• Le #Portugal adopte une réforme facilitant l’#expulsion d’étrangers en situation irrégulière

    Le gouvernement portugais a adopté, jeudi, une réforme législative destinée à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés en situation irrégulière. Le projet de loi prévoit notamment un allongement du délai de #rétention à 2 ans ou encore l’allongement des #interdictions_de_retour (#IRT) des personnes expulsées.

    C’est une étape de plus dans le #durcissement de la politique migratoire du Portugal entamé il y a deux ans. Le gouvernement portugais de droite a adopté jeudi 19 mars une réforme législative visant à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés clandestins.

    Concrètement, le projet de loi prévoit notamment une réduction des délais administratifs des procédures de reconduction, une révision des critères permettant aux migrants d’éviter une telle décision, le traitement en parallèle des procédures de demande d’asile, pour que celles-ci ne deviennent pas une « manoeuvre dilatoire », ou encore l’allongement des interdictions de retour (IRT) sur le territoire portugais de personnes expulsées, a indiqué le porte-parole du Conseil de ministres Antonio Leitao Amaro.

    La #réforme prévoit également un allongement du délai pendant lequel les migrants peuvent être placés dans des centres de détention provisoire, et qui pourraient dorénavant atteindre 18 mois, contre 60 jours actuellement.

    « Il doit y avoir des conséquences à l’illégalité et cela implique la reconduction, et une reconduction plus rapide », a déclaré Antonio Leitao Amaro à l’issue d’une réunion de l’exécutif. « Le Portugal se comptait parmi les pays d’Europe avec des taux de reconduction les plus bas », a-t-il fait valoir.

    Ce texte doit être voté au Parlement

    Le texte doit encore être soumis au vote du Parlement, où le gouvernement ne dispose pas de majorité mais a jusqu’ici pu compter sur les voix de l’extrême droite pour voter d’autres mesures de contrôle de l’immigration.

    « Toute l’Europe allonge [l]es délais [de placement en détention provisoire] », a argumenté M. Leitao Amaro. En effet, l’Union européenne se prépare a adopter une législation fixant le délai maximum de rétention à deux ans - prévu dans la nouvelle « directive retour ».

    Depuis son arrivée au pouvoir en 2024, l’exécutif du Premier ministre Luis Montenegro a pris plusieurs mesures de durcissement de la politique migratoire, qui était sous le précédent gouvernement socialiste une des plus ouvertes d’Europe.

    En revanche, le volet de ces réformes portant sur les conditions d’accès à la nationalité portugaise reste toujours en discussion après avoir été retoquées par la Cour constitutionnelle.
    Expulsion de 18 000 étrangers

    Longtemps pays d’accueil, le Portugal bénéficiait d’une politique migratoire parmi les plus ouvertes d’Europe. Pendant de nombreuses années, les migrants pouvaient obtenir un statut légal en travaillant, en créant une entreprise ou en étant freelance, qu’ils soient entrés de manière régulière ou non dans le pays. Cette disposition a été abrogée.

    Désormais, les autorités opèrent un net virage. Arrivé au pouvoir en mars 2024, le gouvernement de droite modérée du Premier ministre Luis Montenegro a décidé de durcir sa ligne politique autour de l’immigration.

    En mai 2025, le gouvernement avait déjà annoncé son projet d’expulser à court terme environ 18 000 étrangers en situation irrégulière dans le pays. Cette annonce a été suivie en juillet d’un nouveau durcissement des conditions de vie des étrangers dans le pays.

    Les visas pour rechercher du travail ne sont plus accordés qu’à des immigrés hautement qualifiés et les conditions permettant le regroupement familial sont plus exigeantes. Par ailleurs, les Brésiliens, qui constituent le plus important contingent immigré dans le pays, ne bénéficient plus d’une règle qui leur permettait de régulariser leur situation après leur arrivée au Portugal. Une nouvelle unité au sein de la police nationale chargée de lutter contre l’immigration illégale et d’organiser l’expulsion des migrants en situation irrégulière a également été créée.

    Fin 2024, le nombre d’étrangers établis au Portugal a dépassé 1,5 million, soit environ 15 % de la population totale et près de quatre fois plus qu’en 2017.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/70477/le-portugal-adopte-une-reforme-facilitant-lexpulsion-detrangers-en-sit
    #migrations #réfugiés #renvois #expulsions #loi #détention_administrative

    ping @karine4

  • Les eurodéputés adoptent des nouvelles règles d’expulsion des #sans-papiers avec une majorité de droite et d’extrême droite

    Jusqu’au bout, les libéraux de Renew, au Parlement européen, ont voulu croire que la plateforme majoritaire les unissant aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et aux sociaux-démocrates (S&D) pourrait trouver un compromis autour du nouveau règlement « retour » afin d’encadrer les expulsions des migrants déboutés du droit d’asile.

    Lundi 9 mars, en commission des libertés publiques, leur compromis n’a pas été soutenu.

    C’est un autre #compromis, plus radical, proposé par le PPE, qui a été validé, cette fois avec les voix des #conservateurs et de l’ensemble des groupes d’#extrême_droite, dont les Patriotes pour l’Europe, qui compte le Rassemblement national dans ses rangs. « Après des mois de négociations, ce #vote va nous permettre de reprendre le contrôle sur la #politique_migratoire, afin de faire en sorte que ceux qui sont irrégulièrement sur le sol de nos pays soient enfin reconduits », a de suite salué #François-Xavier_Bellamy, du PPE, qui a orchestré cette majorité alternative. Pour lui, « ce #règlement n’est pas un texte de plus : il est la condition pour rétablir l’autorité du droit ». Cela s’est fait en « réduisant les droits » des migrants, se sont indignés les sociaux-démocrates.

    Si le Parlement doit encore valider le texte en session plénière, les eurodéputés ont encore durci le texte voulu par les États et la Commission européenne. Cette mesure vient compléter l’ensemble des nouvelles règles de gestion de l’immigration du pacte asile et migration, qui doit entrer en vigueur d’ici trois mois – deux ans tout juste après son vote, en 2024. « Les retours constituent un élément essentiel d’un système de gestion des migrations qui fonctionne bien », rappelait jeudi 5 mars, #Magnus_Brunner, le commissaire européen en charge du dossier migratoire.

    Alors que le #taux d’application des reconduites à la frontière reste relativement bas en Europe, entre 20 et 30 % selon les pays, les pouvoirs publics européens ont cherché à renforcer la législation afin de faciliter les expulsions. Dans le texte adopté par les parlementaires, les départs volontaires seront certes encouragés, mais si les personnes refusent de quitter le territoire européen, ils risquent d’être détenus dans des centres de rétention, et ce, jusqu’à vingt-quatre mois.

    Si Magnus Brunner estimait ce nouveau règlement « ferme, mais juste », ce texte « transforme les expulsions en #option_par_défaut pour les personnes en situation irrégulière, malgré la position de longue date de la Commission selon laquelle des solutions plus humaines, telles que le départ volontaire, devraient être privilégiées », regrette l’ONG Picum, qui défend les migrants et a réuni près d’une centaine d’ONG qui condamnent la nouvelle législation.

    Le règlement « élargit considérablement le recours à la détention des migrants » et introduit « des #mesures_punitives sévères, telles que des #interdictions_d’entrée pouvant aller jusqu’à dix ans, contre cinq ans auparavant, prolongeables de cinq ou dix ans supplémentaires en cas de risques pour la sécurité ». Pour Sarah Chander, directrice de l’Equinox Initiative for Racial Justice, « l’ironie de la situation actuelle est que l’Union européenne met discrètement en place un cadre d’expulsion similaire à celui de l’ICE », le service américain de l’immigration et des douanes.

    « Renforcer des systèmes opaques »

    Surtout, la nouvelle législation autorise, une fois adoptée, des « #plateformes_de_retours » installées hors du continent européen. « Ces dispositions comportent de graves risques de violations systématiques des droits humains, notamment la détention automatique et arbitraire, le refoulement direct et indirect, la torture et autres traitements inhumains et dégradants des pays tiers », s’inquiète Olivia Sundberg Diez, responsable des questions migratoire à Amnesty International.

    A contrario, pour les promoteurs de ces solutions dites « innovantes », ce nouveau cadre légal marque un nouveau succès. « Pendant des années, nous avons bataillé pour imposer ces idées dans le débat public, puis, nous avons travaillé pour faire évoluer la législation, salue un diplomate européen favorable à ce type de solutions. Désormais, il faut démontrer que cela peut fonctionner. »

    Plusieurs pays souhaiteraient créer des « #centres_de_retour », qui auraient, selon eux, le mérite de dissuader des migrants de refuser tout retour dans leur pays d’origine. Le 5 mars, les ministres de l’intérieur de l’#Allemagne, de l’#Autriche, du #Danemark, de #Grèce et des #Pays-Bas se sont réunis à Bruxelles pour s’organiser. « Un noyau de cinq pays a lancé ces discussions sur les retours, confirme Bart van den Brink, le vice-premier ministre néerlandais. Nous sommes encore dans une phase exploratoire, qui implique des discussions avec des pays hors d’Europe. »

    Alors que les Pays-Bas ont déjà signé, le 25 septembre, une lettre d’intention pour ouvrir un centre de retour en #Ouganda, ces Etats cherchent les leviers qu’ils pourraient activer pour que des Etats tiers acceptent ce type de centre sur leur territoire. « Il y a toute l’aide bilatérale que nous apportons déjà à certains pays, notamment en Afrique, par exemple, mais ce n’est pas notre seul levier, confie une diplomate. Il y a aussi la possibilité de créer des voies légales d’entrée dans nos pays pour les populations de ces pays. ».

    Alors que l’Italie dispose déjà de centres installés en #Albanie, où 90 personnes attendent leur sort, d’autres pays réfléchissent à l’établissement de tels centres, à l’image de la Finlande ou de la Suède, au grand dam des ONG. « Cette approche non seulement externalise les responsabilités de l’Europe en vertu du droit international relatif aux réfugiés et aux droits humains, mais elle risque également de renforcer des systèmes opaques de détention illimitée, s’inquiète Silvia Carta, de Picum. Nous exhortons les dirigeants européens à abandonner ces projets et à investir plutôt dans des mesures de régularisation, comme celle annoncée en Espagne, et dans l’octroi d’un plus grand nombre de permis de travail décents. Ces mesures profitent à tous, et il est grand temps que l’Europe le reconnaisse. »

    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/09/immigration-les-eurodeputes-adoptent-des-nouvelles-regles-d-expulsion-des-sa
    #centres_de_retour #return_hub #migrations #réfugiés #externalisation #expulsions #règlement_retour #EU #Union_européenne #UE #pacte_sur_la_migration_et_l'asile #rétention #détention_administrative #retours_volontaires #dissuasion #chantage #conditionnalité_de_l'aide #pays-tiers

    ping @reka @karine4

  • Au prétexte des Jeux olympiques 2030, l’Assemblée prolonge la #surveillance_algorithmique au moins jusqu’en 2027

    #Vidéosurveillance algorithmique, interdiction de paraître… L’Assemblée nationale a adopté mercredi le volet sécuritaire du projet de loi sur l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises. Au grand dam de députés de gauche qui ont dénoncé des mesures liberticides.

    Les événements sportifs, toujours un bon prétexte à la surveillance de masse pour le gouvernement. L’Assemblée nationale a adopté mercredi le volet sécuritaire du projet de loi sur l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2030 dans les Alpes françaises.

    L’examen du texte, qui contient également des #mesures_dérogatoires, par exemple en matière d’#urbanisme, devrait se poursuivre jusqu’à jeudi ou vendredi. Un vote solennel sur l’ensemble du texte est prévu le 6 janvier. Les députés ont adopté mercredi la prolongation jusqu’en 2027 de l’expérimentation d’un dispositif de #vidéosurveillance_algorithmique (#VSA), testé notamment lors des Jeux olympiques de Paris-2024, mais qui a pris fin en mars 2025.

    Concrètement, une analyse des #images est réalisée par un #algorithme, censée permettre de détecter plus facilement certains #comportements comme un #mouvement_de_foule, la présence d’une personne dans une zone interdite, ou encore un objet abandonné. Il s’agit d’aider « nos agents de la force de sécurité derrière les écrans à repérer ces situations », a expliqué la rapporteure du texte, Véronique Riotton (Renaissance).

    La vidéosurveillance algorithmique jusqu’à 2027, au moins

    Mais plusieurs députés ont pointé les résultats mitigés de l’#expérimentation jusqu’ici, et le fait que le texte prévoit qu’elle soit réalisée en 2026 et 2027, soit bien avant les JO. « L’étape d’après cette vidéosurveillance algorithmique, c’est la #reconnaissance_faciale à la chinoise », a également lancé la députée insoumise Gabrielle Cathala.

    La ministre des sports, Marina Ferrari, a elle défendu le « besoin » de récolter « davantage de données ». Le gouvernement avait tenté de prolonger l’expérimentation dans un texte sur la sécurité dans les transports, mais la disposition avait été retoquée par le Conseil constitutionnel, considérant qu’elle ne présentait pas de lien avec le texte.

    Les députés avaient auparavant adopté mardi d’autres dispositions sécuritaires, notamment la possibilité pour les agents privés de sécurité de procéder à l’inspection visuelle des véhicules et leur coffre, avec le consentement de leur propriétaire.

    Également adoptée : une « #interdiction_de_paraître » sur les lieux d’un grand évènement ou rassemblement, qui pourra être prononcée envers toute personne pour laquelle il existe « des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d’une particulière gravité pour la #sécurité_publique ».

    Cette interdiction, limitée à deux mois, serait prononcée par le ministre de l’Intérieur « aux seules fins de prévenir la commission d’actes de #terrorisme ». Mais des députés à gauche ont assuré que cette mesure pourrait être utilisée par exemple contre des militants écologistes.

    « Cette mesure sera permanente et applicable à tout grand rassemblement », et représente « une atteinte disproportionnée aux #libertés_publiques », a lancé le député écologiste Jean-Claude Raux.

    https://www.humanite.fr/politique/cybersurveillance/au-pretexte-des-jeux-olympiques-2030-lassemblee-prolonge-la-surveillance-al
    #JO #JO_2030 #Alpes #France #jeux_olympiques #surveillance

  • Marme & lade
    https://bsky.app/profile/marmelade.bsky.social/post/3m7nhgbidns2v

    La préfecture du Rhône interdit les concerts du festival antifa de Lyon,dont celui du groupe punk Poésie Zéro.

    Elle justifie en citant « des textes on très violent, hostiles au système, à la police et la société de surveillance. »

    Le fascisme est là.

    #préfecture #interdiction #lyon (pas antifa)

    • Interdictions des quatre dernieres soirées du Lyon Antifa Fest

      https://rebellyon.info/Interdictions-des-quatre-dernieres-33162

      Festival antifa à #Villeurbanne : la préfecture du Rhône interdit les concerts de groupes « antisystème » et « antipolice »

      La mairie de Lyon a de son côté pris mardi un arrêté interdisant la tenue ce mercredi dans le cadre du festival d’une conférence intitulée « La #Palestine : notre boussole antifasciste », à laquelle devait participer l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri. Pour justifier sa décision, la mairie évoque notamment « un contexte d’augmentation significative d’actes antisémites sur le territoire » et des risques de troubles à l’ordre public

      https://www.liberation.fr/societe/festival-antifa-a-villeurbanne-la-prefecture-du-rhone-interdit-les-concer

      #fascisme
      #extrême_droite
      #police
      #antifascisme

    • Qui sont les adjoints et adjointes au maire de Lyon ? Parcours, formation, activité professionnelle, affiliation politique, mandats en cours… Passez en revue l’ensemble de l’exécutif municipal autour du maire écologiste Grégory Doucet
      https://www.rue89lyon.fr/2020/07/10/adjoints-adjointes-maire-lyon-conseil-municipal

      Ingénieurs et Sciences Po dominent l’exécutif municipal

      (pour les apologies de la compétence, on repassera)

      #EELV #gauche #police

    • Apparemment, les écologistes lyonnais pensent ne pas avoir besoin du vote des gens qui pensent que le colonialisme et les génocides, ce n’est pas bien. Ils sont en errance idéologique totale. S’ils pensent vraiment que les pistes cyclables, ça suffit pour qu’on vote à nouveau pour eux, je crains qu’ils ne se trompent. Au mieux du vote pour le reste de la gauche. Au pire de l’abstention...

    • À noter que, dans son arrêté, la préfecture du Rhône s’intéresse aux paroles (p. 17). Par exemple, elle cite du Poésie Zéro qui dans un de ses titres

      « Technoflic » dénonce la surveillance de masse et l’oppression policière dans une société hyperconnectée en ces termes : « des caméras qui te matent dans des rues connectées, qui comptent ton nombre de pas, qui savent ce que t’as bouffé, des flics qui te contrôlent avec des algorithmes, qui décident si t’es un bon ou un mauvais citoyen »

      https://www.rhone.gouv.fr/contenu/telechargement/66563/448314/file/RAA_69-2025-327-101225.pdf

    • D’abord interdit, un festival antifa finalement autorisé à Villeurbanne

      Plusieurs soirées avaient été ciblées par un arrêté pour des risques de « troubles à l’ordre public » mais le tribunal administratif annulé cette décision, jeudi 11 novembre

      https://www.liberation.fr/societe/festival-antifa-a-villeurbanne-la-prefecture-du-rhone-interdit-les-concer

      Il y a une erreur dans le mois, c’est aujourd’hui 11 décembre que le TA a annulé la.décision préfectorale.
      .

    • Dans Ration

      En novembre, l’événement avait été pris pour cible par l’extrême droite, notamment par la députée RN du Rhône Tiffany Joncour, qui s’était émue à l’Assemblée nationale que cet événement, « présenté comme un festival culturel », se « revendique ouvertement antifasciste », et avait appelé à l’interdire.

      [...]

      L’interdiction de la préfecture était survenue après la diffusion de messages antipolice samedi soir à Lyon lors de la Fête des lumières, revendiqués localement par le mouvement écologiste des Soulèvements de la Terre, et au sujet desquels la préfète a saisi la justice.

      gageons que si il ne s’agissait pas d’une institution (établie dans la durée : 2013), c’eut été plus compliqué

      https://www.instagram.com/lyonantifafest/?hl=fr

      chez Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/france/111225/lyon-antifa-fest-la-justice-inflige-un-camouflet-l-etat

      L’État a également été condamné à verser 450 euros d’indemnités à chaque requérant : l’association Culture de classe, organisatrice du festival, la CGT Spectacles et le syndicat des avocats de France.

      [...]

      [lors de l’audience de référé-liberté]La réponse du préfet délégué à la sécurité, Antoine Guérin, a été… balbutiante. « Cet arrêté répond à une nécessité impérieuse dans un contexte de radicalisation avérée et de violences à l’encontre des forces de l’ordre », a-t-il estimé. Il s’est appuyé sur « un contexte local » de tensions. « Plus 8 % de violences policières dans la région », lâche-t-il… en voulant parler des violences contre des agents de police.

      [...]

      En septembre 2021, Laurent Wauquiez, alors à la tête de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avait supprimé les subventions du Centre culturel œcuménique (CCO) La Rayonne, qui héberge le festival. Le président n’avait pas apprécié la publication d’une vidéo promotionnelle de l’événement, généralement accueilli en décembre par le CCO. Dans une vidéo de 2015, deux rappeurs parisiens faisaient chanter au public les paroles « Tous les flics, c’est des bâtards ».
      Début décembre, le tribunal administratif avait déjà donné tort aux opposants du festival en condamnant la région Auvergne-Rhône-Alpes à verser plus de 270 000 euros au CCO et à La Rayonne. La collectivité avait immédiatement fait appel.

    • Lyon, la semaine dernière, musée des canuts avec la grand-mère dont la grand mère (une grand mère de grand mère ça fait loiiinnn) à douze ans se brulait les mains dans l’eau bouillante à filer les cocons de vers à soie, comme ses copines. Ben merde, j’étais toute ouïe et le mec te raconte que finalement les canuts faut arrêter le bluff, (ces ouvriers de la soie à l’origine de sécurité sociale, des syndicats, des mutuelles ouvrières) vu que c’étaient rien que des petits patrons qui avaient besoin des soyeux (ceux qui leur ont tirés dessus parce qu’ils voulaient continuer à les asservir).
      Je serai bien restée pour repeindre la façade.

    • Concerts du festival Lyon Antifa Fest : le juge des référés du tribunal administratif de Lyon suspend l’interdiction des concerts prononcée par la préfète du Rhône
      https://lyon.tribunal-administratif.fr/decisions-de-justice/dernieres-decisions/concerts-du-festival-lyon-antifa-fest-le-juge-des-refere

      Dans son ordonnance du 11 décembre 2025, le juge des référés rappelle tout d’abord que l’exercice de la liberté d’expression est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. Il rappelle aussi que la préfète doit prendre les mesures nécessaires à l’exercice de la liberté de réunion.

      Le juge relève ensuite que les artistes programmés lors de ces concerts (Poésie Zéro, Costa, L’Allemand et Da Uzi) qui sont, selon la préfète, connus pour leurs textes hostiles à la police incitant à la haine et à la violence contre les forces de l’ordre, n’ont fait l’objet d’aucune procédure judiciaire en raison de ces textes qui sont librement accessibles, notamment sur les plateformes musicales.

      Le juge note également que le Lyon Antifa Fest est organisé depuis 2013 sans qu’aucun trouble particulier n’ait été constaté lors des précédentes éditions. Il indique que la préfète ne démontre pas que l’édition 2025 pourrait faire craindre qu’il en aille autrement lors des concerts en cause.

      Le juge en conclu que la mesure d’interdiction des trois concerts prévus les 11, 12 et 13 décembre 2025 porte atteinte aux libertés fondamentales et n’est pas nécessaire au maintien de l’ordre public. Il suspend donc l’exécution de cette mesure. Les concerts en cause peuvent avoir lieu.

  • Communiqué de presse – #Formation des professeur· es : des « débats de société et théoriques » désormais interdits en SES ?

    Malgré les nombreuses alertes du monde éducatif (https://www.apses.org/communique-conference-associations-professeurs-specialistes-recrutement-profe), la #réforme de la #formation_initiale des professeur·es se concrétise. Le ministère élabore actuellement le « #référentiel de formation du professorat du #second_degré pour les futurs enseignants », qui définit les attendus du nouveau Master Enseignement et Éducation (M2E), formation suivie pendant deux ans par les futur·es lauréat·es des #concours. En Sciences économiques et sociales, le projet du ministère est inquiétant.

    Enseigner les #sciences_sociales sans place pour le #débat ?

    Alors que les économistes débattent de la taxe Zucman et de l’imposition des patrimoines, alors que des concepts comme celui de classe sociale sont en permanence interrogés en sociologie, le ministère de l’Éducation nationale réussit l’exploit d’écarter tout débat en #SES. En effet, le référentiel est très clair sur les « visées de la formation des enseignants dans la discipline » : « l’enseignement [des SES] repose essentiellement sur l’étude des fondamentaux […] ; son objet n’est pas la présentation de #débats, qu’ils soient de société ou théoriques, ni la participation des élèves à ce type de débats qui sont souvent réducteurs et facteurs de #relativisme. »

    Formation ou formatage ?

    Depuis la réforme Blanquer du #lycée, l’enseignement des SES s’est rétrécit à la présentation de notions et mécanismes, sans lien apparent avec des questions qui se posent dans le #débat_public. Désormais, l’objectif du ministère est à la fois limpide et terrifiant : empêcher d’aborder avec les élèves les débats éclairés par nos disciplines. Pas de débat sur les politiques à mener face à la dégradation du vivant, ou face aux inégalités sociales ? Pas de débat sur les effets du protectionnisme et du libre-échange, ni sur les effets des innovations sur l’emploi ?

    Non seulement cette approche est une grave remise en cause de ce qui fait la légitimité scientifique des sciences sociales, mais elle induit une conception de la formation des enseignant⋅es très problématique, qui, dès lors, s’apparente plus à du #formatage. L’enseignement des SES nécessite des enseignant·es formé·es à la pluralité des approches théoriques existantes en sciences sociales. Une formation didactique est tout aussi importante, afin de présenter ces débats scientifiques sans relativisme et de rendre possible la construction de situations d’apprentissage qui permettent aux élèves d’accéder aux arguments mobilisés et de devenir des citoyen⋅nes critiques, capables de prendre part au débat public.

    L’École doit être le lieu de l’apprentissage de la démocratie, pas du déni. L’APSES exige le retrait de ce #référentiel_de_formation et sa réécriture complète.

    L’APSES rappelle l’urgente nécessité d’un bilan des programmes de SES et de la #réforme_Blanquer du #lycée, qui continue de brutaliser les élèves et les personnels.

    https://www.apses.org/formation-et-debats-en-ses
    #it_has_begun #éducation #France #interdiction #enseignement

  • Belgian AI scientists resist the use of AI in academia

    This summer, prominent Dutch AI scientists threw a spanner in the works with an open letter calling for a halt to the uncritical adoption of AI technologies in academia. Amongst the signatories is #Luc_Steels, a pioneer of AI research in Belgium. Apache spoke with Steels and several other Belgian scientists who support this letter of resistance. “Universities that encourage students to use #ChatGPT? That stuns me”, says Steels.

    It’s with these five action points that Olivia Guest, Iris van Rooij and a bunch of colleagues conclude their open letter directed to Dutch universities and colleges. Guest and van Rooij know what they’re talking about: both work at the School of Artificial Intelligence and the Donders Centre for Cognition of Radboud University in Nijmegen.

    Guest, van Rooij and their colleagues further explain their reasons for resisting in a position paper. Put simply, the technology that OpenAI and co are pushing threatens the very raison d’être of universities. The authors of the position paper oppose this and insist that “university leaders and administrators must act to help us collectively turn back the tide of garbage software”.

    AI scientists advocating a ban on AI use in classrooms: it sounds like a hallucination of an AI chatbot, but the popularity of the open letter shows it’s anything but that. As of today (23/10), it’s been signed more than 1,400 times, including by students and non-academics.

    Among them are some big names in the field of AI, such as Professor Emeritus Luc Steels. At the Free University of Brussels (VUB), he was one of the pioneers of AI research in Belgium. Katrien Beuls, professor and researcher in language technology at the University of Namur, Belgian professor of computer science Wim Vanderbauwhede from the University of Glasgow, and professor Nicky Dries, head of the Future of Work Lab at the Faculty of Economics at Catholic University of Leuven (KU Leuven), also signed the open letter.
    Embrace the chatbot

    Recent reports by Apache once again made clear how sensitive the topic of AI use is at Belgian universities. Earlier this month, the Department of Philosophy and Moral Sciences at Ghent University (UGent) tried to ban the use of generative AI for researching and writing bachelor’s and master’s theses, but was overruled by university authorities.

    The university policy is to “embrace generative AI”, to encourage students’ responsible use of AI tools, and only to prohibit them “if realistic and necessary for the assessment of competence(s)”. A ban can therefore only apply to tasks that are carried out “in a controlled setting”. At KU Leuven, the other major university in the Flemish-speaking part of Belgium, lecturers can also ban AI for certain tasks or courses under specific circumstances.

    Katrien Beuls is not surprised that higher authorities overturned the ban imposed by the Ghent philosophy department. "The university was a pioneer in Belgium (in adopting AI). When ChatGPT launched at the end of 2022, the then rector, Rik Van de Walle, swiftly announced that students could use the chatbot for their master’s thesis. A bad move. Or at least the beginning of a lot of trouble.”

    The “banned AI ban” indicates that no change in Ghent’s AI policy is to be expected under Van de Walle’s successor, Petra De Sutter. And the new rector of KU Leuven, Séverine Vermeire, has also chosen to “embrace” AI. At the start of the new academic year, Vermeire asserted that AI has really “become a necessity in reading and writing” in a radio interview.
    Best guess machine

    “I’m stunned to hear something like that,” says Luc Steels. The Belgian “godfather of AI” is saddened to see Belgian universities falling for the hype around generative AI tools such as OpenAI’s ChatGPT and Microsoft’s Copilot. These commercial AI systems can generate all kinds of content, such as text and images, based on human input – so-called prompts.

    “These systems will never be able to think and provide reliable information with the current approach to AI”, says Steels. And that current approach is focused on so-called large language models (LLMs). In short, such models are ‘trained’ via machine learning to place one word after another in the most credible way possible.

    “Especially in the US, there’s a belief that we are dealing with a kind of god-like system”, says Steels. “A Judeo-Christian deity who supposedly knows everything, sees everything, understands all languages, can predict everything... And the people in Silicon Valley believe they can build this. It’s a belief eagerly embraced by the capitalist system, with venture capitalists at the forefront. If such a god can be created, and if you can gain a monopoly on it, then you not only have the prospect of great wealth, but also a great deal of power.”

    Katrien Beuls, an AI researcher specialising in language technology, argues that the technology has shortcomings. “We know that, and that will never change. It is inherent to this technology.” Steels agrees: “The system is powerful, but it has fundamental limitations. ‘Hallucinations’ are part of the architecture of such a system.”

    Those ‘hallucinations’ are outputs that make no sense, but American linguist and AI critic Emily M. Bender opposes the use of the term ‘hallucination’ because it is an all-too-human term for a non-human system. An LLM system generates plausible language that a human can interpret and understand, but it has no concept of ‘meaning’ or ‘accuracy’ of what it processes and generates.

    Wim Vanderbauwhede refers to current generative AI programs as best-guess machines. “You give an input and it ‘guesses’ the answer a user would want to get, based on the input and the data it was trained on. The ‘machines’ don’t think; they generate something plausible, something that seems acceptable. But it’s up to the person receiving the message to decide if the answer is acceptable.”

    That is why we have arrived at the fundamental problem, especially when looking at it through a scientific lens: “The machines are unreliable”, says Vanderbauwhede. “That very much limits what you can do with it, because you need a notion of accuracy or truth for most applications.”

    According to Luc Steels, however, people tend to believe that computers give the correct answer. “And in computer sciences, that has always been the goal. No one has tried to build a calculator that gives a wrong answer from time to time.”

    Moreover, Beuls notes, we usually don’t know which training data were used or where they came from. “Will we, as scientists, no longer respect sources, where ideas come from? A university should value and prioritise intellectual property.”
    Outsourcing and losing skills

    The Department of Philosophy and Moral Sciences at Ghent University ultimately failed to introduce a limited ban on the use of generative AI. But why did they want to ban it in the first place? “Bachelor’s and master’s theses are meant to teach students certain skills”, says faculty member Wim Vanrie.

    “This involves detailed reading of philosophical and moral science texts, recognising, analysing and forming arguments, seeing and expressing conceptual connections, etc. Generative AI is a shortcut that is detrimental to developing these skills.”

    Ghent University, as well as the universities of Leuven, Brussels, and Antwerp encourage the “responsible use” of generative AI: the use under certain conditions. But Vanrie wonders what students need to be capable of such ‘responsible use’. “You can only critically assess the output of an AI chatbot if you have the skills to do so, and you don’t develop these skills by using AI. Before you can be critical of an AI summary, you have to learn to understand a text without having it summarized by an AI tool.”

    “It’s our responsibility to teach students certain skills”, says Vanrie. “We must train them to become independent, critical thinkers. They can only become that by doing the hard work themselves, not by outsourcing it. Within the department, we are concerned about the detrimental effects on our students’ development.”

    Nicky Dries is surprised that AI technology – which has only recently been adopted by a broad audience – is already enthusiastically embraced by universities and colleges, even though its long-term effects remain unknown. “Young people, but also children, are being used as guinea pigs.”

    AI scientists Steels and Beuls share the same concern. The former sees the loss of human skills as the greatest danger of AI. The latter won’t leave it at that: “I already ban the use of generative AI in my own courses, and as a promoter of master’s theses. I explicitly tell my students they won’t learn anything by using it. It’s a statement that shocks them, but they’re mostly glad about what they’ve learned afterwards. A general ban is necessary, but nobody dares to say so.”

    Vanderbauwhede would also prefer a ban, but, like many others, fears that it would be impossible to enforce. “We can’t stop our students from using AI, because you can’t check if they’ve used generative AI.” He notes that the guidelines on AI use at most universities are based on a legal concern: avoiding plagiarism lawsuits. “But anything produced by generative AI is based on existing texts and is therefore, technically speaking, always plagiarism. Fair use, the argument often used by AI companies to circumvent copyright restrictions, doesn’t apply to the scientific context.”

    “This is a machine with ingrained biases, which produces convincing-looking answers. To train that machine, stolen data has been used, people have been exploited, and enormous amounts of energy have been required. For me, that’s unacceptable.”
    Learn how to use it

    University guidelines on how to use AI as a student or teacher are invariably very positively formulated. “The advice is ingrained with the optimism that this technology will only get better. It’s the same story the AI companies are telling: with more computers and more data, all will be fine. That’s bullshit. This is and will always be a statistical, associative machine.”

    “Guidelines now focus on early adoption of the technology by students and schoolchildren. But what does it mean to ‘learn how to use ChatGPT’? What are you teaching them? Copying and pasting the output of a chatbot? My advice would be to teach them how computers work, how to code, how to think about the processes behind all this”, says Steels.

    Nicky Dries takes issue with the idea that AI use would prepare students for the labour market. “Are we just going along with the marketing pitch that AI will be inevitable in the workplace? Academic education has always implied a broader, intellectual education. You can’t view this tendency to prioritise education and research with an immediate economic purpose separately from the planned cuts in higher education by the current government.”

    Beuls also criticizes the narrative that students must learn to deal with AI. “Writing prompts isn’t a skill, it’s something you can learn quickly on the job if necessary. I don’t believe translators in training should learn how to prompt. To the contrary: they will be the ones that have to clean up the badly translated texts AI produces.”

    According to Beuls, IT companies are already seeing their codebase – the source code on which their software is built – being polluted with AI-generated code. “Many companies embraced AI, but are now seeing a dip in human expertise. They’re backtracking now.”

    There’s money to be made with cleaning up AI-generated code, Vanderbauwhede says. “But this is not a sustainable way of working. A recent study by METR showed that developers take 19% longer to complete a task with AI tools than without. In terms of productivity, that’s not really good, to say the least. The same applies to our students. And they don’t yet know whether the code that Copilot produced is any good.”
    Don’t miss the boat

    Microsoft and co. are not exactly making it easy for scientists not to use AI. AI functionalities are being crammed into existing programmes, unsolicited and to the annoyance of many. “I don’t want to use it, I’m not asking for it, but the applications I have to use are full of it”, says Dries. “If independent thinking is no longer encouraged at university, where would it?”

    “Even the software I use to review a paper for a scientific journal will ask me if I want an AI summary. While scientific journals have guidelines that virtually prohibit the use of AI when writing a paper, and certainly when reviewing it.”

    “This push is evidently coming from major publishers of scientific journals, like Elsevier. Nowadays, you’re required to tick a box stating that the paper may be used to train AI when you submit a paper. We must continue to ask: what kind of commercial interests are behind this?”

    Vanderbauwhede experiences something similar in Glasgow. “The university board doesn’t even protest against Microsoft integrating AI tools into its products without asking. Universities have enough experts within their organisations, but that doesn’t mean that management listens to them or even asks for their opinion.”

    Beuls sits on the University of Namur’s AI advisory board. There, too, the prevailing sentiment regarding AI is that “the industry demands it”. She doesn’t feel that she is really being heard as an AI researcher. “Too little attention is paid to AI experts. And Belgium does not have many, especially in this specific area of language models.”
    Not so inevitable

    “AI has gained a place in education and research, and it will never lose that place”, said Ghent University rector Petra De Sutter at the start of the academic year to Belgian daily newspaper De Standaard. Nicky Dries opposes this view of AI – and technology in general. “When someone says we can’t miss the boat, I ask: where is the boat going? What exactly will this technology improve? That’s rarely discussed. Since when did we become Big Tech’s free PR department?”

    “In my area of expertise – management and organisational studies – the standard opinion goes as follows: ‘Everything depends on how you use AI, it has good and bad sides. We will have to adapt, because those who cannot work with AI will be replaced.’ If you say something along these lines, you are supposedly being constructive and nuanced, but all these statements are based on zero evidence.”

    Philosopher Vanrie also questions the discourse of ‘inevitability’ around AI that has seeped into Ghent University’s policy. “The conviction that generative AI is inevitable leads to it creeping in everywhere, and this eventually makes it seem inevitable. It’s a self-fulfilling prophecy. But there’s nothing inevitable about it. What’s happening is the result of specific choices.”

    Moreover, AI is emerging at a time when teachers and students alike are under severe pressure. ‘Publish or perish’ on the one side, financial worries on the other. This makes it tempting to seek salvation from ChatGPT. Are these chatbots halting the resistance to these mounting pressures?

    “The solution certainly won’t come from AI; on the contrary, this only magnifies the problem”, Steels believes. He’s worried about the destruction of knowledge production as a serious activity. “Moreover, correcting the errors of AI will cost us loads of time and effort. But once the cat’s out of the bag…”

    Beuls believes many colleagues don’t see the danger. “Or think, out of a kind of defeatism, that they’re fighting against something bigger than themselves, something they cannot control anyway. So they just allow it, or even try to justify it, because students have to learn to work with it anyway, just like ‘in the workplace’ ... But in the end, it is human expertise that counts. A university degree has to be worth something, doesn’t it?”

    https://apache.be/2025/10/24/belgian-ai-scientists-resist-use-ai-academia
    #ESR #université #AI #IA #intelligence_artificielle #résistance #enseignement_universitaire #chatbot #LLM #interdiction #inévitabilité

    • Against the Uncritical Adoption of ’AI’ Technologies in Academia

      Under the banner of progress, products have been uncritically adopted or even imposed on users — in past centuries with tobacco and combustion engines, and in the 21st with social media. For these collective blunders, we now regret our involvement or apathy as scientists, and society struggles to put the genie back in the bottle. Currently, we are similarly entangled with artificial intelligence (AI) technology. For example, software updates are rolled out seamlessly and non-consensually, Microsoft Office is bundled with chatbots, and we, our students, and our employers have had no say, as it is not considered a valid position to reject AI technologies in our teaching and research. This is why in June 2025, we co-authored an Open Letter calling on our employers to reverse and rethink their stance on uncritically adopting AI technologies. In this position piece, we expound on why universities must take their role seriously to a) counter the technology industry’s marketing, hype, and harm; and to b) safeguard higher education, critical thinking, expertise, academic freedom, and scientific integrity. We include pointers to relevant work to further inform our colleagues.

      https://zenodo.org/records/17065099

  • El Gobierno de Bukele prohíbe el «lenguaje inclusivo» en las escuelas públicas de El Salvador

    El Gobierno de El Salvador ha prohibido el uso del «lenguaje inclusivo» en todas las escuelas públicas del país. Así, palabras como «niñe» o «alumn@» y expresiones como «todos y todas» no serán admitidas «por ninguna circunstancia».

    «Desde hoy queda prohibido el mal llamado ’lenguaje inclusivo’ en todos los centros educativos públicos de nuestro país», ha informado su presidente, Nayib Bukele, en un mensaje en la red social X.

    En la misma red social, la ministra de Educación, la militar Karla Trigueros, ha apuntado que con esta medida se garantiza a su juicio «el buen uso de nuestro idioma en todo material y contenido, además de proteger a la primera infancia, niñez y adolescencia de injerencias ideológicas que afecten su desarrollo integral».

    «Hoy giré la instrucción para prohibir el llamado ’lenguaje inclusivo’ en todos los centros educativos públicos y dependencias de nuestra institución», ha sostenido la ministra.
    La medida afectará a todos los colegios públicos

    De acuerdo con un memorándum compartido en X por la capitana del Ejército, la prohibición abarca «todos los centros educativos públicos y dependencias de esa cartera de Estado» para «consolidar una comunicación institucional clara, uniforme y respetuosa».

    Así, ha explicado, «palabras como ’amigue, compañere, niñe, todos y todas, alumn@, jóvenxs, nosotras’ o cualquier otra deformación lingüística que aluda a la ideología de género no será admitida por ninguna circunstancia».

    En febrero de 2024, el entonces ministro de Educación, José Mauricio Pineda, anunció en X que «todo uso de la ideología de género» lo «sacaron de las escuelas públicas», después de que el presidente Nayib Bukele abordara este tema en Estados Unidos.

    Bukele dijo en Maryland (EE.UU.), en el marco de la Conferencia de Acción Política Conservadora, en respuesta a una pregunta de la coordinadora hispana de la organización Moms for Liberty, Catalina Stubbe, que para él «no solo es importante que la currícula no lleve esta ideología de género y todas estas cosas, sino que también los padres estén informados y tengan voz y voto en lo que van aprender sus hijos».

    https://www.rtve.es/noticias/20251003/bukele-lenguaje-inclusivo-escuelas-salvador/16754834.shtml

    #El_Salvador #écriture_inclusive #langue #prohibition #interdiction

  • Après le #Drac, le collectif « #Les_gens_qui_ont_chaud » plonge dans l’#Isère

    Après deux baignades cet été dans le Drac, le collectif "Les gens qui ont chaud" organise ce samedi un troisième "big splash", cette fois dans l’Isère. L’objectif affiché  : démontrer que la baignade dans les cours d’eau naturels est possible et ouvrir le débat sur cette pratique en zone urbaine.

    La dernière opération, le 6 septembre, avait rassemblé une cinquantaine de participants dans une eau à 16 °C. Une expérience rafraîchissante mais illégale  : depuis la première opération au début de l’été, les maires de #Fontaine et de #Seyssinet-Pariset avaient pris des #arrêtés interdisant la baignade dans cette portion du Drac, sur fond de prudence après le drame du 4 décembre 1995 survenu quelques kilomètres en amont. Ce jour-là, six écoliers et leur accompagnatrice étaient morts noyés après une brusque montée des eaux.

    Pour le collectif, ces #restrictions sont excessives : «  Le courant n’est pas un danger nécessitant une #interdiction, la qualité de l’eau des rivières grenobloises est excellente et nous restons très vigilants face à d’éventuelles #montées_d’eau suite à un lâcher d’EDF  ». Les organisateurs soulignent que la #baignade_urbaine est déjà une réalité ailleurs en France, comme dans la Seine à Paris.

    Ce samedi 20 septembre, les membres du collectif se retrouveront à partir de 10 h sur le ponton de l’Aviron Grenoblois (39 quai Jongkind) , dans le quartier de l’Île Verte à Grenoble, pour une baignade sportive (le courant est plus fort que dans le Drac). Ils veulent organiser ensuite une réunion publique à l’automne et générer un débat contradictoire sur la baignade en zone urbaine. Et si le sujet s’invitait dans la prochaine campagnes municipale ?

    https://www.telegrenoble.net/informations-grenoble/actualite/apres-le-drac-le-collectif-les-gens-qui-ont-chaud-plonge-dans-l-isere_
    #baignade #rivière #baignades_urbaines #villes #urbanisme #Grenoble #résistance

  • Pour une #interdiction_stricte des #importations de produits agricoles traités aux #pesticides interdits en France (mesures miroirs) - Pour une interdiction stricte des importations de produits agricoles traités aux pesticides interdits en France (#mesures_miroirs) - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3943

    Nous, citoyennes et citoyens, agriculteurs et agricultrices français et soutiens à l’agriculture locale, soucieux de la santé publique, de la biodiversité et de la justice agricole, demandons à l’Assemblée nationale de :

    1. Imposer une interdiction claire et sans dérogation, dès l’entrée en vigueur rapide de la loi actuellement en discussion (“Proposition de loi visant à interdire l’importation de produits alimentaires ne respectant pas certaines normes de production”), d’importer tout produit agricole traité avec des pesticides interdits en France, notamment les néonicotinoïdes comme l’acétamipride ;

    2. Instituer un mécanisme de mesures miroirs strictes : toute substance active interdite en France ne peut être fabriquée en France à des fins d’exportations, et doit l’être également pour les produits importés sans dérogation et sans jamais mettre en cause nos interdictions nationales, afin d’éviter une concurrence déloyale et la mise en danger accrue de notre santé et de notre environnement ;

    3. Mettre en place un étiquetage transparent et obligatoire sur les produits agricoles indiquant l’usage ou non de pesticides interdits sur le territoire français et au stade de leur production dans le pays exportateur ;

    4. Renforcer les contrôles aux frontières et instituer des sanctions dissuasives contre les importateurs ne respectant pas ces normes (amendes proportionnées aux volumes importés et pouvant atteindre le plafond prévu par la proposition de loi, soit 10% du chiffre d’affaires annuel) ;

    5. Porter cette exigence à l’échelle européenne pour harmoniser les standards, engager leur amélioration, éviter les dérives commerciales via des accords internationaux et défendre activement ces mesures au sein du Parlement européen et du Conseil de l’UE

    Cette démarche est essentielle pour protéger les agriculteurs français et envisager une souveraineté alimentaire respectueuse de tous

    Elle doit s’accompagner d’une réduction continue de l’usage des pesticides en France, seule garantie durable pour la santé et la biodiversité.

    plus que 999 965 signatures

  • Deuxième #rapport Le #sexisme dans la #publicité française
    (sorti en 2023, ici pour archivage)

    Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.) publie le deuxième rapport de son Observatoire de la Publicité Sexiste intitulé Le sexisme dans la publicité française, 2022-2023. Ce rapport fait suite à une première version publiée en 2021 et montre que les mauvaises pratiques constatées à l’époque restent de mise, voire se renforcent. L’autorégulation publicitaire est un échec : la publicité française contribue à perpétuer les stéréotypes et les injonctions de genre les plus ridicules et les plus violentes.

    De mars 2022 à mars 2023, R.A.P. a mis en ligne un formulaire permettant aux citoyen·nes de dénoncer et documenter des #publicités_sexistes subies dans leur quotidien. En un an, sur 285 contributions provenant de toute la France, 87 % ciblent le genre féminin. L’analyse précise de ces contributions montre que les techniques et les mises en scène observées entre 2019 et 2020 restent utilisées par le secteur publicitaire. Les secteurs d’activité les plus représentés sont ceux de l’#habillement et de la #parfumerie (55 %) ainsi que l’#hygiène et la #beauté (18,5 %) qui constituent à eux seuls presque trois-quart des publicités jugées sexistes dans l’échantillon. Cette prédominance annonce déjà le rôle de l’esthétisme et de l’apparence dans le « #publisexisme ».

    L’ensemble des #stéréotypes et #injonctions_sexistes véhiculés par la publicité est majoritairement propagé par les #images, quoique des #slogans sexistes continuent d’être diffusés. Des #femmes_sexualisées, y sont représentées dans des postures de #séduction et/ou de #soumission. Elles y apparaissent en général comme mises à nues, fragmentées, infantilisées, érotisées, et réduites à être traités comme des objets plutôt que comme des sujets, Les #corps représentés répondent aux mêmes #normes_discriminantes (#minceur, #blanchité, #jeunesse, #épilation) et/ou irréalistes (par l’emploi de mannequins et le recours systématique à la #retouche_photographique) que précédemment. Quand, parfois, des corps moins normés sont représentés, c’est pour être soumis à de semblables traitements sexualisants. Les #hommes restent dans le rôle du sachant, fort et protecteur. Autres éléments, le modèle du #couple est systématiquement hétéronormé et le partage des tâches toujours aussi genré.

    Face à ces #abus persistants, le rapport conclut que les mesures censées réguler l’industrie publicitaire sont insuffisantes : mentions légales, chartes de bonne conduite et instances d’ « autorégulation » échouent à filtrer ou contrebalancer ces campagnes. C’est pourquoi R.A.P. préconise la création d’une autorité indépendante, dotée de réels pouvoir de régulation ; l’inscription de l’interdiction du sexisme publicitaire dans la loi ; l’#interdiction de la #représentation_des_corps (entiers ou morcelés, humains ou humanoïdes, réalistes ou caricaturés) en publicité. « Face à un publisexisme qui se perpétue et s’accommode de toutes les chartes ou comités d’éthique, il nous faut des lois. Si la publicité prétend nous transmettre des informations sur des produits, ce sont les produits qu’elle doit montrer », déclare Jeanne Guien, porte parole de R.A.P.

    https://antipub.org/rapport-sexisme-dans-la-publicite-francaise-2
    #France

  • « #Violences_urbaines » : en douce, le ministère de l’Intérieur interdit les journalistes en manifestation

    Le ministère de l’Intérieur vient de sortir son « #Schéma_national_des_violences_urbaines », véritable mode d’emploi d’action-réaction des forces de l’ordre durant #émeutes. Au passage, le document valide l’interdiction de la presse lors de ces évènements.

    Juin 2023, la France entière est en proie à des émeutes urbaines, en réaction à l’assassinat de Nahel Merzouk, abattu à bout portant par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre. Le ministère de l’intérieur a observé et pensé, depuis deux ans, un futur #plan_d’action pour guider les policiers sur le terrain lors d’émeutes ou de manifestations un peu trop vivaces.

    L’aspect imprévisible de ces émeutes « a mis les services de la police nationale sous tension et mis en lumière la nécessaire adaptation des moyens urbains, matériels et des doctrines d’emploi. » explique en préambule, ce document de 52 pages, constitués de tableaux, de graphiques, de modes d’opérations détaillés. On y trouve un modèle de procès-verbal, de la cartographie des opérations, des tableaux de suivi des effectifs, un modèle des transmissions, des fiches techniques en veux-tu en voilà.

    Une zone d’ombre pour empêcher les journalistes d’informer

    Ce Schéma national des violences urbaines, tel est son titre, semble avoir été conçu comme « un guide pratique pour la gestion des violences urbaines. » Ni plus ni moins. Les phases de préparations au terrain, du rétablissement de l’#ordre_public et les démarches à effectuer une fois l’ordre rétabli, y sont méticuleusement détaillées.

    Au passage, il y est indiqué noir sur blanc qu’il est inutile de faire des #sommations au préalable, partant du principe que la police intervient dans le cadre de la #légitime_défense, l’#état_de_nécessité, la #dissipation_de_l’attroupement et le code de la #sécurité_intérieure relatif à l’usage des armes par les policiers et les gendarmes. La mission de protection des citoyens et des territoires exclut pourtant la presse.

    Le syndical SNJ-CGT attire l’attention sur un paragraphe dédié à la connaissance du cadre juridique des violences urbaines, où il est rappelé que l’intervention de la police durant les violences urbaines « s’inscrit dans un cadre juridique particulier, qui doit être connu et maîtrisé par l’ensemble des effectifs intervenants ». Une partie affligeante concerne donc la presse « … la prise en compte du statut des journalistes telle que consacrée par le schéma national du maintien de l’ordre, ne trouve pas à s’appliquer dans un contexte de violences urbaines, » dit notamment le texte.

    Contactée par L’Humanité, Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, alerte sur l’importance de ce document publié à la veille des contestations sociales du 10 septembre. « Le ministère de l’Intérieur dit que le document a vocation à répondre à toutes les situations de violences urbaines, jusqu’aux émeutes insurrectionnelles, caractérisées par une très haute intensité. Cela ouvre la porte à un usage dérogatoire à peu près dans toutes les manifestations. Et pose la question : Un journaliste est-il interdit d’avoir accès à certaines zones en France ? Certaines zones qui sont sur la voie publique, quand même. Pour nous c’est une grave attente à la #liberté_d’informer. »

    D’autant, reprend-elle, « n’oublions pas que les journalistes sont devenus une cible lors de manifestations, y compris des casseurs, mais aussi des personnes qui critiquent les médias et qui vont vouloir en découdre avec les symboles de ce que représente la presse. Rappelons que le travail des journalistes est d’informer de façon factuelle ce qui se passe dans les moments difficiles. Là, une zone d’ombre est créée, qui permet éventuellement à la police de se lâcher, de faire leur métier sans aucun contre-pouvoir. C’est extrêmement dangereux et c’est aussi grave pour la sécurité des journalistes parce que ça peut les mettre en danger. En fait, ils peuvent être tabassés par la police, par des gens présents lors des manifestations. Il peut y avoir des arrestations de journalistes présents alors qu’ils exercent leur métier. C’est hyper inquiétant en réalité. »

    Les syndicats de journalistes se saisissent du document du ministère de l’Intérieur. Plusieurs organisations de défenses des libertés et des droits, RSF et la Fédération européenne internationale du journalisme ont été alertées.

    « Nous devons vraiment peser de tout notre poids sur ce qui nous paraît vital, c’est un recul pour notre société démocratique, » conclut la syndicaliste.

    https://www.humanite.fr/medias/emeutes-urbaines/violences-urbaines-en-douce-le-ministere-de-linterieur-interdit-les-journal
    #journalisme #presse #interdiction #manifestations

  • #Islamophobie : Retailleau souhaite interdire le port du #foulard à l’#université

    https://www.revolutionpermanente.fr/local/cache-vignettes/L880xH495/2126aeed22cd15977367e7f433883c-a4661.jpg

    Interrogé jeudi par RMC, Bruno Retailleau a réitéré son souhait d’interdire le port du voile à l’université. Une nouvelle sortie raciste, quelques jours après l’attentat islamophobe qui a tué Aboubakar Cissé, qui illustre le rôle du gouvernement dans le renforcement de l’islamophobie d’Etat.

    Interrogé ce jeudi 1er mai sur le plateau de la chaîne RMC, le Ministre de l’Intérieur a réitéré son souhait d’interdire le port du voile à l’université, ressortant une proposition qu’il avait faite en janvier dernier.

    Cette mesure s’inscrit dans la continuité de son meeting, « Pour la République… La France contre l’islamisme », où Retailleau avait fait une véritable démonstration de l’islamophobie d’Etat, scandant la phrase ignoble « A bas le voile ! » Interrogé sur ses propos au regard du meurtre islamophobe d’Aboubacar Cissé dans une mosquée à La Grand-Combe vendredi dernier, Retailleau a affirmé n’avoir aucun regret. Après le vote au Sénat de l’interdiction du foulard dans le cadre des compétitions sportives, Retailleau redouble donc dans sa volonté de stigmatiser les musulmans, en agitant encore « un islamisme qui essaie d’implanter son étendard. » Le meurtre raciste d’Aboubacar, permis par l’islamophobie du gouvernement, avait été traité avec le plus grand des mépris par Bruno Retailleau, incapable de prononcer le nom de la victime et évoquant sa situation administrative irrégulière.

    Aujourd’hui, de nombreuses étudiantes font déjà face à des #discriminations sexistes et islamophobes sur leurs lieux d’études.. L’#acharnement contre les #femmes_musulmanes, chassées par l’Etat et ses relais dans tous les #espaces_publics, est au cœur de la stratégie de surenchère raciste et sécuritaire du ministre de l’Intérieur, qui aujourd’hui reprend programme et discours du RN avec grand enthousiasme.

    Une telle offensive n’est cependant pas sure d’être à l’ordre du jour. En effet, des divergences s’expriment au sein du gouvernement qui a déjà retoqué cette proposition en janvier. Ainsi, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, Philippe Baptiste a de son côté affirmé lors d’un entretien accordé à Sud Radio qu’il ne fallait pas interdire le voile à l’université.. Une telle position n’est en rien une question de conviction puisque l’ensemble de la macronie a défendu avec force l’interdiction des #Abayas, mais une question de rapport de force : l’interdiction du voile à l’université pourrait en effet ouvrir la voie à une importante contestation au sein de la jeunesse.

    Si Bruno Retailleau incarne le pôle le plus droitier du gouvernement, avec Gérald Darmanin désormais ministre de la Justice, l’ensemble du gouvernement est aligné des politiques profondément racistes. La violente #répression qui s’abat contre les organisations, comme #Urgence_Palestine et la #Jeune_Garde, menacés de #dissolution, illustrent la volonté du gouvernement Macron de mettre le #mouvement_social au pas. Face à ces #attaques, il est plus que jamais urgent de construire la riposte contre l’offensive anti-démocratique, et les menaces de dissolutions. Dans ce combat, mais aussi contre la répression étatique de notre camp social, le mouvement ouvrier a un rôle central à jouer.

    https://www.revolutionpermanente.fr/Islamophobie-Retailleau-souhaite-interdire-le-port-du-foulard-a
    #voile #interdiction #Bruno_Retailleau #ESR #université
    ping @karine4

  • Toulouse dévisse du ciboulot. Carnaval surveillé par des drones
    https://actu.fr/occitanie/toulouse_31555/toulouse-les-autorites-craignent-des-debordements-cette-manifestation-va-etre-s

    #drones_pour_un_carnaval

    Dimanche 30 mars 2025 a lieu le carnaval « sauvage et populaire de Bonnefoy ». Les autorités vont utiliser des drones pour surveiller cet événement interdit au centre-ville.

    (…)

    La préfecture s’attend à voir défiler environ 500 personnes.

    #ouhlala #prétextes_sécuritaires #surveillance #contrôle_social #notre_argent #toulouse #militarisation #fichage #biométrie #vidéosurveillance #reconnaissance_faciale #police

  • Trump 2.0 : interdire de dire pour mieux empêcher de penser

    Le New York Times a compilé plus de 200 mots que la nouvelle administration Trump aimerait bannir des documents et sites web officiels, dont « femme », « racisme » ou encore « pollution » (https://seenthis.net/messages/1102535). Des mots liés au genre, aux minorités sexuelles ou ethniques, ainsi qu’au changement climatique. Cette liste bouleverse la communauté scientifique et universitaire mondiale, mais les attaques sur la langue font partie de l’arsenal habituel des totalitarismes.

    Le 7 mars dernier, le New York Times publiait la liste des mots déconseillés « déconseillés » par l’administration Trump pour l’ensemble des acteurs publics des États-Unis, sans distinction. En ces temps de sidération où les impérialismes et les totalitarismes reviennent à la mode, on pourrait prendre le risque confortable d’analyser cet épisode trumpiste en citant le fameux roman 1984, de George Orwell, et les liens qu’il y tisse entre langue et idéologie. Cette analogie est partiellement pertinente et montre surtout que nous avons plus que jamais besoin des sciences du langage pour comprendre les dérives populistes de nos démocraties.
    L’arme du langage, un classique des régimes totalitaires

    De nombreux travaux en sciences du langage, dans une grande variété d’approches et de domaines, ont assez largement montré que les attaques sur la langue font partie de l’arsenal habituel des totalitarismes : il s’agit en effet de s’attacher uniquement aux symboles et de leur faire prendre toute la place, pour effacer progressivement toute forme de nuance et de sens des mots. On préfère donc les références vagues et généralisantes, qui offrent une forme de « prêt à réagir » commode, en excitant les émotions et les affects, et qui ne s’embarrassent pas de complexité.

    Bien sûr, les régimes totalitaires européens ont été maintes fois étudiés pour comprendre leur rapport au langage. En effet, il s’agit par le langage de transmettre l’idéologie du pouvoir en place, d’utiliser certains effets de style rhétoriques pour détourner l’attention et imposer une vision du monde par la force et, ce faisant, de créer une véritable ingénierie linguistique qui a ensuite pour but d’inhiber certains comportements et de favoriser la dissémination des croyances autorisées par le pouvoir en place. Ces éléments se vérifient un peu partout – que l’on parle d’Hitler, de Staline, de Mussolini, de Poutine ou bien encore de Trump.
    La langue, instrument du pouvoir trumpien : mots interdits, livres interdits et langue nationale

    Alors bien sûr, si l’on revient très précisément à la liste des mots interdits, et que l’on se focalise exclusivement dessus, force est de constater que l’on y retrouve une liste assez incroyable de notions : même des termes comme « genre », « femme », « pollution », « sexe », « handicap », « traumatisme » ou « victime » se retrouvent visés.

    Mais s’en étonner, c’est ignorer la construction d’un véritable programme antiwoke qui anime les franges républicaines radicales depuis plusieurs années déjà. Et cette réalité concerne tous les pays du monde, car il s’agit ici du programme d’une véritable internationale réactionnaire qui s’inscrit dans une patiente évolution politique et économique, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans le paradigme du capitalisme néolibéral international.

    De ce fait, tout ceci n’est donc pas qu’une histoire de mots. En réalité, dès le début du nouveau mandat de Trump, son administration s’est attaquée au langage sous toutes ses formes. Ainsi, l’interdiction d’une grande variété de livres dans les écoles et les bibliothèques a atteint de nouveaux sommets et, le 2 mars dernier, Trump a signé un décret pour faire de l’anglais la langue officielle des États-Unis – une manière claire d’affirmer la suprématie blanche et anglo-saxonne (une antienne classique des communautés WASP – pour White Anglo-Saxon Protestant, ndlr ) sur les autres communautés états-uniennes, en mettant ainsi de côté la langue espagnole et son essor considérable aux États-Unis, notamment.
    Attaquer la langue, c’est attaquer la science

    Si l’on revient à cette fameuse liste de mots, on remarque également qu’une grande majorité d’entre eux est en lien direct avec les sciences humaines et sociales et les sciences de l’environnement, et ce, de manière éclatante – sans parler des connexions évidentes avec les sphères militantes progressistes.

    Une rapide analyse par le logiciel Tropes, notamment, permet de mettre en lumière les grands champs thématiques ciblés par cette liste, à savoir l’environnement, la diversité, la justice et les inégalités sociales, la santé et le handicap, la dimension psychoaffective, la sexualité, les discriminations et, bien sûr, le langage.

    On retrouve dans cette liste, outre des généralités confondantes de stupidité (comment simplement éliminer le mot « féminin » des politiques publiques), les thématiques centrales des recherches en sciences humaines et sociales et en sciences de l’environnement – thématiques qui ont à la fois été partagées par les sphères activistes et par des décisions politiques progressistes. Le plus intéressant est ce que cette liste nous dit du logiciel idéologique du musko-trumpisme : un masculinisme raciste, sexiste, transphobe, suprémaciste et climaticide qui se moque des inégalités sociales et de leurs conséquences économiques et communautaires, tout en étant antiscience et pro-ingénierie.

    En effet, le concept de « matière noire sémantique » montre que les mots absents nous disent autant de choses que les mots présents. Une mise en miroir commode qui montre donc que si la liste évacue le mot « féminin (female) », c’est que le mot « masculin (male) » semble considéré comme important et central. Ce petit exercice peut se faire avec n’importe quel terme et montre l’étendue du programme idéologique de ce nouveau mandat du président Trump.

    Mais il ne s’agit pas que de mots ; en lien avec cette liste, des actions politiques très concrètes sont menées. Par exemple, le fait que cette liste de mots interdits soit suivie du licenciement de la scientifique en chef de la Nasa, à savoir la climatologue Katherine Calvin, n’est pas une coïncidence.
    « Aucune chance que ça arrive en France » – vraiment ?

    Vu de France, l’accélération dystopique que représente la présidence de Trump pourrait paraître lointaine, si elle ne s’accompagnait pas d’une progression des thèmes de l’extrême droite partout en Europe, ainsi que d’une influence croissante de Poutine sur les vies de nos démocraties (et sur l’avenir de l’Europe, bien évidemment).

    Et pourtant, sans aller jusqu’à une interdiction langagière officielle, on entend les mêmes petites musiques s’élever doucement, lorsque le président Macron rend les sciences sociales coupables « d’ethnicisation de la question sociale », quand l’ancien ministre Blanquer nourrit une obsession pour l’« islamogauchisme » qui serait partout tout en restant indéfinissable – ou quand certains intellectuels, non spécialistes mais forts de leurs opinions, confondent science et sentiment personnel dans un colloque contre le wokisme, tout en ciblant délibérément les travaux des sciences humaines et sociales, en se vautrant dans la création d’un think tank qui se donne des airs d’observatoire scientifique.

    Si l’Histoire des États-Unis et celle de la France n’ont pas grand-chose en commun, mis à part le creuset idéologique des Lumières et le sentiment d’avoir une mission universaliste à accomplir auprès du reste du monde, il n’en reste pas moins que le modèle républicain, dans sa version la plus homogénéisante de l’universalisme, est souvent tentée d’interdire – surtout quand il s’agit de femmes ou de personnes issues de la communauté musulmane, comme cela a été le cas avec la désolante polémique du burkini.

    S’attaquer aux mots est donc tout à fait à notre portée – surtout pour un pays qui a longtemps maltraité ses langues régionales et dont les représentants s’enfoncent régulièrement dans la glottophobie, pour reprendre les travaux de Philippe Blanchet sur le sujet. En tout état de cause, la cancel culture ne vient pas toujours de là où l’on croit – et interdire de dire les termes, c’est empêcher d’accéder au réel.

    https://theconversation.com/trump-2-0-interdire-de-dire-pour-mieux-empecher-de-penser-252129

    #liste #mots #vocabulaire #USA #interdiction #liste

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    voir aussi ce (long) fil de discussion :
    Federal health workers terrified after ’DEI’ website publishes list of ’targets’
    https://seenthis.net/messages/1096801

  • Ministero, ’vietati asterisco e schwa negli atti delle scuole’

    Una circolare spiega: ’Rispettare regole della lingua italiana’

    Stop ad asterischi e schwa nelle comunicazioni ufficiali delle scuole.

    Lo ha deciso il Ministero dell’Istruzione dopo segnalazioni di casi in cui in comunicazioni scolastiche venivano usati i segni, schwa e asterisco, intesi come inclusivi.

    Il capo dipartimento del ministero dell’Istruzione, #Pamela_Palumbo, ha preso carta e penna e ha inviato una circolare a tutti i dirigenti scolastici delle scuole statali e paritarie e ai direttori generali degli uffici scolastici regionali per ribadire che nelle comunicazioni ufficiali «è imprescindibile il rispetto delle regole della lingua italiana. L’uso di segni grafici non conformi, come l’asterisco (*) e lo schwa (ə), è in contrasto con le norme linguistiche e rischia di compromettere la chiarezza e l’uniformità della comunicazione istituzionale».
    «L’#Accademia_della_Crusca - sottolinea il capo dipartimento del ministero nella circolare - ha, infatti, più volte evidenziato che queste pratiche non sono grammaticalmente corrette e che il loro impiego, specialmente nei documenti ufficiali, ostacola la leggibilità e l’accessibilità dei testi».


    https://www.ansa.it/sito/notizie/cronaca/2025/03/21/ministero-vietati-asterisco-e-schwa-negli-atti-delle-scuole_919095ee-45ee-48c5-
    #Italie #écriture_inclusive #genre #langue #italien #shwa #astérisque #interdiction #école

  • #Calais : en appel, la #justice confirme l’#illégalité de l’#interdiction de #distribution_de_nourriture aux migrants

    La cour d’appel de Douai, saisie par l’État, a confirmé l’illégalité des arrêtés, pris par le préfet du Pas-de-Calais dès 2020, qui interdisaient aux associations de distribuer des repas aux migrants dans le centre-ville de Calais. La cour s’est ainsi alignée sur la décision du tribunal administratif de Lille, en octobre 2022.

    Après plus de quatre ans de batailles juridiques, les associations d’aide aux migrants ont finalement obtenu gain de cause. Jeudi 27 février, la cour d’appel de Douai, dans le nord de la France, a confirmé « l’annulation des arrêtés pris par le préfet du Pas-de-Calais à l’automne 2020 interdisant les distributions gratuites de boissons et denrées alimentaires en certains lieux de la commune de Calais », peut-on lire dans la décision de justice rendue publique lundi 3 mars.

    La cour s’aligne ainsi sur le jugement du tribunal administratif de Lille, qui en octobre 2022 avait déjà estimé que cette mesure était illégale. Mais l’État avait fait appel de cette décision.

    C’est donc désormais définitif : le préfet n’a pas le droit d’empêcher les associations de distribuer de la nourriture aux migrants à Calais.

    Ces arrêtés « portent atteinte à la #dignité_humaine »

    Dès septembre 2020, en pleine crise de Covid-19, la préfecture du Pas-de-Calais avait pris plusieurs arrêtés afin d’interdire aux associations non mandatées par l’État de fournir de l’eau et des repas aux exilés vivant à Calais. Les autorités avaient invoqué des « #troubles_à_l'ordre_public » et des « #risques_sanitaires » pour justifier cette disposition, mise en place pendant deux ans.

    Contestant la #légalité de cette décision, une dizaine d’organisations d’aide aux migrants - dont le Secours catholique, Médecins du Monde ou encore l’Auberge des migrants - avait saisi le tribunal administratif de Lille. Le tribunal avait alors jugé, en octobre 2022, que les interdictions édictées par les trois arrêtés préfectoraux de septembre, novembre et décembre 2020, « sont disproportionnées par rapport aux finalités poursuivies », notamment parce qu’elles affectent « les conditions de vie de populations particulièrement vulnérables ».

    La cour d’appel de Douai lui a emboité le pas fin février : elle « estime que les quelques faits isolés mis en avant par le préfet, sans liens avérés avec les distributions de denrées, ne suffisaient pas à caractériser des risques d’atteinte à la tranquillité publique justifiant leur #interdiction ».

    Par ailleurs, « s’agissant des #dépôts_sauvages de #déchets sur la voie publique, la cour relève que d’autres mesures comme la mise à dispositions de bennes à #ordures pouvaient y remédier alors d’ailleurs que les interdictions ne visaient que certaines zones ».

    Ces arrêtés « sont illégaux en ce qu’ils portent atteinte à la dignité humaine, protégée par le 1er alinéa du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 et par l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales », insiste la cour d’appel de Douai.

    L’État est condamné à verser 4 000 euros aux associations requérantes.

    #Jurisprudence

    Cette mesure, sans cesse renouvelée jusqu’à la décision du #tribunal_administratif de Lille en 2022, avait soulevé l’indignation des associations d’aide aux migrants dès son annonce. « [Cela] s’inscrit, une fois de plus, dans une politique d’épuisement et de non-accueil des migrants en France, et plus particulièrement à Calais », avait alors déploré Antoine Nehr, de l’Auberge des migrants.

    En octobre 2019, la mairie de Calais avait aussi pris un #arrêté similaire. Mais le texte avait été annulé en justice en décembre de la même année. Le tribunal administratif de Lille avait en effet jugé la mairie « incompétente » pour prendre des arrêtés visant à interdire dans certains lieux les distributions de repas aux exilés, comme elle avait déjà tenté de le faire en mars 2017.

    La décision de la #cour_d'appel de Douai peut-elle empêcher l’adoption d’autres arrêtés du même type ? C’est ce que pense Me Patrice Spinosi, l’avocat des associations, pour qui cette affaire va faire « jurisprudence ». « Si la préfecture du Pas-de-Calais prend un nouvel arrêté, on en demandera la suspension par une action en référé sur le fondement de cette décision », avait-il déclaré en octobre 2022 à l’AFP.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/63190/calais--en-appel-la-justice-confirme-lillegalite-de-linterdiction-de-d

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    septembre 2020 :
    Calais : maintien de l’interdiction de distribuer de la nourriture aux migrants
    https://seenthis.net/messages/878260

    #nourriture #solidarité #migrations #réfugiés #jurisprudence

  • La Ligue contre le #cancer demande l’#interdiction de l’#aspartame

    On le trouve dans le Coca-Cola « zéro », dans des yaourts Yoplait allégés, dans des boissons « pour sportifs » Powerade ou des chewing-gums Mentos. Substitut du sucre, l’aspartame — alias #E951 — est présent dans plus de 2 500 aliments et boissons en Europe. Face aux #risques_sanitaires qu’il présente, Yuka, la Ligue contre le cancer et Foodwatch ont lancé, mardi 4 février, une #pétition pour son interdiction.

    Depuis juillet 2023, l’#édulcorant est en effet classé comme « cancérigène possible pour l’être humain » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). « Ce classement s’ajoute à plus de trente ans d’études soulignant ses effets nocifs sur la #santé », rappelle Foodwatch dans un communiqué. L’aspartame serait ainsi lié à un risque accru de #diabète de type 2, de #maladies_cardiovasculaires, et pourrait, contrairement à ce que l’on croit, favoriser le #surpoids à long terme.

    En ce 4 février, journée mondiale de lutte contre le cancer, les trois organisations demandent donc à la Commission européenne et aux États membres de « prendre des mesures concrètes pour interdire cet #additif en se basant sur le #principe_de_précaution » — qui exige de retirer du marché tout produit jugé potentiellement dangereux pour la #santé_publique.

    Pour Camille Dorioz, de Foodwatch France, « un additif qui n’apporte rien à part des #risques pour la santé ne devrait pas être présent dans notre alimentation  : c’est la base du principe de #précaution ».

    https://reporterre.net/La-Ligue-contre-le-cancer-demande-l-interdiction-de-l-aspartame
    #sucre #alimentation #boissons #industrie_agro-alimentaire

    • Bidonvilles à Mayotte : le préfet prend un arrêté pour restreindre la #vente de #tôles bac acier

      Le Premier ministre avait promis de prendre des mesures pour empêcher la reconstruction des bidonvilles à Mayotte, après le passage du cyclone Chido.

      Le préfet de Mayotte annonce, vendredi 3 janvier, sur X, avoir pris un arrêté « restreignant la vente de tôles bac acier aux particuliers réparant leur domicile sur présentation d’un justificatif d’identité et d’un justificatif de domicile, et les professionnels ». Il entre en vigueur samedi. Lors de son déplacement dans le département, le Premier ministre François Bayrou a promis de prendre des mesures pour « interdire et empêcher la reconstruction des bidonvilles ». Il a détaillé son plan « Mayotte debout » pour la reconstruction sur l’archipel après le passage du cyclone Chido.

      « Cette mesure vise à protéger les Mahorais, alors que lors du passage du cyclone Chido, les constructions et clôtures en tôle ont été détruites et les tôles ont constitué des projectiles, occasionnant un risque pour la vie humaine et la sécurité des biens et des personnes », justifie vendredi le préfet de Mayotte.

      https://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/cyclone-chido-a-mayotte/bidonvilles-a-mayotte-le-prefet-prend-un-arrete-pour-restreindre-la-ven

  • #Rapport : La #publicité automobile à l’assaut de notre #imaginaire

    Alors que le « Mondial de L’Auto » ouvre ses portes au public, l’association Résistance à l’Agression Publicitaire (R.A.P.) publie un rapport inédit intitulé « Stop à la Pub Automobile – La voiture à l’assaut de notre imaginaire ». Il met en lumière les conséquences négatives de la publicité automobile. À travers une pression sans égale, elle perpétue en effet des #stéréotypes et une démesure automobile incompatibles avec la transition écologique. R.A.P. déplore l’#inefficacité de l’#autorégulation et propose des solutions pour mettre un terme à ces publicités et sortir de l’hégémonie de la voiture individuelle.

    Ce rapport pionnier sur les enjeux de la publicité automobile a montré que :

    – Les constructeurs et les gouvernements privilégient des véhicules plus lourds, plus puissants, plus nombreux et plus polluants, dont la seule solution présentée face aux problèmes sanitaires et environnementaux est l’innovation technologique, alors qu’il faudrait plutôt mettre en place des mesures de sobriété.

    – De septembre 2022 à septembre 2024, R.A.P. a analysé 137 publicités automobiles. L’association a pu en sortir un travail original montrant les différents ressorts publicitaires utilisés pour valoriser la voiture individuelle comme par exemple la #vitesse, l’#élitisme, le #futurisme, l’#individualisme, la #durabilité ou le #confort.

    – Le secteur automobile dépense environ 2,5 milliards de publicité dans les médias tous supports confondus. En termes de #pression_publicitaire, cela représente, en 2019, 28 pages de presse quotidienne, 8h45 de publicités télévisées par jour, toutes chaînes confondues (soit 4,5mn par chaîne) et 318 718 #affiches dans l’#espace_public.

    Face à ces excès, le rapport expose le fait que les mesures censées réguler l’#industrie_publicitaire sont insuffisantes : mentions légales, contrats-climat et instances d’« autorégulation » échouent à contrebalancer les influences normatives reliées à ces campagnes. R.A.P. a ainsi analysé les 56 contrats actuels (issus de la loi Climat et résilience) de l’industrie automobile. Résultat ? 80 % ont des indicateurs flous ou non chiffrés. Aucun ne s’engage à réaliser des mesures de sobriété telles que réduire le #poids ou la #vitesse des véhicules. À l’heure de la seule promotion de la #voiture_électrique, les interdictions limitées et sectorielles de publicités pour les énergies fossiles échouent elles aussi à réorienter le marché vers des véhicules plus légers et plus sobres. Pourtant, le nombre global de voitures individuelles doit baisser.

    R.A.P. préconise de s’orienter vers des #interdictions efficaces qui ont fait leurs preuves. Pour l’industrie automobile, il s’agit d’interdire toute #propagande et publicité en faveur de tout véhicule terrestre à moteur supérieur à 270 kilogrammes, à l’exception des véhicules dédiés aux services de transports en commun.

    Selon Camille Aboudaram, chargée de campagne Stop Pub Climaticide : « La publicité automobile est en roue libre. Au nom de l’impératif écologique et sanitaire, l’État doit maintenant interdire la publicité qui glorifie la voiture individuelle et ringardiser son usage. »

    https://antipub.org/rapport-stop-pub-automobile
    #voitures #publicité_automobile #transports #transport_automobile

  • Désobéissance civile : citoyens hors la loi

    LSD explore les aspirations de la désobéissance civile. #Blocages, #sabotages, actions coup de poing : quelle place pour la possibilité de désobéir en #démocratie ?

    Du chantier de l’autoroute A69 aux assemblées générales de Total, pour soutenir les personnes exilées ou les femmes victimes de violences, des #luttes ont aujourd’hui en commun d’assumer publiquement d’enfreindre le cadre. De désobéir pour se faire entendre.

    La désobéissance civile n’est pas un phénomène nouveau. Ses aînés s’appellent #Act_Up, #Jeudi_noir, #Faucheurs_volontaires. Ses ancêtres #Gandhi, #Martin_Luther_King, #Hubertine_Auclert. Elle est le fruit d’une histoire longue, faite de multiples #combats. Elle connaît aujourd’hui un essor particulier, dans des luttes environnementales, sociales, féministes, qui ont toutes leurs spécificités, mais qui partagent une arme, celle de l’action illégale, politique, publique et non violente dans le but de changer la loi : la désobéissance civile.

    Avec cette série, c’est ce mode de lutte que nous avons voulu comprendre : questionner son essor, sa pratique, son efficacité, et sa place en démocratie. Pour ses partisans la désobéissance est un dernier recours, illégal, mais légitime. Pour ses opposants, elle est l’ennemie de l’Etat de droit, car comment vivre en société si l’on accepte que la règle commune soit niée, en conscience ?

    Cette tension entre #illégalité et légitimité, entre #interdiction et #nécessité, se manifeste avec force dans la #répression policière et judiciaire à laquelle les personnes désobéissantes s’exposent. Répression qui faisait dire en février dernier à Michel Forst, rapporteur des Nations unies sur les défenseurs de l’environnement, qu’elle constitue “une #menace majeure pour la démocratie et les droits humains”.

    Elle s’est aussi incarnée à l’été 2023 dans les déclarations bien différentes de deux des plus hautes autorités françaises en matière de justice. D’un côté le Conseil d’Etat, lorsqu’il a suspendu la dissolution des Soulèvements de la terre, a estimé que les actions du mouvement s’inscrivaient “en faveur d’initiatives de désobéissance civile”. De l’autre le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti, auditionné par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, disait en avoir “ras le bol de la petite musique de la désobéissance civile”, et poursuivait : “On a le droit, selon certains, quand on est porteur d’une cause que l’on estime légitime, de ne plus obéir à la loi. Rien n’est plus liberticide que cela.”

    Alors comment démêler les fils de la désobéissance ? Est-elle une remise en cause de l’#Etat_de_droit, ou une composante essentielle de la démocratie, comme l’affirmait son premier théoricien #Henry_David_Thoreau ?

    En partant sur la montagne de #Lure, auprès d’#Utopia_56 ou des #Robin_des_bois_de_l’énergie à la rencontre de celles et ceux qui vivent la désobéissance civile dans leurs luttes, en suivant avec ses spécialistes les chemins d’une pensée désobéissante sans cesse réinventée, en explorant avec #José_Bové, #Cédric_Herrou et les #Soulèvements_de_la_terre ce qui se joue lors des #procès, nous comprenons à quel point la tension est le cœur battant de la désobéissance civile. “Je reconnais tout de suite que le mot tension ne m’effraie pas”, écrivait Martin Luther King dans sa célèbre lettre de la prison de Birmingham, assumant que son combat voulait “engendrer une #tension telle que la communauté soit forcée de regarder la situation en face”.

    Aujourd’hui encore, il s’agit pour les actrices et acteurs de la désobéissance civile de révéler au grand jour les tensions déjà existantes. De sentir avec force qu’il serait possible d’agir ensemble. Leurs actions se préparent, se pensent, s’organisent en s’inspirant d’expériences passées, en utilisant les médias, les tribunaux et la puissance du collectif. La désobéissance civile dénonce l’illégitimité ou l’insuffisance des lois. Écouter ses battements, d’hier et d’aujourd’hui, nous raconte comment penser au-delà du cadre pourrait peut-être, parfois, parvenir à le faire changer.

    https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-desobeissance-civile-citoyens-hors-la-loi

    #désobéissance_civile #loi #légalité #légitimité #désobéissance #violence #non-violence #femmes #dissidence
    #audio #podcast
    ping @karine4

  • Léon, ex-militant de gauche, interdit de travail pendant les JO | Mediapart

    https://www.mediapart.fr/journal/france/210724/leon-ex-militant-de-gauche-interdit-de-travail-pendant-les-jo

    Léon, ex-militant de gauche, interdit de travail pendant les JO
    Privé d’accréditation pour travailler sur un site des JO de Paris, un régisseur doit cette #interdiction, non motivée, à sa présence dans des fichiers de police ou de renseignement où il figure pour d’anciennes #activités_militantes n’ayant même pas donné lieu à des #condamnations.

    En l’espèce, il s’agit du Service national des enquêtes administratives de sécurité (Sneas), un service de police créé en 2017 pour traquer des « comportements […] incompatibles avec l’autorisation d’accès à des sites sensibles […] » pouvant être « liés à une radicalisation politique ou religieuse, à des troubles à l’ordre public, ou des antécédents judiciaires ». L’activité du Sneas a été racontée de l’intérieur, en janvier dernier, par Le Parisien.

    Ces enquêtes, le #Sneas les mène en recourant à un dispositif d’« automatisation de la consultation centralisée de renseignements et de données », ACCReD, créé en 2017. L’ACCReD permet aux agent·es du Sneas d’accéder à plus d’une douzaine de fichiers (« traitement automatisé de données à caractère personnel », en jargon administratif) différents, parmi lesquels figurent le traitement d’antécédents judiciaires (#TAJ), le fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique (Pasp), ou le fichier des personnes recherchées (où se trouvent les fichés S).

    Et c’est très probablement parce qu’il figure au TAJ que Léon a écopé d’un avis défavorable du Sneas, rédhibitoire pour se faire accréditer aux #JO.

    [...]

    Au-delà, souligne-t-il, « ce serait bien de faire supprimer ces #fiches » : « Le risque, c’est que ça me porte préjudice à chaque fois qu’il y aura un gros événement où je pourrais être amené à travailler. Et puis, selon qui arrivera au pouvoir, quel sera l’usage de ces fiches, à l’avenir ? » Comme son cas l’indique, l’usage qui en est fait au présent est déjà très préoccupant.

  • Harter Schlag gegen die rechtsextremistische Szene : Bundesinnenministerin Nancy Faeser verbietet das Magazin « COMPACT »
    https://www.bmi.bund.de/SharedDocs/pressemitteilungen/DE/2024/07/exekutive1.html

    La bande d’extrême droite autor de Jürgen Elsässer n’est pas sympathique du tout. Pourtant son interdiction accompagnée de perquisitions et saisies pose la question de la liberté d’expression. Rien n’est gagné. On a vu trop d’actions de l’état policier contre les libraires et éditeurs de gauche pour applaudir les défenseurs de la FDGO (freiheitlich-demokratischr Grundordnung). Pour le moment la classe au pouvoir en Allemagne estime pouvoir se passe de l’extrême droite. L’exemple francais montre qu’on y fait appel quand le besoin l’impose.

    16.7.2024 Pressemitteilung - Seit den frühen Morgenstunden laufen Durchsuchungen in Brandenburg, Hessen, Sachsen und Sachsen-Anhalt

    Bundesinnenministerin Nancy Faeser hat heute die rechtsextremistische „COMPACT-Magazin GmbH“ sowie die „CONSPECT FILM GmbH“ verboten. Auch Unternehmen können unter bestimmten Voraussetzungen durch Vereinsverbote verboten werden. Die Organisationen richten sich gegen die verfassungsmäßige Ordnung im Sinne von Artikel 9 des Grundgesetzes und § 3 des Vereinsgesetzes.

    Seit den frühen Morgenstunden durchsuchen Einsatzkräfte in den Ländern Brandenburg, Hessen, Sachsen und Sachsen-Anhalt die Liegenschaften dieser Organisationen und die Wohnungen von führenden Akteuren, der Geschäftsführung und wesentlichen Anteilseignern, um Vermögenswerte und weitere Beweismittel zu beschlagnahmen. Das heutige Verbot untersagt jede Fortführung der bisherigen Tätigkeiten. Verstöße dagegen sind Straftaten.

    Bundesinnenministerin Nancy Faeser: ""Ich habe heute das rechtsextremistische „COMPACT-Magazin“ verboten. Es ist ein zentrales Sprachrohr der rechtsextremistischen Szene. Dieses Magazin hetzt auf unsägliche Weise gegen Jüdinnen und Juden, gegen Menschen mit Migrationsgeschichte und gegen unsere parlamentarische Demokratie."

    „Unser Verbot ist ein harter Schlag gegen die rechtsextremistische Szene. Das Verbot zeigt, dass wir auch gegen die geistigen Brandstifter vorgehen, die ein Klima von Hass und Gewalt gegenüber Geflüchteten und Migranten schüren und unseren demokratischen Staat überwinden wollen. Unser Signal ist ganz klar: Wir lassen nicht zu, dass ethnisch definiert wird, wer zu Deutschland gehört und wer nicht. Unser Rechtsstaat schützt all diejenigen, die wegen ihres Glaubens, ihrer Herkunft, ihrer Hautfarbe oder auch wegen ihrer demokratischen Haltung angefeindet werden.“

    „Ich danke den Sicherheitsbehörden im Bund und in den beteiligten Ländern für die eng abgestimmten, konsequenten Maßnahmen. Besonders danke ich den Einsatzkräften, die seit den frühen Morgenstunden verschiedene Objekte durchsuchen.“"

    Die „COMPACT-Magazin GmbH“ wird von dem Rechtsextremisten Jürgen Elsässer geleitet. Die Hauptprodukte des multimedial ausgerichteten Unternehmens sind das monatlich erscheinende „COMPACT-Magazin“ mit einer Auflage von 40.000 Exemplaren und der Online-Videokanal „COMPACT-TV“. Daneben ist die „COMPACT-Magazin GmbH“ in zahlreichen sozialen Medien präsent und betreibt einen Online-Shop, über den neben eigenen Printerzeugnissen Bücher, Hörbücher, CDs und DVDs sowie Merchandise-Artikel wie Kleidungsstücke, Plakate, Aufkleber, Tassen und Medaillen vertrieben werden.

    In ihren reichweitenstarken Publikationen und Produkten verbreitet die „COMPACT-Magazin GmbH“ antisemitische, rassistische, minderheitenfeindliche, geschichtsrevisionistische und verschwörungstheoretische Inhalte. Sie agitiert gegen ein pluralistisches Gesellschaftssystem, das die Menschenwürde des Einzelnen achtet und die freie und gleichwertige Teilhabe aller Staatsbürgerinnen und Staatsbürger an der politischen Willensbildung vorsieht. In ihren Publikationen und Online-Auftritten propagiert die „COMPACT-Magazin GmbH“ ein völkisch-nationalistisches Gesellschaftskonzept, das nach ihrer Ansicht „ethnisch Fremde“ aus dem Staatsvolk ausschließen will. Die Menschenwürde derer wird missachtet, die nicht in dieses ethnische Konzept passen. Die „COMPACT-Magazin GmbH“ bedient sich dabei einer Widerstands- und Revolutionsrhetorik und nutzt gezielte Grenzüberschreitungen ebenso wie verzerrende und manipulative Darstellungen.

    Die von der „COMPACT-Magazin GmbH“ verbreiteten Inhalte zielen zudem darauf ab, Angehörige bestimmter ethnischer, insbesondere arabischstämmiger Bevölkerungsgruppen als Menschen zweiter Klasse herabzuwürdigen. Ihnen werden pauschal Negativeigenschaften wie Gewaltneigung und ein Hang zu Kriminalität zugeschrieben. Hierdurch soll ein gesellschaftliches und politisches Klima der Ausgrenzung dieser Bevölkerungsgruppen geschaffen werden.

    Die „COMPACT-Magazin GmbH“ verbreitet zudem antisemitische Inhalte. Dabei werden Verschwörungserzählungen etwa von einer omnipotenten jüdischen Finanzelite verbreitet, um Hass gegen Jüdinnen und Juden zu schüren.

    Es ist zu befürchten, dass Rezipienten der Medienprodukte durch die Publikationen, die auch offensiv den Sturz der politischen Ordnung propagieren, aufgewiegelt und zu Handlungen gegen die verfassungsmäßige Ordnung animiert werden.

    Die zentrale Rolle der „COMPACT-Magazin GmbH“ liegt in der Popularisierung und weitreichenden Verbreitung des rechtsextremistischen Gedankenguts der „Neuen Rechten“ über zahlreiche Publikationen und Veranstaltungen.

    Die „COMPACT-Magazin GmbH“ ist ein zentraler Akteur bei der Vernetzung der „Neuen Rechten“. So weist die Vereinigung enge Verbindungen zur rechtsextremistischen „Identitären Bewegung“ (IB) und zum rechtsextremistischen Parteienspektrum auf. Die enge Vernetzung zeigt sich unter anderem in der wechselseitigen Teilnahme an und Unterstützung von Veranstaltungen.

    Dem Vereinsverbot vorausgegangen sind intensive Vorbereitungen und Kooperationen zwischen Bund und Ländern.

    Razzia bei Rechtsextremisten : Innenministerium verbietet Elsässers Compact-Magazin
    https://www.tagesspiegel.de/berlin/razzia-bei-rechtsextremisten-innenministerium-verbietet-elsassers-compa

    16.7.2024 von Alexander Fröhlich - Polizeieinsatz im brandenburgischen Falkensee und an anderen Orten: Das Bundesinnenministerium verbietet das Medienunternehmen des Rechtsextremisten Jürgen Elsässer.

    Prorussische Propaganda, Multiextremismus und Revolution von rechts: Das Bundesinnenministerium hat am Dienstag das Medienunternehmen Compact des rechtsextremistischen Publizisten Jürgen Elsässer verboten. Polizisten rückten am Dienstagmorgen am Firmensitz im brandenburgischen Falkensee (Havel) an, um das Verbot durchzusetzen und Beweismittel sicherzustellen. Auch in anderen Orten in Brandenburg, Sachsen, Sachsen-Anhalt und Hessen durchsuchten Beamte Wohnungen und Büros.

    Das Magazin richte sich gegen die verfassungsmäßige Ordnung, heißt es in der Verbotsverfügung des Bundesinnenministeriums. Das Verbot untersage jede Fortführung der bisherigen Tätigkeiten, Verstöße dagegen sind Straftaten. Neben der Firmenzentrale und Elsässers Wohnung wurden auch Wohnungen von „führenden Akteuren“ und „wesentlichen Anteilseignern“ durchsucht, darunter sollen auch Finanziers im Hintergrund sein.

    Bei der Razzia soll neben Dokumenten und Datenträgern auch das Vermögen der Compact-Magazin GmbH beschlagnahmt werden. Die Beamten suchten nach Tagesspiegel-Informationen größere Summen Bargeld. Befürchtet wird, dass Elsässer das Geld sonst beiseiteschafft. Erst am Sonntag hatte Elsässer in einem Spendenaufruf verkündet, dass das Unternehmen nun wieder ein Konto bei einem Geldinstitut habe. Im Frühjahr hatte die Mittelbrandenburgische Sparkasse Compact das Konto gekündigt, Grund war eine Spendenkampagne für eine AfD-Wahlkampfbühne.

    Compact sei ein zentrales Sprachrohr der rechtsextremistischen Szene, sagte Bundesinnenministerin Nancy Faeser (SPD) am Dienstagmorgen. Das Magazin hetze auf unsägliche Weise gegen Juden, Menschen mit Migrationsgeschichte und die parlamentarische Demokratie. „Unser Verbot ist ein harter Schlag gegen die rechtsextremistische Szene. Das Verbot zeigt, dass wir auch gegen die geistigen Brandstifter vorgehen, die ein Klima von Hass und Gewalt gegenüber Geflüchteten und Migranten schüren und unseren demokratischen Staat überwinden wollen“, sagte die Innenministerin. „Unser Signal ist ganz klar: Wir lassen nicht zu, dass ethnisch definiert wird, wer zu Deutschland gehört und wer nicht.“

    Seit 2020 wurde Compact vom Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV) und vom Verfassungsschutz Brandenburg als Verdachtsfall beobachtet. Seit Ende 2021 stufen beide Behörden das Unternehmen als erwiesen rechtsextremistische Bestrebung gegen die freiheitliche demokratische Grundordnung der Bundesrepublik. Im Februar verhängte der Marktführer im deutschen Bahnhofsgroßhandel einen Verkaufsstopp für das Magazin.

    Verfassungsschutz bescheinigt Elsässer „devote Moskau-Ausrichtung“

    Nach Angaben der Behörden stellt Compact die Legitimität des Grundgesetzes offen infrage. Hinzu kommen Fantasien, zusammen mit anderen Rechtsextremisten „zum Sturz des Regimes beizutragen“.

    Compact-Chef Elsässer gilt als zentrale Figur für die Vernetzung der Neuen Rechten und dem rechtsextremistischen Spektrum. Elsässer stehe für Rechtsextremismus, Antisemitismus und Reichsbürgerfantasien, sagt ein Verfassungsschützer. „Früher war Elsässer Linksextremist. Seine devote Moskau-Ausrichtung hat er über die Jahre und all seine extremistischen Schwenks hinweg immer beibehalten.“

    Der Brandenburger Verfassungsschutz warnte, dass Compact wegen seiner relativ großen Reichweite zu „gesellschaftlichen Verwerfungen und zur politischen Destabilisierung in Deutschland beitragen kann“. Zum Invasionskrieg Russland in der Ukrainer verbreite das Magazin „gezielt Desinformation“ und mache sich „teilweise die Propaganda der russischen Regierung zu eigen“. Zitiert wird Elsässer etwa mit den Worten: „Ich bin kein Putin-Versteher, sondern ich bin ein Putin-Unterstützer.“

    Elsässer gab sich stets selbstbewusst. Erst im April informierte die Compact-Magazin GmbH das Amtsgericht Potsdamer darüber, dass der ihr Eintrag im Handelsregister ergänzt werden müsse. Denn der Gesellschaftervertrag wurde geändert. Geschäftsführer Elsässer als Mehrheitsgesellschafter und der Verleger Kai Homilius haben beschlossen, dass der Zweck der Firma nicht mehr nur die Herausgabe des seit 2010 erscheinenden Compact-Magazins sei – mit einer monatlichen Auflage von 40.000 Exemplaren.

    Vielmehr gehe es der Firma auch um weitere „Publikationen und die Organisation von damit in Zusammenhang stehenden Veranstaltungen und Filmproduktionen“. Tatsächlich betreibt Elsässer auch einen YouTube-Kanal, wochentags strahle er das Online-TV-Format „Der Tag“ aus. Bei Telegram hat Compact mehr als 50.000 Abonnenten.

    Nach eigenen Angaben hat Compact inzwischen sogar ein „TV-Büro in Moskau“. Für „Compact-TV arbeiteten, so heißt es in dem am Sonntag veröffentlichten Spendenaufruf, inzwischen mehr Mitarbeiter als für die Print-Magazine.

    Laut Verfassungsschutz verbreitet Compact antisemitische, rassistische, geschichtsrevisionistische und verschwörungsideologische Inhalte. Zudem agitiere das Unternehmen gegen die parlamentarische Demokratie. Es instrumentalisiere verschwörungsideologische Erzählungen politisch, „um staatstragende Institutionen und das Konzept einer offenen, pluralistischen Gesellschaft zu diskreditieren“.

    So wird die demokratische Ordnung regelmäßig als „Diktatur“ und „Regime“ bezeichnet. Elsässer selbst sagte einst über seine Medienfirma: „Aufgabe der oppositionellen Medien ist es, zum Sturz des Regimes beizutragen, und dabei gehen wir Schulter an Schulter.“
    Elsässer wünschte sich „ein“ DDR – das „Deutsche Demokratische Reich“

    Tatsächlich gibt es weite Überschneidungen in der Neuen Rechte, dazu zu Martin Sellner, Kopf der rechtsextremistischen Identitären Bewegung in Österreich, aber vor allem auch zu AfD. Verschiedene Akteure aus dem rechtsextremistischen Spektrum bekommen durch Compact breite Wirkung. Seit einigen Jahren warnt der Verfassungsschutz deshalb vor einer Entgrenzung des Rechtsextremismus.

    Im vergangenen Jahr träumte Elsässer von einem „Deutschen Demokratischen Reich“ (DDR) in Ostdeutschland, abgespalten vom Westen der Bundesrepublik. Den AfD-Rechtsextremisten Björn Höcke wünschte er sich als „Reichskanzler“. Im Ukraine-Krieg steht Elsässer klar auf der Seite Russlands. Er forderte „gemischte deutsch-russische Bataillone“, die „an der Oder“ Deutschland „gegen die Polen verteidigen“ sollen.
    Im Buchshop gibt es „Die 88 besten Fleischgerichte aus dem Reich“

    In seinem Compact-Shop vertreibt Elsässer nicht nur seine Magazine, sondern auch Bücher, beispielsweise von Martin Sellner. Aber auch über „Pflanzliche Notnahrung – Survivalwissen für Extremsituation“, „Freie Waffen für den Eigenschutz“ oder „Die 88 besten Fleischgerichte aus dem Reich“. Die Zahl 88 ist ein Code für „Heil Hitler“. Auch für die frühe ideologische Schulung von Kindern ist etwas dabei: „Der kleine Fisch schwimmt gegen den Strom. Das andere Kinderbuch“. Es sei für „rebellische Menschen“.

    Elsässer bietet auch Münzen an. Für 74,95 Euro gibt es den „Höcke-Taler“ mit dem Konterfei des AfD-Politikers. Eine halbe Unze Silber ist das – nach aktuellem Kurs 28 Euro wert. Der Taler soll eine „bedeutenden Patrioten“ ehren, der bei der Landtagswahl in Thüringen die „politische Wende“ bringen könnte, das wäre ein „Durchbruch für Deutschland“.

    Aber, so fantasiert Compact, der Taler sei nicht nur ein „patriotisches Bekenntnis“, er könne auch stabile Kapitalanlage sein. „In Zeiten der Inflation und unseriöser Staatsfinanzen behält oder steigert das Edelmetall seinen Wert. Und wer weiß: Wenn der Euro kollabiert, könnte er zur Währung eines echten Freistaates werden.“

    Zu Ehren von US-Präsident Donald Trump hat Elsässer nach dem Attentat auf den Republikaner eine „Compact-Heldenmedaille“ prägen lassen. Andererseits gibt es auch die Silbermedaille „Druschba“ für die deutsche russische Freundschaft. USA und NATO wollten Deutsche Russen wieder aufeinander hetzen, heißt es in der Produktbeschreibung – „welch‘ ein Verbrechen“. Auf der Internetseite des Shops gibt es eigens die Rubrik: „Ami go home“.

    #Allemagne #extrême_droite #interdiction #état_policier #presse

  • Répression : les militants écologistes interdits de territoire
    https://www.socialter.fr/article/repression-militants-ecologistes-interdiction-territoire

    Une mesure très similaire à ce que propose aujourd’hui le RN, appelée «  l’injonction civile d’éloignement  ». Sept ans plus tard, les policiers n’ont toujours pas été gratifiés de ce pouvoir, mais les peines d’interdiction de territoire, elles, se sont généralisées dans l’enceinte des tribunaux. Parmi les personnes ciblées, les auteurs de délits graves ou de violences conjugales, et plus récemment, un nombre inhabituel de militants écologistes. «  Sur les 120 militants arrêtés pour avoir manifesté contre le projet autoroutier A69, 20 ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de se rendre dans le département du Tarn, voire du tracé entier de l’autoroute, obligation de pointer à la gendarmerie une à deux fois par semaine  », témoigne Gaëtan, coordinateur anti-répression du collectif La Voie est libre.

    S’il n’existe pas de chiffres recensant spécifiquement les interdictions de territoire prononcées contre les activistes écologistes, les interdictions de paraître ont été multipliées par 5,6 entre 2018 et 2021 selon le rapport de politique pénale du garde des Sceaux de 2022. «  En plein état d’urgence après les manifestations contre la loi Travail de Macron, une poignée de militants étaient visés par une interdiction de territoire. Dans le cadre de la lutte contre l’A69, cela s’est systématisé et porte gravement atteinte à la liberté fondamentale de manifester  », regrette Claire Dujardin, avocate au barreau de Toulouse, en charge des dossiers de certains militants ayant reçu jusqu’à deux ans d’interdiction du département du Tarn dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

  • L’UE interdit désormais la #destruction des #vêtements #invendus

    En 2020, la France a fait les gros titres en annonçant l’interdiction de destruction des invendus, un geste significatif dans la lutte contre le #gaspillage. L’#Union_européenne vient de lui emboîter le pas : un règlement sur l’#écoconception vient d’être adopté. Il prévoit d’instaurer un cadre réglementaire général afin d’éviter la destruction de certains produits de consommation invendus sur le territoire européen.

    Cette initiative, issue du #Pacte_vert pour l’Europe, prévoit des règles spécifiques à destination des entreprises quant à la gestion de leurs invendus. Ces nouvelles mesures marquent une étape importante dans les efforts de l’Union européenne pour promouvoir une approche plus responsable et contribuer à la construction d’une économie plus durable et respectueuse de l’environnement.

    Elle vise également à harmoniser les règles concernant la gestion des invendus afin d’éviter toute distorsion du marché. Les producteurs, distributeurs, détaillants et autres opérateurs économiques seront alors soumis à un même texte et pourront bénéficier d’incitations semblables dans tous les États membres.

    Lors de la dernière plénière avant les élections européennes, le Parlement européen a adopté en première lecture la proposition de #règlement sur l’écoconception initiée par la Commission européenne en mars 2022. Ce texte vient d’être approuvé le 27 mai dernier par le Conseil de l’Union européenne, organe réunissant les gouvernements des 27 États membres.

    La mode et la #fast_fashion dans le viseur

    La rédaction actuelle du texte ne prévoit d’interdire que les vêtements et #chaussures, les invendus textiles représentant en effet un problème environnemental particulièrement préoccupant dans toute l’Union européenne pour les fabricants, importateurs, distributeurs et revendeurs qui y sont confrontés.

    La montée en puissance du commerce en ligne aggrave la situation, du fait d’une augmentation des produits retournés par le consommateur dans le cadre de sa garantie légale ou commerciale. En Europe, le taux moyen de retour des vêtements achetés en ligne est estimé à 20 %, un vêtement vendu en ligne sur cinq est retourné et en moyenne un tiers de tous les vêtements retournés achetés en ligne finissent par être détruits.

    En comparaison avec la législation française, qui interdit la destruction de tous les produits invendus, sans distinction, cette réglementation européenne a un champ d’application plus restreint.

    La Commission européenne se réserve cependant la possibilité d’élargir ultérieurement la liste des biens concernés et pourra par la suite inclure d’autres catégories de produits, telles que les équipements électroniques ou les jouets par exemple. Pour l’heure, l’accent est mis sur l’une des industries les plus polluantes de la planète : la mode et en particulier la #fast-fashion, qui se caractérise par un renouvellement toujours plus rapide de collections d’articles éphémères et à bas prix.

    Des dérogations seront néanmoins prévues, lorsque la destruction des invendus apparaît comme l’opération la plus appropriée. Cela peut notamment être le cas pour des raisons liées à la santé, à la sécurité ou à la violation des droits de propriété intellectuelle, s’il est par exemple question de produits contrefaits… Cette liste d’exceptions sera adoptée par acte délégué. L’interdiction prendra effet deux ans après son entrée en vigueur. Les micro et petites entreprises en seront exemptées tandis que les moyennes entreprises disposeront d’un délai de six ans pour se mettre en conformité.

    Le #recyclage considéré comme une « destruction »

    Autre aspect à noter, le texte redéfinit la notion de « destruction ». Autrefois associée à des méthodes d’élimination telles que l’incinération ou encore la mise en décharge, cette notion désigne ici « la détérioration intentionnelle d’un produit ou sa mise au rebut en tant que #déchet, à l’exception d’une mise au rebut dont le seul objectif est de livrer un produit pour le préparer en vue d’un réemploi ou d’opérations de remanufacturage ».

    Elle englobe ainsi une gamme plus large de pratiques et inclut notamment le recyclage. Concrètement, les vêtements et chaussures invendus ne pourront plus, sauf exception, être brûlés, détruits, enfouis ou encore recyclés. Le recyclage de ces articles neufs constitue en effet une opération polluante et complexe en raison du faible taux de recyclabilité de ces produits en parfait état, jamais utilisés, parfois même toujours étiquetés.

    Les professionnels devront se tourner vers d’autres opérations, plus respectueuses de l’environnement et réemployer ou réutiliser leurs produits comme le #don, le #déstockage, la #location

    Vers plus de #transparence

    Au-delà de cette interdiction, l’UE souhaite instaurer une plus grande transparence en imposant aux entreprises de rendre compte de leurs pratiques en matière de gestion d’invendus. Elles devront fournir chaque année des informations détaillées sur le volume et le poids des invendus mis au rebut et communiquer sur la proportion de biens qui ont été réemployés, réutilisés, reconditionnés, recyclés… en expliquant les raisons qui les ont poussées à opter pour telle ou telle pratique.

    Ces informations devront être facilement accessibles au public sur une page de leur site Internet. Là aussi, les micro et petites entreprises seront exemptées de cette exigence, tandis que les moyennes auront six ans pour se mettre en conformité après l’entrée en vigueur de la réglementation.

    À l’heure actuelle, la quantification d’invendus générés chaque année est délicate. Peu d’entreprises communiquent sur le volume de leurs invendus. Les chiffres actuels manquent de transparence et sont basés sur les rapports des entreprises. Cette mesure permettra ainsi d’avoir une vue d’ensemble plus détaillée sur la quantité d’invendus engendrés chaque année.

    La Commission européenne devra publier tous les trois ans sur son site Internet des informations consolidées sur la destruction des produits de consommation invendus. En plus de présenter les statistiques sur le nombre de produits détruits, elle fournira également une analyse des incidences environnementales comparatives de cette destruction, ventilées par groupe de produits.

    Cette évaluation comparative permettra de mieux comprendre les conséquences de la destruction des produits invendus sur l’environnement et de cibler les secteurs où des mesures supplémentaires sont nécessaires.

    https://theconversation.com/lue-interdit-desormais-la-destruction-des-vetements-invendus-230525
    #interdiction #industrie_textile