• Putsch gauchiste à Commercy
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Putsch-gauchiste-a-Commercy,964

    Les 26 et 27 janvier 2019 s’est déroulée « l’assemblée des assemblées » à Commercy (Meuse), censée regrouper les mandatés des toutes les assemblées de gilets jaunes de France. Il s’agissait donc d’un embryon de structuration sur des principes d’auto-organisation d’un mouvement atypique né il y a plus de deux mois et demi sur les rond-points et qui réussit pratiquement à échapper à toute #Récupération #Politique et idéologique. Mais aucun observateur depuis une semaine ne semble surpris du virage opéré à (...)

    #Analyses

    / #Lieux_Communs, Politique, Gilets jaunes (2018-2019), #Gauchisme, #Paléo-marxismes, #Avant-gardisme, #Compte-rendu, #Assemblée, #Démocratie_directe, #Institutionnalisation, #Immigration, (...)

    #Gilets_jaunes_2018-2019_
    https://fr.scribd.com/document/398246816/Synthese-Des-Revendications-Des-Groupes-Locaux-AdA-GJ-Commercy-26-27-Janv
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/01/28/97001-20190128FILWWW00094-melenchon-l-assemblee-des-assemblees-l-initiative


  • Les gilets jaunes entre le bistrot et le parti
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Les-gilets-jaunes-entre-le-bistrot,962

    [Remarque sur l’image d’illustration : le slogan « Tout le pouvoir aux soviets ! » de Lénine en 1917 a été la première phrase de Novlang prononcée dans l’histoire, puisque dans la réalité le pouvoir bolchevique ôtait simultanément toute liberté à ces assemblées populaires...] Le mouvement des gilets jaunes est né sur les ronds-points, les péages, les parkings. Il perdure, élargissant considérablement sa palette d’actions directes, scandé par les grandes manifestations du samedi et tente de se structurer dans (...)

    #Analyses

    / Gilets jaunes (2018-2019), #Lieux_Communs, #Politique, #Gauchisme, #Organisation_politique, #Article, #Assemblée, #Récupération, #Institutionnalisation, Démocratie (...)

    #Gilets_jaunes_2018-2019_ #Démocratie_directe


  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (8 janvier 2019)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-8-janvier-2019

    Début : 8 Janvier 2019 - 15:30Fin : 8 Janvier 2019 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La huitième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 8 janvier 2019 de 15 h 30 à 17 h 00.

    Libre à vous ! était une mensuelle en 2018. Pour pouvoir traiter encore plus de sujets et être réactif par rapport à l’actualité ce rendez-vous deviendra hebdomadaire à partir du 8 janvier 2019. Pour la première émission de cette nouvelle année, notre sujet principal consistera en la présentation des actions de la Direction interministérielle des systèmes d’information et de communication de l’État (DINSIC) ainsi que celles de la mission Etalab, chargée de la politique d’ouverture et de partage (...)

    #Institutions #Administrations_et_collectivités #Libre_à_vous_ !


  • Gilets jaunes : « Les gens expérimentent et ils ont raison de le faire » (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-Les-gens-952

    Voir la première partie (.../...) Structuration du mouvement des gilets jaunes ? D : Sur la structuration du mouvement ; on a l’impression qu’elle prend vraiment des formes très différentes selon les endroits. Je sais qu’à Toulouse, ils font des assemblées générales dans une grande salle où ils essaient de rassembler le plus de personnes possible et de faire une parole tournante. Mais je crois qu’il y a une opposition très forte à élire des représentants, alors que dans d’autres villes – alors je (...)

    #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Entretien, Gilets jaunes (2018), #Gauchisme, #Démocratie_directe, #Récupération, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_ #Institutionnalisation


  • Gilets jaunes : « Les gens expérimentent et ils ont raison de le faire » (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-Les-gens

    Retranscription de l’émission « Offensive Sonore » consacrée au mouvement des « gilets jaunes », enregistrée le soir du mercredi 19 décembre 2018 et diffusée le vendredi 21 sur Radio Libertaire (89.4). Les quelques ajouts ont été mis entre crochets. Sommaire Présentation L’évolution du mouvement des gilets jaunes Le Référendum d’Initiative Citoyenne Structuration du mouvement des gilets jaunes ? Sur la #Récupération possible du mouvement Cyrille : Vous êtes sur Radio Libertaire, c’est l’émission (...)

    #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Lieux_Communs, #Politique, Gilets jaunes (2018), #Entretien, #Assemblée, #Démocratie_directe, #Institutionnalisation, #Mouvements_sociaux, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_
    https://collectiflieuxcommuns.fr/IMG/mp3/o-s_lieux_communs_gilets_jaunes_2.mp3


  • Gilets jaunes et #Démocratie_directe : convergences et obstacles (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-et-democratie-950

    Voir la première partie (.../...) 2 – Les obstacles, ou chantiers, présents et futurs Un mouvement autonome de ce type se trouve au fil de son développement face à l’épreuve de son #Institutionnalisation. Le mot est compliqué, je m’explique : la forme spontanée, largement informelle et improvisée n’est pas durable dans la durée, sinon dans les rêves absurdes des « spontanéistes » et des maniaques de l’émeute ou alors sous forme de dérèglement capillaire progressif, mais qui peut alors facilement dériver (...)

    #Comptes-rendus_d'interventions

    / Gilets jaunes (2018), #Lieux_Communs, #Politique, #Anthropologie, #Insurrectionnalisme, #Multiculturalisme, #Conférence, #Assemblée, Démocratie directe, #Égalité_des_revenus, #Énergie, #Empire, #Immigration, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_


  • Assemblées de gilets jaunes ou cours magistraux ?
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Assemblees-de-gilets-jaunes-ou

    Texte reçu ce jour d’un « gilet jaune » de Gironde. Avec son accord ont été rajoutés quelques précisons entre crochets et le titre initial est passé en sous-titre. Hier, jeudi 20 décembre, la mairie de Bordeaux a permis à des gilets jaunes venant de différentes communes de Gironde et du Lot-et-Garonne de se réunir dans le grand hangar 14, sur les quais de Garonne, vers 20 heures . Deux à trois cents personnes se sont rassemblées dans un cadre qui n’était pas réellement celui d’une #Assemblée démocratique (...)

    #Les_mouvements_sociaux_contemporains

    / #Politique, Gilets jaunes (2018), #Compte-rendu, Assemblée, #Démocratie_directe, #Éducation, #Institutionnalisation, #Organisation_politique, #Pseudo-subversion, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_ #Récupération


  • La démocratie athénienne : fausses et vraies questions
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?La-democratie-athenienne-fausses

    Intervention dans un colloque tenu à Beaubourg le 27 mars 1992, auquel participaient également Pierre Vidal-Naquet et Pierre Lévêque. Publié dans Esprit, février 1994 : 24-33, repris dans La montée de l’insignifiance, pp. 183-93. Source : https://esprit.presse.fr/article/co... Cette neuvième Lettre de la montagne, je la relisais pour la énième fois en lisant le texte de Pierre Vidal-Naquet et je regrettais que Pierre n’ait pas eu le temps de faire l’histoire, qui sans doute occuperait des volumes, du (...)

    #Autonomie_sociale_:_Démocratie_directe

    / Castoriadis C., #Politique, #Histoire, #Électoralisme, #Assemblée, #Démocratie_directe, #Type_anthropologique, #Article, #Éducation, #Institutionnalisation, #Revolution, (...)

    #Castoriadis_C. #Antiquité


  • Stepping stone or roadblock? Institutional #custody in The Era of Tokenization
    https://hackernoon.com/https-medium-com-finoa-banking-stepping-stone-or-roadblock-institutional

    Current and future dynamics in the global custody industry for financial Digital AssetsAs presented in our second publication, “Mapping business opportunities in The Era of Tokenization — a $24trn game”, institutional custody, as of today, is one of the biggest open battles for further market growth of Digital Assets (tokenized assets). Hence, it is one of the verticals with the highest potential and opportunities in the financial services landscape for tokenized assets. Custodians need to implement the necessary technology and infrastructure to secure tokenized assets which means protecting the private keys and developing secure mechanisms to support transactions in and out of custody. In addition to storage of the private keys, custodians also need to adapt their technology architecture (...)

    #institutional-custody #blockchain #digital-asset #era-of-tokenization


  • The Truth Behind the Slow Institutional Adoption of Crypto
    https://hackernoon.com/bitcoin-crypto-cfds-institutional-investors-institutions-are-coming-7c70

    Disclaimer: This article has been written for educational purposes only and does not constitute financial advice. Please do your own research and obtain independent financial advice before making any investment decisions.The Truth Behind the Slow Institutional Adoption of CryptoTrading cryptocurrencies is not easy and hedging crypto is even more difficult. In the past few months, there has been a lot of talk about institutional investors entering the crypto space but not much has been happening on the ground. Ever wondered why the adoption has been slow. Here are some reasons.Fragmented Liquidity: Liquidity is fragmented across thousands of crypto exchanges who have their own trading systems which are quite different from each other. As a professional trader, you need to open an account (...)

    #cryptocurrency #cryptocurrency-investment #institutional-investor #bitcoin #institutional-crypto


  • L’arabie saoudite à l’ONU

    En avril 2018, l’Arabie saoudite prenait position au sein de trois organismes de l’ONU qui défendent les droits et intérêts des femmes...

    Saudis Win Seat on Third UN Women’s Rights Body - UN Watch

    https://www.unwatch.org/un-sells-3-womens-rights-bodies-oil-rich-saudi-arabia

    En Novembre 2018, le conseil des droits humains des Nations unies lançait son « Examen périodique universel », processus établit en 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies :

    https://www.ohchr.org/fr/hrbodies/upr/pages/uprmain.aspx

    En gros, chaque état membre présente les mesures qu’il a prises pour les droits humains, et l’ensemble des membres examinent et commentent. Le 5 novembre, c’était le tour de l’Arabie saoudite d’être « examinée » :

    https://www.ohchr.org/FR/HRBodies/UPR/Pages/SAindex.aspx

    Voici ce qu’à dit la France :

    https://onu-geneve.delegfrance.org/Examen-periodique-universel-de-l-Arabie-Saoudite-Declaration

    La France adresse les recommandations suivantes à l’Arabie saoudite :

    1) Amender la législation applicable en matière de liberté d’expression et d’opinion, de liberté d’association et de réunion pacifique, tout particulièrement la loi sur la lutte contre la cybercriminalité et les lois sur la lutte contre le terrorisme, conformément aux normes internationales en la matière, et garantir la liberté de religion, de conscience et de conviction ;

    2) Garantir la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits et faire cesser immédiatement les emprisonnements et les arrestations arbitraires dont ils sont victimes ;

    3) Déclarer un moratoire sur la peine de mort en vue de son abolition et interdire expressément la condamnation de mineurs à la peine de mort conformément à la Convention des droits de l’Enfant que l’Arabie saoudite a ratifiée ;

    4) Poursuivre les réformes visant à réduire l’écart de droits entre les femmes et les hommes, y compris en matière de citoyenneté ; abolir notamment le système de tutelle masculine ;

    5) Ratifier le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;

    6) Assurer une prise en compte pleine et entière du droit international humanitaire.

    Mais selon UN Watch, qui asistait à la session « Arabie saoudite », il sembl que des pays comme le Venezuela, la Chine, le Pakistan, la palestine (observateur), la Jordanie aint loué les efforts, et le grand intérêt que porte l’Arabasaoudite aux droits humains.

    GENEVA, June 18, 2018 – UN Watch today expressed grave concern that Saudi Arabia, considered by many to be the most misogynistic regime in the world, has now secured key positions on the UN’s three principal women’s rights bodies:

    April 2017: Saudi Arabia elected to UN Commission on Status of Women. Belgium and at least four other EU states voted for the Saudis.

    April 2018: Saudi Arabia elected to the Executive Board of UN Women, also known as the United Nations Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women.

    Saudi Arabia elected as new member to the Executive Board of the United Nations Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women. Saudi Arabia looks forward to working alongside our fellow members starting in January 2019 pic.twitter.com/CZw8hgrxZN

    — KSA Mission UN (@ksamissionun) April 16, 2018

    June 2018: Saudi Arabia’s candidate elected UN Committee on Elimination of Discrimination Against Women, a 23-member expert body that monitors implementation of the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women, reviews country reports and adopts recommendations, receives complaints from individuals or groups concerning violations of rights protected under the Convention, initiates inquiries into situations of grave or systematic violations of women’s rights, and formulates general recommendations regarding the Convention.

    Telling: Saudi ambassador (left) wouldn’t even shake her hand—his regime’s winning candidate. Whole thing is absurd: Electing Saudi Arabia’s rep to the 23-member UN Committee on the Elimination of Discrimination against Women is like making a pyromaniac into the town fire chief. pic.twitter.com/ElsALRlWpD

    — Hillel Neuer (@HillelNeuer) June 18, 2018

    #arabie_saoudite #onu #droits_humains #institution


  • El frío corazón del G20
    https://www.cetri.be/El-frio-corazon-del-G20

    Un año atrás, al inaugurar con bombos y platillos la presidencia argentina del G20, el Presidente Macri se entusiasmó : “Queremos ser la expresión de toda una región, no sólo de nuestro país”. Esta supuesta vocación latinoamericana fue luego acompañada por una narrativa de intenciones nobles sobre la contribución argentina al G20 : “Liderar el G20 con las necesidades de la gente en primer plano”, “promover consensos para un desarrollo equitativo y sostenible”, “alcanzar un G20 que aporte al mundo y a la (...)

    #El_Sur_en_movimiento

    / #Le_Sud_en_mouvement, Amérique latine & Caraïbes, #Argentine, #Institutions_internationales, #Néolibéralisme, El cohete a la (...)

    #Amérique_latine_&_Caraïbes #El_cohete_a_la_luna


  • Gilets jaunes : Le piège des réseaux sociaux
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?Gilets-jaunes-Le-piege-des-reseaux

    Le mouvement des gilets jaunes est en train de réinventer la #Démocratie_directe. Il tire sa force de son refus de toutes les organisations existantes, de son choix de l’auto-organisation et de son intelligence collective exceptionnelle. Mais les outils qui ont permis l’insurrection en cours sont ceux qui aujourd’hui entravent toute structuration interne, dont dépend la suite du mouvement, et pourraient l’handicaper très sérieusement. La facilité d’utilisation des « réseaux sociaux » électroniques, (...)

    #Analyses

    / #Lieux_Communs, #Politique, Gilets jaunes (2018), #Progressisme, #Scientisme, #Article, #Technoscience, #Internet, #Assemblée, Démocratie directe, #Énergie, (...)

    #Gilets_jaunes_2018_ #Institutionnalisation


  • Émission « Libre à vous ! » sur radio Cause Commune (4 décembre 2018)
    https://www.april.org/emission-libre-a-vous-sur-radio-cause-commune-4-decembre-2018

    Début : 4 Décembre 2018 - 15:30Fin : 4 Décembre 2018 - 17:00

    Écouter le podcast

    >

    La septième émission Libre à vous ! de l’April sera diffusée en direct sur radio Cause Commune sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur le site web de la radio, mardi 4 décembre 2018 de 15 h 30 à 17 h 00.

    S’abonner au podcast

    Les ambitions de l’émission Libre à vous !

    La radio Cause commune a commencé à émettre fin 2017 sur la bande FM en région parisienne (93.1) et sur Internet. Sur le site de la radio on lit : « Radio associative et citoyenne, les missions de Cause Commune sont de fédérer toutes les initiatives autour du partage et de l’échange de savoirs, de cultures et de techniques ».

    Nous avons alors proposé de tenir une émission April intitulée Libre à vous ! — l’émission (...)

    #Institutions #Administrations_et_collectivités #Entreprise #Sensibilisation #Associations #Libre_à_vous_ ! #Libre_en_Fête


  • L’Education nationale confie la pédagogie à un colonel
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/11/23112018Article636785570117060534.aspx

    Le chef du service de l’action pédagogique porte à la Dgesco les réformes ministérielles. Numéro 2 de la Dgesco, il pilote les examens, dirige les écoles et établissements du socle commun et des lycées. Il dirige aussi la formation des enseignants.

    C’est donc un poste hautement stratégique pour le ministre puisque concrètement c’est lui qui fait appliquer les réformes pédagogiques sur le terrain. JM Blanquer l’avait confié à un de ses fidèles , Yves Cristofari, un IPR conseiller de G de Robien, fait inspecteur général sous Darcos.


    • Il y a 5 ans, pour accompagner mon inévitable départ en « burn-out », nous avons fait le choix rationnel de l’institutionnalisation de La Quadrature du Net, afin de la faire évoluer et survivre de façon durable et pour tenter de protéger ses participants. Je crois aujourd’hui que nul d’entre nous ne pouvait réaliser à l’époque ce que cette décision recelait de changements qui allaient radicalement altérer nos façons de nous organiser, de rêver, d’agir et de vivre ensemble.

      Après une prise de distance progressive, les processus administratifs ont fini de m’éloigner définitivement de La Quadrature. Il me semble que budgets, rapports, mais surtout recrutements (« ressources humaines » !), gestion et autres processus plus ou moins déshumanisants sont la norme de toute structure institutionnalisée, son essence. Avec eux les réunions, les groupes et sous-groupes qui se forment, l’information qui circule mal, les conflits inter-personnels, etc. Certes nombres de ces contraintes et problèmes existaient probablement déjà, et sont peut-être inhérents à tout groupe qui évolue sur la durée et en nombre de participants. Je pense qu’ils s’en seront néanmoins trouvé amplifiés au fil du temps, apparaissant de plus en plus comme inévitables.

      Bref, ce que nous avons pu constater comme paramètres caractéristiques des froides institutions politiques, administratives ou industrielles que nous combattions, ont pris une importance croissante dans notre microscopique bande, avec leur lot de ressentis et de douleurs... laquelle structure apparaissant dans le même temps de l’extérieur comme plus sage, plus prévisible, plus « présentable », plus compatible avec le fait de devenir un « bon client » des médias, un « interlocuteur » pour des pouvoirs publics avides de vernis démocratique.

      Il décrit très bien en fait l’#acculturation capitaliste ou comment le #capitalisme inféode tout à travers les #structures qu’il impose #structuralisme.
      Je pense aussi que la structure impose le #comportement et tant que nous pensons combattre le capitalisme de l’intérieur et avec ses armes, nous sommes certains de perdre !


  • Une #Suisse trop intéressée : la colère du directeur de la Chaîne du bonheur contre #Ignazio_Cassis

    Lorsque j’ai pris mon poste comme directeur de la Chaîne du bonheur, mon prédécesseur m’a prévenu : « Ici, on ne fait pas de politique. Abstiens-toi de prendre des positions qui pourraient fâcher certains de nos donateurs et donatrices. »

    Ces derniers mois, la situation a changé. La nouvelle ligne politique suivie par le Conseil fédéral avec le soutien d’une large partie du parlement force une fondation comme la nôtre à se positionner. Conséquence parmi d’autres, le gouvernement fédéral porte une atteinte grave à notre raison d’être et menace les fondements mêmes de notre travail que sont la solidarité et la tradition humanitaire suisses. La Chaîne du bonheur est obligée d’entrer dans le débat si elle veut rester crédible et sauver l’essentiel.

    Le « #Switzerland_first » de Cassis

    Le passage du témoin entre M. Burkhalter et M. Cassis a totalement changé la donne. Le nouveau chef du Département des affaires étrangères a clairement annoncé la couleur : « #Aussenpolitik_ist_Innenpolitik. » En français : la conduite de la politique étrangère est dictée par les #intérêts de politique intérieure, qui sont avant tout de nature économique. Comme on dit outre-Atlantique : « Switzerland first ».

    En à peine plus de dix mois, le nouveau ministre des Affaires étrangères a déjà fait la preuve par l’acte dans quatre dossiers majeurs.

    1. Développement : des critères internes

    Désormais, l’#aide_publique_au_développement – décriée comme inefficace par la droite du parlement – ne doit plus soulager les populations les plus pauvres et les plus vulnérables dans le monde. Elle doit viser les pays qui génèrent le plus de #réfugiés pour la Suisse ou qui sont prêts à signer des accords de réadmission des réfugiés. Le Conseil fédéral et le parlement ne bafouent ainsi pas seulement la Constitution suisse (préambule et l’article 54, alinéa 2), mais également l’Agenda 2030 de l’ONU, qui tend à éradiquer la pauvreté dans le monde. La politisation de l’aide au développement conduit à un éloignement des vrais défis de notre planète. Les offices fédéraux et les nombreuses ONG suisses qui se sont engagés jusqu’ici dans des actions ciblées sur les pays les plus pauvres (selon l’indice de la pauvreté humaine) seront forcés d’abandonner leurs projets.

    2. Exportations d’#armes : une décision critiquable

    La majorité du Conseil fédéral vient de proposer d’assouplir l’autorisation de l’exportation des armes aux pays en situation de guerre civile. Il précise qu’une telle démarche ne sera possible que dans l’hypothèse où « il n’y a aucune raison de penser que le matériel de guerre à exporter sera utilisé dans un conflit interne ». Or, depuis la guerre du Biafra jusqu’au conflit syrien de nos jours, nombreux sont les cas répertoriés dans lesquels il est tout simplement irréaliste de penser qu’un contrôle crédible puisse être effectué quant à la destination finale des armements. Le président du CICR, qui connaît mieux que quiconque les rouages de la guerre, a critiqué ouvertement cette décision. Le Conseil fédéral pourrait modifier celle-ci, mais il y a fort à parier qu’il maintienne le cap et sa volonté ferme de soutenir l’industrie de l’armement suisse, qui a besoin de nouvelles terres d’exportation.
    #commerce_d'armes

    3. Interdiction des #armes_nucléaires : l’amnésie du Conseil fédéral

    Ce même président du CICR, soutenu par la présidente de la Croix-Rouge suisse, a lancé un appel au gouvernement afin que celui-ci signe et ratifie rapidement le traité d’interdiction des armes nucléaires. Le Conseil fédéral dit « bien partager l’objectif d’un monde sans armes nucléaires mais estime que le moment n’est pas opportun de ratifier la convention avant d’avoir procédé à une évaluation approfondie de la situation ».

    Il fut un temps où la Suisse se positionnait comme précurseur, souvent en compagnie du CICR, dans l’établissement des traités à vocation humanitaire. Le traité d’Ottawa (1997) interdisant la production et l’usage des mines antipersonnel en est l’exemple le plus frappant. Que les armes nucléaires soient une arme qui frappe sans discrimination et anéantit massivement des populations civiles est une évidence. Y recourir constitue une violation grave des Conventions de Genève, dont la Suisse est l’Etat dépositaire. Frappé d’amnésie, le Conseil fédéral fait l’impasse sur ses obligations dans ce domaine.

    4. UNRWA : une décision sans alternative

    La déclaration tonitruante de notre ministre des Affaires étrangères quant à la mission et au rôle de l’#UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient, est une preuve additionnelle de la politisation de l’action l’humanitaire fédérale dont le DFAE est responsable. Sans équivoque, M. Cassis souhaite voir disparaître une organisation onusienne qui soutient des écoles et des hôpitaux pour des millions de Palestiniens. Il ne propose aucune alternative. Il porte ainsi atteinte à la neutralité et à l’indépendance de la Suisse, piliers de ses interventions antérieures dans le domaine des bons services en situations de conflit. Le gouvernement fédéral plie devant les #intérêts_économiques, qui prennent le pas sur la politique suivie jusqu’alors.

    Le vent a tourné en Suisse. La Chaîne du bonheur par contre se doit de rester fidèle à ses valeurs et principes. Nous avons également confiance en la générosité de la population suisse, qui restera solidaire envers les populations affectées par des catastrophes. Engageons-nous toutes et tous pour une Suisse humanitaire et solidaire.

    Le directeur de la Chaîne du bonheur, Tony Burgener, sort de sa réserve pour dénoncer la nouvelle ligne politique suivie par le Conseil fédéral avec le soutien d’une large partie du parlement. L’intérêt national avant la #solidarité : un coup de gueule.

    https://www.letemps.ch/opinions/une-suisse-interessee-colere-directeur-chaine-bonheur-contre-ignazio-cassis
    #aide_au_développement #développement #coopération_au_développement

    • Ignazio Cassis renvoie dans les limbes le projet d’Institution nationale pour les droits humains

      L’histoire sans fin de la création d’une #institution_indépendante_pour_les_droits_humains (#INDH) en Suisse est riche d’un nouvel épisode. L’auteur en est le Conseiller fédéral Ignazio Cassis. Grâce à son intervention pour le moins paradoxale, le processus, quasiment arrivé à bon port après quinze ans de discussion, se retrouve à nouveau dans les limbes. Reste à savoir ce que cache cet atermoiement de dernière minute.

      Coup de théâtre

      En mai dernier, l’administration fédérale annonçait que le projet de Loi fédérale sur le soutien à l’institution nationale des droits de l’homme (#LIDH) serait transmis au Parlement avec le message du Conseil fédéral avant les vacances d’été 2018, ou au plus tard, à la rentrée.

      Au lieu de cela, fuitait en août 2018 que le projet avait subi un revers préoccupant. Un article paru dans la NZZ le 14 septembre 2018 a par la suite confirmé les bruits de couloir selon lesquels le Conseiller fédéral Cassis avait stoppé le projet. Il aurait renvoyé le projet de loi terminé à l’administration avec le mandat de revérifier si l’INDH ne pouvait vraiment pas s’inscrire dans une loi existante plutôt que de créer une nouvelle loi de financement comme cela était prévu. Le Conseil fédéral est-il donc revenu sur sa décision de juin 2016 et a-t-il décidé de retirer en cachette le projet au Parlement ? Peut-être que le Conseiller fédéral Cassis refuse de voir cette question négociée sur le plan politique, sachant que sa position sur le sujet, comme celle de son parti, sera vivement combattue aux chambres fédérales. Et pour cause : le PLR est le seul parti avec l’UDC à avoir rejeté le projet d’INDH lors de la consultation, sans grands arguments par ailleurs.
      Réinventer la roue…

      Quoi qu’il en soit, que signifie l’intervention d’Ignazio Cassis ? Sa réponse à une question déposée par la conseillère nationale Ida Glanzmann le 17 septembre ajoute la confusion au doute. A la demande « Quand la loi fédérale sur le soutien à l’institution nationale des droits de l’homme sera-t-elle approuvée ? », le Conseiller fédéral répond en effet que « Nous examinons en ce moment de façon approfondie différentes variantes d’organisation pour l’institut des droits humains. Une solution compatible aux besoins suisses devrait être établie avec toute la précaution nécessaire avant la fin de l’année ».

      Or, l’on ne saurait croire le Conseiller fédéral aveugle et ignorant au point de ne pas savoir que c’est justement cela, une solution compatible aux besoins suisses, qui a été longuement discutée entre 2004 et 2008, puis à nouveau entre 2015 et 2017 pour aboutir au projet de Loi fédérale sur le soutien à l’institution nationale des droits de l’homme.
      …Ou court-circuiter le processus démocratique ?

      Mais peut-être n’est-ce pas le thème des variantes qui est au cœur du message du Conseiller fédéral. Peut-être que l’essentiel réside plutôt dans la promesse de voir cela se faire « avant la fin de l’année ». Si l’on enlève l’option qu’il s’agit d’un optimisme tout à fait démesuré de la part du politicien, on en vient à prendre cette affirmation à la lettre. À savoir que le Conseil fédéral entend user de sa compétence décisionnelle pour réaliser seul une solution qui ne comprenne ni loi ni consultation parlementaire. Cela cependant contreviendrait de façon choquante à la déclaration d’intention du gouvernement. Celui-ci a affirmé sans ambiguïté que, quel que soit le type d’institution ou d’organisation choisi pour la Suisse, il était absolument nécessaire qu’il respecte les principes de Paris. Ceux-ci définissent les conditions minimales que doivent remplir les Institutions nationales pour les droits de l’homme de par le monde et l’une d’entre elles n’est autre que la création d’une base légale.
      Société civile au créneau

      Une base légale que l’on était finalement parvenu à créer en Suisse avec le projet de Loi fédérale sur le soutien à l’institution nationale des droits de l’homme. Obtenu après 15 ans lutte acharnée, de débats et de recherches sur ce qui se fait ailleurs et comment, il s’agit bien avec ce projet mis en consultation d’un compromis. Il ne va pas aussi loin que ce qu’aurait souhaité la société civile. La somme allouée d’un million est notamment extrêmement faible par rapport aux besoins et à tout ce qui se fait ailleurs en Europe dans des pays comparables aux nôtres.

      Le projet est néanmoins soutenu par une large majorité. Plus d’une centaine d’acteurs se sont exprimés en faveur lors de la consultation, parmi eux se trouvent des ONG, tous les partis à l’exception de l’UDC et du PLR, les cantons et les associations économiques.

      Ainsi, personne n’est dupe lorsqu Ignazio Cassis affirme, toujours dans la NZZ, qu’il n’est pas question pour lui de renoncer à l’INDH et de remettre les droits humains en question. Si là était réellement sa position, il aurait participé de façon constructive à finaliser le projet de loi en cours et pratiquement à bout touchant au lieu de le saboter. Il est cependant bien clair que ni l’association humanrights.ch, ni la Plateforme des ONG suisse pour les droits humains et les quelque 80 organisations qu’elle comprend ne resteront les bras croisés pendant que le Conseiller fédéral Cassis mettra sciemment l’INDH sur une voie de garage.

      https://www.humanrights.ch/fr/droits-humains-suisse/interieure/institution-nationale/nouvelles/indh-cassis


  • #Street-art

    Pauline Guinard, Sébastien Jacquot et Clotilde Kullmann
    Les valorisations territoriales et touristiques du street art
    #tourisme #valorisation_territoriale

    Julie Vaslin
    Les espaces du #graffiti dans les capitales touristiques : l’exemple de #Paris et #Berlin

    Clotilde Kulmann
    Temporalités du street art et image des territoires en mutation
    Production et valorisation du street art dans la Zone d’Aménagement Concerté Paris Rive Gauche

    #territorialité

    Christine Salomone
    Le street art à #Naples.
    Entre pratiques informelles et instrumentalisation de l’#art_urbain : discours et stratégies d’acteurs

    Alexandre Grondeau et Florence Pondaven
    Le street art, outil de valorisation territoriale et touristique : l’exemple de la #Galeria_de_Arte_Urbana de #Lisbonne

    Aude Le Gallou
    Le street art entre valorisation informelle du territoire et logiques d’#institutionnalisation. Le cas du projet des #Oides à #Saint-Nazaire

    Sophie Blanchard et Romain Talamoni
    Street art et mise en tourisme de la métropole parisienne, des festivals aux #street-art_tours

    Léa Sallenave
    Déjouer la #Ville_Créative ? Façonnements urbains autour du #Grenoble Street art Fest’ et du graffiti grenoblois

    Constance Ananos
    Les #Magasins_généraux : de spot à vandales à spot publicitaire ?

    Damien Darcis
    Des images qui dénoncent ? [Texte intégral]
    Dans la Jungle de #Calais, #Banksy et les cœurs en carton

    #dénonciation

    https://journals.openedition.org/echogeo/15306
    #art_de_rue #graffitis #revue #géographie #géographie_culturelle #urban_matter
    cc @reka @franz42 @isskein


  • Désir de Mai

    Tomás Ibáñez

    https://lavoiedujaguar.net/Desir-de-Mai

    Quelle que soit l’intensité de notre désir de voir rejaillir Mai 68 un beau jour, rien ne sert de nourrir la nostalgie de ce qui est à jamais révolu. L’irréductible singularité de cet événement l’a solidement enraciné dans l’histoire, le transformant du coup en un événement qui ne saurait se répéter. Mais soyons prudents, dire que Mai 68 ne peut resurgir ne signifie pas du tout qu’il ait cessé de résonner fortement au sein de notre temps, ou que ses effets se soient éteints avec le passage des ans.

    Incontestablement unique, Mai 68 se réinvente néanmoins dans l’accomplissement de chaque geste de rébellion collective, depuis la jungle Lacandone, jusqu’à la place Taksim, en passant par Notre-Dame-des-Landes ou par les places surpeuplées du 15 M en Espagne, parmi bien d’autres épisodes de révoltes. Mais ne nous précipitons pas, ici non plus, parce que dire que Mai 68 se réinvente de temps en temps ne signifie pas qu’il n’y ait pas des différences notables entre ses diverses réinventions. (...)

    #Mai68 #singularité #Jacques_Baynac #22Mars #libertaires #occupations #barricades #régénérer #institutions #Podemos

    • Si le mouvement réussit à progresser jusqu’à atteindre ses limites, ce fut parce qu’il construisait son projet, sur le terrain, au fur et à mesure, un projet qui ne préexistait pas au début de la mobilisation mais qui se construisait, se corrigeait et se formait au sein même de l’activité quotidienne. Ce fut ce « faire en faisant » qui donna son énergie au mouvement et lui permit de surmonter l’un après l’autre, de façon créative, les obstacles qui surgissaient sur son chemin.

      De fait, Mai 68 mit fin à une certaine façon de comprendre la révolution et en ébaucha une autre, qui résonne dans le dernier livre du Comité invisible, et que l’on peut reformuler approximativement comme suit : le sujet révolutionnaire ne préexiste pas à la révolution, il se constitue au sein du processus révolutionnaire, il résulte de ce processus, car c’est la révolution qui le crée au cours de son propre parcours.

      En ce sens, ce furent les événements de Mai eux-mêmes, c’est-à-dire les pratiques qui s’y développèrent et les formules qui y furent inventées, qui façonnèrent le corps d’un collectif innombrable et multicolore qui n’existait nulle part avant que les événements ne le construisent et ne forgent son identité.


  • La démocratie directe et ses lieux communs (3/3)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/919-la-democratie-directe-et-ses-lieux

    Voir la partie précédente (.../...) 5 – Le consumérisme C : Alors le point suivant, c’est la question du niveau de vie. Alors effectivement, là le « bon peuple », bon, c’est pas vraiment ce que nous, écolos libertaire, lui proposons. Ça pose un vrai problème... Q : Eh oui. Pour faire le lien avec la question précédente, on pourrait dire, en étant dur, que toutes les chapelles gauchistes dont on a discuté relèvent pour beaucoup de revendications extrêmement narcissiques d’une partie du peuple qui, en (...)

    Comptes-rendus d’interventions

    / Lieux Communs , Politique , Entretien , Pseudo-subversion , Démocratie directe , Institutionnalisation , Redéfinition des besoins , Mouvement des places (Grèce, 2011) , Mouvement social 2016 & Nuit (...)

    #Comptes-rendus_d'interventions
    #Lieux_Communs
    #Politique
    #Entretien
    #Pseudo-subversion
    #Démocratie_directe
    #Institutionnalisation
    #Redéfinition_des_besoins
    #Mouvement_des_places_Grèce,2011
    #Mouvement_social_2016_&_Nuit_Debout


  • Enfermée à l’EHPAD | Creation on air
    https://www.franceculture.fr/emissions/creation-air/enfermee-a-lehpad

    Cela fait trois ans que Suzanne vit dans une unité de vie protégée d’un EHPAD. Trois ans que je lui rends visite, trois ans que j’observe cet espace clos où vivent des personnes dépendantes, placées ici, dans ce lieu qu’elles n’ont pas choisi. Suzanne c’est ma grand-mère. Elle est arrivée ici à 95 ans, deux mois après la disparition soudaine de son compagnon. Suzanne vit avec d’autres personnes dépendantes. Enfermées à l’EHPAD, elles n’ont plus le choix, plus de clés, pas le code. Le temps passe et ne s’inscrit plus. Durée : 1h. Source : France Culture

    http://rf.proxycast.org/1430184380436848640/11983-02.05.2018-ITEMA_21666202-0.mp3



  • Data : Facebook, lobbyiste très actif à Bruxelles Antoine Vergely - 11/04/2018 - Alternatives économiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/facebook-lobbyiste-tres-actif-a-bruxelles/00084150

    Facebook est régulièrement le sujet de controverses liées à l’utilisation
    des données partagées par ses utilisateurs, que ce soit en 2013 au lendemain des révélations d’Edward Snowden ou très récemment dans l’affaire Cambridge Analytica. Le réseau social s’efforce ainsi de rassurer et de redorer son image auprès du public mais aussi des institutions. C’est pourquoi il construit son #réseau et amplifie son influence aussi bien à Washington qu’à Bruxelles.

    En Europe, Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des institutions européennes
    De part et d’autre de l’Atlantique, la société de #Mark_Zuckerberg intensifie son activité de #lobbying. En Europe, #Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des #institutions_européennes, à l’instar de #Microsoft et surtout de #Google, deux autres membres des fameux #GAFAM (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft) comptant déjà parmi les dix entreprises les plus dépensières auprès des institutions européennes.
    Fort de ses 2,2 milliards d’utilisateurs actifs, Facebook déclare dans le registre de transparence de l’Union européenne, que sa « mission est de donner aux gens le pouvoir de partager et de créer un monde plus ouvert et connecté ». Un objectif réaffirmé par Mark Zuckerberg dans son manifeste de février 2017, dans lequel il affirme que « le progrès demande désormais que l’humanité se rassemble dans une communauté globale ».

    Une arrivée progressive
    À Bruxelles, des rencontres entre ses représentants et les #commissaires_européens ou leurs membres de cabinets sont régulièrement organisées. En février 2018, la Commission européenne recensait 67 rendez-vous depuis la prise de fonctions de la Commission Juncker en 2014. Les discussions s’articulent autour de thématiques liées au développement d’Internet dans l’Union européenne comme la mise en place du marché unique numérique, les mesures de protection des données ou la lutte contre les fake news.
    L’entrée de Facebook sur la scène bruxelloise s’est faite timidement. En 2012, date de son inscription sur le registre de transparence de l’Union européenne, Facebook déclarait 2 employés auprès des institutions européennes et des dépenses en matière de lobbying comprises entre 400 000 et 450 000 euros. Le réseau social s’est ensuite imposé petit à petit en augmentant ses dépenses et le nombre de ses collaborateurs.

    En 2013, au début de la révision du régime de la protection des données dans l’UE, Facebook a accru ses dépenses de lobbying et recruté six nouveaux lobbyistes. 2017, date de la dernière déclaration sur le registre de transparence, marque un nouveau record pour Facebook. Ses dépenses déclarées sont désormais comprises entre 2,25 et 2,5 millions d’euros et le nombre d’employés est passé à 15, pour 7,2 équivalents temps plein, à Bruxelles dont quatre possèdent une accréditation auprès du Parlement européen.

    Le réseau Facebook
    Afin d’améliorer l’action de ses lobbyistes maison, Facebook s’inscrit dans les mêmes réseaux que ses autres collègues des GAFAM. Comme la majorité des entreprises présentes à Bruxelles, le réseau social s’est attaché les services de cabinets de consultants spécialisés. Ces agences offrent leur expertise en matière de relations et de politiques publiques ainsi que leur connaissance des rouages des institutions européennes. Dans son guide Lobby Planet, le Corporate Europe Observatory explique que leurs prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » de leurs clients.

    Les prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » des clients
    Par ailleurs, Facebook étoffe son réseau de lobbying en intégrant des associations professionnelles, qui sont souvent les mêmes auxquelles sont affiliées les autres GAFAM. Ces alliances entre les entreprises d’un même secteur économique donnent plus de poids aux actions de lobbying menées au nom de leurs membres. Facebook coordonne ainsi ses actions auprès des institutions européennes avec les autres membres des GAFAM ainsi que d’autres géants du numérique et des télécommunications au sein de ces associations.

    Pris dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook est sommé de s’expliquer sur sa capacité à protéger la vie privée et les données de ses utilisateurs. La Commission européenne demande des comptes et Mark Zuckerberg a dû témoigner devant le Congrès américain. En attendant, Facebook a répondu en augmentant encore sa présence à Washington et en publiant plusieurs offres d’emploi de lobbyistes basés dans la capitale américaine.

    Cet article a été initialement publié sur le site VoxEurop le 10 avril 2018 en partenariat avec European data Journalism network

     #bruxelles #lobbying #lobby #europe #union_européenne #lobbies #corruption


    • Data : Facebook, lobbyiste très actif à Bruxelles Antoine Vergely - 11/04/2018 - Alternatives économiques
      https://www.alternatives-economiques.fr/facebook-lobbyiste-tres-actif-a-bruxelles/00084150

      Facebook est régulièrement le sujet de controverses liées à l’utilisation
      des données partagées par ses utilisateurs, que ce soit en 2013 au lendemain des révélations d’Edward Snowden ou très récemment dans l’affaire Cambridge Analytica. Le réseau social s’efforce ainsi de rassurer et de redorer son image auprès du public mais aussi des institutions. C’est pourquoi il construit son #réseau et amplifie son influence aussi bien à Washington qu’à Bruxelles.

      En Europe, Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des institutions européennes
      De part et d’autre de l’Atlantique, la société de #Mark_Zuckerberg intensifie son activité de #lobbying. En Europe, #Facebook tend à devenir un des groupes les plus actifs auprès des #institutions_européennes, à l’instar de #Microsoft et surtout de #Google, deux autres membres des fameux #GAFAM (Google-Amazon-Facebook-Apple-Microsoft) comptant déjà parmi les dix entreprises les plus dépensières auprès des institutions européennes.
      Fort de ses 2,2 milliards d’utilisateurs actifs, Facebook déclare dans le registre de transparence de l’Union européenne, que sa « mission est de donner aux gens le pouvoir de partager et de créer un monde plus ouvert et connecté ». Un objectif réaffirmé par Mark Zuckerberg dans son manifeste de février 2017, dans lequel il affirme que « le progrès demande désormais que l’humanité se rassemble dans une communauté globale ».

      Une arrivée progressive
      À Bruxelles, des rencontres entre ses représentants et les #commissaires_européens ou leurs membres de cabinets sont régulièrement organisées. En février 2018, la Commission européenne recensait 67 rendez-vous depuis la prise de fonctions de la Commission Juncker en 2014. Les discussions s’articulent autour de thématiques liées au développement d’Internet dans l’Union européenne comme la mise en place du marché unique numérique, les mesures de protection des données ou la lutte contre les fake news.
      L’entrée de Facebook sur la scène bruxelloise s’est faite timidement. En 2012, date de son inscription sur le registre de transparence de l’Union européenne, Facebook déclarait 2 employés auprès des institutions européennes et des dépenses en matière de lobbying comprises entre 400 000 et 450 000 euros. Le réseau social s’est ensuite imposé petit à petit en augmentant ses dépenses et le nombre de ses collaborateurs.

      En 2013, au début de la révision du régime de la protection des données dans l’UE, Facebook a accru ses dépenses de lobbying et recruté six nouveaux lobbyistes. 2017, date de la dernière déclaration sur le registre de transparence, marque un nouveau record pour Facebook. Ses dépenses déclarées sont désormais comprises entre 2,25 et 2,5 millions d’euros et le nombre d’employés est passé à 15, pour 7,2 équivalents temps plein, à Bruxelles dont quatre possèdent une accréditation auprès du Parlement européen.

      Le réseau Facebook
      Afin d’améliorer l’action de ses lobbyistes maison, Facebook s’inscrit dans les mêmes réseaux que ses autres collègues des GAFAM. Comme la majorité des entreprises présentes à Bruxelles, le réseau social s’est attaché les services de cabinets de consultants spécialisés. Ces agences offrent leur expertise en matière de relations et de politiques publiques ainsi que leur connaissance des rouages des institutions européennes. Dans son guide Lobby Planet, le Corporate Europe Observatory explique que leurs prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » de leurs clients.

      Les prestations vont du « blanchiment d’image » au « discours écologique de façade » en passant par la « création de groupes ad hoc pour porter les intérêts » des clients
      Par ailleurs, Facebook étoffe son réseau de lobbying en intégrant des associations professionnelles, qui sont souvent les mêmes auxquelles sont affiliées les autres GAFAM. Ces alliances entre les entreprises d’un même secteur économique donnent plus de poids aux actions de lobbying menées au nom de leurs membres. Facebook coordonne ainsi ses actions auprès des institutions européennes avec les autres membres des GAFAM ainsi que d’autres géants du numérique et des télécommunications au sein de ces associations.

      Pris dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook est sommé de s’expliquer sur sa capacité à protéger la vie privée et les données de ses utilisateurs. La Commission européenne demande des comptes et Mark Zuckerberg a dû témoigner devant le Congrès américain. En attendant, Facebook a répondu en augmentant encore sa présence à Washington et en publiant plusieurs offres d’emploi de lobbyistes basés dans la capitale américaine.

      Cet article a été initialement publié sur le site VoxEurop le 10 avril 2018 en partenariat avec European data Journalism network

      #bruxelles #lobbying #lobby #europe #union_européenne #lobbies #corruption