• Pan Inuit Trails
    http://www.paninuittrails.org/index.html?module=module.paninuittrails

    The #Atlas provides a synoptic view (although certainly incomplete) of Inuit mobility and occupancy of Arctic waters, coasts and lands, including its icescapes, as documented in written historical records (maps of trails and place names).

    The documents that form the foundation of this Atlas consist of both published and unpublished accounts of Inuit engagement with cartography during the 19th and 20th centuries. All documents are held in public libraries or archives. The focus of the Atlas in this initial project is on material from the Eastern and Central Canadian Arctic. It is hoped that the Atlas can be further developed in subsequent phases to present material of other Inuit groups such as the Inupiat, Inuvialuit, and peoples of Nunatsiavut (Labrador) and Nunavik.

    Delineations of trails and place names play a critical role in documenting the Inuit spatial narratives about their homelands. To show where these trails lead and connect to other trails, the historical records used in making this Atlas are being relationally linked, referenced geospatially, and displayed on a base map.

    #inuits #atlas #cartographie

  • Une histoire de la Nouvelle-France à partir de la morue et des perles sans oublier les castors Jean-François Nadeau - 22 Aout 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/561098/une-histoire-de-la-nouvelle-france-a-partir-de-la-morue-et-des-perles

    Les noms de Samuel de Champlain et de Jacques Cartier sont accrochés depuis longtemps à des ponts jetés sur le Saint-Laurent. L’eau a coulé dessous, jusqu’à charrier dans les mers de l’oubli les noms de leurs devanciers. Dans Une histoire de la Nouvelle-France, l’historien Laurier Turgeon, professeur à l’Université Laval, s’intéresse aux échanges culturels dans une période de flottements au commencement d’un empire colonial : le XVIe siècle.

    Quand Cartier fait son voyage en 1534, les #Autochtones montrent qu’ils ont déjà l’habitude des rapports avec les Européens. En juillet, par exemple, le navigateur malouin croise une quarantaine d’embarcations dont les occupants lui demandent, avec force signes, d’accoster. On veut lui montrer des peaux, au bout de perches. Vous en voulez ? En août, sur le chemin du retour, d’autres Autochtones montent sans crainte sur le pont. Oui, les échanges commerciaux existent déjà.

    Entre le troisième et dernier voyage de Cartier, en 1541-1542, et celui de #Samuel_de#Champlain en 1608 se trouve un trou historique dans lequel Turgeon plonge. Il faut, dit Turgeon, remonter jusqu’à cet espace de l’oubli pour mieux comprendre les effets des contacts, de part et d’autre, entre Français et #Amérindiens. Son idée ? Que les contacts initiaux, qui ont fini par structurer les relations de pouvoir asymétriques que l’on sait, ne sont pas nécessairement le fait caractéristique de cette période initiale méconnue.

    Pour essayer de mieux comprendre cette histoire, l’historien s’attache à l’étude d’objets matériels. C’est à travers eux, souvent « que les transferts culturels se manifestent ». À sa table d’historien, il va se pencher sur la morue, le pelage du #castor et la #perle de verre.

    La morue
    Commençons par la morue. En avez-vous déjà pêché ? Au nord de la baie d’Hudson, je n’ai jamais eu aussi froid, je crois, qu’au jour d’essayer d’y prendre de grosses morues. Au Nunavik, l’Arctique québécois, la morue est méprisée par les #Inuits. Ils n’en mangent pas. Des millénaires à consommer des chairs crues leur ont appris à raison que ce poisson, plein de vers et de parasites, n’est pas comestible à moins d’être très bien cuit. La plupart des premiers habitants de l’#Amérique méprisaient ce poisson, rappelle Turgeon.

    Dans ses récits, le voyageur Marc Lescabot observe que les Mi’kmaqs s’intéressent aux #merlus, #bars et #flétans pêchés par les Français mais lèvent le nez sur la morue. Même chose, dans les écrits de Chrestien Le Clercq, qui constate qu’en #Gaspésie, qui sera un haut lieu de l’exploitation de cette ressource, les Autochtones se moquent de la surconsommation que ces visiteurs blancs font du poisson.

    Séché, salé, mis en baril, voué à la consommation des multitudes, ce poisson va nourrir, à compter du XVIe siècle, une partie de l’Europe. Les Basques, les Normands, les Bretons lancent sur les eaux des vaisseaux en quête de ce poisson tout mou qu’est la morue.

    Les actes notariés en France confirment une rapide expansion des #pêcheries en Amérique. Dans les archives normandes, on trouve par exemple un acte de 1510 où le maître d’un navire indique qu’il est venu vendre, du côté de Rouen, des morues de « Terre Neusve ».

    Au Moyen Âge, on préfère le merlu et le hareng. Mais au XVIe siècle, la morue salée s’impose au point où on se préoccupe bientôt presque autant de son approvisionnement que du blé nécessaire au pain, écrit l’historien Laurier Turgeon.

    En #Europe, la morue est consommée par tous, mais elle est vendue selon sa qualité de salaison et de présentation, ce qui conforte des distinctions en classes sociales. Au nombre des mets très appréciés tirés de ce poisson : les tripes de morues, c’est-à-dire l’estomac séché puis réhydraté, que l’on consomme, en particulier, pendant le carême. L’huile de foie de morue, produite par la décomposition au soleil du foie du poisson, sert à la consommation ou à l’éclairage. Au chapitre de la consommation de ce poisson, le livre de Laurier Turgeon constitue presque une histoire de la #cuisine. On y découvre, à travers des rapports sociaux établis autour des #pêcheries, l’usage des sauces et la médiation faites entre la proximité et l’étranger à travers certains ingrédients.

    Il est beaucoup question de chaudrons en cuivre sous la plume de Laurier Turgeon. Les premières manifestations de la culture européenne en Amérique sont des objets de cuivre. Pendentifs, boucles d’oreilles, bagues, bracelets, chevillettes. Et surtout des chaudrons.

    Le chaudron a-t-il transformé la vie des Amérindiens ? Le cuivre sera un des premiers biens exportés par l’Europe en Amérique et en Afrique. Les « chaudières de cuivre » sont produites précisément pour l’exportation. Au cuivre, les natifs d’Amérique accordent une plus-value rituelle, « sans doute en raison de ses valeurs intrinsèques et de sa singularité ». Ainsi le chaudron de #cuivre, contrairement à ce qu’on croit d’instinct, ne remplace pas le pot de terre cuite utilisé quotidiennement au XVIe siècle, mais se trouve prescrit à des usages cérémoniaux et rituels. Il demeure à la marge, pour décorer l’intérieur des maisons, où il sert en des occasions particulières. Les chaudrons sont volontiers découpés pour servir à la fabrication de divers objets. Le cuivre sert aussi d’offrandes aux morts, dans des cérémonies exceptionnelles où le chaudron est déposé près des restes des disparus. Ces pratiques qui semblent venir du fond des âges sont en vérité plutôt récentes et seront abandonnées assez vite. Mais pour un temps, le chaudron de cuivre devient le pôle de ralliement et « s’impose parce que sa force d’attraction est plus forte que celle de tous les autres objets connus. »

    Le père Castor
    En 1634, après une année passée auprès des Montagnais, ainsi que les Français appelaient les Innus, le père Paul Lejeune, un jésuite, témoigne du fait que son hôte lui explique, tout amusé, que le #castor travaille parfaitement : « il fait des chaudrons, des perles, des haches, des épées, des couteaux, du pain, en bref, il fait tout ». Comment ne pas aimer cet animal, père d’un avenir meilleur, puisqu’il fabrique des richesses inattendues ?

    Le castor va doubler la morue sur les grandes routes du commerce. Il suscite à lui seul l’expansion d’un projet colonial. Au XVIe siècle, du moins au début, les documents affirment que le castor provient de « Terreneufve ». Mais à la fin du siècle, le mot Canada, « une appellation désignant généralement un lieu autochtone plus retiré dans les terres » succède au nom « Terreneufve ». Le terme, rappelle Turgeon, provient des Iroquoiens de la vallée du #Saint-Laurent. Il désigne une terre indéfinie située le long du fleuve, entre Gaspé et #Québec. Ce sont les Français qui en étendirent l’usage afin de trouver à décrire l’ensemble du territoire de commerce des fourrures.

    La traite des fourrures, observe Laurier Turgeon, est associée « à la notion de conquête ». Le verbe « conquérir » apparaît dans les documents. Au XVIe siècle, le commerce est déjà perçu « comme un moyen d’établir et de maintenir une domination économique et politique sur les peuples autochtones et le territoire qu’ils occupaient ».

    Comment faire commerce au Nouveau Monde ? Dans la balance seront lancées des perles. Un marchand basque, en 1787, en achète 50 000, au prix du salaire moyen d’un de ses marins. Perles de verre, d’émails, de jais, de coquillage, perles d’ambre, de corail, de cristal de roche, perles de bois, de corne, d’os, de cuivre, d’ivoire, de faïence, de calcédoine : les perles sont au coeur de la vie amérindienne. En lisant cette Histoire de la Nouvelle-France, on découvre aussi la place que ces verreries occupent dans la vie, en Europe, des domestiques, des valets, bref des oubliés. Avait-on bien cerné la place des perles dans les rapports coloniaux ? Laurier Turgeon croit que non. Et force est de lui donner raison.

    #cabillaud #pêche #alimentation #poisson #poissons #Morue #alimentation #histoire

  • Au Nunavik, pas de profs, pas d’école _ Sandrine Vieira - 13 Aout 2019 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/societe/education/560552/au-nunavik-pas-de-profs-pas-d-ecole

    Taux de sorties sans diplôme ni qualification (décrochage annuel), parmi les sortants, en formation générale des jeunes, selon le sexe, commission scolaire Kativik, 2016‐2017 :
    • Garçons : 89,8 %
    • Filles : 81,4 %
    • Total : 85,7 %

    Au Nunavik, quand un enseignant est absent, les cours sont annulés et les enfants restent à la maison. Et la rentrée qui approche s’annonce pire, avec 84 postes qui ne sont toujours pas pourvus à la commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq.

    « C’est pire cette année parce que c’est très difficile d’embaucher du monde quand les autres commissions scolaires en manquent aussi », reconnaît Harriet Keleutak, directrice générale de la commission scolaire.

    Elle espère qu’à la mi-septembre, elle aura trouvé tout le personnel manquant. Elle assure que les élèves ne manqueront pas leurs cours, car les directions d’écoles ont pris les mesures nécessaires pour recruter des personnes de la communauté et des enseignants à la retraite pour remplacer temporairement les enseignants titulaires à embaucher.


    Photo : Jean-François Nadeau Le Devoir Une sculpture en granit réalisée par « Peter Boy » Ittukallak se dresse devant l’école Iguarsivik, à Puvirnituq.

    L’an dernier pourtant, lorsque Mathieu (nom fictif), qui enseigne depuis quelques années à Inukjuak, s’est absenté du travail pendant plus d’un mois, il n’a pas été remplacé un seul jour. Ses élèves sont restés à la maison durant toute cette période. Ce n’est pas un cas isolé, selon les informations obtenues par Le Devoir : il y a deux ans, deux classes de 1re secondaire ont commencé l’année scolaire avec un mois de retard, alors que la commission scolaire peinait à trouver un enseignant.

    « Il y a deux ans, il manquait entre 10 et 12 enseignants à mon école. C’est énorme. Tous les jours que les élèves perdent sont des jours qu’ils ne rattraperont jamais », souligne de son côté Rémi Guitard, qui a accumulé une quinzaine d’années d’expérience en tant qu’enseignant et directeur au Nunavik.

    La commission scolaire n’a pas été en mesure d’offrir les statistiques reliées à l’absence des élèves, faute d’un système informatique adéquat. Elle assure qu’un système opérationnel sera mis en place cette année. « Ce n’est pas acceptable comme situation, avoue Mme Keleutak. On essaie de trouver d’autres moyens pour que [les élèves] puissent rester à l’école tous les jours. C’est sûr que, des fois, c’est très dur de trouver des remplaçants ».

    Par ailleurs, la commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq n’est pas soumise au même régime pédagogique que les commissions scolaires francophones et anglophones au Québec, puisqu’elle est assujettie à la Loi sur l’instruction publique pour les autochtones cris, inuit et naskapis. Le minimum de 180 jours de services éducatifs n’est pas aussi tranché que dans les autres commissions scolaires de la province.

    Conditions de travail difficiles
    L’isolement est un facteur qui explique la difficulté de recrutement, le Nunavik étant une région seulement accessible par avion. Les personnes qui sont habituées à vivre dans les villes ont de la difficulté à s’adapter à l’isolement, remarque la directrice générale.

    Les conditions de travail difficiles pourraient également expliquer les difficultés de recrutement et de rétention du personnel. « Les enseignants disent souvent qu’ils n’arrivent pas à se dépasser, car il y a un problème de langue, de compréhension [chez les élèves] et de ressources psychosociales », explique M. Guitard.

    Si le recrutement de personnel est déjà difficile, le bond démographique dans les écoles pose un problème supplémentaire. En effet, le nombre moyen d’enfants au Nunavik atteint 3,2 enfants par femme contre 1,6 au Québec pour la période 2004-2008. « Cette année, on se retrouve avec une cinquantaine d’élèves en plus, ça va donc prendre deux ou trois ressources supplémentaires [à mon école] », dit M. Guitard.

    Même lorsque les enseignants sont engagés, les écoles peinent à les garder en poste. Pour la période allant de 2013-2014 à 2017-2018, la commission scolaire a estimé le taux de rétention des enseignants titulaires d’un poste permanent à temps plein à 53 %. Parmi les enseignants recrutés à l’extérieur du Nunavik — qui représentent 63 % du personnel enseignant —, la majorité d’entre eux ne s’établissent pas dans la région.

    Même si les enseignants reçoivent des primes d’éloignement et de rétention, Mathieu juge qu’elles ne sont pas suffisantes. Il les évalue à environ 12 000 $ par année. « Sur un salaire de 50 000 $, une fois les impôts passés, il ne reste plus grand-chose. Même s’il y a des primes, on ne les sent pas vraiment passer, et on les mérite, car on est vraiment très loin. »

    Une éducation « couci-couça »
    Mathieu s’inquiète de la situation, qu’il considère comme périlleuse pour la réussite des élèves, qui ont déjà un haut taux de décrochage. Au Nunavik, il est de 85,7 %, comparativement à 13,1 % pour l’ensemble du Québec.

    « C’est malheureux à bien des égards. D’abord, pour le temps d’enseignement perdu, qui vient très certainement jouer un rôle dans la faible diplomation des élèves du Nunavik, mais aussi pour des enjeux de responsabilité civile. Les parents nous confient leurs enfants, de la maternelle à la 5e secondaire, pendant qu’ils sont au travail, et on les renvoie dans la rue, simplement », déplore-t-il.

    M. Guitard note que le recrutement de personnel non qualifié accentue le problème. « Quand on forme des élèves avec des enseignants qui n’ont pas de prérequis pédagogiques, on se retrouve avec des élèves qui, finalement, ont une éducation couci-couça. »

    Il en vient à mettre en doute la réelle valeur des diplômes remis aux élèves de la région : « On remet des diplômes, oui, mais à des gens qui ont encore de la difficulté à lire et à écrire. Si on parle de qualité [de diplôme] entre le Sud et le Nord, il n’y a aucune comparaison. Nos élèves sont en retard. »

    Une fois le diplôme d’études secondaires obtenu, les difficultés des élèves les suivent jusqu’à leur parcours collégial. La plupart d’entre eux doivent faire des années préparatoires et des mises à niveau lorsqu’ils arrivent au cégep. « Ça devient extrêmement périlleux pour eux d’obtenir un diplôme d’études collégiales, car les années préparatoires sont trop longues et les élèves se découragent », indique M. Guitard.

    Mesures en place
    Plusieurs mesures pourraient être mises en place pour attirer davantage de personnel, dont l’augmentation du salaire, l’amélioration des conditions de vie et l’apport d’un soutien psychologique aux enseignants, selon M. Guitard. En effet, la crise de suicides qui sévit au Nunavik constitue une réalité difficile pour plusieurs enseignants. « En juin, j’ai perdu deux étudiants sur un groupe de dix. J’ai donc perdu 20 % de mes élèves en un mois », souligne Mathieu.

    L’année dernière, la commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq a reçu l’approbation du ministère de l’Éducation pour la création de postes de professeurs suppléants à temps plein dans chaque école. « La pénurie actuelle d’enseignants ne nous permettra probablement pas de profiter pleinement de ces nouvelles ressources, mais il s’agit d’un développement positif, dont nous espérons pouvoir faire bénéficier toutes nos écoles », a indiqué la commission scolaire dans un document envoyé au Devoir.

    Pour sa part, la directrice générale de la commission scolaire espère que davantage d’Inuits poursuivront des études universitaires pour devenir enseignants en langue seconde, alors que seulement 38 % de l’ensemble de ses enseignants sont Inuits. « Ce serait une des choses qu’on voudrait voir, parce que ça voudrait dire qu’ils resteraient dans la communauté plus longtemps. »

    De son côté, le ministère de l’Éducation dit être au courant des enjeux et « travailler avec [la commission scolaire] pour remédier à la situation ».

    La commission scolaire Kativik Ilisarniliriniq en chiffres
    • 17 écoles primaires et secondaires
    • 3460 élèves au primaire et secondaire
    • 420 élèves inscrits à des cours offerts par le service de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle
     
    Données de l’année scolaire 2018-2019 :
    • 950 employés permanents, dont 432 enseignants.
    • 38 % des enseignants sont Inuits, et près de 40 % d’entre eux ont une certification d’enseignement.

    #école #canada #peuples_autochtones #arctique #inuit #inuits #nations_premières #autochtones #racisme #peuples_premiers #discriminations #enfants #colonialisme
     

  • « Billydéki » : l’horreur des pensionnats autochtones Anne-Frédérique Hébert-Dolbec - 16 Février 2018 - Le devoir
    https://www.ledevoir.com/lire/547904/billydeki-l-horreur-des-pensionnats-autochtones

    En choisissant de plonger l’intrigue de son premier roman dans l’enfer des pensionnats autochtones, la réalisatrice et documentariste Sonia Perron tente ce que peu oseraient accomplir : raconter l’intolérable, avec une sobriété dénuée d’euphémisme.

    « Il est impératif de tuer l’Indien dans l’enfant afin que celui-ci puisse intégrer le monde des Blancs. Un monde où on respecte Dieu, un monde sans luxure, sans péché. Ce garçon est mon meilleur. Il croit en Dieu et est presque complètement assimilé. Le retourner dans son ancien monde serait une grossière erreur. Jean Lacombe demeurera au pensionnat pour l’été. »

    Aujourd’hui considérés comme un outil central du génocide culturel à l’égard des premiers peuples du Canada, les pensionnats autochtones et l’ampleur des monstruosités qui s’y sont déroulées entre la fin du XIXe siècle et 1996 demeurent méconnus des Québécois.

    Au cours de cette période, 150 000 enfants ont été arrachés à leur famille et à leur communauté puis placés dans l’un des 139 établissements en activité au pays, dans l’objectif d’en faire des êtres civilisés, dépossédés de leur nom, de leur langue, de leur culture et de leur identité. Près de 3500 d’entre eux ont perdu la vie, victimes d’indescriptibles sévices, de maladies et de déficience sanitaire.

    Recoller les morceaux
    Fruit d’une rencontre marquante avec une victime de cette tentative d’assimilation, et de plus de quatre années de recherche exhaustive, Billydéki offre un portrait brutal, choquant et évocateur de cette funeste réalité, à travers une intrigue savamment tissée, aux effluves de road book, dont l’appel du dénouement s’avère plus fort que la volonté de fermer les yeux.

    En 1945, dans un pensionnat du nord de l’Ontario, Billydéki et le Petit, deux gamins d’à peine 13 ans, disparaissent sans laisser de trace. Vingt-cinq ans plus tard, Thomas Laurin, un frère défroqué hanté par son passé et son silence, se décide à révéler ce dont il a été témoin. Craignant que l’homme à l’origine des actes abominables qui ont mené à la fugue des enfants ne récidive, il se confie à un jeune enquêteur et à sa collègue qui tenteront, envers et contre tous, de résoudre cette sordide histoire dans un Québec en plein bouleversement, encore attaché et défini par ses valeurs religieuses.

    Dans cette aventure qui les mènera sur l’emblématique route 66 qui traverse les États-Unis, les deux policiers recollent les morceaux tout en marchant sur les traces de Jack Kerouac, au coeur d’une Amérique moderne à la recherche de justice et de vérité.

    La fascination qu’exerce la trame narrative ne parvient cependant pas à absoudre l’aspect unidimensionnel du roman, exacerbé par une plume par moments réductrice qui contribue à dépeindre des personnages peu nuancés, dont les desseins sont d’une improbable et frustrante dichotomie.

    Billydéki n’est pas un roman qui s’attarde à comprendre ou à expliquer l’horreur, ni à offrir une réflexion sur la réconciliation. Il est plutôt résolument axé sur l’espoir ; celui qui émerge lorsqu’on tend la main et l’oreille aux réalités différentes avec ouverture et sensibilité. Et ça, on ne peut guère le lui reprocher.

    #déportation #Inuits #inuites #quebec #canada #enfants #peuples_autochtones #séparation #Autochtones #Inuit #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue... #première_nations #enlèvement #génocide

    • Extrait de « Billydéki »

      « Je suis sorti du train, il y avait quelques personnes qui attendaient. J’ai cherché ma maman. Je suis passé tout près d’elle et je ne l’ai pas reconnue. C’est elle qui m’a pris dans ses bras. C’est elle qui m’embrassait, me caressait les cheveux, le visage. Je ne savais pas quoi dire, quoi faire. Brusquement, j’ai reculé. Un mur m’empêchait de l’approcher. C’était triste. Très triste. Loin de ce que j’avais imaginé. »

  • Montréal : L’inuktitut interdit au DPJ : une enquête est ouverte Magdaline Boutros - 22 décembre 2018 - Le Devoir

    La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse déclenche une enquête pour faire la lumière sur le traitement réservé à de jeunes Inuits hébergés dans des centres jeunesse — les centres Batshaw — du DPJ anglophone de Montréal.

    Dans un reportage diffusé le 13 décembre, la CBC révélait que des enfants inuits transférés du Nunavik vers des centres de la jeunesse et de la famille Batshaw du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal n’ont pas accès aux services de travailleurs sociaux et se font interdire de parler en inuktitut.


    Photo : Nathan Denette La Presse canadienne Des enfants inuits transférés du Nunavik vers des centres de la jeunesse et de la famille Batshaw du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal n’ont pas accès aux services de travailleurs sociaux et se font interdire de parler en inuktitut.

    À la lumière de ces informations, la Commission dit avoir « des raisons de croire que les droits de ces jeunes ont pu être lésés ». Dans un communiqué diffusé vendredi, l’organisme mentionne que « certains jeunes auraient subi des représailles pour s’être exprimés en inuktitut ».

    Aucun travailleur social ne leur aurait été désigné à leur arrivée à Montréal, poursuit la Commission, « sous prétexte qu’ils relèvent toujours du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) du Nunavik ». Mais celui-ci « n’assurerait pas dans les faits un suivi social et les responsabilités qui lui sont dévolues dans la Loi sur la protection de la jeunesse ».

    Dans une déclaration envoyée au Devoir, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal — qui supervise depuis 2015 les activités des centres Batshaw — souligne que la priorité de ces centres « est d’offrir des services de qualité aux enfants » et que ceux-ci sont « reconnus pour leur ouverture à la diversité et pour leurs compétences ethnoculturelles ». Puisqu’une enquête a été déclenchée, le CIUSSS n’a pas voulu faire davantage de commentaires.

    Dans son reportage, la CBC spécifiait que le transfert de jeunes Inuits vers des centres jeunesse de Montréal a lieu lorsque les foyers d’accueil ou de groupe du Nunavik sont remplis au maximum.

    Selon la société d’État, à leur arrivée dans la métropole, ces enfants sont laissés à eux-mêmes, puisqu’ils sont officiellement suivis par un travailleur social basé au Nunavik.

    #déportation #Inuits #inuites #quebec #enfants #peuples_autochtones #séparation #Autochtones #Inuit #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue... #première_nations #enlèvement #génocide

  • Iqaluit mayor faces backlash after calling out some male #Inuit leaders as sexual predators

    #Madeleine_Redfern spoke at federal committee on the Status of Women meeting in September.

    Sexual harassment in the workplace remains a challenge for women in Nunavut, according to Iqaluit Mayor Madeleine Redfern.

    She was asked to present to the House of Commons’ Status of Women committee about barriers for women in politics at a Sept. 26 meeting in Ottawa.

    “When our Inuit male leaders travel with their female staff, they think it’s a benefit and a perk that they can actually sexually harass, sexually assault or have relationships with women on the road,” Redfern told the committee.

    The mayor said she has received backlash for her comments, so she tweeted out a clarification email, sent to the committee, ensuring it was understood that she meant some, not all, Inuit male leaders.

    “Of course, I know that not all our Inuit leaders are sexual predators. I don’t think anyone in their right mind would naturally presume that I meant all,” Redfern told CBC News.

    The backlash included messages calling for her to be investigated, she said.

    “I don’t even name names and I get attacked, viciously,” Redfern said. “Death threats because I’ve spoken out.”

    Her post on Facebook received dozens of positive comments, including some from women who said they had similar experiences with male Inuit leaders.


    https://www.cbc.ca/news/canada/north/iqaluit-mayor-madeleine-redfern-sex-harassment-travel-1.4851984?cmp=rss
    #peuples_autochtones #viol #violence_sexuelle #prédateurs_sexuels #femmes #hommes

  • « Pour saisir la situation, il faut voir les photos d’enfants enfermés dans des cages, recouverts de couvertures de survie posées sur des matelas à même le sol. »

    La glaciation Romain Dumont - 23 Juin 2018 - Le Devoir
    https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/531024/la-glaciation

    C’est tristement drôle comment les abréviations d’initiales sont parfois longues de symbolisme ; aujourd’hui, les trois lettres de #ICE, l’agence américaine pour « l’#Immigration and Customs Enforcement », sont devenues l’étendard d’une milice au coeur, justement, de glace. D’une bande de red-necks qui exécute de sang-froid des lois néroniennes. Pour saisir la situation, il faut voir les photos d’enfants enfermés dans des #cages, recouverts de couvertures de survie posées sur des matelas à même le sol. Leur sommeil laissé entre les mains de ce que la démocratie électorale a de plus dégueulasse ; les politiques démagogues. L’indignation est tellement généralisée que même l’ancien directeur du ICE en est venu à déclarer que ce genre de politiques pourrait créer des milliers d’enfants orphelins.

    Le terme « créer » est important, car ce sont des orphelins artificiels. Ils ne sont pas issus de la fatalité d’un monde, mais de la #cruauté volontaire des hommes. Le message qu’ils veulent passer, est que si vous essayez de passer la frontière vous risquez de perdre vos enfants. Je suis contre ces camps, je suis contre l’argumentaire des sans-dessein, ils ne sont rien d’autre que répulsif, on ne sépare pas les familles, point, mais nous pouvons gueuler aussi fort que nous le voulons, une chose qui semble évidente à travers ce gouvernement c’est qu’il se fout éperdument de la pression internationale et que ça ne le fera pas changer d’un poil. Bien sûr, ce n’est pas une raison pour se taire, il faut s’indigner, annuler ses vacances mêmes, c’est magnifique comme sentiment et ça rend libre, mais il faut surtout être libre de penser et de savoir comment notre indignation peut être utilisée de manière opérante, sinon ce n’est que pure fantaisie et pure flatterie d’intellos qui aiment s’autoproclamer humanistes. Je suis convaincu que le devoir de s’insurger vient avec celui de le rendre le plus efficace possible.

    Ici, on parle des pensionnats #autochtones comme le symbole de nos #barbaries ancestrales, mais dans la même phrase on se rassure : « Nous, contrairement à nos voisins américains, nous avons évolué. » Peut-être, mais pas assez pour se réjouir. Dire que cela n’existe plus est insuffisant. Les statistiques parlent pour elles-mêmes ; la moitié des enfants placés par les services de protection de la jeunesse sont issus de la communauté autochtone ou #inuite. C’est une crise humanitaire. J’ai relu le récit de Xavier Moushoom, un Algonquin de Lac-Simon, et je vous assure, on n’est pas beaucoup plus humains qu’à l’époque des pensionnats. Certes, c’est une oeuvre plus précise, plus propre, mais ça garde l’aspect de blanchissement industriel et de mécanisme bien huilé de déracinement définitif. Ils ne sont peut-être pas en cage, mais on cadenasse tout de même leur culture et leur langue. Après, ils deviennent adultes et on les laisse là, étrangers de tous, le cul entre deux chaises. Tributaires d’une histoire qu’ils ne savent pas raconter puisqu’on ne leur a jamais lue. Il faut en parler de ça aussi si c’est par humanité, l’humanisme est englobant et ne doit pas seulement être dicté par l’actualité journalistique.

    Je ne suis pas venu dire ce dont on devrait ou l’on ne devrait pas parler, je suis convaincu qu’il faut hurler sur tous les toits du monde le désespoir de ces #enfants arrachés à leur famille rendus coupables d’avoir rêvé à l’Amérique, mais dans cette même phrase, dans ce même pénible hurlement de révolte, il faut aussi pointer du doigt ce qui se passe chez nous. Sinon, cela n’est qu’hypocrisie théâtrale visant à blâmer tout le monde sauf nous-mêmes. L’#hypocrisie, elle, se soigne par la pertinence de mots les plus éclairés, informatifs et précis possible. Il y a des dizaines de mots pour désigner la glace en inuktitut, par exemple ; sikuaq, qui signifie « petite glace », ou bien igalaujait pour décrire « les glaçons minces qui s’accrochent aux herbes et aux végétaux ». À bien y penser, il en faudrait peut-être un nouveau, en anglais cette fois, pour décrire l’ICE with humanity.

    #usa #vomir #trump

  • Barrette accusé de nourrir les préjugés anti-autochtones
    Lisa-Marie Gervais, Le Devoir, le 21 juin 2018
    https://www.ledevoir.com/societe/530813/autochtones-barrette-accuse-de-nourrir-les-prejuges

    Ellen Gabriel, leader de la communauté mohawk, n’a pas mâché ses mots, qualifiant de « racistes » les propos de M. Barrette. « C’est du racisme et du colonialisme à son meilleur, a-t-elle lancé. Et [jeudi] c’est la Journée nationale des peuples autochtones. Ça montre ses vraies couleurs et son niveau d’ignorance du sujet. »

    Des chefs autochtones accusent Barrette d’entretenir les préjugés
    Radio Canada, le 21 juin 2018
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1108394/avions-ambulances-ministre-barrette-prejuges-autochtones

    Tunu Napartuk demande la démission de Gaétan Barrette, estimant qu’un ministre « ne devrait pas dire ce genre de choses, ni même les penser ».

    Suite de l’affaire de la séparation des enfants Inuits de leurs parents lors de leur évacuation médicale par avion :
    https://seenthis.net/messages/662802
    https://seenthis.net/messages/695159

    #Canada #Québec #Médecine #Soins #avion-hôpital #Autochtones #Inuit #Enfants #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue...

  • Separating sick Inuit kids and parents is medical colonialism all over again
    Samir Shaheen-Hussain, The Guardian, le 17 mai 2018
    https://www.theguardian.com/world/commentisfree/2018/may/17/separating-sick-inuit-kids-from-their-parents-is-medical-colonialism-al

    In Quebec, air ambulances continue the incomprehensible practice of separating children and parents – despite no written policy demanding it

    The result of all this? Intergenerational traumas and deep-rooted mistrust among indigenous communities when seeking healthcare. We need a definitive end to separating Inuit kids from their families when requiring emergency medical care. The status quo perpetuates the colonial paradigm.

    Déjà là:

    Enfants autochtones : une pratique d’évacuation « barbare »
    Gabrielle Duchaine, Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, le 24 janvier 2018
    https://seenthis.net/messages/662802

    #Canada #Médecine #Soins #Samir_Shaheen-Hussain #Autochtones #Inuit #Enfants #Discriminations #Racisme #Colonialisme #ça_continue...

  • Commission Viens : les autochtones surreprésentés à la clinique de Médecins du monde Le Devoir - 24 Février 2018 - Lisa-Marie Gervais
    http://www.ledevoir.com/societe/521180/commission-viens-sur-representation-des-autochtones-dans-la-clinique-de-me

    Médecins du monde, qui exploite une clinique mobile à Montréal pour soigner les plus vulnérables, a lancé un cri d’alarme à la commission Viens : les autochtones sont surreprésentés dans leurs services en milieu urbain et ils fréquentent peu le réseau de la santé qui les stigmatise et dans lequel ils ne se reconnaissent pas.

    « La moitié des patients qu’on voit sont des autochtones », a déclaré Véronique Houle, directrice des opérations nationales de Médecins du monde Canada, qui offre des services de première ligne en milieu urbain aux populations vulnérables, comme les réfugiés et les sans-papiers. À Montréal, les autochtones représenteraient 10 % des itinérants, alors qu’ils constituent à peine 0,6 % de la population, selon le recensement. Les Inuits sont les plus nombreux à être en situation d’itinérance (40 % de tous les autochtones) et leur nombre s’accroît rapidement. « Il y a une surreprésentation extrêmement importante des Inuits », a-t-elle ajouté.

    C’est qu’il existe très peu de refuges mixtes et que les Inuits préfèrent rester en groupe, composé d’hommes et de femmes. « Ils vont préférer dormir dans une ruelle à –30 °C plutôt que d’avoir à se séparer », a dit Mme Houle.


    Comme si ce n’était pas assez, ces peuples autochtones déjà très vulnérables et marginalisés sont plus malades, connaissent des taux de morbidité plus élevés et développent des maladies graves qu’ils sont pratiquement les seuls à avoir (tuberculose, streptocoque, VIH, etc.), ce qui inquiète la santé publique. Le #streptocoque A, aussi appelé « bactérie mangeuse de chair », est davantage présent chez les autochtones (36 %) de la clinique mobile de Médecins du monde que chez les allochtones (20 %).

    Prises dans le cercle de la violence, les #femmes sont particulièrement vulnérables. « Celles qu’on voit vivent toutes des situations de violence », constate Faisca Richer, une des médecins bénévoles. « Je peux dire à une femme #allochtone : “Tu n’as pas à vivre ça.” Mais dire ça à une femme autochtone, ça ne rime à rien pour elle. On dirait que, pour sa survie, elle a besoin de vivre ça. Et souvent, on pleure ensemble, jusqu’à épuiser la peine. Mais après, elle retourne dans la rue vivre ça. »

    Barrières multiples
    Selon la Dre Richer, il existe pour les autochtones des barrières aux soins de santé que d’autres populations vulnérables vivent et qui sont liées à leur situation d’itinérance. Mais il existe aussi des barrières qui leur sont propres, simplement parce qu’ils sont autochtones. « Les autochtones en milieu urbain, c’est le package  : les difficultés liées au milieu de vie et les difficultés structurelles d’accès aux services. »

    L’absence de confiance dans le réseau a été illustrée par de multiples exemples. Certains pharmaciens refusent de donner les médicaments gratuits auxquels les autochtones ont droit parce qu’ils ne connaissent pas le code de réclamation d’assurance. Ajoutons à cela que les médecins sont très peu sensibles aux médecines traditionnelles, souligne la Dre Richer. « On est à des années-lumière [de ce qui se fait ailleurs]. Ça n’a aucun sens. »

    Intégrer davantage la médecine traditionnelle est d’ailleurs l’une des recommandations de Médecins du monde. L’organisme suggère aussi de mettre sur pied des cliniques spécifiquement destinées aux autochtones en milieu urbain.

    Le président du conseil d’administration, Nicolas Bergeron, a exhorté le gouvernement à prendre ses responsabilités et à honorer « ses obligations légales » en matière de santé, qui sont contenues dans les pactes internationaux qu’il a signés. Investir en prévention est non seulement la chose à faire pour aider les autochtones à être soignés dignement, mais cela permet des économies qui bénéficient à tous, a-t-il martelé. « Traiter une endocardite du coeur parce qu’on a laissé une plaie s’infecter, c’est des coûts astronomiques pour le système. »

    #Montréal #Quebec #Pauvreté #Santé #Soins #Phramaciens #peuples_autochtones #canada #nations_premières #peuples_premiers #autochtones #Inuits #SDF #rue #médicaments

  • Enfants autochtones : une pratique d’évacuation « barbare »
    Gabrielle Duchaine, Philippe Teisceira-Lessard, La Presse, le 24 janvier 2018
    http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201801/24/01-5151227-enfants-autochtones-une-pratique-devacuation-barbare.php

    Des médecins québécois montent au créneau et dénoncent le fait que des dizaines de jeunes Inuits sont séparés de leurs parents au moment le plus critique de leur existence : lors de l’évacuation médicale qui vise à leur sauver la vie.

    #Canada #Médecine #Soins #Autochtones #Inuit #Discriminations #Racisme #ça_continue...

  • Sanaaq de Mitiarjuk Nappaaluk – Le bal des absentes
    https://lebaldesabsentes.wordpress.com/2017/04/19/sanaaq-de-mitiarjuk-nappaaluk

    Si la parole des Amérindiens et des Inuits est souvent ignorée, les opportunités pour l’entendre ne manquent pourtant pas. Pour comble d’insulte, le désintérêt des québécois francophones à l’endroit des nations autochtones est joint à une litanie de préjugés qui témoignent d’une ignorance si terrible que je n’ai pas le coeur de les énoncer. En lisant le roman Sanaaq de l’autrice inuite Mitiarjuk Nappaaluk qui a grandi dans le village nordique de Kangiqsujuaq au Québec, près du détroit d’Hudson, je me suis demandé comment il était possible que ce livre ne fasse pas déjà partie des classiques de la littérature québécoise. Pourquoi lit-on Agaguk (1958) d’Yves Thériault et non Sanaaq ? Du temps de mes études universitaires, j’ai entendu dans un cours consacré à la littérature québécoise un professeur nous sensibiliser à la question de l’intégration des oeuvres québécoises écrites en anglais ou en yiddish dans le canon de la province. Je ne me souviens plus si nous avions aussi discuté des oeuvres en inuktitut comme Sanaaq ainsi que celles en langues algonquiennes ou iroquoiennes. Il apparait toutefois bien évident qu’une place de choix devrait leur revenir.

    Une première version de Sanaaq est parue dans sa langue originale en 1984, et une autre en français en 2002 chez Stanké. L’auteure a toutefois travaillé sur le texte bien avant ces parutions, soit entre 1965 et 1969. (Je reviendrai sur le contexte particulier de rédaction.) Pour ma part, j’ai découvert le livre grâce à sa sortie en anglais en 2014 à University of Manitoba Press. Le roman raconte l’histoire de Sanaaq, une femme inuite, qui vient d’un temps qui correspond à l’enfance de Nappaaluk, quelque part dans les années trente. Les Inuits et les Blancs en sont alors à leurs premiers contacts. Sanaaq met en scène une réalité plus près de celle du documentaire controversé Nanook of the North (1922) que du magnifique film Si le temps le permet (2003) d’Elisapie Isaac qui se déroule, comme le roman, à Kangiqsujuaq. Nappaaluk évoque la vie d’Inuits qui pratiquent encore le nomadisme et qui construisent des igloos. Nous sommes donc très loin de la réalité contemporaine des villages nordiques, racontée par exemple dans Nirliit (2015) de Juliana Léveillé-Trudel.

    Dès le début du récit, Sanaaq nous est présentée comme une femme qui doit prendre des décisions importantes pour son avenir. Un homme, qu’elle considère trop vieux pour elle, la convoite et elle rejette sans détour sa proposition : « Je ne me contenterai pas de n’importe quel minable ». (p. 32) Elle prend aussi cette décision en pensant au bien-être de sa fille, Qumaq : il lui faut trouver un conjoint qui ne maltraitera pas son enfant. Ayant des doutes concernant ce prétendant, elle le refuse. Le destin lui paraît alors favorable puisqu’elle fait la rencontre de Qalingu qui lui plaît bien davantage. Malheureusement ce dernier se révélera violent à l’égard de Sanaaq vers la fin du texte, celle-ci ne sera pas laissée seule avec ses malheurs. Toute la communauté sera toutefois avec elle pour expliquer à Qalingu que sa femme n’est pas un objet sur lequel il peut se décharger de sa tristesse. À l’évidence, Nappaaluk voulait faire de son roman une oeuvre féministe apte à rendre compte de la condition particulière de ses consoeurs. Son héroïne, Sanaaq, élève sa fille en lui enseignant que le monde lui appartient et qu’elle n’a pas à se plier à la volonté d’un mari ou d’un Blanc.

    #femmes #historicisation #littérature #autochtone #inuites

    • @simplicissimus Je fais appel à toi car je voudrais faire le portrait de Mitiarjuk Nappaaluk pour mes athéniennes. Je vais essayé de trouver Sanaaq en Inuk et en Français mais pour l’Inuk je sais pas trop comment m’y prendre. Peut etre qu’il faut que j’aille a l’institut culturel canadien ou que je branche aussi @sinehebdo sur cette affaire.
      L’Inuk à dessiné ca va etre fantastique :)
      J’ai l’impression que Mitiarjuk Nappaaluk s’écrit ᒥᑎᐊᕐᔪᒃ ᓇᑉᐹᓗᒃ mais j’en suis pas vraiment certaine, mon niveau en Inuk étant au dessous de zero. Le babelfish de google ne connais pas l’Inuk non plus.

    • Je test l’Inuk sur seenthis pour voir si la traduction donne quelquechose

      ᓴᓈᖅ (version française)

      ᐊᑎᕆᔭᐅᓐᖑᐊᑎᑕᐅᑦᓱᓂ ᐱᓯᑎᒻᒪᕆᒻᒧᑦ ᑕᕝᕙᓂ ᐊᑐᐊᒐᕐᒥ, ᓴᓈᖅ, ᓲᖑᔪᒻᒪᕆᐅᕗᖅ ᐃᓱᒪᖃᑦᓯᐊᓱᓂᓗ ᐊᕐᓇᐅᓱᓂ ᐆᒻᒪᑎᒥᒍᑦ ᐊᑦᑐᑕᐅᒍᐊᕐᑑᓱᓂ ᓂᑲᓀᑦᑐᒪᕆᐅᑦᓱᓂᓗ. ᓇᐅᓘᓐᓃᑦ ᖃᓪᓗᓈᖅ ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑎ ᐅᕝᕙᓘᓐᓃᑦ ᐃᓅᖃᑎᒌᑦᑐᓂᒃ ᓱᑯᐃᔦᔨ ᐊᓪᓚᒍᓐᓇᖃᑦᑕᓯᒪᑦᔭᖏᓪᓚᖅ ᓱᓕᑦᓱᓂ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᐅᑉ ᐊᓂᕐᕋᓯᒪᔫᑉ ᐃᓅᒍᓯᖓᓂᒃ, ᐃᓚᐅᑎᓪᓗᒋᑦ ᐊᑦᓱᐃᑐᒻᒪᕇᑦ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᓪᓗᑯᒋᐊᓖᑦ ᖃᐅᑕᒫᑦ ᐃᓅᒍᓯᖓᓂ ᐃᓅᑉ ᓄᓇᑐᐃᓐᓇᒥᐅᒍᑦᓱᓂ, ᖃᓪᓗᓈᑦ ᐊᖓᔪᕐᖃᐅᑏᑦ ᓄᑦᑎᑎᕆᓚᐅᕐᑎᓇᒋᑦ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᓄᓇᓕᒻᒥᐅᒍᓯᑎᓪᓗᒋᑦ. ᒥᑎᐊᕐᔪᒃ ᐊᓯᖃᑦᔭᖏᑦᑐᖅ ᐊᓪᓚᑐᕕᓂᑦᓯᐊᒍᑦᓱᓂ ᐃᓅᓯᖓᓂᒃ ᐊᕐᓇᐅᑉ ᐱᕈᕐᓴᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐃᓚᒥᓐᓂ ᐊᑦᑕᕈᓱᓐᖏᑐᒻᒪᕆᒻᒥ ᓄᓇᒥ ᐅᑭᐅᕐᑕᑐᒥ ᓯᐊᕉᓕᕐᒪᓗ ᐱᐅᓯᖃᕐᕕᖃᒋᐊᖃᖃᑦᑕᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐊᓯᑦᔨᐸᓪᓕᐊᔪᓄᑦ ᑎᑭᑎᑕᕕᓂᐅᑦᓱᑎᒃ ᖃᓪᓗᓈᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓱᖃᓐᖏᑑᔮᕐᑐᓄᑦ ᐱᓂᐊᕐᓂᐅᓕᕐᑐᓄᑦ, ᐱᐅᔫᒐᓗᐊᕐᐸᑕ ᐱᐅᓐᖏᑑᒐᓗᐊᕐᐸᑕᓗ, ᓵᓐᖓᓲᖏᓐᓂᒃ ᐊᕐᓇᐅᑉ ᐊᓂᕐᕋᒥᓐᓂ ᐃᓅᖃᑎᒌᑦᑐᓃᑦᓱᓂᓗ.

      ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑐᕕᓂᐅᑉ ᒥᑦᓵᓄᑦ
      ᒥᑎᐊᕐᔪᒃ ᓇᑉᐹᓗᒃ, ᑌᒫᑐᐃᓐᓇᒐᓛᒐᓂ ᐃᓄᑐᐃᓐᓇᖅ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᔨᐅᑦᓱᓂ ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑎᐅᓱᓂᓗ, ᐃᓅᓕᕐᑐᕕᓂᐅᕗᖅ 1931-ᒥ ᑲᖏᕐᓱᔪᐊᕐᒥ ᐅᓪᓗᒥ ᓄᓇᕕᐅᓂᕋᕐᑕᐅᓕᕐᑐᒥ. ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᐅᑉ ᐃᓗᐊᓂ ᐃᓕᓐᓂᐊᓚᐅᕐᓯᒪᓐᖏᑲᓗᐊᕐᓱᓂ, ᓇᑉᐹᓗᒃ ᐅᖃᐅᓯᕐᒥᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᕙᑦᑐᕕᓂᖅ ᐊᔪᕿᕐᑐᐃᔨᓂᒃ ᐃᓕᑦᓯᔪᕕᓂᐅᑦᓱᓂᓗ ᐃᓄᒃᑎᑐᑦ ᐊᓪᓚᒍᓯᕐᒥᒃ ᐊᔪᕿᕐᑐᐃᔨᓄᑦ ᐃᓂᕆᐊᓐᖓᓚᐅᕐᑕᕕᓂᖓᓂᒃ. ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᓴᓈᕐᒥᒃ, ᑖᓐᓇ ᓯᕗᓪᓕᐹᑦᓯᐊᖅ ᐊᑐᐊᒐᖅ ᐃᓄᐃᑦ ᒥᑦᓵᓅᓕᖓᑦᓱᓂ 1950-ᐄᑦ 1960-ᐄᓪᓗ ᐊᕐᕌᒍᖏᓐᓂ. ᐊᑐᐊᒐᓐᖑᑎᑕᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐃᓄᒃᑎᑑᕐᑎᓗᒍ 1983-ᒥ, ᐊᑐᐊᒐᓕᐊᕕᓂᖅ ᖃᐅᔨᔭᐅᓚᐅᕐᓂᔭᖏᑦᑐᖅ ᑭᓇᓕᒫᓄᑦ 2002-ᓐᖑᕋᕐᑎᓗᒍ ᖃᐅᔨᔭᐅᓪᓚᕆᑦᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᐊᑐᐊᒐᓐᖑᑎᑕᐅᒋᐊᓪᓚᕋᒥ ᑭᓯᐊᓂ ᐅᐃᒍᐃᑎᑑᓕᕐᑎᓗᒍ. 1999-ᒥ, ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᓂᕐᒥᓄᑦ ᐊᔪᐃᓐᓇᑐᕕᓂᐅᓂᖓᓄᑦ ᓄᓇᓕᒻᒥᓂ, ᒥᑎᐊᕐᔪᒃ ᐁᑦᑐᑕᐅᓚᐅᕐᓯᒪᔪᖅ National Aboriginal Achievement Award-ᒥᒃ (ᑲᓇᑕᓕᒫᒥ ᓄᓇᖃᕐᖄᓯᒪᔪᓂᒃ ᐱᕙᓪᓖᓕᐅᒥᓂᕐᒥᓄᑦ ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᒍᑎᒃ) ᐊᒻᒪᓗ 2000-ᒥ ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᕐᔪᐊᒥᑦ ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᒍᓐᓇᐅᑎᒥᒃ ᐁᑦᑐᑕᐅᑦᓱᓂ ᐃᓕᓐᓂᐊᓂᓕᕆᔨᖏᓐᓄᑦ ᒪᑭᓪ ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᕐᔪᐊᖓᓐᓂᑦ ᐊᖏᔪᒻᒪᕆᐊᓗᒻᒥᒃ ᐃᑲᔪᕐᓯᓯᒪᓂᑯᖓᓄᑦ ᑲᑎᕕᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᓂᓕᕆᔨᒃᑯᓂᒃ ᐃᓕᓐᓂᐊᓂᐅᑉ ᐱᐅᓯᑐᖃᐅᓪᓗ ᐃᓗᐊᓂ. 2004-ᒥ ᐃᓚᒋᓕᐅᑎᑎᑕᐅᓯᒪᒻᒥᔪᖅ Order of Canada-ᒧᑦ.
      ᑐᓵᔨᒋᑦᓱᓂᐅᒃ ᐱᖃᓐᓈᕆᑦᓱᒍᓗ, ᐱᕐᓈ ᐊᕐᕕᑕᕐᓯᒪᕗᖅ ᐅᑭᐅᕐᑕᑐᓕᒫᑲᓵᒥ 1950-ᐄᑦ ᐊᕐᕌᒍᖏᑦᑕ ᕿᑎᖓᓂᓂᑦ. ᐃᓅᓕᕐᑐᕕᓂᐅᑦᓱᓂ ᕝᕌᓐᔅ-ᒥ, ᐅᐃᒍᐃᑦ ᓄᓇᖓᓐᓂ, ᐃᓕᓐᓂᐊᕇᒍᑎᑖᓚᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᐃᓅᖃᑎᒌᑦᑐᓂᒃ ᓱᑯᐃᔦᔨᐅᓯᑎᓪᓗᒍ ᐃᓕᓐᓂᐊᕇᒍᑎᑖᕐᓱᓂ ᒧᓐᑐᔨᐊᑉ ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᕐᔪᐊᖓᓐᓂᑦ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓕᓐᓂᐊᕇᒍᑎᑖᕐᑐᕕᓂᐅᒻᒥᓱᓂ Ecole Pratique des Hautes Etudes-ᒥᑦ, ᐅᐃᒍᐃᑦ ᓄᓇᖓᓐᓂ, ᑖᕙᓂ ᐱᓇᓱᐊᕐᑐᕕᓂᐅᒐᒥ ᐊᖓᔪᕐᖄᖃᕐᓱᓂ ᒃᓘᑦ ᓖᕕ-ᔅᑦᔭᐅᔅ-ᒥᒃ. ᐃᓕᓐᓂᐊᑎᑦᓯᔪᕕᓂᖅ ᐃᓅᖃᑎᒌᑦᑐᓂᒃ ᓱᑯᐃᔦᓂᕐᒥᒃ ᓚᕚᓪ ᐃᓕᓐᓂᐊᕕᕐᔪᐊᖓᓐᓂ 30-ᓂ ᐊᕐᕌᒍᕐᓂ. ᐱᒋᐊᕐᑎᓯᔪᕕᓂᖅ ᑲᑐᑦᔨᖃᑎᒌᒥᒃ ᐃᓄᒃᓯᐅᑏᑦ ᑲᑎᒪᔩᑦ-ᒥᒃ ᐊᒻᒪᓗ ᐃᓄᐃᑦ ᕿᒥᕐᕈᐊᖏᓐᓂᒃ, ᑖᓐᓇ ᐊᕐᕌᒍᓕᒫᖅ ᒪᕐᕈᕕᓲᕕᓂᖅ ᕿᒥᕐᕈᐊᓕᐊᒍᕙᑦᓱᓂ ᐃᓄᓐᓂᒃ ᖃᐅᔨᓴᕐᓂᕕᓂᖏᓐᓄᑦ ᐊᒻᒪᓗ Groupe d’Etudes Inuit et Circumpolaires-ᒥᒃ (GETIC). 2001-ᒥ ᐁᑦᑐᑕᐅᔪᕕᓂᖅ ᑲᓇᑕᐅᑉ ᑕᕐᕋᒐᓂᒃ ᓱᑯᐃᔦᓂᕕᓂᖓᓄᑦ ᐃᓕᑕᕆᔭᐅᒍᑎᒥᒃ. ᐊᒥᓱᐊᓗᓐᓂᒃ ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᓯᒪᓕᕐᓱᓂ ᓱᑯᐃᔦᓂᑎᒍᓪᓗ ᖃᐅᔨᒪᔭᐅᒋᐊᓕᓐᓂᒃ ᐊᓪᓚᓯᒪᑦᓱᓂ, 2002-ᒥ ᐊᑐᐊᒐᓕᐅᕐᑐᕕᓂᖅ ᐅᑯᓂᖓ : Au pays des Inuit, un peuple, un film, une légende (Atanarjuat, la légende de l’homme rapide).

      ᐃᑲᔪᕐᑎᖃᕐᓱᑕ Bernard Saladin D’Anglure-ᒥᒃ (ᐱᕐᓈ)

      Bon ca donne rien mais je le laisse c’est une trop belle écriture.

    • Je cherche à voir ce que donne l’écriture manuscrite de l’inuktitut. Ça me parait très proche de l’imprimé. Il ne me semble pas qu’il en existe une forme cursive. Cela nécessiterait un nombre nettement plus importants de scripteurs et scripteuses.


      https://lachoseimprimee.com/05-6

      et sur le même site

      Histoire et pratiques de l’écriture inuite | La chose imprimée
      https://lachoseimprimee.com/2013/03/29/histoire-et-pratiques-de-lecriture-inuite

      George Filotas, professeur d’inuktitut, est venu nous parler de sa longue expérience du Nord. Dans les années 70, il est envoyé à Puvirnituq pour contribuer à la création d’une radio communautaire, la première dans tout l’Arctique canadien.

      Pour la traduction, c’est gg qui s’en occupe ici, donc si ça ne marche pas dans gg:translate, ça ne marchera pas ici…

  • La tuberculose s’installe chez les Inuits Le Devoir - Marco Fortier - 1 er Juillet 2017

    Signe des conditions de vie dignes du tiers-monde dans le Grand Nord québécois, la tuberculose semble s’installer pour de bon — et même gagner du terrain — dans les communautés inuites du Nunavik.
     
    Cette maladie contagieuse, à peu près éradiquée dans les pays occidentaux, continue de progresser depuis six ans dans les villages de la baie d’Ungava et de la baie d’Hudson. Pas moins de 24 cas actifs ont été signalés au Nunavik depuis le début de l’année 2017, qui s’annonce comme une des plus fertiles pour la tuberculose depuis l’éclosion de la maladie en 2011.
     
    La moitié des 14 communautés du Grand Nord québécois ont eu des cas de tuberculose depuis le début de l’année, y compris le village le plus important, Kuujjuaq, où les conditions de vie et les services sont pourtant de meilleure qualité.


    « La situation est préoccupante. Le nombre de cas reste élevé depuis quelques années » , dit la Dre Marie Rochette, spécialiste en santé publique au Nunavik. Entre 27 et 42 cas actifs de tuberculose sont signalés chaque année depuis six ans, à l’exception de l’année 2012, où 75 cas sont survenus.
     
    La progression de la maladie est sans aucun doute attribuable aux conditions de vie au Nunavik, explique la Dre Rochette.
     
    La tuberculose se développe lors de contacts prolongés entre personnes infectées dans un milieu fermé. Or, jusqu’à 46 % des logements sont surpeuplés dans le Grand Nord.

    . . . . . . . . . .
    La suite : http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/502503/la-tuberculose-s-installe-chez-les-inuits

    #Canada #Inuits #tiers-monde #tuberculose #pauvreté #extermination #génocide #détresse #civilisation
     

  • Danimarca, l’integrazione fallita per il popolo degli inuit

    http://www.lastampa.it/2017/04/06/esteri/danimarca-lintegrazione-fallita-per-il-popolo-degli-inuit-xOvnq1w7f4xV1yzvxkzitO/pagina.html

    Un turista in visita a Copenaghen forse non nota gli uomini stesi su qualche panchina con la bottiglia di birra in mano. L’occhio non abituato può scambiarli per immigrati venuti dal sud. Ma sono invece inuit, e il danese lo parlano senza accento, una cosa quasi impossibile per chi viene da fuori. Vivono fra di loro, marginalizzati rispetto ai danesi che passano velocemente sulla pista ciclabile, portando con sè i loro numerosi figli, che mangiano bio, che tengono alla parità tra i sessi e al welfare. Questi uomini dal volto inuit non potevano essere più lontani dal mondo che li circonda. In danese si usa dire «essere ubriaco alla groenlandese», cioè privo di sensi per il consumo d’alcool. La gente inuit per strada è quanto lasciato da una politica coloniale che, anche se ha evitato scontri violenti, è tutt’altro che riuscita.

    Molti suicidi

    Con un elevato tasso di suicidi, diffusa disoccupazione e un’aspettativa di vita di 10 anni inferiore rispetto a Copenaghen, non si vive tanto bene in Groenlandia. Ogni anno la Danimarca versa all’isola circa mezzo miliardo di euro, e in più, gestisce sicurezza, giustizia e affari esteri. Questo fa si che, senza parlare il danese, diventa difficile accedere a un’occupazione in Groenlandia, e gran parte del lavoro qualificato viene svolto da danesi. La Danimarca voleva «portare la civilizzazione agli inuit in modo che permettesse loro di sopravvivere come popolo» spiegava nel 1952 il dipartimento per l’amministrazione della Groenlandia. In realtà le misure furono radicali.

    Eleonora è una signora inuit sui cinquanta, abita a Nuuk, la capitale della Groenlandia. Da giovane si è laureata in Danimarca, ma poi è tornata nell’artico. A 13 anni fu portata via dalla famiglia, a 4000 chilometri di distanza, in Danimarca per imparare il danese. «Volevamo andare, i nostri genitori volevano che andassimo. Devi capire che per noi, in quell’epoca, i danesi erano tutto quello che aspiravamo a essere: alti, belli ed efficienti. In Danimarca non si stava così male, ma era difficile stare lontano dai miei fratelli, e quando ho rivisto mamma dopo un anno, ero timida. Non sono più tornata a vivere a casa. Al ritorno in Groenlandia, ci hanno messi a vivere presso dei convitti vicino alla scuola e, alla fine, tra noi ragazzi parlavamo poco groenlandese. Quando andavo dai miei in estate, spesso non capivo quello che dicevano. Ci siamo allontanati».

    Una lingua comune

    La politica linguistica era parte dell’idea di aprire la Groenlandia al mondo ed era cominciata anni prima. A metà del secolo scorso ci si imbarcò in un esperimento: creare cittadini indigeni d’élite che sarebbero potuti diventare gli interlocutori groenlandesi della pubblica amministrazione danese. Nel ’51 furono prelevati dalle loro famiglie, senza un chiaro consenso dai genitori, 22 bambini groenlandesi tra gli 8 e i 5 anni. Arrivarono in Danimarca per imparare la lingua e la cultura della madre patria, ma nessuno di loro riuscì mai a fare parte d’una élite indigena. Persero anzi la lingua madre e l’appartenenza culturale e affettiva. Metà di loro morì in giovane età, le loro vite distrutte tra orfanotrofi e famiglie danesi a cui erano affidate, spesso non capaci di comprenderne la difficoltà. Nel 2015 la Croce Rossa, che aveva materialmente prelevato i bambini, ha chiesto scusa. Ma il governo danese, responsabile del progetto, ha solo ammesso che si era trattato di un «errore».

    Convivenza forzata

    Dagli anni ’60 in poi, divenne invece obbligatorio per la gran parte dei piccoli inuit, dagli 8 anni in su, trascorrere uno o due anni in Danimarca per studiare la lingua. È il caso della signora Eleonora. Una prassi proseguita in modi diversi fino agli anni ’90. «Ho imparato il groenlandese di nuovo studiando eschimologia all’Università di Copenaghen, pensa. Il problema quando non torni dai tuoi cari, e c’erano anche bambini molto più piccoli di me, è che perdi il senso della famiglia. Noi, la mia generazione, ci siamo un po’ persi. Se cresci da solo con altri ragazzi in un convitto, perdi le tue radici. Non ti insegnano ad andare a caccia, non ti raccontano le nostre storie».

    Si tratta di politiche che hanno provocato una rottura nel tessuto culturale inuit e una crisi sociale tuttora in corso. Oggi nessuno viene più spedito in Danimarca, ma questo non sembra aver risolto i problemi sull’isola. E anche Eleonora non scarta del tutto il vecchio sistema. «I giovani parlano un bel groenlandese, ma la vita tradizionale inuit quasi non esiste più. E senza parlare bene il danese, quale lavoro vuoi trovare in Groenlandia?».

    #Inuit #peuples_autochtones #Groenland #Danemark

  • The white frontier: Inuit life in 1900s Canada – in pictures | Art and design | The Guardian
    https://www.theguardian.com/artanddesign/gallery/2017/feb/15/geraldine-moodie-douglas-moodie-photographers-1900s-canada-inuit

    Photography
    The white frontier: Inuit life in 1900s Canada – in pictures

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    With these images of far-flung communities in north-west Canada, Geraldine Moodie became the one of the country’s first professional female photographers

    Wednesday 15 February 2017 07.00 GMT

    #arctique #inuits #photographie

  • The inuit artist Annie Pootoogook: 1969–2016

    http://canadianart.ca/features/annie-pootoogook-1969-2016

    Annie Pootoogook has passed away. Inuit everywhere in Inuit Nunangat (the four Inuit regions of Canada) mourn her passing, even as we celebrate her life and accomplishments. Pootoogook was a hugely influential artist who forever changed the face of Inuit art. For that, we owe a huge debt to her artistic legacy.

    I only met Pootoogook a handful of times during the seven years that I lived in Ottawa. As an Inuk then-grad student studying Inuit art history, I was a little in awe of her fame and talent. Even during our few encounters, I was struck by her kindness and openness.

    #art #peuples_autochtones #nations_premières

  • Greenland Inuit oppose open-pit uranium mine on Arctic mountain-top - The Ecologist
    http://www.theecologist.org/News/news_analysis/2988016/greenland_inuit_oppose_openpit_uranium_mine_on_arctic_mountaintop.html

    A collapse in the price of uranium has not yet stopped Australian mining company GME from trying to press ahead with a massive open-pit uranium mine on an Arctic mountain in southern Greenland, writes Bill Williams - just returned from the small coastal town of Narsaq where local people and Inuit campaigners are driving the growing resistance to the ruinous project.

    #uranium #nucléaire #arctique #inuits #groënland

  • Inuit Cartography | The Decolonial Atlas

    https://decolonialatlas.wordpress.com/2016/04/12/inuit-cartography

    In Kalaallit Nunaat (Greenland), the Inuit people are known for carving portable maps out of driftwood to be used while navigating coastal waters. These pieces, which are small enough to be carried in a mitten, represent coastlines in a continuous line, up one side of the wood and down the other. The maps are compact, buoyant, and can be read in the dark.

    These three wooden maps show the journey from Sermiligaaq to Kangertittivatsiaq, on Greenland’s East Coast. The map to the right shows the islands along the coast, while the map in the middle shows the mainland and is read from one side of the block around to the other. The map to the left shows the peninsula between the Sermiligaaq and Kangertivartikajik fjords.

    #arctique #inuit #peuples_premiers #nations_premières #groënland #colonisation #décolonisation

  • Nunavut begins 2-week celebration of traditional language

    The #Nunavut Language Commissioner is calling on people in the territory to make a special effort to speak, teach or learn Inuktut — which is a single term used to refer to both the Inuinnaqtun and Inuktitut languages together.


    http://www.cbc.ca/news/canada/north/nunavut-begins-2-week-celebration-of-traditional-language-1.2961190?cmp=abfb

    #langue #inuktut #peuples_autochtones #apprentissage

  • Inuit Cartography - Nuuk Marluk

    http://nuukmarluk.weebly.com/blog/inuit-cartography

    As a cartographer looking for work in Nuuk, I’ve become pretty interested in what sort of historical mapping and base data (potentially useful to yours truly) are available for Greenland. In my research I’ve learned about some interesting cartographic specimens that use wood as their medium. Unfortunately these won’t be too immediately useful to me as they’re not exactly geodatabase-ready... but interesting subject matter nonetheless.

    #arctique #cartographie #inuit

  • Never Alone: Could a Video Game Help to Preserve #Inuit #Culture?

    For more than three thousand years, the #Iñupiat people of #Alaska have passed on stories to their children. Like all enduring fiction, the stories deliver truths that transcend cultural shifts. They act as seeds of moral instruction and help to define and preserve the community’s identity. The story of Kunuuksaayuka, for example, is a simple tale of how our actions affect others: a boy named Kunuuksaayuka goes on a journey to identify the source of a savage blizzard. In the calm eye of the storm, he finds a man heaving shovelfuls of snow into the air, oblivious that they gather and grow into the squalls battering Kunuuksaayuka’s home downstream.


    http://www.newyorker.com/tech/elements/never-alone-video-game-help-preserve-inuit-culture
    #jeu_vidéo #peuples_autochtones
    cc @reka

  • Half of Inuit women report being sexually abused as children : Report » APTN National News

    http://aptn.ca/news/2014/10/24/half-inuit-girls-report-sexually-abused-children-report

    The Canadian Press

    Nunavut’s “cradle-to-prison” justice system must be reformed to reflect the high number of people in the territory who have been victims of physical and sexual violence, an Inuit land-claim group said Thursday.

    “There are few safety nets in place to catch people who are experiencing adversity,” said a report from Nunavut Tunngavik Inc.

    “Nunavut’s criminal justice system is often the first stop in a cradle-to-prison pipeline in which people struggling with trauma, mental health disorders or prenatal alcohol exposure are most vulnerable to incarceration.”

    –—

    4134 morts dans les pensionnats autochtones au Canada | La commission de vérité et réconciliation | ICI.Radio-Canada.ca

    http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2013/04/26/002-pensionnats-autochtones-morts.shtml

    La Commission de vérité et réconciliation recense 4134 morts dans les pensionnats autochtones au Canada. Le précédent bilan faisait état de 3000 décès.

    C’est en Alberta (901) et en Saskatchewan (844) qu’on enregistre le plus grand nombre de morts. La Colombie-Britannique affiche aussi un triste bilan (747 morts).

    Au Québec, 35 morts sont dénombrés par la Commission de vérité et réconciliation, mais le plus bas bilan est enregistré en Nouvelle-Écosse (16).

    Jeudi, la Commission de vérité et réconciliation, qui organise des audiences à Montréal, a demandé aux coroners en chef de l’ensemble du pays de s’intéresser aux décès survenus dans les pensionnats autochtones et de déterminer le nombre exact d’enfants qui y ont perdu la vie.

    #nations_premières #peuples autochtones #inuits #droits_humains #droits_des_femmes #viols

  • Northwest Passage and the Construction of Inuit pan-Arctic Identities
    http://www.paninuittrails.org/index.html?module=module.paninuittrails

    https://dl.dropbox.com/s/azhjnntsvfkhdq8/inuit%20trail.png

    The Atlas is one of the outcomes of the project “The Northwest Passage and the construction of Inuit pan-Arctic identities” (funded by SSHRC—the Social Sciences and Humanities Research Council), and co-directed by Claudio Aporta (Marine Affairs Program, Dalhousie University), Michael Bravo (Geography, University of Cambridge), and Fraser Taylor (Geomatics and Cartographic Research Centre, Carleton University). This project looks at Inuit occupancy of the Northwest Passage, through a study and documentation of Inuit traditional trails and place names, which have interconnected Inuit groups across the Arctic since time immemorial.

    The two main research questions for this project are:

    how extensive and significant is the historical Inuit presence along the Northwest Passage? and
    how interconnected Inuit groups were before Europeans arrived?

    #arctique #climat #inuit #cartographie #cartographie_participative

  • Je découvre via #Marc_Namblard, qui y contribue, la #revue sonore (papier + CD) Feardrop dont le dernier numéro est consacré à « L’imaginaire musical des #glaces ». Le découpage du sommaire suffit à me convaincre :
    http://www.feardrop.net

    #Musiques d’évocation : T. Köner, K.Schulze, Troum / A. Baker, J. Hudak et S. Mathieu, L. English, Øe & E. Coniglio, Materia Aurora, SleepResearchFacility, L. Marchetti, Tünel, M. Mantra, Penumbra, Lull, Biosphere, Galati, Parhelion, Netherworld, Glacial Movements (Bvdub, Oöphoi, Rapoon...).

    Musiques d’exploration : J. Winderen, M. Namblard, D. Quin, J.F. Laporte, C. Olan

    Musiques des #Inuits : 55 historical recordings

    A propos de #glacier, tu pourras écouter, de Marc Namblard, le très beau « Pierre-Percée, lac fendu »
    http://www.promeneursecoutant.fr/article.php?id=90&titre=pierre-percee-lac-fendu

    Et réécouter #Katie_Paterson, dont je t’avais causé ici
    http://seenthis.net/messages/146258#message146482

    #audio #création_sonore #phonographie

  • #arctique #inuits #nations_premières

    Web documentary sheds light on Inuit relocation in Arctic Canada | Alaska Dispatch

    https://www.alaskadispatch.com/article/20140518/web-documentary-sheds-light-inuit-relocation-arctic-canada

    The relocation of Inuit from northern Quebec to Canada’s High Arctic in the 1950s is one of the darkest episodes in the history of Canada’s North.

    Sadly, few Canadians are even aware of the story.

    But a new documentary website has been launched this month to try to change that.