• Gare à l’écologie (dé)coloniale !
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?1051-Gare-a-l-ecologie-de-coloniale

    Cette page, qui sera mise à jour dès que nécessaire, est consacrée à la dénonciation et la réfutation de la nébuleuse de l’« écologie (dé)coloniale » qui subvertit peu-à-peu tout le champ dit de l’écologie politique, contribuant à son sabotage.
    Remarque terminologique préliminaire : comme tout mouvement totalitaire, les mouvances « décoloniale » / islamiste / intersectionnelle / etc. appliquent à la lettre le principe orwellien de l’inversion du sens des mots.
    Il est ainsi question d’« indigénisme » et de « décolonialisme », alors que l’indigène est celui qui habite ses terres ancestrales et le colon celui qui lui impose sa propre culture d’origine — il faudrait donc parler de « mouvances anti-indigénistes » et « coloniales ». Idem dès qu’il est question d’« intersectionnalité » — qui est un manichéisme désignant un bouc émissaire —, d’« antiracisme », d’« antifascisme », etc. Nous parlerons d’ « écologie (dé)coloniale » et d’« (anti-)indigéniste ».

    Principe

    Ces discours islamistes, (dé)coloniaux, (anti-)indigénistes ou intersectionnels infiltrent progressivement tous les milieux écologistes, comme ils ont infesté et ravagé la presque totalité des débris de la gauche et de ses extrémités. (...)

    #Banlieue, #Écologie, #Écologisme, #Immigration, #Islam, #Islamogauchisme, #Lieux_Communs, #Multiculturalisme, #Politique, #Relativisme

  • #Islamo-gauchisme : « Nous ne pouvons manquer de souligner la résonance avec les plus #sombres moments de l’histoire française »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/03/04/islamo-gauchisme-nous-ne-pouvons-manquer-de-souligner-la-resonance-avec-les-

    Nous écrivons pour exprimer notre profonde consternation devant la récente requête de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique #Vidal, demandant au Centre national de la recherche scientifique (#CNRS) de diligenter une enquête sur les agissements « #islamo-gauchistes » dans les universités françaises.

    Nous regrettons qu’après le passage par le gouvernement français d’une loi sur le « #séparatisme » ayant déjà accentué la #stigmatisation de musulmans en France, ce soit désormais aux #universitaires d’être accusés de polariser les débats publics. L’idée que l’on puisse surveiller des enseignants-#chercheurs sous prétexte du « dévoiement #militant de la recherche » est dans les faits une #menace directe de censure qui nous inquiète à plus d’un titre.

    Tout d’abord, l’Etat n’a ni le droit ni la compétence pour #censurer les travaux d’universitaires qui s’appuient sur leur expertise pour contribuer à l’avancée du savoir dans nos #sociétés. C’est un précédent dangereux qui ne saurait être toléré dans une #société_démocratique.

    • fin du texte :
      Fanon, Sartre, Bourdieu…
      L’argument selon lequel des universitaires, soi-disant « islamo-gauchistes », risquent de diviser la société est dans les faits un effort visant à diffamer nos collègues. Cette attaque est de surcroît justifiée au nom de la protection de la République face à l’alliance supposée entre une partie de la gauche et un groupe religieux.

      Nous ne pouvons manquer de souligner la résonance avec les plus sombres moments de l’histoire française, et notamment avec un discours attaquant les « judéo-bolcheviques » qui déjà servait à créer l’amalgame entre engagements politiques et religieux.

      Lire cette tribune : Islamo-gauchisme : « S’il y a un effet de mode, quant à ce nouveau type de recherche, notre rôle n’est pas de les censurer, mais de les encadrer »
      Par ailleurs, les approches actuellement sous le feu de la critique ont été directement inspirées par quelques-unes des plus brillantes figures de la tradition philosophique, littéraire et sociologique française. En tant que chercheurs travaillant aux Etats-Unis et ailleurs, nous sommes redevables intellectuellement envers la France pour avoir contribué par ses universités à l’émergence de penseurs tels que Frantz Fanon, Albert Memmi, Hélène Cixous, Aimé Césaire, Paulette Nardal, Jean-Paul Sartre, Pierre Bourdieu, Louis Althusser, Jacques Derrida et Michel Foucault.

      La plupart de ces figures n’étaient pas seulement des penseurs, mais aussi des individus impliqués dans des luttes politiques prolongées pour rendre nos sociétés meilleures. Ces intellectuels engagés sont devenus les piliers des diverses approches qui sont désormais attaquées sous le nom de « postcolonialisme. »

      Censure
      Qu’un pays qui a tant contribué à faire avancer la pensée critique tourne ainsi le dos à son patrimoine national n’est pas seulement alarmant, c’est aussi dénué de vision à long terme. Nous ne demandons pas que tout le monde embrasse ces approches et reconnaisse leurs mérites, mais simplement que les universitaires français puissent en débattre et les partager avec leurs étudiants, si tel est leur bon vouloir.

      Lire cette tribune : Islamo-gauchisme : « L’introduction de certains termes, comme “racisé” ou “féminicide”, ne fait que rendre visibles des préjudices déjà existants »
      Enfin, ceux qui gouvernent l’enseignement supérieur feraient mieux de chercher des solutions concrètes au problème de la discrimination raciale en France, plutôt que de se lancer dans une chasse aux sorcières contre des chercheurs. Las, plutôt que de soutenir des universitaires afin de faire avancer la lutte commune pour l’égalité, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche les menace de censure.

      Plutôt que de répondre à la souffrance des étudiants dans un contexte de pandémie globale, ou aux problèmes économiques auxquels est confrontée l’éducation publique, Frédérique Vidal et ses collègues désignent des enseignants comme la principale menace pesant sur les universités françaises.

      Article réservé à nos abonnés Lire aussi « L’éthique de la recherche, c’est la capacité à distinguer les enjeux, à ne pas glisser de la théorie vers l’idéologie »
      De nombreux signataires de la présente tribune ont bénéficié de leurs échanges prolongés avec des universités françaises, que ce soit avec des individus ou au niveau institutionnel. Nous souhaitons que cette collaboration avec nos collègues français se poursuive dans un esprit de débat ouvert et libre. C’est pourquoi nous attirons à nouveau votre attention sur les graves dangers que ces menaces de censure font peser sur la liberté académique.

  • Sur le #retour_au_pays / #expulsions de #réfugiés_syriens... une #métaliste.

    Je profite de billet de @gonzo :
    « Le Danemark devient le premier pays européen à dire aux réfugiés syriens qu’ils doivent rentrer chez eux »
    https://seenthis.net/messages/904689

    ... pour créer une métaliste des mouvements de retour ("volontaires" ou « forcés ») des réfugiés syriens vers la #Syrie.
    Car ce mouvement a commencé tôt, déjà en 2015 selon les archives seenthis...

    #asile #migrations #réfugiés

  • Israël : des images satellites montrent des aménagements majeurs sur un site nucléaire secret
    Lundi 1 mars 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-images-satellites-site-nucleaire-secret

    Un site nucléaire secret au centre du programme d’armement nucléaire caché d’Israël fait l’objet d’une phase de construction, la plus importante depuis des décennies, révèlent des photos satellite analysées par Associated Press (AP).

    Une excavation de la taille d’un terrain de foot et profonde de plusieurs dizaines de mètres campe désormais à quelques mètres du réacteur vieillissant du centre de recherche nucléaire Shimon Peres Negev, près de la ville de Dimona.

    Ce centre abrite déjà des laboratoires souterrains qui retraitent le combustible usagé du réacteur pour obtenir du plutonium de qualité militaire pour le programme de bombe nucléaire d’Israël, a rapporté jeudi le quotidien israélien Haaretz.

    #Israel

  • Vaccinés, vos papiers !
    https://www.affordance.info/mon_weblog/2021/02/vaccines-vos-papiers.html

    Lentement mais sûrement, l’idée d’un passeport vaccinal en France fait son chemin. Certains pays comme Israël avancent franchement sur ce point et l’ont déjà validé concernant les transports aériens vers des pays le mettant également en place (Chypre et la Grèce), appuyés en cela par le taux de leur population déjà vaccinée (autour de 40% de la population globale mais 80% de la population « vaccinable »). En plus de ce passeport permettant de sortir du pays, Israël a également déployé un « passeport vert » (...)

    #passeport #smartphone #TousAntiCovid #géolocalisation #technologisme #COVID-19 #discrimination #Islam #pauvreté #santé (...)

    ##pauvreté ##santé ##GAFAM
    https://www.affordance.info/.a/6a00d8341c622e53ef027880188c27200d-600wi

  • Hundreds of European parliamentarians protest Israel’s ’de facto annexation’
    Judy Maltz | Feb. 28, 2021 | 7:50 PM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-hundreds-of-european-parliamentarians-protest-israel-s-de-facto-an

    Lawmakers representing 22 European countries say Israeli policy in the West Bank is ’eliminating the possibility of a two-state solution and entrenching a one-state reality of unequal rights and perpetual conflict’

    Nearly 450 European parliamentarians have signed a letter sent Sunday evening to foreign ministers in Europe, urging them to take advantage of the change in U.S. administration to renew pressure on Israel to stop its “de facto annexation” of the West Bank.

    Among the signatories are lawmakers from 22 European countries, as well as members of the European Union parliament. The vast majority are affiliated with parties on the center-left, such as the Social Democrats and the Greens. More than a third of the signatories are from the United Kingdom, most of them members of the Labour party.

    “The beginning of the Biden presidency provides a much-needed opportunity to address the Israeli-Palestinians conflict with renewed effort,” they wrote.

    “The previous U.S. administration left the conflict farther away from peace than ever. The Biden administration presents a chance to correct course and creates greater space for meaningful European engagement and leadership. In parallel, the announcement of Palestinian elections to be held in the coming months offers an opportunity for Palestinian political renewal and reunification.”

    The parliamentarians note in their letter that the normalization agreements recently signed with the United Arab Emirates and Bahrain caused the Israeli government to suspend its plans to annex large chunks of the West Bank. “However, developments on the ground clearly point to a reality of rapidly progressing de facto annexation, especially through accelerated settlement expansion and demolitions of Palestinian structures,” they wrote.

    Such policies, they noted, “are eliminating the possibility of a two-state solution and entrenching a one-state reality of unequal rights and perpetual conflict. For this to be the future of the region is both unacceptable and strategically unviable.”

    In their letter, the parliamentarians call on European nations to work together with the Biden administrations and the relevant parties in the Middle East to prevent “unilateral action” – a reference to Israeli policy in the West Bank – that could undermine the chances of achieving peace.

    “In this effort, the EU and European countries should demonstrate their leadership, making use of their range of available of policy tools,” they wrote.

    The letter was the initiative of four prominent Israeli peace activists: Zehava Galon, the former chairwoman of Meretz; Avrum Burg, a former head of the Jewish Agency and former Labor MK and Knesset speaker; Naomi Chazan, the former president of the New Israel Fund and Michael Ben-Yair, a former attorney general.

    #IsraelUE

    • 442 élus européens demandent un engagement concret de l’UE pour mettre fin à l’extension des colonies israéliennes en territoire palestinien
      Par B.L. | Le 1/03/2021
      https://plus.lesoir.be/357999/article/2021-03-01/442-elus-europeens-demandent-un-engagement-concret-de-lue-pour-mettre-fi

      (...) Le temps est venu pour l’Europe d’aller de l’avant après avoir maintenu la ligne. L’Europe doit travailler avec l’administration Biden, les pays de la région et les parties sur le terrain pour empêcher que les actions unilatérales ne compromettent la possibilité de paix, pour faire progresser les droits et la sécurité de tous les peuples sous le contrôle effectif d’Israël, et pour créer les conditions qui rendent possible un futur accord négocié. Dans cet effort, l’UE devrait faire preuve de leadership, en utilisant la gamme d’outils politiques dont elle dispose. Il est essentiel de prendre des mesures concrètes pour assurer une différenciation effective entre Israël et les colonies, conformément à la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le soutien diplomatique, juridique et financier aux communautés palestiniennes menacées de démolition et de déplacement forcé devrait être augmenté. Un soutien européen actif à la réconciliation palestinienne et aux élections sur l’ensemble du territoire palestinien est vital, y inclus comme base pour mettre fin à l’isolement de Gaza. (...)

  • Covid-19 dans le monde : Israël va vacciner les Palestiniens qui ont un permis de travail
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/02/28/covid-19-dans-le-monde-israel-va-vacciner-les-palestiniens-qui-ont-un-permis

    Des vaccins israéliens pour les travailleurs palestiniens. Les autorités israéliennes ont annoncé dimanche 28 février qu’Israël allait vacciner contre le Covid-19 les 100 000 Palestiniens qui travaillent sur le sol israélien ou dans les territoires occupés en Cisjordanie.Le Cogat, l’organe du ministère de la défense qui supervise les activités civiles dans les territoires occupés, a précisé que cette campagne de vaccination, menée avec le ministère israélien de la santé, débuterait dans les « prochains jours » à des points d’entrée de la Cisjordanie occupée à Israël et dans des « zones industrielles » des colonies israéliennes.
    Plus de 4,65 millions d’Israéliens (50 % de la population) ont reçu au moins une première dose depuis le lancement, le 19 décembre, d’une campagne à la faveur d’un accord avec le laboratoire Pfizer. Les Palestiniens, en revanche, n’ont reçu qu’un peu plus de 30 000 doses de vaccins, dont 2 000 d’Israël, qui s’est engagé à leur en fournir 5 000.Une polémique a enflé la semaine dernière en Israël, car le premier ministre, qui avait assuré que les stocks de vaccins étaient suffisants pour sa population, a souhaité distribuer les excédents pour « acheter la bonne volonté » de pays amis. Une initiative bloquée jeudi par le ministère de la justice.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#cisjordanie#palestinien#travailleurmigrant#vaccination#inclusion#sante#economie

  • Green pass: how are Covid vaccine passports working for Israel? | Israel | The Guardian
    http://www.theguardian.com/world/2021/feb/28/green-pass-how-are-vaccine-passports-working-in-israel
    https://i.guim.co.uk/img/media/c4b673b20adfe0150a9591ae7115c7b779f6c6c1/0_223_3500_2101/master/3500.jpg?width=1200&height=630&quality=85&auto=format&fit=crop&overlay-ali

    As the UK and other governments consider whether to give Covid-vaccinated people certificates that allow entry to bars, hotels, and swimming pools, one country, Israel, has already deployed its “green pass”.
    The state of 9 million, which has administered jabs to half its population, released an app a week ago that shows whether people have been fully inoculated against the coronavirus or if they have presumed immunity after contracting the disease.Malls and museums have reopened for all, but green pass holders get exclusive access to gyms, hotels, theatres, and concerts, albeit with some limits. Indoor dining in restaurants and bars is due to be included in the green pass scheme next week.
    Life has not got “back to normal”, but it appears to be on its way. Street-side shops are reopening; hotels are accepting bookings; even live music is reemerging from its long slumber. And while masks remain mandatory, many older people who have already been vaccinated have stopped wearing them outdoors.
    (...)The Israeli system is similar to a British proposal announced last week in which an app would prove someone’s Covid status on entering pubs or theatres in England.Boris Johnson, the prime minister, said there were “deep and complex” issues that needed to be considered first. “Ethical issues about what the role is for government in mandating people to have such things, or indeed banning people from doing such a thing,” he said.The UK’s Equality and Human Rights Commission said vaccine certificates could lead to “unlawful discrimination”.Vaccination pass proposals have already prompted a backlash from privacy campaigners and rights groups in other countries. Germany’s ethics council, an independent body that advises the government, has said special conditions for the inoculated might encourage an “elbow mentality”.In Israel, there is concern that the unvaccinated population, whatever their reasons, will be left behind or shunned. Small protests warning that green passes create a new hierarchy in society have been held.Fresh ethical questions were raised last week when the Knesset, the country’s parliament, agreed to give local authorities personal details of unvaccinated residents to help them carry out targeted inoculation campaigns. Tamar Zandberg, a lawmaker, said it was a “slippery slope” for personal privacy.Israel has also recorded a modest but worrying rise in infections that could stall its green pass plans or even threaten a fresh lockdown.Dr Sharon Alroy-Preis, the director of public health services in the health ministry, said the 7 March date to open restaurants and bars to people with green passes could be pushed back.“We have to see how we do this in an orderly manner,” she told Army Radio. “We will have to see what the infection situation is throughout that reopening.”

    #Covid-19#migrant#migration#sante#grandebretagne#israel#passeportvaccinal#vaccination#test

  • L’Iran peut-être responsable de l’explosion sur un navire israélien, selon Israël
    Par Le Figaro avec AFP | 27 février 2021
    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/l-iran-peut-etre-responsable-de-l-explosion-sur-un-navire-israelien-selon-i

    Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a estimé ce samedi que l’Iran pourrait être responsable de l’explosion qui a touché un navire israélien dans le golfe d’Oman.

    À lire aussi :Avec l’Iran en ligne de mire, Joe Biden imprime déjà sa marque au Moyen-Orient

    Le MV Helios Ray, un bateau israélien transportant des véhicules, effectuait le trajet entre Dammam, ville portuaire de l’est de l’Arabie saoudite, et Singapour, au moment de l’explosion jeudi au nord-ouest d’Oman, selon Dryad Global, une société spécialisée dans la sécurité maritime.

    « L’emplacement du bateau, relativement proche de l’Iran à ce moment, peut laisser penser qu’il s’agit des Iraniens mais c’est quelque chose qu’il faut continuer de vérifier », a déclaré Benny Gantz, interrogé sur la chaîne publique israélienne Kan. « C’est une première estimation qui prend en compte la proximité (avec le territoire iranien, ndlr) et le contexte, c’est ce que je pense ». (...)

    #IsraelIran

    • la dépêche Reuters

      Explosion Reported on Car Carrier in Gulf of Oman – gCaptain
      https://gcaptain.com/helios-ray-explosion-reported-car-carrier-gulf-of-oman


      M/V Helios Ray.
      Photo : MarineTraffic.com/Graham Flett

      A Bahamas-flagged ship, the MV HELIOS RAY, was hit by an explosion in the Gulf of Oman on Thursday, the United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO) and a maritime security firm said on Friday.

      The cause of the explosion is not clear.

      Investigations are ongoing. Vessel and crew are safe,” the UKMTO’s advisory notice said, advising vessels in the area to exercise caution.

      The incident occurred at 2040 GMT, it said, but gave no details about a possible cause.

      Maritime security firm Dryad Global said the MV HELIOS RAY was a vehicle carrier owned by Helios Ray Ltd, an Israeli firm registered in the Isle of Man. The ship was en route to Singapore from Dammam in Saudi Arabia.

      A spokesman for Israel’s Transportation Ministry said it had no information about an Israeli vessel having been struck in the Gulf.

      A company with the name Helios Ray Ltd is incorporated in the Isle of Man. The ship was managed by Stamco Ship Management, Refinitiv ship tracking data showed. Stamco Ship Management declined to comment when contacted by phone by Reuters.

      Whilst details regarding the incident remain unclear it remains a realistic possibility that the event was the result of asymmetric activity by Iranian military,” Dryad said in a report on the incident.

      Refinitiv data shows the ship has set Dubai as its current destination.

      The U.S. Navy’s Bahrain-based Fifth Fleet said it was aware of the incident and monitoring the situation.

    • compagnie israélienne, domiciliée dans l’Île de Man, probablement armateur d’un seul navire, pratique usuelle de séparation des risques
      navire sous pavillon des Bahamas
      exploitant maritime : société grecque

      reste à savoir quel types de véhicule se trouvent à bord… peut-être exportation d’armes (véhicules blindés ou autres) ?

    • Israeli-owned vessel docked in Dubai after mysterious explosion | Conflict News | Al Jazeera
      https://www.aljazeera.com/news/2021/2/28/israeli-owned-cargo-docked-in-dubai-after-mysterious-explosion


      Israeli-owned cargo ship Helios Ray, partially damaged by an explosion, is seen after it anchored in Dubai, UAE
      Ali Haider/EPA

      The hulking Israeli-owned MV Helios Ray sat at dry dock facilities at Dubai’s Port Rashid on Sunday. Although the crew was unharmed in the blast, the vessel sustained two holes on its port side and two on its starboard side just above the waterline, according to American defence officials.
      […]
      The Helios Ray discharged cars at various ports in the Gulf before making its way out of the Middle East towards Singapore. The blast hit as the ship was sailing from the Saudi port Dammam out of the Gulf of Oman, forcing it to turn to Dubai, in the United Arab Emirates, for inspection.

      Iranian authorities have not publicly commented on the ship. The country’s hardline Kayhan daily, whose editor-in-chief was appointed by Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei, alleged the Helios Ray was “possibly” on an “espionag_e” mission in the region, without offering any evidence to support the claim. The _Sunday report speculated the ship may have been “trapped in an ambush by a branch of resistance axis”, referring to Iranian proxies in the region.


      The cargo vessel was hit by an explosion in the Gulf of Oman while bound for Singapore
      Ali Haider/EPA

    • Israeli-owned ship in Dubai for assessment after explosion | Reuters
      https://www.reuters.com/article/gulf-security-int-idUSKCN2AS053


      An Israeli-owned ship hit by an explosion in the strategic Gulf of Oman waterway is seen after arrival at a port in Dubai, United Arab Emirates February 28, 2021.
      REUTERS/Abdel Hadi Ramahi

      An Israeli-owned ship hit by an explosion in the Gulf of Oman strategic waterway has arrived at a port in Dubai, where is it is due to be assessed in dry dock.

      The MV Helios Ray, a vehicle-carrier ship, was hit overnight between Thursday and Friday by a blast above the water line that a U.S. defence official said ripped holes in both sides of its hull.

      Israel’s defence minister on Saturday said that an initial assessment had found that Iran was responsible for the explosion. There was no immediate comment from Iranian officials.

      The blue and white ship is now berthed in Dubai’s Port Rashid, having sailed from its position off the coast of Omani capital Muscat, where the explosion occurred.

    • Examination of Israeli-owned ship indicates Gulf blast was caused by mines — TV | The Times of Israel
      https://www.timesofisrael.com/examination-of-israeli-owned-ship-indicates-gulf-blast-caused-by-mine


      The Israeli-owned cargo ship, Helios Ray, sits docked in port in Dubai, United Arab Emirates, Feb. 28, 2021.
      AP Photo/Kamran Jebreili

      Israeli officials increasingly believe explosion on vessel was operation by Iran’s Revolutionary Guard Corps, unsourced report says

      An examination of damage to an Israeli-owned cargo ship currently docked in Dubai indicates an explosion that hit it in the Gulf of Oman was caused by mines covertly attached to the ship, according to a Sunday TV report.

      Channel 13 news did not cite sources for the report, which contradicted earlier reported assessments in Israel that that blast was caused by missiles. An Israeli team is believed to be in Dubai to examine the ship following the suspected attack. The ship is undergoing repairs in Dubai.

      Limpet mines are a type of naval explosive that attach to targets using magnets. The report speculated that the mines could have been attached to the ship’s hull during a stop at a port and later set off.

      The network said that Israel increasingly believes a naval force from Iran’s Islamic Revolutionary Guard Corps was behind the attack. Channel 12 news raised the possibility that the explosion was the work of a commando team in a fast boat that attached explosives to the ship.

    • Nétanyahou menace l’Iran après l’attaque d’un navire de transport israélien en mer d’Oman
      https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/01/benyamin-netanyahou-menace-l-iran-apres-l-attaque-d-un-navire-de-transport-i

      Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a averti lundi 1er mars que son pays « frappera[it] » l’Iran « partout dans la région », après avoir accusé Téhéran d’être à l’origine d’une explosion à bord du cargo Helios-Ray, navire israélien qui bat pavillon des Bahamas.

      « Il est clair que c’est un acte iranien. Et pour ce qui est de ma riposte, vous connaissez ma politique. L’Iran est le plus grand ennemi d’Israël et je suis déterminé à l’arrêter et nous allons le frapper partout dans la région », a déclaré M. Nétanyahou lors d’une interview à la radio, après des frappes nocturnes attribuées à Israël contre des éléments pro-iraniens en Syrie voisine.

      « Plus important encore, l’Iran n’aura pas l’arme nucléaire, que ce soit dans le cadre d’un accord ou sans accord. C’est ce que j’ai dit à mon ami, le président [américain Joe] Biden », a ajouté le chef du gouvernement israélien, actuellement en campagne pour les législatives du 23 mars.

      « Nous rejetons fermement cette accusation », car « la source de cette accusation est elle-même la moins crédible qui soit, ce qui en montre l’invalidité », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranen, Saïd Khatibzadeh, dans une conférence de presse à Téhéran.

  • Anti-Netanyahu protester pepper-sprayed as demonstrations resume across Israel
    Bar Peleg, Nir Hasson, Noa Shpigel | Feb. 27, 2021 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-anti-netanyahu-protester-pepper-sprayed-as-demonstrations-resume-a

    PMHundreds of people took on Saturday to the streets in Jerusalem and across Israel for the 36th week, protesting Prime Minister Benjamin Netanyahu’s government and their handling of the coronavirus crisis.

    In the Tel Aviv suburb of Herzliya, police said they detained an 18-year-old man suspected of pepper-spraying an anti-Netanyahu protester in the city.

    The 50-year-old protester, who was taken to hospital, told Haaretz that pro-Netanyahu activists “were shouting at us, ’traitor leftists’ and at some point an argument broke out and it got violent. My wife was beaten and someone sprayed my eye and ran away.”

    This is the 13th time anti-Netanyahu protesters were pepper-sprayed during demonstrations, since the weekly anti-corruption protests began last year. Charges were filed only in two incidents.

    Some protest groups have argued that travel restrictions the cabinet approved for Jerusalem, as part of a series of measures to limit gatherings over the Purim holiday, were meant to limit participation in the main demonstration near the prime minister’s official residence.

    According to the cabinet’s decision, all public transportation and organized shuttles to and from Jerusalem weren’t allowed to operate starting Saturday at 6 P.M. Services are allowed to resume on Monday.

    Last week, protesters gathered at the Strings Bridge in Jerusalem, and marched to the prime minister’s official residence in Balfour Street, the epicenter of the protest.

    Hundreds more walked through Cesaerea, the upscale coastal resort town where Netanyahu’s private residence is situated. Like in other weeks, they were joined by many smaller groups at bridges and junctions across the country.

    Earlier this month, Netanyahu appeared in court to respond to charges of bribery, fraud and breach of trust in three corruption cases. He pleaded not guilty.

    ’Corrupt alliance’

    The Crime Minister protest group said ahead of Saturday’s protest, “60 percent of Israelis have had enough of your government and your corrupt alliance with the ultra-Orthodox and the Kahanists.”

    The group was referring to a surplus vote agreement signed earlier this month between Netanyahu’s Likud party and the far-right Religious Zionism party.

    Bezalel Smotrich, the chairman of far- right National Union party, and Itamar Ben-Gvir, the head of the Kahanist Otzma Yehudit party, announced they would run on a joint slate in the election at the urging of Prime Minister Benjamin Netanyahu, creating the Religious Zionism party.

    Netanyahu seeks to create a big enough right-wing bloc that would recommend President Reuven Rivlin to give him the first chance to form a government after the election.

    Otzma Yehudit is made up of former disciples and political descendants of Meir Kahane – the infamous American-rabbi-turned-Knesset-member whose vitriolic racism against Arabs got his Kach party banned from running in the 1988 election.

    After Netanyahu convinced Otzma Yehudit to join forces with the Habayit Hayehudi party for the election in April of 2019, AIPAC, the most powerful pro-Israel lobby group in Washington, called it a “racist and reprehensible party.”

    Meretz MK Tamar Zandberg also slammed Netanyahu for “bring(ing) extremist racists into the Knesset just to escape trial for serious corruption charges.”

    #Israelmanifs 36

  • Pro-Israel senators to call on Blinken to take stronger action over ICC war crimes probe
    Ben Samuels | Feb. 25, 2021 | 11:46 PM - U.S. News - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/us-news/.premium-pro-israel-senators-to-call-on-blinken-to-take-stronger-action-on-

    Sen. Ben Cardin, a Democrat, and Sen. Rob Portman, a Republican say that the ICC probe “unfairly targets Israel, biases any subsequent investigation or trial, and hinders the path towards regional peace.”
    Ben Samuels | Feb. 25, 2021 | 11:46 PM

    Two leading pro-Israel senators are circulating a letter to their colleagues calling on U.S. Secretary of State Antony Blinken to take a stronger stance against the International Criminal Court’s potential probe into Israeli war crimes according to a letter obtained by Haaretz.

    Sen. Ben Cardin, a Democrat from Maryland, and Sen. Rob Portman, a Republican from Ohio, write that Blinken should “issue a more forceful condemnation of the Court’s actions,” after the court announced earlier this month that it would open legal proceedings against Israel and Hamas on suspicion of committing war crimes in the West Bank, East Jerusalem and the Gaza Strip.

    “We also urge you to work with like-minded international partners to steer the ICC away from further actions that could damage the Court’s credibility by giving the appearance of political bias. We ask that you give this matter your full attention and that you continue to defend Israel against discriminatory attacks in all international fora,” the letter continues.

    The senators, both members of the Senate Foreign Relations Committee, say that “while we support the ICC’s stated goal of ensuring accountability for the gravest crimes of concern to the international community, we are concerned that the Court’s recent actions regarding the ’Situation in Palestine’ have inappropriately infused politics into the judicial process” and that “the ICC does not have legitimate territorial jurisdiction in this case.”

    They add that “the ICC’s mandate should not supersede Israel’s robust judicial system, including its military justice system” and that “it is not within the authority of the ICC to accept or deny any party’s claims to these disputed territories, nor has the Court ever before formally investigated allegations taking place in disputed territories. This unprecedented action by the ICC’s Pre-Trial Chamber unfairly targets Israel, biases any subsequent investigation or trial, and hinders the path towards regional peace.”

    Cardin and Portman write that the ruling “creates an exception for the Court to investigate Israel, even while it is unable or unwilling to address some of the most urgent human rights cases in the world today, including those in Iran, Syria, and China.”

    When asked for their position on the Cardin/Portman letter, the left-wing pro-Israel organization J Street provided their own letter criticizing the senators’ position, which they subsequently circulated throughout Senate offices in response.

    J Street called the letter an “unnecessary act of political posturing that purports to seek clarity regarding an already crystal-clear position of the Biden administration,” adding that it “provides fodder for those who are pushing [the Biden administration] to embrace the Trump administration’s appalling attacks on the ICC, its personnel and the rule of law.”

    The response from the liberal Zionist group notes that the State Department already rejected the ICC’s decision, “yet the letter then treats the administration’s position as somehow unclear or inadequate, stating that: ’We encourage you to issue a more forceful condemnation of the Court’s actions.’ The letter even implies in its opening line that the administration has not only failed to oppose the decision, but that it is therefore lacking in its support for Israel.”

    The organization also cautioned against the Cardin/Portman letter’s language that mirrors their May 2020 letter that urged the United States to defend Israel against ICC prosecutor Fatou Bensouda’s defense of the ICC’s jurisdiction to investigate potential war crimes. This letter was later used by the Trump administration to justify sanctions placed on ICC officials and their families. J Street writes that “the new letter’s repeated use of this language must – and will – be read as a call to maintain and enforce these unprecedented Trump-era sanctions, which damaged U.S. credibility and the cause of democratic values on the world stage.”

    J Street also criticized the senators’ use of “disputed territories” instead of “occupied territories” to describe the area beyond the Green Line, stating that “this difference in language is incredibly consequential as a matter of law and policy,” adding that “senators who support the longstanding bipartisan consensus positions on the Israeli-Palestinian conflict should not sign a letter containing this rightwing linguistic Trojan Horse.”

    Neither Sen. Cardin nor Sen. Portman responded to Haaretz’s request for comment.

    #CPI #IsraelCPI

  • Le Grand Est soutient le géant Huawei à hauteur de 800 000 euros
    https://www.mediapart.fr/journal/economie/250221/le-grand-est-soutient-le-geant-huawei-hauteur-de-800-000-euros

    La commission du développement économique de la Région a validé l’attribution d’une subvention d’implantation de 800 000 euros pour le groupe de télécommunications chinois, impliqué dans l’internement de masse et le travail forcé des Ouïghours.

    La commission permanente du conseil régional du Grand Est a validé le 12 février l’attribution d’une subvention de 800 000 euros à la filiale de Huawei chargée de l’implantation d’une usine à Brumath (Bas-Rhin).

    Immatriculée à Strasbourg, la branche du géant des télécommunications chinois promet d’investir 200 millions d’euros dans ce site baptisé « Huawei European Wireless Factory » et de générer 300 emplois directs, 500 à terme.

    Pour ce qui sera son premier site de production en Europe, Huawei fabriquera des « équipements de communication sans fil 4G et 5G destinés principalement au marché européen. Cela comprendra : la fabrication des stations de base, le chargement et l’adaptation des logiciels, et les tests sur les équipements liés au déploiement de la 5G en Europe », indique le rapport de la commission du développement économique de la Région daté du 8 février 2021, qui porte sur l’aide aux grandes entreprises.

    L’enveloppe totale de 4 287 665 euros a été répartie entre quinze entreprises du Grand Est, principalement des établissements industriels régionaux ou filiales d’entreprises européennes. Par exemple, la société Gaggenau à Lipsheim (Bas-Rhin) recevra 200 000 euros pour le maintien de l’emploi sur site. L’entreprise allemande Quaron à Carling (Moselle) percevra 561 000 euros, permettant de créer vingt emplois. À Huningue (Haut-Rhin), Delpharm Huningue SAS s’est vu doter de 200 000 euros pour la création de vingt emplois.

    Le rapport explique le fondement de ces subventions : « Les projets sont sélectionnés au regard de l’incitativité de l’aide régionale, de la situation de l’entreprise sur son marché ou sur un nouveau marché et de l’impact économique du projet. L’aide régionale consiste en une aide à l’investissement d’un maximum de 10 % des coûts éligibles sous forme de subvention plafonnée. »

    Mais à quoi vont donc servir les 800 000 euros d’argent public, la plus importante subvention de cette tranche d’aides, alors qu’en 2019, le groupe a enregistré 123 milliards de dollars de chiffre d’affaires ? Accusé d’espionnage par le président américain Donald Trump et interdit de commerce avec les entreprises américaines en 2019, le géant chinois avait-il besoin d’argent public pour financer son opération séduction au cœur de l’Europe ?

    En outre, Huawei participe à la répression des Ouïghours par le régime communiste de Pékin, notamment à travers son système de reconnaissance faciale. L’attribution d’une subvention publique à cette entreprise choque les personnes mobilisées sur cette question et notamment l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann.

    Après avoir accusé les dirigeants européens de lâcheté et de veulerie dans un discours le 17 décembre 2020 au Parlement européen, celui-ci a écrit au président de la Région Grand Est, Jean Rottner (LR), pour qu’il revienne sur cette subvention. Les élus socialistes de la commission permanente se sont abstenus sur ce vote.

    #Huawei #5G #Islam #lobbying #surveillance

  • En défense de Ken Loach
    21 février | Yanis Varoufakis pour Sidecar |Traduction SF pour l’AURDIP
    https://www.aurdip.org/en-defense-de-ken-loach.html

    Donc, voilà où nous sommes rendus : Ken Loach est désormais la cible d’une campagne de diffamation menée par ceux que rien n’arrêtera dans leur projet de protéger la politique d’apartheid d’Israël. Leur message aux gens de conscience est simple : à moins que vous ne vouliez, vous aussi, être terni comme antisémite, gardez le silence sur les crimes contre l’humanité et les attaques contre les droits humains sur la terre de Palestine. Ils nous avertissent tous : si nous pouvons traiter ainsi Ken Loach, un homme qui a passé sa vie à défendre les victimes de l’oppression, du racisme et de la discrimination, imaginez ce que cela sera pour vous. Si vous osez soutenir les droits humains des Palestiniens, nous affirmerons que vous haïssez les Juifs. (...)

  • Covid-19 : Israël « achète la bonne volonté » de pays alliés avec ses surplus de vaccins
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/25/israel-achete-la-bonne-volonte-de-pays-allies-avec-ses-surplus-de-vaccins-an

    Mercredi, M. Nétanyahou a rappelé que plus de 5 millions d’Israéliens ont déjà été vaccinés et que l’ensemble de sa population adulte (6,2 millions) pourrait l’être d’ici quelques semaines. Le premier ministre estimait que son pays disposait de stocks « plus que suffisants » et pouvait se permettre de réduire ceux constitués auprès du laboratoire Moderna.Le ministre de la défense, Benny Gantz, a réagi en déplorant que M. Nétanyahou ne l’ait pas consulté au préalable et n’ait pas réuni le cabinet de sécurité. « Le fait que Nétanyahou vende, sans en répondre, les vaccins qui appartiennent aux citoyens d’Israël, lesquels les ont payés avec leurs impôts, montre qu’il pense diriger un royaume plutôt qu’un Etat », dénonçait-il. On ignore si le laboratoire Moderna a été consulté.
    L’Autorité palestinienne (AP) s’est, quant à elle, vu promettre 5 000 doses par Israël, qui en a déjà livré un ou deux milliers. Elle a également reçu de Moscou 10 000 doses du vaccin Spoutnik V et compte sur le système Covax de l’Organisation mondiale de la santé. Un rival du président Mahmoud Abbas, Mohammed Dahlan, a par ailleurs fait livrer cette semaine 20 000 doses des Emirats arabes unis, où il vit en exil, dans la bande de Gaza, par le biais de l’Egypte. Mais ces arrivages ne peuvent assurer l’injection des deux doses aux quelque 25 000 travailleurs de santé en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Israël estime que rien ne l’oblige légalement à combler cet écart, renvoyant l’AP à sa responsabilité en matière de santé, selon les accords d’Oslo. Mais cette situation pose un problème moral autant que d’image. A tout le moins, elle inquiète les autorités sanitaires israéliennes, nombre d’experts faisant valoir que le pays et les territoires occupés forment un écosystème sanitaire uni. Une immunité de masse pourrait ne pas être obtenue en Israël si la Cisjordanie demeure exclue – à l’exception notable des colonies.
    Israël prend la mesure de cette situation en prévoyant, selon la presse, de vacciner une partie des 120 000 travailleurs palestiniens qui franchissent le mur de séparation quotidiennement. Pendant la première vague de contaminations, en mars 2020, leur circulation avait été bloquée. Mais, durant la deuxième vague, à l’été, nombre d’Arabes israéliens avaient contourné le confinement en se rendant dans des centres commerciaux et des restaurants ouverts dans les territoires. Depuis un an, les allers-retours sont demeurés constants entre Jérusalem-Est et le reste de la Cisjordanie.

    #COvid-19#migrant#migration#israel#gaza#cisjordanie#sante#vaccination#ecosystemesanitaire#politique#frontiere#circulation#diplomatiesanitaire

  • Passeport vaccinal, « QR codes »… Emmanuel Macron réfléchit à une manière de « vivre avec » le Covid-19
    https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/02/25/mis-sous-pression-par-les-variants-emmanuel-macron-reflechit-a-la-maniere-de

    Mais Emmanuel Macron veut aussi penser à « l’après ». Lors d’un conseil de défense sanitaire, mercredi, le président de la République a demandé à ses troupes d’imaginer les outils qui permettraient aux Français de revivre – quasi – normalement dans les mois et les années à venir, quand bien même le coronavirus rôderait toujours. Un an après l’apparition du SARS-CoV-2 en France, la lassitude de la population est telle que des mesures qui apparaissaient, hier, comme choquantes ou liberticides pourraient devenir acceptables, estime-t-on au sommet de l’Etat.Il en est ainsi de l’utilisation de données personnelles permettant de tracer les citoyens et de remonter les éventuelles filières de contamination. Mais aussi du passeport vaccinal certifiant une immunité acquise contre le Covid-19, que les Français brandiraient pour pouvoir traverser les frontières mais aussi, pourquoi pas, fréquenter salles de sport, musées, cinémas ou restaurants.
    Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas rendre la vaccination obligatoire, manie cet objet avec précaution. Fin décembre 2020, la présentation en conseil des ministres d’un projet de loi sur les urgences sanitaires conditionnant l’exercice de certaines activités à la présentation d’un test de dépistage ou « au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin », avait suscité un concert de désapprobations.
    Le texte avait alors été remisé dans un tiroir, dont il ne ressortira pas « avant la sortie de la crise », a promis Olivier Véran. Mais « on nous reprocherait de ne pas regarder le sujet », indique-t-on dans l’entourage de Jean Castex. « Pour le moment, on observe ça de loin. Il nous manque des réponses : le vaccin permettra-t-il d’éviter les contaminations ? Quelle sera la durée de l’immunité obtenue ? Et puis, il faut évidemment que le débat soit concomitant avec la possibilité d’avoir accès au vaccin pour tous. Mais l’idée s’imposera », juge-t-on à Matignon. Un passeport est déjà en vigueur en Israël, note un conseiller, et la population, massivement vaccinée, a pu y reprendre sa vie « d’avant ». Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a donc lancé, mi-février, une consultation en ligne sur le sujet. Pour l’heure, 57 % des Français sont opposés à ce qu’un tel passeport conditionne l’accès à un restaurant ou à une salle de sport, selon un sondage Odoxa publié le 18 février. Mais 59 % s’y montrent favorables en ce qui concerne l’accès au territoire national.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#france#israel#passeportvaccinal#vaccination#frontiere#circulation

  • La notion d’islamo-gauchisme ne se débat pas scientifiquement, elle se combat politiquement
    Éric Sealgair chez La Rotative : https://larotative.info/la-notion-d-islamo-gauchisme-ne-se-4009.html

    Combattre le concept d’islamo-gauchisme, comme cela a été le cas quand il fallait combattre son cousin des années 30 le judéo-bolchévisme, ne peut pas se limiter à des condamnations morales. Cela implique de se battre contre celles et ceux qui emploient ce terme et par un soutien total envers les véritables victimes du racisme et de l’islamophobie, qui ne sont pas les universitaires. Et ce combat doit se situer conjointement sur le plan matériel et sur celui de l’imaginaire. Pour rendre des notions complotistes inopérantes, il ne sert à rien de démontrer qu’elles ne tiennent pas debout. Il nous faut agir là où elles fonctionnent, là où elles font exister ce qu’elles prétendent combattre. Il nous faut comprendre pourquoi elles parlent à des gens, et faire en sorte de les rendre fausses pratiquement, qu’elles ne fassent plus sens pour personne. Et on ne va pas se mentir, pour combattre ce mal à la racine, il y a du pain sur la planche.

    #islamogauchisme #islamo-gauchisme #gauchisme #islam #religion #politique #immigration #extrêmes-droites #islamophobie #enfumage #ennemi-intérieur

  • “Islamogauchisme” : Le piège de l’Alt-right se referme sur la Macronie | Politoscope
    https://politoscope.org/2021/02/islamogauchisme-le-piege-de-lalt-right-se-referme-sur-la-macronie

    "Islamogauchisme" : Le piège de l’Alt-right se referme sur la Macronie

    David Chavalarias,
    Directeur de Recherche au CNRS, CAMS/ISC-PIF
    Dimanche 21 février 2021

    Mardi dernier, la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a exprimé son souhait de missionner le CNRS pour une « étude scientifique » sur l’« islamo-gauchisme » qui, d’après ses propos de dimanche (14/02/21) sur une chaîne TV privée, « gangrène la société dans son ensemble ». « L’Université n’[y étant] pas imperméable », il s’agirait de définir « ce qui relève de la recherche et du militantisme ». La Conférence des Présidents d’Université a immédiatement exprimé sa stupeur devant de tels propos, tandis que le CNRS indiquait dans un communiqué de presse que « “L’islamogauchisme” , slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique ».

    C’est la troisième fois en moins de six mois que l’expression “islamo-gauchisme” est employée par un ministre du gouvernement Castex, contribuant à inscrire ce terme comme dénomination légitime d’une catégorie sociale, malgré l’absence de réalité scientifique.

    Au-delà de la menace que fait peser la démarche de la Ministre sur les libertés académiques, qui a suscité de vives polémiques, nous montrons qu’elle s’inscrit dans une tendance d’autant plus inquiétante qu’elle semble relever d’un aveuglement au niveau de la Présidence et du gouvernement.

    Afin de discerner ce qui relève du militantisme ou de la stratégie politique dans la popularisation de ce néologisme, ainsi que l’impact que pourrait avoir sa légitimation par de hauts responsables de la République, nous présentons ici une étude factuelle sur les contextes de son utilisation dans le paysage politique français sur les 5 dernières années.

    Nous nous appuierons sur le Politoscope, un instrument du CNRS que nous avons développé à l’Institut des Systèmes Complexes de Paris IdF pour l’étude du militantisme politique en ligne. Il nous permet d’analyser à ce jour plus de 290 millions de messages à connotation politique émis depuis 2016 entre plus de 11 millions de comptes Twitter.

    #islamo-gauchisme #islamophobie #Mélenchon #CNRS

  • Universités : « Le problème n’est pas tant l’“islamo-gauchisme”que le dévoiement militant de l’enseignement et de la recherche »
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/02/22/universites-le-probleme-n-est-pas-tant-l-islamo-gauchisme-que-le-devoiement-

    L’enquête sur l’« islamo-gauchisme » à l’université ne doit pas être confiée au CNRS, mais à une instance indépendante du ministère, estime, dans une tribune au « Monde », un collectif de 130 universitaires, parmi lesquels Nathalie Heinich, Pierre Nora ou Pierre-André Taguieff.

    Le 16 février, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Frédérique Vidal, a créé l’événement en alertant sur la présence de l’« islamo-gauchisme » à l’université et en demandant qu’une mission d’évaluation de ce risque soit confiée au CNRS.

    Nous nous réjouissons de constater que, certes avec un certain retard, notre ministre ait enfin compris l’existence d’un problème, contrairement à la Conférence des présidents d’université, qui a répondu à cette annonce par un communiqué consternant de corporatisme et de déni du réel – communiqué qui devrait lui ôter le droit de prétendre représenter la « communauté universitaire ». Cependant, nous ne pouvons appuyer la proposition telle qu’elle est présentée par la ministre, et ce pour deux raisons.

    La première raison tient au périmètre du problème à régler : en octobre 2020, après le refus de plusieurs organisations et syndicats de qualifier l’assassin de Samuel Paty d’ « islamiste », l’actualité pointait clairement l’« islamo-gauchisme » comme l’objet immédiat d’une inquiétude légitime.

    Et ceux qui, aujourd’hui, prétendent que ce terme a été créé par la droite ou l’extrême droite et que ce concept ne renvoie à « aucune réalité scientifique » font simplement preuve d’inculture ou de mauvaise foi, puisqu’ils ignorent ou prétendent ignorer qu’il a été forgé, il y a vingt ans déjà, par le politiste et historien des idées Pierre-André Taguieff, directeur de recherche au CNRS, sur la base d’analyses historiques précisément documentées, dont témoigne notamment son livre La Nouvelle Judéophobie (Mille et une nuits, 2002).

    Mais aujourd’hui, se focaliser sur ce terme constitue une erreur d’analyse : il y a bel et bien un problème dans l’enceinte universitaire, mais ce n’est pas tant celui de l’« islamo-gauchisme » que celui, plus généralement, du dévoiement militant de l’enseignement et de la recherche. Car se développent de façon inquiétante pléthore de cours, articles, séminaires, colloques qui ne sont que du militantisme déguisé en pseudo-science à coups de théories fumeuses ( « racisme d’Etat »), de néologismes tape-à-l’œil (« blanchité ») et de grandes opérations de découverte de la Lune, présentant par exemple comme de lumineuses avancées scientifiques l’idée que nos catégories mentales seraient « socialement construites » (mais qu’est-ce qui ne l’est pas dans l’expérience humaine ?) ou que, « intersectionnalité » oblige, être une femme de couleur expose à être moins avantagée socialement qu’être un homme blanc… Quelle que soit la légitimité des causes politiques ainsi défendues, l’indignation ne peut tenir lieu de pensée, ni le slogan d’argumentation raisonnée.

    Garantir la diversité et la pluralité

    C’est dire qu’il y a urgence à rendre le monde universitaire à sa mission : produire et transmettre des connaissances, dûment étayées et vérifiées, et non pas des convictions politiques, fussent-elles animées des meilleures intentions.

    Mais – et c’est là notre second désaccord avec notre ministre – ce travail de régulation de l’offre académique ne peut et ne doit se faire qu’en interne, au sein des instances universitaires dont c’est le rôle. Toute autre initiative pourrait être accusée, à juste titre, d’ingérence ou de censure, alors qu’il s’agit bien de garantir la qualité du travail académique et sa cohérence avec ses missions. Or cette instance existe : il s’agit du Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (#HCERES).

    Le HCERES, qui est une institution indépendante du ministère – indépendance destinée à s’accroître, au terme de la loi –, a vocation à apprécier la qualité des travaux et des formations, de manière à informer les organismes et les universités en vue des prises de décision. Dans ce cadre précis, il pourrait, en se saisissant du problème, certifier la qualité des maquettes pédagogiques, des enseignements proposés, des programmes des séminaires et des colloques. Or, cette offre est de plus en plus tirée du côté des studies à l’américaine (gender studies, queer studies, postcolonial studies, ethnic studies, etc.) qui, en ne tenant pas compte des compétences garanties par l’organisation en disciplines (l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, la philosophie, etc.), favorisent la contamination du savoir par le militantisme.

    Nous en sommes au point où certains représentants de ces studies se révèlent incapables de faire la différence entre l’un et l’autre : telle cette enseignante se présentant sur Mediapart comme « universitaire féministe » tout en se plaignant que son enseignement soit discrédité comme militant… Un simple inventaire, au niveau national, de ce type de productions devrait suffire à en délimiter l’étendue et, le cas échéant, en entraîner la limitation, ne serait-ce que pour garantir la diversité et la pluralité de l’offre d’enseignement.

    En s’emparant en toute indépendance de cette problématique majeure pour la qualité de la science française, le HCERES pourrait légitimement étayer la gouvernance des universités. Et le ministère, en prenant toutes les garanties pour que ce travail s’effectue dans les meilleures conditions de rigueur, de pluralisme et d’efficacité, pourrait permettre à tous les acteurs du dispositif de sortir dignement d’une crise qui n’a que trop duré.

    Premiers signataires : Belinda Cannone, maîtresse de conférences en lettres modernes (université de Caen) ; Alain Ehrenberg, sociologue (CNRS-Inserm-EHESS) ; Luc Ferry, ancien ministre (2002-2004) de l’éducation, de la recherche et des universités ; Béatrice Giblin, géographe (université de Vincennes-Saint-Denis) ; Nathalie Heinich, sociologue (CNRS-EHESS) ; Jacques Julliard, historien (EHESS) ; Gilles Kepel, politiste (université PSL, Ecole normale supérieure) ; Catherine Kintzler, philosophe (université de Lille) ; Pierre Manent, philosophe (EHESS) ; Samuel Mayol, maître de conférences en sciences de gestion (université Sorbonne-Paris Nord) ; Pierre Nora, historien (EHESS, Académie française) ; Bernard Rougier, sociologue (université Sorbonne-Nouvelle) ; Xavier-Laurent Salvador, linguiste (université Sorbonne-Paris Nord) ; Jean Szlamowicz, linguiste (université de Bourgogne) ; Pierre-André Taguieff, politiste (CNRS-Sciences Po Paris) ; Claudine Tiercelin, philosophe (Collège de France).

    la liste des 130 signataires annoncés n’est pas disponible

    #université #islamo-gauchisme #militantisme #racisme_d'État #féminisme #neutralité_axiologique #apolitisme #libéraux

    • Le militantisme à l’université pose-t-il problème ? LE TEMPS DU DÉBAT par Emmanuel Laurentin
      https://www.franceculture.fr/emissions/le-temps-du-debat/le-temps-du-debat-emission-du-lundi-22-fevrier-2021

      Hier, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Frederique Vidal faisait à nouveau les gros titre de la presse avec l’entretien qu’elle accordait au JDD pour s’expliquer sur l’enquête qu’elle confirmait vouloir lancer pour « protéger le pluralisme des idées à l’université ».

      Elle avait en effet affirmé vouloir séparer le militantisme de la recherche à l’université. Mais le militantisme n’a-t-il pas été un creuset pour toutes les sciences sociales ? L’histoire ouvrière ne s’est-elle pas écrite grâce à des syndicalistes de tous bords tentant de trouver des réponses à leur situation contemporaine ? Les études de genre ne sont-elles pas issues des combats féministes eux-mêmes ? Lutter contre la routine académique peut-il être considéré comme du militantisme ?

      INTERVENANTS
      Abdellali Hajjat, maître de conférences à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense et chercheur associé au Centre Maurice Halbwachs.
      Nathalie Heinich, Sociologue, directrice de recherche au CNRS (Centre national de la recherche scientifique)
      Rose-Marie Lagrave

      Je découvre Rose-Marie Lagrave qui objecte elle-aussi à Heinich.

      Rose-Marie Lagrave : transfuge de classe, un parcours exemplaire ?
      https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/rose-marie-lagrave

      D’une école primaire rurale à l’EHESS, un regard rétrospectif qui intègre l’histoire collective, la ruralité, le féminisme des années 60, la famille, les institutions... La sociologue Rose-Marie Lagrave publie Se ressaisir (La Découverte, 2021).

    • On parle bien du même PE Tag qui donne tous les ans des interviews à Valeurs actuelles, et qui a dit « le nouveau FN n’est pas d’extrême droite »… ah ça le « fait beaucoup rire » qu’on dise que ça vienne d’extrême droite, alors qu’il n’a rien à voir avec ça…
      https://www.lejdd.fr/Societe/islamo-gauchisme-linventeur-de-la-formule-pierre-andre-taguieff-regrette-son-d

      (car c’est évident qu’on peut pas du tout être d’extrême droite quand on critique les antisémites, comme si yavait pas aussi des droitards non antisémites, et même juifs, tout autant xénophobes, anti arabes, etc)

    • Le HCERES, déjà conçu pour servir la logique de l’évaluation permanente chère aux néolibéraux, avec la bénédiction de quelques bénis oui-oui friands de pouvoir et de modernité, n’a effectivement pas beaucoup de transformations à subir pour finir en police de la pensée.

    • et à propos du « temps du débat » sur france-culture : c’est hallucinant le nombre de fois ou Nathalie Heinich a coupé la parole aux autres intervenants. Faire taire, toujours la même méthode chez les réacs.

  • “Islamogauchisme” : Le piège de l’Alt-right se referme sur la Macroniehttps://politoscope.org/2021/02/le-piege-de-lalt-right-se-referme-sur-la-macronie

    Le terme « islamo-gauchisme » est donc avant tout une arme idéologique utilisée dans un discours hostile pour discréditer une communauté politique indépendamment de la réalité qu’il est supposé désigner.

    Une cartographie de l’ensemble des échanges Twitter avec identification des communautés politiques révèle d’ailleurs très bien cette organisation dichotomique des échanges autour de cette expression. La figure 2 montre deux blocs qui s’affrontent : d’un côté les communautés d’extrême-droite et LR qui utilisent ce terme de manière hostile pour dénigrer ou stigmatiser la communauté LFI, de l’autre LFI qui se défend. On remarquera par ailleurs que l’extrême droite est elle-même divisée en deux sous groupes : le RN et les courants patriotes/identitaires. Enfin, la figure 3 ci-dessous montre bien l’activité ancienne, persistante et massive de l’extrême-droite pointant l’intention de faire accepter une certaine représentation du monde par ce néologisme.

    Bien que la science ne reconnaisse pas “l’islamo-gauchisme” comme une catégorie sociale légitime, plusieurs courants d’extrême-droite en font depuis longtemps la promotion.

    Cette promotion, qui s’inscrit dans des échanges hostiles et dépourvus d’éléments programmatiques, a des objectifs bien précis :
    1) discréditer ses opposants de gauche.
    2) convaincre l’opinion publique de l’existence d’une nouvelle catégorie d’acteurs : des ennemis intérieurs alliés aux forces obscures de l’islamisme radical. Ce faisant, elle crée une atmosphère anxiogène propice à l’adhésion à ses idées.

    Si, comme nous avons pu le mesurer, cet effort soutenu n’a pas eu d’effet notable sur l’écosystème politique jusqu’à récemment, les interventions successives de trois ministres de la République ont changé la donne. La dernière intervention de Frédérique Vidal lui a fourni une exposition inespérée.

    L’existence de groupes islamo-gauchistes vient d’être défendue officiellement au plus haut niveau puisqu’il serait absurde de demander une enquête sur quelque chose à laquelle on apporte peut de crédit. Cette dénomination est donc légitimée par le gouvernement, avec en prime l’idée que de notre jeunesse serait menacée d’endoctrinement.

    La réaction épidermique du milieu universitaire à ces interventions n’a fait qu’amplifier l’exposition à cette idée, même si c’était pour la démentir, laissant présager d’un effet boomerang. Nous voyons ainsi sur le détail de l’évolution de la popularité de ce terme (Figure 4) qu’il a été propulsé au centre des discussions de l’ensemble des communautés politiques à la suite de l’intervention de la ministre et qu’il a même atteint assez profondément “la mer”.

    “La mer” est le nom que nous avons donné à ce large ensemble de comptes qui ne sont pas suffisamment politisés pour être associés à un courant politique particulier mais qui échangent néanmoins des tweets politiques. Toucher “la mer” avec leurs idées est le graal pour les communautés politiques car c’est un réservoir important de nouvelles recrues. Ainsi, “la mer”, concentrant son attention sur ce concept “d’islamo-gauchisme”, est amènée à problématiser les enjeux politiques à partir des idées de l’extrême-droite.

    D’après nos mesures, les ministres du gouvernement ont réussi à faire en quatre mois ce que l’extrême-droite a peiné à faire en plus de quatre années : depuis octobre, le nombre de tweets de “la mer” mentionnant “islamo-gauchisme” est supérieur au nombre total de mentions entre 2016 et octobre 2020. On peut parler de performance...

    • Le recours du gouvernement à la rhéthorique de “l’#islamo-gauchisme” révèle une perte inquiétante de repères. Après trois reprises par trois ministres différents et importants, la dernière étant assumée deux jours plus tard par une intervention à l’Assemblée Nationale puis une autre au JDD, une #stratégie_gouvernementale affleure qui révèle une certaine nervosité. Et si LREM n’était pas au deuxième tour de la présidentielle en 2022 ?

      Les mouvements sociaux de 2018, les gilets jaunes éborgnés, la pandémie qui n’en finit pas de finir, la crise économique sans précédent qui s’annonce, tout cela fait désordre et n’a pas permis à Emmanuel Macron de développer pleinement son programme. Il y a de quoi s’inquiéter. Comme en 2017, les partis politiques semblent se résoudre à avoir Marine Le Pen au second tour, jeu dangereux étant donné les failles de notre système de vote. Pour passer les deux tours, LREM devra donc éliminer LFI au premier tour, actuellement son opposant le plus structuré hormis le RN, puis battre le RN au deuxième tour. Accréditer l’existence d’un “islamo-gauchisme”, c’est à la fois affaiblir LFI en emboîtant le pas de l’extrême droite et montrer aux électeurs qui seraient tentés par le RN que, dans le domaine de la lutte contre l’islamisme radical, LREM peut tout à fait faire aussi bien, voire mieux, qu’une Marine Le Pen qualifiée de “molle” par Gérald Darmanin.

      Ce billard à trois bandes qui relève du “en même temps” est cependant extrêmement dangereux et a toutes les chances de devenir incontrôlable.

      Il n’y a pas de “en même temps” dans le monde manichéen de l’#alt-right qui s’attaque aux personnalités avant de s’attaquer aux idées. Une fois les représentations ad-hoc adoptées, l’électeur préférera toujours l’original à la copie et l’anti-système au système. Le vainqueur de 2022 sera celui qui arrivera à contrôler le cadre dans lequel s’effectueront les raisonnements des électeurs, et si ce cadre contient en son centre le terme “islamo-gauchisme”, il est fort à parier que Macron pourra faire ses valises. Pour ne pas perdre en terrain ennemi, la meilleure stratégie est de ne pas s’y aventurer.

      #droite_dure #extrême_droite
      #LFI #ennemi_imaginaire

    • Pour ne pas perdre en terrain ennemi, la meilleure stratégie est de ne pas s’y aventurer.

      la question qu’on peut se poser, du coup, c’est : est-ce vraiment encore le terrain ennemi ?

    • “Islamo-gauchisme” contre “#facho-centrisme”, portrait d’un pays à la dérive

      Nous vivons une déroute intellectuelle comme seuls les moments de crise de société profonde savent les produire. Hier, crise de la civilisation occidentale, aujourd’hui, faillite des démocraties libérales, le mouvement est celui d’une perte de repaires et d’une course en avant vers l’inconnu, à vitesse élevée, sans jamais prendre le temps nécessaire de la réflexion ou de la lutte contre la résistible ascension de l’échec collectif.

      Tout semble en effet s’être accéléré avec la crise sanitaire liée au covid-19. État d’urgence permanent, mesures liberticides n’ayant aucune efficacité ou presque sur le plan sanitaire et accumulation de lois scélérates de techno-surveillance ou de contrôle centralisé et censure politique en ligne de la vie démocratique.

      Ne nous trompons pas, le débat sur « l’islamo-gauchisme » n’en est pas un, c’est le déroulé programmatique du projet d’Emmanuel Macron, dont le « ni droite ni gauche » débouche sur un #extrême_centre, pivot ultime de la vie politique, obsédé par le risque populiste qui viendrait mettre à mal le narratif illusoire d’unité nationale, autour d’un parti défendant les seuls intérêts du #bloc_élitaire.
      D’unité, il n’y a pas, sauf celle, fantasmée par les marcheurs, d’un pays rassemblé derrière un chef et son parti unique.

      La mort de la démocratie libérale, donc, érigée comme modèle souhaitable de gouvernance, dans l’autoritarisme doux et éclairé d’un monarque de droit séculaire. Avec, en toile de fond, l’économie comme seul horizon de l’action politique : dérégulation et captation des profits contre le bien-être commun.

      L’idée même de réduire le débat politique à une caricature est de provoquer l’#hystérie_collective et d’empêcher le débat. Il n’est pas question de discuter du fond, des relais de l’islam politique en France, de l’influence étrangère dans le débat national, non. Il s’agit pour les porte-paroles et les éditocrates de caqueter sur un terme grossier, qui précisément empêche la réflexion et le débat et provoque la colère ou la haine. Parce que l’#islamo-gauchisme c’est avant tout le signe d’une paresse intellectuelle, de refuser de débattre du fond, de l’islam politique, de la montée des fascismes, de la destruction consciente par les gouvernements successifs des moyens de l’université et de la recherche.

      L’inventeur même du terme “islamo-gauchisme”, Pierre-André Taguieff regrette son dévoiement et explique que l’instrumentalisation politique actuelle n’a rien à voir avec le mouvement qu’il décrivait sous ce terme en 2002.

      La ministre de la Recherche, Mme Vidal, a choisi de continuer sa #vindicte contre l’entrisme supposé de cet islamo-gauchisme dans les universités en demandant une enquête au sens sociologique, scientifique du terme, pour sortir du ressenti et entrer dans les faits. Fort à parier que si cette enquête devait avoir lieu, elle finirait de discréditer la ministre. D’ailleurs chercheurs et universitaires rejettent l’idée même d’une enquête sur le fait islamo-gauchiste dans les universités.

      Alors, pour se rassurer du bien fondé de leur #dérive_fascisante, les progressistes agitent encore davantage la menace populiste d’extrême droite, continuant de se penser en barrage républicain, alors qu’ils en sont les architectes pressés. Rien ne va plus dans cette perte de pouvoir, malgré les sondages, malgré l’appel du président aux influenceurs numériques pour embrigader la jeunesse et faire valoir une image trompeuse d’un président jeune proche de leurs intérêts.

      Dans l’ère post-moderne où tout est spectacle, nous voici devenus spectateurs de notre propre déclin, incapables de sauver la démocratie libérale, emportée par un vulgaire virus et une envie de contrôle total de la caste managériale qui a remplacé les élus.
      Images après vidéos, clashs stériles après apostrophes vindicatives, tout est zémourisé à dessein, pour empêcher la réflexion, la nuance et la dénonciation des imposteurs. Il faut faire semblant de se battre et sur de faux sujets. Bref, c’est du catch, à la française, les muscles et les effets pyrotechniques en moins.

      Le réveil citoyen paraît impossible tant l’anesthésie est profonde, aidée par les chaînes d’opinions en continue, qui soufflent les sujets de discorde et jamais ne remontent aux racines de nos maux. De citoyens, il n’y a plus qu’un mot vide de sens, vous êtes dorénavant des QR-codes, ou mieux, des usagers.

      Malgré les chercheurs et le CNRS qui via leur outil « le politoscope » montre l’erreur politique de la République en Marche, le parti présidentiel s’entête dans son impasse, assurant ainsi une solide victoire aux idées extrémistes dans le débat sociétal.

      Mais, consolons-nous, tout ce cirque n’a aucun sens, si ce n’est de révéler la fébrilité d’un exécutif qui a perdu pied dans sa gestion calamiteuse de la crise du covid-19 et qui tente, le tout pour le tout, une #stratégie_trumpiste de course en avant pour 2022. Notre chance, en France, c’est sans doute que les supporters d’Emmanuel Macron ne porteront pas de peau de bison et respecteront le couvre-feu.

      Donc, pas de « Qanon made in LREM » à craindre, mais sans doute une hargne désespérée qui fera de la campagne présidentielle de 2022, une campagne pestilentielle.

      https://www.lemondemoderne.media/islamo-gauchisme

    • Et le titre : « Comment l’écolo-véganisme gangrène la cantine »

      Le débat sur les cantines est à peu près du niveau du débat sur l’islamogauchisme. De l’agitation hystérique pour éviter de parler de corruption et de faillite.
      L’obscénité du faux débat sur le repas végétarien à la cantine quand 1 Français sur 6 est passé sous le seuil de pauvreté depuis 2020.

      En parallèle, 62% des Français ne font plus confiance aux politiques.

      Rien d’étonnant. Tout est désolant !

    • « Il y a encore des journalistes dans ce pays ? Ce n’est pas 600 universitaires qui réclament la démission de Frédérique Vidal, mais actuellement 18.000 signataires ! Une telle unanimité est sans précédent dans le monde de la recherche ! »

      https://twitter.com/gunthert/status/1364266873748140036

      Au soldat du déni Frédérique Vidal, la patrie résistante
      https://blogs.mediapart.fr/chrabier/blog/230221/au-soldat-du-deni-frederique-vidal-la-patrie-resistante

      « Une diversion et un ballon d’essai » : c’est ce que j’ai répondu quand on m’a demandé mon avis sur le commentaire de Frédérique Vidal sur CNews. Mon métier d’historienne des sciences étant d’analyser des controverses, prenons le temps d’y réfléchir à l’aune des persistances dans l’attaque des libertés académiques. Le déni doit cesser, à nous de choisir si nous, service public de la République, résisterons.

  • “Islamogauchisme” : Le piège de l’Alt-right se referme sur la Macronie
    David Chavalarias, Directeur de Recherche au CNRS, CAMS/ISC-PIF
    Dimanche 21 février 2021 | Politoscope
    https://politoscope.org/2021/02/le-piege-de-lalt-right-se-referme-sur-la-macronie

    Mardi dernier, la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a exprimé son souhait de missionner le CNRS pour une « étude scientifique » sur “l’islamo-gauchisme”, qui d’après ses propos de dimanche (14/02/21) sur une chaîne TV privée « gangrène la société dans son ensemble ». « L’université n’[y étant] pas imperméable », il s’agirait de définir « ce qui relève de la recherche et du militantisme ». La Conférence des Présidents d’Université a immédiatement exprimé sa stupeur devant de tels propos, tandis que le CNRS indiquait dans un communiqué de presse que « “L’islamogauchisme” , slogan politique utilisé dans le débat public, ne correspond à aucune réalité scientifique ».

    C’est la troisième fois en moins de six mois que l’expression “l’islamo-gauchisme” est employée par un ministre du gouvernement Castex, contribuant à inscrire ce terme comme dénomination légitime d’une catégorie sociale malgré l’absence de réalité scientifique.

    Au-delà de la menace que fait peser la démarche de la Ministre sur les libertés académiques, qui a suscité de vives polémiques, nous montrons qu’elle s’inscrit dans une tendance d’autant plus inquiétante qu’elle semble relever d’un aveuglement au niveau de la Présidence et du gouvernement.

    Afin de discerner ce qui relève du militantisme ou de la stratégie politique dans la popularisation de ce néologisme, ainsi que l’impact que pourrait avoir sa légitimation par de hauts responsables de la République, nous présentons ici une étude factuelle sur les contextes de son utilisation dans le paysage politique français sur les 5 dernières années. (...)

    #islamo-gauchisme

  • Anti-Netanyahu activists report assaults as hundreds protest a month before election
    Bar Peleg, Nir Hasson, Noa Shpigel | Feb. 20, 2021 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-anti-netanyahu-activists-report-assaults-hundreds-protest-a-month-

    Protesters take to the streets in Jerusalem, Caesarea and throughout the country for the 35th week in a row

    With just over a month to go before Israel’s election, hundreds of people gathered on Saturday throughout Israel to protest corruption and the government’s coronavirus response, for the 35th week in a row.

    Earlier this month, Netanyahu appeared in court to respond to charges of bribery, fraud and breach of trust in three corruption cases. He pleaded not guilty.

    Protesters gathered at the Strings Bridge in Jerusalem, and marched to the prime minister’s official residence in Balfour Street, the epicenter of the protest.

    Hundreds more walked through Cesaerea, the upscale coastal resort town where Benjamin Netanyahu’s private residence is situated. Like in other weeks, they were joined by many smaller groups at bridges and junctions across the country.

    At least three incidents were reported of protesters being violently confronted by Netanyahu supporters. 70-year-old Yair Kidan said he was attacked on a bridge in northern Israel. “He tore up our signs, grabbed my phone [...] and hit me with his bike,” Kidan said. Two other incidents in central Israel were reported to the police. Last week, more than ten such incidents were reported.

    Some of the anti-Netanyahu protest groups are also planning to demonstrate outside Defense Minister Benny Gantz’s house next week. They are calling on the Kahol Lavan party leader – who vowed to replace Prime Minister Benjamin Netanyahu before the 2020 election but ended up joining his government – to quit the race. “Gantz has betrayed his voters more than once,” said one of the protest groups, Kumi Israel. “We won’t let that happen again. It’s simple: If Gantz doesn’t quit, Netanyahu stays.”

    The Movement for Quality Government in Israel, one of the organizers, said: “We won’t give in to the unbearable situation in which the prime minister… holds an entire country hostage in his attempt to evade justice.”

    #Israelmanifs 35