• Le #metoo de juifs ultra-orthodoxes en Israël
    https://fr.timesofisrael.com/le-metoo-de-juifs-ultra-orthodoxes-en-israel

    "Tu ne te tairas point !" Ce commandement commence à souffler au sein de la communauté en Israël, secouée par une série de révélations d’abus sexuels sans précédent

    Fin décembre, Chaim Walder, un auteur à succès ultra-orthodoxe, s’est suicidé un mois après que le quotidien Haaretz a publié des accusations, qu’il a rejetées, de crimes sexuels à son encontre sur une vingtaine de personnes dont des enfants.

    Les allégations contre cette « icône culturelle incontournable » ont eu l’effet d’un cataclysme dans la communauté ultra-orthodoxe, explique à l’AFP Avigayil Heilbronn, une militante de 33 ans se qualifiant de juive « orthodoxe moderne ».


    Des jeunes femmes ultra-orthodoxes à Borough Park, pendant, Soukkot, le 4 octobre 2020. (Crédit : AP/Kathy Willens)

    Cette mère de deux enfants divorcée a fondé en 2015 l’association « Lo Tishtok » (« Tu ne te tairas point » en hébreu) pour porter la voix des victimes d’agressions sexuelles dans le monde ultra-orthodoxe réputé fermé.

    Les Haredim, littéralement les « craignant Dieu », représentent environ 12 % des quelque neuf millions d’Israéliens. Chaque aspect de leur vie est gouverné par des principes religieux et ils vivent souvent en vase clos.


    Chaim Walder en 2009 (Crédit : CC BY-SA 3.0)

    Quand Chaim Walder, qui a vendu des centaines de milliers d’exemplaires de livres pour enfants, a été accusé dans la presse, « les gens ont pris une claque incroyable car si lui peut agresser, alors comment avoir confiance en qui que ce soit ? », poursuit Avigayil Heilbronn.

    « Par un proche »
    En mars, un premier scandale avait déjà ébranlé cette communauté après que Haaretz a publié des accusations d’agressions sexuelles et de viols sur adultes et mineurs à l’encontre de Yehuda Meshi-Zahav, autre éminente figure du monde orthodoxe.

    Quelques heures avant la diffusion de nouvelles accusations, cette fois par la chaîne N12, ce fondateur de l’organisation caritative ZAKA, qui dénonce une campagne de « mensonges », a tenté de se pendre dans son appartement.


    Yehuda Meshi-Zahav, co-fondateur de la ZAKA, s’exprime lors d’une conférence à Jérusalem, le 7 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

    Un porte-parole de la police a indiqué à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte sur les allégations contre M. Meshi-Zahav, mais n’a pas dit si des investigations étaient en cours dans l’affaire Walder au moment de sa mort.

    Par ailleurs, début janvier, le quotidien Yediot Aharonot a publié les accusations de trois femmes – dont une mineure au moment des faits allégués – à l’encontre d’un animateur de radio ultra-orthodoxe.

    Ces accusations ont rappelé de bien mauvais souvenirs à Adiel Bar Shaul, 43 ans, un orthodoxe de Bnei Brak, ville ou vivent majoritairement des Haredim, près de Tel-Aviv.

    Alors qu’il n’avait que 10 ans, Adiel a été violé chez lui, un soir de Shabbat, puis à plusieurs reprises pendant une année par un proche de la famille, également ultra-orthodoxe, qui l’hébergeait, confie-t-il à l’AFP.


    Photo d’illustration : Un enfant anxieux. (Crédit : iStock via Getty Images)

    « Il a commencé à me donner des autocollants, puis après plusieurs fois, il m’a demandé (en échange) de poser ma main sur son pantalon, j’étais enfant, je ne comprenais pas », se souvient l’homme qui s’est ensuite muré des années dans le silence avant de le briser il y a quelques années.

    « J’étais seul, j’avais extrêmement honte et je me sentais coupable car j’avais accepté » ces gestes pour des autocollants, dit celui qui vient aujourd’hui en aide à des victimes de violences sexuelles.

    Souvent, les victimes se taisent car « elles ont peur de ce que diront les gens, les voisins, à la synagogue ou à l’école », explique à l’AFP Josiane Paris, bénévole au centre de crise Tahel, basé à Jérusalem et qui vient en aide aux femmes vivant dans des milieux religieux.

    500 appels par mois
    A son ouverture il y a 30 ans, le centre a mis en place une ligne d’écoute téléphonique dédiée aux victimes de violences conjugales, d’agressions sexuelles et de viols.

    Au début, cette ligne recevait peu d’appels, mais ces dernières années, le nombre n’a fait qu’augmenter, signe selon elle que le mouvement #metoo gagne les milieux religieux.

    « Nous recevons aujourd’hui environ 500 appels par mois », chiffre-t-elle.

    « Certaines femmes restent silencieuses au bout du fil (…) on ressent la détresse, il y en a qui sont en colère, qui pleurent », confie Myriam Merzbach, une autre bénévole. « Notre rôle est de les soutenir, les encourager et de chercher des solutions », poursuit-elle.

    Le grand rabbin ashkénaze d’Israël, David Lau, critiqué pour s’être rendu au domicile de la famille Walder pour présenter ses condoléances, a publié peu après une lettre dans laquelle il assurait « être toujours du côté des victimes ». « Le cri des victimes (…) doit être entendu », avait-il écrit.

    « Déni »
    Mais pour Yair Ettinger, chercheur à l’Institut israélien pour la démocratie (IDI), un centre d’analyse de Jérusalem, si certains rabbins dénoncent les abus sexuels, l’institution religieuse dans son ensemble « reste dans le déni ».

    « C’est une société idéaliste qui se regarde difficilement dans le miroir », dit ce spécialiste de la minorité ultra-orthodoxe et journaliste pour la chaîne publique Kan.

    Au sein de cet univers, il y a toutefois « une véritable prise de conscience du problème », se félicite Yair Ettinger.

    Au lendemain du suicide de Walder, des militants de Lo Tishtok ont distribué des tracts dans les quartiers religieux du pays sur lesquels on pouvait voir la photo d’une fillette la bouche fermée par une main d’adulte, accompagné d’un texte : « Nous croyons les victimes » pour les inciter à dénoncer leurs agresseurs.

    Aujourd’hui les jeunes ultra-orthodoxes ont toutefois davantage accès aux réseaux sociaux ce qui leur permet d’être plus informés sur les réalités du monde extérieur, estime Mme Heilbronn, qui dit voir un « printemps haredi ».

    #religion #meetoo #metoo #mee_too #balancetonporc #harcèlement_sexuel #viol #culture_du_viol #patriarcat #femmes #enfants #victime #violophilie #Israel #ultra-orthodoxes #réseaux_sociaux

  • #israel Boisement au Neguev : des centaines de Bédouins affrontent la police Emanuel Fabian et Times of Israel - 13 Janvier 2022
    https://fr.timesofisrael.com/boisement-au-neguev-des-centaines-de-bedouins-affrontent-la-police

    Des manifestants bloquent une autoroute ; les policiers répondent avec des gaz lacrymogènes, des grenades assourdissantes ; 3 hospitalisés, 13 arrestations au 3e jour


    Des manifestants bédouins et des forces israéliennes s’affrontent lors d’une manifestation dans le village de Sawe al-Atrash, dans le sud d’Israël, dans le désert du Neguev, contre un projet de boisement du Fonds national juif (FNJ), le 13 janvier 2022. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)


    Des centaines de manifestants bédouins ont affronté la police jeudi après-midi pour la troisième journée consécutive au sujet d’un projet de boisement controversé dans le désert du Neguev, malgré des informations indiquant que le gouvernement était à la recherche d’un compromis.

    Les manifestants ont bloqué l’autoroute Route 31 située près du village méridional de Sawe al-Atrash, et certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, selon la police.

    Une vidéo publiée en ligne montrait des agents en train d’utiliser des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes pour disperser les participants.

    Au moins 12 manifestants auraient été blessés lors des heurts. Trois d’entre eux ont dû être hospitalisés à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.
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    Un reportage du radiodiffuseur public Kan indiquait mercredi que le gouvernement serait en train d’élaborer un plan global destiné à reconnaître certains villages non reconnus.

    Selon Kan, qui a cité des sources anonymes proches du dossier, un plan « sans précédent » devant être avancé par le gouvernement comprendrait la reconnaissance de 10 à 12 villages bédouins qui sont actuellement considérés comme illégaux. Le plan sera accéléré en raison de la poursuite des émeutes et les négociations devraient commencer ce jeudi, selon le reportage.


    La police israélienne détient un homme alors que des Bédouins protestent dans le désert du Néguev contre un projet de plantation du Fonds national juif (JNF), le 12 janvier 2022. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

    Le reportage indique que les plantations d’arbres prévues dans les zones les plus litigieuses – où vit le clan bédouin al-Atrash – ne reprendront pas la semaine prochaine afin de donner une chance aux négociations. La plantation dans d’autres zones, cependant, devait se dérouler comme prévu.

    Le boisement et les violents affrontements avec la police qui ont suivi menacent aussi de faire tomber l’actuelle coalition hétéroclite, le parti islamiste Raam ayant promis de boycotter les votes en session plénière tant que l’opération de boisement se poursuivrait dans le Neguev, où se trouve le plus grand soutien électoral de Raam.

    « Nous n’avons pas le droit d’exister sans le Neguev », a déclaré le chef de Raam, Mansour Abbas, au micro de la Vingt-troisième chaîne mercredi. « Nous souffrons chaque jour pour être partenaires de la coalition ».

    Plus de 250 000 Bédouins vivent dans le désert du Neguev, et une partie d’entre eux sont installés de longue date dans des villages non reconnus par l’Etat hébreu.

    Ce projet, dénoncent-ils, revient à une prise de contrôle par le gouvernement de terres qu’ils estiment être les leurs, et constitue donc un obstacle à leur lutte pour une reconnaissance officielle de leurs villages par l’Etat.

    Des manifestants bédouins et des forces israéliennes s’affrontent lors d’une manifestation dans le village de Sawe al-Atrash, dans le sud d’Israël, dans le désert du Neguev, contre un projet de boisement du Fonds national juif (FNJ), le 13 janvier 2022. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)
    Des manifestants bédouins et des forces israéliennes s’affrontent lors d’une manifestation dans le village de Sawe al-Atrash, dans le sud d’Israël, dans le désert du Neguev, contre un projet de boisement du Fonds national juif (FNJ), le 13 janvier 2022. (Crédit : Menahem KAHANA / AFP)

    Des centaines de manifestants bédouins ont affronté la police jeudi après-midi pour la troisième journée consécutive au sujet d’un projet de boisement controversé dans le désert du Neguev, malgré des informations indiquant que le gouvernement était à la recherche d’un compromis.

    Les manifestants ont bloqué l’autoroute Route 31 située près du village méridional de Sawe al-Atrash, et certains ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre, selon la police.

    Une vidéo publiée en ligne montrait des agents en train d’utiliser des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes pour disperser les participants.

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    Au moins 12 manifestants auraient été blessés lors des heurts. Trois d’entre eux ont dû être hospitalisés à l’hôpital Soroka de Beer Sheva.

    شاهد| لحظة قمع الاحتلال تظاهرة في النقب المحتل، نظمها الفلسطينيون رفضًا لمحاولات السيطرة على أراضيهم.#انقذوا_النقب pic.twitter.com/taEK0Qwvjg

    — المقدسي للإعلام (@AlmakdesyMedia) January 13, 2022

    La police a déclaré que 13 personnes avaient été arrêtées lors des heurts de jeudi.

    La police a ajouté qu’en raison de la manifestation, l’autoroute était restée fermée de Shoket Junction à Tel Arad Junction. « Nous encouragerons le droit à manifester tant que ça sera fait conformément à la loi, et nous agirons avec une tolérance zéro à l’encontre des troubles », lit-on dans le communiqué de la police.

    Un reportage du radiodiffuseur public Kan indiquait mercredi que le gouvernement serait en train d’élaborer un plan global destiné à reconnaître certains villages non reconnus.

    Selon Kan, qui a cité des sources anonymes proches du dossier, un plan « sans précédent » devant être avancé par le gouvernement comprendrait la reconnaissance de 10 à 12 villages bédouins qui sont actuellement considérés comme illégaux. Le plan sera accéléré en raison de la poursuite des émeutes et les négociations devraient commencer ce jeudi, selon le reportage.
    La police israélienne détient un homme alors que des Bédouins protestent dans le désert du Néguev contre un projet de plantation du Fonds national juif (JNF), le 12 janvier 2022. (Crédit : AHMAD GHARABLI / AFP)

    Le reportage indique que les plantations d’arbres prévues dans les zones les plus litigieuses – où vit le clan bédouin al-Atrash – ne reprendront pas la semaine prochaine afin de donner une chance aux négociations. La plantation dans d’autres zones, cependant, devait se dérouler comme prévu.

    Le ministre de la Protection sociale, Meir Cohen (Kakhol lavan), l’homme de référence du gouvernement en ce qui concerne la légalisation des villages bédouins non reconnus, avait déclaré mercredi avoir réussi à négocier un accord entre les parties afin de tenir des négociations à partir de ce jeudi pour trouver un compromis sur la question.

    La police a déclaré jeudi matin que 21 émeutiers avaient été arrêtés pendant la nuit à Tel Sheva, Segev Shalom et Rahat. La nuit précédente, 18 personnes avaient été arrêtées.

    Le boisement et les violents affrontements avec la police qui ont suivi menacent aussi de faire tomber l’actuelle coalition hétéroclite, le parti islamiste Raam ayant promis de boycotter les votes en session plénière tant que l’opération de boisement se poursuivrait dans le Neguev, où se trouve le plus grand soutien électoral de Raam.

    « Nous n’avons pas le droit d’exister sans le Neguev », a déclaré le chef de Raam, Mansour Abbas, au micro de la Vingt-troisième chaîne mercredi. « Nous souffrons chaque jour pour être partenaires de la coalition ».

    Plus de 250 000 Bédouins vivent dans le désert du Neguev, et une partie d’entre eux sont installés de longue date dans des villages non reconnus par l’Etat hébreu.

    Ce projet, dénoncent-ils, revient à une prise de contrôle par le gouvernement de terres qu’ils estiment être les leurs, et constitue donc un obstacle à leur lutte pour une reconnaissance officielle de leurs villages par l’Etat.

    Cette controverse suscitée par l’entreprise de boisement avait commencé il y a quelques semaines, quand le JNF-KKL avait commencé des activités forestières dans une région où sont installés les Bédouins du clan al-Atrash. Un responsable municipal bédouin avait estimé que des milliers de personnes vivaient sur les lieux où travaillait le JNF-KKL et que si les plans de reforestation continuaient, elles risquaient d’être finalement expulsées.

    Le gouvernement a déterminé que les terres étaient publiques mais les résidents bédouins affirment qu’elles leur appartiennent.

    Les Bédouins du Neguev ont une relation difficile avec l’État. Pendant des décennies, le gouvernement a cherché à les faire s’installer dans des villes planifiées, reconnues, mais un grand nombre d’entre eux vivent dans tout un ensemble de hameaux illégaux répartis dans le sud du désert israélien.

    Les Bédouins accusent le JNF-KKL de chercher à les déplacer, mais l’organisation explique, pour sa part, qu’elle ne fait que répondre à une demande gouvernementale sur des terres publiques. Le KKL-JNF travaille sur tout le territoire israélien et met en œuvre des projets de préservation de la nature, mais certains l’accusent d’avoir un agenda politique.

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    De son côté, le chef de l’opposition, Benjamin Netanyahu, avait émis un communiqué au ton belliqueux, disant que « personne n’arrêtera de reboiser la terre d’Israël. J’apporte mon soutien aux forces de sécurité et je demande à Bennett une condamnation immédiate des incitations de Raam, son important partenaire gouvernemental ».
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    #Palestine #bédouins #arbres #expulsions #forêt #climat #arbre #déforestation #écologie #environnement #forêts #nature #terres #réfugiés #colonisation #Palestine_assassinée

    • Deux officiers de Tsahal tués par des « tirs amis » près d’une base en Cisjordanie Judah Ari Gross
      https://fr.timesofisrael.com/deux-officiers-de-tsahal-tues-par-des-tirs-amis-pres-dune-base-en-

      Le major Ofek Aharon et le major Itamar Elharar ont tiré en l’air vers un soldat lors d’une patrouille qu’ils ont pris pour un suspect. Se croyant attaqué, le soldat a tiré sur eux.

      Deux officiers d’une unité commando de l’armée israélienne ont été tués dans un accident de « tir ami » près d’une base militaire de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé l’armée israélienne.


      Photos non datées du Major Itamar Elharar, à gauche, et du Major Ofek Aharon, qui ont été tués par un tir ami à l’extérieur de leur base dans la vallée du Jourdain, le 12 janvier 2022. (Crédit : armée israélienne)

      Les officiers, tous deux membres de l’unité d’élite Egoz, effectuaient une patrouille autour de leur base, appelée Nabi Musa, au nord de la mer Morte, après un entraînement.

      Peu après, ils ont identifié ce qu’ils pensaient être un individu suspect et ont tiré en l’air. Ensuite, un soldat de la même unité, qui était apparemment en patrouille à proximité, a tiré en direction des officiers – qu’il n’avait pas identifiés comme des militaires – croyant qu’il était sous le feu, tuant deux d’entre eux.

      Les officiers, qui ont été identifiés plus tard comme étant le major Ofek Aharon et le major Itamar Elharar, ont tenté d’arrêter ce « suspect », lui demandant d’abord de s’arrêter, puis ont tiré des coups de semonce, selon l’armée.

      Le troisième officier, entendant les coups de feu mais ne sachant apparemment pas qu’ils étaient tirés par des collègues soldats, a alors tiré en retour, les blessant mortellement tous les deux.
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      #bavure

  • « Ils pleurent, se débattent, hurlent » : le cri du cœur d’une préparatrice en pharmacie, obligée de tester des dizaines d’enfants Jules Fresard
    https://www.bfmtv.com/amp/sante/ils-pleurent-se-debattent-hurlent-le-cri-du-coeur-d-une-preparatrice-en-pharm

    Sur Instagram, Lara a tenu à alerter le gouvernement sur les difficultés qu’entraîne le nouveau protocole sanitaire à l’école pour les centres de dépistage contre le Covid-19.

    « On ne peut pas tester une classe entière à 19h car il y a un cas positif ». Dans une lettre ouverte https://www.instagram.com/p/CYgxLi4jFNL publiée sur Instagram dimanche, Lara est venue en quelques lignes décrire les difficultés et la pression que vivent au quotidien les centres de dépistage au Covid-19 depuis la mise en œuvre du nouveau protocole sanitaire en vigueur à l’école. « Aujourd’hui, rien ne va plus », met en garde la jeune femme, préparatrice en pharmacie et réalisant des tests de dépistage.

    Ce nouveau protocole, applicable dans les établissements scolaires depuis le retour des vacances de Noël, prévoit de garder les écoles ouvertes. Mais à chaque cas positif au Covid-19 détecté dans une classe, tous les élèves doivent se faire tester à J+0 avec un test PCR ou antigénique, puis à J+2 et J+4 avec un autotest.

    Une exigence nécessaire au retour en classe, mais qui fait peser une forte pression sur les centres de dépistage, en pleine flambée épidémique. Plus de 296.000 nouveaux cas ont été recensés dimanche. Et entre le 31 décembre et le 6 janvier, 9,5 millions de tests ont été réalisés en France.

    Des enfants qui « hurlent à la mort »
    Dans sa lettre ouverte, accompagnée d’une photo où elle se montre écouvillon en main, coiffée d’une visière, d’un masque, d’une charlotte et d’une blouse, c’est les difficultés connues face à ce nouveau protocole que Lara évoque. Et notamment celle de tester de jeunes enfants.

    « Je suis devenue celle qui fait pleurer les enfants pour les tester coûte que coûte. Les enfants pleurent, se débattent, hurlent à la mort, sont maintenus de force par leur parent, eux aussi, à bout », écrit la jeune femme.

    Chez les parents, la volonté de faire tester à tout prix les enfants s’explique par l’incapacité pour certains de les faire garder en cas de test positif. « Parfois, je refuse de tester un enfant dans ces conditions, et c’est alors que le parent me supplie en pleurant de tester et d’infliger cette souffrance à son enfant sinon il ne pourra pas retourner à l’école et le parent doit travailler, donc l’enfant doit aller à l’école le lendemain », détaille Lara.

    Les plus jeunes touchés de plein fouet par cette cinquième vague
    Relativement épargnés par la pandémie jusque-là, les enfants, en pleine cinquième vague les contaminant plus qu’avant, sont touchés de plein fouet par ses effets délétères. Lara évoque notamment des enfants dont le résultat revient positif, soumis aux reproches de leur parent, estimant qu’ils n’ont pas assez fait attention à l’école.

    « Et parfois, les parents me disent : elle va être enfermée dans sa chambre pendant une semaine, les repas seront servis sur un plateau qu’on posera devant sa porte, pas de câlin, pas de bisou jusqu’à qu’elle puisse sortir de l’isolement. Non mais ! », s’insurge la jeune femme.

    Hausse des violences
    Ce témoignage est également une plongée dans la violence verbale à laquelle est soumis le personnel des centres de dépistage. En août déjà, face aux violences, verbales comme physiques, connues par de nombreux professionnels de santé, Olivier Véran, leur ministre de tutelle, leur avait adressé une lettre.

    « Ces dernières semaines, alors qu’une nouvelle fois ils répondent présents pour vacciner la population et pour augmenter notre capacité de tests de manière à freiner l’épidémie, plusieurs de nos professionnels ont été lâchement agressés parce qu’ils faisaient leur métier. Je n’accepterai aucune violence, aucune intimidation, aucune atteinte à leur intégrité physique ou à leur outil professionnel », écrivait à l’époque Olivier Véran.

    Une situation qui n’a pas évolué pour le mieux, si l’on en croit le témoignage de Lara. La jeune femme écrit : « Parfois je me fais assaillir, insulter des tous les noms, l’impression d’être jetée en pâture aux loups, parce que je dis non. Les patients ne comprennent pas ce non, ben oui partout les politiques disent d’aller en pharmacie se faire tester... ».

    Face à cette situation, Lara « pleure » quand elle sort du travail. En attendant, elle s’en remet désespérément à l’exécutif. « Allo le gouvernement ????? » écrit-elle à la fin de sa publication, qui en moins de 24h a déjà récolté près de 90.000 « j’aime »

    #violence sur #enfants #tests #dépistage #crise_sanitaire #sante #santé #coronavirus #sars-cov-2 #variant #covid #pandémie #vaccins #santé

    • Emmerder les parents, avec en prime la violence envers les enfants.
      Il faut à tout prix des tests afin d’augmenter le nombre de #cas.
      Curieux que les parents ne réagissent pas.
      Bientôt 2 contons tiges dans les trous de nez, en sortant de chez soi.

  • #Israel Une unité de combat 100 % féminine pour les recrues féminines pratiquantes Judah Ari Gross et Times of Israel
    https://fr.timesofisrael.com/une-unite-de-combat-100-feminine-pour-les-recrues-religieuses-et-p

    Cette unité sera intégrée dans un bataillon mixte existant ; les séminaires auraient fait savoir que certaines femmes voudraient s’enrôler s’il n’y avait plus d’obstacle religieux


    Des Israéliennes servant dans le bataillon Caracal, en novembre 2007. (Crédit : Yoni Markovitzki/unité des porte-paroles de l’armée israélienne/Flash90)

    L’armée israélienne prévoit de créer dans l’année un régiment 100 % féminin, affecté à la défense des frontières, pour les recrues pratiquantes désireuses de servir dans une unité de combat mais découragées par la présence d’hommes à leurs côtés.

    Ce projet a été révélé par la station de radio Kan et l’armée l’a confirmé au Times of Israël.

    Les premières recrues seront choisies parmi les femmes qui s’engageront dans les troupes de combat, au mois de mars prochain. L’unité sera intégrée à une unité de défense des frontières préexistante et mixte, a annoncé Tsahal.

    Selon Kan, la demande portant sur la création d’une telle unité a été soumise par plusieurs séminaires du mouvement nationaliste-religieux où étudient de nombreuses femmes après le lycée, avant de faire leur service militaire.

    Si les femmes qui ne sont pas considérées par l’État comme religieuses doivent nécessairement s’enrôler dans l’armée, celles qui sont considérées comme pratiquantes peuvent choisir de faire leur service national dans le cadre d’une mission civile. En effet, de nombreuses femmes évitent le service militaire proprement dit pour des raisons de pudeur, au vu des difficultés posées par la présence d’hommes à leurs côtés.


    Photo illustrative de femmes soldats dans l’armée israélienne pendant l’entraînement, le 13 juillet 2016. (Hadas Parush/Flash90)

    Les dirigeants des séminaires ont déclaré à l’armée qu’il y avait toutefois un fort désir, parmi leurs étudiantes, de servir dans des unités de combat mais que ces dernières, qui sont mixtes, n’étaient pas adaptées aux femmes pratiquantes qui respectent des règles de pudeur strictes – ce qui, selon eux, les empêche de servir aux côtés de soldats de sexe masculin.

    Les responsables militaires ont examiné la question et ont ainsi décidé de créer un régiment 100 % féminin.

    Des unités militaires existent d’ores et déjà pour les jeunes hommes religieux qui veulent conserver leurs interactions avec le sexe opposé au minimum pour les mêmes raisons de pudeur.

    Il existe quatre unités d’infanterie dans le Corps de défense des frontières, qui est responsable de la protection des frontières que partage Israël avec la Jordanie et avec l’Égypte. Même si l’État juif a signé des traités de paix avec Amman et le Caire, ces frontières sont régulièrement utilisées pour le trafic de drogue et d’armes et elles sont occasionnellement le théâtre d’attentats terroristes, en particulier le long de la frontière avec la péninsule du Sinaï qui accueille une branche modeste, mais dotée de capacités, du groupe terroriste de l’État islamique connue sous le nom de Province du Sinaï.

    L’année dernière, pour la toute première fois, l’armée a commencé à déployer une unité de chars 100 % féminine le long de la frontière égyptienne, dans le cadre d’un programme-pilote qui consiste à évaluer la faisabilité d’équipages féminins de blindés.

    Les détracteurs de l’intégration des deux sexes au sein de l’armée la rejettent souvent en disant qu’il s’agit d’une expérimentation sociale dangereuse qui pourrait avoir potentiellement des conséquences sur la sécurité nationale, tandis que ses partisans affirment qu’elle est nécessaire depuis longtemps et qu’elle est mise en place dans de nombreux pays occidentaux.

    Ceux qui s’opposent à la présence des femmes au sein de l’armée font remarquer que certaines exigences ont été abaissées pour les soldates de combat – ce qui s’apparente, selon eux, à un sacrifice en termes d’efficacité – et que les femmes qui font leur service militaire sont plus sujettes à des traumatismes liés au stress.

    Certains dirigeants religieux ont également dénoncé la présence des femmes dans les unités de combat.

    L’armée insiste sur le fait qu’elle autorise dorénavant un plus grand nombre de soldates dans les unités de combat pour des raisons pratiques et non au nom de considérations d’ordre social.

    #Femmes #Tsahal #armée #religion #intégration #désir #sexisme #expérimentation_sociale #Palestine_assassinée #féminisme #violence

  • UN expert: Israel must be held to account for prolonging occupation
    Dec 25, 2021 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/un-expert-israel-must-be-held-to-account-for-prolonging-occupation

    GENEVA, Friday, December 24, 2021 (WAFA) – Michael Lynk, the UN Special Rapporteur for the situation of human rights in the Palestinian territory occupied since 1967, said yesterday that the international community must hold Israel to account for its 54-year occupation of Palestine.

    The statement by the UN expert marked five years after the UN Security Council passed a resolution calling for an end to all settlement activities in Palestinian territories. “On the fifth anniversary of the adoption of Resolution 2334 by the United Nations Security Council, the international community has to take its own words and its own laws seriously.”

    “Without decisive international intervention to impose accountability upon an unaccountable occupation, there is no hope that the Palestinian right to self-determination and an end to the conflict will be realized anytime in the foreseeable future,” Lynk added. (...)

    #ONU #Israel

  • The Uganda files: How Israel arms brutal dictators who recruit child soldiers
    Eitay Mack | Dec. 24, 2021 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.HIGHLIGHT.MAGAZINE-uganda-docs-how-israel-arms-brutal-dictators-wh

    G en. Tito Okello, left, commander of Uganda’s army, in 1979. Went on to rule the country with an iron fist, and Israel’s help. Credit: AFP

    Newly declassified Israeli Foreign Ministry documents show that Jerusalem has aided and abetted brutal leaders and military forces in Uganda for years

    It was a startling declaration. After all, it’s not every day that the U.S. Treasury Department announces that two Israeli companies – in this case, NSO and Candiru – are to be placed on the list of entities operating contrary to America’s national interest. That exceptional decision, about a month ago, did not come about in a vacuum. Washington discovered that the two offensive-cyber firms sold foreign governments means of surveillance that were used against government officials as well as political activists, journalists and business people in those countries.

    Shedding some light on the details, the Reuters news agency reported that NSO’s Pegasus software had been used to hack into the phones of nine American diplomats who deal with matters related to Uganda. The report did not say who purchased the spyware from NSO, but everything points to the Ugandan dictator Yoweri Museveni. It’s doubtful that there are many other leaders who might be desperate enough to risk breaching the phones of American officials. Museveni, who believed that Washington was fed up with him and acted to overcome vote-rigging efforts prior to last January’s presidential election and to assist the opposition movement to topple him – apparently saw no other way out.

    Added to the information involving that episode are recently declassified documents from Israel’s State Archives, which illuminate the aid that Israel gave Ugandan dictators over the years. There’s a fixed pattern behind this support: First, Israel’s government helps the ruler in his effort to crush whatever forces are revolting against him, but then if the attempt to topple the government succeeds, Israel immediately changes sides and supports the new regime, with no regrets for the government with which it had cooperated earlier. Moreover, Israel typically extends such aid, in the form of diplomacy and arms, even when the regime’s brutal acts, the iron fist it wields against opponents and even its use of children in battle are well known.

    The pattern repeated itself with Museveni. The archival documents reveal that in July 1985, the commander of the Ugandan army, Gen. Tito Okello, who was then also ruling the country with a brutal hand, requested military aid from Israel to quell the rebel forces opposing him. The strongest and best organized of the rebel groups was the National Resistance Army, the NRA, which was led by Museveni. According to reports filed by Foreign Ministry officials, Israel decided to assist Okello to stamp out Museveni’s uprising, in exchange for formal renewal of diplomatic relations between the two countries, which had been severed by President Idi Amin in 1972.

    To conceal the quid pro quo behind the thaw in relations, the Foreign Ministry and the Defense Ministry used the services of former diplomat and ex-coordinator of government activities in Lebanon, Uri Lubrani, who was a private businessman at the time. Companies he had ties with carried out the transactions on behalf of the Defense Ministry, and Lubrani himself visited Uganda on several occasions in order to coordinate weapons shipments from Israel. The connection between Israel and Okello is reflected in cables and minutes from a number of meetings held around that time. In November 1985, for example, Gen. Okello’s son visited Israel; the following month, Lubrani, a representative of the Mossad and the commander of the Border Police visited Uganda; on January 10, 1986, Okello’s defense minister arrived in Israel for a visit.

    Lubrani explained the importance of the arms deliveries in a now-declassified report he drew up on January 19, 1986: “Indeed, we carried out (fortunately without these facts having been leaked to date) three special flights of chartered planes to send to Entebbe three shipments of combat material, which were apparently important to the regime both substantively and in terms of the timing, and this helped us pave the way toward advancing the effort to renew relations.”

    ‘No great bargain’

    Officials at the two Israeli ministries knew that Okello’s government was tottering and that Museveni stood a good chance of toppling it with support he was receiving from Libya. However, they believed that in any case, Museveni would not easily be able to reverse the diplomatic progress achieved between the two countries. In a cable dated November 22, 1985, the director of the Africa Desk in the Foreign Ministry wrote: “There is no stability since the coup, and the government is not in control of the whole country. The rest is controlled by the rebels, and their forces are more united… We are being guided by the view that the establishment of relations will also be binding on the future governments of Uganda, and therefore we have an interest in diplomatic ties despite the instability of the present government.”

    Additional cables show that from December 1985 until early January 1986, Israel sent three planes full of weapons and that in exchange Gen. Okello agreed that the two countries would appoint nonresident diplomatic representatives.

    On December 19, Museveni agreed to sign a cease-fire agreement – which in Okello’s assessment was due to the deterrence provided by the Israeli arms. However, the agreement soon collapsed and the fighting resumed. Israel, too, continued to be involved in the goings-on in the African country. On January 19, 1986, Arye Oded, Israel’s representative to Uganda, visited the capital, Kampala, and on January 22, Okello’s helicopters fired Israeli-supplied rockets at Museveni’s rebels, forcing them to withdraw from several positions they had captured.

    But the Israeli assistance was of no avail. On January 26, Museveni’s forces took Kampala, and Gen. Okello’s junta fled to the north of the country to continue the fight from there.

    From January 24, when the foreign and defense ministries realized that Museveni stood a good chance of victory, they decided to halt the arms shipments and rejected every subsequent request for aid from Okello – who had now morphed from ruler to rebel. According to a cable sent by Arye Oded on January 26, a shipment of 2,000 rockets, payment for which had apparently already been transferred to Israel, was halted. In a cable he had sent two days earlier, Oded had noted that these were rockets “of the type they purchased in the third shipment, and which have proved their effectiveness.” The cessation of arms deliveries at this critical moment not only diminished the military capability of Okello’s forces, it was also a severe blow to their morale.

    According to a cable sent by Avi Primor, director of the Foreign Ministry’s Africa Desk, four days after the conquest of Kampala and the consequent takeover by the new regime, a representative from Museveni was already in contact with the Israeli Embassy in Washington. The next day, Israeli representatives met with his envoys in Nairobi, and contacts between the sides began. Museveni’s representatives complained that Israel had armed Okello’s faction and had ignored their requests for aid – to which the Israelis replied that Israel supports governments, not rebels. Henceforth the Israeli Defense Ministry would back Museveni’s regime, and train and arm his military forces.

    As the cables in the state archives show, the foreign and defense ministries were well aware that Libya, under Muammar Gadhafi, was supporting the new regime of Museveni and that the latter was using child soldiers in battles his forces were fighting. For example, in late August 1986 the Israeli ambassador to Swaziland, Shlomo Dayan, alerted his colleagues to the fact that Uganda was mobilizing children for the military. He also sent the director of the Foreign Ministry’s Africa Desk an article about children who had been deployed as combat personnel in the NRA, “which you may find of interest.” Apparently the director didn’t agree.

    Israel also knew that forces under the new government had killed thousands and that Museveni had arrested government ministers and political rivals, executed dozens of jailed detainees and was working to establish a one-party regime. None of this brought a halt to bilateral contacts, nor did Museveni’s decision to approve the opening of a Palestine Liberation Organization office in Kampala, or the visit by Libyan ruler Gadhafi to Uganda in September 1986.

    In early September 1987, senior Foreign Ministry figures met with representatives of the U.S. State Department. In the meeting, the head of the department’s Bureau of African Affairs noted that though Museveni “is no great bargain, he is Uganda’s last chance to stand on its feet.”

    Museveni was definitely not a “great bargain,” but he quickly became a useful dictator in the eyes of Israel and the United States. If there’s anyone in the world who’s entitled to a pension from Israel’s Defense Ministry, it’s Museveni. Not least, because he helped Israel and the United States in their struggle against the Sudanese dictator Omar al-Bashir. Museveni also tried to promote Israeli and American interests in Rwanda, and in the Democratic Republic of the Congo he was instrumental in the rise to power of the Kabila family, which had extensive security and economic ties with the Jewish state and many of its businesspeople.

    When an independent state was established in South Sudan under Salva Kiir in 2011, sparking a civil war two years later, Israel sought a way to continue supporting the new regime, even though it had perpetrated crimes against humanity and was using child soldiers. Again Museveni came to the rescue and sent Kiir shipments of Israeli arms, in 2014. Israeli officials later told an investigative team from the United Nations Security Council that they had not known about this shipment, but made no effort to look into the matter and did not halt the deliveries to Museveni, despite the suspicion that he was sending them on.

    Two birds with one stone

    In the past year, Museveni has realized that his role as a useful dictator has ended. Despite the violence and rampant corruption characterizing his regime, Uganda has seen the rise of one of the most impressive and vibrant opposition movements in Africa, one that is sweeping many young Ugandans in its wake. It’s difficult today to support suppression of this opposition movement without incurring international wrath. In addition, geopolitical shifts have made Museveni less relevant from the perspective of the United States. Omar al-Bashir is gone, South Sudan is under a Security Council embargo and President Kiir has become a pariah.

    But the Israeli Defense Ministry never misses an opportunity: If indeed Israeli-developed offensive cyber technology was sold to Uganda, the export can be assumed to have had ministry authorization. That green light would have been given even though ministry officials knew that Museveni was fighting for his political life and had become embroiled in disputes with the United States. The government in Kampala even dared on January 16 of this year to prevent the U.S. ambassador to the country from visiting the leader of the opposition, Bobi Wine, while he was being held under house arrest. Last February, The New York Times reported that President Joe Biden had lost patience with Museveni and was considering imposing sanctions on him and others responsible in Uganda for election-related violence and infringement of democracy, in January.

    As has been reported in the past, Israel’s NSO company apparently does not balk at selling surveillance systems to regimes that have no red lines with regard to their citizenry. As long as those affected by Pegasus are civilians, the company seems not to be concerned – although now even it is appalled that its technology was used against U.S. diplomats.

    This is an excellent opportunity for the United States to kill two birds with one stone – without sentiment: NSO and Museveni. But in contrast to the legal entanglements plaguing the company and the dictator, justice will likely skip over the Israeli Defense Ministry once more. Undoubtedly at some point in the future the ministry will authorize the sale of yet another company’s malware to the next dictator who will follow Museveni.

    #archives_israéliennes #Ouganda #IsraelOuganda

  • #israel : Les attaques contre les Palestiniens en hausse, mais la justice reste insaisissable Aaron Boxerman
    - Time of israel

    Les agressions violentes contre les Palestiniens en Cisjordanie ont augmenté de près de 50 % au cours de l’an passé, mais les arrestations et les inculpations ne suivent pas.

    AL-MUFAQARA, Cisjordanie – Des jets de pierres étaient venus troubler le calme de l’après-midi dans le minuscule village d’al-Mufaqara, en Cisjordanie, ce samedi de la fin du mois de septembre. Alors que les enfants, qui jouaient dehors, avaient couru en toute hâte se réfugier derrière les murs des habitations, un groupe d’attaquants israéliens masqués avait envahi ce village du sud des collines de Hébron, lançant une pluie de pierres sur les habitants, puis sur les maisons.


    Des habitants d’implantation masqués près du hameau palestinien d’al-Mufaqara dans les collines du sud de Hébron, le 28 septembre 2021. (Autorisation)

    Quand l’attaque s’était terminée, douze Palestiniens au moins avaient dû recevoir des soins médicaux – et le sentiment de sécurité ressenti jusque-là par les villageois avait disparu.

    « C’était démentiel. Pas une seule fenêtre du village n’a pas été brisée en petits morceaux », se souvient Mahmoud Hamamdeh, un résident.

    Selon des témoins israéliens et palestiniens, les violences avaient commencé quand un groupe d’Israéliens avait agressé un berger palestinien qui gardait son troupeau à proximité du village, infligeant des coups de couteau à plusieurs de ses moutons. Les Palestiniens étaient arrivés pour s’opposer aux attaquants israéliens – quelques-uns, parmi eux, étaient armés – et certains habitants du village palestinien avaient jeté des pierres. La situation avait ensuite dégénéré, les Israéliens brisant des panneaux solaires et retournant une voiture dans le hameau.

    Il semble que cela avait été des dizaines de Juifs israéliens qui avaient pris part à ces violences et à ces actes de vandalisme que les Palestiniens du secteur avaient qualifié d’épisode le plus grave qu’ils avaient connu, ces dernières années. Le ministre israélien des Affaires étrangères Yair Lapid avait, pour sa part, condamné l’attaque, évoquant un acte de « terrorisme ».

    Or, seuls deux Israéliens ont été jusqu’à présent mis en examen pour leur implication dans ces violences.

    Parmi les blessés, le petit-fils de Hamamdeh, Mohammed, âgé de trois ans, qui avait été blessé à la tête par une pierre qu’un Israélien avait jetée dans la maison. Il avait été évacué précipitamment vers l’hôpital israélien de Beer Sheva. Selon des témoins, les extrémistes israéliens avaient jeté des pierres sur l’ambulance qui emmenait le petit garçon.

    Les médecins ont fait savoir à la famille de Mohammed que l’enfant pourrait souffrir de séquelles cognitives à long-terme en raison du choc encaissé par son jeune crâne.

    « Il y a eu deux inculpations ? Mais comment cela est-il possible ? Il y avait des dizaines de partisans du mouvement pro-implantation qui nous ont attaqués ce jour-là ! Dites au monde que la ‘justice’, en Israël, va dans la mauvaise direction », s’insurge Hamamdeh au cours d’un entretien téléphonique, après l’annonce des mises en examen.

    Une vague de violences en plein essor
    Les responsables de la sécurité affirment qu’il y a eu, cette année, une hausse drastique des violences commises par des extrémistes juifs en Cisjordanie. En 2020, le Shin Bet avait enregistré 272 incidents violents sur ces territoires disputés ; et jusqu’à présent, il en a répertorié 397 pour tout 2021, alors que la fin de l’année arrive dans moins de deux semaines.

    Ces épisodes de violence se succèdent les uns après les autres dans les informations et dans les mains courantes de la police. Ce sont les mêmes noms qui reviennent encore et toujours : Burin, Burqa, Kafr Malik, Huwarra, al-Tuwani. Il n’y a que peu d’arrestations qui suivent et les tensions ne semblent jamais s’apaiser.

    Selon les statistiques qui ont été compilées par le groupe de défense des droits de l’Homme Yesh Din qui traque les violences nationalistes en Cisjordanie, 91 % des enquêtes policières portant sur des attaques commises par des Israéliens sur des Palestiniens ont été closes sans qu’aucune mise en examen n’ait eu lieu entre 2005 et 2019.


    Mohammad Bakr Hussein, 3 ans aurait été blessé par des pierres jetées par des habitants d’implantation israéliens dans le sud des collines de Hébron, le 28 septembre 2021. (Crédit : autorisation)

    Les extrémistes juifs ont fait des mois de septembre et octobre un moment de tensions accrues. C’est la période de la récolte des olives pour des centaines d’agriculteurs palestiniens de toute la Cisjordanie, qui se rendent alors dans les oliveraies situées hors des frontières de leurs villages, sur des terres qui sont souvent proches des implantations ou des avant-postes illégaux israéliens.

    Ces violences sont souvent l’œuvre des « Jeunes des collines », de jeunes Juifs ultra-nationalistes qui résident dans des avant-postes illégaux, aux côtés de leurs compagnons idéologiques. Certains ne vivent pas en Cisjordanie et sont de jeunes Israéliens qui habitent à l’intérieur du pays, qui ont réussi à passer entre les mailles du filet et qui se sont radicalisés.

    « Ce ne sont pas tous des habitants d’implantation ou des enfants de résidents d’implantation. Un grand nombre d’entre eux vient de l’intérieur de la Ligne verte », explique Dvir Kariv, un ancien commandant du Shin Bet qui s’est spécialisé dans le suivi du terrorisme juif. « Un grand nombre de ces jeunes rencontrent des problèmes chez eux, ils sont en échec scolaire et ils ont abandonné l’école, ou la structure qui les accueillait – et ils se retrouvent ainsi sur les collines ».

    Alors que certains des avant-postes juifs les plus extrémistes se trouvent à quelques mètres seulement des oliveraies palestiniennes, les « gangs » de jeunes israéliens peuvent passer très rapidement à l’attaque en espérant pouvoir fuir tout aussi vite, note le major-général à la retraite Eitan Dangot, membre de l’institut MirYam, un think-tank.

    « C’est la proximité, surtout ça : On parle ici d’une distance de 30 secondes, d’une minute. Si on n’est pas correctement préparés avec des unités présentes dans le secteur, alors il n’est pas possible d’y faire face. Et c’est cette même proximité qui leur permet de frapper et de disparaître ensuite », dit Dangot, qui a été responsable de la liaison israélienne avec les Palestiniens, une entité connue sous son acronyme, le COGAT, entre 2012 et 2014.


    Des Palestiniens ramassent des olives sur un arbre pendant la saison de récolte annuelle, près de la ville de Naplouse en Cisjordanie, le 23 octobre 2021. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

    La police israélienne affirme que le nombre d’incidents diminue d’année en année, même si les mises en examen augmentent. Selon les chiffres officiels de la police, de 2019 à 2021, il y a eu une baisse de 61,1 % des attaques dites du « Prix à payer », au cours desquelles des résidents d’implantations extrémistes agressent des Palestiniens ou vandalisent leurs biens en réponse aux mesures prises par les autorités israéliennes à leur encontre. Ils affirment également que le nombre d’inculpations d’extrémistes juifs a doublé, passant de 16 à 32 au cours de l’année écoulée.

    Le Shin Bet et le ministère de la Défense ne sont pas d’accord avec ce tableau relativement favorable. Un haut responsable de la défense israélienne qui s’est entretenu avec le Times of Israël a souligné que la situation se détériorait et que les extrémistes s’enhardissaient.

    « Au cours des dernières semaines et des derniers mois, nous avons constaté qu’[ils] gagnent en force et se retranchent », a déclaré le responsable, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat.

    « Quiconque parle sera puni »
    L’une des explications de cet écart est que les Palestiniens ne déposent souvent pas de plaintes officielles auprès de la police. Le sentiment dominant est que de telles affaires ont peu de chances d’aboutir, étant donné le faible taux d’inculpation d’Israéliens, même lorsque les incidents sont filmés et enregistrés.


    Une famille palestinienne de Huwarra constate les dégâts après une attaque par jets de pierres, qui aurait été commise par des habitants des implantations le 31 décembre 2020. (Crédit : Muataz Qasrawi)

    Les Palestiniens disent également craindre de se rendre à la police ; des rumeurs circulent selon lesquelles les Palestiniens qui déclarent avoir été attaqués ne seront plus autorisés à travailler en Israël. Le Shin Bet dément cette affirmation, mais les Palestiniens disent que la crainte de perdre les précieux permis a de toute façon un effet dissuasif.

    Ahmad, un Palestinien de Huwarra qui travaille en Israël, a déclaré qu’un groupe d’Israéliens masqués provenant d’une implantation voisine l’a attaqué non loin de sa ville natale fin octobre, le conduisant à l’hôpital.

    « Nous étions peut-être cinq. Ils sont descendus par dizaines des environs de Yitzhar. L’armée s’est contentée de nous observer depuis le sommet d’une colline voisine », a déclaré Ahmad.

    Décrivant l’incident et montrant des photos à l’appui de son récit, Ahmad a demandé à ne pas être identifié publiquement par crainte de représailles.

    « Quoi que vous fassiez, ne mettez pas mon nom complet, sinon ils me retireront mon permis. C’est bien connu qu’ils font ça. Quiconque parle est puni », a-t-il affirmé alors que le Times of Israël concluait une interview à son domicile par une journée pluvieuse de novembre.


    Des olives ramassées par des Israéliens de gauche et des activistes étrangers dans des oliveraies à proximité de la ville de Burin, en Cisjordanie, le 22 octobre 2018 (Crédit : Photo by ABBAS MOMANI / AFP)

    D’autres Palestiniens, comme Emad Zaban, un agriculteur de Burin, disent avoir déposé des plaintes auprès de l’Autorité palestinienne (AP), basée à Ramallah, qui est chargée de transmettre les demandes aux autorités israéliennes.

    Zaban affirme que les résidents d’implantations ont incendié ses oliveraies à plusieurs reprises. Mais lorsqu’il s’est adressé à la police israélienne, les agents ont déclaré que les plaintes ne leur avaient jamais été transmises.

    « D’une certaine manière, c’était mieux quand nous avions les ligues de village », a déclaré Zaban, faisant référence à une période où Israël exerçait un pouvoir militaire direct sur la Cisjordanie, avant la création de l’Autorité palestinienne dans les années 1990. « Maintenant, nous avons une Autorité impuissante au milieu, qui ne peut pas nous protéger. Où cela nous mène-t-il ? »

    « Les déraciner »
    Les attaques d’extrémistes juifs contre des Palestiniens en Cisjordanie, en particulier pendant la récolte annuelle des olives, se poursuivent sans relâche depuis des années. Les représentants du gouvernement ont parfois condamné la violence, mais les promesses de répression ont rarement été suivies d’une action concertée pour faire arrêter et poursuivre les auteurs présumés.

    Le nouveau gouvernement – une coalition hétéroclite de gauchistes, de centristes, de défenseurs d’implantations et d’islamistes – a envoyé des signaux contradictoires quant à sa volonté de s’attaquer au phénomène.

    Les partis de la coalition situés au centre et à gauche de l’échiquier politique ont déclaré qu’ils prendraient des mesures énergiques pour réprimer la violence extrémiste, mais la droite a violemment critiqué leurs déclarations, les jugeant exagérées. Le Premier ministre Naftali Bennett, partisan de longue date des implantations, était auparavant directeur général du Conseil de Yesha, un organisme regroupant les dirigeants locaux juifs de Cisjordanie.


    Naftali Bennett, chef du parti Yamina, lors d’une conférence du site d’information Srugim au-dessus du village bédouin de Cisjordanie Khan al-Ahmar, le 21 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

    Mais dans un geste rare, le ministre de la Défense, Benny Gantz, a convoqué fin novembre une réunion de hauts responsables de la sécurité, dont le commissaire de police Kobi Shabtai et le chef du Shin Bet Ronen Bar, pour discuter de la récente vague d’attentats.

    La déclaration de Gantz à l’issue de la réunion visait à trouver un juste milieu. Il a condamné les « crimes haineux », mais n’a jamais mentionné les mots « Israéliens », « Juifs » ou « Palestiniens ».

    « Ce qui commence par un arbre peut se terminer par des dommages corporels ou – le ciel nous en préserve – par la perte de vies humaines. Les crimes de haine sont la racine à partir de laquelle le terrorisme se développe et nous devons les éradiquer », a déclaré Gantz.

    Bien que la Cisjordanie soit la plus grande division de la police israélienne, elle compte le moins de postes. Selon le fonctionnaire, la police a demandé plus de personnel et de ressources en Cisjordanie pour faire face au problème. Des forces spéciales de l’armée israélienne sont également en train d’être créées pour faire face à la violence nationaliste juive, a déclaré le fonctionnaire.

    Le fonctionnaire a ajouté que la plupart des résidents des implantations ne soutenaient pas les actes de violence.

    « La grande majorité de cette communauté n’agit pas de manière violente, et elle comprend les raisons de la coexistence et du maintien du calme », a-t-il déclaré.

    L’une des figures de proue du mouvement des implantations Oded Revivi, qui dirige le Conseil régional d’Efrat, a souligné que la violence était le fait d’une poignée de personnes marginales, et a déclaré qu’elle était de loin inférieure aux attaques terroristes palestiniennes contre les Israéliens.


    Le maire d’Efrat, Oded Revivi, s’exprime lors d’une conférence de presse à Efrat, le 31 juillet 2019. (Gershon Elinson/Flash90)

    Revivi a déclaré qu’il espérait que les forces de l’ordre allaient sévir pour mettre fin à ce phénomène. Mais il a ajouté que le renforcement de la répression n’était qu’une partie de la solution.

    « Dans le passé, il y avait des cadres éducatifs, des cadres thérapeutiques. Des travailleurs sociaux et des conseillers étaient présents sur le terrain », a déclaré Revivi.

    « Pendant des années, le gouvernement israélien a travaillé pour s’occuper du bien-être et de l’éducation de ces personnes. Il a alloué des budgets à cet effet. Mais depuis un an et demi ou deux ans, ce financement a totalement disparu », a ajouté Revivi. Israël n’a pas eu de budget pendant ce laps de temps.

    Le gouvernement israélien actuel, y compris Gantz, prend au sérieux la montée apparente de la violence juive israélienne, a souligné le haut responsable de la défense israélienne au Times of Israël. Les actions des extrémistes peuvent nuire à la réputation d’Israël à l’étranger, ce qui a un prix diplomatique élevé.

    « Nous sommes convaincus – il n’y a aucun argument – que toute personne qui blesse un civil qui ne représente pas une menace agit de manière immorale, illégale et d’une manière qui peut déclencher la violence régionale – ainsi que nuire à Israël à l’étranger, vis-à-vis des pays amis, en particulier les États-Unis et l’Europe », a déclaré le responsable.

    La controverse renouvelée
    Cette semaine, la polémique a de nouveau éclaté. Le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, du parti Travailliste de centre-gauche, a suscité une vive réaction lorsqu’il a annoncé qu’il avait discuté de la « violence des résidents d’implantations » avec avec la numéro trois du département d’Etat américain, Victoria Nuland.


    G) Le ministre de la Sécurité Publique Omer Barlev lors d’une réunion à la Knesset, le 13 septembre 2021 et (D) le ministre de la Défense Benny Gantz lors d’une réunion à la Knesset, le 19 octobre 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi ; Yonatan Sindel/Flash90)

    Mardi, Bennett a réprimandé Barlev – sans le citer nommément – en déclarant que, bien que des « éléments marginaux » existent parmi les Juifs vivant en Cisjordanie, « nous ne devons pas généraliser ces propos à une communauté entière ».

    « Les résidents des implantations sont le sel de la terre », a écrit sur Twitter la ministre de la Justice, Ayelet Shaked. « La violence dont il faut être choqué, ce sont les dizaines de cas de jets de pierres et de cocktails Molotov sur des Juifs qui se produisent chaque jour, simplement parce qu’ils sont Juifs, le tout avec les encouragements et le soutien de l’Autorité palestinienne. »

    Si quelques-uns des incidents les plus violents de ces derniers mois ont donné lieu à des arrestations et à des inculpations, la plupart de ceux qui ont participé à ce qui était apparemment des attaques de masse restent en liberté.

    Début novembre, une vingtaine d’Israéliens juifs sont descendus d’une colline près de l’implantation de Bat Ayin et ont attaqué des Palestiniens et des militants israéliens de gauche venus cueillir des olives, selon la police et des témoins.

    Alors que des hommes masqués et des adolescents se rassemblaient sur une colline voisine, le rabbin Arik Ascherman, qui faisait partie des Israéliens aidant les Palestiniens, a appelé l’armée et l’a prévenue que le groupe risquait d’être bientôt attaqué. Mais les forces de sécurité ne sont apparues qu’après le début de l’assaut, a déclaré Ascherman, un important militant des droits de l’homme.


    Le rabbin de gauche Arik Ascherman après une attaque présumée des habitants israéliens d’implantation près de Bat Yin, en Cisjordanie, le 12 novembre 2021. (Crédit : Shai Kendler)

    Les assaillants masqués, qui seraient des extrémistes israéliens, ont descendu la colline armés de gourdins et ont lancé des pierres sur le groupe, selon des témoins. Le coordinateur de la sécurité de Bat Ayin – un habitant de la ville responsable de la sécurité à l’intérieur de l’implantation – est visible sur les photos de la scène, observant l’incident depuis le sommet de la colline, armé d’un fusil.

    Après que les assaillants ont commencé à jeter des pierres sur les cueilleurs d’olives palestiniens, deux d’entre eux se sont séparés et se sont dirigés vers Neta Ben-Porat, une Israélienne qui avait commencé à les filmer. L’un d’eux s’est approché d’elle en brandissant un gourdin, a-t-elle raconté.

    « Pendant un instant, il a marqué une pause. Puis il m’a frappé à la tête avec son club. Puis dans ma jambe. Bien que j’aie commencé à saigner, ils ont continué à me frapper. Après cela, je n’ai aucun souvenir de l’attaque », a déclaré Ben-Porat, qui était l’un des au moins deux Israéliens battus pendant l’attaque, selon les procureurs et les témoins.

    « Je ne leur ai pas parlé, ni ne les ai provoqué, je n’avais pas d’arme. Je suis Israélienne, je suis Juive, je suis une femme – je ne pensais pas qu’ils me feraient quoi que ce soit », a déclaré Ben-Porat.

    Deux jeeps de police sont arrivées quelques minutes plus tard. Mais les officiers ont attendu deux minutes, alors que la plupart de la foule s’était dispersée, avant de sortir des véhicules, a déclaré Gil Hammerschlag, militant juif de gauche.

    Sur les vingt Israéliens qui, selon la police, ont participé à l’agression, un seul – l’un des deux hommes qui ont attaqué Ben-Porat – a été inculpé. Les procureurs l’ont identifié comme un Israélien de 19 ans originaire de Kiryat Ekron, dans le centre d’Israël.

    Trois Palestiniens ont ensuite été arrêtés pour avoir jeté des pierres pendant la mêlée, bien que Ben-Porat et d’autres militants aient déclaré qu’ils n’avaient commencé à lancer des pierres qu’au début de l’attaque.

    Un juge militaire leur a donné raison et a ordonné leur libération après plusieurs jours d’emprisonnement. Aucun lanceur de pierres israélien n’a été inculpé.

    « On a l’impression qu’on leur a donné la légitimité de tuer. Il n’y a pas d’autre façon de le dire », a déclaré Ben-Porat avec une frustration palpable.


    Des hommes masqués, qui auraient été des habitants d’implantations israéliennes, armés de bâtons pendant une attaque contre des Palestiniens qui récoltaient des olives aux abords de Surif, en Cisjordanie, le 12 novembre 2021. (Crédit : Shai Kendler)

    « Si nous avions été Palestiniens, bien sûr, auraient-ils même porté des accusations ? Nous savons tous que la réponse est non », a-t-elle ajouté.

    Spectateurs ?
    Ces images sont devenues si omniprésentes, si quotidiennes, qu’elles ont presque cessé d’être dignes d’intérêt : des soldats israéliens en uniforme vert qui se tiennent à l’écart tandis que des personnages masqués – portant souvent les vêtements à franges distinctifs [tsitsit] prescrits par la loi juive – lancent des pierres sur les maisons palestiniennes.

    Lors de l’attaque d’al-Mufaqara, on pouvait voir des soldats israéliens au loin, regardant les Israéliens lancer des pierres sur les maisons et les voitures de ce petit village de bergers. À Burin, des soldats ont assisté à la mise à feu de pans entiers de terres agricoles par des Israéliens masqués.

    En réponse, l’armée israélienne fait souvent valoir que les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux sont éditées de manière à tromper ceux qui les visionnent.

    « Je peux le dire par expérience : ces clips ne reflètent pas toujours l’histoire complète. Ils ne montrent pas ce qui s’est passé pendant l’incident dans son ensemble. Lorsque vous filmez un petit clip, vous voyez que le soldat ne répond pas – mais peut-être attend-il des renforts », a argumenté Dangot.

    Mais même si les soldats israéliens filment régulièrement des incidents violents en Cisjordanie pour leur usage interne, l’armée publie rarement des images pour étayer sa version des faits.

    Et personne ne conteste que la plupart des personnes impliquées dans ces incidents échappent à l’arrestation. Si la police finit par ouvrir un dossier, il est souvent classé en raison de l’incapacité à identifier les suspects ou de ce que les autorités considèrent comme un manque de preuves qu’un crime a en effet été commis.

    D’anciens officiers de l’armée affirment que le problème des soldats et des policiers qui restent à l’écart pendant les attaques est réel. Selon le major-général à la retraite Nitzan Alon, le phénomène découle d’une dissonance fondamentale dans la mission des troupes.

    « L’identité fondamentale des soldats est qu’ils sont là pour protéger les Juifs et les citoyens israéliens contre les attaques terroristes palestiniennes. Ils ne se considèrent pas comme une force de loi et d’ordre chargée de faire respecter l’état de droit pour toutes les communautés de la région », a déclaré Alon, qui a supervisé le commandement de l’armée israélienne en Cisjordanie de 2012 à 2015.

    De nombreux auteurs israéliens étant toujours en fuite, l’armée israélienne a pour politique de « coordonner » l’accès des Palestiniens à leurs bosquets. Pendant quelques jours prévus longtemps à l’avance, les Palestiniens arrivent pour récolter sous l’œil attentif des soldats israéliens, qui sont là pour protéger les Palestiniens des agressions.

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    Des Palestiniens inspectent leurs oliviers détruits dans le village de Qaryout, près de Naplouse, le 19 octobre 2013. (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

    « En général, je préfère y aller avec la coordination, afin de me sentir en sécurité », a déclaré Zaban, l’agriculteur de Burin.

    Cette année, le « jour de la coordination » de Zaban est tombé début octobre – bien trop tôt pour que ses olives soient mûres. Mais sentant qu’il n’avait pas d’autre choix, il a décidé de récolter quand même. Les olives, cueillies bien avant l’heure, n’ont pratiquement pas donné d’huile, selon Zaban.

    « J’ai subi des pertes massives cette année », a-t-il déploré.

    Lors d’un autre incident récent, des soldats ont accompagné des dizaines de résidents d’implantations sur un terrain de jeu à l’intérieur du village palestinien de Sussiya, dans les collines du sud de Hébron. Selon des militants israéliens de gauche présents sur les lieux, les résidents d’implantations ont éjecté les enfants palestiniens qui se trouvaient sur le terrain de jeu.

    Les soldats ont escorté les Israéliens sans se battre. Les résidents d’implantations se sont agités sur le terrain de jeu, entourés par l’armée. Ils sont restés dans l’aire de jeux pendant environ une demi-heure avant qu’on leur demande de rentrer chez eux, selon des témoins.


    Un soldat israélien se tient à l’écart alors que des habitants d’implantation entrent dans un terrain de jeu palestinien à Susiya, un hameau palestinien de Cisjordanie, le 6 novembre 2021 (Guy Butuvia).

    L’armée a déclaré que les clips et les photographies « ne reflétaient pas le déroulement de l’incident ». Les Israéliens locaux ont accusé les « gauchistes anarchistes », qui, selon eux, ont incité les Palestiniens à les attaquer.

    À al-Mufaqara, Mahmoud Hussein n’a guère de raisons d’être optimiste. Sa famille avait été informée que son petit-fils Mohammad pourrait souffrir de troubles cognitifs à long-terme en raison de l’hémorragie dans son cerveau, d’où la pierre l’a frappé.

    « L’armée est toujours du côté des colons. Sinon, ils auraient traqué les dizaines de personnes qui nous ont attaqués », a déclaré Hussein. « Quand c’est un gouvernement de colons, à quoi peut-on s’attendre ? »

    #violences #Palestine #Cisjordanie #colons #colonisation #justice #Juifs_israéliens #extrémistes_juifs #ultra-nationalistes #radicalisation #police_israelliene #Bébés #femmes #enfants (palestiniens)

  • #Israel : Mobileye lance un programme-pilote de voitures autonomes à #Paris
    https://fr.timesofisrael.com/mobileye-lance-un-programme-pilote-de-voitures-autonomes-a-paris

    Les employés d’un magasin de luxe pourront réserver des déplacements pour se rendre à leur travail dans des "robotaxis


    Un véhicule autonome à l’essai à Paris, alimenté par Mobileye, au mois de décembre 2021. (Crédit : Mobileye)

    La compagnie Mobileye, qui développe des systèmes de conduite autonome, a annoncé jeudi qu’elle allait mettre en œuvre un programme-pilote de trajets sur demande à Paris en collaboration avec une firme de transport public française.

    Mobileye, filiale d’Intel, a reçu une autorisation pour faire des essais de ses véhicules autonomes à Paris, ce qui ajoute la capitale française à une liste croissante de villes où la compagnie teste actuellement ses technologies de conduite autonome. Parmi ces villes, Detroit, New York City, Tokyo, et Jérusalem ainsi que Tel Aviv et Munich, où Mobileye va lancer des taxis autonomes et des services de VTC ou « robotaxis » l’année prochaine.

    Les personnes qui souhaitent avoir accès à ce service pourront le faire à travers Moovit, la compagnie israélienne de données de transit rachetée par Intel l’année dernière pour un montant d’environ 900 millions de dollars. Moovit a développé l’application MoovitAV pour les clients désireux de faire du covoiturage avec Mobileye.

    Dans la phase initiale, les employés des Galeries Lafayette, un magasin de luxe parisien, pourront jouir de ce service en demandant ou en programmant un déplacement pour se rendre à la célèbre enseigne du Boulevard Haussmann, quatre jours par semaine. Ce projet-pilote est lancé en partenariat avec l’entreprise française de transport public RATP.

    Ces véhicules, lors de l’essai, pourront transporter deux passagers à la fois. Ils seront accompagnés par un chauffeur de Mobileye, qui sera chargé d’intervenir en cas de problème, et d’un « co-pilote » de la RATP.

    « La conduite autonome dans les rues de Paris est un nouveau tournant dans notre volonté de mettre en œuvre notre vision de mobilité autonome inclusive. Nous sommes heureux de non seulement avoir obtenu cette autorisation de lancer notre programme-pilote mais aussi de le faire aux côtés de partenaires importants à Paris », a déclaré Johann Jungwirth, vice-président du département de la Mobilité en tant que service au sein de Mobileye, dans un communiqué publié jeudi.


    Un véhicule autonome à l’essai à Paris, alimenté par Mobileye, au mois de décembre 2021. (Crédit : Mobileye)

    Côme Berbain, directeur de l’innovation à la RATP, explique que « c’est une opportunité pour la RATP de tester quelque chose de totalement nouveau – un service de voitures autonomes pour les entreprises – mais c’est également l’occasion de tester l’intégration possible de la technologie des véhicules autonomes pour d’autres modes de transport, comme les bus ou les minibus ».

    Cette nouvelle, rendue publique jeudi, survient une semaine après l’annonce par Intel de son projet de faire entrer Mobileye sur le marché boursier en 2022 avec une évaluation d’approximativement 50 milliards de dollars. Intel avait acheté Mobileye en 2017 pour plus de 15 milliards de dollars. La compagnie avait été cotée en 2014 à la bourse de New York.

    Intel a expliqué que cette initiative permettra de « débloquer la valorisation de Mobileye pour les actionnaires d’Intel en créant une entreprise cotée en bourse, ce qui développera encore les réussites de Mobileye au service de son large marché ».

    Intel a précisé que la firme resterait actionnaire majoritaire de Mobileye et que les deux entreprises continueraient à travailler ensemble « à la poursuite de la croissance informatique dans ce secteur de l’automobile ». L’équipe en charge de Mobileye restera en place et le co-fondateur de la compagnie, Amnon Shashua, conservera son poste de directeur-général.

    La multinationale a expliqué que Mobileye s’attendait à générer 40 % de revenu de plus en 2021 en comparaison avec l’année dernière, à travers un certain nombre de produits et de programmes en place, avec plus d’une trentaine de fabricants automobiles et autres partenaires dans le monde.

    Mobileye joue un rôle déterminant dans les opérations globales d’Intel. Au début de l’année, Intel avait indiqué investir 400 millions de dollars dans une nouvelle structure de Recherche & Développement pour Mobileye, devenu le pôle principal de développement de véhicules autonomes pour Intel. Une fois que le centre sera construit, Mobileye devait employer 4 000 personnes supplémentaires.

    « Mobileye est une entreprise connaissant une croissance majeure qui sera assurément un acteur important de l’avenir d’Intel », a souligné la firme.


    ¨ Une voiture Mobileye à New York City, en juillet 2021. (Autorisation) _

    Mobileye avait commencé à tester des véhicules autonomes à Munich, l’année dernière, après avoir obtenu une autorisation pour son programme-pilote de la part du fournisseur de services techniques indépendant TÜV SÜD. Cela avait été le tout premier programme de ce type lancé en Europe qui s’était inspiré du programme qui avait été mis en place en Israël, où Mobileye teste des véhicules autonomes depuis 2018.

    De plus, Mobileye a établi un certain nombre de partenariats qui sont en cours concernant la délivrance de systèmes de conduite autonome à la start-up californienne Udelv, qui prévoit de déployer une flotte de véhicules de livraison autonomes sur les routes d’ici deux ans. L’entreprise Mobileye s’est aussi associée à deux firmes françaises concernant le développement et le déploiement conjoint de navettes commerciales autonomes de transport en commun en Europe en 2023.

    #Intel #startup #Voiture_autonome #MobilEye #Paris #robotaxis #Moovit #Galeries_Lafayette #RATP #Udelv #voiture #voiture_autonome #algorithme #voiture_autopilotée #transport #autopilote #voitures_autonomes #mobilité #automobile #robotisation #technologisme #surveillance #chômage #licenciements #gafa #gafam #domination #licenciements

  • The construction of Israel’s Gaza concentration camp is complete

    Israel announced the completion of an underground wall and maritime barrier surrounding the besieged Gaza Strip. Not a single mainstream media outlet used the term “concentration camp” to report on it but they should have.

    https://mondoweiss.net/2021/12/the-construction-of-israels-gaza-concentration-camp-is-complete
    #underground #sous-terrain #verticalité #murs #barrières_frontalières #Israël #Palestine #Gaza #barrière_maritime #mur_maritime

  • Covid-19 : en Israël, la fermeture des frontières désespère les professionnels du tourisme
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/12/05/covid-19-en-israel-la-fermeture-des-frontieres-desespere-les-professionnels-

    Covid-19 : en Israël, la fermeture des frontières désespère les professionnels du tourisme. Les frontières, rouvertes début novembre, se sont refermées brusquement devant la menace du variant Omicron.
    « Nous nous préparions à la saison de Noël. Les hôtels étaient pleins à 70 % pour les illuminations du 3 décembre. En quelques heures, on a perdu tous les touristes étrangers », soupire Anton Salman, maire de Bethléem, en Cisjordanie. Cette ville de 31 000 habitants, où la moitié de la population vit du tourisme, croyait revenir à la vie après plus de vingt mois d’isolement. Mais le variant Omicron a anéanti ses espoirs. Israël, qui contrôle les points d’accès à la Cisjordanie, a de nouveau fermé l’ensemble de ses frontières aux étrangers, le 28 novembre – au moins jusqu’au 13 décembre –, et imposé de nouvelles restrictions pour les Israéliens.Début novembre, les autorités sanitaires israéliennes avaient simulé l’apparition d’un variant du SARS-CoV-2 nommé Omega. Les leçons tirées de l’exercice ont été appliquées à la lettre : verrouillage du pays le temps de déterminer la virulence du nouveau variant, multiplication des tests PCR, traçage des contacts, au prix du recours controversé à certaines techniques de surveillance, recommandation d’une troisième dose et de la vaccination des plus jeunes.Ces derniers jours, seuls sept cas confirmés du nouveau variant ont été détectés, et le gouvernement se félicite déjà du succès de sa politique. Mardi 30 novembre, le premier ministre, Naftali Bennett, a annoncé le lancement d’un nouveau compte Twitter en anglais pour partager « les connaissances acquises pendant la pandémie ». Son premier post détaille les mesures prises contre Omicron. Le calcul du M. Bennett n’est pas que sanitaire : son gouvernement repose sur une coalition fragile et veut à tout prix éviter un reconfinement qui mettrait l’économie à genoux et ferait l’affaire de l’opposition.
    Cette fermeté a sans doute contribué à rassurer les investisseurs, mais le tourisme, lui, a été sacrifié. « Le moral est au plus bas », dit Oded Grosman, directeur de l’Association des hôtels de Tel-Aviv. « Nous étions très optimistes après la réouverture des frontières le 1er novembre, mais là, on est revenus à la case départ. »En 2019, année record, plus de 4,5 millions de touristes sont venus en Terre sainte – soit l’équivalent d’environ un tiers de la population israélienne et palestinienne. En Israël, ce secteur en pleine expansion représente près de 6 milliards d’euros de recettes et plus de 200 000 emplois directs et indirects. « Nous devons faire confiance aux autorités sanitaires. A condition que nous soyons compensés, et tout de suite, pas dans un an », estime M. Grosman. Le ministère du tourisme a déjà promis des subventions, mais M. Grosman estime que le risque est aussi systémique : « Les fermetures à répétition pourraient décourager les touristes sur le long terme. »Les subventions ne concerneront, par ailleurs, pas la Cisjordanie, où l’on dénonce une discrimination. « Israël dit que les territoires occupés ne sont pas sûrs, affirme M. Salman. Comme si on ne savait pas respecter les règles. Au début de la pandémie, on a fermé la ville nous-mêmes. » A Bethléem, les rares touristes venus admirer l’église de la Nativité sont assiégés par des vendeurs à la sauvette. Si les hôtels bénéficient encore d’un tourisme local, porté par des Arabes israéliens, nombre de commerces ont dû se séparer de leurs employés. « Ils n’ont souvent aucun espoir de reconversion et on constate une explosion de la pauvreté », explique le maire, pour qui les conséquences de cette nouvelle fermeture ne sont pas qu’économiques. « Quand les étrangers viennent ici, ils comprennent aussi notre réalité, et la vie sous occupation. »

    #Covid-19#migrant#migration#israel#populationpalestinienne#sante#frontiere#circulation#economie#tourisme#variant#omicron

  • Ce que veut dire Apartheid dans le cas d’Israël (plus texte de Edo Konrad)

    Un consensus croissant s’est formé autour du terme – non comme une comparaison rhétorique avec l’Afrique du Sud, mais pour décrire un système de domination construit sur la partition de la Palestine.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/12/09/ce-que-veut-dire-apartheid-dans-le-cas-disrael-plus-tex

    #international #israel #palestine #apartheid

  • #israel : La police filmée en train de placer une arme dans la voiture d’un Bédouin Stuart Winer
    NDR : Bédouin, donc un Palestinien
    https://fr.timesofisrael.com/la-police-filmee-en-train-de-placer-une-arme-dans-la-voiture-dun-b

    Les images de la caméra corporelle semblent montrer les officiers discuter de l’arme dans la boîte à gants avant qu’ils ne la trouvent réellement ; une plainte a été déposée.


    Capture d’écran de la vidéo montrant des officiers de la police israélienne fouillant la voiture d’un chauffeur bédouin qui, selon eux, avait un pistolet dans le véhicule. (Crédit : Treizième chaîne)
    Selon une vidéo diffusée dimanche par la télévision israélienne, la police aurait placé un pistolet dans le véhicule d’un automobiliste bédouin qui avait été arrêté après avoir parlé sur son téléphone portable au volant d’une voiture sans permis, ce qui a conduit à l’inculpation de l’homme pour une infraction bien plus grave liée aux armes à feu.

    Le conducteur, âgé de 19 ans et originaire du sud du pays, a été détenu pendant un mois en prison avant d’être finalement libéré samedi, après que son avocat a remarqué le tour de passe-passe suspect en visionnant les images de l’arrestation filmées par la caméra de la police, selon la Treizième chaîne.

    Une plainte a été déposée auprès du Département des enquêtes internes de la police (PIID), un organe du ministère de la Justice chargé d’enquêter sur les allégations d’abus commis par la police.

    La police a arrêté l’homme, qui n’a pas de casier judiciaire, après l’avoir vu utiliser son téléphone au volant. Un contrôle a révélé que la voiture n’était pas immatriculée. Les agents ont informé le conducteur qu’il serait arrêté et que la voiture serait confisquée, mais qu’ils en fouilleraient également le contenu.

    Dans une vidéo de la rencontre, on peut entendre un officier dire « où est le pistolet ? » et un autre policier, de l’autre côté de la voiture, répondre « dans la boîte à gants ».

    Quelques instants plus tard, un agent qui parlait directement au conducteur commence à l’interroger sur la boîte à gants encore fermée et sur ce qui pourrait s’y trouver. Le conducteur ne semble pas répondre à ces questions. Un autre agent, après avoir ouvert la boîte, montre alors à ses collègues le pistolet emballé dans un sac en plastique noir.

    « Ce n’est pas à moi », proteste alors le conducteur.

    Le conducteur a été arrêté et accusé de possession d’une arme à feu létale, l’acte d’accusation identifiant le pistolet comme étant de fabrication belge.

    Lorsque l’avocat du conducteur a demandé s’il pouvait écouter les enregistrements de la transmission radio de la rencontre, on lui a dit qu’ils avaient tous été supprimés, a rapporté la Treizième chaîne. Cependant, il a pu revoir les images de la caméra corporelle et a fini par donner l’alerte sur ce qu’il avait trouvé.

    Après un mois derrière les barreaux, le suspect a été libéré lorsque le procureur du district sud et le juge du tribunal de district de Beer Sheva, Naser Abu Taha, ont reçu les preuves vidéo samedi.

    Le ministère public a déclaré dans un communiqué que les détails de l’affaire avaient été transmis à la PIID.

    « Lorsque les résultats de l’enquête seront reçus, une décision sera prise quant à la suite à donner à l’affaire », a-t-il ajouté.

    Bien que l’affaire contre le suspect soit toujours ouverte, une source du bureau du procureur a déclaré à la Treizième chaîne que « de toute évidence, il y a un problème avec les enregistrements ; ils parlent d’eux-mêmes et l’affaire doit être classée. »

    La police israélienne a déclaré dans un communiqué que « pour ce qui est des revendications, elles doivent être examinées par les autorités compétentes ».

    L’incident est survenu alors que les autorités sont de plus en plus préoccupées par ce que les résidents locaux décrivent comme une anarchie dans le sud du pays et un manque d’application de la loi dans les communautés bédouines.


    Une vue des maisons de Sawaneen, un village bédouin non-reconnu dans le sud du désert du Negev en Israël, le 8 juin 2021. (Crédit : HAZEM BADER / AFP)
    En 2019 https://fr.timesofisrael.com/la-police-accusee-davoir-place-une-arme-chez-un-arabe-pour-un-tour , un homme de Jérusalem-Est a poursuivi la police pour avoir planté un fusil chez lui, qu’elle a ensuite « trouvé » dans le cadre d’un documentaire diffusé sur la chaîne publique israélienne.

    La police israélienne a présenté ses excuses à Samer Sleiman après qu’il est apparu que lors de l’incident de novembre 2018 – diffusé dans le cadre d’une série https://fr.timesofisrael.com/kan-retire-tous-les-episodes-de-son-docuserie-apres-lincident-de-l télévisée sur les forces de l’ordre dans la capitale – des agents avaient placé une arme à son domicile.

    Samer Sleiman a également affirmé plus tard avoir reçu un appel menaçant d’un homme s’identifiant comme un officier de police, l’avertissant de ne pas parler de l’incident aux médias.

    #palestine #israël #gaza #bds #palestine_assassinée #guerre #guerre_coloniale #occupation #colonisation #racisme #cisjordanie #apartheid #police #caméra #surveillance

     

  • « Quatre nouvelles fermes de colons se sont emparées de terres palestiniennes de la taille d’une grande ville ». Fermes et Etat complémentaire dans l’opération de dépossession

    Au cours des cinq dernières années, quatre fermes de colons en Cisjordanie se sont emparées d’un territoire palestinien de la taille de la ville de Holon (banlieue sud de Tel Aviv, superficie d’environ 19 000 dunams, quelque 19 km2), ou des villes de Bnei Brak (banlieue nord-est de Tel-Aviv, superficie de 7,4 km2) et de Lod (située dans le District centre, superficie 12 km2) réunies. En recourant à la violence et à la terreur systématiques, les résidents de ces quatre avant-postes [le terme avant-postes renvoie à une colonie établie dans les territoires palestiniens occupés, établie, formellement, sans l’autorisation du gouvernement israélien], aidés par l’armée, ont bloqué l’accès des Palestiniens à des terres totalisant 20 866 dunams [soit 20 km2] ; terres que les Palestiniens utilisaient pour cultiver et faire paître le bétail.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/26/quatre-nouvelles-fermes-de-colons-se-sont-emparees-de-t

    #palestine #israel

  • Covid Updates: South Africa Identifies New Variant - The New York Times
    https://www.nytimes.com/live/2021/11/25/world/covid-vaccine-boosters-mandates

    Covid Updates: South Africa Identifies New Variant
    Britain, Israel and Singapore have restricted travel from the region. South African scientists will meet with W.H.O. experts on Friday.Scientists in South Africa on Thursday identified a concerning new coronavirus variant with mutations that one scientist said marked a “big jump in evolution,” prompting several countries to quickly limit travel from the region. Within hours, Britain, Israel and Singapore had restricted travel from South Africa and some neighboring countries, citing the threat of the new variant. By Friday, markets were down in Japan in response to the discovery, and officials in Australia and in New Zealand said that they were monitoring the new variant closely.The European Commission will also propose restricting air travel to the bloc from southern Africa based on concerns over the variant, Ursula von der Leyen, the commission’s president, said in a Twitter post on Friday. She referred to it by its scientific name, B.1.1.529. In the past two days, scientists detected the variant after observing an increase in infections in South Africa’s economic hub surrounding Johannesburg. So far, 22 positive cases have been identified in the country, according to South Africa’s National Institute for Communicable Diseases. Two cases were detected in Hong Kong, both apparently linked to someone who had traveled from South Africa. No cases have been detected yet in Britain.
    A number of variants have emerged since the onset of the pandemic. One underlying concern about them is whether they will stymie the fight against the virus or limit the effectiveness of vaccines. South African scientists will meet with the World Health Organization technical team on Friday to discuss the new variant, and the authorities will assign it a letter of the Greek alphabet.But governments are not waiting to impose restrictions. By Thursday evening, Britain had banned flights from South Africa, Botswana, Eswatini, Lesotho, Namibia and Zimbabwe, starting at noon local time on Friday. The six nations will be added to the country’s red list, which would require British travelers coming from those nations to quarantine on arrival.
    “More data is needed but we’re taking precautions now,” Sajid Javid, the health secretary, said on Twitter.In a statement posted Friday on a government website, South Africa said it would urge Britain to reconsider the measure, saying: “The U.K.’s decision to temporarily ban South Africans from entering the U.K. seems to have been rushed, as even the World Health Organization is yet to advise on the next steps.”Within a few hours, officials from Israel and Singapore had announced that they, too, would add the same countries to their red lists, along with Mozambique. In December 2020, South Africa was the first nation to report the appearance of the Beta variant, which has now spread to nearly 70 countries. Scientists have been concerned that some clinical trials have shown that vaccines offer less protection against the Beta variant. Since then, the more virulent and aggressive Delta variant has spread all over the world and is believed to be fueling the latest surge in cases.The variant has also been identified in Botswana. The country’s health ministry confirmed in a statement that four cases of the new variant were detected in people who were all fully vaccinated. All four were tested before their planned travel.
    With over 1,200 new infections, South Africa’s daily infection rate is much lower than in Germany, where new cases are driving a wave. However, the density of mutations on this new variant raises fears that it could be highly contagious, leading scientists to sound the alarm early.

    #Covid-19#migrant#migration#sante#variant#afriquedusud#lesotho#grandebretagne#israel#singapour#circulation#frontiere

  • Des soldates auraient été « prostituées », admet le chef de la prison de Gilboa Par Times of Israel Staff 24 novembre 2021
    https://fr.timesofisrael.com/le-chef-de-la-prison-gilboa-semble-admettre-que-des-soldates-aurai

    Des geôlières ont raconté avoir été mises en contact avec des détenus afin d’être reluquées ou agressées en échange de concessions ; l’enquête a été classée et les plaintes enterrées.


    Le commandant de la prison de Gilboa, Freddy Ben Shitrit, arrive pour son témoignage devant le comité d’inspection du gouvernement pour enquêter sur l’évasion des prisonniers de sécurité de la prison de Gilboa, à Modiin, le 24 novembre 2021. (Crédit : Flash90)

    Le commandant de la prison de Gilboa, Freddy Ben Shitrit, a semblé confirmer mercredi des informations rendues publiques en 2018 qui avaient laissé entendre que des soldates qui effectuaient leur service militaire en tant que gardiennes dans la milieu carcéral avaient été « prostituées » et contraintes à avoir des relations sexuelles avec des terroristes palestiniens.

    Plusieurs anciennes gardiennes de la prison ont déclaré avoir été utilisées comme monnaie d’échange avec les détenus et délibérément mises en danger par leurs supérieurs afin d’obtenir des concessions de la part des prisonniers.

    M. Ben Shitrit a déclaré que la prison « faisait du proxénétisme avec les soldates » et « qu’elle remettait des femmes soldats à des terroristes à des fins sexuelles », faisant apparemment référence à une pratique présumée consistant à placer les femmes soldats en contact étroit avec les prisonniers comme des objets sexuels à reluquer, voire à agresser.

    « L’incident de proxénétisme a été un incident massif », a-t-il déclaré.

    Ce drame aurait eu lieu avant l’arrivée de Ben Shitrit à la tête de la prison.

    Ces accusations avaient été rapportées pour la première fois en 2018 par la Vingtième chaîne et fermement démenties par le service pénitentiaire. Une première enquête a été classée en raison d’un manque de preuves, ont rapporté les médias israéliens mercredi soir.

    Ben Shitrit a tenu ces propos alors qu’il témoignait devant un panel du gouvernement concernant les défaillances qui ont permis l’évasion de terroristes palestiniens, au mois de septembre. L’évasion a révélé des défaillances généralisées dans la prison, essentiellement liées à la pénurie de ressources humaines et matérielles.

    L’une des soldates qui a déclaré avoir été agressée sexuellement lors de l’incident a réclamé mercredi la réouverture de l’enquête.

    La soldate, dont le nom n’a pas été révélé, a déclaré à Walla qu’elle et d’autres gardiennes avaient été agressées sexuellement par un terroriste palestinien nommé Muhammad Atallah. Les gardiens ont affirmé que la direction de la prison était au courant de ces abus et les a couverts jusqu’à ce que des reportages médiatiques sur l’affaire les révèlent en juin 2018.


    Un gardien de prison dans une tour de surveillance à la prison de Gilboa, dans le nord d’Israël, le 6 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

    Selon ces informations, un agent de renseignement de la prison aurait placé des gardiennes dans le quartier de sécurité de l’établissement à la demande du terroriste.

    La Douzième chaîne a déclaré que trois soldates étaient impliquées dans cette affaire.

    La soldate qui a témoigné a déclaré qu’elle avait reçu l’ordre d’accompagner Atallah dans l’établissement, ce qui lui donnait l’occasion de l’agresser, notamment en lui tripotant les fesses, tandis que ses supérieurs fermaient les yeux.

    En échange, Atallah, une figure puissante parmi les autres prisonniers, assurait la tranquillité de l’établissement pour le personnel de la prison, selon la Douzième chaîne.

    « Ils m’ont envoyée faire des missions que je n’étais pas censée faire pour être un objet sexuel afin d’obtenir des renseignements », a déclaré l’une des victimes présumées à la Douzième chaîne. « L’un des prisonniers de la sécurité a agi comme il le voulait envers moi. Insultes, offenses sexuelles, agressions verbales. Chaque fois que je venais prendre mon service, j’étais déprimée. »

    Elle a dit qu’elle était utilisée « comme un objet, comme une jolie fille, comme une tentatrice. Pour être juste un objet sexuel pour obtenir des informations d’eux ».

    « Mes commandants ne se souciaient pas de ce que je ressentais ou de ce que je vivais », a-t-elle déclaré.


    Une gardienne de prison avoir été utilisée par ses supérieurs comme monnaie d’échange avec les détenus. (Capture d’écran/Douzième chaîne)

    L’officier a reconnu avoir mis des gardiennes avec le prisonnier après que celui-ci a réclamé leur présence spécifique, a rapporté Walla.

    L’officier a été suspendu, mais a depuis réintégré l’administration pénitentiaire.

    L’ancienne soldate qui a demandé une enquête a déclaré : « J’attends du ministère public et de la police qu’ils rouvrent le dossier d’enquête. Ils doivent déposer un acte d’accusation contre l’officier de renseignement qui nous a livrées à des terroristes et contre tous ceux qui étaient au courant et se sont tus, et il y avait beaucoup de gens comme ça dans la prison. Nous nous sommes plaints que le prisonnier nous agressait sexuellement et on nous a dit de ne pas faire de commentaires. »

    L’avocate de la soldate, Galit Smilovitch, a déclaré que les commentaires de Ben Shitrit mercredi confortaient les accusations de sa cliente.

    « Il s’agit essentiellement d’un aveu indiquant que tout était planifié », a-t-elle déclaré. « Le ministère public doit s’occuper du problème à sa racine et ordonner la réouverture du dossier et le dépôt d’actes d’accusation contre toutes les personnes impliquées. »

    L’administration pénitentiaire a déclaré mercredi que les allégations ravivées étaient une tentative de détourner l’attention du témoignage de Ben Shitrit sur la mauvaise gestion de la prison.

    L’affaire a été « instruite sous la direction d’un précédent commissaire et classée par le bureau du procureur de l’État », a déclaré l’administration pénitentiaire dans un communiqué.

    « Si Ben Shitrit a entre les mains de nouvelles informations qui justifient la réouverture de l’enquête, il doit immédiatement les transmettre aux autorités chargées de l’application de la loi. »

    La ministre des Transports, Merav Michaeli, a qualifié les propos de Ben Shitrit de « choquants » et a déclaré que le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, avait formé une commission chargée d’enquêter sur cette affaire.

    « Je suis sûre que tous les manquements et toutes les atrocités qui se sont produits dans la prison ces dernières années seront découverts et rectifiés », a-t-elle déclaré.

    #femmes #israël #Palestine #prison #prisons #soldates #proxénétisme  #prostitution #culture_du_viol #sexisme #exploitation #patriarcat #violence
     #femmes_soldats #objets_sexuels #atrocités

  • Deux dirigeants de Lev Tahor jugés pour enlèvement et exploitation d’enfants Luke Tress - Time of Israel
    https://fr.timesofisrael.com/deux-dirigeants-de-lev-tahor-condamnes-pour-enlevement-et-exploita

    Nachman Helbrans et Mayer Rosner risquent la prison à vie pour avoir enlevé une jeune fille de 14 ans et son frère afin qu’elle ait une relation sexuelle avec un homme adulte.


    Nachman Helbrans. (Capture d’écran : YouTube / Windsor Star)

    Mercredi 10 Novembre, le tribunal fédéral de New York a reconnu coupables d’exploitation sexuelle et d’enlèvement d’enfants deux hauts dirigeants du groupe juif extrémiste Lev Tahor.

    Nachman Helbrans et Mayer Rosner risquent une peine minimale obligatoire de 10 ans de prison et une peine maximale de prison à vie.

    La sentence sera prononcée ultérieurement par un juge du tribunal fédéral du district sud de New York.

    En attendant, plusieurs détails de l’affaire ont déjà été révélés.

    Le procureur américain en charge de l’affaire, Damien Williams, a ainsi expliqué : « Nachman Helbrans et Mayer Rosner ont effrontément enlevé deux enfants à leur mère au milieu de la nuit pour qu’une jeune fille de 14 ans entame des relations sexuelles illégales avec un homme adulte. Le verdict d’aujourd’hui montre clairement que notre bureau – et nos partenaires chargés de l’application de la loi – ne seront pas dissuadés de rendre justice aux victimes de l’exploitation sexuelle des enfants. »

    L’histoire s’est passée au Guatemala, l’un des principaux pays de résidence du groupe Lev Tahor. En 2017, Nachman Helbrans, l’un de ses dirigeants, a fait en sorte que sa nièce âgée de 13 ans soit « mariée » à un adulte de la secte, âgé lui de 19 ans – une union illégale car interdite par la loi mais bel et bien consommée.

    Un communiqué du ministère américain de la Justice précise que le couple a « immédiatement entamé une relation sexuelle dans un but de procréation ».

    Une démarche conforme aux pratiques habituelles du groupe, poursuit le communiqué qui ajoute que les dirigeants de Lev Tahor « exigeaient des jeunes mariées qu’elles aient des relations sexuelles avec leurs maris, qu’elles disent aux personnes extérieures à Lev Tahor qu’elles n’étaient pas mariées, qu’elles prétendent être plus âgées et qu’elles accouchent chez elles plutôt qu’à l’hôpital, afin de cacher au public le jeune âge des mères ».

    En 2018, craignant pour la sécurité de ses enfants, la mère de la fillette a fui le complexe du groupe au Guatemala pour se réfugier aux États-Unis. Un tribunal de Brooklyn lui a accordé la garde exclusive des enfants et a interdit au père des enfants, un dirigeant de Lev Tahor, de communiquer avec eux.


    Des filles de la communauté Lev Tahor, à Chatham, en Ontario, en décembre 2013. (Capture d’écran : YouTube)

    Nachman Helbrans et Mayer Rosner, tous deux citoyens américains, ont ensuite conçu un plan pour rendre la jeune fille de 14 ans à son « époux » de 20 ans. En décembre 2018, ils l’ont enlevée, elle et son frère de 12 ans, alors qu’ils résidaient avec leur mère dans le village de Woodridge, dans le nord de l’État de New York. Ils ont fait passer clandestinement les enfants par la frontière américaine pour les emmener au Mexique.

    Pour y parvenir, ils ont utilisé des déguisements, des pseudonymes, des téléphones, de faux documents de voyage et des logiciels cryptés.

    Finalement, après trois semaines de recherches et le déploiement de centaines de membres des forces de l’ordre, ils ont été interceptés au Mexique et les enfants été renvoyés à New York. Lev Tahor a fait d’autres tentatives d’enlèvement d’enfants en 2019 et 2021. Plusieurs autres personnes ont été arrêtées et inculpées dans cette affaire.

    Nachman Helbrans, 39 ans, et Mayer Rosner, 45 ans, ont été reconnus coupables de tous les chefs d’accusation, y compris de complot pour transporter un mineur dans l’intention de le livrer à une activité sexuelle criminelle et d’enlèvement parental international.

    Lev Tahor est une secte ultra-orthodoxe extrémiste. Elle a été fondée par le père de Nachman Helbrans, le rabbin Shlomo Helbrans, à Jérusalem dans les années 1980. Le groupe a fui au Canada, puis au Guatemala en 2014, après avoir fait l’objet d’une surveillance intense de la part des autorités canadiennes pour des allégations d’abus et de mariages d’enfants. Le plus jeune Helbrans a pris les rênes du groupe en 2017 lorsque son père s’est noyé au Mexique et Mayer Rosner a servi de « top lieutenant », selon les documents judiciaires.

    Le nom du groupe signifie « cœur pur » en hébreu.


    Le fondateur de Lev Tahor, le rabbin Shlomo Helbrans, quitte la Cour suprême de l’État à Brooklyn, New York, après une audience, le 13 avril 1994. (Crédit : AP Photo/Betsy Herzog)

    Les mouvements, les machinations et les plans du groupe sont tous obscurs. On pense actuellement qu’il tente de se rendre en Iran via le Kurdistan. Des membres du groupe antisioniste ont demandé l’asile politique en Iran en 2018. Des documents présentés à un tribunal fédéral américain en 2019 ont montré que les dirigeants de la secte avaient demandé l’asile à la République islamique et ont juré allégeance au guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

    Le mois dernier, les autorités guatémaltèques ont empêché deux bus transportant des membres du groupe de traverser la frontière avec le Mexique, d’où ils prévoyaient apparemment de rejoindre l’Iran pour demander l’asile.

    Le Guatemala a également empêché les membres de quitter le pays par avion pour se rendre en Iran, à la demande des autorités israéliennes et américaines, qui craignent que les membres du groupe ne soient utilisés comme monnaie d’échange par Téhéran. Les autorités kurdes auraient également arrêté certains membres du groupe et les auraient expulsés vers la Turquie.


    Capture d’écran d’une vidéo censée montrer des membres de la secte ultra-orthodoxe extrême Lev Tahor dans un bus qui a été arrêté par les autorités guatémaltèques, le 17 octobre 2021. (Crédit : B’Hadrei Haredim)

    Le groupe a été décrit comme une secte et comme un mouvement « taliban juif », car les femmes et les filles de plus de 3 ans doivent s’habiller de longues robes noires couvrant tout leur corps, ne laissant que leur visage visible. Les hommes passent la plupart de leurs journées à prier et à étudier la Torah. Le groupe adhère à une lecture extrême des lois juives.

    Les « mariages » entre mineurs et membres plus âgés sont courants.

    Les membres du groupe sont estimés à 200-300 personnes, dont des dizaines d’enfants.

    #viol #pédophilie #violophilie #religieux #culture_du_viol #religion #exploitation_sexuelle #enlèvement #talibans #secte #ultra-orthodoxe #USA #Israel #Guatemala #Iran #Kurdistan #Mexique #Canada #LP

  • Ces apicultrices palestiniennes qui font le buzz sur les toits de Jérusalem-Est Par Sue Surkes
    https://fr.timesofisrael.com/ces-apicultrices-palestiniennes-qui-font-le-buzz-sur-les-toits-de-

    En deux ans, le projet Sinsila a enseigné à près de 100 femmes comment élever des abeilles, faire du miel commercialisable et à cultiver des plantes et des légumes à domicile


    Zahia Abu-Armeilah avec sa ruche dans le quartier Abu Tor de Jérusalem-Est. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

    Les allées bétonnées qui mènent à l’habitation de Zahia Abu-Armeilah, située dans la partie palestinienne d’Abu Tor, sont trop étroites pour y faire pousser des plantes. Mais il suffit de monter sur le toit de son logement de Jérusalem-Est pour découvrir un véritable jardin d’Eden, riche de végétaux, de jeunes arbres fruitiers qui s’épanouissent dans une cacophonie provoquée par le bourdonnement de centaines d’abeilles.

    C’est par hasard, il y a deux ans, qu’Abu-Armeilah, âgée de 51 ans, a vu un post sur Facebook qui avait été publié par Muslala, une organisation à but non-lucratif de Jérusalem-Ouest qui combine l’art, l’activisme social et le développement durable. Le groupe avait construit une oasis sur le toit du bâtiment Clal, dans un centre commercial délabré installé à proximité du marché Mahane Yehuda – un paradis vert constitué de ruches, de plantes, de légumes et d’arbres fruitiers.

    Sur la publication figuraient les coordonnées de Sinsila – un mot qui signifie « terrasse agricole » en arabe – une nouvelle organisation qui s’efforçait alors d’établir un groupe à peu près similaire pour les Palestiniens.

    Après avoir initialement pensé que c’était « majnun, » une folie, de garder des abeilles chez soi, Abu-Armeilah s’est inscrite au premier cours d’apiculture dispensé par Sinsila et elle en a suivi d’autres là-bas sur la création de jardins végétalisés, sur le développement durable et sur l’hydroponie, qui est l’art de faire pousser des plantes hors-sol. Mère au foyer dans le passé, elle enseigne dorénavant les sciences environnementales à des petits garçons, du CE1 au CM2, qui fréquentent une école du quartier d’A-Tor, à Jérusalem-Est. C’est le tout premier emploi qu’elle a obtenu dans sa vie.

    Que lui a apporté cette expérience ? « La confiance en moi-même », s’exclame-t-elle, « et un bel espace où la famille peut s’installer et se divertir. Ce jardin, c’est mon bébé. Je suis si heureuse quand je m’y trouve ».

    Avant, le toit était nu – et il ne servait que d’espace de stockage.


    Une partie du jardin de Zahia Abu-Armeilah, perché sur les toits, dans le quartier Abu Tor de Jérusalem-Est. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

    Avec la ruche que Sinsila l’a aidée à mettre en place, Abu-Armeilah fait du miel pour sa famille et pour ses amis. A terme, espère-t-elle, elle pourra commencer à le vendre et contribuer ainsi aux revenus du foyer.

    La ruche requiert peu d’attention, explique-t-elle, les abeilles se prenant en charge majoritairement de manière autonome – « mais je vais les voir tous les jours », ajoute-t-elle en riant.

    A l’arrivée d’une guêpe, elle montre avec enthousiasme comment les abeilles se rassemblent pour défendre la ruche et écarter l’intruse. Plus tard, elle montre le pollen jaune que ramènent les abeilles à la ruche après avoir butiné.

    Pendant les confinements entraînés par le coronavirus, l’époux d’Abu-Armeilah, qui n’avait pas caché son dédain, à l’origine, à l’égard du projet d’apiculture de son épouse, s’est affairé à construire des rayonnages pour les plantes qui ornent dorénavant le toit – et il y a de tout, des plantes d’ornement, des piments, des aubergines, des tomates, même du citron et des mandariniers. Les restes de fruits et de légumes sont jetés dans un vermicomposteur, qui utilise les vers de terre pour créer un compost de haute qualité.


    Travaux d’apiculture dans le quartier d’al-Thuri-Abu Tor à Jérusalem-Est. (Autorisation : Sinsila)

    « Et maintenant, mon mari est très heureux », note Abu-Armeilah. « Il s’installe là, le soir, pour profiter du grand air ». Son fils, âgé de 26 ans, qui vit encore chez elle parce qu’il ne s’est pas encore marié, vient là avec ses amis pour fumer la chicha. Les abeilles, qui sont plus intéressées par les plantes, ignorent en général les invités.

    Abu-Armeilah est l’une des dizaines de femmes palestiniennes de Jérusalem-Est qui, grâce à Sinsila, élèvent aujourd’hui des abeilles et font pousser des légumes sur leur toit, économisant ainsi l’argent dépensé dans les épiceries et s’assurant, dans quelques cas, un revenu supplémentaire.

    C’est Tariq Nassat, architecte, qui est à l’origine du projet. En seulement deux ans, il a transformé le toit et deux grandes terrasses d’une bibliothèque municipale du quartier Wadi Roz de Jérusalem-Est en école d’apiculture, de jardinage et d’agriculture urbaine. Ce sont 95 femmes, jusqu’à présent, qui ont suivi ses cours.


    Hanan, architecte et membre de Sinsila, montre à une étudiante en architecture de l’Académie des arts Bezalel de l’université hébraïque la culture des concombres s’appuyant sur l’hydroponie sur le toit de Sinsila, le 6 septembre 2021. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

    Sur une terrasse, une grande ruche et un vermicomposteur. Sur l’autre, des bacs en bois avec des fleurs et des herbes, qui s’épanouissent grâce à divers systèmes d’hydroponie qui permettent de cultiver des légumes avec de l’eau fertilisée.

    Au mois d’août, l’ONG a organisé une fête sur le toit de la bibliothèque et elle a lancé une coopérative de femmes, avec un café en ligne et un point de vente pour commercialiser le miel et d’autres produits à base de cire d’abeille.

    Plusieurs femmes ont transformé leurs activités d’apiculture en affaire et trois d’entre elles – notamment Abu-Armeilah – enseignent le développement durable dans des écoles de Jérusalem-Est. Le groupe crée aussi le lien entre ses diplômées et certains événements. Au début du mois, elles ont par exemple fourni des rafraîchissements lors d’une cérémonie au cours de laquelle les tout premiers arbres d’un verger communautaire ont été plantés sur un terrain surplombé par l’école Hand in Hand, dans le sud de la ville, qui accueille des petits Juifs et des petits Arabes.


    Un atelier de fabrication de panier sur le toit de Sinsila. (Autorisation, Sinsila)

    Nassar tente actuellement d’obtenir le feu vert pour transformer un jardin délabré de la bibliothèque en nursery pour les petits arbres fruitiers. Ailleurs, il a créé un jardin sur un toit qui est cultivé par les jeunes Palestiniens en difficulté et il prévoit d’ouvrir, l’année prochaine, une branche de Sinsila dans un nouveau bâtiment municipal à Abu Tor. Il travaille aussi avec des experts des toits végétalisés et avec des employés municipaux pour redonner vie aux toits de six bâtiments publics – des centres communautaires et des écoles.

    Nassar, 37 ans, le plus jeune d’une fratrie de dix enfants, élevé dans une famille musulmane conservatrice, a grandi dans le quartier Ras el-Amud de Jérusalem-Est et il a fréquenté ce qu’il appelle « une école très médiocre » de la Vieille Ville.


    Tariq Nassar. (Autorisation)

    Nassar, un élève brillant, a étudié l’architecture à l’université Bir Zeit, en Cisjordanie. Il a travaillé aux États-Unis et aux côtés de l’UNRWA – agence de l’ONU des réfugiés palestiniens – en Jordanie. Il a ensuite suivi un programme d’urbanisation intégrée et de conception durable à l’université de Stuttgart, en Allemagne.

    Mais il dit avoir finalement réalisé que la conception était bien davantage que de simples plans esquissés sur le papier : elle est aussi question plus largement de culture et de société.

    « J’ai réfléchi à la manière de développer des quartiers de façon durable. Mais pour ça, il faut travailler avec les locaux. Tout s’entremêle », dit-il.

    Après être revenu en 2015 à Jérusalem, Nassar s’est marié ; il a eu deux enfants et il a travaillé à Jérusalem et ailleurs dans le secteur de la création d’espace – qui mobilise les communautés locales pour qu’elles décident elles-mêmes comment tirer le meilleur des espaces publics où elles vivent.

    S’il a grandi en haïssant les Juifs, il n’a eu l’occasion de parler avec un Juif qu’à l’âge de 17 ans seulement alors qu’il se trouvait dans un vol en direction des États-Unis pour rendre visite à l’un de ses frères. « Ce type, dans l’avion, était sympa et j’ai commencé à me poser des questions », se souvient-il. « A partir de ce moment-là, beaucoup de choses ont changé ».

    Pendant une rencontre d’activistes communautaires en provenance de tout Jérusalem, Nassar a rencontré Matan Israeli, artiste et cofondateur de Muslala.

    « J’avais les toits en tête en permanence », dit Nassar, en raison de l’absence d’espaces vacants à Jérusalem-Est, au sol. Il a également compris que les Palestiniennes de Jérusalem-Est – qui, pour la plupart, ne travaillent pas pour des raisons sociales et culturelles – étaient la force dominante dans le foyer et, en conséquence, les partenaires parfaites pour végétaliser les toits de la ville. Il souligne que les revenus issus de leur implication dans le projet représentent également, pour elles, une opportunité économique.

    Nassar a aussi rencontré l’expert en apiculture biodynamique Yossi Aud, qui cherchait à mettre en place des cours en direction des femmes de Jérusalem-Est.

    Il a trouvé une salle de classe au sein de la bibliothèque de Wadi Joz, créé un prospectus qu’il a envoyé dans les centres communautaires palestiniens. En deux semaines, cent femmes se sont portées candidates au cursus.



    Les apiculteurs du quartier de Jabel Mukaber, à Jérusalem-Est. (Autorisation : Sinsila)

    Amassant à la hâte et à grand peine des donations, Nassar a lancé un premier programme de trois mois qui a réuni 15 femmes au mois d’avril 2019. Ont suivi six mois de supervision des travaux réalisés sur leur toit par chaque participante, sur place. Les cours sont réservés aux femmes et il n’a autour de lui que des assistantes.

    “Yossi, Matan et moi-même avons passé ce mois de juillet à circuler dans tout Jérusalem-Est pour livrer des ruches », explique Nassar qui, jusqu’à une date récente, était le seul salarié employé par Sinsila.



    Tariq Nassar, fondateur de Sinsila, à la ruche de Sinsila. (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel) _

    Il a dorénavant de quoi financer deux postes à plein-temps – celui de Hanan, une architecte, et celui de Hashem, un habitant de Jérusalem-Est qui a obtenu un diplôme en études environnementales à l’université Ben-Gurion, dans le sud du pays.

    « La jeune génération de Palestiniens n’a pas d’espoir et c’est dangereux », estime Nassar. « Nous avons besoin d’espoir, mais il faut aussi qu’il soit combiné à l’action. Sinsila aide à redonner de l’espoir et c’est novateur. »

    #Femmes #palestine #israël #gaza #israel #bds #palestine_assassinée #occupation #colonisation #apartheid #miel #apiculture #abeilles

  • تويتر \ Intelsky على تويتر: “#Israel's military has made a major security blunder by publishing a map of coronavirus testing sites in May 2021, that gave away the location of secretive bases and exact perimeters of numerous bases, including facilities belonging to the IAF and military intelligence services. https://t.co/8yVMEtafAc
    https://twitter.com/Intel_sky/status/1457720298841776136

  • Avec une radio en hébreu, les Palestiniens parlent aux Israéliens | Arabnews fr
    https://www.arabnews.fr/node/163686/monde-arabe

    RAMALLAH : "Il est six heures du soir et voici les informations du jour", lance en hébreu Rima Moustafa, présentatrice d’une nouvelle radio basée à Ramallah, en Cisjordanie occupée, qui tente de faire découvrir aux Israéliens le quotidien des Palestiniens.

    Dans un studio lumineux équipé de technologies de pointe, l’équipe de "Jerusalem 24" ne diffuse pas en arabe à destination des Palestiniens, mais en hébreu et en anglais, pour les Israéliens.
    1(Photo, AFP)

    Objectif : donner une voix à la jeunesse palestinienne pour présenter sa propre vision de l’actualité aux Israéliens.

    "Le public israélien entend les médias qui s’adressent à lui, mais il n’entend pas l’autre voix", résume Rima Moustafa, journaliste originaire de Haïfa (nord).

    Elle est employée depuis trois mois par cette radio qui a commencé à diffuser en septembre, et met l’accent sur le conflit israélo-palestinien et ses répercussions sur la société.

    Au cours des dernières semaines, la chaîne et son site web en anglais ont consacré une grande partie de leurs programmes aux six ONG palestiniennes désignées "groupes terroristes" par Israël, à la colonisation israélienne à Jérusalem-Est, mais aussi à des pièces de théâtre ou des concerts de musique arabe.

    « Enorme fossé »

    "Nous voulons combler le vide sur ce qu’il se passe à Jérusalem et dans les zones marginalisées", explique Mai Abou Assab, rédactrice en chef aux cheveux courts et blonds. A Jérusalem, "il y a des expulsions (de Palestiniens) mais le monde fait la sourde oreille".
    1Mai Abou Assab. (Photo, AFP)

    Seule radio palestinienne à émettre aujourd’hui en hébreu, "Jerusalem 24" n’est toutefois pas la première. À partir du milieu des années 1930, à l’époque de la Palestine sous mandat britannique, la radio Huna al-Quds émettait en trois langues : anglais, arabe et hébreu.

    À Tel-Aviv, métropole israélienne située à 65 km de Ramallah, David Haliva, un préparateur physique pour agents de sécurité, s’est mis à écouter cette nouvelle radio.

    "Les Israéliens ne connaissent pas la société palestinienne (...) Il y a un énorme fossé entre ce que nous pensons savoir et la réalité", reconnait-il.

    "Il y a des choses que nous avons en commun, il y a une pénurie (...) de logements et de permis de construire", estime-t-il auprès de l’AFP.

    Mais s’il est impressionné par le "professionnalisme" des bulletins d’information et le rejet affiché de la violence, il tique sur certaines expressions comme le terme "occupation" pour décrire la réalité à Jérusalem-Est.

    L’Etat hébreu occupe depuis 1967 cette partie palestinienne de la Ville Sainte, ensuite annexée, et dont les Palestiniens veulent faire la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

    Fin 2017, les Etats-Unis de Donald Trump avait reconnu l’ensemble de Jérusalem comme la capitale d’Israël, ce qui avait ulcéré les Palestiniens au point de couper les ponts avec Washington, avant un rapprochement sous Joe Biden.

    Si "Jerusalem 24" n’hésite pas à critiquer la politique du gouvernement israélien, elle n’épargne pas pour autant l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, qui exerce un pouvoir limité sur la Cisjordanie occupée.

    La musique pour unir ?

    "Nous critiquons l’Autorité et Israël, mais nous le faisons avec professionnalisme", assure Mohammed Hamayel, l’un des présentateurs de la chaîne, qui se dit "insatisfait" du paysage médiatique israélien où le point de vue des Palestiniens peine, selon lui, à s’imposer.

    L’idée de cette radio a commencé à germer en 2015 alors que la Ville Sainte était le théâtre d’une vague d’attaques au couteau par des Palestiniens sur des Israéliens, et de tirs, parfois meurtriers, par les forces de sécurité israéliennes sur des assaillants réels ou présumés, raconte Mai Abou Assab.
    1(Photo, AFP)

    Pour réaliser le projet, l’équipe a contacté des donateurs étrangers, dont l’ONG danoise Church Aid qui apporte aujourd’hui des financements dans le cadre d’un programme visant à faire découvrir de jeunes voix.

    Mais avec une petite équipe de six journalistes, "Jerusalem 24" se rabat sur de longues plages musicales pour remplir les ondes et tenter d’attirer de nouveaux auditeurs.

    En conduisant à Tel-Aviv, David Haliva tapote le volant de ses doigts en écoutant un tube de la pop-star britannique Dua Lipa.

    "J’aime la diversité musicale" de cette radio, lance David, qui se félicite d’un autre atout de cette chaîne : l’absence de pub !

    #israël #palestine #médias

    • Pour réaliser le projet, l’équipe a contacté des donateurs étrangers, dont l’ONG danoise Church Aid qui apporte aujourd’hui des financements dans le cadre d’un programme visant à faire découvrir de jeunes voix.

      On verra à l’usage si la radio, devenant trop critique, se voit retirer ses financements comme cela est déjà arrivé de nombreuses fois pour des projets similaires...

  • Son of Libyan strongman Haftar visited Israel, seeking diplomatic ties for military aid
    Yossi Melman | Nov. 7, 2021 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium.HIGHLIGHT-son-of-libyan-strongman-haftar-visited-israel-seeking-di

    With Libyan presidential elections set for late December, Saddam Haftar touched down in Tel Aviv last week for a secret meeting. Could Israeli normalization with Libya be on the horizon?

    Last Monday, a private jet – a French-manufactured Dassault Falcon, registration P4-RMA – took off from Dubai and landed at Ben-Gurion Airport. The plane was on the ground for about 90 minutes, and then continued on to its final destination in Libya. The jet belongs to the Libyan warlord Gen. Khalifa Haftar and is used to fly his family and aides.

    On board the plane was the general’s son, Saddam Haftar. Father and son are seeking military and diplomatic assistance from Israel, and in exchange promise that if they head the national unity and reconciliation government to be established in Libya after the presidential elections on December 24, they will launch diplomatic ties with Jerusalem.

    Saddam Haftar is also being assisted by PR companies and strategic advisers from France and the United Arab Emirates. According to unconfirmed reports, employees representing the Haftar family are working in a firm registered in the UAE, including some Israelis.

    Gen. Khalifa Haftar is considered the strongest and most influential man in Libya. Until recently, he headed the rebel government, headquartered in Benghazi in the eastern part of the country, with the country’s largest and most important military force.

    Saddam Haftar is considered his father’s right-hand man, with the 77-year-old general’s health fragile. Three years ago, Gen. Haftar was rushed to a military hospital in Paris with a life-threatening condition. He made Saddam an officer and appointed him as a brigade commander in his army, granting him growing authority ever since.

    It is unclear whom Saddam Haftar met during his short stay at Ben-Gurion Airport. In the past, though, it was reported that Haftar Sr. had held secret contacts with Israel, especially through the Mossad’s Tevel department, whose representatives met with him on a number of occasions.

    Tevel is responsible for maintaining clandestine relations with Israel’s intelligence counterparts overseas, non-state organizations and governments that do not have official diplomatic relations with Israel. To date, it has established contact with nearly 200 entities.

    Reconciliation and unity

    Representatives of the Israeli National Security Council have maintained contacts with representatives of Libya for a number of years. These began under the council’s then-head, Meir Ben-Shabbat, who appointed a former Shin Bet operative, known only as R., to maintain ties with Arab countries. The real name of R., also code-named “Maoz,” is not allowed to be published under the Shin Bet Security Service Law. R., who frequently clashed with then-Mossad chief Yossi Cohen over the division of powers, retired last January.

    After Prime Minister Naftali Bennett appointed Dr. Eyal Hulata as head of the National Security Council, the Libyan “file” has been handled by Nimrod Gez, also a former senior Shin Bet official who commanded the Gaza unit in the organization’s southern district. Gez serves in the National Security Council as head of the branch covering the Middle East, Africa and diplomatic ties there.

    The reason for Saddam Haftar’s visit last week was connected to next month’s Libyan elections. The purpose of the elections is also to establish a reconciliation government that will bring together warring groups and tribes who are involved in the civil war that has been going on for about a decade, since the fall of Col. Muammar Gadhafi’s regime.

    Khalifa Haftar was among a group of young officers, headed by Gadhafi, who in September 1969 brought down the regime of King Idris and made Libya a republic. During the Yom Kippur War in 1973, Haftar headed a small expeditionary force that aided the Egyptians in the war against Israel.

    Gadhafi later granted Haftar the rank of colonel and in 1987 sent him to command the Libyan expeditionary force seeking to conquer parts of neighboring Chad. The military campaign, during which it was claimed the Libyan army used mustard gas against Chadian soldiers, utterly failed and Haftar was taken prisoner.

    During his imprisonment, and after Gadhafi disavowed him, Haftar and a few hundred of his soldiers – backed by the CIA – rebelled against Gadhafi and did not return to Libya. Haftar and his troops found asylum in the United States and from there, with CIA support and financial aid, a few unsuccessful attempts were made to overthrow Gadhafi.

    Haftar and his family were given U.S. citizenship and lived in Virginia, not far from CIA headquarters at Langley. After the uprising in 2011, which ended with the death of Gadhafi, Haftar returned to Libya and made failed efforts to lead the country. A civil war has been underway ever since, with various interludes. Armed militias have been founded, including jihadist groups fighting each other and trafficking in humans, drugs and commodities.

    The civil war went international after it drew in global and regional powers. Two rival governments operate in Libya. One is in Tripoli, and is recognized by the United Nations, the European Union and today, under President Joe Biden, by the United States. Turkey, which sees itself as a regional and Mediterranean power, established a large base in Libya with drone squadrons that attack Haftar’s army.

    The other government, headed by Haftar, is in Benghazi and Tobruk, is supported by a strange coalition of Egypt, Jordan, the UAE, Russia, and secretly, also by France.

    Intelligence agents of all these countries operate secretly in Libya and assist the efforts of the Haftar family to take over the entire country. The UAE funds arms deliveries including drones, which are essential to Haftar’s army. Egypt, which shares a long border with Libya and fears jihadists will cross into its territory, also supplies Haftar with weapons, as does Jordan, which even attempted to check the possibility of selling aircraft, but was warned against it by the United States.

    Haftar is also assisted by Russian mercenaries, members of the militia known as the “Wagner Group.” This is in theory a private security firm, but in fact it’s an auxiliary to Russian intelligence and the Russian army, which operates on the orders of President Vladimir Putin. The Wagner Group also receives orders from the Kremlin in Syria and various African countries.

    The Israeli connection

    Israel has always had an interest in Libya because of its geostrategic location in the Mediterranean and its proximity to the Egyptian border, and also because of the large community of Libyan Jews in Israel and their influence on Libyan Jews who emigrated to Italy.

    After Gadhafi’s rise to power, Israel became more interested in Libya because of his support for Palestinian terror groups, to whom he gave money, arms and training. Gadhafi’s attempts to secure chemical, biological and nuclear weapons also attracted the attention of Israeli intelligence, which placed Mossad agents in the country, landed commando forces like the Flotilla 13 and Sayeret Matkal elite units, and used technological measures of military intelligence.

    Simultaneously, Israeli representatives also conducted contacts of a diplomatic and humanitarian nature with Gadhafi’s regime. These contacts were managed by one of Gadhafi’s sons, Saif al-Islam, through Jewish businessmen of Libyan origin. One of these is Walter Arbib, whose operations are centered around Canada.

    As Haaretz reported a decade ago, Arbib was the main intermediary who assisted in the 2010 release of the Israeli photographer and artist of Tunisian origin Rafael Haddad, who was arrested in Libya on suspicion of espionage.

    At the same time that year, at the request of the Israeli Foreign Ministry, Arbib persuaded Gadhafi’s son to drop his intention of sending a ship with humanitarian aid to Gaza. In exchange, it was agreed that the ship would dock at El-Arish, Sinai, and its cargo would be sent to Gaza through the Rafah crossing.

    As part of the deal, Libya built dozens of prefabricated buildings in Gaza and Israel released a number of Palestinian prisoners.

    After his father’s fall, Saif al-Islam, who was tried and imprisoned, tried to enlist advocates and lobbyists – including some of those same Jewish Libyan businessmen.

    His sister, Aisha, went even further in a bizarre-sounding proposal: After fleeing to Algeria, she asked associates close to her in Europe who had previously done business with her and her family to explore the possibility of obtaining asylum in Israel. She even hired an Israeli lawyer from Jerusalem who tried to check whether she could come to live in Israel under the Law of Return, due to rumors common over many years that Muammar Gadhafi’s mother was in fact Jewish and had converted to Islam.

    In recent years, Aisha has been living with her children in Oman, and complained to an Israeli acquaintance that she is frustrated because she lives in a “gilded cage.”

    Following Gadhafi’s death, Libya’s arms stores were plundered and a great deal of equipment found its way overland through Egypt and Sinai to Hamas in Gaza and by sea to Hezbollah in Lebanon. To plug these holes, and with the encouragement of Egyptian intelligence, the Mossad and Shin Bet held talks with Gen. Haftar to stop the shipments. According to various reports, Israel during that era sided with the general. But at a certain point, and so as not to put all its eggs in one basket, the Mossad decided to make contact with both Libyan governments. It can be assumed that these ties continue to this day.

    In recent weeks and as part of preparations for the elections, Prime Minister Abdul Hamid Mohammed Dbeibah (in the Tripoli government) has been in contact with Gen. Haftar and his son Saddam. With the encouragement of UAE intelligence, they are trying to form a national unity and reconciliation government. The U.S. and the EU are also seeking this, and Israel also supports the idea, which could help it move ahead the goal of diplomatic ties with Libya.

    Gen. Haftar would want to lead the new government. But he knows that his chances of doing so are slim, as are those of Saif al-Islam, who was released from prison in 2017 and is also toying with the idea. The latter is reportedly doing so because he is wanted for war crimes by the International Criminal Court in The Hague. Meanwhile, civil lawsuits have been filed in U.S. federal courts against Gen. Haftar for war crimes, human rights abuses and torture.

    In contrast, the chances of Saddam Haftar are better than those of his father, despite the fact that he, like many Libyan leaders, is tainted with corruption and leads an ostentatious lifestyle. At his wedding a year ago, he gave out gifts to his guests to the tune of $10 million. The guests reportedly included 40 poets who sang his praises and those of his tribe.

    If Saddam Haftar plays a key role in the unity government (if any such government is indeed established), the chances will increase that Libya will launch diplomatic ties with Israel, with the encouragement of Egypt, the UAE and the Biden administration.

    The Prime Minister’s Office, which is in charge of the Mossad, Shin Bet and National Security Council, refused to comment for this story.

    #IsraelLibye

  • Tollé au sujet de remises sur des produits de consommation pour les haredim Time of Israel
    Le site de livraison Shufersal Mehadrin, peu connu, offre les mêmes produits que le service régulier pour une fraction du prix - ce qui a provoqué la colère des consommateurs


    Illustration : Des clients devant un supermarché Shufersal à Safed, le 6 avril 2020. (Crédit : David Cohen/Flash90)

    La plus grande chaîne de supermarchés d’Israël a été vivement critiquée mercredi après avoir été accusée de proposer à ses clients de la communauté ultra-orthodoxe des tarifs plus bas sur certains produits que ceux appliqués pour le grand public.

    Un reportage de la Douzième chaine a révélé que les produits proposés sur Shufersal Online, un service de livraison de courses commandées en ligne géré par la chaîne Shufersal, étaient plus chers que les mêmes produits présents sur un autre site géré par le groupe et destiné aux consommateurs ultra-orthodoxes. Ce site ne propose que des produits qui ont une certification casher stricte dite « mehadrin ».

    Selon la chaîne, une pizza surgelée coûte 6 shekels de moins que lorsqu’elle est achetée auprès de Shufersal Mehadrin Direct ; le saumon surgelé passe de 64,90 shekel sur le site régulier à 34,90 shekel sur l’autre ; et un beignet à la confiture ne coûte que 2,90 shekel contre 5,90 shekel sur le portail principal de Shufersal.

    Le reportage a fait sensation parmi un certain nombre de clients de la chaîne. Michael Biton, député de Kakhol lavan, chef de la commission des Finances de la Knesset, a déclaré qu’il ordonnerait aux PDG de Shufersal et d’autres chaînes de comparaître devant la commission pour un échange sur les prix des produits alimentaires, a rapporté la chaîne.

    « Il n’y a aucune raison pour qu’une personne qui mange casher de telle façon paie 30 à 40 % de moins qu’une personne qui respecte un autre type de casheroute », a-t-il déclaré.

    Un certain nombre de consommateurs se sont plaints sur les réseaux sociaux auprès de la chaine au sujet de l’écart de prix et ont déclaré qu’ils n’y feraient plus leurs achats.

    « J’ai fait mes courses chez Shufersal pendant des années. Je suis laïc. Je m’attends à ce que vous me dédommagiez pour toutes ces années où vous m’avez trompé », a écrit un utilisateur nommé Eli Levin sur la page Facebook de la chaine.


    Un livreur transporte des courses du supermarché Shufersal dans un immeuble à Jérusalem, le 29 mars 2020. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

    Dans une déclaration largement diffusée, le groupe Shufersal a déclaré qu’il « dispose d’un certain nombre de formats de vente au détail différents, avec une variété de produits différents, des prix différents et des codes de vente différents, et qu’il n’y a donc pas de comparaison à faire entre eux ».

    Bien que le site Shufersal Mehadrin Direct ne soit pas mis en avant auprès du grand public et que peu de personnes en dehors de la communauté ultra-orthodoxe semblent le connaître, la chaîne a noté que n’importe qui pouvait y faire ses achats sans distinction d’origine, de religion ou de croyance.

    Le site propose une remise sur de nombreux produits, mais la sélection est plus restreinte, puisqu’il ne propose que des produits certifiés mehadrin – ce qui représente une fraction de ce qui est proposé dans la plupart de ses magasins.

    Un responsable du service client a déclaré à la Douzième chaine que les consommateurs s’étaient déjà plaints lorsque les produits étaient remplacés à la livraison par des articles similaires avec une certification considérée par la communauté ‘haredi comme moins stricte.


    Des produits dans un supermarché Shufersal, le 2 décembre 2020. (Crédit : Shoshanna Solomon/Times of Israel)

    Les prix dans les supermarchés en Israël sont une préoccupation permanente pour de nombreuses personnes dans le pays, où le coût de la vie est considéré comme un problème majeur pour les électeurs, dépassant même les questions de sécurité.

    Au cours de la dernière décennie, des protestations majeures ont été déclenchées suite à de prétendues hausse de prix sur des produits de consommation apparemment ordinaires, tels que du fromage https://en.wikipedia.org/wiki/Cottage_cheese_boycott ou des desserts lactés https://www.dw.com/en/milky-protest-not-about-the-chocolate-pudding/a-18005017 .

    #israel #prix #ultra-orthodoxes #alimentation @casher #rabbinats #certification #qualité #normes #supervision #surveillance #surveillance_religieuse #certificat de #casheroute #magasins #restaurants #LP

  • Amira Hass : je subventionne des groupes terroristes

    J’annonce et je confesse ici que je finance le terrorisme. Une partie des impôts que je paie au gouvernement israélien est transférée à ses activités terroristes et à certains de ses représentants, les colons, contre le peuple palestinien.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/11/02/amira-hass-je-subventionne-des-groupes-terroristes

    #international #israel

  • Bennett and Macron agree to deal with NSO scandal ’discreetly’ at climate talks
    Lee Yaron | Nov. 1, 2021 | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-bennett-to-discuss-iran-nso-with-macron-at-climate-change-summit-1

    Earlier at the Glasgow climate summit, Bennett asked Australia’s Morrison to designate Hezbollah a terror organization and condemn Iran at the board meeting of the UN’s nuclear watchdog

    GLASGOW – Israeli Prime Minister Naftali Bennett and French President Emmanuel Macron agreed on Monday to deal “discreetly” with the alleged hacking by Israeli firm NSO’s spyware on French targets, including the president himself, an Israeli source said.

    The company’s Pegasus software was reportedly used to surveil French phones, with Macron on a Moroccan list of targets, according to Le Monde.

    “It was agreed between the leaders that the subject will continue to be handled discreetly and professionally, and with the spirit of transparency between the two sides,” the unnamed official said.

    The two leaders discussed global challenges, including Syria and Lebanon, while Bennett’s office said that Iran was a priority in the talks at the Glasgow climate summit.

    Earlier on Monday, Bennett met with Australian counterpart Scott Morrison at the UN and discussed the Iranian threat and the Iran-backed group Hezbollah.

    Bennett asked Morrison to officially designate Hezbollah a terror organization, and both leaders discussed the Iranian threat at length. He also requested Morrison to harshly condemn Iran at the International Atomic Energy Agency’s Board of Governors meeting slated for later this month.

    The prime minister told Morrison he expects to further strengthen the ties between Israel and Australia and thanked him for Australia’s steadfast support of Israel in the international arena.

    Touching on climate change, Bennett told Morrison that “Israel had pledged to reduce its net carbon emissions to zero by 2050,” adding that “this matter should be politicized. We are talking about our children’s future.”

    Bennett also invited Morrison and his wife for an official visit in Israel.

    Reuters contributed to this report .

    #Pegasus #IsraelFrance #NSO

    • Scandale Pegasus : une rencontre franco-israélienne pour apaiser les tensions diplomatiques
      Publié le : 23/10/2021 | Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211023-scandale-pegasus-une-rencontre-franco-isra%C3%A9lienne-pour-apaiser-les

      Des pourparlers secrets ont eu lieu récemment entre la France et Israël pour tenter de désamorcer la crise provoquée par l’utilisation présumée de Pegasus, le logiciel espion développé par le groupe israélien NSO pour pirater les téléphones du président français Emmanuel Macron et d’autres responsables français, a révélé, vendredi 22 octobre, un site d’information israélien.

      Selon le portail Walla News, le conseiller israélien à la sécurité nationale, Eyal Hulata, aurait rencontré récemment Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président français. Une information confirmée à l’AFP par le palais de l’Élysée.

      Toujours selon la même source, la France a décidé depuis juillet dernier de geler ses liens diplomatiques et sécuritaires avec Israël jusqu’à la clarification de l’affaire. Et cela comprend notamment l’arrêt des visites réciproques entre les deux pays. Une enquête publiée à partir du 18 juillet par un consortium de 17 médias internationaux avait révélé que le logiciel Pegasus aurait permis d’espionner les numéros d’au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains ou encore 65 chefs d’entreprise de différents pays.

      Emmanuel Macron s’était entretenu par téléphone avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett de cette affaire. Et ce dernier avait dépêché son ministre de la Défense Benny Gantz à Paris pour y présenter les premiers résultats de l’enquête.
      Intouchables

      Les téléphones mobiles d’au moins cinq ministres français et un diplomate rattaché à l’Élysée auraient été infectés par le logiciel espion, avaient expliqué à l’AFP plusieurs sources proches du dossier fin septembre. Les téléphones ont été compromis en 2019 et 2020 et ont présenté des marqueurs d’infection par le logiciel espion commercialisé par la société israélienne NSO lors de leur examen par les services de sécurité français. NSO commercialise le logiciel mais explique ne pas l’exploiter, ce qui est fait par ses clients.

      À ce stade, Israël propose que les téléphones français soient à l’avenir déclarés intouchables dans les négociations du groupe NSO avec des clients potentiels, comme c’est déjà le cas pour les téléphones américains et britanniques. On ne sait pas si la France a accepté cette proposition de sortie de crise.

    • Les États-Unis placent NSO, le groupe israélien concepteur de Pegasus, sur sa liste noire
      RFI - Publié le : 03/11/2021
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20211103-nso-sur-la-liste-noire-am%C3%A9ricaine-le-concepteur-isra%C3%A9lien-du-

      La société informatique israélienne NSO est ajoutée à la liste noire américaine des sociétés interdites. C’est le département américain du Commerce qui l’annonce pour des raisons de sécurité nationale. La société est à l’origine du logiciel espion Pegasus qui s’est retrouvé au cœur de révélations, l’été dernier.
      Des journalistes, des militants, des chefs d’entreprise et des hommes politiques dont le président français Emmanuel Macron, la liste des personnalités espionnées via le logiciel installé dans leur téléphone est fournie.
      Ces programmes informatiques « ont permis à des gouvernements étrangers de faire de la répression au-delà de leurs frontières pour réduire au silence toute voix dissonante », indiquent les autorités américaines dans un communiqué.
      Concrètement, la société NSO n’a plus le droit de vendre ses produits aux États-Unis, d’importer certains produits américains ou de recevoir des transferts de technologies de sociétés américaines, explique notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin,(...)