#ipcc

    • Le rapport glaçant du Giec
      Aude Massiot, Libération, le 7 octobre 2018

      Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat rend publique ce lundi sa première étude sur les effets d’un réchauffement de 1,5 °C des températures mondiales. Cette limite que 197 Etats s’étaient engagés à respecter fin 2015, lors de la COP 21, aura tout de même de graves conséquences sur la planète.

      Al’issue d’une semaine de négociations ardues à Incheon, en Corée du Sud, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) publie ce lundi un rapport très attendu sur le réchauffement mondial de 1,5°C (par rapport à l’époque préindustrielle). Commandé au Giec lors de la conférence des Nations unies de décembre 2015 en France (COP 21), c’est le premier rapport spécial jamais produit. Il donne à voir l’état de notre planète si l’accord de Paris rédigé lors de cette conférence était respecté. Ce traité international, signé par 197 Etats et ratifié par 188, vise à faire le maximum pour limiter le réchauffement du climat provoqué par les activités humaines à 2 °C, voire 1,5 °C. La rédaction des 250 pages a nécessité la participation de 86 auteurs principaux de 39 pays (seulement 39 % de femmes) et de dizaines d’experts pour la relecture. Sa structure et son contenu sont validés par l’ensemble des gouvernements membres. Ce n’est donc pas uniquement un travail scientifique, mais aussi le résultat des orientations nationales de la plupart des Etats. Les conclusions du texte sont publiées ce lundi pour aider les Etats à augmenter leurs ambitions climatiques en vue de la COP 24, organisée en décembre en Pologne.

      Que nous enseigne ce nouveau rapport ?

      Les émissions de gaz à effet de serre (GES) des activités humaines sont la principale cause du réchauffement climatique. Il n’y a plus de doute là-dessus. Ce dernier se produit à un taux de 0,17 °C par décennie depuis 1950. Ainsi, au rythme actuel, le monde connaîtrait une hausse de 1,5 °C de la moyenne des températures entre 2030 et 2052. En 2017-2018, nous avons déjà atteint 1 °C d’augmentation du mercure depuis l’époque préindustrielle. L’objectif de l’accord de Paris est donc de ne « gagner » que 0,5 °C maximum d’ici à 2100. Pourra-t-on y arriver ? « Notre mandat est d’être descriptif et non prescriptif », rappelle Jean-Charles Hourcade, économiste au Centre international de recherche sur l’environnement et le développement (Cired), et l’un des principaux auteurs du rapport. « Le rôle du Giec n’est pas de déterminer si 1,5 °C est faisable, ajoute Henri Waisman, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), corédacteur du rapport. Rien dans la littérature scientifique ne dit que c’est infaisable, alors nous présentons les conditions nécessaires pour y arriver. C’est ensuite aux décideurs de prendre leurs responsabilités. » Or la trajectoire est mal engagée pour limiter la hausse à 1,5 °C. Même si les Etats respectent leurs engagements pris à la COP 21, ce qui n’est pour l’instant pas le cas pour la majorité des pays, la planète se réchaufferait de 3 °C d’ici à la fin du siècle. Ce qui entraînerait des catastrophes irréversibles autant pour les humains que pour beaucoup d’autres espèces vivantes. Pour ne pas discréditer l’accord de Paris, le groupe intergouvernemental a envisagé des scénarios où l’on dépasserait les 1,5 °C, avant d’y revenir avant la fin du siècle. Cela nécessiterait le développement et l’utilisation à grande échelle de techniques de capture du CO2 pour produire ce qui est appelé « émissions négatives ». Seulement, pour l’instant, les technologies sont embryonnaires. Reste les forêts et les sols, et leur capacité à capter et garder le carbone. « S’appuyer sur l’usage massif de la biomasse pour stocker le CO2 pourrait induire des tensions avec des objectifs de développement durable, notamment concernant la production agricole, dont les surfaces utilisables se verraient limitées, détaille Henri Waisman. Cela exacerberait la compétition pour les sols. »

      Infographie : Evolution de la température moyenne de la planète

      Quelles sont les projections climatiques mises en avant ?

      Un des principaux intérêts de ce rapport est qu’il compile les connaissances scientifiques sur les répercussions d’un réchauffement de 1,5 °C par rapport à 2 °C. Cela n’a jamais été fait auparavant. Même si on respecte l’accord de Paris, les territoires les plus vulnérables pourraient ne pas avoir le temps de s’adapter. C’est le cas des petites îles situées au niveau de la mer. Ce dernier devrait continuer à monter pendant plusieurs siècles. Et sous la surface, les océans subissent déjà des changements sans précédent. Des basculements pour certains écosystèmes devraient être observés dès + 1,5 °C. Les espèces dépourvues de capacité à se déplacer assez vite souffriront d’une importante mortalité. De même, il faudrait des millénaires pour lutter contre les changements dans la chimie océanique produits par l’acidification.

      Dans un monde à + 1,5 °C, le changement climatique affectera tous les territoires, peu importe leur niveau de développement, mais spécialement les plus pauvres. Par ailleurs, déjà plus d’un quart de la population mondiale vit dans des régions où le thermomètre dépasse de 1,5 °C la température moyenne au moins une saison par an. L’hémisphère Nord souffrira le plus de la multiplication et l’intensification des vagues de chaleur. « Nous sommes face à un risque de voir le sud de l’Europe basculer dans une désertification d’ici à la fin du siècle, souligne Pierre Cannet, de l’ONG WWF. Le précédent rapport du Giec, publié en 2014, était déjà clair sur le fait qu’atteindre + 2 °C est un point de non-retour. » Les risques d’inondation et de sécheresse seraient aussi renforcés, touchant principalement l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie. Les cyclones tropicaux deviendraient plus violents.

      Le retard dans la transformation sociétale entraîne déjà des effets irréversibles pour certaines parties de la Terre. Et la situation sera bien pire si on atteint + 2 °C de hausse des températures. « Chaque dixième de degré de réchauffement supplémentaire porte en lui un risque mortel », interpelle Emilie Both, porte-parole d’Oxfam France.

      Quelles solutions sont favorisées ?

      Bien que ce ne soit pas son rôle initial, le Giec présente certaines solutions pour respecter le + 1,5 °C. Ce chapitre est l’objet des principales crispations des Etats. Comme le montre un document récupéré par le site Climate Home News, les Etats-Unis veulent mettre l’accent sur les techniques de capture de CO2, sur lesquelles ils sont à la pointe. Ils misent sur leur développement pour faire moins d’efforts de réduction des émissions de GES.

      En outre, dans son rapport, le Giec souligne à plusieurs reprises la nécessité de réduire drastiquement la demande en énergie des bâtiments, de l’industrie et des transports. Les émissions de GES mondiales doivent quant à elles baisser de 45 % d’ici à 2030 (par rapport à 2010) et la part des énergies renouvelables pour l’électricité passer à 70 %-85 % en 2050. Le rapport met aussi en lumière que la réduction de la pollution de l’air permet de limiter le réchauffement et d’améliorer la santé humaine, tout comme la qualité de l’environnement.

      Crucial, un paragraphe est consacré à l’indispensable implication du secteur financier dans la lutte contre le dérèglement climatique. « Ce rapport montre qu’un changement sociétal profond est nécessaire, insiste Pierre Cannet, de WWF. Pourtant, la transition écologique en France et en Europe reste à ses balbutiements. L’humanité est confrontée à une nouvelle guerre, cette fois contre elle-même. D’ici à 2040, nous aurons perdu la bataille si des mesures ne sont pas prises et intensifiées. »

  • Gulf Stream current at its weakest in 1,600 years, studies show | Environment | The Guardian

    https://www.theguardian.com/environment/2018/apr/11/critical-gulf-stream-current-weakest-for-1600-years-research-finds

    The warm Atlantic current linked to severe and abrupt changes in the climate in the past is now at its weakest in at least 1,600 years, new research shows. The findings, based on multiple lines of scientific evidence, throw into question previous predictions that a catastrophic collapse of the Gulf Stream would take centuries to occur.

    Such a collapse would see western Europe suffer far more extreme winters, sea levels rise fast on the eastern seaboard of the US and would disrupt vital tropical rains. The new research shows the current is now 15% weaker than around 400AD, an exceptionally large deviation, and that human-caused global warming is responsible for at least a significant part of the weakening.

    #climate #conveyor_belt #gulf_stream #ipcc #giec #visualisation

  • Batailles commerciales pour éclairer l’#Afrique, par Aurélien Bernier (Le Monde diplomatique, février 2018)
    https://www.monde-diplomatique.fr/2018/02/BERNIER/58354

    Derrière les discours généreux...
    Passée relativement inaperçue lors de la #COP21, qui s’est tenue fin 2015, l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) rassemble les cinquante-quatre pays du continent. L’objectif affiché par cette coalition, pilotée par l’Union africaine, est « d’atteindre au moins 10 gigawatts [GW] de capacité nouvelle et additionnelle de production d’énergie à partir de sources d’énergies renouvelables d’ici à 2020, et de mobiliser le potentiel africain pour produire au moins 300 GW d’ici à 2030 ». Cela reviendrait à multiplier par près de dix la production actuelle d’énergie renouvelable (cette augmentation devant contribuer à 50 % de la croissance totale de la production d’ici à 2040). Et à augmenter, sans recourir aux énergies fossiles, le taux d’électrification du continent (lire « Alimenter l’Europe ? »).

    Le Japon, l’Union européenne et huit pays occidentaux (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède) ont promis de consacrer 9,4 milliards d’euros d’ici à 2020 au financement de l’Initiative, dont 3 milliards d’euros annoncés par Paris. En dépit de la provenance des fonds, le cadre fondateur de l’#IAER précise que les pays du continent doivent pouvoir choisir les projets financés et en maîtriser la mise en œuvre ; les entreprises africaines doivent être sollicitées en priorité. L’Initiative est dirigée par un conseil d’administration composé de hauts fonctionnaires majoritairement désignés par les États africains.

    Pourtant, au mois de mars 2017, le professeur Youba Sokona, vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (#GIEC/#IPCC) chargé de l’unité « projets » de l’IAER, démissionne avec fracas. Le scientifique malien estime que les financeurs ont « mis sur pied une stratégie pour imposer aux Africains des projets automatiquement sélectionnés par les Européens ». Et de citer la première vague de dix-neuf dossiers validés malgré les réserves émises par des membres africains du conseil d’administration de l’Initiative. En parallèle, près de deux cents associations africaines signent une lettre ouverte intitulée « Stop au détournement de l’IAER par l’Europe ». Elles accusent plusieurs pays européens, et particulièrement la France, d’imposer des projets favorisant les intérêts directs de leurs multinationales de l’énergie et de leurs bureaux d’études. Dans un rapport présenté le 20 septembre 2016, Mme Ségolène Royal, alors ministre de l’environnement et présidente de la COP21, n’avait-elle pas identifié 240 projets et programmes dans diverses filières : hydraulique, géothermie, solaire, éolien (1) ?

    Pourquoi tant d’initiatives juxtaposées ? Toutes partagent ce constat : la sous-alimentation de l’Afrique en électricité entrave son développement (lire « Des pénuries incessantes »). Elles affichent toutes les mêmes images d’enfants dont le sourire est éclairé par une ampoule électrique. Elles proposent toutes plus ou moins les mêmes outils : des enceintes pour des discussions d’affaires, des fonds d’investissement ou de garantie, des prêts, des expertises… Et surtout, elles insistent toutes sur l’importance cruciale des partenariats public-privé.

    La générosité des textes fondateurs de ces plates-formes cache des intentions souvent très prosaïques. Depuis les années 1980, les pays occidentaux ouvrent leurs marchés électriques à la concurrence, provoquant une intense guerre commerciale entre les grandes entreprises du secteur. Mais les systèmes électriques du Vieux Continent et ceux de l’Amérique du Nord demeurent en surcapacité de production. Dans ces régions, les perspectives de croissance restent donc relativement faibles. Ce qui n’est pas le cas pour des marchés émergents, comme celui de l’Afrique.

    Afin de favoriser leur expansion, les compagnies étrangères bénéficient du processus de libéralisation engagé depuis près de trente ans sur le continent. Au cours du xxe siècle, la plupart des pays avaient créé des entreprises publiques disposant d’un monopole dans la production, le transport et la distribution du courant. Faute de moyens financiers suffisants, ces services nationaux sont souvent exsangues, incapables de garantir un approvisionnement de qualité. Plutôt que de les soutenir, la #Banque_mondiale, le #Fonds_monétaire_international ou encore la #BAD ont encouragé l’adoption de méthodes de gestion issues du privé et une ouverture progressive à la concurrence.

    [...]

    Bon nombre d’entreprises françaises du CAC 40 se ruent sur le secteur. En juin 2017, le Sénégal raccorde ainsi au réseau la centrale solaire de Senergy, à 130 kilomètres au nord de Dakar. Il s’agit du plus gros projet de ce type en Afrique de l’Ouest. Aux côtés du fonds souverain sénégalais Fonsis, les propriétaires de la centrale sont le fonds d’investissement français Meridiam et le constructeur Solairedirect, filiale du groupe Engie. D’autres sociétés françaises interviennent sur le chantier : Schneider Electric, qui fournit les onduleurs et les transformateurs, Eiffage ou encore Vinci.

    Pour rassurer les investisseurs, on peut également compter sur la finance carbone. Le protocole de #Kyoto, adopté en 1997, a posé les bases d’un système d’achat et de vente de « tonnes équivalent carbone » : les industriels qui dépassent un certain niveau d’#émission de #gaz_à_effet_de_serre doivent acheter des #droits_à_émettre ; à l’inverse, des projets peu #émetteurs se voient délivrer des crédits qu’ils peuvent vendre.

    Poussés par les institutions internationales et les entreprises privées, les pays africains adoptent des législations ad hoc permettant le développement du marché du carbone. Le carbon trading commence à se développer, et avec lui des start-up prometteuses. En 2009, un jeune Français diplômé en droit fonde la société Ecosur Afrique. Établie à l’île Maurice, elle exerce trois activités : le conseil, le développement de projets et le négoce de crédits carbone. Aujourd’hui rebaptisée Aera, la société s’est délocalisée à Paris et revendique 263 millions d’euros de crédits carbone échangés depuis sa création. Un début, puisque, selon son fondateur, « l’Afrique est un réservoir de crédits de #carbone presque inutilisé ».

    [...]

    C’est ainsi que s’explique le très controversé #barrage Grand Inga, en République démocratique du Congo (8). Dans un pays qui concentre près de 40 % des ressources hydroélectriques du continent (ce qui lui vaut le surnom de « château d’eau de l’Afrique »), il s’agit de construire un ouvrage deux fois plus imposant que le barrage chinois des Trois-Gorges, le plus grand du monde.

    La Banque mondiale, la BAD et l’Usaid contribuent aux études de faisabilité de ce projet, dont le coût varie, selon les estimations, entre 80 et 100 milliards de dollars. Le G20 l’a inclus dans sa liste des onze grands chantiers structurants pour la « communauté internationale ». Seuls 20 % de la production seraient destinés à alimenter le marché national ; le reste serait exporté. Grand Inga nécessiterait non seulement d’inonder une superficie importante de terres arables (22 000 hectares), mais aussi de construire 15 000 kilomètres de lignes à très haute tension.

    Il existe déjà des barrages dans cette région, mais les installations n’ont jamais fonctionné correctement, faute de suivi dans les investissements. Plusieurs turbines sont à l’arrêt. Deux projets sont en cours : moderniser les installations existantes et construire le gigantesque barrage de Grand Inga. Ses plus gros clients seraient les mines de la province congolaise du Katanga et celles d’Afrique du Sud, Pretoria connaissant depuis de nombreuses années de graves pénuries d’électricité. À la fin des années 1990, le gouvernement sud-africain envisage un temps la privatisation d’Eskom, l’entreprise publique de production et de distribution d’électricité. Malgré les avertissements de la direction, les autorités ne procèdent pas aux investissements nécessaires à la satisfaction d’une demande intérieure croissante. Les coupures se multiplient.

  • UN climate change report spells out growing dangers - World Socialist Web Site

    http://www.wsws.org/en/articles/2014/04/07/clim-a07.html

    UN climate change report spells out growing dangers
    By Fred Mazelis
    7 April 2014

    The report issued last week by the United Nations-chartered Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) underscores the gravity of a crisis that is already having its effects in every corner of the globe.

    The 2,500-page assessment, issued in Yokohama, Japan, is the first full report of its kind since 2007. The product of 66 main authors and bearing the signatures of 271 officials from 115 different countries, it sets the stage for a 2015 climate change conference charged with working toward drastic limitations of greenhouse gas emissions on an internationally coordinated basis.

    #cliamt #giec #ipcc

  • Panel’s Warning on Climate Risk: Worst Is Yet to Come - NYTimes.com

    http://www.nytimes.com/2014/03/31/science/earth/panels-warning-on-climate-risk-worst-is-yet-to-come.html?emc=edit_th_201403

    YOKOHAMA, Japan — Climate change is already having sweeping effects on every continent and throughout the world’s oceans, scientists reported Monday, and they warned that the problem is likely to grow substantially worse unless greenhouse emissions are brought under control.

    The report by the Intergovernmental Panel on Climate Change, a United Nations group that periodically summarizes climate science, concluded that ice caps are melting, sea ice in the Arctic is collapsing, water supplies are coming under stress, heat waves and heavy rains are intensifying, coral reefs are dying, and fish and many other creatures are migrating toward the poles or in some cases going extinct.

    #climat #giec #ipcc

  • Leaked #IPCC report links climate change to global food scarcity
    http://www.theguardian.com/environment/world-on-a-plate/2013/nov/07/climate-change-environment-food-security-ipcc-emissions-united-nations-

    Among other things, the text clearly outlines the threats climate change poses to the global food supply, citing a decrease of up to 2% each decade in yields of staple crops like maize, wheat, and rice.

    That projected dip looks even more serious when one considers the parallel 14% increase per decade in the demand for food that scientists are expecting, to match the needs of a population that will reach 9 billion-plus by 2050.

    It’s a familiar message. But, “what is probably new compared to previous reports is the recognition of climate change’s impacts much sooner than was expected,” says Alexandre Meybeck, senior policy officer on Agriculture, Environment and Climate Change with the United Nation’s Food and Agriculture Organisation. “We are not talking about 2100, we are talking about what’s going to happen in 20, 30 years.”

    #climat #alimentation #agriculture

  • The Trillion-Ton Cap: Allocating The World’s Carbon Emissions
    http://e360.yale.edu/feature/the_trillion-ton_cap_allocating_the_worlds_carbon_emissions/2703

    The latest report from the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) for the first time sets a cap on the amount of carbon emissions we can allow into the atmosphere before calling a complete and permanent halt — if, that is, we are serious about keeping global warming below two degrees Celsius. That cap was set last month at a trillion tons of carbon. We are something over half way there, with time fast running out.

    [...]

    Thus, according to the World Resources Institute, a Washington-based think tank, the U.S. has since 1850 grabbed three times more carbon space in the atmosphere than China, despite today having only a quarter of China’s population. And the U.K., the first industrialized country, has occupied 6 per cent of the taken space, despite having less than 1 percent of the world’s population.

    To some government delegations in Stockholm — China and Brazil were most vocal — it looked like the rich nations were using science to legitimize a back-door cap on their future emissions. Knutti, who spent the five hours successfully arguing against attempts to water down his text, denies this. “The trillion tons is a carbon budget. How it is allocated we didn’t consider, because that is political. But of course some policymakers don’t like it.

    Leaving aside the politics for a moment, what does this mean for global emissions? A web site set up by climate researchers at Oxford University, England, is counting the tons in real time: www.trillionthtonne.org. The world has now emitted over 574 billion tons, it says. “Based on emission trends over the past 20 years, we expect the trillionth ton will be emitted on Sunday, 25 November, 2040 .” This presumes that the oceans and terrestrial ecosystems will continue to absorb roughly half of our emissions — a big assumption, many climate scientists believe. But it is the best guess we have.

    According to the web site, to prevent the trillionth ton ever being emitted, our emissions have to fall by 2.47 percent a year, and to keep on falling at that rate until they reach zero.

    [...]

    If holding global warming below two degrees requires a trillion-ton cap, then the next question is how we might share out the remaining atmospheric space. And here things get really hard. Logically, there should be some sense of fair shares. Most people believe that should be based on population.

    [...]

    Meyer says we should ignore the past and start sharing the remaining space from today. An American geophysicist, Raymond Pierrehumbert of the University of Chicago, assumed a start date of 2000 and found that a fair shares approach would require North America to cease emissions completely by 2025.

    But many developing nations, as was evident in Stockholm, do not think the past can be ignored.

    [...]

    In the end, political agreements will mean nothing unless there are practical means of achieving them. So what needs to be done? Some used to think we might run out of oil and other fossil fuels in time to stave off climate disaster. That no longer seems likely. Discoveries of unconventional reserves like shale gas and tar sands — and advances in technology for extracting them — have transformed predictions of how much fossil fuel we can tap.

    There is at least another trillion tons of carbon lying in economically viable reserves of fossil fuels, and we have room for less than half that, says Allen. We have to prevent it from getting into the atmosphere. That, of course, means getting our energy in new ways.

    [...]

    Another option is to stick with some share of fossil fuels but to ensure that the carbon emissions are captured from the stack and put out of harm’s way — down old oil wells, coal mines or other geological spaces such as salt mines.

    [...]

    We have options, but the stakes are high. And the worst thing may be that there is no guarantee that keeping below the trillion-ton target will be enough. The IPCC admits it does not allow for other emissions of greenhouse gases, and particularly for the danger that the planet’s ecosystems might react to climate change in dangerous ways — for instance by bubbling methane out of melting Arctic permafrost.

    #climat #IPCC #carbone

  • Scientists warn on scale of climate crisis

    STOCKHOLM (SWEDEN), September 20, 2013 – Commenting on a forthcoming key science report on climate change, Friends of the Earth International warns that this report will confirm the need for urgent action to address the climate crisis. [1]

    “The science is clear. We now need an urgent and dramatic transformation of the world’s dirty, corporate-controlled unsustainable energy system to stop climate devastation and avert worsening impacts on people and communities,” said Sarah-Jayne Clifton, Friends of the Earth International Climate Justice and Energy Coordinator.

    http://www.foe.co.uk/resource/briefings/ippc_wg1report_qna.pdf

    #climat #ipcc #giec