• « Puissent les manifestations anti-Netanyahou réussir. Et ensuite, que se passe-t-il avec les Palestiniens ? »

    La fureur est compréhensible, l’inquiétude justifiée. Il est de plus en plus clair que l’inquiétude n’est pas exagérée, que l’objectif du plan est de soumettre le pouvoir judiciaire, laissant le pouvoir entre les mains de la branche exécutive du gouvernement, qui en Israël contrôle également la branche législative. Le pays ne ressemblera plus à une démocratie libérale, comme les Israéliens aiment à définir (à tort) leur système de gouvernement. Nous sommes confrontés à une tentative de coup d’Etat de type hongrois. Par conséquent, la protestation semble justifiée. Je lui souhaite de réussir.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/01/24/une-desobeissance-civile-face-au-gouvernement-fasciste-sans-palestiniens-et-autre-texte/#comment-55274

    #international #israel

  • Les écrans : un désastre comportemental, intellectuel & cognitif.

    Une journée (le 6 février) sans téléphone portable, c’est bien (pour les malades que nous sommes).

    Entre 2 et 8 ans un enfant « moyen » consacre aux écrans récréatifs l’équivalent de 7 années scolaires complètes ou 460 jours de vie éveillée (1,25 année), ou encore l’exacte quantité du temps de travail personnel requis pour devenir un solide violoniste.

    Mais il faudrait aussi (365 jours sur 365) la suppression stricte, intégrale, immédiate et en tout lieux (y compris à l’école) des écrans pour tous les enfants de moins de 6 ans. Et la réduction à 30 mn à 1 h (tous usages cumulés) par jour pour tous les moins de 16 ans.

    Michel Desmurget le démontre dans son bouquin : sans quoi les jeunes générations d’aujourd’hui ne donneront que des crétins.

    Quelques extraits tirés au fil de ma lecture :

    « Selon les termes d’une étude récente, « seulement 3 % du temps consacré par les #enfants et #adolescents aux #médias_digitaux est utilisé à la création de contenus » (tenir un blog, écrire des programmes informatiques, créer des vidéos ou autres contenus « artistiques », etc.).

    .. Plus de 80 % des ados et préados déclarent ne « jamais » ou « quasiment jamais » utiliser leurs #outils_numériques pour faire œuvre créative. »

    « Croire que les #digital_natives sont des ténors du bit, c’est prendre ma charrette à pédale pr une roquette interstellaire ; croire que le simple fait de maîtriser une app informatique permet à l’utilisateur de comprendre quoi que ce soit aux éléments physiques & logiciels engagés »

    De « l’effarante débilité de cette triste fiction » des DigitalNatives… comme « un groupe mutant à la fois dynamique, impatient, zappeur, multitâche, créatif, friand d’expérimentations, doué pour le travail collaboratif, etc. Mais qui dit mutant dit différent…

    .. Dès lors, ce qui transparaît implicitement ici, c’est aussi l’image d’une génération précédente misérablement amorphe, lente, patiente, monotâche, dépourvue de #créativité, inapte à l’expérimentation, réfractaire au #travail_collectif, etc.

    .. Drôle de tableau qui, a minima, dessine deux axes de réflexion. Le premier interroge les efforts déployés pour redéfinir positivement toutes sortes d’attributs psychiques dont on sait depuis longtemps qu’ils sont fortement délétères pour la #performance_intellectuelle : #dispersion, #zapping, #multitasking, impulsivité, impatience, etc. Le second questionne l’ubuesque acharnement mis en œuvre pour caricaturer et ringardiser les #générations_prédigitales. »

    « Les changements anatomiques [chez les gamers] dont se gaussent certains médias pourraient très bien poser, non les jalons d’un avenir intellectuel radieux, mais les bases d’un #désastre_comportemental à venir. »

    « les digital natives ou autres membres de je ne sais quelle confrérie des X, Y, Z, lol, zappiens ou C, n’existent pas. L’enfant mutant du numérique, que son aptitude à taquiner le #smartphone aurait transformé en omnipraticien génial des nouvelles technologies les + complexes que #Google Search aurait rendu infiniment plus curieux, agile et compétent que n’importe lequel de ses enseignants prédigitaux ; qui grâce aux jeux vidéo aurait vu son cerveau prendre force et volume ; qui grâce aux filtres de Snapchat ou Instagram aurait élevé sa créativité jusqu’aux + hauts sommets ; etc. ; cet enfant n’est qu’une légende. Il n’est nulle part dans la littérature scientifique. […] Ce qui est extraordinaire, c’est qu’une telle absurdité perdure contre vents et marées, &, en plus, contribue à orienter nos politiques publiques notamment dans le domaine éducatif. Car au-delà de ses aspects folkloriques, ce mythe n’est évidemment pas dénué d’arrière-pensées. Sur le plan domestique, d’abord, il rassure les parents en leur faisant croire que leurs rejetons sont de véritables génies du numérique et de la pensée complexe, même si, dans les faits, ces derniers ne savent utiliser que quelques (coûteuses) applications triviales.

    .. Sur le plan scolaire, ensuite, il permet, pour le plus grand bonheur d’une industrie florissante, de soutenir la numérisation forcenée du système et ce, malgré des performances pour le moins inquiétantes. »

    « Plus globalement, si un observateur ose s’alarmer du temps passé par les enfants devant les écrans de ttes sortes, la triste légion des tartufes conspue sans délai le fâcheux, arguant qu’il s’agit là d’une position « sexiste », représentant fondamentalement « un nouvel outil de #culpabilisation des mères » […] « pr nos néosuffragettes du droit à l’abrutissement, suggérer que les enfants passent bien trop de temps avec leurs écrans signifie juste, en dernière analyse, que « ns n’aimons pas les innovations qui rendent + faciles la vie des mères ».

    « Quand les adultes ont constamment le nez scotché sur leur mobile, les #interactions_précoces essentielles au #développement_de_l’enfant sont altérées. »

    « Une étude vous déplaît, trouvez-la alarmiste, idiote, dogmatique, moralisatrice, exagérée, excessive, biaisée, absurde, culpabilisante ou sexiste. Affirmez vaguement qu’on pourrait trouver d’autres recherches contradictoires tout aussi convaincantes (évidemment sans les citer).

    .. Criez aux heures noires de la prohibition, évoquez la censure, dénoncez les stratégies de la peur, beuglez votre haine de l’oppression culturelle. En désespoir de cause, caricaturez l’auteur, raillez sa #bêtise, faites-le passer pour un #crétin, un demeuré, un réactionnaire un triste sermonnaire ou un sombre élitiste. Tronquez, trompez, truquez. Mais, surtout, ne regardez jamais les faits, ne considérez jamais le cœur du travail discuté. Ce n’est pas si difficile. Avec un peu d’habitude, vous apprendrez aisément à masquer l’absolue vacuité de vos propos sous l’ombrage d’un humanisme paisible et rassurant. Une fois acquises les bases du job, vous parviendrez en quelques mots, avec la dextérité du virtuose illusionniste, à transformer la plus solide recherche en affligeante pitrerie. »

    L’explication de cette limite apparemment arbitraire des 3 ans ? « Cet âge semble constituer le seuil optimal à partir duquel inscrire efficacement dans les neurones des gosses la trace de la grenouille Budweiser, de la virgule Nike, de l’estampille Coca-Cola, du clown McDonald ou du mâle viril forcément fumeur. Selon une enquête du gpe Lagardère Publicité, dès 4 ans, + de 75 % des demandes d’achat émises par les enfants sont consécutives à une exposition publicitaire, pour un taux d’acceptation parental supérieur à 85 %. »

    « En disant, pas de télé avant 3 ans, on affiche sa bonne foi, sa probité et son indépendance. [et] en proscrivant la télé avant 3 ans, ce que l’on exprime vraiment, in fine, c’est l’idée selon laquelle l’exposition devient possible au-delà de cet âge »…

    « Avant 3 ans, petit humain n’est guère intéressant. Ce n’est qu’autour de cet âge qu’il devient une cible publicitaire pertinente et, de ce fait, une potentielle source de revenus pour les opérateurs. Peu importe alors que la télé ampute son développement. »

    « L’#industrie_audiovisuelle ne fut pas longue à réaliser le profit qu’elle pourrait tirer de cette césure. Elle accepta sans états d’âme d’abandonner le secondaire pr préserver l’essentiel. À travers ses relais experts & médiatiques elle opéra alors selon 2 axes complémentaires 1) en soutenant diligemment la condamnation des usages précoces (ce qui ne lui coûtait rien). 2) en se lançant dans une subtile (et efficace) campagne d’attiédissement des restrictions tardives. Ainsi, on ne parla plus d’une à 2 h par jour max, mais d’usages « excessifs ». »

    « La dernière étude en date montre, sans la moindre ambiguïté, que l’usage d’une #tablette « interactive » non seulement ne développe pas, mais altère lourdement le développement de la motricité manuelle fine chez des enfants d’âge préscolaire. »

    « Les recherches montrent que la tablette est, la plupart du temps, pour le jeune enfant, un écran « passif » servant à consommer des contenus audiovisuels dont on nous dit précisément qu’ils sont déconseillés (dessins animés, films, clips, etc.). »

    « Au-delà des variations de protocoles, de populations, d’approches et de méthodologies, le résultat n’a jamais varié : les contenus violents favorisent à court et long terme l’émergence de comportements agressifs chez l’enfant et l’adulte. »

    « Le lien empirique [entre contenus violents et agression] n’est donc plus à démontrer aujourd’hui, quoi qu’en disent les gamers et quelques démago-geeks qui caressent l’industrie du jeu violent dans le sens du poil. »

    « Les médias présentent souvent “les deux côtés” du débat associant violence médiatique et agression en appariant un chercheur avec un expert ou un porte-parole de l’industrie ou même un contradicteur universitaire, ce qui crée une fausse équivalence et la perception erronée que les travaux de recherches et le consensus scientifique font défaut. » Pourtant : « ds le NYT, le secr. géné. de l’Association de #psychologie déclarait que « les preuves sont écrasantes. Les contester revient à contester l’existence de la gravité ».

    Ce qui n’empêche pas « les bons petits soldats du numérique [de continuer], sous couvert d’expertise, à emplir l’espace collectif de leur affligeante #propagande. »

    « Les études qui ont mesuré l’exposition durant la petite enfance (avec ou sans analyse de contenus) ont démontré de manière constante que regarder la télévision est associé à des conséquences développementales négatives. Cela est observé pour l’attention, les performances éducatives, les fonctions exécutives et les productions langagières ». Autrement dit, pour les jeunes enfants, l’impact de la télévision n’est nullement complexe. Il est immuablement néfaste. Point. »

    « Prenez le lien entre #consommation_audiovisuelle précoce et déficits cognitifs tardifs. Même avec la meilleure volonté du monde, il semble diantrement difficile de rejeter l’hypothèse de causalité sachant, par exemple, que : (1) la présence d’une télé dans une maison effondre la fréquence, la durée et la qualité des interactions intrafamiliales ; (2) ces interactions sont fondamentales pour le #développement_cognitif du jeune enfant ; (3) certains outils statistiques reposant sur des protocoles dits « longitudinaux » ont permis d’établir la nature causale du lien observé, chez le jeune enfant, entre l’accroissement du temps d’écrans et l’émergence de retards développementaux. »

    « Il est aujourd’hui solidement établi que les écrans ont, sur la durée et la qualité de nos nuits, un impact profondément délétère. Certaines influences se révèlent relativement directes ; par ex, quand le sommeil est altéré, la mémorisation, les facultés d’apprentissage et le fonctionnement intellectuel diurne sont perturbés, ce qui érode mécaniquement la #performance_scolaire. Certaines influences s’avèrent plus indirectes ; par ex, quand le sommeil est altéré, le système immunitaire est affaibli, l’enfant risque davantage d’être malade et donc absent, ce qui contribue à augmenter les difficultés scolaires. Certaines influences émergent avec retard ; par ex, quand le sommeil est altéré, la maturation cérébrale est affectée, ce qui, à long terme, restreint le potentiel individuel (en particulier cognitif) et donc mécaniquement, le rendement scolaire. […] La plupart des influences sont multiples et il est évident que l’impact négatif des #écrans récréatifs sur la #réussite_scolaire ne repose pas exclusivement sur la détérioration du #sommeil. Ce dernier levier opère ses méfaits en synergie avec d’autres agents dont – nous y reviendrons largement – la baisse du temps consacré aux devoirs ou l’effondrement des #capacités_langagières et attentionnelles. Dans le même temps, cependant, il est clair aussi que l’influence négative des écrans récréatifs sur le sommeil agit bien au-delà du seul champ scolaire. Dormir convenablement se révèle essentiel pour abaisser le risque d’accident, réguler l’humeur et les émotions, sauvegarder la #santé, protéger le cerveau d’un #vieillissement_prématuré, etc. »

    « Ce qui ne s’est pas mis en place durant les âges précoces du développement en termes de langage, de #coordination_motrice, de prérequis mathématiques, d’#habitus_sociaux, de #gestion_émotionnelle, etc., s’avère de + en + coûteux à acquérir au fur et à mesure que le temps passe. »

    Les moins de 2 ans : « Les enfants de moins de deux ans consacrent, en moyenne, chaque jour, une cinquantaine de minutes aux écrans. […] La valeur paraît sans doute raisonnable de prime abord… elle ne l’est pas. Elle représente presque 10 % de la durée de veille de l’#enfant ; et 15 % de son temps « libre », c’est-à-dire du temps disponible une fois que l’on a retiré les activités « contraintes » telles que manger (sept fois par jour en moyenne avant 2 ans), s’habiller, se laver ou changer de couche. […] Cumulées sur 24 mois, ces minutes représentent plus de 600 heures. Cela équivaut à peu près aux trois quarts d’une année de maternelle ; ou, en matière de #langage, à 200 000 énoncés perdus, soit à peu près 850 000 mots non entendus. […] Pour le seul sous-groupe des usagers quotidiens, la moyenne de consommation s’établit à presque 90 mn. Autrement dit, plus d’1/3 des enfants de moins d’1 an ingurgitent 1 h 30 d’écrans par jour — […] principalement dans les milieux socioculturels les moins favorisés. […]

    .. En fonction des groupes étudiés, entre 1 h 30 et 3 h 30 d’usage journalier. Principale raison avancée par les #parents pour expliquer cette incroyable orgie : faire tenir les gamins tranquilles dans les lieux publics (65 %), pendant les courses (70 %) et/ou lors des tâches ménagères (58 %). Chaque jour, près de 90 % des enfants défavorisés regardent la #télévision ; 65 % utilisent des outils mobiles ; 15 % sont exposés à des consoles de jeux vidéo. En 4 ans, la proportion de bambins de - de 12 mois utilisant des écrans mobiles est passée de 40 à 92 %. »

    « La consommation numérique [Du 2-8 ans] : entre 2 et 4 ans, 2 h 45 par jour. […] Sur la dernière décennie, elles ont augmenté de plus de 30 %. Elles représentent quasiment 1/4 du temps normal de veille de l’enfant. Sur une année, leur poids cumulé dépasse allègrement 1 000 h. Cela veut dire qu’entre 2 et 8 ans un enfant « moyen » consacre aux écrans récréatifs l’équivalent de 7 années scolaires complètes ou 460 jours de vie éveillée (1,25 année), ou encore l’exacte quantité du temps de travail personnel requis pour devenir un solide violoniste. »

    « Durant la préadolescence [entre 8 et 12 ans], les enfants voient leur besoin de sommeil diminuer sensiblement. Chaque jour, ils gagnent naturellement entre 1 h 30 et 1 h 45 d’éveil. Cette « conquête », dans sa quasi-totalité, ils l’offrent à leurs babioles numériques.

    .. Ainsi, entre 8 et 12 ans, le temps d’écrans journalier grimpe à presque 4 h 40, contre 3 heures précédemment. […] Cumulé sur 1 an, cela fait 1 700 h, l’équivalent de deux années scolaires ou, si vous préférez, d’un an d’emploi salarié à plein-temps. »

    « Les préados issus de milieux défavorisés consacrent chaque jour presque 2 h de + aux écrans que leurs homologues + privilégiés. Pr sa + gde partie, cet écart provient d’un usage accru d’une part des contenus audiovisuels (+ 1h15) et d’autre part des réseaux sociaux (+ 30 mn). »

    « « Il existe une corrélation négative entre le bien-être socio-émotionnel et le temps consacré aux écrans ». Autrement dit, les préados & ados qui passent le moins de temps dans le monde merveilleux du cyber-divertissement sont aussi ceux qui se portent le mieux ! »

    .. Conclusion : nos gamins peuvent très bien se passer d’écrans ; cette abstinence ne compromet ni leur équilibre émotionnel ni leur intégration sociale. Bien au contraire ! »

    Les ados [13-18 ans] : « La consommation quotidienne de numérique atteint alors 6 h 40. […] Il équivaut à un quart de journée et 40 % du temps normal de veille. Cumulé sur un an, cela représente plus de 2 400 heures, 100 jours, 2,5 années scolaires ou encore la totalité du temps consacré de la sixième à la terminale, pour un élève de filière scientifique, à l’enseignement du français, des mathématiques et des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT).

    .. Autrement dit, sur une simple année, les écrans absorbent autant de tps qu’il y a d’heures cumulées d’enseignement du français, des maths et des SVT durant tt le secondaire. Mais cela n’empêche pas les sempiternelles ruminations sur l’emploi du tps trop chargé des écoliers. »

    « Si vs voulez exalter l’exposition de votre progéniture au numérique, assurez-vs que le petit possède en propre smartphone/tablette et équipez sa chambre en tv/console. Cette attention pourrira son sommeil, sa santé et ses résultats scolaires, mais au moins vous aurez la paix. »

    « Pr être pleinement efficace à long terme, le cadre restrictif ne doit pas être perçu comme une punition arbitraire, mais comme une exigence positive. Il est important que l’enfant adhère à la démarche et en intériorise les bénéfices. Quand il demande pourquoi il n’a « pas le droit » alors que ses copains font « ce qu’ils veulent », il faut lui expliquer que les parents de ses copains n’ont peut-être pas suffisamment étudié la question ; lui dire que les écrans ont sur son cerveau, son intelligence, sa concentration, ses résultats scolaires sa santé, etc., des influences lourdement négatives ; et il faut lui préciser pourquoi : moins de sommeil ; moins de temps passé à des activités plus nourrissantes, dont lire, jouer d’un instrument de musique, faire du sport ou parler avec les autres ; moins de temps passé à faire ses devoirs ; etc. Mais tout cela, évidemment, n’est crédible que si l’on n’est pas soi-même constamment le nez sur un écran récréatif.

    .. Au pire, il faut alors essayer d’expliquer à l’enfant que ce qui est mauvais pour lui ne l’est pas forcément pour un adulte, parce que le cerveau de ce dernier est « achevé » alors que celui de l’enfant est encore « en train de se construire ». »

    « ÉTABLIR DES RÈGLES, ÇA MARCHE ! […] Et que se passe-t-il si l’on retire la télé ? Eh bien, même s’il déteste ça, l’enfant va se mettre à lire. Trop beau pour être vrai ? Même pas ! Plusieurs études récentes ont en effet montré que notre brave cerveau supportait très mal le désœuvrement. Il a ainsi été observé, par exemple, que 20 minutes passées à ne rien faire entraînaient un niveau de fatigue mental plus important que 20 minutes passées à réaliser une tâche complexe de manipulation des nombres. Dès lors, plutôt que de s’ennuyer, la majorité des gens préfère sauter sur la première occupation venue même si celle-ci s’avère a priori rébarbative ou, pire, consiste à s’infliger une série de chocs électriques douloureux. Cette puissance prescriptive du vide, la journaliste américaine Susan Maushart l’a observée de première main, le jour où elle a décidé de déconnecter ses trois zombies adolescents169. Privés de leurs gadgets électroniques, nos heureux élus commencèrent par se cabrer avant progressivement, de s’adapter et de se (re)mettre à lire, à jouer du saxo, à sortir le chien sur la plage, à faire la cuisine, à manger en famille, à parler avec maman, à dormir davantage, etc. ; bref, avant de se (re)mettre à vivre. »
    « Si les neurones se voient proposer une « nourriture » inadéquate en qualité et/ou quantité, ils ne peuvent « apprendre » de manière optimale ; et plus la carence s’étire dans le temps, plus elle devient difficile à combler. »

    « Les expériences précoces sont d’une importance primordiale. Cela ne veut pas dire que tt se joue avant 6 ans, comme le claironne abusivement le titre français d’un best-seller américain des années 1970. Mais cela signifie certainement que ce qui se joue entre 0 et 6 ans influence profondément la vie future de l’enfant. Au fond, dire cela, c’est affirmer un truisme. C’est stipuler que l’apprentissage ne sort pas du néant. Il procède de manière graduelle par transformation, combinaison et enrichissement des compétences déjà acquises. Dès lors, fragiliser l’établissement des armatures précoces, notamment durant les « périodes sensibles », c’est compromettre l’ensemble des déploiements tardifs. »

    PAS D’ÉCRAN AVANT (AU MOINS) 6 ANS ! « En 6 ans, au-delà d’un monceau de conventions sociales et abstraction faite des activités « facultatives » comme la danse, le tennis ou le violon, le petit humain apprend à s’asseoir à se tenir debout, à marcher, à courir, à maîtriser ses excrétions, à manger seul, à contrôler et coordonner ses mains (pour dessiner, faire ses lacets ou manipuler les objets), à parler, à penser, à maîtriser les bases de la numération et du code écrit, à discipliner ses déchaînements d’émotions & pulsions, etc. Ds ce contexte, chaque minute compte. […] Cela signifie “juste” qu’il faut le placer ds un environnement incitatif, où la “nourriture” nécessaire est généreusement accessible. Or, les écrans ne font pas partie de cet environnement. […] Plusieurs études, sur lesquelles nous reviendrons également, ont ainsi montré qu’il suffisait, chez le jeune enfant, d’une exposition quotidienne moyenne de 10 à 30 minutes pour provoquer des atteintes significatives dans les domaines sanitaire et intellectuel. […] Ce dont a besoin notre descendance pr bien grandir, ce n’est donc ni d’Apple, ni de Teletubbies ; c d’humain. Elle a besoin de mots, de sourires, de câlins. Elle a besoin d’expérimenter, de mobiliser son corps, de courir, de sauter, de toucher, de manipuler des formes riches. Elle a besoin de dormir, de rêver, de s’ennuyer, de jouer à « faire semblant ». Elle a besoin de regarder le monde qui l’entoure, d’interagir avec d’autres enfants. Elle a besoin d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à penser. Au coeur de ce bouillonnement, les écrans sont un courant glaciaire. Non seulement ils volent au développement un temps précieux & posent les fondations des hyperusages ultérieurs, mais en + ils déstructurent nombre d’apprentissages fondamentaux liés, par ex., à l’attention. »

    « En compilant les résultats obtenus, on observe que nombre de problèmes émergent dès la première heure quotidienne. En d’autres termes, pour tous les âges postérieurs à la prime enfance, les écrans récréatifs (de toutes natures : télé, jeux vidéo, tablettes, etc.) ont des impacts nuisibles mesurables dès 60 minutes d’usage journalier. Sont concernés, par exemple, les relations intrafamiliales, la réussite scolaire, la concentration, l’obésité, le sommeil, le développement du système cardio-vasculaire ou l’espérance de vie. […] Au-delà de la prime enfance, toute consommation d’écrans récréatifs supérieure à une heure quotidienne entraîne des préjudices quantitativement détectables et peut donc être considérée comme excessive. »

    De l’importance primordiale, autrement dit, de « maintenir en deçà de 30 (borne prudente) à 60 (borne tolérante) minutes l’exposition quotidienne aux écrans récréatifs des individus de 6 ans et plus.

    .. Précisons […] : un enfant qui ne consommerait aucun écran récréatif les jours d’école et regarderait un dessin animé ou jouerait aux jeux vidéo pendant 90 minutes les mercredis et samedis resterait largement dans les clous… »

    « Les écrans sapent l’intelligence, perturbent le développement du cerveau, abîment la santé, favorisent l’obésité, désagrègent le sommeil, etc. […] À partir de la littérature scientifique disponible, on peut formuler deux recommandations formelles :

    .. (1) pas d’écrans récréatifs avant 6 ans (voire 7 ans si l’on inclut l’année charnière de cours préparatoire) ; (2) au-delà de 6 ans, pas plus de 60 minutes quotidiennes, tous usages cumulés (voire 30 minutes si l’on privilégie une lecture prudente des données disponibles). »

    « Des heures passées principalement à consommer des flux audiovisuels (films, #séries, clips, etc.), à jouer aux jeux vidéo et, pour les plus grands, à palabrer sur les réseaux sociaux à coups de lol, like, tweet, yolo, post et selfies. Des heures arides, dépourvues de fertilité développementale. Des heures anéanties qui ne se rattraperont plus une fois refermées les grandes périodes de plasticité cérébrale propres à l’enfance et à l’adolescence. »

    « La #littérature_scientifique démontre de façon claire et convergente un effet délétère significatif des écrans domestiques sur la réussite scolaire : indépendamment du sexe, de l’âge, du milieu d’origine et/ou des protocoles d’analyses, la durée de consommation se révèle associée de manière négative à la #performance_académique. »

    « Le smartphone (littéralement « téléphone intelligent ») nous suit partout, sans faiblesse ni répit. Il est le graal des suceurs de cerveaux, l’ultime cheval de Troie de notre décérébration. Plus ses applications deviennent « intelligentes », plus elles se substituent à notre réflexion et plus elles nous permettent de devenir idiots. Déjà elles choisissent nos restaurants, trient les informations qui nous sont accessibles, sélectionnent les publicités qui nous sont envoyées, déterminent les routes qu’il nous faut emprunter, proposent des réponses automatiques à certaines de nos interrogations verbales et aux courriels qui nous sont envoyés, domestiquent nos enfants dès le plus jeune âge, etc. Encore un effort et elles finiront par vraiment penser à notre place. »

    « L’impact négatif de l’usage du smartphone s’exprime avec clarté sur la réussite scolaire : plus la consommation augmente, plus les résultats chutent. »

    Y compris en « filières d’excellence. Les études de médecine en offrent une bonne illustration. En France, le concours d’entrée admet, en moyenne, 18 candidats sur 100. À ce niveau d’exigence le smartphone devient rapidement un #handicap insurmontable. Prenez, par exemple, un étudiant non équipé qui se classerait 240e sur 2 000 et réussirait son concours. 2 h quotidiennes de smartphone le conduiraient à une 400e place éliminatoire. »

    Même chose s’agissant des réseaux sociaux : « Là encore, les résultats sont aussi cohérents qu’opiniâtrement négatifs. Plus les élèves (#adolescents et #étudiants principalement) consacrent de temps à ces outils, plus les performances scolaires s’étiolent. »

    Et les usages numériques à l’école : « En pratique, évidemment, personne ne conteste le fait que certains outils numériques peuvent faciliter le travail de l’élève. Ceux qui ont connu les temps anciens de la recherche scientifique, savent mieux que quiconque l’apport “technique” de la récente révolution digitale. Mais, justement, par définition, les outils et logiciels qui nous rendent la vie plus facile retirent de facto au cerveau une partie de ses substrats nourriciers. Plus nous abandonnons à la machine une part importante de nos activités cognitives et moins nos neurones trouvent matière à se structurer, s’organiser et se câbler. Dans ce contexte, il devient essentiel de séparer l’expert et l’apprenant au sens où ce qui est utile au premier peut s’avérer nocif pour le second. »

    « « Malgré des investissements considérables en ordinateurs, connexions internet et logiciels éducatifs, il y a peu de preuves solides montrant qu’un usage accru des ordinateurs par les élèves conduit à de meilleurs scores en #mathématiques et #lecture. » En parcourant le texte, on apprend que, après prise en compte des disparités économiques entre États & du niveau de performance initiale des élèves, “les pays qui ont moins investi dans l’introduction des ordinateurs à l’école ont progressé + vite, en moyenne, que les pays ayant investi davantage”. »

    Des chercheurs « se sont demandés si l’usage de logiciels éducatifs à l’école primaire (lecture, mathématiques) avait un effet sur la performance des élèves. Résultat : bien que tous les enseignants aient été formés à l’utilisation de ces logiciels, de manière satisfaisante selon leurs propres dires, aucune influence positive sur les élèves ne put être détectée. »

    « #Bill_Joy, cofondateur de #Sun_Microsystem et programmeur de génie, concluant comme suit une discussion sur les vertus pédagogiques du numérique : « Tout cela […] ressemble à une gigantesque perte de temps…

    .. Si j’étais en compétition avec les États-Unis, j’adorerais que les étudiants avec lesquels je suis en compétition passent leur temps avec ce genre de merde. »

    « L’introduction du #numérique dans les classes est avant tout une source de distraction pour les élèves. »

    « Dans une recherche réalisée à l’université du Vermont (États-Unis), pour un cours de 1 h 15, le temps volé par les activités distractives atteignait 42 %. »

    « Les résultats se révélèrent sans appel : tout dérivatif numérique (SMS, #réseaux_sociaux, #courriels, etc.) se traduit par une baisse significative du niveau de compréhension et de mémorisation des éléments présentés. »

    « De manière intéressante, une étude comparable avait précédemment montré que l’usage de l’ordinateur se révélait délétère même lorsqu’il servait à accéder à des contenus académiques liés à la leçon en cours. »

    « Bien sûr, ce qui est vrai pour l’#ordinateur l’est aussi pour le smartphone. Ainsi, dans un autre travail représentatif de la littérature existante, les auteurs ont établi que les étudiants qui échangeaient des SMS pendant un cours comprenaient et retenaient moins bien le contenu de ce dernier. Soumis à un test final, ils affichaient 60 % de bonnes réponses, contre 80 % pour les sujets d’un groupe contrôle non distrait. Une étude antérieure avait d’ailleurs indiqué qu’il n’était même pas nécessaire de répondre aux messages reçus pour être perturbé. Il suffit, pour altérer la prise d’information, qu’un #téléphone sonne dans la salle (ou vibre dans notre poche). »

    "Pourquoi une telle frénésie ? Pourquoi une telle ardeur à vouloir digitaliser le système scolaire, depuis la maternelle jusqu’à l’université, alors que les résultats s’affirment aussi peu convaincants ? [… Parce que] « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement ». C’est exactement ce qui se passe avec l’actuelle numérisation du système scolaire. En effet, alors que les premieres études n’avaient globalement montré aucune influence probante de cette dernière sur la réussite des élèves, les données les plus récentes, issues notamment du #programme_PISA, révèlent un fort impact négatif. Curieusement, rien n’est fait pour stopper ou ralentir le processus, bien au contraire. Il n’existe qu’une explication rationnelle à cette absurdité. Elle est d’ordre économique : en substituant, de manière plus ou moins partielle, le numérique à l’humain il est possible, à terme, d’envisager une belle réduction des coûts d’enseignement. […] "« Le monde ne possède qu’une fraction des enseignants dont il a besoin ». Car le cœur du problème est bien là. Avec la massification de l’enseignement, trouver des professeurs qualifiés se révèle de plus en plus compliqué, surtout si l’on considère les questions de rémunération. Pour résoudre l’équation, difficile d’envisager meilleure solution que la fameuse « révolution numérique ». […] Le « professeur » devient alors une sorte de passe-plat anthropomorphe dont l’activité se résume, pour l’essentiel, à indiquer aux élèves leur programme numérique quotidien tout en s’assurant que nos braves digital natives restent à peu près tranquilles sur leurs sièges. Il est évidemment facile de continuer à nommer « enseignants » de simples « gardes-chiourmes 2.0 », sous-qualifiés et sous-payés ; et ce faisant, d’abaisser les coûts de fonctionnement sans risquer une révolution parentale. […] [en Floride], les autorités administratives se sont révélées incapables de recruter suffisamment d’enseignants pour répondre à une contrainte législative limitant le nombre d’élèves par classe (vingt-cinq au #lycée). Elles ont donc décidé de créer des classes digitales, sans professeurs. Ds ce cadre, les élèves apprennent seuls, face à un ordinateur, avec pour unique support humain un « facilitateur » dont le rôle se limite à régler les petits problèmes techniques et à s’assurer que les élèves travaillent effectivement. Une approche « criminelle » selon un enseignant, mais une approche « nécessaire » aux dires des autorités scolaires. […] 95 % du budget de l’Éducation nationale passe en salaires ! »

    Conclusion :

    1) « Plus les élèves regardent la télévision, plus ils jouent aux jeux vidéo, plus ils utilisent leur smartphone, plus ils sont actifs sur les réseaux sociaux & plus leurs notes s’effondrent. Même l’ordinateur domestique, dont on nous vante sans fin la puissance éducative, n’exerce aucune action positive sur la performance scolaire.

    2) Plus les États investissent dans les « technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement » (les fameuses TICE), plus la performance des élèves chute. En parallèle, plus les élèves passent de temps avec ces technologies et plus leurs notes baissent.

    3) le numérique est avant tout un moyen de résorber l’ampleur des dépenses éducatives. […]

    4) Pour faire passer la pilule et éviter les fureurs parentales, il faut habiller l’affaire d’un élégant verbiage pédagogiste. Il faut transformer le cautère digital en une « révolution éducative », un « tsunami didactique » réalisé, évidemment, aux seuls profits des élèves. Il faut camoufler la paupérisation intellectuelle du corps enseignant et encenser la mutation des vieux dinosaures prédigitaux en pétillants (au choix !) guides, médiateurs, facilitateurs, metteurs en scène ou passeurs de savoir. Il faut masquer l’impact catastrophique de cette « révolution » sur la perpétuation et le creusement des inégalités sociales. Enfin, il faut éluder la réalité des usages essentiellement distractifs que les élèves font de ces outils. »

    « Si l’usage des écrans affecte aussi lourdement la réussite scolaire, c évidemment parce que leur action s’étend bien au-delà de la simple sphère académique. Les notes sont alors le symptôme d’une meurtrissure + large, aveuglément infligée aux piliers cardinaux de notre dévéloppement. Ce qui est ici frappé, c’est l’essence même de l’édifice humain en développement : langage + #concentration + #mémoire + QI + #sociabilité + #contrôle_des_émotions. Une agression silencieuse menée sans états d’âme ni tempérance, pr le profit de qqs-uns au détriment de presque tous. »

    « Le #cerveau_humain s’avère, quel que soit son âge, bien moins sensible à une représentation vidéo qu’à une présence humaine effective. C’est pr cette raison, notamment, que la puissance pédagogique d’un être de chair et d’os surpasse aussi irrévocablement celle de la machine. »

    « Pr favoriser le développement d’un enfant, mieux vaut accorder du tps aux interactions humaines : [...] l’une des méthodes les + efficaces pr améliorer le dév. de l’enfant passe par les interactions de haute qualité entre l’adulte et l’enfant, sans la distraction des écrans. »

    « Le temps total d’interaction volé par 60 mn quotidiennes de télé sur les 12 premières années de vie d’un enfant s’élève à 2 500 heures. Cela représente 156 journées de veille, presque 3 années scolaires et 18 mois d’emploi salarié à temps complet...

    .. Pas vraiment une paille, surtout si l’on rapporte ces données à des consommations non plus de une, mais de 2 ou 3 heures quotidiennes. Et, à ce désastre, il faut encore ajouter l’altération relationnelle engendrée par les expositions d’arrière-plan. »

    « La consommation d’écrans interfère fortement avec le développement du langage. Par ex., chez des enfants de 18 mois, il a été montré que chaque 1/2 h quotidienne supplémentaire passée avec un appareil mobile multipliait par 2,5 la probabilité d’observer des retards de langage. De la même manière, chez des enfants de 24 à 30 mois, il a été rapporté que le risque de #déficit_langagier augmentait proportionnellement à la durée d’exposition télévisuelle. Ainsi, par rapport aux petits consommateurs (moins de 1 heure par jour), les usagers modérés (1 à 2 heures par jour), moyens (2 à 3 heures par jour) et importants (plus de 3 heures par jour) multipliaient leur probabilité de retard dans l’acquisition du langage respectivement par 1,45, 2,75 et 3,05. [...] Le risque de déficit était quadruplé, chez des enfants de 15 à 48 mois, qd la consommation dépassait 2 h quotidiennes. Ce quadruplement se transformait même en sextuplement lorsque ces enfants avaient été initiés aux joies du petit écran avant 12 mois (sans considération de durée). »

    Plus augmente la consommation d’écrans et plus l’#intelligence_langagière diminue. « Notons que le lien alors identifié était comparable, par son ampleur, à l’association observée entre niveau d’intoxication au plomb (un puissant perturbateur endocrinien) et QI verbal [...] si vous détestez [le] marmot de vos horribles voisins & que vous rêvez de lui pourrir la vie [...], inutile de mettre du plomb ds sa gourde. Offrez-lui plutôt une télé/tablette/console de jeux. L’impact cognitif sera tout aussi dévastateur pr un risque judiciaire nul. »

    « Le jour où l’on substituera le numérique à l’humain, ce n’est plus 30 mois (comme actuellement) mais 10 ans qu’il faudra à nos enfants pour atteindre un volume lexical de 750 à 1 000 mots. »

    « Au-delà d’un socle fondamental, oralement construit au cours des premiers âges de la vie, c’est dans les livres et seulement dans les livres que l’enfant va pouvoir enrichir et développer pleinement son langage. »

    .. [...] « Chaque heure quotidienne de jeux vidéo entraînait un affaissement de 30 % du temps passé à lire seul. Des éléments qui expliquent, au moins pour partie, l’impact négatif des écrans récréatifs sur l’acquisition du code écrit ; impact qui compromet lui-même, en retour le déploiement du langage. Tout est alors en place pr que se développe une boucle pernicieuse auto-entretenue : comme il est moins confronté à l’écrit, l’enfant a + de mal à apprendre à lire ; comme il a + de mal à lire, il a tendance à éviter l’écrit et donc à lire moins ; comme il lit moins, ses compétences langagières ne se développent pas au niveau escompté et il a de plus en plus de mal à affronter les attendus de son âge. Remarquable illustration du célèbre "#effet_Matthieu". »

    Attention – « Chaque heure quotidienne passée devant le petit écran lorsque l’enfant était à l’école primaire augmente de presque 50 % la probabilité d’apparition de troubles majeurs de l’attention au collège. Un résultat identique fut rapporté dans un travail subséquent montrant que le fait de passer quotidiennement entre 1 et 3 heures devant la télévision à 14 ans multipliait par 1,4 le risque d’observer des difficultés attentionnelles à 16 ans. Au-delà de 3 heures, on atteignait un quasi-triplement. Des chiffres inquiétants au regard d’un résultat complémentaire montrant que l’existence de troubles de l’attention à 16 ans quadruplait presque le risque d’échec scolaire à 22 ans. »

    Un travail « du service marketing de #Microsoft, curieusement rendu public, [explique] que les capacités d’attention de notre belle humanité n’ont cessé de se dégrader depuis 15 ans [pour atteindre] aujourd’hui un plus bas historique : inférieures à celles du… poisson rouge. Cette altération serait directement liée au développement des technologies numériques. Ainsi, selon les termes du document, "les modes de vie digitaux affectent la capacité à rester concentré sur des périodes de temps prolongées". »

    « Sean Parker, ancien président de Facebook, admettait d’ailleurs que les réseaux sociaux avaient été pensés, en toute lucidité, pour "exploiter une vulnérabilité de la psychologie humaine". Pour notre homme, "le truc qui motive les gens qui ont créé ces réseaux c’est : “Comment consommer le maximum de votre temps et de vos capacités d’attention” ?" Ds ce contexte, pour vous garder captif, "il faut vous libérer un peu de dopamine, de façon suffisamment régulière. D’où le like ou le commentaire que vous recevez sur une photo, une publication. Cela va vous pousser à contribuer de plus en plus et donc à recevoir de plus en plus de commentaires et de likes, etc. C’est une forme de boucle sans fin de jugement par le nombre". Un discours que l’on retrouve quasiment mot pour mot chez Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook (questions de croissance & d’audience). La conclusion de ce cadre repenti (qui déclare se sentir "immensément coupable") est sans appel : "Je peux contrôler ce que font mes enfants, et ils ne sont pas autorisés à utiliser cette merde !" »

    Conclusion – « Les écrans sapent les trois piliers les plus essentiels du développement de l’enfant.
    – 1) les interactions humaines. [...] Pour le développement, l’écran est une fournaise quand l’humain est une forge.

    – 2) le langage. [...] en altérant le volume et la qualité des échanges verbaux précoces. Ensuite, en entravant l’entrée dans le monde de l’écrit.

    – 3) la concentration. [...] Ds qqs dizaines ou centaines de milliers d’années, les choses auront peut-être changé, si notre brillante espèce n’a pas, d’ici là, disparu de la planète. En attendant, c’est à un véritable #saccage_intellectuel que nous sommes en train d’assister. »
    « La liste des champs touchés paraît sans fin : #obésité, #comportement_alimentaire (#anorexie/#boulimie), #tabagisme, #alcoolisme, #toxicomanie, #violence, #sexualité non protégée, dépression, sédentarité, etc. [...] : les écrans sont parmi les pires faiseurs de maladies de notre temps »

    Manque de sommeil : « c’est l’intégrité de l’individu tout entier qui se trouve ébranlée dans ses dimensions cognitives, émotionnelles et sanitaires les plus cardinales. Au fond, le message porté par l’énorme champ de recherches disponible sur le sujet peut se résumer de manière assez simple : un humain (enfant, adolescent ou adulte) qui ne dort pas bien et/ou pas assez ne peut fonctionner correctement. »
    « Le sommeil est la clé de voûte de notre intégrité émotionnelle, sanitaire et cognitive. C’est particulièrement vrai chez l’enfant et l’adolescent, lorsque le corps et le cerveau se développent activement. »

    Il est possible d’améliorer (ou de dégrader) « très significativement [le fonctionnement de l’individu] en allongeant (ou en raccourcissant) de 30 à 60 mn les nuits de notre progéniture. »

    « L’organisme peut se passer d’#Instagram, #Facebook, #Netflix ou GTA ; il ne peut pas se priver d’un sommeil optimal, ou tt du moins pas sans csquences majeures. Perturber une fonction aussi vitale pr satisfaire des distractions à ce point subalternes relève de la folie furieuse. »

    « Aux États-Unis, l’#espérance_de_vie augmenterait de presque un an et demi si la consommation télévisuelle moyenne passait sous la barre des 2 h quotidiennes. Un résultat comparable fut rapporté par une équipe australienne, mais à rebours. Les auteurs montrèrent en effet que la sédentarité télévisuelle amputait de quasiment deux ans l’espérance de vie des habitants de ce pays. Formulé différemment, cela veut dire "[qu’]en moyenne, chaque heure passée à regarder la télévision après 25 ans réduit l’espérance de vie du spectateur de 21,8 mn". En d’autres termes, publicité comprise, chaque épisode de Mad Men, Dr House ou Game of Thrones enlève presque 22 minutes à votre existence. »

    Conclusion | « La consommation d’#écran_récréatif a un impact très négatif sur la santé de nos enfants et adolescents. Trois leviers se révèlent alors particulièrement délétères.
    – 1) les écrans affectent lourdement le sommeil – pilier essentiel, pour ne pas dire vital, du développement.

    – 2) Les écrans augmentent fortement le degré de sédentarité tt en diminuant significativement le niveau d’#activité_physique. Or, pr évoluer de manière optimale et pour rester en bonne santé, l’organisme a besoin d’être abondamment & activement sollicité. Rester assis nous tue !

    – 3) Les contenus dits « à risque » (sexuels, tabagiques, alcooliques, alimentaires, violents, etc.) saturent l’espace numérique. Aucun support n’est épargné. Or, pour l’enfant et l’adolescent, ces contenus sont d’importants prescripteurs de normes (souvent inconsciemment). »

    « Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle. 
    7 règles essentielles :

    1) AVANT 6 ANS, pas d’écrans (du tout)
    2) APRÈS 6 ANS, pas + de 30 mn à 1 h par jour (tout compris)
    3) pas dans la chambre
    4) pas de contenus inadaptés
    5) pas le matin avant l’école
    6) pas le soir avant de dormir
    7) une chose à la fois.

    #éducation_nationale

  • Khrys’presso du lundi 6 février 2023
    https://framablog.org/2023/02/06/khryspresso-du-lundi-6-fevrier-2023

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Claviers_invités #Internet_et_société #Libr'en_Vrac #Libre_Veille #Non_classé #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue
    https://mamot.fr/system/media_attachments/files/109/796/989/485/105/074/original/6cee278dfedd7d37.mp4

  • #Anarchisme #Communisme_libertaire #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ NOUS SOMMES COMMUNISTES ET LIBERTAIRES...

    « L’opinion commune, confortée par le catéchisme républicain que l’institution scolaire inocule dès le plus jeune âge, a vidé le mot communisme de son sens. On assimile en effet le communisme à un système totalitaire fondé sur la toute puissance de l’État et conduisant à l’uniformisation des individus.

    Communisme et liberté seraient antagoniques, à tel point que lors de la guerre froide, on opposait le monde libre aux régimes communistes. La liberté d’un côté, le totalitarisme de l’autre : une vieille recette de tarte à la crème pour discussion de comptoir. Pour nous, communistes libertaires, il est essentiel de combattre cette opinion commune afin d’évacuer toute ambiguïté.

    Rappelons tout d’abord que les régimes dits communistes n’ont rien à voir avec le communisme : il s’agit en réalité d’un capitalisme d’État, où les travailleuses et les travailleurs sont exploités par l’État patron. De même, le prétendu monde libre n’a jamais connu le règne de la liberté : le libéralisme le plus radical a toujours fait bon ménage avec l’État policier. L’alternative boiteuse (capitalisme ou servitude) vise à renforcer l’ordre social existant en laissant croire qu’il n’existerait pas d’autre horizon possible que l’exploitation de l’humain par l’humain. Qu’entendons nous par communisme ? (...) »

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  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ ANARCHISME : UNE POSITION RÉVOLUTIONNAIRE...

    ★ Une position révolutionnaire : extrait de L’anarchisme et ses aspirations (2010) de Cindy Milstein.

    « D’abord et avant tout, l’anarchisme est une philosophie politique révolutionnaire. Cela signifie que l’anarchisme est de part en part radical au sens premier du mot : En allant à l’origine d’un phénomène et procédant à partir de là à des changements majeurs des conditions existantes. L’anarchisme aspire à transformer fondamentalement la société, vers des notions chaleureuses de libertés individuelles et collectives. La plupart du temps, cela signifie mettre en pratique des “réformes” et des améliorations, celles qui ont pour but explicite d’articuler des politiques révolutionnaires. Ces réformes-pointant-vers-la-révolution sont cependant difficiles à théoriser et d’avantage à mettre en place. Ce sont là des questions toujours en débat au sein de l’anarchisme, la variété de stratégies et tactiques, en particulier du fait de la capacité du capitalisme à récupérer ce qui se met sur son chemin.

    Malgré ces difficultés, les anarchistes ne se limitent jamais à défendre des positions uniquement “réformistes”. Il.les s’évertuent à ne jamais participer à une réforme qui serait une fin en elle-même, et dont les supposées améliorations n’auraient d’autre but que de rendre l’organisation sociale actuelle plus sympathique. Leurs efforts pour se déplacer intentionnellement “d’ici” à “là” souligne la manière dont l’organisation sociale actuelle ne peut le faire, car leur raison d’être est d’assouvir les besoins et désirs de tou.te.s et chacun.e. Les anarchistes ne se « contentent pas d’un idéal d’une société future sans domination » comme l’a affirmé il y a longtemps l’anarcho-syndicaliste Rudolf Rocker ; mais dirigent simultanément leurs efforts à « restreindre les activités de l’état et bloquer son influence dans chaque aspect de la vie sociale chaque fois qu’il.les en ont l’occasion » (1). L’anarchisme ne se contente pas de demeurer à la surface, à la chatouiller pour rendre un monde endommagé un peu moins endommageant. C’est une critique globale visant à réimaginer et restructurer la société dans son ensemble. L’anarchisme perçoit comme essentiel que pour que chacun.e soit libre, l’humanité doit s’harmoniser avec le reste du monde non-humain.

    Comme mentionné plus haut, l’anarchisme s’est focalisé depuis ses prémices sur les deux principaux obstacles à une société libertaire : le Capitalisme et l’état. Cette paire est toujours tristement la source de la misère et du contrôle social. Le Capitalisme et l’état s’entrecroisent en profondeur dans un procédé de naturalisation de cette misère et ce contrôle dont ils sont à l’origine. Leurs logiques internes distinctes s’entrelacent dans une consolidation des pouvoirs de monopolisation pour une minorité aux dépens des autres. Cela impose à chacun de ces systèmes de s’étendre continuellement en masquant son influence. Pour survivre, il leur faut faire apparaître comme normal que la plupart des individu.e.s soient appauvri.e.s et exclu.e.s en tant qu’acteurs économiques et politiques, socialement aliéné.e.s. Il leur faut réorganiser les relations sociales à leur image, pour les faire devenir des manières intuitives d’être et de se comporter. Le monde produit par là une majorité lui est en retour dénié, et une poignée s’accaparent les décisions sur tout ce qui constitue la vie. L’anarchisme est donc catégoriquement anticapitaliste et antiétatique, ce qui en fait une politique révolutionnaire puisque se battre fondamentalement contre ces systèmes nécessite d’aller à leurs racines. Dépasser le capitalisme et les états ne signifierait pas moins que retourner le monde, détruire tous les monopoles et le reconstituer comme un bien commun, depuis les institutions jusqu’aux éthiques quotidiennes (...) »

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  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ POUR UN ANARCHISME DU XXIE SIÈCLE...

    « Donner un aperçu, même sommaire, de la pensée anarchiste et des pratiques libertaires en quelques pages, n’est sans doute pas une tâche aisée. Cela tient d’une part au fait que l’on ne peut pas, dans le cas de l’anarchisme, ramener toutes ses manifestations à l’activité d’un seul théoricien et, d’autre part, qu’elles sont loin d’être l’expression d’une idéologie figée. D’ailleurs, celles-ci ont été multiples et ne se recoupent pas forcément.

    Résumer l’anarchisme en une phrase est cependant relativement facile : l’anarchisme est l’exigence de placer nos vies sous le double sceau de la liberté des individus et de l’égalité sociale entre ces individus, le refus d’abandonner un de ces piliers au prétexte de l’autre, et la mise en place d’un mode d’organisation de la société permettant l’épanouissement continu de ces objectifs.

    Près de 30 ans après l’écroulement des régimes socialistes autoritaires, dans une époque où face à des inégalités croissantes, que ce soit à l’intérieur de nos pays occidentaux ou entre les différentes régions du globe, les réponses les plus en vogue mènent à des régimes autoritaires, voire totalitaires, il nous parait clair que la proposition d’une société anarchiste est plus désirable, plus urgent que jamais.

    Toute la question est donc de la décliner en pratique dans le contexte qui est le nôtre : cette brochure se propose de donner un premier aperçu des motivations de notre révolte, et des pistes que nous pouvons nous donner au XXIe siècle pour à la fois nous émanciper, dans la mesure du possible, de l’exploitation et des oppressions qui sont notre quotidien, et préparer l’avènement d’une société basée sur des mécanismes cohérents avec nos aspirations libertaires et égalitaires.

    Ces aspirations ne sont évidemment pas nouvelles, et on peut en trouver de nombreuses traces ou expressions plus ou moins abouties dans l’histoire tant des idées philosophiques que des sociétés humaines. Le mot « anarchiste » apparaît toutefois pour la première fois dans un sens positif en 1840 sous la plume de Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) dans le mémoire « Qu’est-ce que la propriété », qu’on peut considérer comme l’acte de naissance de l’anarchisme en tant que philosophie sociale explicite (...) »

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2019/07/pour-un-anarchisme-du-xxie-siecle.html

  • #guerre #militarisme #marchanddemort #barbarie #haine #étatisme #nationalisme #impérialisme #fascisme...

    #antimilitarisme #désarmement #antiguerre #internationalisme #Paix #anarchisme

    ★ CONTRE TOUTES LES GUERRES...

    « L’opinion publique est changeante ; un instant rassemblée, le lendemain elle risque d’inverser la tendance et échapper aux faiseurs d’opinions. Il convient de la ressaisir. Et les vieilles recettes resurgissent : le drapeau outragé, la liberté à défendre, la terre profanée par l’ennemi, le terrorisme qui doit être éradiqué ; ça prend. Aux armes ! Les peuples doivent marcher. Les armements s’ébranlent. Les budgets militaires mirobolants qui ponctionnent ceux vitaux, de l’éducation, la santé, la recherche, l’écologie… Les drones s’invitent à la guerre malgré quelques dommages collatéraux. Ils remplacent ou complètent les monstrueux canons qui dressent leurs gueules sinistres vers le ciel. Les intérêts des belligérants se monnaient rubis sur l’ongle : vente d’armes… avec au passage quelques rétrocessions.

    On connaît le processus guerrier : menaces, provocations, engagement. Comme si la terre avait besoin d’un surcroît de haine et de sang ; elle en est déjà gorgée ! Mais la France veut ses parts de marché. Notre odieux commerce non plus triangulaire mais des armes assurera une retombée économique pour ceux qui ont investi dans l’économie de la mort. Quelle effarante situation !

    Suffit-il de dénoncer les nationalismes et le néo-colonialisme, deux formes de fascisme ? Certainement pas car ne pas s’engager dans le combat pacifiste, c’est se condamner à revivre les erreurs du passé et celles du présent. Un sursaut de colère et de lucidité se doit d’atteindre la conscience des hommes (...) »

    ▶️ Lire le texte complet…

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2018/01/contre-toutes-les-guerres.html

  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ DE L’ÉCOLO-SCEPTICISME ET DE SES TARES...

    « Certains affirment que la planète n’est pas malade, soutiennent que l’écologie ne plonge ses racines que dans la fange nauséabonde, pensent que la technique suppléera à la finitude des ressources terrestres, prétendent que l’effondrement n’aura pas lieu parce que les capitalistes sont assez intelligents pour ne pas scier la branche sur laquelle ils sont assis… D’autres voient « sous l’amour de la nature, la haine des hommes », dans la décroissance un jeu pour gosses de riches ou un retour à l’âge des cavernes. Pour les plus atteints, l’homme peut se passer de ressources naturelles, et même échapper à son destin biologique… Autant d’élucubrations qui, jamais, n’abordent le cœur même de la question écologique. Et s’il ne s’agissait que d’aveuglement, de mauvaise foi, d’imposture intellectuelle, ou de cette bêtise incommensurable qui semble avoir largement survécu aux Lumières.

    Non, l’écologie ne se réduit pas à un conservatisme traditionaliste ou à un romantisme réactionnaire.

    Il ne s’agit pas de nier que des mouvements nationalistes et racistes se sont nourris du courant idéologique animé par Ernst Haeckel (le « père » de l’écologie), ou que le fascisme, le nazisme et le pétainisme ont mobilisé des thématiques tournant autour de la « vie », du « sol » et du « sang ». Il s’agit seulement de ramener ces mouvements à leur juste proportion, relativement faible. Dans La société écologique et ses ennemis, Serge Audier écrit : « Non seulement l’écologie réactionnaire n’est pas la seule possible, mais encore elle est une impasse au regard de la cause qu’elle prétend défendre : sauver la planète ». Et plus loin : « Au sein des courants socialistes, anarchistes et républicains (…) des éléments ou des germes de ce qu’on pourrait appeler rétrospectivement une « société écologique » ont été posés, sans connaître toutefois le développement que leurs inventeurs espéraient ». Seules la malhonnêteté ou l’ignorance peuvent assimiler la prise en compte de la valeur intrinsèque de la nature avec le sacrifice des droits de l’homme (...) »

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  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ LE BUT DE L’ANARCHISME, C’EST LE BONHEUR HUMAIN...

    « Les comportements de domination sont les tendances à accepter volontairement l’autorité d’un tiers et de ses alliés, de l’État et des gestionnaires du système. Mais c’est aussi la tendance des plus puissants à utiliser tous les moyens pour maintenir leur autorité. Tout cela s’est fortement manifesté dans la crise de la Covid-19 et se manifeste encore dans la crise actuelle.

    Dans les situations de catastrophe qui secouent la société, qu’elles soient « naturelles », comme un tremblement de terre, ou provoquées par l’homme, comme l’explosion d’un réacteur nucléaire, les individus ont spontanément tendance à demander une aide de l’État et à se placer sous son autorité. Cet appareil, au sommet de la hiérarchie sociale, censé représenter les intérêts de la communauté, est le seul à disposer des moyens matériels, humains et organisationnels pour faire face à la situation.

    Dans le cas présent, de manière générale, les populations se sont rapidement soumises aux mesures exceptionnelles imposées par les États. Partout, les gouvernements en ont profité pour multiplier les mesures de contrôle de la population et supprimer les quelques libertés individuelles restantes. D’autant plus que la pandémie est entrée dans une situation où se déroulaient des luttes sociales massives : Chili, Liban, Hong Kong, Irak, Algérie… France.

    Le régime chinois, dont le totalitarisme bureaucratique est en partie responsable de la propagation initiale de la pandémie (répression pendant des semaines des premières plaintes à Wuhan), tente de se présenter comme un modèle de l’autoritarisme et de la rigueur avec lesquels il a géré la Covid-19. Les mesures de contrôle de la population ont été étendues et intensifiées à des niveaux sans précédent, notamment l’utilisation de systèmes de reconnaissance faciale et l’application automatique de sanctions en cas de violation des réglementations de l’État (...) »

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2020/07/le-but-de-l-anarchisme-c-est-le-bonheur-humain.html

  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ RÉFLEXION SUR L’ANARCHISME...

    ★ Qu’est-ce que l’Anarchisme ?

    « L’anarchisme de son étymologie « absence d’autorité » est un concept philosophique qui tend à exclure toute forme d’autorité.

    S’il y a autorité, alors les anarchistes veulent comme objectif final l’abolition de cette autorité.
    Pour exemple, l’état qui est une institution autoritaire, fait donc partie d’une institution à démanteler quand on a une vision anarchiste, mais ça ne s’arrête pas à cela.

    Pour comprendre l’anarchisme, il faut donc comprendre ce qu’est l’autorité. L’autorité est le pouvoir de commander, d’être obéi, d’imposer ses volontés à autrui. C’est le rapport de pouvoir entre dirigeant et dirigé, l’autorité est le pouvoir d’agir sur autrui.

    Une société qui tendrait vers cette philosophie aurait comme objectif d’abolir les rapports d’autorité, donc plus de dominant.es et de dominé.es.
    Pour construire des rapports sans autorité, la solution est une extension des libertés de toutes et tous, l’anarchisme et la volonté de liberté sont donc liés, c’est pour ça que le mot libertaire est un néologisme de l’anarchisme.
    La conception de la liberté et de la manière dont elle peut être mise en place est source de divers courants au sein des milieux anarchistes : socialisme libertaire, communisme libertaire, anarcho-syndicalisme, anarcho-primitivisme, individualisme libertaire, etc.
    Il est important de comprendre le concept de liberté, qui est le point central dans la compréhension de l’anarchisme et surtout dans son application (...)
     »

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2021/03/reflexion-sur-l-anarchisme.html

  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

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    « L’uniformité c’est la mort, la diversité c’est la vie. » ★ Mikhaïl Bakounine

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    ★ L’ANARCHISME EST ÉGALEMENT UN ANTIDOTE À L’UNIFORMITÉ...

    « Entre beaucoup d’autres choses, l’anarchisme est également un antidote à l’uniformité. Promouvoir et défendre les différences, à condition qu’elles n’impliquent pas les inégalités, bien sûr.

    Si l’anarchisme valorise la diversité, il ne peut pas nous surprendre qu’il soit pluriel, divers, polymorphe, et c’est à tel point qu’il est beaucoup plus approprié de parler d ‘ « anarchistes » que d’anarchisme. Du communisme-anarchiste, à l’individualisme, de l’insurrectionnalisme, au féminisme-anarcha, en passant par le néo-anarchisme et le post-anarchisme entre autres… c’est la luxuriante diversité de l’anarchisme.

    Cette diversité est parfois considérée comme un fléau et une carence, et certains secteurs tentent d’unifier l’anarchisme. Mais, j’ai déjà dit que cela milite contre l’uniformité, donc, pour ma part, je souhaite que les tentatives d’unification ne réussissent jamais.

    Cependant, cette diversité rend pratiquement impossible d’offrir en quelques minutes un aperçu de l’anarchisme. Je ne parlerai donc ici que d’une de ses dimensions, dimension qui me paraît fondamentale, et que, si elle pèse plus dans certaines tendances que dans d’autres, elle les caractérise finalement toutes.

    C’est la composante existentielle de l’anarchisme, sa composante expérientielle, c’est-à-dire, d’une part, l’anarchisme comme soulèvement spontané de la vie contre la domination, et d’autre part, comme une conformation de sa propre existence contre la domination (...) »

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2020/06/l-anarchisme-est-egalement-un-antidote-a-l-uniformite.html

  • Appel palestinien historique contre l’apartheid

    La première conférence nationale palestinienne anti-apartheid appelle à un front mondial pour démanteler le régime israélien de colonialisme de peuplement et d’apartheid

    Nous, les participants à la première conférence nationale palestinienne contre le régime israélien de colonialisme de peuplement et d’apartheid, à commencer par le département anti-apartheid de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), seul représentant légitime de notre peuple, en partenariat avec le mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), le réseau des ONG palestiniennes, le ministère palestinien de la Justice et le Conseil des organisations palestiniennes des droits de l’homme PHROC), et avec la participation d’experts juridiques, de journalistes, d’activistes politiques, d’universitaires et de sympathisants de notre cause, nous nous sommes réunis lors de cette conférence pour intensifier notre lutte coordonnée et stratégique afin d’exposer et de démanteler le système israélien de colonialisme de peuplement, d’apartheid et d’occupation militaire qui opprime notre peuple palestinien dans son ensemble, dans sa patrie et dans la diaspora, depuis la Nakba de 1948.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/02/05/appel-palestinien-historique-contre-lapartheid

    #international #palestine #israel

  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ HIÉRARCHIE ET DOMINATION...

    ★ Hiérarchie et domination en général : extrait de L’anarchisme et ses aspirations (2010) de Cindy Milstein.

    "Cette concentration sur des organisations de pouvoir de bas-en-haut mène l’anarchisme non seulement à opposer le capitalisme et l’état mais aussi à s’opposer aux hiérarchies et à toute forme de dominations en général. C’était déjà implicite, et parfois explicite dès le départ, mais l’anarchisme s’est développé en élargissant sa critique. Il y avait déjà quelques anarchistes classiques concerné.e.s par des phénomènes au delà du capitalisme et de l’état, que ce soit le militarisme, la sexualité ou les religions organisées. Les premièr.e.s anarchistes ont aussi utilisé des catégorisations comme la hiérarchie, même si ces opinions étaient moins répandues. Même en venant de théoricien.ne.s anarchistes majeur.e.s, ces articulations étaient généralement comprises, et le sont souvent encore, dans l’attention portée au Capitalisme et à l’état, de la même manière que le faisaient les marxistes, où tous les phénomènes sont dépendants (ou “superstructurels”) de l’économie (“base”). Un ensemble d’événements historiques, intuitions théoriques et “l’introduction” de formes existantes de domination qui se manifestent en dehors du Capitalisme et de l’état ont poussé l’anarchisme vers une approche émancipatrice libertaire plus englobante et horizontale. Dans The Ecology of Freedom, Murray Bookchin s’intéresse à l’émergence des hiérarchies au fil du temps, et sa relation avec un héritage de liberté, est exemplaire de cette nouvelle conception de l’anarchisme [ Bookchin, Murray. The Ecology of Freedom : The Emergence and Dissolution of Hierarchy. Oakland, CA États-Unis : AK Press, 2005 ]. Cette nouvelle conception s’est traduite dans une flopée d’expérimentations dans toutes sortes de relations et projets non-hiérarchiques, à la fois anarchistes ou pas, dans les mouvements contre-culturels, autonomes ou de la nouvelle gauche, depuis les lointaines années 1960 jusqu’au présent, toutes ayant contribué à transformer la compréhension de l’anarchisme.

    Cette transition importante signifie que l’anarchisme s’interroge plus que jamais sur les différentes manières dont les hiérarchies et les dominations se manifestent ou se développent sous de nouvelles formes en fonction des nouvelles conditions historiques. Cela se traduit par une prise de conscience que si le capitalisme et l’état étaient abolis, de nombreuses formes de hiérarchie pourraient demeurer, et que d’autres phénomènes de grégarité, indépendant de l’état du capitalisme, provoquent de la souffrance (...)"

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2021/04/hierarchie-et-domination.html

  • #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ L’ANARCHISME N’EST NI UNE MODE NI UNE POSTURE...

    « L’anarchisme, pour être compris, a besoin que s’ouvrent les intelligences. Il ne peut, de ce fait, susciter d’adhésion spontanée et irréfléchie. Il ne résulte pas d’un engouement passager. Il n’a pas le caractère éphémère d’une mode. Ce n’est pas une vogue, une chose au goût du jour, « dans le vent »… Il n’est donc pas étonnant que, chez la plupart des gens, le terme « anarchie » véhicule l’idée de quelque chose de dépassé, de démodé, voire de désordre. Non, décidément, l’anarchisme ne peut être un « must » médiatique et connaître le succès de certaines émissions télévisées.

    Les idées anarchistes, et par conséquent le projet d’édification d’une société libertaire, ne passionnent pas les masses, pas plus qu’elles ne séduisent tous ceux et toutes celles qui s’affairent en quantité de comités, de clans, de coteries… Pourquoi cela ? La raison est évidente : l’anarchisme ne flatte aucune vanité.

    Dans nos milieux, pas d’uniforme pour souligner la prestance d’un chef, pas de décorations pour distinguer le « mérite » d’un individu, pas de hiérarchie pour évaluer l’importance sociale ou intellectuelle. Chez nous, « un mérite éclatant se déterre lui-même » et nos compagnons les plus éminents n’ont jamais éprouvé le besoin de se barrer la poitrine de médailles, de rubans ou d’écharpes pour se distinguer à l’admiration de leurs semblables.

    On comprend qu’un système social ne permettant l’émergence d’aucun chef suprême, d’aucun gourou ou homme providentiel ne puisse convenir à tous ceux qu’éperonne l’ambition d’arriver, de paraître, de dominer, pas plus qu’à ceux qui n’aspirent qu’à être gouvernés, guidés, rassurés, domestiqués (...) »

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2019/07/l-anarchisme-n-est-ni-une-mode-ni-une-posture.html

  • #VoltairinedeCleyre #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    « (Voltairine de Cleyre) la femme anarchiste la plus douée et la plus brillante que l’Amérique ait jamais produite. » ★ Emma Goldman

    ★ COURTE BIOGRAPHIE DE VOLTAIRINE DE CLEYRE...

    "Voltairine de Cleyre est née le 17 novembre 1866 à Leslie, dans le Michigan. Libre-penseur, son père admire beaucoup Voltaire, notamment sa critique de la religion, ce qui explique le choix du prénom de sa fille. (…) Le grand-père maternel de Voltairine avait défendu des positions abolitionnistes et participé au « chemin de fer souterrain » (à la filière clandestine) qui aidait les esclaves à fuir jusqu’au Canada. Quant au père de Voltairine, lui-même, il avait émigré de France et était un artisan socialiste et libre-penseur. (…) Il travaille de très longues heures pour gagner un maigre salaire, sa femme fait des travaux de couture à domicile, mais leurs enfants sont constamment « sous-alimentés » et « très faibles physiquement ». Selon Addie, l’une des sœurs de Voltairine, leur enfance misérable explique le radicalisme de Voltairine ainsi que « sa profonde sympathie et sa compréhension pour les pauvres ». Ces difficultés matérielles contribuent également à multiplier les points de friction entre leurs parents, qui finissent par se séparer.

    L’enfer du couvent

    Voltairine étudie ensuite pendant trois ans et demi dans un couvent où son père l’envoie pour combattre sa paresse et son absence de bonnes manières. Pourquoi cet homme anticlérical et libre-penseur a-t-pris une telle décision ? Avrich pense qu’il était exaspéré par la situation économique dans laquelle il se trouvait et ne voulait pas que Voltairine connaisse la pauvreté. Il espérait que la formation acquise au couvent aiderait sa fille à se défendre dans la vie.
    Cette expérience va influencer toute l’existence de Voltairine. Si elle apprit beaucoup de choses, notamment à parler français et à jouer du piano, ce séjour dans une institution catholique poussa aussi son esprit rebelle dans une direction anti-autoritaire.

    Dans son essai « Comment je devins anarchiste », elle explique l’impact et l’influence durables du couvent sur sa pensée (...)"

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2017/07/courte-biographie-de-voltairine-de-cleyre.html

  • #E._Armand #anarchisme #Liberté #autogestion #émancipation #écologie #antimilitarisme #anticléricalisme #fédéralisme_libertaire #feminisme #antiétatisme #anticapitalisme #antifascisme #internationalisme...

    ★ E. ARMAND : L’IDÉAL LIBERTAIRE ET SA RÉALISATION (1904)...

    « L’autorité a fait son temps : sous quelle forme qu’elle se présente : dogmes, lois, conventions, morales, — que ce soit au point de vue éducatif, économique, intellectuel, le système autoritaire perd de plus en plus du terrain. Représentant du passé, son éclat se ternit graduellement à mesure que se lève la brillante aurore de l’avenir ; et même considéré à la lueur des idées courantes, l’i apparait décidément comme une conception digue des temps barbares, ou comme symbole par excellence de l’oppression. Qui va lui succéder ? Sera-ce l’idéal libertaire ? (...) »

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    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2022/04/l-ideal-libertaire-et-sa-realisation.html

  • #internationalisme #antiétatisme #anticapitalisme #anarchisme

    #nationalisme #patriotisme #étatisme #communautarisme #exclusion

    ★ POUR EN FINIR AVEC LE NATIONALISME...

    "Les temps où face aux Etats et aux frontières, naissait le rêve de la fraternité de l’humanité entière et que « notre pays » était le monde entier, semblent désormais révolues. Aujourd’hui, face à un monde de changements rapides qui font peur, on assiste à une recrudescence de toutes les formes possibles de nationalismes. Mais comment définir ces formes, comment définir l’essence du nationalisme qui semble entraîner toujours plus de monde ?

    Tout nationalisme commence par une exclusion. Pour définir « une nation », il faut établir des critères pour déterminer qui n’en fait pas partie. Ça pourrait être la couleur de peau, l’endroit de naissance, l’identification avec des traditions culturelles, le langage. La nation se définit donc par des choses qui ne dépendent pas de la volonté de chaque individu, même si l’adhésion aux valeurs culturelles de la nation pourrait sembler indiquer le contraire. Dans un monde où personne n’est libre de donner soi-même forme à sa vie et où exprimer son individualité, son unicité, signifie la révolte, les nationalismes prétendent offrir un foyer à ceux qui se sentent perdus, à ceux qui ne s’estiment pas capables ou assez « forts » pour être (et devenir) simplement soi-même (...)"

    ▶️ Lire le texte complet…

    ▶️ https://www.socialisme-libertaire.fr/2021/02/pour-en-finir-avec-le-nationalisme.html

  • Le premier ministre israélien reçu à l’Elysée : la France ne doit pas être complice de la colonisation et des violations des droits du peuple palestinien

    Communiqué LDH

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou est officiellement reçu par Emmanuel Macron ce jeudi 2 février 2023.
    Benyamin Netanyahou vient de constituer le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël. « Un gouvernement aux valeurs fascistes » (selon l’ancien Premier ministre Ehoud Barak) qui comprend des ministres ouvertement racistes, homophobes et suprémacistes notamment en charge de la colonisation et de la police. Un gouvernement qui, en Israël même, veut s’affranchir du garde-fou que représente la Cour suprême. Un gouvernement qui veut accélérer la colonisation dans la perspective d’annexer la Cisjordanie. Un gouvernement qui veut mettre fin au statu quo (en place depuis 1967) concernant l’esplanade des Mosquées et les lieux saints de Jérusalem. Un gouvernement qui, à la suite des gouvernements précédents, entend poursuivre et amplifier une politique impitoyable de répression contre les populations palestiniennes à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est et y compris contre les ONG de défense des droits fondamentaux.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/01/19/colonisation-israelienne-entreprises-europeennes-droits-palestiniens/#comment-55176

    #international #palestine #israel

  • Liberté pour Jafar Panahi

    Mardi 1er février 2023, le cinéaste iranien Jafar Panahi a entamé une grève de la faim à la prison d’Evin, à Téhéran, où il était incarcéré depuis le 11 juillet 2022.
    Il s’était rendu lui-même sur place pour exiger la libération des cinéastes Mohammad Rasoulof et Mostafa Al-Ahmad, incarcérés trois jours plus tôt, et a été condamné sur le champ à purger une peine datant de 2010 : 6 ans de prison, 20 ans d’interdiction d’écrire, de réaliser des films et de voyager.
    Malgré l’illégalité de cette peine et l’annonce de sa libération prochaine au début du mois de janvier, il est toujours en prison.
    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/02/03/la-mobilisation-face-au-pouvoir-theocratique-et-la-mutation-de-lexpression-du-sentiment-national-iranien/#comment-55175

    #international #iran

  • Mandat d’arrêt international et nouvelle annulation de son acquittement, solidarité avec Pinar Selek

    Le 21 juin dernier, l’agence de presse officielle turque a annoncé l’annulation, par la Cour Suprême de Turquie, du quatrième acquittement de Pinar Selek qui avait été prononcé le 19 décembre 2014. Pinar a été condamnée à la prison à perpétuité et un mandat d’arrêt international a été délivré à son encontre. Avant ce dernier rebond judiciaire, Pinar a comparu dans le cadre de trois procédures, qui ont toutes constaté son innocence.
    Emprisonnée et torturée pour ses recherches sociologiques sur les Kurdes, les trans, les objecteurs de conscience, les enfants à la rue, les prostituées… qui gênaient le pouvoir turc, celui-ci a décidé de faire d’elle une « terroriste ».

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/01/17/mandat-darret-international-et-nouvelle-audience-pour-pinar-selek/#comment-55174

    #international #tutquie

  • Des bébés volés à Kherson localisés dans un « camp de concentration pour enfants » en Crimée

    Nouvelles révélations dans le dossier des déportations d’enfants ukrainiens en Russie, sur lequel les humanités enquêtent depuis plusieurs mois. Une dizaine de bébés raflés début novembre à Kherson, juste avant que les forces ukrainiennes ne reprennent la ville, se trouvent aujourd’hui en Crimée dans un orphelinat de très sinistre réputation, dénoncé il y a deux ans et demi pour des cas de négligence, de maltraitance et de cruauté, et où rien ne semble avoir changé depuis.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2023/02/04/des-bebes-voles-a-kherson-localises-dans-un-ca

    #international #ukraine #russie

  • #Erdoğan #Turquie #Rojava #Kurdistan #guerre #internationalisme #solidarité...

    🛑 " LA « SALE GUERRE » SANS FIN D’ERDOGAN CONTRE LE PEUPLE KURDE...

    "L’attentat contre un centre culturel kurde à Paris le 23 décembre 2022, des soupçons d’utilisation d’armes chimiques par la Turquie au Kurdistan… L’actualité nous ramène sans cesse au drame du peuple kurde et à son combat pour l’émancipation. Evîn, militante internationaliste pro-kurde, revient sur les dernières évolutions du conflit (...) "

    https://cqfd-journal.org/La-sale-guerre-sans-fin-d-Erdogan

  • L’action syndicale criminalisée en Tunisie

    Face à ses échecs politiques, sociaux et économiques, le pouvoir tunisien s’attaque à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) en tentant de criminaliser et dénigrer l’action syndicale.
    L’arrestation du camarade Anis KAABI, SG du syndicat des sociétés d’autoroute constitue une nouvelle atteinte grave au droit syndical et à la liberté d’expression.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2022/09/28/deux-textes-au-sujet-de-deux-decrets-presidentiels-tunisie/#comment-55173

    #international #tunisie

  • Le mouvement communiste et la question nationale

    Conférence du Cercle Léon Trotsky du 4 février 2018
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-mouvement-communiste-et-la-question-nationale-103360.html

    Le mouvement communiste et la #question_nationale
    – Le mouvement démocratique et le mouvement communiste au 19e siècle
    – L’#oppression_nationale au début du 20e siècle
    – 1905, le réveil des nationalités dans la #Russie tsariste
    – Le droit des nations à disposer d’elles-mêmes

    La #Révolution_russe et la question nationale
    – La question nationale en #Ukraine
    – L’exemple bachkir
    – La #fédération, une politique volontariste
    – La #Troisième_internationale et les mouvements nationaux
    – Le #stalinisme et l’abandon de l’#internationalisme_prolétarien

    Les luttes nationales après la Seconde Guerre mondiale
    – La lutte des Palestiniens
    – La crise de la direction révolutionnaire
    – Le #mouvement_noir

    Conclusion

    #question_palestinienne #nationalisme #impérialisme #lutte_de_classe