• CIP-IDF > Nous exigeons que le gouvernement n’agrée pas cet accord - Koordination des #Intermittents du Calvados (Kic)
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6967

    NOUVEAU GOUVERNEMENT = NOUVELLE VOLONTÉ POLITIQUE ?

    La Ministre de la Culture ; Aurélie #Fillipetti, s’inquiète des conséquences et demande « une étude d’impact approfondie sur les mesures contenues dans l’accord #Unedic » (différé d’indemnisation). On aimerait croire que cette prise de conscience des effets dévastateurs des mesures contenues dans l’accord soit suivi par des actes ! Le nouveau ministre du travail François #Rebsamen, quant à lui, signait il y’ a moins d’un mois, avant sa nomination, une tribune réclamant la mise en œuvre des propositions du comité de suivi. Si la parole politique a encore un sens, il est impossible que cet accord soit agréé aujourd’hui !

    NOUS RESTONS MOBILISÉS !

    La mobilisation s’intensifie pour que cet accord soit définitivement rejeté et qu’un dialogue social réel puisse être renoué autour des propositions du comité de suivi. Des journées nationales d’action se préparent, l’information circule sur les lieux de spectacle et de culture, des actions ont lieu dans tout le pays. Nous appelons tous les salariés de la culture, tous les intermittents, #intérimaires, #chômeurs précaires à défendre leurs droits et à rejoindre le mouvement ! Nous devons accroître la pression sur le gouvernement, dernier signataire et donc réel décisionnaire pour que cet accord nocif ne soit pas appliqué !

  • CIP-IDF > Le journal de France 2 interrompu par des intérimaires en collants et des intermittentes en colère
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6940

    Ce mardi 8 avril à 20h17, une cinquantaine de personnes ont investi le plateau du #journal de #France_2 afin de lire un communiqué contre un projet de Convention #Unédic qui aggraverait la #précarisation en s’attaquant principalement aux salariés les plus pauvres, qu’ils soient au chômage, en emploi discontinu ou au chômage « en activité à temps réduit » .

    Au nom d’un déficit soigneusement entretenu et d’une supposée « équité », ce projet s’attaque tout particulièrement à ces fameux nantis que sont les #intérimaires... Ces derniers perdraient mensuellement de 50 à 300 euros chacun si une telle convention devait entrer en vigueur. Nous disons non à une #logique_concurrentielle qui nous rabaisse tous [1].

    A peine les manifestants étaient-ils arrivés sur le plateau, que le son était interrompu... Quelques secondes plus tard, David Pujadas déclarait rendre l’antenne en raison d’une #occupation.

    De même que les soit disant « négociations » Unedic sont une mascarade scandaleusement anti-démocratique (n’y sont sérieusement évoquées que les propositions patronales...), lorsque les média de masse évoquent des questions aussi cruciales que celles du chômage et de la précarité, c’est le plus souvent pour livrer des « informations » qui constituent autant de #publireportages en faveur des orientations patronales et de celles des « syndicats » qui osent s’allier avec le MEDEF contre l’ensemble des salariés.

    Voici le texte qui aurait pu être lu à l’antenne sur France 2 :

    Nous sommes ici….

    Nous sommes ici, chômeurs, travailleurs précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, pour vous informer.

    Nous sommes ici parce que les négociations sur le régime d’assurance-chômage se sont faites sans nous et contre nous. Nous refusons cet accord du 22 mars 2014 conclu entre les organisations patronales et la CFDT, la CFTC et FO.

    Nous ne sommes pas dupes et nous sommes en colère : cet accord, imposé par le #MEDEF, nous affaiblit tous. Le gouvernement ne doit pas agréer cet accord. […].

    #interruption #lutte

  • A Hénin-Beaumont : « Maintenant, on va être mondialement connus »
    http://www.lemonde.fr/municipales/article/2014/03/24/a-henin-beaumont-maintenant-on-va-etre-mondialement-connus_4388491_1828682.h

    Il nous raconte le temps où tous vivaient dans les mêmes maisons, avec le même travail et les mêmes maladies soignées dans le même hôpital. Tout le monde était pauvre, mais ensemble : un mineur, c’était quelqu’un, on croyait en lui. Lui est intérimaire, « un statut qui ne ressemble à rien, qu’on n’ose même pas dire, où chacun reste tout seul dans sa merde ».

    #intérimaires

  • A PARTAGER sans modération
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    >> Gueule de bois
    >
    >> Aujourd’hui c’est un jour de colère et de profonde tristesse.
    >> Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 mars il n’y a pas eu de « #négociations ». Comme d’habitude l’affaire a été pliée à 1h du matin sur un accord inacceptable. Les conditions mêmes de ces "négociations" sont scandaleuses. Les "#partenaires sociaux" ne nous représentent pas (les chômeurs ne sont pas représentés et il n’y a jamais eu 50% de patrons en France). Le #Medef y est tout puissant : tout se passe dans son siège parisien et les seules propositions discutées sont les siennes. En fait de négociations, ce ne sont qu’interruptions interminables de séance leur permettant des conciliabules de couloirs et des arrangements bilatéraux hors de la salle, acceptés par tous les syndicats, à l’exception de la CGT, restée, elle, à la table des négociations sans voir personne ! Hier, vendredi, les négociations communes n’auront duré, au final, qu’un quart d’heure !
    >> Cette mascarade a non seulement été validée par la CFDT comme d’habitude mais pour la première fois par FO qui veut certainement reprendre la main sur la gestion de l’Unedic (affaire de gros sous qui n’a aucun rapport avec le droit des #chômeurs)

    #occupation
    >
    >> L’accord impose encore une régression des droits de tous les salariés fragiles qui cotisent, les chômeurs, les précaires. Quant aux #intérimaires ils sont tout simplement sacrifiés. En effet, l’annexe 4 est vidée de sa substance : 60% des intérimaires voient leurs indemnisations baisser jusqu’à 300€ par mois. Le patronat n’accepte aucune augmentation de ses propres cotisations et ne s’interroge jamais sur les recettes et les montants dépensés en coût de fonctionnement. Tout cela est logique, mais comment des syndicats de salariés peuvent-ils laisser faire ? Pour rappel en 2011, les cotisations dépassent de 4,5 milliards d’euros les indemnités, mais les 6 milliards d’euros reversés par l’Unedic à Pôle #Emploi entrainent un déficit d’1,5 milliards.
    >> Avec ce nouvel accord ce sont 400 millions d’euros d’économie sur le dos des chômeurs. En période de crise, c’est un massacre. Et sans me répandre en émotion malsaine, je suis touché par le fait que ce sont les plus pauvres qui vont trinquer, ceux qui sont mal organisés, qui n’ont pas le micro et dont on considère le pouvoir de nuisance médiatique presque nul.
    >> Pour ne parler que des annexes 8 et 10 et je sais que c’est ce qui vous intéresse, le dispositif signé en 2003 et dénoncé par tous est reconduit avec des restrictions don il faudra mesurer l’impact :
    >
    >> 1 La cotisation (employeur+salarié) passe de 10,8 à 12,8% MAIS on nous applique une taxe supplémentaire de 0,5% pour recours à l’emploi court. On arrive donc à une cotisation de 13,5%
    >> Cette mesure va toucher de plein fouet les petites structures (compagnies de théâtre, petite prod audiovisuelles) pour des résultats globaux négligeables en terme économique.
    >
    >> 2 Un plafond de cumul mensuel salaire + indemnités à 5475,75 euros brut mensuel totalement risible et inefficace tant il est élevé et va toucher peu de monde. Cela fera au maximum 20 millions d’euros d’économie. Pour rappel un plafond de cumul n’a de sens qu’avec un dispositif d’ouverture de droits sur une période et non pas un capital de 243 j. Dans le cadre d’un capital, ce ne sera qu’un différé de paiement puisque tout le monde a droit à ses 243 jours.
    >
    >> 3 Une nouvelle franchise (ou carence) qui est un différé de paiement en début d’ouverture de droits. La formule est nouvelle et elle est très révélatrice de qui l’a pensée. Elle dépend du prix moyen de journée et du nombre d’heures travaillées. La courbe monte très vite au début et se stabilise pour les hauts revenus. Oui ce sont les petits et les moyens qui subiront le plus ce différé de paiement et donc ces ruptures de droits.
    >
    >> Quelques simulations :
    >> Sur la base de 550 h travaillées
    >> Simulations pour les Salaires journaliers moyen brut suivants (avant c’est l’actuel, après c’est le nouveau) :
    >> 150 euros avant 0 après 11 jours
    >> 200 euros avant 0 après 20 jours
    >> 300 euros avant 0 après 28 jours
    >> 900 euros avant 83 après 40 jours !!
    >> A partir de 700 euros jours la franchise est moins importante avec le nouveau protocole que l’ancien. En dessous, tout le monde est pénalisé.
    >> Pour les non initiés qui trouveraient ces prix de journée déjà élevées même à 150 euros, sachez qu’il s’agit de jours d’emploi déclarés qui ont nécessité souvent plusieurs jours de travail invisible en amont. D’où la notion de cachet qui est un forfait pour tenir compte de toute la préparation.
    >>
    >> On lira un peu partout que nous avons été épargnés :
    >> -Mais les propositions justes et moins coûteuses du comité de suivi n’ont même pas été regardées encore moins étudiées
    >> -Mais les surcotisations toucheront tous les plus fragiles (2,5% supplémentaire c’est énorme)
    >> -Mais le Medef, la Cfdt et Fo ont prévu de voir le gouvernement pour leur demander des comptes et trouver un accord uniquement sur les annexes.
    >> -Mais l’annexe 4 vidée de son contenu laisse présager que l’annexe 8 des techniciens sera la prochaine.
    >
    >> Ne nous y trompons pas : C’est la précarité qui est attaqué. Des gens fragiles et pauvres deviennent encore plus pauvres à la suite de décision prises à la va vite, sans aucun vrai débat. Combien de temps allons-nous laisser faire ? Combien de temps allons-nous nous contenter de défendre notre petite réserve d’indiens ? Pour combien de temps sera-t-elle maintenue ?
    >
    >> Une réponse juste, urgente à l’intermittence de l‘emploi doit être trouvée. Il en va de la dignité des 9 millions de pauvres de ce pays.
    >> Maintenant, nous exigeons que ce gouvernement rejette un tel accord et établisse de nouvelles conditions de négociations justes, équitables et représentatives.
    >
    >> Nous sommes déterminés.
    >> Nous appelons tous les chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires dans toutes les communes, à occuper des lieux publics et à organiser avec nous la riposte
    >
    >> Samuel Churin
    >>

  • Chômage : ces attaques nous affaiblissent tous - Les occupants de l’Opéra Garnier
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6883

    Aujourd’hui, des actions ont eu lieu partout en France : #Medef occupé à Dijon, Toulouse, Chalon, Avignon, Nantes, #CGPME occupée à Lyon, MUCEM occupé à Marseille, des agences d’interim adeco et manpower sur Metz, Orléans et Paris, des Pôle Emploi occupés... et à Rodez faute d’avoir pu occuper le Medef ils ont pris la #CFDT ! [2]
    Un peu partout, nous cherchons à nous faire entendre et écouter alors que se déroulent ces pseudo négociations qui veulent décider de nos vies sans nous, sans aborder les vraies questions politiques et sociales qui se jouent autour de l’assurance chômage.

    Leurs « négociations » reprennent demain. Mais le Medef campe sur ses positions : ne pas « dégrader les marges des entreprises », faire des économies sur le dos des salariés, en rognant nos droits à l’assurance #chômage. Même le joli terme mis en avant de « droits rechargeables » masque des réductions globales d’indemnités, et encore une fois ce sont les plus #précaires qui vont trinquer : #intérimaires, travailleurs à l’emploi discontinu, intermittents...

    La #CFDT est prête à négocier sur la base de ce texte [3].

    Nous pas.
    Ces négociations ne nous représentent pas, nos propositions doivent être étudiées !
    Une refonte de l’Unedic est nécessaire, nous voulons de nouveaux droits pour toutes et tous !

    Chômeurs, précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers... nous ne sommes pas des variables d’ajustement !

    Nous croirons à leur crise quand les riches se suicideront en masse.

    Pour les droits de toutes et tous,
    Parce que nous ne laisserons pas le Medef et la CFDT décider pour nous,
    La lutte continue !

    Et la lutte va continuer.
    Parce que nous ne laisserons pas le gouvernement agréer une convention qui corresponde encore à une baisse des droits sociaux.

  • CIP-IDF > Cour des comptes occupée, la Cour des comptes nous doit des comptes
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6879

    Ce jeudi 13 mars 2014, à l’appel de la Coordination des #Intermittents et #Précaires, la CGT Spectacle, de la CGT Interim, Sud Culture, Sud Interim, AC !, CNT, SIPM-CSRP et du SYNDEAC, une centaine de #chômeurs et salariés précaires, intermittents et #intérimaires, ont mené des actions dans le cadre des négociations de la nouvelle convention UNEDIC.

    Après avoir déployé sur la façade de l’église de la Madeleine une banderole réclamant des droits nouveaux pour les salariés précaires, nous avons occupé les locaux de la Cour des Comptes.

    Depuis des années, la Cour des Comptes produit des rapports à charge sur les droits des demandeurs d’emploi, relevant notamment des annexes spécifiques. Ces rapports, orientés politiquement, stigmatisent systématiquement les droits à indemnisation des précaires.

    Voir, par exemple : À propos d’un récent rapport de la Cour des comptes qui attaque l’intermittence - Sonore et trébuchant, http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6031

    En septembre 2013, un référé de la Cour des Comptes admet pour la première fois que « l’évolution du marché du travail, marqué par une augmentation de la part des emplois courts et une diminution des emplois longs, exerce de ce fait un effet défavorable sur l’équilibre global du système d’indemnisation » .
    Mais, dans le même rapport, la partie sur les régimes spécifiques (contrats courts, CDD, activité réduite, annexe 4 intérimaires, annexes 8 et 10 intermittents) rédigée par Michel de Virville - ancien président de l’UNEDIC au nom du MEDEF - continue d’affirmer que ces régimes sont responsables du déficit global de l’UNEDIC, préconise de réduire les droits des plus précaires et remettre en cause la solidarité interprofessionnelle. Ce double discours porté par ledit référé amène le patronat à ne reprendre que la seconde partie pour demander la fin de tous les droits spécifiques, pourtant liés aux pratiques d’emploi des différents secteurs d’activité.

    Nous réfutons les chiffres avancés, dont les sources sont Pôle Emploi et l’UNEDIC, et l’analyse qui en est faite. Nous demandons une expertise des comptes de l’UNEDIC pour faire toute la transparence sur l’organisation de l’indemnisation des chômeurs. (…)

    Savants, experts, journalistes, de nouveaux prêtres pour un nouveau troupeau ? Le cas de l’intermittence.
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5507

    NB : le pdt de la Cour des comptes est le #socialiste #Didier_Migaud

  • Nous sommes tous des « intermittents ».
    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-christophe-marti/170214/nous-sommes-tous-des-intermittents

    « Supprimer les Annexes 8 et 10 de l’Assurance #chômage indemnisant les artistes et techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel » : les Diafoirus qui prétendent soigner le malade en le purgeant à mort ont encore frappé ! N’est-ce pas parce que « l’#intermittence » a un sens économique et social beaucoup plus large, voire subversif ?

  • Pourquoi l’indemnisation #chômage des #intérimaires est au coeur des débats - L’Express avec L’Expansion
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pourquoi-l-indemnisation-chomage-des-interimaires-est-au-coeur-d

    François Roux, le délégué général de Prism’emploi. Nous ne voulons plus être stigmatisés comme des profiteurs de l’assurance-chômage et assimilés aux #intermittents du spectacle, alors que notre rôle est d’intégrer les salariés dans le monde du travail ".

    Négociation tendue et infructueuse sur le chômage
    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20140215.REU1140/negociation-tendue-et-infructueuse-sur-le-chomage.html

    BA-BA du répertoire patronal, les propositions provocatrices du Medef détaillées plus haut relèvent du scénario classique de la série « moins d’allocs et plus de contrôles/radiations ». Sauf à intervenir, on connait déjà le dénouement : le « déficit » de la caisse « impose » une nouvelle « réforme » destinée à « sauver » le régime d’assurance chômage avec l’aval d’un gouvernement HEC/cour des comptes/CAC40…

    Intermittents : Filippetti répond au Medef
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/02/15/97002-20140215FILWWW00191-intermittents-filippetti-repond-au-medef.php

    Nous ne voulons pas être sauvés
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6828

  • Nouvelle grève chez Amazon Allemagne
    http://lemonde.fr/economie/article/2013/12/16/nouvelle-greve-chez-amazon-allemagne_4335190_3234.html

    Plusieurs centaines de salariés allemands du site de commerce en ligne Amazon étaient en #grève lundi 16 décembre. Cette grève sera relayée par une manifestation devant le siège du groupe, à Seattle (Etats-Unis).

    A l’initative du syndicat des services Verdi, le conflit syndical s’enlise et les sites de Bad Hersfeld, Leipzig, déjà touché par des grèves ponctuelles au printemps, ont été rejoints pour la première fois par celui de Graben, en Bavière.

    Sur les 9 000 employés d’Amazon en Allemagne, environ 1 450 avaient cessé le travail sur ces trois lieux, « plusieurs centaines » d’autres devant rejoindre le mouvement dans la journée

  • Les dérives de l’intérim touchent les travailleurs venus de l’Est - France - RFI
    http://www.rfi.fr/france/20131022-derives-interim-touchent-travailleurs-venus-est

    Dénicher une main-d’œuvre peu chère est une pratique fréquente en temps de crise. Mais quand elle est basée sur un système de rémunération illégal, c’est un abus. Le nombre d’ouvriers venus des pays de l’Est de l’Europe explose en France. Ils ne bénéficient d’aucune protection sociale et de nombreuses irrégularités entourent leur sort. En cause : la régulation européenne, qui laisse ces travailleurs « low cost » à la merci des agences d’intérim de leur pays d’origine.

    Phénomène grandissant

    La France compte plus de 144 000 ouvriers étrangers. Un quart des ces ouvriers travaille dans l’intérim, le plus souvent dans le bâtiment et les travaux publics, et dans l’industrie. Au cours des dix dernières années, le nombre des intérimaires détachés en France a cru de plus de 3 300% ! Il s’agit principalement de Lettons, de Lituaniens, de Bulgares, de Roumains et de Polonais. Et depuis le début de la crise, le nombre d’Espagnols a été multiplié par quatre.

    Le plus souvent, ces travailleurs sont embauchés par des agences d’intérim établies dans leur pays d’origine. On leur promet un travail et un salaire au SMIC. Mais la plupart de temps, ils n’en voient pas la couleur. Dans la mesure où ils sont rémunérés par l’agence qui les a embauchés, ils touchent tout au plus 600 euros net mensuels, soit la moitié de ce à quoi ils ont droit. Sans compter des conditions d’hébergement déplorables et une absence de couverture sociale. Ainsi, en cas d’accident du travail, les ouvriers payent eux-mêmes les frais d’hospitalisation et de rapatriement.

    L’absence de charges sociales attire les entreprises peu scrupuleuses. François Roux, délégué général du Prisme, une organisation des professionnels de l’intérim, déplore : « Le système consiste à appliquer le salaire français. En revanche, le régime de protection sociale étant extrêmement différent selon les pays en Europe, on peut jouer sur ce différentiel pour obtenir des prix qui sont absolument inatteignables pour des entreprises françaises qui sont, elles, dans la légalité. »

    Ces intérimaires étrangers prennent-ils le travail des Français ?

    Si on regarde les conditions de travail proches de l’exploitation, pas vraiment. Ce ne sont pas les travailleurs étrangers qui prennent le travail des travailleurs français, ce sont les lacunes de la législation européenne qui permettent ce genre d’abus. La législation qui encadre le détachement devrait être renforcée, et les agences locales d’intérim mieux contrôlées, avec par exemple l’obligation d’avoir une antenne française.

    En attendant, il y a des secteurs industriels qui manquent de main-d’œuvre. La France a besoin de 3 000 à 6 000 soudeurs. Une pénurie à laquelle la formation professionnelle ne répond pas.

    #intérim
    #main-d'œuvre
    #crise
    #intérimaires-étrangers
    #France
    #Europe-de-l'est

  • “Une épidémie moderne pour préserver notre confort” » OWNI, News, Augmented
    http://owni.fr/2011/04/28/une-epidemie-moderne-pour-preserver-notre-confort

    Il y a un parc #nucléaire avec des usines dites à risque, gérées par une #maintenance sous-traitée. Cette #sous-traitance permet la mise en place de conditions de travail déréglementées, par le recours massif aux #intérimaires et aux CDD et, dans le cas des CDI, qui sont aussi nombreux, par la gestion du travail “par dose”. EDF a mis en place cette sous-traitance pour gérer l’excès de #radioactivité qui n’est pas supportable par le personnel statutaire.

    Le suivi médical de ces sous-traitants est inexistant : ils forment une population nomadisée, qui va de chantier en chantier, qui change souvent d’employeurs… Et cela permet à EDF de ne pas être responsable de tous les accidents de travail et des maladies professionnelles imputables à l’exposition.

  • « Je me souviens d’un gars qui s’est exposé aux radiations pour préserver la sécurité de la centrale » | Et voilà le travail
    http://voila-le-travail.fr/2011/03/17/je-me-souviens-dun-gars-qui-sest-expose-aux-radiations-pour-preserv

    Entretien avec Michel Lallier, ex- secrétaire du CHSCT de la centrale #nucléaire de Chinon.

    Quels sont les risques pour les travailleurs du nucléaire en France ?

    En France, il y a entre 300 et 400 salariés qui marchent à 10, 12, 15 20 millisieverts par an. Ils ont 3% de risques de développer des #cancers dans les 30-40 ans : des poumons, de l’appareil digestif, de la thyroïde. Pour la plupart, ce sont des #intérimaires. Ce sont eux qui travaillent sur les machines, au cœur des centrales.

    Le problème, c’est qu’il n’existe pas de registre des cancers dans les départements. Et les salariés ne les déclarent pas toujours comme maladies professionnelles : seuls les cancers des poumons et de la thyroïde entrent dans les maladies reconnues dans ces cas-là. Pour les autres cancers, il faut passer de commission en commission, ce que les agents #EDF peuvent faire, pas les intérimaires.

    Cette sous-traitance est-elle en train de se développer ?

    Elle a démarré au début des années 90. Et, aujourd’hui, EDF annonce la ré-internalisation des travailleurs extérieurs. Pas pour préserver leur santé, mais parce qu’EDF s’aperçoit que ce sont eux qui conservent le savoir-faire.