• #Marée_noire en #Iran : les cicatrices écologiques de la guerre
    https://lvsl.fr/maree-noire-en-iran-les-cicatrices-ecologiques-de-la-guerre

    Plus que jamais, c’est au détroit d’Ormuz que se trouve l’épicentre stratégique du pétrole. Ce goulet stratégique n’est cependant pas réductible aux enjeux énergétiques, car la guerre déclenchée par les États-Unis y ajoute son lot de catastrophes écologiques et de marées noires, dont celle qui menace aujourd’hui l’île de Qeshm. Si le Détroit décide du sort d’innombrables barils et tankers, il irrigue aussi des mangroves, des récifs et des usines de dessalement dont dépend toute une partie du Proche-Orient. Avec la guerre, c’est le risque d’un stress hydrique renforcé. Analyse de Nima Shokri, codirecteur exécutif de l’Institute for Water, Environment and Health (UNU-INWEH), Université des Nations unies.

    #International

  • Les leçons de Ceuta : défaillances de l’État et solidarités locales

    Les villes et les collectivités ne peuvent pas attendre que l’Europe mette fin à ses interminables débats sur la migration, la dissuasion et le partage des responsabilités.

    Le mot « crise » est utilisé trop tard dans la plupart des discussions européennes sur Ceuta. La crise commence lorsque les caméras montrent des personnes dans l’eau ou devant la barrière.

    Pour les villes situées de part et d’autre de la frontière, cependant, elle commence par des services qui n’ont jamais été conçus pour faire face à un afflux soudain de population – et se poursuit bien après que les gouvernements nationaux ont déclaré la frontière rétablie.

    Le ministre espagnol de l’Intérieur estime désormais qu’environ 72 000 personnes ont franchi la frontière pour entrer à Ceuta et que 70 000 sont retournées au Maroc. L’Espagne fait état d’au moins 75 mort·es, tandis que le Maroc a signalé 11 décès de son côté de la frontière.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75428

    #international

  • FSM 2026 : Atelier sur l’autonomie des communautés isolées et dialogue entre le Sud et le Nord global

    par Audrey Simard, membre du collectif Jeunesse pour le FSM 2026

    Près de 25 participantes et participants, provenant du Canada, du Bénin, du Niger, du Nicaragua, du Mexique, des États-Unis, de la France et de plusieurs autres pays, ont pris part à cet atelier animé par Isabelle Béland avec Katalizo.

    À travers une réflexion sur les formes d’isolement vécu par certaines communautés (géographiques, administratives et économiques) ainsi que les impacts de la centralisation et la décentralisation du pouvoir, les personnes participantes ont partagé leurs expériences, leurs réalités et les défis auxquels leurs communautés sont confrontées. Les échanges ont permis de mettre en lumière les forces et les limites de ces deux approches dans différents contextes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75423

    #international

  • ROOTS-IAPC

    À propos de nous
    Nous sommes une publication numérique qui traite de questions environnementales, agro-écologiques, culturelles, technologiques et socio-populaires. Nous envisageons un monde sans pauvreté, sans exclusion, sans discrimination fondée sur le genre, la race, l’origine ethnique ou la religion, où les pratiques de vie saines sont généralisées, où les ressources naturelles sont exploitées dans le respect de la biodiversité et où la production alimentaire est économiquement équitable, mais aussi nutritive et biologique.

    Nous sommes un forum ouvert à tous et toutes ! Nous publions chaque semaine un article gratuit, rédigé ou traduit en portugais, en anglais, en espagnol et en chinois.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/12/roots-iapc

    #international

  • Lettre ouverte à Diane Abbott, députée

    Chère Diane,

    En tant que militants du mouvement socialiste des travailleurs/travailleuses, nous avons été très préoccupé·es d’apprendre que, lors de la « Conférence internationale contre la guerre » qui s’est tenue à Londres le 20 juin, vous avez qualifié la guerre meurtrière menée par la Russie contre le peuple ukrainien de « campagne de l’OTAN contre la Russie ».

    Vous avez cité la guerre en Ukraine comme le dernier point, et non des moindres, d’une liste clairement destinée à répertorier les crimes commis ou soutenus par les puissances impérialistes occidentales, y compris la violence meurtrière d’Israël à l’encontre des Palestinien·nes.

    Dans le même ordre d’idées, vous avez qualifié de « coup d’État » soutenu par l’Occident le renversement de la tyrannie de Bachar al-Assad en Syrie, maintenue au pouvoir par une violence extrême et par l’intervention militaire sanglante de la Russie et de l’Iran. La question ici n’est pas l’hostilité envers le nouveau régime syrien, mais le fait d’embellir Assad et ses soutiens impérialistes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/12/19/le-combat-de-linternationalisme-contre-le-campisme-le-cas-de-lukraine/#comment-75404

    #international

  • Survivre à la frontière : Ceuta et la (non-)crise du régime migratoire

    Comment expliquer l’afflux massif des derniers jours de juillet ?

    En juin dernier, sur le quai de la gare de Cordoue, Amin me racontait qu’il y a neuf mois, peu avant ses 18 ans, il avait quitté sa ville, Sidi Slimane, pour se rendre à Tétouan. De là, il s’est jeté à l’eau pour rejoindre Ceuta ; il a dû nager pendant neuf heures, en longeant la côte pour échapper à la surveillance à la frontière. Une fois à Ceuta, il a été hébergé dans un centre pour mineurs, puis transféré par le gouvernement espagnol vers un autre centre pour mineurs immigrés à Madrid. À sa majorité, il a dû quitter l’établissement et a vécu dans la rue avec d’autres jeunes immigrés. Heureusement pour lui, une procédure spéciale de régularisation des étrangers était alors en cours, dont il a pu bénéficier. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il était en route pour Málaga, où il avait une offre d’emploi comme réparateur de téléphones portables. Amin a survécu à la traversée jusqu’à Ceuta, mais sur les plus de cent quarante personnes qui ont péri en Méditerranée il y a quelques jours, aucune n’a eu autant de chance. Cette conversation a eu lieu en 2026, mais elle aurait tout aussi bien pu se dérouler en 2000 : le projet de passer la frontière demeure toujours d’actualité. Alors, comment expliquer cet afflux massif de ces derniers jours de juillet ?

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75402

    #international

  • The Syllabus
    https://www.the-syllabus.com/about

    The good content is already here; it’s just not evenly distributed

    Comme #Seenthis en plus grand ?
    C’est un projet de Evgeny Morozov et c’est payant.

    We are a non-profit knowledge curation platform committed to defending and strengthening a well-informed public sphere. To do that, we strive to unearth, disseminate, and highlight high-quality information – without deepening public dependence on opaque algorithmic solutions pushed by Big Tech. We do so both by offering individual subscribers a “clean” feed of high-quality content – and by working with institutions (think-tanks, foundations, media, companies) who have their own bespoke information needs.

    How We Do It

    Artisanal automation? Yes, that’s us. Curation done right. With humans and machines. Every day, we find hundreds of intellectual gems. The gems that vanish in social media noise. We vet them. Carefully. And you only get to see the best. No noise, no distraction, no clickbait. Only the serious stuff you miss.
    1.

    Monitor

    We start by tracking our sources. Thousands of them. Some famous. Others obscure. All of them fascinating. And we keep adding new ones. Across 60 topics. Climate and AI. Literature and populism. Migration and cities. In depth. You won’t be bored.
    2.

    Review

    Our curators step in here. They examine everything. Thoroughly. To find refreshing voices. Voices that go against the grain. On topics that matter. Topics that everyone should be talking about. And certainly will be. For years. But you read it here first.
    3.

    Curate

    That’s where we make your syllabus. Yes, yours. Finetune it as you want. Topics, media types, languages. You can tweak it all. Plus, our curators make editions of their own. So that you can stop wasting time on Twitter. Everything you need is here.

    “The Syllabus turned up material I just never would have come across otherwise...
    It’s bloody magic.”
    Brian Eno
    Musician and artist

    “Having limited time to read means that The Syllabus is a life-saver in seeking information, keeping up on societal creativity and finding research and analysis to base future policy on.”
    Li Andersson
    MEP and Chair of the European Parliament’s Committee on Employment and Social Affairs

    “I don’t know how I’ve lived so long without this service. The Syllabus is a fantastic resource, delivering an embarrassment of intellectual riches.”
    Kaiser Kuo
    Writer, musician, podcaster

    Fondateur de 唐朝 (Táng Cháo)
    https://en.wikipedia.org/wiki/Kaiser_Kuo

    https://www.youtube.com/watch?v=gE95GulBfNo


    L’Internationale version hard rock chinoise. On ne sait jamais si ca peut encore servir. ;-)

    C’est comme Star Sprangled Banner par Jimi Hendrix vingt ans avant.

    https://www.youtube.com/watch?v=sjzZh6-h9fM

    #internet #information #news #politique #

  • FSM 2026 : Atelier sur l’autonomie des communautés isolées et dialogue entre le Sud et le Nord global

    par Audrey Simard, membre du collectif Jeunesse pour le FSM 2026

    Près de 25 participantes et participants, provenant du Canada, du Bénin, du Niger, du Nicaragua, du Mexique, des États-Unis, de la France et de plusieurs autres pays, ont pris part à cet atelier animé par Isabelle Béland avec Katalizo.

    À travers une réflexion sur les formes d’isolement vécu par certaines communautés (géographiques, administratives et économiques) ainsi que les impacts de la centralisation et la décentralisation du pouvoir, les personnes participantes ont partagé leurs expériences, leurs réalités et les défis auxquels leurs communautés sont confrontées. Les échanges ont permis de mettre en lumière les forces et les limites de ces deux approches dans différents contextes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75397

    #international

  • Fsm 2026 : les portes fermées appellent une démocratie radicale

    Déclaration de la délégation russe, Radical Democracy à l’occasion du Forum social mondial 2026

    Radical Democracy est une plateforme internationale qui rassemble des militant·es de plusieurs pays de l’espace post-soviétique et met en relation des dizaines de groupes civiques, politiques, médiatiques et de terrain russophones à travers le monde.

    Nous croyons au Forum social mondial parce que les mouvements séparés par les frontières, les langues et les réalités politiques ont besoin d’espaces où ils peuvent se rencontrer, débattre et agir ensemble.

    Aujourd’hui, partout dans le monde, nous assistons à une tendance plus large et profondément préoccupante : le rétrécissement de l’espace civique.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75384

    #international

  • Khrys’presso du lundi 10 août 2026
    https://framablog.org/2026/08/10/khryspresso-du-lundi-10-aout-2026

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière. Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer … Lire la suite­­

    #Veille #Claviers_invités #GAFAM #Internet #Revue_de_web #Revue_hebdo #Surveillance #veille #webrevue

  • Torturé dans les prisons d’Israël et en danger de mort : la campagne pour sauver le docteur Abou Safiya, médecin de Gaza
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/torture-dans-les-prisons-disrael-et-en-danger-de-mort-la-campagne-pour-sau

    Le docteur Abou Safiya, dernier médecin de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza, est aujourd’hui en danger de mort après un an et demi de détention arbitraire et de mauvais traitements. Des médecins français ont rejoint une campagne pour le sauver

    #International #Palestine

  • Région Arabe : Le grand exode vers Ceuta – Un nouveau chapitre douloureux dans la souffrance des migrant·es au Maroc, en Afrique et dans le monde

    7 août 2026

    Fin juillet et début août, le Maroc a été le théâtre d’une tentative massive de migration vers Ceuta, où des dizaines de milliers de personnes ont cherché à franchir la frontière maritime et terrestre pour rejoindre l’Espagne, dans l’une des vagues migratoires les plus éprouvantes et tragiques de ces dernières années.

    En quelques heures seulement, plus de 48 000 jeunes, femmes, hommes et familles ont réussi à traverser la mer ou à franchir le mur séparant le Maroc de l’Espagne (dans Ceuta occupée, une ville historiquement marocaine mais actuellement sous occupation espagnole), dans l’une des plus grandes opérations de migration collective au monde, rappelant les événements qui avaient eu lieu dans la même région en 2021.

    Lors de cette traversée et de cet exode massif, environ 90 personnes ont perdu la vie, noyées ou mortes d’épuisement, de faim et de soif en tentant de franchir la frontière. De nombreuses personnes ayant réussi à entrer à Ceuta ont également été victimes de violences, d’humiliations, d’agressions et de mauvais traitements.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75365

    #international

  • UNDROP : Sans terre, sans semences, il n’y a pas d’avenir paysan

    Entretien avec Geneviève Savigny, membre du Groupe de travail des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP), réalisé par Elena Rusca et publié initialement sur le journal El Clarin

    Alors que les crises alimentaires, climatiques et géopolitiques s’intensifient, les paysannes et les paysans, qui nourrissent la majeure partie de l’humanité, demeurent parmi les populations les plus exposées à la pauvreté, à l’expropriation et à la violence. Depuis 2018, la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans (UNDROP) offre un cadre inédit pour protéger leurs droits collectifs, leurs semences, leurs terres et leurs savoirs. Mais sa mise en œuvre reste fragile. Geneviève Savigny, membre du Groupe de travail chargé de l’UNDROP, analyse les défis agraires, semenciers et politiques auxquels sont aujourd’hui confrontées les campagnes du monde, de l’Afrique de l’Ouest à l’Amérique latine.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2024/09/29/mise-en-oeuvre-de-lundrop-une-etape-cle-pour-parvenir-a-la-justice-sociale-et-climatique/#comment-75364

    #international

  • #Iran : comment le fiasco des États-Unis contribue à remodeler l’équilibre des forces
    https://lvsl.fr/iran-comment-le-fiasco-des-etats-unis-contribue-a-remodeler-lequilibre-des-forc

    Les objectifs annoncés par l’administration américaine, au lancement de l’opération Epic Fury, semblent bien loin : démantèlement du programme nucléaire iranien, récupération de l’uranium enrichi, destruction des capacités balistiques du pays, voire renversement du « régime »... Au-delà du fiasco diplomatique et militaire pour les Etats-Unis, la séquence - toujours en cours - annonce une recomposition des rapports de force au Moyen-Orient. Et à l’échelle mondiale, l’Iran a rendu au #pétrole son statut d’arme de #guerre, avec une intensité jamais vue depuis les années 1970.

    #International #Les_États-Unis,une_puissance_menacée ? #République_islamique_d'Iran #Sanctions #Trump

  • Panique chez les Démocrates : la gauche américaine gagne du terrain
    https://www.lemediatv.fr/emissions/2026/panique-chez-les-democrates-la-gauche-americaine-gagne-du-terrain-KZdmY-pi

    L’aile progressiste du Parti Démocrate continue de prendre du terrain. Après New York, c’est dans le Michigan, avec Abdul El-Sayed en tête de gondole, que ces derniers remportent une séries de victoires importantes.

    #International

  • Le siècle du « rêve chinois »
    https://lvsl.fr/le-siecle-du-reve-chinois

    Après le « siècle de l’humiliation » puis les erreurs de #Mao_Zedong, la #chine a finit par rattraper son retard de développement sur l’Occident à une vitesse incroyablement rapide. Après l’urbanisation de masse, la maîtrise de toutes les filières industrielles et la fin de l’extrême pauvreté, l’Empire du milieu entend désormais être une « civilisation écologique » et a réalisé de vrais progrès en ce sens. Si les critiques occidentales sur le manque de libertés et l’aliénation sociale restent vraies, l’expression de « rêve chinois » n’est pas infondée. Pour le journaliste allemand Fabian Scheidler, il est temps de s’intéresser réellement à la Chine, au-delà des clichés, et de comprendre en quoi consiste le « socialisme aux caractéristiques chinoises ».

    #International #Comment_la_Chine_change_le_monde #croissance #écologie #impérialisme #transition_énergétique #voiture_électrique #Xi_Jimping

  • Dernière heure : le gouvernement du Bénin revient sur sa position et confirme la tenue du FSM 2026

    Il ouvre l’accès à l’université et laisse entrer les caravanes au Bénin

    Dans une nouvelle rencontre entre le Secrétariat technique d’organisation (STO) et les représentants du gouvernement béninois, celui-ci a accepté d’autoriser la tenue du FSM à Cotonou, au sortir d’une rencontre du Conseil des ministres. La nouvelle a été accueillie avec un grand soulagement parmi les centaines de personnes qui sont déjà sur place et qui sont des étrangers pour l’essentiel. Des citoyennes et citoyens de 148 sont déjà sur place. En conséquence, le gouvernement autorise la tenue des activités à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) et permet l’entrée des caravanes refoulées aux frontières (voir article hier).

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/14/fsm-2026-a-cotonou-les-mouvements-sociaux-du-monde-sorganisent-pour-participer-au-grand-rendez-vous-mondial-des-altermondialistes/#comment-75328

    #international

  • La liberté de circulation est un droit, pas un privilège : la tragédie des migrant·e·s à la frontière de Ceuta et les politiques des États d’Europe occidentale

    L’association Attac CADTM Maroc suit avec une profonde inquiétude et une vive indignation les événements catastrophiques qui se sont déroulés ces derniers jours à la frontière entre le Maroc et Ceuta, où la région est devenue le théâtre d’un afflux massif de personnes migrantes et de lourdes pertes humaines.

    En l’espace de seulement 24 heures, les autorités espagnoles ont fait état du passage d’environ 60 000 personnes vers Ceuta, en l’absence de toute donnée ou communication officielle de la part des autorités marocaines. Ce chiffre, bien qu’il ne constitue qu’une estimation préliminaire, témoigne de l’ampleur exceptionnelle et sans précédent de ce mouvement vers les frontières européennes. Dans le même temps, plus de 60 personnes ont perdu la vie en tentant la traversée, et le bilan pourrait encore s’alourdir à mesure que se poursuivent les opérations de recherche et de récupération des corps.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75326

    #international

  • Communiqué de presse Ceuta et Melilla : une tragédie humaine qui interpelle les responsabilités marocaines et européennes
    Vendredi 7 août 11h00 au siège de l’Association Marocaine des droits Humains Rabat

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migrantes-contre-toutes-les-formes-de-racisme-et-autres-textes/#comment-75321

    #international

  • Après Ceuta : pour les droits des personnes migrantes, contre toutes les formes de racisme (et autres textes)

    LDH, Arci et Novact : Après Ceuta : pour les droits des personnes migrantes, contre toutes les formes de racisme et pour la protection de la démocratie face aux manipulations des faits par les gouvernements
    Gustavo Buster, Carlos Girbau : Ceuta 2026 : une tragédie migratoire transformée en arme géopolitique contre le gouvernement de gauche espagnol
    CEDHM : La tragédie de Ceuta et Melilla : une tragédie et de lourdes responsabilités
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/05/apres-ceuta-pour-les-droits-des-personnes-migr

    #international

  • OnlyFans, Deepfakes und Doxing : Wie die Digitalisierung die Sexarbeit verändert
    https://www.berliner-zeitung.de/article/onlyfans-deepfakes-doxing-wie-digitalisierung-sexarbeit-veraendert-

    Sans doute les auteurs de Seenthis sont toutes et tous d’accord que la prostitution est mauvaise et qu’il faut en finir avec les conditions qui encouragent ou imposent l’exercice du travail du sexe. Puisque, je suppose, nous somes seulement dee observateurs superficiels, nos idées et propositions de solutions sont forcément imprécises ou erronnées.

    C’est problématique car les convictions infondées sont á la racine de bien des souffrances et impasses.

    Cet article ajoute plusieurs couches économiques, sociales et technologoques au problème qui risquent de rendre caduques toute approche et position connue. Attention, les secteurs éconiomques illicites ou peu encadrés se révèlent souvent comme précurseurs de changements qui toucheront d’autres domaines après un certain délai. Vu sous cet angle le cas de la prostitution est particulièrement inquiétant.

    31.7.2026 von Markus Keimel - Algorithmen, Social Media und KI verändern Branche und Beruf schneller, als Politik und Recht reagieren können. Die Gründerin einer Escort-Agentur berichtet.

    Dies ist ein Open-Source-Beitrag. Die Berliner Zeitung und die Ostdeutsche Allgemeine geben allen Interessierten die Möglichkeit, Texte mit inhaltlicher Relevanz und professionellen Qualitätsstandards anzubieten.

    „Corona hat die Branche über Nacht gezwungen, sich zu digitalisieren. Wer nicht mitmachte, hatte kein Einkommen. Das war brutal und hat etwas verändert, das nicht mehr rückgängig zu machen ist“, erklärt Leila Sue-Ann Vogler. Die Lüneburgerin ist Gründerin und Betreiberin einer Escort-Agentur. Mit der Digitalisierung von Sexarbeit und den daraus resultierenden Veränderungen ist sie tagtäglich konfrontiert.

    „Die Branche hat in den letzten Jahren einen starken Wandel erlebt, da sich der Marktplatz stark in die digitale Welt verlagert hat. Wer früher auf den richtigen Bordellstandort oder die richtige Straße angewiesen war, braucht heute vor allem ein gutes Profil“, so Vogler. Einschlägige Plattformen haben die klassische Kontaktanbahnung wie etwa im Bordell oder auf dem Straßenstrich weitgehend ersetzt. „Bewertungen, Rankings und Profilbilder entscheiden heute darüber, wer gebucht wird und wer nicht. Wer hier nicht auf die richtige Kombination oder Marketingstrategie setzt, hat schon verloren, bevor es überhaupt zur ersten Kontaktaufnahme kommt“, so Vogler.

    Zwar bringt die Digitalisierung etwas mehr Autonomie für Sexarbeiterinnen mit sich: vor allem bei der Auswahl von Kunden, Arbeitszeiten, Preisen und angebotenen Services. Gleichzeitig aber verschiebt sich eine Form der Abhängigkeit. „Nicht mehr zwingend vom Bordellbetreiber, sondern von Plattformbedingungen, Algorithmen und der permanenten Bedrohung durch Account-Sperrungen. Hinzu kommen neue Risiken wie Stalking und digitale Gewalt – bei gleichzeitig höherer Mobilität und schlechterer Erreichbarkeit für Schutz- und Beratungsangebote“, so die Agenturbetreiberin. Gerade Berlin stehe dabei exemplarisch für diese Hybridisierung: klassische Straßen- und Bordellarbeit mit langer Geschichte trifft auf vollständig digitalisierte Geschäftsmodelle.
    Strukturelles Ausbeutungspotenzial

    Wer heute digital als Sexarbeitender tätig ist, arbeitet in einem System, das eine einzelne Plattform zum Dreh- und Angelpunkt einer gesamten Existenz machen kann. „Die Abhängigkeit von Plattformen ist hoch. Selbst OnlyFans bietet kaum Möglichkeiten, Reichweite aufzubauen. Viele Sexarbeiterinnen sind daher darauf angewiesen, ihre Sichtbarkeit über externe Plattformen wie Instagram oder TikTok zu generieren“, erklärt Benjamin Abt von der Gesellschaft für Sexarbeits- und Prostitutionsforschung.

    Daraus resultiert für Sexarbeitende aber das nächste Problem: Denn Konten, die explizite Inhalte bewerben oder Links zu entsprechenden Inhalten, riskieren dauerhafte Sperren. „Der Verlust eines Instagram-Accounts und die verdeckte Einschränkung der Sichtbarkeit kann somit gleichbedeutend mit dem Verlust der Existenzgrundlage sein“, so Abt.

    Dazu komme ein strukturelles Ausbeutungspotenzial: hohe Provisionen, einseitig durchgesetzte Regeln, keine Mitbestimmung. „Plattformen agieren als Gatekeeper. Das heißt, die Plattformen entscheiden, wer sichtbar ist, wer gesperrt wird, welche Regeln gelten und dies ohne, dass die Sexarbeiterinnen irgendeinen Einfluss darauf haben“, so Vogler.
    Digitale Gewalt gehört inzwischen zum Berufsalltag

    Viele Sexarbeitende betreiben sogenanntes „Camming“, bei der sie Live-Videos über das Internet streamen – meist gegen Bezahlung. Camming erfordert zwar keine physische Begegnung mit Kunden und kann anonym von zuhause aus betrieben werden, ist jedoch mit digitalen und rechtlichen Risiken verbunden.

    Eines davon heißt Doxing und bedeutet das gezielte Sammeln und Veröffentlichen privater Informationen über eine Person ohne deren Einwilligung. Dazu gehören Klarname, Adresse, Fotos, Arbeitgeber oder Familienangehörige. „Im Kontext der Sexarbeit ist dies ein besonders gefährliches Phänomen, da die Verknüpfung von Arbeits- und Privatidentität existenzielle berufliche, familiäre und sicherheitstechnische Konsequenzen haben kann“, sagt Vogler.

    Auch Datenklau und Leaks stellen in der Sex-Cam-Arbeit eine Gefahr dar. Die unerlaubte Veröffentlichung privater oder bezahlpflichtiger Inhalte – oft durch Kunden, die gekauften Content weitergeben, oder durch Hackerangriffe, können für Sexarbeiterinnen massive finanzielle und persönliche Konsequenzen haben.

    Immer häufiger werden auch Deepfakes als Instrument digitaler Gewalt gegen Sexarbeiterinnen eingesetzt. Dabei handelt es sich um KI-generierte Bild- oder Videoinhalte, bei denen das Gesicht einer Person ohne deren Einwilligung in fremde Inhalte eingefügt wird.

    Die Herbertstraße auf St. Pauli ist die bekannteste Bordellgasse Deutschlands.

    Die Herbertstraße auf St. Pauli ist die bekannteste Bordellgasse Deutschlands.

    © Breuel-Bild/Imago
    Permanent online sein – permanent unter Druck sein

    Digitale Sexarbeit wird häufig als eine sicherere oder leichtere Variante wahrgenommen, da es keinen physischen Kontakt gibt oder flexibel von zuhause gearbeitet werden kann. Was dabei übersehen wird: Die psychische Belastung ist erheblich, und sie ist strukturell an das Geschäftsmodell geknüpft. „Wer digital arbeitet, ist permanent sichtbar und permanent erreichbar. Sichtbarkeit ist Kapital und Unerreichbarkeit kostet Ranking“, erklärt Vogler.

    Das Ranking wird durch Faktoren wie Aktivität, Bewertungen, Werbung und Reaktionszeit beeinflusst und wirkt sich direkt auf Sichtbarkeit und Buchungserfolg aus. Das erzeugt einen Dauerstress, der sich kaum abschalten lässt. Hinzu kommt die emotionale Arbeit: Denn digitale Sexarbeit lebt von gespielter Intimität und vom Aufbau scheinbar persönlicher Beziehungen zu fremden Kunden. „Das ist enorm fordernd und es verwischt die Grenze zwischen Arbeit und Privatleben. Burnout ist in der Sexarbeit daher kein Randphänomen, sondern gelebter Alltag“, erzählt die Agenturbetreiberin.
    Das Recht kommt der Digitalisierung nicht hinterher

    Das deutsche Recht denkt Sexarbeit noch weitgehend in physischen Kategorien: also Bordellen, festen Arbeitsorten und dem Prostituiertenschutzgesetz. Doch die digitale Realität hat diesen Rahmen längst überholt. „Online-Plattformen sind rechtlich schwer einzuordnen. Sind sie Werbeportale? Vermittler? Arbeitgeber? Diese Frage ist bis heute nicht eindeutig geklärt, und genau das schafft eine rechtliche Grauzone, in der sich viele Beteiligte bewegen“, so Vogler.

    Internationale Plattformen mit Sitz außerhalb Deutschlands entziehen sich der deutschen Regulierung weitgehend, was zur Folge hat, dass deutsche Gesetze nicht mehr greifen. Gleichzeitig strukturieren diese Plattformen aber den Markt durch Rankings, Bewertungen und Kontaktfilter aktiv mit, schränken die Selbstständigkeit der Sexarbeitenden durch Gebühren und algorithmische Sichtbarkeitssteuerung ein, ohne dafür rechtlich zur Verantwortung gezogen zu werden. „Auch Bereiche wie Cam-Arbeit, der Verkauf von Bildern und Videos oder Sugardating sind ökonomisch längst Teil der Sexarbeit, rechtlich aber kaum definiert“, sagt Vogler.

    Die Sexarbeiterinnen würden sich dadurch in einem rechtlichen Schwebezustand befinden: Was ist erlaubt, was nicht? Wer trägt eigentlich die Verantwortung? Ist es die Plattform oder die Person? „Es gibt kaum institutionellen Schutz und kaum Klarheit. Wer sichtbar ist, um Kunden zu gewinnen, riskiert gleichzeitig aufzufallen, wenn die Registrierungspflicht nicht erfüllt wurde. Mehr Eigenkontrolle bedeutet hier auch ein erhöhtes Eigenrisiko“, klagt die Agenturbetreiberin.

    OnlyFans-Fashion-Show in New York

    OnlyFans-Fashion-Show in New York

    © John Marshall Mantel/Imago
    Künstliche Intelligenz bedroht ganze Branche

    KI-generierte Sexarbeiterinnen – also vollständig synthetisch erzeugte Profile und Inhalte – sind bereits Realität. Vollständig synthetische Profile mit künstlich erstellten Gesichtern, Stimmen und Inhalten konkurrieren auf denselben Plattformen wie echte Menschen. Und sie schlafen nicht, fordern keine Pausen und beschweren sich auch nicht über Arbeitsbedingungen.

    „Das verdrängt echte Sexarbeitende und wirft zudem massive ethische und rechtliche Fragen auf. Wer haftet und wer verdient?“, sagt Vogler. Für reale Sexarbeiterinnen bedeutet dies einen gänzlich neuen und fundamental härteren Konkurrenzdruck. „Während ein Mensch Grenzen hat, also zeitlich, emotional, körperlich, hat eine KI eben keine. Das drückt Preise, erhöht Erwartungen und verändert auch, was Kunden als normal empfinden“, so die Agenturbetreiberin.

    Vor allem rechtliche Fragen beschäftigen die Branche. Wer haftet, wenn ein KI-Profil das Gesicht einer echten Person ohne deren Einwilligung verwendet? Wer verdient an den Inhalten? Sind es die Plattform, der Entwickler oder niemand? „Rechtlich ist das weitgehend ungeklärt“, klagt Vogler. Gleichzeitig wirft KI auch im Bereich der Sexarbeit tiefere ethische Fragen auf: Wenn Intimität vollständig simuliert werden kann, was bedeutet das folglich für menschliche Sexarbeit und menschlichen Intimitätsaustausch? Die Technologie entwickelt sich nahezu schneller als jede gesellschaftliche oder rechtliche Antwort darauf.

    „Was heute noch nach Science-Fiction klingt, ist morgen Marktstandard. Und während Politik und Gesellschaft noch diskutieren, arbeiten echte Sexarbeiterinnen bereits in einer Branche, in der sie zunehmend mit Algorithmen konkurrieren, ohne dass irgendjemand sie gefragt hätte, ob sie das wollen“, so Vogler.
    Wer an der Digitalisierung wirklich verdient

    Die Digitalisierung der Sexarbeit ist kein großer Gleichmacher. „Am meisten profitieren Plattformen und Zahlungsdienstleister. OnlyFans etwa erzielte 2023 einen Bruttoumsatz von über 6,6 Milliarden US-Dollar und behält dabei 20 Prozent aller Einnahmen“, so Abt. Ein erheblicher Teil der Gewinne fließt an Plattformbetreiber. Verlierer sind besonders Sexarbeiterinnen mit mangelnden digitalen Kompetenzen, Sprachbarrieren oder fehlenden finanziellen Reserven: Also genau jene Gruppen, die am stärksten auf Schutz und Unterstützung angewiesen wären. „Wer früher von der Infrastruktur eines Bordells profitierte – etwa durch Planbarkeit, soziale Einbettung, klare Strukturen und Laufkundschaft durch eine etablierte Adresse – steht heute vor einer großen Unsicherheit“, so Vogler.

    Am schlimmsten trifft es Menschen in Zwangs- und Ausbeutungssituationen, da die Digitalisierung diese Situationen noch unsichtbarer macht, und hinter Profilen und Plattformen verschleiert. Zudem verlieren Beratungsstellen und Regulierungssysteme zunehmend den Zugang zu ihren Zielgruppen, da weniger sichtbare Arbeitsorte und weniger Anknüpfungspunkte vorhanden sind.

    Markus Keimel ist freier Journalist, Künstler und Autor aus Österreich.

    #prostitution #mondiialisation #internet #numérisation #ia #intelligence_artoficielle #mafia #disruption

  • #Ceuta : une soit disant crise migratoire bien instrumentalisée par l’internationale réactionnaire ?

    Ce post de Mr Mondialisation sur FB (je n’ai pas trouvé l’article correspondant sur leur site) et cet article de l’Huma (sous #paywall) :

    https://www.facebook.com/M.Mondialisation/posts/pfbid0fjHJR3QnKoeSdQQoZzfwUWKSxSsaYqXu6aZdvKehLBbBQuUtkQs2MUks77a1PLPsl

    Comprendre l’opération de déstabilisation de l’Espagne qui se joue depuis plusieurs jours par une guerre d’images parfaitement organisée.
    Pendant que certains médias parlent d’une simple « vague migratoire », les images racontent une autre histoire. De nombreuses vidéos montrent des camions et des autocars déposant des milliers de jeunes hommes en même temps, à proximité immédiate de Ceuta, avant leur ruée organisée vers la plage du Tarajal.
    Les vidéos montrent surtout que les autorités Marocaines aident à la logistique sur la route, sans les arrêter. Une logistique de cette ampleur n’a rien d’un déplacement spontané de candidats à l’exil. Nombre de ces jeunes arrivent en rigolant, avec des bouées et même des sticks pour filmer leur exploit et les publier en ligne parfois en direct. Plusieurs ont perdu la vie en sous estimant le risque de contourner ce simple bras de terre. Ces individus n’ont rien de migrants classiques en situation d’exil, ce qui devrait à minima alimenter des questions. Pourtant, tous les médias ont un narratif unique axée sur la peur : la vague migratoire est à nos portes. Ce n’est pas le cas.
    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la technique est utilisée. En 2021 déjà, lors de la crise de Ceuta, le relâchement soudain et volontaire des contrôles frontaliers par Rabat avait été largement interprété comme un moyen de pression diplomatique sur Madrid dans le contexte du Sahara occidental. À la différence que cette fois, des dizaines de camions ont déversé ce flot humain sur les plages au même moment, poussant certains à la noyade.
    En résumé, des jeunes sont utilisés pour faire pression à la frontière de manière à générer un choc politique par l’image. La majorité d’entre eux sont rentrés chez eux le soir même, faute de nourriture, en passant la frontière dans l’autre sens.
    Une question demeure : comment des dizaines de milliers de personnes peuvent-elles se retrouver simultanément devant une frontière parmi les plus surveillées d’Afrique sans une organisation logistique ? Les vidéos montrant des véhicules transportant des groupes de jeunes méritent, à elles seules, une enquête approfondie. Les médias officiels restent pourtant discrets sur la question et ne publient pas ou peu ces images.
    Que chacun se fasse son opinion. Mais présenter ces événements comme un simple mouvement migratoire pour faire peur occulte les buts de l’opération : isoler l’Espagne de la scène internationale tout en alimentant la montée réactionnaire en Europe, favorable aux intérêts
    capitalistes. Par ailleurs, le contrôle du Détroit reste un enjeu économique majeur dans la région, y compris pour les Etats-Unis. Trump et Israël, alliés du Maroc, sabrent le champagne devant cette opération médiatique de grande envergure qui divise l’Europe.

    https://www.humanite.fr/monde/espagne/afflux-de-migrants-a-ceuta-le-gouvernement-espagnol-attaque-par-une-extreme

    L’arrivée de dizaines de milliers de jeunes Marocains dans l’enclave espagnole, la semaine dernière, même éphémère, a déchaîné les paniques racistes de l’extrême droite mondiale. Ce qu‘il s’est passé soulève des questions sur l’utilisation de l’immigration comme levier de déstabilisation mais aussi sur l’attitude des autorités marocaines.

    https://justpaste.it/e53bt

    • https://seenthis.net/messages/1184811

      La construction du récit de « l’invasion »

      Les crises frontalières créent un contexte propice à la radicalisation du débat public. Une étude met en évidence un durcissement de la rhétorique politique et une banalisation des discours racistes. Lors de la crise de 2021, le parti d’extrême droite Vox a consacré plus de 70 % de ses publications à Ceuta et à la migration.

      Une autre étude a montré que 80 % des messages haineux analysés portaient sur la confrontation politique, et non sur les causes ou les solutions aux enjeux migratoires.

      Dans la crise actuelle, des expressions comme « invasion », « hommes en âge de combattre » ou « sicaires » participent à cette représentation des personnes migrantes comme une menace collective. Les #médias ne sont pas nécessairement à l’origine de ces discours, mais ils peuvent contribuer à les banaliser lorsqu’ils reprennent des cadrages alarmistes sans les contextualiser ni les mettre en perspective.

    • https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-instrumentalisation-de-la-situation-a-ceuta-vire-a-la-caricature-de

      Plusieurs sources, dont l’AFP, laissent plutôt entendre que l’afflux massif de ces derniers jours résulte d’une nouvelle brouille diplomatique entre Madrid et Rabat, à l’heure où le Premier ministre espagnol essaie de se rapprocher de l’Algérie plutôt que du Maroc. Pedro Sanchez était à Alger il y a dix jours à peine pour essayer de tourner la page de quatre années difficiles. Dans ce contexte, un journaliste de l’agence de presse française affirme que des jeunes Marocains, rassemblés à la lisière de Ceuta, lui ont expliqué avoir entendu que « la frontière avait été ouverte ».

      Un contexte qui rappelle inévitablement la précédente crise migratoire de 2021, lorsque des milliers de Marocains avaient traversé la frontière à la faveur d’un assouplissement des contrôles par Rabat lors d’un premier différend diplomatique avec l’Espagne. À l’époque, le Maroc avait reproché à Madrid l’accueil, pour y être soigné, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario (soutenu par l’Algérie contre le Maroc).

      D’ailleurs, Pedro Sanchez - qui doit se rendre à Ceuta ce vendredi - a déjà expliqué que « des mesures pour le transfert » vers le Maroc seront prises pour « toutes les personnes qui sont entrées illégalement » dans l’enclave espagnole, après ce qu’il qualifie « d’attaque contre la souveraineté » de son pays. Du reste, nombre d’entre elles, 25.000 selon les premières évaluations, sont déjà retournées au Maroc, ce vendredi. Ce que ne disent pas les réactions françaises, promptes à qualifier ces migrants de danger imminent, quand bien même ils se trouvent actuellement sur un autre continent, dans une zone qui ne fait pas partie de l’espace Schengen, à 1 000 kilomètres du territoire français, de l’autre côté de la Méditerranée.

      Qu’importe, la pression porte ses fruits. Laurent Nunez s’est empressé ce vendredi matin d’annoncer que la France allait immédiatement renforcer ses contrôles aux frontières, « en profondeur », avant d’être appuyé par Emmanuel Macron, qui a demandé à la mi-journée à ce que « toutes les dispositions soient prises pour renforcer les contrôles à la frontière avec l’Espagne ». Quitte à donner le point aux nationalistes et à leurs raccourcis.

    • La menace ne vient pas des immigrés de Ceuta, mais de nos propres dirigeants !

      L’arrivée de plusieurs dizaines de milliers de jeunes Marocains à Ceuta, enclave espagnole sur le continent africain, a immédiatement provoqué un déchainement de mensonges. Non seulement la droite et l’extrême droite, mais aussi la plupart des gouvernants européens rejoints par Trump aux États-Unis, ont brandi la menace d’une « invasion » dont il faudrait se défendre.

      Le fait qu’il y ait eu une centaine de morts ne leur a pas tiré une larme. Pas plus le fait que les migrants soient restés dehors, avec les seuls vêtements qu’ils portaient pendant leur traversée, sans argent ni accès à un minimum d’hygiène, en butte aux violences des militaires et de certains habitants. « On croyait atteindre le paradis, et on s’est retrouvé en enfer », résumait l’un d’eux, avant de regagner le Maroc, comme l’ont fait la très grande majorité d’entre eux.

      Liberté de circulation pour tous les travailleurs !

      Ces jeunes, parmi eux de nombreux adolescents de moins de 15 ans, ont voulu fuir la pauvreté, le chômage, qui touche, au Maroc, près de la moitié de la jeunesse. Pouvoir travailler et réaliser ainsi leurs rêves était leur seul but, le même que tous les jeunes de leur âge dans le monde. La liberté de se déplacer et le droit de s’installer là où les travailleurs peuvent gagner leur vie devrait être un droit élémentaire. Que des jeunes soient obligés, pour cela, de risquer la mort est révoltant !

      Le Premier ministre espagnol Sanchez a annoncé l’envoi de policiers, de militaires et de blindés, évoquant « une attaque, une violation de l’intégrité territoriale de l’Espagne ». Mais que dire de l’intégrité du territoire marocain, alors que les enclaves de Ceuta et Melilla constituent des vestiges du colonialisme espagnol !

      Tous les dirigeants européens savaient très bien que ces milliers de jeunes ne pouvaient pas se rendre en Espagne ni dans l’Union européenne. En effet, Ceuta est soumis à un statut dérogatoire tel que l’accès au reste de l’Europe est aussi difficile qu’à partir du Maroc. Mais Macron a tout de même multiplié par cinq le nombre de policiers et de gendarmes à la frontière franco-espagnole.

      Les mensonges des dirigeants européens

      La palme du cynisme revient à la Première ministre italienne d’extrême droite Meloni, qui a annoncé la suspension de la libre circulation de l’espace Schengen à l’Espagne, avec laquelle l’Italie ne partage pourtant aucune frontière. La quasi-totalité des autres dirigeants de l’Union européenne lui ont emboité le pas. Tous ont délibérément menti car ils sont d’accord pour faire comme si l’immigration était aujourd’hui le danger principal. C’est une diversion ignoble, mais aussi dangereuse, utilisée par l’extrême droite, championne du repli sur soi, et par bien des politiciens.

      Tous veulent faire croire aux travailleurs que les immigrés constitueraient une menace et que les frontières pourraient protéger du chômage et de la pauvreté. Mais le responsable du chômage, de la précarité et des bas salaires est d’abord le patronat, et le faire reculer dépend exclusivement des luttes que le monde du travail est capable de mener pour s’opposer à sa rapacité. Ceux qui répètent qu’on ne peut pas « accueillir toute la misère du monde » nous prêchent en réalité la résignation et veulent nous faire accepter, comme une fatalité qu’on ne pourrait pas changer, l’état catastrophique des hôpitaux et de tous les services publics les plus vitaux…

      Combattre les vrais responsables de la misère

      Les véritables responsables de la misère, en France comme dans les autres pays, ce sont les actionnaires des géants du CAC 40 dont les profits ont augmenté de plus de 44 % au premier semestre 2026, pour atteindre à 74,93 milliards d’euros. Une minorité de richissimes bourgeois, 153 familles milliardaires, accapare les richesses produites par des millions de travailleurs. Une minorité de capitalistes et les gouvernants à leur service organisent l’exploitation de tous les peuples et le pillage des ressources des pays pauvres. Avec leurs rivalités et leurs guerres, des régions entières du monde sont détruites et rendues invivables.

      C’est tout cela qu’on voudrait nous faire oublier avec l’épouvantail de l’immigration. Garantir à tous une vie à la hauteur des immenses possibilités que recèle la société ne sera possible qu’en renversant le capitalisme. Quelles que soient leur nationalité, leur origine et leur religion, les travailleurs doivent refuser les divisions pour pouvoir mener ce combat commun contre leurs exploiteurs.

      Nathalie ARTHAUD

      https://www.lutte-ouvriere.org/portail/editoriaux/menace-vient-immigres-ceuta-propres-dirigeants-196142.html

    • Issu de https://legrandcontinent.eu/fr/2026/08/01/comment-se-positionnent-les-pays-europeens-face-a-la-crise-de-ceuta

      La lettre en question  : «  Vingt-deux chefs d’État et de gouvernement ont cosigné une lettre initiée par l’Italie et le Danemark, exigeant une réunion d’urgence des ministres de l’Intérieur. Ces derniers se retrouveront en visioconférence mardi 4 août.

      Si l’exclusion de l’Espagne de la zone Schengen n’est plus évoquée, les 22 s’en prennent à la politique de régularisation massive menée par l’Espagne, qu’ils accusent d’avoir provoqué un appel d’air ayant concouru à cette intrusion.  »

      La France qui envoie sa police pourchasser des migrants aussi imaginaires que les dahuts dans les Pyrénées fait partie des états les plus compréhensifs vis-à-vis de l’Espagne. Mon petit doigt me dit que ça doit bien lui arracher la gueule à notre pauvre Macron de pas hurler avec les loups, mais dérouler 700km de barbelés n’étant pas envisageable dans l’immédiat, il a du prendre sur lui. J’espère quand même que l’on va lui ouvrir une cellule psychologique à l’Élysée pour le soutenir dans cette douloureuse épreuve.

    • Évidemment ce bon vieux Rudy s’est immédiatement fendu d’un article défendant Israël, mais il faut tout lire et ça donne des sources :
      https://www.conspiracywatch.info/ceuta-le-reflexe-complotiste.html

      Le raisonnement à l’œuvre est un condensé de logique complotiste : on part des bénéficiaires supposés de l’événement (le fameux « is fecit cui prodest ») pour remonter aux commanditaires, et l’on tient la satisfaction affichée par certains pour un aveu. Or, comme l’écrit le politologue américain Michael Shurkin, « la Schadenfreude [« joie malsaine » − ndlr] n’est pas une preuve de complicité ou de responsabilité ». Il poursuit : « Je trouve fascinant que tant de gens sautent à la conclusion que cela doit forcément concerner Israël. Comme si le Maroc et l’Espagne n’étaient pas capables d’avoir leurs propres différends sans rapport avec Israël, ou comme si le Maroc était incapable d’agir ainsi pour ses propres raisons. »

      Sans surprise, les réseaux prorusses se sont emparés de l’affaire. Le centre de recherche Cyfluence a documenté l’amplification de la thèse du complot « israélo-américain » par des comptes alignés sur Moscou ainsi que sa reprise par RT et par le réseau de sites « Pravda ». Un seul post a cumulé des millions de vues et plus de 4 400 retweets.

      À supposer même que cet afflux ait été téléguidé, le Maroc n’a besoin de personne pour « arsenaliser » les migrants − ainsi que l’ont déjà fait Moscou et Minsk contre la Pologne. En mai 2021, Rabat avait laissé plus de 8 000 personnes entrer à Ceuta en quarante-huit heures pour punir Madrid d’avoir discrètement hospitalisé le chef du Front Polisario (mouvement luttant pour l’autodétermination du Sahara occidental, soutenu par Alger). Ni Israël ni les États-Unis ne s’en étaient mêlés.

    • Crise de Ceuta : pourquoi les révolutionnaires défendent l’ouverture des frontières ? Billet d’Anasse Kazib
      https://www.revolutionpermanente.fr/Crise-de-Ceuta-pourquoi-les-revolutionnaires-defendent-l-ouvert

      Anasse Kazib, candidat à l’élection présidentielle de 2027, réagit aux questions d’électeurs de gauche depuis le début de la tragédie de Ceuta, où plus de 100 personnes ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’enclave espagnole depuis le Maroc. Il revient sur la nécessité de défendre l’ouverture des frontières, à rebours d’une gauche institutionnelle qui s’adapte aux politiques de l’Europe forteresse.

      Les frontières permettent de fabriquer une main-d’œuvre privée de droits, notamment les sans-papiers, que le patronat peut surexploiter avec des salaires plus bas, des horaires plus longs et la menace permanente de l’expulsion. Cette pression ne s’exerce pas seulement contre les travailleurs immigrés : elle tire aussi vers le bas les conditions de l’ensemble de la classe ouvrière.

      On nous répète sans cesse que les frontières sont là pour protéger les travailleurs. En réalité, elles protègent avant tout les intérêts des classes dirigeantes. Le capital, lui, ne connaît pas de frontières. Les multinationales déplacent leurs usines là où les salaires sont les plus bas, investissent où les profits sont les plus élevés, spéculent d’un continent à l’autre et pillent les ressources du monde entier sans passeport ni visa. Les marchandises et les capitaux circulent librement.

      La classe ouvrière n’a pas d’intérêt à défendre les frontières de sa bourgeoisie. Son intérêt est de s’unir au-delà des nationalités et des origines pour combattre ceux qui vivent de son exploitation. Il faut refuser un monde où l’argent est libre de circuler, ou le patronat peut exploiter qui il veut ou il veut mais où les êtres humains sont enfermés derrière des barbelés. Il faut exactement l’inverse : lutter contre le capital, garantir à toutes et tous la liberté de circulation et d’installation, et construire l’unité internationale des travailleurs...

    • Ceuta : une frontière impériale devenue un tombeau

      Ceuta n’a jamais été une simple limite administrative. Elle est à la fois le produit d’une histoire impériale ancienne et le point de rencontre de décisions économiques beaucoup plus récentes. Ni l’une ni les autres ne peuvent être traitées uniquement avec des clôtures, des patrouilles et des procédures d’éloignement.

      Que faire ?

      D’abord, établir les faits. Chaque mort doit être identifiée. Chaque disparition doit être documentée. Chaque usage de la force doit pouvoir être examiné. Le contrôle d’une frontière ne suspend ni le droit à la vie ni l’obligation de rendre des comptes.

      Ensuite, reconstruire une véritable politique économique frontalière.

      L’Union européenne et l’Espagne ne peuvent demander au Maroc de contenir les départs tout en considérant la situation sociale de Fnideq comme une affaire exclusivement marocaine. Une coopération crédible devrait financer des emplois formels, des formations professionnelles, des infrastructures productives et des activités susceptibles de remplacer durablement l’ancienne économie de contrebande.

      Enfin, il faut donner une réalité aux voies régulières de mobilité.

      L’Espagne dispose déjà de programmes de gestion collective des recrutements dans les pays d’origine, le dispositif dit « GECCO ». En 2025, 25 767 travailleurs étrangers ont participé à ces dispositifs de migration circulaire dans dix-sept pays partenaires, en hausse de 25 % en un an. Ces programmes démontrent qu’une mobilité organisée, assortie d’un contrat de travail et d’un cadre public, est possible.

      Ils ne sont pas exempts de critiques. La dépendance envers l’employeur, les conditions d’hébergement et les risques d’exploitation, notamment dans l’agriculture, doivent être combattus. Mais la réponse à ces insuffisances n’est pas de renoncer aux voies légales. Elle consiste à les étendre, à les diversifier et à mieux protéger ceux qui les empruntent.

      Le travail, les études, la formation et la circulation temporaire ne supprimeront pas tous les départs irréguliers. Ils permettront au moins de retirer aux passeurs, aux rumeurs et aux crises diplomatiques le monopole du calendrier migratoire.

      L’Europe a progressivement délégué une partie de sa politique migratoire aux États chargés d’empêcher les départs. Ce modèle crée une dépendance dangereuse. Lorsque le contrôle se relâche, volontairement ou non, la frontière cesse en quelques heures d’apparaître comme une protection : elle devient un piège.

      L’histoire ne se répète pas. Elle lègue des lieux, des institutions et des frontières.

      En 1415, la conquête de Ceuta ouvrait l’expansion portugaise outre-mer. En 1578, Ksar el-Kébir en révéla les limites sanglantes. En 2026, la ville est devenue, pour une partie de la jeunesse marocaine, un horizon visible à l’œil nu et pourtant presque inaccessible.

      L’écho entre ces dates n’est pas celui d’une prétendue guerre de civilisations.

      Il est celui d’une géographie héritée de la puissance sur laquelle viennent aujourd’hui se briser les inégalités économiques et l’inégale liberté de circuler.

      Une Europe fidèle aux droits qu’elle proclame ne peut se contenter de mieux fermer cette frontière.

      Elle doit agir pour qu’aucun mur, aucune digue et aucun bras de mer ne redeviennent un tombeau.

      https://blogs.mediapart.fr/alexis-vessat/blog/070826/ceuta-une-frontiere-imperiale-devenue-un-tombeau