• #Développement_humain (2020)

    - L´#indice_de_développement_humain et ses composantes
    – L´évolution de l´indice de développement humain
    – L´indice de développement humain ajusté aux #inégalités
    – L´indice de développement de #genre
    – L´indice d´#inégalités_de_genre
    – Indice de #pauvreté multidimensionnelle : pays en développement
    – Tendances démographiques
    #Santé
    – Niveaux d´#instruction
    #Revenu_national et composition des ressources
    #Travail et #emploi
    #Sécurité_humaine
    #Mobilité humaine et flux de capitaux
    – Qualité du développement humain
    – Inégalités femmes-hommes sur le cycle de vie
    – Autonomisation des #femmes
    #Durabilité_environnementale
    – Viabilité socio-économique

    http://www.cartostat.eu/dr=2020_developpement_humain/F/TABLEAU.html

    #cartothèque #cartes #visualisations #développement_humain
    #ressources_pédagogiques #statistiques #chiffres #monde
    #inégalités #démographie #éducation #mobilité_humaine #dette #tourisme #migrations #téléphone #téléphone_mobile #mortalité_infantile #paludisme #tuberculeuse #VIH #HIV #scolarisation #alphabétisation #PIB #chômage #réfugiés #IDPs #déplacés_internes #suicide #suicides #violence_domestique #violence_conjugale #alimentation #déficit_alimentaire #espérance_de_vie #lits_d'hôpitaux #soins #médecin #PISA #électricité #eau_potable #assainissement #travail_domestique #accouchement #contraception #congé_maternité #combustibles_fossiles #CO2 #émissions_de_CO2 #forêt #engrais #industrie_agro-alimentaire #pollution #pollution_atmosphérique #hygiène #dépenses_militaires #armée #pauvreté

    ping @reka

  • Jean-François Bayart : « Que le terme plaise ou non, il y a bien une islamophobie d’Etat en France »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/10/31/jean-francois-bayart-que-le-terme-plaise-ou-non-il-y-a-bien-une-islamophobie

    Tribune. Au lendemain des attentats de 2015, j’avais publié un petit essai, Les Fondamentalistes de l’identité (Karthala, 2016), dans lequel j’exprimais ma crainte de voir la France prise en otage par l’inimitié complémentaire entre salafistes et laïcards. Nous y voilà. L’effroi, le dégoût et la colère qu’inspirent l’assassinat de Samuel Paty et l’attentat de Nice offrent un effet d’aubaine aux idéologues qui s’arrogent le monopole de l’indignation et de la définition de la République. La dénonciation de « l’islamo-gauchisme » trahit un manque de securitas, cette tranquillité d’esprit que les stoïciens revendiquaient face au danger, et qui est l’antipode de la panique sécuritaire.

    Que le terme plaise ou non, il y a bien une islamophobie d’Etat en France, dès lors qu’un ministre de l’intérieur déclare, à propos des « Auvergnats » bien sûr, que « quand il y en a un, ça va », et que « c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » [phrase prononcée par Brice Hortefeux en 2009], au cours d’un quinquennat qui institue un ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale.

    Il y a bien une islamophobie d’Etat lorsque sa police pratique une discrimination certes illégale, mais systémique, à l’encontre d’une partie de la jeunesse assignée à ses origines supposées musulmanes. Cet Etat n’est pas « neutre entre les religions », comme le souhaitait l’écrivain Ernest Renan [1823-1892]. Il n’a cessé, ces dernières décennies, de valoriser le christianisme et le judaïsme en développant une laïcité dite « positive » à leur égard, et de vouloir se subordonner politiquement l’islam pour le contrôler sous prétexte de l’éclairer.

    La suite de ce texte donné gratuitement au Monde est réservée à ceux qui ont payé...

    #islamophobie

    • Au lendemain des attentats de 2015, j’avais publié un petit essai, Les Fondamentalistes de l’identité (Karthala, 2016), dans lequel j’exprimais ma crainte de voir la France prise en otage par l’inimitié complémentaire entre salafistes et laïcards. Nous y voilà. L’effroi, le dégoût et la colère qu’inspirent l’assassinat de Samuel Paty et l’attentat de Nice offrent un effet d’aubaine aux idéologues qui s’arrogent le monopole de l’indignation et de la définition de la #République. La dénonciation de « l’islamo-gauchisme » trahit un manque de #securitas, cette tranquillité d’esprit que les stoïciens revendiquaient face au danger, et qui est l’antipode de la #panique_sécuritaire.

      Que le terme plaise ou non, il y a bien une #islamophobie_d’Etat en #France, dès lors qu’un ministre de l’intérieur déclare, à propos des « Auvergnats » bien sûr, que « quand il y en a un, ça va », et que « c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes » [phrase prononcée par Brice Hortefeux en 2009], au cours d’un quinquennat qui institue un ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale.

      Il y a bien une islamophobie d’Etat lorsque sa police pratique une discrimination certes illégale, mais systémique, à l’encontre d’une partie de la jeunesse assignée à ses origines supposées musulmanes. Cet Etat n’est pas « neutre entre les religions », comme le souhaitait l’écrivain Ernest Renan [1823-1892]. Il n’a cessé, ces dernières décennies, de valoriser le christianisme et le judaïsme en développant une laïcité dite « positive » à leur égard, et de vouloir se subordonner politiquement l’islam pour le contrôler sous prétexte de l’éclairer.

      Il y a aussi une islamophobie capitaliste lorsque de grandes chaînes privées font preuve de tant de complaisance à l’égard de chroniqueurs dont la haine de l’islam est le fonds de commerce.

      Méconnaissance de l’#histoire

      Il n’est pas vrai qu’expliquer est justifier. C’est se donner les moyens d’une politique. S’en tenir à l’« islam », c’est souvent oublier d’autres facteurs. Par exemple celui de la guerre : Al-Qaida est née de celles d’Afghanistan contre l’armée soviétique (1979-1992) et de la première guerre du Golfe (1990-1991) ; Daech est née de l’occupation américaine de l’Irak, en 2003. S’interdire de le savoir, c’est remonter la machine du dieu Mars en ignorant, par exemple, que le djihadisme au Sahel nous parle moins de l’islam que d’une crise agraire. Aucune opération « Barkhane » [nom de la force française antidjihadiste au Sahel] n’apportera de solution à ce problème.

      La dénonciation de « l’islamo-gauchisme » repose sur une méconnaissance confondante de l’histoire. En ce sens, ceux qui le pourfendent sont bien la symétrie idéologique des fondamentalistes musulmans. Les uns s’inventent la Médine du Prophète de leurs rêves, les autres la IIIe République de leur passion. Outre qu’il est amusant de voir invoquer, pour « protéger les femmes de l’islam », une République qui leur a refusé le droit de vote, la conception « intransigeante » de la laïcité est un contresens. Les Pères fondateurs de la IIIe République s’en faisaient une idée « transactionnelle », récusaient l’« intransigeance », voulaient le « consensus », à l’instar de Gambetta [1838-1882]. (Re)lisez vos classiques, Manuel Valls !

      Colère devant l’hypocrisie de l’élite politique

      Et notamment la Lettre aux instituteurs (1883) de #Jules_Ferry, dans le respect que nous devons à Samuel Paty et la répugnance que nous inspire son assassin. « Avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire », écrivait le fondateur de l’école publique.

      Mais écoutons aussi son contradicteur, non moins républicain, #Jules_Simon [1814-1896], qui préférait à l’#école_publique l’#instruction_publique, éventuellement confiée aux familles ou à l’Eglise : « Nous croyons qu’une école est assez neutre si elle permet à un athée qui s’y trouvera par hasard, sur cent élèves croyants, de sortir pendant qu’on explique leur croyance aux quatre-vingt-dix-neuf autres ». Les hommes politiques de la #IIIe_République avaient une pensée autrement plus subtile et profonde que celle de ces fondamentalistes contemporains. La IIIe République était la République des professeurs, et non celle des managers.

      Remise en cause de la #liberté_de_pensée

      L’affliction qu’éprouve le professeur que je suis, devant tant d’ignorance, s’accompagne d’un sentiment de colère. Colère devant l’#hypocrisie d’une élite politique qui, soudain, redécouvre l’enseignant et le met au cœur de son dispositif, comme elle l’a fait il y a six mois avec les infirmières, mais n’a cessé depuis quarante ans de malmener financièrement et idéologiquement l’hôpital et l’école. Colère devant le viol de la loi du 26 janvier 1984 – qui garantit aux enseignants et aux chercheurs, dans son article 57, « une entière #liberté_d’expression dans l’exercice de leurs fonctions » – par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, quand il s’en prend aux « ravages » de l’islamo-gauchisme « à l’université ».

      Colère encore devant le vote par le Sénat, dans la nuit du 28 octobre, d’un amendement au projet de loi de programmation de la recherche (LPR) qui conditionne l’exercice des libertés académiques au « respect des valeurs de la République ». Cette dernière notion n’a jamais fait l’objet d’une définition juridique ou réglementaire. La rendre opposable à l’exercice des libertés académiques reviendrait à subordonner celles-ci aux pressions de l’opinion ou du gouvernement. L’amendement contrevient d’ailleurs au principe d’indépendance des universitaires, intégré au bloc de constitutionnalité après la décision 93-322 DC rendue par le Conseil constitutionnel, le 28 juillet 1993.
      Article réservé à nos abonnés Lire aussi Polémique après les propos de Jean-Michel Blanquer sur « l’islamo-gauchisme » à l’université

      La dénonciation de l’#islamo-gauchisme n’est que la remise en cause de la liberté de pensée. Elle révèle la consolidation d’un républicano-maccarthysme au cœur même de l’Etat et des médias. Elle signale un mouvement de fond, une sorte d’« apéro pastis » qui, tout comme le mouvement du Tea Party aux Etats-Unis, pave la voie à un avatar hexagonal du trumpisme.

      #Jean-François_Bayart

  • Mort d’Adama Traoré : les juges veulent entendre deux témoins clés
    https://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-d-adama-traore-les-juges-veulent-entendre-deux-temoins-cles-05-06-20

    INFO LE PARISIEN. Parmi ces deux témoins figure la personne chez qui le jeune homme de 24 ans s’était réfugié et où il a été interpellé.

    Cette demande d’auditionner ces deux témoins était réclamée depuis trois ans par la partie civile et restée jusque-là lettre morte, comme celle d’une reconstitution des faits.

    C’est un coup de théâtre dans l’affaire Adama Traoré. Les juges viennent de signifier à la famille du jeune homme de 24 ans -décédé en 2016 dans la caserne de Persan (Val-d’Oise) près de deux heures après son interpellation par les gendarmes- qu’ils envisageaient d’entendre, début juillet, deux témoins du dossier. Une demande réclamée depuis trois ans par la partie civile et restée jusque-là lettre morte, comme celle d’une reconstitution des faits.

    Le premier témoin est la personne au domicile de laquelle s’était réfugié Adama Traoré et où il a été arrêté après avoir échappé à une première interpellation dans la rue. Il a été entendu une seule fois par les #gendarmes dans des conditions dénoncées par la famille de la victime. Le second est une femme qui a assisté à l’interpellation avortée du jeune homme de 24 ans à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) et qui n’a encore jamais été auditionnée. Les auditions de ces deux témoins, jugées capitales par la partie civile pour comprendre les circonstances de l’interpellation d’Adama Traoré, doivent se faire en présence de Me Yassine Bouzrou, l’avocat de la famille de la victime.

    #défense_militante #témoins #instruction #Adama_Traoré #justice #la_lutte_paie

  • « Gilets jaunes » : y a t-il des dossiers de violences policières bloqués par l’appareil judiciaire ?
    https://www.franceinter.fr/justice/gilets-jaunes-y-a-t-il-des-dossiers-de-violences-policieres-bloques-par-

    Selon Maître Alimi, « on a, à Paris, une doyenne des juges d’instruction qui depuis plusieurs mois met tout en œuvre pour éviter que des instructions criminelles ne s’ouvrent. Par exemple, en fixant des consignations. C’est la somme, élevée, qu’on doit payer pour faire ouvrir une instruction criminelle, alors que ce sont des gens qui n’ont pas beaucoup d’argent. J’ai une personne qui doit payer 300 euros et qui ne peut pas et donc son enquête ne s’ouvre pas ! »

    Et l’avocat de poursuivre ses accusations : « Quand on demande l’aide juridictionnelle, on a des décisions qui font que l’aide juridictionnelle n’est pas attribuée parce que l’instruction n’est pas ouverte. Donc c’est complètement illégal ! Quand je dis qu’on a une attitude illégale de la part de l’institution judiciaire, je pèse mes mots. C’est dans le seul but d’éviter que des enquêtes soient ouvertes et qu’il y ait des poursuites contre les fonctionnaires de police ou de gendarmerie ».

  • https://www.dalloz-actualite.fr/interview/dominique-inchauspe-parquet-va-se-sedimenter-en-juge-d-instruction-
    L’avocat Dominique Inchauspé raconte comment le juge d’instruction en France voit son pouvoir s’amoindrir par la montée en puissance de la procédure accusatoire menée par le parquet, utilisée notamment dans les pays anglo-saxons.

    « On va continuer à renforcer les pouvoirs du parquet car les pouvoirs publics considèrent, à raison, que l’instruction est un processus trop lourd. On sera aussi contraint de renforcer les droits de la défense : accès au dossier plus tôt, audition par un magistrat après celle par les policiers, droit d’appel des décisions de rejet du procureur sur les demandes d’enquête supplémentaires, etc. Comme à l’instruction : petit à petit, le parquet va se sédimenter en juge d’instruction. Il vaudrait mieux réformer l’instruction en l’allégeant. »

    #justice #instruction #parquet

  • "La justice des « gilets jaunes » en chiffres" [encore un titre délirant où on écrit "des gilets" au lieu de "contre les gilets"]
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/21/01016-20190321ARTFIG00061-la-justice-des-gilets-jaunes-en-chiffres.php

    Les mandats de dépôt représentent près d’un quart des comparutions immédiates et 5% des gardes à vue.

    Comment la justice traite-t-elle les dérives violentes de certains « #gilets_jaunes » ? Nous dévoilons les chiffres de la Chancellerie :
    Depuis le 17 novembre dernier, les autorités policières ont procédé à 8645 #gardes_à_vues. Certes, toutes ne se sont pas traduites par des #comparutions_immédiates. Ces dernières se sont élevées, sur la France entière, à 1665. Elles ont débouché sur 388 mandats de dépôt exactement, c’est-à-dire à de l’emprisonnement immédiat après l’annonce du jugement. Cela représente très exactement 23,3% des condamnations, soit près d’un quart.

    En tout, 1800 affaires sont en attente de jugement. Un chiffre en constante évolution qui grossit samedi après samedi, au fil des exactions. Au nombre de ces dernières, les convocations ultérieures devant les chambres correctionnelles, au nombre de 1655, certains auteurs présumés étant sous #contrôle_judiciaire.

    Actuellement, on compte 111 informations judiciaires - des affaires dont la complexité exige l’enquête longue de juges d’#instruction -. C’est notamment le cas pour le saccage de l’Arc de Triomphe et les destructions du week-end dernier qui ont donné lieu à plusieurs interpellations. Mais l’on ignore le nombre de #détentions_provisoires.
    Sur ces près de 9000 gardes à vues, il faut retrancher le cas particulier des mineurs : pas moins de 349 d’entre eux ont été présentés à un juge pour enfants.

    Par ailleurs, la justice a classé sans suite, souvent faute de preuves suffisantes, 1725 dossiers. Elle a déjà infligé 1796 mesures alternatives aux poursuites, soit près de 20% des gardes à vues, et a déclenché 518 comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité, qui n’ont pas vocation à déboucher sur des incarcérations.

    On notera l’us et l’abus des "mesures alternatives aux poursuites soit des #rappel_à_la_loi, une reconnaissance de culpabilité extorquée sous la menace de procès voire d’emprisonnement (élision radicale du "contradictoire", supposé régir le droit)..

    #justice #prison #répression

    • Vol au Fouquet’s : les deux Gilets Jaunes tourangeaux en comparution immédiate samedi Info Tours.fr l’actualité de Info Tours.fr
      http://www.info-tours.fr/articles/tours/2019/03/23/10738/vol-au-fouquet-s-les-deux-gilets-jaunes-tourangeaux-en-comparution-immedi

      Après leur arrestation jeudi.

      Une semaine après les dégradations du célèbre restaurant parisien le Fouquet’s sur les Champs-Elysées, deux personnes se retrouvent devant la #justice ce samedi 23 mars : un couple de Gilets Jaunes tourangeau (Ambre et Franck). Ils sont accusés d’avoir volé des éléments de l’établissement. Arrêtés jeudi matin à leur domicile, ils ont été identifiés par la gendarmerie suite à la publication de photos sur #Facebook, la jeune femme posant avec un tabouret ramené de Paris après l’Acte XVIII du mouvement. Des proches avaient pourtant conseillé de retirer rapidement les clichés.

      Prévenus par la gendarmerie, les policiers parisiens sont venus interpeller la jeune femme avec son compagnon jeudi matin dès 8h aux portes de l’agglomération tourangelle, avant de ramener les deux jeunes gens dans la capitale pour des interrogatoires dans les locaux du commissariat du Ier arrondissement.

      La garde à vue a été prolongée pour la journée de vendredi, et on apprend ce samedi que les deux militants très impliqués depuis le 17 novembre (où on les décrit comme pacifistes et modérateurs) sont convoqués devant le tribunal dès ce week-end. Ils devront s’expliquer sur la présence du tabouret mais aussi de couverts à leur domicile. Selon leurs proches, ils n’auraient pas participé aux violences et ne se seraient pas non plus rendus coupables de vol, ils pourraient même avoir reçu un accord tacite d’un membre du personnel du Fouquet’s pour emporter les objets.

      Depuis la révélation de l’arrestation, de nombreux messages de soutien ont été publiés sur les réseaux sociaux. Notons que le couple a la possibilité de demander un délai pour affiner sa défense.

      On rappellera également que la jeune femme a été placée en garde à vue 10h mercredi pour une action [tentative de blocage du centre de stockage pétrolier de La Sotrapid] à La-Ville-aux-Dames, une interpellation qui avait déjà entraîné bon nombre de commentaires hostiles aux forces de l’ordre. Néanmoins, les deux affaires n’auraient pas de lien entre elles.

      #gilets-jaunes

    • « Gilets jaunes » : près de 2 000 condamnations depuis le début des manifestations
      Environ 40 % des jugements ont abouti à une peine de prison ferme
      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2019/03/24/2-000-condamnations-en-justice-depuis-le-debut-du-mouvement-des-gilets-jaune

      (...) la garde des sceaux a précisé que « 390 mandats de dépôt [avaient été] prononcés », représentant le nombre de personnes à être effectivement allées en prison, soit dans le cadre d’une condamnation, soit dans le cadre d’une détention provisoire dans l’attente d’un procès.
      Lors d’une condamnation à de la prison ferme sans mandat de dépôt, la personne concernée est laissée libre avant d’être convoquée à une rencontre avec le juge des libertés et de la détention, qui est chargé d’examiner les modalités de la peine et de possibles aménagements (placement sous bracelet électronique par exemple).

      1 800 personnes en attente d’être jugées

      Les quantums de peine prononcés sont très variés et s’étalent entre un mois et trois ans de prison, parfois avec une partie assortie d’une mise à l’épreuve, selon les données de la chancellerie :
      « Il peut par ailleurs être observé que la peine d’#interdiction_de_séjour, notamment à Paris, est fréquemment prononcée à titre complémentaire, notamment dans le cadre des comparutions immédiates. »
      « Près de 1 800 » personnes interpellées lors des manifestations, qui se tiennent tous les samedis depuis plus de quatre mois en France, doivent encore être jugées, selon la ministre, (...)

      #incarcération #détenus #interdits_de_séjour

  • Des policiers témoignent: «On est obligé d’accepter des #instructions_illégales»

    Les officiers de police judiciaire d’un commissariat parisien dénoncent les « instructions illégales » de leur hiérarchie, en particulier lors des manifestations des « gilets jaunes ». Dans un mail que Mediapart a pu consulter, il est écrit que, sur ordre de la préfecture de police de #Paris, les personnes interpellées doivent être systématiquement placées en #garde_à_vue.


    https://www.mediapart.fr/journal/france/130319/des-policiers-temoignent-est-oblige-d-accepter-des-instructions-illegales?
    #témoignage #police #policiers #gilets_jaunes

  • #Börderless, manuel pour démanteler les frontières

    Esta es la guía del usuario que acompaña al producto BÖRDERless. Es importante conservar y consultar este manual para el correcto (des)montaje de una valla fronteriza.

    Siga cuidadosamente las instrucciones que acompañan a esta IDEA y no debería sobrarle ninguna pieza.


    https://porcausa.org/articulo/borderless-se-desmonta-una-valla
    #frontières #murs #barrières_frontalières #Ikea #manuel #instructions #migrations #asile #réfugiés
    ping @reka

  • Que serait la société sans école jadis préconisée de façon provocatrice par Ivan Illich ? L’école doit-elle détenir le monopole de l’éducation ? What would be the society without a school that Ivan Illich advocated in a provocative way? Should the school have a monopoly on education?

    https://sms.hypotheses.org/14723

    #école, #school, #Illich, #société, #society, #social, #éducation, #education, #instruction, #carrière, #career, #apprentissage, #famille, #learning

  • Journalistes assassinés en #Syrie : la justice française réunit des éléments contre le régime Assad
    https://www.mediapart.fr/journal/international/120418/journalistes-assassines-en-syrie-la-justice-francaise-reunit-des-elements-

    Un manifestant en Turquie brandit les portraits de #Rémi_Ochlik et de #Marie_Colvin en février 2012 pour dénoncer les meurtres de journalistes par le régime d’al-Assad © Reuters Mediapart révèle des éléments du dossier concernant le #bombardement du centre de presse de #Homs en 2012, où deux journalistes, Marie Colvin et Rémi Ochlik, ont été tués. Il met en évidence la volonté de tuer et la chaîne de commandement qui remonte au frère de Bachar al-Assad.

    #International #France #crime_de_guerre #edith_bouvier #instruction #Maher_El_Assad

  • BBC - Future - Inside the world of #instruction_manuals

    http://www.bbc.com/future/story/20180403-inside-the-world-of-instruction-manuals

    Maybe you diligently read an instruction manual from cover to cover before you even turn on a new product. Or perhaps you ‘file’ the information in the kitchen drawer never to be found again – preferring to rely on instinct (and perhaps a degree of stubbornness) in assembling a new piece of furniture. Either way, and even if it’s only months after your purchase, there is almost always a time and a place when instruction manuals come in handy.

    While we may think of them as the dense paper booklets that fall out in a tumble of bubblewrap and polystyrene when we are unpacking our new bedside cabinet, instruction manuals are much more. They exist for a multitude of purposes and take many different forms. What’s more, they are not an especially modern invention: they have, in fact, been around for at least two centuries.

    #manuels_d_utilisateurs #manuels_d_utilisation #do_it_youself

  • Réponse au rapport Bergé sur la déconnexion des profs sur le terrain social
    https://twitter.com/Karenine2/status/958904083729051648

    Chère Aurore Bergé et chère autre rombière inconnue, qui avez commis ce Rapport Bergé.
    Pour vous et vos amis de la France 2.0, la petite chronique d’un #professeur déconnecté des réalités sociales vécues par ses #élèves.

    Lundi, il fallait faire cours pour la dernière fois à M. (6eB) sans pour autant lui dire au revoir. Sa mère et les gendarmes viendraient le chercher à l’interclasse.

    A l’interclasse, c’était mieux, cela éviterait des heurts à la sortie du collège : son père y est presque toujours posté, titubant.

    M. ne savait pas qu’il ne reverrait sans doute plus jamais ses copains ni ses professeurs et il levait la main pour participer, souriant comme d’habitude, ses lunettes de la sécurité sociale sur le nez.

    Je lui ai prêté un livre - Tom Sawyer - dont j’avais parlé en classe et qu’il voulait lire. Il l’a mis, tout content, comme un trésor, dans son cartable. Et puis la porte s’est refermé et il est parti.

    Mardi, on a fait un petit travail d’écriture avec les 4e, à partir de scènes de repas de la littérature. Ça marche toujours bien, on bosse notamment le vocabulaire des 5 sens.

    Je n’étais pas du tout satisfait du travail de R. Quelques lignes d’une extrême platitude. Je le convoque donc à la fin de l’heure pour lui passer un savon. Oui, c’est ma bienveillance à moi quand ils ne foutent rien.

    Il est venu vers mon bureau, avec sa maladroite carcasse, je voyais bien qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. J’ai fait semblant de finir de corriger une copie avant de relever la tête et de m’intéresser à lui (un truc classique de prof un peu expérimenté).

    Le père de R. vient de perdre son boulot. Il touche le chômage mais il est terrifié. « Alors maintenant, on bouffe des pâtes. Ou du riz. »
    Ainsi, le festin de Babette ou les étals du Ventre de Paris, eh ben ça l’avait démoralisé, R.

    R. a aussi une grande soeur qui pleure pour 5 euros d’APL comme le dit votre distinguée grande gueule O’petit ; c’est pas sûr qu’elle puisse finir ses études. Pourtant, une élève très brillante.

    Bref, c’est pas la fête. Pas grand chose dans la copie mais pas grand chose dans l’assiette non plus et le moral dans les chaussettes. J’ai dit à R. que c’était très chic d’être vegan, très tendance, et ça l’a fait marrer.

    Il avait deux heures de permanence : « Je vous rapporte une bonne rédaction à 17h00, Monsieur ». A la récréation, je suis allé voir la PP de la classe. Pas de mauvaise surprise : l’assistante sociale suivait le dossier.

    J’ai lu la copie de R. à 17h10. C’était pas terrible. Je lui demanderai de refaire son travail. Mais sans l’aider plus que ça, parce que c’est un garçon qui écrit très bien.

    Mercredi (aujourd’hui), rien. Je ne travaille pas au collège. Je corrige des copies, installé dans ma véranda qui surplombe la vallée minière où s’entassent les pauvres gueux. Note : comme vous avez l’air un peu niaises, Mesdames, je précise que c’est une amère plaisanterie.

    Jeudi matin (tout à l’heure), semaine A ou B ? Je ne sais jamais, je sais juste que c’est jeudi et que c’est restitution des dictées. Et c’est, avec les 3eF, un moment que je déteste, quand je dois rendre sa copie à S.

    Pourtant, c’est très chouette les dictées. Ils aiment bien ça, je choisis de beaux textes, parfois on les prépare avant, parfois pas du tout, parfois un peu. Ils en bavent, c’est dur, mais ils progressent. Ils s’en sortent tous plus ou moins bien.

    Enfin pas tous. S. ne s’en sort pas bien du tout. Et elle me regarde un peu de travers quand je rends les résultats, un peu comme si c’était ma faute. Elle progresse aussi mais pas comme elle le voudrait. Elle est passée de 0 à 5. Moi je suis très content d’elle.

    S. est arrivée en France quand elle avait 6 ans. Dans une rédaction, l’an dernier (je l’avais aussi l’an dernier), elle avait écrit un très beau texte qui racontait sa bataille pour apprendre à lacer des chaussures. Avant son arrivée en France, elle n’en avait jamais porté.

    Je me souviens que sa rédaction se terminait par « J’aimerais tant marcher de nouveau dans mes montagnes, sur un sol qui ne me serait pas étranger. » Elle avait souligné le mot étranger (qu’elle avait aussi orthographié « étrangé »)

    Les parents de S. ne savent ni lire ni écrire. Ils parlent à grand peine quelques mots de français. Quand ils viennent en réunion parents-profs, S. assure la traduction. Je la soupçonne de ne pas toujours restituer exactement ce que je dis (elle est maline) mais passons...

    Son père parvient quand même à me dire directement des trucs quand il évoque le petit frère de S. : « Si déconne, tu tapes. » Et je vois S. qui rigole, elle a sans doute en tête une scène où j’en colle une à son frangin. Elle se dit peut-être que ça ne lui ferait pas de mal.

    Bref, S. est une des élèves les plus intelligentes et persévérantes que je connaisse. Je pense qu’elle peut mener son projet au bout, elle veut être prof (bon, là elle est un peu stupide). Mais pour ça, il ne faudra plus faire de fautes.

    Alors, elle y travaille. Elle travaille même très dur et il faut mettre les bouchées doubles car le temps ridicule consacré à l’enseignement du français ne permet plus aux enfants nés en dehors de la langue d’espérer la maîtriser un jour.

    J’espère que demain, quand je vais lui rendre son 5, je pourrai passer 20 minutes avec elle pour reprendre 2 points précis. Mais elle a 27 condisciples : ce sont les budgets que vous votez.

    J’espère surtout qu’un jour, S., M. et R. auront été suffisamment instruits par mes soins et ceux de mes collègues pour vous cracher très convenablement à la gueule que la misère sociale, c’est vous, les politiques, qui la fabriquez.

    J’espère que vous descendrez alors de vos carrosses et que vous salirez vos jolies robes.

    Dans l’immédiat, gardez vos leçons de dame patronnesse pour vous et croyez bien que les enseignants, tout comme les policiers ou le personnel hospitalier, ont une parfaite conscience des réalités sociales vécues par ceux qu’ils instruisent, protègent ou soignent.

    Au sujet du rapport Bergé http://www.lcp.fr/actualites/les-enseignants-sont-ils-deconnectes-de-la-realite

    #éducation #instruction #mépris_de_classe

  • Le #chômage des #immigrés : quelle est la part des #discriminations ? - Population et Sociétés - Ined - Institut national d’études démographiques
    https://www.ined.fr/fr/publications/population-et-societes/chomage-immigres-discriminations

    En France, les immigrés et fils et filles d’immigrés sont plus souvent au chômage que les autres personnes. Cela vient-il de discriminations à leur égard, ou d’autres facteurs comme un moindre niveau d’#instruction ? S’appuyant sur l’enquête Trajectoires et Origines, Dominique Meurs démêle l’influence des différents facteurs jouant sur le taux de chômage pour isoler celle liée aux discriminations.

    #immigration #insertion #emploi

  • Article11 - Correspondance « anarcho-autonome » – Serge Q. écrit au major Didier D.
    http://www.article11.info/?Correspondance-anarcho-autonome

    FICHE DE LECTURE À DESTINATION DU MAJOR DIDIER DUPRE, OFFICIER DE POLICE JUDICIAIRE EN RÉSIDENCE À LA SR DE LIMOGES, RÉGION DE GENDARMERIE DU LIMOUSIN, SECTION DE RECHERCHES

    #Quadruppani #Eymoutiers #cadenas #Remy_Fraisse #Plateau_de_Millevaches #gendarmes #instruction #enquête_de_flagrance

  • http://www.alkaswaba.fr/2015/07/12/un-ordinateur-pour-les-enfants

    Un ordinateur pour les enfants : PrimTux dans une boîte en bois !

    La puce commençant sa première année officielle d’ instruction en famille à la rentrée prochaine, nous avons décidé de mettre « à sa disposition » un ordinateur (pas quand elle veut non plus )
    Cette idée me trotte dans la tête depuis plus de 6 mois mais nous allons profiter de la rentrée pour préparer tout ça.
    Cet ordinateur sera également accessible à son petit frère de manière occasionnelle, avec, bien entendu, des activités adaptées à son âge.

    Ce pc a été mis en place avec des composants de récupération. Ayant peu de place et ayant comme « base » une carte mère micro ATX, j’ai cherché un peu après une « micro tour » … Sans vraiment bons résultats car soit c’était encore beaucoup trop grand, soit c’était vraiment trop onéreux (une cinquantaine d’euros sans alim, juste pour un boîtier …) Pas que je sois radine mais je préfère dépenser 50€ dans des livres ou autres supports éducatifs que là dedans …

    Donc Papa a mis la main à la pâte et nous a fabriqué une tour en bois
    Elle est tout simplement parfaite, se fond bien dans le bureau et ne prend pas de place ! Ses dimensions sont : 28cm de profondeur, 25cm de longueur, 24 cm de hauteur !

    Avec le lecteur DVD, on dirait une boîte aux lettres

    Une fois la partie matérielle en ordre, il fallait s’occuper de la partie « soft ». Là, c’est moi qui m’y colle.

    Tournant moi même sous une distribution de linux et aimant le côté Libre j’ai souhaité rester sous linux ici aussi.
    J’aurais pu installer le même os que sur mon pc et y ajouter ensuite les suites éducatives qui existent déjà ( Gcompris, le Terrier, Childsplay, TuxPaint etc …) sauf que je souhaite que ce soit quelque chose de 100% adapté aux enfants (et à leur jeune âge) , avec leur propre session sans risque de pouvoir aller chipoter à quoi que ce soit. Et en plus, ce pc n’étant pas « tout jeune » (bah oui, pièces de récup’) je voulais quelque chose de léger.

    J’ai donc fait quelques recherches car il existe plusieurs distributions pour enfants. Mon choix s’est donc porté vers PrimTux

    #recycler-vieux-pc
    #Linux
    #logiciels-éducatifs
    #PrimTux
    #instruction-en-famille

    • Sinon, actuellement, pour recycler tout ce qui date d’avant les Pentium 3, faut se lever tôt.
      J’ai un Pentium 2, debian 6, ça allait, mais debian 7 et supérieur, c’est devenu trop gourmand. Or debian 6 n’est plus supporté, la couche SSL est HS, donc PC inutilisable.

      A quand un Linux très compatible, facile à installer, qui tournerait sous kernel 2.6 et qui accepterait les installations par CD / DVD / Clé / Disquette sans brocher sur le matériel.
      Je dis ça parce que ça n’existe pas !!! Tentez votre chance, dites m’en un, je l’ai sûrement testé => échec.
      Seul Debian tient la route de la compatibilité. Mais perd sur l’aspect gourmandise.

  • Reconnaître l’élève comme individu ? (Éduveille)
    http://eduveille.hypotheses.org/6549

    L’un de ces nœuds implicites et pourtant omniprésents s’inscrit, à notre sens, dans les débats contemporains engendrés par la reconnaissance, à l’#école, de l’#enfant comme #individu.

    Loin d’être uniquement une question philosophique, s’interroger sur le sens que l’on donne à l’expression « enfant-individu » emporte en réalité des conséquences directes et pratiques lorsque l’on délibère aujourd’hui sur les thèmes de l’évaluation scolaire, du redoublement ou des rythmes de l’enfant.

    […]

    Ainsi, Marcel Gauchet regrette-t-il « l’harmonie » désormais « rompue » par laquelle « il était entendu qu’on devenait individu par l’éducation ». Partant de là, il considère que si l’enfant-individu « se pose comme toujours déjà là, préalablement à toute acquisition », cela interdit l’essence même de l’éducation consistant en la #médiation de savoirs […].

    Une autre focale peut toutefois être envisagée. En effet, reconnaître l’enfant comme un individu détenteur de #droits ne suppose pas, à notre sens, que celui-ci est complétement indépendant et autonome dans l’#apprentissage, ni même qu’il le désire. Cette reconnaissance vise plutôt à remettre en question une hiérarchie frontale reposant, dans l’éducation traditionnelle, sur un modèle d’#autorité qui nie toute l’individualité de l’enfant face à la seule existence de l’individualité de l’enseignant. Reconnaître l’enfant comme individu, si l’on s’accorde sur le sens d’une #éducation qui élève et développe les facultés intellectuelles et morales, suppose en réalité un difficile équilibre entre la prise en compte de l’intérêt et de l’intégrité de l’enfant, d’une part, et l’accès aux #savoirs et #compétences à atteindre, d’autre part.

    En outre, reconnaître l’individualité de l’enfant ne va pas à l’encontre de du très juste constat selon lequel : « On n’apprend pas tout seul à apprendre. (…) Il est besoin de passer par autrui pour accéder à soi-même » (Ibid., p.27). Prendre en compte cette réalité n’empêche pas de reconsidérer les pratiques d’enseignement et ce dans la finalité de travailler avec l’élève et d’assouplir le lien qui dans l’éducation traditionnelle est essentiellement vertical, unidirectionnel et autoritaire. […]

    La question de la reconnaissance de l’enfant comme individu, renvoie en réalité à une problématique plus profonde qui est celle de la nature que l’on concède à l’enfant lui-même, tantôt considéré comme contenant qu’il s’agit de remplir pour qu’il devienne individu, tantôt considéré comme individu détenteurs de savoirs qu’il s’agit d’élargir et d’élever.

    […]

    Pour rappel, l’un des principes promus par les #pédagogies nouvelles est celui de l’#interactivité entre deux individualités : celle de l’enseignant et celle de l’élève.

    L’intérêt de l’enfant est alors davantage pris en considération et les finalités des enseignements sont idéalement rendues plus explicites. Dans cette perspective apprendre suppose préalablement d’aimer l’acte d’apprentissage en en comprenant la finalité, tout l’inverse d’une démarche autoritaire. Or nous considérons que ces deux points – la prise en compte de l’intérêt de l’enfant et l’explicitation des finalités des enseignements – sont peu intégrés aux pratiques enseignantes, qui restent pour l’essentiel dans une pédagogie frontale basée sur le modèle de l’#instruction. […].

    Pour conclure…

    …et en suivant les pas de Marcel Gauchet, nous souhaiterions insister sur l’exigence que doit avoir l’école à former les élèves à penser et à apprendre. Et ici encore la reconnaissance de la qualité d’individu à l’enfant nous semble essentielle. Apprendre à penser et à apprendre suppose une prise de risque et l’acceptation de l’#erreur potentielle et probable qui balise le chemin de l’apprentissage. Or cette prise de risque est favorisée lorsque les pratiques d’enseignement mettent en #confiance l’élève et respectent ses #rythmes biologiques, deux éléments qui découlent de la reconnaissance et du #respect de l’individualité de l’enfant.

    #élèves

  • Scoop du New York Post : les chiffres du chômage américain sont truqués depuis 2012 | Olivier Demeulenaere – Regards sur l’économie
    http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/11/20/scoop-du-new-york-post-les-chiffres-du-chomage-americ

    Olivier Delamarche dirait que la manipulation dure depuis bien plus longtemps. Mais l’article du Yéti est croustillant…

    "Une question : savez-vous comment sont recensés les chômeurs américains ? Parce que là-bas, pas de Pôle emploi, pas d’inscriptions sur des listes, pas de pointages. Non, aux Etats-Unis, les chômeurs (et ce qui reste de salariés) sont recensés par sondage.

    Chaque mois, le très officiel Census Bureau procède à 60 000 appels téléphoniques. Pour être pris en compte, le nombre de réponses crédibles doit être au moins égal à 90 % du total. Exit les zigotos qui raccrochent précipitamment en disant qu’ils sont aux toilettes ou que leur cuisine est déjà suffisamment équipée.

    Eh oui, une simple enquête par téléphone ! Mais attention, vu l’importance de l’échantillon retenu, un sondage considéré comme « scientifique ».

    Et alors, direz-vous, quid si par accident le Census Bureau recense moins de 90 % de réponses acceptables ? Il ne publie pas de stats ? Si, si, vient de révéler l’honorable New York Post, il bricole. Laisse les agents compléter eux-mêmes des fiches d’entretiens inaboutis.

    #chômage
    #Etats-Unis
    #chiffres
    #instruction
    #bidouille

  • L’école hors circuit (LeMonde.fr)
    http://www.lemonde.fr/le-magazine/article/2013/08/30/l-ecole-hors-circuit_3468203_1616923.html

    Mais, pour la plupart des autres familles, de plus en plus nombreuses, le cheminement se fait doucement, commençant avec le maternage, ce choix éducatif comportant diverses pratiques comme l’allaitement long, le « cododo », ou encore le portage. L’enfant grandissant, elles cherchent une alternative à un système scolaire qu’elles jugent trop standardisé et trop stressant. Entre la montée en puissance d’Internet et la dégradation de l’image de l’école, le nombre de ces familles a bondi en dix ans. Selon le ministère de l’éducation nationale, 978 enfants étaient instruits en famille (sans cours à distance) en 1999, un chiffre qui grimpe à 1 883 en 2008, puis à 3 297 en 2011. Et il est vraisemblablement sous-estimé.

    #éducation #déscolarisation #instruction_en_famille

    • Dans ces articles, on a toujours le point de vue des parents, de l’administration mais jamais des enfants. Les livres sont ceux des parents, qui expliquent et justifient leur démarche. Mais où sont les enfants ?
      Je n’arrive pas à trouver de témoignages d’enfants ayant été éduqués/instruits ainsi, pourtant, depuis le temps, il doit y en avoir des grands, maintenant…
      Donc si quelqu’un a des liens à me conseiller… (@julien peut-être ?)

    • Hmm, c’est une vraie bonne question, ça. Pas de référence bien précise malheureusement, tu peux avoir quelques bricoles dans la rubrique « Témoignages » du Kiosque d’enfance buissonière :

      https://enfance-buissonniere.poivron.org/KiOsk#T.2BAOk-moignages

      Sinon, je sais que l’association Leda a fait une étude en 2000-2002 un peu quantitative (mais pas représentative) auprès d’adultes étant passés par l’IEF. Elle n’est pas accessible publiquement, mais on doit pouvoir en récupérer un exemplaire en demandant à l’association :

      http://www.lesenfantsdabord.org

      Plus généralement, l’instruction en famille réunit des familles très différentes, avec des conceptions et des pratiques également très différentes, et donc le vécu des enfants le sera très certainement également. Celles qui sont le plus médiatisées ne sont pas forcément représentatives. Beaucoup d’enfants, par exemple, ne passent que quelques années en IEF avant de réintégrer le système scolaire.

    • Je ressens aussi de plus en plus le malaise par rapport à une institution qui est de plus en plus ouvertement sélective et orientée dans la reproduction de classe. Je pense qu’en fait, elle l’a toujours été, c’est juste qu’à moment donné, il y a eu des passerelles pour les très bons éléments qui auraient dus être écrémés plus rapidement, disons que ça ne fait plus du tout illusion.

    • Merci pour ta réponse @julien. La rubrique "Témoignages" ne contient qu’un seul témoignage d’enfant. (Je note au passage qu’il semble y avoir une sur-représentation d’enseignants en rupture institutionnelle parmi ces parents). Je vais essayer de contacter LEDA.
      C’est quand même étonnant qu’il y ait si peu de "paroles d’enfants" dans des structures qui semblent centrées sur eux (cf. "les enfants d’abord").
      Moi ce qui me pose question, au-delà de la diversité des profils IEF, c’est que si l’École est sans conteste une institution oppressive pour l’enfant, je crois que la Famille aussi, et qu’il est peut-être même plus difficile de se rebeller contre sa famille que contre l’institution scolaire. Comme il est dit dans un des "témoignages" consultés : « je ne défendrai pas l’idée de l’instruction à la maison car à mon sens, elle place la famille au centre de la vie, ce qui pour moi, revient à remplacer une institution par une autre ».

    • Autant pour moi, il y a deux témoignages, très intéressants et assez nuancés d’ailleurs, ce qui est tout à l’honneur de celles/ceux qui les ont publié sur un site pro-#IEF.

      Retour d’enfance de Ad.
      http://enfance-buissonniere.poivron.org/Retour_d%27enfance...

      Ne perdons pas non plus de vue qu’un enfant essaie avant tout de satisfaire les exigences de ceux qui l’élèvent et sont censés le protéger et que son apparente adhésion peut dissimuler un profond mal-être.
      […]
      Je crois que ce qui m’a sauvée, c’est cette liberté presque sauvage contre laquelle ma solitude m’a projetée et aussi, paradoxalement, la certitude de l’amour et de la bienveillance de ceux qui m’entouraient malgré toutes leurs contradictions et approximations.
      Que les adultes aient l’humilité de considérer que la meilleure chose qu’ils puissent faire pour leurs enfants est de les mettre au contact du monde et d’avoir la force et l’honnêteté de ne pas faire peser sur eux le poids de leurs volontés tâtonnantes pour que le jour venu, ils puissent à leur tour tenter de penser ce monde comme bon leur semble.

      D’une expérience d’apprentissage libre...
      http://enfance-buissonniere.poivron.org/KiOsk?action=AttachFile&do=view&target=descolarisant.p

      Si le système scolaire me semble très imparfait, il me semble qu’à partir d’un certain âge, il est enrichissant de sortir du contexte familial qui devient pesant à la longue pour vivre pleinement avec d’autres jeunes.

    • En ce qui concerne la parole des enfants, elle est présente autant que possible dans les associations, en tous cas à leda. Elle s’exprime par des rubriques dans le bulletin de l’asso, dans les rencontres entre familles, où les enfants (ou au moins les ados) participent aux réunions et discussions si ils le souhaitent, ou par le fait qu’ils ont le droit de vote à l’AG (à partir de 10 ans il me semble) - même si en pratique ce droit est assez peu utilisé.

      Pour la question de l’institution École contre l’institution famille, je ne crois pas que la question se pose en ces termes. La plupart des familles optent pour l’IEF car à un moment donné, la famille leur semble moins nuisible que la violence vécue à l’école. Et bien souvent ils retournent à l’école au bout d’un moment car l’école est alors perçue comme un mieux par rapport à ce qu’ils vivent en famille (parce que l’enfant a grandi, parce que l’IEF génère des tensions dans la famille, parce que ça devient un poids, parce qu’on a trouvé une école « alternative » ou qui convient, etc.).

      D’un point de vue personnel, je n’ai jamais vu l’instruction en famille comme une panacée. Pour le dire vite, je pense que des formes collectives d’éducation, mais qui seraient beaucoup plus basées sur l’accompagnement, la coopération, l’échange et la vraie découverte et reconnaissance des compétences et intérêts de tous sont très certainement préférables (je n’ai pas une grande connaissance de ces questions, mais je pense notamment à l’école du troisième type décrite par Bernard Collot par exemple). Par contre avoir le droit de sortir ses enfants de l’école à un moment donné (ou de ne pas les y mettre) me semble une liberté fondamentale et à défendre.

      Et enfin oui, effectivement, il y a pas mal de parents enseignants parmi ceux qui déscolarisent leurs enfants. Et de manière générale, ce sont quasi exclusivement, pour ce que j’en ai vu, des familles avec un fort capital culturel et/ou scolaire, ce qui est somme toute plus que logique (par contre du côté du capital économique c’est très variable).

    • Il me semble que l’éducation (scolaire ou non) devrait être collective autant que possible. Les dérives (toute puissance de l’adulte qu’il soit enseignant ou parent, enfermement réel ou symbolique, etc.) sont amplifiées par le fait que l’éducation scolaire ou familiale repose sur un (ou deux) adulte, à l’exclusion du reste du monde.
      En tant qu’enseignant mais aussi que parent, il y a de nombreux moment où je n’y arrive pas/plus avec tel ou tel enfant/élève, où je ne trouve pas/plus de réponse positive, bienveillante. Dans ces moments, notre société n’offre pas de solution externe, la souffrance ressenti et le sentiment d’échec se nourrissent alors l’un l’autre. Il devrait être possible de briser ce cercle vicieux des dysfonctionnements en miroir en s’appuyant sur un collectif (équipe enseignante/éducative, ou de parents/voisins/etc.). Mais ça ne se conçoit pas vraiment, on dirait…
      De la même manière, je suis bien content de ne pas être en classe unique, qui est tant louée par l’« éducation nouvelle », parce qu’il y a plein de choses que je ne sais pas faire ou que je fais mal, et qu’il est rassurant de se dire que mes élèves seront confrontés à d’autres adultes les années suivantes.

    • Merci, discussion intéressante, qui vient nourrir ma propre réflexion sur le sujet (ceci dit, je ne peux accéder à la totalité de l’article du Monde), puisque nous sommes nous-mêmes en pleine réflexion pour savoir si nous déscolariserons ou pas notre aîné pour un an en CE2 (il est en CP) - son papa y pense sérieusement, je suis plus dans le doute.

      En ce qui me concerne, je suis plutôt une convaincue de l’utilité de l’école républicaine, dans laquelle je me suis sentie bien en tant qu’élève et aussi en tant qu’individu (au point de devenir prof... ), parce que c’était aussi un refuge par rapport à ce qui pouvait se passer à la maison. Mon compagnon a un vécu complètement différent (il a été à la limite de l’autisme par moment, et le collège a été ultra rude). Je crois que dans tous les cas, il ne sera jamais question pour nous de déscolariser complètement nos enfants (si nous le faisions ce serait dans des conditions bien précises- maintien d’activités périscolaires, centre aéré... et pour un an maximum).
      Et effectivement, cela pose plusieurs questions, et notamment celles autour de la tout puissance de l’adulte (qu’il soit enseignant ou parent).
      Ceci dit, plus ça va et plus je me dis que la "violence scolaire"qu’on dénonce souvent est aussi liée au fait que les parents sont de plus en plus dans l’incursion parce qu’aussi dans la défiance vis-à-vis de l’institution, de façon plus ou moins consciente. Je ne dis pas qu’il ne faut pas associer les parents à la vie de l’école, au contraire ! Je dis juste que le rapport me semble souvent malsain (on se regarde en chien de faïence, on se renvoie la responsabilité, etc...). Les nouveaux outils informatiques (ENT, etc...) peuvent favoriser d’ailleurs ce sentiment d’espionnage (de la famille par l’institution, et inversement). En cela, il me semble révélateur que beaucoup de familles qui optent pour l’IEF soient des familles d’enseignants ! D’un autre côté, il est vrai aussi que la « classe unique » décrite plus haut est une partie du problème : combien de collègues refusent toute incursion dans leur classe ? (y compris, et sans doute surtout dans le secondaire, où le problème peut sembler moindre, mais où il devient crucial si les différents adultes qui interviennent dans une classe ne sont pas cohérents).