• La clef sociale des songes
    https://laviedesidees.fr/Bernard-Lahire-La-part-revee.html

    À propos de : Bernard Lahire, La part rêvée. L’interprétation sociologique des rêves, volume 2, La Découverte. L’inconscient, selon B. Lahire, est “socialement structuré”. Ce principe permet la mise en oeuvre d’une #sociologie individuelle du rêve qui exige, tout comme l’interprétation psychanalytique, la présence d’un tiers pour comprendre les forces qui agissent sur le sujet rêveur.

    #Société #psychanalyse #interprétation #inconscient
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210924_lahire.pdf
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210924_lahire.docx

  • Les rêves, des objets comme les autres ?
    https://laviedesidees.fr/Les-reves-des-objets-comme-les-autres.html

    Comment les sciences humaines et sociales se sont-elle emparées des rêves ? Dès le XIXe siècle, les observateurs les ont notés par milliers, selon de multiples méthodes d’enregistrement et d’analyse.

    #Histoire #sciences_sociales #interprétation
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210514_carroy_reve.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210514_carroy_reve.pdf

  • Translation as a contributor to human rights in the Global South

    This research project investigates the critical role of translation in establishing an equal, two-way dialogue between Northern NGOs and the people they work with in the Global South. The project considers translation, in written and oral form, as a contributor to communities’ empowerment in two ways: as a tool that provides access to information; and as a tool that enables people to be heard. The project focuses on human rights advocacy organisations, because language rights are part of the human rights agenda.

    https://sites.google.com/view/translation-as-empowerment
    #traduction #empowerment #développement #coopération_au_développement #aide_au_développement #empowerment #accès_à_l'information #écoute #droits_humains #interprétation

  • La lecture et ses variants
    https://laviedesidees.fr/Maxime-Decout-Eloge-du-mauvais-lecteur.html

    À propos de : Maxime Decout, Éloge du mauvais lecteur, Minuit. Et si le bovarysme, ou le donquichottisme, qui se projettent dans les personnages, était la bonne manière de lire les romans ? Tel est le paradoxe filé par M. Decout dans un essai provocant.

    #Arts #littérature #interprétation
    https://laviedesidees.fr/IMG/docx/20210506_decout.docx
    https://laviedesidees.fr/IMG/pdf/20210506_decout.pdf

  • Sendung vom Mi, 1.7.2020 20:03 Uhr, SWR2 Musik, SWR2 (1h 56 min) ht...
    https://diasp.eu/p/11604954

    Sendung vom Mi, 1.7.2020 20:03 Uhr, SWR2 Musik, SWR2 (1h 56 min)

    https://www.swr.de/swr2/musik-klassik/swr2-schluesselwerke-100.html

    SWR2 Schlüsselwerke genial erklärt: #Violinkonzert D-Dur op. 61

    (1h 12 Min. äußerst hörenswerte Erläuterungen, daraufhin das gesamte Violinkonzert)

    Sendung vom Mi, 1.7.2020 20:03 Uhr, SWR2 #Musik, SWR2

    #Music #Musique #Beethoven

    • Schlüsselwerke genial erklärt : #Violinkonzert D-Dur op. 61

      Beethovens #Violinkonzert op. 61 gilt als geigerischer Prüfstein, und das, obwohl die Violinstimme vordergründig vor allem auf simplen Tonleitern und Dreiklängen beruht. Virtuosin Carolin Widmann spielte das Werk mit Anfang 20 auf Bitten von Yehudi Menuhin und beschäftigt sich seitdem immer wieder mit der Partitur.In Hörbeispielen historischer Aufnahmen von Bronislaw Huberman, Henryk Szeryng oder David Oistrach werden neuralgische Passagen von ihr unter verschiedenen Gesichtspunkten betrachtet.

      #explications sur l’#oeuvre et l’#interpretation 1h 12min.
      #auf_deutsch , après Carolin Widmann joue l’oeuvre entier.

  • #Incendies en #Amazonie : les #cartes et les #images auraient-elle le pouvoir d’attiser la polémique ?

    Les feux de forêt en Amazonie ont suscité un début de crise diplomatique entre la France et le Brésil dans le cadre du G7 à Biarritz et sont devenus un sujet de discussion au niveau international. Les Nations unies et le chef de l’Etat français ont interpellé vivement le président brésilien, Jair Bolsonaro, jeudi 22 août 2019 au sujet des incendies qui ravagent la forêt amazonienne. L’Amazonie est devenue depuis plusieurs années un symbole. Nombreux sont les chefs d’Etat (dont Emmanuel Macron) à avoir repris la phrase de Jacques Chirac : « Notre maison brûle ».

    Si les incendies de forêt constituent un sujet préoccupant (voir cette carte montrant la perte accélérée du couvert forestier brésilien), qu’en est-il des menaces directes sur un milieu que l’on qualifie souvent de « poumon vert » de la Terre ? D’après l’Institut National de Recherche Spatiale du Brésil (INPE), 75 336 feux de forêt ont été enregistrés au Brésil du 1er janvier au 21 août 2019, soit 84 % de plus que sur l’année précédente. Plus de 52 % d’entre eux concernent l’Amazonie (voir le suivi de la déforestation sur le site Terra Brasilis). Si l’importance du phénomène n’est pas à remettre en doute, en revanche la manière dont les #médias et les #réseaux_sociaux ont relayé l’information interroge sur la façon d’interpréter l’#information_géographique, qu’il s’agisse des cartes ou des images.

    https://cartonumerique.blogspot.com/2019/08/incendies-en-amazonie.html
    #interprétation

    ping @reka

  • Africa is a Country sur Twitter : “” The rich and the poor don’t share the same morals. The Bible and the Koran can’t serve in the same way those who exploit the people and those who are exploited. There will have to be two editions of the Bible and two editions of the Koran." — #Thomas_Sankara." / Twitter
    https://twitter.com/africasacountry/status/1160892185333686272

    #lecture #interprétation #riches #pauvres

  • EASO | La situation de l’asile dans l’UE en 2018
    https://asile.ch/2019/06/25/easo-la-situation-de-lasile-dans-lue-en-2018

    Le rapport annuel de l’EASO sur la situation en matière d’asile dans l’Union européenne en 2018 offre une vue d’ensemble complète des évolutions dans le domaine de la protection internationale à l’échelle européenne et au niveau des régimes d’asile nationaux. À partir d’un large éventail de sources, le rapport examine les principales tendances statistiques et […]

  • Myriam Revault d’Allonnes : « La #vérité n’a plus d’effet sur le #réel »
    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/12/07/31003-20181207ARTFIG00280-myriam-revault-d-allonnes-la-verite-n-a-plus-d-ef

    On a beaucoup glosé sur la célèbre formule de #Nietzsche : « il n’y a pas de faits, il n’y a que des #interprétations ». Mais en aucun cas elle ne dissout ni n’abolit la vérité : elle énonce que les faits bruts ne signifient rien. Ils doivent être mis en ordre et ne font sens qu’à la condition d’être déchiffrés et interprétés. N’importe quel historien vous dira que les faits « purs » n’existent pas, qu’ils doivent être interprétés et organisés en un récit qui leur donne forme. Mais cette configuration des faits (certes liée à des choix) n’abolit pas la réalité factuelle. Ce n’est pas le cas de la « #post-vérité ».

  • How language problems bedevil the response to crises

    SITTING ON A muddy floor beneath a tarpaulin roof, Nabila, a 19-year-old Bangladeshi, fiddles with her shoelaces as she listens to Tosmida, a Rohingya woman in her mid-30s. Both are crying. Nabila, a student-turned-interpreter, says awkwardly: “She had it from all of them in her secret place.”

    The struggle to tell the story of Tosmida’s gang-rape is not just an emotional but a linguistic one. Since some 700,000 Rohingyas escaped persecution in Myanmar and fled to Bangladesh over a year ago, many Bangladeshis like Nabila have suddenly found themselves with new jobs, as interpreters. Tosmida’s Rohingya and Nabila’s Chittagonian are related but not identical. Interpreters, quickly trained, must try their best to understand another language, and fill in the gaps left by cultural differences—including taboos about what victims can say.


    https://www.economist.com/books-and-arts/2018/11/17/how-language-problems-bedevil-the-response-to-crises?fsrc=scn/tw/te/rfd/pe
    #langue #interprétation #interprètes #traduction #trauma #traumatisme #tabou #réfugiés #viol

  • L’amour, toujours l’amour... Ou l’amour considéré comme une histoire en trois étapes : naissance, stabilisation et désamour. Une étude sociologique de Michel Bozon :

    http://sms.hypotheses.org/10349

    #sociologie, #amour, #désamour, #sentiment, #pratique, #plaisir, #inquiétude, #excitation, #désir, #Bozon, #INED, #interprétation, #échange, #acte, #amoureux, #amoureuse, #réciprocité, #interdépendance, #pouvoir, #engagement

  • Enquête sociologique dans nos #rêves
    https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/110218/enquete-sociologique-dans-nos-reves

    « Lorsque les enquêtés s’endorment, les sociologues ferment les yeux », laissant l’étude des rêves aux psychanalystes ou aux neurosciences. Faire de nos songes des instruments de compréhension sociale constitue l’ambition imposante du sociologue #Bernard_Lahire dans son dernier ouvrage. Entretien.

    #Culture-Idées #interprétation_des_rêves #Sigmund_Freud #Sociologie

  • De l’objet au figuré : l’abstraction en cartographie — Géoconfluences
    http://geoconfluences.ens-lyon.fr/programmes/outils/objet-figure-cartographie

    Les cartes topographiques constituent des représentations à moyenne ou grande échelle des éléments naturels et artificiels visibles à la surface du sol. Comme le rappelle Alfred Korzybski, « La carte n’est pas le territoire » mais une des représentations abstraites possibles du territoire. L’abstraction cartographique est un processus complexe qui implique des choix de la part du cartographe : sélection de données, généralisation, construction de légende. Cet article se propose d’aborder quelques-unes des opérations d’abstraction cartographique utilisées pour la conception d’une carte topographique afin de mieux les interpréter.

    #visualisation #interprétation #esquisse #cartographie #sémiologie

  • L’arabe du futur et le punctum – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/5153

    Dans le formidable roman (autobio)graphique L’Arabe du futur, de Riad Sattouf, on peut lire cette page consacrée à un moment crucial et familier de l’apprentissage du jeune enfant : celui de la découverte de la relation texte-image, effectuée ici à partir des aventures de Tintin (Allary éd., vol. 2, 2015).

    Le narrateur décrit sa surprise passionnée de discerner à travers les indications textuelles l’existence d’un système narratif combiné, plus complexe et plus riche que la seule lecture des images, qui donne notamment accès aux propos des personnages. Les deux constats qui en découlent sont formulés nettement : « Ce n’est pas du tout l’histoire que j’avais imaginée », et : « Ce que je découvrais était infiniment mieux que ce que je m’étais raconté. »

    Dans un récit combiné, texte et image délivrent simultanément les informations nécessaires. Mais ces deux sources ne sont pas hiérarchiquement équivalentes. Alors que l’apprentissage de la lecture fait de l’interprétation du texte une expérience seconde, la perception visuelle apparaît comme intuitive et spontanée. Toutefois, dans le récit combiné, c’est le plus souvent le texte qui fait office de guide – comme ici, où il est décrit comme la clé qui ouvre à des degrés supérieurs de l’intrigue.

    #Image #Interprétation #Texte_image

  • Dove, une image qui trompe énormément – L’image sociale
    http://imagesociale.fr/5088

    Inspiré de la célèbre séquence finale du clip Black or White (1991) de Michael Jackson, qui recourt au morphing pour passer d’un visage à l’autre, la campagne pour le savon Dove a voulu proposer un message égalitaire et joyeux de mélange des différences. La réduction à deux personnages et la succession noir/blanc produit au contraire un effet de montage typique, où toute association est lue comme une corrélation, en fonction d’un schéma finaliste.

    Appuyée sur la référence au récit raciste du white washing, cette projection causaliste peut être décrite comme une décontextualisation et une erreur de lecture. Toutefois, la réaction de l’entreprise, qui a choisi de s’excuser plutôt que de nier cette glose, montre que l’interprétation d’une image sociale est une construction qui ne dépend pas des seules intentions des producteurs, mais doit au contraire intégrer la réponse de la réception.

    #Image #Interprétation #Racisme #Réception

  • Su migranti e musulmani siamo più ignoranti di quanto crediamo - Gwynne Dyer - Internazionale

    I cinque paesi più ignoranti del mondo sono il Messico (leader globale almeno in questo), l’India, il Brasile, il Perù e la Nuova Zelanda. E i cinque paesi più informati sono la Corea del Sud (fate un inchino), seguiti da Irlanda, Polonia, Cina e Stati Uniti. Ignoranti su cosa? Sulle proprie realtà.

    Ogni anno l’istituto di sondaggi britannico Ipsos Mori conduce un’indagine sui Pericoli della percezione, chiedendo agli abitanti di numerosi paesi del mondo quali siano le loro convinzioni riguardo alla presenza di immigrati, di persone sovrappeso o di over 65 sul totale della popolazione nazionale e confrontando le risposte con i dati reali.

    Mettendo insieme questi dati, Ipsos Mori stila il suo famoso indice dell’ignoranza. I livelli di ignoranza sono sorprendenti, eppure queste percezioni sbagliate possono giocare un ruolo importante nelle scelte politiche di un paese.

    Immigrati e musulmani sono sovrastimati

    Prendiamo per esempio l’immigrazione. In quasi tutti i paesi il numero di immigrati è sovrastimato, a volte con margini molto ampi. I cinesi per esempio sono convinti che l’11 per cento degli abitanti del loro paese siano immigrati. La cifra reale è dello 0,1 per cento, perciò le loro stime sono 110 volte superiori alla realtà (e oserei dire un po’ paranoiche). I brasiliani se la cavano altrettanto male: pensano che il 25 per cento della popolazione sia composta da immigrati, che in realtà sono solo lo 0,3 per cento.

    Nella maggior parte dei paesi sono stati registrati risultati migliori di questi, ma nemmeno troppo. Gli statunitensi ritengono che il 32 per cento della popolazione del loro paese sia composta da immigrati, mentre la cifra reale è del 13 per cento. I giapponesi sono convinti che gli immigrati siano il 10 per cento, contro un dato reale del 2 per cento. E i polacchi hanno da poco eletto un governo nazionalista di destra soprattutto perché temono di essere invasi: sono convinti che gli immigrati siano il 14 per cento, ma in realtà sono meno dello 0,5 per cento.

    Queste stime troppo alte sono probabilmente determinate in parte dalla paura del terrorismo

    Lo stesso vale per il numero di musulmani che vivono in paesi storicamente non musulmani. La percentuale più alta è in Francia, dove è musulmano l’8 per cento della popolazione, sebbene secondo l’indagine i francesi siano convinti che si tratti del 31 per cento (e secondo Fox News addirittura del 50 per cento). Solo l’1 per cento degli statunitensi è musulmano, ma gli statunitensi ritengono che lo sia il 15 per cento della popolazione. In Canada i musulmani sono il 2 per cento, ma i canadesi sono convinti che siano il 20 per cento.

    Queste stime troppo alte sono probabilmente determinate in parte dalla paura del terrorismo di matrice islamica, a sua volta determinata dal fascino che i mezzi d’informazione nutrono per l’argomento. È piuttosto sorprendente per esempio constatare come gli statunitensi percepiscano percentuali tre volte più alte se interrogati sugli immigrati che vivono nel paese, e addirittura quindici volte più alte se la domanda riguarda i musulmani.

    Si potrebbe continuare all’infinito con esempi di quanto le persone possano sbagliarsi sulle cose. Gli indiani (quelli coinvolti nei sondaggi via internet, che vivono nelle città e hanno un livello di istruzione alto) ritengono che un terzo della popolazione del paese non sia religioso. Il dato vero, però, riguarda meno dell’1 per cento della popolazione.

    Le persone non credono a ciò che vedono con i loro occhi, ma a quello che dicono i mezzi d’informazione

    I sauditi sono convinti che il 28 per cento della popolazione sia sovrappeso o obeso, una percentuale che in realtà è del 71 per cento (la proporzione più alta dei 35 paesi presi in esame dal sondaggio). È molto più interessante, però, chiedersi quanto queste percezioni errate influenzino la politica e i programmi del governo.

    Forse non molto se parliamo di religione o obesità, oppure della popolazione che ha più di 65 anni (una percentuale sovrastimata in tutti i paesi presi in esame dal sondaggio). È tuttavia piuttosto evidente come una stima in eccesso del numero di immigrati nel Regno Unito, diffusa e condivisa, abbia contribuito alla vittoria del fronte favorevole alla Brexit in occasione del referendum di giugno sulla permanenza del paese nell’Unione europea.

    La vittoria della Brexit e il successo di Trump

    L’ignoranza, spesso, riceve grossi aiuti. La popolazione di Londra, per esempio, è formata per più di un terzo da persone di origine straniera, quasi il 37 per cento. Gli abitanti di Londra però accettano con serenità questa realtà e hanno votato in larga misura per rimanere nell’Unione europea. In realtà tutte le grandi città britanniche hanno votato a favore della permanenza. Nelle aree periferiche e rurali dell’Inghilterra, dove gli immigrati sono rari o del tutto assenti, le persone erano talmente spaventate dall’immigrazione da votare in maniera altrettanto convinta a favore dell’uscita dall’Unione europea.

    Non si è trattato di una coincidenza. Per molti anni una larga parte dei mezzi d’informazione britannici, compresi i tre quotidiani del mattino più diffusi del paese, cioè il Sun, il Daily Mail e il Telegraph, hanno costantemente esagerato la portata dell’immigrazione e dei problemi a essa legati. Perciò nelle aree del Regno Unito in cui gli immigrati sono pochi, le persone non credono a ciò che vedono con i loro occhi, ma a quello che dicono i mezzi d’informazione.

    Lo stesso fenomeno ha avuto un ruolo molto importante nell’ascesa di Donald Trump negli Stati Uniti. Quando Trump dice di voler costruire un muro per impedire a orde di stupratori messicani di riversarsi oltre il confine meridionale degli Stati Uniti, o promette di vietare l’ingresso a qualsiasi immigrato musulmano nel paese, le convinzioni sbagliate degli statunitensi, favorite dai mezzi d’informazione, rendono le sue bugie più facili da credere.

    Naturalmente si tratta della storia dell’uovo e della gallina. I mezzi d’informazione si limitano ad assecondare paure già esistenti o le creano? La risposta è: un po’ tutte e due le cose.

    Nel secolo e mezzo trascorso dalla nascita dei mezzi d’informazione indipendenti (a cui adesso si aggiungono anche i social media), nessuno ha trovato una soluzione a questo problema. “Indipendenti” significa anche liberi di fare errori, liberi di distorcere i fatti e di dire vere e proprie bugie.

    http://www.internazionale.it/opinione/gwynne-dyer/2016/08/08/indice-ignoranza-ipsos-mori-migranti

    #propaganda #media #statistique #interprétation @cdb_77

  • Peut-on bande-dessiner le monde quantique ?
    http://www.franceculture.fr/emissions/la-conversation-scientifique/peut-bande-dessiner-le-monde-quantique

    L’éloignement de la #physique_quantique hors du visuel et de l’intuitif en rend l’appropriation particulièrement délicate et risquée. En la matière, une bonne bande dessinée pourrait-elle rendre des services ?

    Effet Aharonov-Bohm • Crédits : wikipedia
    La physique quantique est la physique qui vaut pour les #particules_élémentaires, pour l’#atome, en gros pour tout ce qui n’est pas gros.Elle a ceci d’original qu’elle ne se fonde pas seulement sur un formalisme, c’est-à-dire sur un ensemble de concepts #mathématiques et d’#équations. Elle requiert également une interprétation. Dès 1927, alors qu’elle venait tout juste d’apparaître, les physiciens tentèrent de comprendre en quoi elle consiste, discutèrent les règles selon lesquelles il convient de l’utilise, et s’interrogèrent sur le type de discours concernant la réalité physique qu’elle autorise ou interdit. Ce point-là est tout à fait singulier : jamais une autre discipline #scientifique n’avait à ce point exigé que soit également mis en œuvre un travail d’#interprétation pour pouvoir être comprise et appliquée. De par sa structure même, la physique quantique interroge la relation entre le monde physique et sa représentation mathématique, et elle fait apparaître, à la couture de la physique et de la #philosophie, des questions fascinantes.

    Il faut dire qu’à l’échelle microscopique, la réalité des choses ne va plus sans dire, de sorte que l’esprit humain a dû se battre pour appréhender le sens de ce qu’il avait lui-même construit. Les objets quantiques ont des comportements étranges qu’aucune chose habituelle n’est capable de reproduire. Pour les comprendre, il convient de renoncer aux modes de représentation ordinaire. Par exemple, il est impossible de dessiner un atome : d’abord, son noyau vibrionnant ne ressemble en rien à l’espèce de framboise statique et bicolore par laquelle on le représente souvent dans les manuels scolaires (avec les protons en rouge et les neutrons en bleu) ; ensuite, ses électrons n’ont pas les trajectoires que les dessins leur accordent trop souvent ; ils ne ressemblent pas non plus aux nuages diffus par lesquels certains autres manuels tentent, au contraire, de faire sentir qu’ils n’ont pas vraiment de trajectoire. Car les électrons ne sont pas des ectoplasmes délocalisés !

    Mais alors, que veut dire comprendre quand il n’y a plus d’images justes ? La dissolution des poissons-pilote de l’intelligibilité que sont les images, les illustrations ou les schémas engendre une frustration sceptique chez ceux qui ont besoin de voir pour croire. Mais c’est au contraire de la fascination qu’elle fait naître chez ceux qui s’émerveillent de ce que l’intellect soit capable de démentir puis de dépasser ce que les images indiquent ou traduisent.Reste que l’éloignement de la physique quantique hors du visuel et de l’intuitif en rend l’appropriation particulièrement délicate et risquée. En la matière, une bonne #bande_dessinée pourrait-elle rendre des services ?

    #art #sciences #représentations

  • RTS | Un tiers des interprètes qui aident les migrants n’ont pas de formation
    http://asile.ch/2016/05/09/rts-un-tiers-des-interpretes-qui-aident-les-migrants-nont-pas-de-formation

    Avec l’arrivée des migrants en Suisse, le nombre d’heures d’interprétariat est en forte hausse et il a parfois fallu recruter des personnes dans l’urgence. Environ 30% des interprètes communautaires sont ainsi sans formation.

    • Asile: les #superpouvoirs des interprètes

      Les interprètes jouent un rôle déterminant dans la communication lors des auditions d’asile. La restitution des propos du demandeur d’asile comme celles des questions de l’auditeur repose sur eux. Une mauvaise traduction peut avoir des effets dramatiques sur le destin d’une personne ou d’une famille.

      Encore aujourd’hui, les erreurs de traduction (dates, calendriers, temps de conjugaison) sont courantes et il n’est pas rare que des tensions entre le requérant d’asile et l’interprète infectent le cours d’une audition qui continue alors qu’elle devrait être interrompue séance tenante.

      Plusieurs affaires, actuellement en cours de réexamen auprès des autorités d’asile, mettent en évidence des besoins de vérifications sur les antécédents et les liens politiques des interprètes, sur leurs compétences linguistiques, sur leur sensibilisation notamment en ce qui concerne les violences sexuelles.

      La nouvelle procédure d’asile accélérée vient d’entrer en vigueur le 1er mars 2019. Sans efforts de formation, sensibilisation et encadrement supplémentaires, les bavures iront en augmentation.

      AFFAIRES EN COURS ET TÉMOIGNAGES

      Les témoignages récoltés récemment auprès de juristes, avocats et requérants d’asile sont effarants. Il y a régulièrement des problèmes entre des requérants parlant le farsi (Iran) assistés d’interprètes parlant le dari (Afghanistan) et vice-versa. Un requérant yézidi n’a pas osé parler devant un interprète kurde musulman. Un requérant parlant le bilen un autre parlant le tigrinya se retrouvent flanqués d’un interprète parlant l’arabe. Un requérant iranien affirme qu’il comprenait assez de français pour s’apercevoir que l’interprète était très imprécis. Il devait systématiquement le corriger. Une femme kurde n’a pas osé parlé des violences subies devant l’interprète masculin.

      Trois affaires sont actuellement examinées par le SEM, le TAF et le Comité des Nations Unies contre la torture. L’une implique une famille kurde irakienne, l’autre un requérant afghan, mineur au moment des auditions, le troisième un requérant iranien. Les représentants juridiques dénoncent des interprètes inadéquats, incompétents ou qui n’ont pas respecté les codes de déontologie, notamment le devoir de neutralité. Ils critiquent aussi la mauvaise foi du SEM qui refuse de reconnaître les problèmes tout en profitant de relever des contradictions pour justifier une décision de renvoi.

      Pratiquement tous les juristes interrogés ont rencontré des requérants victimes de mauvaises traductions. Marisa Pardo, juriste auprès des requérants d’asile à Genève (ELISA-ASILE) a vu passer plusieurs cas où la traduction n’était de loin pas idéale.

      “Je me souviens notamment d’une Érythréenne à qui la traductrice s’est permise de lui dire de ne pas parler du sujet des excisions (MGF), car cela est “personnel”.

      Jeanne Carruzzo, juriste au Centre de Contact Suisse Immigrés décrit un cas dans lequel l’interprète a fait pression sur le requérant mineur pour qu’il signe le procès-verbal de l’audition malgré les difficultés et les tensions entre le requérant et le traducteur.

      “Il y a aussi des apartés entre les interprètes et le requérant que le fonctionnaire ne peut pas remarquer….Et il arrive souvent que les interprètes s’adressent aux requérants d’asile durant les pauses, ce qui est formellement interdit.”

      LES ENJEUX D’UNE MAUVAISE TRADUCTION

      Généralement le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) justifie ses décisions négatives d’asile sur des contradictions (entre la première et la deuxième audition), des propos trop peu étayés, peu vraisemblables ou stéréotypés sans accorder suffisamment d’importance aux problèmes de traductions, même lorsqu’ils sont relevés dans les procès-verbaux.

      Voici un exemple de phrases types insérées dans les décisions négatives.

      Or, le Tribunal administratif fédéral (TAF) est clair à ce sujet. Dans une décision toute récente (1), il précise que le SEM n’est pas en droit de tenir compte, dans sa décision d’asile, des propos déclarés lors de la première audition lorsque des problèmes de compréhension ont eu lieu. Voici quelques extraits de la décision.

      Cette décision du TAF et les affaires en cours de réexamen montrent que le SEM devrait revoir sa pratique. Au sein de la Conférence romande des collaborateurs de permanences pour requérants d’asile (COPERA) (2), les juristes sont souvent confrontés à ce problème que les autorités d’asile minimisent ou rejettent. Lors d’une réunion récente, un juriste très expérimenté et un peu désabusé m’a confié :

      “Lorsque le SEM a pris une décision négative et que des problèmes de traduction ont eu lieu, on a toutes les peines du monde à retourner la situation. La personne concernée est renvoyée sans considérations des dangers pour sa vie et son intégrité alors qu’elle aurait mérité l’asile. C’est dramatique.”

      PLUS DE FORMATIONS POUR LES INTERPRÈTES ET LE STAFF

      Les besoins du SEM en interprètes qualifiés, capables d’intervenir au pied levé dans différents centres, est constant et la liste des besoins est mise à jour régulièrement. D’après le SEM, la procédure actuelle de recrutement des interprètes est satisfaisante et permet de distinguer le bon du mauvais grain.

      Questionné sur la raison pour laquelle il ne délivre pas de formation spécifique pour ses interprètes et questionné sur les précautions prises pour garantir leur neutralité, il s’explique ainsi :

      “Lors de l’engagement d’interprètes, le SEM a mis en place une procédure en plusieurs étapes. Tout d’abord, le dossier de candidature est vérifié, en particulier en ce qui concerne les informations biographiques. Ne sont pas prises en considération les candidatures de personnes qui ont été ou sont encore actives politiquement dans leur pays d’origine ou dans la diaspora. Si l’examen du dossier est jugé positif, un entretien est organisé, suivi d’un test d’interprétation. Au cours de l’entretien, les caractéristiques personnelles des candidats et leur aptitude à l’interprétation lors des auditions d’asile sont examinées plus en détail. Des contrôles réguliers des prestations des interprètes sont effectués. Le SEM recrute des personnes dont les compétences dans ce domaine sont testées et validées. Par ailleurs, l’unité compétente encadre chaque interprète de manière personnalisée. Chaque participant à l’audition, donc y compris l’interprète, peut demander à faire une pause en fonction de ses besoins, afin de garantir la qualité de l’audition.”

      Il précise que les vérifications sur les réseaux sociaux sont rares mais possibles au cas par cas. En général, il exige des interprètes qu’ils adoptent une “position neutre” et fassent preuve de réserve et de discrétion (3).

      Il va de soi que les responsabilités du SEM vont bien au-delà du recrutement de personnes qualifiées. Les fonctionnaires doivent aussi faire le bon “match-making”, savoir quand il faut suspendre des auditions qui tournent au vinaigre, savoir encadrer l’interprète et reconnaître celui ou celle qui incite volontairement ou involontairement au mutisme. C’est pourquoi des formations continues régulières données par les professionnels de l’interprétariat communautaire doivent rapidement être mises en place pour les employés. C’est ce que proposent des experts qui parlent d’une même voix.

      Michael Müller, Secrétaire-Général d’INTERPRET, organisation faîtière réunissant tous les acteurs de l’interprétariat communautaire et de la médiation interculturelle, estime que les interprètes travaillant pour le compte du SEM devraient suivre une formation de base et une formation continue adaptée aux exigences particulièrement importantes de leur travail.

      Isabelle Fierro-Mühlemann, Responsable du secteur interprétariat de l’association Appartenances est du même avis. Elle estime que le système de qualification des interprètes communautaires mis en place en Suisse pourrait sans nul doute profiter au SEM. Elle espère un rapprochement entre le SEM et INTERPRET.

      “Il faut aussi donner les bons outils aux interprètes. Notre expérience dans les domaines médico-sociaux et scolaires montre que l’acte d’interpréter dans des entretiens n’est jamais banal et requière des compétences spécifiques. La mise en place de modules de formations appropriés se sont avérés indispensables car les enjeux sont souvent immenses et concernent la vie et l’intégrité physique de personnes parfois vulnérabilisées par la situation de migration. D’ailleurs, les professionnels menant les entretiens – ici les fonctionnaires du SEM – peuvent aussi bénéficier d’une formation de sensibilisation.”

      L’ENREGISTREMENT AUDIO DES AUDITIONS, SEULE GARANTIE DE QUALITÉ

      Contrairement à ce qu’affirme le SEM (4), il est impossible de vérifier l’exactitude des traductions faites durant les auditions et il est faux d’affirmer que la relecture des procès-verbaux dans les deux langues est une garantie de qualité.

      Ni le représentant juridique, ni le fonctionnaire du SEM ne sont en mesure de détecter les mots en plus, les détails qui manquent ou les précisions intentionnellement éradiquées. Les spécialistes de l’asile sont unanimes : le seul moyen de le faire c’est en enregistrant les auditions d’asile. La Loi sur l’asile ne le prévoit (5) pas encore mais les moyens technologiques ne manquent pas. C’est une piste sérieuse à envisager.

      Par ailleurs, des vérifications systématiques sur tous les réseaux sociaux sont nécessaires. Le sujet est sensible mais beaucoup d’interprètes sont d’anciens requérants d’asile. Ils ont gardé des liens avec des amis et de la famille encore au pays d’origine. Beaucoup sont aussi actifs dans des associations en Suisse. Ils et elles ont fui leur pays d’origine, persécutés pour leur appartenance ethnique, religieuse ou politique etc. Dix, quinze, vingt ans plus tard, les choses ont changé. Ceux qui maintenant fuient le pays sont des opposants politiques et leurs actions et agissements portent peut-être préjudice aux amis, familles ou connaissances de certains interprètes.

      Difficile dans ces conditions d’être neutre même avec toute la volonté du monde. On trouve beaucoup d’informations sur les réseaux sociaux. Facebook en particulier est une mine d’or que le SEM devrait mieux exploiter. Il découvrirait des choses intéressantes.

      L’interprète partial pourri le système de protection de l’asile : il peut à la fois couler des “opposants” dont la demande de protection est fondée comme il peut favoriser des “amis” qui n’ont pas de motifs d’asile.

      RENFORCER LES RÈGLES DE DÉONTOLOGIE

      Le Secrétariat d’Etat aux migration (SEM) doit renforcer son code de déontologie destiné aux interprètes. Il pourrait prendre exemple sur la nouvelle “Charte de l’interprétariat” de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) publiée en novembre 2018.

      Cette charte est claire et précise en comparaison des consignes du SEM (6) qui se concentrent sur l’efficacité, la réactivité et l’apparence des interprètes et ne donne pas assez de force à d’autres règles comme celles qui concernent l’interdiction de discuter avec le demandeur en aparté hors de la présence du fonctionnaire, l’interdiction d’entretenir des liens directs ou indirects avec les autorités d’un Etat d’origine de la demande d’asile (gouvernement, police, justice, services de renseignements, haute administration, ambassades), l’interdiction d’entretenir des liens directs ou indirects avec les demandeurs d’asile ou les personnes protégées pour lesquels ils sont appelés à traduire, ou encore avec des fonctionnaires du SEM.

      CONSEILS AUX REPRÉSENTANTS JURIDIQUES

      Le 1er mars 2019, la nouvelle Loi sur l’asile qui prévoit une procédure d’asile accélérée est entrée en vigueur. En contrepartie du raccourcissement des délais de recours, tous les requérants d’asile bénéficient d’une représentation juridique gratuite dès leur premier jour en Suisse. En Suisse romande, Suisse centrale et au Tessin, c’est Caritas Suisse qui endosse cette tâche. Depuis, toutes les étapes de la procédure ont lieu dans les centres fédéraux pour requérants d’asile. Les requérants d’asile ne sont transférés dans les cantons que dans le cadre des procédures étendues. Dans les centres, les requérants sont assistés d’un représentant légal et d’un conseiller qui informent les requérantes et requérants sur leurs droits et leurs obligations et les représentent. Avec la procédure accélérée, il est primordial que les conseillers et juristes redoublent de vigilance et informent les requérants de leur droit d’interrompre une audition et bien sûr les soutenir s’ils en font effectivement la demande.

      “Si vous ne comprenez pas bien l’interprète en milieu d’audition, osez demander son interruption quand bien même vous avez affirmé le comprendre en début d’audition”.

      Telle devrait être la consigne car c’est au début de l’audition que le requérant doit confirmer sa compréhension de l’interprète. Il donne en général son feu vert et l’interprétation se déroule correctement. Mais la compréhension peut s’avérer beaucoup plus ardue en milieu et fin d’audition surtout lorsque les questions sur les motifs d’asile sont abordées. Dans ce cas, le requérant doit savoir qu’il est en droit de demander une interruption d’audition et le représentant juridique devrait l’appuyer dans sa demande et ce même lorsque la situation n’est pas clair. Le doute doit profiter au requérant, non à l’interprète.

      Enfin, les cas Dublin méritent une vigilance accrue de la part des conseillers et représentants juridiques. Avec la nouvelle procédure d’asile accélérée, entrée en vigueur le 1er mars 2019, ils ne bénéficient d’interprètes que par téléphone ce qui va inévitablement accroître les malentendus et mettre en péril leurs demandes de maintien en Suisse pour l’examen de leur demande d’asile.

      CONCLUSION

      Pour toutes ces raisons le Bureau du HCR pour la Suisse et le Liechtenstein, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), Amnesty International Suisse et Caritas Suisse doivent inviter le SEM à faire les améliorations qui s’imposent et à revenir systématiquement sur des décisions négatives lorsque des problèmes de traductions ont eu lieu. Le document rédigé par le HCR et intitulé Normes relatives à la procédure de détermination du statut de réfugié relevant du mandat du HCR, contient plusieurs chapitres sur ce sujet et le SEM devrait davantage s’en inspirer.

      Notes :

      Arrêt du TAF E-2274/2017 du 10.4.2019. Voir aussi l’arrêt E-1928/2014 du 24.7.2014.
      Notamment les juristes et spécialistes travaillant pour le Bureau suisse du HCR, Amnesty International Suisse, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), Centre social protestant (CSP), Caritas, Entraide protestante suisse (EPER), ELISA-ASILE, SAJE, CCSI, Vivre Ensemble, ODAE.
      Le SEM fournit deux documents aux interprètes : 1. Le Profil des interprètes et des traducteurs et 2. Rôle des interprètes dans la procédure d’asile qui présentent les règles de travail auxquelles les interprètes doivent se conformer.
      Dans un courriel du 17 avril 2019, le SEM déclare : “A la fin de l’audition, tous les procès-verbaux sont relus dans les deux langues, afin que les demandeurs d’asile, les collaborateurs qui ont mené l’audition, les procès-verbalistes et les représentants des organisations d’œuvres d’entraide puissent vérifier leur exactitude.”
      Pour l’instant, elle permet aux requérants d’être accompagnés d’une autre personne lors de l’audition sur les motifs d’asile. C’est une option utile surtout lorsque l’accompagnateur a une bonne compréhension de la langue d’origine et de la langue nationale parlée durant l’audition. Mais cela se fait rarement.
      Voir : Profil des interprètes et des traducteurs et Rôle des interprètes dans la procédure d’asile.

      https://blogs.letemps.ch/jasmine-caye/2019/05/16/asile-les-superpouvoirs-des-interpretes

    • L’#interprétariat dans le domaine de l’asile n’est pas une question mineure

      L’interprète acquiert un rôle clé dans la procédure d’asile afin d’assurer une contribution décisive à des procédures et des décisions correctes. Quel rôle joue-t-il actuellement et quel rôle prendra-t-il dans la restructuration du domaine de l’asile ?

      Une audition au centre de procédure d’asile à Zurich. Sont présents une spécialiste du Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM), un rédacteur du procès-verbal, une représentante juridique, un requérant d’asile d’Afghanistan et un interprète venant d’Iran. On y parle allemand et farsi. Pendant la présentation des motifs de la demande d’asile, l’audition est interrompue. Le requérant ne comprend pas très bien l’interprète car lui-même parle le dari et non le farsi. De plus, la représentation juridique déplore le manque de connaissances en allemand de l’interprète. La spécialiste du SEM partage l’opinion de la mandataire et explique qu’aucun interprète en dari n’a pu être trouvé pour l’audition. Elle affirme que le SEM a déduit que le farsi, une langue iranienne proche du dari, est suffisamment compréhensible pour des Afghan-e-s.

      On parle rarement du rôle clé de l’interprétariat dans le domaine de l’asile. Par contre, les interprètes s’expriment au quotidien. L’exemple ci-dessus illustre bien les deux principales exigences : la mise à disposition d’interprètes approprié-e-s et la qualité de leur travail. En effet, il s’agit d’une question majeure puisque les personnes en quête de protection sont placées dans l’obligation de comprendre et d’être comprises.

      Y a-t-il un manque d’interprètes ?

      Dans à peine deux ans, la modification de la révision de la loi sur l’asile sera mise en œuvre. Une nouvelle organisation du domaine de l’asile grâce aux procédures accélérées. Pour que la légalité puisse être garantie, les requérant-e-s d’asile disposeront à l’avenir d’un conseil et d’une représentation juridique indépendante des autorités et gratuite. L’interprétariat y trouve ainsi systématiquement un rôle nouveau, non seulement du côté des autorités, mais aussi du côté de la protection juridique.

      Par conséquent, il est évident que, avec l’introduction de la protection juridique, le besoin d’interprètes efficients va fortement s’accroître. Jusqu’ici, il n’y a eu aucune recherche sur la question de savoir si le recours à des interprètes pourra être suffisamment satisfait dans le futur système d’asile. Jusqu’à ce jour, il y avait besoin d’interprètes dans deux à trois étapes de la procédure par personne recourante. Dans la nouvelle procédure, en plus des étapes officielles, viendront s’ajouter à l’avenir des consultations et des autres apartés, avec la participation d’interprètes auprès des acteurs de la protection juridique.

      Il reste ainsi une grande incertitude pour un projet aussi important que celui-là. Il serait souhaitable que tous les acteurs – particulièrement aussi les autorités qui portent la responsabilité de ce projet – s’accordent pour trouver des solutions appropriées afin qu’on dispose de suffisamment d’interprètes formés.

      Qualité de l’interprétariat

      L’interprétariat professionnel suppose entre autres la capacité de distinguer quand il est nécessaire de traduire mot à mot et quand il faut recourir à une interprétation de ce qui est dit qui puisse correspondre à la structure culturelle et linguistique de la région d’origine de la personne requérante. Ainsi, par exemple, la personne requérante d’asile peut ne pas savoir ce qui figure dans la constitution de son pays mais peut parfaitement connaître les structures linguistiques et sociales de sa région, c’est pourquoi, pour elle, les concepts juridiques n’ont peut-être aucune signification. Il incombe aux interprètes d’être à même de leur expliquer ces concepts de telle façon qu’ils soient compris lors de l’audition.

      Les interprètes rapportent ainsi oralement ce qui est dit d’une langue à une autre et tiennent compte, ce faisant, de l’arrière-fond social et culturel des participant-e-s à l’entretien. L’interprétariat doit être simultanément complet, exact du point de vue du sens et le plus littéral possible. Les interprètes sont obligés non seulement de traduire la terminologie spécifique d’une procédure d’asile, mais aussi le parcours exact du chemin suivi dans l’exil, les descriptions régionales des lieux, les routes de l’exil et bien d’autres choses. Il faut identifier les contradictions qui peuvent apparaître en raison de problèmes linguistiques et on ne peut en aucun cas les imputer aux requérant-e-s d’asile.

      L’interprète acquiert ainsi un rôle clé dans la procédure d’asile afin d’assurer une contribution décisive à des procédures et des décisions correctes. C’est pourquoi il vaut la peine d’investir dans sa formation et de définir des standards de qualité bien précis. Pour ce faire, des systèmes de qualification tels que celui de l’association pour l’interprétariat communautaire et la médiation interculturelle peuvent assurer une contribution essentielle.

      L’interprétariat dans le domaine de l’asile n’est pas un détail accessoire, il est une des clés assurant une procédure d’asile honnête et par conséquent le succès pour la nouvelle organisation du domaine de l’asile.

      https://www.osar.ch/des-faits-plutot-que-des-mythes/articles-2017/new-page-1.html