• FIL À DÉROULER par Nelly Terrier : « Rapide analyse des chiffres du traitement judiciaire du mouvement des #GiletsJaunes de l’ #ActeI le 17 novembre 2018 à l’ #ActeXIII du 9 février, soit 13 semaines. »

    = ➕ de 4000 privations de liberté abusives ou arbitraires ❗
    https://twitter.com/NellyTerrier/status/1096438162828812293

    Vu les chiffres cumulés des #violencespolicieres & #violencesjudiciaires, la moindre des décences médiatique serait de ne pas titrer sur un « essoufflement » du mouvement (*) mais de reconnaître l’endurance de cette résistance.

    • 2. Mardi 12 février le Premier ministre Édouard Philippe, en réponse à la question d’un député, annonce que : -1796 personnes ont été condamnées en 13 semaines du mouvement des #GiletsJaunes -1422 autres personnes sont en attente de jugement
      3.Donc, 1796+1422= 3218 personnes, qui ont fait l’objet de #poursuites_judiciaires sur 13 semaines. Soit une moyenne de 247 personnes par semaine
      4.Jeudi 14 février, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner annonce lors d’une cérémonie aux Invalides que depuis le 17 novembre début du mouvement des #GiletsJaunes -8400 personnes ont été interpellées, parmi elles : -7500 ont été placées en garde à vue.
      5.Donc 3218 personnes poursuivies (selon le Premier ministre) parmi 8400 personnes interpellées (selon le ministre de l’Intérieur) donne en treize semaines de mouvement des #GiletsJaunes : -5182 personnes interpellées sans poursuites, et parmi elles -4282 gardés à vue
      6. Ce qui fait une moyenne de 398 personnes interpellées chaque semaine sans poursuites, dont 329 ont été placées en garde à vue.

      #justice #garde_à_vue #statistiques #chiffres #interpellations #condamnations #privation_de_liberté


  • « Gilets jaunes » : les vidéos amateurs, des chaînes d’info ou de surveillance nourrissent les enquêtes judiciaires et font tomber plein de gens pris dans la tourmente d’une légitime colère...
    Par Nicolas Chapuis : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/01/gilets-jaunes-les-videos-de-surveillance-amateurs-ou-des-chaines-d-infos-nou

    À ajouter à la compile que je tente de faire sur la responsabilité des preneureuses d’images en manifestations : https://seenthis.net/messages/490706

    A Paris, les mobilisations et leurs dérapages ont été largement filmés, permettant aux policiers de « filocher » virtuellement des fauteurs de troubles peu vigilants.

    /.../

    « C’est formidable », résume une source policière, qui raconte comment on peut désormais « filocher » un individu à travers quasiment toute la capitale, en mêlant caméras officielles et observation des réseaux sociaux, où pullulent les films amateurs.

    #photo #video #fichage & #criminalisation des #mouvements_sociaux
    #filocher ... et #filochage, aussi, du coup !

    • « Gilets jaunes » : comment les films amateurs, les chaînes d’info et la vidéosurveillance nourrissent les enquêtes judiciaires, Nicolas Chapuis
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/02/01/gilets-jaunes-les-videos-de-surveillance-amateurs-ou-des-chaines-d-infos-nou

      " Un basculement de la #police dans l’ère de la #vidéo, que certains n’hésitent pas à comparer à la révolution des empreintes digitales. "

      A Paris, les mobilisations et leurs dérapages ont été largement filmés, permettant aux policiers de « filocher » virtuellement des fauteurs de troubles peu vigilants.

      C’est une bataille de l’image qui fait rage. Jamais un conflit social en France n’a été autant filmé de toutes parts que celui des « gilets jaunes », qui ont fait de ces séquences postées sur les réseaux sociaux une arme de contestation massive. Mais une arme à double tranchant. Grâce à cette profusion de vidéos, les enquêteurs de police bénéficient depuis deux mois d’une masse d’information totalement inédite, surtout à Paris où tous les projecteurs sont braqués.

      Qu’elles proviennent de caméras d’amateurs, de journalistes indépendants – par exemple du média Brut, apprécié des « gilets jaunes » –, de chaînes d’information – notamment RT France, qui a la confiance des manifestants –, du plan de vidéoprotection de la Ville de Paris, des forces de l’ordre ou même des magasins, ces bandes sont visionnées avec une grande attention par les officiers de police judiciaire, pour résoudre les enquêtes dont ils ont la charge.

      Car si l’accent est mis depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » sur les opérations de maintien de l’ordre, une grande partie des effectifs de police sont en réalité consacrés quotidiennement au travail d’#investigation. Sur la zone de compétence de la Préfecture de police de Paris, chaque samedi et chaque dimanche, quelque 300 agents de la direction de la sécurité publique de l’agglomération parisienne (DSPAP) ont été mobilisés pour traiter l’ensemble des procédures d’interpellation, ainsi qu’une bonne partie des affaires judiciaires. Les dossiers les plus sensibles, au nombre de dix-neuf, ont été confiés à la direction régionale de la police judiciaire, le fameux « 36 ».

      Sur les réseaux sociaux, les films amateurs pullulent

      Quel que soit le service sollicité, les enquêteurs s’accordent à souligner le poids pris par l’analyse des images dans leur travail. « C’est formidable », résume une source policière, qui raconte comment on peut désormais « filocher » un individu à travers quasiment toute la capitale, en mêlant caméras officielles et observation des réseaux sociaux, où pullulent les films amateurs.

      La plus symptomatique de ces affaires « vidéo résolues » par la police judiciaire parisienne est certainement l’interpellation, le 31 décembre 2018, de l’un des agresseurs des trois motards d’une compagnie de sécurité et d’intervention. La scène, qui avait eu lieu le 22 décembre, avait marqué les esprits : face à une foule menaçante, l’un des gardiens de la paix avait dégainé son arme brièvement, avant de la ranger.

      Sur les images d’un vidéaste indépendant, on pouvait voir un homme, coiffé d’un casque de scooter bleu et ceint d’un mégaphone, frapper l’un des policiers. Ce sont ces deux détails qui le trahiront quelques jours plus tard. Les enquêteurs ont retracé son parcours, en le suivant de caméra en caméra grâce à son mégaphone visible, jusqu’à le retrouver en train d’enfourcher son scooter dans une rue. Le relevé de la plaque d’immatriculation aboutira quelques jours plus tard à l’interpellation de ce jeune homme de 26 ans habitant le 18e arrondissement de Paris, sur son lieu de travail, un magasin de jeux vidéo.
      Les enquêteurs ont établi qu’il avait par ailleurs tenté de se procurer sur Internet un bouclier antiémeute ainsi… qu’un lanceur de balles de défense, l’arme de force intermédiaire de la police, si décriée actuellement.

      Capture d’écran d’une vidéo prise pendant l’acte III des gilets jaunes, le 22 décembre 2018 : un homme frappe un policier avec un mégaphone. C’est à partir de ces images que la police a pu l’identifier, à l’aide d’autres images (instagram, FB, vidéosurveillance), afin de le mettre en examen. LINEPRESS

      Images vidéo associées à des #prélèvements

      Au sein de la « PJ » parisienne, c’est le 1er district (compétent sur le centre et l’ouest de la capitale) qui a récupéré l’essentiel des dossiers les plus marquants, les faits se déroulant principalement aux abords des Champs-Elysées.
      Ainsi, l’enquête menée par ce service sur les dégradations de l’Arc de triomphe, le 1er décembre, a abouti, notamment grâce à l’exploitation des images, à quatorze #interpellations, dont celle, dans le Doubs, de l’auteur présumé du tag sur le monument signé « Sanglier », un militant proche de l’ultradroite. Les investigations se poursuivent dans ce dossier qui pourrait donner lieu à d’autres arrestations.
      Ce sont également des images vidéo, associées à des prélèvements, qui ont permis de progresser dans le dossier de l’incendie de l’hôtel particulier situé sur le rond-point de l’Etoile, le 1er décembre. Le rez-de-chaussée et le premier étage d’un cabinet d’avocats américain, Hughes Hubbard & Reed LLP, avaient été ravagés par les flammes et des pilleurs s’étaient généreusement servis à l’intérieur ; pour un préjudice total estimé à 500 000 euros. Deux hommes de 24 et 25 ans, issus du 9e arrondissement de Paris et du Val-de-Marne, ont été depuis interpellés et renvoyés devant la justice.

      La brigade criminelle a, pour sa part, récupéré les deux dossiers les plus sensibles aux yeux des forces de l’ordre : la tentative de lynchage d’un policier de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) et les bombes agricoles lancées sur un gendarme mobile, deux scènes qui se sont déroulées aux abords de l’Arc de triomphe le 1er décembre. Le premier a été blessé au fémur, au nez et à la mâchoire. Le second a été gravement touché aux jambes, avec « des brûlures impressionnantes », selon une source policière. La justice a requalifié les faits en #tentative_d’homicide_volontaire_sur_personne_dépositaire_de_l’autorité.

      Amateurisme de certains casseurs

      Le cas du gendarme semble le plus difficile à résoudre, faute de vidéos probantes. « C’est typiquement le genre d’affaire où on manque cruellement d’images », résume une source policière, quand l’agression du policier a, elle, été filmée sous tous les angles. Deux personnes ont ainsi été interpellées, dont un homme de 45 ans demeurant dans le Tarn. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui les vêtements qu’il portait le jour de la manifestation. « C’est la différence avec les enquêtes sur les voyous, qui se débarrassent de toutes leurs fringues dès qu’ils ont commis un délit », explique une source policière.

      L’amateurisme de certains casseurs est en effet criant. Un homme d’une trentaine d’années, issu de Seine-Saint-Denis, a ainsi été arrêté pour le pillage d’un magasin Givenchy, le 24 novembre, rue Francois-Ier, près des Champs-Elysées. Il avait tenté de revendre le produit de son larcin sur le site Leboncoin, surveillé par la police. Il a été condamné à douze mois de prison dont six avec sursis.

      Dans de rares cas, les enquêteurs n’ont pas eu à chercher bien loin.

      Dans l’affaire de la dégradation des Tuileries, l’un des casseurs, écrasé par le poids de la grille arrachée, avait fini la nuit à l’hôpital. Avant de s’échapper pour rentrer chez lui à Rouen, où les policiers de la brigade de répression du banditisme (BRB) venus prêter main-forte à leurs collègues débordés, l’ont cueilli.
      Quand ce n’est pas l’amateurisme, c’est parfois l’hybris qui les trahit. En effet, certaines affaires ont été résolues grâce aux images des coupables eux-mêmes, qui se sont filmés en train de commettre le délit. Les vidéos trouvées sur leurs propres téléphones permettent de les confondre en garde à vue. « J’appelle ça la délicieuse stupidité des voyous », s’amuse un policier.

      Plusieurs dossiers dans l’impasse

      La palme est sans doute détenue par le jeune homme qui s’est fait interpeller après le #pillage d’un magasin de vêtements, aux abords de l’Arc de triomphe. Il portait alors, empilé sur lui, l’ensemble de ses trouvailles. A la sortie du tribunal, il se vantait devant les caméras de TF1 de porter une veste volée que les policiers n’avaient pas remarquée. Et promettait de récidiver la semaine suivante. Mais si son visage était bien masqué, ses habits, les mêmes qu’il portait en garde à vue, étaient eux bien identifiables. Les agents de la DSPAP l’interpelleront de nouveau quelques jours plus tard.

      Si elle a changé le quotidien des enquêteurs, l’omniprésence de la vidéo ne permet cependant pas de tout résoudre. Plusieurs dossiers sont toujours en cours d’investigation. Le vol du fusil d’assaut HK G36 dans une voiture de police n’a pas encore été résolu. Deux personnes ont été interpellées dans cette affaire par la police judiciaire. La première, un SDF de 18 ans identifié sur les vidéos, détenait une munition de 5,56 mm correspondant à celles de l’arme, et portait les mêmes vêtements que le jour du vol. La seconde a été arrêtée pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l’ordre. Mais rien n’indique qu’il a participé au larcin. L’arme demeure à ce jour introuvable.
      L’intrusion dans le ministère des relations avec le Parlement le 5 janvier, à l’aide d’un engin de chantier, n’a pas encore été élucidée. Une seule certitude, les « gilets jaunes » n’ont pas eu à chercher bien loin pour trouver les clés du transpalette, l’outil qui a servi à enfoncer la porte : elles se trouvaient sous le tapis à côté, une pratique courante sur les zones de travaux. L’engin a également été utilisé pour saccager une banque dans une rue voisine.

      Les auteurs de #dégradations sur d’autres bâtiments symboliques, le Palais de Chaillot et l’ambassade de Belgique, n’ont pas non plus été identifiés. Tout comme certains pilleurs d’enseignes de luxe. C’est le cas de ceux qui ont saccagé la boutique Dior des Champs-Elysées le 24 novembre, pour un préjudice estimé à 1,5 million d’euros. Les casseurs, en plus des dégâts commis, sont partis avec un beau butin en bijoux.
      Une révolution
      Les enquêteurs ne désespèrent pas de faire parler les indices dans ces différents dossiers, voire de recevoir de nouvelles preuves par vidéo de la part de vidéastes amateurs, comme ce fut le cas dans certaines affaires.
      En attendant, ils continuent de visionner des dizaines d’heures de vidéos. Et pas que dans le cadre de la résolution d’#enquête. Les images des reporters indépendants qui filment les forces de l’ordre pour capter d’éventuelles violences policières sont aussi utilisées, mais à des fins pédagogiques cette fois. La hiérarchie s’en sert dans ses débriefings avec les troupes pour identifier les manœuvres ratées et les comportements à modifier.

      En attendant d’avoir ses propres images, avec la généralisation des caméras-piétons et des unités chargées de filmer. Un basculement de la police dans l’ère de la vidéo, que certains n’hésitent pas à comparer à la révolution des empreintes digitales.

      2 415 personnes interpellées à Paris depuis le début du mouvement

      Depuis le début du mouvement des « #gilets_jaunes », 2 415 personnes ont été interpellées à Paris et dans la petite couronne, parmi lesquelles 2 013 ont été placées en garde à vue, et 889 ont été déférées devant la #justice. Un pic a été atteint le 8 décembre 2018, avec 1 082 interpellés pour 974 gardes à vue. 87 % des personnes interpellées étaient majeures et près de 6 sur dix n’habitaient pas en Ile-de-France.

      La majorité des cas concerne des participations à des groupements en vue de commettre des dégradations, des violences sur personne dépositaire de l’autorité, des ports d’armes prohibées et des dégradations volontaires.

      Du côté de la préfecture de police de Paris, on souligne la volonté de mettre en place, les jours de rassemblement des « gilets jaunes », un dispositif qui permette d’interpeller et de mettre au plus vite les individus suspects « dans la chaîne judiciaire ». La justice a dû en effet se mettre au diapason pour traiter l’afflux de procédure. Sur les 889 personnes déférées, 296 sont passées en comparution immédiate, 197 condamnations, 56 renvois et 43 relaxes. 36 #mandats_de_dépôt ont été prononcés depuis le début, alors que 12 personnes sont en #détention_provisoire : au total, 48 personnes sont aujourd’hui écrouées.

      #surveillance #caméras_de_surveillance #journalistes #police #maintien_de_l'ordre


  • Maintien de l’ordre et violences policières : ce que l’histoire nous apprend
    http://theconversation.com/maintien-de-lordre-et-violences-policieres-ce-que-lhistoire-nous-ap

    Les manifestations des gilets jaunes de ces dernières semaines ont soulevé à nouveau la question des violences policières et d’un usage accru de la violence par les forces de l’ordre, une question déjà posée en 2016 à l’occasion du mouvement contre la « loi travail ». On voudrait apporter un éclairage historique sur ce phénomène supposé de « retour » de la violence. Il ne s’agit pas de relativiser les agissements policiers, mais d’inscrire les événements dans l’évolution du maintien de l’ordre en France.
    Calmer le « citoyen momentanément en colère »

    Le maintien de l’ordre repose en France depuis longtemps sur des unités spécialisées : les gendarmes mobiles, apparus en 1921, complétés par les CRS, à partir de 1944, avec le recours à certaines périodes à des unités non permanentes comme les compagnies d’intervention de la Préfecture de Police à Paris dans les années 1950-1960.

    A l’origine de ces forces se trouve la préoccupation de ne plus recourir à l’armée, de ne plus traiter le manifestant comme un « ennemi » mais un « citoyen momentanément en colère ».

    La montée de ces forces est aussi liée au développement de la manifestation canonique dans les formes légitimes d’expression politique depuis la fin du XIXème siècle. Les moyens mortels (armes à feu) sont évacués, remplacés après-guerre par des instruments en principe non létaux dont la matraque est l’emblème, puis les gaz à partir de 1947 et enfin les grenades assourdissantes.
    Les grévistes forcent le barrage de police le 20 mars 1906. Wikimedia
    Un matériel plus sophistiqué

    Depuis Mai 68 (qui avait pris la police au dépourvu), la sophistication du matériel s’est accentuée avec le développement des protections individuelles et des véhicules, le perfectionnement de l’armement. Le maintien de l’ordre s’est aussi technicisé, puisqu’après de longues décennies d’apprentissage « sur le tas » au sein des unités, il fait l’objet d’un enseignement spécifique, comme au centre de Saint-Astier, créé par la gendarmerie au lendemain de Mai 68 puis devenu permanent, où les unités s’entraînent régulièrement dans le décor d’une ville fictive. Les agents s’aguerrissent aux manoeuvres et aussi à la maîtrise de soi nécessaire au métier. Un répertoire s’est alors fixé, fondé sur son caractère défensif, la planification, le contrôle à distance des manifestants, le retardement de l’usage de la force, et le dialogue, voire la cogestion avec les organisateurs des manifestations pour faciliter leur encadrement policier. Depuis quarante ans, les effectifs de ces forces sont restés stables, autour de 30 000 hommes (17 000 gendarmes mobiles, 13 000 CRS). Elles peuvent recevoir le renfort d’autres forces de police, dont le maintien de l’ordre n’est cependant pas le « métier ». Ces interventions ont été à l’origine de violences policières (comme la mort de Malik Oussekine à Paris le 6 décembre 1986).
    CRS et manifestants pendant la lutte contre l’extension du camp militaire, Larzac, France, années 1970. Community of the Ark of Lanza del Vasto/Wikimedia, CC BY-ND
    Quel critère pour définir la violence policière ?

    La question du niveau de violence policière et de son évolution est éminemment complexe. Quel critère retenir en effet ?

    Le seul nombre de morts, souvent retenu, montrerait cependant que le maintien de l’ordre devient plus meurtrier en France à partir de 1879, en particulier pendant la période de l’après-guerre, marquée par la guerre froide et la guerre d’Algérie.

    En témoignent les épisodes sanglants du 17 octobre 1961 et du 8 février 1962, qui ont fait respectivement au moins cent morts et 8 morts à Paris.

    Cette seule courbe contredit l’existence d’un processus séculaire graduel de « réduction de la violence » et de pacification du maintien de l’ordre. En dehors de rares grands événements très meurtriers, il est difficile pour certains spécialistes de juger du niveau de violence policière le critère du nombre de morts dissimule d’autres formes de violence (charges, interpellations et intensité de la répression) et le « niveau de violence » renverrait avant tout aux perceptions de la manifestation.

    Si on s’en tient à ce seul critère mesurable, depuis un siècle, des phases d’apaisement relatif alternent avec des cycles de violence : celui qui oppose les organisations communistes à la police et culmine avec les manifestations contre le général Ridgway en mai 1952, puis la police aux Algériens en 1960-1962. Ces épisodes montrent que la violence policière fait toujours partie du répertoire d’action de l’État et a pu être un recours dans certaines circonstances.
    Contact plus fréquent

    La question du « retour » des violences policières doit être lue à la lumière des transformations du maintien de l’ordre depuis les années 2000. Celui-ci a été modifié par la lutte contre les « violences urbaines », autrement dit les émeutes des quartiers populaires (2005 et 2007). Les unités sont devenues plus mobiles et plus offensives, tant grâce à un armement plus agressif qu’en projetant des forces destinées à interpeller les émeutiers en vue d’une répression judiciaire.

    Il s’ensuit une transformation notable des formes de maintien de l’ordre, où le contact est plus fréquent, avec toutes les occasions de violence que peuvent provoquer de telles situations. Aux dispositifs adoptés lors des manifestations parisiennes des gilets jaunes, on peut appliquer des constats dressés à l’occasion du mouvement contre la loi travail en 2016 .
    Manif du 11 novembre 2018 contre l’invitation de Donald Trump pour les commémorations du 11 novembre 1918 par M. Macron. Jeanne Menjoulet/Flickr, CC BY-SA

    On note ainsi une dimension offensive marquée, avec des tirs de lanceur de balle de défense (LBD) (communément appelé Flashball), le déploiement massif d’unités dédiées à l’interpellation de manifestants par un pouvoir politique désireux d’afficher le soir même « la restauration de l’ordre », en utilisant des agents venus des BAC et de la BRI, et non des professionnels du maintien de l’ordre.

    Tout cela tend à brouiller les frontières entre encadrement des manifestations et police des « violences urbaines ». De telles interventions, perçues comme un usage indiscriminé de la force, ne manquent pas de générer des phénomènes de solidarisation des manifestants et de nouvelles violences.
    Des pratiques françaises pointées du doigt

    A cet égard, les spécialistes pointent des pratiques françaises à rebours des stratégies de « désescalade » menées dans d’autres pays européens, qui passent par le dialogue continu avec les organisateurs et les manifestants : depuis la présence d’officiers de liaison médiateurs, comme les Peace Units aux Pays-Bas, les « officiers de dialogue » en Suède, jusqu’à des panneaux lumineux donnant les instructions de la police à ceux qui défilent.
    Intervention de ‘Peace Units’ néerlandais lors d’une manifestation sportive.

    La sophistication de l’arsenal n’est pas non plus synonyme de pacification : le LBD et les grenades de désencerclement sont des armes susceptibles d’entraîner de graves blessures. Les forces de l’ordre conservent aussi des instruments archaïques, comme les grenades offensives (responsables de la mort de Rémi Fraisse à Sivens en 2014).

    Si l’on peut évoquer un apaisement tendanciel ou relatif de la violence du maintien de l’ordre depuis 1968, la situation reste ouverte : l’usage de la violence dépend in fine du degré de légitimité des protestataires aux yeux de l’autorité politique et des forces de l’ordre.

    #maintien_de_l'ordre


  • « Gilets jaunes » : la « police des polices » saisie de 48 affaires de violences policières présumées
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/28/l-igpn-saisie-de-48-affaires-de-violences-policieres-presumees_5403279_16535

    L’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », a été saisie par la justice de 48 affaires de violences policières présumées lors de manifestations des « #gilets_jaunes » et des lycéens au cours des dernières semaines, a annoncé, vendredi 28 décembre, le ministère de l’intérieur. [...]

    Depuis le début du mouvement, le 17 novembre, dix « gilets jaunes » sont morts et plus de 1 500 personnes ont été blessées, dont une cinquantaine gravement, selon des sources policières. Les forces de #police et de #gendarmerie, qui ont procédé à plus de 5 500 #interpellations et mis plus de 5 000 personnes en #garde_à_vue, déplorent de leur côté plus de 1 000 blessés.

    #violences_policières @davduf mais tu as du le voir


  • #métaliste de liens sur des projets qui visent à intégrer les #réfugiés dans les universités en #Suisse

    https://seenthis.net/messages/671694
    –-> aussi sur le #Passeport_Européen_de_Qualifications

    https://seenthis.net/messages/585406
    https://seenthis.net/messages/526101
    https://seenthis.net/messages/503039
    https://seenthis.net/messages/409739

    A l’#EPFZ (#école_polytechnique de #Zurich) :
    https://seenthis.net/messages/515188

    Avec un témoignage :
    https://seenthis.net/messages/580710

    Sur le programme #Horizon_académique de l’#Université_de_Genève :
    https://seenthis.net/messages/645853
    https://seenthis.net/messages/513292

    Quand le programme ne s’appelait pas encore Horizon académique
    https://seenthis.net/messages/499841
    https://seenthis.net/messages/466178
    https://seenthis.net/messages/466001
    https://seenthis.net/messages/465817
    https://seenthis.net/messages/444685

    #Université_de_Bâle
    https://seenthis.net/messages/440488
    #Bâle

    #USI, #Università_della_Svizzera_italiana
    https://seenthis.net/messages/607485
    #Tessin

    Une #interpellation :
    https://seenthis.net/messages/602108
    #interpellation_parlementaire

    Les #barrières à l’inscription des demandeurs d’asile dans les universités suisses :
    https://seenthis.net/messages/746026

    Des #critiques autour de ces programmes :
    https://seenthis.net/messages/592005

    Prise de position de l’UNES : l’accès à l’université pour les réfugiés doit être facilité :
    https://seenthis.net/messages/563366

    –-------------------------------
    AILLEURS QU’EN SUISSE...

    #Italie :

    A #Trento :
    https://seenthis.net/messages/746029

    Projet #mentorship en Italie :
    https://seenthis.net/messages/604788#message644263

    #Università_Europea :
    https://seenthis.net/messages/482579

    #Pavia :
    https://seenthis.net/messages/475877

    Le projet #UNI-CO-RE de l’université de #Bologne :
    https://seenthis.net/messages/761696
    #corridors_universitaires

    –--------------------------------

    #Hongrie :
    https://seenthis.net/messages/718619
    https://seenthis.net/messages/514227
    #CEU #Central_European_University

    –-------------------------------

    #Allemagne

    #Kiron_University :
    https://seenthis.net/messages/426497

    Autres initiatives en Allemagne :
    https://seenthis.net/messages/368941

    –------------------

    #France

    #Grenoble :
    https://seenthis.net/messages/621465
    https://seenthis.net/messages/497301

    Des étudiants d’universités et de grandes écoles aident les migrants à passer leurs diplômes en #France :
    https://seenthis.net/messages/510007

    Appel « Ils ferment les frontières, ouvrons nos écoles » :
    https://seenthis.net/messages/485541

    #EHESS :
    https://seenthis.net/messages/474982#message474983

    #Sciences_po (+ autres projets signalés par @stephane_m) :
    https://seenthis.net/messages/469358

    –--------------------------------

    Sur les #bourses_d'études pour réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/613719
    #Argentine #USA #Etats-Unis

    Spécifiquement sur les Etats-Unis :
    https://seenthis.net/messages/570099

    Et l’Italie :
    https://seenthis.net/messages/604788
    https://seenthis.net/messages/585400

    #Kings_College
    https://seenthis.net/messages/568552
    #Oxford :
    https://seenthis.net/messages/511012
    #UK #Angleterre
    #Compass_project, #University_of_London
    https://seenthis.net/messages/511012#message608004
    #Bristol
    https://seenthis.net/messages/500218
    #sanctuary_scholarship_scheme
    #Goldsmith_university :
    https://seenthis.net/messages/421844

    En France pour les #réfugiés_syriens :
    https://seenthis.net/messages/505542

    En #Belgique
    https://seenthis.net/messages/442897
    #ULB

    Le projet européen #coLAB :
    https://seenthis.net/messages/776300
    –--------------------

    En général, sur l’accès aux études universitaires des réfugiés :
    https://seenthis.net/messages/746028

    Les Hautes écoles face à l’accueil des réfugiés, dans le #monde :
    https://seenthis.net/messages/593418

    Refugees Welcome Map
    https://seenthis.net/messages/475877
    #cartographie #visualisation

    #Science_for_refugees
    https://seenthis.net/messages/474982#message474983
    #science4refugees

    –----------------------------

    Programmes #Erasmus+ pour soutenir les réfugiés dans leurs études (notamment en lien avec l’apprentissage de la langue)
    https://seenthis.net/messages/621465
    #ErasmusPlus

    A ‘University in Exile’ to Reconnect Syrian Students and Academics
    https://seenthis.net/messages/594865
    #Jamiya_Project

    The #silent_university :
    https://seenthis.net/messages/491347

    Berliner Student gründet Online-Uni für Flüchtlinge ohne Papiere
    https://seenthis.net/messages/421844

    #Wings_university
    https://seenthis.net/messages/368941#message378162

    #études_universitaires #université #asile #migrations #intégration_professionnelle #éducation #accès_aux_études #solidarité


  • De nouvelles actions pour les « gilets jaunes »
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/12/16/01016-20181216ARTFIG00160-de-nouvelles-actions-pour-les-gilets-jaunes.php

    Avec la double casquette de manifestant et de représentant du mouvement, Steven Lebee, qui a pris, samedi, la parole dans un cortège du quartier de l’Opéra à Paris aux côtés de Priscillia Ludosky, met en garde contre des apparences trompeuses. Dans le bus du retour, ce dimanche, ce père au foyer de 31 ans vivant en Haute-Savoie raconte comment nombre de cars transportant des « gilets jaunes », stoppés aux entrées de la capitale, ont dû faire demi-tour. « Il n’y avait pas moins de monde mais on a refoulé des bus entiers », assure-t-il.

    • « Gilets jaunes » : la mobilisation s’essouffle, particulièrement à Paris [ce titre dessert l’article ; plus bas : « Gilets jaunes » : l’exécutif répond et tente une sortie de crise]
      https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/12/17/la-mobilisation-des-gilets-jaunes-s-essouffle-particulierement-a-paris_53986

      [...] Samedi matin, en haut des Champs-Elysées, le contraste avec les semaines passées était #spectaculaire : quelques centaines de personnes tout au plus. Ces dernières se refusaient de se rendre à l’évidence, en reprochant aux #forces_de_l’ordre – avec des #interpellations_préventives ou des barrages – d’avoir freiné les manifestants. Le nombre d’interpellations a pourtant chuté drastiquement : 179 pour la journée de samedi à Paris, contre 1 082 le 8 décembre.

      Des échauffourées, avec gaz lacrymogène et jets de projectiles, suivis de mises en garde à vue ont eu lieu à Bordeaux, Saint-Etienne, Toulouse, Nantes, Besançon, Nancy ou Lyon. Et plusieurs zones de péages dans le sud, de Perpignan à Orange, ont de nouveau été touchées par des incendies et dégradations. Mais on déplore globalement beaucoup moins d’incidents et de blessés, partout en France.
      Venu de Douai (Nord) manifester à Paris, Jean-Luc, technicien de 29 ans, se doutait bien qu’il y aurait moins de monde : « Certains sont satisfaits des annonces de Macron, il y a eu l’attentat de Strasbourg, les violences, certains ont pris peur… Et puis, ça fait cinq semaines qu’on est sur les ronds-points, les gens sont fatigués. »

      Cette occupation des #ronds-points est le cœur battant du mouvement. C’est là qu’on réinvente le monde autour d’un feu de bois et qu’on fait vivre la lutte localement. Du maintien de ces places fortes dépend désormais la poursuite de la mobilisation. Les responsables de la majorité l’ont bien compris, à l’instar du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui n’a pas exclu, dimanche sur France 3, l’envoi de « CRS ou de gendarmes à la campagne » pour « libérer l’espace public » .

      Depuis le 17 novembre, ceux qui mènent des opérations de #blocage ont déjà été régulièrement délogés. Affectés dans leur activité économique, des commerçants et des exploitants d’autoroutes ont saisi la voie judiciaire et obtenu gain de cause : dans l’Eure, cinq ordonnances ont ainsi été rendues, obligeant des « #gilets_jaunes » à quitter les lieux, sous astreinte financière.

      Mais ces derniers jours, des « gilets jaunes » pacifiques et ne menant aucune action de blocage sont, eux aussi, sous pression. Dans l’Yonne, certains ont été sommés par le préfet de réduire la taille de leur #campement à un simple abri contre la pluie. « C’était un petit village qui commençait à se construire », déplore le préfet de l’Yonne, Patrice Latron auprès du Monde. Moins confortable, l’occupation en ce mois de décembre pourrait s’avérer plus difficile.

      Dimanche soir, à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), les « gilets jaunes » qui avaient installé buvette et canapé sur l’échangeur du Magny étaient en émoi. « On s’attend à être évacué mardi ou mercredi, tempêtait ainsi l’un d’eux, Pierre-Gaël Laveder. Ils veulent étouffer le mouvement ! » Lui craignait que ces représailles rendent la mobilisation plus violente samedi prochain. C’est un risque. Car même moins nombreux, les « gilets jaunes » n’ont pas tout à fait rendu les armes. A Montceau-les-Mines, comme ailleurs en France, certains veulent croire à un acte VI, le 22 décembre, y compris à Paris.

      « Gilets jaunes » : l’exécutif répond et tente une sortie de crise, Cédric Pietralunga et Bertrand Bissuel
      https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/12/17/l-executif-au-defi-d-une-delicate-sortie-de-crise_5398679_823448.html

      Edouard Philippe a détaillé des mesures sociales qui seront examinées dans la semaine par les élus, alors que la mobilisation semble s’essoufler.

      Pas question de fanfaronner. Même si le mouvement des « gilets jaunes » semble marquer le pas, avec seulement 66 000 #manifestants à travers la France samedi 15 décembre, soit deux fois moins qu’une semaine plus tôt, l’exécutif se garde bien de crier victoire. « La participation [aux manifestations] est moindre, mais les questions posées sont toujours là », a reconnu François Bayrou, le président du MoDem, dimanche, sur BFM-TV.

      Au bout de cinq semaines de mobilisation, les « gilets jaunes » ont fait vaciller le pouvoir. Pour la première fois depuis le début de son mandat, le président de la République a été contraint de reculer, en abandonnant la hausse de la taxe carbone prévue en 2019, qui devait à nouveau faire augmenter le prix du litre de diesel (de 6 centimes) et celui de l’essence (de 3 centimes) le 1er janvier.

      S’il a réussi à calmer tout ou partie de la colère, en annonçant pour environ 10 milliards d’euros de mesures sociales [sic] le 10 décembre, Emmanuel Macron sait qu’il ne peut pas faillir dans l’exécution. Qu’il donne le sentiment de tergiverser ou de renoncer à une partie de ses promesses, et les ronds-points pourraient très vite se colorer de nouveau de jaune. « On n’a pas le droit à l’erreur », reconnaît un conseiller de l’exécutif. « 

      L’engagement du président sera tenu (…), il n’y aura pas de #carabistouille », s’est engagé Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, très proche du chef de l’Etat, dans Le JDD du 16 décembre.

      Critiques de l’opposition

      Alors que nombre d’observateurs s’inquiètent de la capacité du #gouvernement à mettre en musique les engagements d’Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe a tenté d’en préciser les modalités, dans un entretien aux Echos, lundi. S’agissant des 100 euros supplémentaires pour les #travailleurs modestes, le dispositif finalement retenu a encore évolué par rapport à ce que l’exécutif en avait dit, il y a quelques jours.

      La hausse de #revenu, promise par Emmanuel Macron, reposera finalement sur deux éléments : la revalorisation légale du #smic, au 1er janvier 2019, ce qui ne figurait pas dans le schéma de départ, et une forte amélioration de la #prime_d’activité (PA) – celle-ci pouvant désormais être versée à quelque 5 millions de ménages (contre 3,8 millions à l’heure actuelle, selon le ministère du travail).

      Mais avec ce dispositif, seulement un peu plus de la moitié des smicards seront éligibles aux 100 euros en plus ; les autres ne seront pas concernés, du fait des conditions d’attribution de la PA puisque celle-ci tient compte des ressources ainsi que de la composition du foyer, et non pas des revenus de la personne seule. Un pari risqué : en évinçant un certain nombre de smicards de la mesure, Emmanuel Macron prête le flanc aux critiques de l’opposition et des « gilets jaunes », qui pourront railler la promesse non vraiment tenue du chef de l’Etat.

      Le détail des mesures : ce qu’Edouard Philippe a répondu aux « gilets jaunes »

      Néanmoins, la mesure pourra s’appliquer à des personnes dont la rémunération est un peu au-dessus du smic. Un exemple, évoqué par Edouard Philippe dans Les Echos : un célibataire sans enfant, dont les ressources mensuelles nettes vont jusqu’à 1 560 euros, touchera le surcroît de 100 euros. Les sommes tomberont dans la poche des bénéficiaires début février 2019. Montant total de la dépense : 2,5 milliards d’euros.

      Autre coup de pouce en faveur du pouvoir d’achat : dès le 1er janvier 2019, les heures supplémentaires seront exonérées de l’impôt sur le revenu et de cotisations salariales (mais pas des charges patronales [sic] , contrairement à ce qui avait été indiqué dans un premier temps). Les allégements cesseront de s’appliquer si les gains dépassent 5 000 euros par an. La facture pour les finances publiques devrait s’élever à environ 2,5 milliards d’euros l’an prochain.

      « Faire vite »

      Le premier ministre a également confirmé l’annulation de la hausse de la CSG qui était entrée en vigueur, début 2018, pour une partie des #retraités. A l’avenir, ceux dont le revenu fiscal de référence est de 22 580 euros par an (pour une personne seule) repasseront au taux de 6,6 % (contre 8,3 % depuis janvier 2018). D’après l’entourage de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, quelque 3,7 millions de ménages vont profiter de cette décision, soit environ la moitié de ceux qui avaient subi la majoration du taux de CSG en début d’année. Coût de ce geste : 1,5 milliard d’euros.

      Enfin, jusqu’à la fin mars 2019, les entreprises auront la possibilité d’octroyer une prime exceptionnelle à leurs personnels. Cette gratification sera entièrement défiscalisée et exonérée de tout prélèvement (cotisations sociales, CSG, CRDS), dans la limite de 1 000 euros et pour ceux dont le salaire mensuel ne dépasse pas trois smic.

      Au-delà des inquiétudes techniques, les #macronistes s’interrogent sur la capacité du Parlement à légiférer rapidement pour que les mesures annoncées par le chef de l’Etat puissent s’appliquer dès janvier. Le projet de loi, qui doit servir de véhicule à ces dispositions, sera présenté mercredi en conseil des ministres et l’Assemblée nationale l’examinera dès le lendemain. Le Sénat devrait suivre vendredi. Mais que les députés de l’opposition multiplient les amendements ou que le Sénat – où les macronistes ne sont pas majoritaires – rechigne à voter le texte en l’état, et c’est tout le bel ordonnancement de l’exécutif qui tombe à l’eau.

      « J’en appelle à la responsabilité des parlementaires, a plaidé M. Ferrand dans Le JDD. La liberté de débattre et d’amender est essentielle, mais il serait paradoxal de retarder volontairement l’adoption de mesures sociales urgentes – surtout de la part de partis politiques qui ont soutenu les “gilets jaunes” ! » « 

      L’objectif n’est pas de pinailler mais de faire vite ce qui a été annoncé », a abondé Marc Fesneau, le ministre des relations avec le Parlement, dimanche dans Le Parisien.

      Cela suffira-t-il pour permettre à l’exécutif de se projeter dans « l’après » ? Le bon accueil réservé au chef de l’Etat à Strasbourg, où il s’est rendu vendredi soir pour rendre hommage aux victimes de l’attaque terroriste du 11 décembre, a rasséréné les soutiens du président. « C’est la preuve qu’il n’est pas empêché, qu’il peut continuer à sortir de l’Elysée », estime un familier du Château. La venue d’Emmanuel Macron à Biarritz, où il doit se rendre mardi 18 décembre pour préparer la réunion du G7 que la France organise dans la ville basque l’été prochain, sera un autre test de la capacité du chef de l’Etat à renouer avec les Français.

      D’autres veulent croire que le « grand débat annoncé par le président de la République permettra de faire baisser la pression. Mais celui-ci a déjà pris du retard. Son lancement, prévu le 14 décembre, a été retardé et un premier couac sur l’ajout puis le retrait de l’immigration parmi les thèmes prévus de la consultation interroge. La commission nationale du débat public, présidée par Chantal Jouanno, ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, doit présenter cette semaine les modalités de l’événement. En attendant, certains ministres ont déjà annoncé leur présence à des débats, comme la secrétaire d’Etat à la transition écologique, Brune Poirson, qui devait échanger avec des associations, lundi, à Carpentras.

      Seule certitude : « Le chemin sera long » pour reconquérir l’opinion, anticipe un très proche du chef de l’Etat. Selon le baromètre mensuel de l’IFOP, publié dimanche 16 décembre, les Français ne sont plus que 23 % à se dire satisfaits de l’action d’Emmanuel Macron. A titre de comparaison, au même moment de son mandat, Nicolas Sarkozy comptait 44 % d’opinions favorables, tandis que François Hollande ne donnait satisfaction qu’à 22 % des Français, selon l’institut. En un an, la cote de popularité de l’actuel chef de l’Etat a été divisée par plus de deux.



  • La vidéo de l’#interpellation collective de dizaines de lycéens à #Mantes-la-Jolie provoque de vives réactions
    https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/12/06/mantes-la-jolie-des-images-choquantes-de-lyceens-interpelles-par-la-police_5

    « Comment 70 policiers maintiennent-ils au calme 150 jeunes ? Il leur fallait bien trouver des moyens pour les faire tenir tranquilles. Je ne connais pas d’autres méthodes »

    Le plus jeune a 12 ans, le plus âgé, 20 ans.

    #ah_ok

    « Et pour la plupart, il n’y avait rien d’autre à leur reprocher que la participation à un attroupement armé »

    Certains avaient des bouteilles d’essence, précise le procureur Lesclous. Les images de ces arrestations collectives peuvent frapper, c’est certain, et il est vrai que, de mémoire, on n’a jamais vu ça dans les Yvelines, mais face aux violences de ces derniers jours, il fallait opter pour une solution de #maintien_de_l_ordre. »


  • Zyed, Bouna, Adama, Théo… et combien d’autres ? - Révolution : Tendance marxiste internationale
    https://www.marxiste.org/actualite-francaise/politique-francaise/2130-zyed-bouna-adama-theo-et-combien-d-autres

    Après l’#interpellation et le viol de Théo à Aulnay-sous-Bois, le 2 février dernier, l’« enquête » de l’IGPN – la police des "polices – a conclu qu’il n’y avait pas eu #viol : elle parle d’un « accident ». Le policier n’aurait pas eu l’intention de violer Théo avec sa matraque. Pour le reste, l’IGPN parle de « violence volontaire ».

    Ce rapport écœurant n’influe que sur les éventuelles sanctions administratives. Le choix de la qualification reste entre les mains du juge d’instruction. Pourtant, depuis le rapport de l’IGPN, les médias appliquent à la lettre la présomption d’innocence. Au mieux, ils parlent « viol présumé », en mettant des guillemets. Certains journalistes évoquent une « interpellation musclée » ou « brutale », corroborant implicitement l’aberrante version de « l’accident ».


  • Coopération sécuritaire française et répressions au Gabon
    http://survie.org/activites/campagnes-et-mobilisation/article/cooperation-securitaire-francaise-5144

    Face à la répression massive au Gabon, la France doit suspendre sa coopération sécuritaire ! Alors que l’élection présidentielle est prévue le 27 août, le dictateur #Ali_Bongo vient de lancer une nouvelle vague de répression contre toutes les voix dissidentes du pays, dans un contexte pré-électoral déjà extrêmement tendu. Le 8 juillet a débuté l’opération militaire « Nguéné » qui met les forces de sécurité « en alerte » sur l’ensemble du territoire, replaçant des « checkpoints » dans les rues, à l’instar de ce (...)

    #Campagnes_et_mobilisation

    / #Campagnes, #Interpellation_des_élus, #Coopération_policière, Ali Bongo, #Réforme_de_la_politique_de_la_France_en_Afrique, Une, François (...)

    #François_Hollande


  • Loi sur le travail: la manip’ judiciaire anti-manifestants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/080616/loi-sur-le-travail-la-manip-judiciaire-anti-manifestants

    L’interpellation, le 19 mai, de vingt jeunes dans le métro de #Rennes et leur mise en cause pour « association de malfaiteurs » découlent des directives données par #Bernard_Cazeneuve. Le procureur de Rennes a monté de toutes pièces une enquête judiciaire à caractère criminel contre les animateurs du mouvement étudiant.

    #France #interpellations #manifestations_loi_travail #procureur_Nicolas_Jacquet


  • Arrêt de la #Coopération_militaire avec des dictateurs
    http://survie.org/activites/campagnes-et-mobilisation/article/arret-de-la-cooperation-militaire-5110

    Depuis plusieurs semaines, dans un contexte électoral africain très chargé, l’association Survie alerte l’opinion publique sur la situation au Congo, au Tchad, à Djibouti et au Gabon et interpelle le gouvernement sur la nécessité d’arrêter la coopération militaire française avec ces régimes Ces pays sont concernés par des élections présidentielles mettant en jeu des régimes autoritaires en place depuis de nombreuses années. Début avril, Survie a publié un rapport d’analyse à ce sujet. Vous pouvez le (...)

    #Campagnes_et_mobilisation

    / #Françafrique, #Campagnes, #Interpellation_des_élus, #Élections, Dictateurs (Amis de la France), Coopération (...)

    #Dictateurs_Amis_de_la_France_
    http://survie.org/IMG/pdf/2016-03-30_reponse_MAE_Elections_2016.pdf
    http://survie.org/IMG/pdf/2016-06-07_reponse_Survie_MAE.pdf


  • A #Lille, un cégétiste en prison sur fond de fichage des manifestants
    https://www.mediapart.fr/journal/france/240516/lille-un-cegetiste-en-prison-sur-fond-de-fichage-des-manifestants

    Antoine, un jeune militant interpellé lors de la manifestation du 17 mai, a été placé en détention provisoire le 19 mai, malgré un dossier vide de toute accusation, hormis celle de s’être débattu. L’Union départementale CGT du Nord réclame sa libération.

    #France #interpellation #manifestation_loi_travail


  • Lettre ouverte au gouvernement
    http://survie.org/activites/campagnes-et-mobilisation/article/lettre-ouverte-au-gouvernement-5103

    Survie a initié une interpellation du gouvernement pour exiger l’arrêt de la #Coopération_militaire française avec les régimes françafricains concernés en ce moment par des élections.

    #Campagnes_et_mobilisation

    / #Interpellation_des_élus, #Élections, Dictateurs (Amis de la France), Coopération militaire, #Réforme_de_la_politique_de_la_France_en_Afrique

    #Dictateurs_Amis_de_la_France_


  • Trois déboulonneurs lillois en garde à vue Communiqué reçu le 25 mars 2016

    Ce jeudi 24 mars a eu lieu la 85e action du collectif antipub des déboulonneurs de Lille.
    Dans une action de désobéissance civile assumée, à visage découvert, les déboulonneurs ont dégradé plusieurs panneaux à proximité de la rue Solférino, barbouillant « Panneau illégal », « Lille, ville sans pub », « Pub = violence » sur trois panneaux scellés au sol ou au mur, ainsi que « Libérons la planète de la pub » sur un grand panneau 4mx3m.
     


    Vers 20h15, Marion, Alessandro et Maxime, trois des déboulonneurs participant à cette action, ont été interpellés.
    Amenés au poste, ils ont été placés en garde à vue. Depuis cette interpellation, de nombreux citoyens et militants leur ont envoyé des messages de soutiens.
     
    Cette garde à vue intervient quelques heures avant le début de la deuxième édition de la Journée mondiale contre la publicité, le vendredi 25 mars.
    Dans plus d’une dizaine de villes en France et dans le monde, des actions vont dénoncer l’omniprésence de la publicité : http://journee.contrelapub.org
    Le 25 mars est aussi la date anniversaire de la relaxe obtenue par les déboulonneurs parisiens le 25 mars 2013 pour « état de nécessité ».
    Des déboulonneurs lillois ont aussi été relaxés le 7 juillet 2015 pour « absence de dégradation ».
    À Lille et partout en France, les déboulonneurs continueront par leurs actions à dénoncer l’affichage publicitaire imposé aux citoyens.

    Source La Brique : http://labrique.net/index.php/breves/778-trois-deboulonneurs-lillois-en-garde-a-vue

    #antipub #déboulonneurs #Lille #garde_à_vue #affichage_publicitaire_imposé #interpellation


  • Exigeons la fin de la coopération sécuritaire avec le #Tchad !
    http://survie.org/francafrique/tchad/article/exigeons-la-fin-de-la-cooperation-5088

    Nous vous proposons d’interpeller les député-e-s membres de la commission des Affaires étrangères au sujet de la coopération sécuritaire de la France avec le #Tchad

    Tchad

    / Tchad, #Répression, #Interpellation_des_élus, #Idriss_Déby, #Coopération_militaire, #Coopération_policière

    http://survie.org/IMG/odt/courrier_interpellation_coope_France_Tchad-2.odt
    http://survie.org/IMG/xlsx/Commission_Affaires_etrangeres.xlsx


  • Mort d’Ali Ziri : la #Justice referme définitivement le dossier
    https://www.mediapart.fr/journal/france/170216/mort-d-ali-ziri-la-justice-referme-definitivement-le-dossier

    La #Cour_de_cassation vient de confirmer le non-lieu rendu dans l’enquête sur la mort d’Ali Ziri, 69 ans, après une interpellation musclée par la #Police à #Argenteuil, en 2009. La famille va engager la responsabilité de l’État et saisir la Cour européenne des droits de l’homme.

    #France #Ali_Ziri #asphyxie #pliage #violences_policières



  • Dans le Val-d’Oise, récit d’une perquisition musclée
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/11/23/dans-le-val-d-oise-recit-d-une-perquisition-musclee_4815543_1653578.html
    Par Paul Barelli (Nice, correspondant), Richard Schittly (Lyon, correspondant) et Laurent Borredon

    Perquisitions au Pepper-Grill à Saint-Ouen-l’Aumône, le 21 novembre. (...)
    A 20 h 31, un homme tente péniblement d’ouvrir la porte intérieure du sas d’entrée, (...) casque, gilet pare-balles, bouclier antiémeute. (...)

    Sous le regard ébahi des clients, des dizaines de policiers en tenue d’intervention déboulent dans la grande salle du restaurant. Une perquisition administrative commence...

    Les clients se figent. Les fonctionnaires ordonnent à la dizaine de salariés présents en salle de se rassembler autour d’une table libre. « Ordre du préfet ! », répondent-ils lorsqu’on les interroge.

    Braqué avec un fusil

    Puis les policiers tentent d’ouvrir les portes avec un bélier. Ils en défoncent une première. Elle donne sur les cuisines, par ailleurs accessibles par une porte battante : il suffisait de s’avancer de quelques mètres dans le couloir.

    Ils partent ensuite à l’#assaut d’une deuxième porte, celle-là bien fermée. Le propriétaire du restaurant leur propose de l’ouvrir avec sa clé. Pas de réponse, la porte est cassée. (...) Une dernière porte est attaquée. Un coup, deux coups, puis le policier qui tient le bélier se rend compte qu’il suffisait en fait de tourner la poignée. Derrière, une salle de douche.

    Le propriétaire, Ivan Agac, 28 ans, (...) découvre qu’« il existe des raisons sérieuses de penser que se trouvent des personnes, armes ou objets liés à des activités à caractère terroriste » dans le restaurant qu’il a lancé il y a deux ans. Il est estomaqué. Pendant la discussion, un policier en uniforme farfouille sans conviction dans les armoires, jetant les dossiers à terre sans même faire mine d’en examiner le contenu.

    Pas un seul contrôle d’identité

    « Vous avez de la chance, on n’a rien trouvé, vous n’allez pas partir en garde à vue », conclut l’officier. Puis la troupe s’en va. Il est 21 h 01. Les policiers n’ont découvert ni « armes » ni « objets liés à des activités à caractère terroriste ». Quant aux « personnes », en trente minutes de perquisition, ils n’ont pas procédé à un seul contrôle d’identité, ni d’employés, ni de clients, donc ils ne risquaient pas d’en trouver… (...)

    Pourquoi, alors ? Le maire PS, Alain Richard, ancien ministre de la défense de Lionel Jospin (1997-2002), ne souhaite pas commenter une perquisition « qui pourrait avoir des suites judiciaires ». Une source policière explique qu’une « #salle_de_prière_clandestine » était recherchée. Sauf qu’une salle de prière, il y en a bien une, mais elle n’est pas particulièrement clandestine, il s’agit d’une petite pièce indiquée par un pictogramme, située à côté du bureau de M. Agac, et destinée aux clients qui le souhaitent.

    « On ne fait pas mouche à tous les coups, loin de là. Le principe de ces perquisitions, c’est de taper large, justifie le préfet, Yannick Blanc. (...)

    « C’est de la communication »

    Dans la région lyonnaise, les responsables policiers évoquent ainsi un bilan des saisies « plutôt positif » : lance-roquettes, fusil d’assaut AK47, fusil-mitrailleur MAT49, 1 kg d’héroïne, 1,2 kg de cannabis… « On a bénéficié d’un effet de surprise, ces perquisitions nous ont donné une #liberté_d’action efficace, estime le patron d’un service d’enquête spécialisé. Nous avons ciblé des gens que nous n’avions pas réussi à accrocher dans nos investigations, nous en entendions parler en marge de nos enquêtes sans avoir de billes, notre intuition était bonne ! »

    (...) « C’est de la communication », commente un haut responsable policier à Paris. Et le risque de dommages collatéraux n’est jamais très loin. A Nice, vendredi 20 novembre, une fillette de 6 ans a été légèrement blessée lors d’une perquisition administrative menée dans le centre. (...)

    Lundi 23 novembre, la police avait procédé à 1 072 perquisitions en application de l’article 11 de la loi de 1955 sur l’état d’urgence. Elles ont donné lieu à 139 #interpellations, qui ont débouché sur 117 #gardes_à_vue. Ce qui signifie que, dans environ 90 % des cas, les policiers ont fait chou blanc. Comme au Pepper-Grill.

    Au niveau national, le ministère de l’intérieur affiche la saisie de 201 armes. Dans 77 cas, de la drogue a été découverte.

    #perquisitions_administratives #état_d'urgence


  • La « police des polices » favorable au Taser, pas au Flash-Ball
    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2015/05/21/la-police-des-polices-favorable-au-taser-pas-au-flash-ball_4638108_1653578.h

    Lors de la présentation jeudi 21 mai de son rapport d’activité pour l’année 2014, l’Inspection générale de la #police (IGPN) a observé un recours « de plus en plus fréquent » aux #armes non étales [sic] de la part des policiers.

    Concrètement, les agents ont utilisé à 567 reprises le pistolet à impulsion électrique, plus connu sous le nom de #Taser. Dans 20 % des cas, il suffit de pointer le faisceau laser de visée sur le corps de l’individu ciblé pour mettre fin à la menace, sans avoir besoin de tirer.

    « Cette arme est très intéressante à distance, résume Marie-France Moneger-Guyomarc’h, la patronne de l’IGPN. Elle a un effet dissuasif. Son bilan est positif, nous recommandons de la garder dans la panoplie des policiers. »

    « Obsolète »

    En revanche, le #Flash-Ball n’a pas les faveurs de l’IGPN. Trop « obsolète », selon la police des polices qui souligne que cette arme, à courte portée de tir, a été mise en service en 1995 et a provoqué parfois de graves blessures. L’IGPN milite pour des armes défensives à longue distance, aujourd’hui beaucoup plus précises. [ici, pas de chiffres sur l’utilisation, et implicitement la recommandation du #LBD40 ?].

    Concernant les armes létales, sur 2014, le rapport de l’IGPN recense 228 usages du Sig Sauer, le pistolet de dotation des policiers. Pour la moitié des tirs comptabilisés, ce sont des véhicules qui ont été pris pour cible, principalement lorsque des personnes en infraction tentaient de prendre la fuite en fonçant sur les policiers qui cherchaient à les interpeller. Plus insolite : un quart des 228 tirs visait des animaux. « Des chiens enragés, des nouveaux animaux de compagnie comme les singes, mais aussi des sangliers ou des renards qui viennent en ville… », précise Mme Moneger-Guyomarc’h.


  • La France peut et doit contribuer à élucider l’assassinat de Thomas Sankara
    http://survie.org/francafrique/burkina-faso/article/la-france-peut-et-doit-contribuer-4949

    Demande d’enquête parlementaire sur l’assassinat de Thomas Sankara. Le 15 octobre 1987, le président Thomas Sankara était assassiné par un commando de militaires du régiment de la sécurité présidentielle. Un coup d’Etat mené par Blaise Compaoré, chassé du pouvoir le 31 octobre 2014 par une révolte populaire. Aujourd’hui encore, les responsables n’ont toujours pas été inquiétés, alors que peuple burkinabè, après 27 ans de régime ploutocrate et criminel, s’est massivement levé les 30 et 31 octobre (...)

    #Burkina_Faso

    / #Burkina_Faso, #Pétitions, #Interpellation_des_élus, #Communiqués_de_presse

    http://survie.org/IMG/pdf/2015_Justice_Thomas_Sankara_DP.pdf


  • Intelligence policière au NYPD : lorsqu’il s’arrête, le travail vaut quelque chose

    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2014/12/31/le-new-york-times-demande-a-la-police-de-faire-son-travail_4548221_3222.html

    Dans la semaine commençant le 22 décembre, les procès-verbaux de circulation y ont baissé de 94 % par rapport à la même période de l’an dernier, les #interpellations pour délits mineurs, comme la consommation d’alcool ou la miction sur la voie publique, également de 94 %, et les infractions de stationnement automobile de 92 %, a indiqué la police, confirmant des chiffres publiés par le #New_York Post.

    « LEUR AMERTUME SEMBLE AVOIR ATTEINT UN NIVEAU NOUVEAU »

    Les arrestations pour drogue par l’Organized Crime Control Bureau, l’un des dix bureaux de la #police de New York (#NYPD), ont aussi baissé de 84 %. L’assassinat des deux policiers, en pleine rue dans leur voiture de patrouille, a exacerbé les relations déjà tendues entre la police et le maire de New York, Bill de Blasio.

    « Ils ont exprimé leur colère de manière solidaire, (...) en tournant le dos (au maire) à plusieurs reprises, pour montrer leur mépris collectif. Mais maintenant leur amertume semble avoir atteint un niveau nouveau et dangereux — en arrêtant de travailler », dénonce le New York Times dans un éditorial très critique.

    #arrêt_de_travail


  • [Fermeture de la #gendarmerie de Sautron] « Va te faire cuire un keuf » | LE JURA LIBERTAIRE
    http://juralib.noblogs.org/2014/11/21/notre-dame-des-landes-sautron-va-te-faire-cuire-un-keuf

    Se revendiquant d’un mouvement qui dénonce et s’organise contre les violences commises par la #police et la gendarmerie, notamment après les yeux crevés à répétition et la mort de #Rémi_Fraisse, une cinquantaine de personnes ont mené une action symbolique de fermeture de la gendarmerie de Sautron vers neuf heures ce matin.

    « Ceci est une action symbolique et bon enfant, pas de panique ! » scandait leur porte-voix au mégaphone, pendant que d’autres cadenassaient le portail d’entrée et scellaient les portes de la gendarmerie au moyen d’une porte anti-squat, en chantant. Leur communiqué est le suivant :

    Avis à la population

    Présence d’un danger nommé « gendarme » dans votre ville

    Suite aux récents débordements provoqués par les bandes organisées et armées nommées police et gendarmerie nationale ; Suite aux tentatives vaines mais répétées de réprimer le mouvement de révolte actuelle, et ceci malgré les centaines de manifestations et mobilisations, et blocages de lycées à travers toute la France et au-delà ; Suite aux nombreux blessés et morts causés par cette association de malfaiteurs au service de l’État. Il a été décidé : la mise en quarantaine de la gendarmerie de Sautron pour une durée indéterminée. Toute personne ou groupe encore indemne de propagande étatique, n’ayant pas encore trop visionné NCIS, Julie Lescaut ou Enquête d’Action, est appelé à appliquer des mesures similaires avec ingéniosité, et fermeté.

    Il faut croire que la maréchaussée n’a pas compris le caractère symbolique de notre action. Pourtant, dans une atmosphère bon enfant, après les sommations d’usage de notre porte-voix, nous avons simplement cadenassé le portail, et scellé l’entrée de la gendarmerie au moyen d’une porte anti-squat, et recoloré ce triste bâtiment.

    Manifestement stressés par leurs existences misérables, les hommes armés ont immédiatement gazé et menacé les personnes présentes, et fous de rage n’ont pas hésité à volontairement percuter une voiture. Malgré l’action déterminée des manifestants, 5 personnes ont été kidnappées, et sont toujours retenues en otage. Aujourd’hui, dans l’absence de revendications des kidnappeurs en uniforme, nous leur transmettons cet avertissement :

    Vous filez un mauvais coton les enfants ! Si ça continue, nous allons devoir sévir. Poil à frire.

    Allez, à demain !

    Cette #action suit un appel national à fermer les gendarmeries et les commissariats, et à perturber les infrastructures du maintien de l’ordre. Elle s’inscrit dans la mobilisation de milliers de #manifestants ces dernières semaines, et notamment lors de la journée nationale contre la police demain 22 novembre à 14h à Nantes, et partout en France.

    Master LOCK & TORDJMAN associé.e.s – Indymedia Nantes, 21 novembre 2014

     

    Dégradations sur une gendarmerie près de ND-des-Landes, cinq interpellations

    Une quarantaine de personnes, venues du site du projet contesté d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ont maculé de peinture vendredi matin la gendarmerie de Sautron (Loire-Atlantique), près de Nantes, et cinq d’entre elles ont été interpellées, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

    Venues à bord d’une dizaine de véhicules de la « zone d’aménagement différé » (Zad) prévue pour le projet et occupée par des opposants à l’aéroport, elles ont jeté de la peinture et tagué la façade de la gendarmerie, avant de « quitter le secteur », a indiqué cette même source.

    La façade de la gendarmerie, où a été inscrit à un angle « Va te faire cuire un keuf », a été barbouillée de peinture orange et une grosse flaque de peinture rouge était présente devant l’entrée du bâtiment, dont le pas de la porte était obstrué par une plaque en fer, a constaté un photographe de l’AFP.

    Les services de l’identité criminelle de la gendarmerie étaient en train d’effectuer des prélèvements, sous les yeux de badauds.

    Un dispositif de sécurité a été mis en place et plus d’une trentaine de gendarmes ont été déployés.

    « À ce stade, cinq #interpellations ont eu lieu ce matin », a déclaré la source proche de l’enquête.

    La maire divers droite de cette commune de la banlieue nantaise, Marie-Cécile Gessant, s’est dite « indignée » par cet acte « inadmissible, intolérable ».

    Selon elle, un groupe de personnes est d’abord passé par la mairie avant de « foncer sur la gendarmerie », recouvrant « toute la façade de peinture » et lançant des fumigènes.

    « C’est la première fois que la gendarmerie est visée. (…) Heureusement, il n’y a pas eu d’atteinte humaine, mais on ne doit pas vivre avec la peur au ventre sous prétexte que quelques hurluberlus viennent casser », a affirmé Mme Gessant, demandant à l’État de prendre « ses responsabilités sur ce problème de Zad » car « on ne peut pas continuer à tolérer des gens qui ne respectent pas la loi ».

    La gendarmerie est « un bâtiment communal et bien entendu nous allons déposer plainte », a-t-elle ajouté.

    Publié par des larbins de la maison Poulaga (Agence Faut Payer, 21 novembre 2014)

    • Les gendarmes donnent leur version (après une pub...) :
      http://www.lemonde.fr/economie/video/2014/11/21/degradations-d-une-gendarmerie-pres-de-notre-dame-des-landes_4527502_3234.ht

      un post qui suit l’"article" du Monde :

      On attend avec impatience la réaction indignée du député #EELV vert caméléon F de Rugy pour condamner la violence, apporter son soutien aux zadistes. et réclamer une réponse ferme du ministre de l’intérieur.

      inspiré par l’appel à la fermeté policière de Larrouturou ? http://seenthis.net/messages/309672

    • Bonjour,

      Hier, vendredi 21 novembre, une soixantaine de personnes se sont retrouvés à Millau (12) faisant écho à l’appel de L’Assemblée Populaire du Plateau de Millevaches à « bloquer la sortie des uniformes globalement inutiles, malfaisants et régulièrement assassins qui peuplent les commissariats et les gendarmeries ».

      Vous trouverez ci-dessous le récit et les photos de la journée.
      A Millau comme partout : désarmons la police !

      ........................

      Le cortège s’est d’abord rendu au commissariat de police où ses occupants n’ont guère semblés apprécier notre venue. Notre présence les empéchant de sortir un fourgon qui nous étaient sans doute destiné, ils s’en servirent pour bloquer le portail qui nous séparait
      d’eux en collant le véhicule à celui-ci. Excellente idée ! nous qui ne trouvions nulle prise à nos chaînes pour sceller leur enfermement, nous encadenassâmes donc le portail au fourgon !

      Quelque excés de paranoia ayant conduit les autorités locales (mairie et force de l’ordre) à vider une partie du centre ville en bloquant la circulation par crainte d’eventuels « débordements », nous décidames de
      quitter ce vide et d’aller communiquer notre colère en rejoignant le marché hebdomadaire.

      lecture du tract appelant au rassemblement y fut faite :

      –-----
      VU l’ Appel de l’Assemblée populaire du plateau de Millevaches à bloquer les commissariats et les gendarmeries ;
      VU l’Appel de la ZAD pour faire du 22 novembre une date nationale et internationalecontre les violences policières ;
      VU que notre nombre grossit de jour en jour et qu’il nous est indispensable d’agir ;
      ENFIN VU que Millau a déjà été témoin de violences policières et qu’il s’agit de la sous-préfecture de l’Aveyron ;

      Empêchons les de nuire ! Bloquons les commissariats et les gendarmeries
       ! Désarmons la police !

      Considérant que nous ne les laisserons pas aménager nos vies et transformer notre monde en désert ;
      Considérant qu’il existe une sinistre continuité entre l’abattage d’une forêt et celui d’un Homme ;
      Considérant que les forces de police n’ont de légitimité que celle de l’ordre politique et économiquequ’elles consitent à maintenir ; que pour protéger ces grands projets inutiles le bras armé de l’Etat s’est
      vue offrir un permis de tuer ;
      Considérant que la strétégie d’en blesser un pour en effrayer cent vise essentiellement à dissuader quiconque d’agir et à établir comme normal le fait que lutter puisse se payer d’un oeil, d’un nez, d’une mâchoire voire désormais d’une vie ;
      Considérant que la mort de Rémi Fraisse n’est en effet pas une bavure mais la conséquence logique d’une telle stratégie ;
      Considérant que l’assassinat de Rémi au Testet n’est pas une exception, qu’il y a eu Nabil à Millau en 2012 et qu’il y en aura d’autres si nous ne faisons rien ;
      Considérant que la police a continué à utiliser des grenades offensives notamment le premier novembre à Toulouse et à Nantes ;
      Considérant que la solidarité est notre plus belle arme ;

      Nous, réunis ici et là-bas, nous appelons tous et chacun à s’organiser et lutter ensemble. Inversons le rapport de force dès maintenant !

      –-----------

      Nous reprîmes ensuite notre route, et pour ne pas faire de jaloux, le cortège prit la direction de la gendarmerie où affiches et cadenas furent également posés.

      « Ils sont bloqués à nous la liberté ! »


  • Industries extractives : jusqu’où la France osera-t-elle la transparence ?
    http://survie.org/activites/article/industries-extractives-jusqu-ou-la-4764

    Communiqué de la coalition Publiez Ce Que Vous Payez / Plateforme Paradis fiscaux et judiciaires, dont Survie est membre, alors que la Commission des Finances de l’Assemblée nationale doit se prononcer sur un texte historique pour la transparence des industries extractives et forestières.

    #Activités

    / #Interpellation_des_élus, #Communiqués_de_presse, Une


  • Rwanda : lettre ouverte aux parlementaires suite à l’audition d’Hubert Védrine
    http://survie.org/genocide/implications-politiques-militaires/article/rwanda-lettre-ouverte-aux-4738

    Madame la Députée, Monsieur le Député, Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur, Au mois d’avril, lors de la vingtième commémoration du génocide des Tutsi du Rwanda, la présence française dans ce pays entre 1990 et 1994 a fait l’objet d’un débat qui s’est durci à un point jamais atteint lors des années précédentes. La presse française a répercuté les interrogations insistantes concernant la politique menée au Rwanda, ainsi que les accusations portées par des journalistes, des chercheurs, des associations. Des (...)

    #Implications_politiques_militaires_françaises

    / #Interpellation_des_élus, #Complicité_de_la_France_dans_le_génocide_des_Tutsi_au_Rwanda, #Ventes_d'armes, #Hubert_Védrine, (...)