Le régime israélien fournit secrètement des renseignements et une assistance militaire aux Forces de soutien rapide (FSR), rivale de l’armée soudanaise et soutenue par les Émirats arabes unis.
De hauts responsables des Forces de soutien rapide (FSR), l’organisation paramilitaire engagée dans la guerre civile soudanaise, auraient effectué plusieurs visites secrètes en Israël, selon une enquête publiée par Africa Intelligence.
L’enquête révèle que de hauts responsables des rebelles des Forces de soutien rapide (FSR) auraient effectué plusieurs déplacements discrets en Israël en pleine guerre au Soudan. Deux délégations liées aux FSR se seraient rendues à Tel-Aviv, respectivement en mai 2025 et en février 2026, où elles auraient rencontré des responsables de la division Afrique du ministère israélien des Affaires étrangères ainsi que des représentants des services de renseignement.
La première délégation aurait compté dans ses rangs Abdel Rahim Hamdan Dagalo, numéro deux des FSR et frère de leur chef Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti ». Abdel Rahim Dagalo serait retourné en Israël en février 2026 avec Algoney Hamdan Dagalo et le conseiller juridique de l’organisation.
Ces relations seraient même antérieures au déclenchement de la guerre soudanaise en avril 2023. Elles auraient notamment porté sur des contacts sécuritaires et de renseignement ainsi que sur des transferts de technologies et de matériels de surveillance à des responsables proches des FSR.
Le journal israélien Haaretz et le média d’investigation néerlandais Lighthouse ont rapporté qu’un avion avait livré aux FSR du matériel sophistiqué de surveillance téléphonique et de piratage de fabrication européenne. L’avion était lié à l’ancien espion israélien Tal Dilian, fondateur du réseau Intellexa basé à Chypre.
Le régime israélien fournit une aide militaire aux FSR tandis que les Émirats arabes unis restent leur principal soutien.
Les FSR, responsables de génocide, reçoivent leurs armes lourdes, drones, véhicules blindés, munitions, moyens logistiques, voies de transit et mercenaires étrangers, notamment de Colombie, grâce au soutien total des Émirats arabes unis. (...)