• With coalition talks underway, anti-Netanyahu protests draw smaller crowds than usual
    Noa Shpigel | Apr. 17, 2021 | 9:29 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-with-coalition-talks-underway-anti-netanyahu-demos-draw-smaller-cr

    Demonstrations in Jerusalem and across the country resume for the second week in a row after a three-week truce

    Several hunderd Israelis took to the streets on Saturday to protest Prime Minister Benjamin Netanyahu’s hold on power amid his corruption trial and an ongoing political stalemate, but the protest movement that only months ago brought out tens of thousands of people to its weekly demonstrations seems to be dwindling.

    A group of demonstrators gathered in front of the Knesset and marched toward the prime minister’s official residence on Balfour Street in Jerusalem, while others gathered outside his private home in Caesarea, as well as in junctions and on bridges throughout the country in smaller numbers than usual.

    At last week’s protest, the first since Israel’s inconclusive March 23 election, the crowd called for a formation of a government of “change,” comprising of parties opposing the prime minister, rather than plunge the country into a fifth back-to-back election cycle.

    After demonstrations resumed last week following a three-week truce, the prominent Black Flag protest movement called for a government that will “serve the citizens and not the ruler.”

    President Reuven Rivlin tasked Netanyahu last week with forming a government after he received the highest number of recommendations, at 52 out of 120 Knesset members. Even with seven seats from Naftali Bennett’s Yamina party added to his bloc – which Netanyahu hasn’t managed to secure so far – he still remains short of the necessary 61-seat majority to form a coalition.

    This prompted Netanyahu on Friday to call on Gideon Sa’ar, who broke away from Likud ahead of the March election, to return to the party, assuring him he would be welcome with open arms.

    Earlier on Friday, Religious Zionism leader Bezalel Smotrich redoubled on his commitment not to sit in a government supported by Mansour Abbas’ United Arab List, an Islamist faction that broke away from the Arab-majority Joint List in a bid to increase Arab Israelis’ political influence.

    This means that the prime minister’s only option, besides recruiting individual defectors, would be to persuade Sa’ar to backtrack on his campaigning promises, though Sa’ar has already rejected the possibility that he or his party members would join a Netanyahu-led government.

    Meanwhile, the evidentiary phase of Netanyahu’s corruption trial began in April and is slated to continue over the coming weeks. The prime minister is on trial for corruption, fraud and breach of trust in three separate cases.

    #Israelmanifs 41

  • Israël-Palestine. L’histoire d’un système « sophistiqué » d’expropriation des terres

    Entretien avec Salim Wakimconduit par Suha Arraf

    Mardi 30 mars 2021, les citoyens palestiniens d’Israël ont célébré le 45e anniversaire de la première Journée de la terre, commémoration annuelle des grèves et des manifestations de masse organisées le 30 mars 1976 en réaction au projet du gouvernement israélien – dirigé à l’époque par Yitzhak Rabin – de confisquer des milliers de dounams de terre en Galilée [un dounam = 1000 m2]. Les forces de sécurité israéliennes ont abattu six manifestants au cours de ces protestations.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/17/israel-palestine-lhistoire-dun-systeme-sophistique-dexp

    #israel #palestine

  • Les méthodes douteuses des firmes de renseignement privées israéliennes exposées
    https://fr.timesofisrael.com/les-methodes-douteuses-des-firmes-de-renseignement-privees-israeli

    Selon un reportage, une agence de renseignements aurait usurpé l’identité de journalistes, soulevant des questions sur la régulation et les limites de l’industrie

    Un reportage a accusé, la semaine dernière, une firme israélienne des renseignements d’avoir usurpé l’identité de journalistes pour obtenir de manière illicite des informations d’opposants à un membre de la famille royale émiratie – mettant en lumière ces entreprises israéliennes de cyber-renseignements qui acceptent de travailler pour des régimes totalitaires.

    Une enquête du Times of Israël a révélé que le propriétaire de la firme en question, Bluehawk CI, a été traduit devant la justice au sein de l’État juif, dans le passé, et notamment pour fraude. Le ministère de la Défense a choisi de ne pas répondre à une requête de commentaire du Times of Israël concernant la raison pour laquelle il n’avait pas été amené à réguler les activités menées par la firme à l’étranger.

    Selon un reportage paru le 6 avril sur le site du Daily Beast , des individus qui avaient prétendu, début 2020, être journaliste pour Fox News et reporter pour le journal italien La Stampa avaient approché deux hommes qui s’opposaient aux autorités de Ras Al Khaimah, l’un des sept émirats constituant les Émirats arabes unis (EAU). Selon le Daily Beast , les deux individus qui avaient usurpé l’identité des deux journalistes avaient tenté d’extraire des informations aux deux hommes concernant leurs conflits judiciaires respectifs avec l’émirat.

    L’article publié sur le site souligne comment Israël, ces dernières années, a fait naître une industrie de firmes d’espionnage privées qui, de toute évidence, ne sont pas régulées – avec certains officiers militaires israéliens qui offrent au secteur privé les compétences qu’ils ont acquises dans les unités de renseignement secrètes, vendant souvent leur savoir-faire à des personnalités douteuses ou à des régimes autoritaires.

    Le Daily Beast aurait réussi à établir l’identité de la firme privée de renseignement en contactant Facebook, qui a révélé que les comptes utilisés par les deux journalistes présumés étaient associés à Bluehawk CI.

    Bluehawk CI s’est refusé, de son côté, à tout commentaire.

    Un porte-parole du ministère de la Défense a noté que Bluehawk CI n’apparaissait pas sur sa liste de vendeurs approuvés, mais il n’a pas répondu à une question de suivi sur le rôle présumé du ministère en termes de régulation initiale des initiatives de l’entreprise.

    Selon la loi sur le contrôle des exportations, tout exportateur d’équipements de défense ou de savoir-faire particulier, dans le secteur, doit d’abord s’inscrire et recevoir une autorisation de la part de l’Agence de contrôle des exportations de la Défense au sein de l’État juif.

    Bluehawk CI est l’une des firmes de renseignement privées les moins connues dans le pays. Fondée en juin 2018, elle offre des solutions dans les domaines de la cybertechnologie et des renseignements, notamment dans la « gestion du génie social et de la campagne de relations publiques » et dans les « enquêtes de renseignement complexes », selon son site internet.

    La compagnie a été fondée par Guy Klisman, ancien major au sein de Tsahal – elle lui appartient encore aujourd’hui. Klisman est aussi directeur académique de l’Institut d’innovation Pafos à Chypre, un institut d’études en cybersécurité fondé par Uriel Reichman, professeur de droit à la tête de l’Institut interdisciplinaire de Herzliya. La compagnie de Klisman, Bluehawk CI, est l’un des sponsors de l’équipe de basket du Hapoel Tel Aviv.

    Des documents judiciaires révèlent qu’avant de fonder l’entreprise, Klisman a été mis en examen à deux reprises par les procureurs israéliens – une fois pour contrefaçon et une autre pour répondre de multiples débits non-autorisés réalisés sur la carte de crédit de l’une de ses connaissances. Il a plaidé coupable dans le premier dossier. La mise en examen a finalement été annulée dans le second.

    https://www.youtube.com/watch?v=XifQHRaSWdQ&feature=emb_imp_woyt

    Selon le Daily Beast , au mois de février 2020, une personne prétendant s’appeler « Samantha », journaliste de Fox News, a contacté un homme nommé Oussama El Omari par courriel. El Omari est l’ancien directeur-général de l’Autorité chargée de la zone de libre-échange de Ras Al Khaimah. Il a été condamné par contumace aux Émirats arabes unis pour « détournement de fonds et abus de pouvoir » suite à une bataille de succession à Ras Al Khaimah. El Omari, pour sa part, a dénoncé des inculpations purement politiques.

    « Samantha » aurait tenté d’obtenir des informations sur ses affaires judiciaires l’opposant à Ras Al Khaimah. Contacté par le Daily Beast , Facebook aurait déclaré à ce dernier que le compte de « Samantha » était lié à Bluehawk CI.

    Selon le site d’information, un autre utilisateur de Facebook prétendant être un journaliste pour La Stampa , un journal italien, a contacté Khater Massaad, autre adversaire du régime actuel de Ras Al Khaimah. Massaad était à la tête du fonds souverain de Ras Al Khaimah, RAKIA, jusqu’en 2021. Il a été condamné par une cour émiratie en 2015 pour détournement de fonds au sein de RAKIA, des accusations qui, selon Massaad, étaient tronquées et politiquement motivées.

    Le faux journaliste, que Facebook a lié à Bluehawk CI, a de la même façon tenté d’extraire des informations sur sa relation avec les gouvernants de Ras Al Khaimah, a fait savoir le Daily Beast .

    « Coût de la vie élevé »
    La normalisation récente des liens entre Israël et les Émirats arabes unis a été une aubaine pour les entreprises de renseignement et de cybersécurité, avec des entreprises comme NSO Group, spécialisée dans le hacking téléphonique, Synaptech Capital, spécialisée dans le capital-risque, et Cellebrite, qui ont toutes conclu des accords lucratifs dans ces émirats du désert.

    La cybersécurité est l’un des premiers secteurs technologiques en Israël en terme d’investissements récoltés, selon l’Autorité de l’innovation israélienne.

    Pour Bluehawk CI, travailler aux EAU a pu être une source de liquidités désespérément nécessaire.

    En 2015, avant de fonder Blackhawk CI, Klisman et son épouse – ils ont depuis divorcé – ont déclaré leur faillite devant les tribunaux israéliens. Le couple était endetté à hauteur de centaines de milliers de shekels, dettes qu’ils avaient attribuées au « coût de la vie élevé » au sein de l’État juif.

    Israël est l’un des pays les plus chers au monde. Tel Aviv a récemment intégré la cinquième place des villes les plus chères sur le globe.

    En 2016, les procureurs israéliens ont mis en examen Klisman pour avoir contrefait des documents judiciaires et des assignations de huissiers de justice pour tenter d’empêcher l’armée israélienne de saisir son salaire pour payer des créditeurs. Un juge l’a reconnu coupable, mais il n’a pas été officiellement condamné et a dû effectuer 250 heures de service communautaire. Klisman s’est retiré de Tsahal à la fin de l’année 2017 et a fondé son entreprise six mois plus tard.

    Au mois de janvier 2018, Klisman a été accusé par la police des fraudes d’avoir utilisé la carte de crédit d’une femme rencontrée via un groupe WhatsApp consacré au tennis pour procéder à des achats non-autorisés à hauteur de 1 577 shekels. Une année plus tard, le gouvernement a retiré cette mise en examen.

    Klisman n’a pas donné suite à une requête de commentaire de la part du Times of Israël .

    Tandis que la personnalité qui a eu recours aux services de Bluehawk reste indéterminée, Radha Stirling, directeur-général de Detained à Dubaï – une entreprise qui représente des clients dans des conflits juridiques avec les gouvernements aux EAU – a la certitude qu’il s’agit bien du gouvernement de Ras Al Khaimah.

    « C’est monstrueux », a déclaré Stirling dans un communiqué de presse.

    « En confiant par contrat une mission d’espionnage à une firme privée, le gouvernement de Ras Al Khaimah tente d’échapper à la responsabilité de devoir rendre des comptes pour espionner des ressortissants étrangers en-dehors de sa juridiction – mais c’est bien là une violation majeure. Les EAU et Israël doivent assumer leurs responsabilités », a-t-il ajouté.

    Où placer la ligne rouge de l’éthique ?
    Selon un rapport émis par la cyberadministration israélienne, fin 2018, Israël comptait 421 cyber-entreprises actives dont 7 % – soit une trentaine – sont spécialisées dans le « cyber-renseignement ».

    Elad Ratson, ex-diplomate israélien, qui est aussi le fondateur et le directeur-général de Vayehee, une compagnie qui utilise les technologies pour contrer les Fake-news , la désinformation venant de l’étranger ou ce qu’il qualifie « d’armes en ligne d’obstruction massive », a déclaré au Times of Israël qu’il pensait que ce nombre était supérieur, selon ses propres estimations.


    Elad Ratson. (Autorisation)

    La plus grande partie des firmes de cyber-renseignements israéliennes sont spécialisées dans l’OSINT, ou « renseignements open-source », a-t-il noté. « C’est un secteur d’expertise des services israéliens de renseignement. Il y a une forte quantité de données, en ligne, qui sont ouvertement disponibles et les services israéliens de renseignement sont connus pour leur usage efficace de l’apprentissage automatique et de l’intelligence artificielle et pour extraire des informations de qualité de cet océan de données. »

    La majorité des firmes israéliennes de renseignement se concentrent sur l’OSINT (Renseignement d’Origine Source Ouverte) passif, poursuit-il, en collectant des données qui sont largement disponibles.

    D’autres s’engagent toutefois également dans ce qu’il appelle « l’ingénierie de perception » ou la manipulation du point de vue d’une cible par le biais de méthodes appelées « duperie en ligne ». De telles firmes, affirme-t-il, peuvent souvent avoir mauvaise réputation en résultat de leurs activités. L’une des plus célèbres est Black Cube.

    Toutefois, Ratson estime que de nombreuses entreprises de cyber-renseignement se fixent des lignes rouges en termes d’éthique et qu’elles ne les franchissent pas.

    « Contrairement aux autres ministères en Israël, celui de la Défense a un bureau de régulation des exportations qui est fort. Les cyber-entreprises israéliennes font attention à ne pas travailler avec le ‘mauvais’ type de client et à ne pas se mettre, pour cela, dans une situation délicate vis-à-vis du ministère de la Défense », commente-t-il.

    Toutefois, la « tentation est élevée », ajoute Ratson. « Parfois, quand il y a beaucoup d’argent sur la table, certaines entreprises ont pu tenter de fermer un peu les yeux sur l’éthique. Et c’est là qu’on a pu voir apparaître, dans les médias, une couverture internationale négative concernant des firmes de cyber-renseignement israéliennes. »

    #Émirats_arabes_unis #EAU #israel #Tel_Aviv #espionnage #espionnage_privé #Bluehawk_CI #renseignement #cybertechnologie #cybersécurité #cyber-renseignement #Tsahal #fonds souverain #RAKIA #NSO_Group #hacking #Synaptech_Capital #Cellebrite #Detained #cyberadministration #cyber-entreprises actives #cyber-renseignement #Vayehee #Fake-news #cyber-renseignements #OSINT renseignements_open-source #IA #intelligence_artificielle #ingénierie_de_perception #duperie_en_ligne #Black_Cube #journalistes

  • Pfizer demande à Israël de payer ses doses sous peine de perdre ses avantages Time of Israel

    Une querelle entre Netanyahu et Gantz retarderait l’approbation du budget nécessaire pour acheter de nouveaux vaccins : "Nous ne sommes pas des philanthropes", aurait dit la firme.

    Pfizer menacerait de retarder de nouvelles livraisons de vaccins au sein de l’État juif en raison d’un retard de paiement, et la firme aurait averti que l’État juif pourrait se retrouver dans la file d’attente si les versements nécessaires n’étaient pas faits, a fait savoir vendredi la Douzième chaîne.

    Pfizer avait indiqué, lundi dernier, avoir terminé ses livraisons de vaccins à Israël dans le cadre de son accord initial, ajoutant que l’entreprise était en pourparlers concernant des approvisionnements supplémentaires à destination de l’État juif.

    « La compagnie travaille actuellement avec le gouvernement israélien pour réactualiser les dispositions de l’accord dans le but de fournir des vaccins supplémentaires au pays. Les livraisons vont être réadaptées tant que cet accord restera en cours de négociation », avait déclaré Pfizer à l’agence Reuters.

    Mais un retard de paiement aurait entraîné un avertissement sévère de la part de l’entreprise.

    La Douzième chaîne a indiqué que la firme avait mis en garde Israël cette semaine, faisant savoir que si les paiements n’étaient pas honorés, alors les doses seraient envoyées ailleurs. Un responsable aurait déclaré au ministère de la Santé israélien que « nous ne sommes pas des philanthropes ».

    Des avertissements similaires ont été lancés par Moderna.

    Israël et Pfizer avaient conclu un accord sur l’achat de vaccins au mois de novembre. La compagnie pharmaceutique, ainsi que son partenaire BioNTech, avaient ainsi livré à Israël un nombre non précisé de doses et le ministère des Finances avait expliqué avoir déboursé la somme de 2,6 milliards de shekels.

    Israël veut acquérir 36 millions de doses supplémentaires, a noté Reuters.

    Ces vaccins seront destinés aux #enfants – une fois qu’ils seront considérés comme éligibles – et pour les piqûres de rappel des Israéliens. Le responsable de la lutte contre le coronavirus au sein de l’État juif, Nachman Ash, avait déclaré dimanche dernier qu’il pensait qu’Israël pourrait commencer à vacciner les enfants au cours des prochaines semaines.

    Pfizer a demandé vendredi l’autorisation Des États-Unis pour vacciner les jeunes de 12 à 15 ans.

    Source : https://fr.timesofisrael.com/pfizer-demande-a-israel-de-payer-ses-doses-sous-peine-de-perdre-se

    #covid #Israel #Pfizer #vaccins #BioNTech #argent #gros_sous

  • En Iran, un sabotage qui porte la marque d’Israël
    Par Armin Arefi - Publié le 12/04/2021 à 10h19- Le Point
    https://www.lepoint.fr/monde/en-iran-un-sabotage-qui-porte-la-marque-d-israel-12-04-2021-2421747_24.php

    Cliché satellite du complexe nucléaire iranien de Natanz (centre), qui a été visé dimanche 11 avril par une mystérieuse attaque. © - / Satellite image ©2021 Maxar Tec / AFP

    L’État hébreu est fortement soupçonné d’avoir endommagé une usine d’enrichissement d’uranium, en pleine négociation diplomatique sur le nucléaire iranien.
    Cliche satellite du complexe nucleaire iranien de Natanz (centre), qui a ete vise dimanche 11 avril par une mysterieuse attaque.

    Du « terrorisme antinucléaire ». Voilà comment Ali Akbar Salehi, le chef de l’organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), a qualifié le mystérieux incident qui a frappé le complexe atomique de Natanz (centre), l’un des principaux sites nucléaires du pays. Dimanche matin, l’OIEA a révélé qu’un « accident » d’origine inconnue avait eu lieu « dans une partie du circuit électrique de l’usine d’enrichissement du complexe Chahid Ahmadi-Rochan », provoquant « une panne de courant ». À Téhéran, les autorités iraniennes sont persuadées qu’il s’agit d’une attaque délibérée, qui ne doit rien au hasard. Elle intervient au lendemain de l’annonce en grande pompe par le président iranien Hassan Rohani de la production d’une ligne de 164 centrifugeuses avancées IR-6 à Natanz, au moment où les signataires de l’accord sur le nucléaire iranien (JCPOA) sont réunis à Vienne pour tenter de trouver une issue diplomatique à cet épineux dossier bloqué depuis trois ans.

    « Cette attaque semble clairement viser ce qui se passe à Vienne », estime l’analyste politique franco-iranien Kianouch Dorrani. « Les services israéliens tentent de semer des embûches en vue de ralentir le processus de normalisation entre les États-Unis et l’Iran. » Les représentants des deux pays sont actuellement présents en Autriche pour discuter indirectement un retour commun dans le cadre du JCPOA. L’ancien président américain Donald Trump s’est unilatéralement retiré en mai 2018 de l’accord, que respectait pourtant Téhéran selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), rétablissant contre la République islamique les sanctions « les plus dures de l’histoire », avant que Téhéran ne rompe à son tour ses engagements un an plus tard. Selon le dernier rapport de l’AIEA, la République islamique compterait désormais 14 fois plus d’uranium faiblement enrichi que la limite fixée par le JCPOA.

    « Coup sévère » aux capacités iraniennes

    En Iran, tous les regards se tournent vers Israël, farouche opposant du programme nucléaire iranien qu’il estime être à visée militaire, ce que dément la République islamique. Téhéran considère déjà l’État hébreu comme étant responsable d’un précédent sabotage qui a visé le complexe de Natanz en juillet 2020. Tel-Aviv est également soupçonné d’être derrière l’assassinat en novembre dernier du scientifique iranien Mohsen Fakhrizadeh, père du programme nucléaire militaire iranien, en banlieue de Téhéran. « Les sionistes veulent se venger du succès [obtenu] dans la voie de la levée des sanctions oppressives », a accusé lundi le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif en usant de l’appellation par laquelle les autorités de Téhéran nomment les représentants de l’État hébreu. « Mais nous ne l’autoriserons pas et nous nous vengerons de ces actions contre les sionistes eux-mêmes », a-t-il ajouté, selon l’agence Irna. Quant à Israël, il n’a ni confirmé ni infirmé sa responsabilité, comme à l’accoutumée dans de telles circonstances.

    Mais d’après le New York Times, celle-ci porterait bien la marque d’Israël. Citant deux responsables – un Israélien et un Américain – du renseignement, le quotidien américain estime que l’explosion a « complètement détruit » le système d’alimentation interne des centrifugeuses d’enrichissement d’uranium, pourtant placées sous terre. Selon le journal new-yorkais, l’attaque aurait infligé un « coup sévère » aux capacités iraniennes d’enrichissement d’uranium et il faudrait « au moins neuf mois » à l’usine de Natanz pour reprendre entièrement sa production d’uranium enrichi. Si certains spécialistes en Israël évoquent une cyberattaque, le chercheur Ali Vaez estime au contraire que le scénario le plus probable est une opération menée à distance ou via une infiltration physique dans l’usine. « Après la cyberattaque Stuxnet (qui a visé le programme nucléaire iranien en 2010, NDLR), l’Iran a coupé toutes les connexions entre ses installations nucléaires et le monde extérieur », rappelle le directeur du projet Iran au sein du centre de réflexion International Crisis Group.

    Faillite de Donald Trump

    « S’il s’agit bien d’Israël, l’attaque aurait alors deux objectifs distincts. Tout d’abord un but opérationnel : arrêter l’avancement du programme nucléaire iranien, qui est réel », analyse Ely Karmon, chercheur en problématique stratégique et en contre-terrorisme au centre interdisciplinaire de Herzliya. « Puis un but politique : convaincre les responsables occidentaux qui négocient à Vienne de ne pas crouler sous la pression iranienne. » Au même moment, le secrétaire américain à la Défense, Lloyd Austin, effectuait en Israël la première visite d’un responsable de l’administration Biden, pour rassurer son homologue israélien Benny Gantz sur les négociations en cours avec l’Iran. Mercredi dernier, alors que des diplomates faisaient état de discussions « constructives » à Vienne, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou rappelait qu’un « accord avec l’Iran qui ouvrirait la voie aux armes nucléaires (…) ne serait d’aucune façon contraignant » pour l’État hébreu. Le chef du gouvernement israélien a toujours fustigé le JCPOA qu’il considère comme un mauvais accord, au même titre que l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Bien que ce texte autorise les inspections les plus poussées de l’AIEA dans un pays à ce jour, Netanyahou répète que l’Iran souhaite se doter de la bombe atomique, sous couvert d’un programme civil, dans le but de détruire l’État hébreu.

    Contraint de ronger son frein sous Barack Obama, déterminé à signer l’accord malgré ses protestations, le Premier ministre israélien a œuvré de tout son poids en coulisse pour que son allié Donald Trump retire les États-Unis du texte. « La majorité des dirigeants et des experts israéliens est aujourd’hui convaincue que la stratégie de Donald Trump sur l’Iran a failli, et que les Iraniens ont avancé d’autant plus rapidement vers la bombe, souligne le chercheur Ely Karmon, d’autant plus que l’AIEA a rapporté que Téhéran avait enfreint ses obligations concernant la quantité et la qualité d’uranium enrichi. » Selon les dernières estimations du renseignement militaire israélien, Téhéran se trouverait à deux ans de l’arme atomique, s’il décidait de se lancer aujourd’hui dans sa production. Considérant malgré tout qu’un accord américano-iranien pour un retour commun dans le JCPOA est inévitable, Tel-Aviv pourrait avoir décidé de frapper Natanz, en concertation avec Washington, pour retarder autant que possible les avancées iraniennes en matière de nucléaire.
    « Scénario gagnant-gagnant pour Israël »

    « Ce semble être un scénario gagnant-gagnant pour Israël », analyse le chercheur Ali Vaez, de l’International Crisis Group. « Si l’Iran ne riposte pas par crainte de faire dérailler le processus diplomatique à Vienne, cette opération permet à Israël d’infliger un revers gratuit et dévastateur pour le programme nucléaire iranien. Mais si l’Iran riposte, ajoute le spécialiste, alors cela pourrait mettre en péril les négociations en Autriche, ce qui est conforme aux objectifs d’Israël. » L’opération de Natanz ne serait que le dernier épisode d’une guerre de l’ombre beaucoup plus vaste et secrète que se livrent actuellement les deux meilleurs ennemis de la région. À couteaux tirés en Syrie, Israël et l’Iran ont étendu ces derniers mois leur rivalité à la mer Rouge, où leurs navires commerciaux mais aussi militaires ont récemment été victimes de curieuses explosions. Elles n’ont pour l’heure pas fait de victime, aucun camp ne souhaitant entrer dans un conflit ouvert et potentiellement dévastateur. « Personne ne l’appelle de ses vœux, précise l’analyste Kianouch Dorrani, mais les deux pays s’enlisent peu à peu dans une confrontation directe. »

    #IsraelIran

  • Israelis resume anti-Netanyahu protests after PM tasked with forming government
    Nir Hasson, Bar Peleg | Apr. 10, 2021 | 7:59 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-israelis-resume-anti-netanyahu-protests-after-three-week-pause-1.9

    Israelis resume anti-Netanyahu protests after PM tasked with forming government
    Demonstrators return to Jerusalem for the first time since last month’s election after Netanyahu was tasked with forming the next government

    Protests against Prime Minister Benjamin Netanyahu resumed on Saturday for the first time since last month’s election after he was tasked with forming a government.

    Demonstrators returned to Paris Square outside the Prime Minister’s Residence in Jerusalem and traffic junctions around the country, three weeks after the last protest before the election – which was the 39th consecutive week of protests against the prime minister, who is on trial for corruption, fraud and breach of trust in three separate cases.

    Several hundred protesters also marched to President Reuven Rivlin’s official residence and demonstrated at the gate.

    Following the final pre-election protest, activists disbanded the protest encampment that was set up last year across from Netanyahu’s official residence. Activist Amir Haskel, a leading figure in the protests, told Haaretz at the time that the encampment would be reestablished if Netanyahu formed the next government.

    On Friday, police detained some 15 protesters near the home of Attorney General Avichai Mendelblit who demanded that he declare Netanyahu incapacitated and unable to lead the country while he is on trial.

    While protesters remained dozens of meters away from Mendelblit’s residence and demonstrated quietly, police arriving at the scene told them they were violating the conditions for protesting in the neighborhood. Protesters who refused to leave were detained.

    On Tuesday, Rivlin picked Netanyahu as the candidatge given the first chance to try and form a new government after an unprecedented fourth election in under two years.

    Rivlin said no candidate has a real chance of forming new government, but decided to task Netanyahu, as he had received the most endorsements.

    #Israelmanifs 40

  • De plus en plus d’homophobes à la Knesset AFP et Times of Israel Staff - 6 Avril 2020
    https://fr.timesofisrael.com/de-plus-en-plus-dhomophobes-a-la-knesset

    "Il y a des gens à la Knesset aujourd’hui qui pensent que la violence contre les LGBT devrait être institutionnalisée", dit Bracha Barad, responsable d’une association féministe.


    L’association Agouda a organisé avec d’autres associations de défense des droits humains la manifestation de mardi devant le Parlement, coïncidant avec la prestation de serment des nouveaux députés, le 6 avril 2021. (Crédit : Emmanuel DUNAND / AFP)

    Devant le Parlement israélien, des dizaines de drapeaux arc-en-ciel ont flotté dans le ciel mardi : l’investiture de députés ouvertement homophobes alarme la communauté LGBT dans ce pays pourtant pionnier dans la défense des droits de cette communauté.

    Après les législatives du 23 mars, les militants LGBT (lesbiennes, gays, bis, trans) israéliens ont particulièrement tiqué sur trois noms : Avi Maoz, Itamar Ben Gvir et Mansour Abbas.

    Chefs de file de partis d’extrême droite, ces deux hommes politiques ne cachent pas leur aversion pour les membres de la communauté LGBT.

    Dans un clip de campagne de 2019, le petit parti orthodoxe et nationaliste d’Avi Maoz, Noam, accusait les militants LGBT, au même titre que d’autres activistes de gauche ou les juifs réformés, de vouloir « détruire » le peuple juif et les comparait aux nazis.

    Avec pour slogan « Un peuple normal sur sa terre », Noam affichait clairement son opposition à la reconnaissance des familles homoparentales jugées anormales.


    Itamar Ben Gvir, chef du parti d’extrême droite Otzma Yehudit au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 22 mars 2021. (Crédit : MENAHEM KAHANA / AFP)

    Itamar Ben Gvir, avocat de profession, a lui été l’un des organisateurs de la « beast parade » (le défilé des bêtes) à Jérusalem en 2006, dans laquelle des opposants religieux à la marche des fiertés ont défilé avec des ânes, associant les homosexuels à des animaux.

    Alliés au député Betzalel Smotrich, leur Parti sioniste religieux a obtenu six sièges au scrutin de mars.

    « Ce n’est pas légitime dans un pays démocratique et libéral », déplore Or Keshet qui milite au sein de la plus importante organisation de défense des droits LGBT en Israël, la Agouda.

    Cette association a organisé avec d’autres associations de défense des droits humains la manifestation de mardi devant le Parlement, coïncidant avec la prestation de serment des nouveaux députés.

    « Il y a des gens à la Knesset aujourd’hui qui pensent que la violence contre les LGBT devrait être institutionnalisée », explique Bracha Barad, une jeune manifestante, responsable d’une association féministe. « Nous ne pouvons pas laisser faire sans protester ».


    Le président du parti Noam Avi Maoz (Crédit : Parti Noam)

    De fait, les partenaires politiques du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, désigné mardi pour former le nouveau gouvernement, sont traditionnellement hostiles à la reconnaissance des droits LGBT, qu’ils soient ultra-orthodoxes ou d’extrême droite.

    Or le soutien des six députés du Parti sioniste religieux à M. Netanyahu lui a permis d’obtenir davantage d’appuis que son rival, le centriste Yaïr Lapid, pour former une nouvelle équipe ministérielle.

    « On ne veut pas que ces individus fassent partie du gouvernement et qu’ils occupent des postes clé », s’inquiète Or Keshet de l’Agouda.

    L’Etat hébreu est pourtant considéré comme en avance sur les questions LGBT : il reconnaît par exemple les mariages gays effectués à l’étranger et autorise les couples de même sexe ainsi que les femmes et les hommes célibataires à recourir à la gestation pour autrui (GPA).

    Une partie de la communauté LGBT refuse cependant qu’on se serve de sa cause, et répugne à se prêter à ce qu’elle dénonce comme du « pinkwashing », détournement de l’anglais « whitewashing », qui consisterait à dissimuler sous une couche de rose les réalités israéliennes, à des fins politiques aussi bien que commerciales.


    Le chef de Raam, Mansour Abbas, au siège du parti à Tamra, le soir des élections, le 23 mars 2021. (Crédit : Flash90)

    Les militants LGBT surveillent aussi avec attention les déclarations du député arabe israélien Mansour Abbas, dont le parti islamiste Raam a créé la surprise aux législatives de mars en obtenant quatre sièges.

    Il a fait savoir lundi qu’il négocierait avec quiconque serait désigné pour former le gouvernement.

    En juillet 2020, Raam avait protesté contre un projet de loi voulant interdire les « thérapies de conversion  », pratiques visant à changer l’orientation sexuelle des personnes LGBT, largement considérées comme violant les droits humains.

    « Soutenir cette loi revient à diffuser l’obscénité et l’homosexualité parmi les gens et c’est un crime contre la religion et la société », avait indiqué le parti islamiste, pour qui l’homosexualité est une déviance immorale.

    « On est inquiets d’un scénario selon lequel se profile un gouvernement très conservateur », pris en étau entre tous ces alliés homophobes, souligne Or Keshet, qui en juin 2020 se réjouissait que le Parlement comptait 6 élus ouvertement homosexuels.

    #israel #religion #lgbt #homosexualité #homophobie #discrimination #lesbiennes #gays #bis #trans #pinkwashing

  • Sur les résultats des élections israéliennes : c’est le kahaniste Ben Gvir qui vous gêne ?

    Une liste qui, en Europe, aurait été qualifiée d’emblée de néo-nazie vient de faire son entrée à la Knesset. Il n’y a pas d’autre façon de décrire le parti Sioniste Religieux. Xénophobie, homophobie et nationalisme, combinés au fondamentalisme religieux et à la violence, sans aucune retenue : comment peut-on l’appeler autrement ? Aucun pays d’Europe occidentale n’aurait l’audace d’inclure une telle faction dans son gouvernement. En Europe, ce fascisme serait inacceptable. En Israël, il est sur le point de faire partie du prochain gouvernement.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/04/05/sur-les-resultats-des-elections-israeliennes-cest-le-ka

    #israël

  • Israel, a vengeful democracy
    Amira Hass | Mar. 29, 2021 | 11:19 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-israel-a-vengeful-democracy-1.9665256

    The Shin Bet security service has ruled that Laith Abu Zeyad, 30, would be a danger to Israeli security if he travels to London for a year to work in the head office of Amnesty International. The risk he poses to our security is so great that Israel didn’t even allow him to be at his mother’s side as she was dying from cancer in an East Jerusalem hospital, three kilometers from their home in Al-Azzariyeh in the West Bank. After much effort was exerted, the permit came through, two days after his mother died.

    The Shin Bet has not summoned him for any type of interrogation. Soldiers haven’t raided his house in the dead of night. The military prosecution hasn’t charged him with anything. And still, for over a year-and-a-half he has been forbidden to do what he had previously done without any problem – go to Amnesty’s office in East Jerusalem and travel abroad. In August 2019 he was still able to attend work meetings in New York. A month later he was forbidden to accompany his mother to the hospital and in October 2019, he was turned back at the Allenby Crossing as he tried to get to the funeral of a relative in Jordan. His alleged dangerousness is so great that he is not allowed to know what evidence there is of it.

    He’s a talented guy, Abu Zeyad. He has a master’s in sociology and human rights from the London School of Economics and Political Science. He earned his bachelor’s degree in international law and human rights at Al-Quds University in Abu Dis, and also worked as an intern in its human rights clinic. From January 2016 until October 2017, he worked for the Addameer organization that supports Palestinian prisoners. Then he was hired by Amnesty.

    Israel is a strong country. A military power, and according to foreign reports, also a nuclear one. Its economy is stable, and according to official Israeli reports, it’s a democracy. So what is the secret, threatening weapon that could harm it if Abu Zeyad manages Amnesty’s campaigns to increase awareness of the state of human rights in North Africa and the Middle East, from London?

    Abu Zeyad questioned the ban on leaving the country. The response he received was, “You are involved in Popular Front activity, and your leaving the area poses a risk to regional security.” He asked to have the security restriction removed so he could be with his mother. He was refused. He petitioned the Administrative Affairs Court through attorney Tamir Blank. During the hearing Judge Moshe Sobel heard behind closed doors what the Shin Bet had to say, and ruled that it was fine to block Abu Zeyad from traveling abroad.

    However, at the hearing it was also said that the petitioner could again request a permit to leave the country once nine months had elapsed since the former request. The new request was submitted and on February 1 it was again rejected. “You are an activist with the Popular Front, and as such there is concern that your exit will be exploited to advance security activity,” the refusal notification said. Abu Zeyad suggested a meeting with a Shin Bet representative to inform him personally that it wasn’t true: He wasn’t, nor had he ever been, a Popular Front activist. His suggestion got no response. His lawyer wrote another administrative petition, which will be heard next week. The Jerusalem prosecution hasn’t yet responded.

    The Shin Bet argues that the travel ban has nothing to do with Abu Zeyad’s work for Amnesty (i.e., the group’s most recent reports on the wounding and killing of Palestinian demonstrators in Gaza, and the illegality of businesses in the settlements). But because the Shin Bet, in its arrogance, is hiding behind ambiguity and secrecy, there’s only one conclusion: By denying Abu Zeyad freedom of movement, Israel is not just taking revenge on him or on Amnesty, it is threatening that anyone who works to increase international awareness of the illegality of Israel’s domination over the Palestinians, will be punished. Especially Palestinians.

    #IsraelAmnesty

  • Comment Israël développe Scorpion, futur cœur de la défense francaise
    Orient XXI> Jean Stern > 30 mars 2021
    https://orientxxi.info/magazine/comment-israel-developpe-scorpion-futur-coeur-de-la-defense-francaise,46

    (...) Cette expertise qui facilite l’analyse fine d’un terrain donné, Israël l’a acquise grâce à ses drones déployés dans les territoires palestiniens occupés. « Israël a pris une longueur d’avance sur trois points-clés, ajoute l’ingénieure. D’abord l’effacement du bruit acoustico-moteur des drones. C’est un gros progrès, on est train d’arriver à l’invisibilité du bruit, sujet sur lequel on travaille aussi beaucoup en France ». Ensuite la miniaturisation des drones. Les drones-insectes qui nous amusent dans un James Bond sont déjà en service et testés par l’armée israélienne à Gaza. « Ils intégrent le dronique à la nature », précise la spécialiste. Enfin, l’effacement des traces numériques et le repérage des signaux « ennemis » stratégique, car le pilotage numérique est au cœur de Scorpion. « Il ne faut pas être capté, tout en captant l’autre. Les Israéliens savent masquer, localiser, interpréter, analyser, brouiller. L’idée, là encore, c’est d’être invisible et profondément silencieux, poursuit la même experte. Ce qui fonde nos partenariats avec Israël, c’est toutes ces inventions, simples, venues des meilleurs ingénieurs, qui ont acquis leur savoir-faire dans le contrôle et la répression dans les territoires palestiniens et à Gaza ». (...)

    #marchands_de_canons

    • Illegal missile sale to ’Asian Country’ could harm Israel-U.S. ties
      Amos Harel | Feb. 11, 2021 | 9:19 PM | Haaretz.com
      https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-illegal-deal-between-israelis-and-an-asian-country-could-harm-ties

      The criminal case revealed Thursday, involving more than 20 Israelis, some former defense officials, will mandate full transparency in Israel’s dealings with the already-suspicious Biden administration

      Investigations by the Shin Bet and police into the alleged sale of military technology to an unnamed Asian country may become one of the most serious security issues in recent memory. Defense officials are concerned that the case may have far-reaching consequences involving a large number of people and potential intelligence and technological fallout.

      The affair could also have implications for defense ties between Israel and the United States, just after President Joe Biden’s new administration, which already harbors suspicions toward Israel, has taken over. It will cast a wholly unnecessary pall over ties with Washington, which has been briefed on the affair.

      This mysterious Asian country, whose name has been placed under gag order, is not an enemy of Israel’s. It’s not Iran. But Israel’s economic ties with it have been loaded for years, whether for fear of angering other states or because of the risk that expertise passed to this country could fall into the wrong hands or be used for industrial espionage against Israel. This is one of the reasons that Israel has somehwat tightened its supervision on security deals companies make with countries in Asia.

      More than 20 Israelis have been interrogated so far in connection with this affair. It appears some of them are familiar to the police and Shin Bet from previous investigations.

      These civilians, among them former employees of defense sector employees, are suspected of conducting advanced experiments in developing loitering missiles, an attack weapon at the forefront of military technology.

      The investigators are troubled by several aspects of the affair. First, the technology smuggled illegally from Israel to the Asian country could make its way to enemy nations. Second, quite a few former defense employees are involved, including some who were in senior military positions. Third, these were apparently not naive individuals who had been led astray, but were rather well aware of the rules on defense exports and the fact that Israel had not authorized the deals. Fourth, large sums of money totaling millions of shekels had exchanged hands.

      Fifth, and perhaps most serious of all, numerous attempts at concealing the sales were allegedly made, using middlemen and intricate money transfers intended to bypass Israeli authorities.

      This isn’t the first time in recent years that similar suspicions have arisen. Only about a year ago, a similar matter involving defense export deals of a smaller scope, was investigated. There may, in fact, be a link between the incidents. The defense establishment, together with the justice system, will have to deal with the new suspicions thoroughly to find the truth and bring the perpetrators to justice.

      Perhaps more importantly, Israel will have to conduct itself with complete transparency vis-a-vis its partners in Washington. This will be required to prevent negative baggage from accumulating and clouding the defense ties between the countries, following similar past investigations that have angered previous American administrations.

      #IsralUSA #IsraelChine

  • Les élections israéliennes et palestiniennes sont, chacune à leur manière, une offense à la démocratie

    Les votes qui auront lieu à quelques mois d’intervalle mettent en lumière le système à deux niveaux qui dénie aux Palestiniens toute voix et toute liberté réelles.

    Pour la première fois depuis des décennies, l’Autorité palestinienne (AP) et Israël organiseront des élections législatives à quelques mois d’intervalle. De nombreuses personnes, dans la communauté internationale et dans les médias, verront cela comme un exercice conjoint de démocratie mais c’est, en fait, une fenêtre ouverte sur la réalité d’un système à deux niveaux qui dénie aux Palestiniens la liberté et les droits fondamentaux que beaucoup dans le monde entier prennent comme acquis.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/24/les-elections-israeliennes-et-palestiniennes-sont-chacu

    #palestine #israël

  • Anti-Netanyahu protesters won the street battle. But can they win the election?
    Allison Kaplan Sommer | Mar. 21, 2021 | 1:34 PM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/elections/.premium-anti-netanyahu-protesters-won-the-street-battle-but-can-they-win-t

    Up to 50,000 anti-Netanyahu demonstrators turned out in Jerusalem on Saturday night, three days before the election, to hear the message: It’s in your hands now

    Thousands of angry demonstrators draped in Israeli flags beat drums, blew whistles and chanted “Bibi get out!” as they marched in the square adjacent to Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s Jerusalem residence on Saturday night.

    But unlike the previous weekly demonstrations opposite Balfour Street over the past eight months, this protest struck a new and unique tone. Three days before Election Day, it had morphed into a campaign rally that not only denounced the country’s leader, but urged the public to vote against him.

    The protesters who had devoted countless Saturdays to voicing their opposition to the current government were anticipating the opportunity to bring their frustration to the ballot box and vote in Tuesday’s election.

    “This is the time!” exclaimed activist Or-ly Barlev from the stage set up in Paris Square. “We haven’t exerted all this energy over the past year in order to blow it at the last minute!”

    Mingled with the signs accusing Netanyahu of multiple sins were banners for oppositional political parties, primarily Meretz and Labor – who both sent prospective lawmakers to appear at the event – as well as signs proclaiming the theme of the event: “It’s in our hands now!” and “There’s no way I’m not going to vote!”

    A massive, meters-long blue and white banner was held aloft by the marchers so it would be visible from the sky, bearing the message: “March 23 – we all go to the polls.”

    The event drew more participants than any anti-Netanyahu protest since July, with the crowd estimated at anything between 20,000 to 50,000 – a sharp upturn from the dwindling numbers of recent weeks.

    “It felt completely different from the usual Balfour protests,” said Gali Lupo Altaratz, 46, a cooking teacher from Kfar Sava who has taken part in the demonstrations since July.

    “Over the summer, the protests were huge and furious, everyone was yelling for change,” she said. “We were saying ‘No’ to Bibi as loudly as we could. Then came the second and third lockdowns and the winter: it was raining, it was freezing and very few people were there.

    “But this was amazing,” she added. “There was a real feeling of hope, a positive energy – and so many thousands of people were there! I wasn’t used to it and it was really exciting. All of these months we’ve been saying, ‘No, this is who we don’t want.’ And now, finally, we get to say yes to an alternative.”

    Spirits were high despite the fact that recent polls have suggested that the fractured nature of the opposition to Netanyahu makes the likelihood of a clear-cut defeat for the prime minister unlikely. Even center-left voters have been telling pollsters they think Netanyahu will survive.

    But none of that was visible as the demonstrators – who ranged in age from senior citizens to families with small children – chanted and sang along to the popular musicians who had come to play and support the cause.

    “Wow, I haven’t been to a concert all year,” enthused one young woman as she spun and danced happily.

    The rally’s emcee, actor Lior Ashkenazi, warned his cheering audience that their enthusiasm and votes would not be enough.

    He told the crowd: “You all know two or three people who aren’t sure if they’ll vote, who say ‘What difference will it make?’ Well, those are the votes that will make the difference between a corrupt government and a new, cleaner government. We have to make it our mission not just to go to the polls ourselves but to bring these people with us.”

    Crowd members were repeatedly urged by Ashkenazi and others on stage to channel their political passion in other ways as Tuesday’s election draws near: to sign up with political parties to hang posters and advocate near polling places.

    The decision of anti-Netanyahu activists to continue protesting right up till Election Day contrasted with the lead-up to November’s election in the United States.

    There, political activists determined to defeat President Donald Trump stayed off the streets, choosing to focus their energy exclusively on getting out the vote, phone banking and text messaging. This was partly because of COVID-19 fears, but also because, strategically, it was felt that large, chaotic demonstrations would only serve Trump’s cause, not weaken it.

    But Israeli activists clearly felt otherwise and that by continuing the protests, they would energize the members of the base most motivated to vote against Netanyahu.

    Lupo Altaratz contended that the protests had been helpful in bringing new blood into electoral politics.

    “It’s happened relatively late in the game, but there has been a push when it comes to real organizing ahead of the election,” she said. “I think many of the Balfour protesters are also out there volunteering for the parties in the center-left bloc – I know many of them contacted me. Maybe it hasn’t been enough, but it’s happening, and there’s much more grassroots political activity happening than in the previous rounds of elections. The protests have really woken people up and helped them understand that, like the slogan says, it’s all in their hands now.”

    #Israelmanifs 39

  • Netanyahu aux Emirats ? Abu Dhabi refuse d’être mêlé aux élections (responsable)
    17 mars 2021 Par Agence France-Presse
    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/170321/netanyahu-aux-emirats-abu-dhabi-refuse-d-etre-mele-aux-elections-responsab

    Les Emirats arabes unis ne s’impliqueront « jamais » dans un processus électoral en Israël, a déclaré mercredi un responsable émirati, alors que de nouvelles informations faisaient état d’une visite du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, avant les législatives de la semaine prochaine.

    #IsraelEAU

  • Nucléaire : l’Iran doit cesser de détériorer la situation (Macron)
    18 mars 2021 Par Agence France-Presse

    L’Iran doit cesser d’accroître la pression en multipliant les violations de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron.

    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/180321/nucleaire-l-iran-doit-cesser-de-deteriorer-la-situation-macron?onglet=full

    L’Iran doit cesser d’accroître la pression en multipliant les violations de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, a déclaré jeudi le président français Emmanuel Macron.

    « L’Iran doit cesser de détériorer une situation nucléaire des plus graves par l’accumulation des violations des accords de Vienne », a-t-il déclaré à la presse en compagnie de Reuven Rivlin, le président d’Israël.

    L’Iran « doit faire les gestes attendus et se comporter de manière responsable », a-t-il ajouté, plaidant pour une résurrection de l’accord de 2015 contrôlant les activités nucléaires iraniennes, mais en y ajoutant le contrôle de « l’activité balistique de l’Iran dans la région », ce à quoi Téhéran est catégoriquement opposé.

    #FranceDiplo #IsraelFrance

    • Reuven Rivlin : « Envers Israël, la Cour pénale internationale fait de la politique, pas du droit »
      Par Reuven Rivlin - Publié le 17/03/2021
      https://www.lefigaro.fr/vox/monde/reuven-rivlin-envers-israel-la-cour-penale-internationale-fait-de-la-politi

      TRIBUNE - Le président de l’État hébreu, en visite officielle à Paris, expose la position d’Israël sur la décision du procureur de la Cour pénale internationale d’ouvrir une enquête sur des accusations de crimes de guerre imputés, notamment, à l’armée israélienne à Gaza en 2014.

      Ma rencontre avec Monsieur le président Macron ce jeudi ne sera pas seulement une rencontre entre deux amis, mais également une rencontre entre chefs de deux États qui entretiennent des relations bilatérales profondes et sincères. Nos pays coopèrent sur un large éventail de questions, notamment dans les domaines sécuritaires, de lutte contre le terrorisme, mais aussi scientifiques, technologiques, culturels et universitaires. La France et Israël partagent également des valeurs fondamentales qui guident nos deux pays ainsi que l’ensemble du monde démocratique : la liberté, l’égalité, la justice, le pluralisme et la tolérance.

      la suite :
      https://fr.timesofisrael.com/reuven-rivlin-denonce-la-politique-de-la-cpi-dans-une-tribune-pour

      C’est en ayant à l’esprit la force et la solidité des relations entre nos deux pays que je partagerai avec mon ami le président Emmanuel Macron un sujet qui préoccupe profondément Israël. Les amis peuvent parfois être en désaccord. Cependant je pense que les valeurs qui nous unissent sont suffisamment fortes pour que nous puissions écouter et comprendre nos positions, motivations et décisions respectives.

      La décision du procureur de la Cour pénale internationale d’enquêter sur Israël pour de possibles crimes de guerre représente une application tronquée du droit international. Un tribunal créé pour enquêter sur les crimes les plus graves est en effet aujourd’hui utilisé comme une arme politique. C’est une décision qui est moralement et légalement erronée.

      Comme il est déclaré par les prophètes, « Sion ne pourra être sauvé que par la justice » (Esaïe 1:27). Ainsi, le droit international et la justice ont toujours été au cœur de la vision du monde du peuple juif. Les Juifs prirent part à la création d’un système encadrant le droit international. Les Juifs et les Israéliens, motivés par les horreurs de la Seconde Guerre mondiale, furent aussi à l’avant-garde de la création des différents organes juridiques internationaux, y compris la Cour pénale internationale. Nous sommes profondément attachés à l’idée fondamentale que les crimes de guerre, les génocides et les crimes contre l’humanité ne puissent jamais rester impunis à cause de systèmes juridiques nationaux qui refusent ou ne sont pas en mesure de poursuivre leurs auteurs.

      Soyez assurés que ceux qui sacrifient les droits de l’homme à des fins politiques feront de même avec le droit international

      Mais ce n’est pas le cas d’Israël. Nous avons déjà prouvé que nous étions complètement disposés à enquêter sur nos propres forces militaires lorsqu’elles font l’objet d’accusations, et nous avons la capacité de le faire.

      Pour nous, il ne s’agit pas d’une question juridique abstraite. Les soldats et les civils sur lesquels la Cour pénale internationale menace d’enquêter sont nos enfants et petits-enfants, nos voisins et amis. Nous ferons tout notre possible pour les protéger, tout comme ils nous ont protégés lorsque nous le leur avons demandé. En parallèle, nous continuerons à fonctionner selon les normes les plus strictes du droit international, et ce, même lorsque cela exige de nous de prendre des décisions douloureuses.

      Si nous voulons que le droit international continue de jouer pleinement son rôle pour garantir la paix et la justice, nous devons le protéger face à deux défis.

      Le premier est la tentative de politiser le droit international, comme nous le constatons avec la Cour pénale internationale. Nous avons déjà observé les dommages causés à d’autres organes internationaux – comme le Conseil des droits de l’homme de l’ONU par exemple – par ceux qui cherchent à les exploiter à des fins politiques. Soyez assurés que ceux qui sacrifient les droits de l’homme à des fins politiques feront de même avec le droit international. Nous devons rester vigilants et unis afin de les en empêcher.

      La position de la Cour pénale internationale sur les conflits asymétriques pourrait limiter la capacité même des démocraties libérales à se défendre

      Par ailleurs, dans la réalité des conflits asymétriques modernes, des États comme Israël, qui respectent le droit international, sont mis en difficulté par des organisations terroristes cyniques qui cachent militants et armes au cœur des zones civiles. Le droit international doit non seulement se prononcer sur les actes que les belligérants ne sont pas autorisés à entreprendre, mais aussi sur ceux, qu’un État qui veut protéger la vie de ses civils, a le droit d’accomplir.

      Le droit international ne peut pas équivaloir à un pacte suicidaire. C’est un dilemme auquel d’autres États démocratiques, dont la France, seront confrontés dans leur lutte contre le terrorisme à travers le monde. La position de la Cour pénale internationale sur les conflits asymétriques pourrait ainsi limiter la capacité même des démocraties libérales à se défendre.

      L’une des conséquences les plus regrettables de la décision de la Cour pénale internationale est peut-être qu’il sera maintenant encore plus difficile pour Israéliens et Palestiniens de trouver un terrain d’entente. Tant que l’enquête de la Cour ne sera pas achevée, ce qui pourrait prendre plusieurs années, il est difficile d’imaginer les deux parties s’engager dans des négociations sérieuses. Alors que les récents accords entre Israël et les pays arabes rendaient la perspective de tels progrès enfin à portée de main, cette décision fait faire marche arrière au processus de paix. J’appelle les amis d’Israël et des Palestiniens, en France et à l’étranger, à déclarer clairement, une fois pour toutes, que la route pour la paix passe directement entre Jérusalem et Ramallah. Les détours par la Cour pénale internationale à La Haye et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève sont contre-productifs pour la paix et sapent les chances d’un accord.

  • All together now: The Israeli army committed no war crimes
    Gideon Levy | Mar. 13, 2021 | 11:39 PM | Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/opinion/.premium-all-together-now-the-israeli-army-committed-no-war-crimes-1.961674

    Remove the hatred or idolization of Benjamin Netanyahu and the upcoming election has no importance. You want to know why? Because barring the hatred and idolization of the prime minister, all Jewish parties are saying the same thing – they all affirm Zionism, Jewish supremacy and the continuation of the occupation. Thus, this election is devoid of any real choices, an election offering no alternatives, an election that is not a real election.

    Note, for example, the reaction of the heads of all the Zionist parties to the decision made in The Hague to investigate Israel, a decision which on a really good day could generate a sea change in Israel’s conduct. From Benjamin Netanyahu to Merav Michaeli and all the others, everyone parroted the same phrases: they all trust the IDF and rely on its investigations. In other words, they all agree that there have been no war crimes. A children’s choir, the choir of the sanctimonious. Only Meretz leader Nitzan Horowitz said something different, not sufficiently different, but the election does not revolve around Meretz.

    This blind rallying behind the IDF and the state on an issue as significant as the occupation brings on despair. After all, the majority of politicians in the center-left, from Michaeli to Yair Lapid, know the truth. They know everything about the IDF and almost everything about its crimes and the way it “investigates” itself, but they lack the courage to tell the truth. They lie to themselves, in their silence and in the backing they give the army.

    The right, in contrast, believes that Israel and the IDF are permitted to do as they please, with no one anywhere in the world permitted to question this, with only antisemitism driving any criticism of the state. Between the right, which believes Israel is permitted anything, and the left, which doesn’t dare tell the truth, the choice is difficult. There is no difference and the result is the same: support for everything caused by the occupation and unwillingness to take any responsibility.

    For two generations there has been an occupying army in an occupied land, without a day going by that its soldiers don’t violate international law, with an entire country cheering it on. A settlement enterprise exists, 53 years old, with 700,000 settlers, established under left-wing governments and fortified under right-wing ones. Most of the world says that this is a clear-cut violation of international law, and the Israeli choir pounces furiously on anyone wishing to investigate and punish those responsible for the crime of the settlements.

    Take, for example, Saturday, a beautiful weekend day. A Palestinian family, parents and eight children, go out to their own plot of land for a picnic, where they are attacked and stoned by masked settlers coming from the settlement of Mitzpeh Yair, in the southern Hebron hills. Terrified cries can be heard on a video taken by B’Tselem, where the father can be seen taken to a hospital with his face bleeding.

    A crime or not a crime? It is not for the first time that the attack came from this violent settlement. And not for the last time either, obviously. There is no army, no police, and no justice. But there is a response from the occupation authorities: “Israel is aware of the incident.” No one was arrested and no one will be, just like no one was arrested after an assault on Khalil Haryani, a 78-year-old shepherd who was attacked with chains, clubs and stones two months ago by settlers from the same Mitzpeh Yair.

    “Israel is aware of the incident.” The awareness does not lead to any action. Awareness and encouragement. That’s how Israel investigates itself. The leaders of the left and center know this full well. They know that only an international body could put an end to this, but they lack the integrity and courage to say so.

    This is precisely where the court in The Hague must enter the picture. This is precisely where the left should have invited the court to do so, and that is precisely the place where Israeli politics sings in a strident, despair-inducing choir, almost from wall to wall.

    The identity of this choir’s next conductor is of much less importance than one might think. The style might be different, as well as the arrangement, but the song will remain the same song and the choir the same choir.

    #IsraelElections #CPI

    • Tous ensemble maintenant : l’armée israélienne n’a commis aucun crime de guerre
      https://agencemediapalestine.fr/blog/2021/03/16/tous-ensemble-maintenant-larmee-israelienne-na-commis-aucun-cri

      Gideon Levy, le 13 mars 2021 - Source : Haaretz - Traduction GD pour l’Agence média Palestine

      Enlevez la haine ou l’idolâtrie à l’égard de Benjamin Netanyahu et les prochaines élections n’auront aucune importance. Pourquoi ? Parce qu’en dehors de la haine et de l’idolâtrie envers le premier ministre, tous les partis juifs disent la même chose – ils sont tous en faveur du sionisme, de la suprématie juive et de la poursuite de l’occupation. Ainsi, cette élection est dépourvue de tout choix réel, il s’agit d’une élection n’offrant aucune alternative, une élection qui n’est pas une vraie élection.
      Notez, par exemple, la réaction des chefs de tous les partis sionistes après la décision prise à La Haye d’enquêter sur Israël, une décision qui, dans le meilleur des cas, pourrait générer un changement radical dans la conduite d’Israël. De Benjamin Netanyahu à Merav Michaeli en passant par les autres, tous ont répété les mêmes phrases : ils font tous confiance à Tsahal et se fient à ses enquêtes. En d’autres termes, ils sont tous d’accord pour dire qu’il n’y a pas eu de crimes de guerre. Une chorale d’enfants, la chorale des moralisateurs. Seul le leader de Meretz, Nitzan Horowitz, a dit quelque chose d’un peu différent, certes pas suffisamment différent, mais l’élection ne tourne de toute façon pas autour de Meretz.
      Ce ralliement aveugle derrière Tsahal et l’État sur une question aussi importante que l’occupation suscite le désespoir. Après tout, la majorité des politiciens du centre-gauche, de Michaeli à Yair Lapid, connaissent la vérité. Ils savent tout sur les FDI et presque tout sur leurs crimes et la façon dont elles « enquêtent » sur elles-mêmes, mais ils n’ont pas le courage de dire la vérité. Ils se mentent à eux-mêmes en gardant le silence et en apportant leur soutien à l’armée.
      La droite, en revanche, croit qu’Israël et les FDI ont le droit de faire ce qu’ils veulent, sans que personne, où que ce soit dans le monde, n’ait le droit de le remettre en question, et que seul l’antisémitisme motive toute critique de l’État. Entre la droite, qui croit qu’Israël a le droit de tout faire, et la gauche, qui n’ose pas dire la vérité, le choix est difficile. Il n’y a pas de différence et le résultat est le même : soutien à tout ce que provoque l’occupation et refus d’assumer toute responsabilité. (...)

  • Tandis qu’Israël se vaccine, la Palestine replonge dans l’épidémie
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/03/14/tandis-qu-israel-se-vaccine-la-palestine-replonge-dans-l-epidemie_6073048_32

    Il a fallu trois mois pour que la campagne de vaccination israélienne contre le Covid-19, la plus rapide au monde, touche les travailleurs palestiniens. Les travailleurs s’alignent devant un bâtiment de béton nu en construction. Une équipe du Magen David Adom (l’Etoile rouge de David, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge) prépare des seringues à l’intérieur pour vacciner les ouvriers palestiniens qui patientent depuis deux heures ce matin du mercredi 10 mars à Mishor Adumim, dans la principale zone industrielle des colonies en Cisjordanie. Ordres, contre-ordres de soldats : l’armée a envoyé des recrues arabophones, pour faciliter le contact. Depuis lundi et durant les semaines à venir, environ 80 000 Palestiniens légalement employés en Israël doivent être inoculés, et 35 000 dans les colonies.
    Il a fallu trois mois pour que la campagne de vaccination israélienne contre le Covid-19, la plus rapide au monde, touche les travailleurs transfrontaliers, porteurs en puissance du virus entre la Palestine et Israël. C’est un moment de contraste brutal, comme une photographie oubliée au bain révélateur du Covid. Tandis qu’Israël rouvre depuis une semaine les bars et les clubs de danse aux heureux vaccinés (54 % de sa population a reçu une première dose), la Cisjordanie, elle, se recroqueville dans un nouveau confinement. L’épidémie y est hors de contrôle.
    De gauche à droite : 1- Centre de depistage à l’Université arabe américaine de Ramallah. Les tests ne sont pas gratuits (ils coûtent 150 ILS soit 37€), donc c’est en majorité la classe moyenne palestinienne qui peut se permettre de les passer. Le Dr Nouar Qutob, chef du département des sciences de la santé de la Faculté, et son équipe, mènent des recherches intensives sur le virus et ont également mis en place un laboratoire de dépistage pour les Palestiniens. 2- Des travailleurs palestiniens attendent devant le centre de vaccination de Mishor Adumim. 3- Des agents de santé israéliens vaccinent des travailleurs palestiniens, au centre de vaccination de Mishor Adumim, en Cisjordanie, le 10 mars.
    De gauche à droite : 1- Centre de depistage à l’Université arabe américaine de Ramallah. Les tests ne sont pas gratuits (ils coûtent 150 ILS soit 37€), donc c’est en majorité la classe moyenne palestinienne qui peut se permettre de les passer. Le Dr Nouar Qutob, chef du département des sciences de la santé de la Faculté, et son équipe, mènent des recherches intensives sur le virus et ont également mis en place un laboratoire de dépistage pour les Palestiniens.
    Dans la zone industrielle de Mishor Adumim, le patron d’Omar Jalayta a été clair : il perdra son emploi s’il ne se fait pas vacciner. Ce chauffeur de Jéricho, 45 ans, employé dans une usine israélienne d’aluminium, ne s’est pas fait prier. « J’avais peur de tout autour de moi. Peur de voir ma famille », avoue-t-il. M. Jalayta a été récemment mis en congé sans solde durant deux semaines parce que son frère a été contaminé. Il présume que l’Autorité palestinienne a transmis cette information aux services de santé israéliens.
    Lire aussi Covid-19 : en Israël, la réouverture des restaurants et le « retour à la vie » après une campagne de vaccination massive A l’ombre d’un hangar voisin, Mohammed Tmaizi, 23 ans, regarde la cohue des futurs vaccinés avec le sourire. Il préférerait ne pas y passer, mais il se fait une raison. Son père au moins ne pourra plus le confiner à l’étage inférieur de la maison familiale, à Hébron. Ses cousins ne refuseront plus de le voir, parce qu’il travaille dans une colonie juive – avant le miracle vaccinal, le virus circulait plus intensément en Israël qu’en Palestine.
    « J’ai de la chance. Qui d’autre a cette opportunité ? », interroge Umm Aiman, 63 ans, employée de maison dans la colonie voisine de Maale Adumim. Sa patronne israélienne l’a déposée ce matin à l’entrée de la zone industrielle. Trois volontaires de la colonie, lycéennes pimpantes, ongles peints et lunettes noires, guident Umm Aiman dans le centre de vaccination. Quant à ses six enfants, ils attendront que l’Autorité palestinienne distribue ses propres vaccins.
    L’équipe de l’Etoile rouge de David est bien rodée. Depuis le début de l’épidémie, elle a traversé une à une les classes de la société palestinienne, telles qu’Israël les détermine. Dès décembre, ils ont vacciné à tour de bras, sans distinction, à Jérusalem-Ouest comme à l’est, dans la partie arabe de la ville sainte annexée après la guerre de 1967. Puis en février, ils se sont établis durant plusieurs jours au point de contrôle de Qalandia, pour inoculer les résidents d’un quartier arabe déshérité, coupé du centre-ville par le mur de séparation, ainsi que leurs familles proches.
    Les experts de santé israéliens exhortent de longue date l’Etat à vacciner les travailleurs. « Lorsqu’ils le seront, il sera possible d’obtenir une immunité de masse en Israël », estime Ronni Gamzu, directeur de l’hôpital Sourasky de Tel-Aviv, qui fut un temps le principal conseiller du gouvernement dans la lutte contre l’épidémie. « Sur le plan épidémiologique, nous serons couverts. Mais sur le plan éthique cela ne suffit pas : nous devons nous assurer que [tous] les Palestiniens sont vaccinés. »Depuis décembre, des défenseurs des droits humains rappellent que la quatrième convention de Genève oblige Israël à vacciner les territoires, en tant que puissance occupante. L’Etat hébreu répond que l’Autorité palestinienne est souveraine en matière de santé, selon les accords de paix d’Oslo. L’Autorité palestinienne, quant à elle, n’a rendu publique nulle demande d’aide officielle à Israël, ne souhaitant pas apparaître comme dépendante. Cependant une telle requête a bien été faite, selon la télévision d’Etat israélienne KAN, lors d’une réunion de hauts responsables de santé israéliens et palestiniens à Ramallah, en février. Israël aurait refusé.
    L’Autorité palestinienne n’est pas pressée d’éclaircir ce point. Ses responsables évitent la presse. Ils ne souhaitent pas commenter un nouvel arrivage de vaccins orchestré par Mohammed Dahlan, un rival exilé du président Mahmoud Abbas : il a fait livrer jeudi soir 40 000 doses des Emirats arabes unis dans la bande de Gaza, le fief du Hamas. Cette deuxième livraison en un mois est une torture pour M. Abbas. Elle le renvoie à sa propre impuissance. Il attend 100 000 doses promises par la Chine, et des livraisons du système Covax de l’Organisation mondiale de la santé. Israël ne lui a fourni que 2 000 vaccins, en dépit de ses stocks immenses : plus de 7,5 millions de doses Pfizer.L’Autorité palestinienne tâche aussi de faire silence sur un scandale : 80 % des quelques milliers de doses offertes par Israël et la Russie ont été distribuées aux personnels soignants des hôpitaux, en Cisjordanie, mais de hauts responsables âgés de l’Autorité palestinienne ont aussi été vaccinés, et 200 doses ont été envoyées au royaume jordanien. Maladroitement, l’Autorité palestinienne a tenté de tenir ces faits sous silence. Des militants de la société civile soupçonnent certains de ces dirigeants d’avoir aussi fait vacciner leurs enfants. Sur la liste des bénéficiaires publiée par l’Autorité palestinienne figure une centaine « d’étudiants », sans plus de précision.Cette polémique déprime Moussa Atary, directeur médical du principal hôpital de Ramallah. Environ 20 % de son personnel médical est vacciné : 180 personnes. M. Atary n’a pas pris de vacances depuis un an, comme nombre d’infirmiers et comme l’unique pneumologue de l’établissement. Il est épuisé. Les masques, les gants manquent, et le générateur de l’hôpital ne produit plus assez d’oxygène. Mardi, il comptait 80 malades alités en état critique – on n’accepte plus les cas moins graves – et 22 autres se serraient aux urgences. M. Atary aimerait les transférer dans les hôpitaux de Naplouse ou d’Hébron, mais ils sont saturés eux aussi.Ce médecin n’est pas prompt à blâmer Israël. Il rappelle que nombre de Palestiniens ne portent plus le masque depuis des mois. Le « confinement intelligent » décrété les soirs et week-end en janvier a été mal respecté : ceux qui le pouvaient n’ont pas cessé de passer en Israël. Aujourd’hui aux entrées de Ramallah, les policiers bloquent des voitures à plaques minéralogiques israéliennes, quand bien même leurs conducteurs ont plus de chances d’être vaccinés que les autres. Le centre-ville est mort, tous les stores métalliques baissés. Qui veut un shawarma en Palestine peut aller se nourrir dans les colonies. Dans la zone industrielle de Mishor Adumim, le grill près du supermarché Rami Levy tourne à plein régime.

    #Covid-19#migrant#migration#israel#palestinien#vaccination#inclusion#travailleurmigrant#sante##confinement#systemesante#politiquesante#frontiere

  • 10 days before Israel’s election, anti-Netanyahu protesters march for 38th week in a row
    Counter-protests by supporters of Prime Minister Netanyahu held in Tel Aviv, Haifa
    Nir Hasson, Bar Peleg, Noa Shpigel | Mar. 13, 2021 | 6:49 PM Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-10-days-before-election-anti-netanyahu-protesters-march-for-38th-w

    Israeli protesters gathered on Saturday at dozens of juctions and bridges throughout the country, in the 38th week in a row of demonstrations against Prime Minister Benjamin Netanyahu and his government.

    About one thousand demonstrators converged on the prime minister’s official residence in Jerusalem, as the protest movement hopes to mobilize more people ahead of the March 23 general election.

    As well as the junction protests, smaller organized demonstrations were also taking place. 400 people protested in front of Netanyahu’s private residence in the coastal town of Caesarea, faced by around a dozen of his supporters. There were also marches in Tel Aviv, the Red Sea resort of Eilat, as well as the central towns of Gedera and Ness Ziona.

    The pro-Netanyahu crowd also gathered in Charles Clore park, on the Tel Aviv seafront, and in central Haifa, facing off an anti-Netanyahu crowd.

    The pro-Netanyahu rally in Tel Aviv was not organized by his campaign, but by two Likud party members, including firebrand activist Orly Lev, who were also behind demonstrations against Attorney General Avichai Mandelblit in the central Israeli city of Petah Tikva.

    The event had been planned to take place several times over the last few months but was postponed each time in order to create a larger gathering right before the election, with protesters bussed in from other parts of the country.

    The demonstrations come just 10 days ahead of Israel’s fourth general election in two years. Netanyahu’s Likud party is still leading in the polls, but his path to a clear coalition is blocked, creating further political uncertainty.

    “10 days to the election! Let’s all take to the streets to stop the troll and bring the country back to sanity!” a statement by the Black Flag protest movement said.

    In past weeks, there were several violent incidents, with smaller group of protesters reporting attacks and abuse by Netanyahu supporters. These regular occurences have led to very few indictments over close to ten months of weekly protests.

    This week, the Israel Police revoked at least dozens of pandemic-related fines issued at demonstrations. They were dropped after protesters requested to fight the citations in court, proving that they were not issued in accordance with regulations.

    The protesters were fined for “failure to maintain distance,” but in practice were being cited for “failure to obey a police order to disperse,” which is subject to a 1,000 shekel ($300) fine. In a number of instances, the fines were imposed at the beginning of a protest or when it was well underway, and without ordering the protesters to disperse

    #Israelmanifs 38

  • Nouvel accord énergétique entre Chypre, la Grèce et Israël
    https://marine-oceans.com/actualites/21844-nouvel-accord-energetique-entre-chypre-la-grece-et-israel

    Nicosie, 8 mars 2021 (AFP) -

    Chypre, la Grèce et Israël ont signé lundi un nouvel accord dans le domaine énergétique, relatif à la mise en oeuvre du plus long câble électrique sous-marin au monde (plus d’un millier de kilomètres).

    Le protocole d’accord portant sur ce projet « EuroAsia Interconnector » a été signé à Nicosie par la ministre chypriote de l’énergie Natasa Pilides et son homologue israélien Yuval Steinitz, en vidéoconférence avec le Grec Kostas Skrekas.

    Il vise à connecter les réseaux électriques d’Israël, de Chypre et de Crète (Grèce) par un câble sous-marin de 2000 mégawatts, à une profondeur maximale de 2.700 mètres.

    La première phase devrait être bouclée d’ici 2025, a indiqué Mme Pilides. Selon la partie israélienne, le montant global du projet atteint trois milliards de shekels (plus de 755 millions d’euros).

    Dans une déclaration commune, les trois ministres ont estimé que ce programme constituait un « grand pas en avant » pour l’intégration des ressources en énergies renouvelables. (...)

    #IsraelGrèce #IsraelChypre

  • Covid-19 : Israël reprend vie avec le passeport vert
    https://www.lemonde.fr/international/article/2021/03/11/covid-19-israel-reprend-vie-avec-le-passeport-vert_6072723_3210.html

    Covid-19 : Israël reprend vie avec le passeport vert La vie reprend partout en Israël, fruit d’une campagne de vaccination d’une rapidité unique au monde. Pourtant le Covid-19 impose encore certaines pudeurs, qu’il revient à chacun de lever peu à peu. Depuis dimanche 7 mars, les bars et les restaurants, les hôtels et les halls de mariage, les établissements sportifs et culturels, comme les entreprises, rouvrent. Dernière étape d’une levée graduelle de confinement, chaque activité se voit imposer une jauge limite d’assistance, selon des critères complexes – pour les collèges, ce n’est qu’à temps partiel et pas dans les villes les plus contaminées. Il est doux cependant de parcourir les boulevards de Tel-Aviv et de prétendre comme tout le monde que l’épidémie est derrière nous.
    Comme tout le monde ou presque : seuls sont autorisés à s’attabler en salle les détenteurs d’un certificat de vaccination ou de guérison. Le sésame est matérialisé par un code QR ou une animation sur smartphone, par un simple document pour les étrangers. Lundi, 54 % des Israéliens avaient reçu une première dose de vaccin Pfizer, et plus de 42 % une seconde. Israël a aussi commencé à vacciner les 115 000 travailleurs palestiniens employés légalement sur son sol et dans les colonies, alors que les territoires connaissent un regain massif de l’épidémie.
    Au Lima Lima, il y a encore des frontières invisibles : entre la rue et le bar, où le videur vous fait entrer prestement, parce que des policiers arrivent – quand bien même ils n’ont rien à y redire. Entre la salle de danse, réservée aux vaccinés, et le bar à ciel ouvert, où une dizaine de bouteilles à peine sont alignées derrière le comptoir. Le patron, Gilad Dubinowski, 30 ans, n’a pas refait les stocks. Il a rouvert avec un tiers de ses anciens employés : les autres n’ont pas répondu à ses appels. « Comment les blâmer ? Ils se sont fait une autre vie depuis un an et je ne peux rien leur promettre », dit-il. Nombre de travailleurs toucheront des indemnités de chômage dues à l’épidémie jusqu’en juin : ils n’entendent pas y renoncer trop vite.
    Une petite centaine de clients – la limite pour un espace de danse où l’on sert de l’alcool – a rejoint cette soirée hip-hop prisée avant l’épidémie. Il y a ceux qui se laissent aller sans mesure, comme Keren Or, 22 ans : « La vodka et la musique à la maison, c’était pas pareil. Et puis tout va refermer dans deux semaines, pour les fêtes de Pessah », craint-elle. Il y a aussi ceux qui se tiennent au bord de la piste de danse et les nerveux qui s’abandonnent quand même. « Depuis un an, il n’y avait plus vraiment de vie gay à Tel-Aviv. J’ai bien vu quelques garçons, mais j’avais peur de contaminer ma famille et je n’ai pas recommencé à draguer », dit Amit, économiste de 31
    La plupart des experts de santé encouragent cette réouverture. Les hôpitaux ne risquent plus, pour l’heure, d’être débordés. Mais nombre d’Israéliens craignent un bref mirage, qui aurait moins à voir avec la réalité sanitaire qu’avec les élections législatives prévues le 23 mars, les quatrièmes en deux ans. Amit salue la performance du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, maître d’œuvre de ce succès vaccinal, et s’interroge : « Une fois qu’on aura voté, est-ce que tout refermera encore ? »
    Pour Ronni Gamzu, directeur de l’hôpital Sourasky de Tel-Aviv, qui fut un temps le principal conseiller du gouvernement dans la lutte contre l’épidémie, rouvrir est un impératif économique, certes. Mais c’est avant tout une affaire de « santé mentale » du pays. « Les gens se sont dédiés à cette campagne de vaccination. Ils ont fait confiance au gouvernement et aux experts. Nous devons leur rendre leur vie en retour », dit-il. L’Etat n’en fait d’ailleurs pas mystère : ces certificats doivent avant tout inciter les indécis à se faire vacciner, dans le cadre d’une campagne qui se poursuit agressivementLa presse constate que les passeports verts sont falsifiables : des faux s’échangent en ligne. Mais ces contournements demeurent négligeables. L’Etat n’en fait d’ailleurs pas mystère : ces certificats doivent avant tout inciter les indécis à se faire vacciner, dans le cadre d’une campagne qui se poursuit agressivement. Début mars, le Parlement a passé une loi autorisant l’Etat à transmettre aux mairies l’identité des non-vaccinés. Dans les entreprises, pas question d’imposer le vaccin aux employés, mais le ministre de la santé, Yuli Edelstein, a envisagé de faire tester les récalcitrants tous les deux jours. L’idée a aussi flotté de contraindre les professeurs des écoles publiques à se faire vacciner – 24 % ne le sont pas. Déjà, à l’hôpital Hadassah de Tel-Aviv, 80 docteurs, infirmiers et personnels administratifs sans passeport ont été mis en congé sans solde. Difficile d’imaginer que la justice laisse se généraliser une telle forme de harcèlement. Mais le discours des autorités vise à imposer le sentiment qu’il n’y a pas d’autre choix.
    Symbole de cette intransigeance, l’aéroport international de Tel-Aviv est demeuré en activité minimale depuis la fin janvier. Afin de fermer la porte aux nouveaux variants, des milliers d’Israéliens sont demeurés bloqués hors du pays. Depuis dimanche, les vols reprennent, notamment depuis la France, pour un millier de personnes par jour – un chiffre qui doit aller croissant.Les autorités ont testé ces dernières semaines un système de bracelets électroniques, censé imposé aux Israéliens de retour de respecter leur quarantaine à domicile. Dès février, le gouvernement a aussi signé des accords avec la Grèce et Chypre, qui reconnaissent mutuellement leurs certificats de vaccination nationaux : un coup de pouce aux futurs touristes. Maya Domatov, 62 ans, exilée depuis deux mois à New York, est revenue mardi au pays avec son mari. Elle s’isolera chez son fils et mettra un bulletin pour « Bibi » Nétanyahou dans l’urne le 23 mars, avant de passer Pessah à Jérusalem. Le couple a payé 1 000 dollars pour faire et refaire des tests Covid-19, en attendant d’obtenir l’autorisation de voyager. Elle préférerait ne pas se faire vacciner, mais elle ne pourra pas remonter dans un avion sans passeport vert.

    #Covid-19#migrant#migration#Israel#sante#santementale#frontiere#vaccination#passeportvaccinal#grece#chypre#france

  • Appel contre le racisme, le colonialisme et l’apartheid

    La « Israeli Apartheid Week » (IAW) organisée chaque année par BDS à échelle internationale est une semaine anticoloniale et antiraciste pour le combat des peuples contre le racisme, le colonialisme et l’apartheid.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/10/appel-contre-le-racisme-le-colonialisme-et-lapartheid

    #international #israël

  • Anti-Netanyahu protesters attacked in 37th consecutive week of demos
    Nir Hasson, Noa Shpigel | Mar. 6, 2021 | 9:58 PM - Haaretz.com
    https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-anti-netanyahu-protesters-attacked-in-37th-consecutive-week-of-dem

    Protests were held outside the Prime Minister’s residence in Jerusalem, opposite Netanyahu’s private residence in Caesarea and at dozens of highway intersections and bridges around the country

    Demonstrations against Prime Minister Benjamin Netanyahu were held Saturday evening around the country for the 37th week in a row, with protesters reporting violent attacks against them.

    Protests were held outside the Prime Minister’s residence in Jerusalem, opposite Netanyahu’s private residence in Caesarea and at dozens of highway intersections and bridges around the country.

    Another protest was held in Hadera, where the prime minister was expected to attend a gathering, organized by his Likud party in a show of support. Likud cabinet ministers were expected to participate in the rally.

    As in previous demonstrations, violence directed at protesters by supporters of Netanyahu were reported. Shai Golan, who attended a demonstration at Rishonim Square in the Galilee town of Yavniel, said a woman was attacked by a young man.

    “There were ten of us demonstrating on the square, as we do every week. Two young ultra-Orthodox men passed by us and started ripping down signs,” Golan recounted.

    “Some of us approached them to protect the signs, ending in scuffle. A young man hit one of the female demonstrators, sending her glasses and phone flying through the air, and giving her a nosebleed. We waited 40 minutes until the police came and filed a complaint.”

    At Paran, a moshav collective farming community in the Arava region of the south, anti-Netanyahu demonstrators reported that supporters of the prime minister cursed and made obscene gestures at them and threw a beverage can at them.

    The anti-Netanyahu Black Flag movement issued a statement that made reference to the corruption charges against Netanyahu. The prime minister denies the allegations against him.

    “The defendant and his supporters use any means to harm the protests. Cyberattacks, physical violence and incitement from Likud election campaign vehicles have all become routine. The culture of incitement and hatred is directed at anyone who opposes the defendant heading the government. This craziness must stop on March 23,” the statement said in reference to Election Day. “The protest will continue.”

    #Israelmanifs 37

  • Des milliers de manifestants contre les violences dans les communautés arabes
    Par Aaron Boxerman | 5 mars 2021, | The Times of Israël
    https://fr.timesofisrael.com/des-milliers-de-manifestants-contre-les-violences-dans-les-communa

    Des milliers de manifestants ont défilé vendredi à Umm al-Fahm, dans le nord du pays, pour protester contre ce qu’ils ont qualifié d’échec de la police à venir à bout d’une vague croissante de violences au sein des communautés arabes.

    Cette dernière manifestation a eu lieu après un défilé particulièrement violent la semaine dernière, au cours duquel la police a utilisé des balles en caoutchouc, du gaz lacrymogène, des grenades incapacitantes et des canons à eau lors de la dispersion de centaines de personnes venues prendre part au mouvement. Au moins 35 manifestants ont été blessés, notamment le parlementaire Youssef Jabareen de la Liste arabe unie et le maire de la ville.

    Les responsables arabes israéliens ont accusé la police de racisme et d’usage excessif de la force, et ils ont réclamé l’ouverture d’une enquête. (...)

    #Israelmanifspal

  • L’État des Judaïtes

    L’un des péchés les plus graves de l’État d’Israël est la garde absolue qu’il s’est accordée, sans permission et sans autorité, sur l’ensemble du peuple juif. Ici et dans la diaspora. Comme si Israël était leur chef, comme si c’était lui qui protégeait le peuple juif comme s’ils étaient tous ses sujets.

    https://entreleslignesentrelesmots.blog/2021/03/06/letat-des-judaites

    #international #israel

  • Israël : des images satellites montrent des aménagements majeurs sur un site nucléaire secret
    Lundi 1 mars 2021 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/actu-et-enquetes/israel-images-satellites-site-nucleaire-secret

    Un site nucléaire secret au centre du programme d’armement nucléaire caché d’Israël fait l’objet d’une phase de construction, la plus importante depuis des décennies, révèlent des photos satellite analysées par Associated Press (AP).

    Une excavation de la taille d’un terrain de foot et profonde de plusieurs dizaines de mètres campe désormais à quelques mètres du réacteur vieillissant du centre de recherche nucléaire Shimon Peres Negev, près de la ville de Dimona.

    Ce centre abrite déjà des laboratoires souterrains qui retraitent le combustible usagé du réacteur pour obtenir du plutonium de qualité militaire pour le programme de bombe nucléaire d’Israël, a rapporté jeudi le quotidien israélien Haaretz.

    #Israel