• Un système israélien intégré offre une couverture juridique et politique aux crimes commis par les colons (et autres textes)

    Onu Info : 300 jours de cessez-le-feu, 300 enfants tués à Gaza
    HRW : Israël : Les retards imposés aux ambulances palestiniennes mettent des vies en danger
    Basel Adra : « Ténèbres, flammes, cris » : un village palestinien terrorisé par des colons israéliens
    Madeeha Araj : Un système israélien intégré offre une couverture juridique et politique aux crimes commis par les colons
    Appel du Syndicat des travailleurs des services postaux palestiniens
    Stéphanie Parent-Montigny : Gaza et le FSM : le dialogue demeure un puissant outil pour la jeunesse
    Muhammad Shehada : Alors qu’Israël sabote les négociations sur Gaza, le nouveau « chef de guerre » du Hamas fait face à son premier défi
    Charlotte Ritz-Jack : Ce que mes dix mois chez +972 m’ont appris sur la vérité, la générosité et l’apartheid
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/12/un-systeme-israelien-integre-offre-une-couvert

    #palestine #israel

  • Détester les Juifs/Juives, aimer Israël ? Entretien avec Michel Feher

    La guerre à Gaza et la montée des droites illibérales servent de point de départ à une réflexion sur la crise du lien entre judaïsme, sionisme et Israël. Dans cet entretien, le philosophe Michel Feher soutient qu’Israël est devenu un laboratoire des ethno-nationalismes et que le « pacte de blanchiment mutuel » entre les Juifs/Juives et les sociétés occidentales menace de s’épuiser. Face à cela, il revendique une tradition juive diasporique, cosmopolite et critique.

    Né à Bruxelles en 1956 et d’origine hongroise, Michel Feher est philosophe, éditeur et figure de proue de l’essai critique contemporain. Il a fondé en 1986 Zone Books, la maison d’édition new-yorkaise grâce à laquelle il a contribué, pendant quatre décennies, à faire découvrir au monde anglophone des auteurs tels que Michel Foucault, Georges Bataille, Gilles Deleuze et Georges Canguilhem ; il codirige avec la théoricienne politique Wendy Brown la collection Near Futures, consacrée à la réflexion sur les mutations du capitalisme tardif ; il a enseigné à l’École normale supérieure de Paris ainsi qu’aux universités de Berkeley et de Goldsmiths. Il est par ailleurs cofondateur de Diagrammes.fr, un projet audiovisuel récent proposant des entretiens avec des intellectuels critiques. Il est l’auteur de Powerless by Design : The Age of the International Community [Impuissant par conception : l’ère de la communauté internationale] (Duke University Press, 2000) sur la reconfiguration humanitaire de la communauté internationale ; Le temps des investis (La Découverte, 2017 ; publié en espagnol sous le titre El tiempo de los investidos) sur le sujet néolibéral reconverti en actif évalué en permanence par les marchés ; Producteurs et parasites (La Découverte, 2024) sur l’imaginaire économique du parti d’extrême droite français Rassemblement national.

    #XXXLIEN2LIENXXX

    #israel #diaspora

  • Liban : Le meurtre d’une journaliste par Israël est un crime de guerre manifeste (+ autre texte)
    Des journalistes et des personnels médicaux auraient été ciblés

    Les attaques menées par l’armée israélienne le 22 avril 2026 au Liban, qui ont tué une journaliste et grièvement blessé une autre, incluaient des attaques manifestement délibérées contre des civils, ce qui constitue un crime de guerre.

    Le fait que les forces israéliennes continuent de tuer des journalistes témoigne d’une volonté éhontée de commettre des atrocités sans crainte des conséquences.

    Le gouvernement libanais devrait adhérer au Statut de Rome de la Cour pénale internationale et soumettre une déclaration reconnaissant la compétence de la Cour, notamment depuis le 7 octobre 2023 au moins. Les autres pays devraient faire pression pour que justice soit rendue et user de leur influence sur les autorités israéliennes afin d’empêcher de nouveaux crimes.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/08/liban-le-meurtre-dune-journaliste-par-israel-e

    #liban #israel

  • Dans les sombres temps (de la normalisation)
    https://lundi.am/Dans-les-sombres-temps-de-la-normalisation

    Or le geste des cinéastes ne venait pas de l’extérieur du cinéma. Il venait du cinéma lui-même, de celles et ceux dont les films étaient invités, exposés, programmés, sollicités, et qui ont décidé que leur participation, dans ces conditions, contribuerait à reconduire ce qu’ils tentaient de combattre. Le retrait n’était donc pas l’intrusion de la politique dans le cinéma, mais la manifestation d’une pensée politique du cinéma par les cinéastes eux-mêmes.

    #cinéma #Palestine #Israël #symétrisation #politique #le_cinéma_est_politique

  • Nouvelle attaque de Terreur à Masafer Yatta, les colons font brûler Tuba

    Dans la nuit du 5 août 2026, des groupes de colons armés ont mené des attaques de terreur dans les villages de Masafer Yatta. C’est Khirbet al-Tuba qui a été la cible principale des attaques. Des colons ont incendié des infrastructures, des voitures et des maisons.

    Au moins huit personnes dont deux enfants, ont été blessées, d’autres ont été asphyxiées. Une famille a même été enfermée dans sa propre maison pendant que les colons étaient en train de l’incendier. Les membres de cette famille ont heureusement pu être secourus avant de succomber.

    Après l’attaque, les secours, les pompiers et les habitant-es ont pu lutter contre les incendies et sauver une partie des maisons du village.

    Sources : Mohammad Hesham Huraini / Ihab Hassan / WAFA / JalalAK / Eye on Palestine / Quds News Network
    https://www.france-palestine.org/Nouvelle-attaque-de-Terreur-a-Masafer-Yatta-les-colons-font-bruler

    #palestine #israel

  • Puntata del 04/08/2026@0
    https://radioblackout.org/podcast/puntata-del-04-08-2026

    Il primo approfondimento della puntata lo abbiamo fatto in compagnia di Augustin, #RSU_Fiom della #Electrolux di Forlì sulla situazione attuale del gruppo industriale svedese che da maggio minaccia i suoi dipendenti con la prospettiva di #licenziamenti di massa, circa 1900 nel nostro paese (contando i contratti a tempo determinato). Dalla scorsa intervista che avevamo […]

    #bosco_ospizio #cementificazione #censura #ddl_antisemitismo #ecologismo #forlì #giornalismo #Israele #lotte_ecologiste #presidio #reggio_emilia #rete_no_bavaglio #Stefano_Galieni #tavoli_di_contrattazione #XR
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/08/F_m_04_08_Augustin-RSU-Fiom-Electrolux-Forli-aggiornamenti-vertenza-e

  • A Qalandia, l’armée israélienne poursuit ses invasions à grande échelle contre les camps de réfugié-es

    Dans la nuit du 4 au 5 aout 2026, les troupes israéliennes ont déclenché une opération militaire de grand ampleur contre le camp de réfugié-es de Qalandia au nord de Jérusalem-Est occupée.

    Un déploiement inouï de véhicules, des dizaines de perquisitions et d’arrestations, des centaines d’habitant-es expulsé-es, le ciblage des journalistes et la mise sous blocus du camp, l’opération semble dirigée vers l’expulsion totale et le rasage intégral du camp.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/06/la-lutte-pour-sauver-le-patrimoine-culturel-de-gazaet-autres-textes/#comment-75329

    #palestine #israel

  • La lutte pour sauver le patrimoine culturel de Gaza (et autres textes)

    Alaa Salama : Meta censure les contenus palestiniens. En voici la preuve
    Samah Salaime : L’archivage comme forme de résistance : la lutte pour sauver le patrimoine culturel de Gaza
    Nadia Hardman : Le projet du ministère israélien de la Défense implique des crimes de guerre potentiels
    Gaza : l’ONU dénonce la poursuite de frappes meurtrières
    Ruwaida Amer : « Des vies fauchées » : la crise des fausses couches s’aggrave à Gaza
    Inde. La poursuite des exportations d’armes vers Israël entraîne un risque de complicité dans le génocide en cours à Gaza – nouvelle enquête
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/06/la-lutte-pour-sauver-le-patrimoine-culturel-de

    #palestine #israel

  • Avrum Burg : Les « néo-juifs/juives »

    Israël est la plus grande forme d’idolâtrie organisée de l’histoire de la foi juive

    J’ai récemment entendu, dans un podcast, une conversation entre deux Américains·e qui se sont convertis·e à l’Église sur le tard. Tous deux décrivaient leur nouvelle spiritualité comme une réponse à la méchanceté humaine. Le monde, disaient-iels, est plein de cruauté, d’égoïsme, de mensonges et de violence. L’Église leur offre un espace différent, où l’on leur demande de penser positivement et où l’on attend d’elles/eux qu’iels fassent le bien. Elle s’adresse à elles/eux dans un langage de grâce et leur inculque une discipline morale. Iles y ont trouvé une communauté à laquelle iels ont le sentiment d’appartenir grâce à des valeurs et des actions partagées, et ensemble, iels cultivent le sens des responsabilités et la solidarité envers ceux qui ne sont pas comme elles/eux.

    Leur conversation était chrétienne dans ses mots, mais très juive dans son fond. C’est ainsi qu’était autrefois la religion de la maison de mes parent·es. C’étaient des personnes religieuses qui trouvaient dans une foi simple un sens à leur vie et un sentiment d’appartenance. Si elle et il étaient encore en vie aujourd’hui, elles et il ne reconnaîtraient pas dans cet Israël le paysage de leur judaïsme, car leur foi a changé de visage.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/02/avrum-burg-les-neo-juifs-juives

    #israel

  • Parmi les étudiant•es palestinien•nes enlevé•es par Israël, une athlète chrétienne et un citoyenne américaine sont détenues sans inculpation depuis les raids de juin sur l’université de Birzeit

    Une étudiante chrétienne palestinienne et joueuse de football national restera emprisonnée au moins jusqu’au 23 septembre, après une audience du tribunal militaire israélien la semaine dernière, suscitant une nouvelle condamnation de son Église alors que sa famille dit « perdre espoir ». Elle fait partie des femmes arrêtées lors d’un raid mené avant l’aube près de l’université de Birzeit il y a près de deux mois, et détenues depuis sans inculpation formelle.

    https://agencemediapalestine.fr/blog/2026/07/30/parmi-les-etudiantes-palestiniennes-enlevees-par-israel-une-ath

    #palestine #israel

  • Terreur en Cisjordanie occupée (et autres textes)

    MSF : Gaza : 5 faits qui prouvent que le cessez-le-feu n’est qu’une illusion
    Terreur en Cisjordanie occupée : pogroms, sièges et appels à « raser » les villages, avec les encouragements de Netanyahou
    Gaza : le génocide a entraîné 3,49 milliards de dollars de dommages dans le secteur agricole
    Oren Ziv et Ariel Caine : Un Palestinien qui avait saisi l’arme d’un colon a été tué alors qu’il n’était pas armé, comme le montrent des vidéos
    Soutien au peuple palestinien et à nos camarades syndicalistes en Cisjordanie occupée
    Meron Rapoport et Aharon Porath : « Une coopération totale » : comment l’université de Tel-Aviv est au service de l’État sécuritaire israélien
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/08/01/terreur-en-cisjordanie-occupee-et-autres-texte

    #palestine #israel

  • Spanish politicians, commentators accuse Israel of stirring chaos over Ceuta migration crisis
    https://www.aa.com.tr/en/europe/spanish-politicians-commentators-accuse-israel-of-stirring-chaos-over-ceuta-migration-crisis/4014887

    De fait, on se demande comment 50 000 personnes (chiffre de ceux qui sont passés selon les autorités espagnoles) ont pu se passer le mot sans que personne n’en sache rien dans la galaxie numérique...

    Diplomatic tensions between Spain and Israel over the Gaza war have increasingly spilled onto social media, with the migration crisis in Spain’s North African enclave of Ceuta emerging as the latest flashpoint after an exchange of barbs between Israeli UN Ambassador Danny Danon and Spanish Transport Minister Oscar Puente.

    Danon accused Spain of repeatedly criticizing Israel while declaring a state of emergency in Ceuta over a migration crisis.

    “Spain, which never misses an opportunity to lecture Israel, has declared a state of emergency in Ceuta following the crisis over its immigration policy,” Danon wrote on X.

    “Maybe before it continues lecturing us, it’s time it explained to the world why it still maintains colonial enclaves in Africa,” he added, referring to the Spanish territories of Ceuta and Melilla on Morocco’s Mediterranean coast.

    Quoting Danon’s post on X, Puente responded: “Well, it all seems to be becoming quite clear.”

    While the minister did not elaborate, his remark was widely interpreted as a response to Danon’s criticism and came amid growing political debate in Spain over the migration crisis and Israel’s role in regional politics.

    The online exchange followed comments by Spanish political commentator Carolina Alonso, who alleged that Israel was seeking to undermine Spain’s government in retaliation for Madrid’s stance on the war in Gaza.

    Sharing a post about calls by some Italian politicians to suspend Spain from the Schengen area, Alonso claimed the effort was being carried out “through Morocco, with the support of Israel,” as well as Spain’s and Europe’s far right.

    She also accused the United States of attempting to weaken Spain’s government to expand its influence over the Strait of Gibraltar, arguing that the migration crisis had become part of a broader geopolitical struggle.

    The debate also drew in Spanish lawmaker Gabriel Rufián, the parliamentary spokesperson for the Republican Left of Catalonia (ERC), who echoed claims on social media that the migration crisis was serving US and Israeli interests. He called for a broad national consensus on the issue instead of partisan political confrontation.

    Journalist Jose Vizner revived a 2019 social media post by Yair Netanyahu, son of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, which referred to alleged Israeli support for separatist movements in Ceuta and Melilla.

    Quoting the post, Vizner questioned whether the current migration pressure represented “revenge” against Spanish Prime Minister Pedro Sanchez that “all Spaniards are paying for.”

    Spanish commentator Ruben Gisbert made similar claims, arguing that Morocco had not intensified its claims over Ceuta and Melilla until Sanchez took office and later adopted increasingly critical positions toward Israel and closer alignment with the Palestinian cause.

    • https://www.aa.com.tr/en/world/morocco-blocks-thousands-of-irregular-migrants-from-heading-to-spain-s-ceuta/4014665

      Moroccan authorities early Friday prevented thousands of irregular migrants from heading toward the border fence with the Spanish enclave of Ceuta.

      An Anadolu correspondent said security forces stopped many young people and transported them outside the northern Moroccan city of Fnideq, while continuing to pursue others attempting to reach Ceuta.

      The move came after around 1,500-2,000 irregular migrants, most of them Moroccans, reached Ceuta by swimming over the past 10 days, according to Spanish media.

    • Taleb Alisalem sur X :
      https://x.com/TalebSahara/status/2082930831903830429

      ESTO ES MUY GRAVE. Me llegan estas imágenes de cómo las autoridades marroquíes vacían camiones llenos de jóvenes cerca de la frontera con Ceuta.

      Quien no quiera ver que se trata de una operación perfectamente preparada por el régimen, es que es ciego.

      https://video.twimg.com/amplify_video/2082930806482210817/vid/avc1/320x568/2Lkw9fYIKuWZY5eX.mp4

    • Je me souviens encore d’un appel téléphonique entre Netanyahou et Sánchez en février ou mars dernier, compte tenu de la situation en Palestine ... (oAnth)

      https://x.com/izakaminska/status/2082897234300108973
      (Izabella Kaminska - 2026-07-30 - Twi_X)

      Wow. Michael Rubin, writing for the American Enterprise Institute as recently as March this year, argued that Morocco should take back control of Ceuta and Melilla on the grounds that NATO wouldn’t be able to do very much, and that Spain’s presence there is illegitimate.

      https://aei.org/commentary/morocco-should-send-a-new-green-march-into-ceuta-and-melilla

      Spain’s Pedro Sánchez Should Make Good on His Anti-Colonial Rhetoric and End Its Occupation in Africa

      Michael Rubin, 2026-03

      In 1975, Spain sought desperately to either hold onto the Western Saharan colony it had seized decades before or at least transform it into a proxy state by putting hand-picked leaders in charge, no matter that they had no local legitimacy.

      King Hassan II checkmated Madrid’s ambitions. On November 6, 1975, approximately 350,000 unarmed Moroccans simply marched into the Sahara. They waved Moroccan flags and carried the Qur’an. Spanish forces stood down. Just over a week later, Spain signed the Madrid Accords in which Spain, Morocco, and Mauritania agreed to respect the views of local population. Spain agreed to withdraw from the territory by the end of the following February.

      Hassan II had history on his side. The region was Moroccan for more than a millennium before Spain’s imperial arrival. Moroccans have many internal debates, but sovereignty over territories that European colonists seized is not one. Previously, Morocco’s 100 dirham note commemorated the Green March.

      King Mohammad VI built upon the Green March legacy with his stewardship of the Sahara. On a per-capita basis, the Sahara receives more state investment in schools and other infrastructure than other regions in Morocco. Both Dakhla and Laayoune are models for sustainable urban development. Sahrawi imprisoned by the Polisario Front, a Cold War relic that Algeria still nurtures, flee Tindouf at every opportunity, to the point that the Polisario holds family members hostage to prevent flight to Morocco.

      With Spain’s Socialist Prime Minister Pedro Sánchez embracing the language of decolonization, Mohammed VI should reclaim the spirit of the Green March to finalize the expulsion of Spanish colonists from Moroccan soil. Ceuta and Melilla might be relatively tiny towns, but they represent illegitimate beach heads and are home to approximately 170,000 Spanish settlers. They are a weak spot for European security since African migrants regularly rush the fence to claim asylum.

      Moroccans should gather, send bulldozers to the border, and then enter Ceuta and Melilla unarmed to raise the flag. Sánchez and the Spanish press bleat, but they have no grounds to act. Nor, for that matter, would NATO, even if Moroccan forces entered the towns to restore order and organize the dispatch of settlers across the Strait of Gibraltar and back to Spain.

      NATO is a mutual defense alliance based on membership and geography. Article 5 of its foundational treaty states, “The Parties agree that an armed attack against one or more of them in Europe or North America shall be considered an attack against them all… .” Article 6 is explicit: “For the purpose of Article 5, an armed attack on one or more of the Parties is deemed to include an armed attack on the territory of any of the Parties in Europe or North America… or on the Islands under the jurisdiction of any of the Parties in the North Atlantic area north of the Tropic of Cancer.” Neither #Ceuta, #Melilla, nor the #Canary_Islands would trigger a #NATO response, just as NATO would not need respond to an attack on Hawaii or Puerto Rico.

      Sánchez should do the right thing: make good on his anti-colonial rhetoric, and end Spain’s occupation in #Africa. Meanwhile, authorities in #Cádiz should begin preparations to receive displaced Spanish settlers, whether Madrid acquiesces or not.

      #Maroc #Espagne #États-Unis #Israel #Afrique #OTAN

  • L’accordo con #Israele che l’agenzia di polizia europea non dovrebbe fare
    https://irpimedia.irpi.eu/accordo-israele-europol-condivisione-dati

    Lo scopo è facilitare lo scambio di dati personali. Il dipartimento legale del Consiglio Ue lo vorrebbe bloccare. Eppure la Commissione continua a mantenere aperti i negoziati. Con possibili conseguenze per i palestinesi L’articolo L’accordo con Israele che l’agenzia di polizia europea non dovrebbe fare proviene da IrpiMedia.

    #Geopolitica_e_Migrazioni #Privacy #Unione_Europea

  • Israel Is Paying Millions to Train AI Chatbots How to Talk About Gaza. It’s Working.
    https://www.dropsitenews.com/p/israel-brad-parscale-ai-chatbots-gaza

    Since October, former Trump campaign manager Brad Parscale has been quietly overseeing an operation posting hundreds of blog posts on behalf of #Israel. One article, titled “The Reality Behind Gaza’s ‘Journalists’: Terror Ties, Propaganda, and the Laws of War,” asserts that a majority of journalists in Gaza were linked to terrorist organizations. Another casts doubt on the killing of Hind Rajab, a five-year-old Palestinian girl killed by the Israeli military in 2024.

    The key intended audience of these sites is not concerned Americans, it’s not even humans—most of the sites average a few hundred unique visitors each month. Instead, Parscale and his firm, Clock Tower X, created them as part of a $46.5 million contract with the Israeli government to try and influence artificial intelligence-powered #chatbots, tools like Claude or ChatGPT.

    Parscale has made his goal of influencing artificial intelligence—often referred to as “#LLM_poisoning —explicit. In his initial agreement with Israel, Parscale said that he would deploy “websites and content to deliver GPT framing results on GPT conversations” as part of the contract.

    [...]

    Parscale’s websites—referred to throughout this article as the “Clock Tower network”—get cited by chatbots, but they also are successfully infiltrating the underlying training data.

    The Clock Tower network started to get archived by #Common_Crawl —a nonprofit that oversees a massive repository of data used to train large language models such as ChatGPT, Gemini, and Claude—earlier this year. Common Crawl is the backbone of the artificial industry, training 80% of the tokens of OpenAI’s GPT-3, making it a useful proxy for understanding if malicious actors successfully infiltrate AI training data.

    In the examples above, users can at least trace the sources that chatbots are pulling from when they search websites directly, such as in the screenshots above. Infiltrating the training data itself, on the other hand, can lead to Israel-influenced responses that are nearly impossible for users to trace.

    [...] Hervé Letoqueux, Chief Executive Officer at Check First, an organization that combats digital disinformation, explained that Common Crawl’s status as the go-to source for training chatbots opens it up as a target for manipulation. “Common Crawl is widely used in the world of data science for training LLMs, which also means that actors want to manipulate the answers in their favor, which some studies have indicated are fairly easy to do.

    It only takes about “250 malicious documents to produce a ‘backdoor’ vulnerability in a large language model—regardless of model size of training data volume,” according to an October Anthropic study. The authors of the study note “this means anyone can create online content that might eventually end up in a model’s training data,” and that malicious actors “can inject specific text into these posts to make a model learn undesirable or dangerous behaviours, in a process known as poisoning.”

  • Stopper les activités des entreprises françaises en territoire palestinien occupé (et autres textes)

    Communiqué de l’AFPS : Face à la vague de terreur semée par les colons et l’armée israélienne en Cisjordanie, l’urgence est à la protection du peuple palestinien
    Amira Hass : Les colons israéliens poussent à une escalade incessante en Cisjordanie alors que la retenue palestinienne commence à s’effriter
    HRW : Cisjordanie : la montée de la violence des colons risque d’entraîner des atrocités de masse
    Comment l’amour survit à la perte
    La France « va devoir nous répondre » : cinq ONG saisissent le Conseil d’État pour stopper les activités des entreprises françaises en territoire palestinien occupé
    « Flottille pour Gaza » : le Parquet national antiterroriste ouvre une nouvelle enquête contre Israël pour « tortures »
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/29/stopper-les-activites-des-entreprises-francais

    #palestine #israel

  • #black_cube, INFLUENCERS, DIPLOMAZIA INDUSTRIALE : RETI DI CONDZIONAMENTO SIONISTA@0
    https://radioblackout.org/podcast/black-cube-influencers-diplomazia-industriale-reti-di-condzionamento-

    Estratti dalla puntata del 28 luglio 2026 di #bello_come_una_prigione_che_brucia RETI DI CONDIZIONAMENTO SIONISTE Torniamo a parlare delle multiformi reti sioniste di diplomazia tecnomilitare e manipolazione politica. Partiamo dalle interferenze agite tramite operazioni dalla rete spionistica israeliana, non tramite il Mossad o la capillare struttura di cyberguerra, ma attraverso una struttura […]

    #autodifesa_digitale #edge_group #elbit #graphene_os #guerra #infowar #israeli_aerospace_industries #israelificazione #nucleare #repressione #sionismo #sorveglianza
    https://radioblackout.org/wp-content/uploads/2026/07/BCUPCB_black-cube-macro.mp3

  • Bibi. Le sei vite di #Benjamin_Netanyahu

    Chi è davvero Benjamin Netanyahu, detto “Bibi”? Qual è il suo passato e come è arrivato a essere uno dei leader più potenti e spietati al mondo? Perennemente a caccia di nemici da combattere, per salvarsi o entrare definitivamente nella grande storia. La quarta stagione del podcast “Palestina-Israele” realizzato da Anna Maria Selini e prodotto da Altreconomia, con il sound design di Luca Bozzoli. Sei episodi, prima uscita il 3 luglio 2026.

    È il politico israeliano rimasto più a lungo al potere, attraversando la storia nazionale e internazionale, spesso determinandola. Hanno predetto più volte la sua fine politica ma nonostante tutto -incluso il trauma e il fallimento del 7 ottobre- Benjamin Netanyahu è ancora il “re di Israele”, un “sovrano” per alcuni decaduto ma deciso a ripresentarsi e vincere anche le elezioni nell’autunno del 2026. Capace di adeguarsi ai tempi ma in fondo sempre coerente con se stesso e con la sua brama di potere, in pochi dividono come lui, dentro e fuori Israele, nel mondo ebraico e nel panorama internazionale.

    Di che cosa parla “Bibi. Le sei vite di Benjamin Netanyahu”

    Lo chiamano “l’americano”, il “re” di Israele, ma anche il “traditore”. Hanno predetto più volte la sua fine politica, ma nonostante tutto -incluso il trauma e il fallimento del 7 ottobre- Benjamin Netanyahu è ancora al potere, deciso a ripresentarsi e vincere anche le elezioni nell’autunno del 2026.
    È il leader politico israeliano più longevo di sempre, capace di adeguarsi ai tempi, ma in fondo sempre coerente con se stesso e la sua brama di potere. In pochi dividono come lui, dentro e fuori Israele, nel mondo ebraico e nel panorama internazionale.
    Ma chi è davvero Benjamin Netanyahu? Qual è il suo passato e come è arrivato a essere uno dei leader più potenti e spietati al mondo? Cerca di rispondere a queste e altre domande il nuovo podcast scritto e realizzato da Anna Maria Selini, con il montaggio e sound design di Luca Bozzoli, e prodotto da Altreconomia.
    Si tratta della quarta stagione della serie podcast “Palestina Israele”, dopo “Oslo 30. L’illusione della pace”, “La guerra dei giornalisti” e “Bambini senza pace”.
    Questa volta Selini è tornata in Israele per raccogliere testimonianze e dettagli sulle sei vite di Benjamin Netanyahu: una per puntata (della durata di circa 30 minuti), in uscita sul sito di Altreconomia e tutte le piattaforme, dal 3 luglio a fine ottobre 2026, ovvero all’appuntamento elettorale forse più importante nella vita di Netanyahu.
    Nel podcast parlano, tra gli altri, Massimo D’Alema, i giornalisti italiani Elena Testi, Eric Salerno e Umberto De Giovannangeli, la storica Anna Foa, il direttore del Centro israeliano per gli Affari pubblici Ofek, Yehuda Shaul, i giornalisti israeliani Anshel Pfeffer e Nurit Canetti, la deputata arabo-israeliana Aida Touma, l’ex generale e collaboratore di Netanyahu David Agmon e Barak Medina, ex rettore dell’Università ebraica di Gerusalemme.
    Ognuno aggiunge un tassello della biografia e della storia di Netanyahu, a partire dall’infanzia e dalla grandissima influenza del padre Benzion e del fratello Yoni, eroe nazionale, morto in un’operazione di salvataggio di ostaggi israeliani esattamente cinquant’anni fa, il 4 luglio 1976.

    https://altreconomia.it/bibi-sei-vite
    #podcast #audio #Netanyahu #Israël

  • Soutien américain à Israël en 2026 : le tournant du vote Massie
    http://www.argotheme.com/organecyberpresse/spip.php?article4969

    Le soutien américain à Israël n’est plus automatique. Du vote Massie aux divisions démocrates et aux tensions au sein du mouvement MAGA, une recomposition durable de l’alliance se dessine à Washington. Le vote Massie illustre le recul du soutien américain à Israël, entre fractures démocrates, tensions MAGA et avenir incertain de l’aide militaire. Grands événements : Gigantisme de l’inattendu.

    / #USA,_Maison_Blanche,_CIA, #Israël,_Proche-Orient,_droits_de_l’homme,_ONU, Netanyahou, Israël , #Palestine

    #Grands_événements_:Gigantisme_de_l’inattendu. #Netanyahou,_Israël

  • Avrum Burg : Le pire de notre histoire

    Netanyahu : « Il faut voir le mal pour pouvoir le combattre »

    Avec la dissolution de la Knesset et la fin d’un mandat particulièrement désastreux, il convient également de dresser le bilan de l’homme épouvantable qui l’a dirigée. Il est difficile d’échapper à la conclusion que Benjamin Netanyahu est le pire dirigeant qu’Israël ait connu depuis sa création. Les critères que je propose ici permettent même de lui attribuer une distinction supplémentaire, en le classant parmi les pires dirigeants du peuple juif à travers les générations, voire comme le pire d’entre eux. Il ne s’agit pas là d’une déclaration emportée, même si cet homme mérite toute la colère et le ressentiment qu’on peut lui vouer. Une affirmation de cette ampleur nécessite des critères d’évaluation. Par exemple, l’écart entre le potentiel dont il disposait lors de son élection et la réalité qu’il a laissée derrière lui à son départ. Entre le pouvoir qui lui a été confié et l’usage qu’il en a fait. C’est à l’aune de ces critères que je souhaite l’évaluer.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/avrum-burg-ni-juif-ni-democrate/#comment-75223

    #israel

  • « En Allemagne, les Juifs qui rejettent le sionisme ne sont pas considérés comme de véritables Juifs »

    Pour le violoniste Michael Barenboim, la culture mémorielle allemande est devenue un outil permettant de perpétuer la complicité dans les crimes d’Israël et de rendre les Palestiniens invisibles.

    Par Hanno Hauenstein, le 23 juillet 2026
    https://www.972mag.com/michael-barenboim-interview

    Depuis octobre 2023, Michael Barenboim s’est imposé comme l’une des rares personnalités publiques allemandes à dénoncer sans relâche la complicité du gouvernement dans le génocide perpétré par Israël à Gaza — et à l’appeler ainsi.

    Violoniste et altiste, professeur à l’Académie Barenboim-Said de Berlin et fils du célèbre pianiste et chef d’orchestre Daniel Barenboim, il a cofondé début 2024 Make Freedom Ring, un collectif de musiciens classiques organisant des concerts à travers l’Allemagne en solidarité avec la Palestine. Au fil du temps, il a subi de plein fouet la répression de l’État allemand à l’encontre de ceux qui s’expriment sur la Palestine : ses tribunes libres et ses interviews ont été retirées, tandis que les concerts qu’il avait aidé à organiser ont été annulés par les salles peu avant leur date prévue.

    En 2024, Barenboim figurait également parmi les 150 artistes et écrivains juifs d’Allemagne qui ont signé une lettre ouverte exprimant leur « profonde inquiétude » face à une résolution parlementaire sur l’antisémitisme qui a ensuite été adoptée. Cette résolution qualifie le mouvement BDS d’antisémite et réaffirme l’engagement du gouvernement à ne pas financer les acteurs culturels qui soutiennent le boycott d’Israël. À l’époque, Barenboim avait déclaré : « La protection des Juifs n’est pas l’objectif de cette résolution. »

    En septembre dernier, Barenboim a coorganisé la plus grande manifestation en Allemagne contre la campagne militaire d’Israël à Gaza, qui appelait à un cessez-le-feu immédiat, à la fin des exportations d’armes allemandes et à des sanctions de l’UE contre Israël.

    Barenboim s’est entretenu avec le magazine +972 pour discuter de la manière dont la doctrine allemande de la « Staatsräson » — l’idée selon laquelle l’État a la responsabilité historique de défendre Israël — continue de définir les limites du débat public sur la question israélo-palestinienne, notamment en déterminant qui a le droit de s’exprimer et qui n’en a pas le droit. Il décrit le prix à payer, tant sur le plan professionnel que personnel, pour défendre les droits des Palestiniens, et explique pourquoi il estime qu’il est grand temps de donner une place centrale aux voix palestiniennes en Allemagne.

    L’interview a été remaniée pour des raisons de longueur et de clarté.

    En tant que l’une des rares voix influentes en Allemagne à condamner systématiquement la guerre génocidaire menée par Israël à Gaza et à dénoncer la complicité de l’Allemagne dans ce conflit, comment percevez-vous la situation actuelle dans ce pays ?

    Depuis la signature de ce soi-disant accord de cessez-le-feu en octobre 2025, l’attention s’est largement détournée vers d’autres sujets, et il est devenu beaucoup plus difficile d’intervenir dans le débat allemand. C’est très dangereux ; Gaza est complètement sortie de l’actualité.

    Il n’y a pratiquement plus aucun reportage [dans les médias allemands] sur ce qui s’y passe, alors que la situation est aussi dramatique que jamais. Je trouve très frustrant de devoir pratiquement repartir de zéro pour obliger les gens à simplement regarder ce qui se passe et à réfléchir à la responsabilité de l’Allemagne.

    Je pense que l’attention [du public] revient à ce qu’elle était avant octobre 2023, alors que de nombreuses horreurs se produisaient à Gaza : blocus, bombardements périodiques, famine. Les Palestiniens étaient laissés à leur sort, condamnés à périr lentement, tandis que l’attention était résolument tournée ailleurs. C’est ce qui a permis, en premier lieu, qu’une telle catastrophe se produise.

    Après octobre 2023, la situation a changé. Nous avons assisté à de nombreuses manifestations et actions, notamment parmi les étudiants. Cela n’a pas eu l’effet que nous espérions tous, à savoir un changement radical de la politique allemande. Mais cela a mis en avant la situation des Palestiniens et la responsabilité de l’Allemagne.

    Diriez-vous que le mouvement de solidarité avec la Palestine en Allemagne a échoué ?

    Non. La population allemande dans son ensemble — environ 70 % — s’oppose désormais aux actions d’Israël à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, etc. Même si la plupart d’entre eux ne voient pas la responsabilité de l’Allemagne dans tout cela, ils s’opposent bel et bien à ces actions, et c’est ce qui compte. Pour moi, il est clair que nous devons mobiliser ces personnes. Mais c’est tellement difficile ici. En Allemagne, de nombreux facteurs dissuadent les gens de s’engager activement sur cette question.

    Des facteurs comme quoi ?

    Il suffit de penser à toutes les annulations, au musellement, à la scandalisation publique de certaines personnes lorsqu’elles osent s’exprimer — comme ce que nous observons chaque année depuis 2023 dans le contexte de la Berlinale. Ces phénomènes ont un effet dissuasif. Pour quelqu’un qui s’oppose au génocide mais qui s’inquiète pour sa vie sociale et professionnelle, l’évaluation des risques devient très importante. C’est ce qui empêche les gens d’agir, même s’ils ont, en privé, des opinions bien arrêtées sur le sujet.

    Vous avez vous-même ressenti certaines de ces répercussions. Pourriez-vous me raconter quelques-unes de vos expériences ?

    Dans un cas particulier, vers le premier anniversaire du 7 octobre, j’avais rédigé une tribune libre pour un grand média. Le média y avait apporté quelques modifications. On en était au stade où l’on me disait : « Voici la deuxième version, travaillons-la encore un peu, puis nous pourrons la publier », ce qui signifiait que tout était pratiquement prêt. Puis, soudain, j’ai reçu un message m’informant qu’ils avaient finalement décidé de ne pas la publier. La raison invoquée était que le texte manquerait prétendument d’une dimension personnelle. Bien sûr, c’est un élément que j’aurais facilement pu intégrer dans la deuxième version.

    Tout récemment, j’ai accordé une autre interview et j’ai reçu un message me disant : « Nous avons décidé de ne pas la publier car vos positions sur le droit d’Israël à exister et sur les causes du conflit vont à l’encontre des opinions éditoriales de cette publication. »

    Ils vous l’ont dit explicitement ?
    Oui. J’ai trouvé cela stupéfiant. D’abord, parce que les opinions que j’ai exprimées dans cette interview n’avaient rien de nouveau. Je répète la même chose depuis près de trois ans maintenant. Mais aussi parce que l’idée de ne publier que des interviews qui correspondent aux opinions éditoriales de sa propre publication me semble assez étrange. À quoi cela sert ?

    Vous a-t-on demandé directement si vous croyiez au droit d’Israël à exister ?
    Oui, c’est une question qui m’est très souvent posée. Je réponds généralement que je ne pense pas que les États disposent d’un tel droit — qu’il ne s’agit pas d’une question juridique, mais d’une question morale. Et à ce titre, le concept de « droit à l’existence » est tout simplement absurde.
    J’ai également réaffirmé que nous parlons d’un État qui commet un génocide et pratique l’apartheid — des crimes qui portent atteinte au cœur même de ce que nous considérons comme humain. Mais cela aussi n’a pas grand-chose à voir avec un soi-disant « droit à l’existence ».

    Vous êtes l’un des cofondateurs de Make Freedom Ring. Comment s’est passée l’organisation d’un tel projet de solidarité avec la Palestine dans le contexte actuel ?
    Nous organisons des concerts de bienfaisance pour la Palestine depuis mars 2024, mêlant musique classique et discours — généralement prononcés par [des représentants de] l’ONG pour laquelle nous collectons des fonds, ou par des universitaires palestiniens.
    Nous avons lancé Make Freedom Ring parce que notre secteur restait complètement silencieux. Cela faisait des mois que les bombardements israéliens se poursuivaient sans relâche, et pourtant aucune institution de musique classique ne s’exprimait, sans parler de collègues estimés qui s’expriment habituellement sans détours sur d’autres sujets.

    L’Ukraine et la Russie constituaient un bon contre-exemple : de nombreux concerts de bienfaisance avaient été organisés pour l’Ukraine par de grandes institutions allemandes. C’était facile. Quand on soutient la ligne du gouvernement allemand, on a le vent en poupe.

    Quand on agit en faveur de la Palestine, on a le vent de face. Il faut redoubler d’efforts, ce qui entraîne une fatigue constante. Le silence de notre secteur était catastrophique. Nous avons donc voulu rassembler davantage de collègues pour qu’ils s’expriment et manifestent leur solidarité.

    À l’époque, nous avons dû travailler très dur rien que pour trouver des partenaires et des salles. Les gens avaient très peur d’accueillir un événement de ce genre ; il était perçu comme « partial » ou radical.

    Aujourd’hui, différentes associations ont tendance à nous contacter pour organiser des événements conjoints dans des lieux avec lesquels elles ont des liens. Mais l’idée prévaut [toujours] qu’un événement centré sur la Palestine est controversé ou risqué. Les gens craignent de recevoir des appels téléphoniques [colériques] ou de voir leur financement retiré.

    C’est typique en Allemagne. Ce n’est pas nécessairement que les salles refusent d’emblée, bien que cela arrive aussi. Elles acceptent généralement, car elles se considèrent comme ouvertes d’esprit, libérales et tolérantes envers les opinions divergentes. Puis elles refusent [par la suite].

    Cela s’est produit à de nombreuses reprises, la dernière fois en mars de cette année. Quelques semaines avant un concert auquel devaient participer non seulement notre groupe, mais aussi de nombreux musiciens de différents genres, tant la salle principale que la salle de repli se sont désistées — soi-disant pour des raisons de sécurité.

    Que se passe-t-il généralement entre le « oui » et le « non » ?
    Par exemple, lors de la visite de Francesca Albanese en Allemagne en février 2025, nous avons constaté des pressions exercées par des groupes de pression, l’ambassade d’Israël, des responsables politiques locaux et certains médias. Les salles voient la « raison d’État » à l’œuvre et [comprennent] qu’une telle ouverture d’esprit a un prix.

    Il y a très peu d’exceptions à la règle. Plus tôt cette année, la cinéaste palestinienne Basma Al-Sharif a été invitée à la Kunstakademie de Düsseldorf. Malgré une campagne de pression coordonnée menée par ces mêmes acteurs, l’événement a eu lieu — bien qu’à huis clos. Mais cela demande beaucoup de courage, ce qui ne devrait vraiment pas être nécessaire.

    Vous êtes une voix juive de premier plan sur la question palestinienne en Allemagne.
    Contrairement aux États-Unis, où les voix juives antisionistes ou critiques à d’autres égards sont au cœur de ces débats, la situation en Allemagne semble bien différente.

    Lorsque l’État allemand exprime sa volonté de « protéger la vie juive », il considère les Juifs d’une manière qui ne tient pas compte de la diversité des opinions au sein de la communauté juive. Après tout, je ne suis pas le seul à m’exprimer ainsi. Il y en a beaucoup d’autres.
    Mais lorsque les responsables politiques allemands et les grands médias pensent aux Juifs, ils les associent encore systématiquement à une position pro-israélienne et sioniste. Les opinions divergentes sont perçues comme n’étant pas vraiment « juives ».

    Un musicien juif qui défend une opinion pro-israélienne aura beaucoup plus de facilité à influencer le débat. Il aura plus de facilité à se faire entendre dans la presse, alors que des personnes comme moi doivent se battre beaucoup plus pour simplement pouvoir s’exprimer. C’est vrai dans tous les secteurs ; celui de la musique classique est simplement un peu plus conservateur.

    Pensez-vous que le débat commence à évoluer en Allemagne ?

    Honnêtement, je ne suis pas sûr que nous en soyons déjà là. À mes yeux, il semble que le débat soit pratiquement au point mort. On sait très clairement qui se range de quel côté, qui dit quoi, où et quand — et quel impact cela a. Il n’y a plus beaucoup de mouvement. C’est aussi pour cela qu’il n’y a pas vraiment d’incitation pour certains collègues qui restent encore silencieux.
    Nous sommes en juillet 2026. Ce génocide dure depuis octobre 2023. Même si je n’avais pas pris suffisamment au sérieux ma responsabilité en tant que personnalité publique pour m’être élevé contre lui jusqu’à présent, j’essaierais d’y remédier en commençant dès maintenant. Ce serait un geste fort. Mais même cela ne s’est pas produit.

    Vous ne pensez pas que ce serait trop peu, trop tard ?

    Je l’accueillerais à bras ouverts. Je ne pense pas qu’il soit judicieux de repousser les gens. De leur dire : « Où étiez-vous ces deux ans et demi ? » Bien sûr, je peux penser cela, et je le penserai. Il est bien plus avisé de laisser les gens présenter des excuses sincères. Non pas de faire comme si de rien n’était, mais de dire : « Je regrette de ne pas avoir pris cette position plus tôt. »
    La situation en Palestine est catastrophique depuis des décennies. Moi-même, je ne comprenais pas vraiment quel rôle j’aurais pu jouer avant octobre 2023, et je le regrette beaucoup. Je le dis ouvertement.

    Y a-t-il eu un moment précis après le 7 octobre qui vous a donné envie de vous mobiliser ?

    Il y a eu deux éléments.
    Tout d’abord, Yoav Gallant a déclaré : « Ce sont des animaux humains, nous allons leur couper l’électricité, l’eau, le carburant et la nourriture » — ce qui revenait essentiellement à dire : « Je vais ordonner à mon armée de commettre un génocide. » Et, un jour ou deux plus tard, la porte de Brandebourg à Berlin s’est illuminée aux couleurs du drapeau israélien, et des responsables politiques allemands ont proclamé : « Il n’y a qu’une seule place pour l’Allemagne : aux côtés d’Israël. »

    Pour moi, ces deux éléments — [Israël déclarant] « Nous sommes sur le point d’anéantir tout un groupe », et les Allemands affirmant « Nous soutenons cela » — ont été ce qui m’a fait sortir de ma propre complaisance.

    Pensez-vous que les Allemands qui tiennent de tels propos n’avaient tout simplement pas vu les images en provenance de Gaza ? Ou qu’ils s’en moquaient tout simplement ?

    Peu importe, en réalité. En tant que responsable politique de haut rang en Allemagne, si vous déclarez : « Je suis aux côtés d’Israël », soit vous avez vu les images et cela vous est indifférent ; soit vous ne les avez pas vues, auquel cas vous ne faites pas votre travail. Vous devez assumer vos responsabilités.

    Des hôpitaux ont été réduits en ruines par les bombardements. Les justifications ont été réitérées dans les médias allemands et par les responsables politiques allemands à maintes reprises : boucliers humains, tunnels, toutes ces absurdités, et une vidéo de synthèse informatique fabriquée de toutes pièces comme « preuve ». Tel était le discours.

    Aujourd’hui encore, nous voyons des images de Gaza, malgré le fait qu’Israël ait tué tant de journalistes, et nous sommes toujours confrontés aux mêmes déclarations creuses : « Nous soutenons le droit d’Israël à se défendre », ou quelle que soit l’excuse invoquée pour infliger une telle misère. C’est absurde. Le discours peut sembler plus ouvert, mais les justifications sont fondamentalement les mêmes.

    Avez-vous déjà envisagé de quitter l’Allemagne compte tenu de tout cela ?

    Je pense que le moment est venu de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher ce train fou de foncer dans un mur. Le départ de personnes comme moi ne rend pas plus probable que quoi que ce soit change.

    Nous devons œuvrer pour un changement complet de la politique allemande. Cela prendra des années. Le génocide à Gaza, l’annexion de la Cisjordanie et le nettoyage ethnique de la Palestine et du sud du Liban [ne sont possibles] qu’avec le soutien international.

    Ce que nous essayons de faire avec « Make Freedom Ring », c’est de permettre aux musiciens de jouer et de manifester leur solidarité sans avoir à assumer seuls l’intégralité des risques. C’est nous qui organisons le concert, nous ne leur demandons donc rien de plus que de jouer. C’est une façon de faire pencher la balance des risques ; rejoindre d’autres personnes qui partagent le même sentiment est généralement une bonne idée. Ne pas désespérer seul, mais agir en groupe, trouver des partenaires, agir collectivement.

    Le devoir que l’Allemagne s’est elle-même attribué de protéger la vie juive — qui se traduit par un soutien à Israël — découle bien sûr de sa responsabilité historique dans l’Holocauste. Voyez-vous une possibilité de dissocier l’un de l’autre ?

    À l’heure actuelle, la culture de la mémoire [de l’Holocauste] est un projet organisé par l’État qui finit par soutenir la complicité dans les crimes israéliens. Je pense qu’il faut préciser que la codification du « Plus jamais ça » figure dans la Convention sur le génocide, et s’applique donc à tout le monde. Cela pourrait être un premier pas. Mais pour l’instant, j’ai beaucoup de mal à imaginer cela ici, en Allemagne. Non seulement la culture de la mémoire est sélective, mais elle est manipulée dans un but très précis.

    Je pense que mettre en avant le point de vue des Palestiniens en Allemagne est une étape très importante. Vous et moi parlons à Berlin, où se trouve la plus grande communauté palestinienne d’Europe. Mais il n’y a pas de centre culturel palestinien, pas de monument commémoratif de la Nakba, rien. Les Palestiniens vivent dans une invisibilité totale. Cela fait partie du problème, et ce n’est pas un hasard ; c’est voulu.

    Malgré tout cela, qu’est-ce qui vous donne de l’espoir ces jours-ci ?

    Nous avons vu la jeune génération — en particulier les étudiants — se montrer exemplaire vis-à-vis de la société allemande. Cette génération me donne de l’espoir. Et je puise également de l’espoir dans le fait de savoir que plus des deux tiers de la population allemande s’oppose au génocide.
    Peut-être qu’à l’avenir, le prix politique de la complicité de l’Allemagne sera trop élevé. Peut-être que la complicité deviendra un facteur de perte de voix. Tant que ce ne sera pas le cas, les choses ne changeront pas.

    #IsraelAllemagne

  • Trois raisons pour lesquelles la violence des colons est une violence d’État (et autres textes)

    Emma Graham-Harrison : « Accentuation du nettoyage ethnique en Cisjordanie et à Gaza avant les élections du 27 octobre »
    ONU : Exploitée, militarisée, protégée : trois raisons pour lesquelles la violence des colons est une violence d’État
    #TheyLiedToYou : une campagne sur les réseaux sociaux pour dénoncer un « cessez-le-feu » mensonger
    Oren Ziv : Près de la moitié du gouvernement israélien participe à une marche en faveur des colonies à Gaza
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/23/trois-raisons-pour-lesquelles-la-violence-des-

    #palestine #israel

  • A #Cipro gli israeliani comprano molti terreni. E qualcuno teme sia una colonizzazione
    https://irpimedia.irpi.eu/israeliani-comprano-terreni-cipro

    Migliaia di persone hanno lasciato #Israele e hanno comprato terra a Cipro, isola divisa tra Ue e Turchia dove la proprietà è contesa dal ‘74. Movimenti e uomini d’affari vicini all’ultradestra israeliana, intanto, sono sempre più visibili L’articolo A Cipro gli israeliani comprano molti terreni. E qualcuno teme sia una colonizzazione proviene da IrpiMedia.

    #Geopolitica_e_Migrazioni

  • Il est urgent de briser le blocus financier imposé à la Palestine (et autres textes)

    B’Tselem : Alors que le génocide se poursuit, la crise alimentaire à Gaza s’aggrave avec la fermeture des centres de World Central Kitchen
    ONU Info : Gaza : l’ONU accuse le Hamas de faire entrave à ses opérations humanitaires
    Diana Kruzman : « L’écologie de la dépossession » : le « sionisme vert » comme instrument du nettoyage ethnique
    Il est urgent de briser le blocus financier imposé à la Palestine
    Jonathan Adler : Israël a volé les terres de Rashid Khalidi. Les États-Unis y construisent une ambassade
    Soutenir le journalisme indépendant à Gaza après deux ans de guerre : RSF et ses partenaires restent présents sur le terrain
    +972 : Venez rencontrer notre équipe éditoriale !
    « C’est notre ciel » : un festival des cerfs-volant à Burin, Cisjordanie
    Liens vers d’autres textes

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/19/il-est-urgent-de-briser-le-blocus-financier-im

    #palestine #israel

  • 103 House Democrats Vote to Cut U.S. Aid to Israel in Landmark Symbolic Vote
    Ben Samuels•Washington - July 15 2026 - Haaretz
    https://www.haaretz.com/us-news/2026-07-15/ty-article/.premium/103-house-democrats-vote-to-cut-u-s-aid-to-israel-in-landmark-symbolic-vote/0000019f-6725-d0b9-ab9f-777d03090000

    103 House Democrats – including some of Israel’s staunchest supporters – voted for an amendment to an appropriations bill to halt U.S. assistance to Israel on Wednesday. Though the amendment failed, the vote is a landmark moment that shows how far-gone Israel’s standing among the Democratic Party currently rests.

    The amendment to this year’s National Security, Department of State, and Related Programs (or the NSRP) appropriations bill, was sponsored by Rep. Thomas Massie (R-Ken.), and was seen as a Republican-set trap for Democrats to explicitly vote against U.S.-Israel ties.
    For dozens of Democrats it marked an opportunity to voice displeasure on the House floor with Israel’s far-right government and its destabilizing efforts in the West Bank, Gaza, Lebanon and the greater Middle East.

    L’ancienne présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi – qui compte parmi les personnalités démocrates les plus importantes de l’histoire des relations américano-israéliennes – a déclaré qu’elle voterait en faveur de l’amendement. « Pour le bien des peuples israélien et palestinien, il est clair que la politique américaine doit changer pour atteindre cet objectif. » Elle a ajouté : « Le peuple américain exige à juste titre la fin d’un cycle perpétuel de guerre et le gouvernement Netanyahu ne peut pas maintenir son cap actuel. » (...)

    #IsraelUSA

    • JD Vance Says Israel Is ’Losing the Battle’ for U.S. Public Opinion
      Ben Samuels •Washington | July 16 2026 | Haaretz

      In an interview on The Joe Rogan Experience podcast, the U.S. vice president said he had been unfairly accused of antisemitism for calling for a more candid relationship between Washington and Jerusalem.

      https://www.haaretz.com/us-news/2026-07-16/ty-article/.premium/jd-vance-says-israel-is-losing-the-battle-for-u-s-public-opinion/0000019f-676b-dc96-afdf-6fffff020000

      U.S. Vice President JD Vance said Wednesday that Israel is “losing the battle” for public opinion in the United States, while discussing reports of an Israeli influence campaign targeting conservative Americans and the Trump administration’s Iran policy.

      In an interview on The Joe Rogan Experience podcast, Vance said he had been unfairly accused of antisemitism for calling for a more candid relationship between Washington and Jerusalem when their interests do not fully align.

      “People have come after me saying I’m influenced by Qatar. That I’m influenced by foreign governments, that I take my marching orders from Tucker Carlson. There’s just so much bullshit out there,” Vance said.

      Vance said he did not object to Israel or other governments attempting to influence U.S. policy, but criticized what he described as efforts to shape American leaders’ views.
      “I don’t mind that certain elements of the Israeli government want to criticize the deal or have disagreements,” he said. “I don’t even mind an effort to try and influence – Israel does it, other governments do it, it’s the nature of the beast. What bothers me is when American leadership allows that influence to affect their judgment.”

      He added, “When I see there’s a literal foreign influence campaign being funded to take the very deal I was pursuing, and many of the people receiving that money were attacking me in dishonest ways. My response is ’go to hell.’”
      Vance was responding to reports about an Israeli influence campaign aimed at MAGA supporters, including claims that the effort sought to counter growing skepticism toward Israel among parts of the American right. (...)

  • Avrum Burg : Ni juif, ni démocrate

    À propos de la formule creuse « juif et démocrate »

    Toutes les pièces du patchwork israélien sont cousues avec deux fils fins et effilochés. À l’extérieur, une guerre perpétuelle dont seule une petite partie est justifiée ; à l’intérieur, l’illusion qu’il existe une réalité « juive et démocratique ». On a beaucoup parlé du caractère mensonger de cette guerre, mais peu de ces propos ont été pris à cœur. Quant à la formule creuse « juive et démocratique », on en parle bien trop peu. Deux mots soutiennent la façade de l’image qu’Israël se fait de lui-même : juif et démocratique. Ils sont gravés dans les lois fondamentales, brandis dans chaque discours officiel, lancés dans chaque requête adressée à la Cour suprême, et ils sont depuis longtemps devenus un truisme que personne ne prend la peine de remettre en question. L’épreuve de la réalité est plus cruelle que les déclarations. Un bref parcours le long du nouveau continuum juif qui s’est formé ici, des collines au gouvernement, des synagogues aux casernes, révèle une société déchirée par une fracture qui la lacère, s’éloignant à grands pas des deux moitiés de cette expression à la fois. Au bout de ce parcours attendent deux revendications structurelles, et à cause d’elles, l’expression s’effondre sur elle-même.

    https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2026/07/15/avrum-burg-ni-juif-ni-democrate

    #israel