• The Pentagon funneled #coronavirus relief funds to defense contractors - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/business/2020/09/22/covid-funds-pentagon

    “This is part and parcel of whether we have budget priorities that actually serve our public safety or whether we have a government that is captured by special interests,” said Mandy Smithberger, a defense analyst at the Project on Government Oversight, a watchdog group.

    #intérêts_privés #états-unis #détournement

  • Eric “Masks + Ventilation” Feigl-Ding sur Twitter :

    “📍HIGHWAY ROBBERY: #Remdesivir, made by GileadSciences, has now set the price ➡️ $2,300 to $3,100 per patient.

    So how much does it cost to produce each vial? ➡️ Just $1.

    US taxpayers also had paid for the drug’s NIH trial.

    Borderline criminal drug pricing. #COVID19” / Twitter
    https://twitter.com/DrEricDing/status/1291320467895320576

    #barons_voleurs #système #légal #médicaments #profits #intérêts_privés #pharma #sans_vergogne #états-unis

  • Adam Tooze · Whose century? After the Shock · LRB 30 July 2020
    https://www.lrb.co.uk/the-paper/v42/n15/adam-tooze/whose-century

    The question asked by the American left, as well as more hard-nosed right-wingers, is not whether the US negotiators were naive or incompetent, but whose interests they were representing. Were they negotiating on behalf of the average American, or American business? As Davis and Wei show, US economic policymakers were committed to advancing the interests of American business more or less as business articulated those interests to them. [...]

    In 1949, ‘Who lost China?’ was the question that tortured the American political establishment. Seventy years later, the question that hangs in the air is how and why America’s #elite lost interest in their own country. Coming from Bernie Sanders that question wouldn’t be surprising. But it was more remarkable to hear William Barr, Trump’s attorney general, describe American business as ‘part of the problem’ because its corporate leaders are too focused on their stock options and have lost sight of the ‘national view’ and the need to ensure that ‘that the next century remains a Western one’. He warns corporate executives lobbying for China that they may be treated as foreign agents. This is all a long way from the 1990s, when America’s corporate leaders could confidently assume that their way of seeing the world was so deeply entrenched in the US political system that their desired version of integration with China would go unchallenged, whatever the costs it imposed on American society. They folded China into their corporate planning as though all that was involved were private business decisions, not a wholesale rewiring of the global order. Today, that wager on the world as a playground of corporate strategy is unravelling.

    #intérêts_privés #etats-unis #Chine

  • Les privatisations de l’éducation

    Les processus de privatisation « en » éducation et « de » l’éducation concernent désormais la plupart des pays du monde.
    Dans un contexte de #mondialisation et d’#internationalisation accrues des systèmes éducatifs, la mise en œuvre, ces dernières décennies, de mesures spécifiques de privatisation, le développement d’un #secteur_marchand de l’éducation, mais aussi des évolutions sociétales de fond concernant les notions d’#individualisme et d’individu interrogent d’une nouvelle manière les enjeux liés aux privatisations.
    La promotion des #intérêts_privés est-elle compatible avec un processus d’éducation ? Induit-elle irrémédiablement, par exemple, une conception utilitariste de l’éducation ? Quel est son impact sur les nouvelles générations et leur capacité à faire société ? Finalement, les privatisations en cours de l’éducation en changent-elles la nature ou ne s’agit-il que d’une différence de modalité d’organisation ou de gouvernance ?
    Pour répondre à ces questions, ce dossier rassemble les contributions de treize chercheurs en éducation, spécialistes mondiaux réputés ou auteurs d’enquêtes pionnières dans leur domaine, dont les travaux permettent d’envisager une grande diversité de cas (#Angleterre, #Chili, #Côte_d’Ivoire, #États-Unis, #France, #Inde, #Suède). Il met également en évidence des problématiques transversales à de nombreux pays, comme le développement du #soutien_scolaire_privé en Asie ou les stratégies mises en œuvre par des entreprises privées pour influencer les #politiques_éducatives.
    Quelle que soit la définition retenue, tous les auteurs soulignent la croissance sans précédent de la privatisation ces dernières années. Illustrer cette diversité est l’un des objectifs majeurs de ce dossier qui donne à voir trois principales formes de privatisation, non exclusives et clairement liées les unes aux autres : une privatisation par le biais de politiques publiques spécifiques, une privatisation par le marché et une privatisation par une prise en compte croissante d’aspirations et d’intérêts individuels privés.

    https://journals.openedition.org/ries/8837
    #privatisation #revue #éducation #utilitarisme #USA #Etats-Unis

    • L’Ecole peut-elle échapper à sa privatisation ?

      « C’est une lame de fond qui est à l’oeuvre ». La formule de Xavier Pons (UPEC), dans le nouveau numéro (82) de la Revue internationale d’éducation, montre la puissance d’un phénomène mondial. La privatisation de l’enseignement peut prendre des formes variées, endogène ou exogène, avouée ou masquée, systématique ou très localisée, elle est à l’oeuvre partout. Elle pose plusieurs défis. Celui de la qualité de l’enseignement, car dans de nombreux pays elle entraine son déclin. Et un fort enjeu politique et social : comment des systèmes éducatifs privés peuvent ils transmettre des valeurs communes et encourager le commun ? Ce numéro, dirigé par Xavier Pons et Thierry Chevaillier, particulièrement réussi, visite 8 pays : le Chili, les Etats-Unis, la Suède, la Côte d’ivoire, l’Inde, la Chine, l’Angleterre, sans oublier la France. Tous sont touchés. La privatisation c’est l’avenir de l’Ecole ?

      Une privatisation exogène

      Si la privatisation est à l’oeuvre dans les systèmes scolaires du monde entier, force est de constater qu’elle prend des formes bien différentes. Peut-être est en Suède ou en Angleterre qu’elle s’affiche de la façon la plus visible. En Suède le système éducatif a été totalement dérégulé dans les années 1990. L’Etat a autorisé les écoles privées, y compris lucratives, et les a financées grâce à un système de chèque éducation, les familles ayant la possibilité de choisir leur école. Aujourd’hui un jeune sur quatre est dans une école privée. Le fort développement de ce secteur a attiré des grands groupes privés et du capital risque. 68% des établissements privés sont des sociétés par action. Tous ces changements se sont faits petit pas après petit pas, au nom de la liberté des familles, par choix politique.

      En Angleterre, selon Anne West, l’Etat a autorisé des « academies », c’est à dire des écoles publiques gérées par des organismes privés, d’abord pour relever le niveau d’établissements publics populaires. Aujourd’hui une école primaire sur trois et 3 établissements secondaires sur 4 sont des academies ou des free schools, un autre type d’école privée. Dans des comtés entiers l’éducation a pu être confiée à des sociétés privées comme Atkins Education dans le comté de Southwark. On a là des privatisations exogènes, le secteur privé entrant dans le secteur public et y réalisant des profits.

      Quand les idées du privé pénètrent l’Ecole

      Il y a aussi des formes endogènes où ce sont les idées , les pratiques du privé qui s’imposent dans le public. C’ets ce qu’on voit avec le New Public Management. Il a déjà pénétré la plupart des pays développés. Nous vivons en ce moment en France une ultime tentative pour le faire accepter à travers le « nouveau métier enseignant » et les nouvelles formes de gestion passées dans la loi de transformation de la fonction publique. Le nouveau plan pour l’éducation adopté en Wallonie (Belgique) préfigure ce qui attend la France : il rend les écoles responsables des résultats des élèves et prévoit des sanctions si les objectifs évalués ne sont pas atteints.

      La privatisation des esprits

      Il y a aussi des formes plus masquées de la privatisation. C’est le cas du développement du soutien scolaire privé ou encore du développement d’une offre parallèle à l’école d’Etat justifiée par des raisons idéologiques ou la recherche d’une autre pédagogie. C’est aussi le développement de l’école à la maison. Là aussi ce développement s’appuie sur une tendance de fond de la société : l’individualisation.

      La privatisation peut aussi progresser en passant par l’expérimentation ou le soutien social, rappelle X Pons. Il donne en exemple Teach for France, devenu Le choix de l’école. Ce programme américain, soutenu en France par l’Institut Montaigne et l’Education nationale, utilise des élèves des grandes écoles pour les envoyer dans les classes de quartiers populaires comme contractuels. « Au nom de cela on promeut une autre vision de la carrière des enseignants et de leur gestion. C’est une stratégie des acteurs privés de passer par là pour avoir un effet d’entrainement sur le système éducatif ».

      Quelles conséquences ?

      Quelles conséquences peut avoir cette privatisation ? La Revue de Sèvres cite la baisse des résultats scolaires en Suède. Mais une récente livraison de l’OCDE montre que c’est aussi le cas au Chili, autre pays phare, ou encore en Finlande, en Australie, aux Pays Bas et Belgique, tous pays marqués par le New Public Management. La recherche du profit amène les entreprises scolaires a faire travailler des proportions croissantes de maitres peu formés et moins onéreux. Là où le privé est très installé les effets peuvent être plus graves sur les élèves pauvres. Par exemple en Angleterre des écoles non rentables sont fermées par leurs exploitants privés les laissant sans solution de scolarisation.

      Les enseignants sont aussi dans les premières victimes. Pour assurer la rentabilité de la privatisation, on va exiger davantage d’eux pour des rémunérations plus faibles. Les plus expérimentés sont remplacés par des contractuels.

      Mais la privatisation menace aussi les communs. Elle encourage la fragmentation de la société. Les groupes privés, associatifs ou marchands, colportent des valeurs qui peuvent s’opposer aux valeurs collectives. La Revue en donne des exemples saisissants en Inde, par exemple. La privatisation devient ainsi un enjeu politique majeur.

      Mais comment la controler ou l’éradiquer ? La Revue montre que la privatisation s’accompagne du passage dans l’ombre de la gestion de l’école ce qui rend les politiques de controle plus difficiles. « Je crois à la vertu de l’exemple », estime cependant Xavier Pons. « Dans les études d’opinion les Français sont pour le libre choix de l’Ecole à 72% et même 85% dans les quartiers défavorisés. Mais une fois mis devant le choix ils se posent des questions ». Le meilleur barrage à la privatisation serait -il éthique ?

      http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/02/06022020Article637165711505818185.aspx?actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkN

  • #E.P.A. Plans to Get Thousands of #Pollution Deaths Off the Books by Changing Its Math - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/05/20/climate/epa-air-pollution-deaths.html

    The Obama administration had sought to reduce planet-warming greenhouse gas emissions under the Clean Power Plan by pushing utilities to switch away from coal and instead use natural gas or renewable energy to generate electricity. The Obama plan would also have what is known as a co-benefit: levels of fine particulate matter would fall.

    The Trump administration has moved to repeal the Obama-era plan and replace it with the Affordable Clean Energy rule, which would slightly improve the efficiency of coal plants. It would also allow older coal plants to remain in operation longer and result in an increase of particulate matter.

    #microparticules #santé_publique #intérêts_privés #états-unis #porte_tournante #

  • How much was pilot error a factor in the #Boeing #737_MAX crashes? | The Seattle Times
    https://www.seattletimes.com/business/boeing-aerospace/how-much-was-pilot-error-a-factor-in-the-boeing-737-max-crashes

    “Pilots trained in the United States would have successfully been able to handle” the emergencies on both jets, said Rep. Sam Graves of Missouri, ranking member of the House Transportation and Infrastructure Committee. He added that preliminary reports about the accident “compound my concerns about quality training standards in other countries.”

    Graves was repeating the main points in a report written by two pilots at a major U.S. airline that pointed to pilot error as “the most consequential factor” in both crashes. Their report was commissioned and paid for by institutional investors with large holdings in Boeing stock.

    That case for pilot error as the major cause of the crashes seems close to a surrogate for what Boeing has only hinted at, and may be a key part of the manufacturer’s legal defense in liability lawsuits.

    Yet two flight-simulator sessions replicating the conditions on the doomed flights contradict Graves’ contention that better trained pilots would have escaped disaster. And some Western-trained pilots criticize the report as based on unverified assumptions and minimizing the intense stress Boeing’s runaway flight-control system imposed on the two flight crews.

    “I’m disappointed with those who sit in their lofty chairs of judgment and say this wouldn’t have happened to U.S. pilots,” said a veteran captain with a major U.S. airline, who asked not to be named to avoid involving his employer.

    #conflit_d'intérêt #intérêts_privés #sans_vergogne #états-unis

  • Washington Post Tells Readers that a 17.5 Percent Tariff Can Lead to 85 Percent Price Increases | Beat the Press | CEPR
    http://cepr.net/blogs/beat-the-press/washington-post-tells-readers-that-a-17-5-percent-tariff-can-lead-to-85-percen

    The Post article neglected to tell readers that the study, which does not appear to be available on the web, was commissioned by the Fresh Produce Association of the Americas.

    While it is likely that this tariff will lead to a substantial increase in the price of tomatoes in the United States, and is probably a bad idea for many reasons, the Post should not be in the business in disguising industry propaganda and passing it along uncritically to readers. It seems this is acceptable in discussions of trade policy (unless the issue is protecting items like prescription drugs or doctors), but it is not good journalism.

    #journalisme #propagande #intérêts_privés

  • #Lobbyisme : le grand #péché de l’#Union_européenne | ARTE
    https://www.arte.tv/fr/videos/086089-032-A/lobbyisme-le-grand-peche-de-l-union-europeenne

    « Le système #Coca-Cola soutient fièrement la première présidence roumaine du Conseil de l’#UE. » C’est par ces mots que les participants à des réunions organisées par la présidence tournante du Conseil ont été accueillis début 2019.

    Étonnant ? Pas tant que ça… La pratique est légale et la présidence roumaine n’est pas la seule à être soutenue par des %multinationales et Coca-Cola n’est pas son seul #sponsor. Le 7 mars, un autre événement a braqué les projecteurs sur l’étendue du lobbyisme dans l’UE, lorsque Marine Le Pen a accusé l’Alde, parti centriste européen dont s’était rapproché En marche, d’être financé par #Bayer-Monsanto… Là encore, la pratique n’a rien d’exceptionnel et touche plusieurs formations européennes.

    Quelles sont les règles en la matière ?

    #lobbying #légalité #intérêts_privés #légitimité #corruption_légale

  • Bruxelles et la gentrification du canal
    http://www.radiopanik.org/emissions/du-pied-gauche/bruxelles-et-la-gentrification-du-canal

    Nous avons parlé de la gentrification du canal à Bruxelles, du Nord au Sud

    En compagnie de

    Sarah De Laet, Inter-Environnement Bruxelles

    José Garcia, Syndicat des locataires

    Hugo Périlleux Sanchez, ULB

    On a expliqué l’histoire du canal, ce qu’est la gentrification

    On a parcouru les problèmes actuels et les principaux bénéficiaires des nouveaux projets immobiliers

    On a révé à une autre ville, avec plus de logements pour tous et toutes, et plus d’égalité

    Loin des faux concepts de revitalisation et de mixité sociale, on a voulu voir la réalité politique du terrain...

    On a écouté Kenny Arkana, Capitale de la Rupture et Jacques Brel, les (...)

    #logement #construction #intérets_privés #pauvres #droit_à_la_ville #riches #logement,construction,intérets_privés,pauvres,droit_à_la_ville,riches
    http://www.radiopanik.org/media/sounds/du-pied-gauche/bruxelles-et-la-gentrification-du-canal_06597__1.mp3

  • Public Citizen sur Twitter :

    “-A coal lobbyist runs the EPA

    –An oil lobbyist runs the DOI

    –A Monsanto exec runs US Fish & Wildlife

    –A BP oil attorney is the nation’s top enviro lawyer -

    –A fossil fuel lobbyist is the EPA’s air pollution chief

    –A big energy insider regulates our power grid

    Happy #EarthDay” / Twitter
    https://twitter.com/Public_Citizen/status/1120372073816260610

    #Etats-Unis #Leadership #intérêts_privés #protection #intérêt_général #lobbying

  • Algocratie : L’inégalité programmée - #DATAGUEULE 84 - YouTube
    https://www.youtube.com/watch?v=oJHfUv9RIY0

    Ils sont partout autour de nous et pourtant on s’arrête rarement pour les regarder vraiment : les algorithmes.
    Puissants outils de calcul, ces lignes de code sont aujourd’hui principalement utilisées pour tenter d’optimiser le monde qui nous entoure. Mais que produit cette optimisation ? Quels sont ses effets sur notre perception de la réalité quand il s’agit de trier des infos ? Et que produisent les algorithmes quand ils deviennent des leviers de décisions incontestables ? Prenons le temps de creuser un peu le sujet car, de plus en plus, les algos rythmes nos vies.

    Retrouvez toutes les sources de l’épisode sur : https://frama.link/sources84

  • The Hammer and the Net: Two Faces of Totalitarianism
    https://www.counterpunch.org/2018/08/06/the-hammer-and-the-net-two-faces-of-totalitarianism

    [...] the Western forms of government are shills for economic and power interests that operate through either gaming the system, infiltrating it, or successfully carrying out criminal activity without detection.

    A combination of police, legal, security forces, and above all political actors make all of this possible.

    No one comes forth to denounce the system because the payoffs are so large and the possible retribution if one even attempts such a thing are even greater.

    Thus the system of #influence and #manipulation is self perpetuating through the generations.

    Nominally, the system appears to deliver the economic and social goods but that is not its main function despite ideological claims to the contrary.

    It’s main function is the accrual of power, in all its forms, to a select group of actors who are at times brazenly visible as well as those who are far less so.

    Deception, manipulation, false flags, and other intricate #machinations are the daily bread of this true network of influence.

    While brute force is often not necessary, that too cannot be excluded.

    In short, the Western populations live, for the most part contentedly, in a new world order of totalitarianism lite.

    It is up to some of us to tear the veil from their eyes.

    #totalitarisme #occident #intérêts_privés #détournement

  • La lente prise de conscience du poids de l’#argent sur la #recherche

    Les questionnements sur l’impact des #liens_d’intérêts sur les travaux scientifiques remontent à une trentaine d’années.

    L’utilisation de la science par des #intérêts_privés est l’une des thématiques centrales de #Lobbytomie, le livre-enquête de notre collaboratrice #Stéphane_Horel, qui paraît jeudi 11 octobre aux éditions La Découverte (368 pages, 21,50 euros). Dans le monde académique, l’intérêt suscité par cette question – les liens d’intérêts agissent-ils sur la science ? – est récent : il ne remonte qu’à un peu plus de trois décennies. Singulièrement depuis le début des années 1990, un nombre croissant de chercheurs en sociologie et en histoire des sciences, mais aussi en nutrition, en toxicologie ou en épidémiologie, s’engagent dans des travaux visant à réexaminer les résultats ou les orientations de ces disciplines au prisme des financements et des conflits d’intérêts.
    "L’une des premières tentatives de répondre scientifiquement à la question de savoir si le financement d’une étude pouvait avoir un impact sur son résultat a été une étude publiée au milieu des années 1980 dans laquelle un chercheur, Richard Davidson, a divisé en deux groupes toutes les études cliniques comparant différentes thérapies, avec d’un côté celles financées par l’industrie, et de l’autre côté, toutes les autres, raconte Sheldon Krimsky, professeur à la Tufts University de Boston (Etats-Unis), le premier à avoir formalisé la notion de « biais de financement » (funding effect en anglais) et auteur d’un ouvrage pionnier sur le sujet (La Recherche face aux intérêts privés, Les Empêcheurs de penser en rond, 2004). Sa conclusion était que les travaux sponsorisés par les industriels différaient dans leurs résultats de ceux financés par d’autres sources."
    Difficile à accepter par de nombreux chercheurs ou médecins, l’idée que la science n’est pas nécessairement souveraine a été très tôt mise à profit par divers intérêts privés. De nombreux travaux d’histoire des sciences montrent sans ambiguïté, à partir d’archives industrielles, que les secteurs du sucre, de la viande, et surtout les grands cigarettiers, ont cherché avec succès, dès les années 1950 et 1960, à peser sur la science.
    « Nombreuses réticences »
    En 1978, dans leur livre The Regulation Game (Ballinger Publishing, non traduit), deux économistes spécialistes de la régulation des entreprises, Bruce Owen et Ronald Braeutigam, expliquent déjà sans fard que « les manœuvres tactiques de #lobbying les plus efficaces » sont « d’identifier les principaux experts dans chaque domaine de recherche pertinent, et de les recruter comme consultants, conseillers, ou de leur offrir des financements de recherche ». « Cela requiert un minimum de finesse et ne doit pas être trop flagrant, de manière à ce que les experts eux-mêmes soient incapables de réaliser qu’ils ont perdu leur objectivité et leur liberté d’action », poursuivaient-ils.
    « Il a fallu attendre le milieu des années1980 pour qu’une revue savante, le New England Journal of Medicine, décide de demander aux auteurs des études qu’elle publiait de déclarer leurs liens d’intérêts, explique Sheldon Krimsky. Mais les réticences ont été nombreuses, y compris dans les revues les plus prestigieuses ! » Et le mouvement est singulièrement lent. En février 1997, la revue Nature publie un éditorial annonçant qu’elle évitera de sombrer dans « le financièrement correct » et qu’elle ne demandera pas aux scientifiques qu’elle publie de déclarer leurs liens d’intérêts.
    La science, dit en substance l’éditeur de Nature, est au-dessus de cela. Quatre années plus tard, la célèbre revue britannique mange son chapeau jusqu’à la dernière couture : dans un éditorial d’une pleine page, elle annonce qu’à compter du 1er octobre 2001, elle demandera aux scientifiques qui souhaitent publier dans ses pages, de remplir un formulaire de déclaration d’intérêts.
    Entre ces deux éditoriaux antagonistes, la divulgation par la justice fédérale américaine des « tobacco documents » – ces millions de documents internes prélevés dans les quartiers généraux de Philip Morris, Lorillard, Brown & Williamson ou British American Tobacco – a crûment dévoilé l’ampleur et la sophistication des campagnes menées par les grands cigarettiers pour instrumentaliser la science en la finançant généreusement.
    Les premières analyses de cette immense documentation, publiées par le cardiologue Stanton Glantz (université de Californie à San Francisco, Etats-Unis) montrent comment l’industrie cigarettière est parvenue, pendant quatre décennies, à créer artificiellement du dissensus dans la littérature scientifique et ainsi alimenter le doute sur les dangers du tabac, à troubler la perception des vrais risques posés par la cigarette en détournant l’attention vers d’autres causes de maladie, à fabriquer de toutes pièces des éléments permettant de faire accroire au public la possibilité de bénéfices sanitaires liés à la cigarette, etc. Dans le monde académique, ces révélations sont un choc.
    L’une des études les plus célèbres montrant, à partir des tobacco documents, toute l’ampleur des effets produits par le financement des chercheurs a été publiée en 1998 par Lisa Bero et Deborah Barnes, alors chercheuses à l’université de Californie à San Francisco, dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Les deux scientifiques ont rassemblé les 106 études alors disponibles sur les effets du tabagisme passif : 39 montraient que la fumée ambiante ne présentait pas de danger et 67 concluaient à l’inverse. Pourquoi ?
    Les preuves s’accumulent
    Les auteures ont examiné tous les critères possibles permettant d’expliquer ces différences : année de la publication, taille des échantillons, nature des effets délétères recherchés, etc. Las ! « Le seul facteur permettant de prédire les conclusions d’une étude était le fait que l’un des auteurs soit ou non affilié à l’industrie du tabac », écrivent-elles. L’accès, dans les tobacco documents, aux listes de chercheurs financés par l’industrie du tabac permettait soudain de porter un regard rétrospectif sur leur production. Et de mesurer la manière dont ils avaient pesé, des années durant, sur les grandes controverses liées à la cigarette.
    Depuis, les preuves de l’effet de financement s’accumulent. La pharmacie, le sucre, les biotechnologies, les pesticides, la pétrochimie… tous ces secteurs pèsent lourdement, ou ont pesé, à des degrés divers, sur la façon dont la connaissance et la réglementation se construisent – un fait désormais consensuel dans la communauté scientifique travaillant sur le sujet. Pourtant, dans le monde de l’expertise au sens large, cette idée peine à faire son chemin : « J’ai participé à beaucoup de groupes d’expertise, raconte Sheldon Krimsky. Mais je n’ai jamais vu un expert se déporter spontanément en raison de ses liens d’intérêts, de ses participations financières, etc. Beaucoup sont encore persuadés d’être au-dessus de cela. »


    https://www.lemonde.fr/planete/article/2018/10/09/la-lente-prise-de-conscience-du-poids-de-l-argent-sur-la-recherche_5366760_3
    #influence #science #université #livre

    • Lobbytomie. Comment les lobbies empoisonnent nos vies et la démocratie

      Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie, de l’amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les « lobbies » de façon abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage. Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur influence n’a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience des décisions qui vont à l’encontre de la santé publique et de la sauvegarde de l’environnement.
      C’est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d’enquête, nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d’autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de l’intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits d’intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande.
      Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des politiques publiques. Mais les citoyens n’ont pas choisi d’être soumis aux projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre système en « lobbytomie ».


      http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Lobbytomie-9782707194121.html

  • Mondialisation du mécontentement by Joseph E. #Stiglitz - Project Syndicate
    https://www.project-syndicate.org/commentary/globalization-of-discontent-by-joseph-e--stiglitz-2017-12

    Pourquoi la #mondialisation qui devait bénéficier à tous, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, est-elle maintenant dénoncée presque partout ? Comment un accord commercial peut-il être désavantageux pour toutes les parties signataires ?

    Aux yeux des habitants des pays en développement, les déclarations de Trump (et Trump lui-même) paraissent ridicules. Ce sont les USA qui pour l’essentiel ont écrit la réglementation et créé les institutions touchant à la mondialisation. Dans certaines d’entre elles comme le FMI, ils détiennent encore un droit de veto, malgré leur moindre importance dans l’économie mondiale (un effacement que Trump parait déterminé à intensifier).

    Pour quelqu’un comme moi qui a observé de près les négociations commerciales durant plus de 25 ans, il est évident que les négociateurs américains ont largement obtenu ce qu’ils voulaient. Mais que voulaient-ils ? En fait leurs objectifs leur étaient dictés en coulisse par de grandes sociétés #multinationales, à leur propre profit, au détriment des travailleurs et des citoyens ordinaires où que ce soit.

    #etats-unis #intérêts_privés « #libre_échange » #arnaque

  • CADTM - L’actuel règlement des différends en matière d’investissement, un obstacle important pour la promotion d’un ordre international démocratique et équitable
    http://cadtm.org/L-actuel-reglement-des-differends

    Les accords internationaux d’investissement, qu’ils soient bilatéraux (entre deux États - TBI) ou multilatéraux, sont au même titre que la dette, l’optimisation fiscale et les paradis fiscaux ou les accords commerciaux, un puissant instrument de domination et de spoliation de la richesse des États. Or, celle-ci devrait bénéficier à la grande majorité de la population des États, même lorsque ceux-ci sont attaqués par les entreprises transnationales devant des cours d’arbitrage mises en place au nom du mécanisme de règlement des différends, intégré à ces accords.

    Il s’agit d’un phénomène de grande ampleur, qu’on pourrait comparer à une vaste toile d’araignée extrêmement dense qui enserrerait toute la planète. En effet, on dénombre actuellement 3 200 accords bilatéraux au niveau mondial. À cela il faut ajouter les accords multilatéraux comme l’ALENA entre les États-Unis, le Canada et le Mexique |1| ou le TTIP, entre l’Union européenne et les États-Unis, qui fait face actuellement à une forte contestation.

    Le mécanisme de règlement des différends au cœur de ces accords permet aux entreprises transnationales d’un pays donné d’attaquer un autre État au motif qu’il a porté préjudice aux bénéfices escomptés de son investissement dans l’État en question. Celles-ci réclament alors des dommages et intérêts qui peuvent représenter des sommes considérables qui ne pourront pas servir à satisfaire des droits aussi fondamentaux que le droit à l’éducation, à la santé, au logement, etc.

    #privatisation (rampante) #intérêts_privés #dette_publique

  • Documents Published by #WikiLeaks Reveal the NSA’s Corporate Priorities
    http://www.truth-out.org/opinion/item/31871-documents-published-by-wikileaks-reveal-the-nsa-s-corporate-priorit

    These disclosures confirm what Edward #Snowden said in an open letter to Brazil: Terrorism is primarily a mechanism to bolster public acquiescence for runaway data collection. The actual focus of intelligence programs center around “economic spying, social control, and diplomatic manipulation.” Who benefits from this sort of activity? The same large multinational corporate interests that have spent billions of dollars to achieve state capture.

    Why is the threat posed by China inflated so heavily? [...]

    The US deep state wishes to maintain economic dominance and US spies have been working diligently to this end.

    #NSA #intérêts_privés #multinationales

  • Politics, Power, and Preventive Action » You Might Have Missed: Whack-a-mole, Sugary Drinks, and Libya
    http://blogs.cfr.org/zenko/2015/07/09/you-might-have-missed-whack-a-mole-sugary-drinks-and-libya

    Hearing on the Strategy to Counter ISIL, Senate Armed Services Committee, July 7, 2015.
    http://www.armed-services.senate.gov/hearings/15-07-07-counter-isil-islamic-state-of-iraq-and-the-levant-st

    Sen. Lindsey Graham (R-SC) : General Dempsey, would you agree that there’re more terrorist organizations with more safe havens, with more weapons, with more capability, with more men to strike the homeland than any time since 9/11?

    Chairman of the Joint Chiefs of Staff Martin Dempsey : Yes .

    Graham : Do you believe that ISIL is expanding in other countries as we speak?

    Dempsey : Yes.

    [...]

    Note that Sen. Graham did not follow up to ask why terrorist organizations were larger and more capable. U.S. officials are too vested in the country’s counterterrorism strategy—nearly unchanged over the past thirteen years—to recognize that it is failing.

    #pilotage_automatique #intérêts_privés

  • Faillite de la #démocratie occidentale : une dérive totalitaire à son point d’achèvement - Politis
    http://www.politis.fr/Faillite-de-la-democratie,31711.html
    http://www.politis.fr/IMG/arton31711.jpg?1435920931

    Cette fuite en avant totalitaire, qui ne prend même plus soin de se draper dans les oripeaux de l’apparence démocratique, illustre bien plus un désarroi qu’une position de force des dirigeants occidentaux. Ceux-là n’ont tout bonnement plus d’autres moyens, ni financiers, ni économiques, ni politiques, encore moins sociaux, d’assurer leur autorité auprès de leurs ouailles.

    Pas d’autres moyens non plus, et c’est peut-être le plus important, de préserver les intérêts très privés de leurs commanditaires. Car là où les citoyens russes et chinois ont encore des chefs d’État, les populations occidentales n’ont plus depuis longtemps que les VRP appointés des #lobbies de ces #intérêts_privés.

    Dès lors, le spectacle démocratique n’a plus pour but que de valider le degré de #soumission des majorités à leurs maîtres. Et l’effondrement de pratiquement tous les fondamentaux du système occidental néolibéral ne peut conduire qu’au #chaos #politique.

    Le fossé est désormais définitif entre les citoyens et ceux qu’on ose plus appeler leurs « représentants ». Quel qu’en soit l’issue, le résultat du référendum grec témoignera vite de cette rupture irréductible. Car quoi qu’en dise Alexis Tsipras, une victoire du « non » n’infléchira en rien la position inflexible de la Troïka. D’adversaires politiques, ceux-là sont clairement devenus des ennemis.

    • Toujours un peu en retard sur la critique chez Politis. Cette « découverte » de la réalité politique, les fera p.ê pencher vers des critiques plus réalistes comme l’anarchisme :p
      Franchement ça fait des années que les « représentants » n’en sont pas. Il suffit de regarder leur classes sociales moyenne, leur lien avec les médias. Par ailleurs ils ne sont pas élu pour leur idées politiques bien souvent, mais pour leur images médiatique. Bref...

  • Article offert : Moscovici et Baroin écoutés sur fond d’espionnage économique | Mediapart
    http://www.mediapart.fr/article/offert/38a3729a664dd614f67faa9368804cda

    C’est une guerre. Elle est économique, clandestine et sans règle, et peut fausser tout le jeu de la concurrence internationale. Plusieurs personnalités politiques et hauts fonctionnaires français ont été écoutés ces dernières années par la National Security Agency (#NSA) sur fond d’espionnage économique massif de la France par les Etats-Unis, selon cinq synthèses d’interceptions téléphoniques rendues publiques par WikiLeaks.

    Les deux anciens ministres de l’économie François Baroin et Pierre Moscovici (aujourd’hui commissaire européen), un sous-directeur du Trésor ainsi qu’un diplomate de haut-rang et un parlementaire socialiste ont fait partie entre 2004 et 2012 des cibles américaines, d’après ces documents que publient Mediapart et Libération, en collaboration avec WikiLeaks.

    Un autre document de la NSA de 2002 actualisé en 2012, également obtenu par l’organisation de Julian Assange, montre que tous les moyens des services secrets américains sont mis à contribution pour espionner les négociations de « toute proposition de contrats français » à l’export, que ce soit dans les domaines des télécommunications, de l’électricité, du pétrole, du gaz, du nucléaire, mais aussi des énergies renouvelables, des transports, de la santé ou des biotechnologies. La plupart des grandes entreprises françaises présentes à l’international sont par conséquent les cibles potentielles de la curiosité agressive de Washington, qui met à la disposition des #intérêts_privés américains tout son appareil d’Etat.

  • $1.4 million ad buy targets Obama’s Iran deal - Burgess Everett - POLITICO
    http://www.politico.com/story/2015/06/14-million-ad-buy-targets-obamas-iran-deal-119353.html

    Millions of dollars worth of ads will hit the airwaves this week in an effort to pressure senators to take a hard line against President Barack Obama’s nascent nuclear deal with Iran — with a June 30 deadline to wrap up the agreement just a week away.

    #Etats-Unis #intérêts_privés #lobbying #Israel #Iran

  • Comment vraiment prédire l’avenir ?
    http://www.internetactu.net/2014/09/16/comment-vraiment-predire-lavenir

    L’économiste Tim Harford (@timharford) signe un long papier pour le Financial Times où il revient sur la longue série d’échecs des prévisionnistes et autres futurologues à prédire le #futur. Prévoir l’avenir n’est pas simple ce qui ne l’empêche pas d’être devenu un énorme marché, omniprésent, évalué à quelques 300 millions de dollars. Certes, de réelles avancées ont été réalisées dans…

    #complexité #prospective #psychologie

  • Sweden’s Elites More Loyal to NATO than to Their People
    http://www.ipsnews.net/2014/05/swedens-elites-loyal-nato-people

    Here follow a few recent events/news which further emphasise the deplorable path Sweden – the elites rather than the people – have decided to follow.

    1. Sweden’s security political elite has lately been considering broader alliances with NATO and the EU. How enigmatic! After having been neutral and non-aligned during tough confrontations and tension in the Cold War years, Sweden now needs to join NATO when there is no single analysis anywhere indicating that it is likely that Sweden will be faced with a threat in the foreseeable future.

    While the intelligent security and defence discourse is now about human security, the environment and high-tech challenges, Sweden’s elites talk about defence as weapons only.

    This is dangerous ”group think” steered by bureaucratic vested interests and paid for by taxpayers who are de facto threatened more by these interests than by Russian President Vladimir Putin. A reality check would lead to a reality shock.

    2. Swedish planes shall now, in the light of a conveniently hysterical interpretation of the crisis in Ukraine, equip its planes with cruise missiles.

    The security priesthood of the country consists of a handful of researchers on military affairs at huge, well-financed state institutes in close contact with politicians and the military with whom military-loyal journalists have close bonds.

    The country that once did something for a better world has joined the militarist world. At a time when both NATO and the U.S. are getting weaker, Sweden’s elites plan to put all Sweden’s eggs in that basket.

    It has no policy vis–à–vis, say, the BRICS (Brazil, Russia, India, China and South Africa) countries or any vision of the world in 20 years to navigate towards. It has no ideals, values or commitments, only a ”follow-the-U.S./NATO and EU” flock mentality.

    3. The U.S. ambassador to Sweden, Mark Brzezinski, recently told Sweden to join NATO, otherwise it won’t get any help in the event of an attack – in short, blackmailing disguised as deep concern and generous offer to bring (conditional) help. This was revealed by the conservative Swedish daily, Svenska Dagbladet.

    The message is based on “fearology2 – because everybody knows that should Russia attack anyone, Sweden would not be the first target and it would be in the interest of NATO to control Swedish territory before any spreading of Russian forces from somewhere else to the Nordic area.

    In short, NATO’s interest in Sweden is much greater than Sweden’s in NATO. Whatever one may think of these fantasies, they are just that: No one has thought up a credible scenario for how Sweden would be invaded by Russia and remain defenceless.

    But this is the military-fundamentalist propaganda the Swedes are the target of these years: We must join NATO because we have such a weak defence that we can’t defend ourselves!

    The liberal party’s defence policy spokesman, Allan Widman, recently stated this in a manner indicative of the low intellectual level of defence discussions here: ”I can only state the fact that Russia has about 140 million people and Sweden nine million. We won’t be able to manage serious challenges from outside on our own…”

    Now, if the Swedish military can’t provide any protection for the nine million Swedes with a budget of eight billion dollars (among the 10 percent highest per capita in the world) at its disposal, it’s time to ask how inefficient and cost-maximising it can be without its leadership being fired.

    4. Just this week it was decided that AWACS (Airborne Warning and Control System), planes can pass through Swedish airspace in connection with NATO’s Ukraine crisis missions.

    5. Sweden (like Finland) is discussing how to receive military aid, including troops, from NATO. This goes beyond what NATO members Denmark, Norway and Iceland have ever accepted. And Sweden is not a NATO member!

    #OTAN #Suède #atlantisme#élite#intérêts_privés #argent_public