• ‘1984’ in China
    https://www.nytimes.com/2019/11/18/opinion/china-muslims.html

    Communist leaders engage in modern-day totalitarian brainwashing, bizarre lies and industrial-level indoctrination to suppress Muslims. “Ying shou jin shou” — “Round up everyone who should be rounded up.” The echo of “1984,” “Brave New World” or “Fahrenheit 451” is unmistakable. But this is not dystopian fiction. It’s a real bureaucratic directive prepared by the Chinese leadership, drawing on a series of secret speeches by Xi Jinping, China’s authoritarian leader, on dealing ruthlessly with Muslims (...)

    #algorithme #CCTV #biométrie #vidéo-surveillance #facial #©nétique #reconnaissance #Islam (...)

    ##surveillance

  • The Story Behind the Iran Cables
    https://theintercept.com/2019/11/18/iran-cables

    The source said they wanted to “let the world know what Iran is doing in my country Iraq.” They sent The Intercept 700 pages of secret intelligence reports from Iran’s Ministry of Intelligence and Security, or MOIS, but never revealed their own identity. This kind of leak is unprecedented for Iran, a country with a highly secretive government and spy agencies that guard their confidential information zealously. In the months after we received the intelligence reports, which are written in a (...)

    #hacking #Islam #lutte

  • À propos de la polémique sur l’étoile jaune à la manifestation contre l’islamophobie - [UJFP]
    http://www.ujfp.org/spip.php?article7493

    Il est souvent très difficile d’accepter que l’on soit privilégié. C’est un fait social historique presque toujours vrai : les privilégiés minimisent voire nient leurs propres privilèges.
    Dans notre société, il existe des privilèges bourgeois, masculins, blancs, hétérosexuels, chrétiens, cisgenres etc.

    #intersectionnalité #racisme #islamophobie

  • La politique sauvée par la société - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/111119/la-politique-sauvee-par-la-societe

    par Edwy Plenel

    Comment ne pas relier toutes ces absences répétées où de prétendus républicains ont déserté la République démocratique et sociale, son exigence et sa hauteur, refusant de porter assistance à peuple en danger et à principe en péril ? Depuis plus de trois décennies, la désignation des musulmans et de l’islam, ainsi que de l’étranger et de l’immigré qui leur sont assimilés, empoisonne notre vie politique. Et il aura fallu cette initiative de la société pour qu’enfin, la protestation prenne force et corps ! Mais qu’en fut-il, cette même année 2019, de la solidarité face à la répression la plus brutale d’un mouvement social sous la Ve République, à ces violences policières massives, à ces plus de 10 000 gardes à vue, à ces 3 100 condamnations, dont 400 peines de prison ferme ? Rien ! La même abstention des mêmes politiciens professionnels, au prétexte que ce peuple-là ne serait pas digne d’eux, trop confus, trop incertain.

    Nous le savons, face à l’impératif démocratique, à l’exigence sociale et à l’urgence écologique, le temps presse. La catastrophe, c’est que tout continue comme avant, dans cette fuite irresponsable de gouvernants – actuels, passés et candidats à le redevenir – qui, pour se sauver, malmènent la liberté, piétinent l’égalité et détruisent la fraternité, afin de défendre les privilèges d’une infime minorité. Contre leur politique du pire, la société française, grâce aux mobilisations qui s’affirment au nom des intérêts de la majorité, indique la réponse et invente des solutions. À l’instar des mobilisations face au réchauffement climatique et des nombreux soulèvements populaires qui aujourd’hui, sous toutes latitudes et souvent dans des contextes autrement difficiles, expriment de par le monde le réveil de l’espoir, nous n’avons d’autre choix que ce pari collectif.

    Faire société ensemble pour inventer une politique commune.

    #Islamophobie #Crise_politique #Edwy_Plenel

  • Qui manipule l’étoile jaune?

    Je suis navré pour BHL et consorts, mais s’ils n’admettent pas que l’on puisse évoquer le racisme ni employer ses symboles lorsqu’il s’agit des musulmans, alors ils démontrent simplement qu’ils sont islamophobes.

    | L’image sociale - http://imagesociale.fr/7943


    #racisme #antisémitisme #islamophobie #manipulation

  • « L’alliance entre le #Gauchisme et l’islamisme prétend éviter la guerre » (2/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?975-L-alliance-entre-le-gauchisme-et-l

    Voir la partie précédente (.../...) C : Justement, là on est en pleine affaire [du rappeur] Médine [amené à psalmodier au Bataclan (ce qui ne s’est finalement pas fait)]. Et chez lui, il y a toujours un double sens aux termes : le mot #Islam veut dire paix mais veut dire soumission ; le mot djihad veut dire jihad contre soi-même, c’est-à-dire une espèce d’émancipation religieuse, et veut dire guerre d’extermination , c’est les deux en même temps… Donc il y a toujours une ambiguïté sur lequel on (...) #Comptes-rendus_d'interventions

    / #Politique, #Lieux_Communs, #Islamogauchisme, #Parti_médiatique, #Entretien, #Totalitarisme, #Extrêmes-droites, #Relativisme, Islam, (...)

    http://lahorde.samizdat.net/2018/03/13/cartographie-de-lextreme-droite-francaise-printemps-2018
    http://www.ikhwan.whoswho

  • Hauts-de-Seine : trois mères voilées sont dans l’école, la rectrice fait demi-tour (Le Parisien)
    http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/a-clamart-trois-meres-voilees-sont-presentes-dans-l-ecole-la-rectrice-fai

    La visite de la rectrice d’académie a tourné court ce jeudi matin dans une école maternelle de Clamart. La présence de trois mères voilées au sein de l’école a créé le malaise.

    Juste. Le thème de l’atelier auquel a refusé de participer la Rectrice serait selon le Parisien :

    Ce jeudi matin, à l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement, des ateliers de coéducation avec des parents d’élèves étaient organisés en grande section de maternelle, à l’école Charles-de-Gaulle de Clamart (Hauts-de-Seine). Objectif : montrer que le respect de l’autre peut s’apprendre dès le plus jeune âge.

    Sans commentaire…

    #éducation #école #laïcité #VivreEnsemble #Islamophobie

  • Contre les campagnes antimusulmans et contre tous les racismes | Communiqué de LO
    https://journal.lutte-ouvriere.org/2019/11/06/contre-les-campagnes-antimusulmans-et-contre-tous-les-racism

    Lutte ouvrière appelle à participer aux manifestations organisées le 10 novembre contre le #racisme et l’#islamophobie.

    Depuis plusieurs mois, un concours de #démagogie à fond raciste et xénophobe bat son plein dans le monde politicien et médiatique, notamment sous forme d’attaques répétées contre les musulmans.

    Pour faire diversion face à la montée du mécontentement social, #Macron et ses ministres ont repris à leur compte une partie des thèmes de campagne et du vocabulaire du Rassemblement national, entretenant la confusion entre terrorisme, #immigration, #islam et question du #voile. Ils sont relayés par tous les politiciens qui, à droite et à l’extrême droite, cherchent à capter les voix de l’électorat le plus réactionnaire.

    La surenchère odieuse à laquelle se livrent tous ces politiciens ne peut que renforcer les préjugés et les comportements racistes, et encourager les plus violents à passer à l’acte, comme cela a été le cas lors de l’attentat commis contre la mosquée de Bayonne. Il est indispensable de s’opposer à ces pousse-au-crime !

    En participant à ces manifestations, Lutte ouvrière tient à affirmer sa #solidarité avec tous ceux qui sont injustement pointés du doigt . Plus que jamais, il faut affirmer que les travailleurs, quelle que soit leur origine ou leur #religion, constituent une même classe, avec les mêmes intérêts à défendre et un même combat à mener pour s’émanciper et changer la société .
    Communiqué de Lutte ouvrière du 5 novembre

  • #Twitter fueled attacks on Muslim candidates in 2018, study finds - The Washington Post
    https://www.washingtonpost.com/business/economy/twitter-fueled-attacks-on-muslim-candidates-in-2018-study-finds/2019/11/04/be0bf432-ff51-11e9-9518-1e76abc088b6_story.html

    “It has become clear that these platforms do not take seriously their role providing a platform for white nationalist hate and dangerous misinformation in this country,” Omar said. “We as a nation need to think seriously about ways to address online threats to our safety and our democracy.”

    #complicité #silicon_valley #violence #islamophobie

  • « L’alliance entre le gauchisme et l’islamisme prétend éviter la guerre » (1/2)
    https://collectiflieuxcommuns.fr/?974-L-alliance-entre-le-gauchisme-et-l

    Retranscription de l’émission ’Offensive Sonore’ consacrée à la cartographie de l’islamo-gauchisme en France, diffusée le vendredi 21/07/2018 sur Radio Libertaire (89.4).

    Les quelques ajouts ont été mis entre crochets et en notes.

    Cyrille : Aujourd’hui, nous faisons une émission un peu spéciale. Il y a peu de temps le site Lieux Communs, en collaboration avec Offensive Sonore, a sorti une cartographie de l’islamo-gauchisme. C’est un thème que l’on a abordé à divers moments, concernant les problèmes de l’islam, de l’islamisme en France et de ses relais à gauche. Là on a sorti une infographie avec pas mal de noms assez connus. On a invité Rimso qui est un ancien du groupe Offensive Libertaire et Sociale et qui n’a pas forcément la même opinion que nous sur ce sujet. On va organiser un petit débat, avec Damien, Quentin de Lieux Communs et moi – donc on va dire deux personnes affiliées Offensive Sonore, trois personnes avec Rimso, et une personne de Lieux Communs. On va parler principalement du phénomène islamo-gauchiste. La première question, s’adresse à Quentin qui a créé (avec moi et un peu Damien) cette cartographie : pourquoi s’attaquer à l’islamo-gauchisme ? Qu’est-ce que l’islamo-gauchisme ? Alors brièvement en fait puisque après on va revenir sur ces questions d’islam, de gauchisme et finir sur la question de l’islamo-gauchisme.

    #Entretien, #Gauchisme, #Guerre, #Islam, #Islamogauchisme, #Lieux Communs, #Politique, #Pseudo-subversion, #Totalitarisme

  • Opinion | The Online Cacophony of Hate Against Ilhan Omar and Rashida Tlaib - The New York Times
    https://www.nytimes.com/2019/11/05/opinion/ilhan-omar-rashida-tlaib.html?smid=nytcore-ios-share

    Une étude très intéressante sur la propagation de haine via des robots. Si tout journaliste ou chercheur peut le faire, Twitter peut le faire. Il n’y a pas que la publicité politique qui peut détourner la démocratie, mais le coeur même de l’usage des médias sociaux, ici les tweets eux-mêmes.

    We published a study this week that found that, around the 2018 midterm elections, Ms. Omar and Ms. Tlaib were in the cross hairs of a tiny band of Islamophobes, long before Mr. Trump elevated them in his tweetstorms, and likely before they were even on his radar.

    We studied more than 113,000 tweets, posted from early September 2018 to the weekend before the election, that mentioned Ilhan Omar, Rashida Tlaib and Omar Qudrat, a Republican congressional candidate in California who lost his race.

    Ilhan Omar was the prime target. Roughly half of the 90,000 tweets mentioning her included hate speech or Islamophobic or anti-immigrant language. Put another way, almost 60 percent of the network of accounts that mentioned or tagged her had posted at least one tweet containing hate speech or overt disinformation. Almost one-third of the tweets mentioning Ms. Tlaib were Islamophobic or xenophobic. Even Mr. Qudrat, a former military terrorism prosecutor, faced online harassment.

    But the most striking thing we uncovered happened in the months after the election. When we revisited these accounts in July, a significant portion of them were simply gone. Some had been suspended by Twitter for violating standards, such as posting inappropriate content or showing characteristics of bots. Others had been deleted by the account holders. Malicious actors will often remove the accounts that make up their bot networks — like drug dealers tossing burner phones — to cover their tracks.

    During the height of the campaign, there were 50,699 accounts in Ilhan Omar’s Twitter network. By July, 14 percent of those accounts were missing. Similarly, in Ms. Tlaib’s network, 11.9 percent of accounts in the network were either suspended or deleted. Still others had gone largely dormant.

    A large percentage of these trolls were likely bots or automated accounts run by people, organizations or state actors seeking to spread political propaganda and hate speech. That’s based on telltale iconography, naming patterns, webs of linkages and the breadth of the postelection scrubbing.

    This all suggests that this Islamophobic and xenophobic narrative largely originated with a handful of bigoted activists and was then amplified by vast bot networks whose alleged owners never existed. “Ordinary” account holders, many retweeting just one post, were then swept up in the rancorous energy of the crowd.

    There was no magic to what we did. If we can find the trolls, so can Twitter. If we can single out those using hate speech, so can Twitter. If we can map the bot networks, so can Twitter. This is about the platform taking responsibility and systematically enforcing its own standards, not passing the buck and blaming advertising while ignoring the fact that it is the true currency of Twitter — the tweets themselves — that bring “significant risks to politics” and “the lives of millions.”

    #Twitter #Fake_news #Islamophobie #Démocratie #Médias_sociaux

  • ’We are hurtling towards a surveillance state’ : the rise of facial recognition technology
    https://www.theguardian.com/technology/2019/oct/05/facial-recognition-technology-hurtling-towards-surveillance-state

    It can pick out shoplifters, international criminals and lost children in seconds. But as the cameras proliferate, who’s watching the watchers ? Gordon’s wine bar is reached through a discreet side-door, a few paces from the slipstream of London theatregoers and suited professionals powering towards their evening train. A steep staircase plunges visitors into a dimly lit cavern, lined with dusty champagne bottles and faded newspaper clippings, which appears to have had only minor (...)

    #Samsung #Faception #algorithme #Aadhaar #CCTV #NeoFace #smartphone #biométrie #criminalité #vidéo-surveillance #facial #reconnaissance #discrimination #surveillance #Islam #BigBrotherWatch #Liberty (...)

    ##criminalité ##Facewatch
    https://i.guim.co.uk/img/media/427eba032c802d24a098f373e025f305a7faf711/0_2163_7677_4606/master/7677.jpg

  • Bayonne, entre stupeur et tremblements
    https://lemediapresse.fr/societe/bayonne-entre-stupeur-et-tremblements

    Lundi 28 octobre, Claude Sinké, un ancien candidat FN de 84 ans, tentait d’incendier la mosquée de Bayonne et blessait gravement deux fidèles de 74 et 78 ans. Des habitants du quartier et des musulmans de Bayonne mettent en cause les médias et les discours de haine distillés depuis des mois. 

    #Société #Islam #Islamophobie #Pays_Basque #Terrorisme

  • Imamat féminin : une tradition méconnue de l’islam
    https://lemonde-arabe.fr/14/10/2019/imamat-feminin-une-tradition-meconnue-de-lislam

    Début septembre 2019, pour la première fois en France, deux femmes, Anne-Sophie Monsinay et Eva Janadin, ont dirigé une prière du vendredi (ǧumuʿa), à Paris. Ce temps de prière était voulu mixte et « progressiste », sans port du voile obligatoire. L’initiative très médiatisée de ces « imames » fait aussi écho avec celle de la théologienne et doctorante en islamologie, Kahina Bahloul.

    Plusieurs universitaires se sont emparés de ce sujet, y compris sur « The Conversation », publiant un article fort discutable à mon sens. Les auteurs soulignent en effet qu’il n’existe aucun « fondement juridique » ou « doctrinal » à l’imamat féminin. Il me paraît important de réfuter cette thèse à l’aune de la tradition islamique elle-même, mais également des études récentes en la matière.

    https://theconversation.com/des-imams-femmes-pour-la-france-110590
    #islam #femmes #HERstory

  • Comment cette affaire où une femme voilée accompagnatrice de la classe de son fils en visite au conseil régional de Franche-Comté, se fait copieusement insultée par des élu.e.s RN, peut-elle déboucher sur ces propos d’E. Macron qui demande d’être « intraitable » contre le communautarisme, responsable selon lui d’une forme de « séparatisme » en France ?

    cf. https://www.nicematin.com/politique/laicite-macron-hausse-le-ton-contre-le-communautarisme-musulman-426383

    La laïcité est effectivement remise en cause, mais pas par celles et ceux que l’on croit.

    Comme le dit Yassin Belattar : « il faudra légaliser les musulmans dans ce pays avant de légaliser la marijuana »....

    #islamophobie #racisme #laïcité

  • En France, « les origines de l’#islamophobie sont coloniales » - Page 1 | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/france/251019/en-france-les-origines-de-l-islamophobie-sont-coloniales?onglet=full

    L’époque coloniale est une matrice fondamentale de l’islamophobie française. En atteste le dernier ouvrage du politologue Olivier Le Cour Grandmaison, qui a étudié les représentations de l’islam et des musulmans de la fin du XIXe siècle jusqu’à la guerre d’Algérie par les élites académiques, littéraires et politiques.

    #colonialisme #france

  • The FBI Has a Long History of Treating Political Dissent as Terrorism
    https://theintercept.com/2019/10/22/terrorism-fbi-political-dissent

    While terrorism in the U.S. is relatively rare, over the last decade most politically motivated violence has come at the hands of far-right extremists. Despite that reality, the FBI has devoted disproportionate resources to the surveillance of nonviolent civil society groups and protest movements, particularly on the left, using its mandate to protect national security to target scores of individuals posing no threat but opposing government policies and practices. Since 2010, the FBI has (...)

    #FBI #activisme #anti-terrorisme #discrimination #surveillance #Islam

  • Why you should worry if you have a Chinese smartphone
    https://www.theguardian.com/technology/2019/oct/26/china-technology-social-management-internet-social-credit-system

    China’s use of technology for social control of its citizens is extensive – but it could affect users elsewhere too, says security analyst Samantha Hoffman Samantha Hoffman is an analyst of Chinese security issues at the Australian Strategic Policy Institute (Aspi). She recently published a paper entitled Engineering Global Consent : The Chinese Communist Party’s Data-Driven Power Expansion. Internet pioneers heralded a time when information would be set free, giving people everywhere (...)

    #smartphone #biométrie #facial #SocialCreditSystem #TheGreatFirewallofChina #profiling #surveillance (...)

    ##Islam
    https://i.guim.co.uk/img/media/9b44615c122e821e84ede767a88d2ed018cfd0c9/205_358_3107_1864/master/3107.jpg

  • zemmour révolutionne l’histoire ( en dix leçons à suivre sur . . . . . cnews ) #Gérard_Noiriel - 20 Octobre 2019
    https://noiriel.wordpress.com/author/grrdnrl

    « Foucault révolutionne l’histoire ». Ce livre de Paul Veyne a été l’un des textes phare de l’épistémologie historique des années 1970. A cette époque Michel Foucault, philosophe et historien, était unanimement considéré comme l’un des plus grands intellectuels français. Certes, le Figaro lui préférait Raymond Aron, un autre professeur du Collège de France. Mais qu’on soit de droite ou de gauche, tout le monde partageait alors l’idée qu’un intellectuel digne de ce nom devait sa réputation à l’oeuvre qu’il avait produite dans le domaine spécialisé qui était le sien (l’histoire, la philosophie, la littérature, etc.). Aujourd’hui, le grand intellectuel du Figaro s’appelle … Éric Zemmour. Le journaliste #Alexandre_Devecchio présente son dernier livre comme une « méditation puissante et profonde sur l’Histoire » et il ajoute : « avec Destin français, Zemmour montre à tous ceux qui voulaient le réduire au rôle de polémiste champion du buzz qu’il est bien plus que cela : un intellectuel et un écrivain » (Alexandre Devecchio, « L’Algérie, Drancy… Éric Zemmour se livre sur son passé », FigaroVox, 07/09/2018).

    Le grand penseur du Figaro veut lui aussi « révolutionner l’histoire » puisque son but est explicitement de mettre un terme à la domination qu’exerce « la mafia » des historiens « déconstructeurs » qui « tiennent les manettes de l’Etat », cumulant « titres et postes », et qui ont « un droit de vie et de mort sur la nation elle-même » parce qu’ils ont repris à leur compte la stratégie décrite par Georges Orwell dans 1984 : « qui contrôle le passé contrôle l’avenir. Qui contrôle le présent contrôle le passé (Destin français, p. 37).

    Pour mieux comprendre en quoi consiste cette nouvelle « révolution », je vais vous la présenter en dix leçons à partir des trois livres qu’Eric Zemmour a publiés sur l’histoire de France : Mélancolie française (Mel, 2010), Le Suicide français (Sui, 2016) et Destin français (Destin, 2018).

    Leçon 1 : #Maurras et #Bainville, deux grands historiens injustement dénigrés.
    Vous aviez cru Marc Bloch quand il s’attaquait aux idéologues d’extrême droite comme Charles Maurras et Jacques Bainville, en dénonçant les « faux brillants d’une histoire prétendue, dont l’absence de sérieux, le pittoresque de pacotille, les partis pris politiques pensent se racheter par une immodeste assurance ». (Apologie pour l’histoire , 1949, p. 124). Et bien, vous aviez tort ! Grâce à la « méditation puissante et profonde » d’Eric Zemmour, nous savons maintenant que ces idéologues étaient en réalité de grands historiens. Charles Maurras fut l’un de nos « analystes les plus brillants (Mel, p. 105) et seul Jacques Bainville « comprit que le traité de Versailles n’effacerait pas celui de Vienne en 1815 » (Mel, p. 150).

    Leçon 2 : le traître François 1er complice de l’Islam ( A ficher « S » de toute urgence)
    Comme on célèbre cette année le 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci – qui passa les trois dernières années de sa vie à Amboise où François 1er l’avait accueilli – vous aviez sans doute lu ici ou là que le vainqueur de Marignan était un prince éclairé, l’ami des artistes. Eh bien sachez qu’on vous a menti. En réalité, François 1er fut « l’homme des occasions perdues, des coups manqués ». Vaincu à la bataille de Pavie, il prononça ces paroles funestes « tout est perdu fors l’honneur ». C’est lui qui « a inoculé à la France le venin de la geste vaine mais honorable, des humiliations qu’on enrobe d’atouts chevaleresques » (Destin, p. 146). Faiblesse coupable qui le poussa à s’allier avec Soliman, l’horrible sultan turc. Merci Monsieur Zemmour. La nation toute entière vous sera reconnaissante pour votre histoire VIGILANTE car nous savons enfin que François 1er ne fut qu’un « traître » qui permit « l’entrée du loup islamique dans la bergerie chrétienne » (Destin, p. 146-147).

    Leçon 3 : Le massacre de la Saint Barthélemy ? Une chance pour la France.
    Vos professeurs d’histoire vous ont sûrement raconté le drame des protestants sous l’Ancien Régime. Le massacre de la #Saint_Barthélemy en 1572, puis le siège de La Rochelle, ordonné par #Richelieu, qui causa la mort de 23 000 habitants sur 28 000 en 1627-28. Victime inconsciente de la mafia orwellienne, vous avez plaint ces pauvres #protestants, alors qu’ils étaient « intolérants, persécuteurs de #catholiques ; fortifiant les places fortes qui leur avaient été réservées, ils rêvaient de s’ériger en République autonome à la hollandaise, levaient leurs impôts et leurs milices » (Mel, p. 25-26 ). Le cardinal de Richelieu a donc eu raison d’exterminer ces #communautaristes qui voulaient détruire notre nation. Et comme l’histoire repasse toujours les mêmes plats, aujourd’hui encore « il faudrait un implacable Richelieu combattant sans relâche “l’État dans l’État” et “les partis de l’étranger” pour abattre les La Rochelle islamiques qui s’édifient sur tout le territoire » (Sui, p. 526).

    Leçon 4 : Le racisme, c’est la faute à Voltaire.
    Vous aviez cru que la France était le pays des Lumières et que Voltaire avait mené un combat acharné contre la monarchie absolue, pour défendre la justice et la liberté d’expression. Une fois de plus, vous aviez tout faux. Grâce à la puissante méditation d’Eric Zemmour, nous savons à présent que #Voltaire, ce fut le « Louis de Funès » du XVIIIe siècle, le comique qui ouvrit la voie à des générations successives de « déconstructeurs nihilistes, amoureux insatiables de la table rase » ; mais aussi le premier raciste de France, car c’est lui qui a inventé la division de l’humanité en races « en détruisant l’unité chrétienne de l’espèce humaine ». (Destin, p. 234sq).

    Leçon 5 : Hugo m’a tué.
    Peut-être que, dans votre enfance, vous avez lu avec passion les Misérables de Victor Hugo, en versant une larme sur le sort de Cosette et de Jean Valjean. Vous avez été séduit par le côté humaniste du grand romancier qui a combattu toute sa vie contre la peine de mort. Il est temps de vous ressaisir ! Puisque nous vivons désormais dans une société de VIGILANCE, les livres de Hugo devraient être fichés « S ». Sa « fascination pour les assassins est un des fils rouges de son oeuvre » nous explique le grand historien de Valeurs Actuelles … Hugo, en effet, a instillé dans nos cerveaux corrompus la « culture de l’excuse » qui encourage la délinquance et la criminalité. C’est Hugo, le grand responsable du « climat compassionnel et victimaire » dans lequel baigne aujourd’hui la France (Destin, p. 373). Voilà pourquoi, lorsque les terroristes islamistes nous mitraillent en vociférant « Allaou Akbar », nous leur répondons « Vous n’aurez pas ma haine » (Destin, p. 567).

    Leçon 6 : juifs et antisémites, même combat.
    Vous n’avez certainement pas lu les œuvres complètes d’ #Edouard_Drumont. Pourtant, vous savez que l’un des arguments ressassés par les antisémites de tous poils consiste à nier l’ampleur des persécutions qu’a subi le peuple juif tout au long de son histoire. Zemmour, là encore, révolutionne l’histoire. Grâce à lui, vous apprendrez que Drumont avait raison. « Juifs et antisémites communient paradoxalement dans une histoire forgée de toutes pièces qui les arrange tous, d’une longue et ininterrompue suite de persécutions ». Ce « récit victimaire », ajoute Zemmour, vise à « dissimuler que le repli communautaire a été inspiré par les juifs eux-mêmes et ce dès le XVe siècle » (Destin, p. 388).

    Leçon 7 : Les Français ? De gentils colons mélangeurs.
    Le virus hugolien a infecté votre cerveau à un tel point que vous avez pris en compassion les peuples colonisés car on vous a parlé des crimes commis en #Algérie, en #Indochine, en #Nouvelle_Calédonie, dans l’ #Afrique sub-saharienne. Un stage de rééducation s’impose de toute urgence car nous savons maintenant, grâce à Eric Zemmour, que « contrairement aux Anglais, les Français n’exterminent pas les « sauvages » ; ils se mélangent » (Mél, p. 44).

    Leçon 8 : Si les poilus avaient perdu, Hitler n’aurait pas gagné.
    En 2014, vous aviez peut-être participé à l’une des multiples commémorations du centenaire de la bataille de la Marne. Vous avez alors appris que, grâce à l’héroïsme de nos poilus, l’offensive allemande fut arrêtée net. Lisez Zemmour et vous comprendrez que cette victoire fut, en réalité, « notre plus grave « erreur » ». Si l’armée française avait perdu, « pas de révolution russe, pas de nazisme, pas d’holocauste des juifs » (Mel, p. 108). Autrement dit, les premiers responsables des « totalitarismes »du XXe siècle, ce sont les poilus de 14.

    Leçon 9 : Merci Pétain.
    Sans vous en rendre compte, vous avez été victime de la #propagande du « parti de l’étranger ». Son chef de file, c’est un historien américain, donc malfaisant : Robert Paxton. Ce prêcheur multiculturaliste a osé prétendre que le maréchal #Pétain et le gouvernement de Vichy avaient collaboré à la déportation des Juifs ! Alors qu’en réalité grâce au Maréchal , les trois quarts d’entre eux ont été sauvés (Destin, p. 501sq).

    Leçon 10 : Simone Veil, « l’idiote utile » du Grand Remplacement.
    Vous avez applaudi quand le président Macron a décidé que les cendres de #Simone_Veil seraient transférées au Panthéon. Il vous paraissait normal que la nation française marque sa reconnaissance pour une femme qui, après avoir été internée à Auschwitz, a mené un combat politique courageux contre les discriminations à l’égard des femmes ; en faisant adopter notamment la loi du 17 janvier 1975 légalisant l’avortement. « Histoire revisitée, réécrite, contrefaite » nous explique l’historien du Figaro (Sui, p. 136). Ce qu’on vous a soigneusement caché, c’est que cette loi – complétée par les mesures favorisant le « regroupement familial » – a été l’une des causes principales du « grand remplacement ». A partir de la #loi_Veil, en effet, la famille française va péricliter au profit de la « famille maghrébine la plus traditionnelle – la plus archaïque, la plus patriarcale » (Sui, p. 143). Voilà pourquoi aujourd’hui nos banlieues sont totalement islamisées.

    Ceux qui voudront en savoir plus sur la manière dont Zemmour « révolutionne » l’histoire pour servir de caution aux #idéologies les plus rétrogrades, liront avec profit mon dernier livre (Le venin dans la plume, La Découverte, 2019). Vous comprendrez mieux pourquoi ce polémiste inculte bénéficie, malgré ses condamnations par la justice, de puissants soutiens dans les médias dominants.

    #zemmour #eric_zemmour #racisme #france #histoire #islamophobie #médias #extrême-droite #extrême_droite #le_figaro #cnews #merdias #xénophobie #livre

    • Le venin dans la plume
      Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République
      Gérard NOIRIEL

      https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Le_venin_dans_la_plume-9782348045721.html
      La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?

      Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire.

      Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.

  • La leçon des élections fédérales canadiennes n’est pas tellement la reconduction de Justin Trudeau au poste de Premier ministre, mais plutôt la montée du parti du Bloc Québécois au Québec, grâce à la mise en avant d’un programme raciste sous couvert de nationalisme et de laïcité, qui avait déjà réussi à la CAQ lors des élections provinciales. Ici aussi l’islamophobie permet de gagner des voix, et de renforcer les milices fascistes. C’est bien triste...

    Des groupes montréalais dénoncent le « racisme » du Bloc québécois et de la CAQ
    Lela Savic, Métro (Montréal), le 23 octobre 2019
    https://journalmetro.com/actualites/montreal/2390610/des-groupes-montrealais-denoncent-le-racisme-du-bloc-quebecois-et-de-l

    #Canada #Québec #Elections_2019 #Bloc_Québécois #CAQ #racisme #islamophobie

  • Using Fear of the “Other,” Orbán Reshapes Migration Policy in a Hungary Built on Cultural Diversity

    In summer 2015, more than 390,000 asylum seekers, mostly Muslim, crossed the Serbian-Hungarian border and descended on the Keleti railway station in Budapest. For Hungarian Prime Minister Viktor Orbán and his Fidesz party, the arrival of these asylum seekers was not a humanitarian issue but a Muslim invasion threatening the national security, social cohesion, and Christian identity of the Hungarian nation. In the four years since this episode, the fear of the “other” has resulted in a string of anti-immigrant actions and policies.

    For example, barbed wire fences were constructed to deter asylum seekers from entering Hungarian territory. Transit zones on the same Serbian-Hungarian border followed, and since the end of March 2017, anyone applying for asylum in Hungary can only do so from a transit zone and is detained there for the duration of the asylum procedure. Conditions there have been grim. The Hungarian Helsinki Committee (HHC) contends rejected asylum seekers inside the transit zones are denied food, to the point of starvation.

    Furthermore, the Orbán government is fighting anti-immigrant battles not just at the border, but also in Brussels. Under the EU burden-sharing scheme, Hungary was supposed to accept 1,294 refugees. However, the prime minister said that while Hungarians have “no problems” with the local Muslim community, any EU plan to relocate asylum seekers, including many Muslims, would destroy Hungary’s Christian identity and culture. In his attempt to quash admissions, Orbán signaled that his party may split with Europe’s main conservative group and join an anti-immigrant, nationalist bloc in the EU Parliament led by Italy’s Matteo Salvini. Finally, Hungary’s latest anti-immigrant law criminalizes assistance to unauthorized migrants by civil-society organizations and good Samaritans.

    These anti-immigrant sentiments are relatively new. Given Hungary’s geopolitical location, immigration and emigration have been a reality since the birth of the country. At times, Hungary has been quite a multicultural society: for example, during the Habsburg Empire, Hungarians coexisted with Germans, Slavs, Italians, Romanians, and Jews originating in Germany, Poland, and Russia. Later, in the aftermath of World War II, significant population movements greatly modified the ethnic map of Eastern and Central Europe, and many ethnic Hungarians ended up in neighboring countries, some of whom would return later.

    Yet, it is strange to write about multicultural Hungary in 2019. Despite population movements in the postwar and communist eras and significant refugee arrivals during the Yugoslav wars in the late 1980s and throughout the 1990s, the country has only recently been grappling with the arrival of migrants and asylum seekers from beyond Europe. Now several years out from the 2015-16 European migrant and refugee crisis, the Orbán administration continues to pursue policies to limit humanitarian and other arrivals from beyond Europe, while welcoming those of Hungarian ancestry. Hungarian civil society has attempted to provide reception services for newcomers, even as the number of asylum seekers and refugees has dwindled: just 671 asylum seekers and 68 refugees were present in Hungary in 2018, down from 177,135 and 146, respectively, in 2015.

    This article examines historical and contemporary migration in Hungary, from its multicultural past to recent attempts to criminalize migration and activities of those who aim to help migrants and asylum seekers.

    Immigrants and Their Reception in Historic Hungary

    In the 11th century, the Carpathian Basin saw both organized settlement of certain peoples and a roaming population, which was in reaction to certain institutional changes in the medieval Hungarian kingdom. Historians note that newcomers came to historic Hungary searching for a better life: first across the entire Carpathian Basin and later in the Danube Valley. In the 12th century, Hungarian King Géza II invited Saxons to settle in Transylvania and later, when the Teutonic Knights were expelled from Burzenland (in modern-day Romania), they were welcomed in Brasov. The aftermath of the Tartar invasion in 1241 was followed by settlement of immigrants from Slovakia, Poland, and Russia. Ethnic minority groups fleeing Bulgaria settled between the Duna and Tisza rivers, while Romanians found new homes in Transylvania. King Bela IV erected new cities populated predominantly by German, Italian, and Jewish immigrants hailing from Central Europe and Germany.

    The 15th century saw a large settlement of Southern Slavs. The desertification of Transdanubia (the part of Hungary west of the Danube River) was remedied with a settlement of Croats and large groups of Serbians. When the medieval Kingdom of Hungary fell to the Ottoman Empire in 1526, some of the Southern Slavs moved to the parts under the Ottoman occupation voluntarily, while those who participated in the conquest were dispatched by the Ottoman rulers. At the same time, large number of ethnic Hungarians fled north and settled in the area of contemporary Slovakia.

    The next large group, of Germans, arrived in the 18th century during the Habsburg dynasty. The German settlement was part of the Habsburg population policy aimed at filling the void left by the Hungarians who perished during Ottoman rule, especially in the southern territories, around Baranya County and the Banat region. Germans also settled in Pest, Vecees, Buda, Esztergom, and the Pilis Mountains. By 1790, an estimated 70,000 ethnic Germans lived in Southern Hungary.

    While German immigrants were largely welcomed in 18th century Hungary, the same cannot be said about Romanians. During the reign of Empress Maria Theresa, Hungarian nobility voiced serious concerns about the rapid increase of the Romanian population. The nobles thought Romanians would ruin Transylvania.

    The Habsburg administration did not want to repeat the mistakes of the Ottomans and decided to control population movement along the Serbian border. A census conducted in the 13 villages of the Tisza region and 24 villages along the Maros river identified 8,000 border guards on duty. Despite these precautions, large-scale emigration from Serbia continued during the Habsburg era, with approximately 4,000 people crossing over to Hungary.

    Jews were the largest immigrant group in Hungary in the 19th century. Some came from the western territories of the Habsburg Empire—Germany, Bohemia, and Moravia—while others fled persecution in Russia. The arrival of Jews to the Hungarian territory was viewed favorably by Emperor Franz Josef I and Hungarian liberal politicians. Well-heeled Jewish families acquired noble status and rose in the aristocratic ranks, and many became patrons of the arts. At the beginning of World War I, an estimated 1 million Jews lived within the boundaries of what is present-day Hungary. However, the early appreciation of the contributions of the Jewish people did not last. Anti-Semitic sentiments flared up, culminating in the notorious Tiszaeszlár affair, in which Jews were accused of kidnapping and murdering Christian children in order to use their blood as part of religious rituals. Later, the violent repression known as the White Terror (1919-21) victimized many Jews, who were blamed by the right-wing camp for the severe sanctions placed on Hungary under the Treaty of Trianon in the aftermath of World War I.

    Refugees During and After World War II

    During World War II, Hungary was well disposed towards refugees, especially from Poland. Prime Minister Pál Teleki gave refugee status to some 70,000 Polish soldiers and nearly 40,000 civilians when Hitler invaded Poland. Ninety-one refugee camps for military personnel and 88 camps for civilians were established. A joint effort by Hungarian and international aid organizations and the Red Cross resulted in the establishment of the Committee for Hungarian-Polish Refugee Affairs. As the war escalated, most Polish officers and soldiers departed Hungary to join the Polish Home Army fighting Germany alongside Britain and France. In late 1940, a group of French refugees arrived in Hungary. By 1942, there were 600 French refugees in the country.

    The immediate post-WWII period—with its ensuing peace treaties, evictions, and forced settlements—resulted in considerable population movements, significantly modifying the ethnic map in Eastern and Central Europe. Some 200,000 ethnic Germans were evicted from Hungary, and 73,000 Slovaks left as part of what was described as a “population exchange.” Judit Juhász estimated that in the three years following the end of the war more than 100,000 people left Hungary. At the same time, 113,000 ethnic Hungarians were resettled in Hungary from Czechoslovakia, 125,000 from Transylvania, 45,500 from Yugoslavia, and 25,000 from the Soviet Union. Technically, ethnic Hungarians coming to Hungary were not considered migrants, but rather returning citizens.

    When the communist regime took over in 1947, the borders were closed and the government prohibited migration. Illegal departure from the country and failure to return from abroad became a crime. The borders opened briefly in 1956 when nearly 200,000 people fled Hungary during the uprising against the communist government. Most went to nearby Austria, but 38,000—mainly students and scientists—were airlifted to the United States, in a mobilization sponsored by the U.S. government and National Academy of Sciences. Their integration into American society was relatively easy due to their young age and high educational attainment. The Hungarian government tried to encourage the refugees to return by offering them amnesty, but only about 147 decided to return to Hungary from the United States.

    Migration in the Post-Socialist Period

    Although Hungary allowed some refugees to settle in its territory—Greeks after World War II, Chileans after the fall of the Allende government, and Kurds during the Iran-Iraq war—the country did not witness a large number of asylum seekers until the late 1980s, just months before the fall of communism in Hungary in 1989. Starting in mid-1987, ethnic Hungarians, discriminated by the Ceausescu regime, fled Romania to seek refuge in Hungary. By the beginning of 1988, some 40,000 Romanian citizens, primarily of Hungarian ancestry, arrived. By the fall of the same year, the number doubled, an exodus the author witnessed firsthand.

    For the most part, the central government left the responsibility for assisting refugees to private and municipal authorities. The Hungarian Red Cross opened a special information bureau in Budapest and mounted a national relief appeal called Help to Help. Twelve million forints (the equivalent of approximately US $250,000 at the time) were raised, including 1 million from foreign donations. Assistance programs were established in Budapest and in Debrecen, a town on the border with Romania, where most of the refugees came first. Local Red Cross chapters, municipal and county agencies, and local churches—especially the Hungarian Reformed Church—were also involved in the relief program. The assistance included cash grants, job placements, and Hungarian language training for ethnic Romanians. Clothing, blankets, dishes, and utensils were also provided. When the author visited Debrecen in 1988, most refugees were kept in school dormitories as housing in socialist Hungary was scarce.

    At the time, there was no formal procedure to separate refugees from other migrants. Many of the service providers interviewed by the author indicated that ethnic Hungarians and Baptist Romanians were persecuted and therefore were bona fide refugees, while all others were fleeing because of deteriorating economic conditions. The majority fleeing Romania were skilled workers and professionals. Very few ethnic Hungarian peasants from Transylvania migrated to Hungary, and neither did the cultural leaders of the Hungarian community in Romania. Additionally, the sudden arrival of asylum seekers and migrants from Romania was followed by a considerable return of ethnic Hungarians and ethnic Romanians to Romania.

    Refugees from the Yugoslav Wars

    In the summer of 1991, war broke out on Hungary’s southern border between Croatia and Serbia. Hungarian border guards faced large groups of civilians fleeing the fighting. Most were from the Baranyi triangle, an area of Croatia near Vukovar. More than 400,000 refugees fled to countries outside the former Yugoslavia’s borders. Germany admitted the largest number, 200,000, followed by Hungary, with 60,000. However, by late 1994 the refugee population registered in Hungary had dwindled to fewer than 8,000 people. The situation changed in 1995. New ethnic cleansing and renewed combat in Bosnia sent more refugees to Hungary in the spring and summer of 1995, and the Hungarian government reopened a refugee camp that had been long closed.

    The total number of refugees registered in Hungary between 1988 and 1995 reached more than 130,000 people and transformed the country from a refugee-producing country to a refugee-receiving country. However, up until the 2015-16 European refugee and migrant crisis, 75 percent of immigrants and refugees who entered the country post-1988 were ethnic Hungarians. This phenomenon has significantly influenced the development of Hungarian refugee law and policy.

    Refugee and Asylum Law since 1989

    The 1951 Geneva Convention Relating to the Status of Refugees constitutes the foundation of Hungarian refugee law. Hungary became a party to the Refugee Convention in early 1989—the first East bloc country to do so—and it also ratified the 1967 Protocol. Although its accession to the Refugee Convention signaled that Hungary was willing to accept the international definition of refugee, Hungary conditioned its ratification on a narrow definition of those who qualify as refugees, recognizing only those who fear persecution in Europe. According to Maryellen Fullerton, “known as the geographic reservation, this provision allows Hungary to limit its obligations under the Convention to a small (and totally European) subset of all the refugees in the world.”

    Refugees who came to Hungary in the late 1980s and in the 1990s entered a country “with an undeveloped refugee policy and a patchwork of legislation and government decrees concerning refugees and migrants,” according to Fullerton. Legal scholars indicate that the government’s attempt to establish a modern refugee system was affected by a powerful preference for protecting refugees of Hungarian ancestry. This preference has permeated both existing law and the administration of the refugee system, resulting in a de facto law of return. While there is nothing intrinsically wrong with wanting to protect fellow co-ethnics—many countries, including Israel, Germany, France, and Poland, among others, have similar laws—what seems objectionable is the desire to accomplish this goal by misusing the refugee process. Ethnic Hungarians who entered Hungary seeking refuge were not only channeled into the refugee system but were also eligible for Hungarian citizenship within one year, and all the rights that citizenship accords, while others who needed refuge were mainly provided temporary protection status. They received food, shelter, and other necessities, although in recent years these too are becoming scarce, but they lacked any substantial legal protection.

    Since joining the European Union in 2004, Hungary has broadly transposed the relevant EU asylum-related directives into national legislation. In June 2007, the Law on Asylum was adopted and the Office of Immigration and Nationality became responsible for asylum and statelessness determination procedures, the provision of reception services, and (very) limited integration services to asylum seekers and refugees, respectively. Three years later, in December 2010, amendments to the legislation relevant to asylum seekers and refugees were enacted. The maximum length of administrative detention from six to 12 months and the detention of up to 30 days of families with children were introduced. While the minimum standards of refugee protection were implemented—at least on paper in the early 2000s—xenophobic attitudes towards refugees, especially Muslims, are on the rise and the protection for asylum seekers and refugees is virtually nonexistent. At the same time, support for ethnic Hungarian refugees such as those from Venezuela, is flourishing.

    Weaponizing Xenophobia: No to Muslim Refugees

    During the 2015-16 European migrant and refugee crisis, the European Union asked Hungary to find homes for 1,294 refugees. Rather than accepting the EU decision, the Hungarian government spent approximately 28 million euros on a xenophobic anti-immigrant campaign. The government called on voters to defend Christian values and Hungarian national identity in order to stop Hungary from becoming a breeding ground for terrorism. The fear that Muslim women will bear many children and the local population will be outnumbered, somehow diluted or “discolored” by Muslims and multiculturalism was palpable in pro-government media. By the end of 2015, a total of 391,384 refugees and asylum seekers entered Hungary through its southern border, most intent on transiting the country to get elsewhere in Europe. This means that the government spent around 70 euros per refugee on a campaign of intolerance, in a country where the monthly welfare check is around the same amount. Undoubtedly this amount could have been used more effectively either to provide transitional assistance to refugees or to facilitate integration of asylum seekers who wanted to settle in Hungary. Attracting migrants to stay would been in line with Fidesz’s strategic goal to stop the long-declining Hungarian birth rate and the aging of the Hungarian society.

    Instead, Hungary decided to go a step further and in September 2015 amended its Criminal Code to make unauthorized crossing of the border closure (fence), damaging the border closure, and obstruction of the construction works related to the border closure punishable by three to ten years imprisonment. The Act on Criminal Proceedings was also amended with a new fast-track provision to bring the defendant to trial within 15 days after interrogation, or within eight days if caught in flagrante. With these new provisions, the Hungarian government declared a “state of crisis due to mass migration,” during which these criminal proceedings are conducted prior to all other cases. Between September 2015 and March 2016, 2,353 people were convicted of unauthorized border crossing. These people generally remained in immigration detention pending removal to Serbia, which Hungary deemed a safe country to which asylum seekers could return. HHC argued that Serbia could not be regarded as safe third country as it recognized virtually no asylum seekers. Applications for a stay of proceedings referring to the nonpenalization principle of the 1951 Convention were systematically dismissed on the grounds that “eligibility for international protection was not a relevant issue to criminal liability.” In order to gain the public’s support for criminalizing migration and rejecting the European Union’s request to admit a few hundred refugees, the Hungarian government organized a national referendum.

    The Referendum

    On October 2, 2016, the citizens of Hungary were asked a simple question: “Do you want the European Union to prescribe the mandatory settlement of non-Hungarian citizens in Hungary without the consent of the National Assembly?”

    Voter turnout was only 39 percent, far short of the 50 percent participation required to make the referendum valid under Hungarian law. Never one to let facts get in the way of politics, Orbán, whose eurosceptic Fidesz party has more support than all opposition parties combined, said in a televised speech:

    “The European Union’s proposal is to let the migrants in and distribute them in mandatory fashion among the Member States and for Brussels to decide about this distribution. Hungarians today considered this proposal and they rejected it. Hungarians decided that only we Hungarians can decide with whom we want to live. The question was ‘Brussels or Budapest’ and we decided this issue is exclusively the competence of Budapest.”

    Orbán decided that the 3.3 million Hungarians who voted “no” in the referendum spoke for all 10 million Hungarians. After his speech, there were fireworks over the Danube river in the colors of the Hungarian flag.

    In order to prevent the European Union from sending refugees to Hungary, Orbán proposed a constitutional amendment to reflect “the will of the people.” It was presented to the Parliament on October 10, 2016, but the bill was rejected by a narrow margin. The far-right Jobbik party, which contends that some of the new arrivals pose a national security threat, sealed the bill’s rejection by boycotting the vote. However, it held out a lifeline to Orbán by indicating that it would support the ban if Orbán scrapped a separate investor visa scheme under which foreigners could effectively buy the right to live in Hungary (and move freely within the Schengen area) in exchange for buying at least 300,000 euros in government bonds with a five-year maturity. Some 10,000 Chinese utilized this scheme, at this writing, to move to Hungary, as did smaller numbers of affluent investors from Russia and the Middle East.

    The Orbán government feared that the referendum alone would not deter potential asylum seekers from trying to enter Hungary. In order to ensure that the situation from the summer of 2015 would not be repeated, the government begun to further strengthen the borders and to close existing refugee camps.

    Border Hunters

    In 2016, the Hungarian police started recruiting 3,000 “border hunters” to join some 10,000 police and soldiers patrolling a 100-mile-long, four-meter-high, razor-wire-topped fence erected on Hungary’s southern borders with Serbia and Croatia to keep refugees out. The recruitment posts were scattered all over Budapest, including the Keleti railway station that became a de facto refugee camp for tens of thousands of people fleeing violence in the Middle East in 2015. Today, the thousands of police and border hunters deal with fewer than 200 refugees who reach Hungary’s southern border with Serbia every day.

    The border hunters must have a high school diploma and receive six months of training. They earn approximately HUF 200,000 (US $709) a month, and receive other perks: housing and clothing allowances, and discount on travel and cell phones. During a recruiting fair in early October 2016, a pack of teenagers ogled a display of machine guns, batons, and riot gear. A glossy flier included a picture of patrols in 4x4s, advanced equipment to detect body heat, night-vision goggles, and migrant-sniffing dogs.

    At a swearing-in ceremony in Budapest for border hunters in spring 2017, Orbán said Hungary had to act to defend itself. The storm has not died, it has only subsided temporarily, he said. There are still millions waiting to set out on their journey in the hope of a better life (in Europe).

    Refugee Camp Closures

    Erecting fences and recruiting border hunters to keep refugees out is one strategy; closing existing refugee camps is another. Beginning in December 2016, Orbán moved to close most refugee camps. The camp in Bicske operated as a refugee facility for more than two decades. In the little museum established by refugees on the premises of the reception center one could see artifacts, coins, and paintings from many parts of the world: several countries in Africa, the Middle East, Bosnia, Kosovo, and Afghanistan, to name a few. However, in December 2016, the camp was shut down as part of the wave of closures. When the author visited the camp a few days before it closed, 75 individuals, hailing from Cuba, Nigeria, Cameroon, Iraq, Pakistan, and Afghanistan, lived there.

    At the time of the author’s visit, Bicske, which can house as many as 460 refugees, was operating well below capacity. The number of asylum applicants also decreased dramatically. According to HHC data, in October 2016, 1,198 refugees registered for asylum in Hungary compared with 5,812 in April 2016. As of October 2016, there were 529 asylum seekers staying in Hungarian refugee reception facilities: 318 at open reception centers such as Bicske and 211 in detention centers.

    The refugees who the author spoke with, including a couple from Nigeria and a young family from Cuba among others, were no terrorists. Jose and his family fled persecution in Cuba in hopes of reuniting with his elderly mother, who had received permission to stay in Budapest a couple of years earlier. Jose is a computer programmer and said he was confident that he would have no problem finding a job. In addition to his native Spanish, he speaks English, and was also learning Hungarian. The Nigerian couple fled northern Nigeria when Boko Haram killed several members of their family. They told the author mean no harm to anybody; all they want is to live in peace.

    When the camp in Bicske closed, the refugees were relocated to Kiskunhalas, a remote camp in southern Hungary, some 2 ½ hours by train from Budapest. The Bicske camp’s location offered its residents opportunities to access a variety of educational and recreational activities that helped them adjust to life in Hungary. Some refugees commuted to Budapest to attend classes at the Central European University (CEU) as well as language courses provided by nongovernmental organizations (NGOs). Bicske residents often attended events and met with Hungarian mentors from groups such as Artemisszió, a multicultural foundation, and MigSzol, a migrant advocacy group. Christian refugees were bused to an American church each Sunday morning. Moving the residents to Kiskunhalas has deprived them of these opportunities. The Hungarian government offers very few resources to refugees, both to those in reception facilities awaiting decisions on their cases and those who have received asylum, so it is clear that access to the civil-society organizations helping refugees prepare for their new lives is important.

    Magyar abszurd: Assistance to Venezuelan Refugees of Hungarian Ancestry

    While third-country nationals—asylum seekers or labor migrants—receive virtually no assistance from the government, ethnic Hungarians from faraway places such as Venezuela continue to enjoy a warm welcome as well as financial assistance and access to programs aimed at integrating them speedily.

    Recently, Hungary accepted 300 refugees from Venezuela. The Hungarian Charity Service of the Order of Malta led the resettlement effort. The refugees must prove some level of Hungarian ancestry in order to qualify for the resettlement scheme. About 5,000 Hungarians emigrated to Venezuela in the 20th century, mostly after World War II and in 1956.

    By Hungarian law, everyone who can prove Hungarian ancestry is entitled to citizenship. As Edit Frenyó, a Hungarian legal scholar, said, “Of course process is key, meaning political and administrative will are needed for successful naturalization.” According to media reports, the Venezuelan refugees are receiving free airfare, residency and work permits, temporary housing, job placement, and English and Hungarian language courses.

    Apparently, the refugees have been directed not to talk about their reception, perhaps in an effort to bolster the official narrative: an ethnonational story of homecoming, in which they are presented as Hungarians, not refugees or migrants. As Gergely Gulyás, Chancellor of the Republic of Hungary, declared, “We are talking about Hungarians; Hungarians are not considered migrants.” Frenyó posits that the Hungarian government must present the refugees as Hungarians seeking to come home to avert political backlash and to make sure the controversial immigration tax law is not levied on the Malta Order.

    Anti-Refugee Policy and the Role of Civil Society: Views on the Ground

    In contradiction to the government’s anti-refugee policies of recent years, civil-society organizations and civilians offered assistance to refugees who descended on the Keleti railway station in summer 2015. As Migration Aid volunteers recount, volunteers brought toys and sweets for the refugee children and turned the station into a playground during the afternoons. However, when Migration Aid volunteers started to use chalk to draw colorful pictures on the asphalt as a creative means to help children deal with their trauma, the Hungarian police reminded the volunteers that the children could be made liable for the “violation of public order.”

    In contrast to civil society’s engagement with children, the Hungarian government tried to undermine and limit public sympathy towards refugees. Hungarian state television employees were told not to broadcast images of refugee children. Ultimately, the task of visually capturing the everyday life of refugee families and their children, as the only means to bridge the distance between the refugees and the receiving societies, was left to volunteers and Facebook activists, such as the photo blog Budapest Seen. Budapest Seen captured activities at the train station, at the Slovenian and Serbian border, and elsewhere in the country, where both NGO workers and regular citizens were providing much needed water, food, sanitary napkins for women, diapers for babies, and medical assistance.

    Volunteers came in droves also in Debrecen, among them Aida el-Seaghi, half Yemeni and half Hungarian medical doctor, and Christina, a trained psychotherapist, and several dozen others who communicated and organized assistance to needy refugees through a private Facebook page, MigAid 2015.

    There were many other volunteer and civil-society groups, both in Budapest and Debrecen, who came to aid refugees in 2015. Among them, MigSzol, a group of students at the Central European University (CEU), Menedék (Hungarian Association for Migrants), established in January 1995 at the height of the Balkan wars, HHC, Adventist Development and Relief Agency, and several others.

    At the time of writing, many of these organizations are no longer operational as a result of the “Stop Soros” bill, passed in June 2018, which criminalizes assistance to irregular migrants, among other things. However, organizations such as the HHC continue to provide legal aid to migrants and refugees. Many volunteers who worked with refugees in 2015 continue their volunteer activities, but in the absence of refugees in Hungary focused their efforts on the Roma or the homeless. In interviews the author conducted in spring 2019, they expressed that they stand ready should another group of asylum seekers arrive in Hungary.

    Acknowledgments

    This article was prepared using funding from the European Union’s Horizon 2020 Research and Innovation Program under grant agreement No. 770330.

    Sources

    Atkinson, Mary. 2015. How a Hungarian Train Station Became a Hub for Refugees. Middle East Eye, September 6, 2015. Available online.

    Bimbi, Robert. 2011. Magyar Heat Pumping Magyar Blood: The Dynamics of Immigrant Reception in Post-Socialist Hungary. Doctoral Dissertation. Dallas, Texas: Southern Methodist University.

    Bursten, Martin A. 1958. Escape from Fear. Syracuse, New York: Syracuse University Press.

    Frank, Tibor. 2016. Migration in Hungarian History. Part I. Hungarian Review 7 (1). Available online.

    Fullerton, Maryellen. 1996. Hungary, Refugees, and the Law of Return. International Journal of Refugee Law 8 (4): 499-531.

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    https://www.migrationpolicy.org/article/orban-reshapes-migration-policy-hungary

    #réfugiés #asile #migrations #Hongrie #xénophobie #anti-réfugiés #islamophobie #société_civile #solidarité #zones_de_transit #nourriture #camps_de_réfugiés #peur #histoire #milices #frontières #fermeture_des_frontières

    ping @isskein

  • Au #Canada, Justin #Trudeau affaibli par ses contradictions
    https://lemediapresse.fr/international/au-canada-justin-trudeau-affaibli-par-ses-contradictions

    Il est beau, sympathique, décontracté, incarne le triomphe de la #Politique-spectacle. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a charmé la terre entière après son élection, en octobre 2015. Derrière le masque de gendre idéal se cache pourtant un néo-libéral convaincu, maladroit sur les dossiers diplomatiques, écologiste de façade.

    #International #Ecologie #libéralisme #Québec

  • 30 ans après "la 1ère affaire du #voile, 1989 reste présentée comme l’année inaugurale des controverses sur l’#islam en #France. C’est faux : le « problème musulman » a été construit bien avant

    Monde du travail : l’islam plébiscité puis diabolisé - Ehko
    https://ehko.info/le-monde-du-travail-lislam-et-les-luttes-sociales
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=402&v=7buhIIY4DUE

    « La venue de travailleurs nords-africains en France commence à la fin du 19e siècle » notent René Mouriaux etCatherine Wihtol de Wenden dans l’article « Syndicalisme français et islam » (« Revue française de science politique »,Science Po University Press, 1987). Dans le livre de référence L’islam imaginaire. La construction médiatique del’islamophobie en France, 1975-2005 (La Découverte, 2008), le journaliste Thomas Deltombe analyse en détails letraitement politique et médiatique des grèves de ces travailleurs et l’instrumentalisation de leur religion, l’islam.« Dans les années 1970, l’islam est [...] perçu dans le monde du travail comme un excellent outil de régulation sociale.L’industrie automobile, grande utilisatrice de main d’oeuvre étrangère, s’équipe de mosquées dès 1976, suite à unprocessus de surenchère entre les syndicats, qui voient dans la religion un moyen de mobiliser les OS [Ndlr. Ouvriersspécialisés] immigrés, et le patronat, qui instrumentalise les imams-ouvriers en les incitant à prêcher la paix sociale[...]. Le 14 mars 1976, dans un discours devant les musulmans d’Evry, le secrétaire d’État aux Travailleurs immigrésPaul Dijoud propose d’intégrer davantage l’islam dans la société française [...] le patronat est incité à faciliterl’expression de la religion musulmane dans les entreprises [...]. » Pour Thomas Deltombe, « il est toujours intéressantde souligner ce que les médias choisissent de rendre visible » : « traitant les immigrés comme des êtres dociles etassistés, les reportages ne montrent jamais, avant 1979, la religion comme un vecteur possible de revendications[...]. » Pourtant la religion est bel et bien présente dans l’entreprise, et ce depuis plusieurs décennies. L’historienVincent Gay relate par exemple dans l’article « Grèves saintes ou grèves ouvrières ? Le ‘’problème musulman’’ dansles conflits de l’automobile, 1982-1983 » (revue Genèses, Belin, 2015) que « L’historien Jean-Baptiste Garache relèvela présence d’un imam dans les usines Renault lors de l’enterrement d’un ouvrier en 1933 ; l’ethnologue NoëlleGérôme souligne qu’en 1948 à la SNECMA de Gennevilliers, le comité d’entreprise permet le déblocage de certainesdenrées contingentées afin que les travailleurs musulmans puissent célébrer la fête de l’aïd. [...] La presse del’entreprise rend même hommage aux salariés partis à La Mecque faire leur pèlerinage ». Thomas Deltombe rappelled’ailleurs que « la France ne s’est pas toujours considérée comme étrangère à l’islam. [...] Au temps des colonies, ellese rêvait »puissance musulmane ». » Mais elle opère un basculement.

  • Voilées ou non, elles témoignent : « Ni mon père, ni mon frère ne m’ont obligé à le porter »

    Le débat sur le port du voile existe aussi chez les #femmes de la communauté musulmane. Loin de former un bloc homogène, elles revendiquent de multiples #raisons de le porter. Ou de s’en affranchir.

    Pour beaucoup de croyantes, il s’agit d’abord de répondre à une obligation divine, édictée par le Coran. Une obéissance comprise et mûrie spirituellement puisqu’elle vient rappeler « la soumission à Dieu » et « une certaine vision de la pudeur ». Meyem, journaliste indépendante de 26 ans, précise aussi vite : « Mon voile, ni mon père, ni mon frère ne m’ont obligée à le porter ».
    Le voile, un outil d’émancipation ?

    Sans nier qu’il peut exister une contrainte ou une pression sociale dans certaines situations, toutes les femmes interrogées par La Croix revendiquent farouchement ce libre arbitre. Si bien que le voile est devenu pour certaines d’entre elles, un élément consubstantiel de leur identité. « Il me permet de maîtriser mon image, de contrôler ce que je montre ou pas, dans une société où le corps de la femme est souvent considéré comme un objet », confie Amel, 22 ans, étudiante en quatrième année de médecine.

    Le voile, un outil d’émancipation ? Elles sont nombreuses à l’affirmer. Fanta, 20 ans, dénonce un féminisme à double vitesse qui « laisserait aux femmes la liberté de se dénuder mais pas celle de se couvrir ». Cette incompréhension explique la sidération ressentie par cette aide à domicile devant les termes du débat actuel : « Comment un foulard peut-il créer autant de polémiques, alors que chacun est libre tant qu’on n’empiète pas sur la liberté des autres ? Plus les années passent, et plus je me rends compte à quel point il gêne », souffle-t-elle, soucieuse d’affirmer que son voile n’est pas synonyme de repli.

    « Un signe de religiosité orthodoxe »

    D’autres, à l’inverse, ont fait le choix de ne jamais le porter. « On a détourné le slogan “mon corps, mon choix” pour faire la promotion d’un signe de religiosité orthodoxe », s’étrangle Fatiha Agag-Boudjahlat, professeure de collège en Franche-Comté et auteure de Combattre le voilement (Éditions du Cerf, 2019). Elle dénonce une pratique sexiste, dont le refus viendrait lui rappeler, à elle, que malgré sa « foi profonde », elle serait « une moins bonne croyante que les autres ».

    « Quand j’ai enlevé mon foulard, des musulmans que je connaissais m’ont demandé si je continuais à pratiquer. C’est vraiment typique d’un stéréotype qui vient à la fois des musulmans pratiquants et des non-musulmans », déplore pour sa part Huê Trinh Nguyên. Cette ancienne éditrice qui a porté le turban pendant 27 ans, l’a retiré pour des raisons familiales et personnelles. Et s’est aussi forgée la conviction, après deux ans à « lire et relire » le Coran « qu’il n’y est pas du tout écrit que le port du voile est obligatoire, mais seulement qu’il faut couvrir sa poitrine », ranimant ainsi l’insoluble querelle théologique sur son caractère impératif ou facultatif.

    « Encore une fois, ce sont les hommes qui imposent leur vision »

    Bien qu’elle ne se couvre plus la tête, cette fidèle musulmane est profondément indignée par les querelles récentes. « Interdire aux femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires, je trouve ça scandaleux », lâche-t-elle. Avant de renvoyer dos à dos les détracteurs de ces mères et les salafistes qui interdisent aux femmes les sorties dans les piscines pour les empêcher de se mettre en maillot de bain. « Encore une fois, ce sont les hommes qui imposent leur vision et leur nient le droit de faire ce que bon leur semble », plaide-t-elle.

    Les difficultés viennent avant tout des multiples interprétations données, au sein de la communauté comme en dehors, à ce même morceau de tissu. « Moi j’ai grandi dans un milieu où les femmes se voilent à un certain âge », raconte Samia 39 ans, professeure d’anglais au collège en Seine-Saint-Denis. « Ma mère qui a une soixantaine d’années, se met à le porter, mais partiellement. Elle a une pratique religieuse normale : quand on vieillit, on pense à l’au-delà », philosophe l’enseignante, qui n’exclut pas de se couvrir « un jour ».

    Elle croit, à l’inverse, déceler chez les jeunes générations « un moyen de se faire entendre ». « Quand on est toujours ramené à notre différence, l’exacerber est un moyen de l’affirmer », veut-elle croire. En 2003, 24 % des musulmanes déclaraient porter le voile, elles sont 31 % aujourd’hui, selon une étude de l’Ifop, réalisée en septembre 2019.

    https://www.la-croix.com/Religion/Islam/Voilees-non-elles-temoignent-Encore-fois-sont-hommes-imposent-leur-vision-
    #voile #témoignage

  • Entretien exclusif avec Fatima E. : « Je ne voulais pas craquer devant les enfants »
    via CCIF – Collectif contre l’islamophobie en France
    https://www.islamophobie.net/2019/10/15/entretien-exclusif-avec-fatima-e-je-ne-voulais-pas-craquer-devant-les-

    Comment je vais… Fatiguée, j’ai peur de tout. Parfois le visage de cette dame me revient, j’ai des frissons et je tremble. Sincèrement, ils ont détruit ma vie… Moi je suis une adulte, je peux encore encaisser tout ça. Devant mes enfants, je fais comme si tout allait bien. Je suis obligée de rire avec mon fils de cette histoire. On regarde la photo, et je le taquine en lui disant qu’il est devenu une star. Je veux qu’il passe à autre chose. Mais moi, la première nuit, je me suis réveillée une dizaine de fois dans la nuit, avec une boule au ventre. J’étais en train de réaliser ce qui s’était passé. Je reprenais conscience, en fait.

    #islamophobie #racisme #RNcisation

    • J’ai parlé avec la maman d’un autre enfant qui participait à cette sortie scolaire, et elle m’a parlé de son fils en disant que depuis ce weekend, il a la rage et la haine. Je lui ai répondu que c’est exactement ce que veut l’élu du RN. Il vient de détruire tout un travail que je faisais indirectement auprès de cette classe, dont les élèves d’origine immigrée étaient parfois dans une attitude de penser que la France était contre eux et qu’ils sont rejetés. Et moi j’ai toujours argumenté contre ce discours. J’essayais tout le temps de les rassurer. Quand on est sortis du conseil régional, ils sont venus vers moi pour me dire : « Tu vois, on te l’avait dit ! Ils ne nous aiment pas ! ». Et là, je ne pouvais même plus parler. Les enfants sont venus là pour apprendre : qu’ont-ils appris ?

    • Je prends les escaliers, je descends et je tombe face à Karine Champy [ndlr. élue qui était auparavant au FN]. Et là elle commence à m’attaquer : « Vous êtes contente ?! Vous avez réussi votre coup ? » Et elle commence à monter les escaliers en criant. Je lui dis que si elle veut parler, qu’elle me parle convenablement. Là elle redescend, très énervée, et s’approche de moi : « Vous allez voir, on va gagner. Les Russes vont arriver ! ». Je vous avoue que je n’ai pas du tout compris pourquoi elle m’a dit ça… Elle gesticulait beaucoup, et était à la limite de me bousculer. En y réfléchissant, je suis sûre qu’elle voulait me provoquer physiquement pour que je réagisse.

      #les_russes_vont_arriver

      au conseil régional ladite Karine Champy est membre de la commission chargée entre autres de « laïcité - lutte contre les discriminations » (sic).
      https://www.bourgognefranchecomte.fr/node/135

    • A toi, le petit garçon qu’un élu de la République a fait pleurer parce qu’il s’en est pris publiquement à ta maman, je veux te dire que ce n’est pas cela la République. Dijon est la ville où j’ai grandi, alors je ne veux pas que tu gardes ce souvenir amer de ce vendredi.

      Sèche tes larmes et sois fier de ta maman, fier de qui tu es, de ta famille et aussi de ton pays. Rassure-toi, nous sommes légions derrière toi pour faire face à ces discours de haine du quotidien, qui montent résistiblement.

      Il faut que tu le saches, ce n’est pas cela la promesse républicaine. Oui, ta maman peut s’habiller comme elle le veut et t’accompagner avec tes camarades lors des sorties scolaires, sans se faire moquer ou attaquer comme une dangereuse « provocatrice communautariste » comme l’a traitée M. Julien Odoul.

      Nos lois, tout comme l’article 6 du règlement du Conseil Régional invoqué par M. Odoul le disent clairement : « La présidente de région peut interdire l’accès à une personne ou à un groupe de personnes dont le comportement est susceptible de troubler le déroulement d’une séance ».

      Ta maman ne perturbait pas la séance, elle avait à cœur de te montrer comment fonctionne une assemblée démocratiquement élue, au pays des droits de l’Homme. Le perturbateur de séance, c’était lui, celui qui a attaqué ta maman pour qu’on le remarque et non pas l’inverse.

      Sous prétexte d’être un élu, il pervertit les textes de loi et confond la laïcité avec la censure. La laïcité, ce n’est pas se moquer des autres ou leur interdire l’entrée des lieux de la République, la laïcité, c’est un concept fragile mais qui nous permet de vivre ensemble, en toute liberté.

      Dans l’ordre laïque, la place de chacun est respectée et la liberté de chacun est reconnue, ce qui permet l’apprentissage de la liberté réelle : être reconnu par l’autre comme son égal, en tant que sujet libre. La laïcité est un terreau fertile pour l’apprentissage des lois en assurant que la citoyenneté transcende les identités individuelles. La laïcité doit pouvoir donner à tout citoyen le sentiment d’appartenance à une communauté libre, où le respect de sa personne se fait à priori sans distinction et sans prérequis. C’est le rôle de l’éducation républicaine promulguée par la France : montrer le caractère universel et l’aspiration de tous à la liberté.

      C’est ce cadeau qu’à voulu te faire ta maman, en t’accompagnant voir le fonctionnement d’une assemblée libre. Ne laisse pas un idiot te le gâcher, cette République est la tienne, la mienne, et aussi la sienne. On peut ne pas être d’accord entre tous les citoyens, mais jamais le fantasme ne fera la loi.

      Un jour, tu te poseras peut être la question de la foi religieuse, tu douteras même peut être de l’existence d’un dieu, ce sera ta vie, tu te poseras toutes les questions que tu voudras.

      Mais ne doute jamais de l’amitié et du soutien de nous tous, qui avons pleuré avec toi ce jour là.

      https://www.lemondemoderne.media/a-toi-le-petit-garcon-quun-elu-de-la-republique-a-fait-pleurer