• Von der Leyen défend la Commission au sujet d’Israël et reproche aux gouvernements de l’UE leur inaction
    Jul 3, 2026 - 17:41 | Euractiv FR
    https://euractiv.com/fr/news/von-der-leyen-defend-la-commission-au-sujet-disrael-et-reproche-aux-gouver

    CORK, Irlande – La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a défendu vendredi la réponse de Bruxelles à la guerre à Gaza, laissant entendre que ce sont les capitales de l’UE – et non l’exécutif européen – qui freinent la prise de nouvelles mesures.

    S’exprimant à Cork aux côtés du Premier ministre irlandais Micheál Martin, à l’occasion du lancement de la présidence irlandaise du Conseil pour les six prochains mois, von der Leyen a dû répondre à des questions sur les raisons pour lesquelles la Commission n’a pas donné suite aux appels en faveur de mesures visant à empêcher les échanges commerciaux avec les colonies israéliennes illégales, alors que les critiques à l’encontre du comportement d’Israël à Gaza et en Cisjordanie ne cessent de s’intensifier.

    « La balle est dans le camp des États membres », a-t-elle déclaré, s’exprimant depuis l’une des capitales de l’Union les plus virulentes sur la guerre à Gaza.

    Elle a rappelé que la Commission avait proposé, il y a dix mois, de suspendre les préférences commerciales prévues par l’accord d’association UE-Israël, mais qu’elle n’avait pas obtenu l’accord des gouvernements nationaux au sein du Conseil. (...)

    #IsraelUE

  • EXCLUSIF : Les propos de Kallas sur un « apartheid » israélien aggravent la crise de politique étrangère de l’UE
    Jun 12, 2026 - 09:25 | Euractiv FR
    https://euractiv.com/fr/news/exclusif-les-propos-de-kallas-sur-un-apartheid-israelien-aggravent-la-cris

    (...) L’accusation selon laquelle les politiques et l’action militaire d’Israël, à la suite des attaques du Hamas en octobre 2023, s’inscrivent dans une politique de type apartheid, raciste envers les Palestiniens ou les Arabes, est très controversée.

    Si les gouvernements irlandais et espagnol manifestent une certaine sympathie, l’UE s’est clairement distanciée de ces allégations, qui ont été catégoriquement rejetées par des pays tels que l’Allemagne et la France.

    Cette allégation constitue également le fondement de la plainte déposée par l’Afrique du Sud devant la Cour internationale de justice à La Haye, où le pays affirme qu’Israël a violé ses obligations au titre de la Convention sur le génocide à Gaza.

    Conformément à la politique de l’UE, Kallas a reconnu le droit d’Israël à la légitime défense, mais a déclaré que la riposte devait être proportionnée, tout en critiquant les colonies israéliennes en Cisjordanie, qu’elle juge comme compromettant la possibilité d’une solution à deux États.

    « L’UE critique Israël et soutient une solution à deux États. La comparaison avec l’apartheid est inacceptable et ne correspond pas à la politique de l’UE. C’est un grave problème si elle tient ce genre de propos alors qu’elle représente officiellement l’UE sur la scène internationale », a déclaré un diplomate européen. (...)

    #IsraelUE

    • La diplomate en chef de l’UE Kaja Kallas accuse Israël d’apartheid et déclenche la fureur de Paris et Berlin
      Publié le 15 juin 2026 - Lina Sankari
      https://www.humanite.fr/monde/apartheid/la-diplomate-en-chef-de-lue-kaja-kallas-accuse-israel-dapartheid-et-declenc

      Panique à Bruxelles. La haute représentante de l’Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a franchi le Rubicon. En déplacement au Mexique fin mai, Kaja Kallas, peu habituée à l’exercice de la critique de la politique israélienne, a osé dresser un parallèle, lors de réunions à huis clos, entre le traitement réservé aux Palestiniens et le système raciste d’apartheid en vigueur en Afrique du Sud jusqu’au début des années 1990.

    • Israël rompt ses relations avec la haute diplomate européenne Kallas suite à une comparaison présumée avec l’apartheid
      Liza Rozovsky et Ben Kroll, Haaretz, jeudi 18 juin 2026
      https://blogs.mediapart.fr/yves-romain/blog/180626/le-ministre-des-affaires-etrangeres-israelien-rompt-les-contacts-ave

      (...) La semaine dernière, le site Euractiv, basé en Belgique, a rapporté reported que Mme Kallas avait comparé le traitement réservé par Israël aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza à celui de l’Afrique du Sud sous le régime de l’apartheid lors d’une réunion à huis clos tenue en mai dernier lors de sa visite au Mexique, bien que le média n’ait pas publié de citation directe de l’ancienne Première ministre estonienne.

      Dans son message publié jeudi matin, Sa’ar a fait part de sa déception face au fait que Kallas n’ait pas remis les choses au clair en commentant publiquement ce rapport. « À ce jour, elle n’a émis aucun démenti, aucune clarification ni aucune réponse concernant cette déclaration grave », a-t-il écrit.

      « Je n’ai d’autre choix que de rompre tout contact avec Mme Kallas jusqu’à ce qu’elle revienne sur la calomnie sanglante qu’elle a adressée au seul État juif du monde, qui est également la seule démocratie du Moyen-Orient », a ajouté Sa’ar. (...)

  • Comment la diplomatie européenne a été grippée par des fonctionnaires « très conciliants » avec Israël

    Pendant deux ans, l’UE s’est révélée impuissante à sanctionner Israël pour les violations du droit international à Gaza. Les divisions entre États membres en sont la cause première. Mais, au sein du service diplomatique européen, des hauts fonctionnaires freinaient toute initiative « défavorable à Israël ».

    https://www.mediapart.fr/journal/international/221225/comment-la-diplomatie-europeenne-ete-grippee-par-des-fonctionnaires-tres-c

    Pour cet ancien membre du Service européen pour l’action extérieure (SEAE), l’incapacité de l’Union européenne (UE) à sanctionner Israël pour ses violations du droit international à Gaza est une « trahison des valeurs de l’UE ». Celle-ci « a perdu sa boussole humaine et s’est éloignée de sa ligne qui est celle de l’équilibre », ajoute-t-il.

    Dans le jeu complexe des institutions européennes, les fractures béantes entre les États membres ne sont pas la seule explication de cette frilosité extrême. Des fonctionnaires du SEAE ont aussi contribué à gripper la diplomatie. C’est ce que dénoncent de multiples sources contactées par Mediapart.

    « L’Union européenne a été quasiment bloquée pendant un an, voire davantage, explique un diplomate. Oui, les États membres étaient divisés, mais si la “machine” européenne avait parlé d’une même voix, il aurait été possible d’avancer plus vite et plus fort. » Au sein du SEAE, une poignée de haut·es fonctionnaires, tous positionné·es à des postes clés, sont régulièrement mentionné·es comme ayant cherché à « bloquer » ou « freiner » toute initiative susceptible de déplaire à Israël. Ils ont notamment tenté de ralentir les projets de sanctions.

    ...
    _Au sommet de la pyramide se trouvait Stefano Sannino, secrétaire général du SEAE de 2021 à janvier 2025 (l’Espagnole Belén Martínez Carbonell lui a succédé). Après sa garde à vue du 3 décembre, il a été inculpé dans une affaire de fraude aux fonds européens.

    Frank Hoffmeister, l’Allemand qui dirige le service juridique du SEAE, est lui aussi considéré comme l’un des verrous du service diplomatique. Il est par ailleurs membre du Parti libéral-démocrate d’Allemagne, l’une des formations politiques les plus pro-israéliennes de son pays.

    Hélène Le Gal , enfin, est une ancienne ambassadrice de France en Israël. Elle est directrice du département Moyen-Orient et Afrique du Nord du SEAE depuis 2022 . Plusieurs sources considèrent qu’elle a œuvré, aux côtés d’autres fonctionnaires, « contre les positions défendues par le haut représentant de l’UE aux affaires étrangères, donc contre son chef, et contre les positions de son propre pays », lance un diplomate._
    ...

    « Il y avait une ligne très “pro-Israël” incarnée par Ursula von der Leyen ; et une ligne plus équilibrée, celle de Josep Borrell, qui était alors haut représentant aux affaires étrangères, ancrée dans le droit international et qui ne souhaitait pas donner de chèque en blanc à Israël pour procéder à des massacres de civils. »

    ....
    Hélène Le Gal, la cheffe de l’unité Moyen-Orient, a empêché la diffusion d’un rapport interne sur la désinformation israélienne, préparé par l’unité de communication stratégique du SEAE.

    ...
    Le texte est censé être à usage interne, et à destination des vingt-sept points de contact nationaux du système d’alerte rapide du SEAE, actif dans le domaine de la lutte contre la désinformation. Il décrit les stratégies de désinformation israéliennes. Mais, témoigne un ancien de la cellule communication stratégique du SEAE, « il [leur] a été clairement stipulé que, sur ordre de Mme Le Gal, [ils avaient] interdiction de travailler sur la désinformation israélienne ».

    Le rapport est en tout cas bloqué. Il ne sera pas diffusé dans le réseau européen de lutte contre la désinformation. « C’est une manipulation de l’information à destination des États membres », estime la source interne. Et pourtant, les campagnes de dénigrement et de fausses nouvelles, par exemple contre l’Unrwa – l’agence onusienne chargée des réfugiés de Palestine –, se multipliaient depuis le début de la guerre. Dans certains cas, elles visaient directement des dirigeant·es européen·nes.

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    Les premières frictions entre services remontent au mois de novembre 2023. Mediapart s’est procuré un document du service juridique du SEAE, dirigé par Frank Hoffmeister, daté du 7 novembre.
    ...
    « C’était hallucinant, le document semblait écrit par un avocat de l’armée israélienne », s’étouffe une diplomate. Ce document stipule par exemple que « selon les avocats de l’armée israélienne, Gaza a la capacité de se fournir elle-même en eau et en nourriture depuis son territoire ». Dans ce même document, Israël affirme donner suffisamment de consignes à son armée pour qu’elle respecte le droit international humanitaire.

    ...
    Le 10 septembre, Ursula von der Leyen annonçait qu’une suspension partielle de l’ accord d’association entre Israël et l’Union européenne serait proposée par la Commission, sur la base de son article 2, qui conditionne l’accord au respect des droits humains. Aucune proposition formelle n’a encore été soumise au vote du Conseil.

    Les réticences de l’Allemagne et d’autres États membres, comme la Hongrie ou l’Autriche, ne sont toujours pas tombées. Mais, selon un diplomate, « la Commission aurait dû faire cette proposition bien avant. Seulement, Sannino et Le Gal ont sciemment rechigné à donner les outils nécessaires pour proposer la suspension de l’accord, par exemple en ralentissant la circulation de l’information ».

    • « Israel Files » : le lobbying payant des autorités israéliennes contre le boycott en France
      L’enquête « Israel Files », menée par Mediapart en collaboration avec huit médias européens, révèle les efforts déployés par l’État hébreu pour accentuer la répression judiciaire du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions en France.

      https://www.mediapart.fr/journal/international/141225/israel-files-le-lobbying-payant-des-autorites-israeliennes-contre-le-boyco

      Yunnes Abzouz, Samia Dechir et Yossi Bartal
      14 décembre 2025 à 09h32

      C’est l’une des affaires les plus emblématiques du mouvement Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) en France. Le 26 septembre 2009, cinq militant·es investissent un hypermarché d’Illzach (Haut-Rhin), à l’appel du collectif Palestine 68, membre de la campagne internationale BDS. Vêtu·es de T-shirts floqués du slogan « Palestine vaincra – Boycott d’Israël », elles et ils distribuent des tracts aux client·es pour les inciter à ne pas acheter de produits originaires d’Israël, en raison des crimes d’occupation et d’apartheid commis par cet État.

      Le 22 mai 2010, neuf militant·es renouvellent l’opération dans le même hypermarché. Leur action n’est pas violente, et Carrefour finit par retirer sa plainte. Mais *cinq organisations, dont la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) ou encore la chambre de commerce France-Israël se constituent parties civiles et déposent plainte pour provocation à la discrimination en raison de l’origine, l’ethnie, la race ou la religion.

      En 2015, la Cour de cassation condamne définitivement les onze militant·es à une amende de 1 000 euros, dans ce qui est désormais connu comme l’affaire Baldassi, du nom de l’un des prévenu·es. Il ne reste alors qu’un recours possible aux activistes : en mars 2016, ils lancent une procédure contre la France devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

      La justice européenne se prononce quatre ans plus tard. Le 11 juin 2020, la CEDH reconnaît la légalité du boycott, tant qu’il n’appelle pas à l’intolérance ou à la haine. La Cour condamne la France pour avoir enfreint l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège la liberté d’expression, à verser 101 180 euros aux requérant·es. C’est exactement ce que craignait le gouvernement israélien.

      Dès lors, le département des opérations spéciales chargé de la guerre juridique d’Israël à l’étranger ouvre un nouveau front en France : préserver à tout prix la criminalisation du mouvement BDS. L’enquête de Mediapart, en collaboration avec le réseau European Investigative Collaborations (EIC), a permis de retracer le lobbying israélien auprès du gouvernement français, pour l’inciter à ne pas suivre la jurisprudence européenne.
      Pressions sur les ministères

      La consultation de milliers de documents internes au ministère de la justice israélien met également en lumière *la participation active du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à la guerre juridique menée par Israël en France* .
      ...

      Le 15 juin 2020, quatre jours après la décision de la CEDH, le cabinet d’avocats français Navacelle prévient son client au sein du ministère de la justice israélien : la jurisprudence européenne pourrait amener la justice française à revenir sur d’autres condamnations de militant·es BDS. Pour Israël, c’est le pire des scénarios, car la France était jusque-là considérée comme l’un des pays les plus répressifs en la matière.

      C’est à ce moment que le Crif, l’un des relais les plus actifs de la campagne anti-BDS en France, entre en scène. Le 20 juin, il adresse un courrier à Nicole Belloubet et Jean-Yves Le Drian, alors respectivement ministres de la justice et des affaires étrangères. Son président, Francis Kalifat, s’exprime au nom de « la communauté juive de France [...], terriblement inquiète de la portée de cet arrêt et des conséquences dramatiques qui vont en résulter sur le territoire national », à savoir des « actes et violences contre les Français juifs ».

      Il demande alors au gouvernement français de déposer un recours contre l’arrêt de la CEDH. L’exécutif n’accède pas à la demande du Crif. Mais en coulisses, le département des opérations spéciales et ses relais en France continuent à mettre la pression sur Paris.

      Dans un échange de mails internes au gouvernement israélien, le ministère de la justice s’inquiète le 29 juin 2020 de savoir « si le ministère des affaires étrangères a préparé des points de discussion pour les réunions avec les autorités françaises, afin [de se] coordonner » entre les deux ministères. La réponse tombe le lendemain : le ministère des affaires étrangères confirme qu’une réunion a bien eu lieu en présence d’un « groupe de juristes juifs ».

      Entre les lignes, on comprend qu’un dialogue doit être engagé avec les autorités françaises pour tenter de minimiser autant que possible l’impact de la décision de la CEDH. En septembre 2020, le Crif revient donc à la charge auprès de l’exécutif français.
      Des consignes aux parquets

      Le 14 septembre, Francis Kalifat est reçu par Éric Dupond-Moretti, fraîchement nommé ministre de la justice . Parmi d’autres sujets, il l’alerte sur « l’antisionisme, nouvelle forme de l’antisémitisme, notamment véhiculée par les campagnes BDS de délégitimation de l’État d’Israël et de boycott » et s’inquiète des conséquences de l’arrêt de la CEDH en France. Le garde des Sceaux se montre rassurant, et lui confirme que « la doctrine de la France en la matière [n’a] pas évolué et [sera] réaffirmée », selon un communiqué du Crif.

      Deux jours plus tard, Francis Kalifat rencontre le premier ministre, Jean Castex, qui confirme les propos d’Éric Dupond-Moretti.

      ...

      Le 20 octobre 2020, le ministère de la justice français publie une circulaire surprenante à l’attention des procureurs, « relative à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens ». Elle précise que l’arrêt de la CEDH n’empêche pas de poursuivre les appels au boycott , à condition de motiver suffisamment les décisions de condamnation, en prouvant qu’il y a bien eu un appel à la discrimination.

      En d’autres termes, les parquets sont encouragés à continuer les poursuites contre les auteurs et autrices d’appels au boycott . Pour le gouvernement israélien, c’est une victoire. Dans un rapport de performance rédigé en décembre 2020, le ministère de la justice israélien se félicite d’avoir soumis aux autorités françaises « un document informel afin qu’elles envisagent de l’inclure dans un nouveau projet de circulaire du ministère français de la justice ».

      À en croire le gouvernement israélien, le ministère de la justice français a donné des instructions au minimum inspirées, sinon directement tirées, d’un document qu’il lui a fourni.

      Ce document, « conforme aux intérêts israéliens », a visiblement directement inspiré la circulaire française publiée en octobre 2020. Un peu plus loin, le ministère israélien précise : « La nouvelle circulaire reprend un certain nombre de points exprimés dans le document informel qui leur avait été soumis dans le cadre du dialogue », et permettra, malgré la décision de la CEDH, que les appels au boycott de produits israéliens en France soient toujours considérés comme des incitations à la discrimination, et poursuivis comme tels.

      À en croire ce rapport, le ministère de la justice français a donc donné aux parquets des instructions au minimum inspirées, sinon directement tirées, d’un document fourni par le gouvernement israélien. Une forme d’ingérence inquiétante dans les affaires intérieures de la France. Contactés par Mediapart et l’EIC, aucun des ministères de la justice, israélien ou français, n’a souhaité s’exprimer, pas plus qu’Éric Dupond-Moretti.

      Reste à savoir quelles conséquences la circulaire d’octobre 2020 a eues dans les tribunaux français. Dans le cas de l’affaire Baldassi, elle semble n’avoir eu aucun effet. Lors du procès en révision des onze militant·es, l’avocat général s’est prononcé pour la relaxe, qui a été définitivement actée le 4 novembre par la Cour de cassation. Mais d’autres militant·es du mouvement BDS ont bien été inquiété·es par la justice française.

      Le 19 septembre 2021, deux membres de l’association France Palestine Solidarité (AFPS) se rendent au marché bio d’Obernai (Bas-Rhin), pour y vendre des produits d’artisanat palestinien. Sur leur stand, elle et il déploient une banderole et proposent des tracts appelant au boycott d’Israël, qualifié d’« État d’apartheid ». Alertés, les gendarmes et le maire se rendent sur place, les deux militant·es sont prié·es de s’en aller.

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      Dans un premier temps, aucune poursuite n’est engagée, le dossier semble clos. « Un beau matin, je reçois un appel téléphonique me demandant de passer à la gendarmerie, raconte Bruno de Butler, joint par Mediapart. Ils prennent mes empreintes, des photos. Ils me disent que je vais être convoqué au tribunal et me conseillent d’y aller. À ce moment-là, je le vis comme une tentative d’intimidation, on n’a commis aucune infraction. »

      Ce qu’il ignore encore, c’est qu’ entretemps une plainte pour incitation à la haine raciale a été déposée par le BNVCA, l’une des associations qui s’était portée partie civile dans l’affaire Baldassi. Le tribunal de Saverne (Bas-Rhin) ouvre une enquête et, deux ans plus tard, en juin 2023, les deux militant·es sont convoqué·es par le délégué du procureur, en vue d’une procédure de composition pénale.

      ...
      Concrètement, on leur propose de reconnaître leur culpabilité en échange d’un abandon des poursuites et d’une éventuelle mesure alternative à la peine . Bruno de Butler refuse de s’y rendre. « Notre action est un appel à la justice, on demande l’application du droit international pour les Palestiniens. Il ne s’agit pas d’appeler à la haine de qui que ce soit », raconte le militant, qui reste toujours passible de poursuites. Sa convocation devant le parquet de Saverne a-t-elle été motivée par la fameuse circulaire d’octobre 2020 ? Contacté par Mediapart, le procureur n’a pas donné suite.

      Deux avocats français

      Parallèlement à l’essor d’une économie coloniale dans les territoires occupés, les campagnes de boycott visant à la dénoncer ont pris de l’ampleur en France. Les documents internes au ministère de la justice israélien montrent qu’Israël, très attentif à la situation française, a pu compter, au moins depuis 2012, sur la vigilance de deux avocats français, chargés de faire remonter les décisions judiciaires dans les affaires de boycott et agissant souvent en leur qualité de membres du comité directeur du Crif.

      Actifs devant les tribunaux français pour assurer la défense d’entreprises visées par des appels au boycott, Pascal Markowicz et Marc Lévy ont été missionnés pour constituer un réseau juridique afin de mettre à disposition de ses soutiens « les meilleurs arguments pour défendre les couleurs de l’État d’Israël ».

      En janvier 2014, deux ans après avoir pris part à une conférence juridique organisée par l’État d’Israël à Paris, Pascal Markowicz rentre dans les petits papiers du ministère de la justice israélien. Il est invité, en sa qualité de représentant du Crif, à rejoindre un groupe de travail juridique international, en présence de plusieurs autres émissaires d’associations représentatives des communautés juives dans le monde. L’objectif : « Élaborer des solutions créatives pour lutter contre la délégitimation dans les sphères juridiques nationales et internationales, à la fois en contrant les activités anti-israéliennes et en renforçant la position et le statut d’Israël. »

      En amont de la première réunion, Pascal Markowicz doit remplir un formulaire dont les réponses éclairent sur le rôle de lobbying du Crif en faveur du gouvernement israélien, alors même que ses missions officielles sont supposées se limiter à l’expression d’une « solidarité avec Israël ». Dans ce questionnaire, l’avocat français liste d’abord les principaux acteurs « pro-israéliens », parmi lesquels le Crif et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).

      [La France] est le seul pays où nous pouvons gagner contre le BDS.

      Pascal Markowicz, avocat membre du comité directeur du Crif

      Lorsque le ministère israélien interroge Pascal Markowicz sur « l’ampleur des ressources que [le Crif] a investies dans la lutte contre la menace qui pèse sur la légitimité d’Israël », celui-ci répond : « Le Crif entretient un dialogue permanent avec les organisations européennes et je connais personnellement certains lobbies au Parlement européen et à la Commission européenne. »

      « Il est également important d’avoir un programme visant les institutions européennes afin qu’elles copient la loi française sur la discrimination que j’applique dans les procès BDS afin d’avoir une loi européenne complète luttant contre le boycott dans les pays européens », écrit encore Pascal Markowicz à l’intention du département chargé de la guerre juridique israélien. L’avocat conseille même au ministère des affaires étrangères israélien de prendre en charge les frais de défense dans les procès intentés contre les actions de boycott, car la France « est le seul pays où nous pouvons gagner contre le BDS ».

      Le ministère de la justice israélien interroge aussi son correspondant en France sur les principaux défis juridiques auxquels le Crif est confronté. Réponse de Pascal Markowicz : « Le principal problème est d’expliquer qu’il n’y a pas de “territoires occupés” et que Jérusalem est la capitale unifiée d’Israël. » Il ajoute par ailleurs qu’« il est très difficile de convaincre les dirigeants politiques, les médias ou les juges que l’antisionisme est le nouvel antisémitisme ».

      Interrogé par nos soins, Pascal Markowicz revendique un rôle de « précurseur des avocats français en matière de lutte contre le boycott des produits israéliens », mais nie intervenir auprès du gouvernement israélien en sa qualité de membre du Crif. « Je fais cela en tant qu’avocat, ça n’a rien à voir avec le Crif », clame-t-il.

      ...

      Pourtant, Pascal Markowicz comme Marc Lévy sont régulièrement désignés, dans les mails dont nous avons eu connaissance, comme les « représentants du Crif en Israël ». C’est encore le cas en mars 2017, lorsque Pascal Markowicz transmet au département des opérations spéciales une liste de cabinets d’avocat·es français dont il recommande les services. Et, aussi en février 2018, quand il participe à la conférence internationale des avocats contre la délégitimation d’Israël, en sa qualité de « membre du conseil d’administration du Crif », peut-on lire sur le programme de l’événement. En avril 2019, Marc Lévy laisse apparaître en signature d’un mail destiné au département des opérations spéciales la mention « représentant du Crif en Israël ».

    • « Israel Files » : le pactole de la guerre juridique menée en France par Israël

      L’enquête « Israel Files » menée par Mediapart en collaboration avec huit médias européens met en lumière les centaines de milliers d’euros allouées par cet État à la protection de ses intérêts et de ses ressortissants contre les poursuites devant les tribunaux français.

      Yunnes Abzouz, Samia Dechir et Yossi Bartal

      12 décembre 2025 à 17h57

      https://www.mediapart.fr/journal/international/121225/israel-files-le-pactole-de-la-guerre-juridique-menee-en-france-par-israel

      Ils ont été choisis sur des critères bien précis : leurs compétences en matière de crimes de guerre, d’extradition, ou encore leur proximité avec le pouvoir. Depuis 2014, au moins cinq cabinets d’avocat·es ont été embauchés par le gouvernement israélien en France , pays considéré comme un des principaux fronts de la guerre juridique dans laquelle Israël a dépensé des dizaines de millions d’euros à travers le monde.

      D’après les calculs de Mediapart, basés sur la publication de 2 millions de mails du gouvernement d’Israël par le site à but non lucratif Distributed Denial of Secrets (DDoS), le ministère israélien de la justice a provisionné entre 274 000 et 424 000 euros pour passer des contrats avec des cabinets français entre 2014 et 2019 . Leur rôle : conseiller et assister Israël et ses ressortissant·es en cas de procès devant les tribunaux en France.
      ...

      Des contacts privilégiés avec les magistrats français

      Le ministère israélien de la justice s’enquiert particulièrement, auprès des cabinets qu’il auditionne, de leur « capacité à accéder de manière informelle et à s’entretenir avec des hauts fonctionnaires français sur divers aspects » liés aux affaires judiciaires impliquant Israël, peut-on lire dans des échanges de mails avec le cabinet parisien Libra Avocats, candidat à l’appel d’offres.

      C’est finalement le cabinet Hogan Lovels qui est choisi, pour son expertise en matière d’extradition et de compétence universelle, cette capacité d’un État à poursuivre des crimes, peu importe le lieu où ils ont été commis ou la nationalité de leur auteur ou autrice.

      La collaboration prend fin en 2019, un nouveau contrat est alors conclu avec le cabinet Navacelle, plafonné à 240 000 euros, soit le reliquat de la somme provisionnée pour Hogan Lovels deux ans plus tôt. D’après les documents auxquels Mediapart a eu accès, c’est à ce jour le dernier contrat conclu par Israël avec un cabinet d’avocat·es français. Contactés par Mediapart, aucun des cabinets mentionnés n’a répondu à nos demandes d’interview.

      ....

      En 2014, au cours d’une trêve interrompant une offensive menée par Israël à Gaza, cinq enfants de la famille Shuheibar sont visés par un missile alors qu’ils étaient sortis jouer sur le toit de leur immeuble. Trois meurent sur le coup. Sur le toit de l’immeuble est retrouvé, après coup, un composant militaire, appartenant à l’entreprise française Exxelia Technologies (ex-Eurofarad), q ui a servi à guider le missile.

      En 2016, Wissam Shuheibar et sa femme, Kefah, déposent plainte en France pour homicide involontaire et complicité de crime de guerre contre Exxelia

      ...

      Quelque temps après ces échanges de mails, le parquet de Paris acte le classement sans suite de l’affaire . Pour l’avocat de la famille Shuheibar, Joseph Breham (par ailleurs espionné entre fin 2019 et début 2020 par le logiciel israélien Pegasus), l’attention particulière d’Israël prêtée à la plainte de ses clients coïncide avec « une attitude surprenante du parquet, qui, par deux fois, a perdu les pièces [qu’ils lui avaient] adressées . [Ils étaient] vraiment résolus au départ à collaborer avec le parquet et à le laisser mener son enquête. »

      Le parquet s’opposant à l’ouverture d’une instruction, le conseil de la famille Shuheibar change de stratégie et dépose une nouvelle plainte, cette fois avec constitution de partie civile , entraînant l’ouverture d’une information judiciaire et la nomination d’un juge d’instruction.
      ...

      Protéger les français engagés dans l’armée israélienne

      L’autre mission des cabinets d’avocats embauchés par le gouvernement consistait à évaluer les risques de poursuites contre des Français ou bi-nationaux engagés dans l’armée israélienne. Parce que les opérations militaires d’Israël en territoires palestiniens sont accusées d’être contraires au droit international, le ministère israélien veut s’assurer que les soldats voyageant à l’étranger, et notamment en France, ne risquent pas d’être arrêtés.

      Entre 2018 et 2019, il commande deux mémorandums aux cabinets Hogan Lovels et Navacelle, chargés de passer en revue le droit français. Leurs conclusions ne sont pas rassurantes pour Israël : la France est bien compétente pour juger les infractions commises par ses ressortissants engagés auprès des forces de défense israéliennes, avec des peines pouvant aller jusqu’à la détention criminelle à perpétuité.
      ...
      En 2024 et 2025, deux plaintes sont déposées en France contre des soldats franco-israéliens
      ...
      Cinq organisations françaises et palestiniennes, dont la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide, torture et complicité de ces crimes . Contacté par Mediapart, le parquet national antiterroriste (PNAT) assure avoir ordonné l’ouverture d’une information judiciaire le 5 septembre du chef de crime de guerre. Les qualifications de crime contre l’humanité et génocide ont été écartées, déplorent les avocat·es des parties civiles .

      Une décision « incompréhensible » pour Me Clémence Bectartre, qui s’étonne que le PNAT ait fermé la porte « avant même d’ouvrir une enquête qui a précisément pour but de savoir comment on peut qualifier les faits ». Emmanuel Daoud, autre avocat des plaignant.es, rappelle que les faits dénoncés s’inscrivent dans le cadre « d’attaques généralisées et systématiques contre des civils et des prisonniers palestiniens » et peuvent à ce titre être considérés comme des crimes contre l’humanité.

      La seconde procédure ouverte contre des soldats de nationalité française concerne deux snipers d’une unité d’élite de l’armée israélienne, accusés d’exécutions sommaires à Gaza. En juillet dernier, 6 organisations dont la FIDH et l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) ont déposé une plainte avec constitution de partie civile pour crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide. Le PNAT a ouvert une enquête, mais là encore, seul le chef de crime de guerre a été retenu.

      ...
      la fuite de documents à laquelle Mediapart a eu accès s’arrête en 2023.

    • « Israel Files » : l’enquête qui révèle l’ingérence israélienne dans les tribunaux étrangers

      L’enquête « Israel Files » menée par Mediapart en collaboration avec huit médias européens dévoile le rôle d’un département spécialement créé par le gouvernement israélien au service de sa guerre juridique devant les tribunaux européens et internationaux.

      Yunnes Abzouz, Samia Dechir et Yossi Bartal

      12 décembre 2025 à 17h57

      https://www.mediapart.fr/journal/international/121225/israel-files-l-enquete-qui-revele-l-ingerence-israelienne-dans-les-tribuna

      Un département dédié, celui des « affaires spéciales », est créé en 2010 et placé sous l’autorité d’un ancien juriste militaire autrefois chargé d’élaborer des arguments juridiques pour justifier les exécutions extrajudiciaires de l’armée. Le département a pour mission officielle de « gérer toutes les questions relatives aux procédures judiciaires internationales […] découlant des actions de l’État ».

      ..
      Une partie de ses missions a consisté à évaluer les risques d’arrestation lorsque des responsables militaires ou civils israéliens voyageaient à l’étranger. Dans plusieurs cas, le département des affaires spéciales a obtenu que des personnalités politiques de premier plan, possiblement sous le coup de mandats d’arrêt ou susceptibles d’être interrogées pour crimes de guerre, annulent leur voyage dans des États européens.

      Car, en réalité, l’essentiel du travail du département s’est joué en coulisses : à plusieurs reprises, le département est intervenu pour influencer le cours de procédures pénales engagées devant des juridictions occidentales contre des entreprises fournisseuses de l’armée israélienne ou poursuivies pour leurs activités en Cisjordanie.

      Pressions sur les justices espagnole et hollandaise

      Les documents internes au gouvernement israélien montrent également que les ministères de la justice, des affaires étrangères et du commerce sont convenus de solliciter « les pays amis » d’Israël au sein de l’Union européenne pour qu’ils produisent auprès de la CJUE un avis favorable à l’État hébreu.

      Ces pressions et tentatives d’ingérence ont été dissimulées, en violation probable de la loi israélienne, et ont permis par exemple d’obtenir le classement sans suite d’une affaire visant l’entreprise néerlandaise Riwal, impliquée dans la construction du mur de séparation en Cisjordanie.

      En Espagne, les efforts de lobbying du département des affaires spéciales ont contribué en 2009 au classement sans suite d’une affaire pénale où le ministre de la défense de l’époque, Binyamin Ben-Eliezer, et six officiers supérieurs de l’armée étaient mis en cause pour le meurtre à Gaza de quatorze civils, dont plusieurs enfants et nourrissons.

      Le département des affaires spéciales a aussi été très actif pour protéger les soldats binationaux servant dans l’armée israélienne, mobilisant des dizaines de millions d’euros de frais d’avocat – en Espagne, Belgique, Allemagne, France, États-Unis et Afrique du Sud, entre autres.


      Dix ans de gagnés à la CPI

      Parmi les succès les plus notables revendiqués par le département spécial : avoir fait traîner pendant dix ans l’ouverture d’une enquête de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre commis en territoire palestinien . Après l’opération militaire « Plomb durci » qui a causé la mort de plus de 1 400 Gazaoui·es à l’hiver 2008-2009, l’Autorité palestinienne demande à la CPI d’ouvrir une enquête. En 2015, après que le procureur a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire, Benyamin Nétanyahou autorise « l’ouverture d’un dialogue discret avec le bureau du procureur » pour contester la compétence de la cour.

      La justice internationale n’a pas été la seule cible du département des affaires spéciales. Celui-ci s’est aussi immiscé dans des procédures judiciaires de plusieurs pays européens. En 2017, une plainte est déposée aux Pays-Bas contre l’entreprise Four Winds, un groupe néerlandais qui fournit des chiens à l’armée israélienne.
      En 2014, l’un de ces animaux a attaqué Hamzeh Abu Hashem, un Palestinien âgé de 16 ans, blessé à la jambe et à l’épaule. Son avocate Liesbeth Zegveld réclame une indemnisation, mais demande aussi l’interdiction pour Four Winds d’exporter des chiens vers Israël. Impensable pour les autorités israéliennes, qui vont tout faire pour éviter un procès.
      Le ministère israélien de la justice missionne Robbert de Bree, un avocat néerlandais, pour assister l’entreprise, elle-même tenue de garder secrète l’aide apportée par Israël. Lorsqu’il approche Liesbeth Zegveld, Robbert de Bree ne dit pas qu’en plus des intérêts de Four Winds, il défend ceux de l’État israélien.


      Croyant négocier directement avec l’entreprise néerlandaise, l’avocate du jeune Palestinien accepte de signer un accord : une indemnisation de 20 000 euros contre l’abandon des poursuites. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que la somme n’a pas réellement été payée par Four Winds, mais secrètement versée par le gouvernement israélien. Dans cet accord, il n’est plus question d’interdire à Four Winds de fournir des chiens à l’armée israélienne.

  • L’UE propose de restreindre le financement de la recherche israélienne en raison de la crise à Gaza
    Par Lili Bayer — 28 juillet 2025, 20 h 00 GMT+2,
    https://www.challenges.fr/monde/la-commission-europeenne-discute-dun-acces-restreint-disrael-au-programme

    BRUXELLES, 28 juillet (Reuters) - L’organe exécutif de l’Union européenne a recommandé lundi de restreindre l’accès d’Israël à son programme phare de financement de la recherche, après que plusieurs pays de l’UE ont appelé à accroître la pression sur Israël afin d’atténuer la crise humanitaire à Gaza.

    Plusieurs pays de l’UE ont déclaré la semaine dernière qu’Israël ne respectait pas ses engagements pris dans le cadre d’un accord avec l’Union européenne visant à augmenter l’aide humanitaire à Gaza et ont demandé à la Commission européenne de proposer des mesures concrètes.

    La proposition de suspendre partiellement la participation d’Israël au programme Horizon Europe doit être approuvée par une majorité qualifiée des pays de l’UE pour entrer en vigueur, soit au moins 15 des 27 membres de l’UE, représentant au moins 65 % de sa population.

    La Commission européenne a déclaré dans un communiqué que cette proposition faisait suite à un examen du respect par Israël de la clause relative aux droits humains d’un accord régissant ses relations avec l’UE.

    Le service diplomatique de l’Union européenne a déclaré en juin qu’il existait des indications selon lesquelles Israël avait manqué à ses obligations au titre de cet accord.

    « Bien qu’Israël ait annoncé une pause humanitaire quotidienne dans les combats à Gaza et ait respecté certains de ses engagements au titre de l’accord commun sur l’aide humanitaire et l’accès humanitaire, la situation reste grave », a déclaré la Commission lundi.

    Le Programme alimentaire mondial des Nations unies a déclaré que près de 470 000 personnes à Gaza souffraient de conditions proches de la famine, et que 90 000 femmes et enfants avaient besoin de traitements nutritionnels spécialisés.

    Le gouvernement israélien a rejeté les critiques internationales à l’égard de sa politique dans l’enclave. (...)

    #IsraelUE. #Horizon_Europe

  • UE-Israël. Le refus de suspendre l’Accord d’association entre l’UE et Israël est une « trahison cruelle et illégale »
    15 juillet 2025 - Amnesty International
    https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2025/07/eu-israel-refusal-to-suspend-the-eu-israel-association-agreement-is-a-cruel

    Réagissant à la décision de l’Union européenne (UE) de ne pas suspendre l’Accord d’association UE-Israël, Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, a déclaré :

    « Le refus de l’UE de suspendre son accord avec Israël est une trahison cruelle et illégale – de la vision et du projet européens, qui sont fondés sur le respect du droit international et sur la lutte contre les pratiques autoritaires, ainsi que des règles de l’Union européenne elle-même et des droits fondamentaux des Palestinien·ne·s.

    This will be remembered as one of the most disgraceful moments in the EU’s history.
    Agnès Callamard, Amnesty International’s Secretary General

    « On se souviendra de ce moment comme de l’un des plus honteux de l’histoire de l’UE. Les dirigeant·e·s européens avaient la possibilité d’adopter une position de principe contre les crimes d’Israël, mais lui ont au lieu de cela donné leur feu vert pour poursuivre son génocide à Gaza, son occupation illégale de l’ensemble du territoire palestinien occupé (TPO) et son système d’apartheid imposé aux Palestinien·ne·s.

    « L’examen mené par l’UE a clairement montré qu’Israël bafoue ses obligations relatives aux droits humains aux termes de l’Accord d’association. Pourtant, au lieu de prendre des mesures pour y mettre fin et prévenir leur propre complicité, les États membres ont choisi de maintenir un accord commercial préférentiel plutôt que de respecter leurs obligations internationales et de sauver des vies palestiniennes.

    « C’est plus que de la lâcheté politique. Chaque fois que l’UE s’abstient d’agir, le risque de complicité avec les agissements d’Israël s’accroît. Cela envoie un message extrêmement dangereux aux auteurs d’atrocités criminelles, leur indiquant que non seulement leurs actes resteront impunis mais qu’ils seront en outre récompensés. (...)

    #IsraelUE

  • Conflit israélo-palestinien - Un rapport interne de l’UE pointe des violations israéliennes de l’accord d’association
    Publié le 20-06-2025 à 18h36 à Bruxelles - La Libre
    https://www.lalibre.be/dernieres-depeches/2025/06/20/conflit-israelo-palestinien-un-rapport-interne-de-lue-pointe-des-violations-

    Les actes d’Israël dans la bande de Gaza ne sont pas conformes aux principes établis pour sa coopération étroite avec l’Union européenne, d’après une évaluation interne de l’UE, partagée avec les Etats membres. L’accord d’association entre l’UE et Israël énonce les principes fondamentaux qui régissent les relations entre les deux parties, notamment le respect des droits humains.

    La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, avait annoncé le 20 mai lancer une révision de l’accord d’association avec Israël, sur base de l’article 2 qui évoque le respect des droits humains et des principes démocratiques. Cette révision est le résultat d’une demande des ministres européens des Affaires étrangères le même jour. L’objectif est de parvenir à un déblocage de l’aide humanitaire à Gaza. (...)

    #IsraelUE

  • Europe : un pas en avant sur Gaza ? Entretien avec Rima Hassan
    19 juin 2025 | Journal l’Humanité
    https://www.youtube.com/watch?v=aFwidu9w3FU

    Pour la première fois, le Parlement européen, toutes tendances politiques confondues, sauf l’extrême droite, a dénoncé le génocide en cours à Gaza, et le silence ou la complicité des dirigeants de l’Union européenne dans ce génocide. Les députés exigent la suspension immédiate de l’accord d’association entre l’UE et Israël, et l’arrêt des livraisons d’armes à Netanyahou. Quelle est la situation à Gaza et en Cisjordanie au moment plus de 50 Palestiniens ont été massacrés mardi près d’un centre de distribution d’aide alimentaire, alors que la famine s’installe, et que les soins de santé sont « au bord du gouffre » (ONU) ? Quelles sont les conséquences pour les Palestiniens de la guerre lancée par Israël contre l’Iran ? Quelles nouvelles alliances nouer pour faire avancer concrètement la cause palestinienne ? Entretien avec la députée européenne Rima Hassan (La Gauche), qui revient également sur les violations du droit international commises par Israël lors de l’arraisonnement du Madleen et de l’arrestation de son équipage, dont elle faisait partie.

    #IsraelUE

  • Marc Botenga MEP
    @BotengaM
    5:05 PM · 9 mai 2025
    https://x.com/BotengaM/status/1920857557318410693?t=4Uq3iOublC6FsH18EW66jw

    L’Europe envoie toujours plus d’armes à l’Ukraine, mais refuse de garantir ne fût-ce que la nourriture aux Palestiniens. Le Parlement 🇪🇺 refuse même d’en débattre. Leur complicité est une honte. Disons-leur.

    🗓️ RDV 11 mai, Bruxelles, grande marche nationale pour la Palestine

    https://video.twimg.com/amplify_video/1920857176232394752/vid/avc1/720x720/kVxEaBbjmnb5eBAM.mp4?tag=16

  • Réunion UE-Israël à Bruxelles sur l’avenir de Gaza, la politique régionale
    24 février 2025 - Challenges
    https://www.challenges.fr/top-news/reunion-ue-israel-a-bruxelles-sur-lavenir-de-gaza-la-politique-regionale_

    BRUXELLES (Reuters) - Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, se rend lundi à Bruxelles pour s’entretenir avec de hauts représentants de l’Union européenne et relancer ainsi les échanges bilatéraux, alors que le bloc communautaire s’interroge sur son rôle pour l’avenir de la bande de Gaza, où est en vigueur depuis le mois dernier un cessez-le-feu fragile.

    Pour la première fois depuis 2022 se tient une réunion du Conseil d’association UE-Israël, que va co-présider Gideon Saar au côté de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

    Il est attendu que les discussions portent sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, les relations israélo-palestiniennes et l’évolution des dynamiques régionales.

    Cette réunion est « une opportunité importante pour réaffirmer et renforcer le partenariat entre Israël et l’UE », a déclaré à Reuters l’ambassadeur israélien auprès du bloc, Haim Regev.

    Le siège de la bande de Gaza mené par Israël en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a divisé au sein de l’UE. Si tous les pays membres ont condamné l’attaque du groupe armé palestinien, certains ont résolument soutenu l’offensive israélienne dans l’enclave palestinienne tandis que d’autres ont condamné le lourd bilan humain de cette campagne militaire.

    En février 2024, l’Espagne et l’Irlande ont adressé une lettre à la Commission européenne demandant d’examiner le respect ou non pas Israël de ses obligations humanitaires dans le cadre de l’accord de l’Association UE-Israël signé en 2000. Cet accord sert de base à la coopération bilatérale en matière politique et économique.

    Toutefois, en amont de la réunion de lundi, un compromis a été trouvé parmi les Vingt-Sept pour saluer les domaines de coopération avec l’Etat hébreu tout en soulevant des préoccupations.

    Un projet de document que Reuters a pu consulter montre que l’UE entend souligner lundi à la fois son engagement à la sécurité d’Israël et son avis selon lequel « les Gazaouis déplacés doivent être garantis de retourner de manière sûre et dignes » chez eux à Gaza.

    Le président américain Donald Trump a provoqué plus tôt ce mois-ci la colère de pays arabes et d’alliés européens en exprimant sa volonté que les États-Unis prennent le contrôle de la bande de Gaza après la guerre, avec l’objectif de déplacer les Palestiniens de l’enclave pour en faire la « Côte d’Azur du Proche-Orient ».

    (Lili Bayer ; version française Jean Terzian)

    #IsraelUE

  • Les fonctionnaires de l’UE prétendront ne pas avoir eu connaissance des crimes de guerre commis par Israël. Ce document divulgué montre ce qu’ils savent.
    31 décembre 2024 | Arthur Neslen | The Intercept – Aurdip
    https://aurdip.org/les-fonctionnaires-de-lue-pretendront-ne-pas-avoir-eu-connaissance-des-crime

    Un document interne de l’UE pourrait priver les ministres européens des Affaires étrangères d’une « ignorance plausible » des crimes de guerre israéliens à Gaza, selon des experts.

    Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont rejeté le mois dernier un appel à mettre fin aux ventes d’armes à Israël, malgré les preuves de plus en plus nombreuses de crimes de guerre – et potentiellement de génocide – qui leur ont été présentées dans une évaluation interne obtenue par The Intercept.



    Selon des avocats, des experts et des dirigeants politiques, le contenu de cette évaluation de 35 pages, jusqu’alors inconnue, pourrait influencer les futurs procès pour crimes de guerre intentés contre des responsables politiques de l’UE pour complicité dans l’agression israélienne contre la bande de Gaza.

    

L’évaluation a été rédigée par le représentant spécial de l’UE pour les droits de l’Homme, Olof Skoog, et envoyée aux ministres de l’UE avant une réunion du Conseil le 18 novembre, dans le cadre d’une proposition du chef de la politique étrangère de l’UE visant à suspendre le dialogue politique avec Israël.
    Cette proposition a été rejetée par le Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UE.
    L’analyse de M. Skoog présente des preuves, provenant de sources des Nations unies, de crimes de guerre commis par Israël, le Hamas et le Hezbollah depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle environ 1 200 personnes ont été tuées lors d’une attaque menée par le Hamas qui a déclenché l’agression israélienne sur la bande de Gaza. L’ONU estime qu’environ 45 000 personnes sont mortes à Gaza depuis lors, dont plus de la moitié sont des femmes et des enfants.

    Bien que l’évaluation n’ait pas épargné le Hamas et le Hezbollah, la plupart des termes les plus forts ont été réservés aux forces de défense israéliennes.


    « La guerre a des règles », indique le document. « Étant donné le nombre élevé de victimes civiles et de souffrances humaines, les allégations portent principalement sur la manière dont les responsables, y compris les Forces de défense israéliennes (FDI), n’ont apparemment pas fait la distinction entre les civils et les combattants et n’ont pas pris toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les biens de caractère civil contre les effets des attaques, en violation des principes fondamentaux du droit international humanitaire. »
    

M. Skoog cite l’utilisation accrue d’un « langage déshumanisant » par les dirigeants politiques et militaires israéliens, ce qui peut « contribuer à prouver l’intention » de commettre un génocide. (...)

    #IsraelUE

  • 15h15 : Un point sur la rencontre en cours à Bruxelles
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240122-en-direct-palestine-gaza-combats-forcen%C3%A9s-%C3%A0-khan-youn%C3%A8s-

    Depuis ce matin, les ministres européens des Affaires étrangères accueillent à Bruxelles leurs homologues du Proche-Orient, Israël et Autorité palestinienne séparément, mais aussi Égypte, Jordanie et Arabie saoudite, ainsi que le secrétaire général de la ligue arabe. Après le rapport du Hamas, dimanche, sur les attaques du 7 octobre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a une nouvelle fois rejeté l’idée d’une souveraineté palestinienne, une déclaration très mal reçue par les Vingt-Sept, qui cherchent à remettre sur les rails une solution politique.

    Ce rejet est inacceptable, selon le ministre irlandais des Affaires étrangères, dont la réaction était attendue, compte tenu du fait que son pays se classe parmi les fervents soutiens de la Palestine au sein de l’Union européenne. Pour les Européens, explique notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet, la solution à deux États, israélien et palestinien, reste le but à atteindre, un objectif partagé aussi parmi les soutiens d’Israël puisque la ministre allemande a martelé ce matin que c’était « la seule solution ». Cette dernière, Annalena Baerbock, ajoute même qu’il n’existe pas d’alternative.

    L’UE plaide aujourd’hui pour relancer une initiative portée sur les fonts baptismaux en septembre 2023, nommée « effort du jour de la paix », une initiative dont le but est d’offrir aux Israéliens et aux Palestiniens des incitations suffisantes pour les convaincre d’entrer dans une logique de négociation. Trente ans après les accords d’Oslo, les Européens estiment qu’une relance du processus de paix peut être réalisée avec des garanties financières, diplomatiques et de sécurité. La carotte sans le bâton, résument des diplomates. Pour les Vingt-Sept, un plan de paix peut être mis en branle si on parvient à convaincre tous les pays représentés de participer à une conférence préparatoire.

    #IsraelUE

  • Guerre Israël-Hamas : pour la première fois, le Parlement européen appelle à un « cessez-le-feu permanent »
    18 janvier 2024 - Jean Delaunay

    https://www.observatoiredeleurope.com/guerre-israel-hamas-pour-la-premiere-fois-le-parlement-europe

    Le Parlement européen a appelé pour la première fois à un « cessez-le-feu permanent » à Gaza et au début d’efforts politiques pour trouver une solution à la guerre entre Israël et le Hamas.

    La résolution, purement symbolique et sans valeur juridique, a été approuvée jeudi par 312 voix pour, 131 contre et 72 abstentions dans l’hémicycle de Strasbourg, après qu’un compromis ait été trouvé pour apaiser les législateurs de centre-droit.

    L’appel au cessez-le-feu représente un changement significatif par rapport à la position précédente du Parlement, adoptée en octobre, qui appelait à une « pause » humanitaire pour intensifier le flux d’aide atteignant les civils de Gaza. Ce vote a été adopté par 500 voix pour, 21 contre et 24 abstentions.

    Cet appel aigu intervient alors que le bilan des morts à Gaza dépasse les 24 000, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

    Alors que les groupes de gauche et centristes de l’hémicycle avaient ouvertement soutenu l’appel au cessez-le-feu, les membres du Parti populaire européen (PPE) de centre-droit, le plus grand groupe de la chambre, avaient exprimé des réserves.

    La résolution a été adoptée après l’approbation d’un amendement spécifiant qu’un cessez-le-feu devrait être conditionné à la libération de tous les otages détenus à Gaza et au « démantèlement » du Hamas, désigné organisation terroriste dans l’UE.

    #IsraelUE

    • 18 janvier 2024 - 13h45
      Les eurodéputés réclament un cessez-le-feu permanent à Gaza, sous conditions
      https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240118-en-direct-raids-isra%C3%A9liens-meurtriers-bande-de-gaza-palestine-et-n

      Les eurodéputés ont réclamé jeudi un cessez-le-feu « perm
      anent » à Gaza dans une résolution, non contraignante, qui conditionne toutefois cet arrêt des combats à la libération « immédiate » des otages encore détenus par le Hamas. Le Parlement européen, réuni à Strasbourg, appelle dans ce texte « à un cessez-le-feu permanent et à la reprise des efforts vers une solution politique, à condition que tous les otages soient immédiatement libérés sans conditions, et que l’organisation terroriste du Hamas soit démantelée ». Le projet de résolution déposé par la gauche sociale-démocrate, les Verts et le centre ne prévoyait à l’origine aucune condition à la mise en œuvre d’un cessez-le-feu. Mais les eurodéputés se sont ralliés à un amendement déposé par le Parti populaire européen (PPE, droite), premier groupe politique du Parlement de Strasbourg, introduisant cette conditionnalité. Le PPE avait refusé de s’associer à ce projet de résolution, jugeant qu’un appel au cessez-le-feu permanent « sape le droit d’Israël à se défendre et met encore davantage en danger la vie des otages toujours détenus par le Hamas », selon une déclaration du groupe publiée avant le vote. « Tout cessez-le-feu doit être soumis à des conditions », a encore affirmé le PPE. Le texte a été adopté par une majorité de 312 eurodéputés, 131 ont voté contre et 72 se sont abstenus. Le Parlement européen compte au total 705 députés. Le débat, souvent très vif, qui a précédé ce vote mardi, a mis en lumière les divisions qui traversent les groupes politiques et les 27 États membres depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël le 7 octobre. Lors de leur dernier sommet en décembre, les chefs d’État ou de gouvernement de l’UE n’étaient pas parvenus à trouver un accord sur une déclaration commune sur la situation à Gaza, compte tenu de ces divisions.

  • L’Union européenne ajoute le chef du Hamas à Gaza Yahya Sinouar à sa liste « terroriste »
    RFI - 16 janvier 2024 - 13h31
    https://www.rfi.fr/fr/moyen-orient/20240116-en-direct-la-phase-intensive-des-combats-dans-le-sud-de-gaza-se-termine

    L’Union européenne (UE) a ajouté mardi à sa liste « terroriste » Yahya Sinouar, le chef du mouvement islamiste palestinien à Gaza, considéré comme l’architecte de l’attaque du 7 octobre contre Israël. Suite à cette décision des Vingt-Sept, Yahya Sinouar sera soumis à un régime de sanctions impliquant un gel des fonds et avoirs financiers qu’ils détiendraient dans l’UE et une interdiction faite à tout opérateur européen de les financer.

    « Cette décision s’inscrit dans le cadre de la réponse de l’Union européenne à la menace posée par le Hamas et ses attaques terroristes brutales et aveugles contre Israël le 7 octobre », a précisé le Conseil européen. Considéré comme l’architecte de cette attaque, Yahya Sinouar, 61 ans, qualifié de « mort en sursis » par l’armée israélienne, entoure ses déplacements du plus grand secret et n’est pas apparu en public depuis octobre.

    La décision de l’UE est le résultat de « nos efforts diplomatiques pour étrangler les ressources du Hamas, pour le délégitimer et lui interdire tout soutien. Nous continuerons à éradiquer la racine du mal, à Gaza et partout où il pointe », a réagi le chef de la diplomatie israélienne Israël Katz.

    🇪🇺 EU terrorist list : @EUCouncil imposes sanctions on Yahia Sinouar, the political leader of #Hamas as part of the EU’s response to the threat posed by Hamas and its brutal and indiscriminate terrorist attacks in Israel on 7 Oct. 2023.
    Learn more 👇https://t.co/g3DJrmZf5v
    — EU Council Press (@EUCouncilPress) January 16, 2024

    #IsraelUE

  • Israël-Palestine : l’UE a des leviers financiers, mais elle ne les actionne pas
    Le 24 Octobre 2023| Par Cédric Vallet | Alternatives Economiques
    https://www.alternatives-economiques.fr/israel-palestine-lue-a-leviers-financiers-ne-actionne/00108484

    Accords commerciaux Israël-Palestine : l’UE a des leviers financiers, mais elle ne les actionne pas

    Premier partenaire commercial d’Israël, première donatrice à l’Autorité palestinienne, l’Union européenne a bien des arguments pour peser dans ce conflit sans fin mais, minée par ses divisions, elle ne les fait pas valoir.

    Alors que l’onde de choc et la sidération provoquées par l’attaque terroriste du Hamas contre Israël n’en finissent pas de se propager, que le siège de Gaza et la menace d’une offensive terrestre de Tsahal (l’armée israélienne) provoquent des réactions contrastées de la communauté internationale, l’Union européenne s’empêtre dans ses divisions. Elle peine à parler d’une seule voix, quand bien même le conflit menace de s’internationaliser.

    « Depuis plus de 20 ans, l’Union européenne défend un statu quo, devenu une illusion, autour des accords d’Oslo et de la solution à deux Etats, fondée sur la frontière de 1967. Aujourd’hui, c’est ce paradigme qui s’effondre. En l’absence de cadre, ce sont les différences politiques et stratégiques entre Etats, entre institutions, qui s’expriment en public », constate Hugh Lovatt, spécialiste du Moyen-Orient pour le think tank ECFR (European Council on Foreign Relations).

    En proposant de suspendre les aides européennes allouées aux Palestiniens sans s’être concerté avec ses collègues, le Commissaire européen à l’élargissement et à la politique de voisinage, le Hongrois Olivér Várhelyi, a personnifié cette cacophonie, avant d’être recadré.

    Entre Ursula Von Der Leyen, présidente de la Commission européenne, affichant son « soutien inconditionnel à Israël », tardant à évoquer l’importance du « respect du droit international » et Charles Michel, président du Conseil européen, ou Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères, les divergences sont grandes. Ces derniers ont évoqué le droit d’Israël à riposter, tout en mentionnant le respect nécessaire du droit humanitaire ; en se référant à la « solution à deux Etats ».

    L’UE reste, pour l’instant, accrochée à ce fragile compromis d’Etats contraints à l’unanimité, ancré dans les accords d’Oslo de 1993.

    « Le territoire palestinien n’a cessé de s’éroder, surtout depuis deux ans, rendant impraticable la solution à deux Etats dans les frontières de 1967, rappelle Kristina Kausch, chercheuse au German Marshall fund of the United states. L’UE a été incapable de faire évoluer sa position, et même d’agir concrètement pour la défendre, car il n’existe aucun consensus. »

    Depuis plus de dix ans, le conflit entre Israël et la Palestine est devenu si sensible que les Européens ont préféré ne pas trop y toucher, quitte à répéter leur position, parfois du bout des lèvres, en espérant que la situation soit sous contrôle, alors qu’elle se dégradait. Pour Pierre Vimont, diplomate français : « l’UE a pourtant des leviers d’action. Elle est la première donatrice à l’Autorité palestinienne et le premier partenaire commercial d’Israël. La question est plutôt celle du manque de volonté d’agir. »
    L’Autorité palestinienne sous perfusion

    En théorie, l’influence de l’UE sur l’Autorité palestinienne n’est pas négligeable. 1,28 milliard d’euros ont été distribués à la Palestine via l’Instrument européen de voisinage entre 2017 et 2020, et 1,152 milliard d’euros sont budgétés sur la période suivante, de 2021 à 2024. Ces sommes permettent de financer des salaires dans la fonction publique et des programmes dans le domaine de l’éducation, de la santé, de la formation de policiers.

    Par ailleurs, l’Union européenne alimente l’aide humanitaire en faveur des Palestiniens. Il arrive même que des projets estampillés UE soient détruits par des colons dans le cadre de l’annexion de territoires. En 2016, l’UE avait calculé que 180 structures financées sur fonds européens avaient été démolies ou confisquées par Israël.

    En 2011, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale considéraient que l’appareil institutionnel de l’Autorité palestinienne avait atteint le seuil « fonctionnel » d’un Etat, mais sa situation n’a, depuis lors, cessé de se dégrader sous l’effet de violations des droits humains, de faits de corruption et de concentration des pouvoirs sous la férule de Mahmoud Abbas, le président de l’autorité.

    Autant de dérives qui n’empêchent pas les aides de tomber. En l’absence d’élections – les législatives de 2021 ont été annulées – l’Autorité palestinienne « ne jouit d’aucune légitimité », lance Hugh Lovatt, qui constate que l’Union européenne l’a soutenue « pour maintenir le statu quo. Mais en l’absence de réel objectif politique, cet argent européen ne fait pas autre chose que soutenir l’occupation israélienne ». Cette délégitimation de l’autorité palestinienne a eu pour effet de renforcer l’assise de groupes armés, argue l’ECFR dans une note d’analyse du conflit israélo-palestinien.

    Les Européens sont confrontés à véritable dilemme, que décrit Hugh Lovatt :

    « Suspendre l’aide allouée aux Palestiniens dégraderait encore plus leur situation socio-économique. La poursuivre sans condition, c’est poursuivre un statu quo insoutenable. »

    L’attaque du Hamas rend pourtant l’Autorité palestinienne encore plus incontournable. « Quelle serait l’alternative ?, s’interroge une source européenne. Il n’y a pas d’autre interlocuteur légitime. »
    L’impossible levier commercial et l’échec de la différentiation

    L’autre levier potentiel de l’UE, c’est la politique commerciale. Les économies israéliennes et européennes sont intrinsèquement liées par plusieurs accords qui ont fait de l’UE le premier partenaire d’Israël. En 2022, les échanges commerciaux entre Israël et les 27 se sont élevés à 46,8 milliards d’euros. L’UE a importé des biens israéliens d’une valeur de 17,5 milliards d’euros alors qu’elle en exportait à hauteur de 29,2 milliards.

    L’accord de libre-échange de 1975 a ouvert le bal en instaurant la réduction ou la suppression de droits de douane pour des produits industriels et certains produits agricoles. L’accord d’association de 1995 a approfondi cette logique, toujours dans les domaines de l’industrie et de l’agriculture.

    Des accords relatifs à l’ouverture des marchés publics ou des télécommunications ont aussi été signés. Israël bénéficie de prêts de la Banque européenne d’investissement et les coopérations dans les domaines de la recherche, de la culture, de l’innovation sont bien vivantes. Israël jouit donc d’un statut particulier aux yeux de l’UE.

    « Face à l’augmentation du nombre de colonies, certaines coopérations avec Israël auraient pu être suspendues, estime Pierre Vimont. Le monde occidental a parfois protesté face à la politique de colonisation d’Israël, mais sans agir concrètement. »

    Ces accords entre Israël et l’UE sont tout de même soumis à un principe, celui de la « différenciation ». Ils s’appliquent donc à l’Etat d’Israël… mais uniquement dans ses frontières de 1967. Les territoires occupés sont censés être exclus des accords.
    Divergences entre les Etats membres

    En 2013, la Commission européenne a publié des lignes directrices pour une application uniforme de cette politique. Deux ans plus tard, elle publiait un texte pour harmoniser les pratiques d’étiquetage des produits issus des colonies. Ces mesures trouvent des traductions concrètes à géométrie variable, en fonction des Etats membres. « La politique d’étiquetage n’a pas eu d’autre impact que d’alimenter les tensions, déplore une source européenne. Les Israéliens l’ont utilisée pour nous accuser d’antisémitisme. En réalité, nos leviers sont très limités. »

    « L’Union européenne a toujours tenté d’influencer Israël en lui offrant des bénéfices, par la signature d’accords de coopération, mais cela n’a jamais fonctionné », regrette Hugh Lovatt.

    D’autres pistes d’action sont parfois mentionnées pour infléchir la politique israélienne : la fin des importations en provenance des territoires occupés, la suspension de l’accord d’association, une différentiation plus forte, ou même des sanctions à l’encontre de colons israéliens. « Mais ces discussions n’ont jamais lieu, vu les différences entre Etats membres », conclut le chercheur de l’ECFR.

    Si la crise actuelle semble accroître les divisions entre Européens, des observateurs voudraient espérer qu’elle crée un « momentum » pour rebattre les cartes. Avec en ligne de mire, la réinvention d’un processus de paix. Un horizon qui semble si lointain. « Pour l’instant on ne discute pas de changement de politique, ajoute notre source européenne. Mais cela pourrait évoluer, en fonction de la situation sur le terrain. »
    Cédric Vallet

    #7oct23 #IsraelUE

  • Israel-Hamas war live news: Gaza under ‘total blockade’, refugee camp hit
    By Ted Regencia, Virginia Pietromarchi, Umut Uras and Edna Mohamed
    Published On 9 Oct 20239 Oct 2023 | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2023/10/9/israel-hamas-war-live-news-gaza-under-non-stop-bombardment

    31m ago (11:45 GMT)
    Israel-Hamas war in maps and charts: Live Tracker

    At least 510 people killed in Gaza and 800 in Israel as the conflict enters its third day.

  • Israel-Palestine escalation live: Gaza under bombardment after Hamas attack
    By Umut Uras, Mersiha Gadzo, Maram Humaid, Priyanka Shankar and Dalia Hatuqa
    Published On 7 Oct 20237 Oct 2023 | Israel-Palestine conflict News | Al Jazeera
    https://www.aljazeera.com/news/liveblog/2023/10/7/israel-palestine-escalation-live-news-barrage-of-rockets-fired-from-gaza

    ( ...) 19m ago (14:19 GMT) Israeli media reporting 100 Israelis killed: AJ correspondent

    The Israeli government has said at least 40 Israelis have been killed in the attack, but local media is reporting that the number has now risen to at least 100.

    Al Jazeera’s Sara Khairat, reporting from occupied East Jerusalem, said the figure could not immediately be verified.

    “We’re still waiting on a confirmation from the Israeli government or health ministry,” she added. (...)

    • 2m ago (14:42 GMT)

      Netanyahu tells Biden ‘forceful, prolonged campaign’ needed for victory

      Netanyahu has spoken with Biden, saying the US president “emphasised that the US stands alongside Israel and fully supports Israel’s right to self-defense”.

      “Prime Minister Netanyahu thanked US President Biden for the unreserved support and made it clear that a forceful, prolonged campaign – which Israel will win – is necessary,” he said.

      The Biden has regularly touted the US and Israel’s “ironclad” relationship. The US provides $3.8bn in unconditional military aid annually.

      Netanyahu also spoke with French President Macron and Dutch Prime Minister Mark Rutte. His office said “both leaders expressed full support for Israel’s right to defend itself”.

      #IsraelUSA #IsraelFrance

    • 6m ago (16:05 GMT)

      Europe ‘firmly blaming’ Hamas: AJ diplomatic editor

      European leaders, including those of the UK and Germany, are all blaming Hamas for the ongoing fighting, Al Jazeera’s Diplomatic Editor James Bays is reporting from London.

      “They are making very similar statements and language that you have heard from US President Biden. They are firmly blaming Hamas for this attack,” he said. “Although I can tell you it’s a little bit more nuanced behind the scenes.”

      “I’ve been speaking to a number of senior diplomats … and there’s been for months considerable disquiet about the right wing government in Israel, and some of its actions towards the Palestinians. But none of this context is included in the statements today,” Bays said.

      #IsraelUE

    • 41m ago (17:48 GMT)

      Gaza hospital reeling from Israeli power halt

      Mohamed Abu Silmiya, director of Al-Shifa Hospital, has said that Israel cutting off power to the Gaza Strip leaves hospitals and medical facilities in a tight spot as they struggle to treat the flow of casualties from Israel’s ongoing air assault.

      Al-Shifa Hospital is the largest in the besieged enclave, and is receiving the highest number of casualties.

      “We are doing what we can with whatever we have, but we are facing a real threat, especially that power has been cut, and generators here consume 48,000 litres of fuel per day. We cannot afford to continue operating this way,” Abu Silmiya told Al Jazeera.

      He said that 200 Palestinians have been killed and more than 1,600 injured, the majority of whom are in critical condition and require ICU treatment, and others who need surgery.

      “The Strip has been under tight siege for 17 years. The medical sector has been paying the heaviest price to this siege. We have shortages of medical supplies and equipment, namely those badly needed in the emergency rooms and intensive care units,” Abu Silmiya said.

      “The numbers are huge, which cannot be handled by the already-suffering sector. Even before today’s events, we have been warning that medical supplies are in sharp shortage, especially for cancer and dialysis. Patients with chronic diseases are dying due to the absence of medicine,” Abu Silmiya told Al Jazeera.

      He added that many cannot be treated in the occupied West Bank or abroad because they are being denied access by Israel and because authorities are preventing medical supplies from entering Gaza.

    • 7m ago (20:45 GMT)

      Israel building ‘massive’ military force near Gaza: Analyst

      Yonah Jeremy Bob, a military analyst for the Jerusalem Post, says Israel is likely planning a major ground assault into Gaza – the biggest since the 2014 invasion.

      “There’s going to be a second act and that is an invasion of Gaza, and I think larger than 2014 when Israel called up 80,000 reserves. Israeli has four divisions of reservists that it is already calling up and has moved 35 brigades to the border. So what Israel had a 6:30am this morning was miniscule to what it has now. Within a day or two, Israeli will have a massive force that will be able to overwhelm Hamas forces in Gaza,” Bob told Al Jazeera.

      “What the question will really be is how far they want to go? Does it want to topple Hamas and have to figure out being in control, or handing control over to the Palestinian Authority, or a multinational force and all the consequences that could have?”

      12m ago (20:41 GMT)

      Recap: Palestinian death toll in the West Bank and Gaza

      According to the health ministries in Gaza and the West Bank, this is the death and injury toll so far this Saturday:

      232 dead, 1,700 injured in the Gaza Strip
      Six dead (two in Ramallah, one in Jericho, one in Qalqilia and two in Hebron), more than 50 injured in the West Bank

      54m ago (20:04 GMT)

      Israeli death toll rises to 250: Authorities

      The death toll in Israel has risen to 250, according to Israel’s emergency medical service.

      Another 1500 people were injured, with 270 more in serious condition.

      58m ago (20:00 GMT)

      Palestinian death toll in the West Bank rises to 6: Health ministry

      Six Palestinians, including a child, have been killed in the West Bank, the Palestinian Ministry of Health says.

      Another 126 Palestinians have been injured, according to a tally by the Palestinian Red Crescent Society. That number includes occupied East Jerusalem.

      A breakdown of the injuries:

      33 hit with live ammunition
      10 injured by rubber-coated bullets
      69 treated for tear gas inhalation
      5 injured by shrapnel
      8 physically assaulted
      1 stabbed by an Israeli settler

  • L’Union européenne annule une réception diplomatique à Tel-Aviv après avoir appris qu’Itamar Ben Gvir y représenterait Israël
    Publié le 08 mai 2023 | Le Monde avec AFP
    https://www.lemonde.fr/international/article/2023/05/08/l-union-europeenne-annule-une-reception-diplomatique-a-tel-aviv-apres-avoir-

    L’Union européenne a annoncé, lundi 8 mai, l’annulation de la réception diplomatique prévue le 9 mai à Tel-Aviv pour la Journée de l’Europe après la décision du gouvernement israélien de s’y faire représenter par le ministre de la sécurité nationale, d’extrême droite et suprémaciste juif, Itamar Ben Gvir.
    Lire aussi : Article réservé à nos abonnés En Israël, Itamar Ben Gvir façonne une garde nationale à sa main

    La Journée de l’Europe commémore chaque année la déclaration Schuman du 9 mai 1950, soit la proposition faite ce jour-là par le ministre des affaires étrangères français Robert Schuman d’une nouvelle forme de coopération politique qui rendrait impossible la guerre entre les nations européennes, et qui est considérée comme la pierre fondatrice de l’Union européenne (UE).

    « Malheureusement cette année nous avons décidé d’annuler la réception diplomatique car nous ne voulons pas offrir de plate-forme à quelqu’un dont les vues sont en contradiction avec les valeurs défendues par l’Union européenne », a écrit la délégation de l’UE en Israël dans un communiqué. « L’événement culturel pour le public israélien » sera quant à lui maintenu, précise le texte.

    « Un clouage de bec peu diplomatique » pour M. Ben Gvir

    « Il est dommage que l’UE, qui prétend représenter la démocratie et le multiculturalisme, s’engage dans un clouage de bec peu diplomatique », a répliqué M. Ben Gvir dans un communiqué de ses services. « L’Etat d’Israël sera le seul à déterminer qui sont ses représentants », a-t-il ajouté. M. Ben Gvir a bien été désigné par le gouvernement comme représentant israélien à la réception, ont confirmé lundi des responsables israéliens.

    Dimanche, des médias israéliens avaient rapporté que ce choix avait suscité le mécontentement de l’UE. M. Ben Gvir, chef du parti d’extrême droite Force juive, avait publié dimanche un communiqué confirmant sa présence en affirmant « que même si les représentants de l’UE ne partagent pas ses opinions (…) ils comprennent très bien qu’Israël est une démocratie et que dans une démocratie, on a le droit d’entendre d’autres opinions ».

    M. Ben Gvir a été mis en examen plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la violence ou pour des discours de haine, et condamné en 2007 pour soutien à un groupe terroriste et incitation au racisme. Fervent partisan de la colonisation juive en Cisjordanie – régulièrement condamnée par l’UE – il a plaidé à plusieurs reprises pour l’annexion de ce territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

    #IsraelUE

  • Horizon Europe : le financement de la mort, de la discrimination et des déplacements forcés en Palestine
    Le 14 avril 2023 - UJFP
    https://ujfp.org/horizon-europe-le-financement-de-la-mort-de-la-discrimination-et-des-deplaceme

    La complicité de l’UE vis à vis des crimes israéliens analysée par ECCP

    Dans ce rapport, ECCP analyse la complicité de l’Union Européenne vis à vis des violations du droit international et des droits des Palestiniens par Israël en démontrant que les subventions de recherche de l’UE, particulièrement les financements d’Horizon Europe, ont permis de financer les institutions universitaires, agences gouvernementales et entreprises israéliennes.

    Horizon Europe est en effet le programme-cadre de recherche et d’innovation de l’UE, qui a pris effet en 2021 et qui constitue une véritable source de financement pour de nombreuses sociétés militaires israéliennes directement impliquées dans les violations des droits humains et la colonisation israélienne illégale, et ce en violation du droit international. Même si Israël n’est pas membre de l’UE, des accords d’associations signés en 1995 permettent à des candidats israéliens d’avoir accès aux mêmes bourses de recherche que les Etats membres.

    Le compte-rendu identifie spécifiquement trois manifestations principales de la complicité de l’Union Européenne vis à vis des crimes israéliens : le financement d’entreprises complices des violations des droits des Palestiniens et de la commission du crime d’apartheid, le financement d’entreprises militaires potentiellement impliquées dans des crimes de guerre et le financement d’entités qui participent à l’expansion de la colonisation israélienne. (...)

    #IsraelUE

  • L’UE taxe d’antisémitisme le fait de qualifier Israël d’État d’apartheid
    Ali Abunimah, 23 janvier 2023 | The Electronic Intifada |Traduction : Jean-Marie Flémal, Charleroi pour la Palestine
    https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2023/01/24/lue-taxe-dantisemitisme-le-fait-de-qualifier-israel-detat-

    C’est de l’antisémitisme que de prétendre qu’Israël se rend coupable du crime d’apartheid envers le peuple palestinien, selon l’Union européenne.

    Cela voudrait dire, selon Bruxelles, que les principales organisations de défense des droits, dont Human Rights Watch, Amnesty International et B’Tselem en Israël même – et financée par l’UE – sont elles-mêmes coupables de sectarisme antijuif.

    Cette allégation extraordinaire de l’UE est venue en réponse à une question adressée directement par plusieurs membres pro-israéliens du Parlement européen au corps exécutif de l’UE, c’est-à-dire à la Commission européenne.

    Les députés ont déclaré que le rapport d’Amnesty, de fin février dernier, « prétendait que l’apartheid était inhérent à la fondation de l’État d’Israël en 1948 et qu’il a continué à être mis et maintenu en place par les gouvernements israéliens successifs ».

    Les députés ont demandé si le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, percevait lui aussi Israël comme un « État d’apartheid ».

    Ils voulaient également savoir si Borrell considérait le rapport d’Amnesty comme « antisémite » selon la définition de l’antisémitisme donnée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (AIMH ou IHRA), « étant donné qu’il [le rapport] affirme que l’existence de l’État d’Israël est une entreprise raciste (c’est-à-dire un État d’apartheid) ».

    Les députés pro-israéliens devraient être pleinement satisfaits de la réponse écrite de Borrell, datée du 20 janvier. « La Commission considère qu’il n’est pas approprié de recourir au terme ‘apartheid’ en ce qui concerne l’État d’Israël », a écrit Borrell.

    Borrell a confirmé que l’UE s’appuyait bel et bien sur la définition de l’antisémitisme de l’IHRA et il a ajouté en insistant : « Prétendre que l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste fait précisément partie des exemples que l’IHRA a choisis pour illustrer sa définition. »

    La définition hautement politisée de l’IHRA, lourdement promue par Israël et ses lobbys, a rencontré une opposition nourrie en raison des inquiétudes de la voir utilisée précisément de la façon dont Borrell la présente ici : afin de qualifier faussement de sectarisme antijuif toute critique d’Israël et de ses crimes. (...)

    #IsraelUE #IHRA

  • Israeli Soldier Kills A Palestinian Near Nablus
    Dec 2, 2022 – – IMEMC News
    https://imemc.org/article/israeli-soldier-kills-a-palestinian-near-nablus

    On Friday, an Israeli soldier killed a young Palestinian man after dropping him to the ground in Huwwara town, south of Nablus, in the northern part of the occupied West Bank.

    The Palestinian Health Ministry said the slain young man has been identified as Ammar Hamdi Mifleh, 22, from Osarin village, south of Nablus.

    The Health Ministry said the soldiers prevented a Palestinian ambulance and medics from approaching the wounded young man, who succumbed to his wounds before the army took his corpse to an unknown destination.

    A Video documenting the Israeli attack shows the soldier wrapping his arm around the young man’s neck and trying to drag him away before two Palestinians tried to intervene and de-escalate the situation.

    The young man, who managed to get free from the soldier’s neck hold, wrestled with him for brief seconds before the soldier started removing his pistol out of its holster, his rifle fell in the process, and then he pushed the Palestinian, dropping him to the ground, before firing four rounds at him. (...)

    #Palestine_assassinée

    • UN’s Wennesland: Horrified by Israeli soldier’s killing of Palestinian in Huwwara
      December 3, 2022 - Quds News Network
      https://qudsnen.co/uns-wennesland-horrified-by-israeli-soldiers-killing-of-palestinian-in-huwwa
      https://qudsnen.co/wp-content/uploads/2022/12/F88468AF-24F9-4ACE-BE93-09499C44C3EC.jpeg

      Occupied Palestine (QNN)- United Nations Special Coordinator for the Middle East Peace Process, Tor Wennesland, slammed actions of an Israeli soldier who killed on Friday a Palestinian youth at point-blank range in Huwwara town.

      “Horrified by today’s killing of a Palestinian man, Ammar Mifleh , during a scuffle with an Israeli soldier near Huwarra in the o. West Bank,” Wennesland wrote in a Saturday tweet.

      The UN envoy added, “My heartfelt condolences to his bereaved family. Such incidents must be fully & promptly investigated, & those responsible held accountable.”

      On Friday and in the daylight, an Israeli soldier extrajudicially shot and killed a Palestinian youth, identified as 22-year-old Ammar Mefleh , at point-blank range in Huwwara town.

      Video footage of the incident shared on social media showed the Israeli soldier scuffling with the Palestinian youth before pulling his gun and mercilessly firing four shots, killing him immediately and seizing his body. (...)

    • “Hero” : Ben-Gvir hails Israeli soldier who killed Palestinian at point-blank range
      December 3, 2022 - Quds News Network
      https://qudsnen.co/hero-ben-gvir-hails-israeli-soldier-who-killed-palestinian-at-point-blank-ra

      Occupied Palestine (QNN)- Israeli far-right Otzma Yehudit Party leader, Itamar Ben Gvir, praised an Israeli soldier who shot and killed on Friday a Palestinian youth at point-blank range in Huwwara town.

      Ben-Gvir, who is set to become Israel’s next national security minister, called the soldier a “hero” and described the killing as “precise, quick and rigorous.” (...)

    • EU says 2022 is the deadliest year for Palestinians since 2006
      December 3, 2022 - Quds News Network
      https://qudsnen.co/eu-says-2022-is-the-deadliest-year-for-palestinians-since-2006

      Occupied Palestine (QNN)- In response to Israel’s Friday killing of a Palestinian youth at point-blank range in Huwwara town, the European Union said it was gravely concerned about Israel’s excessive use of lethal force against the Palestinians in the occupied territories.

      “Gravely concerned about the increasing level of violence in the occupied West Bank, including East Jerusalem,” wrote the EU Delegation to the Palestinians in a Friday tweet, noting “in the last 72 hrs alone 10 Palestinians were killed by ISF [Israeli occupation forces] in what appears to be an excessive use of lethal force.”

      The EU added, “2022 is the deadliest year since 2006, with 140 Palestinians killed. According to Int’l. law, use of lethal force is strictly limited to situations in which there exists a serious & imminent threat to life & limb. Civilian casualties must be investigated & accountability ensured.”

      On Friday and in the daylight, an Israeli soldier extrajudicially shot and killed a Palestinian youth, identified as 22-year-old Ammar Mefleh, at point-blank range in Huwwara town.

      Video footage of the incident shared on social media showed the Israeli soldier scuffling with the Palestinian youth before pulling his gun and mercilessly firing four shots, killing him immediately and seizing his body. (...)

      #UE_préoccupée
      #IsraelUE

    • Cold-Blooded Murder … Palestinian Shot Dead by Israeli Solider in Nablus
      PCHR – Date: 03 December 2022
      https://pchrgaza.org/en/cold-blooded-murder-palestinian-shot-dead-by-israeli-solider-in-nablus

      (...) According to PCHR’s investigations, at around 16:00 on Friday, 02 December 2022, an Israeli Border Police officer executed ‘Ammar Hamdi Nayef Mefleh (23), from Nablus, after directly opening fire at him point-blank on the main street in Huwara village, southeastern Nablus, after they quarreled during ‘Ammar’s attempt to free himself from the officer’s grasp as the latter was grabbing his neck trying to arrest him. The officer had forced ‘Ammar to stand as he was lying on the ground after being wounded with shrapnel when a settler driving a car in the area opened fire at him. IOF did not allow any person or ambulance crews to approach ‘Ammar and left him to bleed for 20 minutes before an Israeli ambulance evacuated him. Around an hour later, the Palestinian Liaison was officially informed of his death.

      Tha’er Khaled ‘Abed Raboh Abu Salhiya (36), from Nablus, said to PCHR’s fieldworker that:
      When I was on the main street in Huwara village, I noticed a young man standing next to where I was knocking on the right window of a settler’s car, where a female settler was sitting in the front seat. Immediately and without opening the car windows, the settler fired from a gun 3 bullets that penetrated the window. I then saw the young man falling on the ground with blood on his face. Moments later, one of the Israeli Border Police officers rushed alone from the western side to the street leading to Nablus and pulled the wounded young man from the ground trying to arrest him. Therefore, a number of young men intervened trying to release him from the officer’s grasp as the latter was grabbing the young man’s neck and pushing him 2 or 3 meters back. The young man was trying to free himself and attacking the officer to flee. Meanwhile, the officer’s riffle fell, and the young man could release himself. Straightway, the officer pulled his gun from his holster and fired several bullets at the upper part of the young man’s body while none was allowed to approach the wounded young man, who was left to bleed for 20 minutes before an Israeli ambulance evacuated him and IOF withdrew.

      The official spokesperson of the Israeli Police claimed to the Arab media that a Palestinian armed with a knife tried to break into a car with an Israeli settler and his wife in at Huwara using a stone. At the time, the settler shot and wounded him. The wounded Palestinian stepped forward, later stabbed one of the Border Police officers in the area and tried to grab the commander’s weapon, so he was neutralized. (...)

    • Killed On December 2nd, Israel Transfers Corpse Of Slain Palestinian
      Dec 30, 2022
      https://imemc.org/article/killed-on-december-2nd-israel-transfers-corpse-of-slain-palestinian

      (...) Earlier Thursday, the Palestinian General Commission of Civil Affairs said it was conducting constant follow-ups and arrangements to secure the release of the corpse of Ammar Hamdi Mifleh, 19, from Osarin town, south of Nablus, in the northern part of the occupied West Bank. (...)

  • Réunion du conseil d’association UE-Israël le 3 octobre à Bruxelles
    Agence France-Presse - 29 septembre 2022 à 17h53
    https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/290922/reunion-du-conseil-d-association-ue-israel-le-3-octobre-bruxelles

    Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell et le Premier ministre israélien Yaïr Lapid présideront une réunion du conseil d’association UE-Israël le 3 octobre à Bruxelles, a annoncé jeudi son porte-parole.

    L’instance ne s’est pas réunie depuis une décennie en raison de l’opposition de l’UE à l’expansion des colonies en Cisjordanie. Aucun consensus n’avait été trouvé jusqu’à présent entre les 27 pour reprendre les consultations avec l’Etat hébreu.

    La prise de position de Yaïr Lapid en faveur d’un accord de paix fondé sur deux États dans son discours devant les Nations Unis a permis de débloquer les oppositions.

    #IsraelUE

  • Israel, EU sign intel sharing agreement in bid to tackle terrorism
    By JERUSALEM POST STAFF - Published : SEPTEMBER 15, 2022
    https://www.jpost.com/israel-news/article-717183
    https://images.jpost.com/image/upload/f_auto,fl_lossy/t_JD_ArticleMainImageFaceDetect/514861

    Israel Police concluded an agreement with the European Union on Wednesday to share intelligence with the EU’s Agency for Law Enforcement Cooperation, more commonly known as Europol.

    As per the new deal, Israeli law enforcement will be able to share and receive intel with their European counterparts in real-time. The deal focuses on information in relation to serious crime and terrorism.
    Another milestone in Israel-EU cooperation

    Haim Regev, the Israeli ambassador to the European Union who was present to sign the dotted line, wrote on Twitter that he was “happy to conclude” the negotiations with Europol, noting the deal marks “another milestone in strengthening cooperation between Israel and the EU.” (...)

    #IsraelUE

  • L’accord gazier entre Israël, l’Égypte et l’UE est un autre feu vert à l’occupation et aux atteintes aux droits
    Inès Abdel Razek | Mardi 28 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-egypte-union-europeenne-accord-gaz-tripartite-violation-droits
    http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/images-story/israel+leviathan%20natural%20gas%20field%20afp.jpeg

    L’Union européenne (UE) vient de signer un accord gazier tripartite avec l’Égypte et Israël, lequel va accroître sa dépendance au gaz israélien. Qualifié par la présidente de la Commission européenne d’« accord historique », celui-ci prouve qu’en ce qui concerne le respect des droits de l’homme et du droit international, l’UE et ses membres n’ont aucune crédibilité.

    Cet accord s’inscrit dans le cadre de la recherche d’alternatives au gaz et au pétrole russe par l’UE dans le contexte de la guerre en Ukraine. Charles Michel, président du Conseil européen, affirme que l’embargo sur les importations de pétrole russe suspend « une énorme source de financement pour sa machine de guerre ».

    En remplacement, l’UE s’engage sur un chemin qui va la rendre plus dépendante du gaz israélien, malgré l’occupation militaire depuis plus d’un demi-siècle et les 74 années de dépossession coloniale des Palestiniens par Israël, lequel commet des atteintes flagrantes au droit international qui s’apparentent à un crime d’apartheid.

    Cet accord gazier fait suite à la mise en œuvre des accords d’Abraham, l’initiative négociée par les États-Unis pour normaliser les relations entre Israël et les États arabes. Cet accord rendra également l’UE plus dépendante de l’Égypte, régime dictatorial qui compte environ 60 000 prisonniers politiques et enfreint couramment les droits de l’homme, ce que l’Union normalise également.

    En début d’année, l’UE a alloué 657 millions d’euros à EuroAsia Interconnector, une ligne sous-marine qui relie les réseaux d’électricité d’Israël, de Chypre, de la Grèce et de l’Europe. (...)

    #IsraelUE

  • Une fois encore, l’Europe capitule devant Israël
    Sami Abu Shehadeh | Mardi 14 juin 2022 | Middle East Eye édition française
    https://www.middleeasteye.net/fr/opinion-fr/israel-palestine-europe-roberta-metsola-capitule-occupation

    Le discours prononcé par la présidente du Parlement européen Roberta Metsola devant la Knesset israélienne fin mai est peut-être l’un des discours les moins responsables que j’aie jamais entendus de la part d’un dirigeant étranger à l’égard d’Israël.

    On aurait pu s’attendre à ce que cette dirigeante originaire de Malte, un pays traditionnellement solidaire du peuple palestinien et qui représente un bloc favorable à une politique étrangère fondée sur des valeurs, l’État de droit et la responsabilité, parle sans détours aux puissants.

    Au lieu de cela, nous avons entendu tout l’inverse : une capitulation de l’Europe face aux politiques d’annexion et d’apartheid d’Israël que dénoncent Amnesty International et Human Rights Watch. Le soutien de façade apporté à la solution à deux États à la fin de son discours ne change rien au fait que la dirigeante n’a pas mentionné les mots « occupation », « colonisation » ou « annexion », pas plus qu’elle n’a évoqué les droits des Palestiniens, le droit international ou les résolutions de l’ONU.

    Roberta Metsola n’a manqué aucune occasion de réaffirmer sa position, ignorant qu’Israël n’est pas un pays uniquement réservé aux juifs, mais un pays où 20 % de la population est composée de citoyens palestiniens.

    Elle a fait part de sa grande admiration pour l’ancienne Première ministre israélienne Golda Meir, tristement célèbre pour avoir déclaré que « les Palestiniens n’exist[aient] pas ».

    Elle n’a même pas mentionné Shireen Abu Akleh (...)

    #IsraelUE