• En Russie, l’aller sans retour des combattants étrangers
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/04/25/en-russie-l-aller-sans-retour-des-combattants-etrangers_6683214_3210.html

    En Russie, l’aller sans retour des combattants étrangers
    Par Alba Dufaure (Nairobi, correspondance), Samuel Forey (Le Caire, correspondance), Valentin Hugues (Johannesburg, correspondance), Sophie Landrin (New Delhi, correspondante), Benjamin Quénelle et Faustine Vincent
    Pour faire face à la pénurie de volontaires, plus de 27 000 étrangers auraient été recrutés par l’armée russe depuis le début de la guerre en Ukraine. Des réseaux tentaculaires ciblent des hommes jeunes et pauvres, notamment en Afrique et en Asie, qu’ils parviennent à duper en leur promettant fortune et citoyenneté.
    La vidéo a choqué l’Egypte. En février 2025, le youtubeur ukrainien Dmytro Karpenko filme Mohammed Al-Senoussi, un homme de 22 ans originaire du gouvernorat de Louxor, capturé alors qu’il combattait au sein des forces russes en Ukraine. Amaigri et le visage pâle, il apparaît à l’écran lorsque le youtubeur appelle sa mère. Par l’intermédiaire d’un traducteur, celle-ci apprend qu’il est en prison et ne rentrera pas de sitôt. Mère et fils se parlent. « Pourquoi as-tu fait cela ? », lui demande-t-elle, sidérée. Le récit de Mohammed Al-Senoussi fait écho à celui de milliers d’hommes recrutés par la Russie dans les pays du Sud global : ils ont été piégés. Parti à Moscou pour étudier la médecine, le jeune Egyptien affirme y avoir été arrêté pour un supposé trafic de drogue – une accusation dont la police est friande en Russie. Il aurait ensuite subi un chantage devenu récurrent depuis l’invasion de l’Ukraine, en février 2022, période à partir de laquelle Moscou recrute à tour de bras pour garnir le front. Comme d’autres, Russes ou étrangers, il aurait alors été contraint de choisir : purger une peine de prison – sept ans dans son cas – ou partir se battre en échange d’un salaire, d’avantages financiers et de la citoyenneté russe.
    C’est ainsi que Mohammed Al-Senoussi s’est retrouvé soldat en Ukraine. Il n’est pas un cas isolé dans son pays : selon un rapport de l’ONG suisse Investigations With Impact (Inpact), publié en février, l’Egypte constitue le principal contingent africain parmi les recrues dont les noms ont pu être vérifiés : 361 hommes, sur un total de 1 417. Les modes d’enrôlement sont divers. Au Caire, à proximité du Centre culturel russe, des publicités d’agence de voyages promettent de faciliter les démarches pour aller étudier en Russie. L’offre est d’autant plus alléchante que les universités égyptiennes sont saturées. D’autres filières reposent sur des offres d’emploi, notamment dans la construction. Les salaires proposés, entre 2 000 et 3 000 dollars mensuels (environ 1 700 à 2 500 euros), sont bien plus élevés que le revenu moyen égyptien, autour de 200 dollars.
    « Une envolée des recrues »
    L’Egypte n’est qu’une cible parmi d’autres pour les recruteurs russes, qui usent le plus souvent de méthodes abusives similaires : offres d’emploi et de formation trompeuses, promesses d’un passeport russe, toutes destinées à de jeunes hommes pauvres, attirés par la perspective d’un avenir meilleur. « La Russie recrute tous azimuts, comme si elle faisait son marché, dans des pays alliés, mais aussi dans des pays non alignés, observe Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Ce flux est difficile à chiffrer, mais il a fortement augmenté en 2025. » En novembre de cette année-là, les autorités ukrainiennes ont identifié plus de 1 400 Africains, originaires de 36 pays du continent, combattant aux côtés de la Russie, a rappelé le chercheur dans une étude de décembre 2025, écrite avec son confrère Horacio Givone, spécialisé dans les questions de sécurité en Afrique subsaharienne.
    « Moscou recrute à la fois en ligne et via des intermédiaires locaux : les gens sont rassemblés, envoyés en Russie, puis au front en Ukraine », résume Karen Philippa Larsen, chercheuse au Danish Institute for International Studies, qui a mis au jour ces réseaux à partir de messages diffusés sur les réseaux sociaux par le Groupe Wagner. Les mercenaires de cette entité paramilitaire privée, remplacée depuis 2023 par Africa Corps dans plusieurs pays africains (Mali, République centrafricaine, Burkina Faso, Niger, Madagascar et, dans une moindre mesure, Libye), partageaient de nombreuses informations en ligne. « La stratégie de Moscou se traduit par une envolée des recrues en quatre ans : en 2022, Kiev avait identifié 34 combattants étrangers ayant signé un contrat avec la Russie, puis 3 800 en 2023, 8 000 en 2024, et près de 14 000 en 2025 », précise Karen Philippa Larsen.
    En 2025, la chercheuse danoise s’est rendue en Ukraine, où elle a rencontré 19 prisonniers de guerre étrangers capturés dans les rangs russes. « Selon des chiffres donnés par les sources officielles ukrainiennes, 27 000 combattants étrangers ont été recrutés depuis 2022 par l’armée russe, mais cela reste une estimation », poursuit Karen Philippa Larsen. Les pays ciblés sont pléthores, et incluent des Etats qui ne sont pas considérés comme des alliés diplomatiques de la Russie, tels le Botswana, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Cameroun ou la Sierra Leone.Cette accélération intervient alors que l’armée russe doit désormais trouver chaque mois entre 30 000 et 35 000 hommes, selon les estimations des experts, pour compenser ses pertes, et ce, sans décréter de mobilisation générale, sous peine de raviver la panique suscitée par l’appel partiel de l’automne 2022. Or, malgré des primes élevées, les volontaires russes se font rares. A l’intérieur du pays, les campagnes de recrutement s’apparentent de plus en plus à des enrôlements forcés, ciblant, dans les prisons, les universités, voire les hôpitaux psychiatriques, des personnes vulnérables et faciles à manipuler.
    Cette pénurie pousse la Russie à enrôler au-delà de ses frontières, en recourant largement à la duperie. Elle cible même des femmes. C’est notamment le cas du programme Alabuga Start : au Tatarstan, dans une zone économique spéciale située à 1 000 kilomètres à l’est de Moscou, de jeunes Africaines sont affectées à l’assemblage de drones, alors qu’on leur avait promis des emplois dans la restauration, la construction ou l’hôtellerie. Les hommes, eux aussi, découvrent vite qu’ils ont été trompés. Au lieu d’un contrat de travail, ils signent un contrat militaire, rédigé en cyrillique, qu’ils sont incapables de déchiffrer. Ils sont ensuite envoyés au front, souvent en première ligne. Leur seule chance de salut consiste parfois à être faits prisonniers.
    « Ils servent de chair à canon, forcés de sortir à découvert pour aller repérer les positions ukrainiennes qui, ensuite, leur tirent dessus, explique Karen Philippa Larsen. Au total, à travers le monde, du Népal à l’Egypte en passant par le Togo, Cuba et le Brésil, plus de 100 pays sont concernés par ces recrutements. » Les soldes sont en général bien plus modestes que ce qui avait été promis. Elles sont en outre rognées par la corruption au sein de l’armée russe : la part détournée par les officiers diminue d’autant les revenus des soldats. Pour ces recrues étrangères, la contestation est quasi impossible : leurs passeports sont le plus souvent confisqués dès le premier jour.
    Karen Philippa Larsen distingue trois profils de soldats étrangers. « Il y a d’abord ceux, en nombre restreint, qui ignoraient tout de la guerre en Ukraine, pensaient signer un contrat pour travailler dans la tech ou dans un centre commercial, et n’ont pris conscience de leur sort qu’en arrivant dans un camp d’entraînement militaire », dit-elle. La deuxième catégorie est la plus importante : « Ce sont des hommes qui savaient qu’ils étaient engagés par le ministère russe de la défense, mais pensaient être affectés à des postes logistiques, loin du front. » Parmi eux, des Africains embauchés dans leur pays par Wagner puis envoyés en Russie pour une formation, avant d’être contraints de signer un contrat. Trompés, ils finissent sur le front ukrainien et non, comme cela leur avait été assuré, par être renvoyés chez eux pour intégrer le Groupe Wagner.
    La dernière catégorie rassemble des hommes qui « ont signé leur contrat en connaissance de cause, appâtés par les “très bonnes conditions” promises par la Russie – une rémunération élevée et la citoyenneté russe ». « Beaucoup n’ont pas eu le temps de percevoir l’argent promis, précise Karen Philippa Larsen. Ils ont été capturés quelques semaines après leur déploiement sur le champ de bataille. » La Russie ne se soucie guère du sort de ces combattants détenus en Ukraine : ils ne figurent pas sur les listes de prisonniers de guerre que Moscou échange contre des prisonniers ukrainiens.
    Dans les pays arabes, une chaîne de la messagerie Telegram s’est spécialisée dans ce recrutement, « Sadiq Rossia » (« ami de la Russie »), animée par Polina Alexandrovna, dont l’avatar est une femme blonde aux yeux bleus. A grand renfort de messages, elle dit accepter des hommes de tous pays, âgés de 18 à 55 ans, en bonne santé et sans maladie chronique, ainsi que ceux déjà présents en Russie avec un visa expiré. A la signature du contrat, les recrues peuvent aussitôt déposer une demande de passeport russe. Dans ses messages, régulièrement repostés – le plus récent est daté du 13 avril –, la chaîne promet une prime d’environ 3 millions de roubles (environ 34 000 euros) à l’engagement, ainsi qu’un salaire mensuel d’une valeur de 210 000 roubles (près de 2 400 euros).
    Moscou débauche aussi directement au sein des armées du Sud global, poussant soldats et sous-officiers à déserter pour rejoindre ses troupes. Ils préfèrent risquer de mourir en Ukraine en gagnant des millions plutôt que de mourir pauvres chez eux. Autres cibles : les individus poursuivis par la justice de leur pays. La Russie s’engage à ne pas les extrader et leur garantit l’immunité à vie à condition qu’ils s’engagent dans l’armée. Par ailleurs, depuis juillet 2025, un décret autorise les non-Russes à servir dans l’armée en zone de guerre. Ces dernières années, la limite d’âge des recrues étrangères a été relevée de 30 à 40 ans. Les conditions de citoyenneté ont été assouplies : les ressortissants étrangers qui signent un contrat d’un an et servent au moins six mois peuvent accéder à la nationalité russe par une procédure simplifiée, ainsi qu’à un permis de séjour temporaire immédiat à l’issue de leur contrat. En complément de ces incitations, les autorités manient le chantage : depuis novembre 2025, tout ressortissant étranger en âge de servir qui demande un permis de séjour ou la citoyenneté doit signer un contrat avec l’armée, sauf s’il possède un certificat attestant de sa démobilisation ou de son inaptitude médicale.
    « Moscou présente tous ces combattants comme une preuve du soutien du Sud global à sa guerre, en faisant croire que ces hommes y participent pour des raisons idéologiques, par adhésion au discours du Kremlin », souligne Karen Philippa Larsen. Pourtant, aucun des prisonniers de guerre qu’elle a interrogés en Ukraine n’a évoqué de motivation politique. La plupart mettent en avant la perspective d’un emploi bien payé. « C’est l’argent qui l’a poussé, il voulait acheter une maison, il détestait notre logement qu’il surnommait “le ghetto” », affirme ainsi Susan Kuloba, une mère parmi tant d’autres au Kenya sans nouvelles de son fils. Dans la pièce unique qu’elle occupe dans le bidonville de Kibera, à Nairobi, elle garde précieusement une pochette contenant des photos de David, 22 ans, posant en tenue de combat. Selon elle, le jeune homme aurait été attiré par la promesse d’un salaire mensuel de 250 000 shillings kényans (environ 1 650 euros). Il est parti en août 2025 pour la Russie, où il pensait travailler comme agent de sécurité.
    A son arrivée, raconte Susan Kuloba, David lui a appris que « l’emploi promis avait changé ». A la place, il aurait reçu deux semaines de formation militaire avant d’être envoyé au front. « Il m’a dit que ceux qui partaient ne revenaient pas, que je devais prier pour lui, confie sa mère. Le commandant lui disait qu’en cas de refus il serait tué. » Puis David n’a plus donné signe de vie. Le 18 octobre 2025, le message d’un ami de son fils lui est parvenu : « Je suis désolé, David est mort lors d’une attaque de missiles. Nous étions ensemble. Moi aussi, j’ai été blessé. Mon cœur est en miettes. »
    Susan Kuloba peine à croire à la mort de son fils. Elle a conservé les numéros de téléphone des deux femmes qui auraient facilité son départ vers Moscou. Mais celles-ci ne répondent plus à ses appels. Au Kenya, les familles sans nouvelles de leurs proches partis en Russie sont soutenues par Vocal Africa. Cette organisation de défense des droits humains estime à 500 le nombre de Kényans envoyés combattre en Ukraine. Les familles déplorent que leurs « fils » aient été « attirés, trompés et abandonnés dans une guerre étrangère », après avoir été « recrutés dans des circonstances obscures et abusives ».
    Selon Nairobi, 252 Kényans auraient déjà été enrôlés dans les forces armées russes. Après une visite à Moscou, du 15 au 17 mars, le premier ministre et chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi, a assuré avoir obtenu de la Russie qu’elle cesse d’enrôler des ressortissants du pays. D’après lui, une offre de rémunération attractive – entre 1,5 million et 3 millions de shillings kényans à la signature, assortis d’un salaire mensuel de 250 000 à 350 000 shillings –, ainsi que la promesse d’obtenir la citoyenneté russe, a constitué une « motivation majeure » dans ces départs. Nairobi a par ailleurs lancé une enquête sur les réseaux de recrutement. Une agence est dans le viseur des autorités : Global Face Human Resources, dont deux responsables ont été inculpés pour des recrutements « à des fins d’exploitation par le biais de la tromperie ».En Egypte, après la révélation des mésaventures de Mohammed Al-Senoussi, les autorités ont réagi de la même façon. De nouvelles règles ont été adoptées pour encadrer les voyages, en Russie et en Ukraine, des hommes âgés de 18 à 35 ans. En signe d’apaisement, après les réactions dans plusieurs capitales du Sud, Moscou aurait fait passer, en février, de nouvelles consignes. Ses recruteurs ont reçu une liste de pays dont les ressortissants ne sont plus autorisés à signer de contrats. Cette information non officielle, apparue dans des groupes de discussion en ligne, a été confirmée par un centre régional de recrutement à Important Stories, média russe indépendant en exil.
    Cette liste inclurait 36 pays. « Moscou fait au moins semblant de vouloir mettre un terme à ces recrutements, mais il est difficile d’en mesurer aujourd’hui le reflux, compte tenu du peu d’informations fiables dont nous disposions pour chiffrer les flux initiaux, insiste Thierry Vircoulon, de l’IFRI. C’est devenu une véritable source de tensions diplomatiques pour la Russie. Mais elle reste prudente, car, en reconnaissant l’existence de ce problème, elle reconnaît aussi de facto la réalité de ces recrutements. »
    En Asie, le Népal et l’Inde ont fait preuve de fermeté. Le gouvernement népalais a exhorté le Kremlin à rapatrier les corps des ressortissants tués au front. Dès janvier 2024, il a suspendu la délivrance de permis de travail pour la Russie et l’Ukraine, un document obligatoire pour les Népalais cherchant un emploi à l’étranger. Katmandou a demandé à Moscou de cesser de recruter ses citoyens dans l’armée, de renvoyer immédiatement ceux déjà enrôlés et d’indemniser les familles des défunts. La police a arrêté une dizaine de personnes qui utilisaient TikTok et les réseaux locaux pour acheminer des Népalais vers l’armée russe. Mais les progrès restent lents.« Tout est organisé de manière informelle ; j’ignorais tout de la guerre entre la Russie et l’Ukraine avant de partir », raconte Suman Rai, qui avait 31 ans en 2023, lorsqu’il s’est envolé pour la Russie. Célibataire, originaire du district de Khotang, dans l’est du Népal, il n’avait encore jamais quitté son pays. Il avait besoin d’argent, après la faillite de son entreprise. « On m’a expliqué que j’irais travailler pour les soldats russes, mais on ne m’a jamais prévenu qu’il me faudrait aller sur le front, poursuit-il. L’agent m’a parlé d’un bon salaire de 300 000 roupies [1 700 euros] par mois, alors j’ai accepté. Je n’ai compris la vérité qu’une fois arrivé. »A peine descendu de l’avion à Moscou, Suman Rai est transféré dans un camp d’entraînement pour apprendre à manier les armes à feu. « Après environ deux semaines, j’ai été envoyé en Ukraine », confie-t-il. Sur le front, il croise d’autres Népalais, dupés comme lui. Il parvient à fuir, mais doit payer l’équivalent de 1 700 euros pour quitter la Russie et rentrer au pays. Il fait partie de ceux, peu nombreux, qui en ont réchappé. De récentes statistiques du gouvernement népalais font état de 118 ressortissants tués, 132 disparus et 219 blessés. Cinq seraient prisonniers en Ukraine. Des chiffres largement sous-estimés, selon Kritu Bhandari, une activiste népalaise qui, depuis trois ans, s’attelle à recenser les victimes. Elle a créé un groupe WhatsApp réunissant des centaines de familles sans nouvelles de leur proche et a transmis aux autorités une liste de 699 noms, avec l’identité et les photos des disparus. L’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, l’Afghanistan et le Sri Lanka ont également remis des listes de ressortissants engagés au front. « Ces réseaux sont pilotés depuis Moscou : financement, visa, prise en charge à l’arrivée, paiement des recruteurs et des intermédiaires, tout est organisé depuis la Russie, assure Thierry Vircoulon. Dans certains cas, ces filières s’apparentent à du trafic d’êtres humains. »

    Dans ces pays d’Afrique et d’Asie, comme en Russie, la corruption alimente ces réseaux, chaque intermédiaire prélevant sa part sur les recrutements. En Afrique du Sud, c’est Duduzile Zuma-Sambudla, fille de l’ancien président Jacob Zuma (2009-2018), qui est mise en cause. Connue pour relayer la propagande russe, elle avait lancé le hashtag #IStandWithRussia (« je soutiens la Russie ») aux premiers jours de la guerre en Ukraine, en février 2022. Elle fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour l’enrôlement de 17 hommes, partis sous le prétexte d’une formation militaire censée leur permettre de devenir gardes du corps à leur retour en Afrique du Sud. Ils avaient lancé un appel à l’aide au gouvernement sud-africain, en novembre 2025, alors qu’ils se trouvaient coincés dans une zone de combat, dans la région ukrainienne du Donbass. Huit d’entre eux appartiendraient à la famille de l’ancien chef de l’Etat. Condamnant « l’exploitation de jeunes gens vulnérables par des individus travaillant avec des entités militaires étrangères », la présidence sud-africaine a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les conditions de ces recrutements. Le gouvernement dit traquer « activement » des dispositifs mis en place de l’étranger pour enrôler des jeunes par des promesses mensongères d’emplois grassement payés, dans un pays où six jeunes sur dix sont au chômage. Le président Cyril Ramaphosa a personnellement évoqué le sort des 17 Sud-Africains avec Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique, le 10 février. Il a « exprimé sa sincère gratitude » au chef du Kremlin après le retour de quatre d’entre eux ; 11 autres ont depuis été rapatriés. Cette affaire, très médiatisée en Afrique du Sud, a conduit Duduzile Zuma-Sambudla à démissionner de son mandat de députée, dès la fin novembre 2025. Depuis, elle ne s’est plus exprimée sur le sujet.
    A Pretoria, Katmandou ou Nairobi, les sociétés ne perçoivent encore que des fragments d’un réseau tentaculaire : des intermédiaires corrompus, des promesses vides et, au bout de la chaîne, des jeunes projetés dans l’économie de guerre russe, souvent sans retour

    #Covid-19#migrant#migration#russie#guerre#sante#mortalite#trafic

  • Kapitalismus : Digitale Repression
    https://www.jungewelt.de/artikel/508893.kapitalismus-digitale-repression.html

    La gauche commence à se rendre compte comment elle se fait niquer par les propriétaires des « réseaux sociaux », quinze ans trop tard et d’une manière disparate.

    25.9.2025 von Rezgar Akrawi - Wie Algorithmen, künstliche Intelligenz und Zensur im Internet genutzt werden, um die kapitalistische Hegemonie zu festigen

    Was politisch nicht ins Konzept passt, wird von Instagram und Co. oft marginalisiert oder gleich ganz gelöscht. Fotomontage zu einer Demonstration gegen den Gazakrieg in Berlin (25.7.2025)

    Digitale Konzerne überwachen in Zusammenarbeit mit großen Staaten die Bewegungen von Einzelpersonen über Endgeräte und verschiedene Kommunikationsmittel. Alle digitalen Aktivitäten, auch vermeintlich sichere, geschlossene Onlinemeetings, unterliegen einer ständigen Überwachung und Analyse. In der Praxis gibt es fast keinen vollständig geschützten digitalen Raum mehr; Daten werden systematisch erhoben und anschließend genutzt, um Individuen und Gruppen nach ihren Verhaltensmustern, ihren intellektuellen und politischen Orientierungen zu bewerten und zu klassifizieren.

    Die digitale Überwachung ist damit zu einem zentralen Instrument von Unternehmen und Regierungen geworden, das ihnen ermöglicht, Desinformationskampagnen durchzuführen, Nutzer zu verfolgen und ins Visier zu nehmen oder Sanktionen zu verhängen. Diese Strategien werden systematisch und verdeckt gegen Gewerkschaftsorganisationen, linke Gruppen sowie unabhängige Menschenrechts- und Medieninstitutionen eingesetzt. Sie alle sind mit zunehmenden Einschränkungen konfrontiert, die Verbreitung ihrer Ideen im öffentlichen digitalen Raum wird durch indirekte, subtile Methoden eingeschränkt, die schwer zu erkennen sind. Kapitalistische Konzerne und große Staaten setzen Algorithmen in sozialen Netzwerken und KI-Systemen präzise und systematisch ein, um die Reichweite linker und progressiver politischer Beiträge zu begrenzen, ohne auf direkte Löschung zurückgreifen zu müssen.

    Diese Praktiken machen die digitale Repression komplexer, gefährlicher und unsichtbarer als die »gewöhnliche«, da die geringe Auseinandersetzung mit progressiven Inhalten eine natürliche Reaktion des Publikums zu sein scheint, während sie in Wirklichkeit auf vorgefertigte Algorithmen zurückzuführen ist, die darauf abzielen, die Sichtbarkeit von linkem Content zu verringern. Viele Studien haben verwandte Phänomene dokumentiert, wie zum Beispiel die »Filterblase«, die von Algorithmen geschaffen wird, um Nutzer von politischen Inhalten zu isolieren, die ihre Ansichten in Frage stellen, und Berichte über andere Formen von algorithmischer Voreingenommenheit. Leaks und interne Dokumente von Unternehmen wie Facebook enthüllten die bewusst verfolgten Strategien, um die Sichtbarkeit bestimmter politischer oder Menschenrechtsbewegungen zu verringern, indem ihre Reichweite eingeschränkt oder Benachrichtigungen deaktiviert werden, während gleichzeitig eine Fassade der Neutralität gewahrt wird. Diese Politik erweckt unter den Aktivistinnen und Aktivisten den falschen Eindruck, dass ihre Ideen ineffektiv oder unpopulär sind, und treibt einige in die Selbstzensur oder zur Anpassung ihres Diskurses.¹
    In die Resignation getrieben

    Digitale Entmachtung ist ein neues Instrument der Klassenherrschaft, bei dem Algorithmen und KI systematisch und unmerklich, langfristig und schrittweise eingesetzt werden, um Inhalte zu verbreiten, die Gefühle der Hilflosigkeit und Resignation fördern, insbesondere bei Nutzern mit linken und progressiven Orientierungen. Dieser Mechanismus verstärkt die Schwächen und das Scheitern sozialistischer Experimente und linker Organisationen, während er dabei hilft, den Kapitalismus als ewiges, unbesiegbares System darzustellen. Dies verstärkt den Gedanken, dass Veränderung unmöglich sei.

    So entfaltet sich ein extremer Individualismus, der den einzelnen von kollektiver, organisierter politischer Aktion isoliert. Darüber hinaus werden Debatten innerhalb linker Organisationen auf marginale Konflikte gelenkt, was die Konzentration auf die großen Probleme und die Widerstandsfähigkeit schwächt. Große Unternehmen analysieren digitales Verhalten, um Nutzer und Gruppen mit Inhalten anzusprechen, die Frustration hervorrufen und ihnen das Gefühl geben, dass ein sozialistischer Wandel entweder unmöglich oder extrem schwierig sei. Diese Praktiken sind kein Zufall, sondern vorsätzliche Werkzeuge, die darauf abzielen, den Wunsch nach gesellschaftlichem Wandel schon von vornherein zu brechen oder zu schwächen und das Überleben des kapitalistischen Systems zu sichern.
    Digitale Verhaftung

    Die »digitale Verhaftung« stellt eine gefährlichere Phase dar als Überwachung und Kontrolle, da sie über die Einschränkung der Reichweite von Inhalten hinausgeht und willkürliche Einschränkungen für Einzel- und Gruppenkonten vorsieht, sie vorübergehend für unterschiedliche Zeiträume sperrt oder dauerhaft löscht – was als eine Form des digitalen Mords angesehen werden kann – ohne Transparenz, klare Standards oder lokale oder internationale Gesetze zum Schutz der Rechte der Nutzer. Ausreden wie »Verstoß gegen Gemeinschaftsstandards« oder »Förderung von Gewalt« werden oft benutzt, um Stimmen zum Schweigen zu bringen, deren aktivistische Inhalte die Verbrechen kapitalistischer Staaten und Konzerne oder Menschenrechtsverletzungen dokumentieren.

    Ein Beispiel ist die digitale Repression von Social-Media-Plattformen gegen palästinensische Inhalte, die israelische Verbrechen gegen Zivilisten dokumentieren. Während des jüngsten Angriffs auf Gaza löschten und sperrten Unternehmen wie Facebook, Instagram und X Hunderte von Konten und Beiträgen, die Besatzungsverbrechen dokumentierten. Dies geschah unter dem Vorwurf der »Verletzung von Gemeinschaftsstandards« oder der »Förderung des Terrorismus«, obwohl es sich bei vielen Beiträgen um genaue Dokumentationen von Kriegsverbrechen handelte, die auch von Menschenrechtsorganisationen bestätigt wurden. Human Rights Watch (HRW) dokumentierte beispielsweise im Jahr 2023 mehr als 1.050 Fälle, in denen allein zwischen Oktober und November propalästinensische Inhalte auf Facebook und Instagram entfernt oder eingeschränkt wurden, darunter auch rein friedliche Inhalte.

    Ich selbst wurde für einen ganzen Monat gesperrt, nachdem ich einen Beitrag der palästinensischen Linken geteilt hatte, und die Seite »Säkulares Facebook« (www.facebook.com/­SecularFB), die mehr als 200.000 Follower hatte, wurde geschlossen, weil sie Artikel veröffentlicht hatte, die israelische Besatzungsverbrechen aufdeckten – obwohl sie in Artikeln auch die Verbrechen der Hamas verurteilt hatte. Unabhängige Medienagenturen wie das Quds News Network wurden ebenfalls ins Visier genommen, indem ihre Reichweite eingeschränkt oder Konten ganz gelöscht wurden – ein klarer Versuch, Stimmen zum Schweigen zu bringen, die Übergriffe gegen palästinensische Zivilisten aufdeckten. Medien- und Menschenrechtsberichte hoben auch das Phänomen des »Shadowbanning« hervor, bei dem propalästinensische Beiträge ohne Löschung unterdrückt werden, indem ihre Inhalte nicht mehr oder nur noch teilweise angezeigt werden. Das betrifft insbesondere Posts, die Hashtags wie »#FreePalestine« oder »#IStandWithPalestine« enthalten, was eine nicht offengelegte Einschränkung der Meinungsfreiheit im digitalen Raum darstellt.²
    Freiwillige Selbstzensur

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    Digitale Repression und eingeschränkte Reichweite von Beiträgen gehen einher mit dem Phänomen der »freiwilligen Selbstzensur«, bei der Einzelpersonen und sogar Gruppen beginnen, sich selbst Restriktionen aufzuerlegen, ihren politischen Diskurs zu modifizieren oder sogar seinen Inhalt ganz zu ändern, sich allgemeinen theoretischen Fragen zuzuwenden und die direkte Konfrontation mit dem Kapitalismus und autoritären Regimen zu vermeiden – aus Angst vor geringerer Reichweite, »digitaler Verhaftung« oder »digitalem Mord« durch Kontoschließungen durch KI-Algorithmen auf digitalen Plattformen. Diese Angst untergräbt die Meinungsfreiheit und wird zu einem entscheidenden Faktor für die Neugestaltung und Kontrolle des öffentlichen Diskurses, noch bevor weitere tatsächliche Einschränkungen verhängt werden.

    Das stärkt die kapitalistische ideologische Hegemonie, schrumpft den Raum für digitalen Widerstand und verwandelt das Internet in einen Raum, der zwar selbstreguliert ist, aber sich dennoch an den Interessen der herrschenden Mächte orientiert. So fiel beispielsweise in Zeiten von Massenprotesten gegen kapitalistische und autoritäre Politik in verschiedenen Ländern vielen Nutzern auf, dass Beiträge, in denen Wörter wie »Generalstreik«, »ziviler Ungehorsam« oder »Revolution« vorkamen, und Texte, die Verbrechen und Menschenrechtsverletzungen aufdeckten, nicht ihre übliche Sichtbarkeit erreichten, während ganz allgemeine analytische Beiträge über Wirtschaft und Politik weit weniger betroffen waren. Dies zeigte sich etwa bei den »Gelbwesten«-Protesten in Frankreich, wo Medienberichte die Löschung oder Einschränkung von Beiträgen dokumentierten, die zu Massenstreiks oder direkter Konfrontation mit der Regierung aufriefen. In den Vereinigten Staaten berichteten Aktivisten der »Black Lives Matter«-Bewegung von einem starken Rückgang der Reichweite von Posts, die zu zivilem Ungehorsam oder friedlichem Protest gegen Polizeigewalt aufriefen, insbesondere auf Facebook und Instagram. Ähnliche Beschwerden gab es von Aktivistinnen und Aktivisten in Indien während der Bauernproteste 2021, bei denen Plattformen unter dem Vorwand der »Verletzung lokaler Gesetze« Beiträge oder Hashtags im Zusammenhang mit Demonstrationen wie »#FarmersProtest« entfernten.
    Erosion der Demokratie

    Im Ergebnis fingen viele Aktivistinnen und Aktivisten an, die Verwendung von Begriffen, die von den Plattformen als »aufrührerisch« eingestuft wurden, zu vermeiden, und verlagerten ihren öffentlichen Diskurs auf weniger radikale und revolutionäre Inhalte. Dadurch schrumpft aber schrittweise der Raum für freie Meinungsäußerung immer weiter zusammen und die Rolle der sozialen Medien als Instrument für politische Mobilisierung und radikalen Wandel wird weiter geschwächt.³

    Bei der Kontrolle über das menschliche Bewusstsein geht es nicht mehr nur um die Maximierung kapitalistischer Profite, sondern sie ist auch zu einem Hauptinstrument geworden, um die noch bestehenden Formen der bürgerlichen Demokratie zu schwächen und zu untergraben. Statt dessen müssten diese unterstützt und ausgebaut werden – gerade angesichts dessen, dass in vielen Ländern ungerechte Wahlgesetze erlassen wurden, die Partikularinteressen dienen. Anstatt die bewusste Beteiligung der Bevölkerung am politischen Leben zu fördern, werden Digitalisierung und KI genutzt, um die öffentliche Meinung im Einklang mit den Interessen der herrschenden Klasse umzugestalten und zu manipulieren, Wahlen zu beeinflussen, den Raum für freie Debatten zu verkleinern und den politischen und medialen Diskurs im Dienste der dominanten kapitalistischen Mächte zu lenken.

    Klassenherrschaft durch KI bedeutet, dass diese Technologie – angeblich ein Werkzeug zur Verbesserung von Transparenz und Demokratie – effektiv genutzt wird, um Narrative zu produzieren und zu fördern, die das bestehende kapitalistische System erhalten. Big-Data-Analysen und intelligente Algorithmen werden angewandt, um politische Informationen in eine Richtung zu lenken, die kapitalistischen Institutionen, rechten und faschistischen Bewegungen und autoritären Mächten nützlich ist. Damit wird die Fähigkeit der Massen geschwächt, politische Entscheidungen auf der Grundlage eines echten kritischen Bewusstseins zu treffen. So wird die Realität verzerrt, Propaganda reproduziert und mediale Desinformation ermöglicht, was das Wesen echter Demokratie untergräbt, die auf Transparenz, Zugang zu Informationen und intellektuellem und politischem Pluralismus basiert.

    All dies geschieht durch die gezielte Ansprache bestimmter Gruppen mit maßgeschneiderten Inhalten, die auf ihrem digitalen Verhalten basieren. So wird eine künstliche öffentliche Meinung geschaffen, die die Klassenhegemonie festigt und die politisch-soziale Polarisierung vertieft. Sie täuscht nicht nur die Wähler, sondern gestaltet auch das politische Debattenumfeld neu. Der Einfluss von KI geht über die bloße Manipulation von Informationen hinaus; sie wird zu einem zentralen Instrument bei der Reproduktion kapitalistischer politischer Macht. Durch den Einsatz von Algorithmen in Wahlkämpfen, die Anpassung politischer Botschaften an die Interessen des Kapitals und die Beeinflussung von Wählern durch präzises Targeting neutralisieren Plattformen oppositionelle Stimmen und schwächen linke und progressiv-demokratische Alternativen. Ein klares Beispiel ist die Einmischung des rechten Milliardärs Elon Musk in die Bundestagswahl 2025 über seine Plattform X (ehemals Twitter), wo er die extrem rechte AfD direkt unterstützte, indem er KI-gesteuerte Inhalte förderte, die öffentliche Meinung beeinflusste und die politische Polarisierung zugunsten rechter und neonazistischer Kräfte verstärkte.

    In diesem Umfeld spiegeln Wahlen nicht mehr den Willen des Volkes wider – auch nicht in relativer, vermittelter Form –, sondern haben sich in eine Arena des Kampfes zwischen Großstaaten, Monopolmächten und Finanzoligarchien verwandelt, die das Internet und KI als Werkzeuge politischer und ideologischer Herrschaft nutzen. Dies verzerrt den politischen Pluralismus und korrumpiert bestehende relativ demokratische Mechanismen.
    Ein alternativer Weg

    KI muss so ausgerichtet werden, dass sie als Werkzeug für die Befreiung und Achtung der Menschenrechte dient. Um dies zu erreichen, sind progressive Initiativen unerlässlich, die Transparenz, Aufsicht und einen Einsatz von KI gewährleisten, der Gerechtigkeit und Gleichheit fördert, anstatt die Technik weiter als Werkzeug in den Händen autoritärer Regime, großer Staaten und Unternehmen zu belassen. Es müssen strenge internationale und lokale rechtliche Rahmenbedingungen geschaffen werden, um den Einsatz von KI zur Verletzung von Menschenrechten zu kriminalisieren. KI-Anwendungen im Sicherheitsbereich müssen einer unabhängigen gerichtlichen Überprüfung unterzogen werden, wobei zivilgesellschaftliche Organisationen an der Bewertung ihrer Risiken für die Freiheiten beteiligt sein müssen. Globale Solidaritätsnetzwerke sollten KI-Missbrauch überwachen, Unternehmen boykottieren, die Überwachungstechnologien an autoritäre Regime verkaufen, und sie auf eine schwarze Liste setzen.

    Open-Source-KI-Systeme müssen von unabhängigen Gremien unterstützt und entwickelt werden, einschließlich der Zivilgesellschaft und Menschenrechtsinstitutionen, die einer demokratischen Aufsicht unterliegen, mit der Missbrauch durch Regierungen, monopolistische Unternehmen und autoritäre Regime verhindert werden kann. Solche Systeme können zur Stärkung der Menschenrechte eingesetzt werden, indem sie Verstöße aufdecken, die Leistung von Regierungen überwachen und Daten analysieren, um repressive Praktiken aufzudecken. Es ist wichtig, die Rolle linker, progressiver und Menschenrechtsorganisationen bei der Überwachung der KI-Nutzung zu stärken. KI kann auch als wirksames Instrument dienen, um der digitalen Zensur durch Datenverschlüsselung, sichere Kommunikation zum Schutz von Aktivisten und Dissidenten sowie durch die Überwachung diktatorischer Regime entgegenzuwirken. Gleichzeitig muss die Öffentlichkeit für die Gefahren von Überwachung und digitaler Kontrolle sowie für die Möglichkeiten zum Widerstand sensibilisiert werden, etwa indem technische Instrumente bereitgestellt werden, die dem einzelnen helfen, seine Daten zu schützen und die Meinungsfreiheit im digitalen Raum zu gewährleisten.

    Es ist von entscheidender Bedeutung, KI von einem Instrument, das zur Erosion der relativen Demokratie beiträgt, in ein Instrument zu verwandeln, das sie stärkt und weiterentwickelt. Technologie soll die Massen stärken, die politische Partizipation auf der Grundlage der Gleichberechtigung stärken und Transparenz und Fairness in demokratischen Prozessen garantieren. KI kann genutzt werden, um sichere, transparente Plattformen für den Dialog und die elektronische Abstimmung zu entwickeln, die es den Bürgerinnen und Bürgern ermöglichen, ihre Meinung frei zu äußern und sich direkt und effektiv an der Entscheidungsfindung auf allen Ebenen zu beteiligen, wodurch die partizipative Demokratie gestärkt und die Macht an die Bürger zurückgegeben wird. KI-Tools können auch dazu dienen, Fake News und Desinformation automatisch zu analysieren und zu entlarven. Solche Instrumente können Teil eines umfassenderen Projekts zur Förderung der Medientransparenz seien und zur Bekämpfung der monopolistischen Medienhegemonie eingesetzt werden. Dies erfordert aber den Kampf für klare Gesetze, die den Einsatz von KI zur Manipulation der öffentlichen Meinung verhindern und sicherstellen, dass die der Öffentlichkeit zur Verfügung gestellten Informationen korrekt und objektiv sind, ohne klassen- oder ideologische Voreingenommenheit.

    Anmerkungen

    1 Vgl. »Metas gebrochene Versprechen: Systemische Zensur von Palästina-Inhalten auf Instagram und Facebook«, Human Rights Watch, 21.12.2023; Ferenc Huszár u. a.: Algorithmische Verstärkung von Politik auf Twitter, PNAS, 21.12.2021; Jinyi Ye/Luca Luceri/Emilio Ferrara: Überprüfung politischer Voreingenommenheit: Algorithmische Verstärkung auf Twitter/X während der US-Präsidentschaftswahlen 2024, arxiv.org, 20.3.2025; Paul Barrett/Justin Hendrix/Grant Sims: Wie Techplattformen die politische Polarisierung in den USA befeuern und was die Regierung dagegen tun kann, Brookings, 27.9.2021

    2 Vgl. »Zensieren die Social-Media-Giganten inmitten des israelischen Krieges pro-palästinensische Stimmen?«, Aljazeera.com, 24.10.2023; »Meta ›unterdrückt‹ propalästinensische Stimmen in den sozialen Medien, sagt eine Menschenrechtsgruppe«, Aljazeera.com, 21.12.2023

    3 Vgl. »Warum Twitter Konten gesperrt hat, die mit Bauernprotesten in Indien in Verbindung stehen«, Time-Magazine, 1.2.2021; »Bürgerrechtsgruppen fordern Facebook auf, das ›rassistisch voreingenommene‹ Moderationssystem zu korrigieren«, The Guardian, 18.1.2017; »Indien: Twitter sperrt Konten wegen Protest von Bauern auf Aufforderung der Regierung«, BBC, 1.2.2021; »Wie Elon Musks X zur aufgeladenen Titelseite der globalen Rechten wurde«, The Guardian, 4.1.2025; »Facebook-Gruppe ›Gelbwesten‹ mit 350.000 Mitgliedern wurde am Tag der Europawahl eingefroren«, World Socialist Web Site, 28.5.2019

    Mehr zum Thema im Buch »Kapitalistische künstliche Intelligenz: Herausforderungen für die Linke und mögliche Alternativen – Technologie im Dienste des Kapitals oder ein Werkzeug zur Befreiung?« von Rezgar Akrawi, kostenloser Link zum Buch: leanpub.com/ai-socialism-gr

    Rezgar Akrawi ist ein unabhängiger Linker und arbeitet als Experte für Systementwicklung und E-Governance. Er ist Koordinator des Zentrums für marxistische und linke Studien und Forschung (auf arabisch) und Gründer und Generalkoordinator der linken arabischen Diskussionsplattform www.ahewar.org

    #internet #réseaux_sociaux #censure #gauche

  • Pakistan : Imran Khan accepte le jugement de la Cour suprême, mais dénonce encore une conspiration
    AFP, publié le vendredi 08 avril 2022
    https://actu.orange.fr/monde/pakistan-imran-khan-accepte-le-jugement-de-la-cour-supreme-mais-denonce-
    http://media2.woopic.com/api/v1/images/661%2Factu%2Fafp-news%2F24c%2Fd47%2F8f437d409c24bd486d5c642d05%2Fpaki

    Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a dit vendredi avoir accepté le jugement de la Cour suprême qui devrait lui valoir d’être renversé par une motion de censure, tout en continuant à dénoncer une conspiration ourdie par les Etats-Unis.

    L’Assemblée nationale se réunira samedi pour décider du sort de l’ancien joueur vedette de cricket, au pouvoir depuis 2018. Selon toute vraisemblance, il devrait perdre la confiance des députés, l’opposition ayant déjà annoncé posséder la majorité.

    « Je suis déçu par la décision de la Cour suprême, mais je veux dire clairement que je respecte la Cour et le système judiciaire pakistanais », a-t-il déclaré en ouverture d’un discours décousu de 40 minutes qui l’a aussi vu s’en prendre aux deux grands partis d’opposition, la Ligue musulmane du Pakistan (PML-N) et le Parti du peuple pakistanais (PPP), qui se sont partagé le pouvoir, avec l’armée, pendant des décennies et sont désormais unis.

    « J’accepte le jugement de la Cour », a-t-il ajouté, tout en regrettant que la plus haute instance judiciaire du pays n’ait pas pris en compte ses accusations d’’’ingérence" portées à l’encontre des Etats-Unis, auxquels il reproche d’avoir chercher à le renverser avec la complicité de l’opposition.

    A l’en croire, les Etats-Unis, déjà offusqués par ses critiques répétées à l’encontre de la politique américaine en Irak ou en Afghanistan, ont été ulcérés par sa visite à Moscou le jour même du déclenchement de la guerre en Ukraine. Washington a nié toute implication.

    « En aucun cas je n’accepterai ce gouvernement importé », a-t-il repris, reconnaissant implicitement avoir déjà perdu la partie. Il a appelé les sympathisants de son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI, Mouvement du Pakistan pour la justice), à manifester dans le calme dimanche.

    #Pakistan
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    Richard Medhurst
    @richimedhurst
    10:04 PM · 9 avr. 2022·
    https://twitter.com/richimedhurst/status/1512884202609516545

    Breaking: Imran Khan is no longer the Prime Minister of Pakistan.

    He has just been removed via a no-confidence vote, with 174 out of 172 votes needed.

    Khan had visited Moscow a few weeks ago to to secure gas & wheat, criticizing US foreign policy and meddling in Pakistan.

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    Faisal Sherjan
    @fsherjan
    9:45 PM · 9 avr. 2022
    https://twitter.com/fsherjan/status/1512879463566036998

    Given the circumstances and manner in which an elected Government is being removed I do not wish to continue in the office of Executive Member PEMRA [Pakistan Electronic Media Regulatory Authority ] . My resignation will reach the PEMRA Chairman’s office on Monday morning. #IStandWithImranKhan

  • Who’s Afraid of George Soros? – Foreign Policy (10/10/2017) http://foreignpolicy.com/2017/10/10/whos-afraid-of-george-soros

    BUCHAREST, Romania — Last winter, in the middle of anti-corruption demonstrations, a television broadcaster accused George Soros — the Hungarian-born, Jewish-American billionaire philanthropist — of paying dogs to protest.

    The protests in Bucharest, sparked by dead-of-night legislation aimed at decriminalizing corruption, were the largest the country had seen since the fall of communism in 1989. Romania TV — a channel associated with, if not officially owned by, the government — alleged the protesters were paid.

    “Adults were paid 100 lei [$24], children earned 50 lei [$12.30], and dogs were paid 30 lei [$7.20],” one broadcaster said. 

    Some protesters responded by fitting their dogs with placards; others tucked money into their pets’ coats. One dog stood next to a sign reading, “Can anyone change 30 lei into euro?” Another dog wore one that read: “#George_Soros paid me to be here.”

    “The pro-government television, they lie all the time. In three sentences, they have five lies,” investigative journalist Andrei Astefanesei told Foreign Policy outside a gyro shop in Bucharest. “I told you about that lie, that Soros paid for dogs. ‘If you bring more dogs in the street, you get more money.’” He laughed.

    Romania TV was fined for its false claims about Soros. But the idea — that roughly half a million Romanians, and their dogs, came to the streets because Soros made them do it — struck a responsive chord. It’s similar to the idea that Soros is personally responsible for teaching students about LGBTQ rights in Romanian high schools; that Soros manipulated the teenagers who led this year’s anti-corruption protests in Slovakia; and that civil organizations and what’s left of the independent media in Hungary wouldn’t exist without Soros and his Open Society Foundations.

    The idea that the 87-year-old Soros is single-handedly stirring up discontent isn’t confined to the European side of the Atlantic; Soros conspiracies are a global phenomenon. In March, six U.S. senators signed a letter asking Secretary of State Rex Tillerson’s staff to look into U.S. government funding going to Soros-backed organizations.

    “Our skepticism about Soros-funded groups undermining American priorities goes far beyond Eastern Europe,” said a spokesperson for Utah Sen. Mike Lee, who led the initiative, when asked if there was some specific piece of evidence of Soros-funded activity in Eastern Europe that prompted the letter or if concerns were more general.

    Soros has even been linked to former NFL quarterback Colin Kaepernick, who knelt during the national anthem to protest police brutality. “Congrats to Colin Kaepernick for popularizing the hatred of America. Good work, bro,” Tomi Lahren, a conservative commentator, tweeted during the controversy. “Your buddy George Soros is so proud. #istand.”

    On Twitter, Soros has also been held responsible for the recent Catalan independence referendum and the mass shooting in Las Vegas.

    But one of the places in which suspicion of Soros is most obvious is Central and Eastern Europe. There, Soros is not unlike the Mirror of Erised in Harry Potter, except that while the fictional mirror shows what the viewer most desires, Soros reflects back onto a country what it most hates.

    In Romania, where the head of the ruling party said Soros wants to do evil, the billionaire is not to be trusted because he’s Hungarian. In Hungary, where Prime Minister Viktor Orban has reportedly declared that Soros will be a main campaign theme in next year’s general election, he’s a traitor. And everywhere, he is Jewish, his very name a nod to the anti-Semitism that runs deep throughout the region.

    Now, Soros’s effectiveness as a bogeyman for conservative governments will be put to the test, literally. This week, Hungary is holding a “national consultation,” essentially a referendum designed to condemn Soros and his views on immigration. The government-funded questionnaire will be open to the country’s adult citizens and is meant to solicit their views on the Hungarian-born Holocaust survivor.

    “George Soros has bought people and organizations, and Brussels is under his influence,” Orban said in a radio interview Friday in the run-up to the consultation. “They want to demolish the fence, allow millions of immigrants into Europe, then distribute them using a mandatory mechanism — and they want to punish those who do not comply.”

    Soros declined an interview for this article, but a spokesperson for the Open Society Foundations, the main conduit for Soros’s philanthropic efforts, chalked up the backlash to his outspokenness. “He’s a man who stands up for his beliefs,” Laura Silber, a spokeswoman for the foundation, told FP. “That’s threatening when you’re speaking out against autocrats and corruption.”

    Blame and hatred of Soros are, to borrow from Karl Marx and Friedrich Engels, a specter haunting Central and Eastern Europe. But how did an 87-year-old billionaire thousands of miles away become the region’s most famous ghost?

    #conspirationnisme

    • George Soros lègue 18 milliards de dollars à sa fondation
      http://www.latribune.fr/economie/international/george-soros-legue-18-milliards-de-dollars-a-sa-fondation-754607.html

      Open Society Foundations (OSF) a reçu 18 milliards de dollars (15,2 milliards d’euros) de ce grand donateur du parti démocrate américain, a indiqué à l’AFP une porte-parole. « Cette somme reflète un processus en cours de transfert des actifs » de M. Soros, « qui prévoit de laisser la vaste majorité de sa fortune à Open Society Foundations », a-t-elle souligné.

      Cette donation fait d’Open Society Foundations la deuxième plus riche ONG aux Etats-Unis après la Fondation Bill et Melinda Gates, qui dispose de 40 milliards de dollars pour promouvoir les problématiques de santé publique et de développement à travers le monde, d’après la National Philanthropic Trust.

      L’OSF est un réseau de 39 entités aux opérations interconnectées à travers le globe et fait la promotion de ses valeurs dans plus de 120 pays. La première a ouvert ses portes en 1984 en Hongrie, pays d’origine de M. Soros. La dernière a vu le jour en 2016 en Birmanie. George Soros en est le président et ses fils Alexander et Jonathan sont membres du conseil d’administration. D’autres de ses enfants sont également impliqués.

      Le milliardaire américain d’origine hongroise, connu pour ses paris financiers risqués, avait donné jusqu’à ce jour 12 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros) de sa fortune à des oeuvres caritatives. Depuis des décennies, il donne environ entre 800 et 900 millions de dollars à des associations chaque année d’après des chiffres mentionnés par le New-York Times. C’est en 1979 que le financier avait fait son premier don en attribuant des bourses d’études à des élèves noirs sud-africains en plein Apartheid, rappelle OSF sur son site internet. Selon le président de la Ford Foundation, Darren Walker interrogé par le quotidien américain :

      "il n’y a aucune organisation caritative dans le monde, y compris la Ford Foundation, qui a plus d’impact que l’Open Society Foundations durant ces deux dernières décennies. [...] Parce qu’il n’y a aucun endroit dans le monde où ils ne sont pas présents. Leur empreinte est plus importante et plus conséquente que n’importe qu’elle organisation de justice sociale dans le monde".

      v/ @hadji

    • Soros turns antisocial: Billionaire says Facebook & Google manipulate users like gambling companies
      https://www.rt.com/news/417065-soros-social-media-blame

      Soros, whose investment fund owned over 300,000 shares in #Facebook until last November, said social media platforms are deliberately engineering “addiction to the services they provide.” Facebook and Google deceive their users by “manipulating their #attention and directing it towards their own commercial purposes,” he said.

      In this respect, online platforms have become similar to gambling companies, Soros asserted. “#Casinos have developed techniques to hook gamblers to the point where they gamble away all their money, even money they don’t have.

      “Something very harmful and maybe irreversible is happening to human attention in our digital age,” he said. Social media companies “are inducing people to give up their autonomy,” while the power to shape the public’s attention “is increasingly concentrated in the hands of a few companies.”

      The billionaire financier, whom the Hungarian government has labeled a “political puppet master,” then struck an even gloomier tone by offering a full-on dystopian conspiracy theory.

      In future, there could be “an alliance between authoritarian states and these large, data-rich IT monopolies,” in which tech giants’ corporate surveillance would merge with “an already developed system of state-sponsored surveillance,” he said.

      That “may well result in a web of totalitarian control the likes of which not even Aldous Huxley or George Orwell could have imagined,” he said, referring to the British authors of two famous dystopian novels.

      Last year, some tech corporations fell out of favor with Soros when his investment fund sold 367,262 shares in Facebook, although he chose to keep 109,451 of the network’s shares. Soros’ fund also offloaded 1,700 shares in Apple and 1.55 million in the owners of Snapchat. It also reduced its stake in Twitter by 5,700 shares, while still holding 18,400 shares in the social media service.

      Soros was not the only Davos speaker to launch a verbal attack on Big Tech. American entrepreneur and Salesforce CEO Marc Benioff said on Tuesday that Facebook should be regulated just like a tobacco company.

      “I think you’d do it exactly the same way you regulate the cigarette industry. Here’s a product, cigarettes, they are addictive, they are not good for you,” Benioff said. “Maybe there is all kinds of different forces trying to get you to do certain things. There are a lot of parallels.”

  • President Obama Stands With Ahmed, Tweets Perfect Response After Muslim Boy’s Arrest
    http://mic.com/articles/125416/president-obama-stands-with-ahmed-tweets-perfect-response-after-muslim-boy-s-ar
    http://thumbs.mic.com/ZWNlMGRiNGUxOSMvNFVMMENOdWFKX2pKeUxYeUh1MGpJb0FBNlNZPS8xMXgwOjU2N3gyOTEv

    A series of tweets in support of the boy, tagged with #IStandWithAhmed, noted the Islamophobic double standard surrounding the case, arguing had the young inventor been white with a non-Muslim name, he would have been celebrated. As of Wednesday afternoon, the hashtag was trending with nearly 500,000 tweets.

    And then there was POTUS. At 12:58 p.m., President Barack Obama sent a simple tweet offering his support for Mohamed’s technical curiosity and inviting the student to the White House to show off his homemade clock.