• Can Someone Please Explain Whether Cloudflare Blackmailed #Canonical? | flyingpenguin
    https://www.flyingpenguin.com/can-someone-please-explain-whether-cloudflare-blackmailed-canonical

    30 April 2026, 16:33:37 UTC. Canonical’s incident monitoring system marks blog.ubuntu.com as Service Down.

    Within ten minutes the rest of the company’s public web was down as well: the main site #ubuntu.com, the security advisory APIs that downstream package management depends on, the developer portal, the corporate site, the training platform. These disruptions ran for roughly twenty hours.

    1 May 2026, 12:44 UTC. Service Restored.

    The group claiming responsibility for the attack said it used a paid service. They named one tool they had rented: a commercial denial-of-service product called #Beamed, sold under multiple TLDs, with beamed.su serving as the marketing and blog site and beamed.st serving as the customer login portal. The April 2026 blog post “How to Bypass #Cloudflare with Advanced Stresser Methods” advertises three named techniques for defeating Cloudflare protection, including residential IP rotation and manual “endpoint hunting” to locate origin servers. Beamed is explicit about what it sells:

    – Cloudflare acts as a #reverse_proxy, hiding the origin server’s #IP_address. Many low-quality booters fail against “Under Attack Mode” or Bot Fight Mode. Beamed.su employs several advanced techniques to effectively stress test websites protected by Cloudflare and similar #CDNs.

    The blog post hosting this paragraph is itself served by Cloudflare. The product sold is Cloudflare bypass. The hosting provider for the seller is Cloudflare.

  • duggytuxy/Data-Shield_IPv4_Blocklist
    https://github.com/duggytuxy/Data-Shield_IPv4_Blocklist

    The Data-Shield #IP v4 #Blocklist Community provides an official, curated registry of IPv4 addresses identified as #malicious. Updated continuously, this resource offers vital threat intelligence to bolster your Firewall and WAF instances, delivering a robust, additional layer of security for your infrastructure.

    ping @biggrizzly au cas où pour nos amis les #bots

  • StupidAntibot [Wiki de sebsauvage.net]
    https://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=stupidantibot

    De nos jours les #bots sont de véritables plaies pour les #webmasters. Les bots des moteurs de recherche et surtout ceux des boîtes d’#IA viennent sans relâche marteler votre serveur, parfois au point de le faire tomber.

    Les solutions existantes

    Il est donc intéressant de lutter contre ces bots pour améliorer la santé de votre serveur. Il existe plusieurs manières de contrer les bots :

    – Le #robots.txt est désormais parfaitement inutile puisque plus aucun bot ne les respecte (surtout pas les boîtes d’IA).
    – Regarder le #User-Agent est inutile : Les boîtes d’IA mentent sur le User-Agent.
    #crowdsec n’a pas vraiment pour but de bloquer les bots, mais plutôt les attaques.
    – Bloquer des plages d’#IP (par exemple tout l’#AS de #Google ou #Facebook) ne sert plus à rien : Les boîtes d’IA passent par d’autres IP (IP #résidentielles, #smartphones…)
    – Bloquer sélectivement des adresses IP ne sert plus à rien non plus puisque les sociétés d’IA passent par des IP résidentielles (PC domestiques et smartphones comme proxy). Votre site reçoit donc des requêtes de dizaines de milliers d’adresses IP différentes. Bloquer chacune de ces IP est vain. (Sans compter que du coup vous risquez de bloquer des utilisateurs légitimes.)
    #CloudFlare possède bien sûr une #protection #antibots, mais au prix de donner à une boîte #américaine la totalité du trafic de votre site web, en clair. (Ce que je trouve totalement irrespectueux envers les visiteurs. En plus de ne pas être conforme au #RGPD.)
    #Iocaine est tentant pour pourrir les données des IAs, mais cela va augmenter la charge de votre serveur. Ce n’est pas ce qu’on veut ici.
    #Anubis est bien entendu un classique (expliqué ici même), mais c’est la solution thermonucléaire. De plus, Anubis étant très répandu, il devient une cible (il semble que certaines boîtes d’IA aient déjà commencé à essayer de le contourner).

    • En fin de nuit, rebelote, pendant 2 heures, saturation. Vérification de ce qu’on trouve. Plus de 4000 adresses, dans des blocs contigus, du monde entier, Singapore, US, ...

      Les pays du monde entier votent des lois pour imposer l’installation d’applications gouvernementales sur les périphériques. Je serais un politicien bien malveillant comme pour ceux qu’on vote dans mon coin de Lyon, j’utiliserais ces applications pour faire des #DDOS sur les contenus qui ne me conviennent pas, afin que les IP de mon pays soient blacklistées par les administrateurs des contenus qui ne me conviennent pas. Voire, je ferais des accords avec les pays qui ont les mêmes velléités que moi, pour que ça soit plus discret.

  • Dans l’incapacité d’accueillir des élèves handicapés, l’Éducation nationale signale leurs familles aux services sociaux
    https://www.mediapart.fr/journal/france/100126/dans-l-incapacite-d-accueillir-des-eleves-handicapes-l-education-nationale

    Au‐delà du danger estimé ou avéré, dans le Rhône, les IP sont également proposées aux familles comme des aides. « Ces dernières années, on constate que certaines institutions comme l’Éducation nationale font des informations préoccupantes pour accélérer les demandes d’accompagnement ou de prise en charge sociale », abonde la cheffe de service dans le secteur de la #protection_de_l’enfance citée précédemment.

    C’est ce qui est arrivé à Laurianne*. Mère d’un enfant en situation de #handicap scolarisé dans une classe Ulis dans l’Ouest lyonnais, elle a été convoquée par l’#école après des problèmes de propreté et de comportement de son fils. « L’équipe et le directeur m’ont expliqué que j’avais l’air épuisée et m’ont proposé de faire une #IP “pour m’aider” », rapporte‐t‐elle.

    Choquée, Laurianne refuse et part en pleurant. « Le directeur m’a immédiatement rappelée pour me dire qu’ils ne le feraient pas, mais que leur hiérarchie leur conseillait de recourir aux IP pour aider les familles. Ils ne se rendent pas compte que pour nous, ce n’est pas une aide, c’est nous enfoncer la tête sous l’eau », souffle‐t‐elle.

    Si ces pratiques obtiennent parfois l’accord des familles, elles interrogent les professionnel·les de l’accompagnement social. « C’est un peu fou de devoir en arriver là, d’autant que ça implique une posture très humiliante pour les parents. Une IP est toujours vécue comme un traumatisme », confirme la cheffe d’un service de protection de l’enfance de la métropole.

    L’expérience de Ludivine le confirme. En couple mais non mariée, elle raconte que son statut marital faisait partie des questions abordées par les services sociaux lors de son évaluation, au même titre que « de savoir si [elle] avai[t] allaité [s]es enfants »…

    Pour la Crip, l’objectif de l’évaluation n’est pourtant pas de questionner les compétences parentales. « Une #information_préoccupante n’est pas une arme, c’est un outil de prévention », tempère Hassina Bianchi. Avant d’ajouter : « On connaît l’épuisement psychique des parents qui élèvent un enfant en situation de handicap. » Le rectorat de Lyon justifie aussi cette approche de l’IP : « L’information préoccupante doit être comprise comme un levier d’aide, une explication claire à la famille étant indispensable. »

    «  Mais de quelle aide parle‐t‐on ?, interroge Marguerite Aurenche, du Défenseur des droits. Si le besoin des familles est lié à la scolarité, ça ne relève pas de la protection de l’enfance. Il ne faut pas se tromper d’interlocuteur et systématiser. Surtout à l’heure où les services de l’ASE [l’aide sociale à l’enfance – ndlr] sont complètement noyés par les IP. »

    Dans de rares cas, la mise en place d’une mesure socio‐éducative débouche sur des solutions. « Lorsque le suivi se passe bien et que la famille nous fait confiance, on peut devenir une béquille, voire réussir à pousser les murs pour trouver une place quelque part. Mais ça n’arrive presque jamais », reconnaît la professionnelle de la protection de l’enfance citée plus haut.

    La plupart du temps, les travailleurs et travailleuses sociales se heurtent plutôt à la colère des familles. « Et à juste titre, souffle-t-elle. Car les éducateurs ne sont pas là pour faire l’éducation à domicile, ils ne sont donc pas en mesure d’apporter de réelle solution quand le seul problème semble provenir d’un manque de scolarisation. Ils se rendent compte par ailleurs qu’ils en savent souvent beaucoup moins dans le champ du handicap que les parents eux‐mêmes. C’est une mise en échec pour tout le monde. »

    Pour l’avocate Laurence Cruciani, ancienne présidente de la commission « tutelle handicap scolarité » au barreau de Lyon, ces situations témoignent de blocages institutionnels inédits. « Nous sommes dans un cercle vicieux, où on renvoie dos à dos la souffrance des professionnels et celle des parents et des enfants en situation de handicap. À tel point qu’aujourd’hui, je vois beaucoup de parents souffrir de stress post‐traumatique dans leur relation avec l’Éducation nationale. »



  • Refus de la destruction de contraceptifs financés par l’USAID. Appel à l’intervention de la représentation nationale

    Nous, citoyennes et citoyens attaché·es à la santé publique, aux droits fondamentaux reproductifs des individus, et au respect des engagements humanitaires de la France, vous demandons solennellement d’intervenir contre la destruction annoncée, sur le sol français, de près de 10 millions de dollars de contraceptifs, initialement destinés à des programmes de santé reproductive dans des pays à faibles revenus.

    Selon des sources concordantes (Washington Post, Reuters, 20 Minutes), ces contraceptifs (pilules, implants, stérilets, injectables), financés par l’Agence américaine pour le développement international (USAID), ne sont ni périmés ni inutilisables. Ils sont simplement devenus indésirables aux yeux de la nouvelle administration américaine, pour des raisons idéologiques et non sanitaires. Les produits sont actuellement stockés en Belgique, mais leur destruction est prévue en France, à travers une entreprise d’incinération localisée sur notre territoire.

    (...)

    Nous vous demandons :

    1./ D’interpeller le gouvernement français sur cette destruction annoncée sur notre territoire.

    2./ De tout mettre en œuvre pour empêcher cette incinération sur le sol français ET EUROPÉEN.

    3./ De proposer une solution alternative en coordination avec les ONG concernées pour permettre le transfert sécurisé et humanitaire des contraceptifs vers les bénéficiaires.


    Il ne s’agit pas ici d’un désaccord diplomatique secondaire. Il s’agit de la santé, de la dignité et de la vie de centaines de milliers de femmes. Il s’agit aussi de l’image de la France, pays des droits humains, qui ne peut accepter sur son territoire la destruction volontaire de médicaments utiles contre l’avis même du monde médical et humanitaire.

    La représentation nationale ne peut rester silencieuse. Nous vous demandons d’agir sans délai.


    Publication : 08/08/2025 ✅️
    Visibilité média : 200.000 voix
    Débat hémicycle : 500.000 voix


    https://politipet.fr/3583
    https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3583

    #USAID #contraceptifs #Trump

    • La commission européenne n’interviendra pas – la ministre #Vautrin de la santé FR non plus :

      https://www.euractiv.fr/section/health-consumers/news/la-commission-ninterviendra-pas-dans-laffaire-de-la-destruction-de-contrace (11/08/2025)

      Alors que la Commission a été interpellée par plusieurs eurodéputés et ONG, des sources internes de l’exécutif expliquent qu’il appartient à la Belgique, où le stock était entreposé, et à la France, où il doit être détruit, de trouver une solution. Ces mêmes sources ont ajouté qu’il n’y avait « aucun signe » d’une action prochaine de l’UE.

      « La Commission ne peut rien faire ; c’est aux États membres d’agir », a martelé une source s’adressant à Euractiv.
      (...)

      Le 1er août, le ministère français de la Santé a indiqué qu’il n’avait « aucun moyen de réquisitionner » les contraceptifs, qui appartiennent à l’USAID. Ceux-ci n’étant pas considérés comme des médicaments essentiels et puisqu’il n’y a pas de pénurie, les autorités françaises sont impuissantes.

      😁 mais pas impuissantes à se défiler.

      _

      Aussi (28/07/2025) :

      https://www.rfi.fr/fr/europe/20250728-une-destruction-insensée-ce-que-l-on-sait-du-projet-américain-d-incinér

      plusieurs ONG ont proposé des solutions concrètes pour redistribuer le matériel. En vain. L’ #IPPF a offert, selon son communiqué, de collecter les produits à Bruxelles, de les transporter et de les reconditionner dans son entrepôt aux Pays-Bas, puis de les acheminer vers les pays dans le besoin.
      (...)
      L’agence des Nations unies pour la santé sexuelle et reproductive (#UNFPA) a, elle aussi, sans plus de succès, proposé d’acheter les contraceptifs. « Cela me laisse penser que le problème n’est pas juridique, mais idéologique, affirme #Sarah_Shaw. Il s’agit d’un refus clair que ces contraceptifs soient distribués à des femmes dans le besoin. Parce que ce gouvernement américain ne reconnaît tout simplement pas leur droit à la contraception. »

      Le ministère belge des Affaires étrangères a indiqué à l’AFP avoir « engagé des démarches diplomatiques auprès de l’ambassade des États-Unis à Bruxelles » et être en train d’ « explorer toutes les pistes possibles pour éviter la destruction de ces produits ». Aux États-Unis, des parlementaires ont introduit des projets de loi pour l’empêcher, mais ceux-ci ne devraient pas être adoptés à temps.

      Il ne reste que l’opération de détournement pur et simple, un braquage du train contraceptif 😁

  • Mardi 29 juillet 2025 à Gaza : l’armée israélienne tue au moins 92 Palestiniens et en blesse des dizaines d’autres
    30 juillet 2025 | - IMEMC News
    https://imemc.org/article/tuesday-in-gaza-israeli-army-kills-at-least-92-palestinians-injures-dozens

    Hassan Hussein Azzam, ainsi que son petit-fils Hassan et la mère de l’enfant, ont été tués par les forces d’occupation israéliennes qui ont bombardé leur maison dans le quartier d’Al-Zeitoun, à Gaza

    Mardi, 662e jour du génocide en cours à Gaza, les bombardements incessants et la campagne de famine brutale ont continué de ravager la bande de Gaza assiégée, tuant au moins 92 personnes, dont 33 Palestiniens affamés qui ont été abattus alors qu’ils tentaient de trouver de l’aide.

    Depuis le 7 octobre 2023, les forces d’occupation israéliennes ont lancé une agression contre la bande de Gaza, qui a fait 59 921 morts, dont une majorité d’enfants et de femmes, et 145 233 blessés, selon un bilan préliminaire. Un certain nombre de victimes restent sous les décombres et dans les rues, inaccessibles aux ambulances et aux équipes de secours.

    Gaza est confrontée à un risque grave de famine, les indicateurs de consommation alimentaire et de nutrition ayant atteint leur pire niveau depuis le début de la guerre actuelle, selon un avertissement publié par le Système de classification intégrée de la sécurité alimentaire.
    L’alerte souligne que deux des trois seuils de famine ont été dépassés dans certaines parties de la bande de Gaza, le Programme alimentaire mondial et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) avertissant que le temps presse pour lancer une réponse humanitaire globale.

    Un communiqué de presse conjoint publié par les agences des Nations unies a déclaré que « le conflit en cours, l’effondrement des services de base et les restrictions sévères imposées aux Nations unies en matière de livraison et de distribution de l’aide humanitaire ont conduit à des conditions de sécurité alimentaire catastrophiques pour des centaines de milliers de personnes dans toute la bande de Gaza ».


    Aux points de distribution de l’aide à Gaza, les Palestiniens décrivent le chaos, les tirs et les humiliations sous le contrôle israélien et américain.
    Plus de 1 000 civils affamés ont été tués alors qu’ils tentaient de se procurer de la nourriture depuis que la société américaine GHF a pris le contrôle de la distribution de l’aide le 27 mai 2025. Les survivants reviennent avec du sable, de la farine sur eux ou dans des sacs mortuaires.
    Ceux qui se sont rendus dans ces arènes dignes de « Hunger Games » déclarent : « Les sites d’aide sont devenus des pièges mortels, où les plus rapides peuvent manger et les autres succombent aux balles ou à la faim. »
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-29-at-11.59.26-PM.mp4?_=1

    Le journaliste d’Al Jazeera Anas al-Sharif a documenté l’expérience de Palestiniens affamés qui tentent d’obtenir de l’aide dans les sites d’« aide » de la société américaine.
    https://imemc.org/wp-content/uploads/2025/07/WhatsApp-Video-2025-07-29-at-11.59.26-PM.mp4?_=1

    Anthony Aguilar, ancien employé et lanceur d’alerte de la société GHF, a déclaré à Democracy Now : « Ces sites ne sont pas seulement devenus des pièges mortels, ils ont été conçus comme tels. Les quatre sites de distribution ont été intentionnellement et délibérément construits, planifiés et érigés au milieu d’une zone de combat active. Certains diront que toute la bande de Gaza est une zone de guerre. C’est peut-être vrai, mais certaines parties de Gaza sont des zones de combat actives ou considérées comme telles, où les forces de défense israéliennes opèrent. Ces sites ont été construits intentionnellement au milieu de ces zones. Ce n’est pas un hasard. Le fait même de désigner des sites de distribution humanitaire destinés à une population affamée et sans défense, et de les construire délibérément dans une zone de combat active, constitue une violation des protocoles de la Convention de Genève. C’est une violation du droit humanitaire et, à mon avis, une violation de l’humanité en général. »

    Le principal système mondial de surveillance de la faim a lancé mardi un avertissement selon lequel le « pire scénario de famine » se déroule à Gaza en raison de la famine et du siège imposés par Israël.
    « Les dernières données indiquent que le seuil de famine a été atteint en matière de consommation alimentaire dans la majeure partie de la bande de Gaza et en matière de malnutrition aiguë dans la ville de Gaza », a déclaré le Système intégré de classification de la sécurité alimentaire (#IPC) soutenu par l’ONU dans un nouveau rapport.

    Selon le bureau des médias du gouvernement de Gaza :
    • 109 camions d’aide humanitaire sont entrés aujourd’hui à Gaza, mais la plupart ont été pillés en raison du chaos sécuritaire délibérément maintenu par l’occupant.
    • Six largages aériens ont été effectués, mais quatre ont atterri dans des zones sous contrôle militaire israélien ou dans des quartiers précédemment désignés pour être évacués, exposant les civils à un risque d’être directement pris pour cible et rendant ces largages non seulement inefficaces, mais aussi dangereux pour les habitants affamés.
    • Nous rappelons au monde entier que Gaza a besoin de toute urgence d’au moins 600 camions d’aide et de carburant par jour pour répondre aux besoins minimaux des secteurs vitaux.

    Le directeur de la communication de l’UNRWA a déclaré : « Le largage d’aide au-dessus de Gaza fait beaucoup de bruit dans les médias, mais n’a aucun impact réel sur le terrain. Les largages à Gaza sont risqués, alors que les camions sont capables de livrer l’aide efficacement. »

    Les attaques suivantes perpétrées par les forces israéliennes contre des civils palestiniens à Gaza ont été documentées par des sources locales mardi :
    16 h 40
    Plusieurs citoyens ont été tués et d’autres blessés mardi soir lorsque les forces d’occupation israéliennes ont pris pour cible un certain nombre de personnes qui attendaient de l’aide à Khan Younis et Beit Lahia, dans la bande de Gaza.
    -- Des sources médicales ont rapporté que quatre citoyens ont été tués et des dizaines blessés après que les forces d’occupation ont pris pour cible des personnes qui attendaient de l’aide au sud de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza.
    -- Au moins trois civils ont été tués et plusieurs autres blessés à la suite de tirs d’artillerie et de coups de feu des forces israéliennes visant des personnes en quête d’aide dans la zone soudanaise au nord de Beit Lahia, au nord-ouest de la bande de Gaza.

    MISE À JOUR DE 12H18 RAPPORT :
    Des sources médicales dans les hôpitaux de Gaza ont rapporté que le nombre de morts est passé à 92 depuis l’aube, en plus de dizaines de blessés, en raison des bombardements et des tirs à balles réelles israéliens qui se poursuivent.

    Les sources ont ajouté que parmi les Palestiniens tués, 41 civils ont été abattus alors qu’ils tentaient d’obtenir de l’aide
    -- *Quatre Palestiniens ont été tués
    et au moins trente blessés lorsque l’armée a pris pour cible des Palestiniens qui attendaient l’aide humanitaire dans le quartier de Salahuddin, au sud de la vallée de Gaza, dans le centre de Gaza.
    -- Au moins un Palestinien a été tué et plusieurs autres blessés lors d’un bombardement israélien d’un appartement dans le quartier de Sheikh Radwan, au nord de la ville de Gaza.
    -- Huit Palestiniens ont également été tués et de nombreux autres blessés lorsque l’armée a bombardé le quartier de Zeitoun, au sud de la ville de Gaza.

    Le Bureau des médias du gouvernement a averti que la famine se propageait avec une violence croissante, alors même que de nouveaux décès s’accumulaient en raison du refus délibéré d’Israël de fournir de la nourriture à la population piégée.
    Ces décès surviennent alors que l’aide qui parvient à Gaza est dérisoire. Israël affirme avoir ouvert des « couloirs humanitaires » et autorisé l’ONU à acheminer de la nourriture dans le cadre d’une « trêve humanitaire » dans trois zones densément peuplées, mais les quantités restent largement insuffisantes pour mettre fin à la famine.

    Le Dr Mohamed Abu Salmiya, directeur du complexe médical al-Shifa de Gaza, a lancé un avertissement sévère, affirmant que la situation humanitaire dans la bande de Gaza avait atteint un point critique en raison d’une campagne de famine implacable.
    Il a décrit la famine à Gaza comme étant entrée dans une phase périlleuse, les maigres rations alimentaires qui parviennent sur place ne représentant qu’une « goutte d’eau dans l’océan » par rapport aux besoins de plus de deux millions de personnes.
    Abu Salmiya a déclaré que les patients blessés et ceux qui étaient déjà malades souffraient désormais de malnutrition sévère, ce qui risquait de transformer des blessures et des maladies traitables en décès.
    Il a rapporté que le nombre de morts attribuées à la famine et à la malnutrition était passé à 147, soulignant le bilan meurtrier de la privation alimentaire prolongée.
    Le directeur a souligné la pénurie critique de lait maternisé et la diminution de la capacité des mères à allaiter, qualifiant cette situation de « danger réel » pour les nouveau-nés et les nourrissons.
    Il a brossé un tableau effrayant de la situation des enfants de Gaza, dont beaucoup sont réduits à l’état de « squelettes ambulants » par la faim prolongée, avertissant que tous les quartiers sont désormais entrés dans une phase de famine aiguë.
    M. Abu Salmiya a averti que si des mesures urgentes ne sont pas prises, la bande de Gaza sera confrontée à une forte augmentation du nombre de décès et a souligné que les effets à long terme de la malnutrition pendant les années clés du développement menacent toute une génération.
    https://x.com/swilkinsonbc/status/1950110202633605317
    Le Programme alimentaire mondial a tiré la sonnette d’alarme face à l’aggravation de la catastrophe humanitaire à Gaza.
    La malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans a quadruplé, poussant leurs petits corps à bout alors que les réserves alimentaires s’épuisent sous le génocide en cours.
    Selon le classement intégré de la sécurité alimentaire, certaines parties de la bande de Gaza ont déjà franchi deux des trois seuils de famine, signe indéniable qu’une famine massive est en cours.
    Le #PAM avertit que le temps presse pour mettre en place une opération de secours coordonnée à grande échelle. Sans une augmentation immédiate des livraisons d’aide, d’innombrables vies, en particulier celles des plus jeunes et des plus vulnérables, seront perdues.
    https://x.com/RamAbdu/status/1950088366017352165
    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a souligné que les largages aériens de vivres ne peuvent remplacer des opérations de secours pleinement coordonnées sur le terrain.
    En outre, les agences humanitaires des Nations Unies rapportent que malgré des efforts soutenus, elles n’ont pas été en mesure de livrer les quantités de nourriture, d’eau et de fournitures médicales dont Gaza a urgemment besoin. Les restrictions d’accès et les problèmes de sécurité ont gravement entravé les opérations sur le terrain.

    Selon les estimations de l’ONU, plus d’un million de femmes et de jeunes filles à Gaza sont actuellement confrontées à une famine aiguë. Avec l’effondrement des services de base et la diminution des stocks restants, cette population, qui figure déjà parmi les plus vulnérables, est exposée à un risque accru de malnutrition et de famine.

    Les agences exhortent Israël à respecter ses obligations en vertu du droit international en protégeant les civils à Gaza et en garantissant des couloirs humanitaires sans entrave. Il est essentiel d’intensifier sans délai l’aide afin d’éviter une famine généralisée et de sauver des milliers de vies.

    Dimanche, des avions jordaniens et émiratis ont largué de l’aide alimentaire à Gaza, marquant les premiers largages aériens depuis des mois. Israël a quant à lui annoncé une « pause tactique » quotidienne limitée de ses opérations, de 10 heures à 20 heures, dans les zones d’al-Mawasi, Deir al-Balah et certaines parties de la ville de Gaza, afin de permettre aux convois d’aide humanitaire de circuler le long des itinéraires désignés.

    L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (#UNRWA) a averti aujourd’hui que l’ouverture complète de tous les points de passage frontaliers et la livraison d’une aide à grande échelle sont les seuls moyens d’arrêter la famine qui s’aggrave à Gaza.
    L’UNRWA estime que Gaza a besoin d’au moins 500 à 600 camions chargés de nourriture, de médicaments et de produits de première nécessité entrant chaque jour dans la bande de Gaza pour répondre aux besoins urgents de sa population.
    L’agence a renouvelé son appel en faveur d’un cessez-le-feu durable à Gaza qui permettrait d’alléger les souffrances de ceux qui sont confrontés à la famine et d’assurer un approvisionnement ininterrompu en biens essentiels.
    Les responsables de l’UNRWA ont exhorté les autorités à autoriser sans plus tarder les milliers de camions d’aide humanitaire qui attendent actuellement en Jordanie et en Égypte à entrer dans Gaza.
    Avec plus de 10 000 employés sur le terrain, l’UNRWA affirme avoir la capacité de distribuer ces fournitures de manière sûre, équitable et digne dès que l’accès lui sera accordé.

    #Génocide #Bilan

    • Dernières informations concernant la guerre en cours entre Israël et Gaza au matin du mercredi 30 juillet 2025, 06h13 BST | Middle East Eye
      https://www.middleeasteye.net/live-blog/live-blog-update/morning-update-380

      • L’université de Harvard a déclaré mardi qu’elle se conformerait à la demande de l’administration du président Donald Trump de lui remettre les formulaires d’emploi de milliers de membres du personnel universitaire, mais qu’elle ne communiquerait pas pour l’instant les dossiers des personnes occupant des postes réservés aux étudiants. Le gouvernement enquête sur les universités à la suite de manifestations pro-palestiniennes.

      • Plusieurs pays qui n’avaient pas encore reconnu l’État palestinien ont déclaré mercredi dans un communiqué qu’ils envisageaient de changer de position. L’Australie, le Canada, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, Andorre et Saint-Marin figurent parmi les pays signataires de la déclaration.

      • Israël a attaqué mardi des cibles dans la province syrienne de Sweida, à majorité druze, selon l’Observatoire syrien des droits humains, un organisme de surveillance de la guerre.

      • Les tirs israéliens ont tué au moins deux Palestiniens et blessé d’autres personnes qui attendaient de l’aide près du corridor de Netzarim, dans le centre de la bande de Gaza, selon Al Jazeera Arabic.

      • La défense civile palestinienne a déclaré que ses équipes avaient retiré les corps de cinq Palestiniens des décombres de la maison de la famille Dahdouh après que des frappes israéliennes l’ont touchée au nord de la rue Al-Barham, dans le quartier d’Al-Zeitoun, à l’est de la ville de Gaza, a rapporté le Centre d’information palestinien.

  • Le « pire scénario de famine est en cours » à Gaza, dénonce un organisme soutenu par l’ONU
    29/07/2025 — FRANCE 24
    https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20250729-un-organisme-soutenu-par-l-onu-%C3%A9voque-le-pire-sc%C3%A9nario-

    Un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le « pire scénario de famine est en cours à Gaza », où Israël a autorisé l’entrée de nouveaux camions d’aide humanitaire jugés à ce stade trop peu nombreux par les agences internationales. (...)

    #IPC

  • Dernières nouvelles des PADHUE, le combat reste en cours - SMG, Syndicat de la Médecine Générale
    https://syndicat-smg.fr/dernieres-nouvelles-des-padhue-le-combat-reste-en-cours

    Soit nous avons exercé illégalement pendant des années,
    soit nous avons été exploités par un système hypocrite, qui nous juge indispensables, mais jamais légitimes.

    Ce décret a été adopté sans la moindre concertation avec les PADHUE concernés.
    Il intervient quelques mois après une grève de la faim de 10 jours, menée dans le silence complet du ministère.
    Et aujourd’hui, il est présenté dans les médias comme une réponse à la crise, alors qu’il aggrave la précarité et ferme toute perspective d’intégration durable.

    Les mêmes médecins qui tiennent debout l’hôpital public sont invités à concourir entre eux dans une nouvelle mise en scène technocratique.
    Une mise en scène qui ressemble davantage à une opération de tri administratif qu’à une reconnaissance de compétence.

    Nous sommes aujourd’hui des milliers de médecins diplômés hors UE en exercice,
    et nous refusons d’appeler cette réforme une régularisation.
    Elle ne reconnaît rien, ne répare rien,
    et n’a qu’un effet : institutionnaliser l’exclusion de ceux qui sont déjà là, compétents, engagés, et indispensables.

    #IPADECC
    Praticiens diplômés hors UE (#PADHUE)
    #Europe
    #exclusion
    #santé

    Non seulement la france vole sans vergogne les médecins aux pays qui les ont formés (et qui en ont besoin) parce qu’elle est incapable d’en former, mais en plus elle les maltraite.

  • Mettre des bâtons dans les roues des #GAFAM sans pour autant s’en passer complètement et utiliser son smartphone de façon plus (éco)responsable et moins invasive

    Bonjour à tou·te·s !

    Nous sommes de plus en plus nombreux·ses à prendre conscience du problème éthique et écologique qui se cache derrière l’utilisation des GAFAM : Twitter/X, Google, Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp), Youtube, …

    🚮 Beaucoup ont passé le cap de supprimer leur(s) compte(s) de ces réseaux et c’est tout à leur honneur !

    Cependant pour des raisons diverses (activité pro en ligne, suivi des évènements locaux, lien avec ses proches, …), d’autres ne peuvent ou ne veulent pas forcément s’en passer complètement (aucun jugement, chacun·e fait comme il peut/veut).

    Et c’est pour quoi j’ai rédigé ce petit guide qui vous permettra de continuer à utiliser certains des réseaux sociaux en nourrissant le moins possible l’ogre qui est derrière.

    📱 Vous trouverez aussi 2 points à propos de l’utilisation de votre #smartphone plus généraliste : désactiver les options inutiles, énergivores et intrusives, et un petit #tuto sur comment installer une appli de façon plus « safe » (pour vos données surtout).

    I. Google
    1. Sur smartphone
    a) Sur #Android :
    b) Sur #iPhone, pour #Siri et l’#IA d’#Apple :
    2. Sur #ordinateur
    II. #Twitter/X
    III. #Meta (#Facebook et #Instagram)
    IV. Désactiver les options inutilisées et intrusives sur son smartphone
    V. Installer et gérer ses #applications et leurs autorisations
    VI. #Youtube

    https://auptitmism.wordpress.com/2025/04/18/mettre-des-batons-dans-les-roues-des-gafam-sans-pour-autant-se
    #IA #intelligence_artificielle #AI #options #désactivation #how_to #manuel #guide

    signalé aussi par @monolecte :
    https://seenthis.net/messages/1110405

    • Nous sommes de plus en plus nombreux·ses à prendre conscience du problème éthique et écologique qui se cache derrière

      Les Gafams n’ont jamais cachés être des pourritures et l’ont prouvé dès le début, et pas seulement avec les lanceurs d’alerte.

      Cette légèreté à déresponsabiliser les utilisateurs qui découvriraient et prendraient conscience aujourd’hui est très irritante et du même ordre que celle qui les a poussé à utiliser les réseaux et applications pourris.

      Je prends quelques notes, vu que des potes me demandent comment j’ai fait pour désactiver un maximum de trucs sur mon smartphone pour ne m’en servir que comme téléphone (ou presque). A savoir aussi qu’il faut arrêter de donner son vrai numéro de téléphone qui sert désormais d’identificateur sans qu’aucune loi n’oblige à être sous smartphone, se mettre à échanger nos cartes de crédit, utiliser des comptes à plusieurs personnes (de confiance…oupa) et en partager les accès. Désindividualiser les usages.

      Et apprendre à se servir de l’informatique, des B.A BA comme les applis où ne peut plus lire le code source contrairement aux pages internet donc refuser les applis. Apprendre aussi à refuser de ficher son entourage. Arrêter de faire passer les résistant·es pour des demeurées qui exagèrent.

  • L’Assemblée impulse le #MeToo_scolaire
    https://blogs.mediapart.fr/francois-jarraud/blog/100425/lassemblee-impulse-le-metooscolaire

    Le principal apport de ses travaux c’est la mise en évidence de « la désorganisation des responsabilités et des acteurs », pour reprendre les propos du rapporteur P. Vannier (LFI). L’audition, le 31 mars, de l’état-major du ministère de l’#Education nationale a mis en évidence l’absence de pilotage du suivi des #violences des adultes dans les établissements. A la question de V. Spillebout (EPR), autre rapporteur, sur ce pilotage, répond un très long silence des hauts fonctionnaires. Si le chef du service défense et sécurité du ministère, Christophe Peyrel, est capable de chiffrer le nombre de violences mettant en cause des personnels remonté par le logiciel Fait établissement (1198 en 2023), personne n’est capable de dire ce qui en est fait ! Le directeur général des relations humaines, Boris Melmoux-Eude peut citer le nombre de sanctions communiqué à la Direction générale de la Fonction publique. Mais cela ne concerne que 204 cas (et non 1198) et exclusivement dans l’enseignement public. Il n’a aucune donnée pour le privé. Il n’y a pas plus de suivi du coté de la Justice. « On n’a pas la possibilité de s’assurer que tous les faits aient fait l’objet d’une suite adéquate », reconnait C. Peyrel. Le suivi des signalements est de la seule responsabilité des chefs d’établissement et des services académiques. Au ministère personne ne suit les dossiers du public. Et encore moins ceux du privé !

    [...]

    Ce que montre déjà la commission d’enquête c’est le caractère systémique de ces violences. Le système déconcentré de l’Education nationale n’assure aucun suivi des faits signalés. Il ne met aucun zèle à encourager les #enseignants et les agents à signaler. Bien au contraire, les syndicats enseignants, auditionnés le 3 avril, témoignent que des consignes sont données pour que les signalements passent par la voie hiérarchique. Comme l’explique un représentant FSU, cela crée un conflit de loyauté pour les enseignants s’ils passent outre. Les représentants de Sud et de FO signalent des enseignants sanctionnés pour avoir transmis des informations. Cela, alors que l’article 40 du Code de procédure pénal impose aux fonctionnaires de signaler. C’est aussi un problème budgétaire. Les personnels qui savent faire ces signalements ainsi que les Informations préoccupantes (#IP) sont de moins en moins nombreux dans les établissements : 2200 assistantes sociales, 7800 infirmières, 600 médecins scolaires pour 12 millions d’élèves. Les professeurs des écoles savent faire des IP mais on leur dit qu’il faut transmettre copie aux parents qu’ils croisent tous les jours à la sortie de l’école... Ils ne savent pas que des signalements peuvent être faits anonymement.

    [...]

    Le ministère arrive à être une organisation hyper hiérarchisée et centralisée mais inefficace pour un sujet qu’elle n’a pas considéré majeur.

    C’est le plus grave obstacle à venir. Les violences exercées sur des élèves, même quand elles durent des années, n’ont pas éveillé d’intérêt. Dans ce registre, il est inquiétant de voir que peu de députés assistent aux auditions de la commission d’enquête. Dans la plupart des réunions il n’y a que deux députés pour poser des questions.

    Pourtant c’est peut-être cela qui est en train de changer. Après des années d’omerta, les institutions scolaires privée et publique ont honte. Les rapporteurs témoignent des très nombreux messages qu’ils reçoivent de victimes. Les victimes se sentent entendues pour la première fois. « Elles ont le sentiment que pour la première fois il y a une reconnaissance », explique Paul Vannier. « Des fonctionnaires viennent nous remercier ».

    #enseignement_privé

    • « Défaillances » de l’Éducation nationale face à un enseignant prédateur : l’inspection générale fait l’autopsie d’un fiasco
      https://www.mediapart.fr/journal/france/220425/defaillances-de-l-education-nationale-face-un-enseignant-predateur-l-inspe

      De la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2020, cet enseignant brillant et charismatique a joué de son autorité et son emprise pour attirer de nombreux élèves chez lui, dont certains l’accusent aujourd’hui d’agressions sexuelles et de viols (voir nos révélations précédentes).

      Alors que des alertes relatives au comportement inadapté de cet agrégé ont commencé à remonter à l’administration dès l’été 2021, l’enseignant n’a été mis à l’arrêt qu’en septembre 2023, après qu’un ancien élève a déposé une plainte au pénal – une première suivie de huit autres.

      Pascal V. s’étant suicidé dans la foulée, ses victimes se retrouvent aujourd’hui privées de procès. Mais l’Éducation nationale, elle, n’en a pas fini avec cette affaire, puisque plusieurs anciens élèves ont décidé d’attaquer l’État pour « faute ». Or, d’après nos informations, l’enquête de l’IGÉSR pourrait leur donner du grain à moudre. À l’issue d’une quarantaine d’auditions, les deux autrices du rapport jugent en effet que l’institution a méconnu sa responsabilité administrative et disciplinaire.


  • FInd exquisite Chanel wall art that celebrates the timeless legacy of Coco Chanel through captivating pictures and the iconic Chanel logo :
    https://ipop-art.com/collections/chanel-canvas-wall-art

    #iPOPART offers a diverse range of #Chanel posters and framed Chanel canvas wall art, perfect for enhancing your living space with a touch of Parisian elegance.

    Each piece serves as a stunning artwork in tribute to Chanel’s #fashion art, allowing you to immerse yourself in the world of haute couture.

    Elevate your decor with Chanel wall art featuring Coco Chanel’s legacy and bring a piece of #Paris, into your home. Explore our curated selection today and find the perfect statement piece that embodies the spirit of Chanel.

  • Transitioning from Graffiti to Fine Art with iPOPART
    https://ipop-art.com/blogs/art-lifestyle/transitioning-from-graffiti-to-fine-art

    Hey there, fellow artists!

    If you’re ready to take the plunge and start transitioning from #graffiti to fine #art, you’re in the right place. Street art has come a long way, and today’s galleries are buzzing with the energy of artists like #Banksy, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, and Alec Monopoly. These trailblazers showed us that urban creativity can be #bankable and celebrated.

    Imagine turning your vibrant spray paint techniques into stunning mixed media art that catches the eye of collectors. With #iPOPART, you can explore how to blend your graffiti roots with new styles and mediums. Think about using paint drops and layering techniques to create pieces that maintain that raw, urban feel while appealing to a wider audience.

    The transition isn’t just about changing your canvas; it’s about elevating your message. Your street art has a story to tell, and iPOPART provides the perfect platform to showcase it. Just like Banksy’s thought-provoking pieces or Basquiat’s bold statements, your art can resonate on multiple levels.

    So, if you’re ready to step out of the shadows and into the spotlight, embrace this journey with iPOPART. Celebrate your roots while crafting a future where your work is not just seen but valued. Let’s make that leap from the streets to the galleries together !

  • https://ipop-art.com/cdn/shop/products/13-NMTrump_300x.jpg?v=1739140027

    https://ipop-art.com/collections/mr-brainwash-canvas-wall-art

    Pop art and street art serve as powerful reflections of political discourse, with iconic figures like Mr. Brainwash and Banksy masterfully illustrating societal themes through their vibrant creations.

    iPOPART offer an extensive collection of canvas prints and framed wall art that caters to diverse tastes, ensuring your interior decor is both engaging and thought-provoking.

    #iPOPART #Art #Graffiti #Streetart #Banksy #Trump

  • Mis en cause par François Bayrou, les agents de l’#Office_français_de_la_biodiversité appelés à faire la grève des contrôles
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2025/01/17/mis-en-cause-par-francois-bayrou-les-agents-de-l-office-francais-de-la-biodi

    Mis en cause par François Bayrou, les agents de l’Office français de la biodiversité appelés à faire la grève des contrôles
    Trois jours après l’attaque frontale du premier ministre contre le travail des agents de l’#OFB, les syndicats de l’établissement public demandent des excuses publiques.

    Par Perrine Mouterde

    Publié le 17 janvier 2025 à 16h39

    Ne plus effectuer aucune mission de police, ne plus réaliser aucune opération en lien avec le monde agricole, ne plus transmettre aucun avis technique… tant que le premier ministre n’aura pas formulé des excuses publiques. Trois jours après que François Bayrou a attaqué frontalement le travail des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), les syndicats de l’établissement public appellent, vendredi 17 janvier, à une grève partielle et à un vaste mouvement de contestation. « En réponse à la remise en cause incessante de nos missions et afin d’éviter de commettre des “fautes”, l’intersyndicale demande à l’ensemble des personnels de rester au bureau », résument dans un communiqué cinq organisations (#Syndicat_national_de_l’environnement, FSU, FO, CGT, Unsa, EFA-CGC).

    Quasiment muet sur les #sujets_climatiques_et_environnementaux lors de sa déclaration de politique générale, mardi 14 janvier, #François_Bayrou a en revanche lancé un acte d’accusation sévère à l’encontre de l’instance chargée de veiller à la préservation de la biodiversité et au respect du droit de l’environnement. « Quand les #inspecteurs de la #biodiversité viennent contrôler le fossé ou le point d’eau avec une arme à la ceinture, dans une ferme déjà mise à cran, c’est une humiliation, et c’est donc une faute », a-t-il affirmé.

    Cette déclaration ne pouvait que remettre de l’huile sur le feu après dix-huit mois de vives tensions entre l’établissement et certains syndicats agricoles. La #FNSEA et la Coordination rurale, notamment, assurent que les agriculteurs sont contrôlés de manière excessive et intimidante par les inspecteurs de l’environnement et réclament leur désarmement. Fin 2023 et début 2024, des personnels et des agences de l’OFB avaient été pris pour cibles lors de manifestations. Fin 2024, lors d’un nouveau mouvement de protestation agricole, une cinquantaine d’agressions et d’attaques ont été recensées.

    « Le premier ministre, qui a outrepassé ses fonctions en se faisant le porte-parole de syndicats agricoles, doit se reprendre et réparer sa faute, affirme aujourd’hui #Sylvain_Michel, représentant #CGT à l’OFB. Il est intolérable que le deuxième plus haut représentant de l’Etat attaque directement un établissement public dont les missions sont dictées par la loi et qui consistent à faire respecter le code de l’environnement. »

    Expression « mal comprise »
    La présidente du conseil d’administration de l’OFB, Sylvie Gustave-dit-Duflo, a également fait part de sa colère après les propos de François Bayrou. « Lorsque le premier ministre prend directement à partie l’OFB sans avoir pris la peine de s’intéresser à nos missions, à ses enjeux, c’est inconcevable, c’est une faute », a déclaré vendredi Me Gustave-dit-Duflo, qui est aussi vice-présidente de la région Guadeloupe. « La probabilité pour qu’une exploitation agricole soit contrôlée par les 1 700 inspecteurs de l’environnement, c’est une fois tous les cent-vingt ans », a-t-elle ajouté.

    Les propos du #premier_ministre avaient déjà fait réagir ces derniers jours. Dès mercredi, un membre du Syndicat national des personnels de l’environnement (SNAPE)-FO, Benoît Pradal, a décrit sur France Inter « l’humiliation » ressentie depuis des mois par les agents de l’OFB et assuré n’avoir aucun problème avec « la majorité » des agriculteurs. « On a le sentiment que ce que veulent [une minorité d’agriculteurs], c’est ne plus nous voir dans leurs exploitations. C’est du même ordre que si les dealers demandaient aux policiers de ne plus venir dans les cités », a-t-il ajouté. La FNSEA et les Jeunes agriculteurs ont aussitôt dénoncé « une comparaison honteuse » et réclamé la suspension des contrôles. Le patron des LR à l’Assemblée, Laurent Wauquiez, a lui réclamé que l’OFB soit « purement et simplement supprimé ».

    L’ancien député Modem Bruno Millienne, conseiller de Matignon, juge que l’expression de François Bayrou a été « mal comprise » et prône « le bon sens et le respect mutuel de part et d’autre ». De son côté, la ministre de la transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a appelé vendredi à l’apaisement, en rappelant que les agents de l’OFB « font le travail que nous leur demandons ». « Si la loi doit évoluer, c’est aux parlementaires de la faire évoluer. Ce n’est pas aux agents de l’OFB de ne pas respecter la loi », a-t-elle ajouté.

    Etuis de port d’armes discrets
    Outre la suspension d’un certain nombre de missions, l’intersyndicale de l’établissement public invite les quelque 3 000 agents (dont les 1 700 inspecteurs de l’environnement) à cesser toute participation aux réunions organisées en préfecture sur des sujets agricoles ainsi que tout appui technique aux services de l’Etat, aux établissements publics et aux collectivités territoriales. Elle suggère aussi, dans le cadre d’une action symbolique, d’aller remettre en mains propres aux préfets les étuis de port d’armes discrets, censés permettre de dissimuler l’arme sous les vêtements.

    Une circulaire du 3 décembre 2024 prévoit la mise en place immédiate de ce port d’armes discret. Pour Sylvain Michel, cet outil est « de la poudre aux yeux », qui ne réglera en aucun cas les difficultés. « Ceux qui attaquent les armes violemment ne veulent pas de droit de l’environnement, et donc pas de police de l’environnement », a jugé récemment le directeur général de l’établissement, Olivier Thibault. La police de l’environnement est celle qui contrôle le plus de personnes armées chaque année.

    #Perrine_Mouterde

    • « L’Office français de la biodiversité, l’un des principaux remparts contre l’effondrement du vivant, est victime d’attaques intolérables »

      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/01/07/l-office-francais-de-la-biodiversite-l-un-des-principaux-remparts-contre-l-e

      TRIBUNE
      Collectif

      Amputer les missions de l’#OFB, en réduire les moyens ou revenir sur ses dotations sacrifierait des ressources indispensables pour sa capacité à protéger la biodiversité et à la défendre face aux pratiques illégales qui la dégradent, explique, dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités d’horizons divers, parmi lesquelles Allain Bougrain-Dubourg, Marylise Léon, Christophe Béchu et Valérie Masson-Delmotte.

      ’Office français de la biodiversité (OFB) a récemment déposé une cinquantaine de plaintes au niveau national pour dégradations et menaces.

      Début octobre, la voiture d’un chef de service du Tarn-et-Garonne a été visée par un acte de sabotage. Le 26 janvier 2024, sur fonds de colère agricole, des manifestants ont tenté de mettre le feu au siège de Trèbes (Aude), tandis que l’enquête ouverte après l’incendie de celui de Brest (Finistère), à l’occasion d’une manifestation de marins pêcheurs mécontents, le 30 mars 2023, vient d’être classée sans suite.

      A Guéret (Creuse), les locaux de l’établissement public ont été saccagés, et des documents volés, pour la première fois ; à Beauvais, un service a été muré, et plusieurs services ont reçu un mail d’insultes et de menaces. D’autres établissements publics – tels que l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement ou l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail – et certains agents ont été victimes d’attaques intolérables.

      3 000 agents répartis à travers la France
      L’OFB incarne pourtant l’un des principaux remparts contre l’érosion de la biodiversité. Cet établissement public, créé par le législateur, en 2019, lors de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, rassemble plus de 3 000 agents répartis à travers la France métropolitaine et les outre-mer. Inspecteurs de l’environnement, ingénieurs, experts thématiques, vétérinaires, techniciens, personnel administratif, œuvrent ensemble pour accompagner les collectivités et les divers acteurs économiques vers des pratiques respectueuses de la nature.

      L’OFB réunit des compétences uniques pour mesurer, analyser et anticiper l’effondrement du vivant. Que savons-nous de la fragilité des espèces ou des écosystèmes déjà affectés ? Quel est l’état de santé des zones humides, des milieux forestiers et marins ? Affaiblir l’OFB, c’est saper les fondations mêmes de notre connaissance et de nos capacités d’action. Le défendre, c’est affirmer que la science est un levier crucial de la résilience de nos sociétés.

      Protéger la biodiversité, c’est aussi la défendre face aux pratiques illégales qui la dégradent. L’une des missions centrales de l’OFB vise à assurer l’application des lois environnementales. Avec ses 1 700 inspecteurs, cette police de l’environnement lutte contre le braconnage, les pollutions et autres atteintes aux milieux naturels et aux espèces protégées. Ses équipes aident également les usagers à mieux comprendre et à respecter les réglementations, en proposant des solutions concrètes et constructives.

      L’OFB n’agit pas seul. Il constitue le cœur d’un réseau d’acteurs qui tissent ensemble des initiatives locales et nationales : Etat, collectivités, citoyennes et citoyens engagés, en particulier dans les associations, entreprises, scientifiques. De la ruralité au cœur des villes, cette force agit pour la préservation de la biodiversité et de l’équilibre de nos territoires.

      La base de notre existence
      Loin de faire cavalier seul, comme certains l’affirment, les agents de l’OFB participent à la résilience des activités économiques, établissent des ponts entre des intérêts parfois divergents, en facilitant le dialogue avec les agriculteurs, pêcheurs, chasseurs, pratiquants des sports de nature ou encore les acteurs de l’énergie. Qu’il s’agisse de la restauration d’un marais, de la survie d’une espèce endémique ultramarine ou de l’éducation des plus jeunes, chaque avancée repose sur cette synergie avec la même ambition : léguer un futur viable aux prochaines générations.

      La biodiversité n’est pas un luxe, elle est la base même de notre existence : l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons, les sols qui nous nourrissent. Ses interactions et interdépendances ont permis, au cours de l’évolution, de créer les conditions d’émergence de l’ensemble du vivant. Ce fil fragile menace bientôt de rompre. Quand les océans s’élèvent, que les habitats naturels se dégradent, que les cours d’eau s’assèchent ou débordent, que les espèces sauvages disparaissent à un rythme sans précédent, nous devons faire front et nous unir derrière un unique objectif : protéger la vie.

      Dans ce contexte, amputer les missions de l’#OFB, réduire ses moyens budgétaires et humains ou revenir sur les dotations décidées il y a à peine un an pour les politiques publiques de biodiversité, sacrifierait des ressources indispensables pour notre capacité à agir efficacement pour préserver l’#avenir.

      C’est pourquoi, aujourd’hui, nous appelons élus, #associations, #scientifiques, #citoyennes_et_citoyens à faire front pour soutenir cet #opérateur_public, aujourd’hui sous le feu de #critiques_injustifiées. Celles-ci visent en réalité, à travers l’OFB ainsi qu’à travers l’ensemble de ses agents, des politiques publiques et des #réglementations qui ont mis des années à progresser et à commencer à faire leurs preuves.

      Premiers signataires : Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux ; Antoine Gatet, président de France Nature Environnement ; Erwan Balanant, député (#MoDem) du Finistère ; Sandrine Le Feur, députée (Renaissance) du Finistère ; Marie Pochon, députée (#EELV) de la Drôme ; Dominique Potier, député (divers gauche) de Meurthe-et-Moselle ; Loïc Prud’homme, député (LFI) de Gironde ; Richard Ramos, député (MoDem) du Loiret ; Marylise Léon, secrétaire nationale de la CFDT ; Christophe Béchu, maire d’Angers et ancien ministre ; Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherches au CEA ; Claude Roustan, président de la Fédération nationale de la pêche. Liste complète des signataires ici.

      Collectif

    • Jean-Baptiste Fressoz, historien : « Les #polices_environnementales subissent de nombreuses entraves »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/02/28/jean-baptiste-fressoz-historien-les-polices-environnementales-subissent-de-n

      Jean-Baptiste Fressoz, historien : « Les polices environnementales subissent de nombreuses entraves »
      CHRONIQUE

      Jean-Baptiste Fressoz

      Historien, chercheur au CNRS

      La mise en cause de l’Office français de la biodiversité à l’occasion des manifestations d’agriculteurs s’inscrit dans l’histoire des entraves à la protection de l’environnement, observe l’historien dans sa chronique.Publié le 28 février 2024 à 06h00, modifié le 28 février 2024 à 08h15 Temps deLecture 2 min.

      Les locaux de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont été plusieurs fois visés par les manifestations d’agriculteurs, par exemple à Mende, le 2 février, et à Carcassonne, le 27 janvier. Le 26 janvier, le premier ministre, Gabriel Attal, avait annoncé le placement de l’établissement public sous la tutelle des préfets. L’OFB fait partie des « polices environnementales », vocable regroupant différentes institutions qui vont des anciens gardes-chasse, gardes forestiers, gardes-pêche – devenus agents de l’OFB – aux inspecteurs des établissements classés (Polices environnementales sous contraintes, de Léo Magnin, Rémi Rouméas et Robin Basier, Rue d’Ulm, 90 pages, 12 euros).

      Le mot « police » a cela d’intéressant qu’il renvoie à l’origine de ces institutions. Sous l’Ancien Régime, la police méritait en effet pleinement son nom, car elle s’occupait de tout ce qui avait trait à l’espace urbain, à la fois l’ordre public, bien sûr, mais aussi l’ordre environnemental, la propreté des rues, l’organisation des marchés, les fumées des artisans…

      Le succès administratif des termes « environnement », dans les années 1970, puis « biodiversité », dans les années 2000, cache la profonde continuité des pratiques et des institutions qui encadrent les usages de la nature. A l’instar de la police d’Ancien Régime, la police environnementale recourt surtout à la pédagogie et aux rappels aux règlements bien plus qu’aux sanctions. Une police qui repose davantage sur les bonnes pratiques que sur des normes strictes et des instruments de mesure.

      On retrouve aussi une même rivalité entre administration et justice tout au long de son histoire. Au début du XIXe siècle, la mise en place du système administratif (préfets et Conseil d’Etat) avait conduit à marginaliser les cours judiciaires dans la gestion de l’environnement : d’un côté, une administration qui pense « production et compétitivité nationale », de l’autre, des cours qui constatent des dommages, des responsabilités et attribuent des réparations.

      Gestion de contradictions
      Les polices environnementales subissent également de nombreuses entraves. Tout d’abord celle liée au manque de personnel : pour surveiller l’ensemble de ses cours d’eau, la France ne dispose que de 250 agents, soit moins d’un agent pour 1 000 kilomètres de rivière. Quant aux établissements classés, on en compte plus de 500 000 en France, pour 3 100 inspecteurs. On est bien loin des 30 000 gardes champêtres qui quadrillaient les campagnes françaises au XIXe siècle !

      Entraves qui tiennent ensuite à la faible prise en charge judiciaire de ces affaires : les atteintes à l’environnement représentent ainsi une part infime des affaires correctionnelles. Entraves liées enfin à l’état du monde agricole français : moins de 2 % de la population exploite plus de la moitié du territoire métropolitain ; logiquement, les agriculteurs concentrent la majorité des contrôles. Et la peur de la violence d’un monde agricole en détresse économique taraude les inspecteurs : un contrôle de trop peut enclencher la faillite…

      Robert Poujade, tout premier ministre de l’écologie de 1971 à 1974, avait conté son expérience au Ministère de l’impossible (Calmann-Lévy, 1975). La police de l’environnement est une « police de l’impossible », davantage caractérisée par ses contraintes que par ses pouvoirs, une police « d’avant-garde » par certains aspects, mais qui tente de faire respecter des règles souvent anciennes, une police enfin qui n’est soutenue par aucune campagne de sensibilisation massive, contrairement à ce qui a été fait, par exemple, pour la sécurité routière, et qui se trouve devoir gérer les contradictions entre système productif et politique. Selon la formule des auteurs de Polices environnementales sous contraintes, « l’écologisation de nos sociétés n’a rien d’automatique et demeure un processus hautement contingent, sinon un objectif essentiellement discursif ». Les reculades de Gabriel Attal face aux revendications de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles confirment cette sombre appréciation.

      #Jean-Baptiste_Fressoz (Historien, chercheur au #CNRS)

    • « Il appartient aux autorités politiques de #défendre l’#existence de l’Office français de la #biodiversité, chargé d’appliquer les #réglementations_environnementales »
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2024/03/02/il-appartient-aux-autorites-politiques-de-defendre-l-existence-de-l-office-f

      « Il appartient aux autorités politiques de défendre l’existence de l’Office français de la biodiversité, chargé d’appliquer les réglementations environnementales »
      TRIBUNE
      Collectif

      L’OFB est devenu le bouc émissaire de la crise agricole, déplorent dans une tribune au « Monde » les représentants des organisations siégeant au conseil d’administration de cet établissement national. Pour eux, la coopération entre agriculture et biodiversité est une évidente nécessité.Publié le 02 mars 2024 à 06h30 Temps deLecture 4 min.

      Le #déclin_de_la_biodiversité à une vitesse et à une intensité jamais égalées est #scientifiquement_établi depuis des années, et particulièrement dans les rapports de la Plate-Forme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (#IPBES). Les menaces sur l’eau et la biodiversité sont toutes d’origine humaine et s’exacerbent mutuellement.

      Cet #effondrement_de_la_biodiversité, conjugué au changement climatique, remet en question l’habitabilité de notre planète et interroge l’avenir du vivant, humain et non humain.

      Face à ce constat, l’Etat a créé en 2020 un établissement national spécialisé, l’Office français de la biodiversité (#OFB), consacré à la protection et à la restauration de la biodiversité en métropole et dans les outre-mer. Le législateur et le gouvernement lui ont assigné des missions essentielles, en particulier :

      – la connaissance et l’expertise : mieux connaître les espèces, les milieux naturels, les services rendus par la biodiversité et les menaces qu’elle subit est essentiel pour protéger le vivant ;

      – un appui aux politiques publiques : à tous niveaux, les équipes de l’OFB appuient les politiques publiques pour répondre aux enjeux de préservation de la biodiversité ;

      – la gestion et restauration des espaces protégés : parcs naturels marins, réserves, appui aux parcs nationaux, travail en réseau… ;

      – la contribution à la police de l’environnement, qu’elle soit administrative ou judiciaire, relative à l’eau, aux espaces naturels, à la flore et la faune sauvages, à la chasse et à la pêche ; à la lutte contre le trafic des espèces sauvages menacées d’extinction.

      Manque de moyens
      Quatre ans après sa création, l’OFB continue de consolider son identité et sa place dans le paysage institutionnel. En manque d’un véritable portage politique, ce « fer de lance de la biodiversité » a vu ses missions s’étoffer et se complexifier considérablement, tandis que ses effectifs n’ont augmenté qu’à la marge.

      Le manque de moyens humains reste une entrave à l’action, à tous niveaux.

      Par exemple, sur les seules missions de police judiciaire, à l’échelle du territoire national, l’OFB ne compte que 1 700 inspecteurs pour prévenir et réprimer les atteintes à l’environnement (surveillance du territoire, recherche et constat des infractions, interventions contre le braconnage, …), qui doivent également contribuer à la connaissance, apporter leur expertise technique, sensibiliser les usagers, réaliser des contrôles administratifs sous l’autorité du préfet, etc. Mais d’autres agents et métiers de l’OFB sont également en tension.

      Durant les manifestations de colère agricole, l’OFB se voit conspué, ses implantations locales dégradées, ses agents vilipendés. L’OFB est devenu le bouc émissaire de la crise agricole, en l’absence de réponses concrètes sur le revenu des paysans.

      La santé des agriculteurs en premier lieu
      Ces attaques réitérées contre l’OFB sont inacceptables, car elles visent, au travers de l’établissement et de ses agents, à affaiblir les politiques publiques de protection et de sauvegarde de la nature, de l’eau et de la biodiversité.

      Parce que l’eau et la biodiversité renvoient à la complexité du vivant, le bon sens, qu’il soit populaire ou paysan, ne peut suffire à protéger ou à restaurer un fonctionnement équilibré des milieux naturels. L’OFB est un outil précieux de connaissance et d’expertise pour accompagner et garantir la mise en œuvre des politiques publiques (collectivités, habitants, filières professionnelles, etc.). La remise en cause de certaines de ses missions et de sa capacité d’agir générerait des reculs concrets et dommageables pour l’intérêt général et nos modes de vie.

      Elle ne constituerait aucunement un gain pour le monde agricole, dont une grande partie a déjà intégré les enjeux de préservation des milieux et des cycles naturels. Rappelons que, en faisant appliquer les réglementations environnementales, l’OFB et les autres opérateurs publics de l’environnement protègent aussi la santé de tous les citoyens, celle des agriculteurs en premier lieu.

      A l’inverse de la tendance à opposer agriculture et protection de la nature, la coopération entre agriculture et biodiversité est une nécessité évidente : le système agroalimentaire intensif aujourd’hui dominant constitue l’une des principales pressions sur la biodiversité, dont l’érosion continue provoque, en retour, une fragilisation de tous les modèles agricoles.

      Rappeler les lois, voire sanctionner
      Les politiques publiques, comptables vis-à-vis des générations futures, ne doivent pas renoncer à la transition agroécologique ; elles doivent au contraire l’accompagner, la guider et la soutenir, au bénéfice de la biodiversité, de l’atténuation et de l’adaptation du changement climatique, de la santé des humains (et en premier lieu des producteurs), des autres êtres vivants et de l’agriculture elle-même.

      Nous soutenons sans réserve tous les paysans qui s’engagent dans cette transition agroécologique, dans un modèle à la fois vertueux pour l’environnement et où les femmes et les hommes qui nous nourrissent vivent dignement de leur travail, sans mettre en jeu leur santé et celle des citoyens.

      Lire aussi la tribune : Article réservé à nos abonnés « Face au changement climatique, l’agriculture biologique doit être soutenue »

      L’OFB a sa place au côté d’une agriculture en pleine mutation, pour accompagner les paysans de bonne volonté, engagés dans la transition, mais aussi pour rappeler les lois et règlements en vigueur, voire sanctionner ceux qui ne respectent pas la loi, qu’ils soient des entreprises, des agriculteurs, des collectivités ou des individus.

      L’Etat doit lui en donner véritablement les moyens, avec des effectifs à la hauteur de ces enjeux et des agents reconnus qui vivent, eux aussi, dignement de leur travail. Comme pour d’autres établissements publics pris pour cible par des groupes d’intérêts économiques, il appartient aux autorités politiques de défendre l’existence de cet organisme dont les missions sont définies dans le cadre légitime de l’action publique de l’Etat

      Les signataires de cette tribune proviennent tous d’organisations siégeant au conseil d’administration de l’Office français de la biodiversité : Véronique Caraco-Giordano, secrétaire générale du #SNE-FSU, Syndicat national de l’environnement ; Antoine Gatet, président de France Nature Environnement ; Bernard #Chevassus-au-Louis, président d’Humanité et biodiversité ; Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux ; Claude Roustan, président de la #Fédération_nationale_de_la_pêche en France ; Vincent Vauclin, secrétaire général #CGT_environnement (domaine OFB et #parcs_nationaux).

    • À #Poitiers, l’immense désarroi de la police de l’environnement | Mediapart
      https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/150225/poitiers-limmense-desarroi-de-la-police-de-l-environnement

      À Poitiers, l’immense désarroi de la police de l’environnement
      Harcelés par les syndicats agricoles, les agents de l’Office français de la biodiversité se sentent abandonnés et constatent une perte de sens de leur travail. D’autant que François Bayrou les a jetés en pâture dès son arrivée à Matignon, les accusant d’« humilier les agriculteurs ».

      Lucie Delaporte

      15 février 2025 à 10h28

      PoitiersPoitiers (Vienne).– Sur la porte vitrée du local subsistent encore les traces laissées par la Coordination rurale (CR). Des graines mélangées à une substance visqueuse et, çà et là, quelques autocollants du syndicat : « Stop à l’agricide », « OFB stop contrôle ».

      Dans la nuit du dimanche 2 février, les locaux de l’agence départementale de l’Office français de la biodiversité (#OFB) à Poitiers ont été pris pour cible par des militants du syndicat agricole proche de l’extrême droite. Des #graffitis ont été tracés sur le bâtiment, des sacs de légumes pourris déversés devant les locaux. « Un camion entier », précise Alain*, le premier agent à être arrivé sur les lieux.

      C’est la sixième fois en un an et demi que cette antenne de l’OFB de la Vienne est attaquée. Le procureur de la République a ouvert une enquête en flagrance pour les dégradations matérielles mais aussi pour harcèlement, au regard de la répétition de ces actes de malveillance.

      Dans cette âpre campagne où le syndicat disputait son leadership à la FNSEA, l’OFB aura été sa cible répétée. « On leur a servi de bouc émissaire idéal », résume un agent que nous rencontrons dans la salle de repos où sont collées des affichettes montrant des agents couverts de déchets avec le slogan « Nous ne sommes pas des punching-balls ».

      Après le témoignage sur France Inter d’un responsable syndical de l’OFB qui avait comparé à des « dealers » les agriculteurs hors la loi, le climat s’est enflammé. « Une voiture de l’OFB qui entre dans une exploitation sera brûlée sur place », a déclaré peu après dans un meeting le secrétaire général de la CR, Christian Convers.

      Grève du zèle
      Né en 2020 de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office français de la chasse et de la faune sauvage, l’OFB, qui compte 2 800 agents, est encore mal connu du grand public. Il exerce des missions de police administrative et de police judiciaire relatives à l’eau, aux espaces naturels, aux espèces, à la chasse et à la pêche.

      À Poitiers, quelques jours après cette sixième attaque contre ses locaux, l’antenne tourne au ralenti. « On fait une grève larvée. Globalement, on ne fait pas de police pénale, pas de contrôle administratif. On essaie de solder les procédures en cours et on va surtout voir des espèces sur le terrain », résume un agent qui, comme tous les autres, requiert l’anonymat.

      On se dit qu’un agriculteur va peut-être franchir la ligne rouge, avec le sentiment que, s’il le fait, il sera soutenu par les syndicats agricoles et par le premier ministre.

      Gilles, agent à l’OFB
      Après une manifestation le 31 janvier devant la préfecture, les agents poursuivent le mouvement par cette grève du zèle, en écho à une année étrange où leurs tutelles – le ministère de l’agriculture et celui de la transition écologique – leur ont demandé de lever le pied sur les contrôles face à l’ampleur de la contestation agricole.

      « C’est notre quotidien : se faire insulter ou agresser par des gens qui viennent déverser des détritus juste parce qu’on essaie de faire respecter des lois votées au Parlement », indique Alain, qui fait visiter les lieux.

      Un mètre de lisier dans la voiture
      Le lâchage en règle des agents de l’OFB par deux premiers ministres, sous la pression du mouvement agricole, a été très douloureusement ressenti. Lors de son discours de politique générale, François Bayrou a évoqué l’« humiliation » infligée, à ses yeux, au monde agricole par les agents de l’OFB, qui arborent une arme lors de leurs interventions. 

      « On s’était déjà fait crucifier en janvier sur place par Attal sur sa botte de foin, qui avait repris au mot près le slogan de la FNSEA : “Faut-il être armé pour contrôler une haie ?” », s’étrangle Alain, qui rappelle les agressions continuelles que subissent les agents. 

      Depuis fin 2023, l’OFB a recensé 90 actions contre ses locaux mais aussi des actes malveillants visant directement ses agents. En octobre, le chef de l’OFB du Tarn-et-Garonne, juste après une réunion sur les contrôles à la chambre d’agriculture, a constaté qu’une des roues de son véhicule avait été démontée. « Un collègue s’est retrouvé avec un mètre de lisier dans sa voiture », raconte Max en buvant sa chicorée, parce qu’il s’est rendu compte que le café portait trop sur ses nerfs déjà assez malmenés.

      « Il y a une violence qu’on ressent de plus en plus. Ce climat-là multiplie le risque d’avoir un contrôle qui se passe mal. On se dit qu’un agriculteur va peut-être franchir la ligne rouge, avec finalement le sentiment que, s’il le fait, il sera soutenu par les syndicats agricoles et par le premier ministre », poursuit-il.

      Travailler à l’OFB a un coût, surtout quand on habite dans un village. « Là où j’habite, je suis blacklisté. C’est un village très agricole. Je l’ai senti quand on est arrivés. Ma femme ne comprenait pas. Je lui ai dit : “Cherche pas : tout le monde se connaît, ils savent le métier que je fais” », explique l’agent.

      Un autre raconte avoir fait l’erreur d’aller regarder ce qui se disait sur les réseaux sociaux à propos de l’OFB. Insultes, menaces, dénigrement… « C’est désastreux. On est les emmerdeurs, payés par vos impôts, pour protéger les papillons, les amphibiens. Et à partir du moment où l’État qui m’emploie me désavoue, quelle légitimité j’ai à continuer à faire ce travail-là ? »

      Depuis 2023, du fait des dérogations de la préfecture, l’eau d’une grande partie de la Vienne n’est officiellement plus « potable », à cause de ces pollutions, mais « consommable ».

      L’accusation de « harceler » le monde agricole provoque ici l’agacement. « D’abord, on focalise sur le monde agricole, mais ce n’est qu’une petite partie de notre travail. On contrôle les collectivités, les entreprises, les particuliers aussi », souligne Max, la trentaine. À raison de 3 000 contrôles par an pour 400 000 exploitations, une exploitation a une chance de se faire contrôler tous les cent vingt ans. « Ici, on a verbalisé vingt exploitations sur les phytos [produits phytosanitaires – ndlr] l’an dernier sur les 3 500 du département. La vérité, c’est qu’on devrait faire beaucoup plus de contrôles. On est treize agents, ici, on devrait plutôt être quarante pour bien faire notre métier », assure-t-il.

      Car ce qu’ils racontent sur l’ampleur des atteintes à l’environnement qu’ils constatent au quotidien fait froid dans le dos. « Sur la qualité de l’eau, c’est une catastrophe ! À certains endroits, on en est venus à interconnecter des points de captage pour diluer la pollution », rapporte un policier. Un cache-misère pour rendre moins visibles des niveaux de pollution inédits.

      Julien est ici le spécialiste de l’utilisation des produits phytosanitaires. Il décrit les conséquences désastreuses de ces produits utilisés trop souvent hors des clous et qui restent parfois plusieurs décennies à l’état de métabolites dans les sols et les nappes phréatiques.

      Interdit depuis 2013, le chlorothalonil, un fongicide, continue de faire des ravages. « Il y a certaines zones dans le département où on était à quasiment 70 fois la norme ! » Pour lui, de telles concentrations indiquent que le produit a sans doute été utilisé récemment : « Les agriculteurs peuvent se fournir à l’étranger, sur Internet. »

      Depuis 2023, du fait des dérogations de la préfecture, l’eau du robinet d’une grande partie du département n’est officiellement plus « potable », à cause de ces pollutions, mais « consommable », c’est-à-dire les seuils très précis de pollution qui régissent les normes de potabilité sont dépassés mais dans des proportions qui n’impactent pas immédiatement la santé humaine. Dans ce cas, les préfectures peuvent, temporairement, publier des décrets dérogatoires. Sur le long terme, qui vivra verra… Une situation dénoncée par les associations environnementalistes dans l’indifférence générale. 

      Yves s’agace de l’aveuglement des pouvoirs publics sur le sujet : « La conscience des élus de la gravité de la situation de l’eau, elle est... faible, euphémise-t-il dans un demi-sourire. Ils ne se rendent pas du tout compte ou alors ils disent : “On va trouver des solutions curatives, on va traiter l’eau.” Mais, même dans les récentes usines de filtration à 15 millions d’euros qui ont été construites ici, on continue de trouver ces métabolites. » Il faut des filtres de plus en plus performants, plus chers et finalement payés par les contribuables.

      Moi, je n’ose même plus parler de biodiversité puisqu’on regarde toutes les populations se casser la gueule…

      Un policier de l’environnement
      Faire appliquer la loi serait, au minimum, un bon début. Mais c’est précisément ce qu’on les empêche de faire en leur imposant des procédures longues et complexes, avec très peu de moyens.

      Pour ces agents, observer au quotidien l’effondrement de la biodiversité dans l’indifférence générale est un crève-cœur. « On est un peu comme des urgentistes qui voient passer des cadavres toute la journée. Moi, je n’ose même plus parler de biodiversité puisqu’on regarde toutes les populations se casser la gueule… J’en suis juste à me dire : essayons d’avoir encore de l’eau potable demain », affirme Alain.

      Le droit de l’environnement est-il trop complexe ? Un argument qui est beaucoup revenu pendant le mouvement des agriculteurs. Alain reconnaît que certains aspects sont très techniques, y compris pour lui, mais souligne que cette complexité est souvent le fruit d’un intense travail de lobbying des industriels et des groupes de pression.

      « Le #lobbying a tendance à complexifier encore plus la loi, avec une multitude de sous-amendements parfois difficilement interprétables… On se dit que c’est exprès pour que ce soit inapplicable ! Ce serait bien de simplifier la loi mais que cette simplification ne se fasse pas au détriment de l’environnement, comme c’est la plupart du temps le cas », juge-t-il.

      Agrandir l’image : Illustration 3
      Une saisie d’un bidon de glyphosate. © Lucie Delaporte
      Julien assure que concernant les « phytos », grand sujet de crispation avec les agriculteurs, la « complexité » a bon dos : « Les exploitants ont quand même une formation pour obtenir un certificat individuel d’utilisation des produits phytosanitaires, et sur chaque bidon de phytosanitaire, la règle d’utilisation est écrite : “À ne pas appliquer à moins de 5 mètres ou 20 mètres d’un cours d’eau”, etc. »

      Dans une profession agricole qui a été encouragée à utiliser massivement des pesticides pendant des décennies, engendrant une dépendance de plus en plus grande à la chimie, certains agriculteurs préfèrent simplement ignorer des réglementations qui les contraignent.

      « On a fait des formations justement pour expliquer la réglementation. Comme sur le terrain on entend toujours que c’est très compliqué, on s’attendait à avoir des salles pleines. Sur les 3 500 exploitations dans la Vienne, une cinquantaine d’agriculteurs sont venus », soupire un agent chevronné.

      Avec des formules qu’ils veulent diplomatiques, ils décrivent tous un monde agricole qui s’est globalement affranchi des règles sur le respect de l’environnement, avec la bénédiction des pouvoirs publics qui ont décidé de fermer les yeux. « Il faudrait faire une étude sociologique : pourquoi les exploitants agricoles ne se sentent-ils jamais en infraction ? Ils nous disent : “Mais nous on gère en bons pères de famille, intéressez-vous plutôt aux délinquants, aux dealers dans les cités.” C’est quelque chose qui a été entretenu parce qu’il y a très peu de contrôles en agriculture. Et forcément, dès qu’il y en a un petit peu, tout de suite, la pression monte », analyse Julien.

      Si, de fait, les contrôles sont rares, les sanctions ne sont pas non plus très dissuasives. Dans le département, un agriculteur qui se fait contrôler pour non-respect de la loi sur l’utilisation des pesticides est condamné à faire un stage payant de 300 euros. « Ce n’est pas très cher payé quand on voit les dégâts pour les écosystèmes », soupire Alain.

      La faiblesse des contrôles pourrait d’ailleurs coûter cher à la France concernant les aides de la politique agricole commune (PAC). « Il y aurait 9 milliards d’aides et pas de contrôles ? Ça ne marche pas comme ça », relève un agent. L’Union européenne conditionne en effet ses aides au respect d’un certain nombre de règles environnementales garanties par un bon niveau de contrôle et pourrait condamner la France. 

      Ma hantise, c’est qu’un agriculteur se #suicide.

      Gilles, agent de l’OFB
      Malgré leurs vives critiques, tous les agents rencontrés insistent sur leur attachement à un monde agricole qu’ils connaissent bien et qu’ils savent effectivement en détresse. « Mon père était exploitant agricole. Je viens de ce milieu, prévient d’emblée Julien. Avec le Mercosur, l’année dernière était pourrie par le climat avec une baisse de la production… Ils ont l’impression de perdre sur tout. On est le coupable idéal parce que c’est facile de taper sur nous. »

      Essentielle à leurs yeux, leur mission de police n’est pas toujours facile à endosser. « Ma hantise, c’est qu’un agriculteur se suicide, raconte Gilles. C’est arrivé à un collègue après un contrôle. On prend le maximum de précautions, on appelle la DDT [direction départementale des territoires – ndlr] pour savoir s’il y a des risques psychosociaux avant d’intervenir chez un exploitant par exemple. »

      Faire respecter le droit de l’environnement, notamment sur les « phytos », est aussi dans l’intérêt des agriculteurs, plaident-ils. « Certains agriculteurs sont dans le déni. Moi, j’essaie de leur parler des impacts sur leur santé, celle de leur famille », explique Max. Il se souvient d’un agriculteur qui avait passé quinze jours à l’hôpital après s’être pris des pesticides en retour d’air dans la cabine de son semoir : « Il crachait du sang. Mais de là à changer… Ils sont convaincus qu’il n’y a pas d’autres solutions, alors que rien qu’en modifiant certaines pratiques, ils peuvent baisser drastiquement le recours aux phytos. »

      Il y a aussi désormais des points de non-retour. Yves se souvient de la prise de conscience d’un agriculteur qui a un jour fait venir un pédologue pour comprendre ce qui se passait sur son exploitation : « Il lui a dit que les sols de ses 600 hectares étaient morts ; ça lui a mis une claque. » Beaucoup d’agents interrogés voudraient voir leur travail à l’OFB en partie comme un accompagnement de ces agriculteurs aujourd’hui englués dans la dépendance aux produits chimiques.

      L’éclatante victoire dans le département de la Coordination rurale, qui veut supprimer le maximum de normes environnementales, ne va pas vraiment en ce sens.

      Au sein de l’antenne de Poitiers, le découragement gagne les agents. Beaucoup nous font part de leur envie d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. « Je regarde les offres d’emploi, c’est vrai », reconnaît l’un d’eux. « Je n’ai pas envie de servir de caution verte au gouvernement. Si on nous dit demain : le monde agricole, vous ne le contrôlez plus, vous faites les particuliers, les entreprises et les collectivités…, là, j’arrêterai. J’aurai l’impression de clairement voler les contribuables en prenant un salaire pour quelque chose de totalement inutile : il faut remettre les enjeux à leur place », poursuit ce jeune agent, que ses collègues décrivent comme un « monstre dans son domaine ».

      Gilles se remet mal d’une discussion récente avec une collègue. « Elle a fait vingt-quatre ans de service. Une fille hyperperformante dans plein de domaines, mais là, elle n’en peut plus. Elle a craqué nerveusement. Elle fait une rupture conventionnelle. Elle ne veut même plus entendre parler d’environnement, c’est devenu insupportable pour elle. »

  • 2007 : avec l’iPhone, Apple lance l’ère de l’“Homo smartphonicus”
    https://www.nouvelobs.com/histoire/20241222.OBS98165/2007-avec-l-iphone-apple-lance-l-ere-de-l-homo-smartphonicus.html

    Par Xavier de La Porte

    Série En lançant son téléphone connecté à internet, Apple avait conçu un objet désirable mais onéreux. Aujourd’hui indispensable dans la vie de tous les jours, il pose d’innombrables questions à mesure que de nouveaux usages apparaissent.

    Pour aller plus loin
    La une du 19 décembre 2024.

    Edition de la semaine La première histoire du XXIᵉ siècle

    En accès libre

    Dans « Vallée du silicium » (Seuil, 2024), l’écrivain de science-fiction Alain Damasio raconte revenir de son voyage dans la Silicon Valley avec une certitude : « Le smartphone a rebooté Sapiens. » Quand on lui dit qu’il exagère un peu, il n’en démord pas. Pour lui, tous les champs de notre vie – travailler, s’informer, se distraire, aimer… – sont aujourd’hui affectés par cet objet qui nous accompagne plus qu’aucun autre n’a accompagné les humains. Qui aurait pu penser, lorsqu’il a été lancé en 2007 aux Etats-Unis par Apple, que l’iPhone produirait cet effet ? D’autant qu’il existait déjà des téléphones reliés à internet – comme les BlackBerry proposés aux cadres pour qu’ils puissent consulter leurs e-mails dans les aéroports ou les taxis – ; et qu’on s’émerveillait encore d’avoir accès à un nombre chaque jour plus grand de contenus – chaque jour plus vite – sur nos ordinateurs. Pourquoi donc désirer être connectés partout ?

    A lire aussi
    A force de scroller, cliquer, swiper, devons-nous redouter que nos bambins ne grillent leurs précieux neurones ?

    Décryptage Les écrans fabriquent-ils des crétins ? Ce qu’en dit la science

    Abonné

    Le génie de l’iPhone ne tenait pas dans la seule connexion à internet. Deux éléments furent décisifs. Le premier fut de rendre l’objet simple d’usage et désirable : un design élégant, un écran tactile, un appareil photo de bonne qualité. Il faisait envie. Le ­deuxième élément fut l’AppStore, un écosystème d’une ingéniosité diabolique : des acteurs tiers développent des « applications » qu’Apple met à disposition contre rémunération, l’entreprise de Cupertino, en Californie, se garantissant ainsi une rente qui ne fait que croître à mesure que le nombre des usagers augmente et que les start-up du monde entier partent en quête de la killer app (ou application phare, celle qui a le monopole sur un besoin, qu’elle a parfois créé, comme Waze pour la navigation routière en temps réel). C’est ainsi que l’iPhone est entré dans nos vies. Parce qu’il avait des airs d’accessoire, au même titre qu’un joli sac ou une montre chic, et parce qu’il a fait apparaître un secteur économique qui a rivalisé de créativité pour attirer toutes les activités de notre existence dans cet objet.

    Publicité

    Mais voilà, le bijou coûte très cher, encore aujourd’hui. Donc, pour que le smartphone habite vraiment nos vies, pour que les poches du monde entier se déforment, pour que, où qu’on aille sur Terre, en manipuler un soit ce que nous partagions le plus sûrement avec les humains que nous croisons, il a fallu que des concurrents fournissent les mêmes services qu’Apple, pour moins cher. Google, par exemple, domine le marché grâce à un système d’exploitation dont tous les fabricants peuvent s’emparer, ce qui baisse mécaniquement le coût de l’objet. Ainsi, au cours des années 2010, le mobile connecté cesse d’être seulement désirable pour devenir nécessaire. Et paradoxalement il l’est encore plus dans des pays et parmi des populations qui n’avaient pu bénéficier ni du téléphone filaire ni de l’internet par ordinateur. Sa légèreté, son alimentation sur batterie, sa connexion au réseau mondial via les ondes en font l’outil fondamental du paysan africain (qui y lit aussi bien la météo que les cours du sorgho), de la commerçante vietnamienne et des migrants de partout vers partout qui, grâce à lui, restent en lien avec leur famille.
    Communiquer, informer, documenter notre vie et la « partager »

    Le glissement vertigineux qui s’est produit depuis 2007 est une migration progressive de nos activités dans ce rectangle. Nous avons commencé par l’utiliser pour communiquer, puis ce fut pour nous informer, pour documenter notre vie et la « partager ». Aujourd’hui, c’est pour payer une addition, faire des courses, commander et régler un taxi, effectuer un virement bancaire, acheter et faire valider un billet de train par le contrôleur, regarder des films, flirter, se masturber… Le smartphone a remplacé (ou absorbé) le journal, la radio, la télévision, la lampe de poche, l’appareil photo, la montre, l’enregistreur, la calculatrice, la carte de crédit ou le plan de la ville. Même l’expression de « couteau suisse » ne rend pas compte de tout ce qu’il fait pour nous. Il est devenu essentiel pour travailler, s’informer, se distraire, il s’insinue dans tous les temps morts de nos vies. Avec les clés, les lunettes et le portefeuille, il est devenu l’outil qu’on ne peut pas oublier. C’est souvent la première chose qu’on attrape le matin en se levant et la dernière que l’on pose avant de s’endormir. On aurait donc envie de donner raison à Alain Damasio.

    A lire aussi

    Rencontre En vacances, balance ton tél : « C’est comme un doudou, le lâcher, c’est sortir de sa zone de confort »

    Abonné

    Peut-on dire pour autant que nous avons été « rebootés » ? En 2009, l’artiste Thomas Lévy-Lasne peignait « Au portable », magnifique portrait en pied d’un jeune homme dans la rue, absorbé par son téléphone. Le peintre saisissait là une posture qui n’existait pas avant (ou alors peut-être chez quelques personnages tenant une lettre à la main dans la peinture flamande du XVIIe siècle, mais il y a fort à parier que la scène était moins fréquente dans la vie quotidienne de nos ancêtres, eu égard au faible taux d’alphabétisation). Depuis, beaucoup d’autres postures se sont ajoutées, dont certaines ont été recensées dans un très joli livre, « Curious Rituals », œuvre d’un collectif d’ethnographes et de designers qui ont recensé les gestes de notre modernité numérique : « swiper » (glisser son doigt sur l’écran pour accéder à une nouvelle page), marcher dans la rue en baissant la tête, retirer des écouteurs pour s’adresser à quelqu’un, nous pencher vers notre voisin pour qu’il voie notre écran, donner l’impression que nous parlons tout seul, etc. L’intérêt est de montrer notre aptitude à incorporer l’outil. Non que nous ayons fusionné avec lui, comme le rêvait la SF avec la figure du cyborg, mais nous avons appris à nos corps à s’y conformer. Cela pourrait ressembler à une « reprogrammation ».
    Du désir à l’obligation

    Pour autant, le smartphone nous a-t-il changés ? On lui associe désormais toute une série de pathologies, plus ou moins sérieusement documentées : le « fomo » (pour fear of missing out, soit la crainte de rater quelque chose), l’infobésité (pour le trop-plein d’informations auxquelles nous sommes exposés), le trouble de l’attention (à cause des notifications qui ne cessent d’apparaître et nous interrompent à chaque instant), la « bulle de filtres » (les informations, qui nous arrivent par des algorithmes les sélectionnant selon nos intérêts, nous exposeraient à moins d’altérité et à une forme de solitude), jusqu’à l’addiction proprement dite, qui, bien que contestée par certains, est communément admise.

    Toutes sortes de traitements sont ainsi apparus : séjours de sevrage numérique, automédication à base de déconnexion volontaire (pendant quelques heures, une journée, un week-end) et même suivi psychologique pour les cas les plus problématiques. On pourrait discuter de l’efficacité ou même de la validité scientifique de ces procédures, mais elles sont révélatrices d’un fait : le smartphone nous pose problème. Et les questions affluent : quel est son effet sur notre sociabilité, même intime ? A partir de quel âge est-il sage d’en doter nos enfants ? Pour quel usage ? Quel niveau de surveillance – ou de permissivité – est-il acceptable ? On est là aux confins du savoir-vivre, de la santé publique et de l’éthique, et le périmètre des questions ne fait que croître avec les nouveaux usages.
    Homo Smartphonicus

    Homo Smartphonicus ALEX VIETI

    A ce propos, il faut avoir en tête une rupture, dont nous ne sommes pas complètement responsables : la pandémie de Covid-19. Très grossièrement, on peut considérer qu’avant 2020, avoir un smartphone relevait du désir. Après, de l’obligation. A l’occasion des mesures prises autour de la pandémie (QR code, « distanciation sociale »…) s’est opérée une numérisation à marche forcée, induite par une nécessité administrative, au sens large, dont nous subissons encore les conséquences : pour entrer dans un musée il faut montrer sa réservation, obtenir un billet de train sur papier est devenu compliqué, faire un virement bancaire réclame une « clé digitale » associée à son téléphone, etc. Le smartphone est devenu l’instrument d’une prétendue « simplification » des procédures dont on fait semblant de ne pas voir à quel point elle est injonctive, non discutée, excluante et angoissante. Avec la généralisation du smartphone, la fracture numérique est devenue une ligne de partage de la société presque aussi effective que les classes sociales. Mais elle n’a pas encore son Marx, qui l’aurait convertie en politique.
    Dépendance organisée

    Pourtant, il y aurait à faire. Car, en dernier recours, la dépendance organisée au téléphone mobile est une dépendance à un objet technique tout sauf anodin. Il est coûteux écologiquement (sa construction nécessite l’extraction de terres rares, effectuée dans des conditions désastreuses pour l’environnement et les humains, le recyclage est balbutiant, la consommation d’électricité des serveurs croît sans cesse) ; son fonctionnement dépend d’entreprises privées qui imposent leurs règles (à la fois en matière d’obsolescence matérielle, de privatisation du logiciel, de captation des données personnelles via les programmes cachés dans les applications, etc.) ; plus encore que pour tout autre outil de la vie courante, nous ne savons pas très bien comment il fonctionne.

    A lire aussi
    La façon d’utiliser les smartphones a beaucoup évolué depuis la mise sur le marché des premiers modèles.

    Décryptage Les smartphones provoquent-ils des cancers du cerveau ? Ce que dit la science

    Abonné

    A mesure qu’il gagne en puissance et en fluidité technique (la rapidité et la facilité avec lesquelles on transfère ses données d’un ancien à un nouveau téléphone sont chaque fois une expérience miraculeuse), il devient plus mystérieux, et plus inquiétant. Car il nous met face à une forme d’impuissance, notamment quand il ne marche plus. D’où l’éclosion d’un autre écosystème : celui des magasins de réparation qui ont fleuri dans toutes les villes de France et du monde et de la circulation des pièces détachées. Bien souvent alloué aux populations les plus récemment arrivées sur le territoire (car le smartphone est un langage complexe mais universel), ce commerce est devenu essentiel : c’est à ce jeune Pakistanais qui parle à peine français que nous venons en urgence confier notre smartphone dont l’écran reste désespérément noir, les mains aussi tremblantes que si nous lui confiions notre vie. Alors oui, cet objet a changé beaucoup de choses. Et pourtant, irrémédiablement, nous continuons à craindre de mourir, de ne pas être aimés, de passer à côté de nos existences, et surtout, à avoir terriblement besoin des autres. Contre cela, malheureusement ou heureusement, la technologie ne peut pas grand-chose.

    #iPhone #Culture_numérique #Histoire_numérique

  • Jean Claude Vannier et son poétique orchestre de mandolines | FIP
    https://www.radiofrance.fr/fip/jean-claude-vannier-et-son-poetique-orchestre-de-mandolines-4303484

    Jean Claude Vannier et son orchestre de mandolines est tout simplement le titre de l’album contant l’histoire d’amour d’un jeune garçon que l’on suit à travers le temps. Le titre Perdue dans la cité, illustre sa recherche d’un amour perdu :

    https://vannier.bandcamp.com/track/perdue-dans-la-cit-lost-in-the-city

    Composé à la #mandoline et à l’accordéon, l’album fait donc appel au virtuose Vincent Beer-Demander qui joue et dirige l’orchestre. Ce concertiste international de haut-vol et dédicataire de nombreux concertos pour mandoline dont ceux de Cosma, Schifrin, Bolling, Sandoval et tant d’autres, a collaboré avec l’Orchestre national de France et des centaines d’autres à travers le monde. Autre invité et non moins brillant, l’accordéoniste Grégory Daltin que l’on pu entendre aux côtés de Michel Godard, Bruno Putzulu, André Minvielle, Raphaël Imbert ...
    De Moi, ma mandoline à Les feux arrière de l’ambulance , en passant par La 2CV disparaît au coin de la rue, Belle à pleurer, Danse des maillots de bain ou encore Nos regards se sont croisés , les treize titres du disque enregistré à Marseille forment la trame d’un film muet inspiré par l’enfance de #Jean-Claude_Vannier, qui dans l’ombre des mélodies les plus emblématiques du vingtième siècle, a bouleversé l’univers musical des années 1970.

    L’album Jean Claude Vannier et son orchestre de mandolines sort le 14 février chez #Ipecac_Recordings

    #musique #enfance

  • WWW-Schöpfer Tim Berners-Lee will das Web den Konzernen entreißen
    https://www.heise.de/news/WWW-Schoepfer-Tim-Berners-Lee-will-das-Web-den-Konzernen-entreissen-4179127.ht
    https://www.heise.de/news/WWW-Schoepfer-Tim-Berners-Lee-will-das-Web-den-Konzernen-entreissen-4179127.ht

    Solid est un projet libre remarquable sur base de node.js Je ne l’ai pas encore essayé, mais c’est prometteur, ume combinaison de #seenthis, #SPIP et #IPFS .

    Vous connaissez ?

    https://www.inrupt.com/solid

    1.10.2024 von Herbert Braun - Tim Berners-Lee wird Unternehmer und versucht, mit dem Open-Source-Dienst Solid das Web zu dezentralisieren.

    Tim Berners-Lee ist nicht glücklich mit dem, was aus seiner Erfindung – dem WWW – geworden ist, und sieht es an einem kritischen Punkt angekommen. „Das Web hat sich in einen Motor der Ungleichheit und Spaltung entwickelt“, schreibt Berners-Lee und kritisiert diese Entwicklung, hält aber eine Wende zum Besseren für möglich. Daher lässt er seine Aufgaben beim W3C und bei der MIT-Hochschule ruhen und hat mit Partnern das Unternehmen Inrupt gegründet.
    Den Nutzern die Kontrolle über ihre Daten zurückgeben

    Die von Inrupt entwickelte Plattform Solid, hervorgegangen aus einem MIT-Forschungsprojekt, will uns allen vollständige Kontrolle über unsere Daten geben. Das bedeutet: „die Wahl, wo die Daten gespeichert werden, welche Personen und Gruppen auf einzelne Elemente zugreifen können und welche Apps man benutzt“.
    WWW-Schöpfer will das Web den Konzernen entreißen

    Solid will Social-Media-Daten in einer Hand vereinen - in der des
    Nutzers.

    Ein Solid-POD ist ein „Personal Online Data Store“, also ein Daten-Safe, der auf ausgewählte Inhalte Lese- und Schreibrechte gewährt. Das umfasst die üblichen Social-Web-Funktionen wie Likes, Sharing, Kommentieren und die Einbindung in Social Feeds durch Dritt-Apps. Eingebaute Funktionen wie Adressbuch, Chat, Kalender, Dokumente, Links, Mehrbenutzer-Notizbuch und Online-Meeting ermöglichen Zusammenarbeit. Weitere Solid-Apps sind nach Angaben des Unternehmens in Vorbereitung; die Entwicklung steht jedem offen.

    Solids Server-Software ist natürlich Open Source und lässt sich auf eigener Hardware installieren oder als gehosteter Dienst verwenden. Um Solid auszuprobieren, kann man kostenlose PODs bei inrupt.net oder solid.community anlegen. Die Software basiert auf Node.js. (tiw)

    • Solid is a specification that lets people store their data securely in decentralized data stores called Pods. Pods are like secure personal web servers for your data.
      Entities control access to the data in their Pod. Entities decide what data to share and with whom (be those individuals, organizations, applications, etc.), and can revoke access at any time.
      To store and access data in a Pod, Solid-enabled applications use standard, open, and interoperable data formats and protocols.

      Page de présentation du projet : https://solidproject.org/about

  • @resistenze_in_cirenaica a publié 5 « carnets de Cyrène » (I quaderni di Cirene), publiés par #Resistenze_in_Cirenaica (https://resistenzeincirenaica.com).
    #Cyrène, du nom d’une ville de Cyrénaïque, en Libye actuelle...

    Les cahiers sont peuvent être achetés sur ce site : https://openddb.it/case-editrici/ric

    Moi, je les ai achetés lors d’un événement qu’ils ont organisés à Bologne en mai 2024 :
    https://resistenzeincirenaica.com/2024/05/14/24-e-25-maggio-due-giorni-di-ibridazioni-in-cirenaica
    (https://seenthis.net/messages/1053726)

    https://resistenzeincirenaica.com/category/i-quaderni-di-cirene