• Réfugiés : #violences et #chaos dans le nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine
    Traduit et adapté par Manon Rumiz (Article original : https://www.balcanicaucaso.org/aree/Bosnia-Erzegovina/Migranti-caos-Bosnia-204594)

    Squats démantelés, familles déportées et laissées sans aide au bord de la route, violentes manifestations anti-migrants.... Dans le canton d’Una-Sana (nord-ouest de la Bosnie-Herzégovine), la situation des réfugiés devient toujours plus dramatique.

    « C’est le chaos. » Voilà comment Silvia Maraone, qui coordonne les activités de l’ONG italienne Ipsia (https://www.facebook.com/IPSIA.BIH) à #Bihać, résume la situation actuelle dans le canton d’#Una_Sana, explosive depuis le milieu de l’été. « Les conditions imposées par le gouvernement local n’offrent plus de répit à personne. Même les familles, les femmes et les enfants n’ont plus accès aux #camps officiels. Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives. »

    Dans le même temps, la police expulse les #squats et tous les #camps_informels, renvoyant les réfugiés hors des frontières du canton. La population locale, de son côté, manifeste ouvertement son hostilité face à la présence massive de candidats à l’exil. Les agressions verbales et physiques se multiplient, ainsi que les attaques contre les volontaires.

    “Le canton d’Una Sana est plus que jamais le #cul-de-sac de la route des Balkans.”

    Du fait de la #pandémie et de la proclamation de l’#état_d’urgence, la situation s’est encore détériorée depuis le printemps. Les camps officiels, déjà pleins, n’accueillent plus de nouveaux entrants alors mêmes que les arrivées ont repris depuis la réouverture des frontières au mois de juin. Le canton d’Una Sana est plus que jamais le cul-de-sac de la route des Balkans, d’autant qu’à l’ouest, le jeu de domino entre les polices italienne, slovène et croate se poursuit, aboutissant au #refoulement des migrants interceptés dans cette zone frontalière de l’Union européenne.

    La seule réponse apportée par les autorités locales a été l’ouverture, en avril, d’un « #camp_d’urgence » à Lipa, entre Bihać et #Bosanski_Petrovac, dont le millier places a vite été rempli. Les squats se sont donc multipliés dans les #friches_industrielles et dans les bois. De toute façon, les migrants ne souhaitent pas rester ici et le « #game » continue : chaque jour, ils sont des centaines à tenter de déjouer la surveillance de la frontière croate avec l’espoir de ne pas être arrêté avant d’avoir atteint l’Italie.

    Le début du « chaos » qu’évoque Silvia Maraone remonte à la mi-juillet, avec l’expulsion du camp de fortune qui s’était créé à l’entrée de #Velika_Kladuša, près du camp officiel de #Miral, le long de la rivière #Kladušnica. Officiellement, l’opération a été déclenchée à cause des plaintes répétées des riverains. Début août, la police est revenue pour chasser les migrants qui avaient reconstitué un nouveau camp.

    « #Milices_citoyennes »

    Quelques jours plus tard, le maire de Bihać, #Šuhret_Fazlić, déclarait que la situation était aussi devenue insoutenable dans sa commune. « Cela n’a jamais été pire qu’aujourd’hui. Chaque jour, nous assistons à l’arrivée d’un flux incontrôlé de migrants. Il y en a déjà des milliers qui campent un peu partout. Une fois de plus, on nous laisse seuls », avant de conclure, menaçant : « Nous sommes prêts à prendre des mesures radicales ». Ce n’est pas la première fois que le maire de Bihać tire la sonnette d’alarme. Début 2018, au tout début de la crise, l’édile déplorait déjà le manque de soutien des autorités de la Fédération, l’entité croato-bosniaque dont dépend le canton, et nationales. À l’automne 2019, Silvia Maraone s’inquiétait aussi : « La situation ne fera qu’empirer dans les mois qui viennent si de nouveaux camps officiels ne sont pas ouverts d’urgence ».

    Selon les chiffres officiels, plus de 80% des réfugiés présents sur le sol bosnien se concentreraient dans le seul canton d’Una Sana. « Il sont plus de 5000, dont à peine la moitié hébergés dans des centres d’accueil officiels. Les autres dorment dans des bâtiments détruits ou dans les bois en attendant de tenter le game », poursuit Silvia Maraone. Ces dernières semaines, la population de Velika Kladuša a organisé des manifestations hebdomadaires contre la présence de migrants. Organisées sur les réseaux sociaux, ces rassemblements réunissent des habitants venus de tout le canton.

    Pire, des #milices citoyennes ont commencé à se mettre en place pour refouler les migrants. « Dans certains groupes Facebook, des membres signalent les plaques des véhicules qui transportent des migrants », observe Silvia Maraone. « Des routes ont même été bloquées, des pierres et des bâtons jetés sur les véhicules. » Ce n’est pas tout. « Des citoyens ont attaqué des migrants en pleine rue, tandis que les volontaires leur venant en aide se sont faits dénoncer à la police. » Le 17 août, les forces de l’ordre ont dû intervenir à Velika Kladuša où des dizaines de riverains s’étaient massés et avaient attaqué un bus où se trouvaient des migrants.

    Pour justifier de telles actions coup de poing, on trouve la rhétorique habituelle de l’extrême-droite complotiste : la prétendue violence de ces migrants et la menace qu’ils feraient peser pour la sécurité de la population locale. Des arguments balayés par les statistiques officielles, mais qui font mouche auprès de Bosniens fatigués par des décennies de divisions, de corruption et de misère.

    Deux jours après la violente manifestation du 17 août à Velika Kladuša, la cellule de crise du canton d’Una-Sana a décrété des mesures très dures : l’évacuation de tous les migrants vivant hors des structures d’accueil officielles, perquisition dans tous les lieux privés offrants des services aux migrants, interdiction de quitter les camps officiels, d’utiliser les transports en commun et d’entrer dans le canton pour tous les migrants. Des postes de contrôle ont aussi été mis en place sur les routes d’accès au canton.

    “Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques.”

    « Les personnes expulsées des squats n’ont pas toutes pu être accueillies au camp de #Lipa et ont été refoulées en #Republika_Srpska (l’autre entité de Bosnie-Herzégovine) », dénonce Silvia Maraone. « Même les familles avec enfants sont abandonnées sans aucune aide. » Ces restrictions à la #liberté_de_mouvement violent les #droits_humains fondamentaux, comme l’a dénoncé Amnesty International dans un communiqué, le 25 août. Le réseau Transbalkanska Solidarnost (https://transbalkanskasolidarnost.home.blog) demande aux autorités locales et aux organisations internationales de « mettre fin à la politique du silence », de condamner publiquement ces pratiques illégales, de poursuivre les responsables et d’assurer un accueil digne et sûr aux migrants.

    Transbalkanska Solidarnost a recueilli plusieurs #témoignages sur ces expulsions, dont celles de l’ONG No Name Kitchen à Bosanska Otoka. « Nous dormions dans une ancienne usine abandonnée près de Bihać quand la police est arrivée. Il devait y avoir 20 ou 25 policiers. Ils ont tout brûlé, vêtements, téléphones portables, sacs à dos. Ils nous ont frappés avec des matraques, puis nous ont expulsés ici où nous sommes sans nourriture, sans rien. Je me suis échappé d’Afghanistan pour me sauver et là je retrouve cette violence... Pourquoi ?! », se désole A., 16 ans. Selon les chiffres des associations, plus de 500 réfugiés se sont retrouvés bloqués sur la ligne de démarcation entre les deux entités bosniennes, personne ne voulant les prendre en charge.

    Malgré les menaces qui se font toujours plus fortes, les réseaux de #volontaires continuent de venir en aide aux migrants : distribution de produits de première nécessité, de vêtements et signalement des violences et des violations des droits. « Ce n’est pas facile », reconnaît Silvia Maraone. « Tout le monde vous regarde mal et ceux que vous aidez sont détestés… Nous restons prudents. » Son ONG, Ipsia ; intervient toujours dans le camp de Bira, géré par l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) où elle gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. « Jamais le bras-de-fer avec le reste de la Bosnie n’a été aussi tendu. »

    https://www.courrierdesbalkans.fr/refugies-chaos-dans-le-nord-ouest-de-la-bosnie-herzegovine

    #asile #migrations #réfugiés #Bosnie #Bosnie-Herzégovine #Balkans #route_des_Balkans #camps_de_réfugiés #campements #IOM #extrême_droite #solidarité

    –-> « Quant aux transports en commun, ils sont désormais interdits aux réfugiés, ce qui permet aux trafiquants de faire des affaires encore plus lucratives »
    #ségrégation #transports_publics #transports_en_commun #apartheid

    –-> « l’#Organisation_internationale_pour_les_migrations (#OIM) gère le Café social et prépare un projet plus vaste, soutenu par des fonds européens, pour développer des activités, hors des camps, visant à améliorer les relations entre migrants et population locale. Il y a urgence. »
    En fait, ce qu’il faudrait faire c’est ouvrir les frontières et laisser ces personnes bloquées en Bosnie, où elles n’ont aucune intention de rester, de partir...

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  • Nigerians returned from Europe face stigma and growing hardship

    ‘There’s no job here, and even my family is ashamed to see me, coming back empty-handed with two kids.’

    The EU is doubling down on reducing migration from Africa, funding both voluntary return programmes for those stranded along migration routes before they reach Europe while also doing its best to increase the number of rejected asylum seekers it is deporting.

    The two approaches serve the same purpose for Brussels, but the amount of support provided by the EU and international aid groups for people to get back on their feet is radically different depending on whether they are voluntary returnees or deportees.

    For now, the coronavirus pandemic has slowed voluntary return programmes and significantly reduced the number of people being deported from EU countries, such as Germany. Once travel restrictions are lifted, however, the EU will likely resume its focus on both policies.

    The EU has made Nigeria one of five priority countries in Africa in its efforts to reduce the flow of migrants and asylum seekers. This has involved pouring hundreds of millions of euros into projects in Nigeria to address the “root causes” of migration and funding a “voluntary return” programme run by the UN’s migration agency, IOM.

    Since its launch in 2017, more than 80,000 people, including 16,800 Nigerians, have been repatriated to 23 African countries after getting stuck or having a change of heart while travelling along often-dangerous migration routes connecting sub-Saharan Africa to North Africa.

    Many of the Nigerians who have opted for IOM-facilitated repatriation were stuck in detention centres or exploitative labour situations in Libya. Over the same time period, around 8,400 Nigerians have been deported from Europe, according to official figures.

    Back in their home country, little distinction is made between voluntary returnees and deportees. Both are often socially stigmatised and rejected by their communities. Having a family member reach Europe and be able to send remittances back home is often a vital lifeline for people living in impoverished communities. Returning – regardless of how it happens – is seen as failure.

    In addition to stigmatisation, returnees face daily economic struggles, a situation that has only become worse with the coronavirus pandemic’s impact on Nigeria’s already struggling economy.

    Despite facing common challenges, deportees are largely left to their own devices, while voluntary returnees have access to an EU-funded support system that includes a small three-months salary, training opportunities, controversial “empowerment” and personal development sessions, and funds to help them start businesses – even if these programmes often don’t necessarily end up being effective.
    ‘It’s a well-oiled mechanism’

    Many of the voluntary returnee and deportation flights land in Lagos, Nigeria’s biggest city and main hub for international travel. On a hot and humid day in February, before countries imposed curfews and sealed their borders due to coronavirus, two of these flights arrived within several hours of each other at the city’s hulking airport.

    First, a group of about 45 people in winter clothes walked through the back gate of the cargo airport looking out of place and disoriented. Deportees told TNH they had been taken into immigration custody by German police the day before and forced onto a flight in Frankfurt. Officials from the Nigerian Immigration Service, the country’s border police, said they are usually told to prepare to receive deportees after the planes have already left from Europe.

    Out in the parking lot, a woman fainted under the hot sun. When she recovered, she said she was pregnant and didn’t know where she would sleep that night. A man began shouting angrily about how he had been treated in Europe, where he had lived for 16 years. Police officers soon arrived to disperse the deportees. Without money or phones, many didn’t know where to go or what to do.

    Several hours later, a plane carrying 116 voluntary returnees from Libya touched down at the airport’s commercial terminal. In a huge hangar, dozens of officials guided the returnees through an efficient, well-organised process.

    The voluntary returnees queued patiently to be screened by police, state health officials, and IOM personnel who diligently filled out forms. Officials from Nigeria’s anti-people trafficking agency also screened the female returnees to determine if they had fallen victim to an illegal network that has entrapped tens of thousands of Nigerian women in situations of forced sex work in Europe and in transit countries such as Libya and Niger.

    “It’s a well-oiled mechanism. Each agency knows its role,” Alexander Oturu, a programme manager at Nigeria’s National Commission for Refugees, Migrants & Internally Displaced Persons, which oversees the reception of returnees, told The New Humanitarian.

    Voluntary returnees are put up in a hotel for one night and then helped to travel back to their home regions or temporarily hosted in government shelters, and later they have access to IOM’s reintegration programming.

    Initially, there wasn’t enough funding for the programmes. But now almost 10,000 of the around 16,600 returnees have been able to access this support, out of which about 4,500 have set up small businesses – mostly shops and repair services – according to IOM programme coordinator Abrham Tamrat Desta.

    The main goal is to “address the push factors, so that upon returning, these people don’t face the same situation they fled from”, Desta said. “This is crucial, as our data show that 97 percent of returnees left for economic reasons.”
    COVID-19 making things worse

    Six hours drive south of Lagos is Benin City, the capital of Edo State.

    An overwhelming number of the people who set out for Europe come from this region. It is also where the majority of European migration-related funding ends up materialising, in the form of job creation programmes, awareness raising campaigns about the risks of irregular migration, and efforts to dismantle powerful trafficking networks.

    Progress* is one of the beneficiaries. When TNH met her she was full of smiles, but at 26 years old, she has already been through a lot. After being trafficked at 17 and forced into sex work in Libya, she had a child whose father later died in a shipwreck trying to reach Europe. Progress returned to Nigeria, but couldn’t escape the debt her traffickers expected her to pay. Seeing little choice, she left her child with her sister and returned to Libya.

    Multiple attempts to escape spiralling violence in the country ended in failure. Once, she was pulled out of the water by Libyan fishermen after nearly drowning. Almost 200 other people died in that wreck. On two other occasions, the boat she was in was intercepted and she was dragged back to shore by the EU-supported Libyan Coast Guard.

    After the second attempt, she registered for the IOM voluntary return programme. “I was hoping to get back home immediately, but Libyans put me in prison and obliged me to pay to be released and take the flight,” she said.

    Back in Benin City, she took part in a business training programme run by IOM. She couldn’t provide the paperwork needed to launch her business and finally found support from Pathfinders Justice Initiative – one of the many local NGOs that has benefited from EU funding in recent years.

    She eventually opened a hairdressing boutique, but coronavirus containment measures forced her to close up just as she was starting to build a regular clientele. Unable to provide for her son, now seven years old, she has been forced to send him back to live with her sister.

    Progress isn’t the only returnee struggling due to the impact of the pandemic. Mobility restrictions and the shuttering of non-essential activities – due to remain until early August at least – have “exacerbated returnees’ existing psychosocial vulnerabilities”, an IOM spokesperson said.

    The Edo State Task Force to Combat Human Trafficking, set up by the local government to coordinate prosecutions and welfare initiatives, is trying to ease the difficulties people are facing by distributing food items. As of early June, the task force said it had reached 1,000 of the more than 5,000 people who have returned to the state since 2017.
    ‘Sent here to die’

    Jennifer, 39, lives in an unfinished two-storey building also in Benin City. When TNH visited, her three-year-old son, Prince, stood paralysed and crying, and her six-year-old son, Emmanuel, ran and hid on the appartment’s small balcony. “It’s the German police,” Jennifer said. “The kids are afraid of white men now.”

    Jennifer, who preferred that only her first name is published, left Edo State in 1999. Like many others, she was lied to by traffickers, who tell young Nigerian women they will send them to Europe to get an education or find employment but who end up forcing them into sex work and debt bondage.

    It took a decade of being moved around Europe by trafficking rings before Jennifer was able to pay off her debt. She got a residency permit and settled down in Italy for a period of time. In 2016, jobless and looking to get away from an unstable relationship, she moved to Germany and applied for asylum.

    Her application was not accepted, but deportation proceedings against her were put on hold. That is until June 2019, when 15 policemen showed up at her apartment. “They told me I had five minutes to check on my things and took away my phone,” Jennifer said.

    The next day she was on a flight to Nigeria with Prince and Emmanuel. When they landed, “the Nigerian Immigration Service threw us out of the gate of the airport in Lagos, 20 years after my departure”. she said.

    Nine months after being deported, Jennifer is surviving on small donations coming from volunteers in Germany. It’s the only aid she has received. “There’s no job here, and even my family is ashamed to see me, coming back empty-handed with two kids,” she said.

    Jennifer, like other deportees TNH spoke to, was aware of the support system in place for people who return through IOM, but felt completely excluded from it. The deportation and lack of support has taken a heavy psychological toll, and Jennifer said she has contemplated suicide. “I was sent here to die,” she said.
    ‘The vicious circle of trafficking’

    Without a solid economic foundation, there’s always a risk that people will once again fall victim to traffickers or see no other choice but to leave on their own again in search of opportunity.

    “When support is absent or slow to materialise – and this has happened also for Libyan returnees – women have been pushed again in the hands of traffickers,” said Ruth Evon Odahosa, from the Pathfinders Justice Initiative.

    IOM said its mandate does not include deportees, and various Nigerian government agencies expressed frustration to TNH about the lack of European interest in the topic. “These deportations are implemented inhumanely,” said Margaret Ngozi Ukegbu, a zonal director for the National Commission for Refugees, Migrants and Internally Displaced Persons.

    The German development agency, GIZ, which runs several migration-related programmes in Nigeria, said their programming does not distinguish between returnees and deportees, but the agency would not disclose figures on how many deportees had benefited from its services.

    Despite the amount of money being spent by the EU, voluntary returnees often struggle to get back on their feet. They have psychological needs stemming from their journeys that go unmet, and the businesses started with IOM seed money frequently aren’t sustainable in the long term.

    “It’s crucial that, upon returning home, migrants can get access to skills acquisition programmes, regardless of the way they returned, so that they can make a new start and avoid falling back in the vicious circle of trafficking,” Maria Grazie Giammarinaro, the former UN’s special rapporteur on trafficking in persons, told TNH.

    * Name changed at request of interviewee.

    https://www.thenewhumanitarian.org/news-feature/2020/07/28/Nigeria-migrants-return-Europe

    #stigmatisation #renvois #expulsions #asile #migrations #réfugiés #Nigeria #réfugiés_nigérians #réintegration #retour_volontaire #IOM #OIM #chiffres #statistiques #trafic_d'êtres_humains

    ping @_kg_ @rhoumour @isskein @karine4

  • #IOM using #Facebook #advertisment to reach potential #return_migrants

    Mail received by a friend with Pakistani citizenship:

    “I am adding a screenshot of advertising on Facebook by German government which suggest me to ’ If I would like to return my home country and don’t know how then I can contact there’ Advertising is in Urdu which means they already know who they are showing this advertisement. This is interesting that they use my personal data and target me as a refugee I guess. [...]
    Screenshot is attached and the link where the advertisement leads is below.”

    https://www.online-antragsmodul.de/OAM/MIRA/Default.aspx

    #Germany #migration #return_migration #explusion #social_media #social_networks #data_privacy

    ping @cdb_77 @rhoumour @deka

    • Menschenrechtsverletzungen bei Rückkehrprogrammen

      Immer wieder gibt es Berichte über eklatante Verstöße gegen die humanitären Bedingungen bei den Rückkehrprogrammen der IOM. Eine neue Studie von Brot für die Welt und medico international belegt die Vorwürfe.

      Die EU lagert seit Jahren Grenzkontrollen aus und setzt innerhalb von Herkunfts- und Transitregionen auf die Förderung „freiwilliger“ Rückkehr, damit Migrantinnen und Migranten erst gar nicht Europas Außengrenzen erreichen. Eine neue Studie von Brot für die Welt und medico international weist nach, dass die EU dabei Menschenrechtsverletzungen an den Außengrenzen und in den Transitländern Libyen, Niger und Algerien in Kauf nimmt.

      Die EU-Kommission hatte 2015 den Nothilfe-Treuhandfonds für Afrika aufgelegt. Eine gemeinsame Taskforce aus Europäischer Union, Afrikanischer Union und Vereinten Nationen beauftragte die Internationale Organisation für Migration (IOM), ein humanitäres Rückkehrprogramm für Migrantinnen und Migranten durchzuführen.Tatsächlich aber gibt es immer wieder Berichte über eklatante Verstöße gegen die humanitären Bedingungen.In ihrer Studie kann die Autorin Jill Alpes nun belegen, dass die Teilnahme an den Rückkehrprogrammen oftmals unfreiwillig erfolgt und teils erheblicher psychischer und in Einzelfällen auch physischer Druck auf die Migrantinnen und Migranten ausgeübt wird, damit sie der Rückführung zustimmen.

      Zusammenfassung der Studie

      Eine neue von Brot für die Welt und medico international herausgegebene Studie untersuchtbestehende Rückkehrprogramme für Migrantinnen und Migranten in Libyen und Niger entlang der Frage: Sind die Programme tatsächlich geeignete Instrumente zum Schutz der Menschen? Oder werden sie nach ihrer Rückkehr neuen Gefahren ausgesetzt?

      Im November 2017 alarmierte ein Beitrag des Nachrichtensenders CNN die Öffentlichkeit. Die Reporter berichteten über sklavenähnliche und zutiefst menschenunwürdige Verhältnisse in libyschen Internierungslagern. Europäische und afrikanische Regierungen, die zur gleichen Zeit ihr Gipfeltreffen in Abidjan abhielten, sahen sich daraufhin gezwungen, geeignete Schritte zum Schutz und zur Rettung der internierten Migranten und Flüchtlinge zu präsentieren.

      Doch statt eine Evakuierung der Menschen in sichere europäische Länder zu organisieren oder in Erwägung zu ziehen, die Unterstützung der für Menschenrechtsverletzungen verantwortlichen libyschen Küstenwache zu beenden, wurde die Rückführung von Flüchtlingen und Migranten aus Libyen in ihre Herkunftsländer beschlossen. Eine gemeinsame Taskforce aus Europäischer Union, Afrikanischer Union und Vereinten Nationen beauftragte die Internationale Organisation für Migration (IOM) damit, ein humanitäres Rückkehrprogramm aus Libyen durchzuführen.

      Doch in ihrer Studie kann nun die Autorin Jill Alpes belegen, dass es bei der Umsetzung der Rückkehrprogramme teilweise zu erheblichen Verstößen gegen humanitäre und menschenrechtliche Prinzipien kommt. So legen Berichte von Betroffenen nahe, dass die Beteiligung an den Rückkehrprogrammen keineswegs immer freiwillig erfolgt, wie von IOM behauptet, sondern teils erheblicher psychischer und in Einzelfällen auch physischer Druck auf die Migrantinnen und Migranten ausgeübt wird, damit sie ihrer eigenen Rückführung zustimmen. Vielfach erscheint ihnen eine Rückkehr in ihr Herkunftsland angesichts in Libyen drohender Folter und Gewalt als das kleinere Übel, nicht jedoch als eine geeignete Maßnahme, um tatsächlich in Sicherheit und Schutz zu leben. In Niger akzeptierten interviewte Migrantinnen und Migranten ihre Rückführung nach schweren Menschenrechtsverletzungen und einer lebensbedrohlichen Abschiebung in die Wüste durch die algerischen Behörden. Häufig finden sich Migrantinnen und Migranten nach ihrer Rückführung mit neuen Gefahren konfrontiert, bzw. genau jenen Gefahren wieder ausgesetzt, die sie einst zur Flucht bewegten.

      Auch die zur Verfügung gestellten Reintegrationshilfen, für die u.a. über den EU Trust Fund for Africa (EUTF) erhebliche finanzielle Mittel aufgewendet werden, bewertet die Autorin kritisch. Libyen allein hat seit 2015 mehr als 280 Millionen Euro für die Rückkehrprogramme bekommen. Offizielle Zahlen bestätigen, dass nur ein Teil der Rückkehrerinnen und Rückkehrer überhaupt Zugang zu den Programmen erhält. Viele scheitern bereits daran, die Kosten für den Transport zum Büro der IOM aufzubringen, um dort Unterstützung zu beantragen. Empfängerinnen und Empfänger von Reintegrationshilfen kritisieren, dass die angebotenen Hilfsmaßnahmen, bspw. Seminare zur Unternehmensgründung, häufig an ihrem eigentlichen Bedarf vorbeigingen und dem formulierten Ziel, nämlich nachhaltige Lebensperspektiven zu entwickeln, nicht ausreichend gerecht werden würden.

      Um tatsächlich zum Schutz von Migrantinnen und Migranten in Nord- und Westafrika beizutragen, zeigt die Autorin politische Handlungsempfehlungen auf. Eine Neuausrichtung der Flüchtlings- und Migrationspolitik müsse sich orientieren an Schadensvermeidung und -verhinderung, Befähigung der Menschen, ihre Rechte einzufordern, Unterstützung der Entwicklung von Selbstschutzkapazitäten und bedarfsgerechter Hilfe.

      Konkret:

      Die Europäische Union und die EU-Mitgliedstaaten müssen die Finanzierung der libyschen Küstenwache einstellen. Stattdessen sollten sie für proaktive Such- und Rettungsaktionen im zentralen Mittelmeer sorgen, Ausschiffungs- und faire Verteilungsmechanismen sowie besseren Zugang zu Asylverfahren schaffen, die Rechte von Migrantinnen, Migranten und Flüchtlingen in der migrations-politischen Zusammenarbeit mit Libyen schützen und sich zu einer globalen Teilung der Verantwortung und zur Förderung regulärer Migrationswege verpflichten.
      Die derzeitige Abschiebepraxis von Staatsangehörigen aus Subsahara-Ländern von Algerien nach Niger stellt eine eklatante Verletzung des Völkerrechts dar und macht Migrantinnen und Migranten extrem verwundbar. Internationale Organisationen, die Europäische Union und die Regierung von Niger müssen eine entschlossene und öffentliche Haltung gegen diese Praktiken einnehmen und die potentiell negativen Auswirkungen der in Niger verfügbaren Rückkehrprogramme auf die Abschiebepraxis aus Algerien kritisch untersuchen.
      Rückkehrprogramme müssen den Rechten von Menschen, die vor oder während ihrer Migration intern vertrieben, gefoltert oder Opfer von Menschenhandel geworden sind, mehr Aufmerksamkeit schenken. Opfer von Menschenhandel und Folter sollten Zugang zu einem Asylverfahren oder einem Umsiedlungsmechanismus in ein Drittland als Alternative zur Rückkehr in die Herkunftsländer haben.
      Humanitäre Akteure (und ihre Geldgeber) sollten die Begünstigten von Programmen ausschließlich auf der Grundlage humanitärer Bedürfnisse definieren und sich nicht von Logiken des Migrationsmanagements beeinflussen lassen. Nur ein kleiner Teil der afrikanischen Migrationsbewegungen hat Europa zum Ziel. Der Entwicklungsbeitrag von Rückkehrerinnen und Rückkehrern ist dann am stärksten, wenn sich die Migrantinnen und Migranten freiwillig zu einer Rückkehr entschlossen haben.
      Gelder der Entwicklungszusammenarbeit sollten nur dann für Rückkehr- und Reintegrationsprogramme verwendet werden, wenn eine positive Verbindung zu Entwicklung hergestellt werden kann. Die entwicklungspolitischen Auswirkungen der Reintegrationshilfe müssen untersucht und mit dem Nutzen und den Auswirkungen der Rücküberweisungen von Migrantinnen und Migranten verglichen werden.

      https://www.medico.de/menschenrechtsverletzungen-bei-rueckkehrprogrammen-17805

    • Paying for migrants to go back home: how the EU’s Voluntary Return scheme is failing the desperate

      By the time James boarded a flight from Libya to Nigeria at the end of 2018, he had survived a Mediterranean shipwreck, travelled through a half dozen African states, been shot and spent two years being abused and tortured in Libya’s brutal detention centres.

      In 2020, back home in Benin City, Edo State, James has been evicted from his house after failing to cover his rent and sleeps on the floor of his barbershop.

      He has been shunned by his family and friends for his failure to reach Europe.

      “There’s no happiness that you are back. No one seems to care about you [...]. You came back empty-handed,” he told Euronews.

      James was one of around 81,000 African migrants returned to their home nation with the aid of the UN’s International Organization for Migration (IOM) and paid for by the European Union, as part of the €357 million Joint Initiative. As well as a seat on a flight out of Libya and a number of other transit nations, migrants are also promised cash, support and counselling to allow them to reintegrate in their home countries once they return.

      But a Euronews investigation across seven African nations has revealed massive failings in the programme, considered to be the EU’s flagship response to stopping migrants trying to get to Europe.

      Dozens of migrants that have been through the programme told Euronews that once they returned, no support was forthcoming. Even those who did receive financial support - like James - said it was insufficient.

      Many are considering making a new break for Europe as soon as the chance arises.

      “I feel I don’t belong here,” James said. “If the opportunity comes, I’m taking it. I’m leaving the country.”

      Of the 81,000 migrants returned since 2017, almost 33,000 were flown back from Libya, many of whom have suffered detention, abuse and violence at the hands of people smugglers, militias and criminal gangs. Conditions are so bad in the north African country that the programme is called Voluntary Humanitarian Return (VHR), rather than the Assisted Voluntary Return (AVR) programme elsewhere in Africa.

      Mohi, 24, who spent three years in Libya, accepted the offer of a flight back home in 2019. But, once there, his reintegration package never materialised. “Nothing has been provided to us, they keep telling us tomorrow,” he told Euronews from north Darfur, Sudan.

      Mohi is not alone. IOM’s own statistics on returnees to Sudan reveal that only 766 out of over 2,600 have received economic support. It blames high rates of inflation and a shortage of both goods and cash in the market.

      But Kwaku Arhin-Sam, who evaluates development projects as director of the Friedensau Institute for Evaluation, estimates that half of the IOM reintegration programmes fail.

      “Most people are lost after a few days”, he said.
      Two-thirds of migrants don’t complete the reintegration programmes

      The IOM itself lowers this estimate even further: the UN agency told Euronews that so far only one-third of the migrants who have started reintegration assistance have completed the process. A spokesperson said that as the joint initiative is a voluntary process, “migrants can decide to pull out at any time, or not to join at all”.

      He said that reintegrating migrants once they return home goes far beyond the organisation’s mandate, and “requires strong leadership from national authorities”, as well as “active contributions at all levels of society”.

      Between May 2017 and February 2019, IOM had helped over 12,000 people return to Nigeria. Of them, 9,000 were “reachable” when they returned home, 5,000 received business training and 4,300 received “reintegration aid”. If access to counselling or health services is included, IOM Nigeria says, a total of 7,000 out of 12,000 returnees - or 58% - received reintegration support.

      But the number of people classified as having completed the reintegration assistance programme was just 1,289, and research by Jill Alpes, a migration expert and research associate at the Nijmegen Centre for Border Research, found that surveys to check the effectiveness of these packages were conducted with only 136 returnees.

      Meanwhile, a Harvard study on Nigerian returnees from Libya estimates that 61.3% of the respondents were not working after their return, and an additional 16.8% only worked for a short period of time, not long enough to generate a stable source of income. Upon return, the vast majority of returnees, 98.3%, were not in any form of regular education.

      The European Commissioner for home affairs, Ylva Johansson, admitted to Euronews that “this is one area where we need improvements.” Johansson said it was too early to say what those improvements might be but maintained the EU have a good relationship with the IOM.

      Sandrine, Rachel and Berline, from Cameroon, agreed to board an IOM flight from Misrata, Libya, to Yaounde, Cameroon’s capital in September 2018.

      In Libya, they say they suffered violence and sexual abuse and had already risked their lives in the attempt at crossing the Mediterranean. On that occasion, they were intercepted by the Libyan coastguard and sent back to Libya.

      Once back home, Berline and Rachel say they received no money or support from IOM. Sandrine was given around 900,000 cfa francs (€1,373.20) to pay for her children’s education and start a small business - but it didn’t last long.

      “I was selling chicken by the roadside in Yaounde, but the project didn’t go well and I left it,” she said.

      Sandrine, from Cameroon, recalled giving birth in a Tripoli detention centre to the sound of gunfire.

      All three said that they had no idea where they would sleep when they returned to Cameroon, and they had no money to even call their families to inform them of their journey.

      “We left the country, and when we came back we found the same situation, sometimes even worse. That’s why people decide to leave again,” Berline says.

      In November 2019, fewer than half of the 3,514 Cameroonian migrants who received some form of counselling from IOM were reported as “effectively integrated”.

      Seydou, a Malian returnee, received money from IOM to pay his rent for three months and the medical bills for his sick wife. He was also provided with business training and given a motorbike taxi.

      But in Mali he takes home around €15 per day, compared to the more than €1,300 he was able to send home when he was working illegally in Algeria, which financed the construction of a house for his brother in the village.

      He is currently trying to arrange a visa that would enable him to join another of his brothers in France.

      Seydou is one of the few lucky Malians, though. .Alpes’ forthcoming research, published by Brot für die Welt (the relief agency of the Protestant Churches in Germany) and Medico International, found that only 10% of migrants returned to Mali up to January 2019 had received any kind of support from IOM.

      IOM, meanwhile, claims that 14,879 Malians have begun the reintegration process - but the figure does not reveal how many people completed it.
      The stigma of return

      In some cases the money migrants receive is used to fund another attempt to reach Europe.

      In one case, a dozen people who had reached Europe and been sent home were discovered among the survivors of a 2019 shipwreck of a boat headed to the Canary Islands. “They had returned and they had decided to take the route again,” said Laura Lungarotti, IOM chief mission in Mauritania.

      Safa Msehli, a spokeswoman for the IOM, told Euronews that it could not prevent individuals from attempting to reach Europe again once they had been returned.

      “It is however in the hands of people to decide whether or not they migrate and in its different programme IOM doesn’t plan to prevent people from re-migrating”, she said.

      What is the IOM?

      From 2016, the IOM rebranded itself as the UN Migration Agency, and its budget has ballooned from US$242.2 million (€213 million) in 1998 to exceed US$2 billion (€1.7 billion) for the first time in the autumn of 2019 - an eightfold increase. Though not part of the UN, the IOM is now a “related organisation”, with a relationship similar to that of a private contractor.

      The EU and its member states collectively are the largest contributors to IOM’s budget, accounting for nearly half of its operational funding.

      IOM has been keen to highlight cases of when its voluntary return programme has been successful on its website, including that of Khadeejah Shaeban, a Sudanese returnee from Libya who was able to set up a tailoring shop.

      https://www.euronews.com/2020/06/19/paying-for-migrants-to-go-back-home-how-the-eu-s-voluntary-return-scheme-i

    • Abschottung statt Entwicklung

      Brot für die Welt und medico international kritisieren das EU-Programm zur Rückführung von Flüchtlingen in ihre Heimatländer und fordern eine Neuausrichtung in der Europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik.

      Fünf Jahre nachdem die EU den EU-Nothilfe-Treuhandfonds (EUTF) in Afrika ins Leben rief, ziehen Brot für die Welt und medico international in einer aktuellen Studie eine kritische Zwischenbilanz. Im Zentrum der Untersuchung steht die 2016 mit Mitteln des EUTF ins Leben gerufene Gemeinsame Initiative der EU und der Internationalen Organisation für Migration (IOM) für den Schutz und die Wiedereingliederung von Migranten. Ziel des Programms war es insbesondere in Libyen gestrandeten Flüchtlingen eine Rückkehr in ihre Heimatländer zu ermöglichen.
      Insgesamt erfolgreich

      Das zuständige Auswärtige Amt bewertet die EU-IOM Initiative gegenüber dem SWR insgesamt als erfolgreich. Brot für die Welt und medico international kommen in ihrer aktuellen Studie aber zu einem anderen Ergebnis. Demnach ginge es bei der „freiwilligen Rückkehr“ vor allem darum, dass weniger Flüchtlinge und Migranten aus Afrika nach Europa kommen: „Migrationswege zu schließen und Menschen in ihre Herkunftsländer zurückzuschicken, lindert jedoch keine Not und hat daher nichts mit Entwicklungszusammenarbeit zu tun. Häufig werden hierdurch sogar neue und größere Probleme für die betroffenen Menschen und Gesellschaften geschaffen, wie die Studie von Jill Alpes zeigt“, erklärt medico international gegenüber dem SWR.

      Drei Monate lang suchte die Migrations-Expertin Jill Alpes im Niger, Nigeria und Mali nach Rückkehrern. Sie sprach auch mit den Vertretern der Hilfsorganisationen und den Verantwortlichen der IOM. Sie traf viele Zurückgekehrte, die bereits mehrfach einen Fluchtversuch unternommen hatten. „Von den Männern wollen die meisten eigentlich wieder raus,“ beschrieb Alpes gegenüber dem SWR die Situation vor Ort. Ihre Perspektive im Heimatland habe sich meist nicht verbessert, sondern verschlimmert, denn viele hätten Schulden aufgenommen, um die gefährliche Flucht anzutreten oder würden nach der Rückkehr stigmatisiert.

      „Während der Feldforschung war es so, dass auch die IOM Schwierigkeiten hatte, mit den Menschen, die sie bei der Rückkehr unterstützt hatte, wieder Kontakt aufzunehmen – kann sein, dass viele von ihnen wieder losgezogen sind.“ Für die meisten von Alpes befragten Betroffenen stelle sich die Notfallrückführung de facto als Abschiebung dar.

      Im Falle der „Rückkehr“ aus Algerien hatten einige Betroffene offenbar sogar bereits einen Flüchtlingsstatus oder hätten aufgrund ihrer Staatsangehörigkeit nicht aus Algerien ausgewiesen werden dürften.
      Ergebnisse der Studie

      Brot für die Welt kommentiert die Ergebnisse der Studie: „Die EU nimmt Menschenrechtsverletzungen in Kauf, insbesondere an den Außengrenzen Europas und den Transitländern wie Libyen, Niger und Algerien sind die Zustände eklatant.“

      Medico international kritisiert zudem, dass mit dem Nothilfe-Treuhandfonds für Afrika „Mittel der Entwicklungszusammenarbeit eingeflossen sind, um so genannte irreguläre Migration zu unterbinden“.

      SWR Recherchen zeigen: Über den EU-Haushalt fließen Entwicklungsmittelgelder in die umstrittene Mission. Von den insgesamt 5 Milliarden Euro des Treuhandfond kommt mit 4.4 Milliarden der größte Anteil aus der Europäischen Entwicklungshilfe (EDF). Aus den Protokollen der Board Meetings des EUTF geht hervor, dass Deutschland darauf drängt, die Gelder vor allem im Bereich „Migrationsmanagement“ einzusetzen. „Hierbei geht es eher darum, innenpolitisch Handlungsfähigkeit zu beweisen – auf Kosten der Betroffenen. Eine Entwicklungszusammenarbeit, der es um Menschenrechte und die Bekämpfung von Armut geht, darf sich dafür nicht vereinnahmen lassen,“ kritisiert medico international.

      Brot für die Welt fordert darum einen grundlegenden Kurswechsel und eine Neuausrichtung in der Europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik: „Im Vordergrund müssen die Rechte der Migrant*innen und deren Schutz vor Ausbeutung und Folter stehen. Um tatsächlich zum Schutz beizutragen, müssen die Europäischen Mitgliedstaaten die Finanzierung der libyschen Küstenwache einstellen und für eine proaktive Such – und Rettungsaktion, vorhersehbare Ausschiffungs- und faire Verteilungsmechanismen sowie besseren Zugang zu Asylverfahren sorgen.“

      Die Bundesregierung setzt sich dagegen für eine Fortführung der Gemeinsamen Initiative ein, heißt es aus dem Auswärtigen Amt. Die Finanzierung ist aktuell Gegenstand der noch laufenden Verhandlungen zum mehrjährigen EU-Finanzrahmen.

      Die Studie liegt bisher dem SWR exklusiv vor.

      https://www.swr.de/report/swr-recherche-unit/studie-zur-eu-fluechtlingspolitik/-/id=24766532/did=25311586/nid=24766532/1rbvj1t/index.html

    • Studie: Rückkehrprogramme für Migranten verstoßen oft gegen Menschenrechte

      Die Teilnahme sei oft unfreiwillig, teils werde erheblicher Druck ausgeübt, kritisieren „Brot für die Welt“ und „Medico International“. Die EU, die auf solche Programme setze, nehme das in Kauf.

      Bei Rückkehrprogrammen für Migranten nimmt die EU schwere Menschenrechtsverletzungen an den Außengrenzen und in Transitländern in Kauf. Zu diesem Fazit kommt eine Studie von „Brot für die Welt“ und „Medico International“. Immer wieder gebe es Berichte über eklatante Verstöße gegen die humanitären Bedingungen, erklärten die beiden Organisationen. Die neue Studie belege diese Vorwürfe: Die Teilnahme an solchen Programmen erfolge oftmals unfreiwillig, teils werde erheblicher psychischer und in Einzelfällen auch physischer Druck auf die Migrantinnen und Migranten ausgeübt.

      Die EU lagere seit Jahren Grenzkontrollen aus und setze innerhalb von Herkunfts- und Transitregionen auf die Förderung „freiwilliger“ Rückkehr, erklärten die Entwicklungsorganisationen. Bei der Umsetzung von Rückkehrprogrammen komme es jedoch teilweise zu erheblichen Verstößen gegen humanitäre und menschenrechtliche Prinzipien. So sei etwa die Beteiligung keineswegs immer freiwillig - anders als von der Internationalen Organisation für Migration (IOM) behauptet, die von der EU für ein humanitäres Rückführprogramm aus Libyen beauftragt worden sei.

      Für die Studie befragte Autorin Jill Alpes den Angaben zufolge Rückkehrer aus Libyen sowie Migranten in Niger und Mali, weiter sprach sie mit Vertretern von IOM, Nichtregierungsorganisationen, nationalen staatlichen Institutionen, EU, UNHCR und europäischen Entwicklungsagenturen.

      Vielfach erscheine den Menschen angesichts drohender Folter und Gewalt in Libyen eine Rückkehr in ihr Herkunftsland letztlich als das kleinere Übel, nicht jedoch als geeignete Maßnahme, um tatsächlich in Sicherheit und Schutz zu leben. Im Niger hätten interviewte Migranten ihre Rückführung nach schweren Menschenrechtsverletzungen und einer lebensbedrohlichen Abschiebung in die Wüste durch algerische Behörden akzeptiert. „Häufig finden sich Migrantinnen und Migranten nach ihrer Rückführung mit neuen Gefahren konfrontiert beziehungsweise genau jenen Gefahren wieder ausgesetzt, die sie einst zur Flucht bewegten“, betonen die Entwicklungsorganisationen.

      Die zur Verfügung gestellten Reintegrationshilfen bewertet Studienautorin Alpes ebenfalls kritisch: Libyen allein habe seit 2015 mehr als 280 Millionen Euro für die Rückkehrprogramme bekommen, nur ein Teil der Rückkehrerinnen und Rückkehrer habe aber überhaupt Zugang zu den Programmen erhalten. Von den Empfängern hätten viele bemängelt, dass die Hilfen am Bedarf vorbeigingen und nicht das Ziel erfüllten, nachhaltige Lebensperspektiven zu entwickeln.

      „Wir fordern einen grundlegenden Kurswechsel und eine Neuausrichtung in der europäischen Flüchtlings- und Migrationspolitik“, erklärte Katherine Braun, Referentin für Migration und Entwicklung bei „Brot für die Welt“. Im Vordergrund müssten die Rechte der Migrantinnen und Migranten und der Schutz vor Ausbeutung und Folter stehen.

      https://www.sueddeutsche.de/politik/fluechtlinge-rueckkehr-studie-1.4961909

  • Reintegration Handbook - Practical guidance on the design, implementation and monitoring of reintegration assistance

    Overview:
    This Handbook aims to provide practical guidance on the design, implementation and monitoring of reintegration assistance for returnees. While reintegration is a process taking place in different return contexts (for example following spontaneous, forced or assisted voluntary returns, or internal displacement), the Handbook focuses on assistance provided to migrants unable or unwilling to remain in the host country.

    The Handbook has been conceived as a hands-on tool, targeting the various stakeholders involved in the provision of reintegration-related support at different levels and at different stages: project developers, project managers and case managers but also policy makers and other reintegration practitioners. The Handbook is written on the basis that the goal of reintegration assistance is to foster sustainable reintegration, defined in the next section, for returnees and that this requires a whole-of-government approach, through the adoption of coordinated measures, policies, and practices between relevant stakeholders at the international, regional, national and local levels. Each module will specify which target audience it is aimed at.

    Module 1: An integrated approach to reintegration – describes the basic concepts of return and reintegration and explains IOM’s integrated approach to reintegration. It also lays out the general considerations when developing a comprehensive reintegration programme, including assessments, staffing and budgeting.
    Module 2: Reintegration assistance at the individual level – outlines suggested steps for assisting returnees, taking into account the economic, social and psychosocial dimensions of reintegration.
    Module 3: Reintegration assistance at the community level – provides guidance on assessing community needs and engaging the community in reintegration activities. It also provides examples of community-level reintegration initiatives in the economic, social and psychosocial dimensions.
    Module 4: Reintegration assistance at the structural level – proposes ways to strengthen capacities of all actors and to promote stakeholder engagement and ownership in reintegration programming. It suggests approaches for mainstreaming reintegration into existing policies and strategies.
    Module 5: Monitoring and evaluation of reintegration assistance – provides guidance and tools to design programmes, monitor interventions and carry out evaluations to maximize effectiveness and learning
    Annexes provide additional useful tools and further guidance on specific reintegration interventions.

    https://publications.iom.int/fr/books/reintegration-handbook-practical-guidance-design-implementation-an
    #réintégration #IOM #OIM #manuel #handbook #guide #renvois #expulsions

    ping @isskein @rhoumour @_kg_ @karine4 @i_s_

  • Migrants : les échecs d’un #programme_de_retour_volontaire financé par l’#UE

    Alors qu’il embarque sur un vol de la Libye vers le Nigeria à la fin 2018, James a déjà survécu à un naufrage en Méditerranée, traversé une demi-douzaine d’États africains, été la cible de coups de feu et passé deux ans à être maltraité et torturé dans les centres de détention libyens connus pour la brutalité qui y règne.

    En 2020, de retour dans sa ville de Benin City (Etat d’Edo au Nigéria), James se retrouve expulsé de sa maison après n’avoir pas pu payer son loyer. Il dort désormais à même le sol de son salon de coiffure.

    Sa famille et ses amis l’ont tous rejeté parce qu’il n’a pas réussi à rejoindre l’Europe.

    « Le fait que tu sois de retour n’est source de bonheur pour personne ici. Personne ne semble se soucier de toi [...]. Tu es revenu les #mains_vides », raconte-t-il à Euronews.

    James est l’un des quelque 81 000 migrants africains qui sont rentrés dans leur pays d’origine avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies et le #soutien_financier de l’Union européenne, dans le cadre d’une initiative conjointe de 357 millions d’euros (https://migrationjointinitiative.org). Outre une place sur un vol au départ de la Libye ou de plusieurs autres pays de transit, les migrants se voient promettre de l’argent, un #soutien et des #conseils pour leur permettre de se réintégrer dans leur pays d’origine une fois rentrés chez eux.

    Mais une enquête d’Euronews menée dans sept pays africains a révélé des lacunes importantes dans ce programme, considéré comme la réponse phare de l’UE pour empêcher les migrants d’essayer de se rendre en Europe.

    Des dizaines de migrants ayant participé au programme ont déclaré à Euronews qu’une fois rentrés chez eux, ils ne recevaient aucune aide. Et ceux qui ont reçu une aide financière, comme James, ont déclaré qu’elle était insuffisante.

    Nombreux sont ceux qui envisagent de tenter à nouveau de se rendre en Europe dès que l’occasion se présente.

    « Je ne me sens pas à ma place ici », confie James. « Si l’occasion se présente, je quitte le pays ».

    Sur les 81 000 migrants qui ont été rapatriés depuis 2017, près de 33 000 ont été renvoyés de Libye par avion. Parmi eux, beaucoup ont été victimes de détention, d’abus et de violences de la part de passeurs, de milices et de bandes criminelles. Les conditions sont si mauvaises dans le pays d’Afrique du Nord que le programme est appelé « retour humanitaire volontaire » (VHR), plutôt que programme de « retour volontaire assisté » (AVR) comme ailleurs en Afrique.

    Après trois ans passés en Libye, Mohi, 24 ans, a accepté l’offre d’un vol de retour en 2019. Mais, une fois de retour dans son pays, son programme de réintégration ne s’est jamais concrétisé. « Rien ne nous a été fourni ; ils continuent à nous dire ’demain’ », raconte-t-il à Euronews depuis le nord du Darfour, au Soudan.

    Mohi n’est pas seul. Les propres statistiques de l’OIM sur les rapatriés au Soudan révèlent que seuls 766 personnes sur plus de 2 600 ont reçu un soutien économique. L’OIM attribue cette situation à des taux d’inflation élevés et à une pénurie de biens et d’argent sur place.

    Mais M. Kwaku Arhin-Sam, spécialiste des projets de développement et directeur de l’Institut d’évaluation Friedensau, estime de manière plus générale que la moitié des programmes de réintégration de l’OIM échouent.

    « La plupart des gens sont perdus au bout de quelques jours », explique-t-il.
    Deux tiers des migrants ne terminent pas les programmes de réintégration

    L’OIM elle-même revoit cette estimation à la baisse : l’agence des Nations unies a déclaré à Euronews que jusqu’à présent, seul un tiers des migrants qui ont commencé à bénéficier d’une aide à la réintégration sont allés au bout du processus. Un porte-parole a déclaré que l’initiative conjointe OIM/EU étant un processus volontaire, « les migrants peuvent décider de se désister à tout moment, ou de ne pas s’engager du tout ».

    Un porte-parole de l’OIM ajoute que la réintégration des migrants une fois qu’ils sont rentrés chez eux va bien au-delà du mandat de l’organisation, et « nécessite un leadership fort de la part des autorités nationales », ainsi que « des contributions actives à tous les niveaux de la société ».

    Entre mai 2017 et février 2019, l’OIM a aidé plus de 12 000 personnes à rentrer au Nigeria. Parmi elles, 9 000 étaient « joignables » lorsqu’elles sont rentrées chez elles, 5 000 ont reçu une formation professionnelle et 4 300 ont bénéficié d’une « aide à la réintégration ». Si l’on inclut l’accès aux services de conseil ou de santé, selon l’OIM Nigéria, un total de 7 000 sur 12 000 rapatriés – soit 58 % – ont reçu une aide à la réintégration.

    Mais le nombre de personnes classées comme ayant terminé le programme d’aide à la réintégration n’était que de 1 289. De plus, les recherches de Jill Alpes, experte en migration et chercheuse associée au Centre de recherche sur les frontières de Nimègue, ont révélé que des enquêtes visant à vérifier l’efficacité de ces programmes n’ont été menées qu’auprès de 136 rapatriés.

    Parallèlement, une étude de Harvard sur les Nigérians de retour de Libye (https://cdn1.sph.harvard.edu/wp-content/uploads/sites/2464/2019/11/Harvard-FXB-Center-Returning-Home-FINAL.pdf) estime que 61,3 % des personnes interrogées ne travaillaient pas après leur retour, et que quelque 16,8 % supplémentaires ne travaillaient que pendant une courte période, pas assez longue pour générer une source de revenus stable. À leur retour, la grande majorité des rapatriés, 98,3 %, ne suivaient aucune forme d’enseignement régulier.

    La commissaire européenne aux affaires intérieures, Ylva Johansson, a admis à Euronews que « c’est un domaine dans lequel nous avons besoin d’améliorations ». Mme Johansson a déclaré qu’il était trop tôt pour dire quelles pourraient être ces améliorations, mais a maintenu que l’UE avait de bonnes relations avec l’OIM.

    Sandrine, Rachel et Berline, originaires du Cameroun, ont elles accepté de prendre un vol de l’OIM de Misrata, en Libye, à Yaoundé, la capitale camerounaise, en septembre 2018.

    En Libye, elles disent avoir subi des violences, des abus sexuels et avoir déjà risqué leur vie en tentant de traverser la Méditerranée. À cette occasion, elles ont été interceptées par les garde-côtes libyens et renvoyées en Libye.

    Une fois rentrées au Cameroun, Berline et Rachel disent n’avoir reçu ni argent ni soutien de l’OIM. Sandrine a reçu environ 900 000 fcfa (1 373,20 euros) pour payer l’éducation de ses enfants et lancer une petite entreprise – mais cela n’a pas duré longtemps.

    « Je vendais du poulet au bord de la route à Yaoundé, mais le projet ne s’est pas bien déroulé et je l’ai abandonné », confie-t-elle.

    Elle se souvient aussi d’avoir accouché dans un centre de détention de Tripoli avec des fusillades comme fond sonore.

    Toutes les trois ont affirmé qu’au moment de leur départ pour le Cameroun, elles n’avaient aucune idée de l’endroit où elles allaient dormir une fois arrivées et qu’elles n’avaient même pas d’argent pour appeler leur famille afin de les informer de leur retour.

    « Nous avons quitté le pays, et quand nous y sommes revenues, nous avons trouvé la même situation, parfois même pire. C’est pourquoi les gens décident de repartir », explique Berline.

    En novembre 2019, moins de la moitié des 3 514 migrants camerounais qui ont reçu une forme ou une autre de soutien de la part de l’OIM étaient considérés comme « véritablement intégrés » (https://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/ENG_Press%20release%20COPIL_EUTF%20UE_IOM_Cameroon.pdf).

    Seydou, un rapatrié malien, a reçu de l’argent de l’OIM pour payer son loyer pendant trois mois et les factures médicales de sa femme malade. Il a également reçu une formation commerciale et un moto-taxi.

    Mais au Mali, il gagne environ 15 euros par jour, alors qu’en Algérie, où il travaillait illégalement, il avait été capable de renvoyer chez lui plus de 1 300 euros au total, ce qui a permis de financer la construction d’une maison pour son frère dans leur village.

    Il tente actuellement d’obtenir un visa qui lui permettrait de rejoindre un autre de ses frères en France.

    Seydou est cependant l’un des rares Maliens chanceux. Les recherches de Jill Alpes, publiées par Brot für die Welt et Medico (l’agence humanitaire des Églises protestantes en Allemagne), ont révélé que seuls 10 % des migrants retournés au Mali jusqu’en janvier 2019 avaient reçu un soutien quelconque de l’OIM.

    L’OIM, quant à elle, affirme que 14 879 Maliens ont entamé le processus de réintégration – mais ce chiffre ne révèle pas combien de personnes l’ont achevé.
    Les stigmates du retour

    Dans certains cas, l’argent que les migrants reçoivent est utilisé pour financer une nouvelle tentative pour rejoindre l’Europe.

    Dans un des cas, une douzaine de personnes qui avaient atteint l’Europe et avaient été renvoyées chez elles ont été découvertes parmi les survivants du naufrage d’un bateau en 2019 (https://www.infomigrants.net/en/post/21407/mauritanian-coast-guard-intercepts-boat-carrying-around-190-migrants-i se dirigeait vers les îles Canaries. « Ils étaient revenus et ils avaient décidé de reprendre la route », a déclaré Laura Lungarotti, chef de la mission de l’OIM en Mauritanie.

    Safa Msehli, porte-parole de l’OIM, a déclaré à Euronews que l’organisation ne pouvait pas empêcher des personnes de tenter de repartir vers l’Europe une fois revenues.

    « C’est aux gens de décider s’ils veulent ou non émigrer et dans aucun de ses différents programmes, l’OIM ne prévoit pas d’empêcher les gens de repartir », a-t-elle expliqué.

    Qu’est-ce que l’OIM ?

    A partir de 2016, l’OIM s’est redéfinie comme agence des Nations unies pour les migrations, et en parallèle son budget a augmenté rapidement (https://governingbodies.iom.int/system/files/en/council/110/C-110-10%20-%20Director%20General%27s%20report%20to%20the%20110). Il est passé de 242,2 millions de dollars US (213 millions d’euros) en 1998 à plus de 2 milliards de dollars US (1,7 milliard d’euros) à l’automne 2019, soit une multiplication par huit. Bien qu’elle ne fasse pas partie des Nations unies, l’OIM est désormais une « organisation apparentée », avec un statut similaire à celui d’un prestataire privé.

    L’UE et ses États membres sont collectivement les principaux contributeurs au budget de l’OIM (https://governingbodies.iom.int/system/files/en/council/110/Statements/EU%20coordinated%20statement%20-%20Point%2013%20-%20final%20IOM), leurs dons représentant près de la moitié de son financement opérationnel.

    De son côté, l’OIM tient à mettre en évidence sur son site web les cas où son programme de retour volontaire a été couronné de succès, notamment celui de Khadeejah Shaeban, une rapatriée soudanaise revenue de Libye qui a pu monter un atelier de couture.

    –-
    Comment fonctionne le processus d’aide à la réintégration ?
    Les migrants embarquent dans un avion de l’OIM sur la base du volontariat et retournent dans leur pays ;
    Ils ont droit à des conseils avant et après le voyage ;
    Chaque « rapatrié » peut bénéficier de l’aide de bureaux locaux, en partenariat avec des ONG locales ;
    L’assistance à l’accueil après l’arrivée peut comprendre l’accueil à l’aéroport, l’hébergement pour la nuit, une allocation en espèces pour les besoins immédiats, une première assistance médicale, une aide pour le voyage suivant, une assistance matérielle ;
    Une fois arrivés, les migrants sont enregistrés et vont dans un centre d’hébergement temporaire où ils restent jusqu’à ce qu’ils puissent participer à des séances de conseil avec le personnel de l’OIM. Des entretiens individuels doivent aider les migrants à identifier leurs besoins. Les migrants en situation vulnérable reçoivent des conseils supplémentaires, adaptés à leur situation spécifique ;
    Cette assistance est généralement non monétaire et consiste en des cours de création d’entreprise, des formations professionnelles (de quelques jours à six mois/un an), des salons de l’emploi, des groupes de discussion ou des séances de conseil ; l’aide à la création de micro-entreprises. Toutefois, pour certains cas vulnérables, une assistance en espèces est fournie pour faire face aux dépenses quotidiennes et aux besoins médicaux ;
    Chaque module comprend des activités de suivi et d’évaluation afin de déterminer l’efficacité des programmes de réintégration.

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    Des migrants d’#Afghanistan et du #Yémen ont été renvoyés dans ces pays dans le cadre de ce programme, ainsi que vers la Somalie, l’Érythrée et le Sud-Soudan, malgré le fait que les pays de l’UE découragent tout voyage dans ces régions.

    En vertu du droit international relatif aux Droits de l’homme, le principe de « #non-refoulement » garantit que nul ne doit être renvoyé dans un pays où il risque d’être torturé, d’être soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants ou de subir d’autres préjudices irréparables. Ce principe s’applique à tous les migrants, à tout moment et quel que soit leur statut migratoire.

    L’OIM fait valoir que des procédures sont en place pour informer les migrants pendant toutes les phases précédant leur départ, y compris pour ceux qui sont vulnérables, en leur expliquant le soutien que l’organisation peut leur apporter une fois arrivés au pays.

    Mais même lorsque les migrants atterrissent dans des pays qui ne sont pas en proie à des conflits de longue durée, comme le Nigeria, certains risquent d’être confrontés à des dangers et des menaces bien réelles.

    Les principes directeurs du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur la protection internationale considèrent que les femmes ou les mineurs victimes de trafic ont le droit de demander le statut de réfugié. Ces populations vulnérables risquent d’être persécutées à leur retour, y compris au Nigeria, voire même d’être à nouveau victime de traite.
    Forcer la main ?

    Le caractère volontaire contestable des opérations de retour s’étend également au Niger voisin, pays qui compte le plus grand nombre de migrants assistés par l’OIM et qui est présenté comme la nouvelle frontière méridionale de l’Europe.

    En 2015, le Niger s’est montré disposé à lutter contre la migration en échange d’un dédommagement de l’UE, mais des centaines de milliers de migrants continuent de suivre les routes à travers le désert en direction du nord pendant que le business du trafic d’êtres humains est florissant.

    Selon le Conseil européen sur les réfugiés et les exilés, une moyenne de 500 personnes sont expulsées d’Algérie vers le Niger chaque semaine, au mépris du droit international.

    La police algérienne détient, identifie et achemine les migrants vers ce qu’ils appellent le « #point zéro », situé à 15 km de la frontière avec le Niger. De là, les hommes, femmes et enfants sont contraints de marcher dans le désert pendant environ 25 km pour atteindre le campement le plus proche.

    « Ils arrivent à un campement frontalier géré par l’OIM (Assamaka) dans des conditions épouvantables, notamment des femmes enceintes souffrant d’hémorragies et en état de choc complet », a constaté Felipe González Morales, le rapporteur spécial des Nations unies, après sa visite en octobre 2018 (https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=23698%26LangID).

    Jill Alpes, au Centre de recherche sur les frontières de Nimègue, estime que ces expulsions sont la raison principale pour laquelle les migrants acceptent d’être renvoyés du Niger. Souvent repérés lors d’opérations de recherche et de sauvetage de l’OIM dans le désert, ces migrants n’ont guère d’autre choix que d’accepter l’aide de l’organisation et l’offre de rapatriement qui s’ensuit.

    Dans ses travaux de recherche, Mme Alpes écrit que « seuls les migrants qui acceptent de rentrer au pays peuvent devenir bénéficiaire du travail humanitaire de l’OIM. Bien que des exceptions existent, l’OIM offre en principe le transport d’Assamakka à Arlit uniquement aux personnes expulsées qui acceptent de retourner dans leur pays d’origine ».

    Les opérations de l’IOM au Niger

    M. Morales, le rapporteur spécial des Nations unies, semble être d’accord (https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=23698%26LangID). Il a constaté que « de nombreux migrants qui ont souscrit à l’aide au retour volontaire sont victimes de multiples violations des droits de l’Homme et ont besoin d’une protection fondée sur le droit international », et qu’ils ne devraient donc pas être renvoyés dans leur pays. « Cependant, très peu d’entre eux sont orientés vers une procédure de détermination du statut de réfugié ou d’asile, et les autres cas sont traités en vue de leur retour ».

    « Le fait que le Fonds fiduciaire de l’Union européenne apporte un soutien financier à l’OIM en grande partie pour sensibiliser les migrants et les renvoyer dans leur pays d’origine, même lorsque le caractère volontaire est souvent douteux, compromet son approche de la coopération au développement fondée sur les droits », indique le rapporteur spécial des Nations unies.
    Des contrôles insuffisants

    Loren Landau, professeur spécialiste des migrations et du développement au Département du développement international d’Oxford, affirme que le travail de l’OIM souffre en plus d’un manque de supervision indépendante.

    « Il y a très peu de recherches indépendantes et beaucoup de rapports. Mais ce sont tous des rapports écrits par l’OIM. Ils commandent eux-même leur propre évaluation , et ce, depuis des années », détaille le professeur.

    Dans le même temps, le Dr. Arhin-Sam, spécialiste lui de l’évaluation des programmes de développement, remet en question la responsabilité et la redevabilité de l’ensemble de la structure, arguant que les institutions et agences locales dépendent financièrement de l’OIM.

    « Cela a créé un haut niveau de dépendance pour les agences nationales qui doivent évaluer le travail des agences internationales comme l’OIM : elles ne peuvent pas être critiques envers l’OIM. Alors que font-elles ? Elles continuent à dire dans leurs rapports que l’OIM fonctionne bien. De cette façon, l’OIM peut ensuite se tourner vers l’UE et dire que tout va bien ».

    Selon M. Arhin-Sam, les ONG locales et les agences qui aident les rapatriés « sont dans une compétition très dangereuse entre elles » pour obtenir le plus de travail possible des agences des Nations unies et entrer dans leurs bonnes grâces.

    « Si l’OIM travaille avec une ONG locale, celle-ci ne peut plus travailler avec le HCR. Elle se considère alors chanceuse d’être financée par l’OIM et ne peuvent donc pas la critiquer », affirme-t-il.

    Par ailleurs, l’UE participe en tant qu’observateur aux organes de décision du HCR et de l’OIM, sans droit de vote, et tous les États membres de l’UE sont également membres de l’OIM.

    « Le principal bailleur de fonds de l’OIM est l’UE, et ils doivent se soumettre aux exigences de leur client. Cela rend le partenariat très suspect », souligne M. Arhin-Sam. « [Lorsque les fonctionnaires européens] viennent évaluer les projets, ils vérifient si tout ce qui est écrit dans le contrat a été fourni. Mais que cela corresponde à la volonté des gens et aux complexités de la réalité sur le terrain, c’est une autre histoire ».
    Une relation abusive

    « Les États africains ne sont pas nécessairement eux-mêmes favorables aux migrants », estime le professeur Landau. « L’UE a convaincu ces États avec des accords bilatéraux. S’ils s’opposent à l’UE, ils perdront l’aide internationale dont ils bénéficient aujourd’hui. Malgré le langage du partenariat, il est évident que la relation entre l’UE et les États africains ressemble à une relation abusive, dans laquelle un partenaire est dépendant de l’autre ».

    Les chercheurs soulignent que si les retours de Libye offrent une voie de sortie essentielle pour les migrants en situation d’extrême danger, la question de savoir pourquoi les gens sont allés en Libye en premier lieu n’est jamais abordée.

    Une étude réalisée par l’activiste humanitaire libyenne Amera Markous (https://www.cerahgeneve.ch/files/6115/7235/2489/Amera_Markous_-_MAS_Dissertation_2019.pdf) affirme que les migrants et les réfugiés sont dans l’impossibilité d’évaluer en connaissance de cause s’ils doivent retourner dans leur pays quand ils se trouvent dans une situation de détresse, comme par exemple dans un centre de détention libyen.

    « Comment faites-vous en sorte qu’ils partent parce qu’ils le veulent, ou simplement parce qu’ils sont désespérés et que l’OIM leur offre cette seule alternative ? » souligne la chercheuse.

    En plus des abus, le stress et le manque de soins médicaux peuvent influencer la décision des migrants de rentrer chez eux. Jean-Pierre Gauci, chercheur principal à l’Institut britannique de droit international et comparé, estime, lui, que ceux qui gèrent les centres de détention peuvent faire pression sur un migrant emprisonné pour qu’il s’inscrive au programme.

    « Il existe une situation de pouvoir, perçu ou réel, qui peut entraver le consentement effectif et véritablement libre », explique-t-il.

    En réponse, l’OIM affirme que le programme Retour Humanitaire Volontaire est bien volontaire, que les migrants peuvent changer d’avis avant d’embarquer et décider de rester sur place.

    « Il n’est pas rare que des migrants qui soient prêts à voyager, avec des billets d’avion et des documents de voyage, changent d’avis et restent en Libye », déclare un porte-parole de l’OIM.

    Mais M. Landau affirme que l’initiative UE-OIM n’a pas été conçue dans le but d’améliorer la vie des migrants.

    « L’objectif n’est pas de rendre les migrants heureux ou de les réintégrer réellement, mais de s’en débarrasser d’une manière qui soit acceptable pour les Européens », affirme le chercheur.

    « Si par ’fonctionner’, nous entendons se débarrasser de ces personnes, alors le projet fonctionne pour l’UE. C’est une bonne affaire. Il ne vise pas à résoudre les causes profondes des migrations, mais crée une excuse pour ce genre d’expulsions ».

    https://fr.euronews.com/2020/06/22/migrants-les-echecs-d-un-programme-de-retour-volontaire-finance-par-l-u
    #retour_volontaire #échec #campagne #dissuasion #migrations #asile #réfugiés #IOM #renvois #expulsions #efficacité #réintégration #EU #Union_européenne #Niger #Libye #retour_humanitaire_volontaire (#VHR) #retour_volontaire_assisté (#AVR) #statistiques #chiffres #aide_à_la_réintégration #Nigeria #réfugiés_nigérians #travail #Cameroun #migrerrance #stigmates #stigmatisation #Assamaka #choix #rapatriement #Fonds_fiduciaire_de_l'Union européenne #fonds_fiduciaire #coopération_au_développement #aide_au_développement #HCR #partenariat #pouvoir

    –---
    Ajouté à la métaliste migrations & développement (et plus précisément en lien avec la #conditionnalité_de_l'aide) :
    https://seenthis.net/messages/733358#message768702

    ping @rhoumour @karine4 @isskein @_kg_

  • Supplying Clean Water to Yemen’s Largest Displacement Camp | The Storyteller
    https://storyteller.iom.int/stories/supplying-clean-water-yemens-largest-displacement-camp

    New water points and water delivery is not where the support stopped. To keep the water points filled and functioning, IOM’s water and sanitation team in Marib trained over 80 camp residents as water point monitors — some of whom were given future training as hygiene promoters to raise awareness among their neighbours on how to effectively combat COVID-19 and cholera.

    #Covid-19#migrant#migration#camp#sante#hygiene#yemen#iom#personnedeplacée

  • IOM invites you to participate in a photo contest / competition on the topic “Coronavirus through my lens.”

    The currently present coronavirus (COVID-19) has certainly changed the way we all live and our routine. Going to school, hanging out with friends and family, we are forced to put aside for a while, and adapt to the current situation and be responsible for the whole community. Together we are all fighting to overcome this as soon as possible and in the best possible way.

    And we are interested in how YOU spend your current time? Send us photos of your community, show us solidarity in action, how you attend classes and stay in touch with friends, how you feel in isolation and what helps you get through this situation.

    Like most of us, we are sure that you also like to record all important events with photos that you keep for years to come and that take you back to that moment. Surely when all this is over you will want to have a little memory of these days, which you will be able to share with others in the future and tell stories about it.

    You can send photos to the inbox of the SMart YOUth Facebook page with the name of the photo and an indication of the place where you live. All young people aged 15 to 30 who come from one of the following communities can apply: Bužim, Cazin, Prijedor, Brčko, Tuzla, Zvornik, Zavidovići, Zenica, Bugojno, Sarajevo, East Sarajevo, Jablanica, Čapljina, Bileća and Foča.

    The expert jury will select the five best and most creative photos that will be published on IOM’s Facebook page, and we have prepared valuable prizes for the winners of the competition.

    The deadline for submitting photos is: May 15, 2020.

    The rules are simple: send us photos taken by you, which you take responsibility for the content of the submitted photos; the photographed content must not belittle or insult anyone; by sending a photograph, you give your consent to the organizer of the competition to publish the submitted photographs free of charge with the clear signature of the author, for the purpose of promotion; send photos exclusively in JPG format, with the longest side not exceeding 2000 px, and the size of the photo must be up to 2MB.

    This activity is implemented within the project “Support to Youth in Local Communities in BiH” supported by the Government of the United Kingdom.

    https://www.mreza-mira.net/vijesti/takmicenja-nagrade/koronavirus-kroz-moj-objektiv

    #Covid-19 #Migration #Migrant #Balkans #Bosnie-Herzégovine #IOM #Photographie

  • Le gouvernement grec s’apprête à expulser 10 000 réfugiés des appartements et autres structures d’accueil où ils sont logés.

    –-> source en grec : https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/244153_shedio-exosis-10000-prosfygon

    Traduction reçue par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 21.05.2020 :

    Comment les réfugiés expulsés du #squat occupé de la rue Thémistokleous (centre-ville d’#Athènes) se sont retrouvés dans la rue, toujours dans le quartier d’#Exarchia, mais cette fois comme #SDF ?

    Des sources policières pointe le ministère de l’Immigration et de l’Asile comme responsable de fait que sept familles de réfugiés reconnus comme tels, n’ont pas été transférés vers des structures d’hébergement appropriées, mais se sont retrouvées jetées dans la rue, étant obligés de passer la soirée du lundi sur la place d’Exarcheia.

    Il s’agit d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des bébés et de très jeunes enfants, dont un avec un grave problème cardiaque nécessitant une intervention chirurgicale. On craint même que l’incident ne soit en fait une sorte de répétition générale, le prélude à échelle réduite de ce qui va suivre bientôt et notamment dans deux semaines. Notis Mitarakis, ministre de la politique migratoire, a décidé d’expulser fin mai plus de 10 000 réfugiés des logements et des appartements de la Grèce continentale, ce qui fait craindre le pire : nous allons revoir très probablement les places et les parcs d’Athènes et d’autres grandes villes de nouveau se remplir de réfugiés désespérés sans abri.

    Commençons par le commencement. Jusqu’à lundi matin, les sept familles vivaient dans le squat pour réfugiés du 58 Thémistokleous à Exarchia. La police en tenue anti-émeute a pris d’assaut lundi matin l’immeuble, en forçant les portes des chambres ils ont menacé les réfugiés en pointant leur arme contre leur tête. Ceux-ci n’ont eu que dix minutes pour faire leurs valises et ont été emmenés à #Petrou_Ralli (La section ‘étrangers’ de la Préfecture d’Athènes) pour vérification d’identité. Douze d’entre eux n’avaient pas de papiers et sont actuellement détenus en vue d’une expulsion, par ailleurs fort improbable, du pays.

    Décision prise

    Les sept familles des réfugiés reconnus comme tels avaient des papiers en règle et ont été "libérées", selon des sources policières. La vérité est, bien sûr, qu’elles ont été « laisséss sans abri ». À la question de "Ef.Syn." pour quelles raisons ce qui se faisait dans le passé à savoir le relogement des réfugiés expulsés d’un squat à une structure d’accueil, n’a pas été fait dans ce cas, où les familles n’avaient nulle part où se loger ni les moyens de subvenir à leurs besoins, les sources policières ont répondu que cela "était une question de politique d’immigration" et ont pointé le Ministère comme responsable.

    Les familles sont revenues à Exarchia, le quartier qu’elles connaissaient un peu. Elles ont été repérées tard lundi soir par des passants assis sur la place, à côté des valises avec leurs affaires, affamées et désespérées. Un réseau de solidarité a été rapidement mis en place et des solutions d’hébergement temporaire ont été trouvées chez des familles athéniennes et sur le terrain de jeu d’un autre immeuble occupé, toujours à Exarchia.

    Mais une question urgente s’impose : quelle est cette politique qui, après avoir jeté dans la rue les personnes dans le besoin, les abandonne à leur sort à la recherche des places et des parcs pour y passer la nuit ? Est-ce une politique juste ? Est-ce une politique conforme à la législation ? Et surtout, quels résultats crée-t-elle ?

    Ces questions nous concernent tous, et non seulement les réfugiés laissés sans toit. Fin mai, la menace de l’’expulsion de structures et d’appartements plane au-dessus de la tête de plus de 10 000 réfugiés, reconnus comme tels un mois auparavant, car, selon une décision récente du Ministère, les réfugiés après la fin de la procédure d’asile ne peuvent continuer à vivre à des structures et des appartements alloués à eux que pendant un mois, au lieu de six auparavant. Cette décision a été prise par le Ministère il y a quelques mois, mais a été reportée à fin mai en raison de la pandémie.

    Selon les ONG, l’expulsion locative concerne 300 réfugiés d’#Eleonas (un camp en #Attique), 2 200 d’autres camps, 600 des hôtels et 7 400 des appartements du programme #ESTIA et d’autres programmes d’hébergement comme #HELIOS. Étant donné que l’aide financière –les allocations aux réfugiés- devrait également être coupée, étant donné aussi que les programmes de préparation à l’accès au marché du travail, à l’inclusion sociale et à l’inscription aux programmes de protection sociale n’ont pas été mis en application, le résultat de telles expulsions devrait être vraiment désastreux. Et non seulement pour les réfugiés eux-mêmes. La mise en œuvre de cette décision d’expulsion va faire réapparaître en plein centre-ville les images de la période d’avant la création des structures d’hébergement, pendant laquelle les réfugiés laissés sans abri étaient obligés de dormir sur les places publiques et les parcs.

    Frénésie xénophobe

    Bien entendu, personne ne s’attendrait à ce qu’un gouvernement qui s’enorgueillit de la généralisation des opérations de détention, de dissuasion et de refoulement et qui dégrade le processus d’asile puisse se soucier du sort des réfugiés. Cependant, on s’attendrait à ce que sa frénésie xénophobe ne la conduise pas à un point tel qu’elle mette en danger la cohésion sociale, l’image et la paix civile des villes. Parce qu’on n’arrive pas à croire que ce gouvernement mettrait en œuvre une stratégie de tensions et viserait précisément à créer des tensions sociales en alimentant le sentiment d’insécurité afin de les exploiter politiquement.

    Peu importe à quel point M. Mitarakis essaie de présenter sa décision comme preuve d’une politique audacieuse, en réalité c’est tout le contraire. C’est un mouvement de panique face à l’impasse dans laquelle il est arrivé. D’une part, s’impose en toute urgence la nécessité des décongestionner des îles où se situe sa circonscription. D’autre part, la mansuétude du gouvernement face à des groupes xénophobes d’extrême-droite les laisse faire et notamment leur donne libre cours à empêcher par des actions violentes la création de nouvelles places d’hospitalité dans la Grèce continentale. Le ministre choisit donc de libérer des places vacantes à tout prix. Il semble que M. Mitarakis ait décidé de tout sacrifier pour assurer sa réélection dans sa circonscription à Chios.

    Mobilisation solidaire

    Face à cette politique désastreuse, la municipalité d’Athènes, les collectifs et organisations antiracistes actifs en faveur des réfugiés se mobilisent. Lundi, lors d’une réunion entre KEERFA (Mouvement Unissons contre le Racisme et la Menace Fasciste) et Melina Daskalaki, présidente du Conseil municipal pour l’intégration des immigrants et des réfugiés. Mme Daskalaki a informé les organisations que la municipalité discutait avec les organismes impliqués dans les programmes de logement ESTIA et HELIOS et notamment UNHCR et IOM. Elle a également déclaré qu’elle transmettrait au maire la demande de KEERFA d’utiliser les immeubles vides de la municipalité et les bâtiments repris par l’Etat à cause d’impayés d’impôts.

    #Grèce #migrations #asile #réfugiés #expulsions #logement #hébergement #camps_de_réfugiés #hôtels

    • On refugees to be soon evicted from offered housing

      In an interview to Sto Kokkino, young Afghan boy Soai, whose 7-member family will be asked to leave their offered accommodation on May 31, spoke in perfect Greek – as a result of his school attendance - about their ordeal as nobody is willing to rent them a house as his father cannot work due to a health problem, also inherited to one of Soai’s siblings. Also present in the interview, Vasiliki Katrivanou, coordinator of social policy at the Greek Council for Refugees, raised the alarm over a lack of planning and alternative solutions adding that this decision will affect some 8,000 refugees.

      In an op-ed at Efimerida ton Syntakton, Katrivanou noted that 8,000 recognized refugees will be on the streets by end of May, explaining that the number of affected refugees could reach 16,000 by the end of June. She stressed that things will be tragic for them without any support, knowledge of Greek, integration policies, access to public services, health system, and UNHCR’s cash assistance that helped them for six months to find a house and work, while noting that Helios, the only available program that could be of some help to some 5,000 to learn Greek and be assisted in finding a job and a house, has encountered many challenges with less than 2,000 refugees being able to use its services since June 2019. She stressed the climate of violence, xenophobia, and racism that could be raised in such a situation. Islands should be decongested, she claimed, but at what cost, adding that this should not be achieved by letting refugees on the streets. At the same time, EU funding could be used for integration programs rather than the construction of closed centers.

      Avgi argued that the said eviction was postponed by two months’ time due to coronavirus with the Migration Minister having announced back in March that 10,000 recognized refugees will be affected, but no progress has been made since as concerns integration issues faced by refugees. Many issues arise (such as where these people will go amidst the coronavirus pandemic, how will they manage to rent a house which depends on the bank, on AFM, on bureaucratic obstacles, when will they have access to welfare as part of their integration, what will happen with refugees suffering from incurable illnesses or disabilities), for which solutions must be found in just a week when exits will start. The ministry’s plan to have exits of recognized refugees each month to help with the decongestion of the islands will lead to thousands of homeless recognized refugees filling the mainland. It is noted that in order to avoid that, municipalities and organizations are asking for a transitional plan. Speaking to Avgi, Nikoletta Kyrana, ESTIA program coordinator in ARSIS NGO on the islands, stressed that Helios integration program has not succeeded in solving integration issues, such as issuing AFM to recognized refugees in order to be able to find a house and a legal job. UNHCR running ESTIA program with the assistance of NGOs reportedly estimates that in the first phase, this month, exits will affect 7,500 recognized refugees, stressing that it is not clear yet which vulnerable cases will be exempted, an issue that is still under discussion between organizations and the Ministry.

      According to sources, Avgi noted that a meeting is expected between UNHCR and the Labor Ministry to solve some bureaucracy issues relating to access of recognized refugees to benefits that are foreseen by law and could help refugees with serious disabilities to make ends meet. Kyrana noted that there is no extension provided any more for families with children at school until the end of the school year, with 45% of refugees staying in apartments managed by ARSIS being children going to school. According to UNHCR sources, exits will affect disproportionately some municipalities, for example in Tripoli the 40% of hosted refugees. The situation will also be difficult in Attica, as 300 need to leave Elaionas until Sunday. In Athens, 139 refugees will need to leave from apartments managed by ARSIS.

      stokokkino.gr: https://www.stokokkino.gr/article/3383/B.-Katribanoy:-H-kybernhsh-tha-petaksei-ston-dromo-8.000-prosfyges.html, Avgi, Efimerida ton Syntakton, 25 May: https://www.efsyn.gr/stiles/apopseis/244936_ston-dromo-hiliades-anagnorismenoi-prosfyges)

      Migration Minister meets with Athens Mayor Bakoyannis in view of exit of thousands of refugees

      Migration and Asylum Minister Notis Mitarakis met on Tuesday (26/6) with Athens Mayor Kostas Bakoyannis. According to Mitaraki’s post on the social media, the meeting focused on ways to limit the repercussions of the migration crisis in Athens as well as issues related with asylum seekers hosting issues and integration of those granted asylum. The related press release notes that they met to discuss “ways to mitigate the impact of the migration crisis in the capital, as well as issues around accommodation of asylum-seekers and integration of those who have received international protection.”

      As Efimerida ton Syntakton reports the meeting was held in light of the programmed exit in the coming week of 300 recognized refugees from Elaionas site and some 2,500 from ESTIA apartments in the capital, and of 10,000 in total in the mainland. The daily comments on the vagueness of the press release, adding that no more information on what was discussed has been made public. According to the daily, following the latest evacuation of a squat in Exarchia that left seven refugee families in the streets, Elaionas site offered in the aftermath to provide them with accommodation.

      (amna.gr, amna.gr/en, ekathimerini.com, efsyn.gr, gr.euronews.com, newsbeast.gr, mitarakis.gr, 26 May:
      https://www.amna.gr/ota/article/460719/Sunantisi-tou-NMitaraki--me-ton-K-Mpakogianni
      https://www.amna.gr/en/article/460678/Migration-Min-Mitarachi-meets-with-Athens-mayor-Bakoyannis
      https://www.ekathimerini.com/253057/article/ekathimerini/news/mitarakis-bakoyannis-discuss-migration
      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/245130_synantisi-mitaraki-mpakogianni-enopsei-tis-exosis-hiliadon-prosfygon
      https://gr.euronews.com/2020/05/26/synanthsi-mitaraki-mekosta-mpakogianni
      https://www.newsbeast.gr/politiki/arthro/6321539/tet-a-tet-mitaraki-mpakogianni-gia-ton-periorismo-ton-synepeion-tis-metana
      https://www.mitarakis.gr/gov/migration/6145-%CF%83%CF%85%CE%BD%CE%AC%CE%BD%CF%84%CE%B7%CF%83%CE%B7-%CF%85%CF%80%C

      Reçu via la mailing-list de Migreurop, le 27.05.2020

    • 11,000 of recognized refugees in Greece face eviction as of June 1

      The Greek government is proceeding with its plan to stop hosting asylum-seekers with recognized refugee status in camps and EU subsidized apartments and hotels. Some 11,000 refugees will have to leave the facilities as of next Monday, June 1, 2020. As little has been done regarding the social integration of recognized refugees, Greece is to face one more social problem in an economic environment struck by the pandemic crisis.

      In line with the Greek Asylum legislation in February 2020, people who have had recognized refugee status for more than one month must leave camps and subsidized facilities and find their own accommodation – and a job. And thus in a country economically suffering from the effects of the coronavirus lockdown.

      This announcement has been put up in the camp on the island of Kos, in the eastern Aegean Sea.

      The idea for the eviction is that recognized refugees make place for so that new waves of refugees coming from the overcrowded camps on the Greek islands to the mainland get housed.

      https://twitter.com/teacherdude/status/1265921868873306115?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E12

      According to media, some 6,500 refugees are currently living in subsidized apartments or hotels, another 2,500 are in reception facilities on the mainland and 1,500 are still living in island camps despite having secured asylum.

      It is thought that some refugees obliged to move out of subsidized accommodation will leave Greece. But there are fears that many others might end up on the street. The key problem is that the response to the refugee crisis has focused on boosting reception capabilities and the processing of asylum claims and little has been done for the social inclusion of migrants who are granted asylum.

      Closing down facilities of ESTIA program

      On Thursday, Migration Minister, Notis Mitarakis, announced that 60 out of the current 93 hospitality openings created in hotels for asylum seekers on the mainland will be closed in 2020.

      The residents will be transferred to other facilities or will be included in the the UN Refugee Agency’s ESTIA integration program,

      Program ESTIA, that is the Emergency Support to Integration and Accommodation program – offers urban accommodation and financial aid to refugees and asylum-seekers in Greece and is co-funded by the Asylum, Migration and Integration Fund of the European Union.

      The Asylum Service has issued 40,000 decisions during the lockdown and they will have to be distributed to the applicants, the minister said.

      As of 25 May 2020, the total number of accommodation for refugees and asylum-seekers created through the ESTIA program was 25,503.

      Background

      In February the Greek government has announced it will start asking people with refugee status or subsidiary protection to leave camps and UNHCR accommodation, starting with people who got their status before August 2017. Eventually, it will also end their access to cash assistance.

      The Greek government said it was not creating a new policy, just enforcing an existing policy. Under the policy, people lose access to camps and UNHCR accommodation and cash 6 months after they get refugee status or subsidiary protection.

      That policy was reportedly made to meet the requirements of the European Union, which funds both the cash program and the UNHCR accommodation scheme. Under the European Union’s rules, cash and accommodation are meant for asylum-seekers — people who don’t yet have a decision on their asylum application.

      Up to now the government had not enforced the 6-months policy strictly, recognizing that for many refugees in Greece, it was very difficult to find a place to stay and a way to support themselves financially.

      But the policy enforcement changed allegedly because Greece was still facing high numbers of new arrivals and there were not enough places in the overcrowded camps to meet the needs of asylum-seekers.

      The decision came from the Greek Directorate for the Protection of Asylum Seekers, the General Secretariat for Migration Policy and the Ministry of Migration Policy.

      https://www.keeptalkinggreece.com/2020/05/28/greece-11000-recognized-refugees-asylumseekers-eviction

    • Προπαγάνδα αντί απαντήσεων για τις εξώσεις προσφύγων

      Τη γνωστή προπαγάνδα του Υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου ξανασέρβιραν κυβερνητικές πηγές εν είδει ενημερωτικού σημειώματος, χωρίς ωστόσο να παρέχουν κανένα νέο στοιχείο και χωρίς να δίνουν καμία απάντηση στα σοβαρά ερωτήματα για την έλλειψη πολιτικής και την υποκατάστασή της από ανεδαφικές εξαγγελίες και προπαγάνδα ερήμην της πραγματικότητας.

      Φαίνεται ότι ο Νότης Μηταράκης επιχειρεί μέσω της ατέρμονης επανάληψης των ίδιων ισχυρισμών να διασκεδάσει τις εντυπώσεις από τις έντονες αντιδράσεις, ακόμα και του φιλοκυβερνητικού Τύπου, που προκαλεί η εμμονή του να πετάξει στο δρόμο περισσότερους από 11.000 αναγνωρισμένους πρόσφυγες από την 1η Ιουνίου, με ορατό κίνδυνο να γεμίσουν οι πλατείες και τα πάρκα της Αθήνας και των άλλων πόλεων από άστεγους πρόσφυγες, στους οποίους δεν παρέχεται εναλλακτική.

      Και αναζητά χείραν βοηθείας σε κυβερνητικές πηγές μπροστά στον πανικό που του προκαλούν οι αποκαλύψεις του Τύπου, μεταξύ των οποίων τα τελευταία δημοσιεύματα της « Καθημερινής » που τον επικρίνουν για κακοδιαχείριση, οικονομικές ατασθαλίες, έλλειψη σχεδιασμού και προπαγάνδα ερήμην της πραγματικότητας (βλ. « Και κακοδιαχείριση και ατασθαλίες και παραπλανητικές "εικόνες", κ. Μηταράκη », « Εφ.Συν. », 30-31/5/2020). Γιατί βέβαια ούτε τον ίδιο δεν πείθει η απόπειρά του να διαψεύσει τα δημοσιεύματα, επικαλούμενος άγνοια του εγγράφου, την ίδια στιγμή που αποδίδει το περιεχόμενό του σε... « διαφορετικές απόψεις ».

      Αλλά το απολογιστικό κείμενο των κυβερνητικών πηγών εκθέτει περαιτέρω τον υπουργό, καθώς αναδεικνύει τη γύμνια των επιχειρημάτων, που δεν έχουν αντίκρισμα στην πραγματικότητα. Το ενημερωτικό σημείωμα του Μαξίμου κάνει λόγο για... μείωση των μεταναστευτικών ροών, χωρίς να αναφέρει ότι οφείλεται κυρίως στη συγκυρία του κορονοϊού και βέβαια χωρίς λέξη για τις καταγγελίες για παράνομες πρακτικές αποτροπής και παράνομες επιχειρήσεις επαναπροώθησης. Μιλά για... περιορισμό των επιπτώσεων της μεταναστευτικής κρίσης, αναφερόμενο όμως στα μελλοντικά σχέδια του Υπουργείου για κλείσιμο δομών και ξενοδοχείων, σχέδια που έχουν επικριθεί ως ανεδαφικά.

      Μιλά για... αποσυμφόρηση των νησιών κατά 15% από τον Ιανουάριο με πραγματοποίηση 13.000 μεταφορών, παραβλέποντας τη συγκυρία του κορονοϊού, κάνοντας ότι δεν αντιλαμβάνεται το τεράστιο πρόβλημα που παραμένει στα νησιά και αποσιωπώντας ότι δεν έχει πραγματοποιηθεί η μεταφορά περίπου 2.300 ιδιαίτερα ευπαθών στον κορονοϊό προσφύγων από τα ΚΥΤ, που είχε εξαγγελθεί αρχικά για τον Απρίλιο και στη συνέχεια για τον Μάιο. Επαίρεται για... επιτάχυνση των διαδικασιών ασύλου, όταν για δύο μήνες ήταν κλειστή για το κοινό η υπηρεσία Ασύλου και όταν η επαναλειτουργία της σημαδεύτηκε από παράταση χιλιάδων εκκρεμοτήτων και περαιτέρω ταλαιπωρία των προσφύγων.

      Το πιο εξωφρενικό, μιλά για... « 11.237 νέες θέσεις φιλοξενίας στην ενδοχώρα σε υπάρχουσες δομές, χωρίς να κατασκευαστούν νέες ». Αυτό θα επιτευχθεί, ισχυρίζεται, με τη σταδιακή αποχώρηση αναγνωρισμένων προσφύγων από τις δομές, σύμφωνα με νόμο του Νοεμβρίου, η εφαρμογή του οποίου παρατάθηκε μέχρι 31 Μαΐου λόγω κορονοϊού. « Άρα υπήρξε επαρκής χρόνος προετοιμασίας », ισχυρίζονται οι κυβερνητικές πηγές.

      Μα ακριβώς ! Αν και υπήρξε επαρκής χρόνος, το Υπουργείο δεν έκανε καμία έγκαιρη προετοιμασία για να υπάρξουν εναλλακτικές και να μη βρεθούν οι άνθρωποι στο δρόμο. Μόλις την περασμένη Παρασκευή έγινε διευρυμένη σύσκεψη του υπουργείου με φορείς, όπου αποφασίστηκε η αναθεώρηση του προγράμματος επιδότησης στέγης και ενταξιακής προετοιμασίας HELIOS και η καλύτερη διασύνδεση των προσφύγων με τον ΟΠΕΚΑ και τον ΟΑΕΔ (βλ. « Πρώτα οι εξώσεις, μετά... λύσεις », « Εφ.Συν. », 30-31/5/2020).

      Μόλις την Παρασκευή δόθηκαν οδηγίες στους νέους διοικητές των προσφυγικών δομών για την έξωση, όταν επικρατεί άγνοια μεταξύ των εμπλεκόμενων φορέων ποιος και πώς θα την επιβάλλει, με δεδομένη την άρνηση των απεγνωσμένων προσφύγων να βρεθούν στο δρόμο. Θα κληθεί η αστυνομία να τους βγάλει έξω από τα διαμερίσματα και τα κοντέινερ των καμπ μαζί με τα υπάρχοντά τους ; Για να τους μεταφέρει πού ;

      Οργανώσεις και φορείς έθεσαν την Παρασκευή σοβαρά πρακτικά ερωτήματα στον κ. Μηταράκη. Κι αυτός τους ευχαρίστησε, αλλά απάντηση δεν έδωσε. Γιατί η απάντηση προϋποθέτει προετοιμασία, την οποία δεν έχει κάνει ο κ. Μηταράκης. Προϋποθέτει μια ευρύτερη αντίληψη του ζητήματος, αντί της κοντόθωρης πολιτικής που ενδιαφέρεται μόνο για να μεταθέσει το πρόβλημα και τις ευθύνες αλλού, στην τοπική αυτοδιοίκηση, στους διεθνείς οργανισμούς και στις οργανώσεις, έστω και με κίνδυνο να διαταραχθεί σοβαρά η κοινωνική συνοχή και η εικόνα των πόλεων. Εκτός αν αυτή είναι η επιδίωξη του κ. Μηταράκη. Αλλά η στρατηγική της έντασης δεν αποτελεί σοβαρή πολιτική ευνομούμενου κράτους και έχει αποδειχτεί ιστορικά εξαιρετικά επικίνδυνη.
      Αντιδράσεις

      Έντονες είναι η αντιδράσεις κατά του σχεδίου εξώσεων από κόμματα, συλλογικότητες και οργανώσεις που δραστηριοποιούνται στο προσφυγικό.
      « Ραντεβού στις πλατείες » από το ΣΥΡΙΖΑ

      Για ιδεοληπτική και βαθιά ρατσιστική και ανακόλουθη πολιτική στο προσφυγικό κατηγορεί την κυβέρνηση το τμήμα Προσφυγικής και Μεταναστευτικής Πολιτικής του ΣΥΡΙΖΑ.

      Η ανακοίνωση του ΣΥΡΙΖΑ

      Σύμφωνα με το τελευταίο νομοθέτημα της κυβέρνησης, οι αναγνωρισμένοι πρόσφυγες υποχρεούνται από την 1η Ιούνη να εγκαταλείψουν τις δομές φιλοξενίας οδηγούμενοι στην αστεγία. Το μέτρο αυτό αποτελεί συνέχεια της ιδεοληπτικής βαθειά ρατσιστικής και ανακόλουθης κυβερνητικής πολιτικής στο μεταναστευτικό – προσφυγικό που εκφράστηκε με την αρχική κατάργηση του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής, το « σπρώξιμο » των αρμοδιοτήτων από υπουργείο σε υπουργείο και τέλος την επανασύσταση υπουργείου με τελείως διαφορετική οπτική και κατεύθυνση. Εθελοτυφλώντας απέναντι στην πραγματική ανάγκη των ανθρώπων να ξεφύγουν από τις εμπόλεμες ζώνες και την αθλιότητα, θεώρησαν ότι η επιδείνωση όλων των συνθηκών ζωής, απονομής ασύλου, κράτησης κλπ. των αιτούντων άσυλο θα λειτουργούσε αποτρεπτικά, ότι έτσι θα πάψει να είναι η Ελλάδα πέρασμα προς την Ευρώπη.

      Άφησαν στον αυτόματο πιλότο όλα τα προγράμματα για την στέγαση και την ένταξη στην εκπαίδευση και την εργασία που είχε σχεδιάσει η κυβέρνηση του ΣΥΡΙΖΑ και οδήγησαν σταδιακά στην λήξη, στην μη ανανέωση και στην μη διεκδίκηση νέων προγραμμάτων και κονδυλίων από την ΕΕ.

      Τραγική συνέπεια των παραπάνω είναι ότι το αμέσως επόμενο διάστημα θα βρεθούν χιλιάδες άνθρωποι κυριολεκτικά στο δρόμο. Στο όνομα της επιβεβλημένης (και καθυστερημένης) αποσυμφόρησης των νησιών, στερούν την στέγη από πρόσφυγες που έχουν πάρει άσυλο και μένουν σε ξενοδοχεία ή διαμερίσματα.

      Εν μέσω πανδημίας η κυβέρνηση αντί να διεκδικήσει λόγω εκτάκτων συνθηκών περισσότερα κονδύλια από την ΕΕ για την συνέχιση παραμονής αυτών των ανθρώπων σε ασφαλείς συνθήκες, προτιμά να γεμίσουν οι πλατείες άστεγες οικογένειες προσφύγων. Με ότι αυτό θα συνεπάγεται για την εκ νέου εξαθλίωσή τους αλλά και τους κινδύνους εξάπλωσης του κορονοϊού. Έτσι θα υποκινήσουν νέο κύμα ξενοφοβίας ακριβώς με την απειλή της πανδημίας.

      Ταυτόχρονα αντί με τα χρήματα που έχουν ήδη δοθεί από την ΕΕ να διευρυνθούν και να συνεχιστούν τα ενταξιακά προγράμματα όπως το Ήλιος, καταγγέλλεται από διεθνή οργανισμό η « κακοδιαχείριση και διασπάθιση των κονδυλίων » από μηχανισμούς μετακλητών του κ. Μηταράκη.

      Και όλα αυτά εν μέσω της τεράστιας κρίσης του τουρισμού και της ανάγκης ενίσχυσης των ανά την χώρα καταλυμάτων που βλέπουν στην στέγαση των προσφύγων, με άμεσα καταβλητέα ευρωπαϊκά κονδύλια, μια λύση για την επιβίωση των επιχειρήσεων τους και την διατήρηση των θέσεων εργασίας.

      Οι ιδεοληψίες δεν είναι μόνο απάνθρωπες, βλάπτουν σοβαρά την υγεία και την οικονομία. Ελπίζουμε να μην τολμήσουν να βγάλουν στο δρόμο χιλιάδες ανθρώπους. Ο κ. Μηταράκης και ο κ. Χαρδαλιάς πρέπει όμως να ξέρουν ότι αν χρειαστεί, η ανθρωπιά και η αλληλεγγύη δεν θα μείνουν σπίτι. Το ραντεβού μας θα είναι στις πλατείες.
      Κινητοποιήσεις ΚΕΕΡΦΑ κατά της έξωσης

      Σε συγκέντρωση διαμαρτυρίας έξω από τη δομή στον Ελαιώνα και άλλες περιοχές της Ελλάδας κάλεσε εργαζόμενους, πρόσφυγες και αλληλέγγυους η ΚΕΕΡΦΑ με αίτημα να μην βρεθούν στο δρόμο οι πρόσφυγες που απειλούνται με έξωση από την 1η Ιουνίου.

      Σε συνέντευξη τύπου έξω από τον Ελαιώνα την Πέμπτη, η ΚΕΕΡΦΑ επισήμανε τον κίνδυνο να γεμίσουν χιλιάδες άστεγοι πρόσφυγες τους δρόμους, τις πλατείες και τα πάρκα των μεγάλων πόλεων και ιδίως της Αθήνας σε μια εποχή όπου πριμοδοτείται από την κυβέρνηση όχι η αλληλεγγύη αλλά ο ρατσισμός και η ξενοφοβική βία.

      « Η μόνη λύση να βρεθούν μέσα σε σπίτια σε πόλεις οι πρόσφυγες, να δοθούν άμεσα τα διαθέσιμα κτήρια του ΕΦΚΑ, να υπάρξει πρόγραμμα κοινωνικής στέγασης για πρόσφυγες, άστεγους και Ρομά. Να επιταχθούν ξενοδοχεία που δεν λειτουργούν και έχουν τους υπαλλήλους απλήρωτους, αντί να σπαταλώνται χρήματα για ρατσιστική αστυνόμευση και παράνομες επαναπροωθήσεις μέχρι και μέσα από δομές, όπως αυτή των Διαβατών », σημείωσε ο συντονιστής της ΚΕΕΡΦΑ και δημοτικός σύμβουλος της Αθήνας Πέτρος Κωνσταντίνου.

      Εκ μέρους της καμπάνιας « Εκκενώστε τα κάμπ, οι πρόσφυγες σε σπίτια και ξενοδοχεία », η καθηγήτρια Αρχιτεκτονικής Ελένη Πορτάλιου σημείωσε ότι η καμπάνια συγκέντρωσε 11.000 υπογραφές ενάντια στο ρατσιστικό αφήγημα ότι είναι φορείς του κορονοϊού οι πρόσφυγες και υπέρ της μεταφοράς τους σε διαθέσιμους ακατοίκητους χώρους. « Το σχέδιο των εξώσεων είναι δώρο στην ακροδεξιά και στους φασίστες των νησιών που είχαν πολεμήσει να διώξουν αυτούς τους ανθρώπους. Θα έρθουν οι πρόσφυγες από τα νησιά και θα διωχτούν οι χιλιάδες που βρίσκονται στο πρόγραμμα ESTIA. Θα βρεθούν στους δρόμους και τις πλατείες σε εποχή που πριμοδοτείται από την κυβέρνηση ο ρατσισμός. Υπάρχουν αδιάθετα σπίτια και μικρά ξενοδοχεία, υπάρχουν ευρωπαϊκά χρήματα που πρέπει να ζητηθούν και να δοθούν. Πρέπει να υπάρξουν πολιτικές που να μην κλείνουν το μάτι στο ρατσισμό », σημείωσε

      Ο Μασούντ, πρόσφυγας από το καμπ του Ελαιώνα, σημείωσε ότι η κυβέρνηση κόβει τη χρηματική βοήθεια τη στιγμή ποιυ δεν προσφέρει ούτε σπίτια ούτε προετοιμασία για δουλειά. « Τι θ’ απογίνουμε ; Δεν έχουμε να πάμε πουθενά », είπε.

      Στις παράνομες επιχειρήσεις επαναπροώθησης στον Έβρο και στην παράνομη κράτηση ασυνόδευτων ανηλίκων στην Αμυγδαλέζα και σε κρατητήρια αναφέρθηκε ο Τζαβέντ Ασλάμ, πρόεδρος της Πακιστανικής Κοινότητας "η Ενότητα".

      « Αν θα βρεθούν στο δρόμνο, θα βγούμε εμείς από τα σπίτια μας και θα τους βάλουμε στα δικά μας και θα βρεθούμε εμείς στο δρόμο. Δεν θα βγάλετε αυτούς στο δρόμο. Θα έχετε εμάς έξω, θα είμαστε μαζί με τους πρόσφυγες, και έτσι θα αναμετρηθούμε και θα κερδίσουμε », είπε ο καθηγητής Παιδαωγωγικής του ΑΠΘ Γιώργος Τσιάκαλος.
      Ένταξη, όχι αστεγία ζητούν οκτώ οργανώσεις

      Δεν είναι δυνατό να επιτραπεί να μείνουν άστεγοι και χωρίς άμεση έμπρακτη υποστήριξη επίσημα αναγνωρισμένοι πρόσφυγες, υπογραμμίζουν σε κοινή τους ανακοίνωση οκτώ οργανώσεις ανθρωπίνων δικαιωμάτων και ανθρωπιστικής βοήθειας (Διοτίμα, ΕλΕΔΑ, ΕΣΠ, Ελληνικό Φόρουμ Προσφύγων, Help Refugees / Choose Love, HumanRights360, Κέντρο Ημέρας Βαβέλ, Terre des hommes Hellas).
      Η ανακοίνωση των οργανώσεων

      "Με πήραν τηλέφωνο πριν από 15 ημέρες και με ρώτησαν αν έχω φύγει από το σπίτι. Τους είπα ότι δεν έχω που να πάω. Αν μας διώξουν, το μόνο που σκέφτομαι είναι ότι θα πάρω ένα σχοινί και θα κάτσω στη πόρτα του σπιτιού. Δεν έχω τίποτα ! Πώς θα ταΐσω την οικογένειά μου ; Είμαι άρρωστος, δε μπορώ να δουλέψω."
      Πατέρας τριών παιδιών, αναγνωρισμένος πρόσφυγας από τη Συρία

      "Άρχισα να βγαίνω στους δρόμους και να ψάχνω [σπίτι]. Έχω πάρει τηλέφωνα παντού. Κάποιοι, όταν τους έλεγα από που είμαι, μου έλεγαν συγγνώμη, δεν μπορούμε να δώσουμε το διαμέρισμα. Την Δευτέρα πρέπει να φύγω και την ίδια μέρα τα παιδιά ξαναξεκινάνε το σχολείο. Τι θα κάνω ; Πού θα τα βάλω να κοιμηθούν ;"
      Μητέρα δυο παιδιών, αναγνωρισμένη πρόσφυγας από το Αφγανιστάν

      "Ενημερωθήκαμε ότι στις 30/05 πρέπει να βγούμε. Δεν έχω ούτε δουλειά, ούτε λεφτά για να ταΐσω την οικογένειά μου. Πώς θα βρω δουλειά ; Που να ψάξω για δουλειά ; Μας πετάνε έξω χωρίς τίποτα."
      Πατέρας δυο παιδιών, αναγνωρισμένοι πρόσφυγες από τη Συρία

      Τέλος διαδρομής για χιλιάδες αναγνωρισμένους πρόσφυγες/ προσφύγισσες και δικαιούχους επικουρικής προστασίας, που σε λίγες ημέρες θα βρεθούν στο δρόμο άστεγοι/άστεγες, στερούμενοι μέχρι και το οικονομικό βοήθημα, που έως τώρα λάμβαναν με ευρωπαϊκούς πόρους.

      Συγκεκριμένα, τη Δευτέρα, 1 Ιουνίου 2020, κατόπιν παράτασης 2 μηνών, λόγω των μέτρων πρόληψης της εξάπλωσης της πανδημίας, έρχεται η ώρα της εφαρμογής των προβλεπόμενων ρυθμίσεων για την διακοπή των παροχών προς όσες και όσους αναγνωρίζονται ως δικαιούχοι διεθνούς προστασίας στην Ελλάδα.

      Καλούνται, πλέον, να ενταχθούν, να βρουν δουλειά και σπίτι, να μάθουν ελληνικά, να πάνε στο σχολείο, να ανακτήσουν την αυτόνομη ζωή που εγκατέλειψαν στις φλόγες του πολέμου και των διώξεων. Αλλά μπορούν ;

      Πολλοί είναι ευάλωτοι, σωματικά και ψυχικά και χρήζουν υποστήριξης για να προσπελάσουν τα γλωσσικά, γραφειοκρατικά και άλλα προσκόμματα, που διαχρονικά τους στερούν την πρόσβαση σε απαραίτητες υπηρεσίες και αγαθά. Πολλές είναι γυναίκες με μικρά παιδιά, ακόμη και μηνών. Πώς θα ψάξουν για δουλειά, όταν δε θα έχουν καν μια στέγη για να προστατεύσουν το παιδί τους ; Πώς θα συνεχίσουν τα παιδιά το σχολείο ; Πολλές γυναίκες είναι επιζώσες ενδοοικογενειακής, έμφυλης βίας ή/και trafficking. Πώς θα υποστηριχθούν αν μείνουν άστεγες και εκτεθειμένες σε πολλαπλούς κινδύνους ;

      Η διαδικασία της ένταξης, η προετοιμασία για τη μετάβαση στη « βιοπάλη », ξεκινάει από τη στιγμή της υποδοχής, και σε καμία περίπτωση δεν μπορεί η έξωση να θεωρηθεί σημείο εκκίνησης για μια εν δυνάμει και χωρίς καμία απολύτως υποστήριξη διαδικασία ένταξης.

      Προϋποθέτει την κατάρτιση και υλοποίηση μιας μακροπρόθεσμης ενταξιακής πολιτικής, με ολιστικά προγράμματα υποστήριξης των προσφύγων, ώστε να έχουν ισότιμη πρόσβαση στην αγορά εργασίας, στην ελληνομάθεια και στην εύρεση στέγης. Η ισονομία των αναγνωρισμένων προσφύγων με τους Έλληνες πολίτες, τουλάχιστον σε τυπικό/ θεσμικό επίπεδο χωρίς την απαιτούμενη ενταξιακή πολιτική, ακυρώνει στην πράξη την ισονομία και παράγει ανισότητες, διακρίσεις ως προς μια σειρά θεμελιώδη δικαιώματα όπως είναι η στέγη, η ασφάλεια, η υγεία, κ.λπ.

      Δεν είναι δυνατόν η πολιτεία, οι θεσμοί, η κοινωνία των πολιτών και κάθε δημοκρατικός πολίτης αυτής της χώρας να επιτρέψει να μείνουν άστεγοι και χωρίς άμεση έμπρακτη υποστήριξη άνθρωποι που είναι επίσημα αναγνωρισμένοι πρόσφυγες.
      Έντονη ανησυχία από την ΑΡΣΙΣ

      Επιστολή στο Υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου έστειλε η οργάνωση ΑΡΣΙΣ, εκφράζοντας την ανησυχία της για την έξωση των προσφύγων την ερχόμενη εβδομάδα.
      Η επιστολή της ΑΡΣΙΣ

      « [...] Με την παρούσα επιστολή μας θέλουμε να εκφράσουμε την αυξανόμενη ανησυχία μας ότι από τη Δευτέρα 1/6/2020 θα βρεθούμε όλες και όλοι αντιμέτωποι με μία νέα επείγουσα κατάσταση που πρέπει να αποφύγουμε συντεταγμένα και ομόψυχα.

      Η συντριπτική πλειοψηφία των ατόμων που θα υποχρεωθούν να εγκαταλείψουν τα διαμερίσματα του προγράμματος « ESTIA II » είναι εξαιρετικά ευάλωτοι πρόσφυγες και αιτούντες άσυλο, άτομα με δυσίατες ή ανίατες ασθένειες, άτομα με σημαντικά προβλήματα ψυχικής υγείας, άτομα με σοβαρότατες ευαλωτότητες, καθώς και πυρηνικές ή και μονογονεϊκές οικογένειες με μικρά παιδιά. Οι άνθρωποι αυτοί θα αναγκαστούν στη μεγάλη τους πλειοψηφία να μείνουν άστεγοι σε μεγάλα αστικά κέντρα όπως η Αθήνα και η Θεσσαλονίκη, χωρίς υποστηρικτικό περιβάλλον και χωρίς χρήματα, αφού με την έξοδό τους από τα διαμερίσματα διακόπτεται και η οικονομική τους ενίσχυση από το πρόγραμμα.

      Ταυτόχρονα, εκατοντάδες παιδιά θα υποχρεωθούν να διακόψουν τη φοίτησή τους στα σχολεία τους, με ανυπολόγιστες συνέπειες για το ψυχισμό τους.

      Αξίζει να σημειωθεί ότι ενώ από τις 30/4/2020 έχουμε αποστείλει εξειδικευμένες και τεκμηριωμένες κοινωνικές εκθέσεις στην Ύπατη Αρμοστεία του ΟΗΕ για τους Πρόσφυγες αναφορικά με πρόσφυγες που πρέπει να εξαιρεθούν των εξόδων, οι οποίες έχουν περιέλθει σε γνώση του Υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου, μέχρι σήμερα ουδέν γνωρίζουμε για την αποδοχή ή την απόρριψή τους.

      Η συμμετοχή στο πρόγραμμα « ESTIA II » αναγνωρίζουμε ότι είναι αδύνατον να έχει διάρκεια φιλοξενίας επ’ αόριστον, εν τούτοις, η χρονική περίοδος φιλοξενίας χρειάζεται να στοχεύει και να ολοκληρώνεται όταν επιτυγχάνεται η πρόσβαση και συμμετοχή στην κοινωνική και οικονομική πραγματικότητα της χώρας, σε μια ομαλή κοινωνική ένταξη.

      Αξιότιμε κύριε Υπουργέ, είναι χρέος της Ελληνικής Πολιτείας να διασφαλίσει ότι η έξοδος των ωφελουμένων από το πρόγραμμα και από τα διαμερίσματα που έγιναν « τα σπίτια τους » για πολλούς μήνες θα γίνει με ασφάλεια και θα τους οδηγήσει στο επόμενο βήμα τους, στην ανεξαρτησία και την ένταξή τους στην ελληνική κοινωνία με τα ίδια δικαιώματα και τις υποχρεώσεις που απολαμβάνουν οι Έλληνες πολίτες.

      Προς το σκοπό αυτό επιβάλλεται από τις τρέχουσες συνθήκες η παράταση της παραμονής των αιτούντων άσυλο και προσφύγων που πρέπει να εξέλθουν από τα διαμερίσματα για χρονικό διάστημα ικανό ώστε η Κυβέρνησή σας να λάβει τα απαιτούμενα μέτρα που θα καταστήσουν ασφαλή και επιτυχημένη την έξοδο των συγκεκριμένων ανθρώπων από το πρόγραμμα και θα αποκαταστήσουν την άμεση πρόσβασή τους σε στοιχειώδη δικαιώματα στέγασης, ιατροφαρμακευτικής περίθαλψης, εργασίας και εκπαίδευσης.

      Θα πρέπει να συνεκτιμηθεί το γεγονός ότι η χώρα μας προσπαθεί να εξέλθει από μία τρίμηνη περίοδο καραντίνας λόγω της πανδημίας του κορωναϊού, κατά την οποία ήταν αδύνατη η αναζήτηση νέων διαμερισμάτων για τη διαμονή των ανθρώπων που ολοκληρώνεται η φιλοξενία τους στο πρόγραμμα « ESTIA II ». Ταυτόχρονα, γραφειοκρατικές αγκυλώσεις κατέστησαν αδύνατη τη χορήγηση ΑΦΜ ή το άνοιγμα τραπεζικών λογαριασμών για μερίδα των προσφύγων.

      Πιστεύουμε ότι είναι η ώρα η ελληνική πολιτεία με αποφασιστικότητα να τροποποιήσει προηγούμενες αποφάσεις της και να δώσει το δικαίωμα στους πρόσφυγες που εξέρχονται του προγράμματος « ESTIA II » :

      Να καταστούν δικαιούχοι του Κοινωνικού Εισοδήματος Αλληλεγγύης
      Να αποκτήσουν πρόσβαση σε σειρά επιδομάτων (παιδικής προστασίας, ψυχικής υγείας)
      Να ενεργοποιηθεί το πρόγραμμα « Στέγαση και επανένταξη » στο οποίο θα μπορούν να συμμετάσχουν οι συγκεκριμένοι πληθυσμοί ώστε να επιτευχθεί η ουσιαστική ένταξή τους στην ελληνική κοινωνία.
      Να δοθούν οι κατάλληλες ευκαιρίες πιστοποιημένης εκπαίδευσης, που θα τους δώσουν τη δυνατότητα να αποκτήσουν πρόσβαση στην αγορά εργασίας ώστε να μπορέσουν σε σύντομο χρονικό διάστημα να αυτονομηθούν πλήρως, καθώς και ευκαιρίες επαγγελματικής κατάρτισης.
      Να υλοποιηθεί το πρόγραμμα επιδοτούμενης εργασίας αναγνωρισμένων προσφύγων που είχε εξαγγελθεί από το Υπουργείο το 2019 και μέχρι σήμερα δεν έχει υλοποιηθεί.
      Να γίνουν οι απαραίτητες ενέργειες ώστε οι άνθρωποι αυτοί να έχουν λάβουν όλα τα απαραίτητα έγγραφα (άδεια παραμονής, ταξιδιωτικά έγγραφα), πριν την έξοδο τους από το πρόγραμμα.
      Να δοθεί στους αναγνωρισμένους πρόσφυγες οι οποίοι αποχωρούν οικειοθελώς από το πρόγραμμα κατά τη λήξη της ορισθείσας περιόδου φιλοξενίας συγκεντρωτικά η χρηματική βοήθεια (cash Assistance) 3 μηνών, όπως συνέβαινε το προηγούμενο έτος, προκειμένου οι άνθρωποι αυτοί στη συνέχεια να ενταχθούν στο πρόγραμμα ΗΛΙΟΣ, το οποίο έχει ως σκοπό να ενισχυθούν οι προοπτικές ανεξαρτησίας και αυτονομίας των ωφελούμενων καθιστώντας τους ενεργά μέλη της ελληνικής κοινωνίας και να αποτελέσει ένα εκ περιτροπής μηχανισμό στέγασης στο ήδη υπάρχον προσωρινό σύστημα στέγασης της Ελλάδας.

      Θεωρούμε ότι είναι κοινός τόπος η διαπίστωσή μας ότι χωρίς τις ανωτέρω πρόνοιες οι συγκεκριμένοι πληθυσμοί που θα αναγκαστούν (για μία ακόμη φορά) να εγκαταλείψουν τις οικίες του θα βρεθούν αντιμέτωποι με την αστεγία, την περαιτέρω φτωχοποίησή τους, την εκμετάλλευση, την αδήλωτη εργασία και την εν γένει παραβατικότητα. Κατανοείτε ότι μία τέτοια κατάσταση θα έχει άμεσο κοινωνικό αντίκτυπο στη ζωή των μεγάλων αστικών κέντρων που μοιραία θα φιλοξενήσουν τους εξερχόμενους και τις εξερχόμενες του προγράμματος « ESTIA II ».

      Είναι χρέος όλων μας να δράσουμε άμεσα ώστε να προστατέψουμε αποτελεσματικά και καίρια τους αδύναμους αυτούς πληθυσμούς από το φάσμα της κοινωνικής αφάνειας και εξαθλίωσης που τους επιφυλάσσει η 1/6/2020. Ταυτόχρονα, οφείλουμε να περιφρουρήσουμε όσα έχουμε καταφέρει 4 και πλέον χρόνια οπότε και υλοποιείται το πρόγραμμα « ESTIA ». Η Ευρωπαϊκή Επιτροπή έχει δαπανήσει εκατομμύρια για τη στέγαση και υποστήριξη των αιτούντων άσυλο και προσφύγων στην Ελλάδα. Χιλιάδες Έλληνες και μετανάστες έχουν εργαστεί στο πλαίσιο του συγκεκριμένου προγράμματος και είναι αδήριτη η ανάγκη να καταδείξουμε ότι το
      συγκεκριμένο πρόγραμμα ήταν και είναι εξαιρετικά επιτυχημένο και μέσω εθνικών αυτή τη φορά πολιτικών και εργαλείων, μπορεί να οδηγήσει τους ωφελούμενους του που παραμένουν στη χώρα μας σε εξίσου επιτυχημένη ένταξη και ενσωμάτωσή τους στην ελληνική κοινωνία.

      Λαμβάνοντας υπόψη τα παραπάνω αναμένουμε από την Ελληνική Πολιτεία τις δέουσες ενέργειες, που διασφαλίζουν για τους πρόσφυγες και δικαιούχους διεθνούς προστασίας το επόμενο στάδιο της ζωής τους με σεβασμό στα ανθρώπινα δικαιώματα και στις ανάγκες της ελληνικής κοινωνίας.

      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/245833_propaganda-anti-apantiseon-gia-tis-exoseis-prosfygon

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      Trad en français :
      Au lieu d’apporter de réponses adéquates aux problèmes urgents que crée l’éviction des réfugiés de leur logement, le gouvernement grec continue la propagande anti-migrants

      Des sources gouvernementales ont encore une fois recouru aux ritournelles de la propagande bien connue du Ministère de l’immigration et de l’asile sous la forme d’une note d’information, sans toutefois fournir aucune nouvelle informations et sans apporter de réponses sérieuses à l’absence d’une politique juste et efficiente sur la question migratoire. Au lieu et place d’une politique sérieusement planifiée, le ministère avance des annonces irréalisables et sans fondement et un discours qui relève de la propagande.

      Il semble que Notis Mitarakis tente, par la répétition sans fin des mêmes allégations, de détourner l’attention des fortes réactions, même de la presse progouvernementale, provoquées par son obsession de jeter plus de 11000 réfugiés reconnus dans la rue le 1er juin, ce qui ne manquera pas de emplir les places et les parcs d’Athènes et d’autres villes de réfugiés sans abri, faute d’alternatives réelles.

      Le Ministre de la politique migratoire cherche de l’aide auprès de sources gouvernementales, paniqué par les révélations de la presse même de la presse progouvernementale, notamment le rapport confidentiel porté à la connaissance du public par le quotidien Kathimerini, qui l’accuse de mauvaise gestion, mauvaise conduite financière, manque de planification et de tenir un discours propagandiste bien loin de toute réalité.( Ef.Syn. , 30-31 / 5/2020 et ekathimerini). Car, il va de soi que même lui-même ne saurait être convaincu par sa tentative de réfuter ce rapport, en prétendant ignorer tout de ce document, tandis qu’il attribue les accusations graves contre les agissements de son ministère à ... « des vues différentes ».

      Mais la note d’information du gouvernement expose davantage le ministre, car elle met en évidence la nudité des arguments sans aucun fondement réel. Cette note d’information parle d’une supposée réduction des flux d’immigration, sans mentionner que celle-ci est principalement due à la conjoncture, et bien sûr sans souffler un mot sur les dénonciations concernant les pratiques de dissuasion illégales et les opérations de refoulement illégal. Elle évoque une prétendue restriction de la crise migratoire, se référant uniquement aux futurs plans du ministère de fermer les structures et les hôtels, des plans qui ont été critiqués comme étant complètement fantaisistes.

      La note mentionne une décongestion des îles de l’ordre de 15% depuis janvier, en se vantant d’avoir effectué 13.000 transferts vers la Grèce continentale, en ignorant le calendrier de coronavirus, et en faisant semblant qu’il ne comprend pas l’énorme problème qui reste sur les îles tandis que le transfert initialement annoncé pour avril et puis pour mai de quelque 2.300 réfugiés particulièrement vulnérables des RIC (hot-spots dans les îles) n’a pas été réalisé. Le ministre se vante de... accélérer les procédures d’asile, tandis que le Service d’asile a été fermé au public à cause de la pandémie pendant deux mois, et que sa réouverture a été marquée par la prolongation supplémentaire de de milliers de problèmes en suspens (entretiens en attente, demandes qui n’ont pas pu être déposées, appels des déboutés etc.) et par de files d’attente interminables et des bousculades aux portes du service.

      Le plus scandaleux est qu’il est question de ... « 11 237 nouveaux logements dans la Grèce continentale ; dans des structures existantes, sans que de nouvelles ne soient construites ». Cet objectif sera atteint, affirme-t-il, avec le départ progressif des réfugiés reconnus comme tels des structures, selon une loi de novembre, dont la mise en œuvre a été reportée au 31 mai en raison du coronavirus. « Il y a donc eu suffisamment de temps pour se préparer », ont indiqué des sources gouvernementales.

      Mais justement ! Bien qu’il y ait eu suffisamment de temps, le Ministère n’a préparé en temps opportun aucune alternative pour que les gens évincés de structures ne soient pas dans la rue. Ce n’est que vendredi dernier, que le ministère a tenu une réunion élargie avec les organismes, où il a été décidé de revoir le programme de subventions pour la préparation au logement et de l’intégration de l’IOM HELIOS et de mieux intégrer les réfugiés à l’Organisme pour les Allocations Sociales et la Solidarité (OPEKA) et à l’Agence Nationale pour l’Emploi (OAED).

      Ce n’est que vendredi que les nouveaux administrateurs des structures pour réfugiés ont été sommés d’évacuer des milliers de réfugiés, à un moment où les administrations impliquées ignorent toujours qui exactement est concerné et par quel moyen elles pourraient imposer une telle décision, étant donné le refus des réfugiés désespérés de quitter les structures et les appartements qu’ils occupent. La police sera-t-elle appelée pour les faire sortir des appartements et des conteneurs des camps avec leurs effets personnels ? Pour les emmener où ?

      Vendredi, des organismes internationaux et des organisations ont soulevé de sérieuses questions pratiques à M. Mitarakis. Tout en les remerciant, il n’a pas apporté la moindre réponse. Parce que la réponse adéquate suppose une préparation, ce que M. Mitarakis n’a point fait. Cela suppose aussi une compréhension plus large de la question, au lieu d’une politique de court terme qui ne cherche qu’à déplacer le problème et les responsabilités ailleurs, vers les autorités locales, les organismes et les organisations internationales, même au risque de troubler gravement la cohésion sociale et de nuire à l’image des villes. . À moins que ce ne soit justement cela le véritable but de M. Mitarakis. Mais la stratégie qui consiste à attiser des tensions, n’est pas une politique sérieuse d’un État géré par le droit ; le long de l’histoire, elle s’est toujours avérée extrêmement dangereuse.

      Les réactions des partis, des collectifs et des organisations de réfugiés contre ce plan d’évacuation ont été très vives et ne cessent de s’amplifier.

    • Τέλος διαδρομής για 11.237 αναγνωρισμένους πρόσφυγες

      Ολοταχώς προς τον δρόμο οδεύουν χιλιάδες αναγνωρισμένοι πρόσφυγες που υποχρεούνται από την 1η Ιούνη να εγκαταλείψουν τις δομές φιλοξενίας στο πλαίσιο της αναθεώρησης του προγράμματος στέγασης και ένταξης προσφύγων « Ήλιος ».

      Η διευρυμένη σύσκεψη της πολιτικής ηγεσίας του υπουργείου Μετανάστευσης και Ασύλου με τους επικεφαλής του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης και της Ύπατης Αρμοστείας, εκπροσώπους της Ευρωπαϊκής Επιτροπής, του υπουργείου Εσωτερικών, του Δήμου Αθηναίων και διοικητές του ΟΑΕΔ και του ΟΠΕΚΑ αποφάσισε τη διασύνδεση των προσφύγων με τον ΟΠΕΚΑ και τον ΟΑΕΔ εν όψει της σταδιακής έξωσης 11.237 προσφύγων από τα διαμερίσματα, τα ξενοδοχεία και τις δομές των νησιών και της ενδοχώρας μετά την 1η Ιουνίου.

      Τα νέα δεδομένα που προκύπτουν από την απόφαση αυτή αυξάνουν τις αντιδράσεις αλλά και την ανησυχία χιλιάδες άνθρωποι να βρεθούν στο δρόμο γεμίζοντας τα πάρκα και τις πλατείες των πόλεων. Σε μια απόπειρα αναζήτησης κάποιων λύσεων, το υπουργείο εξετάζει τη δυνατότητα να δοθεί εφάπαξ χρηματικό βοήθημα πριν από την υπογραφή συμβολαίου ενοικίασης στέγης.

      Από τις εξώσεις εξαιρούνται

      Για διάστημα δύο μηνών οικογένειες με μέλος που αντιμετωπίζει πολύ σοβαρά προβλήματα υγείας, οικογένειες με έγκυο -σε προχωρημένη ή επαπειλούμενη εγκυμοσύνη- και γυναίκα σε κατάσταση λοχείας για διάστημα δύο μηνών από τον τοκετό.
      Για τρεις μήνες ασυνόδευτοι ανήλικοι, όταν συντρέχουν λόγοι συνέχισης σπουδών ή ευάλωτης κατάστασης.

      Αντιδράσεις

      « Το μέτρο αυτό αποτελεί συνέχεια της ιδεοληπτικής βαθειά ρατσιστικής και ανακόλουθης κυβερνητικής πολιτικής στο μεταναστευτικό – προσφυγικό που εκφράστηκε με την αρχική κατάργηση του υπουργείου Μεταναστευτικής Πολιτικής, το ’’σπρώξιμο’’ των αρμοδιοτήτων από υπουργείο σε υπουργείο και τέλος την επανασύσταση υπουργείου με τελείως διαφορετική οπτική και κατεύθυνση » σχολιάζει το Τμήμα Προσφυγικής και Μεταναστευτικής Πολιτικής/Τομέας Δικαιωμάτων του ΣΥΡΙΖΑ.

      Σε συγκέντρωση διαμαρτυρίας έξω από τη δομή στον Ελαιώνα καλεί εργαζόμενους, πρόσφυγες και αλληλέγγυους η ΚΕΕΡΦΑ με αίτημα να μην βρεθούν στο δρόμο οι 300 πρόσφυγες της δομής που απειλούνται με έξωση από την 1η Ιουνίου.

      Η Κίνηση επισημαίνει τον κίνδυνο να γεμίσουν χιλιάδες άστεγοι πρόσφυγες τους δρόμους, τις πλατείες και τα πάρκα των μεγάλων πόλεων και ιδίως της Αθήνας « σε μια εποχή όπου πριμοδοτείται από την κυβέρνηση όχι η αλληλεγγύη αλλά ο ρατσισμός και η ξενοφοβική βία ».
      « Δεν είναι δυνατό να επιτραπεί να μείνουν άστεγοι και χωρίς άμεση έμπρακτη υποστήριξη επίσημα αναγνωρισμένοι πρόσφυγες », υπογραμμίζουν σε κοινή τους ανακοίνωση οκτώ οργανώσεις ανθρωπίνων δικαιωμάτων και ανθρωπιστικής βοήθειας (Διοτίμα, ΕλΕΔΑ, ΕΣΠ, Ελληνικό Φόρουμ Προσφύγων, Help Refugees / Choose Love, HumanRights360, Κέντρο Ημέρας Βαβέλ, Terre des hommes Hellas).

      Επιστολή στο υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου έστειλε η οργάνωση ΑΡΣΙΣ, εκφράζοντας την ανησυχία της για την έξωση των προσφύγων την ερχόμενη εβδομάδα.


      https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/245620_telos-diadromis-gia-11237-anagnorismenoys-prosfyges

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      Trad en français :

      Fin du parcours pour 11 237 réfugiés reconnus

      Des milliers de réfugiés reconnus se dirigeant vers la rue le 1er juin sont contraints d’abandonner leurs structures d’hébergement dans le cadre d’une révision du programme de logement et de réinstallation « Helios ».

      La réunion élargie des dirigeants politiques du ministère de l’Immigration et de l’Asile avec les chefs de l’Organisation internationale pour les migrations et le Haut-commissariat, des représentants de la Commission européenne, du ministère de l’Intérieur, de la municipalité d’Athènes et des dirigeants de diverses administrations ont décidés l’intégration des réfugiés expulsés à l’Agence Nationale pour l’Emploi (OAED) et à l’Organisme pour les allocations sociales et la solidarité (OPECA) en vue de l’expulsion progressive de 11 237 réfugiés des appartements, hôtels et structures des îles et de l’arrière-pays après le 1er juin.

      Les nouvelles données de cette réunion alimentent encore plus les inquiétudes de voir bienôt de milliers de personnes être dans la rue, remplissant les parcs et les places publiques des villes. Afin de trouver des solutions, le ministère envisage de leur accorder une aide financière non réitérable avant qu’ils ne signent un bail de logement.

      Quelques rares catégories seront seulement épargnées

      • Pour une période de deux mois, les familles dont un membre a des problèmes de santé très graves, les familles avec une femme enceinte - en grossesse avancée ou menacée - et une femme en état de travail pendant une période de deux mois après l’accouchement.

      • Pendant trois mois, les mineurs non accompagnés, lorsqu’il existe des raisons de poursuivre leur formation ou une situation vulnérable.

      Les réactions

      « Il n’est pas possible que des réfugiés qui ont été officiellement reconnus comme tels se retrouvent sans abri et sans soutien matériel immédiat », ont déclaré huit organisations de défense des droits humains et d’organisations humanitaires dans un communiqué conjoint (Diotima, Ligue hellénique des droits de l’homme, Conseil grec pour les réfugiés, Forum grec des réfugiés, Human Rights360, Choose Love / Help Refuge). Centre de jour Babel, Terre des hommes Hellas).

      L’organisation ARSIS a envoyé une lettre au ministère de l’Immigration et de l’Asile, exprimant sa préoccupation face à l’expulsion des réfugiés la semaine prochaine.

    • Lettre au ministre et aux commissaires signée par 60 organisations

      8,300 refugees to be evicted from their homes in Greece – Joint Letter to EU and Greek officials

      29TH MAY 2020TABITHA ROSS NEWS

      Thousands of refugees in Greece are about to be evicted from their homes. 8,300 people, many of whom are families with children, are now facing an increased risk of homelessness amidst a global pandemic.

      Just one of these people is B. She is a single mother of three children after losing her husband in their country of origin, Iraq. She now has until the end of this month to leave her home, but with nowhere else to go, the family risk ending up on the streets.

      Today, alongside 60 organisations, we released a statement to EU and Greek officials, calling on them to urge the Greek government to reconsider. The human rights to dignity, equality, and inclusion must be respected.

      The full Joint Letter is below.

      Joint letter to:

      The Minister of Migration and Asylum, Notis Mitarachis

      The European Commissioner for Migration and Home Affairs, Ylva Johansson

      The European Vice-President for Promoting our European Way of Life, Margaritis Schinas

      The undersigned organisations express their grave concern about the upcoming exits of at least 8,300 recognised refugees from accommodation and cash assistance schemes in Greece by the end of May 2020. A considerable number of these people, of which a large proportion are families with children, are facing an increased risk of homelessness amidst a global pandemic.

      Refugees who have received international protection are being forced to leave apartments for vulnerable people in the Emergency Support to Integration & Accommodation programme (ESTIA), hotels under the Temporary Shelter and Protection programme (FILOXENIA), Reception and Identification Centres (RICs) and refugee camps. Almost simultaneously, financial assistance in the form of EU implemented and supported cash cards will stop. These upcoming measures will affect the livelihood of at least 4,800 people who need to leave ESTIA accommodation, 3,500 people who need to leave RICs and hosting facilities, as well as 1,200 refugees who are self-accommodated and receive cash assistance.

      The Hellenic Integration Support for Beneficiaries of International Protection programme (HELIOS) provides integration courses and contribute towards rental costs up to a maximum of twelve months for those that have to leave accommodation. In practice, out of 8,752 people enrolled in the HELIOS programme, only 1,590 people receive rental subsidies. 82 percent of people who enrolled in HELIOS since 2019 do not yet receive rental subsidies. To benefit from the HELIOS programme beneficiaries need to have a high level of independence and self-sufficiency. Beneficiaries need to provide a tax number, a bank account and procure a rental agreement to receive HELIOS support. As the Greek bureaucratic system is difficult to navigate, doubly so for non-Greek speakers, people face enormous challenges in finding accommodation, paying deposits, and enrolling in HELIOS. Other than the HELIOS programme which is only available to recognised refugees, apart from a few fragmented municipal and NGO initiatives there is no alternative social support, especially at the reception stage, which in Greece can last up to three years.

      The COVID-19 pandemic has affected everyone in Greece but restrictions on movement and measures to halt the spread of COVID-19 have disproportionately affected the population that now needs to leave accommodation. Lockdown has also meant that people have had no possibility to search for alternative housing, find employment or arrange the necessary requirements to enter the HELIOS programme. Even now that restrictions are slowly being lifted throughout the whole of Greece, life is far from returning to normal, especially for those in Reception and Identification Centres on the Aegean islands and the hosting facilities Ritsona, Malakasa and Koutsohero where restrictions on movement are extended until 7 June 2020.

      At least 8,300 people need to leave their accommodation by the end of May and only a small percentage are provided with integration support (including rental subsidies) through the HELIOS programme. The situation is exacerbated by the fact that people are almost simultaneously losing cash assistance from the cash card assistance programme. Although both ESTIA and HELIOS programmes are funded by DG HOME and implemented by the Greek Ministry of Migration and Asylum, there is no linkage between them to ease the transition from one to the other. As a result, a considerable number of vulnerable people will be left without any support or prospect of integration and will have to face a severely increased risk of becoming homeless. Bureaucratic obstacles have meant that many of these people do not have a tax number or a bank account, both necessary to get a job or rent an apartment. Indeed, according to UNHCR, only 7 percent of recognised refugees in the ESTIA programme have a bank account and 75 percent have a tax number. To make matters worse, the COVID-19 pandemic has made it impossible for people to find employment, alternative housing or arrange documentation for the HELIOS integration programme.

      Therefore, we urgently request you to ensure that:

      The deadline of exits from ESTIA, FILOXENIA, RICs and refugee camps are extended beyond the end of May so that people have adequate time to find alternative accommodation, search for employment and fully enrol in the HELIOS integration programme after being under restrictive measures since 13 March 2020. No one should face the risk of homelessness amid an ongoing global pandemic.
      The monthly financial support under the EU implemented (and supported) cash card assistance programme is extended for those who need to exit accommodation and face the risk of homelessness.
      Elderly people, people with serious medical problems and single parents, are included in the extension of exits from accomodation in addition to those already deemed extremely vulnerable such as women in the last terms of their pregnancy and women with high-risk pregnancies.
      A bridge is created between ESTIA and other reception accommodation to the HELIOS program which also includes self-accommodated people. Currently self-accommodated people cannot enrol in the HELIOS programme but still need integration support and financial assistance after receiving international protective status.
      Bureaucratic barriers are removed so that asylum seekers have access to all the legal documents they are entitled to, such as a social security number, a tax number, and a bank account, so that people are able to seek employment and accommodation, to guarantee the right to housing.
      A coherent and long term strategy on integration and housing is created as recent legislation requires newly recognised refugees to leave accommodation within 30 days instead of six months, significantly reducing the time for people to prepare themselves.

      https://helprefugees.org/news/8300-refugees-to-be-evicted-from-their-homes-in-greece-joint-letter-to

    • Why thousands of refugees in Greece face eviction — and where they can turn

      In Greece, over 11,000 refugees could soon be evicted. They have been living in reception facilities for asylum seekers where they are no longer allowed to stay. Many worry that they could face homelessness. Here’s what you need to know — and where affected refugees can get help.

      Thousands of refugees in Greece have been asked to leave their accommodation this month. As of June 1st, all refugees who received international protection before May 1, 2020 are no longer eligible to stay at reception facilities.

      Many of those affected by the evictions are considered vulnerable – families with small children, elderly refugees, people struggling with mental or physical health problems. A report by news agency AFP mentions that among those affected is an Iraqi family where the father is in a wheelchair and his five-year-old daughter requires assisted feeding through a gastric tube.

      A total of 11,237 people are set to be evicted from reception and identification centers, camps and hotels, according to NGO Refugee Support Aegean (RSA). This includes people in housing provided through the program ESTIA (European Emergency Support to Integration and Accommodation), which is supported by the European Union and UNHCR.

      AFP reported on June 1 that dozens of affected refugees had already left. But there have been no reports of forced evictions being carried out thus far. The Greek migration ministry did not respond to our request asking whether, when and how the authorities would carry out evictions, and whether alternative accommodation would be provided to those evicted.

      Why have 11,000+ refugees been asked to leave?

      There are an estimated 115,600 migrants, asylum seekers and refugees currently living in Greece (according to UNHCR data for January 2020). This number by far exceeds its accommodation capacities, leaving many homeless or stuck in completely overcrowded camps.

      Greece is hoping that by evicting recognized refugees from the reception system, it can transfer asylum seekers from overcrowded camps, such as Moria on the island of Lesbos, into those facilities.

      Once someone receives international protection in Greece, they are no longer entitled to reception services for asylum seekers, including accommodation. “There is a wildly different system of support and set of rights for a person who is an asylum seeker, whose application is still pending, and a beneficiary of international protection,” Minos Mouzourakis, legal officer for RSA, told InfoMigrants. As soon as a person receives international protection, “because their legal status changes, their legal entitlements are completely different,” he said.

      And the transitional grace period was recently reduced significantly: Since March of this year, people can no longer stay in the reception system for six months after they were officially recognized as refugees — they only have 30 days.

      Among the roughly 11,000 refugees who have now been asked to leave the reception system are both people whose grace period expired recently and some who were allowed to stay long past their grace period. According to Greek newspaper Ekathimerini, some of the affected refugees had their asylum applications accepted three years ago.

      Why refugees struggle to find housing

      Theoretically, officially recognized refugees should have access to most of the social services that Greek nationals have. They are also allowed to work. But in practice, the transition out of the asylum reception system is incredibly difficult for many. The bureaucratic hurdles to receive state support are high, many refugees cannot yet communicate effectively in Greek, and many face discrimination in the job and housing market. So they have a hard time paying for housing and finding an apartment or house.

      A refugee from Ghana, who is among those who have been asked to leave their accommodation, told us about his apartment search via Facebook. He lives in Mytilene, Greece. He said it has been incredibly difficult for him, even though he holds a job and would have no problem paying for an apartment:

      “I have been searching … for more than two months. I make a minimum of two calls calls per day. The landlords always reject me. When I make calls, the landlords sometimes ask where I come from. Some are rude [and] say they don’t rent to migrants. Others say ’no to me’ without an explanation. Sometimes I’m able to make an appointment with some landlords, [but] they refuse to show me the house when they see my skin color. Others get angry and ask me why I didn’t inform them that I’m a migrant from Africa.”

      Refugee advocacy groups and the UNHCR have expressed concern that the people evicted could end up homeless. “Forcing people to leave their accommodation without a safety net and measures to ensure their self-reliance may push many into poverty and homelessness,” UNHCR spokesperson Andrej Mahecic said last week.

      Program that helps refugees navigate life in Greece

      Where can refugees turn if they are about to be evicted and don’t have anywhere to stay?
      The UN migration agency #IOM runs a program called HELIOS. It supports people who have received international protection in Greece and who have to leave their reception facilities. One of the services they offer is help with housing: They assist people in finding an apartment or house. They also pay rent subsidies for six to twelve months. The program currently still has spots available, though its maximum capacity (3,500 people at a time) is far smaller than the number of people about to be evicted.

      You can find out more about the #HELIOS program here: https://greece.iom.int/en/hellenic-integration-support-beneficiaries-international-protection-heli.

      https://www.infomigrants.net/en/post/25209/why-thousands-of-refugees-in-greece-face-eviction-and-where-they-can-t
      #OIM

    • Πετούν τους πρόσφυγες έξω από καμπς και σπίτια

      Ψήφισμα Δημοτικού Συμβουλίου Χανίων σχετικά με εξώσεις προσφύγων από καμπς και από σπίτια

      Κατακεραυνώνει το δημοτικό συμβούλιο Χανίων τις καταγεγραμμένες εξώσεις προσφύγων από καμπς και σπίτια που διαχειρίζεται η Ύπατη Αρμοστεία του ΟΗΕ και όπου φιλοξενούνται. Με ψήφισμά της καταδικάζει τις ενέργειες αυτές και αναθέτει στο δήμαρχο τις νόμιμες ενέργειες που πρέπει να ακολουθηθούν.

      Το ψήφισμα

      Το Δημοτικό Συμβούλιο Χανίων κατά τη συνεδρίαση της 27ης Μαΐου 2020, που πραγματοποιήθηκε με τηλεδιάσκεψη, με την υπ΄ αριθμ. 268 ομόφωνη απόφασή του εξέδωσε το ακόλουθο ψήφισμα :

      “Το δημοτικό συμβούλιο Χανιών εκφράζει την αντίθεσή του με τις εξώσεις προσφύγων από τα καμπς και από τα σπίτια, στα οποία φιλοξενούνται.

      Οι άνθρωποι αυτοί θα βρεθούν στο δρόμο χωρίς τη δυνατότητα στέγασης και επιβίωσης.

      Ανάμεσά τους άτομα που ανήκουν σε ευπαθείς ομάδες όπως ανάπηροι και γυναίκες μόνες με παιδιά, πολλά από τα οποία φοιτούν σε σχολεία.

      Ακόμη περισσότεροι θα πεταχτούν έξω από σπίτια που διαχειρίζεται η Ύπατη Αρμοστεία του ΟΗΕ σε συνεργασία με ΜΚΟ.

      Η ένταξη των προσφύγων σημαίνει πρόσβαση στο δικαίωμα στην εργασία, την παιδεία και την υγεία και όχι εγκατάλειψη στο δρόμο.

      Διεκδικούμε να ακυρωθούν οι μαζικές εξώσεις.

      Να εξασφαλιστεί στέγαση για όλους σε σπίτια και σε δομές μέσα στις γειτονιές.

      Οι δήμοι μπορούμε να ανοίξουμε προγράμματα κοινωνικής κατοικίας για τους πρόσφυγες.

      Οι πρόσφυγες και οι μετανάστες να πάρουν χαρτιά και άσυλο. Να έχουν δικαίωμα στην εργασία.

      Χωράμε όλοι !.

      Αναθέτει στον κ. Δήμαρχο τις παραπέρα ενέργειες σύμφωνα με το νόμο.”

      https://www.cretalive.gr/kriti/petoyn-toys-prosfyges-exo-apo-kamps-kai-spitia

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      Commentaire de Eirini Markidi via la mailing-list Migreurop, le 14,06.2020 :

      Résolution du Conseil municipal de #Chania (#Crète) sur les expulsions de réfugiés des camps et des maisons.

      Le conseil municipal de Chania dénonce les expulsions enregistrées de réfugiés des camps et des maisons gérés par le #HCR et où ils sont logés. Dans sa résolution, il condamne ces actions et confie au maire les démarches en justice à entreprendre.

      La résolution

      Le conseil municipal de Chania lors de la réunion du 27 mai 2020, tenue par téléconférence, par la No. 268 décision unanime a adopté la résolution suivante :
      « Le Conseil municipal de Chania exprime son opposition aux expulsions de réfugiés des camps et des maisons, dans lesquels ils sont hébergés. Ces gens vont se retrouver dans la rue sans possibilité de logement et de survie. Parmi eux, des personnes appartenant à des groupes vulnérables tels que des handicapés et des femmes seules avec des enfants, dont beaucoup fréquentent l’école. D’autres encore seront expulsés des foyers gérés par le HCR en coopération avec des ONG. L’intégration des réfugiés signifie l’accès au droit au travail, à l’éducation et à la santé, et non pas l’abandon dans la rue. Nous exigeons l’annulation des expulsions massives. Assurons l’hébergement pour tous dans les maisons et les structures dans les quartiers. Les municipalités peuvent ouvrir des programmes de logement social pour les réfugiés. Que les réfugiés et les migrants obtiennent des documents et l’asile. Qu’ils aient le droit au travail. Il y a de la place pour tout le monde. Le Conseil confie au maire les actions à entreprendre conformément à la loi ».

    • Άστεγες οικογένειες προσφύγων στην πλατεία Βικτωρίας

      Οικογένειες αναγνωρισμένων προσφύγων από τη Μόρια ήρθαν στην Αθήνα και καθώς αδυνατούσαν να βρουν στέγη μέσω του προγράμματος « ΗΛΙΟΣ » του Διεθνούς Οργανισμού Μετανάστευσης, πέρασαν το βράδυ της Πέμπτης προς Παρασκευή στην πλατεία Βικτωρίας.

      Σύμφωνα με αλληλέγγυους, οι οποίοι έστειλαν φωτογραφίες στην « Εφ.Συν. », κάποιες από αυτές τις οικογένειες με παιδιά παρέμεναν στην πλατεία Βικτωρίας μέχρι το μεσημέρι της Παρασκευής.

      Το πρόγραμμα ΗΛΙΟΣ προβλέπει την επιδότηση ενοικίου για αναγνωρισμένους πρόσφυγες για 6 μήνες, πρέπει όμως πρώτα να έχουν βρει οι ίδιοι το διαμέρισμα που θα νοικιάσουν.

      Κάποια από τα έγγραφα που απαιτούνται ώστε να ενταχθούν στα προγράμματα του ΟΑΕΔ είτε στα προγράμματα κοινωνικής πρόνοιας, ζητούν διεύθυνση κατοικίας με αποτέλεσμα να δημιουργείται φαύλος κύκλος.

      Σε αυτό τον φαύλο κύκλο απειλεί το υπουργείο Μετανάστευσης και Ασύλου να ρίξει περισσότερους από 11.000 αναγνωρισμένους πρόσφυγες, που καλούνται να βγουν από τις δομές χωρίς εξασφάλιση στέγης, χωρίς χρήματα και χωρίς συμμετοχή σε προγράμματα ένταξης.

      https://www.efsyn.gr/node/247437

      #Victoria_Square #SDF #sans-abri

      –—

      Commentaire de Vicky_Skoumbi via la mailing-list migreurop, 12.06.2020 :

      –-> voilà ce quels résultant donne la méthode de #décongestion (???) des îles de M. #Mitarakis (Ministre grec de la politique migratoire)

      Familles de réfugiés sans abri à Victoria Square (centre d’Athènes)

      Des familles de réfugiés reconnus sont arrivées à Athènes du camp de Moria, à Lesbos, et comme elles n’ont pas pu trouver d’abri grâce au programme "HELIOS’ de l’Organisation internationale pour les migrations, elles ont passé le jeudi soir et la journée du vendredi sur la place Victoria, à Athènes.

      Selon des solidaires qui ont envoyé des photos à Ef.Syn., certaines de ces familles avec enfants étaient toujours à la Victoria Square vendredi à midi.
      Le programme HELIOS prévoit la subvention du loyer pour les réfugiés reconnus pendant 6 mois, mais ils doivent d’abord avoir trouvé l’appartement à louer.
      Parmi des documents requis pour s’intégrer aux programmes de l’Agence pour l’Emploi ou aux programmes de protection sociale nécessitent un certificat de domicile, ce qui crée un cercle vicieux.
      Dans ce cercle vicieux, le ministère de l’Immigration et de l’Asile menace de jeter plus de 11 000 réfugiés reconnus, qui sont invités à quitter les structures d’accueil, se retrouvant ainsi sans logement, sans ressource et sans possibilité de s’inscrire aux programmes d’intégration.

    • Crète, GRECE : On jette les réfugiés hors des camps et des maisons
      Le 12/06

      Résolution du Conseil municipal de Chania (Crète) sur les expulsions de réfugiés des camps et des maisons.

      Le conseil municipal de Chania dénonce les expulsions enregistrées de réfugiés des camps et des maisons gérés par le HCR et où ils sont logés. Dans sa résolution, il condamne ces actions et confie au maire les démarches en justice à entreprendre.

      La #résolution

      Le conseil municipal de Chania lors de la réunion du 27 mai 2020, tenue par téléconférence, par la No. 268 décision unanime a adopté la résolution suivante :
      « Le Conseil municipal de Chania exprime son opposition aux expulsions de réfugiés des camps et des maisons, dans lesquels ils sont hébergés. Ces gens vont se retrouver dans la rue sans possibilité de logement et de survie. Parmi eux, des personnes appartenant à des groupes vulnérables tels que des handicapés et des femmes seules avec des enfants, dont beaucoup fréquentent l’école. D’autres encore seront expulsés des foyers gérés par le HCR en coopération avec des ONG. L’intégration des réfugiés signifie l’accès au droit au travail, à l’éducation et à la santé, et non pas l’abandon dans la rue. Nous exigeons l’annulation des expulsions massives. Assurons l’hébergement pour tous dans les maisons et les structures dans les quartiers. Les municipalités peuvent ouvrir des programmes de logement social pour les réfugiés. Que les réfugiés et les migrants obtiennent des documents et l’asile. Qu’ils aient le droit au travail. Il y a de la place pour tout le monde. Le Conseil confie au maire les actions à entreprendre conformément à la loi ».

      Reçu via la mailing-list Migreurop, le 14.06.2020

    • Ministry taking over UN accommodation program

      The European Union-funded ESTIA program for asylum seekers in Greece, which has been run by the United Nations refugee agency since 2016, is to come under the control of the Migration Ministry by the end of the year as part of efforts to reduce costs and increase transparency, the ministry said on Thursday.

      There had been rumors that the ESTIA program would be discontinued following the government’s announcement last month that more than 11,000 recognized refugees living in state facilities, many in ESTIA-funded apartments, will be obliged to leave.

      However, according to the ministry, the ESTIA scheme will continue next year with a 91.5-million-euro budget to which regional and local authorities and non-government organizations can apply.

      The ministry also said it has signed two contracts: one to speed up the transfer of migrants from the Aegean islands to the mainland and one for the recruitment of interpreters.

      https://www.ekathimerini.com/253846/article/ekathimerini/news/ministry-taking-over-un-accommodation-program

    • Ripe for #Corruption? The Greek Migration Ministry.

      The Greek Migration Ministry has announced that The European Union-funded ESTIA (Emergency Support to Integration and Accommodation) program for asylum seekers, which has been run by UNHCR since 2016, will come under the control of the ministry by the end of the year. By October 2019, the UNHCR had created 25,545 places in the accommodation scheme as part of the ESTIA programme. These were in 4,475 apartments and 14 buildings, in 14 cities and 7 islands across Greece. Since November 2015, more than 60,000 have benefitted from the ESTIA scheme now set to be taken over by the Greek Ministry.

      Whilst this move has been defended by the government as part of efforts to reduce costs and increase transparency, due to previous allegations of the misconduct within refugee accommodation management this move to centralise the control of the ESTIA programme should be seriously questioned.

      As previously reported by Are You Syrious, it was discovered last month that a newly appointed manager of a refugee accommodation centre in Pyrgos has extensive affiliation with far-right and Nazi groups and has previously published a book titles ‘Minarets: The Speeches of Islam in Europe’. Upon questioning, the Minister of Immigration and Asylum has failed to make pubic this person’s CV or necessary qualifications for his position as head of a refugee accommodation centre, leading many people to express concern as to why this person has received such an important appointment.

      In addition to the appointment of accommodation managers with far-right and Nazi affiliation, the Greek newspaper Efsyn alleged that it was common for the commanders of refugee structures to be persons with close relations with the ruling N.D. party. Efsyn’s preliminary investigation had shown that the commanders of at least six refugee structures had extensive links with the party.

      As well as allegations being made of questionable appointments of management as commanders of these refugee structures, the Greek migration ministry was mired in controversy last month with the creation of a so-called “black fund” for secret payments. The “black fund” was implemented as part of the new asylum law, but due to the anger of opposition lawmakers, was introduced after the period of public consultation had ended.

      Balkan Insight reported that “Mitarakis will control spending from the “black fund” with the oversight of three public servants from his own ministry. All documentation will be destroyed every six months and, in a change to the original proposal to appease critics, information on payments over 25,000 euros must be submitted to a special committee of the Greek parliament”.

      In response to this “black fund” Tasos Kostopoulos, a researcher on the history of far-right links to the state apparatus, said, “In the case of the Migration Ministry there might be a need for flexibility to handle emergencies but not at all a need for secret funds. There is no defensible reason for destroying the evidence and this covering up points to the fact that its purpose is internal, which raises questions regarding its democratic credentials”.

      The ability of any ministry to destroy all documentation of its actions, especially within a programme with no independent or impartial oversight, is a matter of grave concern. Given the aforementioned, the justification for reducing costs and increasing transparency is questionable at best and thus the government’s motives for taking over this programme, which will extensively expand their current operations, should seriously be called into question. If this programme is absorbed by the Ministry, a clear and transparent recruitment selection must be made, and the ability to misappropriate funds should be limited with the introduction of independent and impartial oversight.

      https://medium.com/are-you-syrious/ays-daily-digest-19-06-20-ripe-for-corruption-the-greek-migration-ministry-a

    • Refugees, Migrants Moved Out of Makeshift Camps in Athens’ Center

      Greek police evicted migrants who had set up camps in central squares in the Greek capital after they’d gone there when they were previously booted from other shelters to make way for new waves of replacements.

      A new law adopted in March 2020 reduces the grace period for recognized refugees from six months to 30 days to transition from organized accommodation and essential support to independent living.

      The United Nation’s refugee arm, the UNHCR urged Greece to increase the national reception capacity at sites, apartments, hotels and provide cash for shelter as droves were being put onto the streets and stripped of benefits with few work prospects.

      The New Democracy government said that thousands of people who have secured asylum had to leave the state-funded accommodations and make it on their own during the still-running COVID-19 pandemic that has put many businesses in peril.

      Police moved out migrants and refugees from Victoria Square to state facilities at Elaionas and Amygdaleza, but it remained unclear what their fate would be or if such police operations will continue, said Kathimerini.

      The departures from centers and subsidized hotels started earlier this month but was progressing slowly until it picked up this month when more than 800 refugees have left facilities on the islands, chiefly from Lesbos’ overcrowded Moria camp.

      Masses of migrants, with no other option, moved to Athens and returned to Victoria Square which had become an outdoor camp during the early days of a refugee and migrant crisis that began in 2015.

      Local residents said who families and children were sleeping in tents and on benches before the police cleared them out while volunteers working in Moria said refugees given asylum were being forced out.

      When stories circulated that authorities were planning deportations, many, including economic migrants who have little chance of being granted sanctuary, boarded ferries to Athens. Five islands near Turkey are holding more than 34,000 people.

      With Greece moving out of accommodations refugees given asylum to make way for others seeking it, Turkey’s pro-government newspaper The Daily Sabah said they are being dumped on the streets of Athens.

      Many were expelled from the notorious Moria detention camp on the island of Lesbos, the report said of a facility holding more than 18,000 in a space designed for only one-third that many.

      With European Union funding ending for some programs, the report said, “They were abandoned by the Greek authorities,” without mentioning Turkey has repeatedly violated an essentially-suspended 2016 swap deal with the EU by letting human traffickers keep sending more to the Greek islands.

      https://www.thenationalherald.com/archive_general_news_greece/arthro/refugees_migrants_moved_out_of_makeshift_camps_in_athens_center-4

    • Déferlement de #violences_policières contre des réfugiés et de solidaires à la #place_Victoria à #Athènes

      https://www.efsyn.gr/ellada/dikaiomata/250792_orgio-astynomikis-bias-stin-plateia-biktorias

      Des scènes de brutalités policières contre des réfugiés et des immigrants, principalement des mères de jeunes enfants se sont déroulées samedi soir. Nouvelle opération policière ce dimanche.

      EL.AS (Police hellénique) a montré son visage dur encore une fois ce week-end contre des familles de réfugiés et de migrants qui ont trouvé un abri temporaire à la place Victoria,principalement en raison de la décision du gouvernement d’évincer massivement de leur logement des réfugiés à la fin des programmes d’hébergement. Samedi vers minuit, les forces de MAT (les CRS grecs) ont fait irruption à la place Victoria, menaçant d’embarquer les personnes rassemblées au centre de détention fermé d’Amygdaleza, soi-disant pour leur propre sécurité et pour la protection de la santé publique.

      Lorsque les réfugiés et les migrants ont refusé, la police a attaqué la foule et a commencé à traîner violemment les gens vers les fourgons. Selon nos informations, ils ont d’abord emmené des enfants mineurs en les transportant vers les voitures de police, afin d’obliger leurs mères de suivre. Les vidéos, qui ont enregistré lors de l’attaque, montrent de nombreuses femmes hurlant.

      vidéos

      https://www.facebook.com/victoria.solidarity/videos/140508107663916/?t=1

      https://www.facebook.com/100051141831444/videos/pcb.140704300977630/140703910977669

      https://www.facebook.com/100051141831444/videos/pcb.140704300977630/140704197644307

      https://www.facebook.com/watch/?v=943218992790454&t=0

      Des dizaines de soutiens se sont également précipités sur les lieux pour protester contre les violences policières. Cependant, après la fin de l’opération, les forces du MAT ne semblaient pas en avoir assez de la violence et soudain, les lumières éteintes dans plusieurs rues, elles ont attaqué les solidaires et les réfugiés restés sur place. En conséquence, plusieurs personnes qui n’ont pas réussi à s’échapper par les rues étroites ont été atrappées. La police a procédé à l’arrestation de 22 personnes, dont un grièvement blessé, qui ont été transférées au poste de police de Kypseli (quartier d’Athènes). Quatre personnes parmi les interpellées ont été placées en arrestation.

      Malgré les vidéos qui attestent la brutalité de la police, la police prétend que des groupes solidaires ont attaqué les forces de l’ordre sans bâtons ni pierres, mais …à mains nues. Une nouvelle opération policière a été menée cet après-midi sur la place Victoria et, selon les informations, les personnes interpellées ont été transférés à la structure d’accueil Schistou à Pérama, en Attique. Le nouvel incident de brutalité policière survient quelques heures seulement après les images de honte d’Exarcheia, où, vendredi soir, les forces de police ont frappé sans discrimination des personnes pendant des heures dans le quartier, et les policiers ont même fait irruption dans des magasins de divertissement, causant des dégâts considérables.

      Message reçu de Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 05.07.2020

    • Recognised but unprotected: The situation of refugees in #Victoria_Square

      Over the summer, Refugee Support Aegean (RSA) has documented the cases of several vulnerable families (42 persons including 22 children) from Afghanistan granted international protection on Lesvos, who were informed they had to leave the Moria hotspot and subsequently ended up homeless in Victoria Square, Athens. Among those were three new-born babies, women in advanced pregnancy, victims of torture, a child with autism, a child with a rare genetic disorder and a child suffering from cancer. Their stories, involving destitution, police violence, transfers to and poor living conditions in reception and detention facilities, starkly illustrate the severe impact of Greece’s decision to evict refugees from its reception system without any concrete plan to enable them to exercise their rights as protection holders.

      Amid the COVID-19 pandemic, the Greek government announced the eviction of over 11,000 recognised refugees from reception places they occupied during their asylum procedures. Evictions would start as of 1 June 2020 based on the enforcement of recent legislation foreseeing an obligation on international protection holders to leave their accommodation in camps, apartments and hotels within one month of receiving status.

      Refugees were informed they had to leave their reception places and to autonomously integrate in the host society under conditions equal to Greek citizens. The move, however, has been imposed without any measures to mitigate longstanding obstacles faced by status holders in obtaining the necessary documentation for access to key rights in Greece.

      Specifically, persons seeking to rent property and to open a bank account need a Tax Identification Number (Αριθμός Φορολογικού Μητρώου, AFM). To obtain it, they need to provide a certified residence address to the tax authorities. Beneficiaries of international protection who do not hold a residence certificate and/or are homeless are unable to receive an AFM.

      The only official integration programme for beneficiaries of international protection in Greece, HELIOS, offers support including rental subsidies to assist people in covering running housing expenses, provided they already hold a rental contract and a bank account; both are dependent upon AFM and involve expenses. Still, finding accommodation itself remains extremely difficult for most due to high rent prices, scarcity of spare flats, lack of language knowledge, and discrimination in the housing market.

      The Greek authorities’ stance towards recognised refugees, however, appears to be primarily geared towards decongesting the hotspots on the Eastern Aegean islands. The government has consistently declared that status holders can and should seek assistance through HELIOS, without acknowledging the limitations of the programme. An analysis made by RSA and PRO ASYL in June 2020 showed that less than 4% of people granted status in Greece since the beginning of 2018 had been able to access rental subsidies under HELIOS. By the end of June 2020, a total of 2,484 status holders had accessed rental subsidies through the programme. This is far below the 11,000 beneficiaries requested to leave their accommodation that month, while more people continue to be granted international protection.

      https://rsaegean.org/en/recognised-but-unprotected-the-situation-of-refugees-in-victoria-square

      https://www.youtube.com/watch?v=PLVUiPceYu0&feature=emb_logo

    • ’How can I find a home?’ Promise of Athens turns to despair for refugees

      Arrivals from Lesbos are stuck in poor conditions at the city camp, with those granted asylum left to fend for themselves

      The only refugee camp in Athens is barely a mile south-west of the Acropolis as the crow flies. Officials speak of Elaionas as a model reception centre, one that has blended decent living conditions with clockwork efficiency.

      A collection of colourfully painted cabins, set either side of concrete pathways, Elaionas was built on former wasteland off the Sacred Way, ancient Greece’s oldest road. It opened in 2015, at the height of the refugee crisis. But in the rush to house families ordered to leave Moria, the infamous holding centre on Lesbos, authorities have turned the facility’s football ground into a tent city that has become synonymous with desperation and despair.

      “We are 30 families in these nylon tents and there is no electricity and it is very, very hot,” says Murat Shahi, a burly father of four, explaining how the new arrivals are forced to spend “every hour of every day” looking for respite from the sun. “They say ‘leave Moria’, they stop our cash card, but I have no work, I don’t speak Greek. How can I find a home?”

      The former teacher lies awake at night wondering how he will feed and house his children. “In Afghanistan I’m a dead man. I made this journey for a better life. Moria was very bad but then they moved me to a place where I receive no breakfast, no lunch. Why? I’m human with feelings.”

      Mobin Azimi, in the next tent, arrived with his wife and two daughters from Lesbos. Food is a problem because there is never enough. At night women try to cook over a fire of sticks on top of terracotta bricks. “In Moria we had electricity but here it is very difficult to cook. I can control my hunger but what do you say to a child who can’t?” the furniture maker asks.

      The scenes in Elaionas are replicated at the Skaramangas and Schisto reception centres on the outskirts of the Greek capital. People are told to fend for themselves after being accepted for asylum.

      “When you get a blue card [as a protected refugee] everything stops,” says Azimi, who has spent weeks scouring Athens for a flat to rent.

      “Other people in Elaionas, who haven’t got asylum, live in containers with electricity and air-conditioning. It’s crazy but they are in a much better situation. In Moria there was a lot of fighting. Here there is peace but life is so difficult,” he says.

      The plight of refugees forced to leave camps as the centre-right government tries to ease the pressures on a vastly overcrowded reception system has led to growing concern. Volunteers working with refugees speak of hunger and dehydration. Yet Greece currently chairs the Council of Europe, the EU’s leading human rights organisation.

      Around 11,000 people who were granted asylum since entering Greece have been asked to leave managed accommodation in island camps, hotels and apartments under the Estia scheme run by the UN refugee agency.

      Citing the need to free up space in migrant facilities, officials describe the exit strategy as the long overdue “shock” that will shake the system into action.

      Families have ended up in the street in Athens, gathering under the mulberry trees in Victoria Square. Critics claim Greece’s problem-plagued migration system is simply not up to the job.

      “The problem is there is no system to shock, it’s so disorganised, so dysfunctional, it’s like trying to reboot a broken PC,” says Lefteris Papagiannakis, the former vice-mayor of Athens who helped set up Elaionas. “So these poor people, who should have been integrated long ago, end up on the street, collateral damage in a system whose solution will be to move them from one camp to another before they are moved again.”

      This summer, about 1,600 refugees have arrived in Athens from Lesbos, mainly Afghans.

      Among those recently transferred from Victoria Square to Schisto with her husband and baby daughter is Somayeh Hashemi. “It’s very cramped. We are many families but they have put us in the cinema room and not in a tent,” she said through her husband, Saeed. “Now we are sleeping on the floor but we worry about the future. We don’t have a tax number or a bank account. We don’t speak the language. How will we find a home?”

      Since Greece’s prime minister Kyriakos Mitsotakis assumed power on a tough law and order platform, integration “even as a word” had barely been mentioned, says Papagiannakis, who now works for the humanitarian organisation, Solidarity Now.

      “The rationale would seem to be to get them out of the camps, out of the system and push them politely out of Greece because once they have papers they are free to travel abroad and, as we know, most never come back.”

      Although the flow of arrivals has been reduced dramatically by reinforced land and sea border patrols, a surge is expected later this year when coronavirus restrictions are relaxed in Turkey.

      The International Organization for Migration (IOM) concedes there are problems. “We are dealing with a system that got up and running late,” its mission chief, Gianluca Rocco, says. “All this time there have not been regular exits [from camps] and now we’re seeing big groups leaving all at once and that is creating challenges.”

      Among the lucky few is Laila Mohammadi, from Kabul, who found a home “by chance and in minutes”. She had enough money to pay the deposit with the monthly cash instalments she, her mother and seven siblings had been given in Moria.

      “I was out looking at this little house when the police came and put my mother and brothers and sisters on the bus for Elaionas,” says the 24–year-old. “My mother called and I went straight there. After 20 minutes completing documents the staff said ‘you can go’. I told them I had found a house with a little garden and it was our dream home.”

      https://www.theguardian.com/global-development/2020/jul/23/how-can-i-find-a-home-promise-of-athens-turns-to-despair-for-refugees

  • Grèce : un millier de migrants transférés de camps vers des hôtels vides

    Quelque mille réfugiés vulnérables des camps surpeuplés des îles grecques ont été transférés temporairement dans des hôtels au regard des dangers inhérents à la pandémie de #Covid-19. La commissaire européenne aux Affaires intérieures Ylva Johansson l’a annoncé mardi.


    https://twitter.com/ylvajohansson/status/1250010065098149888

    Les migrants sont transportés des camps de Lesbos et d’autres îles vers des hôtels vides, a écrit la politicienne suédoise sur Twitter. Elle a tenu à remercier l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, l’Organisation internationale pour les migrations, le gouvernement grec et la Commission européenne pour leurs efforts en vue de rendre cela possible. Ylva Johansson a également salué la générosité du peuple grec.

    « Les valeurs de l’Union européenne en pratique, même en ces temps difficiles », a-t-elle écrit dans son tweet.

    Certains migrants ont été transférés dans des hôtels vacants mardi, d’autres suivront mercredi, a ajouté un porte-parole.

    Selon le ministre grec compétent, près de 10.000 migrants ont déjà fait un tel voyage lors des trois premiers mois de l’année.

    En vertu de l’accord entre l’Union européenne et la Turquie, les migrants peuvent être renvoyés en Turquie uniquement depuis les îles.

    Politiciens et ONG ont demandé à plusieurs reprises que les camps de migrants soient complètement vidés étant donné leur surpopulation et les déplorables conditions d’hygiène. Si leur capacité est officiellement estimée à 7.000 places, près de 40.000 migrants sont actuellement présents dans les camps de Lesbos, Samos, Kos, Leros et Chios.

    https://www.rtbf.be/info/monde/detail_grece-un-millier-de-migrants-transferes-de-camps-vers-des-hotels-vides?i
    #transferts #hôtels #asile #migrations #réfugiés #Grèce #îles #HCR #OIM #IOM

    –---

    Ajouté à la métaliste migrations / tourisme :
    https://seenthis.net/messages/770799

  • #Incendies dans les #camps_de_réfugiés (ou autres lieux d’hébergement de demandeurs d’asile et réfugiés) en #Grèce. Tentative de #métaliste, non exhaustive...

    Les incendies sont rassemblés ici en ordre chronologique, mais attention à faire la distinction entre ceux qui ont lieu :
    – par accident
    – comme geste de #protestation de la part des réfugiés entassés dans ces camps surpeuplés et insalubres
    – par main de l’#extrême_droite

    #réfugiés #asile #migrations #feu #incendie #anti-réfugiés #racisme #xénophobie #révolte #résistance
    ping @isskein

  • Pandemic as an excuse for violating refugees’ rights

    Inhumane practices towards refugees are also evident in neighboring Bosnia and Herzegovina. Last week, refugees wrote an open letter (https://www.facebook.com/transbalkanskasolidarnost/photos/a.121803256103331/130375228579467/?type=3&theater) problematising conditions at the Miral refugee camp and the work of the International Organization for Migration (IOM). The refugees’ letter states: “They do not give us enough food and if we want to buy food with our own money, they do not allow us to enter the camp with food, if they catch us, they take the food we have bought and put it in the water. People go to bed hungry every night."

    Criticism of the IOM’s work was also addressed by the Transbalkan Solidarity collective, launching the action “#Soaps_for_IOM” (https://transbalkanskasolidarnost.home.blog/sapuni-za-iom), which lasted from April 29th - 30th. This action consisted of sending a photo of the soap to the IOM to emphasise violence at refugees camps, inadequate food supply, worrying hygiene conditions and almost minimal health care. Transbalkan solidarity warned that the current pandemic has turned refugee camps into prisons, thereby completely restricting people’s freedom of movement.

    In Croatia, the Ombudsman (https://www.ombudsman.hr/hr/potrebno-zastititi-i-osobe-pod-medunarodnom-zastitom-trazitelje-zastite-i-) also spoke about the lack of political will to recognise the refugees’ vulnerability during the current pandemic, emphasising the importance of ensuring an adequate health care, conditions for self-isolation and means of respecting all measures to prevent the spread of the epidemic at the Reception centres where refugees are housed. She also noted that a large number of refugees who have been granted international protection face existential problems, given that they have lost their jobs and are unable to pay their rent.

    Reçu via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 04.05.2020

    #route_des_balkans #IOM #OIM #Bosnie #asile #migrations #réfugiés #covid-19 #coronavirus #violence #camps_de_réfugiés #faim #alimentation #hygiène #liberté_de_mouvement #liberté_de_circulation #Croatie #travail #chômage #vulnérabilité

    ping @luciebacon @isskein

  • #Grèce : le 31 mai 4000 réfugiés vont être expulsés de logements d’#Estia et #Helios

    #Grèce : Des milliers de réfugiés bénéficiaires de programmes d’#hébergement vont être expulsés de leur logements fin mai.

    "Que les #expulsions de réfugiés des appartements où ils vivent maintenant soient bloquées maintenant. Le gouvernement grec et l’UE doivent prendre une position claire immédiatement et ne pas épuiser leur rigueur sur le maillon le plus faible ". La coordinatrice du programme d’hébergement #ESTIA de l’ONG pour le soutien social à la jeunesse "#ARSIS " Nikoleta Kyrana, s’est entretenu avec la journaliste Julie Tsiga sur la radio sto Kokkino, où elle a dénoncé les "messages schizophréniques que le gouvernement renvoie aux réfugiés".

    Le 31 mai, les familles de réfugiés devront quitter les #appartements où elles vivent, a déclaré Mme Kyrana, expliquant qu’il y a au total 3 500 à 4 000 personnes, qui bénéficient actuellement du #programme_Helios, un programme d’#intégration et d’hébergement de l’#Organisation_Internationale_pour_les_Migrations (#IOM) et du #programme_ESTIA, parmi lesquels plusieurs enfants dont beaucoup vont également à l’école. Le représentant de l’ONG "ARSIS" s’est demandé où iraient ces personnes.

    Ils sont tous des #réfugiés reconnus, a-t-elle souligné, et le gouvernement essaie de justifier toute cette campagne sur un discours anti-réfugiés, faisant tout son possible pour leur rendre la vie un enfer. Si le gouvernement n’en veut pas, il faudrait qu’il n’accepte pas non plus la convention qui permet de les maintenir ici. Le gouvernement et l’UE doivent prendre immédiatement une position claire, a souligné Mme Kyrana.

    Tout cela se passe sous silence par les médias, probablement parce que cette question ne rentre pas dans le cadre du soi-disant « success story » du gouvernement, a-t-elle dit.

    Source en grec https://www.stokokkino.gr/article/3149/ARSIS:-H-ellhnikh-koinwnia-de-mporei-na-anteksei-alles-Manw

    Reçu par Vicky Skoumbi via la mailing-list Migreurop, le 04.05.2020
    #ESTIA #asile #migrations #OIM

  • Danas prijem prvih migranata u novi kamp Lipa

    Iako je Gradsko vijeće #Bihać prihvatilo Lipu kao novu lokaciju za smještaj migranata još u studenom prošle godine, vlasti u Bosni i Hercegovini su svoju suglasnost dale tek nakon proglašenja pandemije koronavirusa u BiH, kako bi se sa ulica krajiških gradova izmjestilo nekoliko tisuća migranata.

    Iako je prvo izmještanje migranata najavljeno još u ožujku, ipak do toga nije došlo. Prema zvaničnim najavama, danas se očekuje prijem prvih migranata u novi kamp Lipa, tako da se intenzivno radi na osposobljavanju kampa. Na ovoj lokaciji je postavljeno 50 šatora u koje bi trebalo biti smješteno 1000 migranata.

    ŠUHRET FAZLIĆ, gradonačelnik Bihaća

    “Odvija se projekat koji je sigurno na prostoru Balkana možda najveći građevinski poduhvat. Ko nije bio gore ne može znati šta se dešava. Gore je milionska investicij. Prije 15 dana gore je bila samo livada, sada gore se stvaraju kapaciteti za smještaj skoro 1000 migranata”, rekao je Fazlić.

    S obzirom na to da vlasti ne žele da se ponovi slika sa Vučjaka, otvaranje kampa Lipa kasni. Riješeno je pitanje struje, vode i odvodnje, još se čeka zeleno svjetlo od zdravstvenog sektora.

    Iz kantonalnog Zavoda za javno zdravstvo ističu da svaki dan dobijaju izvještaje od DRC-a i IOM-a o zdravstvenom stanju migranata koji se nalaze u prihvatnim centrima. Na ulazu u Lipu će se raditi trijaža migranata, a bit će osposobljen i karantin.

    Epidemiolog ZARINA MULABDIĆ, direktorica Zavoda za javno zdravstvo

    “Zadovoljni smo sa onim zatečenim gore. Samo treba da se još to do kraja provede, nešto u vezi infrastrukture što se treba nadopuniti. To će biti jedno sjajno rješenje, ni nalik na Vučjak, na koji sam ja dala negativno mišljenje kao epidemiolog”, kazala je Mulabdić.

    Lipa je prvenstveno namijenjena za prihvat migranata koji se nalaze na ulicama Bihaća i nemaju osnovne uvjete za život dostojan čovjeka.

    MUSTAFA RUŽNIĆ, premijer USK

    “Kapacitet je za sada 1000 migranata. Vidjet ćemo kako će se razvijati situacija. Vidjeli ste, to je jedan mali grad po svim standardima”, istakao je Ružnić.

    Еpidemiolog ZARINA MULABDIĆ, direktorica Zavoda za javno zdravstvo

    Cilj nam je da ovo što nam je na ulici stavimo na Lipu tako da imamo nadzor, dodala je Mulabdić.

    Iz Ministarstva unutrašnjih poslova Unsko-sanskog kantona kažu da su spremni za izmještanje migranata, kako onih s ulica Bihaća, tako i onih koji privremeni krov nad glavom nalaze u napuštenim objektima.

    NERMIN KLjAJIĆ, ministar unutrašnjih poslova USK

    “Na taj način ćemo ispoštovati odluku Vijeća ministara o apsolutnoj zabrani kretanja. Smatram da se nekih 400 do 500 migranata u ovoj sedmici može premjestiti gore na tu lokaciju, objasnio je Kljajić.

    Građani Bihaća su u samoizolaciji dok migranti čekajući svoje premještanje slobodno šetaju gradskim ulicama. Bez osnovnih higijenskih i zdravstvenih uvjeta, otvorena su prijetnja za širene pandemije koronavirusa.

    https://bhrt.ba/1134278/danas-prijem-prvih-migranata-u-novi-kamp-lipa

    #Bosnie #asile #migrations #réfugiés #camps #route_des_Balkans #Balkans

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    Commentaire via la mailing-list Inicijativa Dobrodosli, mail du 29.04.2020:

    Most of the funds used to finance the construction were awarded by the EU, while the camp will be run by the #IOM and the #DRC. The camp is situated 22km from the city of Bihać, without a connecting road, which would mean it is, in essence, isolated peripheral accommodation. In addition, there is no wastewater infrastructure, which in time will certainly begin to create certain problems for people living there.

    For a long while, BH has not been a good place for refugees and other migrants – as confirmed by this week’s news about the protest in #Bira (https://www.facebook.com/groups/144469886266984/permalink/548667525847216) and the letter signed by 70 persons from #Miral (https://www.facebook.com/transbalkanskasolidarnost/photos/a.121803256103331/130375228579467/?type=3&theater). These are reactions of people on the move to the hardships they have to suffer every day, and which are becoming unbearable. Meanwhile, police violence on the borders is not ceasing, continuing with equal levels of brutality and injustice (reprezent.ba/video-zivot-na-divlje-u-divljim-kampovima-velike-kladuse).

    #Danish_Refugee_Council #OIM #violences_policières #violence #isolement #périphérie #hébergement

    • Un camp de 1 000 lits pour les migrants sans abri a ouvert en Bosnie-Herzégovine, avec le soutien de l’OIM. La nouvelle installation, située dans la ville de #Bihac, au nord du pays, restera ouverte pendant toute la durée de la pandémie de COVID-19.

      Lorsque le virus a fait son apparition dans le pays, le nombre de migrants n’ayant pas accès aux centres d’hébergement officiels était estimé à 2 500. La plupart d’entre eux occupaient des bâtiments abandonnés, sans aucune aide humanitaire, ni soins médicaux adéquats, pourtant vitaux en cette période de pandémie.

      En réponse à une demande urgente des autorités, l’OIM est intervenue afin de réduire le risque pour les migrants et les communautés locales.

      La première étape a consisté à augmenter la capacité d’un centre existant de 1 000 lits à #Sarajevo, la capitale, pour la porter à 2 400. Le nouveau camp à Bihac, qui a ouvert la semaine dernière, fournira - comme celui de Sarajevo - une aide humanitaire de base, comprenant un hébergement, de la nourriture, des mesures d’hygiène, des installations sanitaires et des soins médicaux.

      Les migrants ont également accès au Wifi gratuit. Le site est géré conjointement par l’OIM et le Conseil danois pour les réfugiés, son partenaire pour l’assistance médicale.

      Depuis janvier 2018, la Bosnie-Herzégovine est devenue une voie d’accès essentielle pour les migrants qui souhaitent rejoindre d’autres pays de l’Union européenne depuis la Grèce. Entre janvier 2018 et aujourd’hui, près de 60 000 migrants sont arrivés et l’on estime aujourd’hui à 8 000 le nombre de personnes toujours bloquées dans le pays, leurs déplacements étant fortement réduits en raison des mesures prises pour prévenir la propagation du virus COVID-19.

      Le nouveau camp n’accueillera que des hommes célibataires, qui sont relocalisés par la police locale. À leur arrivée, ils recevront un kit d’hygiène et subiront un premier examen de dépistage de la COVID-19. Le site comporte des zones d’isolement dédiées où les nouveaux arrivants resteront pendant 14 jours, ainsi que des espaces de quarantaine où ceux qui présentent des symptômes du COVID-19 bénéficieront d’une surveillance médicale.

      Peter Van der Auweraert, chef de mission de l’OIM, a observé que l’ouverture rapide du site « montre ce qui peut être réalisé lorsque les autorités locales, les donateurs et les organisations internationales travaillent main dans la main. C’est une étape cruciale vers l’inclusion des migrants dans la réponse à la COVID-19 en leur assurant l’accès à un dépistage et à des soins médicaux appropriés, en plus de l’aide humanitaire. »

      Le site d’urgence a été construit de zéro avec le soutien financier de l’Union européenne et de l’USAID.

      #OIM #IOM #Bosnie #coronavirus #SDF #sans-abri #sans-abrisme

  • Le #camp de #Nea_Kavala en #Grèce

    Dans l’Union européenne, certains camps pour personnes étrangères sont dits « ouverts » : les habitants sont libres d’y rester ou non, en attendant une réponse à leur demande d’asile – dans les faits, ils n’ont pas vraiment le droit ni les moyens de s’installer ailleurs.

    Le 28 février 2016, la création de ce camp intervient dans un contexte de #fermetures_des_frontières dans les #Balkans, et du besoin de répartir les habitants du camp d’#Idomeni. 3520 personnes sont alors transférées vers des tentes disposées sur le tarmac de l’aéroport militaire « Asimakopoulou »[1], pour une capacité d’accueil estimée à 2500 personnes. Sur le bitume, les personnes sont exposées aux vents et aux températures parfois extrêmes. Elles attendront le mois de novembre pour que des containers soient mis en place.

    Quatre ans plus tard, le camp est toujours là. L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) considère Nea Kavala comme une « installation d’accueil de long terme » ; et y transfère notamment des réfugiés depuis le camp de Moria à Lesbos[2].

    Les habitants ont eu le temps de réaliser des « travaux d’agrandissement » sur certains containers (© Louis Fernier)

    La vie s’est organisée à la marge de la société grecque. Des personnes migrantes sont isolées, bloquées dans un lieu initialement prévu pour que des avions décollent et atterrissent. Sur le tarmac, les préfabriqués ont été installés « de façon à contenir les effets des rafales de vent » ; les personnes « accueillies » partagent des sanitaires extérieurs l’été comme l’hiver, et une unique source d’eau potable située à l’entrée du camp. Si elles le souhaitent, elles sont toutefois libres de marcher 5 KM le long d’une voie rapide pour atteindre la première pharmacie. Sur place, nos observations nous ont permis de réaliser la carte ci-après :

    Ce croquis illustre comment la vie prend forme dans un tel environnement. Les ressources et acteurs clés se situent presque exclusivement à l’entrée, dans le nord du camp.

    L’Etat grec a délégué la majeure partie des tâches de coordination au Danish Refugee Council. Les ministères de l’éducation et de la santé restent toutefois censés accomplir leurs missions respectives. Hélas, la majorité des enfants ne sont scolarisés que la moitié de la semaine, et le médecin du camp n’est présent que 15 heures par semaine. Deux associations non-gouvernementales, « Drop in the Ocean » et We Are Here », sont présentes au quotidien pour soutenir les personnes encampées. C’est au sein de We Are Here que nous effectuons une enquête de terrain depuis deux mois. Composée uniquement de bénévoles, cette association gère un espace social, organise des cours d’Anglais et de musique, et des activités pour les plus jeunes. Elle tient aussi un centre d’informations et un espace réservé aux femmes. Au quotidien, elle s’active dans un univers interculturel, comme le montre la diversité des nationalités présentes depuis 2016, et la nécessité de s’adapter en continue.

    Être bénévole à We Are Here, c’est aussi travailler dans un milieu en perpétuel mouvement : la population connait des fluctuations parfois très soudaines.

    Si la population n’a plus dépassé la capacité du camp depuis sa création, elle a connu certains pics – à la fin de l’été 2019 notamment. Les conditions de vie paraissaient alors peu dignes pour un « site d’accueil de long terme ». Une personne réfugiée témoignait le 02 septembre 2019 :

    “Nea Kavala Camp is one of hell’s chosen spots in Greece. And to think that this government sees it as a suitable place for vulnerable refugees shows to me how much it must hate us. Nobody should be expected to stay there.”

    Depuis le 12 mars 2020, les mesures de protection face au Covid-19 ont entraîné l’arrêt des activités de We Are Here ; cependant, nous sommes toujours en observation depuis le village voisin, en contact avec les habitants du camp. Et la crise sanitaire n’a pas freiné les travaux d’aménagement de Nea Kavala, en prévision de l’accueil de 1000 personnes transférées depuis l’île de Lesbos.

    A l’intérieur de ces tentes, les familles sont aujourd’hui réparties par petites salles. Un habitant nous rapporte que « l’on y entend les voisins, c’est très serré. Il y a une table, quatre chaises et quatre lits pour toute une famille ».

    Nea Kavala compte 372 arrivées depuis la fin du mois de février, dans le contexte actuel de pandémie mondiale. Le Danish Refugee Council estime que 700 nouvelles personnes arriveront encore d’ici l’été. Les locaux de We Are Here et de Drop in the Ocean ont été demandés pour organiser de potentielles mises en quarantaine. En attendant d’y retourner, nous espérons que le virus épargnera le camp ; et que l’ennui, l’isolement et les conditions d’accueil ainsi décrites n’entraineront pas de tensions. Nous retenons notre souffle.

    https://mi.hypotheses.org/2122
    #transferts #migrerrance #immobilité #Grèce_continentale #frontières #Thessalonique #Polykastro #Asimakopoulou #OIM #IOM #temporaire #isolement #marginalité #marges #aéroport #tarmac #préfabriqués #croquis #cartographie #visualisation #Danish_Refugee_Council #déscolarisation #accès_aux_soins #Drop_in_the_Ocean #We_are_here

  • Migranti lungo la Rotta, quarantena permanente versione testuale

    A partire da marzo, mano a mano che il coronavirus dilagava per l’Europa, alcuni stati disposti lungo la dorsale balcanica hanno messo in atto provvedimenti che hanno interessato non solamente la popolazione locale, ma anche e soprattutto la popolazione migrante che vive all’interno dei centri di transito e per richiedenti asilo, allestiti e istituiti lungo la cosiddetta Rotta balcanica a partire dal 2016.
    Dopo il 2015, anno della “crisi dei rifugiati”, che ha visto arrivare in Unione europea quasi un milione di persone (di cui oltre 850 mila transitate dalla Grecia), a partire da marzo 2016 la Rotta balcanica è stata dichiarata ufficialmente chiusa, in base al controverso accordo turco-europeo, che prevede fondamentalmente che la Turchia – in cambio di 6 miliardi di euro versati dall’Ue e di un’accelerazione nelle trattative legate all’ingresso in Europa – gestisca i quasi 4 milioni di richiedenti asilo che si trovano nel suo territorio.
    Di fatto, però, quell’accordo (in realtà una dichiarazione congiunta tra le parti coinvolte) non ha fermato il flusso di persone on the move, ma lo ha solamente rallentato e reso più pericoloso; si calcola, in effetti, che tra il 2016 e il 2019 siano comunque passate circa 160 mila persone lungo questo corridoio migratorio.

    Confini incandescenti
    I paesi maggiormente interessati dalla presenza dei migranti in transito sono Grecia, Serbia e – a partire dal 2018 – Bosnia Erzegovina, diventata nella zona nord-occidentale il collo di bottiglia prima di entrare in Croazia e da lì nei Paesi Shengen, la meta cui maggiormente aspirano le persone, che provengono principalmente da Afghanistan, Pakistan, Siria, Iran e Iraq.
    Poco prima che la pandemia prendesse piede a livello globale, a partire da fine febbraio, la Rotta balcanica era tornata sui principali giornali e siti di notizie, perchè il presidente turco Recep Tayyp Erdo?an aveva annunciato di aver aperto i confini del paese ai migranti intenzionati a raggiungere l’Europa. Quella che sino a poco tempo prima sembrava solo una minaccia si è fatta realtà; nel giro di pochi giorni almeno 10 mila persone hanno raggiunto il confine terrestre tra Turchia e Grecia e hanno provato a sfondare i cordoni di sicurezza greci, trovando una risposta violenta, anche con il sostegno delle polizie e dei militari di altri governi europei.
    La situazione incandescente sul confine, che faceva immaginare uno scenario simile a quello del 2015, con migliaia di persone in transito lungo la rotta, si è però interrotta bruscamente con l’arrivo del virus e le misure di chiusura, limitazione di movimento e autoisolamento messe in atto in pratica da quasi tutti gli stati del mondo.
    Gli stati posti lungo la Rotta balcanica hanno non solo imposto misure restrittive alla popolazione locale, ma hanno chiuso la popolazione migrante all’interno dei campi, dispiegando forze speciali a controllarne i perimetri: nessuna nuova persona entra e nessuno esce, in una quarantena permanente.

    Prendono la strada dei boschi
    In Grecia si calcola una presenza di oltre 118 mila tra rifugiati e richiedenti asilo; circa 20 mila abitano nei 30 campi dislocati sul continente, molti vivono in appartamenti o shelter e oltre 38 mila sono bloccati nei campi ufficiali e informali sulle isole di Lesvos, Chios, Samos e Kos.
    In Serbia sono oltre 8.500 i richiedenti asilo e i migranti distribuiti nei 17 centri in gestione governativa all’interno del paese. Durante il mese di marzo polizia ed esercito locali hanno portato le persone che vivevano negli squat delle periferie di Belgrado e di Šid all’interno dei campi, che sono ora sovraffollati.
    Infine si calcola che in Bosnia Erzegovina ci siano circa 5.500 persone alloggiate in 9 campi per l’accoglienza, ma che almeno 2 mila vivano dormendo in edifici e fabbriche abbandonati o in tende e accampamenti di fortuna nei boschi lungo i confini con la Croazia. L’ampia presenza di persone che vivono fuori dai campi ufficiali ha fatto sì che il 17 aprile il consiglio dei ministri della Bosnia Erzegovina decidesse che ogni straniero che non ha un documento di identità valido e un indirizzo di residenza registrato presso l’ufficio stranieri del comune di competenza, verrà obbligatoriamente portato nei centri di ricezione, dove dovrà risiedere senza possibilità di uscire.
    Per questo motivo già dalle settimane precedenti, in località Lipa, cantone di Una Sana, territorio di Bihac, sono stati avviati di gran lena i lavori per mettere in piedi un nuovo centro temporaneo di transito. Il campo, costituito da ampi tendoni in cerata con letti a castello, container sanitari e toilette chimiche, è stato fortumente voluto dalla municipalità di Bihac per spostare dalle strade e da edifici diroccati le migliaia di persone che vagano tra le rovine senza cibo, acqua corrente, elettricità e vestiti. A partire dalla mattina del 21 aprile sono iniziati in maniera pacifica i trasporti dei migranti, scortati dalla polizia locale, al nuove centro in gestione all’Organizzazione mondiale dei migranti e al Danish Refugee Council. Al tempo stesso, decine di persone che non vogliono vivere nei centri e rimanere bloccate in quarantena a tempo indeterminato, hanno deciso di prendere la strada dei boschi e tentare di andare verso la Croazia o rimanere tra le foreste, in attesa che si allentino nei paesi europei le misure anti-Covid.
    Le preoccupazioni nutrite dalle diverse organizzazioni non governative e associazioni in tutti i contesti citati sono le medesime: i campi sono sovraffolati e non permettono di prevenire la diffusione del contagio, in molti centri i servizi igienici e i presidi sanitari sono insufficienti, in alcune realtà l’acqua non è potabile e fondamentalmente è impossibile mantenere le distanze. Le persone passano le giornate chiuse dentro strutture nella maggior parte dei casi fatiscenti, costrette a lunghe file per ricevere i pasti e sotto il controllo o della polizia e dell’esercito (come in Serbia e Grecia), che impediscono i tentativi di fuga dai campi, o delle imprese di sorveglianza private nei campi in Bosnia (campi gestiti da Iom, a differenza di Serbia e Grecia, dove sono in gestione governativa).
    Naturalmente, se già per la popolazione locale è difficile trovare mascherine usa e getta e guanti, per i migranti nei campi è pressochè impossibile, al punto che sia in Grecia che in Serbia, in alcuni dei centri i migranti hanno cominciato a cucire mascherine in stoffa, per la popolazione dei campi ma anche per la popolazione locale, supportati da alcune organizzazioni.
    In tutti i campi le organizzazioni che non si occupano di servizi primari, ma per esempio di interventi psico-sociali come Caritas, hanno dovuto sospendere o modificare le loro attività e instaurare una modalità di lavoro degli staff a rotazione, per preservare i propri operatori.

    Distanziamento impossibile
    Nonostante in Serbia e in Bosnia Erzegovina non siano stati ufficialmente accertati casi di persone positive al Covid19 tra i migranti nei centri, la stessa cosa non si può dire della Grecia, dove sono scoppiati almeno tre focolai, il primo a Ritsona, una ex base militare a 70 chilometri da Atene, che ospita oltre 3 mila persone, il secondo nel campo di Malakasa, dove è stato trovato un caso positivo tra gli oltre 1.600 residenti, il terzo nel sud della Grecia, a Kranidi, dove 150 su 497 persone di un ostello che ospita famiglie monogenitoriali sono risultate positive al test. In tutti i casi i campi sono stati posti in totale isolamento e quarantena per 14 giorni, e le persone non sono autorizzate a uscire dai loro container, stanze o tende. Per evitare che il fenomeno esploda soprattutto nei contesti come le isole, dove i campi sono sovraffolati e le condizioni di vita più miserevoli, il governo greco ha previsto lo spostamento di almeno 2.300 persone considerate più vulnerabili al virus sulla terraferma, in appartamenti, hotel e altri campi.
    In generale le reazioni dei migranti alle misure che sono state messe in atto sono state simili in tutti i luoghi. In primis vi è la sincera preoccupazione di ammalarsi nei campi; le persone sono consapevoli che igiene e misure di distanziamento sociale sono impossibili da tenere. Per fare un esempio, il Bira, un campo in Bosnia Erzegovina per uomini single e minori non accompagnati, che ha una capacità ufficiale di 1.500 persone, ne ospita più di 1.800 e nei container abitativi vivono non 6 persone, ma almeno il doppio. In luoghi così è impossibile fisicamente mettere in atto tutte le procedure necessarie a evitare il contagio.
    Altro punto che risulta particolarmente frustrante, soprattutto nei campi in Serbia e in Bosnia Erzegovina, è l’impossibilità di uscire fisicamente dai centri. Questo significa non poter esercitare nessuna libertà di movimento, non poter andare a comprare beni e cibo, magari non necessari per la sopravvivenza, ma di aiuto per resistere psicologicamente. Significa non poter andare a ritirare i soldi che i parenti mandano tramite Western Union e Money gram e ovviamente significa non poter tentare il game, il “gioco” di recarsi a piedi, da soli o guidati dai trafficanti, verso i confini, per cercare di valicarli.

    Gli interventi Caritas e Ipsia
    La frustrazione di rimanere bloccati a tempo indeterminato è molto alta; in molti dei campi sono scoppiate risse a volte anche molto violente, tra gli stessi migranti ma anche con le forze di polizia e di sicurezza preposte al controllo dei centri. Questi episodi, in Bosnia Erzegovina, sono avvenuti tra i minori non accompagnati del campo Bira, al Miral di Velika Kladuša, a Blažuj vicino a Sarajevo. Stesse dinamiche, con conseguente intervento pesante della security, a Krnja?a, Preševo e Adaševci in Serbia.
    Le organizzazioni impegnate nei centri per migranti potrebbero avere un importante ruolo di stress-relief (supporto in situazione di pressione psicologica) in un contesto di frustrazioni e violenze così diffuse, ma le organizzazioni che gestiscono i campi e i governi locali preferiscono una dimesione di chiusura quasi totale, senza capire che sarebbe importante prevenire la crescita di ulteriori tensioni.
    Caritas e Ipsia Acli, partner dei progetti lungo la rotta dei Balcani dal 2016, continuano – nella misura del possibile – le loro attività in Grecia, Serbia e Bosnia. Gli operatori locali sono portavoce e testimoni dei bisogni delle persone; anche se, a seguito dell’emergenza sanitaria, i ragazzi e le ragazze in Servizio civile all’estero hanno dovuto tornare in patria per non rimanere bloccati, e ciò ha tolto forze ed energie ai team locali, gli operatori sul terreno continuano il supporto alla popolazione migrante lungo la Rotta. Un piccolo apporto, in un mare di bisogni, ma il segno di un’attenzione e una prossimità che non devono essere cancellate dal virus.

    https://www.caritas.it/home_page/attivita_/00008790_Migranti_lungo_la_Rotta__quarantena_permanente.html

    #route_des_balkans #Balkans #Grèce #Croatie #campement #hébergement #camps #forêt #masques #distanciation_sociale #Grèce #Serbie #Bosnie #fermeture_des_frontières #frontières #coronavirus #covid-19 #Lipa #Bihac #OIM #IOM #Danish_Refugee_Council #Ritsona #Athènes #Malakasa #Kranidi #Bira #confinement #liberté_de_mouvement #Miral #Velika_Kladuša #Velika_Kladusa #Blažuj #Blazuj #Preševo #Adaševci #Krnja #Presevo #Adasevci

    ping @luciebacon

    • [Traduit par Chiara Lauvergnac, via Migreurop] 

      Migrants along the Route, permanent quarantine
      April 27, 2020
      Starting in March, as the coronavirus spread to Europe, some states located along the rear Balkan have implemented agreements that have affected not only the local population, but also and above all the migrant population living inside the transit and asylum seeker centers, set up and set up along the so-called Balkan route from 2016.
      After 2015, the year of the “refugee crisis”, which saw almost one million people arrive in the European Union (of which more than 850 thousand passed through Greece), starting from March 2016 the Balkan route was officially declared closed, on the basis of the controversial Turkish-European agreement, which basically provides that Turkey - in exchange for € 6 billion paid by the EU and an acceleration in negotiations related to entry into Europe - handles almost 4 million asylum seekers who we are in its territory.

      In fact, however, that agreement (actually a joint declaration between the parties involved) did not stop the flow of people on the move, but really slowed it down and made it more dangerous; it is estimated, in fact, that between 2016 and 2019 around 160 thousand people have passed through this migratory corridor.

      Red-hot borders

      The countries mainly affected by the presence of migrants in transit are Greece, Serbia and - starting from 2018 - Bosnia and Herzegovina, that became the bottleneck in the north-western area before entering Croatia and from there the Shengen countries, the destination which people aspire to, who are mainly from Afghanistan, Pakistan, Syria, Iran and Iraq.

      Shortly before the pandemic took off globally, starting from the end of February, the Balkan Route had returned to the main newspapers and news sites, because Turkish President Recep Tayyp Erdogan announced he had opened the borders to migrants willing to reach Europe. What seemed only a threat became reality; within a few days at least 10,000 people reached the land border between Turkey and Greece and tried to push through the security cordons, finding a violent response, also with the support of the police and military personnel from other EU countries.
      The incandescent situation on the border, which showed a scenario similar to that of 2015, with thousands of people in transit along the route, however, was abruptly interrupted with the arrival of the virus and the measures of closure of movement and the self-isolation put into practice by almost all states of the world.
      The states located along the Balkan route have not only imposed restrictive measures on the local population, but have closed the migrant population inside the camps, deploying special forces to control their perimeters: no new person enters and no one excludes, in a permanent quarantine.
      They take the road in the woods

      In Greece there are an estimated 118,000 refugees and asylum seekers; about 20 thousand inhabitants in the 30 camps located on the continent, many residents in apartments or shelters and over 38 thousand are blocked in the official and informal camps on the islands of Lesvos, Chios, Samos and Kos.
      In Serbia there are over 8,500 asylum seekers and migrants distributed in the 17 government-run centers within the country. During the month of March the police and army brought the people who lived in the squat on the outskirts of Belgrade and Šid into the camps, which are now overcrowded.
      Finally, it is estimated that in Bosnia and Herzegovina there are about 5,500 people housed in 9 camps for reception, but that at least 2,000 live sleeping in abandoned buildings and factories or in makeshift tents and camps in the woods along the borders with Croatia. On April 17, the Council of Ministers of Bosnia and Herzegovina decided that every foreigner who does not have a valid identity document and a residence address registered at the foreign office of the municipality of competence, will be obligatorily taken to the reception centers, where he must reside without possibility to go out. For this reason, work has already started in the past weeks, in Lipa, in the canton of Una Sana, in the Bihac area, to set up a new temporary transit centre. The camp, consisting of large tents with bunk beds, sanitary containers and chemical toilets, was fortuitously desired by the municipality of Bihac to move the thousands of people who wander through streets and ruined buildings without food, running water, electricity and clothes. Transportation of migrants, escorted by local police, to the new centre managed by the the World Organization for Migrants and the Danish Refugee Council began peacefully from the morning of April 21. At the same time, dozens of people who do not want to live in the centres and remain stuck in quarantine indefinitely, have decided to take the road through the woods and try to go to Croatia or stay in the forests, waiting for anti-Covid measures to loosen in the various countries.
      The concerns raised by the various non-governmental organizations and associations in all the contexts mentioned are the same: thecamps are overcrowded and do not allow to prevent the spread of the infection, in many centers the toilets and health facilities are insufficient, in some situations the water is not drinkable and basically it is impossible to keep your distance. People spend their days locked in structures in most cases dilapidated, forced to wait in long lines to receive meals and under the control of the police and the army (as in Serbia and Greece), which prevent attempts to flee the camps, or private surveillance companies in the camps in Bosnia ( managed by IOM, unlike Serbia and Greece, where they are under government management).
      Of course, if it is already difficult for the local population to find disposable masks and gloves, for migrants in the camps it is almost impossible, to the point that both in Greece and Serbia, in some of the centers the migrants have begun to sew masks in cloth , for the population of the campss but also for the local population, supported by some organizations.
      In all camps, organizations that do not deal with primary services, but for example with psycho-social interventions such as IPSIA/Caritas, have had to suspend or modify their activities and establish a rotating staff working mode, to preserve their operators.
      Impossible distancing

      Although cases of positive Covid19 people among migrants in the centers have not been officially recognized in Serbia and Bosnia and Herzegovina, the same cannot be said of Greece, where at least three outbreaks have erupted, the first in Ritsona, a former military base 70 kilometers from Athens, which houses over 3,000 people, the second in the Malakasa camp, where a positive case was found among the more than 1,600 residents, the third in southern Greece, in Kranidi, where 150 out of 497 people from a hostel hosting single parent families tested positive. In all cases the camps were placed in total isolation and quarantined for 14 days, and people are not allowed to leave their containers, rooms or tents. To prevent the phenomenon from exploding especially in contexts such as the islands, where the camps are overcrowded and the living conditions most miserable, the Greek government has disposed the movement of at least 2,300 people considered most vulnerable to the virus on the mainland, in apartments, hotels and other camps.
      In general, the reactions of migrants to the measures that have been put in place have been similar in all places. First of all, there is the sincere concern of getting sick in the camps; people are aware that hygiene and social distancing measures are impossible to maintain. For example, the Bira, a camp in Bosnia and Herzegovina for single men and unaccompanied minors, which has an official capacity of 1,500 people, is home to more than 1,800 and not just 6 people live in one container, but at least twice as many. In places like this it is physically impossible to put in place all the necessary procedures to avoid contagion.
      Another point that is particularly frustrating, especially in the camps in Serbia and Bosnia and Herzegovina, is the impossibility of physically leaving the centers. This means not being able to exercise any freedom of movement, not being able to go and buy goods and food, perhaps not necessary for survival, but of help to resist psychologically. It means not being able to go and collect the money that relatives send via Western Union and Money gram and obviously means not being able to try the game, the “game” to go on foot, alone or guided by traffickers, to the borders, to try to cross them.
      .
      The Caritas and Ipsia interventions

      The frustration of getting stuck indefinitely is very high; in many of the camps brawls sometimes even very violent broke out, among the migrants themselves but also with the police and security forces in charge of the control of the centers. These incidents in Bosnia and Herzegovina occurred among unaccompanied minors from the Bira camp, in Velika Kladuša’s Miral, in Blažuj near Sarajevo. Same dynamics, with consequent heavy security intervention, in Krnja? A, Preševo ​​and Adaševci in Serbia.
      Organizations engaged in migrant centers may have an important stress-relief role (support in situations of psychological pressure) in a context of such widespread frustrations and violence, but the organizations that manage the camps and local governments prefer an almost closed closure total, without understanding that it would be important to prevent the growth of further tensions.
      Caritas and Ipsia Acli, partners of projects along the Balkan route since 2016, continue - as far as possible - their activities in Greece, Serbia and Bosnia. Local operators are spokespersons and witnesses to people’s needs; even though, following the health emergency, the young men and women in the Civil Service abroad had to return to their homeland in order not to get stuck, and this took away local forces and energies. The operators on the ground continue to support the migrant population along the Route. A small contribution, in a sea of ​​needs, but the sign of attention and proximity that must not be erased by the virus.

      Silvia Maraone

      Caritas Italiana - Migranti lungo la Rotta, quarantena permanente

  • Des trajectoires immobilisées : #protection et #criminalisation des migrations au #Niger

    Le 6 janvier dernier, un camp du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) situé à une quinzaine de kilomètres de la ville nigérienne d’Agadez est incendié. À partir d’une brève présentation des mobilités régionales, l’article revient sur les contraintes et les tentatives de blocage des trajectoires migratoires dans ce pays saharo-sahélien. Depuis 2015, les projets européens se multiplient afin de lutter contre « les causes profondes de la migration irrégulière ». La Belgique est un des contributeurs du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (FFUE) et l’agence #Enabel met en place des projets visant la #stabilisation des communautés au Niger

    http://www.liguedh.be/wp-content/uploads/2020/04/Chronique_LDH_190_voies-sures-et-legales.pdf
    #immobilité #asile #migrations #réfugiés #Agadez #migrations #asile #réfugiés #root_causes #causes_profondes #Fonds_fiduciaire #mécanisme_de_transit_d’urgence #Fonds_fiduciaire_d’urgence_pour_l’Afrique #transit_d'urgence #OIM #temporaire #réinstallation #accueil_temporaire #Libye #IOM #expulsions_sud-sud #UE #EU #Union_européenne #mise_à_l'abri #évacuation #Italie #pays_de_transit #transit #mixed_migrations #migrations_mixtes #Convention_des_Nations_Unies_contre_la_criminalité_transnationale_organisée #fermeture_des_frontières #criminalisation #militarisation_des_frontières #France #Belgique #Espagne #passeurs #catégorisation #catégories #frontières #HCR #appel_d'air #incendie #trafic_illicite_de_migrants #trafiquants

    –----

    Sur l’incendie de janvier 2020, voir :
    https://seenthis.net/messages/816450

    ping @karine4 @isskein :
    Cette doctorante et membre de Migreurop, Alizée Dauchy, a réussi un super défi : résumé en 3 pages la situation dans laquelle se trouve le Niger...

    –---

    Pour @sinehebdo, un nouveau mot : l’#exodant
    –-> #vocabulaire #terminologie #mots

    Les origine de ce terme :

    Sur l’origine et l’emploi du terme « exodant » au Niger, voir Bernus (1999), Bonkano et Boubakar (1996), Boyer (2005a). Les termes #passagers, #rakab (de la racine arabe rakib désignant « ceux qui prennent un moyen de trans-port »), et #yan_tafia (« ceux qui partent » en haoussa) sont également utilisés.

    https://www.reseau-terra.eu/IMG/pdf/mts.pdf

    • Hundreds of migrants stuck in Niger amid #coronavirus pandemic

      While countries across Africa have been closing their borders as part of efforts to contain the coronavirus pandemic, migrants and people on the move are paying a high price.

      Over the past two weeks, hundreds of women, men and children have been stuck in Niger, a country that represents a traditional corridor of transit for seasonal labourers from West Africa heading to Libya or Algeria, as well as people hoping to move further to Europe across the Mediterranean Sea.

      “We’re being overwhelmed by requests of support,” said Barbara Rijks, Niger director for the International Organization for Migration (IOM).

      Deportations from Algeria to Niger have been a continuing trend since late 2016, with figures decreasing last year only to begin growing again from February onwards. The migrants, who were arrested during police roundups in Algeria’s coastal cities and forced to travel for days in overloaded trucks, were usually offered assistance by the IOM to return to their countries of origin.

      But now amid the pandemic, they are forced to quarantine in tent facilities set up in the military border post of Assamaka, where temperatures touch 50 degrees Celsius (122 degrees Fahrenheit), or in the southern city of Arlit.

      With borders closed all across West Africa, they risk being stuck in Niger much longer than they expected.

      “We’re extremely worried,” said Abderahmane Maouli, the mayor of Arlit, a city that hosts one of the six IOM transit centres in Niger and a new facility for those that end their quarantine in Assamaka.

      “Despite the border closure, we see that movements are continuing: People travel through minor routes to avoid border controls and reach Arlit without going through the quarantine, and this is a major public health issue for our community,” Maouli told Al Jazeera.

      The deportation of more than 8,000 people by Algeria since January this year, he says, had already put local welfare services under strain.

      Migrants receiving assistance in Madama, a military outpost close to the border between Niger and Libya [ Courtesy: IOM Niger]

      An uncommon push-back operation happened also in late March at the border between Niger and Libya, where a convoy of travellers was intercepted and sent back in the middle of the desert, forcing the IOM to organise humanitarian assistance.

      The quarantine of these groups and other travellers - in a makeshift camp set up in record time - fosters worries from both migrants and local communities in a country already standing at the bottom of the United Nations human development index and facing deadly seasonal outbreaks of malaria and measles. Some 1,400 doctors are operational in Niger, according to the government, serving a population of about 22 million.

      “A first warning sign,” Rijks told Al Jazeera, “was the arrival of 767 people, half of which foreigners, at the border between Niger and Algeria, on March 19: From that moment on, we registered continuous arrivals and each one of these people needs to quarantine for 14 days.”

      Later in March, a convoy of pick-up cars carrying 256 people was pushed-back by Libyan militiamen close to Tummo, a military outpost marking the frontier between Niger and Libya, some 900 kilometres (559 miles) northeast of Agadez, where their perilous desert crossing started.

      Blocked in the garrison village of Madama, Nigeriens and migrants mostly from Nigeria, Ghana and Burkina Faso suffered the unmerciful Saharan heat for days before receiving humanitarian assistance by the IOM and Niger’s Civil Protection Department that organised their transfer to Agadez. Their drivers were arrested for breaching anti-smuggling rules.

      The new quarantine center set up in Agadez by IOM, for people returning from Libya [Courtesy: IOM Niger]

      In Agadez, a once-coveted tourist destination for Europeans willing to explore Saharan dunes, they were lodged in a tent facility set up by the IOM alongside the main sports arena, where football games have been temporarily suspended due to the coronavirus pandemic.

      “It’s been a huge challenge, we had to boost our activities in less than one week, adopting hygienic measures in our six transit centres, that are already at full capacity, and opening up new structures to lodge people quarantining,” Rijks said.

      Another 44 people were found at Assamaka in the night between April 4-5 and welcomed at IOM’s quarantine site, where Doctors Without Borders (Medecins Sans Frontieres, or MSF) and the International Federation of the Red Cross provide medical and psychosocial assistance.

      ’Humanitarian corridors’

      IOM operations in Niger scaled up after the government enforced anti-smuggling measures in 2015, to prevent migrants from taking dangerous Saharan trails to Libya or Algeria.

      In the span of a few years, the number of crossings reduced, from about 330,000 in 2016 to 100,000 in 2018, while hundreds of “passeurs” - the French word for smugglers and middlemen active in the transportation business - were jailed.

      As a consequence, more and more people ended up being blocked in the country and turned to the organisation’s voluntary return programmes. From 2017 to early 2020, some 32,000 migrants returned home from Niger with IOM assistance.

      “People were usually staying for a few weeks in transit centres, where we arranged travel documents with consulates, before going back to their country of origin, while now they’re stuck in our transit centres and this adds frustrations,” said Rijks.

      She hopes that - despite border closures - governments in West Africa will agree soon on organising “humanitarian corridors to return their citizens from Niger”.

      While Rijks noted that countries are willing to receive back their citizens, the closure of land and air transportation routes, coupled with the need to set up costly quarantine facilities for returnees on arrival, put more strain on an already fragile logistic organisation.

      Currently, 2,371 people - mostly Nigerians, Guineans, Cameroonians and Malians - are lodged in the IOM’s six transit centres, Rijks said, while the size and number of new facilities set up to quarantine migrants are increasing by the day.

      ’Perfect storm’

      Niger has confirmed 342 coronavirus cases and 11 deaths as of Thursday, with the vast majority of cases found in the capital, Niamey. The country has introduced a series of containment measures to slow the spread of COVID-19, the disease caused by the coronavirus, including the closure of international borders, a ban on gatherings and non-essential activities and a night curfew.

      In addition to migrants on the move, humanitarian organisations are particularly concerned about the fate of 420,000 refugees and internally displaced Nigeriens who escaped violence by armed groups along the country’s borders with Nigeria, Chad, Mali and Burkina Faso. These people often live in crowded settlements, where physical distancing is a luxury.

      “On top of displacement caused by jihadists, malnutrition risks and socio-economic vulnerability, COVID-19 represents the perfect storm for Niger,” said Alessandra Morelli, country director for the UN’s refugee agency (UNHCR), pointing also at the interruption of evacuation flights for refugees from Libyan detention centres who are temporarily hosted in Niger while awaiting opportunities to resettle to Europe or North America.

      Morelli said the programme was launched in 2017 to offer “a vital lifeline” for the most vulnerable refugees detained in Libya.

      “We took them out of prisons, brought them here by plane and assisted them in their asylum and resettlement claim.”

      About 3,000 people have been evacuated to Niger so far and more than 2,300 resettled to Canada, Germany, Sweden, Netherlands, France and other countries.

      All operations are currently suspended.

      While the number of coronavirus cases grow by the day, with deepening worries over the effect of a severe outbreak in already fragile countries in the region, some refugees hosted in the reception centre of Hamdallaye started producing soap for local communities.

      “It’s a sign of hope in the midst of this situation,” said Morelli, whose WhatsApp account blinks continuously with information on new displacements and violence along Niger’s sealed borders.

      https://www.aljazeera.com/news/2020/04/hundreds-migrants-stuck-niger-coronavirus-pandemic-200409131745319.html

  • Hundreds of migrants stuck in #Niger amid coronavirus pandemic

    As countries close borders to curb spread of coronavirus, aid groups in Niger ’overwhelmed’ by requests of support.

    While countries across Africa have been closing their borders as part of efforts to contain the coronavirus pandemic, migrants and people on the move are paying a high price.

    Over the past two weeks, hundreds of women, men and children have been stuck in Niger, a country that represents a traditional corridor of transit for seasonal labourers from West Africa heading to Libya or Algeria, as well as people hoping to move further to Europe across the Mediterranean Sea.

    “We’re being overwhelmed by requests of support,” said Barbara Rijks, Niger director for the International Organization for Migration (IOM).

    Deportations from Algeria to Niger have been a continuing trend since late 2016, with figures decreasing last year only to begin growing again from February onwards. The migrants, who were arrested during police roundups in Algeria’s coastal cities and forced to travel for days in overloaded trucks, were usually offered assistance by the IOM to return to their countries of origin.

    But now amid the pandemic, they are forced to quarantine in tent facilities set up in the military border post of Assamaka, where temperatures touch 50 degrees Celsius (122 degrees Fahrenheit), or in the southern city of Arlit.

    With borders closed all across West Africa, they risk being stuck in Niger much longer than they expected.

    “We’re extremely worried,” said Abderahmane Maouli, the mayor of Arlit, a city that hosts one of the six IOM transit centres in Niger and a new facility for those that end their quarantine in Assamaka.

    “Despite the border closure, we see that movements are continuing: People travel through minor routes to avoid border controls and reach Arlit without going through the quarantine, and this is a major public health issue for our community,” Maouli told Al Jazeera.

    The deportation of more than 8,000 people by Algeria since January this year, he says, had already put local welfare services under strain.

    ’First warning sign’

    An uncommon push-back operation happened also in late March at the border between Niger and Libya, where a convoy of travellers was intercepted and sent back in the middle of the desert, forcing the IOM to organise humanitarian assistance.

    The quarantine of these groups and other travellers - in a makeshift camp set up in record time - fosters worries from both migrants and local communities in a country already standing at the bottom of the United Nations human development index and facing deadly seasonal outbreaks of malaria and measles. Some 1,400 doctors are operational in Niger, according to the government, serving a population of about 22 million.

    “A first warning sign,” Rijks told Al Jazeera, “was the arrival of 767 people, half of which foreigners, at the border between Niger and Algeria, on March 19: From that moment on, we registered continuous arrivals and each one of these people needs to quarantine for 14 days.”

    Later in March, a convoy of pick-up cars carrying 256 people was pushed-back by Libyan militiamen close to Tummo, a military outpost marking the frontier between Niger and Libya, some 900 kilometres (559 miles) northeast of Agadez, where their perilous desert crossing started.

    Blocked in the garrison village of Madama, Nigeriens and migrants mostly from Nigeria, Ghana and Burkina Faso suffered the unmerciful Saharan heat for days before receiving humanitarian assistance by the IOM and Niger’s Civil Protection Department that organised their transfer to Agadez. Their drivers were arrested for breaching anti-smuggling rules.

    In Agadez, a once-coveted tourist destination for Europeans willing to explore Saharan dunes, they were lodged in a tent facility set up by the IOM alongside the main sports arena, where football games have been temporarily suspended due to the coronavirus pandemic.

    “It’s been a huge challenge, we had to boost our activities in less than one week, adopting hygienic measures in our six transit centres, that are already at full capacity, and opening up new structures to lodge people quarantining,” Rijks said.

    Another 44 people were found at Assamaka in the night between April 4-5 and welcomed at IOM’s quarantine site, where Doctors Without Borders (Medecins Sans Frontieres, or MSF) and the International Federation of the Red Cross provide medical and psychosocial assistance.
    ’Humanitarian corridors’

    IOM operations in Niger scaled up after the government enforced anti-smuggling measures in 2015, to prevent migrants from taking dangerous Saharan trails to Libya or Algeria.

    In the span of a few years, the number of crossings reduced, from about 330,000 in 2016 to 100,000 in 2018, while hundreds of “passeurs” - the French word for smugglers and middlemen active in the transportation business - were jailed.

    As a consequence, more and more people ended up being blocked in the country and turned to the organisation’s voluntary return programmes. From 2017 to early 2020, some 32,000 migrants returned home from Niger with IOM assistance.

    “People were usually staying for a few weeks in transit centres, where we arranged travel documents with consulates, before going back to their country of origin, while now they’re stuck in our transit centres and this adds frustrations,” said Rijks.

    She hopes that - despite border closures - governments in West Africa will agree soon on organising “humanitarian corridors to return their citizens from Niger”.

    While Rijks noted that countries are willing to receive back their citizens, the closure of land and air transportation routes, coupled with the need to set up costly quarantine facilities for returnees on arrival, put more strain on an already fragile logistic organisation.

    Currently, 2,371 people - mostly Nigerians, Guineans, Cameroonians and Malians - are lodged in the IOM’s six transit centres, Rijks said, while the size and number of new facilities set up to quarantine migrants are increasing by the day.
    ’Perfect storm’

    Niger has confirmed 342 coronavirus cases and 11 deaths as of Thursday, with the vast majority of cases found in the capital, Niamey. The country has introduced a series of containment measures to slow the spread of COVID-19, the disease caused by the coronavirus, including the closure of international borders, a ban on gatherings and non-essential activities and a night curfew.

    In addition to migrants on the move, humanitarian organisations are particularly concerned about the fate of 420,000 refugees and internally displaced Nigeriens who escaped violence by armed groups along the country’s borders with Nigeria, Chad, Mali and Burkina Faso. These people often live in crowded settlements, where physical distancing is a luxury.

    “On top of displacement caused by jihadists, malnutrition risks and socio-economic vulnerability, COVID-19 represents the perfect storm for Niger,” said Alessandra Morelli, country director for the UN’s refugee agency (UNHCR), pointing also at the interruption of evacuation flights for refugees from Libyan detention centres who are temporarily hosted in Niger while awaiting opportunities to resettle to Europe or North America.

    Morelli said the programme was launched in 2017 to offer “a vital lifeline” for the most vulnerable refugees detained in Libya.

    “We took them out of prisons, brought them here by plane and assisted them in their asylum and resettlement claim.”

    About 3,000 people have been evacuated to Niger so far and more than 2,300 resettled to Canada, Germany, Sweden, Netherlands, France and other countries.

    All operations are currently suspended.

    While the number of coronavirus cases grow by the day, with deepening worries over the effect of a severe outbreak in already fragile countries in the region, some refugees hosted in the reception centre of Hamdallaye started producing soap for local communities.

    “It’s a sign of hope in the midst of this situation,” said Morelli, whose WhatsApp account blinks continuously with information on new displacements and violence along Niger’s sealed borders.

    https://www.aljazeera.com/news/2020/04/hundreds-migrants-stuck-niger-coronavirus-pandemic-200409131745319.html
    #IOM #OIM #immobilité #confinement #fermeture_des_frontières #Assamaka #épidémie #Arlit #Afrique_de_l'Ouest #centre_de_transit #centres_de_transit #renvois #Algérie #refoulement #push-back #quarantaine #migrerrance #frontières #Tummo #Madama #Agadez #passeurs
    ping @ceped_migrinter_afrique @karine4 @isskein

  • Movement Ban Worsens Migrants’ Plight in #Serbia, #Bosnia-and-Herzegovina

    https://balkaninsight.com/2020/04/09/movement-ban-worsens-migrants-plight-in-serbia-bosnia

    Ivana Jeremic, Milica Stojanovic and Anja VladisavljevicBelgrade, Zagreb BIRN April 9, 202013:08

    The complete ban of moving in and out of #camps imposed in the current pandemic has left those locked inside them feeling more isolated, frustrated and information-starved than ever.
    Local and international #organisations that assist migrants and refugees are no longer able to enter reception centres in Serbia and Bosnia and Herzegovina due to the complete ban on movement in and out of the camps related to the #COVID-19 pandemic.

    Besides leaving the people in the camps in a state of forced #isolation and inactivity, these organisations warn that it is also leading to a lack of information and support which, combined with the ban on movement, could lead to incidents.

    Serbia imposed a state of quarantine on all its reception centres on March 17. Since then, people have not been allowed out of the centres unless it is to seek medical care, or with special permission. The ban works both ways, so no staff from rights organization can enter the facilities either.

    It has left the migrants and asylum-seekers inside without support, help or information, the director of the #Belgrade -based NGO Asylum Protection Center, Rados Djurovic, said.

    “Since the crisis began, for almost a month, access has been denied to anyone providing psychological, legal or other assistance, so they have no activities and are locked in the camps,” Djurovic told BIRN.

    Instead, the camp inmates “receive information through social networks and by phone contact with some of us”, he added.

    Media reports say at least two violent incidents have occurred in the last few days among migrants and asylum-seekers in centres in Serbia, one in #Krnjaca and the other in #Obrenovac, both in the wider area of Belgrade. Reports said #police and the #armée had to intervene to calm things down.

    “The problem here is that these people have been quarantined (#quarantaine) for 24 hours a day for almost a month now,” Djurovic told BIRN. “These people are completely shut inside in all the centres … and they have needs that can hardly be met in this way, so it causes a lot of fear and … affects their psycho-physical condition,” he added.

    The number of people affected by the quarantine measures in camps in Serbia is not small. On April 4, Serbia’s Commissariat for Refugees and Migrants said the camps in Serbia hosted a total of 8,703 persons.

    Djurovic said the measures imposed or recommended for Serbian citizens, especially when it comes to social distancing, were clearly not being applied to migrants and asylum-seekers cooped up in close proximity to one another in camps.

    “This is a group that is completely sidelined. Measures are being implemented for them that at first glance are the opposite of what our citizens are told, like [the need for] social distancing,” he said.

    “Everyone is put in one basket here, they are secured under arms and do not get enough information or enough protection,” Djurovic told BIRN.

    A video that BIRN has seen, sent by a person located in a centre in the town of Obrenovac, shows a lot of people waiting in a close line for food and then having their dinner in a crowded area. There is no social distancing.

    Bosnia’s crowded camps have only got worse:

    In neighbouring Bosnia and Herzegovina, the movement of migrants and refugees is also restricted as a result of the pandemic, creating additional problems in already overcrowded reception centres.

    Bosnia’s #Una-SanaCanton, in the west of the country, near the border with EU-member Croatia, has been hardest hit by the migrant crisis, owing to the number of people piling up there, hoping to cross over into the EU.

    On March 16, the Crisis Staff of the canton’s Health, Labour and Social Policy ministry ordered “a complete restriction on the movement of migrants outside the temporary centres”, which are estimated to hold about 2,000 persons.

    “It is forbidden to transport migrants by any means of transport – train, bus, van, taxi, etc – to the Una-Sana Canton, or use transportation in the Una-Sana Canton. In addition … the entry of migrants on foot into the Una-Sana Canton is prohibited,” the authorities said.

    IPSIA, an Italian NGO that has been working in Bosnia since 1997 and is helping migrants and refugees in the northwestern town of #Bihac, said it feared migrants camping in squats and improvised camps could end up living in even more dangerous conditions.

    “The police in any case cannot monitor whether the migrants are respecting these measures because of the large number of people [staying] outside the camps,” IPSIA told BIRN.

    “In general, the situation in the Bihac camps is not bad, even if it is somehow boring and sad, since many organizations cannot work inside them, as group activities and workshops can no longer be done,” it said.

    “Many NGOs in the camps have had to suspend their activities in the field, but are still working at a distance –for example [by providing], legal or psychological support,” it added.

    The #SarajevoCanton, which includes the Bosnian capital and various nearby towns and villages, has also imposed restrictions on the movement of migrants and ordered them into temporary reception centres.

    On April 8, the #Sarajevo Cantonal police told the media that they were actively working to remove migrants from the streets to reduce the risk of the coronavirus spreading.

    The canton’s Interior Ministry said the police would “carry out direct external security and checking of migrant centres in the Sarajevo Canton” and would “continue the activity of relocating migrants who may be found outside the reception centres”.

    Can’t go out to buy food or tobacco:

    The International Organization for Migration, #IOM, which manages temporary reception centres for migrants and refugees in Bosnia and Herzegovina, told BIRN it had so far found no cases of the coronavirus among the roughly 6,500 migrants held in them.

    But IPSIA said that situation was “frustrating” for migrants and refugees due to restrictions on the “basic right of freedom of movement, even if at this moment nobody has so much freedom because of COVID-19”, because they “can’t go to buy the food they like or recharge phone credits or buy cigarettes”.

    It said that the IOM had come up with a temporary solution for some camps in the area, such as #Miral, #Sedra and #Bira, however. Here, private companies (#compagniesprivées) are now bringing in food in vans and selling it to people for regular prices.

    With the cooperation of the IOM, IPSIA volunteers are helping migrants and refugees in the Borici camp, located on the outskirts of Bihac, by buying supplies for them from the local supermarket.

    The restrictions on the movement of migrants have also had one another side-effect. Few migrants in Bosnia can now run the gauntlet of trying to cross the nearby border into #Croatia – a process known locally among migrants and refugees as “The Game”.

    • Greece quarantines Ritsona migrant camp after finding 20 corona cases

      A migrant camp north of the Greek capital Athens has been placed under quarantine after 20 asylum seekers there tested positive for the novel coronavirus.

      The developments occurred after a 19-year-old female migrant from the camp gave birth in hospital in Athens, where she was found to be infected. Authorities then conducted tests on a total of 63 people also staying at the government-run Ritsona camp outside Athens, deciding to place the facility under quarantine after nearly a third of the tests came back positive. Meanwhile, health officials will continue to conduct tests on residents of the camp.

      The infections observed at Ritsona camp are now the first known cases among thousands of asylum seekers living across Greece, with most staying in overcrowded camps mainly on the Aegean islands. The Ritsona camp, however, is located on the Greek mainland, roughly 75 kilometers northeast of Athens, housing about 3,000 migrants.

      Quarantine and isolation at Ritsona

      The Greek migration ministry said that none of the confirmed cases at Ritsona had showed any symptoms thus far. However, in a bid to protect others, movement in and out of the Ritsona camp, will be restricted for at least 14 days; police forces will monitor the implementation of the measures.

      According to the Reuters news agency, the camp has also created an isolation area for those coronavirus patients who might still develop symptoms.

      ’Ticking health bomb’

      Greece recorded its first coronavirus case in late February, reporting more than 1,400 cases so far and 50 deaths. The country’s official population is 11 million. Compared to other EU countries at the forefront of the migration trend into Europe such as Italy and Spain, Greece has thus far kept its corona case numbers relatively low.

      However, with more than 40,000 refugees and migrant presently stuck in refugee camps on the Greek islands alone, the Greek government has described the current situation as a “ticking health bomb.”

      Aid organisations stress that conditions in the overcrowded camps are inhumane, calling for migrants to be evacuated from the Greek islands. Greek Prime Minister Kyriakos Mitsotakis that Greece was ready to “protect” its islands, where no case has been recorded so far, while adding that he expects the EU to do more to help improve overall conditions in migrant camps and to assist relocate people to other EU countries.

      “Thank God, we haven’t had a single case of Covid-19 on the island of Lesbos or any other island,” Mitsotakis told CNN. “The conditions are far from being ideal but I should also point out that Greece is dealing with this problem basically on its own. (…) We haven’t had as much support from the European Union as we want.”

      https://www.infomigrants.net/en/post/23826/greece-quarantines-ritsona-migrant-camp-after-finding-20-corona-cases

      #camp_de_réfugiés #asile #migrations #Athènes #coronavirus

    • Greece quarantines camp after migrants test coronavirus positive

      Greece has quarantined a migrant camp after 23 asylum seekers tested positive for the coronavirus, authorities said on Thursday, its first such facility to be hit since the outbreak of the disease.

      Tests were conducted after a 19-year-old female migrant living in the camp in central Greece was found infected after giving birth at an Athens hospital last week. She was the first recorded case among thousands of asylum seekers living in overcrowded camps across Greece.

      None of the confirmed cases showed any symptoms, the ministry said, adding that it was continuing its tests.

      Authorities said 119 of 380 people on board a ferry which authorities said had been prevented from docking in Turkey and was now anchored off Athens, had tested positive for the virus.

      Greece recorded its first coronavirus case at the end of February. It has reported 1,425 cases and 53 deaths, excluding the cases on the ferry.

      It is the gateway to Europe for people fleeing conflicts and poverty in the Middle East and beyond, with more than a million passing through Greece during the migrant crisis of 2015-2016.

      Any movement in and out of the once-open Ritsona camp, which is 75 km (45 miles) northeast of Athens and hosts hundreds of people, will be restricted for 14 days, the ministry said. Police would monitor movements.

      The camp has an isolation area for coronavirus patients should the need arise, sources have said.

      Aid agencies renewed their call for more concerted action at the European level to tackle the migration crisis.

      “It is urgently needed to evacuate migrants out of the Greek islands to EU countries,” said Leila Bodeux, policy and advocacy officer for Caritas Europa, an aid agency.

      EU Home Affairs Commissioner Ylva Johansson said it was a stark “warning signal” of what might happen if the virus spilled over into less organised facilities on the Greek islands.

      “(This) may result in a massive humanitarian crisis. This is a danger both for refugees hosted in certain countries outside the EU and for those living in unbearable conditions on the Greek islands,” she said during a European Parliament debate conducted by video link.

      More than 40,000 asylum-seekers are stuck in overcrowded refugee camps on the Greek islands, in conditions which the government itself has described as a “ticking health bomb”.

      Prime Minister Kyriakos Mitsotakis has said Greece is ready to protect its islands, where no case has been recorded so far, but urged the EU to provide more help.

      “The conditions are far from ideal but I should also point out that Greece is dealing with this problem basically on its own... We haven’t had as much support from the European Union as we wanted,” he told CNN.

      https://www.reuters.com/article/us-health-coronavirus-greece-camp/greece-quarantines-camp-after-migrants-test-coronavirus-positive-idUSKBN21K

    • EU : Athens can handle Covid outbreak at Greek camp

      The European Commission says Greece will be able to manage a Covid-19 outbreak at a refugee camp near Athens.

      “I think they can manage,” Ylva Johansson, the European Commissioner for home affairs, told MEPs on Thursday (2 April).

      The outbreak is linked to the Ritsona camp of some 2,700 people who are all now under quarantine.

      At least 23 have been tested positive without showing any symptoms. Greek authorities had identified the first case after a woman from the camp gave birth at a hospital earlier this week.

      “This development confirms the fact that this fast-moving virus does not discriminate and can affect both migrant and local communities,” Gianluca Rocco, who heads the International Organization for Migration (IOM) in Greece, said in a statement.

      Another six cases linked to local residents have also been identified on the Greek islands.

      Notis Mitarachi, Greece’s minister of migration and asylum, said there are no confirmed cases of the disease in any of the island refugee camps.

      “We have only one affected camp, that is on the mainland, very close to Athens where 20 people have tested positive,” he said.

      Over 40,000 migrants, refugees and asylum seekers are stuck on the islands. Of those, some 20,000 are in Moria, a camp on Lesbos island that is designed to house only 3,000.

      It is unlikely conditions will improve any time soon with Mitarachi noting major changes will only take place before the year’s end. He said the construction of new camps on the mainland first have to be completed.

      “We do not have rooms in the mainland,” he said, when pressed on why there have been no mass evacuations from the islands.

      He placed some of the blame on the EU-Turkey deal, noting anyone transferred to the mainland cannot be returned to Turkey. Turkey has since the start of March refused to accept any returns given the coronavirus pandemic.

      Despite the deal, Mitarachi noted 10,000 people had still been transferred to the mainland so far this year. He also insisted all measures are being taken to ensure the safety of the Greek island camp refugees.

      In reality, Moria has one functioning faucet per 1,300 people. A lockdown also has been imposed, making any notions of social distancing impossible.

      He said all new arrivals from Turkey are separated and kept away from the camps. Special health units will also be dispatched into the camps to test for cases, he said.

      Mitarachi is demanding other EU states help take in people, to ease the pressure.

      Eight EU states had in early March pledged to take in 1,600 unaccompanied minors. The Commission says it expects the first relocations to take place before Easter at the latest.
      The money

      Greece has also been earmarked some €700m of EU funds to help in the efforts.

      The first €350m has already been divided up.

      Around €190m will go to paying rental accommodation for 25,000 beds on the mainland and provide cash assistance to 90,000 people under the aegis of the UN refugee agency (UNHCR).

      Another €100m will go to 31 camps run by the International Organization for Migration. Approximately €25m will go to help families and kids on the islands through the UNHCR.

      And €35m is set to help relocate others out of the camps and into hotels.

      The remaining €350m will go to building five new migrant centres (€220m), help pay for returns (€10m), support the Greek asylum service (€50m), enforce borders (€50m), and give an additional €10m each to Frontex and the EU’s asylum agency, Easo.

      https://euobserver.com/coronavirus/147973

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      Avec ce commentaire de Marie Martin, reçu via la mailing-list Migreurop, le 03.04.2020 :

      Des informations intéressantes issues de l’article de Nikolak Nielsen, paru dans EuObserver aujourd’hui sur les fonds de l’UE dédiés à l’accueil et aux transferts depuis les hotspots.

      C’est assez paradoxal de voir la #Commissaire_européenne affirmer que le Grèce pourra gérer un éruption du Covid19, laissant presque penser à un esseulement de la Grèce.

      En vérité, l’article indique, chiffres à l’appui, que plusieurs actions sont financées (700M euros dédiés dont 190M pour le UNHCR afin de payer des hébergements à hauteur de 25 000 lits sur la péninsule et de l’assistance financières à 90 000 personnes réfugiées).
      Ces #financements s’ajoutent aux engagements début mars membres de relocaliser des mineurs isolés dans d’autres pays de l’UE (8 Etats membres).

      Toutefois, si l’UE ne fait donc pas « rien », les limites habituelles au processus peuvent être invoquées avec raison : #aide_d'urgence qui va essentiellement au #HCR et à l’#OIM (100M pour l’OIM et les 31 camps qu’elle gère et 25M d’aide pour les familles et les enfants dispatchés sur les îles, via le UNHCR), 35M serviront à soutenir la relocalisation hors des camps dans des #hôtels.

      Le reste des financements octroyés s’intègrent dans la logique de gestion des #hotspots :

      350M euros serviront à construire 5 nouveaux centres
      10M pour financer les retours
      50M pour soutenir l’administration grecque dédiée à l’asile (sans précision s’il s’agit de soutien à l’aide juridique pour les demandeurs d’asile, d’aide en ressources humaines pour l’administration et l’examen des demandes, ou du soutien matériel dû dans le cadre de l’accueil des demandeurs d’asile)
      10M pour #Frontex
      10M pour #EASO

      #retour #aide_au_retour #renvois #expulsions #argent #aide_financière #IOM

    • Témoignage de #Rajabu_Kilamuna de l’association #Migrants_sans_frontières, enfermé dans le centre de rétention d’#El_Wardiya

      CRIMINALISATION DE LA SOLIDARITE

      Témoignage de Rajabu Kilamuna de l’association Migrants sans frontières, enfermé dans le centre de rétention d’El Wardiya

      Rajabu est fondateur et coordinateur de l’association Migrants sans frontières. Migrants sans frontières est une association de défense des Droits de l’Homme, à caractère humanitaire, qui mène des activités en coopération avec divers partenaires (Tunisie terre d’asile, l’OIM, le HCR, le Conseil tunisien pour les réfugiés, l’Instance tunisienne de Lutte contre la Traite, l’Institut Arabe des Droits de l’homme, l’ALDA, M’nemti, l’Observatoire international des Droits de l’Homme, l’AESAT, Euromed droits …). L’association promeut la liberté de circulation des personnes et agit dans plusieurs domaines pour venir en aide aux personnes migrantes, entre autres : aide médicale, lutte contre l’exploitation au travail, soutien à des micro-projets pour encourager l’autonomisation des migrant.es, lutte contre la traite, soutien juridique aux personnes migrantes et informations concernant leurs droits en Tunisie, accompagnement de la demande d’asile, reconstitutions des liens familiaux, etc… Une partie importante de son travail concerne la défense des personnes migrantes arrêtées de manière arbitraire et/ou envoyées dans des centres de rétention tels que El Wardiya.

      Wardiya est dans son appellation officielle un centre “de réception et d’orientation”, situé dans la banlieue de Tunis à Ben Arous dans l’enceinte du camp paramilitaire de la Garde Nationale où sont enfermées les personnes étrangères de différentes nationalités, majoritairement originaires d’Afrique subsaharienne et considérées comme étant en situation « irrégulière » sur le territoire tunisien. Les personnes étrangères sont généralement appréhendées à l’occasion d’arrestations arbitraires et au faciès. Une fois au centre de Wardiya, elles risquent l’expulsion à la frontière algérienne. La seule manière d’échapper à ce traitement pour les personnes étrangères est de régler leurs pénalités pour séjour irrégulier et de payer elles-mêmes leur billet d’avion pour rentrer dans leur pays d’origine. Si elles acceptent l’offre de retour « volontaire » de l’OIM, les pénalités sont annulées et le billet d’avion pris en charge par l’organisation.

      Concernant ces personnes migrantes enfermées à El Wardia, le soutien apporté par Rajabu consistait principalement à les mettre en contact avec leurs ambassades, des avocat.e.s, des instances juridiques ou encore des organisations de défense des Droits de l’Homme. Il se chargeait également de faire pression sur le HCR pour que l’organisation examine les demandes d’asile déposées depuis le centre. Car dans la plupart des cas, les demandes ne sont examinées que si elles sont transmises par la Police des frontières, qui bien souvent, fait obstacle à ces demandes. Aussi le travail de Rajabu était-il indispensable pour que les potentiels demandeurs d’asile enfermés à El Wardiya puissent malgré tout avoir accès au HCR. Selon lui, il arrive fréquemment que des demandeurs d’asile soient expulsés sans aucun examen préalable de leur demande d’asile.

      Impliqué dans la défense des personnes migrantes enfermées à EL Wardiya, en décembre 2019, Rajabu a assisté à une conférence organisée par le Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), lors de laquelle ce sujet devait être évoqué. A cette occasion, la journaliste Amal El Mekki a pris la parole pour présenter les recherches qu’elles avaient menées sur le centre d’El Wardiya. Elle évoquait le statut juridique très flou de ce centre, les mauvaises conditions de rétention, les expulsions sauvages à la frontière algérienne et les pressions psychologiques pour que les migrants acceptent le retour « volontaire » de l’OIM. A la fin de la présentation de la journaliste, Rajabu était intervenu pour appuyer ses propos et présenter brièvement le travail de son association.

      Le 14 février 2020, Rajabu a été arrêté par la Police de la frontière tunisienne, à proximité de son bureau. Cela fait maintenant deux mois qu’il est enfermé dans le centre d’El Wardiya et il n’a encore reçu aucun motif clair pouvant justifier son arrestation, n’a fait l’objet d’aucune plainte, n’a jamais été conduit au Parquet, ni devant le Procureur de la République. Migrant lui-même en Tunisie depuis 7 ans et demandeur d’asile, il est titulaire d’un titre de séjour provisoire et d’un permis de travail. Il déclare avoir toutes les autorisations nécessaires concernant les activités de son association.

      D’après lui, une seule chose a pu motiver son arrestation : le fait qu’il constituait un témoin gênant et un potentiel obstacle au déroulement des expulsions sauvages depuis le centre d’El Wardiya. Ayant œuvré à la libération de nombreuses personnes (notamment en transmettant leur demande d’asile au HCR), il était selon lui vu comme étant un « bâton dans les roues » de l’administration. Dans le centre, les policiers l’accusent régulièrement d’être une menace à la sécurité nationale, sans lui préciser en quoi.

      Lorsqu’il a été emmené dans le centre d’El Wardiya, Rajabu a immédiatement été isolé seul dans une chambre et privé de téléphone pour l’empêcher de communiquer avec l’extérieur. Alors qu’il est blessé au niveau de la colonne vertébrale, qu’il souffre d’hémorroïdes aiguës et a besoin de changer ses lunettes pharmaceutiques, la Police de la Frontière et la Garde Nationale lui interdisent depuis son arrivée l’accès à des soins à l’hôpital. Malgré les tentatives d’isolement, Rajabu a réussi à se procurer des téléphones auprès de ses camarades pour alerter les Organisations des Droits de l’Homme sur sa situation.

      Rajabu est dans l’incertitude concernant son sort et en insécurité permanente. Depuis son arrivée dans le centre, il est régulièrement menacé d’expulsion. Il a répété plusieurs fois à la Police qu’il craignait des persécutions pour sa vie en cas de retour dans son pays d’origine en sa qualité de réfugié politique. La Police lui a alors dit qu’il n’avait qu’à aller dans un autre pays africain comme le Sénégal ou le Maroc.

      Le 18 février 2020, il a tenté de déposer une demande d’asile depuis le centre d’El Wardiya, à laquelle il a joint les demandes de 23 autres personnes migrantes enfermées avec lui, qui n’avaient pas encore pu avoir accès au HCR jusqu’alors. Malgré cette demande de protection, la Police de la Frontière a expulsé 6 d’entre elles, de nationalité guinéenne, à la frontière algérienne (lesquelles ont ensuite été expulsées au Niger par les autorités algériennes). Avant même que Rajabu ait passé son entretien avec un officier de protection du HCR, les policiers sont allés chercher son passeport dans son bureau en vue de son expulsion. Après celle des personnes guinéennes, Rajabu a assisté à deux autres expulsions. La première concernait 9 personnes, qui toutes sont retournées en Tunisie avant d’être à nouveau arrêtées par la police tunisienne et reconduites à El Wardiya. La seconde expulsion concernait 5 personnes dont 4 mineurs, lesquels, suite à la médiatisation de leur situation et aux pressions de la société civile, ont pu finalement être libérés et reconduits à Tunis pour le dépôt d’une demande d’asile auprès du HCR.

      Concernant les conditions dans le centre, Rajabu les décrit comme très difficiles. Ils sont environ 60 à y être enfermés dont 6 femmes. Les mesures préventives contre le COVID 19 ne sont pas respectées selon les normes de l’OMS. Les conditions sanitaires sont déplorables, avec seulement deux douches qui sont très sales. Ils reçoivent trois repas par jours mais les quantités sont insuffisantes et l’eau potable manque. Dans le réfectoire, il n’y a que 6 chaises pour tout le monde. Il n’y a qu’une prise de courant pour recharger les téléphones de l’ensemble des personnes enfermées.

      Depuis le lundi 6 avril, les personnes détenues à Wardiya sont en lutte. Certaines ont commencé une grève de la faim pour protester contre leur situation, ne buvant qu’un peu d’eau sucrée et salée. Depuis le jeudi 10 avril, ces personnes, ne recevant aucune suite favorable à leurs doléances, refusent de se laisser parquer dans les dortoirs la nuit (dont les portes sont fermées par des barres métalliques avec cadenas et sans lumière à l’intérieur) et ont sorti tous les matelas dehors. L’administration du centre a alors dressé une liste des contestataires et depuis le début du mouvement, leur fait subir diverses pressions.

      Rajabu a réussi à alerter plusieurs organisations sur sa situation, notamment le FTDES, Amnesty International, l’Organisation M’nemti, l’Observatoire International des Droits de l’homme, le Haut-commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme, la Ligue Tunisienne des Droits de l’homme, l’Organisation mondiale contre la torture… Il est également soutenu par des personnalités politiques, des avocat.es, divers médias ainsi que des journalistes indépendant.e.s. En revanche, aucun de ses partenaires n’ont répondu à ses appels à l’aide (OIM, ALDA, Tunisie terre d’asile, EUROMED…).

      Alors que pendant des années, il s’en est fait le défenseur et le porte-parole, le sort qu’il subit actuellement est celui de toutes les personnes en exil qui se heurtent à la violence des politiques migratoires !

      La criminalisation de ses activités solidaires avec les personnes migrantes et les tentatives de réduction au silence dont il fait l’objet sont inacceptables !

      Stop à la criminalisation de la solidarité et à l’enferment des migrant.es !

      https://ftdes.net/temoignage-de-rajabu-kilamuna-de-lassociation-migrants-sans-frontieres-enferm

      #Tunisia #Tunis #FTDES #migration #asylum #detention #expulsion #el-Ouardia #IOM #HCR