• 20-21 août 1940 : Staline faisait assassiner Trotsky (une sélection d’articles de #Lutte_Ouvriere)

    En assassinant #Trotsky, #Staline ne réglait pas une rivalité personnelle, mais s’efforçait de tuer l’idée même du communisme révolutionnaire et de l’#internationalisme. Aujourd’hui, alors que le capitalisme en crise démontre sa complète faillite, il est important de rappeler que les idées de la révolution, les idées du #communisme que nous a léguées Trotsky existent toujours.

    L’avenir de l’humanité ne peut appartenir à ce système barbare qu’est le #capitalisme, fait d’injustice, de famine, de misère et d’obscurantisme. Il appartient au communisme.

    20 août 1940 : Trotsky mourrait assassiné par Staline #archiveLO (18 août 1970)

    Août 1940 : Trotsky était assassiné sur ordre de Staline #archiveLO (24 août 1990)
    – 1) Internationalisme bolchevik et sa négation stalinienne


    – 2) 50 ans avant Gorbatchev, en faisant assassiner Trotsky, Staline essayait d’assassiner le communisme

    Août 1940 : Staline faisait assassiner Trotsky https://journal.lutte-ouvriere.org/2000/08/25/il-y-60-ans-aout-1940-staline-faisait-assassiner-trotsky_177 #archiveLO (25 août 2000)

    En août 1940, Staline faisait assassiner Trotsky... mais les idées de Trotsky sont toujours vivantes ! https://journal.lutte-ouvriere.org/2010/08/18/en-aout-1940-staline-faisait-assassiner-trotsky-mais-les-ide #archiveLO (20 août 2010)

  • Le mouvement ouvrier contre la “#préférence_nationale” (France, 1870-1914) | Le mensuel de #Lutte_Ouvriere
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org/2019/06/29/le-mouvement-ouvrier-contre-la-preference-nationale-france-1
    #nationalisme #internationalisme #lutte_de_classe #crise_sociale #crise_economique

    L’exposé ci-dessous a été présenté le 9 juin dernier à la fête de Lutte ouvrière, à Presles.

    Sommaire :
    – Une période de dépression et de mutations économiques
    – De la question sociale à la #question_nationale
    – Le #mouvement_ouvrier face aux divisions entre travailleurs
    – La bataille pour faire avancer les consciences ouvrières
    – La création de la #CGT, une étape importante

  • Éditorial des bulletins d’entreprise (LO) du 27 mai 2019 :
    Après les européennes, il faut que le camp des travailleurs se renforce
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2019/05/28/apres-les-europeennes-il-faut-que-le-camp-des-travailleurs-s

    Le Pen-Bardella et Macron-Loiseau se disent satisfaits des résultats du scrutin européen. Le #RN termine la course en tête, et La République en marche estime avoir limité les dégâts. Tout avait été fait pour que les électeurs pensent qu’ils n’avaient le choix qu’entre le représentant des banquiers et la millionnaire d’#extrême_droite, entre la peste et le choléra. La liste #Les_Républicains enregistre un score faible. Une grande partie des électeurs de droite votent maintenant pour cet ancien ministre de Hollande qu’est #Macron : il mène une politique antiouvrière qui les comble.

    Dans une certaine mesure, le résultat des écologistes témoigne d’une inquiétude légitime sur l’avenir de la planète. Mais, sans une remise en cause du fonctionnement de l’économie, la protection de l’environnement ne peut que buter sur les intérêts des grands groupes capitalistes. Des #Verts à Hulot, les ministres écologistes ont servi d’alibi à bien des gouvernements, plus soucieux des profits de Total et autres pollueurs que de l’environnement.

    Quant aux salariés, aux chômeurs, aux retraités des classes populaires, ils sont largement restés à l’écart du scrutin. Aux abstentionnistes, nombreux dans les communes ouvrières, il faut ajouter les travailleurs immigrés qui, bien que vivant en France et y payant des impôts, sont privés du droit de vote.

    C’est tout le système politique qui est en cause : quel que soit le parti vainqueur dans les urnes, ce sont toujours les capitalistes qui dirigent. Et c’est encore plus criant pour ce Parlement européen, dont on ne sait pas vraiment à quoi il sert.

    Lorsque l’alternance entre la droite et la gauche gouvernementale fonctionnait, cette dernière était encore, par son histoire, liée au mouvement ouvrier, ce qui attirait la sympathie des classes populaires. Mais elle a défendu les institutions, en expliquant aux travailleurs qu’ils pouvaient changer leur sort par le vote. Aujourd’hui, après des années au pouvoir, elle s’est discréditée. En France, le RN de Le Pen s’est renforcé. En Italie, en Hongrie ou en Belgique, d’autres courants politiques xénophobes, partisans de régimes autoritaires, ont également progressé, comme en témoignent les résultats du scrutin.

    Face à cela, certains ont l’ambition de #reconstruire_la_gauche, de revenir au gouvernement pour gérer les affaires des capitalistes, comme l’ont fait Hollande et d’autres.

    Ce n’est pas ainsi qu’on peut s’opposer à l’extrême droite et à sa politique réactionnaire. Ce qu’il faut reconstruire, ce n’est pas la gauche de gouvernement, c’est un parti ouvrier, défendant réellement les intérêts du monde du travail.

    Les capitalistes mènent une guerre sociale. La politique de Macron depuis deux ans, dans la continuité de Sarkozy et de Hollande, en est l’expression. Et d’autres attaques sont à venir, contre les retraites ou contre les chômeurs. Aussi, #le_camp_des_travailleurs n’est pas une formule. Avant d’être un choix politique conscient, c’est une réalité sociale. Et, pour défendre ses intérêts, ce camp doit mener la lutte de classe.

    Pour modestes que soient les résultats de #Lutte_Ouvrière, soit 176 433 voix, ils confirment la présence d’un courant politique qui maintient la tradition révolutionnaire du #mouvement_ouvrier, l’#internationalisme face à la montée du #nationalisme et de la xénophobie. Renforcer ce courant, lui donner la force d’intervenir dans la lutte de classe, est essentiel en cette période d’offensive de la classe capitaliste. Il est indispensable de construire un parti représentant vraiment les intérêts des travailleurs, et qui ne soit pas prêt à les brader pour quelques strapontins ministériels.

    La société est aujourd’hui ravagée par la crise économique et la misère. Elle est sous la menace de guerres et de catastrophes écologiques. L’avidité de la bourgeoisie, la classe qui dirige le monde, la rend incapable de répondre aux problèmes qui se posent à l’humanité. Le fonctionnement du capitalisme exige qu’il renforce et perpétue l’exploitation et l’oppression du prolétariat. Tôt ou tard, cette oppression provoquera des révoltes. C’est à travers celles-ci que la classe ouvrière pourra mettre fin à la domination du grand capital.

    Le monde du travail en aurait la force. Mais il lui manque la conscience de ses formidables capacités. Cette conscience, un parti ayant pour objectif de mener la révolution sociale, un parti communiste révolutionnaire, doit l’incarner. L’avenir du monde du travail et, au-delà, de toute l’humanité en dépend.

  • Verso - The Radical origins of international indigenous representation - https://www.versobooks.com/blogs/4329-the-radical-origins-of-international-indigenous-representation

    While Indigenous representation has become a permanent feature at the UN, its radical origins are less well known. The historic 1977 Geneva gathering was preceded by a simpler, but no less monumental, gathering in Standing Rock, along the banks of the Missouri River. In the heat of the Northern Plains summer, 5,000 people from more than ninety-seven different Indigenous nations met from June 8 to 16, 1974. By the end of the week, the International Indian Treaty Council was founded as an international arm of the American Indian Movement (AIM), tasked with gaining international recognition at the UN for Indigenous peoples of the Western Hemisphere. The Treaty Council’s founding document, the “Declaration of Continuing Independence,” foregrounded nationhood and treaty rights as central features of an American Indian political identity. “We condemn the United States of America for its gross violation of the 1868 Fort Laramie Treaty in militarily surrounding, killing, and starving the citizens of the Independent Oglala Nation into exile,” it read, in reference to the brutal crackdown on AIM following their occupation of Wounded Knee in 1973. The Treaty Council appealed to “conscionable nations” to join “in charging and prosecuting the United States of America for its genocidal practices against the sovereign Native Nations; most recently illustrated by Wounded Knee 1973 and the continued refusal to sign the United Nations 1948 Treaty on Genocide.”2 Following the seventy-one-day siege, AIM leadership had been arrested and tied up in court proceedings. Then came the brutal repression under the infamous FBI Counterintelligence Program (COINTELPRO) that nearly destroyed Indigenous, Black, and revolutionary movements in the United States. The strategic turn to international human rights law largely saved the Indigenous movement from utter collapse in a moment of intense state repression.

    #peuples_autochtones #internationalisme #standing_rock

  • Antisionisme et antisémitisme : un #amalgame à combattre
    https://mensuel.lutte-ouvriere.org//2019/03/09/antisionisme-et-antisemitisme-un-amalgame-combattre_117798.h

    L’agression verbale d’Alain Finkielkraut en marge d’une manifestation des gilets jaunes le 16 février 2019, dans un contexte où le ministère de l’Intérieur a annoncé des actes antisémites en hausse, a soulevé une émotion bien légitime mais aussi des polémiques politiciennes bien calculées. Intervenant peu après, lors du dîner annuel du Crif, le Conseil représentatif des institutions juives de France, Emmanuel Macron a assimilé l’antisémitisme et l’antisionisme.

    Reprenant à son compte une demande répétée des dirigeants du Crif, il a proposé de modifier la définition de l’antisémitisme pour y inclure l’antisionisme. Déjà en juillet 2017, recevant le Premier ministre israélien Netanyahou à l’Élysée à l’occasion de l’anniversaire de la rafle du Vél’d’Hiv’, Macron avait affirmé  : «  Nous ne céderons rien à l’antisionisme car il est LA forme réinventée de l’antisémitisme.  » Avant lui Manuel Valls, alors Premier ministre, avait déclaré en 2016 lors du dîner annuel du Crif  : «  L’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël.  »

    Ces politiciens s’alignent ainsi derrière les dirigeants israéliens, leurs alliés indéfectibles au #Moyen_Orient, qui voudraient criminaliser toutes les critiques vis-à-vis de leur politique coloniale. Ils cherchent à flatter la fraction de l’électorat juif qui se reconnaît dans ces positions sionistes. En organisant une manifestation officielle à laquelle tous les chefs de partis ont pris part, Premier ministre en tête, les partis qui se succèdent au gouvernement depuis des décennies cherchent à faire oublier leurs responsabilités dans l’évolution de la situation politique et sociale qui rend possibles ces actes antisémites...

    – Combattre l’#antisémitisme, d’où qu’il vienne
    – Le combat du #Crif et des partisans inconditionnels d’Israël
    – Le #sionisme, longtemps rejeté par les Juifs
    – L’#internationalisme, seule voie pour les exploités

  • (Dé)passer la frontière

    En ce début de 21e siècle, l’heure est à la #fermeture_des_frontières. Si ce durcissement des #politiques_migratoires peine à produire les résultats escomptés, il participe à la multiplication de situations de violations des #droits_humains, partout dans le monde.

    Les frontières, leur gestion et leur actualité traversent les débats publics et médiatiques sur les #migrations, attisant les controverses et les fantasmes, en particulier en Europe et en Amérique du Nord. Les frontières cristallisent un grand nombre d’enjeux – sociaux, (géo)politiques, économiques, historiques – et mobilisent une grande diversité d’idées, de projets de société et d’acteur·rices. Étudier, questionner la frontière et tout ce qu’elle véhicule comme #symboles est donc indispensable pour penser l’avenir des territoires et de leurs populations dans une perspective de respect de la #dignité_humaine, autrement que sous le seul angle d’analyse de « la crise migratoire ».

    L’objectif principal de ce nouveau numéro de la collection Passerelle est donc de proposer des pistes d’analyse et de réflexion sur les enjeux autour des frontières : dans un monde globalisé, entre territorialisation et dématérialisation, qu’est-ce qu’une frontière aujourd’hui ? Quels sont les intérêts politiques et économiques qui régissent les mouvements d’ouverture pour certain·es, et de fermeture pour d’autres ? Cette publication invite également à explorer les multiples formes de #résistance à travers la voix de celles et ceux qui défient les politiques de fermeture, mais aussi les idées et propositions qui remettent en cause le régime des frontières actuel.

    Il s’agit donc bien d’établir des liens entre ce sujet d’une actualité brûlante et des dynamiques de long terme dans les différentes parties du monde, d’en éclairer les différents enjeux et de donner de la visibilité aux luttes actives d’hier et d’aujourd’hui. C’est cette perspective qui est au cœur du débat à travers les articles compilés ici : des réflexions, des témoignages et des pistes d’horizons politiques qui nous permettront de mieux saisir les enjeux des frontières, afin de nous armer de meilleurs outils de solidarité internationale pour la #justice_sociale et la garantie des droits fondamentaux de toutes et tous.


    https://www.coredem.info/IMG/pdf/_de_passer_la_frontiere-2.pdf

    Sommaire :


    #souveraineté_nationale #symbole #murs #Israël #barrières_frontalières #externalisation #externalisation_des_frontières #spectacle #victimisation #business #tunnel #Roya_Citoyenne #frontière_sud-alpine #La_Roya #caravane #Amérique_centrale #disparitions #mères #justice #passeport_aborigène #internationalisme #liberté_de_circulation #Touaregs #nomadisme #nomades #confédéralisme_démocratique #membrane

    ping @isskein @reka

    #frontières

  • Entre ruptures et continuités, la stratégie des #Etats-Unis depuis l’entrée de Trump à la Maison Blanche
    https://www.diploweb.com/La-strategie-des-Etats-Unis-depuis-l-entree-de-Donald-Trump-a-la-Maison-Bl

    Des facteurs qui déterminent la stratégie des États-Unis, l’état du rapport de force entre puissances est sans doute celui qui pèse le plus lourd. En ce sens, l’inflexion opérée sous Donald Trump commençait à se repérer avant lui. Et la stratégie pour un monde qui ne serait plus américain pourrait donc lui survivre, sous une forme certes moins inconvenante : un réalisme plus policé et plus méthodique, bien conscient des opportunités qu’offre la coopération comme des avantages que procure la réciprocité, un réalisme en somme soucieux de mesure sur le fond et moins abrupt sur la forme. En ce sens, si le sauvetage du #multilatéralisme n’est pas encore une mission impossible, l’optimisme de l’#internationalisme libéral s’est probablement éteint pour un temps. Attribuer toute la responsabilité d’un état accru du désordre mondial à l’Amérique de Donald Trump serait bien sûr une simplification erronée. Mais voir les États-Unis – qui ont soutenu pendant des décennies le développement d’un véritable réseau d’institutions internationales – prendre leur parti du #chaos et privilégier les relations bilatérales, c’est-à-dire la forme la plus ancienne des relations entre États, permet de mesurer l’ampleur de la #régression.

  • Fires in the Void : The Need for Migrant Solidarity

    For most, Barcelona’s immigrant detention center is a difficult place to find. Tucked away in the Zona Franca logistics and industrial area, just beyond the Montjuïc Cemetery, it is shrouded in an alien stillness. It may be the quietest place in the city on a Saturday afternoon, but it is not a contemplative quiet. It is a no-one-can-hear-you-scream quiet.

    The area is often described as a perfect example of what anthropologist Marc Augé calls a non-place: neither relational nor historical, nor concerned with identity. Yet this opaque institution is situated in the economic motor of the city, next to the port, the airport, the public transportation company, the wholesale market that provides most of the city’s produce and the printing plant for Spain’s most widely read newspaper. The detention center is a void in the heart of a sovereign body.

    Alik Manukyan died in this void. On the morning of December 3, 2013, officers found the 32-year-old Armenian dead in his isolation cell, hanged using his own shoelaces. Police claimed that Manukyan was a “violent” and “conflictive” person who caused trouble with his cellmates. This account of his alleged suicide was contradicted, however, by three detainees. They claimed Alik had had a confrontation with some officers, who then entered the cell, assaulted him and forced him into isolation. They heard Alik scream and wail all through the night. Two of these witnesses were deported before the case made it to court. An “undetectable technical error” prevented the judge from viewing any surveillance footage.

    The void extends beyond the detention center. In 2013, nearly a decade after moving to Spain, a young Senegalese man named #Alpha_Pam died of tuberculosis. When he went to a hospital for treatment, Pam was denied medical attention because his papers were not in order. His case was a clear example of the apartheid logic underlying a 2012 decree by Mariano Rajoy’s right-wing government, which excluded undocumented people from Spain’s once-universal public health care system. As a result, the country’s hospitals went from being places of universal care to spaces of systematic neglect. The science of healing, warped by nationalist politics.

    Not that science had not played a role in perpetuating the void before. In 2007, during the Socialist government of José Luis Rodríguez Zapatero, #Osamuyi_Aikpitanyi died during a deportation flight after being gagged and restrained by police escorts. The medical experts who investigated Aikpitanyi’s death concluded that the Nigerian man had died due to a series of factors they called “a vicious spiral”. There was an increase in catecholamine, a neurotransmitter related to stress, fear, panic and flight instincts. This was compounded by a lack of oxygen due to the flight altitude and, possibly, the gag. Ultimately, these experts could not determine what percentage of the death had been directly caused by the gag, and the police were fined 600 euros for the non-criminal offense of “light negligence”.

    The Romans had a term for lives like these, lives that vanish in the void. That term was #homo_sacer, the “sacred man”, who one could kill without being found guilty of murder. An obscure figure from archaic law revived by the philosopher #Giorgio_Agamben, it was used to incorporate human life, stripped of personhood, into the juridical order. Around this figure, a state of exception was produced, in which power could be exercised in its crudest form, opaque and unaccountable. For Agamben, this is the unspoken ground upon which modern sovereignty stands. Perhaps the best example of it is the mass grave that the Mediterranean has become.

    Organized Hypocrisy

    Its name suggests that the Mediterranean was once the world’s center. Today it is its deadliest divide. According to the International Organization for Migration, over 9,000 people died trying to cross the sea between January 1, 2014 and July 5, 2018. A conservative estimate, perhaps. The UN Refugee Agency estimates that the number of people found dead or missing during this period is closer to 17,000.

    Concern for the situation peaks when spectacular images make the horror unavoidable. A crisis mentality takes over, and politicians make sweeping gestures with a solemn sense of urgency. One such gesture was made after nearly 400 people died en route to Lampedusa in October 2013. The Italian government responded by launching Operation #Mare_Nostrum, a search-and-rescue program led by the country’s navy and coast guard. It cost €11 million per month, deploying 34 warships and about 900 sailors per working day. Over 150,000 people were rescued by the operation in one year.

    Despite its cost, Mare Nostrum was initially supported by much of the Italian public. It was less popular, however, with other European member states, who accused the mission of encouraging “illegal” migration by making it less deadly. Within a year, Europe’s refusal to share the responsibility had produced a substantial degree of discontent in Italy. In October 2014, Mare Nostrum was scrapped and replaced by #Triton, an operation led by the European border agency #Frontex.

    With a third of Mare Nostrum’s budget, Triton was oriented not towards protecting lives but towards surveillance and border control. As a result, the deadliest incidents in the region’s history occurred less than half a year into the operation. Between April 13 and April 19, 2015, over one thousand people drowned in the waters abandoned by European search and rescue efforts. Once again, the images produced a public outcry. Once again, European leaders shed crocodile tears for the dead.

    Instead of strengthening search and rescue efforts, the EU increased Frontex’s budget and complemented Triton with #Operation_Sophia, a military effort to disrupt the networks of so-called “smugglers”. #Eugenio_Cusumano, an assistant professor of international relations at the University of Leiden, has written extensively on the consequences of this approach, which he describes as “organized hypocrisy”. In an article for the Cambridge Review of International Affairs (https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0010836718780175), Cusumano shows how the shortage of search and rescue assets caused by the termination of Mare Nostrum led non-governmental organizations to become the main source of these activities off the Libyan shore. Between 2014 and 2017, NGOs aided over 100,000 people.

    Their efforts have been admirable. Yet the precariousness of their resources and their dependence on private donors mean that NGOs have neither the power nor the capacity to provide aid on the scale required to prevent thousands of deaths at the border. To make matters worse, for the last several months governments have been targeting NGOs and individual activists as smugglers or human traffickers, criminalizing their solidarity. It is hardly surprising, then, that the border has become even deadlier in recent years. According to the UN Refugee Agency, although the number of attempted crossings has fallen over 80 percent from its peak in 2015, the percentage of people who have died or vanished has quadrupled.

    It is not my intention, with the litany of deaths described here, to simply name some of the people killed by Europe’s border regime. What I hope to have done instead is show the scale of the void at its heart and give a sense of its ruthlessness and verticality. There is a tendency to refer to this void as a gap, as a space beyond the reach of European institutions, the European gaze or European epistemologies. If this were true, the void could be filled by simply extending Europe’s reach, by producing new concepts, mapping new terrains, building new institutions.

    But, in fact, Europe has been treating the void as a site of production all along. As political theorist #Sandro_Mezzadra writes, the border is the method through which the sovereign machine of governmentality was built. Its construction must be sabotaged, subverted and disrupted at every level.

    A Crisis of Solidarity

    When the ultranationalist Italian interior minister Matteo Salvini refused to allow the MV #Aquarius to dock in June 2018, he was applauded by an alarmingly large number of Italians. Many blamed his racism and that of the Italians for putting over 600 lives at risk, including those of 123 unaccompanied minors, eleven young children and seven pregnant women.

    Certainly, the willingness to make a political point by sacrificing hundreds of migrant lives confirms that racism. But another part of what made Salvini’s gesture so horrifying was that, presumably, many of those who had once celebrated increasing search and rescue efforts now supported the opposite. Meanwhile, many of the same European politicians who had refused to share Italy’s responsibilities five years earlier were now expressing moral outrage over Salvini’s lack of solidarity.

    Once again, the crisis mode of European border politics was activated. Once again, European politicians and media talked about a “migrant crisis”, about “flows” of people causing unprecedented “pressure” on the southern border. But attempted crossings were at their lowest level in years, a fact that led many migration scholars to claim this was not a “migrant crisis”, but a crisis of solidarity. In this sense, Italy’s shift reflects the nature of the problem. By leaving it up to individual member states, the EU has made responding to the deaths at the border a matter of national conviction. When international solidarity is absent, national self-interest takes over.

    Fortunately, Spain’s freshly sworn-in Socialist Party government granted the Aquarius permission to dock in the Port of #Valencia. This happened only after Mayor Ada Colau of Barcelona, a self-declared “City of Refuge”, pressured Spanish President Pedro Sánchez by publicly offering to receive the ship at the Port of Barcelona. Party politics being as they are, Sánchez authorized a port where his party’s relationship with the governing left-wing platform was less conflictive than in Barcelona.

    The media celebrated Sánchez’s authorization as an example of moral virtue. Yet it would not have happened if solidarity with refugees had not been considered politically profitable by institutional actors. In Spain’s highly fractured political arena, younger left-wing parties and the Catalan independence movement are constantly pressuring a weakened Socialist Party to prove their progressive credentials. Meanwhile, tireless mobilization by social movements has made welcoming refugees a matter of common sense and basic human decency.

    The best known example of this mobilization was the massive protest that took place in February 2017, when 150,000 people took to the streets of Barcelona to demand that Mariano Rajoy’s government take in more refugees and migrants. It is likely because of actions like these that, according to the June 2018 Eurobarometer, over 80 percent of people in Spain believe the country should help those fleeing disaster.

    Yet even where the situation might be more favorable to bottom-up pressure, those in power will not only limit the degree to which demands are met, but actively distort those demands. The February 2017 protest is a good example. Though it also called for the abolition of detention centers, racial profiling and Spain’s racist immigration law, the march is best remembered for the single demand of welcoming refugees.

    The adoption of this demand by the Socialist Party was predictably cynical. After authorizing the Aquarius, President Sánchez used his momentarily boosted credibility to present, alongside Emmanuel Macron, a “progressive” European alternative to Salvini’s closed border. It involved creating detention centers all over the continent, with the excuse of determining people’s documentation status. Gears turn in the sovereign machine of governmentality. The void expands.

    Today the border is a sprawling, parasitic entity linking governments, private companies and supranational institutions. It is not enough for NGOs to rescue refugees, when their efforts can be turned into spot-mopping for the state. It is not enough for social movements to pressure national governments to change their policies, when individual demands can be distorted to mean anything. It is not enough for cities to declare themselves places of refuge, when they can be compelled to enforce racist laws. It is not enough for political parties to take power, when they can be conditioned by private interests, the media and public opinion polls.

    To overcome these limitations, we must understand borders as highly vertical transnational constructions. Dismantling those constructions will require organization, confrontation, direct action, sabotage and, above all, that borderless praxis of mutual aid and solidarity known as internationalism. If we truly hope to abolish the border, we must start fires in the void.

    https://roarmag.org/magazine/migrant-solidarity-fires-in-the-void
    #solidarité #frontières #migrations #réfugiés #asile #détention_administrative #rétention #Barcelone #non-lieu #Espagne #mourir_en_détention_administrative #mort #décès #mourir_en_rétention #Alik_Manukyan #renvois #expulsions #vie_nue #Méditerranée #hypocrisie #hypocrisie_organisée #ONG #sauvetage #sabotage #nationalisme #crise #villes-refuge #Valence #internationalisme #ouverture_des_frontières #action_directe

    signalé par @isskein

  • Révolt ! Don’t react
    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    #Traduction d’un texte du Journal de #Pamela_Anderson, le 18 décembre 2018
    https://www.pamelaandersonfoundation.org/news/2018/12/18/revolt-dont-react
    ///edit : quelques ajouts d’importance en commentaires de cette traduction ///

    Dans son célèbre poème, La Solution, #Bertolt_Brecht a dit en plaisantant que "Le peuple, a par sa faute perdu la confiance du gouvernement" et qu’il serait plus simple "pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre".

    Cela m’a donné matière à réflexion. Je suis aux États-Unis depuis quelques jours et je suis attentive à ce qui se passe ici.

    Pas grand chose a changé. Les États-Unis ont toujours les meilleures universités au monde mais des écoles désastreuses. Beaucoup d’étudiants sont illettrés. Il y a une augmentation énorme de la dépendance aux produits pharmaceutiques. Plus d’hyperactivité. Pas de média libre (je ne considère pas les médias remplis de propagande comme libres). Beaucoup de division selon des critères raciaux et ethniques. En bref, un pays en crise.

    Deux ans plus tard, le gouvernement actuel et les démocrates et leurs grands amis des médias sont toujours obsédés par le rôle présumé de la Russie lors de la dernière élection présidentielle. Les récents rapports de la Commission du Sénat sur le Renseignement affirment que la Russie aurait pris pour cible des électeurs afro-américains et aurait « exploité les tensions raciales et le sentiment d’isolement ». Ils croient encore naïvement que les électeurs américains ont été soumis au lavage de cerveau par une puissance étrangère pour élire le président.

    Et, ils donnent l’impression d’un clivage politique entre les bons et les méchants. D’un côté, le camp de la « civilité » et des valeurs. De l’autre, celui de la frustration et de la haine.

    C’est tellement superficiel.

    Je trouve cela absurde et pathétique. Parce qu’ils ne comprennent toujours pas : ce pays est ce qu’il est à cause du système que les démocrates et les médias ont contribué à bâtir. Au lieu de dissoudre le système, ils préféreraient dissoudre le peuple.

    Cela est particulièrement clair dans le Sud ; le Ventre de la bête.

    J’aimerais visiter le sud. Je suis curieuse de connaître cette partie des États-Unis qui adorerait prétendument les fusils et Trump. Les libéraux voient dans ces gens un tas de moins que rien. Ils les accusent de toutes sortes de choses : d’être des arriérés ; de se conformer au "restez tranquilles, ne vous faites pas remarquer, ne causez pas de problèmes et soyez rentrés à 22 heures".

    Je regarde autour de moi et, dans tant de pays, je vois un dénominateur commun. Une révolte de la périphérie. Depuis l’élection de #Trump à la présidence, en passant par le #Brexit, la #Catalogne, les #Gilets_Jaunes... et je me demande si c’est parce que le #capitalisme est toujours plus radical, plus cruel en périphérie.
    Les gens dans tant d’endroits ne se sentent pas représentés par les ou leurs politiciens. Ils savent que le choix de ceux qui votent n’a pas vraiment d’importance car rien ne changera dans leur vie. Parce que le vrai pouvoir ne siège pas dans l’urne. Il est assis ailleurs. Le pouvoir est entre les mains des grandes entreprises mondiales et du capital financier.

    Et dans ce monde post-démocratique, arrivent les dénommés "populistes". Ou - comme certains appellent ça - la politique de "l’homme fort".

    Pourquoi ont-ils autant de succès ?

    C’est parce qu’ils ont réussi à sensibiliser les plus démunis ? A mettre la lumière sur l’histoire de ces outsiders qui ont survécu au travers des conditions créées par le capitalisme prédateur ? L’histoire de gens qui ont d’horribles emplois dans des chaînes de production, des usines et des supermarchés. Les personnes qui croient que le travail acharné améliorera leur vie et celle de leurs enfants.

    Les hommes-forts politiques ne leur offrent pas d’alternatives. Ils répondent simplement à leurs sentiments d’exclusion. Ils rendent la fierté aux gens, ou du moins c’est ce qui est dit, mais tout ce qu’ils font, c’est leur rendre leur illusion de la fierté. Ils leur offrent de l’émotion.

    Pour moi, il est logique que la périphérie vote comme elle le fait. Le statu quo les empêche de rêver d’un avenir différent, d’un avenir meilleur, ils sont donc obligés d’idéaliser le passé.

    Je comprends également pourquoi ils ne répondent pas aux appels à la solidarité. La solidarité ne peut être commandée. Les classes moyennes et les travailleurs pauvres, qui ne peuvent pas se permettre beaucoup, se sentent obligés de défendre le peu qui leur reste et se radicalisent par la peur ; la peur de la perte. Et puis, les riches et les privilégiés et l’État (ainsi que les banques) sont déjà si puissants et si riches qu’ils dirigent leur colère vers les groupes les plus faibles de la société. Vers les réfugiés et les minorités.

    Cela a donc du sens, mais c’est aussi inquiétant.

    Inquiétant parce que ces jours-ci, les gens aux États-Unis (et ailleurs) n’ont pas énormément de choix. Ils doivent choisir entre les néolibéraux, c’est-à-dire des gens égarés qui répètent le même désastre économique qui dure depuis une décennie, ou les hommes-forts. Cependant, le problème n’est pas le politicien populiste ou l’homme-fort (qui se mélangent dans certains cas). Le problème est l’économie et l’inégalité économique. Le problème est le néolibéralisme.

    Je veux aider les gens à devenir des révolutionnaires en formation.

    J’ai lu une récente interview d’#Adam_Curtis dans The Economist (L’antidote à l’effondrement des civilisations). Curtis est un documentariste britannique qui parle d’un sentiment de malheur et du fait que rien ne change jamais. Je suis d’accord avec tout ce qu’il dit.

    Nous devons cesser de croire que le système actuel est gravé dans la pierre et incapable de changer. Nous devons cesser de croire que ce que nous avons est le meilleur système possible. Nous devons cesser de prétendre que l’autre côté est mauvais, confus ou avec le cerveau lavé par les #fake-news. Au lieu de cela, nous devons faire mieux que simplement hisser le drapeau de la tolérance et de la civilité. Nous devons nous efforcer d’offrir une histoire politique plus forte.

    Nous devons lutter contre ceux qui non seulement détiennent le pouvoir et la richesse, mais s’y accrochent avec une ténacité implacable.

    Nous devons nous opposer au néolibéralisme et à ses institutions mondiales et régionales. Nous devons offrir une société alternative, démocratique et juste sur le plan social, sans compromis en matière de démocratie sociale (en particulier pour les grandes entreprises).

    J’ai mis en place une nouvelle fondation pour soutenir les militants et autres révolutionnaires, elle s’appelle Tenure. Nous prévoyons des choses radicalement formidables.

    Mais il faut aller plus loin. Il y a des universitaires qui offrent une alternative à l’économie, il y a un nouveau manifeste d’économistes français. Très intéressant.

    L’avenir sera soit révolutionnaire, soit réactionnaire.

    Je souhaite également réunir d’autres artistes et créateurs, des personnes intelligentes, pour voir grand. Penser ambitieux. Faisons notre manifeste pour l’avenir révolutionnaire et réfléchissons à la façon de le mettre en pratique. Je souhaite rassembler des personnes capables de décrire avec précision la société. Et alors, nous pouvons la CHANGER. J’ai tellement d’idées.

    Cela dépend de nous Il y a suffisamment de ressources pour construire de meilleures alternatives.

    Je veux construire l’avenir révolutionnaire. Et dissoudre le #SYSTÈME, pas les personnes.

    Es-tu avec moi ?

    Avec amour

    Pamela

  • Au Mexique, le zapatisme attire les « touristes révolutionnaires »
    https://reporterre.net/REP-Le-pouvoir-d-attraction-du-zapatisme-au-Chiapas-Au-Chiapas-les-curie

    De la main, il dessine la croix en entrant. « C’est arrivé ici. » Il y a 21 ans, 45 personnes furent massacrées dans cette minuscule église d’Acteal, un village indigène perdu dans les montagnes du Chiapas, dans le sud du Mexique. Juan y a perdu sa sœur. Dehors, Aline, une jeune Allemande, lit paisiblement dans le coin dédié aux observateurs internationaux. Sa simple présence rassure la communauté, qui fait appel à ces observateurs à chaque regain de tension.

    Comme Aline, ils sont nombreux à s’engager chaque année aux côtés des indigènes, dans cette région où les violations des droits de l’homme sont fréquentes. Et le Chiapas n’est jamais à court de volontaires. La raison tient en quatre lettres : EZLN, l’Armée zapatiste de libération nationale (Ejército Zapatista de Liberación Nacional). Depuis 1994, cette insurrection indigène altermondialiste fascine les gauches du monde entier. Elle exerce une puissante force d’attraction pour des centaines de personnes qui convergent chaque année vers San Cristóbal de Las Casas, ville principale des montagnes du Chiapas.

    #Chiapas #Mexique #zapatistes #EZLN #luttes_indigènes #tourisme_révolutionnaire #internationalisme #solidarité_internationale #l'autonomie_c'est_pas_de_la_tarte

  • Le mouvement communiste face à la question nationale | Cercle Léon Trotsky n°152 (conférence de #LutteOuvriere, 19 janvier 2018)
    https://www.lutte-ouvriere.org/publications/brochures/le-mouvement-communiste-face-la-question-nationale-103360.html
    Introduction :

    Les luttes sociales dont nous allons parler ce soir ont toutes un point commun, celui d’être motivées par la révolte des masses face à l’oppression nationale. L’oppression nationale peut se manifester sous de multiples formes. Mais elle se traduit très souvent par des humiliations quotidiennes, des humiliations institutionnalisées que les populations opprimées ressentent dans leur chair. Ainsi les Chinois au début du XXe siècle pouvaient lire à l’entrée de certains parcs des concessions étrangères à Shanghai que l’entrée leur était interdite, à eux et aux chiens. Les Juifs d’Europe de l’Est du XIXe et du début du XXe siècle étaient désignés à la vindicte populaire et aux pogroms par les puissants. Les Algériens après avoir été massacrés par les Français lors de la conquête coloniale furent soumis au code de l’Indigénat et ne pouvaient par exemple plus sortir de leur village sans en demander l’autorisation. Et aux États-Unis, même après la seconde Guerre mondiale, si les Noirs ne risquaient plus d’être lynchés en place publique comme encore dix ans plus tôt, ils subissaient des discriminations et des interdictions sans fin, comme celle ne pas pouvoir s’asseoir dans les bus aux places qui leur étaient interdites, parce que réservées aux Blancs.

    Le sentiment national, réaction élémentaire à cette oppression, le sentiment d’être opprimé en tant qu’autochtone, d’être considéré comme un étranger dans son propre pays, est un sentiment puissant, capable d’unifier de larges masses et de mettre en mouvement, en lutte, toutes les classes des nations opprimées, paysans et ouvriers comme bourgeois et petits-bourgeois. C’est ce caractère massif, collectif, profond de la révolte nationale qui donne sa force à ces luttes, qui leur donne tout leur potentiel révolutionnaire. Mais si les possibilités que ces luttes renferment sont immenses, la direction qu’elles prennent, les objectifs qu’elles peuvent atteindre dépendent de la classe sociale qui en prend la tête.

    Les communistes, militants de l’émancipation de la classe ouvrière et de l’instauration du socialisme à l’échelle mondiale, ont toujours participé aux luttes qui ont mis en mouvement de larges masses contre l’oppression, quelle qu’elle soit. Ils ont donc bien naturellement participé aux luttes , donc celles contre l’oppression nationale, tout en essayant de leur donner là-aussi le caractère le plus progressiste possible. C’est au cours de ces luttes qu’ils se sfont forgé une conviction, celle qu’on ne pourra résoudre intégralement la question de l’oppression nationale sans en finir avec l’oppression tout court, et donc qu’il n’y a que le prolétariat qui soit en mesure de mener ce combat jusqu’au bout, qu’il doit en prendre la tête. Dans le cadre de cet exposé, nous verrons comment les communistes du XIXe et du XXe siècle, avant que le stalinisme remette cela en cause, sont intervenus au XIXe et au XXe siècle dans la question nationale, comment ils prirent part aux combats de leur temps. Et nous nous intéresserons en détail à la révolution russe de 1917 et à la manière dont, il y a cent ans, la classe ouvrière et les bolcheviks au pouvoir ont entrepris de résoudre cette question, permettant à des dizaines de nationalités opprimées de commencer à trouver les voies et les moyens de construire ensemble un avenir commun.

    #nationalisme #question_nationale #internationalisme #classe_ouvriere #oppression_nationale #colonialisme #mouvement_communiste

  • « Au sein de la révolution kurde »
    Entretien avec deux anarchistes

    http://lavoiedujaguar.net/Au-sein-de-la-revolution-kurde

    Entretien mené en 2015 en Allemagne avec deux membres d’un réseau anarchiste international qui ont passé du temps au Bakur (Kurdistan du Nord), leur permettant ainsi d’en apprendre plus sur les luttes se déroulant là-bas.

    (...) En plus des unités militaires autonomes, les femmes kurdes ont également formé des comités sociaux et politiques pour discuter du problème de l’oppression patriarcale. Aujourd’hui, la tête dirigeante du mouvement des femmes est le Komalen Jinen Kurdistan (KJK), la Confédération des femmes au Kurdistan, qui fait partie du KCK, la confédération générale, mais prend des décisions de manière autonome. En outre, le mouvement des femmes maintient un droit de veto sur les décisions prises par des groupes d’hommes ou des assemblées générales. Sous leur influence, le mouvement kurde a contesté les schémas patriarcaux et hiérarchiques enchâssés depuis longtemps dans leurs modèles d’organisation. (...)

    #Kurdistan #PKK #Öcalan #Turquie #Rojava #Syrie #femmes_kurdes #anarchisme #internationalisme

  • Repenser l’internationalisme après Alep
    http://www.contretemps.eu/repenser-internationalisme-alep

    « La #Syrie et les Syriens se sentent abandonnés pas seulement par les États du monde « libre » mais aussi et surtout par les sociétés civiles occidentales. Le seul élan de solidarité remarquable et reconnaissable s’est traduit par l’engagement citoyen de certains pays, comme l’Allemagne et le Canada, pour gérer d’une manière décente la question des réfugiés en général et celle des Syriens en particulier . » (Salam Kawakibi, intellectuel franco-syrien originaire d’Alep, politiste et directeur adjoint de l’Arab Reform Initiative...

    Il appartient donc à la critique anticapitaliste de rappeler la dialectique du développement historique sur la longue durée telle qu’esquissée par Marx en 1859 dans sa Préface à la Critique de l’économique politique : « À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports de production existants, ou, ce qui n’en est que l’expression juridique, avec les rapports de propriété au sein desquels elles s’étaient mues jusqu’alors. De formes de développement des forces productives qu’elles étaient, ces rapports en deviennent des entraves. Alors s’ouvre une époque de révolution sociale. »14 Le martyre d’Alep en est aujourd’hui l’illustration. La guerre en Syrie n’a rien d’un complot capitaliste ou impérialiste. S’il existe des auteurs indéniables d’exactions, de massacres et de crimes de guerre et/ou d’humanité, il n’en demeure pas moins que les origines historiques/sociales/structurelles de ce conflit sont bien plus profondes et viennent de loin. Et dans ces origines de longue durée, le mode de production capitaliste est incontournable.

    Une enquête historique approfondie et détaillée serait nécessaire pour en saisir toutes les médiations historiques. Mais, dans l’immédiat, en voici ici un seul des multiples aspects. Jean Jaurès expliquait à la tribune de la Chambre des députés le 7 mars 1895 que la société bourgeoise « porte en elle la guerre comme la nuée dormante porte l’orage ». Car « [t]ant que, dans chaque nation, une classe restreinte d’hommes possédera les grands moyens de production et d’échange, tant qu’elle possédera ainsi et gouvernera les autres hommes, tant que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la concurrence illimitée, la lutte incessante pour la vie, le combat quotidien pour la fortune et pour le pouvoir ; tant que cette classe privilégiée, pour se préserver contre tous les sursauts possibles de la masse, s’appuiera ou sur les grandes dynasties militaires ou sur certaines armées de métier des républiques oligarchiques, tant que le césarisme pourra profiter de cette rivalité profonde des classes pour les duper et les dominer l’une par l’autre, écrasant au moyen du peuple aigri les libertés parlementaires de la bourgeoisie, écrasant au moyen de la bourgeoisie gorgée d’affaires le réveil républicain du peuple ; tant que cela sera, toujours cette guerre politique, économique et sociale des classes entre elles, des individus entre eux, dans chaque nation, suscitera les guerres armées entre les peuples. C’est de la division profonde des classes et des intérêts dans chaque pays que sortent les conflits entre les nations. »

    Dimitris Fasfalis

    #Diaporama #Stratégie #droit #gauche #gauche_radicale #géopolitique #guerre #impérialisme #internationalisme #Moyen-Orient

    http://zinc.mondediplo.net/messages/50177 via Contretemps

  • Le municipalisme sera internationaliste ou ne sera pas Kate Shea Baird, Enric Bárcena, Xavi Ferrer et Laura Roth Membres de Barcelona En Comú

    ... à Barcelone nous sommes en train de faire un mappage continu d’expériences municipalistes apparentées autour du monde et nous essayons de penser avec elles comment nous articuler et nous appuyer mutuellement. Grâce à ce processus nous avons développé une hypothèse qui cherche à mettre la dimension internationale au centre des débats municipaux et le municipalisme au centre des débats globaux. Et nous sommes arrivés à la conclusion que la voie à suivre est celle de travailler le municipalisme en réseau global.

    #Barcelone #Madrid #Podemos #Espagne #gauche #Ada_Colau #villes
    #Internationale #internationalisme #alternative #mouvements #municipalisme #Barcelona_En_Comú

    https://medium.com/@BComuGlobal/le-municipalisme-sera-internationaliste-ou-ne-sera-pas-46838e13c5c6

  • En débat : l’#internationalisme selon Frédéric Lordon – CONTRETEMPS
    http://www.contretemps.eu/maler-internationalisme-lordon

    Frédéric Lordon s’est exprimé récemment sur l’internationalisme selon trois modalités relativement distinctes : dans des textes d’intervention immédiatement politiques sur la Grèce (réunis sous le titre On achève bien les grecs. Chroniques de l’Euro 2015[1]), dans un ouvrage de philosophie politique (Imperium. Structure et affects des corps politiques[2]) et enfin dans deux entretiens : l’un publié par la revue Ballast[3] et l’autre publié sur le site Contretemps[4].

    Ces textes ont en commun une tentative de rétablir le véritable sens de l’internationalisme, par-delà les équivoques de sa dénomination. L’internationalisme se présenterait sous deux faces : comme un projet recevable sous conditions de solidarité inter-nationale et comme le projet totalement illusoire d’une humanité post-nationale.

    • Extraits d’Alternative libertaire

      Caricature de la pensée libertaire

      En considérant que transcendance et verticalité sont indissociables du social, et que transcendance, verticalité, et État sont synonymes, Lordon énonce son axiome : l’État est inévitable dans toute société politiquement organisée. Il appelle « État général » cette entité abstraite propre à toute société, dont l’État républicain moderne en régime capitaliste ne serait qu’une forme particulière parmi d’autres.

      Le problème, c’est que cette notion d’État général est trop floue, non historique. Lordon va jusqu’à supposer que les expériences de communes libertaires auraient elles aussi mis en place des formes d’État, dans la mesure où elles reposaient sur des instances fédérales régulatrices. Il méconnaît ainsi la spécificité des formes politiques libertaires.

      Il pense discréditer la pensée libertaire et sa recherche d’horizontalité pure. Mais il caricature cette pensée, qui admet des formes de verticalité au niveau des fédérations de communes, sans pour autant assimiler ces verticalités à des formes d’État. C’est cela qui manque à Lordon : penser une verticalité qui parte de la base, et qui ne repose plus sur une captation du pouvoir par un État séparé des individus.

      Lordon critique également l’internationalisme libertaire ou communiste, qu’il juge naïf et sans ancrage. Il confond tranquillement la naïveté du « citoyen du monde » new age et le projet internationaliste libertaire. Il balaye d’un revers de main l’idée selon laquelle les prolétaires du monde entier seraient tous et toutes liés par le fait de leur exploitation, en réaffirmant le principe de l’appartenance nationale. Faisant preuve d’une totale absence de nuance, ne concevant l’universalité de l’internationalisme que comme universel abstrait, théorique, il oublie la réalité de l’exploitation au niveau mondial, ainsi que la possibilité de concilier l’appartenance à plusieurs groupes humains. Pourtant, l’appartenance locale n’exclut pas l’appartenance globale.

      #alternative #caricature_pensée_libertaire
      #intolérance #mépris

  • Les #Dossiers_de_Terrains_de_Luttes n°24 Luttes sociales : de nouvelles alliances
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5924

    Terrains de luttes a publié cette année plusieurs articles qui soulignent les effets de rénovation du #Syndicalisme dus à de nouvelles alliances. En France, au Chili, aux Etats-Unis, au Maroc, […]

    #Lutte_des_classes_en_Europe #Luttes_des_classes_aux_USA #Nos_enquêtes #Récit_de_luttes #S'organiser #community_organizing #internationalisme #Luttes-sociales

  • « Le terrorisme est une série de premiers coups » : Agamben sur l’absurdité d’une politique sécuritaire @Teleramapic.twitter.com/WNkjPxlVq3
    https://twitter.com/gdelagasnerie/status/753893425796173824

    « Le terrorisme est une série de premiers coups » : Agamben sur l’absurdité d’une politique sécuritaire @Teleramapic.twitter.com/WNkjPxlVq3

    • "Les dispositifs de sécurité ont d’abord été inventés pour identifier les criminels récidivistes : comme on a pu le voir ces jours-ci et comme il devrait être évident, ils servent pour empêcher le deuxième coup, mais pas le premier. Or le terrorisme est par définition une série de premiers coups, qui peuvent frapper n’importe quoi et n’importe où. Cela, les pouvoirs politiques le savent parfaitement. S’ils persistent à intensifier les mesures de sécurité et les lois restrictives des libertés, c’est donc qu’il visent autre chose.
      Ce qu’il visent, peut-être sans en avoir conscience, car il s’agit là de transformations profondes qui touchent l’existence politique des hommes, est le passage des démocraties de masse modernes à ce que les politologues américains appellent le Security State, c’est-à-dire à une societé où la vie politique devient de fait impossible et où il ne s’agit que de gérer l’économie de la vie reproductive. Le paradoxe est ici qu’on voit un libéralisme économique sans bornes cohabiter parfaitement avec un étatisme sécuritaire tout aussi illimité. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cet Etat, dont le nom renvoie étymologiquement à une absence de souci, ne peut au contraire que nous rendre plus soucieux des dangers qu’il entraîne pour la démocratie. Une vie politique y est devenue impossible, et une démocratie sans vie politique n’a pas de sens. C’est pour cela qu’il est important que les Français se battent contre le projet annoncé par le gouvernement d’une enième loi contre le terrorisme.
      Je pense aussi qu’il faut situer le prétendu affrontement entre le terrorisme et l’Etat dans le cadre de la globalisation économique et technologique qui a bouleversé la vie des sociétés contemporaines. Il s’agit de ce que Hannah Arendt appelait déjà en 1964 la « guerre civile mondiale », qui a remplacé les guerres traditionnelles entre Etats. Or ce qui caractérise cette situation, c’est justement qu’on ne peut pas distinguer clairement les adversaires et que l’étranger est toujours à l’intérieur. Dans un espace globalisé, toute guerre est une guerre civile et, dans une guerre civile, chacun se bat pour ainsi dire contre lui-même. Si les pouvoirs publics étaient plus responsables, ils se mesureraient à ce phénomène nouveau et essayeraient d’apaiser cette guerre civile mondiale au lieu de l’alimenter par une politique étrangère démentielle qui agit au même titre qu’une politique intérieure."

    • Or ce qui caractérise cette situation, c’est justement qu’ on ne peut pas distinguer clairement les adversaires et que l’étranger est toujours à l’intérieur. Dans un espace globalisé, toute guerre est une guerre civile et, dans une guerre civile, chacun se bat pour ainsi dire contre lui-même. Si les pouvoirs publics étaient plus responsables, ils se mesureraient à ce phénomène nouveau et essayeraient d’apaiser cette guerre civile mondiale au lieu de l’alimenter par une politique étrangère démentielle qui agit au même titre qu’une politique intérieure

      Cela me fait confusément penser à la nécessité pour notre pauvre extrême gauche de commencer de parvenir à concevoir enfin cet #internationalisme_de_l'intérieur (ou interne, je cite l’expression de mémoire) qu’appellent depuis quelques temps des gens comme #Saïd_Bouamama

    • Les fauteurs de guerre civile
      https://blogs.mediapart.fr/antoine-peillon/blog/170516/les-fauteurs-de-guerre-civile#_ftn1

      Il y a une relation organique entre le mensonge généralisé et la montée de la violence. Les discours fallacieux des dirigeants politiques de notre pays sur les tenants et les aboutissants du terrorisme, sur l’appareil sécuritaire de l’État, sur la catastrophe économique et sociale qui désarticule la société, sur les corruptions protégées... ne font qu’alimenter toutes les violences.

  • Chez STMicroelectronics, les salariés portent l’action syndicale à l’échelle transnationale
    http://terrainsdeluttes.ouvaton.org/?p=5787

    Terrains de #luttes publie aujourd’hui une première contribution du #ReAct. ReAct – Réseaux pour l’Action collective transnationale – est une association basée à Grenoble qui a pour but de soutenir […]

    #Lutte_des_classes_en_Europe #Récit_de_luttes #S'organiser #industrie #internationalisme #ST_Microélectronics #Syndicalisme

  • Avant les graff, il y avait les #affiches : retour sur quarante ans d’#images politiques
    http://reporterre.net/Avant-les-graff-il-y-avait-les-affiches-retour-sur-quarante-ans-d-images

    Longtemps, les affiches politiques ont accompagné les #luttes. Une "exposition à Paris sur celles des années 1970 à 1990 permet de s’en convaincre. Reporterre vous fait découvrir une partie de cette "culture, qui liait #art et #internationalisme.