• Assurance #chômage : La réforme se précise
    https://bfmbusiness.bfmtv.com/france/assurance-chomage-la-reforme-se-precise-1662090.html

    Enfin, le gouvernement va aussi réduire les droits des chômeurs, en remettant à plat toutes les règles. Selon le ministère du Travail, un chômeur sur cinq touche plus au chômage qu’en emploi. C’est sur ces mesures que le gouvernement compte réaliser le gros des économies : près d’1,3 milliard d’euros. Ce sont aussi les mesures les plus explosives dans le contexte actuel.

    Au ministère du Travail, on assure que la concertation se poursuit et que les lignes peuvent encore bouger, mais un responsable syndical assure que « tout est déjà parfaitement clair dans l’esprit du gouvernement » et qu’il n’attend plus qu’une fenêtre de tir pour annoncer ses mesures.
    Les arbitrages, qui devaient être rendus la semaine dernière, ont d’ailleurs été reportés et les partenaires sociaux attendent toujours de nouvelles dates de réunion.

    L’un d’eux explique : « l’exécutif n’attend qu’une chose : que la température retombe, que le climat social se calme. Il pourrait du coup laisser passer la fin du grand débat et les élections européennes pour sortir du bois ».

    • « les partenaires sociaux » n’existent que le temps de donner l’illusion de la concertation...

      Selon le ministère du Travail, un chômeur sur cinq touche plus au chômage qu’en emploi.

      Un chômeur sur trente-cinq est multimillionnaire. J’en connais un, il vit à la Barbade 6 mois par an, afin d’éviter de payer des impôts en Belgique. Il a d’ailleurs une résidence secondaire dans le Delaware.

      Nous devons donc revoir le fonctionnement de cette assurance. Il est tout de même ahurissant que des gens qui cotisent puissent obtenir en retour quoi que ce soit, surtout quand on sait ce qu’on sait et qu’on voit ce qu’on voit, comme nous le dit le Ministère du Travail, par l’entremise de BFM Business.

    • Curieux que vous relayiez la #propagande du gouvernement macron, sans avertissement !

      Quid des chomeurs non indemnisés ?

      Personnellement, j’ai eut plusieurs de périodes de chômage durant ma vie professionnelle, dont certaines non indemnisées, je n’ai jamais gagné plus.
      Je n’ai jamais entendu un.e de mes collègues se vanter d’avoir gagné plus au chomedu qu’au taff.

      Par ailleurs, il suffit de lire sur seenthis les billets sur la façon dont pole emploi vire à tours de bras les chômeurs pour comprendre l’hypocrisie de ces gens là.
      ils virent les chômeurs qui ont réussi à s’inscrire.

      Comment fait un chômeur ou une chômeuse à La Barbade pour répondre à pôle emploi.

      Pourquoi relayez vous les tartuferies et les mensonges d’#enMarche ?

    • @tout_va_tres : je pensais avoir suffisamment exagéré pour ne pas être pris au premier degré.

      La ministre nous la joue « quand on voit ce qu’on voit, on fait bien de prendre les décisions qu’on prend », et il faudrait prendre ses délires pour argent comptant ? Non, on a bien lu entre les lignes. Elle se fout de la gueule du monde, sachant très bien que les inners la liront au premier degré, parce que pas le temps de réfléchir et de s’instruire (les inners sont des ignares), pendant que les crevards #surnuméraires n’auront tout simplement pas le temps ni la possibilité de la lire... faute d’avoir déjà le temps de survivre.


  • Meurthe-et-Moselle : chanson polémique dans une école, un syndicat de police porte plainte (Le Figaro)
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2019/03/29/01016-20190329ARTFIG00055-meurthe-et-moselle-chanson-polemique-dans-une-eco

    France Police a décidé de porter plainte contre l’Éducation nationale et le directeur d’une école primaire de Ludres à cause de la chanson choisie pour le spectacle de fin d’année. D’après le syndicat, les paroles « appellent à la haine ».

    Fichtre, de quoi s’agit-il exactement ?

    Dans la classe de CE1 de l’école primaire Jacques-Prévert à Ludres (Meurthe-et-Moselle), les enseignants et la direction ont choisi d’apprendre aux enfants des chansons de l’artiste Guillaume Aldebert pour le spectacle de fin d’année. Mais les paroles de l’une d’elles ont déplu à certains parents d’élèves.
    […]
    L’auteur de chansons pour enfants écrit aussi : « faire pipi sur un policier », « prendre en otage ma petite sœur », « faire sauter la salle de classe à la dynamite ».
    L’un des parents, qui s’est livré à L’Est Républicain, considère que ce texte est « contraire aux valeurs de la République telles que doit les promouvoir l’école ». Il estime également que « dans le contexte que nous vivons, apprendre ce texte à des enfants de 7 ans (...) semble pour le moins inapproprié. »

    #LeGorafi_encore_plagié

    #éducation #école #spectacle_de_fin_d'année

    Le communiqué du syndicat de policiers
    Source : https://www.facebook.com/SyndicatFrancePolice/posts/2094137410704702

    Syndicat France Police policiers en colère
    28 mars, 13:25 ·

    Le syndicat France Police - Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation.

    Dans cette école de la « République » de Meurthe-et-Moselle, l’Education nationale a décidé d’intégrer dans ses programmes pédagogiques, l’apprentissage aux enfants de « l’œuvre » d’un « artiste » très engagé.

    Voici les paroles que les enseignants font apprendre à leurs élèves :

    « Faire pipi sur un policier […], prendre en otage ma p’tite sœur […], faire sauter la salle de classe à la dynamite […] Pour louper l’école ».

    Le ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer n’a pour l’heure pas réagi ni d’ailleurs le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

    Notre syndicat étendra le champ de sa plainte pénale à la personne du ministre Blanquer pour complicité si ce dernier ne fait pas immédiatement cesser les infractions.

    Guillaume Aldebert serait, semble-t-il, un artiste de référence dans de nombreuses écoles.. Il est vrai que là il y a du niveau..

    Laisser l’école de la République se transformer en école de la haine témoigne du niveau de déliquescence de nos Institutions et du degrés de responsabilité ou d’irresponsabilité de nos politiciens.

    • Le syndicat France Police – Policiers en colère dépose plainte contre le directeur de l’école Jacques Prévert à Ludres et l’Education Nationale en tant que personne morale pour incitation au terrorisme, provocation d’un mineur à commettre un crime ou un délit et diffamation
      https://france-police.org/2019/03/28/le-syndicat-france-police-policiers-en-colere-depose-plainte-contre-l

    • Le texte ne s’adresse pas aux filles ni aux grandes soeurs, les paroles sont au masculin stricte et les références très virilistes (armée, gars, chatouiller une panthère...). Je ne voie aucun encouragement adressé aux filles dans ce texte, à part des encouragements à subir encore la violence des garçons dans l’espace publique et privée.
      J’ai été voire les paroles complètes. Je croyais que c’etait une vieille chanson de machos des années 80, mais vu la référence à Fortnite et au Wifi c’est du masculinisme bien contemporain.

      Paroles de la chanson Pour louper l’école par Aldebert
      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Faire le tour de la maison
      En pyjama pour chopper froid
      Manger des tartines au goudron
      Pour avoir mal à l’estomac

      Faire mon service militaire
      Traverser la manche en bouée
      Chatouiller une panthère
      Faire pipi sur un policier

      Pour louper l’école

      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’ ?

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Devenir magicien
      Pour me faire disparaître
      Prier pour que les martiens
      M’enlèvent sur leur planète

      Prendre en otage ma p’tite sœur
      Terminer mes choux d’Bruxelles
      Manger des crayons de couleur
      Pour vomir un arc en ciel

      Sans arme contre un gladiateur
      Je serais prêt à me battre
      Imiter les cascadeurs
      Espérer finir dans le plâtre

      Avaler deux cents limaces
      Pour effrayer les instits
      Faire sauter la salle de classe
      A la dynamite

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi

      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour moi c’est pire que le bagne
      Et lorsqu’il l’eut inventé
      Ce sacré Charlemagne
      Aurait du rester couché

      Comptez pas sur moi les gars
      C’est sympa mais c’est sans moi !
      Oui j’ai eu cette idée folle
      Un jour d’éviter l’école

      – Bon allez là faut y aller maintenant
      – On n’veut pas y aller, on n’y va pas
      – Ha si si vous y allez
      – Mais pourquoi ?
      – Mais vous avez signé, vous y allez

      – On n’a rien signé du tout c’est faux, arrête !

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Haut les mains, peau d’lapin
      La maîtresse en maillot d’bain

      On veut pas y aller
      On préfère rester couchés
      Les cahiers : au feux
      La maîtresse au milieu ! »

      jouer à Fortnite sur les mains
      Emménager à la cantine
      Chanter du Black M en latin
      Me faire tatouer les canines

      Passer la nuit sans WIFI
      Me parfumer au Roquefort
      Compter jusqu’à l’infini
      Faire la teuf en Corée du Nord

      Sauter dans l’compost tout nu
      Tester les Kebabs au chlore
      Siffler le gars d’la sécu
      Avoir comme coloc’ un croque-mort

      Courir dans l’désert de doudoune
      Faire mon anniv’ aux urgences
      Traiter Dark Vador de clown
      Regarder le tour de France

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école

      Moi j’irais jusqu’à…

      Pour louper l’école
      Je ferais n’importe quoi
      Pour louper l’école
      Moi j’irais jusque .....là !

      –------

      Je n’apprendrais pas la chanson d’Aldebert

      Je ferais foiré le spectacle de fin d’année
      J’irais crevé les ballons de foot à la récré
      J’étranglerais mes camarades à la corde à sauté
      et je les enverrais tous se faire émasculer.

      Même sous qualifiés les gars serons mieux payer
      alors vous pouvez bien jouer à fortnite
      puisque vous aurez des bonniches gratuites
      une fois que vous nous aurez engrossés.

      Moi j’irais nulle part, même pas au spectacle de fin d’année.

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi, et puis pourquoi pas des vegans, car c’est scandaleux évidemment de manger des limaces pour se faire vomir, sans parler d’embêter des panthères qui n’ont rien demandé. Je pense aussi que fort légitimement, les Nord Coréens seraient autorisés à s’émouvoir qu’on sous-entende des choses fort peu sympathiques sur leur compte. Sans compter les producteurs de choux de Bruxelles, de roquefort, de crayons de couleur, de goudron puis les descendants de Charlemagne, les instits et les tenanciers de kebab qui pourront se porter partie civile. #flic_de_la_pensée

    • C’est que c’est pénible, @alexcorp, de vivre dans un monde de garçons dont les mini-violences sont sympatoches, genre #boys_will_be_boys. Je comprends que @mad_meg tique quand les seules mini-violence dont il est question contre des proches sont dirigées contre des femmes, car au final, cet éventail de représentations, il y a des femmes qui en crèvent.

      Et puis faut qu’il se renouvelle, Aldebert, ce serait plus rigolo de mettre en scène un instit et des filles délurées, plutôt que des clichés sur la #masculinité. Non ?

    • OK sur le « les gars » peu inclusif mais je ne savais pas que chatouiller une panthère était réservé aux hommes... On a donc aussi hâte qu’après les flics, des associations féministes portent plainte aussi,

      Qui parle de porter plainte ??? Je donne mon analyse de ce texte qui n’est pas « peu inclusif » (non merci pour ta litote) mais explicitement masculiniste. Chose qui n’avait pas été remarqué, pas même par les profs qui ont choisi de faire chanter cette chanson sexiste.
      A part ca merci d’avoir mentionner que texte est aussi spéciste.

      #spécisme #déni #fraternité

    • explicitement masculiniste

      , rien que ça ! C’est vrai qu’il y a un appel à un féminicide, via un bûcher qui plus est ! Mais finalement, ces parents d’élève et les flics, ils ont carrément raison de s’insurger !
      #ironie
      @aude_v si on prend la chanson au pied de la lettre, oui forcément c’est horrible et dans le lot des femmes en prennent pour leur grade. Effectivement l’auteur est un homme et prend le point de vue d’un petit garçon lambda, c’est assez genré dans le style (mais vraiment pas au point de considérer ça comme masculiniste pour ma part) et oui c’est vrai, ce n’est pas un tract féministe (et pas d’écriture inclusive non plus, je ne l’utilise quasiment pas moi même donc ça me choque pas). La défense des enseignants par rapport à la plainte est juste, à mon sens : il s’agit d’étudier l’ironie et le second degré ici donc je suppose qu’en classe l’enseignant doit précisément expliquer à ces élèves qu’il ne faut pas faire ce que la chanson incite à faire. C’est quand même terrible (et ridicule) de devoir expliquer ça à des adultes... En plus je suis pas du tout fan d’Aldebert mais vraiment des procès d’intention comme ça, qu’ils viennent de flics ou autres adeptes de moraline dénués du moindre humour, c’est juste dégueulasse. Tiens y a ce hashtag aussi que personne n’a mis : #censure

    • Je ne propose pas de censurer ce texte ou de le prendre au pied de la lettre mais l’école est un bon endroit pour critiquer cette complaisance du Boys will be boys et offrir d’autres modèles aux filles que de regarder les garçons agir, rigoler, vivre...

    • pour la censure c’est en rapport avec la plainte et le fait que l’école a donc décidé de ne pas utiliser cette chanson pour éviter les coûts d’une procédure (ce que je peux comprendre). Sur le côté « boys will be boys », encore une fois, c’est aussi un préjugé d’associer tout acte violent à quelque chose de forcément masculin.


    • Peut-être effectivement de tels discours sont-ils devenus si communs, et pas seulement dans cet hebdomadaire, qu’on s’y tromperait. C’est précisément ce que je voulais démontrer. Ironie des choses, L’Obs s’apprête à publier un dossier pour défendre l’humour et la liberté de pensée contre les pisse-froids et les censeurs, mais sans ma tribune. Cela en dit long. Mieux vaut en rire ; mais ce n’est pas drôle.

      #humour_dominant #ironie #politiquement_correct #Éric_Fassin

    • Il y a un lien direct avec la théorie des 200% qu’explique Jérémy Ferrari dans les vidéos que j’ai mis l’autre jour :
      https://seenthis.net/messages/750948

      Il y explique que si dans un texte d’humour tu dis des choses pourries à 80% ou même à 100%, il y a un doute, car un raciste, un mascu, etc, pourraient dire la même chose. Mais si tu dis des trucs choquants à 200% alors là, ce n’est plus crédible, il n’y a plus de doute, ça en devient absurde, et donc drôle.

      Le rapport avec Fassin, c’est que ces chiffres de 80, 100, 200, ne sont évidemment pas objectifs et permanents : ces niveaux sont culturels, ils dépendent de l’époque donnée et à qui tu t’adresses. À tel moment, une phrase va paraitre immédiatement choquante par rapport aux idées communes, et un jour peut-être, elle le sera moins.

      C’est exactement ce que prouve Fassin : toutes les phrases qu’il écrit auraient été du 200% il y a quelques décennies dans un journal à peu près « de gauche », et donc personne n’aurait pris ça au sérieux, tout le monde aurait trouvé ça drôle ! Mais de nos jours, ce qu’il a écrit correspond à du 100% et donc les éditeurs ont peur que les lecteurs se trompent parce que ça semble plausible désormais.

    • De prime abord, je n’adhère pas non plus, mais je comprends l’expérience, et j’applaudis à sa réussite (pas drôle du tout en effet).

      De base, le concept « politiquement correct » est foireux. Alors en faire tout un article... dans un journal qui se veut « de gôche »... c’est fait pour quoi, sinon continuer à alimenter le goubliboulga idéologique des fameux pourfendeurs de « politiquement correct » ?


  • La misandrie ironique ou quand l’humour change de camp – Miroslava Zetkin
    https://miroslavazetkin.wordpress.com/2016/10/02/la-misandrie-ironique-ou-quand-lhumour-change-de-camp

    Dans un premier temps, ce recours à la misandrie ironique, c’était surtout une façon de décompresser. On l’oublie un peu trop facilement, mais être féministe et le revendiquer, c’est très, très loin d’être de tout repos. C’est s’exposer à des insultes quotidiennes, sur la toile ou dans la vie courante. Et les insultes sur la toile ne sont pas plus faciles à digérer parce qu’elles sont « immatérielles », j’aimerais bien voir deux minutes votre tête si vous vous réveillez un matin et découvriez des dizaines et des dizaines de messages insultants à votre encontre allant des presque sobres « grosse connasse » à « va te pendre sale pute ». Parfois, ces insultes tournent carrément aux menaces de mort, de séquestration et de viol et autant vous dire que ce n’est pas très marrant non plus. Sans aller jusque-là, être féministe, c’est aussi devoir répondre quasiment tous les jours aux mêmes questions ou « argumentations » un tantinet agaçantes et parfois ouvertement méprisantes du style « Mais tu hais les hommes ou pas ? », « Non mais c’est pas à cause du sexisme que tu vas mal t’as juste des problèmes personnels c’est tout arrête de prendre le féminisme pour une psychothérapie » (vécu, hein) ou le désormais traditionnel « Tu es un peu trop extrémiste quand même ». Alors oui, parfois, ça fait juste du bien de répondre à ça sur le ton de l’humour, a fortiori quand c’est la quinzième fois de la journée qu’on te fait remarquer que tu devrais être plus gentille et souriante et conciliante parce que là tu dessers grave ta cause, attention.

    Mais surtout, rapidement, je me suis aperçue que la misandrie ironique permettait de faire un sacré tri dans mes relations, même les plus anodines. Parce qu’en fait, il y a des personnes qui ont pris tout à fait sérieux ce que j’ai pu leur dire. Il y a des gens qui croient réellement qu’on travaille à l’instauration d’un matriarcat et qu’on ne rêve secrètement que d’émasculer tous les hommes peuplant cette planète. Il y a des gens qui, quand vous vous présentez comme « misandre », ouvrent de grands yeux et s’enfuient presque en courant et en poussant des hurlements. Et ça, ça en dit très, très long sur l’image qu’ils se font du féminisme.

    Non, on ne peut pas rire de tout. Oui, l’humour peut être et est très souvent carrément oppressif. Sérieusement, ne venez même pas me sortir les classiques « Mais faut rire de tout » et « Non mais on est en démocratiiiiie je dis ce que je veux lol ». Parce que c’est trop facile. C’est trop facile de dire qu’on peut rire de tout alors qu’en vrai, on est très, très loin de rire de « tout ». Alors qu’en vrai, ce sont toujours les mêmes personnes, toujours les mêmes catégories, sur lesquelles on fait des blagues dégueulasses sous couverts d’humour. Vous voulez rire de tout ? Laissez-nous faire nos blagues sur les mâles alphas, les male tears et le complot féminazi sans automatiquement nous qualifier d’extrémistes.

    Ce garçon qui a refusé de considérer la misandrie ironique comme de l’humour, ce garçon, à côté de ça, il trouvait très marrant de me faire des blagues ultra spirituelles comme « Va faire la vaisselle au lieu de débattre ». Qu’est-ce qu’on se marre hein.


  • Les règles formelles de #politesse, expliquées comme une arme entre les mains de riches et des puissants, pour disqualifier leurs interlocuteurs, dans cette excellente vidéo d’#Arrêt_sur_Images. (Cela me rappelle une « charte d’utilisation des moyens informatiques » dans une entreprise qui impose de commencer les messages par Bonjour.)

    https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-regard-oblique/serrez-moi-la-main-ou-larme-de-la-politesse

    #violence_de_classe

    • Ah la lutte contre la politesse, elle dure depuis quarante ans pour moi. Pas besoin d’une vidéo. Je me rappelle bien comment mes copines gauloises furent étonnées de mes explications pourquoi on ne leur ouvrit pas les portes et ne leur aida pas à enfiler le manteau. Pourtant l’anti-politesse je l’avais apprise avec difficulté en me faisant rembarrer par mes copines féministes allemandes. C’est drôle comment elle refait surface, cette discussion.


      Berlin-Moabit, Stephanstraße 60, les habitants de la Kommune 1 exceptionnellement pas dénudés à l’occasion de la visite d’une équipe de tournage.

      Actuellement je pense que le peuple a toujours le droit de traiter les représentants du pouvir avec une attitude à l’opposé de la politesse.


      Source : Le blog de soutien à la Famille royale de France

      Pour les relations entre hommes et femmes par contre il me paraît tout à fait justifié d’exprimer sa sympathie et son respect avec des gestes de courtoisie.

      On fait ce qu’on peut ;-)

    • @stephane L’innovation des dirigeants de la start up nation France, c’est la guerre de tou(te)s contre tou(te)s, le chacun pour soit, tou(te)s manager !
      Ça a des conséquences, on le voit depuis longtemps dans les entreprises up to date, les affrontements entre services ou personnes font des dégâts, et occasionnent des couts (le plus souvent cachés) considérables.

      Vus le gâchis, les grosses boites ont fait appels aux coaach(e)s expert(e)s et format(rice)eurs divers afin de limiter les dégâts, ils préconisent des régles de politesse minimum.

      Comme macron et lemaire sont au niveau des baltringues de managers, ils recyclent les _découvertes enseignées dans les écoles de commerces.
      C’est leur activité principale en tant que peigneurs de la girafe néo libérale.

      J’ai travaillé au support informatique d’une multinationale.
      400 mails par jour, dont une bonne partie en anglais.
      Le tri était vite fait.
      Les utilisateurs polis, factuels, et qui remerciaient ceux qui se décarcassaient pour eux, étaient traités en priorité, malgré tous les systèmes de surveillance et de suivi mis en place par les kapos.

      Ceci dit, en conclusion, MERCI à @seenthis pour son excellent Blog.

    • Ah la lutte contre la politesse, elle dure depuis quarante ans pour moi. Pas besoin d’une vidéo. Je me rappelle bien comment mes copines gauloises furent étonnées de mes explications pourquoi on ne leur ouvrit pas les portes et ne leur aida pas à enfiler le manteau. Pourtant l’anti-politesse je l’avais apprise avec difficulté en me faisant rembarrer par mes copines féministes allemandes. C’est drôle comment elle refait surface, cette discussion.

      Non @klaus tu as pas compris ce que t’on expliqué tes copines féministes allemandes. Essaye de ne pas mansplanner tes copines françaises ni de t’en servir de faire valoire pour ton « féminisme ».

      La politesse c’est d’ouvrir la porte à une personne qui a les bras chargés, ou qui est derrière toi pour pas la lui envoyé dans la face, ou pour aider une personne avec une canne et cela quelque soit son sexe, sa couleur de peau ou sa classe . La politesse c’est d’aider une personne à enfiler son manteau si elle à mal au bras ou au dos. La politesse c’est pas sexiste, c’est des règles de base de vie en société qui mélange de l’aquis (dire merci ou bonjour ca s’apprend) avec une bonne dose d’ampatie (être attentif·ve aux personnes qui nous entourent, par exemple pour proposer sa place aux personnes agées dans les transports publique, aider les gens chargés dans le metro...).

      Par contre tenir la porte seulement aux femmes ou les aider à mettre leur manteau jusque parceque ce sont des femmes c’est sexiste. C’est ce qu’on appel la galanterie.

      Les féministes, mêmes allemandes n’ont rien contre la politesse, les féministes ont un problème avec la galanterie.

      L’anti-politesse je ne voie pas bien, est-ce que depuis 40 ans tu insulte les gens qui te disent bonjour ?

      Pour revenir à la video, Valls ce qu’il demande c’est pas de la politesse, il exige des marques de soumission à l’autorité de sa fonction de ministre de l’interieur. Il est dans une injonction millitariste. Il veut de la dicipline virile et du respect de la hiérarchie. C’est pas ca la politesse. Quant un soldat se met au garde-à-vous face à son supérieur on ne parle pas de politesse mais d’obeissance.

      Macron de son coté demande de la courtoisie. C’est à dire les règles de comportement à la cours du roi. C’est un peu comme Valls sauf qu’au lieu de se prendre pour le Duce, il se prend pour le roi soleil. C’est pas de la politesse non plus. C’est de la soumission classiste en mode vieilles familles françaises catholiques.

    • @mad_meg J’ai oublié le hastag #ironie . Mea culpa. Voilà, c’est fait.

      #sérieusement : #merci pour ton commentaire élaboré.

      Je ne prétends pas avoir compris quoi que ce soit. Je ne suis ici que pour m’amuser et m’étonner.
      C’est très agréable :-)

      Jamais je n’aiderais la plus importante politicienne allemande à mettre son manteau. Ceci m’obligerait ensuite à me faire soigner les crampes dans mes mains.
      Trop désagréable ;-)

      cf. #mutti
      https://www.google.de/search?q=%23mutti+%23politik&prmd=ivns&tbm=isch&sa=X

    • Les échanges, toujours instructifs, qui suivent cette intéressante vidéo me remettent en mémoire les règles de politesse implicites dans les ateliers en usine.

      Mon expérience commence à être un peu ancienne, mais partout où j’ai eu à circuler dans des sites de production, la première chose à faire était toujours de saluer tout le monde, avec poignée de main, y compris lorsque cela imposait d’enlever l’EPI (équipement de protection individuelle, le gant, quoi…) et pas seulement le chef d’atelier ou les agents de maîtrise. Le personnel de l’atelier n’était, évidemment, pas en situation de l’exiger de son interlocuteur, comme le font hautement «  nos  » représentants actuels, mais c’était unanimement considéré comme une marque de respect dont l’absence choquait et laissait prévoir des rapports difficiles s’il s’agissait d’un premier passage avant une intervention de conseil. Dans ce cas, la convention était facile à repérer car on était accompagné, et présenté, par l’ingénieur, voire le directeur d’établissement et il était facile de s’aligner sur l’attitude du guide.

      Dans au moins un des ateliers, les ouvriers, ultérieurement, racontaient des trucs sur des consultants précédents qui, non seulement, ne saluaient pas, mais se planquaient derrière machines ou piliers avec une planchette à chronos…

    • Il n’y a rien de nouveau la dedans. C’est une forme de rhétorique, d’ailleurs le fait de ne pas serrer la main au ministre pour la personne de la CGT est aussi une forme de rhétorique, ça n’est donc pas nécessairement le « puissant » qui l’initie, cela dit le ministre Lemaire se ridiculise en s’abstenant de répondre à quelqu’un qui n’est pas poli avec lui, car il n’a probablement pas été élu uniquement par des gens polis, il ne représente pas exclusivement des gens polis, d’où sort-il qu’il ne devrait avoir pour interlocuteur que des gens polis ?.

      Mais je pense que la politesse n’est pas une faiblesse et que l’on peut s’opposer en étant poli (dans une démocratie), je dirais même que c’est mieux servir la cause que l’on prétend défendre, de l’être.


  • « Immorefugee », l’autre face de l’immobilier à Calais - OAI13
    http://www.oai13.com/featured/immorefugee-lautre-face-de-limmobilier-a-calais

    Il y a quelques mois, Marco Tiberio et Maria Ghetti publiait « Immorefugee », un #livre #photo qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un journal immobilier, à la différence près que les propriétés vacantes sont des maisons de fortune construites par les #réfugiés de la « Jungle de Calais », aujourd’hui démantelée.

    • À aucun moment, les initiateurs du projet cherchent à faire rire.

      bin, j’ai parlé de faux-drôle... et puis

      est un livre à l’humour noir qui fait rire jaune.

      (tsouin)

      ou alors :

      Un « super duplex » consiste ainsi en deux tentes identiques côte à côte supportées par une fragile structure en bois.

      ou encore :

      Useful guide to the properties in the refugee camp of Calais. The residential area of the “New Jungle” is a large residential area of 500,000m2 in the outskirts of Calais, France. Surrounded by a 5 meters-high metallic fence and equipped with running water and lights, the “New Jungle” offers different housing typologies, both old and newly built.

      Alors après on va disserter pour savoir si l’#ironie c’est du #cynisme ou de l’#humour... Pour moi, l’ironie c’est de la merde, always.

      il s’agit de trouver un biais pour que les gens ne zappent pas immédiatement

      À propos de « les gens », c’est distribué ailleurs que sur le net et dans les circuits avertis ? J’ai regardé sur le site, rien... à la limite ils l’auraient distribué à Calais... et encore...

      Enfin, bref, je ne veux même pas imaginer le genre de « gens » qui vont acheter ce truc 15 euros pour le faire trôner sur leur bibliothèque, ça me donne la gerbe.

      Et soit-dit en passant, la thune va où ? À Defrost, les dégelés là ? Pas un mot là-dessus sur le site... Non mais sérieux...


  • Projet de French Tech Hub Berlin - Frankreich in Deutschland
    http://www.ambafrance-de.org/Projet-de-French-Tech-Hub-Berlin

    Ces dernières années, l’écosystème de startups français a fait preuve d’un fort dynamisme, emmené par une nouvelle génération d’entrepreneurs, investisseurs, ingénieurs, designers et de nombreux autres talents rassemblés sous le nom deLa French Tech. Pour soutenir la formidable dynamique de ce collectif de talents entrepreneuriaux, le gouvernement a lancé en novembre 2013 un dispositif structurant en faveur de la croissance des startups françaises, l’Initiative French Tech.

    L’Initiative French Tech met en place le programme international des « French Tech Hubs » dont l’ambition est de structurer les communautés French Tech dans les grandes métropoles d’innovation dans le monde. Tout French Tech Hub souhaite créer et structurer des communautés Tech francophiles, faciliter le développement des startups françaises à l’étranger en accélérant les processus de mises en relation, et enfin faire découvrir la French Tech aux acteurs locaux.

    Onze communautés French Tech, dont la localisation géographique est accessible via le lien Internet http://hubs.lafrenchtech.com, ont été labellisées à ce jour à l’international.

    Kooperation-International : Berlin wird French Tech Hub
    http://www.kooperation-international.de/detail/info/berlin-wird-french-tech-hub.html

    La French Tech | Gouvernement.fr
    http://www.gouvernement.fr/en/la-french-tech

    About | French Tech Hub
    http://frenchtechhub.com/about

    Home | French Tech Hub
    http://frenchtechhub.com

    French Tech Abidjan
    http://abidjan.lafrenchtech.com
    Génial ! Avec l’aide de la France l’Allemagne récupérera sa place au soleil ! Grâce à la French-Tech on établira enfin l’axe Berlin-Abijan ;-)

    #startups #économie #France #Allemagne #ironie


    • Ah, je comprends ton avertissement @reka, heureusement que lorsque j’entends cette émission à la radio, je bascule automatiquement en mode self-défense.

      En faite, le samedi matin je laisse souvent la radio allumée sur France Culture, depuis la fin des Nuits de France Culture, en passant par Terre à Terre de Ruth Stégassy, et souvent ensuite j’oublie d’éteindre la radio qui se situe dans la cuisine. Et quand je passe devant je tends l’oreille, et à quelques occasions je peux rester coller devant la radio, quand j’entends une chose intéressante.

      Mais hier, dans le contexte des événements de vendredi 13, c’était intéressant que je laisse cette radio allumée toute la matinée, parce que je m’étais coupé volontairement des médias toute la semaine pour ne pas subir le lavage de cerveaux.



  • Moyen-Orient - Pour lutter contre les jihadistes, reste-t-il des alliés fiables en Syrie ? - France 24
    http://www.france24.com/fr/20150611-lutte-contre-etat-islamique-etats-unis-aide-al-qaida-rebelles-coa

    Face à la montée des jihadistes de l’EI et du Front al-Nosra, la coalition cherche en Syrie des rebelles modérés sur qui s’appuyer pour les contrer. Mais difficile de faire un choix parmi la multitude de factions. Analyse.

    #Moyen-Orient #Syrie #Jihadisme #EI #Front_al_Nosra


  • Le 8 mai, fête de l’Humanité universelle
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2015/05/06/le-8-mai-fete-de-lhumanite-universelle

    Après tant de raisons de se démoraliser, je veux marquer aujourd’hui d’une pierre blanche un évènement certes secondaire par rapport au royal baby et aux démêlées de la dynastie Le Pen. Il s’agit de l’évolution de l’alliance politique de 40 % de l’humanité regroupée dans ce que l’on appelle les BRICS. Un sujet trop dérisoire pour retenir l’attention de la caste médiatico-politique et des divers services de farces et attrapes. Je m’amuse de voir les professeurs ragnagna (« le monde change, il faut changer ») ne s’intéresser à rien de ce qui change pour de bon et en rester aux commentaires de ce qui est là depuis toujours : les rois, les racistes et la famille Le Pen. En fait je suis injuste. Il est vrai que les BRICS font tous leurs coups pendant les vacances des chefferies : juillet pour décider leur accord, Pâques pour approfondir le processus. Le mauvais goût total. Pareil pour Merkel qui est démasquée comme espionne en pleines vacances de Pâques si bien qu’il n’y a pas eu un mot sur la télé du service public. Heureusement qu’en Allemagne ils ne s’en laissent pas compter et que cet espionnage déclenche une tempête politique.

    #ironie_facile mais tellement juste...


  • Privé-es de #sexe, les #féministes se repentent, par DariaMarx
    http://dariamarx.com/2015/03/24/prive-es-de-sexe-les-feministes-se-repentent

    Ah. Enfin. Les Hommes, avec une grande majuscule, aussi grande que leur majestueux #pénis, ont compris comment faire cesser les élucubrations hystériques des féministes. Finie la lutte pour l’#égalité de salaire, pour la liberté d’être dans l’espace public, aux chiottes le choix d’enfanter ou non. Ce que veulent les harpies, c’est de la #bite. De la bonne grosse bite veineuse de #masculiniste #macho, qui s’en foutra bien de baiser mal ou de baiser bien, de la sainte saucisse entre les cuisses. Damned. Sœurs, nous sommes démasqué-es. Nous faisions tout ça pour danser autour du totem viriliste, nous occupions notre temps libre en récriminations stériles pour nous distraire, attendant que l’Homme (le vrai, celui équipé d’un service trois pièces) vienne nous honorer entre deux réunions politiques et un match de foot. Nous ne voulions pas vivre libre, émancipé-es de nos chaînes, non non. Nous voulions vivre dans l’attente servile de nos donneurs de #chibres. Il est évident que nous sommes toustes hétérosexuel-les d’ailleurs. Toustes tourné-es vers la bite, dans un élan d’adoration béat, prêt-es à abandonner veaux, vaches et cochons à la seule possibilité d’être honoré-es. Nous n’avons pas quitté nos habits de servant-es, de putains, nous n’avons rien transcendé, nous n’avons rien repris. Nous ne sommes que des ventres, attendant la bienheureuse semence.


  • Jean GADREY » Blog Archive » La légitime récompense de Jean Tirole
    http://alternatives-economiques.fr/blogs/gadrey/2014/10/14/la-legitime-recompense-de-jean-tirole

    Il est juste et légitime que le jury néolibéral de la Banque de Suède honore l’un des plus brillants représentants de l’économie néolibérale, un des plus fervents défenseurs de la logique du marché concurrentiel contre les insupportables interventions étatiques, contre le droit du travail, contre les contraintes bureaucratiques imposées aux grandes entreprises et aux banques, lesquelles financent une bonne partie de ses recherches et de son salaire.

    #économie #ironie


  • Sincerity, Not Irony, Is Our Age’s Ethos
    http://www.theatlantic.com/entertainment/archive/2012/11/sincerity-not-irony-is-our-ages-ethos/265466

    But you can’t determine the ethos of an entire age by looking at a sub-sub-sub-sub-culture. Rather, there are far more prominent indicators like, for example, a society’s cultural output. Take that into account, and a different picture emerges. The success of filmmakers like Judd Aptatow, the increasing popularity of ultra-sincere indie artists from Arcade Fire to Vampire Weekend, and the proliferation of wholesome, though not traditional, family-centered television shows like Modern Family point to a rise in what some call the “New Sincerity.”

    #pop_culture #hipsters #ironie #sincérité


  • « De l’art du poche de décorer les nains », par Claro
    http://towardgrace.blogspot.fr/2013/11/de-lart-du-poche-de-decorer-les-nains.html

    Le problème du premier degré, c’est qu’il brûle quand même un peu. Prenez le #roman d’#Alexandre_Jardin, Joyeux Noël, dont l’édition en #Livre_de_Poche s’offre en quatrième de couverture une "accroche" signée #Eric_Chevillard :

    « Audacieux roman d’anticipation, ode à la sincérité la plus débridé."

    Ceux qui connaissent un peu Chevillard auront frémi (et Chevillard lui-même en frémit aujourd’hui sur son blog l’autofictif), car ils auront reconnu dans cette phrase, en apparence élogieuse, un trait perfide lancé par l’auteur de Palafox au pénible écrivaillon de l’écurie #Grasset. La phrase est en effet extraite d’un article cocasse paru dans Le Monde du 26 octobre 2012, article qui démolit avec humour la non-œuvre de Jardin – elle n’a donc rien de laudatif.

    Réaction de Chevillard
    http://l-autofictif.over-blog.com/article-2073-120958182.html

    Les éditions Grasset avaient déjà usé de ce procédé de #bandits lors d’une campagne de promotion du même roman par voie de presse, c’est aujourd’hui Le Livre de poche qui extrait une phrase de ma chronique pour en faire une accroche au dos de l’édition de poche : « Audacieux roman d’anticipation, ode à la sincérité la plus débridée ». Comme il s’agit ni plus ni moins d’une publicité mensongère ainsi qu’une forme de calomnie particulièrement sournoise, il m’importe de rendre la citation à son contexte :

    UNE ORGIE DE CANDEUR

    Il est notre plus grand génie comique et sans doute ne le sait-il pas. Souvent, les écrivains s’illusionnent sur la signification et la valeur de leur œuvre. Ils se croient doués de talents qu’ils n’ont pas et professent en revanche un mépris singulier pour ceux qui leur vaudront la gloire. Il appartient donc aux critiques et aux lecteurs de les dessiller. Voltaire pensait naïvement demeurer dans nos mémoires pour ses tragédies. La postérité, on le sait, a surtout retenu son fauteuil. Chateaubriand comptait sur ses Mémoires d’outre-tombe. Nous nous régalons du filet de bœuf grillé à la sauce béarnaise que lui mitonnait son cuisinier. Or Alexandre Jardin se met pareillement son stylo dans l’œil. Il est un auteur comique de premier plan. Non, la verve de Rabelais n’est pas si constamment inventive que la sienne. Quelle saillie, quel paradoxe de quel humoriste patenté pourraient par exemple rivaliser en drôlerie avec cette phrase que nous lisons à la fin d’Autobiographie d’un amour (Gallimard, 1999) : « Ils s’engageaient confiants dans l’étroit couloir du bonheur, en croyant aux rhododendrons de leur passion » ?

    On ne saurait être plus marrant. Mais il est vrai qu’Alexandre Jardin a changé. Depuis son précédent livre, Des gens très bien (Grasset, 2011), dans lequel il révélait le passé collaborationniste de son grand-père, il se sent pris, selon ses mots, d’ « une fringale d’authenticité ». Tels les personnages de son nouveau roman, « plus question de gigoter dans la mélasse des semi-vérités ». Il n’écrira plus ces puériles bluettes d’un enthousiasme exalté qui ont fait sa célébrité ; il écrira désormais des livres comme ce Joyeux Noël qui est tout au contraire une candide fabulette d’un optimisme forcené. C’est plus qu’une mue, on le voit, une mutation, une vraie métamorphose.

    Allait-il perdre en se régénérant de la sorte son irrésistible sens comique ? On pouvait le craindre. La première phrase nous rassure : « Avant de m’élancer dans le toboggan de ce roman qui va couvrir sept années de rebonds… » Ouf ! D’emblée, tout y est. On ne se refait pas et, pour le lecteur qui aime la rigolade, c’est une chance. Suit en effet un feu roulant de facéties verbales, trois cents pages de propositions aberrantes qui vous feront rouler de votre canapé plus sûrement que le vin et frapper le sol de votre poing plus furieusement que le désespoir. C’est un peu fumeux sans doute mais comme peut l’être aussi le gaz hilarant. Il n’y a que dans l’œuvre d’Alexandre Jardin, en effet, que vous rencontrerez un personnage « protégé d’humour », « crêté d’orgueil », « émergé du ridicule », trouée de chagrin » ou « éreinté de faux-semblants ». Qui écrira, sinon lui : « Toutes sortes d’âmes inapaisées m’ouvrirent leurs placards emplis de sidérations » ? Qui : « Sexuellement omnivore, Zinzin, lui, vivait comme on s’éparpille. Possédé par une formidable avidité, cet élu de la République dégustait le genre humain sans chipoter » ? Qui encore : « Elle n’était occupée qu’à inhaler cet instant irrévocable » ?

    Eh bien, je vous le dis solennellement : personne ! Alexandre Jardin seul. Et ce n’est pas rien, d’être ainsi reconnaissable entre mille littérateurs : « Il saisissait ses interlocuteurs d’émotion pour fissurer leur mutisme. » Ou : « Le visage de la jeune femme se précisa et lui empoigna l’âme. » À ce niveau de perfection, il ne faut pas avoir peur de parler d’un style. Lequel ne faillit pas d’un bout à l’autre du livre : « Norma était moins des yeux qu’un regard, moins un corps que des jambes – deux réussites galbées. Cette Impensable avait dans le profil quelque chose d’indompté. » Écoutez ce chant : « La nature était couleur d’hiver et parfumée de lointains. » Parfumée de lointains ! Rimbaud n’aurait pas osé. Non, pas même du bout des lèvres. Ni quand il errait au fin fond des déserts.

    Les métaphores ourlées d’Alexandre Jardin feraient de jolies sirandanes : une « miette de France compliquée de vents » ? C’est une île bretonne. « De l’insensé liquéfié. Un district de convulsions » ? L’océan déchaîné. « Cette orgie de candeur aux yeux immenses » ? Une fille. Puis encore, devinez un peu qui « s’en allait dans les eaux écumeuses » ? Mais cessez de chercher, vous ne trouverez pas, car c’est « l’indicible ». Lui-même ! Or, ici, sourd dans l’âme trempée de mélancolie du chroniqueur un regret pareil à un parapluie dégoulinant, à une catacombe de colombes : impossible de tout citer…

    À la fin de cet audacieux roman d’émancipation, ode à la sincérité la plus débridée, Alexandre Jardin, bien résolu à en finir avec toutes ces « hypocrisies qui nous falsifient » (et non « salsifis », que l’on attendait, allez savoir pourquoi), publie son avis d’imposition et quelques autres documents compromettants, telle sa bibliographie, telles aussi cette photographie de l’auteur presque nu (il n’a pudiquement gardé que sa montre) et la radiographie de son crâne (c’est fou, on dirait Henri IV). « Agir avec des mots sur le monde mental de mes contemporains est toute ma fièvre », nous confie-t-il encore. C’est peu de dire qu’il y parvient. « Dégoûtée, Norma eut envie d’aller copuler pour que la journée ne fût pas perdue. » Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

    (Feuilleton du Monde des Livres du 26 octobre 2012)

    Allez, encore un peu de pub :
    http://www.eric-chevillard.net/t_letombeaudalexandrejardin.php.

    #édition #fumisterie #humour #ironie


  • Petit condensé de la pensée « prostitueuse »...
    Pour ces gens là, le chômage est dû au fait que les réglementations du travail empêchent les petites gens « volontaires, et mieux payées » de bosser le soir, la nuit et le dimanche pour servir leurs maîtres. Dans cette lignée, il va de soi que libéraliser la prostitution permettrait aussi de créer beaucoup d’emplois bien mieux payés que le chômage..

    Le magasin était coupable d’attirer, sur un lieu de vie nocturne, des clients tardifs, qui généraient du chiffre d’affaires tardif, et donc des emplois tardifs. La décision de la cour d’appel va donc mettre fin à ce scandale. Les salariés vont retrouver la tranquillité de leurs soirées. Leur tranquillité tout court, d’ailleurs, pour certains, car 45 emplois seraient menacés... Ils étaient volontaires - et mieux payés -, mais qu’importe ! Ils rejoindront la cohorte des chômeurs dus à des décisions similaires concernant Monoprix, Uniqlo ou Apple.

    #editocrates #cynisme #domination #prostitution
    http://www.lepoint.fr/editos-du-point/etienne-gernelle/le-triomphe-de-la-stupidite-26-09-2013-1735262_782.php

    • Bonjour Pef,
      pour un peu je collerai tes propos sur le com de la page à Gernelle... Et puis je me dis il se fée sa pub en ces temps de délations, provocations et plus si affinités.
      Remarque : En ces temps nauséabonds un peu de parfum ferait-il changer l’atmosphère. Plaisir.

    • Je te rassure, je n’ai pas l’habitude d’effacer les messages, même ceux qui ne me font pas rire.
      Simplement comme tu t’adresses à des « collaborationnistes du capital » qui te liraient, et que je me dis qu’éventuellement selon la définition que tu donnes à ce mot, je suis susceptible d’en faire partie ( je ne suis pas Bayrouiste, encore moins socialiste, mais sur certains sujets j’ai des positions pragmatiques qui peuvent agacer les esprits de gauche les plus intransigeants - attention ne pas confondre avec les valeurs, les prises de positions c’est plus une histoire de stratégie que de valeurs..), je voulais m’assurer que je n’étais pas (une fois encore) la cible de ton intervention manifestement ironique.
      A ce stade, je n’ai toujours pas compris à qui précisément ton message était destiné, mais à force de m’instruire sur seenthis, je deviendrai sans doute de plus en plus perspicace...

    • Dans cette lignée, il va de soi que libéraliser la prostitution permettrait aussi de créer beaucoup d’emplois bien mieux payés que le chômage..

      A condition que les travailleurs -euses du sexe prennent le statut d’auto-entrepreneurs. Et encore, beaucoup se casseraient la gueule ou se la feraient casser et préfèreraient bosser pour un (prox ...) patron.

    • @monolecte : oui .. ce que tu décris finalement, c’est le modèle libéral anglo-saxon (et désormais allemand aussi), le chômage y est très faible, on bosse le soir ou la nuit, on cumule les petits boulots pour grapiller des miettes en attendant de devenir (hypothétiquement) esclavagiste à son tour.. La prostitution n’y est pas autorisée uniquement que parce que les esclavagistes sont puritains, sinon y aurait pas de pb...

      Mais pour revenir à l’idée de l’horaire d’ouverture, je me marre d’entendre les libéraux nous expliquer qu’ouvrir les magasins le dimanche créerait de l’emploi (les gens auraient le temps de plus consommer), et en même temps nous dire que le chômage est dû aux 35h (les gens bossent pas assez !)... Parce que si on repasse à 39h ils auront le temps de consommer ?
      Cela traduit leur vision anglo-saxonne/ féodale : ceux qui ont un gros pouvoir d’achat veulent pouvoir faire du shopping le soir ou le dimanche. Ils veulent bien que les pauvres accèdent à l’emploi, pourvu que ça leur rende service : ils veulent des domestiques (cf niches fiscales pour favoriser l’emploi domestique mise en place par la droite ces dernières décennies..).

      En fait ça met surtout en lumière ce qui se passe en France depuis 30 ans. Le chômage de masse peut effectivement être la conséquence du fait que la société est devenue inégalitaire très rapidement, et que le marché du travail ne s’est pas flexibilisé assez vite pour suivre cette explosion des inégalités sociales et nous faire passer en mode anglo-saxon total.

      Les pauvres ne sont pas assez flexibles pour rendre service aux riches, du coup ils restent inemployés..



  • #3Debord - Faites votre Debord imprimé en 3D
    http://www.larevuedesressources.org/3debord-faites-votre-debord-imprime-en-3d,2584.html

    Voici le cas particulier de notre temps, le temps de désintégrer le spectacle. Le détournement s’est avéré un énorme mouvement social et global, en tout sauf le nom. Des millions de personnes sont là, à partager la culture pour une raison ou pour une autre, à partager des fichiers et à les refaire. Mais il y a deux problèmes en soi. D’abord, la refonte — le détournement — n’est pas #Critique. Cela ne copie ni ne corrige dans le sens de l’espoir. Deuxièmement, le spectacle a récupéré le détournement à un (...)

    #Cinémas_et_Arts_média #XXe_siècle #XXIe_siècle #Internationale_Situationniste #Guy_Debord #McKenzie_Wark #Wall_Street_New_York_NY,The_USA #Aliette_G._Certhoux #selectionsommaire #2013 #La_Revue_des_Ressources_La_RdR_ #Creative_Commons #Peer_C._Hansen #Kevin_C._Pyle #Action_Figurée_imprimée_en_3D #Totality_for_Kids #www.criticalsecret.com_www.criticalsecret.net ##3Debord
    http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0
    http://www.mediafire.com/download/t1zcq9hdbqwh7rx/Debord6body.stl
    http://www.mediafire.com/download/7a9z533e95pza37/Debord6shoe.stl
    https://twitter.com/_situationist_


  • Bienvenue dans le #débilestream | c’est exactement ça : on vit dans #Idiocracy !
    http://www.technikart.com/6476-bienvenue-dans-le-debilestream

    Des chorégraphies chevalines de Psy au succès de Nabilla ou aux Atl Twins, l’époque a basculé la tête la première dans le débilestream. Auteur de « Pharmacologie du Front national » ou « De la misère symbolique », le philosophe Bernard Stiegler en décrypte les enjeux.

    • Les consommateurs ne sont plus heureux de consommer, ils ne le font plus que par pure addiction. Les gens finissent par se mépriser eux-mêmes. Quand on achète une 4x4 à 40 000 € plutôt que d’investir dans l’éducation de ses enfants, on en vient à détester ses gosses et vos gosses vous détestent. Tout ça s’inscrit également dans un contexte où l’expérience subjective a été progressivement remplacée par l’appareillage technique. Cette prolétarisation intellectuelle affecte désormais jusqu’à nos dirigeants – Hollande, Greenspan – qui ne comprennent plus rien au système.

    • Je trouve que ça ressemble à un discours, dans une forme un peu plus léchée, de « vieux con ». Bref, un « philosophe » qui au final ne « décrypte » pas grand chose mais nous dit simplement ce que certains aiment entendre, à savoir que les gens ont parfois des goûts douteux et que les nôtres sont bien mieux (ceci dit j’ai déjà dansé sur du Psy, on a vu pire comme production musicale :) ).

    • Non, justement. Tu peux te dire : il en faut pour tout les goûts, ne nous érigeons pas en défenseurs d’une culture élitiste, etc. Je connais le discours. Maintenant, le problème, c’est le quasi monopole de ce genre de productions dont le fond de commerce est de se vautrer toujours plus profond dans la débilité, mais pas seulement : c’est sexiste, souvent raciste et cela flatte réellement les plus bas instincts. Et il n’y a plus de place pour ceux qui n’aiment pas ce genre de choses. Dès que tu vas sur la télé mainstream (et aussi pas mal sur la radio), à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, tu tombes immanquablement sur un festival de beauferie brute sous couvert de faire « populaire » ou « impertinent ».
      Depuis quand c’est impertinent de servir la soupe à l’idéologie dominante ? De se foutre de la gueule des moches, des gros, des basanés, des blondes à gros nichons, des prolos, beaucoup des prolos ?
      C’est réac et c’est totalement dans l’air du temps et tout ce qui tente de s’extraire de cette fange abrutissante est impitoyablement sorti des grilles sous prétexte de petite audience.

      Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

    • Ceci dit, la danse des canards, il est beau le bidet, et ça plane pour moi, c’était pas des monuments d’embourgeoisement (enrichissement, pardon, moi aussi je fais dans le lapsus de classe) intellectuelle.
      Est-il plus ou moins difficile aujourd’hui qu’hier de s’extraire de la production mainstream, complètement cadenassée par les transnationales d’aujourd’hui, qui existaient pour la plupart déjà hier ?
      Sans prétendre à la clairvoyance, je suis plus au fait des débats depuis... 2005. Je lisais pourtant déjà le Diplo dans les années 90, mais à l’époque, j’étais pleinement convaincu que le PS pouvait/avait changé le cours des choses, relativement à Maastricht par exemple. Je croyais vraiment que l’Europe était une opportunité, plutôt qu’un carcan... Et on était nombreux il me semble.
      Donc, oui, réflexion de vieux con. Mais avec tout de même cette remarque selon quoi nos « élites » sont finalement friandes de cette bêtise ambiante, que plus aucun cadre intellectuel de haut niveau ne vient les soutenir dans leur travail.

    • Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

      Mais est-ce que ça n’a pas toujours été le cas depuis que les médias existent ? Certes la forme des bêtises proposées a changé mais le fond ? Les revues et émissions intellectuelles et intelligentes ont toujours été marginales. Il faut se rappeler que dans le premier tiers du 20ème siècle, avant la télé, les gens allaient se divertir dans des « zoos humains » et la lecture d’un seul numéro du petit journal (l’original, pas l’émission), l’un des quotidiens les plus vendus à l’époque, donnerait la gerbe à n’importe qui ici. C’est pour ça que je parle de discours de « vieux con », on voudrait nous faire croire que « c’était mieux avant » et pourtant j’ai bien du mal à en être convaincu. Bref, c’est de la « philosophie » facile, pour en revenir à Stiegler (faut dire que j’ai du mal avec lui aussi :) ). Ce qui ne veut pas dire que j’approuve le contenu des « Anges de la téléréalité » et autres âneries du genre...

    • Sous prétexte que toute culture est acceptable nous avons tout accepté, sans en mesurer les effets. Le discours actuel à tendance à lisser les pratiques culturelles, à dire qu’elles s’équivalent. La valorisation intellectuelle de la culture populaire rejoint le marketing des industries culturelles : tout désormais est culture ! Il me semble que la question du niveau culturel est devenu un tabou. Pourtant, tous les livres, tous les films, toutes les émissions ne s’équivalent pas. http://lafeuille.blog.lemonde.fr/2010/09/10/du-niveau-culturel Mais nous restons toujours démuni à défendre une culture élitiste, surtout qu’on n’en connaît pas les bornes (l’élitisme des uns n’est pas celui des autres). Reste à savoir comment armer le constat, pour parvenir à le dépasser...

    • @BigGrizzly @petit_ecran_de_fumee Non, il n’y a pas confusion (ni lapsus) entre « paupérisation » et « #prolétarisation » dans la philosophie de Bernard Stiegler. Je vous invite à lire la définition qu’il en donne :
      http://www.arsindustrialis.org/vocabulaire-ars-industrialis/prol%C3%A9tarisation

      Je dis, qu’au contraire, être insolent, aujourd’hui, c’est exiger des contenus, des infos dont le ressort premier n’est pas de se foutre de la gueule des gens et de prendre ses spectateurs pour une brochette d’abrutis consanguins.

      Je plussoie abondamment !

      Sinon, #Finkielkraut vient de faire une bonne émission sur certaines des questions de ce débat, « L’esprit Canal » :
      http://www.franceculture.fr/emission-repliques-l-esprit-canal-2013-05-25 #ironie #dérision

      Enfin, il est certainement juste de dire que #Stiegler est rarement très bon dans son entreprise de vulgarisation de sa philosophie. Et il est évident que cet article n’y aide pas. Pourtant il est à mon avis l’un des intellectuels français le plus éclairé et le plus intéressant que l’on peut entendre aujourd’hui.

    • Ah oui, effectivement c’est passionnant, comme quoi les abus de langages nous désorientent et nous fourvoient...

      La prolétarisation est, d’une manière générale, ce qui consiste à priver un sujet (producteur, consommateur, concepteur) de ses savoirs (savoir-faire, savoir-vivre, savoir concevoir et théoriser).

      Rappelons tout d’abord que Marx ne dit pas que le prolétariat est la classe ouvrière : il dit que la classe ouvrière est la première classe à être touchée par la prolétarisation. Les prolétaires n’ont pas disparu : la prolétarisation, c’est à dire la perte des savoirs, a au contraire envahi « toutes les couches de la société ».


  • Vieux et merveilles : Bon ben voilà quoi...
    http://vieuxetmerveilles.blogspot.fr/2013/02/bon-ben-voila-quoi.html

    on n’a pas l’argent, on peut pas demander un crédit parce que la banque va s’étouffer de rire si on ose prononcer le mot, on est grave dans la merde... Et j’ai plus de voiture pour aller bosser.

    C’est raconté sans chichis, c’en est encore plus triste quelque part.

    J’entends décidément de plus en plus de bien de #pôle-emploi #ironie.

    #pauvreté #précarité

    • Y a un petit bouton de don, en haut, à droite... pour toutes les fois où ça m’a donné un coup de pouce...

      Sinon, vaut mieux lourder la caisse et en prendre une autre, à ce tarif-là. J’ai arrêté de réparer ma R25 quand j’ai compris que j’alimentais un trou sans fond et qu’en plus, la caisse ne serait plus jamais fiable.
      Pour 1000€, j’ai une petite Saxo qui ne m’a pas fait chier une seule fois en 6 mois. Je la laisse chez le garagiste demain pour la vidange : il m’a engueulé, parce que depuis que j’ai changé de voiture, il ne me voit plus !

    • Surtout qu’en plus, 1700 € pour un embrayage, la facture me paraît salée. Pour 2200 € j’ai eu un embrayage + un moteur ... Et là aussi, j’ai senti le vent du boulet. Heureusement que j’avais des frères et soeurs qui pouvaient me dépanner mais il faut tout de même rembourser. La bagnole, c’est chiant.


  • Pourquoi je suis contre l’homosexualité | ploum.net
    http://ploum.net/post/pourquoi-je-suis-contre-lhomosexualite

    — Tu sais, moi, je suis contre.
    — Contre quoi ?
    — Ben tu sais, le mariage des homos.
    — En même temps, ça ne fait que dix ans qu’il est autorisé chez nous.
    — Comment ? Dix ans ! Ce n’est pas possible !
    — Si. Et cela montre bien à quel point c’est dramatique. Depuis dix ans, ta vie est un enfer, la natalité s’est effondrée, les sauterelles mangent les récoltes, toussa.

    #mariage_pour_tous #ironie (je précise parce que ces temps-ci on ne sait jamais)

    • Je suis donc contre le concept d’homosexualité. Tout comme je suis opposé à celui d’hétérosexualité. Et je me pose la question de l’utilité du mariage. Il n’existe pour moi que des êtres humains dont, parfois, on tombe amoureux. Souvent pas. Ou pas réciproquement. Mais ceci est une autre histoire.

      Devrais-je déduire de la chevelure de ma compagne que je suis blondosexuel ? Devrais-je en être fier ? Les brunosexuels ne sont-ils pas des tafioles, des sous-hommes ? Quand au chauvosexuels, quelle rigolade !

      Je suis bien conscient que certains sont profondément dégoûtés à l’idée d’avoir des relations sexuelles avec une personne de leur sexe. Tout comme certains hommes ont un haut-le-cœur à l’idée de manger du hareng saur ou des choux de bruxelles. Si vous êtes dans l’un de ces cas, J’ai une bonne nouvelle : vous n’êtes pas obligés. Mais au cas où vous changeriez d’avis, personne ne vous jugera.

      #homosexualité #sexualités #MariagePourTous


  • How to Live Without Irony - NYTimes.com
    http://opinionator.blogs.nytimes.com/2012/11/17/how-to-live-without-irony/?smid=fb-share

    He is an easy target for mockery. However, scoffing at the #hipster is only a diluted form of his own affliction. He is merely a symptom and the most extreme manifestation of ironic living. For many Americans born in the 1980s and 1990s — members of Generation Y, or Millennials — particularly middle-class Caucasians, irony is the primary mode with which daily life is dealt. One need only dwell in public space, virtual or concrete, to see how pervasive this phenomenon has become. Advertising, politics, fashion, television: almost every category of contemporary reality exhibits this will to irony.

    No attack can be set against it, as it has already conquered itself. The ironic frame functions as a shield against criticism. The same goes for ironic living. Irony is the most self-defensive mode, as it allows a person to dodge responsibility for his or her choices, aesthetic and otherwise. To live ironically is to hide in public. It is flagrantly indirect, a form of subterfuge, which means etymologically to “secretly flee” (subter + fuge).

    Ex. la #pub #antipub ; la #mode, la niche, seule refuge pour qui jouit du #capitalisme, le #critique peut-être mais le contemple surtout, d’où l’#ironie. Cf. #bobos (marrant : le subterfuge succède au prestidigitateur Houdini dans mon flux #coïncidence)

    “Wherever the real imposes itself, it tends to dissipate the fogs of irony.”

    PS 2 : dans les 5 minutes qui suivent j’entends « Don’t cry for no hipster » à la radio https://www.youtube.com/watch?v=MPwr7YHVRos

    il se passe un truc, trop de coïncidences, je commence à prendre peur / #paranoïa


  • Une direction sans femme pour l’opposition syrienne
    http://lesnouvellesnews.fr/index.php/revue-de-presse/54-lu-sur-la-toile/2311-direction-sans-femme-pour-opposition-syrienne

    C’est un mauvais signal que rapporte l’agence de presse AP. Réuni en Assemblée générale à Doha (Qatar) le Conseil National Syrien, principal groupe d’opposition en exil, a choisi jeudi 8 novembre une direction composée exclusivement d’hommes.
    Le CNS avait pourtant fixé un quota de 15% de femmes dans la composition de son Assemblée générale, qui compte quelque 420 membres. Mais aucune ne figure parmi les 41 personnes qui ont été élues pour composer son secrétariat général.

    #syrie #sexisme #femmes

    • A noter qu’il n’y a pas grand monde pour proposer d’aider les palestiniens à lutter contre l’oppression... ni à demander une zone d’exclusion aérienne pour empêcher les bombardements aveugles... La Syrie a un traitement de faveur... ils vont pas en plus demander de meilleures conditions de vie pour les femmes. L’Afghanistan d’ailleurs est déjà là pour démontrer combien les occidentaux sont préoccupés par ce sujet. La preuve, Sarkozy un jour en a parlé. #ironie

    • Oui pas grand monde. Cela nous fait mal à tous juifs Français compris, on a l’impression de ne servir à rien et on espère ne pas en savoir plus. Tout a était dit sur ce conflit... Ceux qui ont l’argent ne sont pas préteur pour bâtir école, hôpitaux, etc... préfère construire des immeubles à 2kms de Gaza, tout ira bien Madame vous verrez les palestiniens ne seront bientôt plus là. Oui c’est à pleurer de colère.


  • Méthodes agiles : la conception logicielle appliquée au monde physique | Fabien Eychenne
    http://www.internetactu.net/2012/10/31/methodes-agiles-la-conception-logicielle-appliquee-au-monde-physique

    Depuis une quinzaine d’années, la majorité des développements de logiciels s’appuie sur des méthodes dites “agiles”. Sous cette bannière se regroupent plusieurs méthodes basées sur un développement itératif et incrémental, dans lequel la recherche de solutions aux problèmes rencontrés s’appuie sur la collaboration de pair à pair. Elle promeut des réponses rapides et flexibles, une planification des tâches adaptatives dans…

    #économie #bidouillabilité #coopération #créativité #design #do_it_yourself #fabrication_personnelle #intelligence_collective #open_innovation #open_source #Participation #produire_autrement #refaire #savoir-faire #swarming


  • « Génération blogueuses », le portrait réducteur de la blogosphère féminine
    http://toutalego.blogspot.fr/2012/09/generation-blogueuses-le-portrait.html?spref=tw

    Un coup d’œil à la quatrième de couverture a confirmé mes premières réticences :

    « Comment customiser une simple veste en jean ? Quels sont les accessoires indispensables à la réalisation des cupcakes ? Où se rendre pour siroter un bon mojito ? Quelles sont les expositions incontournables de la saison ? La vie de tous les jours est constellée de petites interrogations auxquelles il est souvent bien difficile de trouver une réponse simple et rapide. Les bloggeuses, des filles dans l’air du temps et avec des idées plein la tête, publient chaque jour sur la toile un nombre impressionnant d’articles de qualité afin de nous faire partager leurs passions, coups de cœur, adresses fétiches, ou encore leurs petites astuces du quotidien. Nouveau phénomène de société, la blogosphère féminine est vite devenue une référence ludique et pratique pour tout un ensemble de lectrices, en quête d’informations riches et personnalisées. Chaque bloggeuse a reçu carte blanche pour la réalisation de son portrait afin de rendre compte au mieux du lien complice qui existe entre chacune d’elles et leurs lectrices. Un livre unique qui dresse le portrait de filles modernes et aux univers fascinants. L’ouvrage sera également ponctué d’interventions de personnalités sur le phénomène des blogs et conclu par un guide thématique des blogs à ne pas manquer. »

    #Internet #femmes

    • Ah quel oeil @baroug ! Mais as-tu vu que c’est une chaise qui illustre la « lecture », tu n’ignores donc pas que chez la femme la lecture, c’est uniquement pour se reposer du shopping.

      Heureusement la femme lecteuse ne fait ses emplettes que chez Gallimard (d’ailleurs dernièrement est sorti un super livre de littérateuses du net sur les femmes) ou choisi le magasine Elle, bref, que des belles références.

    • Ahlala, la maison #Gallimard va avoir du travail pour la rentrée : virer un éditeur facho et répondre par la négative à toutes ses femmes lecturices qui veulent « être blogueuse ».

    • une blogueuse célèbre m’ayant confié qu’elle avait refusé d’y figurer par manque de temps. En effet, il était demandé aux participantes de fournir non seulement les réponses à l’interview mais également la mise en page de leur double page !

      Les textes restants étant rédigés par des personnalités

      ...extrait qui me rappelle la « lettre ouverte aux cuistres » de Pierre Desproges :

      Si j’ai bien compris votre démarche, vous entendez faire écrire votre livre à l’oeil par une bande de nègres gratuits sur la verve ou le talent desquels vous comptez pour pallier votre propre incompétence littéraire.

      En échange de quoi vous toucherez les droits d’auteur à leur place. C’est normal, puisque c’est vous qui avez la machine à écrire.

    • Il faudrait pousser un peu plus loin, mais j’ai le sentiment assez vif que c’est un pur montage commercial. Toutes les blogueuses citées dont j’ai retrouvé les sites affichent une bêtise crasse, conseillent l’achat de produits couteux et ont curieusement exactement le même vocabulaire pour parler de ce livre.

      Mais il suffit d’aller vérifier !

      http://www.orserie.fr/culture-tentations/article/generation-blogueuses-15265

      Si le cœur vous en dit, nous serons un certain nombre de blogueuses présentes au Pavillon Vendôme le 11 septembre à Paris pour une séance de dédicaces (ou tout simplement pour nous faire un petit coucou). Nous serions ravies de vous y voir nombreux et de trinquer avec vous. C’est ouvert à tous alors n’hésitez pas une seule seconde !