• VIDAL - #COVID-19 : les #mesures_barrières préviennent-elles l’apparition de symptômes en cas d’infection ? - Actualités
    https://www.vidal.fr/actualites/25460/covid_19_les_mesures_barrieres_previennent_elles_l_apparition_de_symptomes_en_

    Un article, publié dans Clinical Infectious Diseases, confirme l’effet protecteur de la distanciation physique et du port du masque vis-à-vis de la transmission du SARS-CoV-2, et apporte de l’eau au moulin de l’hypothèse d’un lien entre la charge infectieuse et la sévérité de la COVID-19.

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    Les résultats montrent que ces mesures barrières ne protègent pas complètement de l’infection, mais qu’elles ont néanmoins un effet protecteur significatif et qu’elles semblent, par ailleurs, prévenir l’apparition de formes symptomatiques chez les personnes infectées.

    Si ces données venaient à être confirmées par d’autres études, le respect systématique des mesures barrières (dont le port du masque) pourrait suffire à prévenir l’engorgement des services hospitaliers en cas de deuxième vague, simplifiant ainsi considérablement la gestion de la pandémie de COVID-19.

    [...]

    Pour rappel, lors d’une COVID-19, la réaction immunitaire innée varie selon la charge infectante (plus exactement la #MOI ou multiplicité d’infection, soit le ratio « particules infectantes/cellules cibles »). Une faible MOI de #SARS-CoV-2 stimule fortement et rapidement la production d’#interférons de type 1 et 3 par l’épithélium nasal. En revanche, une forte MOI déclenche une inhibition de cette réponse pendant 24 à 48 h (sans pour autant bloquer complètement la réaction immunitaire). Cela a été observé en culture cellulaire, chez le furet et chez l’homme.

    De plus, une étude Inserm/AP-HP récemment publiée dans Science et menée sur 50 patients a montré que les patients présentant des formes sévères ou très sévères de COVID-19 avaient une faible production d’#interféron bêta et une absence de production d’interféron alpha au début de la maladie.

    Enfin, le fait que la charge infectieuse puisse conditionner l’évolution et la gravité de l’infection n’est pas nouvelle. Dans le contexte des coronavirus humains, elle a été montrée lors d’infections expérimentales par 229E chez des volontaires sains.

    En conclusion, il est à espérer que, dans un contexte de #ras-le-bol, voire de refus, croissant des mesures barrières et du port systématique du masque, d’autres travaux viendront confirmer les résultats de cette étude suisse.
    Parvenir à prouver de manière définitive que ces mesures, et en particulier le port du masque, empêchent l’apparition de formes graves changerait complètement la donne en termes de gestion de la pandémie, et ce sans attendre un hypothétique vaccin. Sous réserve de convaincre la grande majorité des populations…

    Pour aller plus loin
    L’étude suisse sur les effets des mesures barrières
    Bielecki M, Züst R, Siegrist D et al. Social distancing alters the clinical course of COVID-19 in young adults : A comparative cohort study. Clinical Infectious Diseases, 29 juin 2020.

    L’étude sur la réaction immunitaire innée dans la COVID-19
    Blanco-Melo D, Nilsson-Payant BE, Liu WC et al. Imbalanced Host Response to SARS-CoV-2 Drives Development of COVID-19. Cell. 2020 May 28 ; 181(5) : 1036–1045.

    L’étude sur le profil immunitaire des personnes atteintes de formes sévères de COVID-19
    Hadjadj J, Yatim N, Barnabei L et al. Impaired type I interferon activity and inflammatory responses in severe COVID-19 patients. Science, 13 juillet 2020.

    Les études sur la réinfection expérimentale par 229E
    Callow KA. Effect of specific humoral immunity and some non-specific factors on resistance of volunteers to respiratory coronavirus infection. J Hyg (Lond). 1985 Aug ;95(1):173-89.

  • An Immune Protein Could Prevent Severe #COVID-19--if It Is Given at the Right Time - Scientific American
    https://www.scientificamerican.com/article/an-immune-protein-could-prevent-severe-covid-19-if-it-is-given-a

    "... viruses are smart. They have several proteins that can antagonize and suppress early interferon responses.” One of SARS-CoV-2’s own defenders, a viral protein called Nsp1, can shut down the host cell’s production of immune molecules, including interferons, researchers in Munich reported on July 17 in Science.

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    “if the interferon response begins before viral replication peaks, we will have protective immunity,” he says. If the viruses thwart this antiviral defense, however, the delayed interferon response becomes pathogenic—summoning too many monocytes, which secrete inflammatory molecules and cause tissue damage. “It’s the relative timing of interferon with virus replication that’s the key,” Channappanavar says.

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    Therapeutically, the findings suggest that #interferons matter in the initial phase of infection. “If you give interferon early, you can really increase the antiviral response. This is where you gain the most,” says Miriam Merad, who directs the Precision Immunology Institute at the Icahn School of Medicine at Mount Sinai and was not involved with the new research. If a person with COVID-19 has already progressed to having #inflammation, “and you go in and give interferon, you are going to make things worse,” she says. In an open-label preprint study in China, #interferon nasal drops prevented the disease in at-risk medical staff who had treated infected individuals. Early unpublished data from COVID-19 patients hospitalized in the U.K. suggest that interferons inhaled directly into the lungs shortened hospital stays and increased odds of recovery. And a randomized trial in Iran is testing whether the proteins can enhance a base therapeutic regimen in moderate to severe COVID-19 patients.

  • #immunité_innée

    Le déficit en #Interférons de type 1 dans le sang : une signature pour détecter les patients à risque de forme sévère de #Covid-19 et une piste thérapeutique
    https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/deficit-interferons-type-1-sang-signature-detecter-patients-risque-forme-sev

    L’étude révèle par ailleurs que de faibles taux d’IFN de type 1 dans le plasma précèdent l’aggravation clinique des patients et leur transfert en soins intensifs. Les taux d’IFN de type 1 circulant caractériseraient même chaque stade de maladie, les taux les plus bas étant observés chez les patients les plus graves. Ces résultats suggèrent que dans l’infection à #SARS-CoV-2 la production de l’IFN de type I est freinée chez l’hôte infecté, ce qui pourrait expliquer les formes sévères plus fréquentes chez des individus faiblement producteurs de cette #cytokine, comme les personnes âgées ou ceux ayant des comorbidités.

    Par conséquent, la déficience en IFN de type I pourrait être une signature des formes graves de la COVID-19 et pourrait permettre d’identifier une population à haut risque.

    Ces résultats suggèrent en outre que l’administration d’IFN-alpha combinée avec une thérapie anti-inflammatoire ciblant l’IL-6 ou le TNF-α, ou des corticoïdes comme la #dexamethasone, chez les patients les plus sévères pourrait être une piste thérapeutique à évaluer pour enrayer les formes sévères de COVID-19.
     

    Source

    Impaired type I interferon activity and inflammatory responses in severe COVID-19 patients, Science, 13 juillet 2020