• La #répartition_des_tâches entre les femmes et les hommes dans le travail de la #conversation (Première partie)

      Contrairement à l’impression première que l’on a, la conversation n’est pas une activité à laquelle on se livre spontanément ou inconsciemment. Il s’agit d’une activité structurée, ne serait-ce que par son ouverture, ses séquences et sa fermeture, et elle a besoin d’être gérée par les participant-e-s. Nous parlerons indifféremment de conversations, de dialogues ou de discussions pour faire référence à tout échange oral. Nous les caractériserons par le fait qu’aucun scénario n’en a été fixé à l’avance et que ces conversations sont en principe égalitaires, à la différence des entretiens dirigés, des cérémonies ou des débats. Nous allons donc nous intéresser à la gestion du dialogue mixte au regard du genre des personnes impliquées. Ainsi, nous verrons que les pratiques conversationnelles sont dépendantes du genre et nous en chercherons les conséquences sur le déroulement de la conversation.

      La conversation est une forme fondamentale de communication et d’interaction sociale et, à ce titre, elle a une fonction des plus importantes. Elle établit et maintient des liens entre les personnes, mais c’est aussi une activité « politique », c’est-à-dire dans laquelle il existe des relations de pouvoir. Dans une société où la division et la hiérarchie des genres est si importante, il serait naïf de penser que la conversation en serait exempte. Comme pratique sur laquelle nous fondons notre vie quotidienne, elle ne peut que refléter la nature genrée de la société. Nous nous demanderons si, au-delà du fait d’être un miroir de la société, elle ne réactive et ne réaffirme pas à chaque fois les différences et les inégalités de genre.

      La longueur des contributions

      Nous nous référerons constamment au modèle de conversation décrit par Sacks H., Schegloff E. et Jefferson G. en 1974. Selon ce modèle, les systèmes d’échange de parole sont en général organisés afin d’assurer deux choses : premièrement, qu’une seule personne parle à un moment donné et deuxièmement que les locutrices/teurs se relaient. La/le locutrice/teur peut désigner la/le prochain-e mais en général, ce sont les conversant-e-s qui décident de l’ordre des prises de parole. Le dialogue idéal suppose donc que l’un-e parle pendant que l’autre écoute, puis vice-versa et ainsi de suite, sans qu’il y ait de chevauchements de parole, d’interruptions ou de silence entre les tours. L’hypothèse est que ce modèle doit être valable pour tou-te-s les locuteurs/trices et toutes les conversations. Il devrait donc tendre dans son application à une symétrie ou à une égalité. Ce modèle est décrit comme indépendant du contexte, c’est-à-dire des facteurs tels que le nombre de personnes, leur identité sociale ou les sujets de discussion. Une fois mis en application, il devient toutefois sensible au contexte et s’adapte aux changements de circonstances dus aux facteurs évoqués plus haut.

      La première question sur laquelle nous nous interrogerons à propos du dialogue mixte concerne le temps de parole que chacun-e s’octroie. On présuppose généralement que les deux personnes aient un temps de parole assez similaire pour qu’elles puissent toutes deux exprimer leur point de vue, leurs sentiments, intentions ou projets de façon égalitaire. Le dialogue est perçu couramment par une majorité de personnes comme un lieu de partage et d’échange permettant de promouvoir une compréhension mutuelle où un-e interlocuteur/trice n’est pas censé-e prendre une plus grande partie de ce temps que l’autre.

      Selon l’opinion communément admise, ce sont les femmes qui parleraient plus que les hommes. Le stéréotype de la femme bavarde est certainement, en ce qui concerne la différence des sexes et la conversation, l’un des plus forts et des plus répandus. Paradoxalement, c’est aussi celui qui n’a jamais pu être confirmé par une seule étude. Bien au contraire, de nombreuses recherches ont montré qu’en réalité, ce sont les hommes qui parlent le plus. Déjà en 1951, Strodtbeck a mis en évidence que dans des couples hétérosexuels mariés, les hommes parlaient plus que les femmes.

      Mais comment expliquer un tel décalage entre le stéréotype et la réalité ? Comment se fait-il que, bien que tou-te-s nous nous soyons retrouvé-e-s dans des situations où il était clair que les hommes monopolisaient la parole, si peu d’entre nous en aient profité pour questionner le bien fondé de cette croyance ?

      Dale Spender s’est penchée sur ce mythe de la femme bavarde afin d’en analyser le fonctionnement. Ce stéréotype est souvent interprété comme affirmant que les femmes sont jugées bavardes en comparaison des hommes qui le seraient moins. Mais il n’en va pas ainsi. Ce n’est pas en comparaison du temps de parole des hommes que les femmes sont jugées bavardes mais en comparaison des femmes silencieuses (Spender, 1980). La norme ici n’est pas le masculin mais le silence, puisque nous devrions toutes être des femmes silencieuses. Si la place des femmes dans une société patriarcale est d’abord dans le silence, il n’est pas étonnant qu’en conséquence, toute parole de femme soit toujours considérée de trop. On demande d’ailleurs avant tout aux femmes d’être vues plutôt qu’entendues, et elles sont en général plus observées que les hommes (Henley, 1975).

      On voit bien déjà ici que ce n’est pas la parole en soi qui est signifiante mais le genre. Une femme parlant autant qu’un homme sera perçue comme faisant des contributions plus longues. Nos impressions sur la quantité de paroles émises par des femmes ou des hommes sont systématiquement déformées. Je recourrai ici au concept toujours aussi pertinent du double standard utilisé par les féministes pour expliquer nombre de situations en rapport avec le genre. Un même comportement sera perçu et interprété différemment selon le sexe de la personne et les assignations qu’on y rapporte. Quel que soit le comportement en question, le double standard tendra à donner une interprétation à valeur positive pour un homme et négative pour une femme. Nous verrons que si les hommes peuvent donc parler autant qu’ils le désirent, les femmes, elles, pour la même attitude, seront sévèrement sanctionnées. De nombreux travaux se servent de l’évaluation différentielle des modes de converser des femmes et des hommes, nécessaire à l’étude de la communication genrée. Une étude faite lors de réunions mixtes dans une faculté montre la différence énorme de temps de parole entre les femmes et les hommes (Eakins & Eakins, 1976). Alors que le temps moyen de discours d’une femme se situe entre 3 et 10 secondes, celui d’un homme se situe entre 10 et 17 secondes. Autrement dit, la femme la plus bavarde a parlé moins longtemps que l’homme le plus succinct ! Beaucoup d’études à ce propos portent sur des contextes éducationnels, comme des classes. Bien que ceci dépasse le cadre du dialogue, il me semble intéressant d’en dire quelques mots. Sans faire une liste des différences de socialisation selon le sexe, qui sont déterminantes pour l’accès à la parole, je vais juste m’arrêter sur celles qui concernent plus spécifiquement l’espace de parole laissé à l’école aux filles et aux garçons.

      Les enfants n’ont pas un accès égal à la parole (Graddol & Swann, 1989). Dans les interactions de classe, les garçons parlent plus que les filles. Les enseignant-e-s donnent beaucoup plus d’attention aux garçons. Elles et ils réagissent plus vivement aux comportements perturbateurs des garçons, les renforçant de ce fait. Elles/ils les encouragent aussi beaucoup plus. Les échanges verbaux plus longs se passent majoritairement avec les garçons ainsi que les explications données. Et l’on sait combien il est difficile d’agir égalitairement, même en faisant des efforts. Une étude de Sadker & Sadker (Graddol & Swann, 1989) portant sur cent classes montre que les garçons parlent en moyenne trois fois plus que les filles. Qu’il est aussi huit fois plus probable que ce soient des garçons qui donnent des réponses sans demander la parole alors que les filles, pour le même comportement, sont souvent réprimandées.

      S’il me semblait important de commencer par la remise en question de ce premier mythe, c’est parce que parler plus longtemps que les autres est un bon moyen de gagner du pouvoir et de l’influence dans un dialogue. Ceci est d’ailleurs bien perçu par tout le monde. Chez Strodtbeck citée plus haut par exemple, les couples interrogés, et autant les femmes que les hommes, associaient à une plus grande quantité de parole une plus grande influence. Il s’agit maintenant de voir concrètement comment s’exerce cette influence et de montrer en quoi la quantité de paroles émises est un indicateur de dominance conversationnelle. En effet, le temps de parole est fonction de nombreux facteurs interactionnels, parmi lesquels le fait de pouvoir terminer son tour de parole sans interruption de la part de son interlocuteur semble être un des plus importants.

      http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre

      Deuxième partie : Les pratiques conversationnelles des hommes
      http://lmsi.net/La-repartition-des-taches-entre,702


  • Rebecca Solnit : « Réduire les femmes au silence a toujours été la stratégie en vigueur »
    https://www.nouveau-magazine-litteraire.com/idees/reduire-les-femmes-au-silence-strategie-en-vigueur

     ?

    Jugez-vous toujours le terme « mansplaining » (ou « mecsplication » en français) imparfait ? Vous regrettiez, à l’époque, qu’il essentialise un défaut masculin.

    Aujourd’hui, il me plaît. J’avais des réserves mais, il y a plusieurs années, une jeune femme m’a confié que jusqu’à l’apparition de ce mot, ces expériences vécues ne pouvaient pas être nommées, empêchant ainsi le lien avec des tendances plus vastes et des courants plus souterrains. Le terme est donc très utile et souvent utilisé en anglais. J’aimerais que la blogueuse qui l’a inventé en réponse à mon essai se l’approprie car, à l’origine, il ne vient pas de moi…

    En quoi la répartition de la parole est-elle genrée ?

    Des études ont démontré que les femmes sont plus souvent interrompues – même à la Cour suprême ! Le statut et le respect dont bénéficient traditionnellement les hommes se manifestent par la place que prennent leur parole et l’écoute suscitée. Mais cela évolue puisque les femmes accèdent à des postes à responsabilités et que de plus en plus de personnes sont prêtes à les écouter – même si, paradoxalement, les femmes sont aussi éduquées à se discréditer les unes les autres.

    Spéciale dédicace aux Seenthisien·nes (@intempestive et @simplicissimus, au moins) qui avaient contribué à la traduction du titre dans une autre version.

    [infokiosques.net] - Quand les hommes m’expliquent
    https://infokiosques.net/spip.php?article1501

    Oui, des personnes des deux sexes surgissent lors d’événements publics pour disserter sur des choses qui n’ont rien à voir ou des théories complotistes mais cette pure confiance en soi agressive de parfaits ignorants est, dans mon expérience, genrée. Les hommes m’expliquent, à moi et à d’autres femmes, qu’ils sachent ou non de quoi ils parlent. Certains hommes.

    • Ils sont nombreux mais se résument globalement à : « N’écoutez pas cette personne, ne la croyez pas, ne laissez pas ses mots avoir de conséquences. » Ce qui sous-entend que la femme serait folle, qu’elle se fait des idées, qu’elle a tout inventé (voire, selon Freud, qu’elle aurait aimé que cela arrive). Les femmes seraient donc toujours trop (ou pas assez !) émotives. Les victimes doivent même faire très attention à leur « performance » lors des procès, sinon leur témoignage pourrait être perçu comme l’expression d’une rancune pour blesser un homme, là se trouve la formule magique qui permet de détourner l’attention du délit commis par un homme – par exemple, un viol – pour se concentrer sur les conséquences dramatiques que ce crime aura pour lui. Comme si la victime, et non pas le système judiciaire (ou l’accusé), était responsable des conséquences.

      Réduire au silence et ignorer les femmes a toujours été la stratégie en vigueur, c’est d’ailleurs ainsi que Harvey Weinstein a pu s’en prendre à 109 femmes sans aucune conséquence, tout comme (ndlr : le comédien) Bill Cosby, qui aurait agressé et drogué des femmes pendant une cinquante d’années. Ces femmes ont été raillées, voire punies pour avoir élevé la voix. Aux États-Unis, 70 % des femmes qui se plaignent de harcèlement sexuel au travail subissent d’ailleurs des représailles. Cela encourage les femmes à se taire tout en permettant à la violence sexiste de perdurer.

    • Désolée le curieux, tu peux te garder tes remarques anti-féministe super bien argumentées à coups de memes. Tu ne feras pas de vieux os sur Seenthis, c’est pas le genre d’endroits où le trolling sexiste est apprécié.

      Et oui, @simplicissimus, la discussion a disparu mais son souvenir demeure ;-).

      Encore une ressource autour de ce chouette texte.
      http://blog.ecologie-politique.eu/post/Quand-les-hommes-m-expliquent


  • Dépression, troubles anxieux... la hausse des affections psychiques liées au travail
    http://www.lemonde.fr/sante/article/2018/01/16/l-assurance-maladie-confirme-la-hausse-des-affections-psychiques-liees-au-tr

    Dépressions, troubles anxieux… Plus de 10 000 affections psychiques ont été reconnues comme accidents du travail en 2016, 596 l’ont été comme maladies professionnelles, indique l’Assurance-maladie. Ces chiffres, publiés mardi 16 janvier dans son bilan « Santé travail : enjeux et actions », révèlent une hausse continue sur cinq ans des troubles psychosociaux liés au travail, alors même que « le nombre d’accidents du travail d’autre nature baisse », précise Marine Jeantet, directrice des risques professionnels de l’Assurance-maladie. Entre 2011 et 2016, la part des affections psychiques dans l’ensemble des accidents du travail a progressé de 1 % à 1,6 %.

    Les assurés sont, il est vrai, de plus en plus nombreux à demander la reconnaissance de leur affection psychique en maladie professionnelle, ce qui renforce la hausse. Depuis 2012, les demandes sont passées de 200 à 1 100 et devraient « avoisiner 1 500 en 2017 ». L’Assurance-maladie a validé 50 % des demandes de reconnaissance en maladie professionnelle et 70 % des demandes en accident du travail.

    L’enjeu de l’étude est « d’une part de souligner que l’Assurance-maladie reconnaît les affections psychiques comme accident du travail et d’autre part, en période de contrainte budgétaire, d’identifier les secteurs et les salariés les plus touchés pour orienter les mesures préventives », explique Mme Jeantet. La prise en charge des affections psychiques représentait environ 230 millions d’euros en 2016, sur un budget total de prestations de 8,2 milliards pour la branche risques professionnels.

    Deux « événements déclencheurs »

    Quand une affection psychique est reconnue comme accident du travail, les soins sont pris en charge à 100 %, et l’accident donne lieu à réparation sous forme de rente à vie, le coût étant répercuté à l’employeur. La durée des arrêts de travail pour les affections psychiques est particulièrement longue, à savoir 112 jours contre 65 en moyenne pour les autres accidents du travail. Pour les maladies psychiques professionnelles, les durées moyennes d’arrêt de travail avoisinent 400 jours, mais les malades sont beaucoup moins nombreux – cependant sept fois plus qu’il y a cinq ans.(...)

    En termes d’entreprises, trois secteurs d’activité concentrent environ la moitié des cas d’affections psychiques : le médico-social (18 %), le transport (15 %) et le commerce de détail (13 %), qui ont en commun leur lien avec le public.

    #travail #conditions_de_travail #arrêt #interruption #santé

    • Les salariés aux carrières précaires plus exposés aux risques psychosociaux (Dares)
      https://lerevenu.com/breves/les-salaries-aux-carrieres-precaires-plus-exposes-aux-risques-psychosociau

      Un quart des salariés (26,6%) ont des carrières précaires et ils sont plus « exposés aux risques psychosociaux » que ceux bénéficiant de « carrières stables », selon une étude de la Dares publiée mercredi.

      « À métier identique, les hommes et les femmes aux carrières précaires déclarent être davantage exposés aux risques psychosociaux que ceux aux carrières stables », à cause notamment de « tensions » avec leur entourage professionnel, indique le service statistique du ministère du Travail.

      Avec « des périodes de chômage et d’inactivité de longue durée », des parcours « descendants » et « des changements d’emploi assez fréquents », ces carrières précaires concernent davantage les femmes (68% des salariés précaires) que les hommes (32%) et « plus souvent des personnes peu diplômées et ayant une santé altérée ».

      À l’inverse, 35,4% des salariés connaissent des parcours stables, changeant peu ou pas d’emploi, sans aléas de carrière. On y compte 55% d’hommes et 45% de femmes. Ils sont parmi les plus diplômés : 40% ont au moins un niveau bac +2, contre seulement 26% des salariés précaires et 35% de l’ensemble de la population.

      Enfin, 38% des salariés mènent des carrières « dynamiques » : ils « changent souvent d’emploi pour progresser professionnellement », sont « plus jeunes que la moyenne » des salariés et 36% ont au moins le niveau bac +2. Les hommes y sont plus nombreux que les femmes (58% contre 42%).

      Les salariés aux carrières précaires souffrent davantage que les autres d’"un manque de reconnaissance" au travail, qu’il s’agisse de « gratifications symboliques » (marques de respect et d’estime) ou de leur rémunération. Ils sont également plus souvent « victimes de déclassement professionnel » en exerçant une profession ne correspondant pas bien « à leur formation ».

      Les hommes aux carrières précaires regrettent « un manque d’autonomie » et subissent « une plus forte pénibilité physique » que les autres salariés (« mouvements douloureux ou fatigants », contact avec des produits dangereux, port de charges lourdes, postures pénibles...).

      Les femmes aux carrières précaires déplorent « une insécurité socio-économique » et ont plus souvent que les autres salariées le « sentiment d’être exploitées ». Elles se plaignent aussi davantage « d’avoir reçu des propositions à caractère sexuel, d’avoir été victimes d’une agression verbale de la part de l’entourage professionnel, de s’être entendu dire des choses obscènes ou dégradantes ou encore d’avoir subi un sabotage au travail ».

      Les femmes aux carrières dynamiques « connaissent également des rapports sociaux au travail plus problématiques que les femmes aux parcours stables » : leurs relations avec leurs collègues sont plus souvent tendues et elles souffrent davantage de moqueries ou de comportements visant « à les ridiculiser ».

      #précaires


  • Il interrompt son concert pour dénoncer une agression sexuelle dans la salle,
    http://www.huffingtonpost.fr/2017/08/20/il-interrompt-son-concert-pour-denoncer-une-agression-sexuelle-d_a_23

    Il fallait le dire et le dire fort. Sam Carter, du groupe de métal Architects l’a fait et de la meilleure des façons, vendredi 18 août. Alors qu’il est en plein concert au Lowlands Festival à Biddinghuizen, aux Pays-Bas, le chanteur est témoin d’une agression sexuelle dans la foule alors qu’il est en train de chanter. Et comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus, il n’a pas hésité à la dénoncer publiquement, sitôt les dernières notes écoulées.

    « Ce n’est pas ton p***** de corps ! », s’écrie-t-il au micro, très énervé face à la foule, « C’est répugnant ! [...] Il n’y a pas de place pour ça dans mon p***** de concert ! ». Dans la fosse visiblement, Sam Carter a vu un jeune homme attrapé le sein d’une fille qui faisait un « slam » dans la foule. Il n’en revient pas. (...)

    [afflux de tweets dont] « Je n’ai aucune idée de qui tu es mais sache que je t’aime et que tu as désormais une nouvelle maman fan à Portland dans l’Oregon »

    #sexisme #interruption #énonciation [édit : oui, discutable, j’imagine que le p**** traduit un quelconque fucking] et hop !


  • « L’#organisation du #travail est devenue harcelante » | AlterEco+ Alterecoplus
    http://www.alterecoplus.fr/lorganisation-travail-devenue-harcelante/00012475

    Le #surmenage, le #suicide et les tentatives de suicide prospèrent sur trois terreaux. Primo, la #charge de travail s’accroît. A la fois la charge horaire – non déclarée, la plupart du temps – et la charge mentale, avec une #densification des journées de travail, une obligation de #polyvalence et des #interruptions incessantes. Secundo, vous êtes obligé de rendre compte en permanence de vos actes. Les outils numériques ont mis le travail en coupe réglée. Tout est tracé, donc tout le monde est sur le qui-vive. Enfin, tous les processus de #production sont standardisés, il faut suivre une #procédure, subir des logiciels de #gestion, remplir formulaire sur formulaire, tableau sur tableau, tous ces documents étant par ailleurs déconnectés du travail réel. Si bien que les salariés ont très peu d’autonomie, se sentent hypersurveillés, développent des peurs bien légitimes et ne peuvent pas mettre leur intelligence au service de leur travail.

    #harcèlement #souffrance

    • Caca Christi sur les salariés, au siège de la société Auchan France Villeneuve d’Ascq Par De cheval 2-3 samedi 4 juin 2011 - 21h12

      A propos du caca, 
au siège social de la société auchan france, 
200 rue de la recherche à Villeneuve d’Ascq 59650, 
propriété de la famille Mulliez, fondée par Monsieur gérard mulliez, héritier de Monsieur louis mulliez-lestienne.



      Ce dimanche 29 mai 2011, les faibles pluies de ces derniers jours finissent de disperser un très bel étron de crottin de cheval, présent depuis 2 semaines, juste devant l’entrée piétons, vous savez, la petite grille, entre le bâtiment colibri et la centrale d’achat auchan.

      Un gros caca !



      Tout piéton qui va d’un bâtiment à l’autre, enjambe ce tas de merde, ou marche dedans, malodorant, humiliant, rempli de salmonelles, de staphylocoques, genre de bébêtes qui s’accroche aux chaussures, et qui se dissémine partout, avec les dégâts que l’on sait.

      Heureusement la centrale d’auchan France, n’est pas un magasin, où il existe un rayon traiteur champion de l’hyper super ultra frais bio, équitable, et tout et tout, avec du coeur, car elle ferait les honneurs de la presse, comme le fameux concombre tueur germanique.



      Humilier systématiquement les salariés, les dégrader, un excellent exemple !

      Le coup de la grosse merde sous les pas des esclaves de la famille, probablement un test afin de recenser ceux qui osent l’ouvrir, qui montrent qu’ils réfléchissent encore, qui veulent qu’on les traite en être humain et non pas comme des bestiaux.



      Qui l’a mis là ? Mais surtout qui ne l’a pas fait nettoyer ?

      Ben oui, même pas une réaction de l’encadrement de l’écurie, qui n’a pas l’air de se soucier de l’image de marque de la société auchan, et qui se bidonne en pensant aux sous-fifres.



      2 semaines, 14 jours, qu’ils, qu’elles lèvent la jambe.

      D’après des sources bien informées, déféquer sur le pas de la porte de quelqu’un que l’on hait, dans la Famille, on appellerait cela une Vacquerie, un double 7, une variante de la gougoutte à pépé, bien connue lors des entretiens annuels.

      La consistance de la matière se doit d’être molle.

      La consistance de leur haine est sans limites.
      


      Que quelqu’un, habitant le quartier ( mais qui habite dans le quartier ? Quelle famille ? ), trouve plaisir à faire déféquer son cheval là où passent les esclaves de la famille, c’est une chose.

      Ne pas la faire nettoyer durant 2 semaines, est révélateur de l’excellente mentalité familiale, perversité avant toute choses, culs et écus.

      On murmure qu’un lipdub est en préparation, avec le groupe caca boita, probablement une reprise de petit cacanoël à moins que ce ne soit àdadaprouproutcadé, l’anulingus à pépé, ou la balade des vidangeurs des phynances publiques.



      Le crottin de cheval, c’est excellent pour les rosiers, les champignons, et c’est tout !

      Violent ce billet ?
      
Eclairant ?
      
Vulgaire ?
      
Caca nerveux ?
      
Caca boudin ?
      
Merdeux ?
      
Ordurier ?
      
Fécal ?
      
Pendule chiée ?
      
Oui, comme eux, comme la réalité !

      
Un chapitre sur notre employeur serait-il à ajouter à"Histoire et bizarreries sociales des excréments, des origines à nos jours " ?

      

P.S. : Si la direction d’auchan france demande à faire disparaitre ce billet, faites le à condition que le responsable de tout cela fasse le tour de la centrale 2 fois, avec une pelle à crottes, des bottes, une pince à linge.

      Source : http://cfdt-centrale-auchan.hautetfort.com/archive/2011/05/28/auchan-dsio-les-nouvelles-grilles-de-salaires-2011-


  • #IVG : Les Françaises sont les plus favorisées en Europe
    http://fr.myeurop.info/2016/04/12/ivg-les-fran-aises-sont-les-plus-favoris-es-en-europe-14514

    Daniel Vigneron

    En remboursant à 100% tous les soins concernant l’IVG, l’Hexagone offre à ses citoyennes une excellente #prise_en_charge. Dans la plupart des pays européens, la situation des femmes désireuses d’interrompre leur grossesse est moins favorable.

    Depuis le début du mois, la prise en charge de l’interruption volontaire de grossesse s’est encore élargie en #France. lire la suite

    #EUROFOCUS #Allemagne #Autriche #Belgique #Chypre #Danemark #Espagne #Finlande #Irlande #Italie #Pays-Bas #Pologne #Portugal #Royaume-Uni #avortement #délais_pour_l'IVG #échographie #interruption_volontaire_de_grossesse #pro-life #régime_d'IVG #remboursement_des_soins #RFI


    • #Interruption de Valls à Calais
      http://www.lemonde.fr/politique/video/2015/08/31/valls-interrompu-par-une-mlitante-pendant-sa-conference-sur-les-migrants-a-c

      "La fin de la conférence de presse a été brièvement perturbée par une militante qui a fait irruption dans la salle, faisant basculer plusieurs caméras (oh la méchante, c’est une atteinte à la liberté d’expression] et criant à plusieurs reprises : « Il vous a fallu 200 000 morts pour retrouver votre humanité ! » , faisant allusion au bilan de la guerre en Syrie. Elle a rapidement été [#baillonnée à la main par une #flic-chargée_de_com puis] expulsée puis interpellée.

      #vidéo

      Calais : Valls annonce la construction d’un nouveau campement humanitaire d’ici à 2016
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/31/calais-manuel-valls-annonce-la-construction-d-un-campement-humanitaire-d-ici

      « La Commission européenne va mettre à la disposition des autorités françaises jusqu’à 5 millions d’euros », a annoncé lundi 31 août son vice-président Frans Timmermans à l’occasion d’un déplacement à Calais avec le premier ministre, Manuel Valls, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, le secrétaire d’Etat aux affaires européennes, Harlem Desir, et le commissaire en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos.

      Cette enveloppe financera principalement l’installation de quelque 120 tentes pour abriter environ 1 500 personnes sur la lande où sont actuellement regroupés 3 000 migrants dans des conditions insalubres. Une zone qui a été rebaptisée « la jungle » de Calais. « L’idée, c’est qu’il [le campement] puisse ouvrir au début de l’année 2016 ».

      Et on entend déjà le pdt de FTDA, Pierre Henry, qui s’est tant démené pour la « prise en charge » humanitaire policière des réfugiés de la chapelle à Paris, s’escrimer en radio pour faire la pub de cette annonce.


  • Le FBI enquête sur une série de dégradations de câbles Internet
    http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/07/01/le-fbi-enquete-sur-une-serie-de-degradations-de-cables-internet_4665918_4408

    Dans la nuit de lundi 29 à mardi 30 juin, trois importants câbles intercontinentaux reliant la ville de Sacramento ont été dégradés, causant de sérieuses perturbations dans l’accès à Internet des habitants de la zone. Et ce n’est pas une première. Depuis un an, au moins onze dégradations de ce type ont eu lieu en Californie ; ce qui a poussé le FBI à ouvrir une enquête. (...) La coupure la plus récente a eu lieu à Livermore, une ville proche de San Francisco. Elle aurait provoqué des perturbations jusqu’à Seattle, selon le Wall Street Journal, une ville située plus d’un millier de kilomètres au nord de la Silicon Valley. Une action coordonnée, selon le FBI, nécessitant un outillage adapté, pour s’attaquer aux gaines qui protègent les câbles.

    #sabotage #interruption


  • Intermittents : dans les coulisses d’un #blocage de spectacle
    http://www.lemonde.fr/videos/video/2014/06/24/intermittents-dans-les-coulisses-d-un-blocage-de-spectacle_4444483_1669088.h

    Non merci - Collectif Festival d’Avignon IN
    NON MERCI

    NON MERCI, nous ne voulons pas d’un traitement de faveur qui nous isole, nous qui sommes solidaires des droits de tous les travailleurs #précaires, ceux dont l’activité même se définit comme discontinue. Non, nous ne sommes pas uniquement des intermittents du spectacle faciles à montrer du doigt. Nous sommes aussi solidaires des intérimaires, des vacataires, des serveurs, des réceptionnistes, des saisonniers et Manuel Valls ne parle même pas d’eux…

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7213

    Paris 19h15 L’émission « Ça vous va » sur France 5 a vu son plateau envahi par des manifestants contre la convention anti chômeurs , intermittents et intérimaires qui désiraient prendre la parole en direct. La diffusion de l’émission a été interrompue.

    Occupation du siège de #Pôle_emploi

    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=7121

    #interruption


  • CIP-IDF > Le journal de France 2 interrompu par des intérimaires en collants et des intermittentes en colère
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=6940

    Ce mardi 8 avril à 20h17, une cinquantaine de personnes ont investi le plateau du #journal de #France_2 afin de lire un communiqué contre un projet de Convention #Unédic qui aggraverait la #précarisation en s’attaquant principalement aux salariés les plus pauvres, qu’ils soient au chômage, en emploi discontinu ou au chômage « en activité à temps réduit » .

    Au nom d’un déficit soigneusement entretenu et d’une supposée « équité », ce projet s’attaque tout particulièrement à ces fameux nantis que sont les #intérimaires... Ces derniers perdraient mensuellement de 50 à 300 euros chacun si une telle convention devait entrer en vigueur. Nous disons non à une #logique_concurrentielle qui nous rabaisse tous [1].

    A peine les manifestants étaient-ils arrivés sur le plateau, que le son était interrompu... Quelques secondes plus tard, David Pujadas déclarait rendre l’antenne en raison d’une #occupation.

    De même que les soit disant « négociations » Unedic sont une mascarade scandaleusement anti-démocratique (n’y sont sérieusement évoquées que les propositions patronales...), lorsque les média de masse évoquent des questions aussi cruciales que celles du chômage et de la précarité, c’est le plus souvent pour livrer des « informations » qui constituent autant de #publireportages en faveur des orientations patronales et de celles des « syndicats » qui osent s’allier avec le MEDEF contre l’ensemble des salariés.

    Voici le texte qui aurait pu être lu à l’antenne sur France 2 :

    Nous sommes ici….

    Nous sommes ici, chômeurs, travailleurs précaires, intermittents, intérimaires, avec ou sans papiers, pour vous informer.

    Nous sommes ici parce que les négociations sur le régime d’assurance-chômage se sont faites sans nous et contre nous. Nous refusons cet accord du 22 mars 2014 conclu entre les organisations patronales et la CFDT, la CFTC et FO.

    Nous ne sommes pas dupes et nous sommes en colère : cet accord, imposé par le #MEDEF, nous affaiblit tous. Le gouvernement ne doit pas agréer cet accord. […].

    #interruption #lutte


  • « L’irruption d’une intermittente chez Hanouna n’a pas fait rire D8 »
    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5883

    Rires et embrassades devant les caméras, mais colère en coulisse. Quelques jours après son apparition sur le plateau de Cyril Hanouna sur #D8 pour une dénonciation (chaleureuse et conviviale) des baisses de salaires des #intermittents, Sophie Tissier, opératrice de prompteur sur l’émission, a été convoquée aujourd’hui par la direction des ressources humaines de la chaîne. La chaîne a renvoyé toute décision sur la direction du groupe #Canal+, son propriétaire. Toutefois afin de prévenir tout nouvel éclat, un retardateur a été installé en régie pour diffuser les émissions en léger différé. Et la séquence incriminée, et la réaction de l’invité du jour, Jean-Luc Mélenchon, ont été supprimées de l’émission en Replay.

    (...)

    La direction des ressources humaines de D8 a reçu Sophie Tissier. "L’ambiance était plutôt à la temporisation et à la détente", raconte l’intéressée à @si. "On m’a fait comprendre que ce genre de comportement n’était pas vraiment acceptable mais que l’on allait étudier mon dossier", ajoute-t-elle, dans l’attente d’une revalorisation de son salaire. Pendant ce temps, elle n’a plus accès aux émissions diffusées en direct et se contentera des émissions enregistrées. Dans un souci de temporiser, la chaîne a tout de même accepté que Tissier reste sur le planning global. Toutefois, selon nos informations, et ayant vraiment peur d’un nouveau coup d’éclat, la chaîne a fait installer en régie un retardateur de trois à quatre minutes qui permet la diffusion de l’émission dans un léger différé. Ainsi, plus besoin d’expurger les séquences pour les mettre sur le replay. Malin !

    Tissier a appris mi-avril qu’elle ne toucherait plus la même somme qu’auparavant. La faute à un changement de convention collective. Chez Direct 8 version Bolloré, la convention collective "production audiovisuelle" âprement négociée en interne est plus avantageuse que la convention collective de Canal + qui est celle de la télédiffusion. "J’ai subi une baisse de salaire à partir de mai de 22 %. Je l’ai appris seulement quinze jours avant de façon informelle. Quand j’ai demandé à mon directeur technique de pouvoir négocier avec la DRH, il m’a ri au nez et m’a dit : “ici on ne négocie pas. C’est à prendre ou à laisser", détaille Tissier.

    Plus largement, l’opératrice-prompteur dénonce le #mépris dans lequel sont tenus les intermittents du spectacle et la façon dont la négociation salariale n’a pas pu avoir lieu. "Ils nous ont mis devant le fait accompli et n’ont pas voulu nous entendre. Cela m’a fait péter un câble et j’ai profité de la présence de Mélenchon sur le plateau pour prendre mon courage à deux mains et y aller", souligne-t-elle. Un coup d’éclat risqué pour Tissier, qui peut aujourd’hui perdre son travail et espère que la chaîne a enfin entendu ses arguments. "Pour la première fois je les ai senti à l’écoute" confie-t-elle. Mais du côté de D8 on lui a tout de même fait comprendre que cela dépendait du bon vouloir de la maison mère, Canal+. Contactée, la direction de Canal+ n’a pas retourné nos appels.

    #censure #hypocrisie #télévision #médias #the_show_must_go_on


  • « Chômeur pas chien »
    http://collectif-feignasse.over-blog.com/ch%C3%94meur-pas-chien-8

    Nous appelons tous les travailleurs précaires, les intérimaires en colère, les intermittents du spectacle et de l’emploi, les saisonniers, les stagiaires démotivés, les étudiants désorientés, les retraités en mal de revenu, les sans-papiers, les licenciés preneur d’otages, les travailleurs forcés... à inventer ensemble une #grève des #chômeurs, une grève de tous les #précaires.
    Ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’usine où nous retrouver qu’on ne va pas s’organiser. Mais ce serait quoi une grève des chômeurs ? Déjà le refus de nous laisser harceler, mobiliser, culpabiliser, insérer...

    En référence au Manifeste des chômeurs heureux, déjà cité ici mais on ne se lasse pas
    https://cqfd-journal.org/Le-manifeste-des-chomeurs-heureux

    Nous savons tous que le chômage ne sera jamais supprimé. La boite va mal ? On licencie. La boite va bien ? On investit dans l’automation, et on licencie. Jadis, il fallait des travailleurs parce qu’il y avait du travail, aujourd’hui, il faut du travail parce qu’il y a des travailleurs, et nul ne sait qu’en faire, parce que les machines travaillent plus vite, mieux et pour moins cher. L’automatisation avait toujours été un rêve de l’humanité. Le Chômeur Heureux Aristote, il y a 2300 ans : « Si chaque outil pouvait exécuter de lui-même sa fonction propre, si par exemple les navettes des tisserands tissaient d’elles-mêmes, le chef d’atelier n’aurait plus besoin d’aides, ni le maître d’esclaves. » Aujourd’hui le rêve s’est réalisé, mais en cauchemar pour tous, parce que les relations sociales n’ont pas évolué aussi vite que la technique. Et ce processus est irréversible : jamais plus des travailleurs ne viendront remplacer les robots et automates. De plus, là où du travail « humain » est encore indispensable, on le délocalise vers les pays aux bas salaires, ou on importe des immigrés sous-payés pour le faire, dans une spirale descendante que seul le rétablissement de l’esclavage pourrait arrêter.

    Tout juste republié par Libertalia
    http://editionslibertalia.com/Manifeste-des-chomeurs-heureux.html

    « Chômage » est un mauvais mot, une idée négative, le revers de la médaille du travail. Un chômeur n’est qu’un travailleur sans travail. Ce qui ne dit rien de la personne comme poète, comme flâneur, comme chercheur, comme respirateur. En public, on n’a le droit de parler que du manque de travail. Ce n’est qu’en privé, à l’abri des journalistes, sociologues et autres renifle-merde que l’on se permet de dire ce qu’on a sur le cœur : « Je viens d’être licencié, super ! » « Enfin je vais pouvoir faire la fête tous les soirs, bouffer autre chose que du micro-ondes, câliner sans limites. » Car tous les chômeurs disposent en tout cas d’une chose inestimable : du temps. Voilà qui pourrait constituer une chance historique, la possibilité de mener une vie pleine de sens, de joie et de raison. On peut définir notre but comme une reconquête du temps. Nous sommes donc tout sauf inactifs, alors que la soi-disant « population active » ne peut qu’obéir passivement au destin et aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques. Et c’est bien parce que nous sommes actifs que nous n’avons pas le temps de travailler.

    En 2010 les Cafards de Montreuil proposaient aussi une réponse dans « Nous préférons... une grève des chômeurs »
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4754

    Ce serait quoi une grève des chômeurs ?

    Sans doute un arrêt du travail que Pôle Emploi exige de nous : venir chaque mois pointer et nous faire interroger par Police Emploi, nous faire contrôler nos papiers aux UV comme à la préfecture, accepter des boulots de merde payés des miettes que l’état prétend « raisonnables », perdre son temps en stages de CV et de relooking, patienter des heures au 39 49 pour faire valoir nos droits. Bref, une grève pour refuser d’être produits comme victimes du chômage, statistiques à manipuler, épouvantail repoussoir à travailleurs pauvres, chair à réinsérer de gré ou de force, esprits à remotiver. C’est contre tout cela que nous occupons aujourd’hui l’usine des chômeurs, là où on met nos corps et nos esprit au travail.

    Ainsi que 17 affiches
    http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=5017

    On pourrait aussi inventer une #grève_universelle pour exiger le #revenu_universel et des #droits_universaux.


  • #bébés morts-nés en #Europe : la #France occupe la dernière place
    http://fr.myeurop.info/2013/05/29/bebes-morts-nes-en-europe-la-france-occupe-la-derniere-place-9244

    Ludovic Clerima

    Chiffre du jour. La France détient le record d’enfants morts-nés en Europe. La faute à l’interruption médicale de #grossesse...

    La France possède le taux de bébés morts-nés le plus important en Europe. lire la (...)

    #Société #INFO #interruption_médicale_de_grossesse #mort_né


  • Schumpeter: Too much information | #concentration #internet #interruptions
    http://www.economist.com/node/18895468

    They raise three big worries. First, information overload can make people feel anxious and powerless: scientists have discovered that multitaskers produce more stress hormones. Second, overload can reduce creativity. Teresa Amabile of Harvard Business School has spent more than a decade studying the work habits of 238 people, collecting a total of 12,000 diary entries between them. She finds that focus and creativity are connected. People are more likely to be creative if they are allowed to focus on something for some time without interruptions. If constantly interrupted or forced to attend meetings, they are less likely to be creative. Third, overload can also make workers less productive. David Meyer, of the University of Michigan, has shown that people who complete certain tasks in parallel take much longer and make many more errors than people who complete the same tasks in sequence.