• Plusieurs millions de nouveaux réfugiés et déplacés climatiques en 2019

    Un porte-parole du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU a déclaré mercredi que des millions de nouveaux déplacés et réfugiés climatiques étaient apparus en 2019, dont près de 750 000 personnes pour la seule Somalie, en proie à d’intenses aléas climatiques.

    “Le bruit du vent nous a réveillés en pleine nuit. Quelques instants plus tard, de l’eau a commencé à entrer chez nous. Nous avons seulement réussi à attraper nos enfants avant de nous enfuir vers une zone surélevée.” Rafael Domingo, un père de quatre enfants, a tout perdu lors du passage du cyclone Idaien mars dernier au Mozambique. Comme lui, 73 000 personnes se sont retrouvées sans-abri, ne laissant d’autre choix que de fuir les zones sinistrées, ont raconté de nombreux témoins à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

    Qu’ils changent simplement de région ou qu’ils quittent leur pays après une catastrophe naturelle, ces hommes et ces femmes incarnent une catégorie de migrants dont on parle peu : les déplacés et les réfugiés climatiques. Selon le Conseiller spécial sur l’action pour le climat du HCR, Andrew Harper, “rien que sur la première moitié de l’année, les tempêtes, les inondations et autres catastrophes ont provoqué plusieurs millions de nouveaux déplacements”.

    Dans un discours alarmant prononcé à la COP 25 de Madrid, mercredi 11 décembre, le porte-parole onusien explique que “les changements climatiques amplifient la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles et qu’ils contribuent à fragiliser les populations et à déclencher des conflits”. Il estime par conséquent que “davantage de personnes seront menacées de déplacement à moins qu’une action urgente ne soit prise.”

    Outre les catastrophes naturelles, Andrew Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’instabilité pouvant conduire à des crises humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    En première ligne de ces menaces climatiques, la région du Sahel voit déjà des effets dévastateurs. “En Somalie, un pays hautement vulnérable aux changements climatiques, plus de 746 000 personnes ont été déplacées au sein du pays cette année à cause de l’intensification de la sécheresse, mais aussi des inondations monstres et des conflits”, souligne Andrew Harper.

    Dans les régions fragiles, souvent frappées par les catastrophes naturelles, les déplacés parviennent rarement à retrouver leur ancienne vie. “Beaucoup d’entre nous ne pourrons jamais rentrer chez eux. La sécheresse en Somalie revient tout le temps. Les habitants n’ont pas assez de temps ou de moyens pour se remettre sur pieds à chaque fois”, a expliqué à l’OIM Halima, une mère de trois enfants déplacée en Somalie à cause de la sécheresse.
    Plus de 250 millions de réfugiés climatiques en 2050
    Dans son dernier rapport sur la paix dans le monde paru en juin, l’Institute for Economics and Peace, un think tank australien, estimait à 18 millions le nombre de personnes forcées à quitter leur foyer à cause d’une catastrophe naturelle. Cela correspond à plus de 60% de l’intégralité des déplacements dans le monde en 2017.
    Les auteurs du même rapport notent également qu’actuellement, près d’un milliard de personnes vivent dans des zones “hautement à très hautement” exposées aux aléas climatiques. Ainsi, des millions de personnes risquent de se déplacer ou migrer dans un futur proche. La Banque mondiale estime que d’ici 2050, on dénombrera 143 millions de migrants climatiques originaires d’Afrique sub-saharienne, d’Asie du sud-est et d’Amérique latine. Au total, ils pourraient même dépasser les 250 millions à l’échelle de la planète, selon les prévisions de l’ONU.

    Depuis la COP 25 Madrid, le HCR a appelé à “une action urgente” notamment en mettant en place des systèmes de prévision et d’alerte précoce améliorés ainsi que des stratégies de réduction des risques. Il s’agit également “d’intensifier les efforts d’adaptation et de résilience” en diversifiant, par exemple, les sources de revenus des populations fragiles qui dépendent souvent entièrement de l’agriculture ou de la pêche, par exemple.

    L’agence onusienne appelle également les pays accueillant des réfugiés à instaurer un véritable cadre de protection pour les populations déplacées par le climat. À ce jour, les catastrophes naturelles et autres événements dus au réchauffement de la planète ne constituent pas un argument permettant de demander l’asile, les déplacés environnementaux n’ont d’ailleurs aucun statut juridique défini comme c’est le cas pour les réfugiés. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique.

    Les questions climatiques occuperont une place de choix à l’occasion du tout premier Forum mondial sur les réfugiés, les 17 et 18 décembre prochains à Genève, puisqu’il s’agira de l’un des six thèmes fondamentaux discutés et pouvant, comme l’espère Andrew Harper du HCR, donner lieu à des actions concrètes dès 2020.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/21507/plusieurs-millions-de-nouveaux-refugies-et-deplaces-climatiques-en-201
    #IDPs #réfugiés_climatiques #réfugiés_environnmentaux #déplacés_internes #asile #migrations #réfugiés #climat #prévisions #Somalie #sans-abri #catastrophe_naturelle #changements_climatiques #Sahel #COP_25 #risques #protection #statut #Convention_de_Kampala

    Lien entre changements climatiques et #conflits :

    Outre les catastrophes naturelles, #Andrew_Harper s’est dit “particulièrement préoccupé” par l’épuisement des ressources naturelles, la diminution des rendements agricoles ou encore la pénurie de bétail qui deviennent “des multiplicateurs de menaces de conflit et d’#instabilité pouvant conduire à des #crises_humanitaires et à de nouveaux déplacements, à la fois en interne et au-delà des frontières.”

    #guerre

    • Asile : réfugié climatique, un statut non reconnu mais qui compte

      L’ONU prévoit 250 millions de réfugiés climatiques d’ici à 2050 dont une grande partie sera issue d’une Afrique sub-saharienne pas assez résiliente face à l’intensification des catastrophes naturelles. Le phénomène pourrait amplifier les départs de migrants vers l’Europe, sauf que le statut de réfugié climatique n’y est pas reconnu.

      Sécheresses, inondations, ouragans : les épisodes météorologiques dévastateurs sont de plus en plus fréquents et de plus en plus intenses sous l’effet du changement climatique. Si aucune région du monde n’est épargnée, toutes n’ont pas la même propension à la résilience ni les mêmes capacités de reconstruction.

      En Afrique sub-saharienne, au Moyen-Orient ou en Asie, des pans entiers de population sont déjà contraints de quitter leur région ou même leur pays d’origine pour tenter de tout recommencer ailleurs. Ce sont des “réfugiés climatiques”.

      Si le terme est apparu pour la première fois en 1985 dans un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), il n’existe à ce jour dans le monde aucun statut juridique pour ces déplacés environnementaux. La Suède fait toutefois figure de pionnière en la matière en reconnaissant depuis 2005, le droit à la protection pour les personnes victimes de catastrophes environnementales. Depuis 2009, une quarantaine de pays africains a également ratifié la Convention de Kampala sur la protection et l’assistance des déplacés environnementaux inter-Afrique. Et plus récemment, début novembre, la Nouvelle-Zélande a annoncé se pencher sur la création d’un visa spécial pour les réfugiés climatiques du Pacifique.

      Reste que pour la plupart des pays de la planète, le changement climatique ne peut justifier une demande d’asile. En France, notamment, “ce n’est pas un argument recevable en tant que tel, mais il peut être pris en compte et ajouté au dossier dans certains cas”, indique une porte-parole de France Terre d’Asile, contactée par InfoMigrants. “Si le changement climatique vous force, par exemple, à partir de chez vous pour une région où votre ethnie est mal acceptée ou menacée, l’argument pourra être entendu. Mais on ne reconnaît que ce qui est de la main de l’Homme. Le climat ne peut être utilisé que comme un élément de compréhension au dossier”, précise l’ONG.

      “Une crise migratoire en Europe ? Attendez de voir dans 20 ans...”

      Selon les estimations de l’ONU, le monde comptera au moins 250 millions de réfugiés climatiques d’ici 2050. En moins de 10 ans, les dangers liés au climat “déplacent en moyenne 21,7 millions de personnes par an, soit 59 600 par jour”, souligne Steve Trent, directeur exécutif de la Fondation pour la justice environnementale (EJF), dans un rapport publié début novembre. “Si l’Europe pense avoir un problème avec la crise migratoire actuelle, attendez de voir dans 20 ans quand les conséquences du changement climatique forcera des millions de personnes à quitter l’Afrique”, enchérit le général Stephen Cheney, retraité de l’armée américaine, cité par le rapport.

      “Il faut regarder les choses en face : l’Afrique a une population jeune et de plus en plus éduquée. L’enseignement est dispensé dans des langues comme l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… alors bien sûr, l’Europe est une meilleure destination aux yeux de ces jeunes [...] Et il est impossible d’arrêter cette migration”, explique Ibrahim Thiaw, directeur exécutif de l’agence pour l’environnement de l’ONU, joint à Nairobi par InfoMigrants.

      Parmi les régions les plus vulnérables : le Sahel, jusqu’à la Somalie, affirme-t-il, des régions où la production agricole est cruciale. Elle représente par exemple 30% du produit intérieur brut en Sierra Leone, au Liberia ou en Centrafrique. Dix-sept des vingt pays les plus dépendants à l’agriculture au monde se trouvent en Afrique sub-saharienne.

      Le changement climatique, un amplificateur des conflits

      “En combinant l’accroissement démographique -l’Afrique comptera 2 milliards d’habitants en 2050- à la dégradation des ressources naturelles et leur mauvaise gestion, la seule issue possible c’est la migration, poursuit Ibrahim Thiaw. Les déplacés climatiques sont un phénomène déjà présent, qui s’accentue de jour en jour sans que l’on puisse véritablement le quantifier car beaucoup de paramètres entrent en jeu et nous n’avons même pas de définition claire de ce qu’est un réfugié climatique.”

      Un statut qui pourrait ne jamais être reconnu internationalement, bien que le rôle du changement climatique dans les conflits actuels soit démontrable. “En Syrie, on comptait déjà 1,3 et 1,5 million de personnes fuyant la sécheresse avant même que la guerre ne commence. Personne ne dit que le changement climatique est la raison du conflit syrien, mais il est à ne pas en douter un ‘amplificateur des menaces’ pouvant mener à des violences”, argue Steve Trent de l’EJF.

      Si Ibrahim Thiaw de l’ONU ne croit pas, pour l’heure, à une convention mondiale sur les réfugiés climatiques, il exhorte la communauté internationale mettre en place et appliquer des accords régionaux sur le modèle de la Convention de Kampala encore trop méconnue. Il encourage aussi les potentiels migrants à bien réfléchir à leur projet migratoire avant de se lancer aveuglément sur des routes souvent dangereuses à travers le désert, les forêts tropicales ou la Méditerranée. “Un pays comme l’Ouganda est très accueillant. Il n’y a pas de camp de réfugiés et ils sont exemplaires sur l’intégration”, conclut-il.

      https://www.infomigrants.net/fr/post/6031/asile-refugie-climatique-un-statut-non-reconnu-mais-qui-compte

    • Groundswell : Preparing for Internal Climate Migration

      This report, which focuses on three regions—Sub-Saharan Africa, South Asia, and Latin America that together represent 55 percent of the developing world’s population—finds that climate change will push tens of millions of people to migrate within their countries by 2050. It projects that without concrete climate and development action, just over 143 million people—or around 2.8 percent of the population of these three regions—could be forced to move within their own countries to escape the slow-onset impacts of climate change. They will migrate from less viable areas with lower water availability and crop productivity and from areas affected by rising sea level and storm surges. The poorest and most climate vulnerable areas will be hardest hit. These trends, alongside the emergence of “hotspots” of climate in- and out-migration, will have major implications for climate-sensitive sectors and for the adequacy of infrastructure and social support systems. The report finds that internal climate migration will likely rise through 2050 and then accelerate unless there are significant cuts in greenhouse gas emissions and robust development action.


      https://openknowledge.worldbank.org/handle/10986/29461
      #rapport

  • Niger : 100 000 nouveaux réfugiés et déplacés

    L’ONU tire à nouveau la sonnette d’alarme au Niger, pays en proie à l’#insécurité où les activités des #groupes_armés, notamment #Boko_Haram, sont à l’origine de nombreux déplacements de populations. L’ONU estime ainsi que cette année, quelque 2,3 millions de personnes, soit 10,4% de la population, auront besoin d’une assistance humanitaire. Un constat établi jeudi lors d’une réunion entre agences de l’ONU, des représentants d’ONG et des partenaires.

    Depuis le mois de janvier, plus de 100 000 nouveaux #réfugiés et déplacés ont été recensés au Niger, alors que le pays en abritait déjà quelque 300 000. Et les inquiétudes sont localisées. À #Diffa notamment, dans le sud-est, région frontalière de l’État nigérian de #Borno, les groupes armés tels que Boko Haram ont provoqué le mouvement d’environ 25 000 personnes.

    Toujours près de cette frontière nigériane, mais plus à l’ouest, dans la région de #Maradi, ce sont ici environ 20 000 Nigérians qui ont fui les #violences de leur pays.

    Il y a aussi les zones proches des #frontières maliennes et burkinabè, dans les régions de #Tahoua et #Tillabéry. Des zones très instables selon l’ONU qui ont vu l’arrivée de 70 000 personnes.

    Pour faire face à cette situation, il faut de l’argent. Pourtant, les Nations unies déplorent un manque de ressources. Pour 2019, les besoins humanitaires sont chiffrés à 383 millions de dollars, mais sur cette somme, seuls 15% ont pu être mobilisés à l’heure actuelle.


    https://www.infomigrants.net/fr/post/17401/niger-100-000-nouveaux-refugies-et-deplaces?ref=tw_i
    #Niger #migrations #IDPs #déplacés_internes #instabilité

    ping @karine4 @isskein

  • #Hyman_Minsky : un économiste visionnaire

    L’économiste américain d’origine russe Hyman Minsky accordait une place centrale à la #finance dans le fonctionnement des économies capitalistes. Cent ans après sa naissance, la crise de 2008-2009 remet en avant ses analyses de l’#instabilité_financière et ses pistes de réflexion sur les mécanismes qui pourraient la contenir.

    Dans la conception minskyenne, les #marchés ne sont pas auto-régulateurs. Au contraire, ils participent à l’aveuglement général qui empêche de voir venir la crise financière.

    https://laviedesidees.fr/Hyman-Minsky-un-economiste-visionnaire.html
    #économie #capitalisme #auto-régulation #autorégulation

  • Libya Is on the Brink of Civil War and a U.S. Citizen Is Responsible. Here’s What to Know
    https://news.yahoo.com/libya-brink-civil-war-u-145012004.html

    Who are Haftar’s international backers?

    Officially, they are few and far between. Every major state condoned the U.N.-backed Government of National Accord (GNA), and Prime Minister Fayez al-Serraj. But in reality, some “were also having parallel conversations with different actors and that enabled those actors to disregard the legal process and go with the military process,” says Elham Saudi, co-founder of London-based NGO Lawyers for Justice in Libya (LFJL).

    Those states include Egypt and the United Arab Emirates, which want to curb the influence of the Muslim Brotherhood in Libya; Russia, which has treated wounded soldiers and reportedly printed money on behalf of Haftar; and France, which views him as key to stabilizing Libya and slowing the flow of migrants into Europe. Italy, which also wants to prevent migration through Libya, has fallen out with France over its tacit support of Haftar. “Nominally, of course, they’re on the same side, that of the U.N.-backed government,” says Joost Hiltermann, director of the Middle East and North Africa program at the International Crisis Group. “But in reality Italy and France are on opposite sides of this.”

    [...]

    ... no state has threatened sanctions or acted to affirm the legitimacy of the internationally-backed government in Tripoli. As such, Haftar has interpreted their warnings as an amber, rather than a red light, according to International Crisis Group. For LFJL’s Saudi, the current crisis is the “natural culmination” of the international community’s inconsistency and failure to affirm the rule of law in Libya. “The international agenda has been pure carrot and no stick,” she says. “What is the incentive now to play by the rules?”

    #Libye#communauté_internationale#droit_international

  • A Century of U.S. Intervention Created the #Immigration Crisis
    https://medium.com/s/story/timeline-us-intervention-central-america-a9bea9ebc148

    The #liberal rhetoric of inclusion and common humanity is insufficient: we must also acknowledge the role that a century of U.S.-backed military coups, corporate plundering, and #neoliberal sapping of resources has played in the poverty, instability, and #violence that now drives people from Guatemala, El Salvador, and Honduras toward Mexico and the United States. For decades, U.S. policies of military intervention and economic neoliberalism have undermined democracy and stability in the region, creating vacuums of power in which drug #cartels and paramilitary alliances have risen.

    #pauvreté #instabilité #amerique_latine #etats-unis

  • Aux États-Unis, les chercheurs protègent les #données climatiques contre les menaces de l’équipe Trump
    https://reporterre.net/Aux-Etats-Unis-les-chercheurs-protegent-les-donnees-climatiques-contre-l

    La première chose à comprendre, c’est que tous les matériaux disponibles sur #Internet sont vulnérables par nature. Les liens hypertextes vers des études scientifiques peuvent facilement être brisés. C’est un phénomène très documenté. Cette #instabilité naturelle est renforcée dans un environnement #politique où les #climatosceptiques s’assurent que le changement climatique est présenté comme un sujet ouvert au débat.
    Scott Pruitt, qui est en train d’être auditionné au Congrès [pour diriger l’Agence états-unienne de protection de l’environnement, l’EPA], ne croit pas au changement climatique. Cet ex-procureur général de l’Oklahoma est connu pour avoir défendu les industriels gaziers et pétroliers adeptes de la fracturation hydraulique, au lieu d’avoir réglementé cette pratique qui cause des niveaux sans précédent de microtremblements de terre. Donc, nous avons toutes les chances de croire que les données contenues sur le site #web de l’EPA seront encore plus vulnérables.
    Mais l’EPA est juste un exemple. Il y a de multiples agences publiques et ministères dont les données sur le #climat sont menacées. En décembre, l’équipe de transition de Trump voulait que le ministre sortant de l’Énergie lui fournisse une liste de noms des personnes ayant travaillé sur l’Accord de Paris. Heureusement, il a dit non et a même autorisé les membres de son ministère à utiliser les réseaux sociaux comme ils le souhaitent, sans être punis.

  • #Insurrections, #corruption et #pauvreté jettent les Afghans sur les routes de l’exil

    INTERNATIONALES reçoit l’ambassadeur d’#Afghanistan en France Abdel-Ellah Sediqi et Chekeba Hashemi, fondatrice de l’ONG Afghanistan Libre. La guerre n’est pas finie en Afghanistan. Le départ des forces étrangères a remisé ce #conflit au second plan de l’actualité internationale, mais les Afghans fuient en masse, les #attentats, la #violence et la pauvreté.
    L’#instabilité_politique et la mauvaise gouvernance enrayent la reconstruction économique de même qu’une insécurité nourrie par des mouvements insurrectionnels qui rivalisent entre eux, sur le dos des populations.


    http://www.rfi.fr/emission/20161002-afghanistan-sediqi-hashemi-populations-exil-insurrections-corruption-pa
    #asile #migrations #réfugiés

  • Terres Communes : Sécuriser les droits fonciers et protéger la planète | Landportal
    https://landportal.info/library/resources/terrescommunes/terres-communes-s%C3%A9curiser-les-droits-fonciers-et-prot%C3%A9ger-la?

    Près de 2,5 milliards de personnes dépendent de terres autochtones et communautaires représentant plus de la moitié des #terres de la planète ; elles n’en détiennent pourtant légalement qu’un cinquième. Les cinq milliards d’hectares restants ne sont pas protégés et sont donc exposés à l’#accaparement des terres par des entités plus puissantes, telles que les États et les grandes entreprises.

    Il apparaît de plus en plus clairement que la propriété foncière de plein droit des #peuples_autochtones et communautés locales joue un rôle essentiel pour préserver la diversité culturelle et lutter contre la #pauvreté et la #faim, l’#instabilité_politique et le changement climatique. L’importance de la protection et du développement de la propriété foncière des communautés et des populations autochtones fut un élément essentiel des négociations sur les objectifs de développement durable et l’Accord de Paris sur le changement climatique ; elle est cruciale pour la réussite de leur mise en œuvre.

    Le présent rapport lance un appel mondial à l’action sur les droits fonciers autochtones et communautaires, soutenu par plus de 300 organisations à travers le monde. Il s’agit d’un manifeste de solidarité avec le combat des peuples autochtones et des communautés locales pour la sécurisation définitive de leurs #droits_fonciers.

  • Moyen-Orient : géographie du chaos
    http://visionscarto.net/moyen-orient-geographie-du-chaos

    Titre : Moyen-Orient : géographie du chaos Mots-clés : #Moyen-Orient #Proche-Orient #Syrie #Irak #Golfe #Israël #Palestine #Yémen #Afrique_de_l_est #Corne #Conflits #Guerre Apparition : Dans plusieurs revues mensuelles. Carte présentée à la conférence Planetary Security à La Haye (Pays-Bas), les 2 et 3 novembre 2015 Auteur : Philippe Rekacewicz Date de création : 2009 mise à jour en 2010, 2013 et (...)

    #Collection_cartographique

  • Protection in Crisis: Forced Migration and Protection in a Global Era

    More than 51 million people worldwide are forcibly displaced today as refugees, asylum seekers, or internally displaced persons. According to the 1951 Geneva Convention Relating to the Status of Refugees, to be recognized legally as a refugee, an individual must be fleeing persecution on the basis of religion, race, political opinion, nationality, or membership in a particular social group, and must be outside the country of nationality. However, the contemporary drivers of displacement are complex and multilayered, making protection based on a strict definition of persecution increasingly problematic and challenging to implement.
    Many forced migrants now fall outside the recognized refugee and asylum apparatus. Much displacement today is driven by a combination of intrastate conflict, poor governance and political instability, environmental change, and resource scarcity. These conditions, while falling outside traditionally defined persecution, leave individuals highly vulnerable to danger and uncertain of the future, compelling them to leave their homes in search of greater security. In addition, the blurring of lines between voluntary and forced migration, as seen in mixed migration flows, together with the expansion of irregular migration, further complicates today’s global displacement picture.

    This report details the increasing mismatch between the legal and normative frameworks that define the existing protection regime and the contemporary patterns of forced displacement. It analyzes contemporary drivers and emerging trends of population displacement, noting that the majority of forcibly displaced people—some 33.3 million—remain within their own countries, and that more than 50 percent of the displaced live in urban areas. The author then outlines and assesses key areas where the international protection system is under the most pressure, and finally examines the key implications of these trends for policymakers and the international community, outlining some possible policy directions for reform.

    http://migrationpolicy.org/research/protection-crisis-forced-migration-and-protection-global-era
    #réfugiés #migration #migration_forcée #instabilité_politique #environnement #réfugiés_environnementaux #réfugiés_climatiques #définition_du_réfugiés
    cc @reka

  • The Pentagon plan to ‘divide and rule’ the Muslim world
    http://www.middleeasteye.net/columns/pentagon-plan-divide-and-rule-muslim-world-1690265165

    Davidson points out that there is precedent for this: “There have been repeated references in the Reagan era to the usefulness of sectarian conflict in the region to US interests.”

    One post-Reagan reiteration of this vision was published by the Jerusalem-based Institute for Strategic and Political Advanced Studies for Benjamin Netanyahu. The 1996 paper, A Clean Break, by Douglas Feith, David Wurmser and Richard Perle – all of whom went on to join the Bush administration – advocated regime-change in Iraq as a precursor to forging an Israel-Jordan-Turkey axis that would “roll back” Syria, Lebanon and Iran. The scenario is surprisingly similar to US policy today under Obama.

    Twelve years later, the US Army commissioned a further RAND report suggesting that the US “could choose to capitalise on the Shia-Sunni conflict by taking the side of the conservative Sunni regimes in a decisive fashion and working with them against all Shiite empowerment movements in the Muslim world… to split the jihadist movement between Shiites and Sunnis.” The US would need to contain “Iranian power and influence” in the Gulf by “shoring up the traditional Sunni regimes in Saudi Arabia, Egypt, and Pakistan”. Simultaneously, the US must maintain “a strong strategic relationship with the Iraqi Shiite government” despite its Iran alliance.

    Around the same time as this RAND report was released, the US was covertly coordinating Saudi-led Gulf state financing to Sunni jihadist groups, many affiliated to al-Qaeda, from Iraq to Syria to Lebanon. That secret strategy accelerated under Obama in the context of the anti-Assad drive.

    The widening Sunni-Shia sectarian conflict would “reduce the al-Qaeda threat to US interests in the short term,” the report concluded, by diverting Salafi-jihadist resources toward “targeting Iranian interests throughout the Middle East,” especially in Iraq and Lebanon, hence “cutting back… anti-Western operations”.

    By backing the Iraqi Shiite regime and seeking an accommodation with Iran, while propping up al-Qaeda sponsoring Gulf states and empowering local anti-Shia Islamists across the region, this covert US strategy would calibrate levels of violence to debilitate both sides, and sustain “Western dominance”.

    Le rapport de la Rand : Unfolding the Future of the Long War, 2008 :
    http://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/monographs/2008/RAND_MG738.pdf

    Nafeez Ahmed avait déjà cité longuement ce document en août 2013 dans le Guardian (repris à l’époque sur Seenthis par Kassem) :
    http://www.theguardian.com/environment/earth-insight/2013/aug/30/syria-chemical-attack-war-intervention-oil-gas-energy-pipelines

    (via Angry Arab)

    • Ca, que les Etats-Unis aient aidé l’Arabie et les autres émirats à financer des groupes djihadistes, y a-t-il de véritables preuves ?

      “Around the same time as this RAND report was released, the US was covertly coordinating Saudi-led Gulf state financing to Sunni jihadist groups, many affiliated to al-Qaeda, from Iraq to Syria to Lebanon. That secret strategy accelerated under Obama in the context of the anti-Assad drive.”

    • #Israël – Palestine – Liban : Le chemin le plus long vers la paix-
      Auteur(s) :
      Pailhe Caroline
      08 Août 2006
      http://www.grip.org/fr/node/296

      Cette nouvelle guerre contre le Liban [2006] correspond en effet à la deuxième phase d’ un plan stratégique rédigé en 1996 au sein de l’ Institute for Advanced Strategic and Political Studies de Jérusalem, par un groupe d’ experts sous la direction de #Richard_Perle, qui deviendra conseiller du Pentagone dans la présente Administration et jouera un rôle majeur dans la conception de la guerre en Irak.

      Soumis à l’ époque au Premier ministre israélien Benjamin #Netanyahu, le document, intitulé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm » (Un changement radical : Une nouvelle stratégie pour sécuriser le territoire), préconise un revirement de la stratégie israélienne[28].

      Au niveau des concepts, le plan prône l’ abandon de la stratégie « terre contre paix » poursuivie jusqu’ alors et plaide pour « #la_paix_par_la_force », une politique fondée sur le rapport de force (balance of power). Il recommande également l’ instauration du principe de #préemption, à côté de celui de #punition, dans la doctrine stratégique israélienne.

      Plus concrètement, le changement de stratégie visait à rompre avec le processus de paix d’ Oslo et fournir à Israël la possibilité d’ étendre une fois pour toutes son empire au-delà des frontières actuelles. Certaines des recommandations sont déjà des faits acquis : changement de régime en Irak, durcissement vis-à-vis des Palestiniens et affaiblissement d’ Arafat. Pour assurer la sécurité d’ Israël à sa frontière nord, le rapport recommande de « prendre l’ initiative stratégique » afin de combattre le Hezbollah, la Syrie et l’ Iran. C’ est ce qui se joue actuellement.

      A la base de ce document, le groupe d’ experts chargé d’ étudier la « Nouvelle stratégie israélienne pour 2000 » n’ était pratiquement constitué que d’ Américains qui, depuis, ont occupé des positions clés dans l’ Administration Bush et singulièrement dans la définition de sa politique étrangère au Moyen-Orient.

      Plus récemment, #Robert_Satloff, directeur d’ un autre think tank néoconservateur influent sur la politique moyen-orientale de Washington, louait la stratégie américaine d’ « #instabilité_constructive » au Liban et en Syrie[29].

      Il constate que, si la recherche de la #stabilité a été un trait caractéristique de la politique des #Etats-Unis dans la région, « George W. Bush a été le premier président à considérer que la stabilité en tant que telle était un obstacle à l’ avancement des intérêts américains au Moyen-Orient. (...) A cet effet, les Etats-Unis ont employé un éventail de mesures coercitives ou non coercitives, allant de l’ usage de la force militaire pour changer les régimes en Afghanistan et en Irak, en passant par une politique de la carotte et du bâton (...) pour isoler Yasser Arafat et encourager une nouvelle et pacifique direction palestinienne, jusqu’ aux encouragements courtois à l’ Egypte et à l’ Arabie saoudite pour les engager sur la voie des réformes. » Sur cet échiquier, le Liban et la Syrie seraient, pour M. Satloff, « un premier test » de cette politique d’ ’ instabilité constructive car « Israël et l’ Iran, l’ Europe et les Etats-Unis, la Syrie et les Palestiniens, tous ces chemins convergent à Beyrouth ». Il reconnaît que les Etats-Unis et leurs alliés locaux devront certes subir « quelques défaites tactiques » mais « avec de la persévérance, des changements positifs continus ne manqueront pas de se produire ».

    • The Redirection - Seymour Hersh, 2007
      http://www.newyorker.com/magazine/2007/03/05/the-redirection

      In the past few months, as the situation in Iraq has deteriorated, the Bush Administration, in both its public diplomacy and its covert operations, has significantly shifted its Middle East strategy. The “redirection,” as some inside the White House have called the new strategy, has brought the United States closer to an open confrontation with Iran and, in parts of the region, propelled it into a widening sectarian conflict between Shiite and Sunni Muslims.

      To undermine Iran, which is predominantly Shiite, the Bush Administration has decided, in effect, to reconfigure its priorities in the Middle East. In Lebanon, the Administration has cooperated with Saudi Arabia’s government, which is Sunni, in clandestine operations that are intended to weaken Hezbollah, the Shiite organization that is backed by Iran. The U.S. has also taken part in clandestine operations aimed at Iran and its ally Syria. A by-product of these activities has been the bolstering of Sunni extremist groups that espouse a militant vision of Islam and are hostile to America and sympathetic to Al Qaeda

  • L’arc sunnite de l’#instabilité
    http://www.zamanfrance.fr/article/larc-sunnite-linstabilite-13226.html

    Alors que les observateurs internationaux se concentrent sur le rôle de la rivalité entre Sunnites et Chiites pour structurer la #géopolitique du monde islamique, des fissures profondes dans l’arc sunnite (qui s’étend de la région du Maghreb-Sahel de l’Afrique du Nord à la ceinture de l’Afghanistan et du Pakistan) sont de plus en plus évidentes. En outre, ce sont les communautés sunnites qui produisent les djihadistes transnationaux, qui sont devenus une menace efficace contre les États laïques et démocratiques proches et lointains. Quel est le moteur de cette fragmentation et de cette radicalisation dans les rangs de l’Islam sunnite ? Comment peut-on les contrôler ?

  • D’après la « RAND » (et blague à part) le régime étasunien est confronté à un gros casse-tête dans sa nouvelle stratégie #MENA : si l’avènement des soulèvements #arabes lui a fait prendre conscience que trop de « #stabilité » (comprendre : aider les #tyrans arabes à brimer leurs #populations) est in fine source d’#instabilité, l’instabilité qui a résulté de la « stabilité » l’amène à soutenir les tyrans dans leur effort à ramener la « stabilité »...
    http://www.rand.org/content/dam/rand/pubs/research_reports/RR600/RR605/RAND_RR605.pdf#page22

    Prioritizing Stability over Democracy in MENA

    The Arab uprisings that began in 2010 have thrown into stark relief a longstanding dictum governing U.S. conduct in the Arab world— namely, the idea that there is both an inherent tension and a zero- sum relationship between U.S. strategic interests and U.S. support for reform in the region. Moreover, the general assumption has been that the former always takes precedence over the latter.

    (...)

    In the aftermath of the popular revolutions that toppled dictators in Tunisia, Egypt, and Libya—not to mention a leadership change in Yemen, some measure of constitutional reform in Morocco, and violent protests in Bahrain and Syria—the United States has sought to emphasize the need to find a “new way of doing business” in the Middle East. Successive policy statements and speeches by U.S. government principals since 2011 have emphasized renewed U.S. support for democracy in the region.

    (...)

    The idea here is that the Arab uprisings have demonstrated that authoritarian regimes are ultimately unstable because they refuse to be responsive and accountable to populations increasingly unwilling to remain silent. By not initiating processes of political reform now, regional governments increase the likelihood that they will face internal opposition—potentially violent in nature—in the future. It is therefore in the interest of the United States to encourage these countries down the path of democracy before they become increasingly unstable.

    The U.S. administration, however, has faced considerable challenges in operationalizing this new approach. Ongoing instability and violence in the region, continued skepticism about U.S. support for democracy and civil society, and a generalized sense that American influence in the Middle East is waning have dampened U.S. government efforts to significantly alter the strategic orientation in the Arab world. But there are also drag effects generated by very real U.S. con- cerns, such as Gulf security imperatives (Iran) and political violence in Sinai and parts of North Africa.

    To date, much of the debate about how the United States can influence outcomes in the region has centered on foreign assistance—particularly the sizable amounts of military aid that go to countries such as Egypt and Israel (more than $1 billion per year) and, to a lesser extent, Iraq and Jordan.

    While the U.S. Congress has sought to enforce some measure of democratic conditionality over these funds, ongoing regional uncertainties as well as concerns about the structure of U.S. defense contracts with Egypt have twice led the U.S. administration to exercise national security waivers and allow military aid to Egypt to continue flowing despite clear authoritarian actions on the part of the Muslim Brotherhood-led government.5 In July 2013, the same government was overthrown in what was widely perceived as a military coup.

    The subsequent violent crackdown on the Muslim Brotherhood at the hands of Egypt’s security forces led the United States to first cancel the Bright Star joint military exercises and eventually to suspend several components of U.S. military aid. The controversy and debate surrounding these decisions illustrate the challenges that Washington faces today in calibrating its MENA security cooperation policies. Speaking at the United Nations General Assembly in September 2013, President Obama seemed to summarize the dilemma faced by the United States when he said that the “United States will at times work with governments that do not meet . . . the highest international expectations, but who work with us on our core interests.”

    #Etats-Unis #démocratie

  • LES ETATS-UNIS SONT CONSIDÉRÉS COMME UNE PLUS GRANDE MENACE POUR LA PAIX QUE LA CORÉE DU NORD, ISRAËL OU L’IRAN
    http://www.slate.fr/monde/81841/etats-unis-menace-paix

    En clair, de très loin la plus grande menace
    http://www.bbc.co.uk/news/world-25496299

    Quand on ne prend en compte que les sondés étasuniens, la plus grande menace est, sans surprise, l’Iran, et ce d’autant plus que le sondé est « éduqué ».
    http://warincontext.org/2014/01/03/naturally-more-people-see-the-u-s-as-the-greatest-threat-to-world-peac