• Au rayon #titre-de-la-mort-qui-buzze, hier nous avions un formidable candidat pour illustrer « la crainte de l’inquiétude de la peur qui effraie ». Ou : « notre métier c’est l’industrie de la peur ».

    Chine : Faut-il avoir peur de la nouvelle grippe porcine ?
    https://www.20minutes.fr/sante/2813055-20200702-chine-faut-avoir-peur-nouvelle-grippe-porcine

    Chine : faut-il craindre une pandémie de grippe porcine ?
    https://www.rtl.fr/actu/international/chine-faut-il-craindre-une-pandemie-de-grippe-porcine-7800646208

    Grippe porcine : faut-il s’inquiéter de la nouvelle souche du virus découverte en Chine  ?
    https://www.sudouest.fr/2020/07/01/grippe-porcine-faut-il-s-inquieter-de-la-nouvelle-souche-du-virus-decouvert

    Virus de la grippe porcine : la Chine minimise le risque
    https://www.sciencesetavenir.fr/sante/virus-de-la-grippe-porcine-la-chine-minimise-le-risque_145648

    Grippe porcine en Chine : cette terrible découverte annoncerait une nouvelle pandémie
    https://www.barbanews.com/international/grippe-porcine-en-chine-cette-terrible-decouverte-annoncerait-une-nouvell

    Le virus G4, cette grippe porcine qui suscite la crainte d’une nouvelle pandémie
    https://www.france24.com/fr/20200701-le-virus-g4-cette-grippe-porcine-qui-suscite-la-crainte-d-une-nou

    Un virus porcin attise la crainte d’une nouvelle pandémie
    https://www.lecho.be/economie-politique/international/general/un-virus-porcin-attise-la-crainte-d-une-nouvelle-pandemie/10236797.html

    Après le COVID-19, des scientifiques chinois redoutent une pandémie du G4
    https://www.realites.com.tn/2020/07/apres-le-covid-19-des-scientifiques-chinois-redoutent-une-pandemie-du-g

    Virus porcin G4 : une nouvelle menace ? Ce que l’on sait vraiment sur la maladie
    https://www.linternaute.com/actualite/societe/2501435-virus-g4-une-nouvelle-menace-ce-que-l-on-sait-vraiment

    La découverte, en Chine, d’un virus de grippe porcine est-elle inquiétante ?
    https://www.lci.fr/sante/medecine-il-peut-probablement-se-transmettre-entre-humains-la-decouverte-en-chin

    Le G4 : le nouveau virus qui effraie des scientifiques chinois
    https://lanouvelletribune.info/2020/07/le-g4-le-nouveau-virus-qui-effraie-des-scientifiques-chinois

    Grippe porcine : faut-il avoir peur de la nouvelle souche semblable à H1N1 ?
    https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/grippe-grippe-porcine-faut-il-avoir-peur-nouvelle-souche-semblable-

    Virus G4 : faut-il s’inquiéter de la nouvelle souche de la grippe porcine découverte en Chine ?
    https://www.femmeactuelle.fr/sante/news-sante/grippe-porcine-decouverte-dun-virus-potentiellement-capable-de-provoqu

    Chine : Découverte d’un inquiétant virus de grippe porcine capable de provoquer une pandémie
    https://news.google.com/articles/CAIiEHpl9S0yu900NFl-ASBZzz0qGAgEKg8IACoHCAowwZrmATCM6xEwv-21Bg?hl=fr&gl

    Doit-on s’inquiéter de la nouvelle grippe porcine découverte en Chine ?
    https://fr.news.yahoo.com/inquietude-nouvelle-grippe-porcine-decouverte-en-chine-133905979.html

    Pandémie - Une souche de virus de grippe porcine fréquente en Chine suscite l’inquiétude
    https://www.courrierinternational.com/article/pandemie-une-souche-de-virus-de-grippe-porcine-frequente-en-c

    La découverte, en Chine, d’un virus de grippe porcine est-elle inquiétante ?
    https://www.lci.fr/sante/medecine-il-peut-probablement-se-transmettre-entre-humains-la-decouverte-en-chin

  • Tous(se) aux machines (à coudre)

    Natalie

    https://lavoiedujaguar.net/Tous-se-aux-machines-a-coudre

    Paris, le 7 avril 2020
    Amis,

    En ces heures fort particulières vous voudrez bien, avant tout, me pardonner quelques élucubrations pour certaines par trop évidentes. Il se trouve qu’en lisant des écrits récents publiés sur “la voie du jaguar”, j’y ai perçu une sorte de dialogue entre textes et, pour rompre la monotonie de la solitude peut-être, j’ai eu envie d’y adjoindre le mien tricotage (la raison objective en est que, devenue ici familière de la compagnie des vaches et, le bétail étant régulièrement cité comme source possible de pandémie ces derniers temps, je n’ai pu résister à l’envie de meugler quelques vues).

    Or donc, chacun y va de ses vues, de ses analyses, de ses vérités, chacune prise dans une subjectivité, une vie. Chacun y va donc allègrement de la poursuite infinie du récit… mais pourquoi donc écrire à l’heure qu’il est ? (les éditeurs déconfinés vont crouler sous les manuscrits !). Eh bien car actuellement le salut passe, d’après ce que l’on nous explique à l’envi, soit par le fait de faire quelque chose d’utile pour les autres, soit quelque chose qui soit solidement ancré au cœur des aspirations profondes de chacun. (...)

    #correspondance #confinement #inquiétudes #migrants #mort #mutation #gouvernement #municipales #Pénélope #masques

  • Les #E3C de monsieur #Blanquer : #Confusion, #Chaos, #Colère, ou l’école de la #défiance

    En #solidarité avec les lycéennes, les lycéens et tous les collègues du secondaire qui se mobilisent contre les #réformes_Blanquer.

    Douze cars de CRS tous gyrophares allumés à l’aube devant le lycée Basch de Rennes, contrôle des lycéens à l’entrée dans le lycée, intervention policière « musclée » (comme on dit pudiquement) à Rennes, à Nantes, à Libourne, à Paris… Est-ce un nouveau mai 68 ? Non, ce sont les « #Épreuves_communes_de contrôle_continu », dites E3C de Jean-Michel Blanquer.

    La présentation il y a plus d’un an des réformes voulues par le Ministre de l’Education Nationale a soulevé d’emblée bien des #inquiétudes : #différences_de_traitement des lycéens et lycéennes face à l’examen, #inégalités entre les territoires, installation d’une sorte de #bachotage permanent pendant dix-huit mois, lié aux modalités mal pensées d’un faux #contrôle_continu envahissant. C’est peu de dire que ces problèmes et ces risques maintes fois exposés n’ont trouvé ni écoute ni embryon de réponse au ministère de l’Education Nationale.

    Tout se passe comme on pouvait le craindre : les programmes de 1ère qui ne suivent plus ceux de seconde conduisent à une sorte de course infinie pour « rattraper » ce qui n’a pas été fait parce que non prévu, les conseils de classe ne réunissent plus tous les enseignants et toutes les enseignantes d’une classe puisque l’éclatement des spécialités et des options conduit les enseignants à accueillir le plus souvent des élèves de classes différentes (d’où par exemple la distribution des élèves d’une classe entre 4 ou 5 professeurs de la même matière selon les particularités de leur parcours). Surtout, l’#évaluation_permanente est désormais le principe organisateur de ces années de lycée pourtant si cruciales pour la formation des jeunes gens : en lieu et place de la réflexion critique fondé sur l’échange entre l’enseignant et ses élèves, l’enchainement infernal des #épreuves conduit les enseignants à faire le programme au pas de charge et les adolescents sont forcés à un #apprentissage_mécanique. Ils sont nombreux à raconter la situation d’#anxiété perpétuelle dans laquelle ils sont plongés.

    Tout cela a été annoncé et dénoncé. Tout cela est arrivé.

    Mais le pire était encore à venir.

    En effet, l’administration de l’Éducation Nationale de haut en bas - de son ministre, aux recteurs, aux inspecteurs et jusqu’aux proviseurs - s’est lancée dans une défense et illustration du bien-fondé de la réforme en cours au mépris de la réalité de ce qui se passe dans les établissements. Confusion, #précipitation et #opacité règnent en maîtresses dans l’organisation des premières épreuves de la réforme du Bac, les fameux E3C. Rien n’est respecté : ni le cadre chronologique des épreuves qui devrait être commun alors qu’elles sont étalées sur trois semaines —voire plus désormais puisque de nombreuses épreuves ont été reportées sine die, ni la gestion rationnelle des banques de sujet (certains sujets n’ont pas été retirés desdites banques et ont donc été redonnés quelques jours plus tard ailleurs, après avoir circulé sur internet !), ni l’identification d’un protocole commun pour le choix des sujets ou les corrections des épreuves, ni la logistique de ce qui est censé être une épreuve d’examen national : horaires fantasques, espaces impropres à un examen, absence de banalisation de la semaine concernée sont courants, à quoi s’ajoute le scannage extrêmement chronophage de copies en partie inutilisables.

    Face aux réactions de défiance ou de refus devant les E3C, réactions prévisibles et légitimes, chez de nombreux lycéens et lycéennes comme chez un grand nombre d’enseignant.e.s, la réponse apportée s’avère d’une dureté et parfois d’une #violence inouïes, au sens strict du terme, parfaitement étrangères aux coutumes de #gestion_des_conflits dans le second degré. Certains chefs d’établissement, après avoir interdit l’expression libre des lycéens et lycéennes au sein des établissements, ont appelé la #police pour rompre des blocus conduits par des adolescents ; des lycéens mineurs ont été placés en #garde_à_vue jusqu’à 35 heures sans justification, sans que leurs parents en soient prévenus ; certains ont été malmenés ; d’autres, après avoir été identifiés comme des « meneurs », ont été emmenés en minibus pour #comparution_au_rectorat sans être accompagnés par des professeurs ou des parents d’élèves ; à l’occasion, ceux qu’on accuse du #blocus n’ont pas le droit de repasser les épreuves et se retrouvent avec une note de 0/20 illégale (que les universitaires devront « oublier » au moment des évaluations sur ParcourSup) ; d’autres encore sont cadenassés dans leurs salles pour composer, alarme incendie désactivée, ou filtrés par les CRS à Rennes (les informations qui remontent des réseaux sociaux sont à cet égard concordantes et très alarmantes) ; des enseignant.e.s sont menacé.e.s de #rétorsions ; d’absurdes rappels à un devoir de #neutralité ou de « réserve » ont été adressés à des collègues du secondaire.

    Quel autre mot que « #répression », que beaucoup d’entre nous auraient trouvé naguère excessif, pour nommer ce qui se passe autour de la mise en place des réformes de M. Blanquer ?

    Dans ces circonstances, la tribune des « 50 chefs d’établissement parisiens » (https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/01/27/plus-de-cinquante-chefs-d-etablissements-scolaires-parisiens-demandent-que-c), publiée récemment dans un grand quotidien du soir, est une véritable provocation : rassemblés pour se plaindre des blocus de lycées et en appeler à des interventions plus fréquentes des forces de l’ordre en feignant de se soucier de la « fragilité » de certains de leurs élèves, et sans faire la moindre allusion aux raisons de la protestation ni même à ce que les réformes en cours font et feront subir justement aux plus fragiles, ces irresponsables, confits dans l’obéissance à leurs « supérieurs », manifestent la même propension à la surdité, à la morgue et à l’aveuglement qui règne actuellement au sommet de l’État.

    Cette situation nous concerne tous, de la maternelle à l’Université : ce qui est mis en jeu dans cette répression, ce sont les libertés propres à l’exercice de nos métiers, quel que soit l’âge de ceux et celles à qui nous transmettons des connaissances et des savoirs, c’est la nature même d’un service public de l’enseignement (et de la recherche) qui suppose à la fois d’articuler des droits et des devoirs, de réaffirmer constamment le rôle social de notre travail et de nourrir la tension éthique qui l’anime et le justifie. La solidarité avec nos collègues du secondaire relève de la défense partagée de ce qui nous est commun.

    Sauvons l’université !
    7 février 2020

    http://www.sauvonsluniversite.fr/spip.php?article8640
    #lycée #lycées #France #bac_Blanquer

  • I tracked everything my baby did until nothing made sense any more | WIRED UK
    https://www.wired.co.uk/article/quantified-baby

    “And don’t forget to download our app!” the lady on reception told my partner and I as we dropped our baby off at nursery for the first time. I nodded obligingly as we walked out the door. Minutes later, both our phones pinged informing us that we had been given access to parental accounts that would allow us to monitor our baby. So began a daily ritual of checking in on how many times said baby had pooped.

    This, right here, is technological progress. We can, with just a couple of taps, check how many bowel movements our baby has had and at what time, find out how much of their lunch they have eaten and when and for how long they have napped. There’s even a chart for tracking the length of their naps over time. It’s both glorious and terrifying.

    The app in question, Famly, is the work of an eponymous Copenhagen-based startup, which has to date raised more than £322,000 in seed funding. Famly sits at the more sensible end of an ever-growing industry of products and services that aim to quantify our babies. By 2024, the global interactive baby monitor market is expected to top $2.5 billion (£1.93bn). And today, nobody stops with the purchase of a rudimentary baby monitor.

    The idea of the quantified baby isn’t new. But the number of products and services on offer is currently going through a boom phase. When a baby is born, it seems perfectly normal to start inputting data about them into a range of apps. It’s a way of rationalising something that is, in all its smelly, sleep-deprived brilliance, utterly irrational. At first, it’s reassuring, a crutch to aid with the confusion. My partner and I had both become so used to diligently inputting data about our own lives – both personal and professional – that it seemed a logical thing to do. But, after months of using an app to track when our baby napped, we came to realise that all that data we were collecting – the length of nap, how easy our baby found it to get to sleep, where they slept, what mood they were in when they woke up – was utterly meaningless.

    But what about a company that likes aggregating such data to better personalise its products and services? Step forward Google. The company’s life sciences sister company, Verily, has partnered with Procter & Gamble’s Pampers to embed sensors in nappies that track when an infant sleeps, wees or poos. Lumi, which will be available in the US in the coming months, will keep individual data private, but aggregated data will be used to improve the product. Right now, Google’s nascent interest in tracking your newborn’s bowel movements is a relative footnote. Soon, it could be the whole story.

    Or, to put it another way, Google and Pampers will soon have access to, in aggregate, data on how huge numbers of babies sleep and potentially be able to offer advice on how they might sleep better. When it comes to selling that data back to exhausted parents, you can pretty much name your price.

    #Quantified_Baby #Données_personnelles #Bébés #App #Normes_sociales #Inquiétude #Marché_danger

  • Louis Joinet, la liberté et les raisons d’État
    https://www.lemonde.fr/justice/article/2013/12/20/louis-joinet-la-liberte-et-les-raisons-d-etat_5995548_1653604.html

    « Casamayor savait s’en prendre à l’arrogance sociale de certains de ses collègues, si souvent couchés devant la pire déraison d’Etat », écrit Joinet dans ses Mémoires. Il disait aux juges que « l’#attention ne suffit pas » : il y fallait aussi « l’#inquiétude ».

  • Des chercheurs effrayés par la qualité des textes de leur robot auteur
    https://www.actualitte.com/article/lecture-numerique/des-chercheurs-effrayes-par-la-qualite-des-textes-de-leur-robot-auteur/93407

    Si elles paraissent encore maladroites et risibles, les intelligences artificielles apprennent vite. Trop vite, même, au point d’effrayer leurs créateurs. L’association à but non lucratif OpenAI a développé une intelligence artificielle capable de générer des textes à partir d’une phrase rédigée par un humain. Generative Pre-trained Transformer-2, ou GPT-2 de son petit nom, s’est révélée tellement douée que ses créateurs ont préféré conserver une partie de son mécanisme secret, afin d’éviter les dérives.

    Impressionnant

    #Intelligence_artificielle #Ecriture #Inquiétude

  • Macron-MBS : les yeux dans les yeux - Le Point

    VIDÉO. En marge du G20, le président français a interpellé le prince héritier d’Arabie saoudite pour lui envoyer, selon l’Élysée, un message de fermeté. Par Armin Arefi

    https://www.lepoint.fr/monde/macron-mbs-les-yeux-dans-les-yeux-30-11-2018-2275658_24.php

    C’était sans aucun doute l’invité le plus attendu du sommet du G20 à Buenos Aires. Pour son premier face-à-face avec des dirigeants occidentaux depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul, le prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS), soupçonné par la CIA d’avoir commandité le meurtre, se savait attendu au tournant par les chefs d’État et de gouvernement des vingt premières puissances mondiales.

    « J’aurai l’occasion indubitablement de l’évoquer [cette affaire, NDLR] avec le prince héritier en marge du sommet », avait d’ailleurs prévenu dès jeudi en Argentine Emmanuel Macron, alors que la France a déjà décidé de sanctionner 18 personnes en lien avec l’affaire, mais pas le prince héritier. « Je souhaite que les investigations apportent une clarté complète à la famille, aux proches et à la communauté internationale, et qu’il puisse y avoir une association de la communauté internationale », avait ajouté le président de la République. Pour l’heure, la justice saoudienne a inculpé 11 personnes – sur un total de 21 suspects – et requis la peine de mort contre 5 d’entre elles. Mais elle a totalement mis hors de cause le prince héritier. En outre, Riyad a fait savoir à la Turquie qu’il ne souhaitait pas qu’une enquête internationale soit ouverte sur cette affaire.

    Macron : « Je suis inquiet »
    Indéniablement, Emmanuel Macron a joint le geste à la parole. Dans une vidéo d’une minute, mise en ligne sur Twitter ce vendredi par le journal saoudien en langue anglaise Saudi Gazette (et supprimée depuis, NDLR), on aperçoit les deux dirigeants dialoguer jeudi en face à face dans l’espace d’accueil réservé aux chefs d’État. Visage fermé, le président français glisse quelques mots à l’oreille du prince héritier saoudien, visiblement sur la défensive. « Ne soyez pas inquiet », assure ce dernier, dont le sourire appuyé trahit un certain embarras. « Je suis inquiet », lui répond le chef de l’État français, alors que MBS lui tapote le bras gauche pour tenter de le tranquilliser.

  • « Gilets jaunes » : des conséquences économiques déjà lourdes en région Wladimir Garcin-Berson - 26 Novembre 2018 - Le Figaro Economie
    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/11/26/20002-20181126ARTFIG00167-gilets-jaunes-des-consequences-economiques-deja-l

    FOCUS - Alors qu’une réunion se tient ce lundi à Bercy pour dresser un état des lieux des conséquences du mouvement sur l’activité des entreprises, les territoires tirent la sonnette d’alarme.

    Réunion au sommet : ce lundi, une quinzaine de fédérations professionnelles sont réunies à Bercy pour une « première évaluation des conséquences économiques du mouvement des gilets jaunes sur l’ensemble des territoires », ainsi que pour « convenir de mesures d’accompagnement pour les professionnels ». Car les effets sont d’ores et déjà remarquables : à l’échelle nationale, l’institut Nielsen a par exemple estimé que la grande distribution avait vu ses pertes se creuser tout au long de la semaine dernière, de -35% samedi à -32% lundi, -13% mardi et -5% mercredi.

    À l’échelle locale, un grand nombre d’institutions ont fait remonter les inquiétudes des entreprises et des professionnels qui souffrent des blocages et autres barrages filtrants. Ce sont ces échelons, aux préoccupations de plus en plus marquées, que le gouvernement devra rassurer.

    Dans l’Hérault
    La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l’Hérault a mené une étude entre le 19 et le 21 novembre auprès des commerçants. Publiée jeudi, elle note un effet massif de la mobilisation : en comparaison avec une période « normale », les 300 commerçants ont pointé une « baisse moyenne de fréquentation de 60% » ainsi que de chiffre d’affaires « de 55% ». Près des trois quarts des personnes interrogées ont constaté un ralentissement de leur activité, et celui-ci s’étend sur l’ensemble du territoire, touchant les centres-villes comme les zones rurales, les centres commerciaux ou les commerces de proximité des petits villages.

    Et la Chambre de citer l’exemple de six magasins Intersport du département : leur dirigeant, Patrick Hanot, déplore une « perte de 40% de chiffre d’affaires » depuis le samedi 17. « L’impact économique négatif est hélas bien réel et important », souligne le communiqué. Le même jour, le président de la Chambre, André Deljarry, a dénoncé le blocage d’une plateforme logistique alimentaire du groupe Intermarché, à Villeneuve-les-Béziers et a mis en garde contre les « conséquences » des actions « à l’opposé des fondements initiaux du mouvement ». Le dirigeant a exprimé son souhait de voir « la population et l’économie locale » retrouver de la « sérénité ».

    Dans le Bordelais
    La CCI Bordeaux Gironde a aussi appelé à une « sortie rapide du conflit » : pour son président, Patrick Seguin, les blocages pénalisent « fortement » les entreprises, en particulier à la veille des fêtes. Tout en disant comprendre « cette colère », il explique rester soucieux « de ne pas amplifier le conflit » et compte sur sa résolution le plus rapidement possible. Contactée par nos soins, la Chambre ne dispose pas encore d’éléments chiffrés permettant d’estimer l’impact de la mobilisation. Pour autant, les remontées dont elle dispose font état d’une perte de chiffre d’affaires de « 20 à 30% ». Elle cite également l’exemple du festival Bordeaux S.O Good, organisé le week-end du 17, et qui a vu sa fréquentation baisser de plus de 20%, une évolution que la Chambre impute en partie aux mobilisations organisées au même moment.
    La situation dans cette zone est d’autant plus préoccupante que l’économie locale souffrait déjà d’une perte de vitesse marquée : l’activité girondine a enregistré, au troisième trimestre, un « ralentissement » de son chiffre d’affaires, son carnet de commandes, ses marges commerciales ainsi que de ses investissements. Les professionnels locaux comptent donc d’autant plus sur cette période de fin d’année.

    À la Réunion
    Exemple le plus emblématique, l’économie de la Réunion a été mise à l’arrêt par les mobilisations qui continuent aujourd’hui encore. Cité par nos confrères du Monde, le président de la Chambre de commerce locale, Ibrahim Patel, déplore une perte de chiffre d’affaires de « 500 millions d’euros » dans le commerce depuis le 17. Il souligne également les difficultés rencontrées par les salariés pour se rendre à leur lieu de travail et estime que les exportations ont perdu « 10 millions d’euros » depuis une semaine.

    Devant les mobilisations, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a annoncé qu’elle se rendrait sur l’île ce mercredi pour annoncer des mesures visant à calmer la colère populaire. De nouvelles annonces sur l’emploi et le coût de la vie sont attendues, au lendemain du gel de la hausse des taxes sur les carburants. Dès le début du mouvement des « gilets jaunes », le 19, la CCI demandait à l’État de « déclarer l’île en zone de catastrophe économique », expliquant qu’elle était « paralysée économiquement ».

    Dans le Gard
    Dans le Gard, la Chambre de commerce s’est dite « fortement sollicitée » par les professionnels inquiets devant l’ampleur des blocages. Une adresse mail spécifique blocages@gard.cci.fr a été créée pour les « aider à traverser au mieux cette crise ». La CCI a également adressé un communiqué estimant que la démarche des gilets jaunes est « contre-productive » : « ce qui se produit depuis samedi n’est pas tolérable », développe-t-elle, en regrettant notamment les « dégradations commises à l’encontre de certaines entreprises ».

    Dans les zones rurales
    Plusieurs départements ont souligné l’impact important des mouvements sur leur économie. Dès le 9 novembre, l’Allier s’inquiétait par exemple de « l’impact de la hausse du prix des carburants » sur les entreprises de la zone, et estimait qu’il fallait éviter de « pénaliser plus l’économie de proximité et des territoires déjà frappés par un vieillissement de la population, la désertification et un fort taux de chômage ».

    Dans le Tarn, le préfet, Jean-Michel Mougard, a appelé la semaine dernière au « rétablissement de la libre circulation », plaidant pour un arrêt des rassemblements qui « perturbent le bon fonctionnement » des entreprises : les manifestants, ajoute-t-il, doivent garder en tête les « conséquences » de leurs actions « sur l’activité économique, le cas échéant sur l’emploi des Tarnais ».

    En Ardèche, la CCI a également transmis la « très grande préoccupation des chefs d’entreprise » : « les ventes en ligne explosent et les commerces du territoire souffrent. Évitons d’affaiblir un peu plus le commerce de proximité, en centre-ville ou en périphérie », implore son président, Jean-Paul Poulet, qui conseille aux « gilets jaunes » de se concentrer sur des actions évitant de « se mettre à dos les personnes qui souhaitent circuler et travailler ».

    #France #Giletsjaunes #Bercy économie #inquiétude #CCI

  • L’amour, toujours l’amour... Ou l’amour considéré comme une histoire en trois étapes : naissance, stabilisation et désamour. Une étude sociologique de Michel Bozon

    http://sms.hypotheses.org/10349

    #amour, #pratique, #union, #plaisir, #inquiétude, #sentiment, #désir, #excitation, #amitié, #expérience, #sociologie, #réciprocité, #couple, #désamour

  • L’amour, toujours l’amour... Ou l’amour considéré comme une histoire en trois étapes : naissance, stabilisation et désamour. Une étude sociologique de Michel Bozon :

    http://sms.hypotheses.org/10349

    #sociologie, #amour, #désamour, #sentiment, #pratique, #plaisir, #inquiétude, #excitation, #désir, #Bozon, #INED, #interprétation, #échange, #acte, #amoureux, #amoureuse, #réciprocité, #interdépendance, #pouvoir, #engagement

  • Plus d’un Belge sur deux exprime un sentiment négatif au sujet de l’UE RTBF avec Agences - 27 Juin 2017
    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_plus-d-un-belge-sur-deux-exprime-un-sentiment-negatif-au-sujet-de-l-ue?i

    Près de 6 Belges sur 10 (58%) ont une opinion plutôt négative de l’Union européenne, selon une étude coordonnée par le think tank Chatham House, dont Le Soir se fait l’écho mardi. Sur les populations sondées, de dix pays européens, seuls les Grecs et les Français sont plus négatifs que les Belges à ce niveau. Les sentiments  « négatifs » rapportés vont du dégout (35%) à l’énervement en passant par l’inquiétude, le pessimisme (48%) ou le malaise. Même les Britanniques, en plein processus de Brexit, font davantage preuve d’optimisme, note Le Soir.
    . . . . . . . .

    NDR Dans la suite de l’article, les merdias amalgament les résultats de ce sondage, avec ceux sur la peine de mort, les réfugiés etc. . . .


    #union_européenne #sondage #Belgique #France #Grèce #dégout #énervement #inquiétude #pessimisme #malaise #Brexit

  • Un texte de 2005, mais que je recense pour archivage...
    La #mondialisation de l’(in)sécurité ?

    Cet article se propose de discuter les prémisses sur lesquelles repose une certaine vision de l’#insécurité globale – conséquence « naturelle » des attentats ayant frappé les Etats-Unis, l’Australie, la Turquie, l’Espagne et tout récemment le Royaume-Uni – et le corollaire d’une solution efficace unique : la mondialisation des professionnels de la #sécurité et leur collaboration contre la barbarie. Prenant appui sur les travaux de Pierre Bourdieu et de Michel Foucault, l’auteur se propose de comprendre quand et comment s’est développé ce discours sur la « mondialisation de la sécurité » à travers les notions de champ des professionnels de la gestion des #inquiétudes, et de transnationalisation des processus d’(in)sécurisation. Une attention particulière est portée sur la manière dont ces processus sont liés aux transformations de la #violence_politique mais aussi au développement européen et transatlantique des appareils policiers, militaires, de #renseignement, à leur structuration en un champ professionnel, et à leurs effets sur nos sociétés du risque, du doute, de l’incertitude.


    https://conflits.revues.org/1813