• La virologie est un sport de combat

    Je suis #Bruno_Canard, directeur de recherche CNRS à l’université d’Aix-Marseille. Mon équipe travaille sur les #virus_à_ARN (#acide_ribonucléique), dont font partie les #coronavirus.

    Mme la Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation m’ayant cité, et mentionné mes travaux dans son intervention sur les Matins de France Culture le 22 juin 2020 (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020

    ), il m’a semblé important de préciser les #conditions_de_travail de mon équipe de #recherche sur le #SARS-CoV-2 et sa projection dans la future #Loi_de_Programmation_de_la_Recherche (dite #LPPR), qui est en cours d’examen à l’Assemblée Nationale.
    Cela permet d’illustrer, à partir d’un cas concret, et peut-être de faire comprendre au grand public le #sous-financement récurrent de la #recherche_publique en #France en général dans les 20 dernières années ; la #précarité grandissante des #personnels de ces laboratoires ; le #sous-équipement dramatique en grands #instruments_scientifiques essentiels aux développements de thérapies antivirales ; le faible niveau des #salaires des chercheur·ses, très éloignés de ceux des haut·es fonctionnaires ; et finalement, le peu de #considération dont ils font l’objet par les femmes et les hommes politiques français. Elles et ils prétendent parler au nom de la #science, souvent confondue avec la #technologie, mais sans écouter les scientifiques.

    Chère Mme la Ministre, chère Frédérique, je me permets de vous appeler par votre prénom en souvenir des cafés et bavardages créatifs que nous avons partagés lorsque, en 1992, j’étais fraîchement recruté comme chercheur au #CNRS à Nice dans le laboratoire dirigé par Patrick Gaudray, et vous, doctorante dans le laboratoire de François Cuzin à l’Université de Nice. C’était une époque formidable, j’y ai fait mes plus belles ascensions dans ces extraordinaires Alpes-Maritimes, pendant que la France commençait sa dégringolade dans le classement scientifique, dans une remarquable trajectoire parallèle au nombre de postes statutaires de chercheur·ses et de manière plus générale, à la performance de la recherche française.

    Nous nous retrouvons donc environ 25 ans plus tard.

    Chère Frédérique, vous êtes désormais Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et soutenez que cette loi permettra un réarmement de la #recherche_française inégalé depuis 1945. Je suis un chercheur « de base » et je me suis exprimé à titre personnel, comme la majorité de mes collègues, pour formuler mes craintes d’un #budget concentré sur des projets à court terme, synthétisées dans la tribune « La science ne marche pas dans l’urgence » (https://universiteouverte.org/2020/03/04/coronavirus-la-science-ne-marche-pas-dans-lurgence/;%20Le%20Monde,%2029%20f%C3%A9vrier%202020;%20https:/lejournal.cnrs.fr/articles/la-science-fondamentale-est-notre-meilleure-assurance-contre-les-). Dans un entretien à France Culture en juillet (https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/les-matins-de-france-culture-emission-du-lundi-22-juin-2020

    ), vous avez déclaré à mon sujet : « Mr Canard a obtenu plusieurs financements sur projets… Je connais par cœur les financements qu’a eu ce laboratoire ».

    Justifier les « plusieurs financements sur projets » pour mon laboratoire sous-doté

    Je m’étais étonné de recevoir en juin la demande urgente de la part mon employeur (le CNRS), de fournir le montant de tous les contrats dont mon équipe a bénéficié, de l’#Agence_National_de_Recherche (#ANR) en particulier. Malheureusement, force a été de constater que le ministère et ses contrats ANR n’y a pas occupé une place proéminente. Encore moins sur les coronavirus (2 projets ANR coordonnés en 18 ans), sur lesquels aucun soutien financier spécifique n’a été accordé depuis plusieurs années, sauf en 2019 par la #Fondation_de_la_Recherche_Médicale, dont la vision scientifique tient heureusement peu cas des modes. Nous nous échinions, en effet depuis 2003, mes collègues d’équipe et moi, à étudier la réplication des coronavirus et comment ces derniers mutent, ce qui est d’une importance capitale pour la conception de #vaccins ou de #médicaments. Tous les dossiers de projet ANR inlassablement déposés depuis 2015 ont été jugés indignes d’être financés et/ou inintéressants. Cinq fois, pour être précis. Dans la dernière édition (dépôt du projet en octobre 2019 – réponse pas encore arrivée à ce jour, 19 septembre 2020), j’ai failli renoncer à apporter encore des résultats expérimentaux préliminaires, pour ne pas les divulguer gratuitement à mes concurrent·es : l’évaluation des projets ANR se faisant par des expert·es internationaux forcément pris parmi les spécialistes qui connaissent le sujet, donc presque tout le temps, des concurrent·es… J’ai fourni le même dossier, mais amputé de la recherche sur le virus #Ebola. Oui, Ebola produit actuellement une épidémie en République Démocratique du Congo, mais la loi mort-kilomètre nous dit que le sujet est défavorable pour éveiller un quelconque intérêt en ce moment. La recherche sur Ebola n’intéresse que quand le virus sonne à notre porte, comme en 2014.

    Le SARS-CoV-2 aura donc eu un effet magique : ma recherche inintéressante sur la #variabilité_génétique de ce virus a subitement reçu, en juin 2020, les commentaires les plus positifs, dithyrambiques, qu’il m’a été possible de recevoir en 30 ans de carrière1. Ni mon projet ni ma recherche n’ont pourtant changé : seule leur perception a changé dans le contexte COVID19, renforçant cette constatation que j’ai maintes fois faite : la science ne marche pas dans l’#urgence 2 et la virologie, ce n’est pas que les coronavirus.

    Pour les « plusieurs financements sur projets », vous voulez donc probablement parler des deux projets européens dont mon équipe a récemment bénéficié. La France étant une grosse contributrice financière à l’espace européen de la recherche, il me semblait donc presque « patriotique », en quelque sorte, de me lancer corps-et-âme dans la lutte anti-COVID19 en rapatriant des fonds européens pour pouvoir employer des personnes motivées, et continuer à décrypter comment ces fichues bestioles virales arrivent à se reproduire au prix d’un tel bazar dans une cellule, un organisme, une société. Le premier projet européen appelé #SCORE, a été écrit en 10 jours (et nuits) en février 2020 grâce au réseau de collaborateur·trices corona-virologistes que la disette financière des années précédentes n’a pas réussi à effilocher. L’autre appelé #IMI-CARE a été écrit immédiatement après en mars 2020, en 3 semaines au lieu des plutôt 6 mois habituels, avec un consortium international de 36 laboratoires, dont 12 industriels majeurs. Peut-être auriez-vous préféré que je m’abstienne dans cette quête inlassable de financements ? Impossible, car c’est la condition sine qua non pour pouvoir avancer dans nos recherches, répondre à l’urgence de la situation et recruter immédiatement quelques personnes en CDD.

    S’appuyer sur des contractuel·les pour assurer la survie de notre laboratoire

    Je me suis posé la question lorsque j’ai embauché Camille, Adrien, et Pierre : trois jeunes diplômés d’un Master en quête de leur première expérience professionnelle, qui n’ont pas hésité en plein confinement à s’entasser dans une voiture depuis Toulouse pour venir s’installer à Marseille, avec comme horizon un #CDD de 15 mois, un statut inexistant et une paie royale de 1600 euros mensuels. Je ne pense pas qu’elle et ils espèrent quoi que ce soit de la LPPR, qui ne propose aucune amélioration pour les contractuel·les de la recherche. On leur a trouvé un appartement, sinon, iels seraient encore peut être à la rue : avec un CDD, il n’est pas facile de convaincre un·e bailleur·se.

    Je me suis également posé la question quand il a fallu que j’embauche un #lab_manager (en CDD, évidemment) pour que Véronique, Barbara et Cécilia, trois ingénieures de recherche totalement saturées de travail dans l’équipe #COVIDemment désorganisée, soient déchargées des corvées administratives routinières qui les empêchent de faire leur métier, c’est-à-dire de la recherche. La fonction principale de ce lab manager ? Nous aider à gérer les stupides « #feuilles_de_temps-projet » qui compartimentent notre cerveau pour les bureaucrates européens. Car dans un projet européen, le CNRS « loue » contre facture le temps de cerveau disponible de ses chercheur·ses (9h-18h, nous ne réfléchissons que les jours ouvrables) et il nous faut donc déclarer, heure par heure, comment nous nous occupons.

    Je me suis encore posé la question quand les équipes de notre laboratoire, entité conjointe entre le CNRS et l’Université Aix Marseille, ont dû mutualiser leurs ressources pour pouvoir embaucher un autre CDD, technicien·ne qui prépare les réactifs dont nous avons besoin, lance la vaisselle et les autoclaves, et tout cela pour environ 1200 nets par mois. C’est un poste nécessaire au laboratoire, mais que nous devons auto-financer, malgré les 26 % du montant de nos contrats qui partent en frais de gestion et provision pour la maintenance des appareillages du laboratoire.

    Je me suis posé ces questions car ces efforts financiers et ces CDD étaient, il n’y a pas si longtemps, assurés par un soutien de base au laboratoire de la part de nos deux tutelles, le CNRS et l’#université. Et surtout par des postes statutaires, essentiels pour la survie de nos laboratoires, qui ne sont mentionnés dans aucun article de la LPPR et dont le nombre s’est effondré depuis 2008. Vous dites donc sur France Culture que mon « laboratoire (est) financé tous les ans de manière récurrente ». Quel humour par omission ! Vous savez très bien que le #financement_récurrent ne permet pas de financer nos programmes de recherche. Dans tous les laboratoires de sciences expérimentales, les chercheur·ses ponctionnent elleux-mêmes leur projet d’une contribution « volontaire » qu’iels mutualisent pour assurer les carences des employeur·ses publics. Chez nous, on fait la plonge du labo à tour de rôle pour laver nos éprouvettes, et le soutien récurrent constitue moins de 5% du budget de fonctionnement : pas assez pour acheter suffisamment de mouchoirs pour pleurer.

    Votre petite phrase prononcée sur le ton « je dis ça, je dis rien » n’avait donc certainement aucunement l’intention de décrédibiliser votre administré que je suis. La grande majorité de la communauté scientifique vous a exprimé depuis des mois ses craintes envers la LPPR : entre autres, le ras-le-bol des titulaires d’être transformé·es en bureaucrates expert·es dans la gestion du personnel précaire, et la crainte des contractuel·les de le rester « à vie », ou après avoir fait leurs preuves pendant des années d’être considéré·es comme dignes d’être titularisé·es (pour les « professeur·es junior »). Pour mémoire, les quelques 200 premièr·es signataires de la pétition (qui a fait pschitt) de soutien à la LPPR, sont à la retraite et ont bénéficié de ce statut de fonctionnaire pendant toute leur carrière. Il est vrai que la connivence augmentée que vous préconisez dans la LPPR avec le secteur privé n’a pas besoin de s’encombrer de chercheur·ses indépendant·es et libres de penser. Ainsi, il n’y aura plus de scandale type Mediator, SDHI, glyphosate, perturbateurs endocriniens, … puisque personne ne mord la main qui nourrit.

    Espérer arriver au niveau de 2ème division en biologie structurale

    Pourtant, cette « abondance » que la LPPR nous promet pourrait trouver une meilleure destination. Je me suis alors rappelé le plan « #France_Cryo-EM », un #Equipex (Equipement d’excellence), qui nécessite 36 millions d’euros pour pouvoir observer le SARS-CoV-2 et ses protéines avec des #cryo-microscopes_électroniques (#Cryo-EM) à haute résolution et concevoir intelligemment les vaccins et #traitements requis. Créé officiellement en 2016, il reste pourtant aux biologistes structuraux Français 16 millions d’euros à trouver pour pouvoir pour amener la France au niveau de 2ème division en #biologie_structurale 3. Ayant déploré l’absence de ce grand équipement, vous m’avez proposé de venir collecter des données sur le microscope de Nice, je ne reviendrai pas sur cette confusion microscopique. Au 23 juillet 2020, des laboratoires Chinois et Allemands ont publié dans les journaux internationaux les plus réputés, Nature, Science, Cell, pas moins de 9 structures de l’ARN polymerase de ce virus, en utilisant une information clé de nos travaux réalisés en 2014. En l’absence de Cryo-EM haute résolution, nous avons regardé passer les balles au-dessus de nos têtes… Ironie du sort et humiliation supplémentaire, ces #revues_scientifiques m’ont souvent sollicité pour évaluer ces publications que j’aurais dû faire. A titre de comparaison, l’Allemagne, notre voisin européen que l’on peut considérer être en première division, avait 25 Cryo-EM en 2018.

    Ces 16 millions manquants pour que les chercheur·ses puissent exercer leur métier dans des conditions décentes sont à mettre en perspective avec le milliard d’euros accordé en moins d’un an au groupe français #Sanofi sur un pari vaccinal, certes en majorité via leurs ami·es du #BARDA américain, qui seront les premièr·es servi·es. Enfin, qui devraient : ce sont les mêmes qui ont donné 43 millions à Sanofi en août 2016 pour un vaccin contre le virus #Zika, mais tous deux ont jeté l’éponge en septembre 2017. Cela ressemble beaucoup à 2003 et l’émergence du SARS pour laquelle Sanofi a été copieusement financée pour un vaccin, lui aussi abandonné.

    Ces 16 millions manquants sont également à mettre en perspective avec le #Crédit_Impôt_Recherche 5, passé de 2,5 milliards en 2008 à 6 milliards aujourd’hui. Avantage fiscal généreux destiné à renforcer l’attractivité de Sanofi, pour prendre un exemple concernant directement la COVID19… Ou bien est-ce plutôt pour éviter que ce groupe continue à réduire ses activités de #R&D en France ? Cette générosité est si bien remerciée qu’elle s’est immédiatement traduite, pour l’instant, par 4 milliards à reverser aux actionnaires en 2020, et par le licenciement de 1 700 personnes dans le monde, dont 1 000 en France. En tant que chercheur rompu à la complexité des demandes de financement ANR, j’ai regardé avec émotion et envie le mini-dossier à rapporter dans le formulaire Cerfa 2069-A-SD pour que cette entreprise s’exonère de 130 millions d’euros annuels…

    Arrêter la sensation de chute libre pour la recherche publique française

    Dans Le Monde du 24 juillet, je lis entre les lignes une synthèse indirecte de cette sensation de chute libre : la France est passée en 20 ans de la 5e à la 8e place des contributeurs aux #publications_scientifiques, ce qui est à mettre en relation avec un financement insuffisant de la recherche équivalent à 2,2 % du PIB (0,8 % recherche publique, 1,4 % privée). Vous visez à porter l’effort de recherche de la nation à 3% du PIB (1% public, 2% privé) d’ici 2030. Je constate que l’effort de financement de la #recherche_privée est donc plus du double de celui de la recherche publique. Il me semble hasardeux de compter sur la recherche privée pour rattraper l’écart de publications, ou bien peut-être faudra-t-il que l’utilisation de l’argent public investi dans cette dernière subisse des évaluations aussi invasives, constantes et publiquement disponibles que celle que nous subissons dans les laboratoires académiques ?

    Finalement, chère Frédérique, depuis une dizaine d’année, trois présidents de la république Nicolas Sarkozy, François Hollande, et Emmanuel Macron n’ont-ils pas eu raison de prendre les chercheur·ses et les universitaires pour des imbéciles ? Pourquoi en serait-il autrement ? Cela fait plusieurs décennies qu’elles et ils sont les seuls haut·es fonctionnaires de catégorie A+ à qui on demande de trouver les moyens financiers de faire leur travail et les derniers en termes de niveau de #rémunération, gagnant en moyenne 3200 euros nets par mois – pour celles et ceux qui ont la « chance » d’être titulaires.

    Je note d’ailleurs que l’oreille d’Angela Merkel, titulaire d’un doctorat en chimie, semble plus réceptive au financement de la science en Allemagne, pays où la crise due au coronavirus semble avoir été mieux gérée que chez nous. Est-ce aussi à mettre en rapport avec la constatation que, par exemple, la ville d’Heidelberg à elle seule a autant de Cryo-EM que la France entière ?

    Peut-être, alors, après avoir travaillé comme des forcené·es pendant cette période difficile avec mes collègues fonctionnaires Etienne, François, Karine, Jean-Claude Nadia, et tou·tes les précaires dont je vous épargnerai la liste7, nous devrions, en prélevant encore sur nos contrats, constituer une cagnotte supplémentaire. Car la LPPR ne prévoit pas grand-chose dans ses premières années tandis qu’elle nous promet « l’abondance » au nom de vos successeur·ses. Mais surtout, nous pourrions ainsi soulager votre budget ministériel, économiser 16 millions d’euros et pouvoir trouver cette goutte d’eau microscopique qui nous permettrait, outre de ne pas se sentir humilié·es face à une concurrence internationale féroce, de travailler à rattraper le temps perdu.

    J’espère avoir correctement éclairé votre petite phrase, dans le respect de votre fonction ministérielle, respect qui finira bien un jour par être réciproque, et que in fine, mes « plusieurs financements sur projets » que vous « connaissez par cœur » continueront à soutenir nos efforts intenses contre le SARS-CoV-2 et le COVID19.

    Références et notes

    1J’ai établi un résumé de ces demandes, à la demande de l’ANR, du CNRS, et de plusieurs journalistes. Pour la dernière demande (la même faite depuis 2016), devenue subitement intéressante après le déclenchement de la pandémie COVID19, voici la première phrase de l’avis général de chacun des trois évaluateurs internationaux :Reviewer n°1 : « The project is a must fund project. The highly multi-disciplinary research project very nicely combines cutting edge techniques ». Reviewer n°2 : « This is an excellent proposal that is recommended to be considered for funding with highest priority ». Reviewer n°3 : « This is a very interesting research proposal. The project is highly relevant for two reasons. First the obvious pandemic outbreak and second the role of epi-transcriptomics and RNA biology in health and disease. »

    2Le Monde, 29 février 2020

    3La France dispose de 3 Cryo-Electro-Microscopes à haute résolution (type Titan Krios) nécessaires pour les études sur les virus et les conceptions de vaccins et médicaments. L’Angleterre et l’Allemagne (que l’on peut considérer être en première division, j’en passe au sujet de la Chine ou des USA) en avaient 22 et 25, en 2018, respectivement. Le plan « France Cryo-EM EquipeX » prévoit d’en acquérir 3 de plus, mais beaucoup de régions (Paris-Sud, Paris-Centre, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Montpellier ont dû abandonner tout projet de ce type de microscope pour se rabattre sur des microscopes moins puissants, et mutualisés pour que l’ensemble des chercheur·ses d’une régions puisse travailler.

    4L’ARN polymérase, moteur de la réplication du SARS-CoV-2, devient active lorsque qu’elle est associée à deux autres protéines virales, ce qui ouvre la voie à son étude structurale et fonctionnelle. Subissi L, et al. Proc Natl Acad Sci U S A. 2014 Sep 16 ;111(37):E3900-9.

    5Cette mesure fiscale (art. L244 Quater B du CGI) permet de financer des activités de Recherche et Développement (R&D), sous forme de remboursement ou de réduction d’impôt sur les sociétés. Malgré la possibilité évidente d’évasion fiscale, elle n’a jamais été évaluée de manière transparente.

    6La demande de CIR se fait par le formulaire cerfa 2069-A-SD disponible ici On notera : 1) la simplicité de la description demandée du programme de R&D, à comparer avec l’extrême détail qui est demandé aux chercheur·ses pour leur demande de projet ANR ; 2) l’absence du descriptif du processus de revue ou d’évaluation de ces demandes. Je me porte candidat avec enthousiasme pour évaluer ces dossiers de demande CIR dans le domaine des virus émergents ; 3) l’absence de données publiques sur le taux de réussite de ces demandes.

    7L’ensemble de l’équipe et de ses membres est consultable là.

    Remerciements : Je remercie Thomas Boulin, Samuel Hayat et Sophie Pochic pour la relecture critique et les suggestions.

    https://universiteouverte.org/2020/09/19/la-virologie-est-un-sport-de-combat

    #Frédérique_Vidal #MESRI

  • La démocratie à l’épreuve des migrations

    Alors qu’on soulignait la Journée internationale des migrants le 18 décembre dernier et dans un contexte où la signature du Pacte mondial des migrations crée bien des remous, il convient de rappeler qu’à cette même date, en 1990, l’Assemblée générale de l’ONU adoptait la #Convention_internationale_de_protection_des_droits_des_travailleurs_migrants et des membres de leur famille. Bien qu’aucun des États riches de destination des personnes migrantes ne l’ait encore signée ou ratifiée, cette convention énonce des #principes essentiels auxquels on pourrait référer pour l’élaboration d’#instruments_juridiques à l’échelle internationale.

    https://www.pressegauche.org/La-democratie-a-l-epreuve-des-migrations
    #travailleurs_migrants #droits #convention #convention_internationale #migrants_travailleurs #travailleurs_étrangers

  • #PARAGUAY : L’#ORCHESTRE DES #INSTRUMENTS_RECYCLÉS

    https://info.arte.tv/fr/paraguay-lorchestre-des-instruments-recycles
    publié le 27/06/2015 à 18h30
    consulté le 07/06/2018

    « Le monde nous envoie ses #déchets, nous lui renvoyons de la #musique » : telle est la devise de l’#orchestre_de_Cateura, un quartier pauvre d’Asunción. Vingt-cinq mille personnes vivent à quelques mètres de la plus grande #décharge de la capitale paraguayenne. Misère, chômage, délinquance, difficile pour les enfants de Cateura d’imaginer un avenir différent.
    Et si le changement venait de la musique ? C’est l’idée originale qu’a eu #Favio_Chavez en #2006. Mais acheter des instruments neufs était inenvisageable, il les a donc fait fabriquer à partir de déchets récupérés sur les monticules d’ordures. Un saxophone avec un bout de gouttière et des pièces de monnaie. Un violon avec un pot de peinture, une fourchette et un bout de palette. Une contrebasse avec un bidon d’huile. Une guitare avec des boîtes de conserve. Des instruments qui permettent de tout jouer, de Mozart à Metallica, en passant par Astor Piazzolla.

    Composé de quarante musiciens, cet orchestre, invité à se produire dans de nombreux pays, sillonne le monde avec ses instruments recyclés afin de financer ses projets sociaux : cent cinquante enfants du quartier ont, grâce à eux, accès à des cours à l’école et certains d’entre-eux peuvent également entamer des études supérieures. Les bénéfices de l’orchestre ont également permis à plusieurs familles d’être relogées.

    Mon commentaire sur cet article :
    Cet article est la preuve de la capacité de l’art à changer le monde. Dans un quartier pourtant pauvre, situé à quelques mètres d’une décharge, l’art a été le moyen le plus efficace pour améliorer la condition des habitants. D’autant plus, l’orchestre a été créé à partir de la misère des habitants, à savoir « grâce » aux déchets (ou malgré eux).
    Difficile d’en dire plus sur cet article tant l’exemple de cet orchestre se suffit à lui-même : l’art est ici un, sinon le facteur direct de l’amélioration des conditions de vie des habitants.

  • France : ses outils de torture vendus au salon Milipol (L’essentiel/nxp/afp) - 23 Novembre 2017
    http://www.lessentiel.lu/fr/news/story/Des-outils-de-torture-vendus-dans-un-salon-20371908

    Matraques à pointes, boucliers à décharges électriques, fourches antiémeute : Amnesty International a découvert des « équipements de torture illégaux » à un salon international organisé à Paris et consacré à la sécurité intérieure des Etats, qui a décidé d’expulser un exposant.

    « Le stand en question a été immédiatement fermé, mercredi soir, sous contrôle d’huissiers », a déclaré jeudi la directrice du salon Muriel Kafantaris, et l’exposant a été définitivement interdit d’exposer au salon Milipol. « Le responsable d’Amnesty International était là mardi jour d’ouverture du salon avec nous. Il nous a fait part de son rapport », a-t-elle ajouté. Selon Mme Kafantaris, le seul produit dont il a fait mention à ce moment là était « un bracelet à impulsion électrique » présent sur le stand chinois incriminé. « Je ne sais pas d’où sont sortis » les autres équipements mentionnés par l’ONG, a ajouté Mme Kafantaris. Par ailleurs, les quatre exposants qui proposaient à la vente des produits illicites sur catalogues « ont reçu un courrier d’avertissement », a-t-elle ajouté.

    Des règles bafouées

    « Des instruments de torture effrayants tels que des matraques électriques et de lourdes entraves pour les pieds sont censés être interdits dans l’UE. Alors pourquoi en trouve-t-on en vente à Paris aujourd’hui ? », s’interroge Ara Marcen Naval, conseillère sur le contrôle des armes à Amnesty, dans un communiqué. « En ne faisant pas appliquer la législation, la France permet aux tortionnaires de venir faire leur marché. Milipol est le premier véritable test grandeur nature pour la nouvelle réglementation de l’UE sur les instruments de torture, et il est très inquiétant de constater que ces règles sont déjà bafouées, moins d’un an après leur entrée en vigueur », déplore l’ONG.

    Amnesty International exhorte les autorités françaises à enquêter « de tout urgence » sur l’importation de ces objets illégaux : « elles doivent mettre en place des mesures garantissant la stricte application de la législation de l’UE afin que personne et qu’aucun pays ne continue de tirer bénéfice de ce commerce d’instruments conçus pour infliger des souffrances à des êtres humains ».

    #instruments de #torure #france #Milipol

  • #osiris Data Release : March–May 2015
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/12/22/osiris-data-release-march-may-2015

    A new batch of thousands of #Images from #Rosetta's OSIRIS imaging system have been released into ESA’s Archive Image Browser and the Planetary Science Archive. This latest OSIRIS data release comprises 2423 narrow-angle camera #images and 4378 wide-angle camera images from the period 11 March – 24 May 2015. You can browse through the new images in the MTP 014, 015 and 016 albums here. 

    #Comet_67P #Instruments #comet #rosetta

  • #Rosetta’s last words: #Science descending to a #comet
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/12/15/rosettas-last-words-science-descending-to-a-comet

    On 30 September 2016, at 11:19:37 UT in ESA’s mission control, #rosetta’s signal flat-lined, confirming that the spacecraft had completed its incredible mission on the surface of #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko some 40 minutes earlier and 720 million km from Earth. Rosetta was working up to the very end, collecting reams of #science data as it descended towards a region of pits in the Ma’at region on the comet’s ‘head’. Before we ‘retire’ the blog, we wanted to catch up with the instrument teams following this grand finale to find out how their #Instruments performed and if there were any surprises in Rosetta’s last ‘words’ from the comet. First a reminder of the impact site: Rosetta was targeting a point within a 700 x 500 m ellipse, between two pits in the Ma’at region. Reconstruction of the (...)

    #Images #Landing #Operations ##CometLanding #instruments #landing_day

  • Icy surprises at #Rosetta’s #comet
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/11/17/icy-surprises-at-rosettas-comet

    This article is mirrored from the main ESA Web Portal. #rosetta’s comet approached its most active period last year, the spacecraft spotted carbon dioxide ice – never before seen on a comet – followed by the emergence of two unusually large patches of #water_ice. The carbon dioxide ice layer covered an area comparable to the size of a football pitch, while the two water ice patches were each larger than an Olympic swimming pool and much larger than any signs of water ice previously spotted at the comet. The three icy layers were all found in the same region, on the comet’s southern hemisphere. A combination of the complex shape of the comet, its elongated path around the Sun and the substantial tilt of its spin, seasons are spread unequally between the two hemispheres of the double-lobed (...)

    #Comet_67P #Images #Instruments #Science #activity #co2_ice #colour #osiris #VIRTIS

  • Alice’s last spectra
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/10/03/alices-last-spectra

    We were happy to spot this tweet from #Rosetta's Alice instrument Principal Investigator Alan Stern over the weekend, showing the final spectrograph image obtained by the instrument moments before #rosetta impacted on to the surface of the comet on Friday: Heading bk from Germany & the end of Rosetta’s flight mission. Our Alice UV spectrograph’s final image: made minutes b4 touchdown. #Proud pic.twitter.com/dLtvhtrKRl — AlanStern (@AlanStern) October 1, 2016 We exchanged a brief email with Alan yesterday, who confirmed: "The spectrum shows the reflectance of the surface at close range with ~3m resolution — which is unprecedented for ultraviolet studies of comets." Congratulations Alice! We’re looking forward to hearing more from the various instrument teams in due course as to what (...)

    #Comet_67P #Instruments #Science ##CometLanding ##LivingWithAComet #science

  • #comet landing descent image – 51m
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/30/comet-landing-descent-image-51-m

    This is #Rosetta's last image of #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko, taken shortly before impact, an estimated 51 m above the surface. The image was taken with the #osiris wide-angle camera on 30 September 2016. The image scale is about 5 mm/pixel and the image measures about 2.4 m across.

    #Ground-based_observations #Images #Instruments ##CometLanding #rosetta

  • #comet #Landing descent image – 11.7 km
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/30/comet-landing-descent-image-11-7-km

    During #Rosetta's final descent, which is currently undergoing, the #osiris narrow-angle camera captured this image of #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko at 05:25 GMT from an altitude of about 11.7 km. With dramatic shadows, the image shows the comet’s ’neck’ region, with the smooth terrains of Hapi on the right and the rougher Hathor on the left. The image scale is about 22 cm/pixel and the image measures about 450 m across.

    #Images #Instruments ##CometLanding #images #rosetta

  • #comet #Landing descent image – 8.9 km
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/30/comet-landing-descent-image-8-9-km

    As #Rosetta gets closer and closer to Comet 67P/Churyumov-Gerasimenko, the #osiris narrow-angle camera captured this beautifully detailed image of the comet surface at 06:53 GMT from an altitude of about 8.9 km. The image shows a portion of the small comet lobe, with portion of the rough Hathor region (top right) and smoother Ma’at (bottom left). The image scale is about 17 cm/pixel and the image measures about 350 m across.

    #Comet_67P #Images #Instruments ##CometLanding #images #rosetta

  • Beneath the surface of #Comet_67P
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/29/beneath-the-surface-of-comet-67p

    While scientists and the public alike have been astounded by the unexpected shape of Comet 67P/ Churyumov-Gerasimenko’s nucleus, what lies beneath the surface is just as important scientifically. Comet interiors preserve a unique record from the formation of the Solar System 4.6 billion years ago. Reaching that information was one of the key tasks of #Rosetta and #Philae. There were two principal experiments designed to ’see’ inside the comet’s nucleus: the COmet Nucleus Sounding Experiment by Radio-wave Transmission (CONSERT) instrument and the Radio #Science Investigation (RSI). Comets are known to be mixtures of dust and ice. Yet puzzlingly, measurements show that 67P/C-G’s density is much lower than ice. This means the comet has a high porosity, and could be an indicator that there (...)

    #Instruments

  • A comet’s life – a new #sonification from #Rosetta’s #rpc data
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/29/a-comets-life-a-new-sonification-from-rosettas-rpc-data

    In 2014, shortly after Rosetta’s arrival at #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko, the magnetometer on the Rosetta #plasma Consortium (RPC) suite of #Instruments, #RPC-Mag, detected some surprising oscillations in the plasma surrounding the nucleus, revealing the comet’s mysterious “song”. Now, after two years of monitoring the plasma around the comet, the RPC team present a new song based on data collected during the entire mission, describing the comet’s evolution from the point of view of Rosetta’s magnetometer. While the nucleus of Comet 67P/C-G is itself not magnetised, as measured by plasma instruments on both Rosetta and the lander Philae, it is embedded in the interplanetary #magnetic_field carried throughout the Solar System by the solar wind – a continuous flow of electrically charged (...)

    #Audio #Fun_stuff #Science #diamagnetic_cavity #music #singing_comet #waves

  • #comet Landscapes and #maps of the #southern_hemisphere
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/29/comet-landscapes

    During today’s #Science briefing at ESA’s ESOC, Mohamed El-Maarry (University of Bern) presented a series of highlights about the landscape of #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko. Over the past two years, #Rosetta mapped the entire surface of the comet at high-resolution, resolving very small features and monitoring surface changes with time. The comet nucleus is indeed very dark (see our 2014 blog post NAVCAM’s shades of grey), reflecting only about 4% of the light that hits it. But why is it so dark? Measurements from both #rosetta and Philae report that most of the surface is dry (with the exception of icy boulders) and covered in organic material, most of which had never been detected on the surface of a comet (on this topic, see previous blog posts: Extremely dark, dry and rich in (...)

    #Images #Instruments #images #morphology #osiris #regions

  • #Science #highlights briefing starting soon
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/29/science-highlights-briefing-starting-soon

    The #Rosetta #science highlight briefing at the European Space Operations Centre (ESOC) in Darmstadt, Germany, will start shortly. Tune in from 14:30 14:45 to the livestream viewer at #rosetta.esa.int or via https://livestream.com/ESA/rosettagrandfinale or ESA’s Facebook page to follow dedicated talks celebrating the scientific highlights of the mission. Programme overview Matt Taylor (ESA’s Rosetta Project Scientist): Introduction Mohamed El-Maarry (OSIRIS team, University of Bern): Landscapes of Chury Valerie Ciarletti (CONSERT team, Universités Paris-Saclay): Getting the ground truth about the nucleus Thurid Mannel (MIDAS team, University of Graz): Dust under the microscope Jean-Baptiste Vincent (OSIRIS team, Max-Planck Institute for Solar Physics, Göttingen): Cometary activity and (...)

    #Comet_67P #Comets #Instruments #Philae #comet #consert #MIDAS #osiris #rosina #rpc

  • #LivingWithAComet blog post series – summary
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/29/livingwithacomet-blog-post-series-summary

    Find out from #Rosetta's instrument teams what it was really like “living with a comet” for two years. The blog posts include anecdotes from the teams including challenges overcome and ’scares’ the #instruments gave them, as well as the scientific highlights and some impressive data collection statistics along the way! 

    #Operations #Science #rosetta #science

  • Living with a comet: an #osiris team perspective
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/29/living-with-a-comet-an-osiris-team-perspective

     OSIRIS, #Rosetta’s Optical, Spectroscopic and Infrared Remote Imaging System, has been our all-seeing eye on #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko, capturing nearly 68,000 high-resolution #Images of its nucleus and coma from all angles for 924 days. Here the OSIRIS team share some insights beyond the beauty of the images their camera returns. With inputs from Holger Sierks, OSIRIS principal investigator. OSIRIS has always had a big team: there are 97 team members today, and more than 300 people were involved – including industry partners – at the time the camera system was built. The instrument itself comprises two cameras – a wide- and narrow-angle camera, three electronics boxes, eight harnesses, and 22 subsystems, which were provided by nine European research institutes, plus industry, and (...)

    #Instruments #Science ##LivingWithAComet #instruments #rosetta #science

  • Living with a comet: an Alice team perspective
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/28/living-with-a-comet-an-alice-team-perspective

    Rosetta’s ‘Alice’ instrument – which is the only #Rosetta instrument that isn’t an acronym, it is simply a name that the instrument’s principal investigator, Alan Stern, likes – was the first in a line of ultraviolet spectrographs that have also flown on NASA’s Lunar Reconnaissance orbiter, New Horizons and JUNO. It has also been with some Alice team members for their entire lives. With inputs from Alan Stern, Joel Parker, Mike A’Hearn, and John Noonan. John Noonan is the youngest Alice team member – he was just 10 when #rosetta launched. “Rosetta really got started in the same year I was born, and being able to work on a mission that is the same age as me has been incredibly humbling,” he says. “Working on Rosetta while attending college showed me exactly what I would be getting myself into by (...)

    #Comet_67P #Comets #CometWatch #Instruments #Science ##LivingWithAComet #instruments #science

  • Living with a comet: a CONSERT team perspective
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/28/living-with-a-comet-a-consert-team-perspective

    Rosetta and #Philae were both equipped with the CONSERT radar experiment in order to bounce radio waves between the two to study the internal structure of the comet. Little did we know that this instrument would play a critical role in locating where the missing lander had bounced to after its unexpected landing on 12 November. Instrument Principal Investigator Wlodek Kofman shares how CONSERT’s modest measurements have yielded big results. It is good to remember that CONSERT, in the morning of 13 November 2014, provided the first estimation of where #philae had bounced to the previous day, based on the data collected overnight from 12 to 13 November. After that the #Rosetta project requested to add three additional #Operations of CONSERT in order to perform the triangulation and improve (...)

    #Instruments #Science ##LivingWithAComet #rosetta #science

  • #science ‘til the very end
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/28/science-til-the-very-end

    Rosetta will collect science data until the very end of its descent on Friday. The opportunity to study a #comet at such close proximity makes the descent phase one of the most exciting of the entire mission. A summary of the goals of the #Instruments that are operating during the descent are provided below: OSIRIS During the descent to the small comet lobe from an initial starting point of an altitude of around 19 km, the OSIRIS cameras (both narrow- and wide-angle) will first image the regions of the large lobe that it passes over. As the spacecraft approaches the small lobe, the cameras will target the walls of the Ma’at pits. The very high resolution data of these features will provide important information for our understanding of how activity is driven on the comet and maybe how (...)

    #Comet_67P #Comets #Images #Landing ##CometLanding ##CometWatch #ground-based_observations #instruments #navcam #rosetta

  • #Rosetta measures production of #water at comet over two years
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/27/rosetta-measures-production-of-water-at-comet-over-two-years

    Over the past two years, #rosetta has kept a close eye on many properties of #Comet_67P/Churyumov-Gerasimenko, tracking how these changed along the comet’s orbit. A very crucial aspect concerns how much water vapour a comet releases into space, and how the water production rate varies at different distances from the Sun. For the first time, Rosetta enabled scientists to monitor this quantity and its evolution in situ over two years. In a new study led by Kenneth C. Hansen of the University of Michigan, in the US, measurements of water production rate based on data from #rosina, the Rosetta Orbiter Spectrometer for Ion and Neutral Analysis, are compared with water measurements from other Rosetta #Instruments. The combination of all instruments shows an overall increase of the production of (...)

    #Ground-based_observations #Science #dust #ground-based_observations #miro #rpc-ica #simulations #VIRTIS

  • The surprising #comet
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/26/the-surprising-comet

    As #Rosetta began homing in on #Comet_67P/Churyumov–Gerasimenko in the weeks leading up to its arrival in August 2014, it became very clear that this was no ordinary comet. But its striking shape was only just the beginning of the comet’s surprises. After more than two years spent living with the comet, #rosetta scientists reflect on some of the mission’s unexpected discoveries, the mysteries solved and the new questions raised. “Rosetta has completely changed our picture of #Comets,” says Eberhard Grün, an interdisciplinary scientist working on the Rosetta mission at the Max Planck Institute for Nuclear Physics in Heidelberg, Germany. “Previously, they were pictured as dirty ice balls – or, as some prefer, icy #dust balls – but now we know them, or at least this one, to be geologically complex (...)

    #Science #instruments #magnetic_field #perihelion #science #water

  • Summer fireworks on #Rosetta’s #comet
    http://blogs.esa.int/rosetta/2016/09/23/summer-fireworks-on-rosettas-comet

    Brief but powerful outbursts seen from #Comet_67P/Churyumov–Gerasimenko during its most active period last year have been traced back to their origins on the surface. In the three months centred around the comet’s closest approach to the Sun, on 13 August 2015, #rosetta’s cameras captured 34 outbursts. These violent events were over and above regular jets and flows of material seen streaming from the comet’s nucleus. The latter switch on and off with clockwork repeatability from one comet rotation to the next, synchronised with the rise and fall of the Sun’s illumination. By contrast, outbursts are much brighter than the usual jets – sudden, brief, high-speed releases of dust. They are typically seen only in a single image, indicating that they have a lifetime shorter than interval between (...)

    #Comets #CometWatch #Images #Science ##CometWatch #instruments