• Numerama va disparaître - Numerama
    … Mais pas tout de suite …
    https://www.numerama.com/tech/2299303-numerama-va-disparaitre.html

    Des résultats de Google, c’est une quasi-certitude. Du web tout entier ? Hors de question. Après 20 ans à anticiper l’avenir, cela serait cocasse de se faire éliminer de la partie à cause d’un défaut d’anticipation.
    Ce matin du 22 juillet 2026, le web que nous connaissons n’est plus tout à fait le même : comme sur la quasi-totalité de la planète, Françaises et Français ont accès aux AI Overviews et AI Mode. Le déploiement n’est peut-être pas terminé et Google aura probablement des concessions à faire aux industries qu’il chamboule avec ces fonctions (toutes celles qui dépendent du web ouvert pour exister, médias inclus).

    Mais il est impossible de nier cette nouvelle réalité, car l’usage de l’IA est déjà trop fort et trop diffusé : dans quelques mois, ou quelques années, une requête Google amènera une réponse dont la source vient des sites web, mais n’amène pas vers les sites web. Vous taperez des mots clefs ou une question, Google produira l’article de référence pour vous répondre avec Gemini et vous n’irez pas lire le ou les sites qui ont créé ce contenu.

    C’est déjà ce que font, par millions, les utilisateurs de ChatGPT. La différence avec Google, c’est que le moteur de recherche est au cœur de la révolution du web et soutient, depuis plusieurs décennies, une économie complète basée sur l’indexation — et donc le renvoi de Google vers des sites normalement compétents sur les sujets qu’ils traitent, du blog personnel au média en passant par les fiches pratiques d’une banque ou les tuto d’un assureur.

    Plusieurs études ont montré à quel point le web était sinistré après l’ouverture d’AIO dans un pays : des pans entiers d’une industrie qui s’effondrent (comme le tourisme, particulièrement touché), incapables d’encaisser une chute de trafic de 60 à 40 %. Car ces visites, ce sont des revenus publicitaires, des achats, des abonnements, des inscriptions à une newsletter, des revenus d’affiliation… bref, une véritable économie, qui emploie des centaines de millions de personnes dans le monde et fait vivre de très nombreux acteurs du web.

    Il est donc tout à fait probable que Numerama, comme la plupart des sites web que vous lisez, disparaisse de Google. Le mieux que l’on puisse espérer, d’ici à quelques mois, sera une citation en source d’une AI Overview, sur laquelle vous ne cliquerez pas, vu que votre réponse générée par IA sera déjà présente sur Google. Google affirme que les AIO ont rapporté des milliards de clics aux éditeurs, mais n’affiche pas la donnée dans la Search Console, l’outil dont nous disposons pour mesurer le trafic — pratique pour communiquer comme ils l’entendent.

    Anticiper l’avenir, ça vaut aussi pour nous
    Difficile pourtant, pour un média comme Numerama, de jouer la surprise. Nous faisons l’analyse de la mort de ce cercle vertueux qui nourrit le web depuis bien longtemps — même avant que Google ne lance les AIO. Et comme nous allons être directement touchés par une baisse drastique de nos revenus liés au web ouvert et à son indexation, il faut regarder la réalité en face et se préparer.

    Cela tombe bien, c’est précisément ce que nous avons commencé à faire et que nous allons accélérer.

    suit un rappel de ce qu’est Numerama
    et le dernier paragraphe

    Bref, Numerama ne va pas disparaître
    Même si Google fait disparaître Numerama de ses résultats de recherche, Numerama ne va pas disparaître. Parce que vous nous suivez, vous nous regardez, vous interagissez avec nous sur les réseaux sociaux et sous nos vidéos, vous lisez nos newsletters, vous vous abonnez à notre formule premium, vous valorisez la recommandation humaine et experte de nos guides : bref, vous reconnaissez la valeur de notre travail et vous la faites vivre.

    Notre devoir, envers vous, est d’être toujours à la hauteur de vos exigences et de notre mission d’information. En 20 ans, le web il a changé, et nous avons changé avec lui. Et 20 ans après, vous êtes toujours des millions à lire, regarder et écouter Numerama : c’est à nous de vous donner les bonnes raisons pour que cela ne change pas pour les 20 prochaines années. Et ce, quel que soit l’avenir du web ouvert.

    • OK, Numerama a anticipé pour réduire sa dépendance à Google et nous explique comment. Mais comment les producteurs de contenus peuvent-ils éviter de se faire pomper par les IA ? Telle est la question.

    • Je ne vois qu’une solution qui ne sauvera pas les grands éditeurs :

      Les livres et journaux continueront à se vendre entre personnes, en librairie ou d’autres magasins. On doit s’engager pour un retour partiel à la publication sur du papier, électronique ou en fibres de bois. Il faudra également intégrer les bibliothèques dans sa démarche - tout contact #IRL avec ses lecteurs fait vivre les éditions et les auteurs.

       :-)

      #IA #édition #presse

    • Et oui, ça, ça consiste à avoir d’autres canaux d’acquisition de clientèle (papier, abonnement, librairie, kiosque). Mais ça ne résout pas la question du pillage

      Des firmes d’IA achètent, numérisent puis détruisent des livres anciens | RTS
      https://www.rts.ch/info/sciences-tech/2026/article/des-firmes-d-ia-achetent-numerisent-puis-detruisent-des-livres-anciens-29283742.

      Des palettes de vieux livres venant de librairies du monde entier sont expédiées vers les Etats-Unis. Des entreprises spécialisées en IA seraient à l’origine de cet accaparement massif de patrimoine. Elles utiliseraient ces livres comme données brutes pour entraîner leurs modèles de langage, puis les jetteraient après leur numérisation.

  • À Belfast, un vaste rassemblement contre le racisme après des émeutes anti-immigrés - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71892/a-belfast-un-vaste-rassemblement-contre-le-racisme-apres-des-emeutes-a

    À Belfast, un vaste rassemblement contre le racisme après des émeutes anti-immigrés
    Par FRANCE 24 Publié le : 15/06/2026
    Des milliers de personnes ont défilé, samedi, à Belfast pour dénoncer les violences racistes et les émeutes anti-immigrés survenues après une attaque au couteau pour laquelle un migrant soudanais a été inculpé. « Belfast s’oppose au racisme », « Combattons le racisme, construisons la solidarité » ou « La haine est la seule menace pour nos rues », pouvait-on lire sur de nombreuses pancartes brandies samedi 13 juin dans la capitale nord-irlandaise.
    Des milliers de personnes se sont rassemblées pour dénoncer les émeutes anti-immigrés qui s’y sont déroulées après une violente attaque au couteau pour laquelle un migrant soudanais a été inculpé.
    « Je suis bouleversée, vraiment bouleversée », a confié Hilary Hunter, 63 ans, présente à ce rassemblement organisé devant l’hôtel de ville, à l’appel de l’association Unite Against Racism.Des émeutes ont éclaté, mardi soir, dans des quartiers populaires majoritairement unionistes après la diffusion d’une vidéo particulièrement choquante de l’attaque d’un homme au couteau, lundi à Belfast, pour laquelle un Soudanais a été inculpé. Elles ont été suivies d’affrontements avec la police, mercredi.
    Les émeutiers, souvent de jeunes hommes masqués, ont notamment visé des habitations de personnes issues de minorités ethniques.
    Au rassemblement, des acclamations et des applaudissements ont retenti lorsqu’un intervenant à la tribune a rendu hommage à la victime de l’attaque, Stephen Ogilvy.Sa famille, qui demande aux médias et au public de respecter sa vie privée, a indiqué mercredi qu’il se trouvait dans « un état stable ». Il a perdu un œil dans cette agression.
    « Vous êtes le Belfast que je représente », a lancé depuis la tribune la maire de la ville, Róis-Máire Donnelly, qui a également affirmé avoir reçu des menaces de mort.Le conseiller local Seamas de Faoite, du SDLP, un parti nationaliste, s’est dit « consterné » par l’attaque au couteau et par les violences qui ont suivi, assurant qu’elles devaient être « condamnées » et « combattues ».Le suspect de l’attaque au couteau, Hadi Alodid, un Soudanais de 30 ans, a été inculpé mercredi pour tentative de meurtre et a comparu devant un juge. Il a été maintenu en détention jusqu’à une prochaine comparution le 8 juillet.
    De violentes manifestations anti-immigrés avaient secoué l’Irlande du Nord en juin 2025 et à l’été 2024 notamment, ainsi que d’autres régions du Royaume-Uni.

    #Covid-19#migration#migrant#irlande#racisme#extremedroite#droit#sante#violence

  • Belfast : les images des incendies déclenchés par des manifestants anti-immigrés au lendemain d’une attaque au couteau
    https://www.lemonde.fr/international/video/2026/06/10/belfast-les-images-des-incendies-declenches-par-des-manifestants-anti-immigr

    Belfast : les images des incendies déclenchés par des manifestants anti-immigrés au lendemain d’une attaque au couteau
    vidéo Plusieurs vidéos montrent les violents incidents qui ont éclaté, mardi 9 juin au soir à Belfast, lors de manifestations anti-immigrés. Ces événements se sont déroulés au lendemain d’une attaque au couteau attribuée à un réfugié soudanais, dont la vidéo avait largement été diffusée sur les réseaux sociaux.
    Par Service vidéo du Monde
    De violents incidents ont éclaté, mardi 9 juin au soir à Belfast, lors de manifestations anti-immigrés, au lendemain d’une attaque au couteau attribuée à un réfugié soudanais. Les images montrent un bus et des voitures incendiés, ainsi que plusieurs maisons en feu. Des habitants ont dû être évacués d’un immeuble à la périphérie du centre-ville, en proie aux flammes.
    La police nord-irlandaise et les autorités britanniques avaient multiplié les appels au calme dans la journée, redoutant des débordements après qu’une vidéo de l’attaque au couteau, relayée par l’extrême droite, a choqué le pays. Des figures d’extrême droite, comme le militant Tommy Robinson, avaient lancé sur les réseaux sociaux des appels à manifester.
    La piste terroriste est, à ce stade, écartée, a précisé la police, même si le motif de l’attaque reste incertain. La victime, un homme d’une quarantaine d’années, a été hospitalisée dans un état grave. Cette vidéo a suscité l’émoi dans le pays et une condamnation unanime de la classe politique britannique. Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a dénoncé, sur X, une attaque « révoltante »

    #Covid-19#migration#migrant#irlandedunord#xenophobie#violence#droit#sante#immigration#extremedroite

  • Irlande du Nord : nouvelle nuit de manifestations à Belfast après une attaque au couteau attribué à un réfugié - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/71838/irlande-du-nord--nouvelle-nuit-de-manifestations-a-belfast-apres-une-a

    Irlande du Nord : nouvelle nuit de manifestations à Belfast après une attaque au couteau attribué à un réfugié
    Par RFI Publié le : 11/06/2026
    Mercredi, la police a utilisé un canon à eau pour disperser des manifestants près de Belfast, en Irlande du Nord, pour la deuxième nuit consécutive de violences localisées, à la suite d’une attaque au couteau pour laquelle un réfugié soudanais a été inculpé. Au total, plus d’une centaine de manifestants se sont rassemblés à plusieurs endroits de la ville.
    Malgré les appels au calme, la tension était palpable mercredi 10 juin au soir à Belfast, en Irlande du Nord, où de nombreux magasins et restaurants avaient baissé le rideau, les rues du centre-ville ayant été désertées. Des graffitis à caractère islamophobe étaient visibles sur plusieurs murs et rideaux métalliques de commerces du quartier où un bus avait été incendié la veille.
    La situation a toutefois été tendue dès le début de soirée de mercredi dans une rue de Glengormley, au nord de la capitale nord-irlandaise, où une importante présence policière a été déployée. Des manifestants ont lancé des projectiles, briques et bouteilles en verre, aux forces de l’ordre et incendié au moins une poubelle, a rapporté la police. Elle a fait usage d’un canon à eau pour disperser la foule.
    Le centre de Belfast a été épargné par les violences, contrairement à la veille où s’étaient déroulées des émeutes anti-immigrés, déclenchées après une attaque au couteau lundi 8 juin à Belfast. La victime de cette agression, identifiée comme Stephen Ogilvie, a perdu un œil. Il est hospitalisé dans un état stable, a précisé mercredi soir sa famille dans un communiqué relayé par la police, se disant « dégoutée » par les scènes de violences qui se sont déroulées la veille.Ces émeutes anti-immigrés ont été qualifiées de « choquantes » par le Premier ministre Keir Starmer et la police nord-irlandaise a annoncé la mobilisation d’effectifs supplémentaires. Des renforts du reste du Royaume-Uni devraient arriver ce jeudi.Ces violences ont été déclenchées après la propagation d’une vidéo de l’attaque au couteau survenue lundi, qui montrait l’assaillant, assis sur un homme à terre, en sang, lui portant des coups.
    Les autorités ont dénoncé le rôle des réseaux sociaux et accusé certains d’avoir attisé la colère en ligne. Le régulateur des médias Ofcom a mis en garde les plateformes, en leur rappelant leurs obligations légales. Et la police a prévenu dans la foulée que la diffusion sur les réseaux sociaux d’adresses de ressortissants étrangers pourrait « constituer une infraction pénale ».La ministre nord-irlandaise de l’Intérieur, Naomi Long, a accusé ceux qui, sur les réseaux sociaux, « ont instrumentalisé la peur légitime que les gens ressentent face aux événements », dénonçant le « racisme » derrière les violences.Le suspect de l’attaque, Hadi Alodid, un Soudanais âgé de 30 ans, a comparu mercredi matin devant un juge à Belfast. Inculpé notamment de tentative de meurtre, il a refusé la présence d’un avocat et était accompagné d’un interprète arabophone. À l’issue de l’audience, il a été maintenu en détention jusqu’à une prochaine comparution prévue le 8 juillet. Ses motivations restent floues, mais la police nord-irlandaise a écarté à ce stade la piste terroriste

    #Covid-19#migration#migrant#irlandedunord#xenophobie#violence#sante#droit

  • L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/70776/lirlande-cinquieme-pays-de-lue-en-termes-de-nombre-de-demandes-dasile-

    L’Irlande, cinquième pays de l’UE en termes de nombre de demandes d’asile par habitant
    Par La rédaction Publié le : 08/04/2026
    Avec 2,4 demandes d’asile pour 1 000 habitants, l’Irlande se place en cinquième position des pays de l’Union européenne en nombre de primo-demandeurs par rapport à sa population. La Somalie est la première nationalité, représentant plus d’un demandeur sur six. Même si les chiffres sont en baisse, comme partout en Europe, le gouvernement irlandais envisage pour 2026 des mesures de restriction de l’accueil et d’accélération des procédures. L’Irlande est le cinquième pays de l’Union européenne (UE) en termes de premières demandes d’asile reçues par habitant. Et ce, même si les chiffres de l’asile ont diminué de 30 %, passant de plus de 18 000 demandes reçues en 2024 à près de 13 000 en 2025 - ce qui constitue un retour aux seuils de 2022 / 2023. De nouveaux chiffres publiés fin mars par la Commission européenne montrent en effet que l’Irlande a reçu 2,4 demandeurs d’asile pour 1 000 habitants l’année dernière. Il s’agit du cinquième ratio derrière la Grèce (5,3 pour 1 000) ; Chypre et l’Espagne (2,9 toutes les deux) et le Luxembourg (2,6).
    Ce taux est en baisse : en 2024 avec ses 18 000 demandes reçues, l’Irlande comptait 3,4 demandeurs pour 1 000 habitants, détaille le média irlandais BreakingNews.ie : le pays se plaçait alors au troisième rang européen. Cette diminution s’inscrit dans un contexte plus large : l’Union européenne a connu une baisse générale des demandes d’asile de 27 % en 2025. Le taux moyen est alors passé de 2 à 1,5 demandes pour 1 000 habitants dans l’UE. Parmi les États-membres, seuls la Lettonie, la Lituanie et la Hongrie ont enregistré une légère augmentation du nombre de demandes d’asile.
    Malgré la baisse de la demande d’asile, le gouvernement irlandais compte bien faire entrer en vigueur cette année son nouveau projet de loi sur la protection internationale, qui prévoit un traitement plus rapide des demandes d’asile et des potentiels renvois. Cet important ensemble de réformes présenté fin 2025 prévoit, entre autres, que les demandeurs d’asile salariés reversent entre 10 et 40 % de leur revenu hebdomadaire aux frais d’hébergement - ce qui concernerait environ 7 500 personnes selon le ministre de la Justice, Jim O’Callaghan. Dans le cadre de ce projet de loi également, le gouvernement a durci les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. Ceux-ci devront patienter pendant trois ans avant que leur conjoint-e et leurs enfants puissent les rejoindre.
    Si le texte est adopté sans modification par le parlement, cette mesure entrera en vigueur avec le reste de la loi sur la protection internationale à la mi-2026. Une telle proposition gouvernementale « est cruelle » et va « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays », a réagi en février le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly.C’est que les conditions de vie des primo-arrivants sont déjà rudes. Fin février, la Haute cour de justice a condamné l’État irlandais à verser 9 500 et 6 000 euros à deux demandeurs d’asile - un Afghan et un Indien - qui avaient attaqué l’État en justice pour avoir été laissés sans abri à leur arrivée dans le pays en 2023, a rapporté l’Irish Times.
    Ces dernières années, en particulier en 2024 lors de la hausse des arrivées, les hommes seuls se sont de plus en plus retrouvés sans solution d’hébergement, le gouvernement mettant en avant la crise du logement et la saturation des centres d’accueil. « Pour aller faire nos besoins, nous devons marcher environ six kilomètres. On va dans une mosquée du centre-ville qui nous accepte », témoignait Sami*, un Afghan rencontré par InfoMigrants dans les rues de Dublin en 2024. « C’est tellement insupportable la vie ici, je suis à bout. Je me sens tout le temps triste ». En janvier 2026, 1 123 nouvelles demandes d’asile sont arrivées en Irlande, selon le dernier rapport mensuel des autorités de protection irlandaises. Soit légèrement plus (3,5%) qu’en janvier 2025. Pas moins d’un quart de ces demandes émanaient de ressortissants somaliens. La Somalie promet ainsi de se maintenir en tête des nationalités qui demandent l’asile dans le pays. Avec 2 015 demandes en 2025, le pays représente au moins un demandeur sur six en Irlande. Les nationalités qui suivent sont le Nigeria (1 910) ; le Pakistan (1 665) ; l’Afghanistan (1 290) et la Géorgie (865).
    Depuis septembre 2025, le gouvernement encourage les retours volontaires vers les pays d’origine, en gonflant l’aide financière dédiée. Les personnes choisissant de rentrer volontairement avant ou après avoir reçu une décision de première instance sur leur demande de protection peuvent désormais recevoir 2 500 euros d’aide par personne, et jusqu’à 10 000 euros maximum par famille.

    #Covid-19#migration#migrant#UE#irlande#asile#politiquemigratoire#sante#somalie#nigeria#pakistan#afghanistan#georgie

  • Le #Royaume-Uni se fragmente sous les yeux de #Keir_Starmer
    https://lvsl.fr/le-royaume-uni-se-fragmente-sous-les-yeux-de-keir-starmer

    En Écosse, une majorité indépendantiste s’annonce, porteuse d’un nouveau référendum. En #Irlande_du_Nord, une figure historique de l’unionisme appelle à la mobilisation. Au pays de Galles, l’idée d’indépendance progresse. Partout, les jeunes générations prennent leurs distances avec les institutions actuelles du Royaume-Uni - dans le même temps, en Angleterre même, l’indifférence progresse vis-à-vis de cette question. Face à cette dynamique, Westminster demeure étrangement inerte, absorbé par ses querelles internes.

    #International #Ecosse #Indépendance

  • La NSS salue la décision d’abolir les lois sur le blasphème en Irlande du Nord

    Alliance Party of Northern Ireland soumet un amendement au projet de loi sur la justice qui abrogerait les infractions de « blasphème » et de « diffamation blasphématoire » prévues par le droit commun [common law].

    La National Secular Society (NSS) a déclaré qu’une initiative visant à abolir les lois sur le blasphème en Irlande du Nord enverrait un « signal fort » en faveur de la liberté d’expression.

    Connie Egan, députée de l’Alliance Party, a présenté aujourd’hui un amendement au projet de loi sur la justice qui abrogerait les infractions de « blasphème » et de « diffamation blasphématoire » en vertu du droit commun en Irlande du Nord.

    Cette initiative fait suite à la campagne menée par la NSS, qui a demandé l’année dernière au ministre de la Justice d’abroger les lois sur le blasphème dans le cadre du projet de loi.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/03/07/la-nss-salue-la-decision-dabolir-les-lois-sur-

    #irlande

  • #Video. Un coro di bambini irlandesi ci ricorda le somiglianze della loro storia con la storia della Palestina
    https://www.assopacepalestina.org/2026/01/24/video-un-coro-di-bambini-irlandesi-ci-ricorda-le-somiglianze-dell

    24 gennaio 2026. #Irlanda_e_Palestina sono state entrambe sotto il colonialismo britannico. Un coro di bambini irlandesi ricorda le loro comuni sofferenze, in questo video di 1 min:

    #Notizie

  • Irlande : les réfugiés statutaires devront attendre 3 ans pour demander le regroupement familial - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/69199/irlande--les-refugies-statutaires-devront-attendre-3-ans-pour-demander

    Irlande : les réfugiés statutaires devront attendre 3 ans pour demander le regroupement familial
    Par La rédaction Publié le : 14/01/2026
    En Irlande, les personnes ayant obtenu la protection internationale devront attendre trois ans avant de pouvoir faire venir leur conjoint et leurs enfants, en vertu d’un durcissement prévu des règles du regroupement familial. Si le texte est adopté sans modification par le parlement, le délai de trois ans entrera en vigueur avec le reste de la loi à la mi-2026.
    Tour de vis attendu du gouvernement irlandais. En novembre dernier, le gouvernement avait annoncé qu’il allait durcir les règles relatives au regroupement familial pour les réfugiés, en limitant la possibilité de faire venir leurs proches dans le pays. C’est désormais chose faite : ils devront patienter pendant trois ans avant de faire venir leur conjoint et leurs enfants.Si le texte est adopté sans modification par le parlement, ce délai de trois ans entrera en vigueur avec le reste de la loi à la mi-2026. « Cette proposition est cruelle », a déclaré le porte-parole du Parti travailliste pour la justice, Alan Kelly, ajoutant que cette mesure allait « directement à l’encontre de tout ce que nous devrions défendre en tant que pays ».
    Cette réforme controversé a été portée par le ministre de la Justice, des Affaires intérieures et des Migrations, Jim O’Callaghan, et s’inscrit dans le projet de loi sur la protection internationale 2025. Elle a été présentée mardi 13 janvier au cabinet. La principale justification pour cette nouvelle législation : réduire la croissance « extrêmement forte » de la population irlandaise, qui met « sous pression » les capacités d’hébergement et les services publics, rapporte Jim O’Callaghan. « Notre population a augmenté l’année dernière de 1,6 %, ce qui est sept fois la moyenne dans l’Union européenne », a-t-il déclaré le 24 novembre 2025.
    Selon la presse irlandaise, ces réformes en matière d’immigration pourraient également obliger les demandeurs d’asile à payer jusqu’à 1 000 euros par mois pour vivre dans des tentes. Pour faire venir leurs proches, les réfugiés statutaires devront aussi prouver qu’ils touchent un revenu suffisamment élevé, qu’ils disposent d’un logement pour subvenir à leurs besoins et qu’ils ne perçoivent pas de prestations sociales ou de dettes envers l’État. L’Irlande a longtemps été un pays d’émigration, mais voit désormais sa population augmenter. En avril 2025, elle comptait 5,46 millions d’habitants, avec une immigration nette de 59 700 personnes.
    L’Irlande propose entre 2 500 et 10 000 euros aux migrants qui abandonnent leur demande d’asile et acceptent de rentrer chez eux
    Le ministère irlandais de la Justice justifie aussi cette décision par un nombre record de demandes d’asile — plus de 18 000 en 2025 — et une pénurie aiguë de logements financés par l’État.Depuis 2022, le nombre de personnes qui demandent une protection en Irlande n’a cessé d’augmenter : cette année-là, on comptait 11 598 dossiers déposés, ce qui constituait déjà un record. En 2023, Dublin a enregistré 13 264 demandes, et 18 651 l’année suivante.
    En 2024, d’après les chiffres des autorités, plus de 3 000 migrants dormaient dans la rue. Dix fois plus que l’année d’avant. Le passage par la rue est devenu une étape incontournable pour ces exilés en attente d’une protection, avait constaté InfoMigrants lors d’un reportage dans la capitale.
    Les autres mesures présentées par le gouvernement dans le projet de loi vise toutes à introduire des réformes en matière d’immigration dans le cadre du Pacte asile et migration qui entrera en vigueur en juin de cette année. Voici les principales mesures : Les bénéficiaires d’une protection internationale devront avoir vécu en Irlande pendant cinq ans avant de pouvoir prétendre à la nationalité irlandaise, au lieu de trois ans actuellement. Un critère d’éligibilité pour demander la citoyenneté est rajouté : les personnes ne doivent pas percevoir depuis longtemps certaines aides sociales et ne doivent pas « avoir de dette envers l’État pendant une période définie précédant leur demande ». « Mon intention ici n’est pas d’exclure toute personne ayant déjà reçu une aide sociale de l’État, mais je pense qu’il est raisonnable d’attendre d’une personne qui souhaite obtenir la citoyenneté qu’elle ait contribué au pays », avait estimé Jim O’Callaghan dans un communiqué du ministère. Les demandeurs d’asile qui ont un emploi devront aussi désormais contribuer financièrement à leur logement fourni par l’État. Cette contribution variera de 10 % à 40 % de leur revenu hebdomadaire, ce qui correspond à une somme allant de 15 € à 238 € à verser à l’État par semaine.Le gouvernement aura le pouvoir de révoquer le statut de réfugié d’une personne si celle-ci est jugée « dangereuse pour la sécurité de l’État », ou condamnée pour un crime grave. Les autorités envisagent également de limiter le nombre de visas étudiants.
    L’hostilité envers les migrants se fait de plus en plus visible dans le pays : comme au Royaume-Uni, des centres d’accueil pour demandeurs d’asile ont été pris pour cible ces derniers mois. Le 31 octobre 2025, en début de soirée, des « objets pyrotechniques ont été lancés » sur un centre de Drogheda, une ville au nord de Dublin.
    Plusieurs dizaines de personnes ont aussi été arrêtées en octobre lors de plusieurs manifestations, certaines violentes, devant un hôtel accueillant des migrants dans le sud-ouest de Dublin.

    #Covid-19#migrant#migration#irlande#asile#regroupementfamilial#politiquemigratoire#sante#droit

  • We Need to Talk About The Border. Story-mapping the Irish border

    We need to talk about the border is a multimedia project about the consequences of Brexit and the possible re-appearance of a hard border between Northern Ireland and the Republic of Ireland. Since 1998 and the Good Friday Agreement, people living on the borderlands have been living together peacefully without a hard border. In July 2018, we travelled the border to meet them and collect the questions, fears and hopes they might have because of the Brexit.
    Here’s a preview of the final project. Scroll down!

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    We need to talk about the border est un projet multimédia sur les conséquences du Brexit et la possible réapparition d’une frontière dure entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Depuis 1998 et les Accords du Vendredi Saint, les habitants de la zone frontalière cohabitent pacifiquement et sont libres de leurs mouvements transfrontaliers. En juillet 2018, nous sommes partis à leur rencontre et avons recueilli leurs questionnements, craintes et espoirs pour leur avenir à l’heure du Brexit.
    Ce mini-site est un avant-goût de la restitution envisagée. Scrollez !

    https://weneedtotalkabouttheborder.eu
    #frontières #Irlande #Irlande_du_Nord #cartographie #visualisation #cartographie_narrative #Brexit #photographie #cartographie_interactive #narration
    via @reka

  • L’Irlande annonce de nouvelles mesures pour durcir sa politique migratoire - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/68392/lirlande-annonce-de-nouvelles-mesures-pour-durcir-sa-politique-migrato

    L’Irlande annonce de nouvelles mesures pour durcir sa politique migratoire
    Par Louise Huet Publié le : 27/11/2025 Dernière modification : 28/11/2025
    Règles plus strictes pour demander le regroupement familial et la citoyenneté, révocation du statut de réfugié d’une personne jugée « dangereuse »... Le ministre de la Justice irlandais a présenté mercredi une série de mesures pour durcir sa politique migratoire et « réduire le taux de croissance démographique » de l’Irlande, quelques jours après le nouveau plan de réformes sur l’asile annoncé au Royaume-Uni.
    L’Irlande serre la vis à son tour. Mercredi 26 novembre, le gouvernement de coalition au pouvoir en Irlande, dominé par les deux grands partis de centre-droit, a approuvé des mesures pour durcir l’asile, dans la foulée de la réforme migratoire annoncée par le Royaume-Uni quelques jours plus tôt. La principale justification pour cette nouvelle législation : réduire la croissance « extrêmement forte » de la population irlandaise, qui met « sous pression » les capacités d’hébergement et les services publics, rapporte le ministre irlandais de la Justice, des Affaires intérieures et des Migrations, Jim O’Callaghan. « Notre population a augmenté l’année dernière de 1,6%, ce qui est sept fois la moyenne dans l’Union européenne », a-t-il déclaré à la presse mercredi.
    L’Irlande a longtemps été un pays d’émigration, mais voit désormais sa population augmenter. En avril 2025, elle comptait 5,46 millions d’habitants, avec une immigration nette de 59 700 personnes. Le nombre de demandes d’asile en Irlande a aussi connu une hausse ces dernières années : il a atteint un niveau record de 18 651 en 2024, contre 13 276 l’année précédente. Avant la pandémie du Covid, l’Irlande comptait entre 3 000 et 4 000 demandeurs d’asile par an, selon le ministre de la Justice. « Nous ne voulons pas revenir à la situation qui prévalait en Irlande il y a 80 ans, lorsque notre population était en déclin. Son augmentation est un signe positif, mais son rythme reste toutefois préoccupant », a-t-il assuré.
    Pour réduire le nombre d’arrivées d’exilés, le gouvernement entend surtout restreindre les conditions d’accès au regroupement familial pour les ressortissants de pays extérieurs à l’Espace économique européen. Selon le ministère de la Justice, en 2024, environ 23 000 personnes ont rejoint l’Irlande dans le cadre de procédures de regroupement familial, dont des membres de famille d’étrangers qui se trouvaient ici avec un visa de travail ou qui avaient obtenu l’asile dans le pays.
    Désormais, selon la nouvelle législation, ceux qui souhaitent faire venir leur famille en Irlande à travers le regroupement familial devront prouver qu’ils touchent un revenu suffisamment élevé et qu’ils disposent d’un logement pour subvenir à leurs besoins. Pour faire venir un conjoint, il faudra justifier d’un salaire annuel moyen d’au moins 30 000 euros. Pour faire venir un enfant, il faudra gagner au moins 44 300 euros par an (le revenu à justifier augmente pour chaque enfant supplémentaire que l’on souhaite faire venir).
    Le gouvernement irlandais a également présenté les mesures suivantes :
    – Les bénéficiaires d’une protection internationale (notamment les réfugiés) devront avoir vécu en Irlande pendant cinq ans avant de pouvoir prétendre à la nationalité irlandaise, au lieu de trois ans actuellement.
    – Un critère d’éligibilité pour demander la citoyenneté est rajouté : les personnes ne doivent pas percevoir depuis longtemps certaines aides sociales et ne doivent pas « avoir de dette envers l’État pendant une période définie précédant leur demande ». « Mon intention ici n’est pas d’exclure toute personne ayant déjà reçu une aide sociale de l’État, mais je pense qu’il est raisonnable d’attendre d’une personne qui souhaite obtenir la citoyenneté qu’elle ait contribué au pays », estime Jim O’Callaghan dans un communiqué du ministère.
    – Les demandeurs d’asile qui ont un emploi devront aussi désormais contribuer financièrement à leur logement fourni par l’État. Cette contribution variera de 10 % à 40 % de leur revenu hebdomadaire, ce qui correspond à une somme allant de 15 € à 238 € à verser à l’État par semaine.
    Le gouvernement aura le pouvoir de révoquer le statut de réfugié d’une personne si celle-ci est jugée « dangereuse pour la sécurité de l’État », ou condamnée pour un crime grave. Ces mesures doivent encore être soumises au vote du Parlement début 2026. Selon le gouvernement, elles seront ensuite progressivement mises en place d’ici un an. « Il s’agit d’un durcissement modeste, mais néanmoins important », a souligné mercredi le Premier ministre irlandais, Micheal Martin. « L’immigration, en général, est une chose positive pour notre économie et notre société. Il suffit de regarder nos services de santé ou notre secteur des technologies pour le voir », a-t-il toutefois reconnu. Par ailleurs, les autorités précisent que « les demandes de protection internationale sont désormais traitées beaucoup plus rapidement et, d’ici le début du mois de juin de l’année prochaine, toutes les nouvelles demandes seront traitées dans un délai de 3 à 6 mois ».
    En réaction, Nick Henderson, le président du Irish Refugee Council, a dénoncé auprès du Irish Times des propositions « profondément alarmantes ». « Elles sapent gravement deux piliers essentiels de l’intégration des réfugiés : un parcours clair vers la citoyenneté et la possibilité de retrouver leur famille. Le gouvernement demande aux réfugiés de s’intégrer, mais leur enlève la possibilité de le faire », s’est-il indigné. Ces mesures de durcissement d’accès à l’asile interviennent quelques jours après des annonces du même type au Royaume-Uni. Le Premier ministre Micheal Martin a estimé récemment que l’Irlande devait « se préparer » aux « répercussions » possibles du plan de réforme britannique, et anticiper davantage d’arrivées. Selon Jim O’Callaghan, 87 % des personnes qui ont demandé l’asile en Irlande arrivaient via l’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni avec laquelle elle partage une frontière. Mais « ces nouvelles mesures ne sont pas une réaction à la politique britannique, car beaucoup ont été élaborées avant cela », a affirmé Micheal Martin.
    Dans le même temps, l’hostilité envers les migrants a gagné du terrain dans le pays. Comme au Royaume-Uni, des lieux hébergeant des demandeurs d’asile ont été pris pour cible ces derniers mois. Fin octobre, Dublin a notamment connu une flambée de violences après l’agression sexuelle d’une fillette irlandaise de 10 ans par un homme étranger. Des dizaines de personnes avaient été arrêtées lors de plusieurs manifestations devant un hôtel accueillant des migrants dans le sud-ouest de la capitale. Le 31 octobre dernier, un centre d’accueil pour demandeurs d’asile près de Dublin avait été la cible d’un incendie « d’origine criminelle », selon la police irlandaise. Tous les occupants avaient été évacués, et quatre enfants et un adulte avaient été secourus alors qu’ils s’étaient réfugiés au dernier étage du bâtiment. Le gouvernement avait alors condamné une attaque « odieuse [qui] n’a pas sa place dans notre société ».

    #Covid-19#migrant#migration#irlande#asile#politiquemigratoire#migrationirreguliere#regroupementfamilial#sante

  • Face à la hausse record des demandes et aux tensions sur l’immigration, l’Irlande durcit sa politique d’asile
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/11/26/face-a-la-hausse-record-des-demandes-et-aux-tensions-sur-l-immigration-l-irl

    Face à la hausse record des demandes et aux tensions sur l’immigration, l’Irlande durcit sa politique d’asile
    Le Monde avec AFP
    Dans la foulée de la réforme migratoire annoncée par le Royaume-Uni et anticipant davantage d’arrivées en conséquence des restrictions britanniques, l’Irlande a annoncé mercredi 26 novembre des mesures de durcissement de sa politique d’asile. « Notre population a augmenté l’année dernière de 1,6 %, ce qui est sept fois la moyenne dans l’Union européenne », a déclaré Jim O’Callaghan, le ministre de la justice du gouvernement de coalition au pouvoir en Irlande, dominé par les deux grands partis de centre droit. Il a ajouté que cette croissance « extrêmement forte » de la population mettait « sous pression » les services publics et les structures d’hébergement.
    Le nombre de demandes d’asile en Irlande a connu une augmentation spectaculaire, atteignant un niveau record de 18 651 en 2024, contre 13 276 l’année précédente. L’Irlande, qui a longtemps été un pays d’émigration, voit désormais sa population augmenter principalement en raison de l’immigration. Elle comptait 5,46 millions d’habitants en avril 2025, avec une immigration nette de 59 700 personnes.
    Le vice-premier ministre Simon Harris a récemment déclaré que l’immigration en Irlande était « trop élevée », s’attirant des critiques de la part des partis de gauche qui l’ont accusé de faire des œillades à l’extrême droite. Les mesures décidées mercredi par le gouvernement, qui devraient être soumises au vote du Parlement début 2026, comprennent des règles plus strictes de regroupement familial pour les ressortissants de pays extérieurs à l’Espace économique européen (EEE). Les bénéficiaires d’une protection internationale (notamment les réfugiés) devront avoir vécu en Irlande pendant cinq ans avant de pouvoir prétendre à la nationalité irlandaise, au lieu de trois ans actuellement. Les demandeurs d’asile ayant un emploi devront aussi contribuer financièrement, en fonction de leurs revenus, à leur logement fourni par l’Etat. Ceux qui souhaitent faire venir leur famille en Irlande devront prouver qu’ils sont en mesure de subvenir à leurs besoins.
    Le gouvernement aura le pouvoir de révoquer le statut de réfugié d’une personne si celle-ci est jugée « dangereuse pour la sécurité de l’Etat », ou condamnée pour un crime grave. Le gouvernement envisage également de limiter le nombre de visas étudiants.
    Le premier ministre, Micheal Martin, a estimé récemment que l’Irlande devait « se préparer » aux « répercussions » possibles du durcissement des règles d’asile annoncé il y a une dizaine de jours par le Royaume-Uni. Selon Jim O’Callaghan, 87 % des personnes qui ont demandé l’asile en République d’Irlande arrivaient via l’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni avec laquelle elle partage une frontière.

    #Covid-19#migrant#migration#irlande#asile#politiquemigratoire#immigration#droit#sante

  • Séparer la religion et l’État pour une société plus juste

    Aujourd’hui, la Cour suprême a rendu un jugement historique selon lequel les dispositions relatives à l’éducation religieuse (RE) et au culte collectif en Irlande du Nord violent les droits humains des enfants et constituent un endoctrinement.

    Cette décision rétablit un jugement rendu en 2022 par la Haute Cour en faveur d’un père de Belfast, qui avait porté l’affaire devant les tribunaux après que sa famille, non religieuse, avait découvert que sa fille de sept ans priait tard dans la nuit. Après avoir enquêté sur la mesure dans laquelle la religion était imposée à son école, il a fait valoir que l’accent mis exclusivement sur le christianisme, sans alternative significative, dans le cadre des assemblées et de l’ER, constituait une violation illégale des droits humains des enfants.

    L’affaire a ensuite été annulée en appel, qui a estimé que même si la manière de transmettre la religion n’était « ni objective, ni critique, ni pluraliste », cela ne constituait pas une violation des droits humains, car les parent·es peuvent retirer leurs enfants de l’ER et du culte collectif.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2025/11/25/separer-la-religion-et-letat-pour-une-societe-

    #irlande #religion #laïcité

  • Union européenne : 30 000 demandeurs d’asile à répartir depuis l’#Italie, l’#Espagne, la #Grèce et #Chypre

    La Commission européenne a annoncé mardi la liste des quatre États membres bénéficiaires du mécanisme dit de solidarité, prévu par le nouveau #Pacte_asile_et_migration. L’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre pourront transférer 30 000 demandeurs d’asile vers les autres pays de l’UE. Des #amendes sont prévues pour les réfractaires, tandis que six pays considérés sous pression sont exemptés de cette contribution.

    La Commission européenne a annoncé mardi 11 novembre que l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre vont recevoir de l’aide pour répartir ailleurs dans l’Union européenne (UE) au moins 30 000 demandeurs d’asile se trouvant actuellement sur leurs sols.

    La Grèce et Chypre « subissent une forte pression migratoire du fait du niveau disproportionné des arrivées au cours de l’année écoulée », a déclaré mardi la Commission dans un communiqué. Quant à l’Espagne et l’Italie, ces deux pays « subissent également une forte pression migratoire du fait d’un nombre disproportionné d’arrivées à la suite d’opérations de sauvetage et de recherche en mer durant la même période », avance encore la Commission.

    Suite à cette annonce vont s’ouvrir des négociations entre les 27 États membres de l’UE, dont nombre d’entre eux se montrent réticents à l’idée d’accueillir ces exilés. Les décisions de répartition devront néanmoins être prises d’ici fin décembre, précise l’AFP.

    20 000 euros d’amende par personne en cas de refus de la répartition

    Pour rappel, ce #mécanisme_de_solidarité est prévu par le nouveau Pacte asile et migration, adopté en 2024 et qui doit entrer en vigueur d’ici la mi-juin 2026. Celui-ci vise à répartir plus équitablement la prise en charge des demandeurs d’asile sur le sol européen afin d’éviter que les pays en première ligne, considérés par Bruxelles comme étant sous « pression migratoire », ne supportent plus à eux seuls la gestion des demandes.

    Le Pacte a fixé un seuil minimal de 30 000 relocalisations chaque année. Mathématiquement, cela revient à un peu plus de 1 000 migrants par pays. « D’un point de vue logistique, c’est assez facile de prendre 1 000 personnes à un autre pays : tu envoies des bus, des avions », soutenait un diplomate européen à l’AFP fin septembre. Mais « c’est politiquement que c’est très compliqué »

    Si un État refuse de jouer le jeu, l’UE prévoit qu’il paie une amende de 20 000 euros pour chaque migrant « non relocalisé ». Certains pays ont déjà assuré qu’ils n’accueilleraient personne dans le cadre de ce dispositif et qu’ils se limiteraient à verser de l’argent, comme la Hongrie du conservateur Viktor Orban, précise l’AFP.

    Autre option : en cas de refus de #relocalisation, les pays peuvent participer à des mesures de solidarité : déploiement de personnel, aide logistique et financière à d’autres pays… Les États ont donc le choix entre ces trois options. Mais une fois que le Conseil a donné son accord, ces engagements deviennent contraignants.

    Des pays exemptés de répartition, d’autres voués à une aide spécifique dont la France

    L’annonce a été retardée d’un mois, souligne l’AFP, en raison des tractations en amont. Depuis plusieurs mois en effet, des États membres bataillaient pour être inscrits sur la liste des pays « sous #pression_migratoire » dévoilée mardi par le commissaire européen chargé des Affaires intérieures et de la migration, Magnus Brunner.

    La Commission avait en effet pour tâche de classifier les États membres en fonction du degré de « pression migratoire » subi, ouvrant à une participation différenciée au mécanisme de solidarité. Cette classification se fait à partir d’une série de critères dont le nombre d’arrivées irrégulières, la taille du pays...

    Ainsi, au-delà des quatre États bénéficiaires du mécanisme annoncés par Magnus Brunner mardi, six pays pourront, pour leur part, être exemptés de leur devoir de solidarité ou demander une baisse de leur contribution « en raison des pressions cumulées des cinq dernières années ». Ces six pays désignés dans cette liste de pays dits « à #situation_migratoire_significative » sont la #Bulgarie, la #République_tchèque, l’#Estonie, la #Croatie, l’#Autriche et la #Pologne.

    Une troisième catégorie a été définie : les nations « à #risque_migratoire ». Cette liste comprend la #France, l’#Allemagne, la #Belgique, la #Finlande, l’#Irlande, la #Lettonie, la #Lituanie et les #Pays-Bas. « Ces pays sont exposés à une pression migratoire, soit en raison du nombre élevé d’arrivées au cours de l’année précédente, soit en raison des tensions persistantes sur leurs systèmes d’accueil, soit en raison de la menace d’une utilisation de la migration comme arme qui pourrait créer des obligations disproportionnées au cours de l’année à venir », précise la Commission. À ce titre, ils bénéficieront d’un accès prioritaire à l’aide opérationnelle et financière, mais ne seront pas exemptés de contribution.

    En plus de débattre de la façon de gérer les arrivées, les États membres travaillent à l’amélioration des #renvois des #déboutés d’asile via la réforme de la « #directive_retour », actuellement en négociation.

    https://www.infomigrants.net/fr/post/68080/union-europeenne--30-000-demandeurs-dasile-a-repartir-depuis-litalie-l
    #migrations #réfugiés #asile #Europe #UE #Union_européenne #répartition #transferts #classification

    ping @karine4

  • « 1300 € par mois » : ce pays européen généralise le revenu universel pour les artistes

    L’Irlande va rendre permanent en 2026 son revenu de base pour les artistes, une aide publique d’environ 1 300 euros par mois qui a déjà transformé le secteur culturel du pays.

    Le revenu universel, une réalité pour les artistes ? L’Irlande a déjà franchi le pas. Après trois ans d’expérimentation, Dublin annonce même la pérennisation de son programme de revenu de base pour les créatifs.
    Un revenu né du chaos du Covid

    Cette idée a émergé pendant la pandémie. En 2020, comme partout ailleurs, la culture irlandaise s’est retrouvée stoppée net : théâtres fermés, concerts annulés, spectacles suspendus, visibilité quasi nulle, etc. Face à l’effondrement des revenus des artistes, un groupe de travail a été mandaté par le gouvernement pour leur proposer une solution durable. Sa recommandation : un revenu de base pour les artistes.

    Le programme « Basic Income for the Arts » a été lancé en 2022. 2 000 artistes et travailleurs culturels ont été sélectionnés au hasard parmi les candidats éligibles pour participer à ce projet pilote financé par l’État. Chacun a reçu 325 euros par semaine, soit environ 1 300 euros par mois, sans condition afin de financer sa pratique artistique.

    De quoi offrir de la stabilité à un secteur souvent précaire. Comme l’expliquait l’ex-ministre de la Culture, Catherine Martin, en 2023, « s’inquiéter de comment remplir son frigo étouffe littéralement la créativité. Ce revenu donne de l’espace pour travailler ». Et c’est mission accomplie à en croire les bénéficiaires. L’artiste Elinor O’Donovan, basée à Dublin, raconte : « Ça a été transformateur pour mon travail et pour mon bien-être en général ».

    Initialement prévu pour trois ans, le programme devait s’arrêter en 2025. Il a finalement été prolongé jusqu’en février 2026, avant de devenir permanent à partir de l’année prochaine, selon le budget 2026 du gouvernement irlandais.

    Un programme permanent et un exemple pour le monde ?

    Le ministre irlandais de la Culture Patrick O’Donovan assume pleinement ce choix politique. Dans un communiqué officiel, il affirme que « ce programme est l’envie du monde entier. C’est une immense réussite pour l’Irlande et nous devons maintenant le rendre durable ». Ainsi, une nouvelle phase d’inscriptions sera mise en place à partir de septembre 2026, avec la possibilité d’étendre le nombre de bénéficiaires si le budget le permet.

    Contrairement à d’autres expérimentations menées en Finlande ou en Allemagne, le revenu irlandais pour les artistes sera désormais inscrit dans la politique culturelle du pays, avec une allocation maintenue autour de 1 300 euros par mois, imposable mais cumulable avec d’autres revenus artistiques.

    Selon une étude indépendante réalisée par Alma Economics pour le gouvernement, le dispositif réduit le stress financier, augmente la production artistique, favorise l’innovation et stimule l’économie via les retombées fiscales. « Ce revenu offre une stabilité qui permet aux artistes de développer leur pratique, d’innover et de contribuer pleinement à la vie culturelle du pays », commente Maura McGrath, la présidente du Arts Council. Reste à voir si d’autres pays européens s’inspireront de cette mesure ô combien bénéfique.

    - Face à la #précarité du monde culturel, l’Irlande a lancé en 2022 un revenu de base pour 2 000 artistes, d’un montant de 325 euros par semaine.
    - Le gouvernement vient d’annoncer que ce dispositif sera pérennisé en 2026 après des résultats jugés très positifs, notamment sur la stabilité financière et la santé mentale des bénéficiaires.
    – Une décision logiquement saluée par le secteur artistique.

    https://www.presse-citron.net/irlande-revenu-universel-artistes-perennisation
    #revenu_universel #rdb #revenu_de_base #Irlande #art #artistes

  • The Magdalene Sisters - ARTE (jusqu’au 04/11/2025-)
    https://www.arte.tv/fr/videos/121241-000-A/the-magdalene-sisters

    Pendant des décennies, des adolescentes ont été placées dans les foyers de la Madeleine en Irlande et en Grande-Bretagne, où elles ont connu l’enfer. Une décennie avant Philomena de Stephen Frears, le réalisateur et acteur Peter Mullan (Mum, Top of the Lake) s’empare de faits réels qui ont secoué la société irlandaise après la découverte, en 1993, des restes de plus d’une centaine de pensionnaires dans un ancien couvent racheté par un promoteur immobilier. Adoptant une approche quasi documentaire, The Magdalene Sisters témoigne de l’arbitraire et de la violence à l’œuvre dans ces institutions censées protéger les mineures qui y étaient placées. Au travers des épreuves endurées par ses jeunes protagonistes, une implacable dénonciation d’un système dévoyé, qui a suscité à sa sortie l’ire du quotidien pontifical Osservatore Romano, mais a été récompensée par le Lion d’or à la Mostra.

    On estime que 30 000 femmes y ont été détenues. La dernière « laverie » a fermé en 1996.

    #film #femmes #église #Irlande

  • L’Irlande propose entre 2 500 et 10 000 euros aux migrants qui abandonnent leur demande d’asile et acceptent de rentrer chez eux - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/67272/lirlande-propose-entre-2-500-et-10-000-euros-aux-migrants-qui-abandonn

    L’Irlande propose entre 2 500 et 10 000 euros aux migrants qui abandonnent leur demande d’asile et acceptent de rentrer chez eux
    Par La rédaction Publié le : 01/10/2025
    Le gouvernement irlandais a signé un décret afin de permettre aux personnes en attente du traitement de leur dossier d’asile de rentrer chez elles en échange d’une aide financière de 2 500 euros, pour un migrant seul, et 10 000 euros pour une famille. Cette mesure vise à réduire les coûts liés à l’examen des dossiers d’asile, qui comprennent l’hébergement, la nourriture, les prestations sociales ou encore la santé.
    Le ministre irlandais de la Justice, des Affaires intérieures et des Migrations, Jim O’Callaghan, a annoncé lundi 29 septembre « une nouvelle mesure incitative pour encourager les ‘retours volontaires’ », selon un communiqué de son cabinet. Le dirigeant a signé un décret afin d’augmenter le montant de « l’aide à la réintégration pour les personnes qui retirent leur demande de protection internationale et quittent l’Irlande volontairement ».
    En clair, le ministre propose aux exilés d’abandonner leur demande d’asile en cours de traitement, de quitter l’Irlande et de rentrer dans leur pays, en échange d’une aide financière de 2 500 euros par personne, et jusqu’à 10 000 euros pour une famille. Pour les exilés en procédure d’appel - après une première demande d’asile déboutée -, ce montant s’élève à 1 500 euros par personne, et 6 000 euros pour une famille. Les migrants concernées sont ceux ayant déposé un dossier de protection avant le 28 septembre 2025, ceux qui demandent l’asile après cette date ne pourront pas bénéficier du dispositif. « Nous devons alléger la pression sur notre système de protection internationale en réduisant le nombre de personnes qui, dans le cadre de la procédure, n’obtiendront pas gain de cause », déclare Jim O’Callaghan dans le communiqué.
    Les demandes de retour pourront être refusées si la personne court un risque en rentrant dans son pays, indique par ailleurs le document. Le but de cette mesure est d’augmenter les expulsions d’étrangers présents en Irlande, mais également de réduire les coûts liés à l’examen des dossiers d’asile. « Actuellement, le coût moyen du traitement d’une demande de protection internationale est estimé à 122 000 euros par personne. Ce montant comprend les frais d’hébergement et de nourriture, les prestations sociales, les soins de santé et l’éducation », explique le ministère de la Justice, des Affaires intérieures et des Migrations.
    Le « retour volontaire » en Irlande, comme dans plusieurs pays européens, est en théorie réservé aux personnes en situation irrégulière. En Irlande, près de 1 200 sans-papiers ont bénéficié d’un « retour volontaire » depuis janvier, contre 550 à la même période de 2024, selon les données des autorités. Dublin paye ainsi le billet d’avion de ces migrants qui rentrent dans leur pays, et apporte une aide financière de 1 200 euros par personne, et 2 000 euros par famille. « [Les personnes migrantes] peuvent rentrer chez elles dans la dignité et avec les moyens de se réinstaller dans leur pays d’origine et d’y construire leur avenir », rappelle le ministre d’État chargé des Migrations, Colm Brophy, dans le communiqué.
    Avec l’élargissement de ce dispositif aux demandeurs d’asile, le gouvernement espère « alléger la pression exercée sur le système par le nombre élevé de demandes reçues en 2023 et 2024 ». Depuis 2022, le nombre de personnes qui demandent une protection en Irlande n’a cessé d’augmenter : cette année-là, on comptait 11 598 dossiers déposés, ce qui constituait déjà un record. En 2023, Dublin a enregistré 13 264 demandes, et 18 651 en 2024.
    Mais cette nouvelle mesure inquiète les humanitaires. Le Conseil irlandais pour les réfugiés (IRC), une association qui fournit une aide juridique aux exilés, a jugé ce dispositif « contraire à l’éthique et inapproprié », rapporte l’Irish Times. « Leur proposer par courriel, alors que leur dossier est en cours, qu’une décision est en suspens, alors que beaucoup d’entre eux attendent depuis des mois, voire des années, une aide financière pour les encourager à rentrer dans leur pays est extrêmement préoccupant », affirme Nick Henderson, directeur général de l’IRC. Le responsable associatif a qualifié cette politique de « particulièrement inquiétante », alors que 30 % des appels en 2024 ont abouti. « Les personnes ont un droit légal de faire appel, et c’est fondamental pour toute procédure de protection internationale », a-t-il déclaré.

    #Covid-19#migrant#migration#irlande#asile#migrationirreguliere#retour#politiquemigratoire#droit

  • #IA : un rapport alerte sur le #risque de #conflit_d’usage de l’#électricité

    Les projets de #centres_de_données numériques sont si nombreux et si énormes que leur consommation d’électricité pourrait être multipliée par quatre d’ici dix ans en France, selon un #rapport du Shift Project (https://theshiftproject.org/app/uploads/2025/09/RF-PIA-1.pdf). Au risque de menacer la #décarbonation des transports et de l’industrie.

    Faudra-t-il bientôt instaurer en France un #moratoire sur les demandes de centres de données, ces bâtiments regroupant des installations informatiques chargées de stocker des données ? La question ne figure pas en toutes lettres dans le rapport que le #Shift_Project, une association d’expertise sur la #transition_énergétique, a publié mercredi 1er octobre sur les #infrastructures du numérique. Mais à sa lecture, elle semble inévitable. Car les estimations chiffrées de cette étude donnent le tournis.

    Le problème est simple : les estimations de consommation en électricité des centres de données ne cessent de croître. Elle pourrait être multipliée par quatre en France d’ici dix ans, et atteindre 7,5 % de la demande totale de courant électrique, soit plus du double de la part des transports aujourd’hui – contre 2 % actuellement.

    Or ce qui se passe à l’international invite à la plus grande vigilance. En #Irlande, un moratoire sur les nouvelles demandes d’implantation a été décidé en 2021 pour la région de Dublin, où se concentrent la plupart des centres de données. Ils avalent déjà 20 % de l’électricité disponible et pourraient monter à 30 % en 2028. Aux #Pays-Bas, le gouvernement a gelé les autorisations jusqu’en 2035 autour d’Amsterdam, afin d’éviter l’engorgement du système.

    Dérive climatique

    Aux États-Unis, le #Texas a voté une loi pour couper l’approvisionnement des centres de données en cas d’urgence et éviter un black-out. Et le gestionnaire de l’immense réseau desservant les #Grandes_Plaines (#Kansas, #Oklahoma, etc.) demande le même type de mesures. Quant à l’administration Trump, ouvertement climatosceptique, elle vient de publier un plan de relance du charbon pour renforcer la production d’électricité : « Nous voulons que des centres de données s’installent chez nous », a résumé le secrétaire à l’énergie, Chris Wright.

    La part de l’intelligence artificielle (IA) générative dans l’explosion de la demande en électricité du numérique est « considérable » selon le Shift Project : son utilisation « à grande échelle et façon indifférenciée » joue « un rôle central » dans la détérioration du #bilan_carbone du #numérique, et donc dans la dérive climatique.

    Or, les projets d’investissements affluent en #France, chaudement encouragés par l’Élysée. En février, lors du #Sommet_pour_l’action_sur_l’intelligence_artificielle, 109 milliards d’euros d’investissements dans les centres de données et l’IA ont été annoncés.

    Emmanuel Macron s’en est délecté, avec un slogan choc : « Plug, baby, plug » (« Branche-toi, chéri, branche-toi »), en miroir du fameux « Drill, baby, drill » (« Fore, chéri, fore ») de Donald Trump. Quelques mois plus tard, à l’occasion du sommet #Choose_France, 26 milliards d’investissements ont été confirmés par des géants du secteur : #Brookfield, #Digital_Realty et le fonds émirati #MGX.

    Abondance sans garantie

    Certaines de ces infrastructures atteignent une dimension inédite et réellement monstrueuse, dépassant même le seuil d’un gigawatt (GW) – mille mégawatts, une puissance qui s’approche de celle d’un réacteur nucléaire historique en France.

    Ainsi, le petit village de #Fouju (Seine-et-Marne), avec ses 631 habitant·es, pourrait se retrouver doté d’un centre de données de 1,4 GW – une concertation préalable s’ouvre le 13 octobre. À #Cambrai (Nord), une énorme installation de 1 GW est promise par #Data4, une filiale du fonds canadien #Brookfield. #Fluidstack, une plateforme cloud d’IA, a annoncé en février la signature d’un protocole d’accord avec le gouvernement français pour la construction d’un gigantesque supercalculateur pouvant fournir jusqu’à 1 GW de puissance de calcul.

    Pour Emmanuel Macron, « l’électricité est disponible, vous pouvez vous brancher, elle est prête ! ». Sa petite phrase au sommet de l’IA, début 2025, avait fait rire l’assistance. De fait, en 2024, la production d’électricité en France a atteint son plus haut niveau depuis cinq ans, avec 536,5 térawattheures (TWh), bien au-dessus de sa consommation. Ce qui lui a permis d’en exporter 89 TWh, un record historique et un apport substantiel à la balance commerciale nationale. De quoi disposer de larges réserves à vendre sans restriction aux opérateurs des centres de données ? C’est le discours confiant affiché par l’exécutif.

    La réalité est plus inquiétante, et c’est tout l’intérêt du rapport du Shift Project que de la documenter. D’abord, « les centres de données dont le raccordement se valide aujourd’hui verront leurs pics de consommation en 2035 », explique Pauline Denis, ingénieure de recherche numérique au sein de l’association. Autrement dit, l’abondance en énergie aujourd’hui ne garantit pas qu’il y aura suffisamment de courant pour les alimenter dans dix ans.

    Ensuite, la demande en électricité des centres de données va inévitablement entrer en concurrence avec d’autres besoins, au vu des volumes nécessaires : de 15 % à 23 % de l’électricité supplémentaire prévue par RTE, le gestionnaire de réseaux, en 2035. C’est vraiment beaucoup. Or, la décarbonation de certains secteurs industriels aussi émetteurs de CO2 que les transports, la production d’acier ou de carburants passe nécessairement par l’#électrification.

    « En France il existe un grand risque de conflit d’usage avec les #transports ou le #chauffage, prévient Pauline Denis, conserver la dynamique actuelle de centres de données rendrait caducs les objectifs de décarbonation de ces secteurs pour 2030 et 2050. »

    Les autrices et auteurs du rapport en concluent que « cette concurrence doit être accompagnée et arbitrée, afin de ne pas laisser le déploiement massif des centres de données mettre en péril d’autres transformations sans s’en rendre compte ». Car au niveau local, les centres de données les plus gourmands en électricité, et en particulier les monstres de plus de 1 GW, risquent à terme d’empêcher l’implantation de sites industriels, et donc leurs emplois.

    Quels emplois et pour qui ?

    À #Marseille, un des principaux hubs du pays, autorités et industriels se sont mis autour d’une table pour trouver une zone favorable au raccordement des de centres de données « qui n’entre pas en concurrence avec d’autres projets locaux, comme l’alimentation électrique des navires à quai dans le port, ou l’aménagement du quartier #Euroméditerranée », précise RTE. C’est notamment le cas au nord de la ville, dans la zone de #Plan_de_Campagne, où le foncier semblait plus facilement disponible.

    Maxime Efoui-Hess, coordinateur du programme numérique du Shift Project, met les pieds dans le plat : « Si on préempte la majorité de l’électricité pour l’usage des centres de données, elle va manquer à la décarbonation. » Les contrats d’approvisionnement actuellement signés avec les centres de données dans les Hauts-de-France « ne serviront pas à décarboner la sidérurgie de Dunkerque ». C’est donc autant un enjeu social qu’une alerte climatique : quelles activités énergivores, pour quel type d’emplois, les territoires choisissent-ils ?

    Et « quelle peut-être la réaction citoyenne à la préemption de telles capacités de production électrique pour les centres de données ? », interroge le rapport. Qui se demande aussi « quelle crédibilité auraient des politiques d’encouragement à la sobriété dans le logement si l’électricité dégagée est utilisée pour des centres de données ? »

    Sollicité par Mediapart, le gestionnaire du réseau français, #RTE, se montre moins inquiet : « L’offre d’électricité bas carbone est aujourd’hui abondante en France, le système électrique français possède des marges et est prêt à accueillir les nouveaux usages. » Concernant les besoins des infrastructures du numérique, « nous sommes en train de réactualiser nos trajectoires en tenant compte des annonces sur l’IA mais aussi en tenant compte du fait que la montée en puissance des centres de données est souvent assez lente ».

    En attendant, à Marseille comme à #Wissous en Essonne, où #Amazon construit un autre gros centre de données, des collectifs d’habitant·es se forment et dénoncent « l’accaparement » de leur territoire par les infrastructures numériques.

    https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/011025/ia-un-rapport-alerte-sur-le-risque-de-conflit-d-usage-de-l-electricite
    #data_centers #intelligence_artificielle #AI

    • L’IA, dévoreuse d’énergie, pourrait entraîner une pénurie d’électricité aux Etats-Unis
      https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/10/02/l-ia-devoreuse-d-energie-pourrait-entrainer-une-penurie-d-electricite-aux-et

      Depuis qu’Elon Musk a quitté Donald Trump, il est retourné à son #messianisme_futuriste, pour conquérir Mars mais aussi développer xAI, son entreprise d’intelligence artificielle (IA). Le multientrepreneur a construit, en 2024, un supercalculateur baptisé « Colossus », à Memphis, dans le Tennessee, pour entraîner son modèle Grok. Six milliards de dollars d’investissements (5,1 milliards d’euros), 350 000 puces ultrasophistiquées GPU et 260 mégawatts de puissance, soit un quart de réacteur nucléaire. Et ce n’est qu’un début. « De même que nous serons les premiers à mettre en ligne un gigawatt de calcul d’entraînement, nous serons également les premiers à mettre en ligne 10 GW, 100 GW, 1 TW, … », a posté l’homme le plus riche du monde sur X, le 22 septembre.

      Les puissances sont délirantes, un térawatt équivalant à 1 000 réacteurs nucléaires. On aurait tort de ricaner : l’Amérique est lancée dans une folie de consommation énergétique. Ainsi, le 22 septembre, le géant des microprocesseurs Nvidia et OpenAI, la firme qui a créé ChatGPT, ont annoncé des investissements de 100 milliards de dollars pour construire des centres de données consommant 10 gigawattheures, soit dix centrales nucléaires. « Il s’agit du plus grand projet d’infrastructures d’IA de l’histoire », a déclaré, ce jour-là, Jensen Huang, PDG de Nvidia.

      A moins que ne survienne une révolution susceptible de faire des économies d’énergie, l’IA s’annonce comme un véritable trou noir engloutissant l’électricité. Pour Elon Musk, ce n’est pas bien grave, l’énergie étant, selon lui, une ressource inépuisable, grâce au solaire, couplé aux batteries. « La Terre reçoit en une heure la même énergie du Soleil que ce que l’humanité consomme en un an », a-t-il écrit avant de préciser que « l’énergie solaire est de toute évidence l’avenir pour quiconque sait faire des mathématiques élémentaires ».

      https://justpaste.it/8p7vm

  • META - - do it yourself — Irland, oder die selbstregulierenden Kräfte des Marktes

    via https://diasp.eu/p/17876215

    Liebe Iren, warum nicht gleich? - Das hättet Ihr doch alles schon viel früher haben können! Früher oder später leuchtet das jede-m/-r einmal ein: wir kommen alle in den Genuss der selbstregulierenden Kräfte des Marktes - das ist ein Naturgesetz.

    Max Schrems: "We now literally have a US big tech lobbyist policing US big tech for Europe. For 20 years, Ireland did not actually enforce EU law, but at least they had enough shame to undermine enforcement secretly."

    (cf. https://seenthis.net/messages/1135390)

    suizidärer #Neoliberalismus #EU #Irland #META #Hegemonie #USA

    ♲ kaffeeringe.de - 2025-09-18 20:03:57 GMT

    https://kaffeeringe.de/2025/09/18/us-big-tech-reguliert-sich-jetzt-offiziell

    US- #Big-Tech reguliert sich jetzt offiziell selbst

    #Zucker­bergs Chef-Lob­by­is­tin wird die Lei­te­rin der iri­schen Daten­schutz­be­hör­de. (...)

  • It’s only a matter of time before #Algal_Blooms impact our water supply
    https://static.mamot.fr/cache/preview_cards/images/038/973/044/original/05e8ff266f8add17.jpeg

    Environmental campaigner and teacher, Brian Murray looks the damaging effects of algal blooms and the reasons we’re not stopping outbreaks.

    IN 2023, IRELAND’S ongoing struggle with biodiversity loss took centre stage when satellite imagery captured a disturbing phenomenon. #Lough_Neagh, the largest freshwater lake on the island of Ireland, was blanketed by an algal bloom so severe it was visible from space. This event was a stark visual representation of the nationwide environmental crisis affecting Irish waters.

    The Lough Neagh outbreak was found to be the dangerous result of bacteria from livestock waste and human effluent, and caused major public health concerns at a site that provides more than 40% of Northern Ireland’s drinking water. A study of the area found that the presence of the algae toxins may have also contributed to the death of animals such as dogs that entered the water at the time.

    Algal blooms, the rapid proliferation of algae populations in freshwater and marine environments, are primarily driven by excess nutrients, specifically nitrogen (N) and phosphorus (P), entering these delicate ecosystems.

    This process, known as eutrophication, creates an environment ripe for explosive algae growth when combined with other favourable environmental conditions such as warmth, still water and sunlight.

    According to the Environmental Protection Agency (EPA), agricultural practices are by far the most significant contributors to nutrient pollution in rural waters in Ireland.

    Intensive farming, including slurry spreading and the widespread application of chemical fertilisers rich in nitrogen and phosphorus, introduces excessive nutrients into waterways. Rainfall washes these nutrients from fields into rivers and lakes, setting the stage for algal blooms.

    The same EPA report notes that urban wastewater treatment also plays a critical role in polluting Ireland’s water. Ireland’s ageing infrastructure struggles to adequately treat sewage before discharging it into rivers and coastal waters, allowing nutrient-rich wastewater to enter sensitive aquatic ecosystems regularly.

    Despite numerous reports highlighting the issue, substantial investment and improvements in wastewater treatment infrastructure remain slow. I recently discovered an algal bloom (pictured) in the pond I manage as part of the microWild biodiversity project in Wicklow.

    Weeks earlier, heavy rainfall had followed slurry spreading very quickly, and the inevitable happened. These unwelcome nitrates had been washed off the land before fixing and polluted the pond’s water source.
    The damage caused by blooms

    Algal blooms have devastating impacts on the environment, wildlife and human communities. Firstly, many species of algae involved in blooms, such as cyanobacteria (blue-green algae), release toxins harmful to aquatic life.

    Fish and invertebrates can be killed outright, while prolonged exposure severely disrupts reproductive cycles and immune systems, causing long-term damage to biodiversity.

    The toxins also pose significant risks to human health. People swimming in contaminated waters may experience skin rashes, respiratory distress and gastrointestinal illnesses. Each year, numerous pets tragically die after ingesting water contaminated by toxic algae.

    Furthermore, algae reduce water clarity, blocking sunlight from penetrating deeper water column layers. This lack of sunlight severely impacts underwater plant life, crucial feeding, breeding and sheltering habitats for aquatic fauna. Without these plants, ecosystems collapse, triggering cascades of biodiversity loss.

    Additionally, algal blooms dramatically reduce oxygen levels in the water. When algae die, their decomposition consumes vast amounts of oxygen, creating hypoxic conditions. These “dead zones” cannot sustain life, sometimes causing mass fish die-offs and often bringing long-term disruptions to ecosystem balance.
    The victims

    In algal bloom scenarios, there are no winners except perhaps the algae. The victims, however, are numerous and varied. Aquatic ecosystems suffer immediate and often catastrophic damage, with repercussions that echo through food chains for months or even years.

    Sensitive species, including certain fish, amphibians and invertebrates, can face local extinction events.

    Communities reliant on these waters for recreation, tourism, or drinking supplies also suffer economically. In towns around Lough Neagh and elsewhere, the impacts of algal blooms ripple through local economies, affecting businesses dependent on tourism and recreation.

    The Vartry Reservoir in Wicklow has suffered many algal blooms, which clog up the sand filtration capabilities, and has seen its output drop from 75 million litres of drinking water per day to just 40 million litres per day.
    The perpetrators

    Identifying those responsible is complex. On the surface, it is easy to blame intensive agriculture or inadequate wastewater management. Indeed, these sectors bear the lion’s share of acute responsibility, as they tend to be the direct perpetrators of the environmental insults.

    Farmers struggling to maintain profitability often rely on chemical fertiliser and slurry practices that encourage algal blooms, which are well known to damage waterways. Similarly, local authorities tasked with managing sewage treatment infrastructure face budgetary and logistical constraints that slow progress toward necessary upgrades.

    However, responsibility also lies with policymakers and regulators who fail to enforce existing environmental laws adequately or to prioritise environmental protection in decision-making processes. Years of inadequate action, insufficient enforcement and underfunded infrastructure investments have created conditions ripe for recurring crises.
    The Government’s stance

    The Irish government declared a biodiversity emergency in 2019 and has historically acknowledged the severity of nutrient pollution and eutrophication in Ireland’s waterways. Still, it has consistently fallen short of effectively addressing it. Although national regulations exist, enforcement and compliance have been inconsistent and insufficient.

    Critics argue that agricultural and business interests frequently outweigh environmental priorities, delaying necessary reforms and investments. The Nitrates Derogation is a perfect example of this. Irish farmers can apply to use higher volumes of nitrates per hectare than the EU recommends.

    The opening line of that document speaks volumes. “Derogation for Ireland pursuant to EU Council Directive 91/676/EEC concerning the Protection of Waters against Pollution caused by Nitrates from agricultural sources.” It is nothing short of an acknowledgement that the derogation will cause nitrate pollution of our waters.
    Moving forward

    Addressing Ireland’s algal bloom crisis requires a multi-faceted approach. Immediate steps include stricter enforcement of agricultural regulations, increased investment in wastewater treatment infrastructure, and widespread adoption of sustainable farming practices.

    Public awareness campaigns are crucial to fostering understanding and action among communities and stakeholders. Education about nutrient pollution, its impacts and practical mitigation steps can drive collective action.

    Right now, Ireland faces a pivotal moment in its environmental history. Confronting the algal bloom crisis is not merely a conservation imperative, but a moral and social responsibility. By acknowledging the interconnected roles played by agriculture, urban infrastructure and governance, Ireland can embark on a path toward restoring its freshwater ecosystems and safeguarding biodiversity for future generations. But is anyone brave enough to take it on?

    It’s hard to hold out hope when Minister Michael Healy-Rae of the Department of Agriculture, Food, Fisheries and the Marine was recently touting the idea of planting trees on peatland as a means of reaching Ireland’s reforestation goals.

    With the game of business-as-usual being played by successive governments, I don’t think it will be too long before the Blessington Lakes (Poulophouca Reservoir), the area in which I live, suffers the same fate as Lough Neagh. It supplies roughly half of Dublin’s water. Then we can cue the hand-wringing, laments and echoes of “if only we had known”.

    https://www.thejournal.ie/readme/algal-bloom-6727598-Jun2025
    #algues_vertes #Irlande #eau #algues #agriculture

  • Irlande du Nord : nouvelle nuit de violences anti-immigrés, des actes « racistes », selon la police
    https://www.lemonde.fr/international/article/2025/06/12/en-irlande-du-nord-neuf-policiers-blesses-et-six-arrestations-apres-des-viol

    Irlande du Nord : nouvelle nuit de violences anti-immigrés, des actes « racistes », selon la police
    Le Monde avec AFP
    Neuf policiers ont été blessés et six personnes ont été arrêtées, dont trois adolescents, à l’issue d’une troisième nuit de violences anti-immigration en Irlande du Nord, a annoncé, jeudi 12 juin, la police.
    Les heurts se sont principalement produits dans la ville de Ballymena, où des individus s’en sont pris à nouveau aux forces de l’ordre, en jetant vers elles cocktails Molotov, feux d’artifice et autres projectiles, ainsi qu’une hachette, selon la police, qui a de nouveau eu recours à un canon à eau pour disperser la foule.Un centre de loisirs, où des familles déplacées par les émeutes à Ballymena avaient été logées temporairement, a été incendié à Larne, à une trentaine de kilomètres de là, sans qu’aucun blessé soit à déplorer.
    Ballymena est l’épicentre de ces émeutes, provoquées par l’inculpation de deux adolescents pour la tentative de viol d’une jeune fille dans cette ville située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Belfast.
    La police, qui a qualifié ces violences de « racistes », n’a pas communiqué sur l’origine des deux jeunes. Selon les médias britanniques, ils se sont exprimés par l’intermédiaire d’un interprète roumain lors de leur comparution lundi au tribunal. Les violences, au cours desquelles des habitations ont été incendiées, se sont produites dans un quartier où vit une importante population immigrée. Des incidents ont aussi eu lieu mercredi soir à Carrickfergus et Newtownabbey, non loin de Belfast, ainsi qu’à Coleraine, dans le nord de la province britannique, où le trafic des trains et des bus a dû être interrompu. Des rassemblements ont eu lieu à Belfast, mais se sont déroulés « majoritairement dans le calme », selon la police.
    Six personnes ont été arrêtées pendant la nuit – deux hommes d’une vingtaine d’années, un trentenaire, et trois adolescents – et « d’autres arrestations suivront », a déclaré la police, se disant déterminée à « identifier tous les responsables de ces désordres criminels ». Six personnes avaient déjà été arrêtées lors des nuits précédentes. Neuf policiers ont été légèrement blessés, ont ajouté les forces de l’ordre. Trente-deux autres avaient été blessés précédemment. Ryan Henderson, responsable de la police d’Irlande du Nord, a de nouveau condamné un « comportement criminel complètement inacceptable ». « Ce que nous avons vu hier soir a provoqué de la peur et d’énormes perturbations pour les populations, notamment dans notre réseau de transport », a-t-il souligné.

    #Covid-19#migrant#migration#irlandedunord#immigration#violence#sante

  • “The American River Ganges” – 30 September, 1871

    Many scholars regard Nast’s most famous and well-executed anti-Catholic image as brilliantly rendering the concern of Roman Catholic interference in public education. Steeped in fear-mongering invasion imagery, Harper’s Weekly published the image twice. The first, on September 30, 1871, implicated Nast’s nemesis, William M. Tweed, and was reprised by popular demand on May 8, 1875; the cartoon shows Tweed absent from the cliff.

    The American River Ganges, Harper’s Weekly, September 1871 by Thomas Nast. The original image of Nast’s most famous anti-Catholic image, Tweed, was safely out of the picture, literally and figuratively, when the image was republished on 8 May 1875, along with other minor modifications. Library of Congress

    The image is a tour de force of imagination and caricature technique. Nast dehumanized the Catholic bishops by turning them into reptiles. They emerge from the water toward the New York shoreline. Two clergies in the foreground have stereotypic Irish faces.

    As if to emphasize the double meaning of “feast,” slithering out of the water on all fours, are bishops wearing their pretiosas, the ornate, jewel-encrusted miters worn on Sundays or feast days, the priests are drawn as salivating crocodiles with jaws ready to devour, or feast if you will, on school children. A Protestant minister or teacher, with his Bible tucked in his waistcoat and his saucer hat tossed to the ground, stands defiant, guarding several fearful children who are shivering, praying, and cowering as certain death approaches. In the middle of the scene, several bishops arrive on the shore ready to clamp down on defenseless and dispensable non-Catholic students.

    A Chinese boy on his hands and knees attempts to flee. Native American and African American children press up against the cliff with nowhere to escape.

    Nast shared a Radical Republican, utopian vision which held that public schools should be open to all children, regardless of race, creed or ethnicity, and he drew many images of an idealized public school system that included a diverse student body learning in harmony. With the Catholic initiative to create their own schools, and with the support of public funds to do so underway – funded through Tweed’s influence, Nast feared that separate sectarian schools for each ethnic and racial groups would result. “Nast believed that bringing children together into the public sphere, under democratic control, muted their religious and racial differences and molded a unified, multiethnic [sic]American society” (Justice 174). Tweed and the Roman Catholic Church interfered with that vision.

    Boss Tweed and his “ring” lower Protestant children from a cliff to be devoured by Catholic bishops

    Perched atop the cliff, Tweed, and members of his political machine lower Protestant children to the feeding grounds below. Columbia, Nast’s ever-faithful symbol of American compassion and justice, is bound and led away to a hangman’s gallows.

    Nast drew Tammany Hall as an extension of the Vatican in New York City. The flag of an Irish harp and the Roman Catholic papal standard fly in authority over the land. Nast echoed the Republican and Protestant fears that Catholicism was taking over municipal governance.

    At the center top of the image, a U.S. Public School crumbles. An inverted American flag, a sign of distress, flies prominently. On the other side of the river stands a Vatican-shaped structure named “Tammany Hall.” The cartoon was reissued in 1875, and the sign over the buildings was changed to “Political Roman Catholic Church.” Flags of the Papal Coat of Arms, and the Irish harp fly atop the side domes. Attached to the right of the Roman Catholic Church is the “Political Roman Catholic School.”

    In Harper’s Weekly, an essay written by Eugene Lawrence accompanied Nast’s full-page cartoon. Lawrence, a nativist and frequent contributor to the periodical, blamed the Catholics for the end of the public school system and its aim “to destroy our free schools, and perhaps our free institutions has been for many years the constant aim of the extreme section of the Romish Church.”

    The essay continues its attack on Jesuits and the daring, aggressive spirit of the ultramontane Irish Catholics who Lawrence claims govern New York. The author also touts brave European governments who have dared to challenge the Roman Catholic influence in their schools and other institutions.

    The institutions that managed New York Public Schools claimed their schools provided non-sectarian education. Catholics disagreed, noting Protestant-based libraries, textbooks and “the daily reading of the Protestant version of the Bible” in classrooms as an unsatisfactory environment for learning (Heuston 54).

    “The establishment of a new state school system in the United States seemed to substantiate Catholic fears that the attitudes of European secularists were taking root in America” (Heuston 169). Prior to the Civil War, Catholics wanted to participate in the public school system without endangering their faith. Catholics were encouraged to pursue the issue after New York Whig Governor William Seward suggested in 1840 that state aid might be given to Catholic schools (53). Henceforth, New York’s Catholic Church, led by Archbishop John Hughes, began strategies to thwart the new school system by working through their political contacts, but these attempts were unsuccessful. A preoccupation with the Civil War and its aftermath diverted attention from the issue of public education – the issue would not surface again until the close of the 1860s, when Catholics once again picked on the issue and “Republican Party and Catholic Church leaders the late 1860s and early 1870s joined a bitter battle of words over the future of public education” (Justice 171).

    Justice suggests the American Public School served as a metaphor for the northern lifestyle; “the public school evoked the small-town Protestant backbone of the Republican Party” (180). In 1869, Tweed, as head of Tammany Hall and acting State Senator, “snuck a provision in the annual tax levy bill for the city through the state legislature,” which provided 20 percent of the city’s excise tax be earmarked to Catholic schools (Justice 182). Tweed’s crafty maneuver set Republicans to outrage in motion and solidified scrutiny by the Republican-based press, such as The New York Times and Harper’s Weekly. Nast’s crusade against Catholic interference in the public school system coincided with his attacks on Tweed’s other political malfeasance. His attacks on Tweed tripled Harper’s Weekly circulation (Hess 100).

    Nast’s principal opposition to the Catholic Church rested on what he feared was the Church’s aim to subvert the nation’s public school system by diverting public funds to sectarian schools (St. Hill, 70). Benjamin Justice’s research on Nast’s feelings about Catholic interference in the public school system provides valuable insights. Justice feels that American antagonism toward Catholics resulted from the church’s rapid rise due to immigration and the American Catholic church’s adoption of conservative ultramontane Romanish leadership, which “increasingly insisted on separate, publicly-funded schools, making it incompatible with republican government and unfit to offer mass education at public expense” (175). Justice surmises that Nast’s vicious blasts at the public school issue came to life as part of a broader attack on the relationship between Tammany Hall and the Catholic Church. Nast visual attacks were pointed objections to “Catholic political ascendency over the state” rather than an attack on Catholic culture or Catholics as individuals (183).

    The image is often used as evidence by Catholics to prove Nast hated Catholics. Nast produced many anti-Catholic images, but all of these Catholic cartoons hover over two issues—The New York Catholic Church’s demand for public funds to create their own sectarian schools (appeals which succeeded due to their alliance with Tweed) and the conservative Catholic (ultramontane) concept or doctrine of papal infallibility, wholly adopted by the New York Catholics.

    Blind allegiance to an infallible monarch figure perplexed Protestant Republicans. They viewed American Catholics’ allegiance to the religious figurehead across the ocean as antithetical to American origins which rejected governance through monarchs. As Heuston and others have made clear, the Irish-American’s devotion to a pope was clear evidence to Protestants that American Catholics had no desire to assimilate into American culture and behave as independently-thinking individuals.

    Most Protestants misunderstood papal infallibility to mean that Catholics believed that the pope could not err in decision making or judgments. [See Catholic definition] Nast’s family and religious background were likely rooted in a more progressive, reformed Catholicism. Along with most Protestants, Nast could not fathom the blind allegiance that Irish Catholics awarded the Roman pontiff. For Nast American Catholic policies represented a flawed doctrine and philosophy with the potential for extreme abuse.

    Nast’s campaign against Catholic interference in public schools equaled, if not rivaled, his obsession with Tweed. He saw Tweed and the American Catholic Church in New York as symbiotic and co-dependent. This reality particularly rankled Nast, and as a theme for caricature and commentary, one Nast would not relinquish.

    https://thomasnastcartoons.com/irish-catholic-cartoons/the-american-river-ganges-1871
    #caricature #dessin #dessin_de_presse #racisme #histoire #USA #Etats-Unis #indésirables #irlandais #migrations #immigrés #indésirabilité #anti-catholiques #crocodiles #animaux #animalisation #déshumanisation

    ping @reka

  • UPS-Irrsinn: Die verzweifelte Suche nach einem Paketshop in Berlin
    https://www.berliner-zeitung.de/panorama/ups-irrsinn-die-verzweifelte-suche-nach-einem-paketshop-in-berlin-l

    Wer Pakete oder Briefe versendet, hat es schwer. Ein umübersichtlicher Wirrwar an Annahmestellen, schlecht gekennzeichnet, keine Parkplätze vor der Tür, oft nur noch Intenet-App-Geistershops, die #IRL längst verschwunden sind, müssen identifiziert, angefahren und ihre schlecht qualifizierten Miarbeiter gebândigt werden. Beim Empfang von Paketen ist es nicht besser. Wissen wir.

    Wie wäre es mit einer einheitlichen, gut organisierten, überall zuverläsdig präsenten Infrastruktur mit festen Öffnungszeiten und kompetenten, nach Tarif bezahlten Mitarbeiterinnen und Mitarbeitern? Das Leben wäre so schön !

    Ätsch ! Hatten wir mal. Hat man weggemacht, war angeblich zu teuer und unflexibel. Bundespost hieß das. Ist jetzt Geschichte, weil ihr die falschen Volksvertreter gewâhlt habt. Selber Schuld, Volk. Dit haste nu davon.

    31.1.2024 von Enno Kramer - Eigentlich sollte es nicht kompliziert sein, ein Paket zu verschicken. Doch was tun, wenn sich kein Geschäft für den Versanddienstleister zuständig fühlt?

    Eigentlich ist der Versand eines Pakets eine einfache Angelegenheit – sollte man meinen. Man packt den Gegenstand ein, klebt den Versandaufkleber auf den Karton und gibt ihn vertrauensvoll in die Hände des Spätis um die Ecke.

    Gerade in der deutschen Späti-Hauptstadt Berlin sollte der Paketversand also keine großen Schwierigkeiten bereiten – oder? Der Praxistest zeigt: Längst nicht alle Läden sind auch auf alle Anbieter eingestellt.

    Wer regelmäßig seine alten Klamotten über Vinted verkauft, kommt zwangsläufig mit allen möglichen Paketdiensten in Kontakt: Sei es DHL, Hermes, DPD – oder eben UPS. Hier entscheidet nämlich nicht der Verkäufer, mit welchem Unternehmen das Paket verschickt wird, sondern der Käufer. Häufig entscheidet er sich gegen das gelbe, das blaue und das rote Logistikunternehmen. Der Grund: Der braune Versanddienst mit den drei Buchstaben ist billiger. Soll mir recht sein, dachte ich an einem Samstagmorgen, als ich ein Hemd verkaufen konnte.

    Späti-Verkäufer: „Wir bekamen zu viele Beschwerden“

    Also druckte ich den Versandschein aus, klebte ihn auf den Karton und steuerte den nächsten Paketshop auf der Greifswalder Straße an, bei dem ich sonst UPS-Pakete verschicke. „Sorry, ham wa nich mehr“, so die ernüchternde Antwort des Späti-Verkäufers, als ich das Paket auf den Tresen legte und er den Versandaufkleber sah. „Der Service war einfach zu schlecht, wir bekamen zu viele Beschwerden.“

    Auch im nächsten UPS-Shop, ein paar Meter weiter in einem Handyladen, hatte ich wenig Erfolg – obwohl er auf Google Maps noch angepriesen wird. „Ständig kamen Pakete zurück. Das war uns zu viel Aufwand“, klagte auch der Betreiber des Handyshops. Das Problem sei vor allem, dass der Service den Shops meist nicht helfen könne, wenn es Komplikationen gebe.

    Die Suche ging also weiter. Inzwischen war fast eine Dreiviertelstunde vergangen. Da ich nun einen Termin hatte, musste das Paket mit nach Charlottenburg. Auch hier war in der näheren Umgebung kein UPS-Paketshop zu finden. Das darf doch nicht wahr sein! Irgendwo muss es doch eine Möglichkeit geben, diesen kleinen Karton loszuwerden, dachte ich mir. Bin ich der Einzige mit diesem Problem?

    Ein Blick auf das Bewertungsportal Trustpilot zeigt: Offenbar sind andere Kundinnen und Kunden noch genervter als ich. Ganze 93 Prozent geben UPS nur einen von fünf möglichen Sternen – ein Schnitt von 1,1 Sternen: „Saftladen“, „unterste Schublade“, „absolute Katastrophe“, heißt es da.

    Am Ende kam es, wie es kommen musste. Keine UPS-Filiale weit und breit, nur eine Paketstation namens myflexbox, drei Kilometer entfernt. Eine letzte Fahrt am späten Samstagnachmittag, die sich lohnen sollte: Endlich wurde ich mein Paket los. Schließlich kann sich die Station nicht weigern, Pakete mit UPS zu verschicken.

    #Deutschland #Post #Bundespost #Bemokratie #Lieferdienste #Privatisierung