, une série d’explosions perfore la montagne souveraine. Une mine de charbon tourne à plein régime, engloutissant dans sa fureur – gerbes de feu et nuages de poussière noire – les hommes qui s’y détruisent en travaillant, et la nature. Au milieu du désastre, un Bouddha inachevé a été érigé, tribut, paraît-il, du propriétaire superstitieux de la mine au Dieu de la montagne, pour se faire pardonner la gêne occasionnée. Ici comme ailleurs en Chine, dans des paysages bouleversants de splendeur, où l’industrie n’en rugit que plus fort, un homme nu, portant un miroir sur le dos, traverse les immenses espaces foudroyés, en une mise en abyme dérisoire qui reflète les violences commises au passé, au présent et au futur.

    Un monde dépecé
    Au fil d’un voyage sidéré à travers son pays, poème lyrique d’une somptueuse beauté, filmé en 4K (ultrahaute définition), Zhao Liang, s’inspirant de la Divine comédie de Dante, dresse un portrait alarmant de la Chine de la croissance, entre enfer, purgatoire et paradis interdits. Mines et fonderies assourdissantes, chantiers arrogants, champs pétrolifères, cortège funèbre de camions et de machines... : il filme un monde dépecé par l’avidité et la soif de puissance, dont le gigantisme écrase dans un même mouvement la terre « jusqu’au plus petit vermisseau » et la fragile humanité. Un manifeste lucide qui dénonce surtout la tragique et précaire condition humaine du « peuple des travailleurs », migrants de l’intérieur et victimes exploitées, contaminées jusqu’à la mort, tandis que les survivants protestent sans bruit derrière les portraits brandis des défunts, pour témoigner de l’agonie collective en cours. Jusqu’à l’ultime étape, dans la ville fantôme d’Ordos à la propreté clinique, hérissée de tours et trouée d’avenues désertes, une construction parmi tant d’autres dans l’Empire du Milieu, mirage glaçant de l’absurdité du monde.

    #documentaire #destruction #pollution #misère_sociale #inhumanité #productivisme

  • New anti-homeless architecture : Seattle uses bike racks to block rough sleepers | Cities | The Guardian

    https://www.theguardian.com/cities/2018/jan/24/anti-homeless-architecture-seattle-bike-racks-block-rough-sleepers

    Police cleared a homeless camp before the transport department filled the pavement with unneeded bike racks – a clear case of hostile architecture which does not address the problem, say campaigners
    Cities is supported by
    Rockefeller Foundation
    About this content

    Josh Cohen in Seattle

    Wed 24 Jan 2018 07.30 GMT
    Last modified on Wed 24 Jan 2018 08.24 GMT

    Seattle anti-homeless bike racks

    Returning after a two-day business trip, Seattle resident Jeff Few noticed something odd on a stretch of pavement underneath Highway 99. When he had left his Belltown condo there had been a homeless encampment. Now the tents and the men, women and children seeking shelter there were gone, with 18 new bike racks installed in their place.

    #équipements_anti_sdf #urban_matter #planification_urbaine et bien sur #vomir #obscé,ité #égoïsme #fin_du_monde #inhumanité et...

    • Naïve que je suis, lisant rapidement le début du titre « New anti-homeless architecture » je me dis Ah super, une nouvelle architecture qui réinvente des logis pour sans domiciles, voyons voir cette bonne idée. Il faut dire que la Maison A me trotte dans la tête …
      https://seenthis.net/messages/661848
      et là, plaf la claque

  • Dublin-Haft für Familien darf nur letztes Mittel sein

    Das Bundesgericht gibt einem afghanischen Ehepaar recht, das in Ausschaffungshaft genommen und damit von seinen kleinen Kindern getrennt wurde: Das Recht der Ehegatten auf Familienleben sei verletzt worden.

    https://www.nzz.ch/schweiz/bundesgericht-dublin-haft-fuer-familien-darf-nur-letztes-mittel-sein-ld.1292766
    #it_has_begun #inhumanité #renvois_dublin #famille #unité_familiale #enfants #mineurs #détention_administrative #Zoug #rétention #asile #migrations #réfugiés #renvois #expulsions

    • La detenzione di una famiglia afghana giudicata «illegale»

      Il Tribunale federale ha condannato per violazione dei diritti umani le autorità del canton Zugo, che lo scorso ottobre avevano incarcerato una coppia di richiedenti l’asilo afghani e messo in istituto i figli, nell’attesa di rinviarli in Norvegia. D’ora in poi i cantoni saranno obbligati a trovare soluzioni alternative alla prigione e alla separazione delle famiglie, nell’ambito delle procedure Dublino.

      http://www.swissinfo.ch/ita/il-tribunale-federale-condanna-il-canton-zugo_la-detenzione-di-una-famiglia-afghana-giudicata--illegale--/43185184
      #réfugiés_afghans #Norvège

    • Communiqué aux médias du Tribunal fédéral

      Au mois de mai 2016, le couple afghan et ses trois enfants âgés de trois, six et huit ans, sont entrés illégalement en Suisse depuis la Norvège en passant par l’Allemagne. Au moment d’entrer en Suisse, l’épouse était enceinte. La requête d’asile déposée par la famille a été suivie d’une décision de non-entrée en matière. Le couple a dès lors été invité à retourner en Norvège avec ses enfants. Il s’y est toutefois refusé en prétendant n’avoir pas récupéré les papiers d’identité. Une tentative de renvoi, prévu le 5 octobre 2016, a été subséquemment interrompue. Afin de garantir le renvoi ultérieur des étrangers vers la Norvège, les autorités du canton de Zoug ont par la suite ordonné la mise en détention administrative des parents (dénommée détention Dublin). La mère et sa fille née quatre mois auparavant ont été placées au centre de détention de l’aéroport de Zurich, le père a été placé en détention dans le secteur réservé à la détention administrative en vue de renvoi de l’établissement carcéral de Zoug. L’autorité de protection de l’adulte et de l’enfant compétente a placé les trois autres enfants mineurs du couple dans un foyer pour enfants. En raison d’un risque de fuite présumé, il a étéinterdit aux membres de la famille d’entretenir des contacts téléphoniques au début de la détention. Le 25 octobre 2016, toute la famille a été renvoyée en Norvège.

      Le Tribunal fédéral admet le recours des parents et constate que la détention Dublin a été illégale. L’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH) garantit le respect de la vie privée et familiale. Une ingérence dans ce droit fondamental présuppose, notamment, l’existence d’un intérêt public prépondérant. Dans le cadre de cette pesée des intérêts, le bien de l’enfant revêt une importance accrue. La détention administrative des parents et le placement extrafamilial des enfants dans un foyer, qui ont conduit à la séparation de la famille, n’aurait été partant admissible qu’en dernier ressort et après examen approfondi de la possibilité de prendre des mesures moins incisives (p. ex. le placement de la famille dans un immeuble appartenant au canton ou dans un foyer de passage). En l’espèce, l’évaluation d’autres mesures n’a cependant pas eu lieu. Par conséquent, l’incarcération séparée des parents et le placement extrafamilial d’enfants mineurs dans un foyer ont constitué des mesures dispropor- tionnées au regard de l’article 8 CEDH.

      http://www.bger.ch/fr/press-news-2c_1052_2016-t.pdf

    • La détention d’une famille de réfugiés jugée contraire aux droits humains

      En mettant en détention un couple afghan et en plaçant leurs enfants en foyer, les autorités zougoises ont violé la Convention européenne des droits de l’homme (#CEDH). Le Tribunal fédéral a admis la plainte d’une famille de réfugiés pour violation du droit à la vie privée et familiale selon l’article 8 de la CEDH. Ce jugement fixe des limites claires à la détention dans le cadre de la procédure Dublin.

      https://www.amnesty.ch/fr/themes/asile-et-migrations/docs/2017/detention-famille-de-refugies-contraire-aux-droits-humains

  • Au bourreau ! Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre

    « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. » (Paul Lafargue, « Le droit à la paresse » , 1880).

    Le piège où nous sommes enfermés c’est celui-là : contraints de vendre notre force de travail pour vivre, nous sacralisons notre calvaire. La crainte de tomber plus bas, ailleurs, nous lie à nos geôliers. Dire qu’ils en profitent est un euphémisme.

    Nos moeurs sont étranges. Alors qu’on nous fait crever à la tâche, on ne voit le salut que dans celle-ci. C’est que nous ne sommes qu’à la préhistoire de ce qui viendra, et pour le moment dans l’obscurité de la caverne.


    En effet, pour produire ce qu’il faut pour nos besoins, lesquels sont grands, il faut de moins en moins de travail. C’est une bonne nouvelle. Mais pour réaliser le profit, lequel est grand, de quelques parasites, il faut toujours du travail. C’est une mauvaise habitude.

    Du côté de la pitance rétrécie, nous sommes trop nombreux. Du côté de la panse rebondie, il y a toujours comme un petit creux. Nous sommes à ce moment : dans une contradiction si écrasante que l’on n’y voit plus rien.

    Sous la pression toutefois, remontent des esprits et des corps meurtris, cette souvenance des chaînes de jadis, des coups de fouets, des morts à la mine et des bras pris dans les machines. Sauf qu’en français moderne la broyeuse est managériale, et la victime en burnout. On met bas en caisse et c’est au tri du courrier qu’on se grille les fusibles. Aux heures de bourreau, la loi travaille...

    Le profit suce le travail et recrache les noyaux. Tant qu’on a de la chair sur les os, on trime sans penser. Dehors, les carcasses s’accumulent, et ceux qui tiennent s‘habituent aux ruines. Dessous, cette certitude encore mal dégrossie qui dit que ça ne pourra plus durer...

    C’est l’heure de l’mettre dit-on...

    (La semaine passée nous vous parlions de Fadila, caissière à Auchan City Tourcoing, victime d’une fausse couche sur son lieu de travail ; Radio Campus ayant été le premier media à révéler cette affaire, elle fut invitée à joindre la délégation syndicale qui accompagna Fadila auprès de Mélenchon, déboulé pour l’occasion dimanche dernier à Tourcoing. On entendra leurs échanges. Mais auparavant, nous accueillerons une autre victime du management, Emeline, qui a failli laisser sa jeune vie entre les mains avides de La Poste, il y a presque un an. Et, comme nous ne sommes pas du genre à nous voir en « victimes », nous verrons que ces « accidents » ont des raisons politiques.)

    _ « L’heure de l’mettre ! » _

    Le fil de l’émission
    – Le fabuleux générique
    
- 3mn06 L’Ephéméride : Saint Drame du Travail
    
- 10mn53 Voeux 2017, il faut que ça pète ! A propos de quelques conflits sociaux régionaux, le travail du Dimanche, Auchan City Tourcoing, le Déboulé de Mélanchon à Tourcoing . . . .

    – 23mn22 : Emeline Broequevielle sa vie à La Poste, son témoignage en direct.
    
- 65mn42 : La rencontre de Fadila la caissiére d’Auchan City, avec Jean Luc Mélenchon à Tourcoing

    – 75 mn Entretien entre Maitre Ioannis Kappopoulous, l’avocat de Fadila et Fadila

    – 81mn15 Habib Hamdoud, délégué CGT du Auchan City de Tourcoing ; Auchan City, Gérard j’ai une question à te poser . . . . . .

    Bonus : Mélenchon - Le Problème C’est Ceux Qui Se Gavent (Remix Politique)
    https://www.youtube.com/watch?v=RDTxeY7akNA


    #travail #France #mépris #bébé #enceinte #avortement #fausse_couche #formation #violence #social #femmes #violence #Tourcoing #auchan #auchan_city #mulliez #harcèlement #discriminations #caisse #caissiére #patronat_catholique #doctrine_sociale_de_l_Église #audio #radio #radios_libres #inhumanité #CGT #La_Poste #Emeline_Broequevielle #Mélenchon #Témoignage

  • Passer à la caisse Radio Campus Lille - C’est l’heure de l’mettre
    http://www.campuslille.com/index.php/entry/passer-a-la-caisse

    Faut passer à la caisse ! C’est le programme. 2017. Leurs meilleurs vœux c’est qu’on raque ! Et on est là dans la queue à lorgner la file d’à côté... Des fois qu’on se ferait gruger par le sort... ça va toujours plus vite chez le voisin...

    Enfin ton tour ! T’y croyais plus, mais si... Toi aussi tu vas morfler. La loi est passée. Celle du marché. C’est fini le petit confort à deux balles. Bienvenue dans la compétitivité !

    Et tu passes à la caisse. Là, ça va pas assez vite. Qu’est-ce qu’elle fout la caissière ? Putain, l’ennemi est partout. Chaque travailleur est l’ennemi du consommateur. La méfiance règne.

    C’est elle, cette méfiance envers ton alter ego, qui explique ta dégringolade. Tu te croyais client. Les rayons étaient remplis de petits rois montés sur roulettes. Et te voilà producteur. Te voilà « coût du travail », « déficit », « variable d’ajustement », rien qu’un employé du cash. Rien quoi...

    Seul. Avec et contre tous les autres. Tous concurrents. Et tu pestes. Tu rouspètes. Contre eux. Passée la caisse, te voilà à poil, à te ruminer toi-même. Tu rêves de fonctionnaires défonctionnarisés, d’étrangers pourchassés, de chômeurs au travail forcé, d’autruis matraqués, histoire de donner du cachet à ta défaite.

    Pendant ce temps-là, tes maîtres raflent la mise. Et te plongent le nez plus profond dans ta merde. Chacun ayant la sienne, la liberté individuelle est sauve. Sur son petit tapis roulant.


    (Le 22 décembre dernier Radio Campus dévoilait une information depuis reprise par toute la presse ; un mois auparavant, Fadila, jeune femme de 23 ans, ayant signé un contrat de professionnalisation avec Mulliez, Auchan City Tourcoing, pour 900 balles par mois – avec ton pognon, faisait une fausse couche en caisse. Nous entendrons son témoignage à notre micro, et, dans les studios, nous aurons un grand nombre d’invités...)

    L’heure de l’mettre

    Le fil de l’émission
    – 3mn06 L’Ephéméride : Sainte Nécrologie

    – 14mn Le témoignage de Fadila
    
- 31mn Habib et Cedric, d’Auchan City Tourcoing. Qu’est ce qui s’y passe ?

    – 47mn30 La Voix du Nord une journaliste, bizarre , vous avez dit bizarre ?
    
- 55mn Gilles Balbastre analyse du traitement médiatique de cette affaire.

    – 69mn Zora, autre salariée d’Auchan City Tourcoing travailler à auchan. Son témoignage au Bondy Blog

    http://www.bondyblog.fr/201612300800/a-tourcoing-humiliations-racisme-et-harcelement-la-vie-la-vraie-demployes-
    – 82mn Les plaintes déposées

    – 89mn Auchan City Tourcoing : Laboratoire asocial ?

    #travail #France #mépris #bébé #enceinte #avortement #fausse_couche #formation #violence #social #femmes #violence #Tourcoing #auchan #auchan_city #mulliez #harcèlement #discriminations #caisse #caissiére #patronat_catholique #doctrine_sociale_de_l_Église #Gérard_Darmanin #audio #radio #radios_libres #inhumanité #La_Voix_du_Nord #CGT

  • Sanctionnée pour avoir fait une fausse couche en caisse lundi 26 décembre 2016 à 13h44 par France Inter avec , Élodie Forêt

    C’est dans ce même Auchan City de Tourcoing, dans le Nord, qu’une caissière avait été licenciée pour une erreur de caisse de 85 centimes au mois d’août dernier
    Une nouvelle affaire concernant la manière dont les grands magasins traitent leur personnel
    https://www.franceinter.fr/societe/sanctionnee-pour-avoir-fait-une-fausse-en-caisse

    Une histoire très peu flatteuse pour Auchan vient d’être rendue publique par la CGT. L’histoire d’une caissière d’un supermarché Auchan de Tourcoing, dans le Nord, qui a fait une fausse couche à son poste qu’elle n’a pas été autorisée à quitter.

    On l’appellera Fadila. Elle a 23 ans et a entamé en novembre dernier un contrat de professionnalisation d’hôtesse de caisse de six mois dans un Auchan City de Tourcoing. Après un arrêt de travail dû à des malaises, elle découvre qu’elle est enceinte de deux mois, en informe son employeur et demande des autorisations supplémentaires de se rendre aux toilettes pour vomir. Ça ne lui est pas accordé, explique-t-elle. Son employeur lui"dit qu’il ne peut pas me répondre tout de suite, raconte-t-elle, car s’il fait ça pour moi il doit faire ça pour tout le monde". Elle devra donc gérer cela sans quitter son poste....

    Après un arrêt d’une semaine, Fadila reprend le travail, mais ce 21 novembre, elle ressent des douleurs au ventre qui s’amplifient au cours de l’après-midi alors qu’elle ne peut pas quitter son poste. C’est derrière sa caisse que Fadila – dont les clients remarquent la pâleur – fait une fausse-couche. Elle s’en rendra compte en se levant de son siège ensanglanté. A l’arrivée des pompiers, qui lui demandent si elle a pu aller aux toilettes, elle leur répond : « Non, pas depuis trois heures que je demande. » Alors qu’ils l’emmènent à l’hôpital, personne ne vient demander de ses nouvelles, raconte-t-elle encore étonnée.

    Après une nuit à l’hôpital, sa supérieure lui demandera un justificatif pour expliquer les raisons de son départ avant l’heure de fin de sa vacation et même si elle peut revenir travailler le lendemain. Une réaction qui a énormément choqué Fadila, qui ne comprend toujours pas comment une femme peut manquer autant de compassion envers une autre femme.

    Une histoire qui n’étonne pas Samuel Mégens, secrétaire général de la CGT à Tourcoing. En août dernier, c’est dans ce même Auchan City qu’une caissière avait été licenciée pour une erreur de caisse de 85 centimes : « C’est un magasin où, de notre point de vue, les salariés sont en danger. On dépasse la question syndicale ou même juridique. Fadila a été confrontée, chaque jour, à un encadrement qui n’a tenu aucun compte de sa personne. »

    La direction ne s’est jamais excusée, au contraire même, puisque Fadila a reçu un avertissement pour absence injustifiée.

    MISE A JOUR
    Dans l’après-midi, la direction d’Auchan City a fait parvenir à France Inter un communiqué dans lequel elle exprime « sa tristesse et regrette l’enchaînement malencontreux des faits ». Elle « s’indigne de l’instrumentalisation des faits » et parle d"’allégations totalement infondées". La jeune caissière sera reçue, précise le communiqué, par le directeur des ressources humaine dès son rétablissement.

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    * C’était sur SeenThis la veille. On peut en conclure que les Journalistes de France Inter sont abonnés à notre site. Un bonne chose. *
    L’article : https://seenthis.net/messages/554807
    Un résumé du témoignage de Fadila (Mp3 - 8 mn) : Le MP3

    #travail #France #mépris #bébé #enceinte #avortement #fausse_couche #formation #violence #réforme_de_l'inspection_du_travail #social #femmes #violence #Tourcoing #auchan #auchan_city #mulliez #harcèlement #discriminations #caisse #caissiére #saints_inocents #patronat_catholique #doctrine_sociale_de_l_Église #Gérard_Darmanin #Saint-Christophe #audio #radio #radios_libres #inhumanité #France_Inter

  • Avant Raif Badawi, il y a eu...

    Turki al-Hamad journaliste, essayiste, analyste politique

    Ce qu’en dit Wikipedia
    http://en.wikipedia.org/wiki/Turki_al-Hamad

    Turki al-Hamad, born in 1953, is best known for his trilogy about the coming-of-age of Hisham al-Abir, a Saudi Arabian teenager, the first installment of which, Adama, was published in 1998. Although banned in Saudi Arabia, Bahrain, and Kuwait, the Arabic edition of the trilogy — called in Arabic Atyaf al-Aziqah al-Mahjurah (Phantoms of the Deserted Alley) — has sold 20,000 copies.

    The novels explore the issues of sexuality, underground political movements, scientific truth, rationalism, and religious freedom against the backdrop of the late 1960s and early 1970s, a volatile period in Saudi Arabia, sandwiched between the 1967 Six-Day War and the 1973 oil crisis.

    Hamad is quoted on the cover of one of his novels:

    « Where I live there are three taboos: religion, politics and sex. It is forbidden to speak about these. I wrote this trilogy to get things moving. »

    As a result of his work, four fatwas have been issued against him by the country’s religious clerics, and he has been named as an apostate in a statement by al-Qaeda. He continued nevertheless to live in Riyad, calling the fatwas

    « more of a nuisance than anything else »

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    Il est arrêté en décembre 2012 :

    Saudi Arabia arrests another writer over tweets

    http://stream.aljazeera.com/story/201212250316-0022449

    http://stream.aljazeera.com/sites/default/files/styles/fb_og_image/public/turki-al-hamad.jpg?itok=iRqbdJ8T

    A well-known Saudi writer, Turki Al-Hamad, was arrested on Monday for tweets deemed critical of Islam. Saudi Arabia’s Interior Minister Prince Mohammed bin Nayef reportedly ordered the arrest.

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    Mobilisation après l’arrestation d’un écrivain saoudien pour tweets blasphématoires

    http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2013/01/02/mobilisation-apres-l-arrestation-d-un-ecrivain-saoudien-pour-tweets-

    Quelque 500 intellectuels, pour la plupart saoudiens, ont adressé une pétition au prince héritier Salman ben Abdel Aziz réclamant la libération d’un écrivain libéral arrêté pour des propos sur Twitter jugés offensants envers l’islam.

    « Nous espérons, réclamons et nous attendons une décision rapide pour corriger cette grave erreur commise » à l’égard de Turki Al-Hamad, affirme le texte de la pétition mise en ligne, qui appelle à « la libération immédiate et inconditionnelle » de l’écrivain. Parmi les signataires figurent Manal Al-Charif et Najla Hariri, deux militantess ayant défié l’interdiction de conduire pour les femmes dans le royaume, ainsi que l’éditorialiste Ahmad Adnan. La pétition réclame que « des excuses publiques » soient adressées à Hamad pour son arrestation.

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    Turki Al-Hamad a été traduit par Courrier international

    http://www.courrierinternational.com/article/2012/12/28/turki-al-hamad-arrete-pour-ses-tweets-blasphematoires

    « Il sera difficile de combler le fossé qui nous sépare du monde contemporain. Ils [les islamistes ou les docteurs de la foi] nous bernent en parlant de la loi de Dieu [charia], alors que celle-ci n’est que le produit de leurs cerveaux. Notre Prophète [Mahomet] avait rectifié la doctrine d’Abraham. L’heure est venue de de rectifier la doctrine de Mahomet. Ils nous baratinent avec des détails et oublient la grandeur [de l’islam]. Un nouveau nazisme se lève sur le monde arabe. Son nom est islamisme, mais l’époque du nazisme est révolue et le soleil se lèvera à nouveau. Le Prophète a apporté une doctrine humaniste, mais certains l’ont transformée en doctrine de haine de l’homme. Toutes les religions appellent à l’amour. Celui qui a ne serait-ce qu’une graine de haine dans son cœur ne vaut rien, même s’il prie et jeûne. »

    Et encore :

    « Je ne fais pas confiance à ceux qui disent détenir la vérité absolue. Le monde se préoccupe des capacités nucléaires iraniennes, et nous nous préoccupons de savoir si les femmes doivent avoir le droit de conduire une voiture. »

    #arabie_saoudite #apostasie #peine_de_mort #droits_humains #inhumanité #dieu_plutôt_que_les_humains #brutes_épaisses