#israa_al-ghomgham

  • Arabie saoudite : Peine de mort demandée pour des militantes | Mediapart
    https://www.mediapart.fr/journal/international/220818/arabie-saoudite-peine-de-mort-demandee-pour-des-militantes

    La peine de mort a été requise contre cinq militantes des droits de l’homme en Arabie saoudite, ont annoncé Human Rights Watch (HRW) et plusieurs groupes de défense.

    RYAD (Reuters) - La peine de mort a été requise contre cinq militantes des droits de l’homme en Arabie saoudite, ont annoncé Human Rights Watch (HRW) et plusieurs groupes de défense.

    Parmi les détenues figurent Israa al Ghomgham, militante musulmane chiite de premier plan qui a rassemblé des informations sur les manifestations de masse qui ont eu lieu dans la province Orientale à partir de 2011. Elle a été arrêtée chez elle en décembre 2015 avec son mari.

    Elle pourrait être la première femme à être condamnée à la peine capitale pour son activité relative aux droits de l’homme. Elle est notamment accusée d’incitation à manifester et d’avoir apporté un soutien moral à des émeutiers.
    L’Arabie saoudite, monarchie absolue sunnite où les manifestations publiques et les partis politiques sont interdits, a adopté ces dernières années des réformes sociales et économiques de grande envergure sous la houlette du jeune prince héritier Mohamed ben Salman (MBS).

    Mais ces réformes sont accompagnées d’une répression contre les dissidents. Des dizaines de religieux, d’intellectuels et de militants ont été arrêtés cette année, dont des femmes qui avaient fait campagne pour le droit de conduire dans ce pays musulman profondément conservateur.

    Or, les femmes se sont vus récemment accorder le droit de passer leur permis de conduire.

    « Toute exécution est effroyable, mais demander la peine de mort pour des militantes comme Israa al Ghomgham, qui ne sont même pas accusées de comportement violent, est monstrueux », a déclaré mercredi Sarah Leah Whitson, directrice de HRW au Moyen-Orient.

    ALQST, un groupe saoudien de défense des droits de l’homme basé à Londres, a rapporté la décision concernant Israa al Ghomgham au début de la semaine.

    Des militantes des droits de l’homme ! Ce sont pour les droits des femmes qu’elles se battent et que les hommes vont les décapitées.

    • #merci @mad_meg de systématiquement relever la question terminologique, il reste un long chemin à faire avant de réussir à passer des droits de l’homme aux droits humains. Il se trouve qu’on s’est accroché il y a quelques mois avec un groupe de militantes (de défense des droits humains, donc) - et non pas de militants mâles pourtant, qui souhaitaient utiliser nos cartes pour leur nouveau site, et qui ont refusé de changer l’expression « Droits de l’homme » pour « Droits humains » au prétexte que c’était l’histoire, que ça venait des « Lumières » et qu’on ne s’essuit pas les pieds sur l’Histoire. Voilà aussi ce contre quoi il faut se battre. J’ajoute que jai finalement refusé de fournir la cartographie tant que l’expresion « Droits de l’homme » figurerait sur le site.

    • Merci @reka de ne pas avoir laissé passer ça. Il y a parfois des femmes qui s’arcboutent pour conserver un statut d’inférieures à toutes les autres femmes.

      Et je souligne aussi la #traduction_sexiste de médiapart avec son « militantes des droits de l’homme » d’autant que Human Rights Watch a fait un communiqué en anglais.

      https://www.hrw.org/news/2018/08/21/saudi-prosecution-seeks-death-penalty-female-activist

      (Beirut) – Saudi Arabia’s Public Prosecution is seeking the death penalty against five Eastern Province activists, including female human rights activist Israa al-Ghomgham, Human Rights Watch said today. The activists, along with one other person not facing execution, are being tried in the country’s terrorism tribunal on charges solely related to their peaceful activism.

      The Public Prosecution, which reports directly to the king, accused the detained activists of several charges that do not resemble recognizable crimes, including “participating in protests in the Qatif region,” “incitement to protest,” “chanting slogans hostile to the regime,” “attempting to inflame public opinion,” “filming protests and publishing on social media,” and “providing moral support to rioters.” It called for their execution based on the Islamic law principle of ta’zir, in which the judge has discretion over the definition of what constitutes a crime and over the sentence. Authorities have held all six activists in pretrial detention and without legal representation for over two years. Their next court date has been scheduled for October 28, 2018.

      Attention, comme je le soulignais dans un autre seen, la traduction Gogll ne traduit pas le féminin correctement. N’empêche, l’algorithme utilise bien l’expression « droits humains ».

      #Israa_Al-Ghomgham
      #Samar_Badawi
      #Nassima_Al-Sadah
      #Loujain_al-Hathloul
      #Aziza_al-Yousef
      #Eman_al-Nafjan
      #Nouf_Abdelaziz
      #Mayaa_al-Zahrani
      #Hatoon_al-Fassi
      #Amal_al-Harbi

    • Moi aussi, j’essaie d’utiliser systématiquement cette expression. Dans ma trad pour le Nicaragua, je l’ai utilisée partout sauf pour le nom en français de la commission ad hoc à l’Onu mais ça pique les yeux. Je me suis aussi posé la question de « défenderesses » des droits humains pour defendoras (ou femmes qui défendent, ou un néologisme féministe ?) et j’ai plutôt choisi les paraphrases. Je n’aime pas cette expression ampoulée, qui fait passer pour une bizarrerie le fait que des femmes défendent quelque chose. Vous en pensez quoi, de cette expression visiblement historique elle aussi ?

    • Oui, l’euphonie tient à l’habitude. Mais défenderesse me déplaît parce que je ne comprends pas pourquoi l’usage n’a pas gardé défenseuse, plus simple, plus évident, plus symétrique avec la forme masculine. Le suffixe -esse est long, il m’évoque la manière dont il faut se déguiser pour sortir alors qu’on pourrait mettre des fringues à la con comme les gars. J’ai donc pris l’option paraphrase, comme @reka.

    • Je comprend pas ce qui t’empeiche de dire « Défenseuse » si le suffixe en -esse te va pas et que tu aime « défenseuse ». Pas de problème avec la paraphrase non plus. Les suffixes en esse ont un coté ancien régime - noblesse, papesse, philosophesse, peintresse, comptesse...
      Le dictionnaire cordiale accepte defenseuse :
      https://www.universalis.fr/dictionnaire/defenseuse
      wikipédia dit que le dictionnaire de l’AF ne reconnait pas défenseuse, mais c’est une raison de plus pour s’en servir. L’AF choisissant toujours le mot ou la tournure qui va exprimer haine ou/et mépris des femmes et tout ce qui est féminin de près ou de loin.

      Sinon pour revenir à ces millitantes qui risquent la peine de mort. Je me disait qu’au moins le féminin était conservé à « militante » car il y a 5 femmes, sinon le féminin aurais disparu. Sur le e-monde en fait elles disparaissent.
      https://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/08/23/riyad-requiert-la-peine-de-mort-pour-cinq-militants-des-droits-de-l-homme_53

      Riyad requiert la peine de mort pour cinq militants des droits de l’homme

      Parmi eux, Israa Al-Ghomgham pourrait devenir la première femme condamnée à la peine capitale pour son engagement en faveur des libertés.

      Et pour illustré ceci une photo de 5 hommes et Israa Al-Ghomgham enfant.

      Du coup c’est curieux de parler de 5 millitantes chez médiapart. D’autre part j’ai pas vu l’usage du mot féminisme, seulement « militante pour les droits de l’homme » ou « pour la liberté » en anglais les journaux vont jusqu’a osé dire parfois « militante pour les liberté des femmes » mais le mot féminisme est proscrit.

    • Merci @mad_meg, je n’avais pas fait de recherche sur défenseuse et j’en étais restée au refus de mon correcteur d’ortho. L’AF, vu que c’est pas des philologues (il y a même un biologiste qui n’a publié qu’en anglais), ils peuvent se branler la nouille avec leur dictionnaire débile qui sort une fois par siècle.

      #écriture_incluse et #invisibilisation
      C’est pas pour des raisons fantaisistes qu’on se bat pour que les femmes apparaissent dans le discours, c’est pour qu’elles apparaissent dans la réalité !


  • D’un coté #Macron en plein selfie à l’Elysée avec son grand pote saoudien, le jeune prince « moderne et féministe » #Mohamed_Bin_Salman, à qui la France vend des armes et qu’elle soutient contre vents et marées dans la région. Brutal et orgueilleux, il est en quelque sorte le Jupiter de la péninsule arabique.

    De l’autre #Asra-al-Ghangam, militante pour les #droits_des_femmes et la libération des prisonniers politiques en Arabie Saoudite, arrêtée en 2015 avec son mari. Elle a été exécutée, décapitée au sabre, hier matin. Avant de mourir elle aurait déclaré à ses bourreaux : « Je n’ai tué personne ».

    https://www.facebook.com/nadjil.kallisto/posts/701682903498898
    #Arabie_saoudite #France #armes #armement #féminisme #femmes #décapitation #militantisme #résistance
    cc @reka

    • En tout cas d’après https://www.middleeasteye.net/fr/reportages/en-arabie-saoudite-une-activiste-chiite-risque-la-peine-de-mort-10174, ce n’est pas Esra al-Ghamgam sur la photo mais Samar Badawi
      La vidéo qui circule date de 2015

      Elle serait encore en vie

      http://article19.ma/accueil/archives/97947

      https://twitter.com/ali_adubisi/status/1031146505611161600 13:50 - 19 août 2018

      علي الدبيسي
      @ali_adubisi

      في قضية #إسراء_الغمغام، الحكم لم يصدر بعد والذي حصل هو بدء المحاكمة بالجلسة ١ في ٦/٨/٢٠١٨ وطالبت النيابة العامة بإصدار حكم الإعدام.
      الجلسة ٢ ستعقد في ٢٨/١٠/٢٠١٨ وأقترح دعوة جماهيرية واسعة حول العالم لتظاهرات قبل الجلسة، تضامناً معها ودفاعا عن حقها في الحرية والحياة.
      حياتها أمانة.

      European Saudi Organization for Human Rights Director رئيس المنظمة الأوروبية السعودية لحقوق الإنسان ali.adubisi@esohr.org

    • C’est assez intéressant :

      cette info arrive sur FB formatée dans un style assez spectaculaire pour ne pas dire putassier (l’image de macron et du prince en vis à vis de la photo d’une femme supposée être Israa al-Ghamgham (que le post dit avoir été décapitée) et qui est en fait selon « middleeasteye.net » Samar Badawi, une autre militante saoudienne. Par ailleurs une vidéo circule prétendant être l’execution de cette militante et qui en fait s’avère être une autre décapitation qui date de 2015. Tout le monde a été profondément ému au point de signaler ce post FB sans penser à vérifier. C’est peut-être vrai, peut-être pas, mais une journée complète de recherche n’a rien donné de vraiment probant.

      Comme nous nous intéressons à la situation des droits humains en Arabie saoudite, nous avons aussi été très bouleversé, d’autant plus qu’il y a cette incertitude.

      Ce type de dissémination de l’info me fait peur et me fait penser que nous restons très fragiles face à ce qui nous arrive par différents canaux. D’où l’importance des débats et des partages, et des recherches communes sur seenthis pour tenter de déconstruire cet invraissemblable magma.

    • Saudi Prosecution Seeks Death Penalty for Female Activist

      Saudi Arabia’s Public Prosecution is seeking the death penalty against five Eastern Province activists, including female human rights activist #Israa_al-Ghomgham, Human Rights Watch said today. The activists, along with one other person not facing execution, are being tried in the country’s terrorism tribunal on charges solely related to their peaceful activism.

      The Public Prosecution, which reports directly to the king, accused the detained activists of several charges that do not resemble recognizable crimes, including “participating in protests in the Qatif region,” “incitement to protest,” “chanting slogans hostile to the regime,” “attempting to inflame public opinion,” “filming protests and publishing on social media,” and “providing moral support to rioters.” It called for their execution based on the Islamic law principle of ta’zir, in which the judge has discretion over the definition of what constitutes a crime and over the sentence. Authorities have held all six activists in pretrial detention and without legal representation for over two years. Their next court date has been scheduled for October 28, 2018.

      “Any execution is appalling, but seeking the death penalty for activists like Israa al-Ghomgham, who are not even accused of violent behavior, is monstrous,” said Sarah Leah Whitson, Middle East director at Human Rights Watch. “Every day, the Saudi monarchy’s unrestrained despotism makes it harder for its public relations teams to spin the fairy tale of ‘reform’ to allies and international business.”

      Al-Ghomgham is a Shia activist well known for participating in and documenting mass demonstrations in the Eastern Province that began in early 2011, calling for an end to the systematic discrimination that Saudi Shia citizens face in the majority-Sunni country. Authorities arrested al-Ghomgham and her husband in a night raid on their home on December 6, 2015 and have held them in Dammam’s al-Mabahith prison ever since.

      Saudi activists told Human Rights Watch that the Public Prosecution’s recent demand makes al-Ghomgham the first female activist to possibly face the death penalty for her human rights-related work, which sets a dangerous precedent for other women activists currently behind bars.

      Saudi Arabia’s Specialized Criminal Court (SCC), set up in 2008 to try terrorism cases, has since been increasingly used to prosecute peaceful dissidents. The court is notorious for its violations of fair trial standards and has previously sentenced other Shia activists to death on politically motivated charges. The court sentenced a prominent Shia cleric, Nimr al-Nimr, and seven other men to death for their role in the 2011 Eastern Province demonstrations in 2014 and another 14 people in 2016 for participating in the protests. Saudi authorities executed al-Nimr and at least three other Shia men on January 2, 2016 when they carried out the largest mass execution since 1980, putting 47 men to death.

      International standards, including the Arab Charter on Human Rights, ratified by Saudi Arabia, require countries that retain the death penalty to use it only for the “most serious crimes,” and in exceptional circumstances. Human Rights Watch opposes capital punishment in all countries and under all circumstances. Capital punishment is unique in its cruelty and finality, and it is inevitably and universally plagued with arbitrariness, prejudice, and error.

      A recent crackdown on women’s rights activists in Saudi Arabia has led to the arrest of at least 13 women under the pretext of maintaining national security. While some have since been released, others remain detained without charge. They are: Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef, Eman al-Nafjan, Nouf Abdelaziz, Mayaa al-Zahrani, Hatoon al-Fassi, Samar Badawi, Nassema al-Sadah, and Amal al-Harbi. Authorities have accused several of them of serious crimes and local media outlets carried out an unprecedented campaign against them, labeling them “traitors.

      “If the Crown Prince is truly serious about reform, he should immediately step in to ensure no activist is unjustly detained for his or her human rights work,” added Whitson.

      https://www.hrw.org/news/2018/08/21/saudi-prosecution-seeks-death-penalty-female-activist

    • L’algorithme de Google a encore des progrès à faire pour savoir utiliser correctement le féminin …

      A recent crackdown on women’s rights activists in Saudi Arabia has led to the arrest of at least 13 women under the pretext of maintaining national security. While some have since been released, others remain detained without charge. They are: Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef, Eman al-Nafjan, Nouf Abdelaziz, Mayaa al-Zahrani, Hatoon al-Fassi, Samar Badawi, Nassema al-Sadah, and Amal al-Harbi. Authorities have accused several of them of serious crimes and local media outlets carried out an unprecedented campaign against them, labeling them “traitors.

      est traduit par

      Une récente répression contre les militantes des droits des femmes en Arabie saoudite a conduit à l’arrestation d’au moins 13 femmes sous prétexte de maintenir la sécurité nationale.

      En utilisant « militantes des droits des femmes » sont invibilisés les hommes « militants des droits des femmes ». A la phrase suivante, les femmes redeviennent des hommes …

      Alors que certains ont depuis été libérés, d’autres sont toujours détenus sans inculpation. Les autorités ont accusé plusieurs d’entre eux de crimes graves et les médias locaux ont mené une campagne sans précédent contre eux, les qualifiant de « traîtres ».


  • Qui sont les féministes du monde arabe ? - ChEEk Magazine
    http://cheekmagazine.fr/societe/qui-sont-les-feministes-du-monde-arabe

    Nasawiyat ! sonnerait presque comme une injonction cinq années après le début des printemps arabes : ce nom, qui signifie féministe en arabe, est aussi le titre de la série de portraits de jeunes femmes militantes, réalisés par la jeune journaliste Charlotte Bienaimé et diffusés dès 2014 sur France Culture. Ce sont ces rencontres radiophoniques qui lui ont inspiré le livre, paru en début d’année, Féministes du monde arabe, Enquête sur une génération qui change le monde.

    Je mets cette référence sur seenthis, en fait je cherchais un texte féministe écrit en arabe (je ne parle pas arabe) je croyais facile de passer d’une langue à l’autre sur internet, pff, naïve que je suis. Ou alors ignorante des passerelles … mais vous, vous êtes déjà allé sur un site chinois, arabe, inuits, que sais-je, ça doit être facile depuis un moteur de recherche, je ne parle pas de commerce hein, juste comme ça, par curiosité, du tourisme web.

    Et quand je demande à google de traduire « féministe » en arabe il me donne #نسوية et me suggère

    Définitions de féministe
    nom
    Personne qui favorise le féminisme.
    C’est un féministe, un homme rose !

    Mais franchement où est-ce qu’il sont allés trouver cette définition de l’#homme_rose ?

    #Nasawiyat

    • Enorme cet homme rose ! Il ressemble en fait à la définition d’origine du mot féministe ; un homme malade qui est tellement faible qu’il ressemble à une femme...

      Pour ta recherche, je passerait par wikipédia pour trouvé des noms de féministes arabes et à partir des titres que je trouve je chercherait ce qui est dispo dans les autres langues et à partir de là j’irais sur un moteur de recherche et puis je le mettrais sur @seenthis et je demanderait à @simplicissimus si c’est bien ce que je cherche.

      Ici une liste de féministes qui est dispo en arabe aussi
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_f%C3%A9ministes

    • héhé, c’est à peu près ce que j’ai fait, en essayant d’éviter WP le plus possible, j’ai du coup repéré quelques féministes marocaines, palestiniennes, iraniennes, mais qui s’expriment en français ou dont on parle en français.
      J’ai aussi cherché des journaux arabes en ligne et j’ai tapé dans leur recherche

      #نسوية

      pour tomber sur des articles que je traduis dans un traducteur auto et qui parle pas du tout de féminisme au final :D

      Bon tant pis, j’ai fait un plugin SPIP aujourd’hui, inspiré du traducteur de @seenthis pour permettre d’utiliser Yandex en traducteur à la volée. Je voulais en profiter pour faire des exemples avec quelques textes courts revendicatifs et féministes en différentes langues tant qu’à faire :)

      Il faut attendre qu’il soit publié
      https://contrib.spip.net/Traducteur-Yandex

    • « Nasawiyat ! sonnerait presque comme une injonction cinq années après le début des printemps arabes »... Quel début ! Pas certain de savoir ce qu’on appelle « le printemps arabe », mais davantage convaincu en revanche qu’on dit plutôt nisâ’iyya pour féminisme et niswiyya pour l’adjectif. Imaginons un article qui parlerait du « faminisme européen »... Pour l’enquête cela ferait un bon point de départ de remarquer qu’en arabe le pluriel du mot femme (niswân) n’a rien à voir avec son singulier (mar’a), ce qui n’est pas le cas pour les hommes (rajul/rijâl). Je n’ai pas d’explication pour le très surréaliste « #homme_rose » de Google, totalement inexplicable à partir de la langue arabe, mais ce ne serait pas la première fois que Google Trad dit n’importe quoi (ce qui n’est pas une raison pour le prendre au sérieux !)

    • Le concept de féminisme n’est peut-être pas le bon quand on sait que pour nombres de femmes arabes musulmanes du Maghreb par exemple, le mot féministe est associé aux relations coloniales entre occident et orient d’une part et d’autre part à un rejet de la religion et de la culture musulmanes.

    • @ninachani
      Je ne connais pas ce sujet et je préfère le répéter.
      Quelques textes cependant soulignent le même caractère d’émancipation réclamé par le féminisme au Maghreb que celui construit autour du nationalisme arabe. (Il faut que je source)

      Je note ici quelques féministes du monde arabe, pas forcément musulmanes :
      https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme_musulman
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ibtissam_Lachgar
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Shahla_Sherkat
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Valentine_Moghadam

    • @touti ce n’est pas le contenu qui est remis en question c’est le terme. Évidemment qu’il y a des femmes qui se battent et réclament leurs droits mais si tu veux réussir à tomber sur des textes issus de militantes et activistes au cœur de la société, je pense que ce n’est pas forcément la bonne entrée pour l’Afrique du nord en tout cas. Quand aux féministes (au sens occidental) non musulmanes, bien sûr qu’elles existent mais elles sont loin d’être majoritaires et la plupart des activistes ne se situent pas hors de la culture musulmane, déjà statistiquement parce que l’écrasante majorité de la population vit selon les préceptes musulmans. Pour le Maroc par exemple, cherche du côté du Rif et des femmes qui se sont engagées dans le mouvement Hirak par exemple. Les activistes sont rarement activistes sur un seul rapport de domination. De la même façon pour la Palestine, les femmes qui s’engagent contre la colonisation sont aussi les femmes qui sont le plus à la pointe du combat pour les droits des femmes. Alors que faire entrer dans ta recherche le fait religieux fera que tu n’accéderas pas à la majorité des militantes.
      Tu vois par exemple, ici elles avaient organisé un grand rassemblement de femmes à Casablanca : https://www.tsa-algerie.com/hirak-appel-a-un-grand-rassemblement-feminin-a-casablanca-le-7-juillet
      C’est juste un exemple.

    • @ninachani je ne souhaite pas polémiquer sur ce que doit être une féministe, le féminisme est pluriel et vise à libérer les femmes de la domination masculine.
      Merci du lien. D’après l’article, ces femmes courageuses prennent beaucoup de risque pour leurs hommes, mais je ne vois pas l’idée de se libérer du patriarcat

      « Aujourd’hui, plus que jamais les voix des femmes doivent porter la voix des femmes d’Al Hoceima qui bravent les matraques quasi-quotidiennement en sortant dans les rues de la ville exprimer leur colère et demander la libération de leurs maris, leurs fils, leurs frères ou camarades aujourd’hui derrière les barreaux »,

      J’ai été - en france- il y a dix ans à LaForge de Belleville à des prises de paroles de femmes algériennes qui disaient s’organiser par nécessité clandestinement contre le pouvoir et contre le patriarcat, elles racontaient comment ce combat se passait à huis clos et comment elles tentaient de se faire entendre à l’internationale, par exemple en venant nous interpeller. C’était super violent ce qu’elles racontaient et on n’était pas là pour dire si le féminisme était occidental ou ouvrier ou pouvait ou non être musulman.

      Actuellement, un exemple en Tunisie pour l’égalité des femmes https://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0302115652408-egalite-hommes-femmes-devant-lheritage-un-projet-de-loi-divis

    • Je ne sais pas si j’ai bien compris ce que tu veux mais essaye de checher du coté de Marie Ajami (ماري عجمي Syrie), Houda Shaaraoui et Nabaouia Moussa (هدى شعراوي، نبوية موسى Egypt).

    • @touti bon je n’arrive décidément pas à me faire comprendre. Le lien que je donnais n’était pas une action autour de revendications sur les droits des femmes puisque c’était lié à la répression contre le Hirak. Je voulais juste te montrer que dans le cadre de ces luttes contre la répression étatique par exemple, les femmes s’organisent et dans leurs rangs se trouvent aussi les femmes qui revendiquent leurs droits en tant que femmes, celles qui agissent. Et c’est toujours parmi les activistes, celles qui sont sur le terrain que la pensée concernant les luttes et les droits à défendre est la plus intéressante. D’ailleurs cela va sans dire que toute implication dans la lutte est émancipatrice, que ce soit sur les droits des femmes ou bien sur une lutte plutôt anti-coloniale. Prendre la parole en public, s’engager, manifester c’est s’affirmer et commencer déjà à se libérer. Mais bon voilà c’était juste pour orienter la recherche et trouver une autre entrée.

    • Oui merci @ninachani je comprends ta démarche et la possibilité d’orienter ma recherche par une autre entrée.
      Je reste dubitative sur la porosité des luttes. Pour faire court, j’ai entendu trop souvent qu’il faut libérer les hommes pour que viennent le tour des femmes et je grince un peu des dents quand je vois des féministes présentées comme « militantes des droits de l’homme ».

    • @touti je ne parle pas de porosité des luttes, pour moi ça ne veut rien dire. Les femmes sont des êtres humains et au même titre que les hommes et les enfants elles sont opprimées quand il y a colonisation parce que le colonialisme n’épargne pas les femmes (c’est le moins qu’on puisse dire) donc elles ont tout intérêt à s’y engager. Quand elle lutte pour se libérer de l’occupant israélien par exemple elle lutte en tant qu’être humain et en tant que femme et cette lutte l’émancipe de fait parce qu’elle nécessite une attitude, des actes, une parole, un positionnement qui va la libérer par le chemin qu’elle va emprunter en tant qu’activiste. Être féministe c’est reprendre contrôle de ce qui est possible dans sa vie, c’est choisir et il n’y a pas de lutte sans choix. Sinon ça veut dire que la lutte féministe n’est qu’une lutte contre ses frères, pères etc alors que c’est bien plus global : l’oppresseur ce peut être les hommes de mon clan mais également l’état israélien, les soldats, les juges israéliens etc On n’est pas opprimée en tant que femme par son père et opprimée en tant que palestinienne par les israéliens. L’identité n’est pas morcelable.

    • @ninachani, dans ce cas nous ne sommes juste pas d’accord, ni sur la pensée ni sur ses termes parce qu’il ne me suffit pas qu’une femme lutte pour une cause politique pour la qualifier de féministe.

    • Je ne parle pas simplement des luttes pour une cause politique, je parle des luttes de libération. Dans ce cas c’est une démarche féministe puisque pour moi œuvrer à sa propre libération est une démarche féministe. Mais bon je m’éloigne…