• Ça fait des années que je fais ça, mais j’ai la chance d’avoir un vélo de la Poste avec un porte-bagage arrière qui est déjà très en arrière. Du coup je n’ai jamais eu besoin de faire tous ces trucs compliqués. Quand je fixe mon caddie avec deux tendeurs en posant sa poignée sur le porte-bagage, il est déjà assez éloigné de la roue, rien ne touche.

      Quant aux roues du caddie, jamais eu de problème pour l’instant. Mais bon quand je rentre avec 15kg de course ou plus je ne roule pas à tout vitesse non plus.

  • Notes sur la lecture de "L’invention de la science" de Guillaume Carnino. -5-

    Partie 1 : http://seenthis.net/messages/428937
    Partie 2 : http://seenthis.net/messages/429289
    Partie 3 : http://seenthis.net/messages/429820
    Partie 4 : http://seenthis.net/messages/430316

    Ch. VII.
    Le sens de « technologie » à changé au cours de l’histoire avec la science et l’industrie. Le terme servait d’abord a désigner et collecter l’ensemble des moyens permettant d’agir sur la matière. Il incluait aussi bien les métiers, les procédés techniques, que les machines. Les métiers en ont été exclus, les machines y sont resté mais procédés d’une collection et classification sas expérimentation ni causologie (connaissance des causes), et au cœur de ce grand ensemble se trouvait la « science des machines » proprement dite avec entre autre la cinétique.
    Cette modification sémantique est aussi pratique , puisque les manières de produire suivent aussi cette évolution , dans le vocabulaire d’une part, dans des descriptions de procédé qui devient de plus en plus précis et chimique, dans les lieux de production (qui de fabrique deviennent usine, industrie), et enfin dans le remplacement final du savoir faire artisanal par un ensemble de machine et procédé mécanique qui visent a obtenir scientifiquement la production (Carnino prend l’exemple de la fabrique de la bière, et plus loin celle de la pisciculture).
    Changement dans l’organisation du travail . Apparaît aussi l’incitation à la division en tâches et travaux, là ou l’artisan gérer ses pauses et pouvait être lié à sa vie familiale. Par ailleurs les machines sont valorisées en comparaison de la main d’œuvre susceptible d’être irrégulière ou de se composer en rapport de force. Plus besoin de travailleuses et travailleurs qualifiée, il suffit de suivre les manuels.
    [Des propositions qui cette fois relève plus clairement d’une politique qui à travers l’économie veux se faire passer pour science. Mais l’auteur enchaîne cette disposition aux précédentes puisque elles apparaissent dans les mêmes publications.
    Notons par ailleurs, que le remplacement des humains par les machines dans certaines activités n’est pas un problème en soi, cela pourrait nous libérer du temps si nous avions les moyens matériels à côté pour vivre… Autrement dit, à part les questions qualitatives, et de santé (pollution, mais aussi parfois psychologique [le travail aliénant existe avec ou sans machine]), la machine pose problème surtout à cause de l’organisation capitaliste. Celles-ci réclament un accroissement infini du capital, quel qu’en soit les moyens, et le plus rapidement possible.]
    Changement dans le marché et sa législation . L’auteur rappelle aussi plus tard que le train a pour ainsi dire forcé pratiquement « aux transformations légales et douanières, achève de faire pénétrer les règles du marché international au sein des régions les plus éloignées de la capitale. »
    [Je me permets de préciser sur ce point, qu’effectivement, Paris, à longtemps considéré les autres régions de la France comme ses colonies, ou elle allait puiser des ressources, y compris culturelle originale, qui furent mis en stéréotypes sous la forme du folklore. Cet extension de l’administration est aussi une occasion nouvelle de l’imposition autoritaire de la langue française].
    Science et industrie un même objectif et démarche . Ce que veux montrer Carnino c’est que « les postures scientifique et industrielle coïncident, non seulement dans leur objectif, mais bien dans leur démarche même. » La science se met pour ainsi dire à disposition de la réalisation industrielle, elle épouse ses difficultés pour tenter de les résoudre.
    Il ose même cette proposition : « L’exigence de reproductibilité, que les épistémologues ont toujours présentée comme étant l’apanage de la scientificité, est en réalité une dimension industrielle de la science elle-même : <citant Pasteur> « l’industrie a besoin de plus de stabilité et d’uniformité, soit dans la production, soit dans l’écoulement de ses marchandises » ». [Mais es-ce que cela veut dire qu’il peut existe une science sans reproductibilité ? Car c’est aussi une condition d’un savoir certains que de pouvoir vérifier les propositions d’autres chercheurs ? Cette corrélation n’implique pas à mon avis que toute science qui l’emploi travaille pour l’industrie… Carnino pense que cet argument de la science peux faire vitre pour l’industrie… mais aujourd’hui que voit-on ? Des brevets, un « secret industriel », ce n’est pas la reproduction publique ou comparative que veux l’industrie, c’est sa stabilité privée.]
    Le problème de l’invention scientifique . Semble complexe, d’un côté localement, avec des savoirs locaux, non-théorisés certain-e-s peuvent aboutir à une production originale, de l’autre des théoriciens voit la possibilité, mais pas sa mise en œuvre et vont in fine, recourir aux savoirs locaux pour ensuite mettre au point sa production industrielle.
    [Dans le cadre du capitalisme, les coopérations de ce genre ne sont peu appréciés, et l’on va chercher QUI est l’auteur de l’invention. Selon on récompensera les théoriciens, ou les pratiquants locaux, qui après tout, produisait aussi, mais juste pas avec une méthode industrielle… Le capitalisme va seulement reconnaître ce qui participe à son extension, alors qu’il serait possible de voir qu’il s’agit ici de deux types de savoirs, l’un théorique et l’autre pratique d’une part, mais aussi de deux types de possibilité quantitative de production, l’une artisanale, l’autre industrielle. Si on voit ces types de productions concurrentielles, parce que l’on cherche a produire « plus » et « plus vite » inévitablement on va en évincer une, pour reconnaître l’autre. Alors que si les besoins différents peuvent apporter des productions différentes et qu’ils sont satisfaits par elles, pourquoi chercher à en choisir un, au lieu d’apprécier au contraire l’inventivité de chacun-e qui permettrai de répondre à des besoins différents].
    Nous assistons au début de l’exploitation industrielle du vivant avec une forme particulière de pisciculture, mais surtout l’institution, le 10/02/1854 de la Société zoologique d’acclimatation (qui sera réformé en 1910 pour devenir la Société de protection de la nature et d’acclimatation de France) qui réuni différents acteurs, économique, gouvernementaux et scientifique pour organiser une nouvelle reproduction et exploitation du vivant.
    Carnino, insiste plutôt sur l’idée que c’est dans ce type de structure que naît pratiquement ce qu’on appelle la techno-science, ou plutôt la technologie. En tant que « alliance des pouvoirs politiques de la science et de l’industrie, c’est-à-dire en tant qu’association des macrosystèmes techniques et de rationalisation scientifique des processus productifs » [Toutefois je n’y vois pas quelque chose qui serait « plus science » que politique. Pour moi, il s’agit juste plutôt de politiciens qui enrôle a leur fin des scientifiques, qui par ailleurs ne demande pas mieux parce qu’ils en partagent une partie, si ce n’est totalement les objectifs. Ce que je veux dire, c’est que cette pratique me semble plus nécessaire à cause de l’objectif capitaliste, qu’à cause de la structure même de la science. Même s’il est clair que c’est une structure particulière de la science qui va alors être mis en avant, et prise comme si elle était « la science ». De même l’Histoire ne va alors retenir comme scientifique que les personnes qui, et Carnino le relève, vont se faire connaître ou légitimer.
    Il existe plusieurs modalités du savoir différentes (avec aussi des qualités différentes) qui co-existes, mais on ne retiendra, pas que les « vrai », mais que ceux qui correspondent au type de mode et de qualité de production exigé par le capitalisme. Ce n’est pas pour moi, contrairement à ce que dit Carnino, une science qui dépossède l’artisanat à des fins économiques [1], mais les fins économiques, qui légitimes un savoir contre un autre.
    Au final, mon impression profonde est que l’on se retrouve, comme c’est souvent le cas avec la critique des techniques et/ou des sciences, avec un axe qui est fondamentalement plus écologique que social, et qui donne priorité critique à des idées comme la croissance, le productivisme, l’extractivisme, la prédation, le remplacement du vivant par des machines, l’hybridation, la rationalisation au lieu d’une critique du capitalisme (ou anarchiste complète, c’est-à-dire pas seulement écologique, mais aussi sociale), qui par ailleurs peu comprendre les autres critiques (ou en écarter) mais qui dans tous les cas, les organisent et les reconnaîts différemment]
    [Carnino, relève cette citation fameuse : « Le pisciculteur doit étudier les lois biologiques, observer les faits naturels comme le voleur étudie le code pénal et observe le gendarme pour savoir jusqu’où et comment les défier sans trop de danger » (AN, F10 2630, conclusion de la troisième conférence de Chabot-Karlen.) Ce qui me permet de voir que le discours à évoluer, puisque Francis Bacon disait qu’il fallait « violer » la nature par les sciences, Descartes, s’en rendre comme maître et possesseurs, ici on parle de voler, aujourd’hui il me semble que l’on parle de connaître et mimer.]
    Toujours est-il que l’on passe de nombreux savoirs, et sciences, à l’idée qu’il existerai « La science » unique, produite en partenariat avec les différentes industries et gouvernements. Et ce changement semble bien avoir lieu aux alentours de 1850. [Mais il me semble important dès lors de ne pas rentrer dans une logique d’idéalisation de avant 1850, ni dans un dégoût de l’activité scientifique en général, mais bien de considérer que d’autres formes de production du savoir existes, dont certains peuvent répondre tout autant a une exigence de vérité, et ne pas servir que les moyens et les ambitions capitalistes].

    [1] Ch. VII, Les mutations de la technologie, §La technologie : du discours sur les techniques à la techno-science.

    #science #industrie #savoirs_locaux #technologie #inventions

  • La guerre des #brevets | ARTE mardi 01 juillet (81 min)

    Rediffusion lundi 07.07 à 3h10
    Arte+7 : 01.07-08.07.2014

    http://www.arte.tv/guide/fr/046926-000/la-guerre-des-brevets

    Comment le système des brevets, censé protéger les #inventions techniques, a-t-il été dévoyé au point d’étouffer l’innovation et l’intérêt général ? Une enquête instructive.

    Aux États-Unis, des femmes atteintes d’un cancer du sein ont mené une croisade juridique victorieuse contre Myriad Genetics. En brevetant deux gènes dont la mutation révèle une prédisposition au développement conjoint d’un cancer des ovaires, le laboratoire s’était assuré un monopole sur les tests de dépistage, mettant potentiellement en danger la vie de patientes, dans l’incapacité d’assumer le coût de l’examen. Alors que les lois sur les brevets ont été imaginées pour protéger les appareils et procédés techniques, comment expliquer que 20 % des gènes humains tombent aujourd’hui sous le coup de droits d’exclusivité d’#exploitation en Amérique ? Pour David Martin, spécialiste de la #propriété_intellectuelle, le tournant a eu lieu dans les années 1980 quand, dépassés par le Japon en nombre de brevets déposés, les États-Unis ont révisé leur législation. En supprimant l’obligation de prouver la mise en application d’une invention et en autorisant la brevetabilité de la recherche universitaire, ils ont ouvert la voie à une confiscation (provisoire) du savoir : une situation à l’origine d’un différend entre pays riches et pays en développement. Ces derniers militent, entre autres, pour un accès aux médicaments à des prix abordables. C’est le cas notamment de l’Inde qui, en plus de payer des licences, se voit contrainte de protéger ses #ressources_traditionnelles – du riz basmati aux postures de yoga –, pour éviter que d’autres ne les brevètent…

    [80 minutes étouffantes - surtout pas gaspillées]

    #reportage #documentaire
    #Patentrecht #patent_license
    #innovation #Erfindung #Entwicklung

    #Ausbeutung
    #intellectual_property #Geistiges_Eigentum

    #Handelsabkommen #trade_agreement #accord_commercial

    #Indes #India #Indien

    [ #ACTA ]

  • 12-year-old invents Braille printer using Lego set | MNN - Mother Nature Network
    http://www.mnn.com/green-tech/research-innovations/stories/12-year-old-invents-braille-printer-using-lego-set

    Shubham Banerjee, a seventh-grade student from Santa Clara, Calif., developed the Braille printer using toy construction Lego pieces. The low-cost invention could be an accessible solution for blind and disadvantaged people across the globe, Banerjee said.
     
    The printer, dubbed Braigo (short for Braille with Lego), was created from the Lego Mindstorms EV3 set, which retails for $349. Banerjee also added $5-worth of additional materials, which means the finished product costs about $350. This makes Braigo much more affordable than other Braille printers, which can retail for more than $2,000, according to Banerjee.

    #braille #inventions #lego

  • GoPro Evolution: From 35mm Film To America’s Fastest-Growing Camera Company

    http://www.forbes.com/sites/ryanmac/2013/03/04/gopro-evolution-from-35mm-film-to-americas-fastest-growing-camera-company

    GoPro is quickly becoming a household name. In the 10 years since he created the firm in October 2002, Nick Woodman has gone from sleeping out of his 1971 Volkswagen Bus and peddling 35mm film cameras to leading the nation’s fastest-growing camera company. He is now a billionaire, worth $1.3 billion, based on Foxconn’s $200 million investment in his company at a $2.25 billion valuation.

    #gopro #entrepreneurs #entreprises #inventions

  • #Low-tech Magazine

    Parce que... Les #innovations ne se font pas que de la #high-tech.... il y a aussi de l’innovation low-tech...

    What is Low-tech Magazine about?

    Low-tech Magazine refuses to assume that every problem has a high-tech solution. A simple, sensible, but nevertheless controversial message; high-tech has become the idol of our society.

    Instead, Low-tech Magazine talks about the potential of past and often forgotten knowledge and technologies when it comes to designing a sustainable society. Sometimes, these low-tech solutions could be copied without any changes. More often, interesting possibilities arise when you combine old technology with new knowledge and new materials, or when you apply old concepts and traditional knowledge to modern technology. We also keep an eye on what is happening in the developing world, where resource constraints often lead to inventive, low-tech solutions.

    Underlying the common view of a high-tech sustainable society is the belief that we don’t have to change our affluent lifestyle. This is not a realistic view, but it sells. However, changing our lifestyle does not mean that we have to go back to the middle ages and give up all modern comforts. A downsized, sustainable industrial civilization is very well possible - and more fun, too!

    http://www.lowtechmagazine.com/2013/08/direct-hydropower.html

  • L’exposition Léonard de Vinci ingénieur - Château du Clos Lucé (Amboise)
    http://vinci-closluce.com/fr/decouvrir-le-clos-luce/l-exposition-leonard-de-vinci-ingenieur

    Pont tournant
    http://vinci-closluce.com/fichier/p_imagerub/2350/imagerub_fichier_fr_img_2788.jpg

    Les cinquante maquettes réalisées d’après les dessins de Léonard de Vinci illustrent les différents talents d’ingénieur de Léonard de Vinci : aéronautique, machines industrielles, génie maritime, instruments de mesure, mécanismes, génie civil, architecture, génie militaire. La collection est réalisée en bois de hêtre massif et pour certaines pièces tournées en bois de charme.

    #musée #inventions #armements

  • Parmi les meilleures innovations de l’année, selon Time Magazine, on trouve ce « kit de démarrage de la civilisation »... Un point de vue très réducteur et occidentalo-centré, qui place l’évolution technologique, et non la culture (au sens large), au cœur du processus civilisationnel.

    The Civilization Starter Kit | Best Inventions of the Year 2012 | TIME.com
    http://techland.time.com/2012/11/01/best-inventions-of-the-year-2012/slide/the-civilization-starter-kit

    Marcin Jakubowski built a tractor in six days. Then he told the world how to do it: he made the designs, the budget and an instructional video available free online. A farmer and technologist and the founder of Open Source Ecology, Jakubowski has identified the 50 most important machines required for modern life—from the soil pulverizer to the oven—and is working to make a prototype of a low-cost DIY version of each so that anyone anywhere can build them. “If we can lower the barriers to farming, building and manufacturing,” he says, “then we can unleash massive amounts of human potential.”

    #Technologie #Civilisation #Inventions #Occident

  • Cinq #inventions géniales inspirées par la #nature - Terra eco
    http://www.terraeco.net/Cinq-inventions-geniales-inspirees,42722.html

    A chaque fois que vous rencontrez un problème, observez la nature. Celle-ci a peut-être déjà eu les mêmes difficultés, et si c’est le cas, elle a sûrement trouvé une solution il y a quelques milliers d’années. Voilà la devise du biomimétisme, une démarche qui entend réconcilier progrès et respect de l’environnement. Théorisée en 1998 par la scientifique américaine Janine Benyus, elle séduit aujourd’hui des centaines de scientifiques et entrepreneurs.

    Leur credo : la nature reste le seul ingénieur capable de créer des multitudes de cycles de production sans consommer d’énergies fossiles, ni produire de déchets. Cet ingénieur original puise sa créativité dans les contraintes et s’adapte toujours à son environnement. Cet ingénieur n’a jamais déposé de brevets, toutes ses idées sont « opensource ». Il suffit d’observer et de copier.