• En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2026/09/14/en-mediterranee-centrale-une-chasse-a-l-homme-en-haute-mer-sponsorisee-par-l

    En Méditerranée centrale, une chasse à l’homme en haute mer sponsorisée par l’UE
    « Le Monde » a embarqué en juillet à bord de l’« Ocean-Viking », le navire de sauvetage affrété par SOS Méditerranée. L’ONG française dénonce l’intensification de la violence en mer contre les migrants et les humanitaires de la part d’acteurs libyens soutenus et financés par l’Union européenne.
    Par Eliott Brachet (« Ocean-Viking » en Méditerranée, envoyé spécial)
    « 33° 32’de latitude nord ; 014° 00’ de longitude est ». Il est 15 h 30, jeudi 16 juillet, lorsque l’Ocean-Viking reçoit les coordonnées d’une embarcation en détresse. A 15 milles nautiques de sa position, dans les eaux internationales au large de la Libye, un bateau pneumatique chargé d’une quarantaine d’exilés est à la dérive. Le navire humanitaire change immédiatement de cap et se déclare prêt à porter assistance. « TCPA : quatre-vingt-dix minutes », crachotent les talkies-walkies, donnant le temps de navigation restant pour atteindre le canot en péril.
    Sur le pont, l’équipage de SOS Méditerranée enfile ses équipements. Malgré ses appels répétés aux centres de coordination des secours maritimes libyens, maltais et italiens pour les prévenir de leur opération de sauvetage, l’Ocean-Viking ne reçoit aucune réponse. Bientôt, à l’horizon, un panache de fumée noire indique la présence d’un patrouilleur des gardes-côtes libyens qui fonce sur le bateau en détresse. L’organisation non gouvernementale (ONG) tente d’établir la communication avec les poursuivants. En vain.
    « Nous considérons leur silence et le fait qu’ils se dirigent au même endroit que nous comme une attitude agressive. Je vais ralentir et mettre le cap vers le nord », commente, derrière le poste de pilotage, Angelo Selim, le coordinateur de la mission de sauvetage. De la passerelle du navire, surplombant les flots, cet ancien capitaine de la marine marchande italienne reconverti en humanitaire étudie minutieusement les cartes, les radars et les écrans de contrôle pour diriger les opérations.
    Aux jumelles, du bastingage, l’équipage assiste impuissant à une énième interception d’exilés en Méditerranée centrale. Les passagers sont transbordés manu militari par des hommes en uniforme et renvoyés vers la Libye. Le rafiot en caoutchouc vide est abandonné, chahuté par les vagues. « On a toujours le sentiment d’arriver trop tard. Depuis quelques années, grâce au soutien et aux financements de l’Europe, les gardes-côtes libyens et tunisiens sont de plus en plus actifs et de mieux en mieux équipés. C’est devenu une course contre la montre », se désole Claire (les membres de l’équipage n’ont pas souhaité donner leur nom), la logisticienne à bord.
    Patrouillant à une vitesse maximale de 10 nœuds (18,5 kilomètres-heure), l’Ocean-Viking est trois fois moins rapide que les vaisseaux libyens. « A trente minutes près, nous aurions pu sauver ces personnes. Ce sont des familles, des femmes et des enfants qui cherchent à fuir des situations infernales. Ils vont repartir de zéro, devoir survivre à l’enfermement, voire à la torture, être exploités pour repayer un passeur. Tout ça pour être à nouveau refoulés ? », renchérit Rita, l’une des deux sages-femmes de l’équipe médicale.
    Sur le pont, les visages se ferment. Le silence et la frustration règnent face à un scénario devenu la norme. Depuis quatre jours, les membres de SOS Méditerranée se relaient nuit et jour à la proue du navire pour scruter l’horizon. Talkie-walkie à l’épaule, ils sont sur le qui-vive. Profitant d’une météo clémente, un vent léger et peu de houle, c’est en été que s’effectuent la plupart des départs de frêles embarcations depuis les côtes. « C’est aussi en cette période que l’activité des gardes-côtes libyens et tunisiens, appuyée par Frontex, est la plus élevée. Il est donc primordial pour nous d’être là maintenant pour secourir ces gens », explique Angelo Selim.
    Entre le 1er janvier et le 5 septembre, plus de 16 000 migrants ont été refoulés en mer au large de la Libye. Selon l’agence Frontex, en 2025, plus de 27 000 personnes ont été interceptées, une augmentation de 25 % en comparaison avec 2024. « Ces refoulements collectifs de personnes en haute mer, avec la bénédiction de l’Europe, sont contraires à toutes les conventions maritimes internationales. Du point de vue du droit, la Libye ne peut pas être considérée comme un endroit “sûr” pour le débarquement », s’indigne Angelo Selim.
    Malgré une avalanche d’enquêtes et un rapport de la mission des Nations unies sur la Libye concluant en 2023 que des crimes contre l’humanité ont été commis au cours d’interceptions en mer et de retours forcés, l’Union européenne (UE) a poursuivi et renforcé sa coopération avec les autorités libyennes. « Tous les trois ans, le mémorandum avec la Libye est renouvelé. Cela implique des livraisons de bateaux, de nouveaux équipements et des formations », dénonce Angelo Selim. Dès 2017, avec la bénédiction de l’UE, l’Italie passait un accord avec le « gouvernement d’union nationale » de Tripoli dans le but d’endiguer les migrations vers l’Europe, moyennant une trentaine de navires fournis par l’Italie et au moins 27 millions d’euros de fonds européens, entre 2017 et 2022, selon IRPI Media.
    Désormais, alors que les tentatives de traversées s’intensifient au départ de Tobrouk, dans l’est de la Libye, vers la Grèce et l’Italie, Bruxelles cherche à étendre ces partenariats avec les autorités dominées par le maréchal Khalifa Haftar. Le 30 juillet 2026, l’ambassadeur européen en Libye a confirmé la création prochaine d’un Centre de coordination des secours maritimes à Benghazi dans le cadre de l’opération européenne « Irini », avec le soutien financier de l’Italie et de Malte.« Il y a des tonnes d’argent dépensées en Libye. D’une part, pour déléguer la gestion des frontières européennes et, d’autre part, car le pays, ne l’oublions pas, dispose des plus grandes réserves de gaz et de pétrole en Afrique. En somme, les intérêts politiques et économiques sont plus importants que la sécurité des personnes qui traversent et des organisations humanitaires dans la zone », s’insurge Angelo Selim.Le patrouilleur des gardes-côtes libyens qui réalise cette interception en direct – un navire de classe Corrubia, le Houn 664 – a été fourni en 2023 par l’Italie dans le cadre du partenariat européen avec Tripoli. Ironie du sort, il n’est autre que le bateau ayant ouvert le feu le 24 août 2025, tirant une centaine de balles à l’arme automatique, sur l’Ocean-Viking, qui abritait alors plus de 80 rescapés d’un naufrage.
    L’équipage n’est pas au bout de ses peines. Le lendemain, à l’aube, les veilleurs de nuit sonnent l’alerte. Dans la brume matinale, ils ont repéré un bateau non identifié suivant le sillage de l’Ocean-Viking. « Un hors-bord nous poursuit depuis trois heures. C’est sûrement une milice libyenne. Est-ce qu’ils cherchent à nous intimider ? Leurs intentions ne sont pas claires », explique Mathilde, équipière, qui scanne l’horizon aux binoculaires.Soudain, le radar détecte un autre bâtiment à l’approche, traçant un sillon lumineux sur l’écran. « Avez-vous effectué une opération de sauvetage ? Vous venez dans les eaux libyennes et vous causez des problèmes », s’exclame bientôt en arabe une voix saccadée sur le canal 16 de la radio. Se rapprochant dangereusement, le patrouilleur libyen de classe Bigliani, autre modèle italien fourni par Rome aux autorités de Tripoli, n’est plus qu’à une encablure et menace d’aborder l’Ocean-Viking.
    Par mesure de sécurité, le capitaine ordonne à l’équipage de se réfugier dans la citadelle, une pièce tenue secrète dans les entrailles du navire. « Ils disent que nous ne sommes pas les bienvenus ici et nous obligent à quitter la zone. Bien que leurs agissements soient contraires au droit maritime, car nous nous trouvons dans les eaux internationales, nous n’avons pas tenté de négocier, explique Angelo Selim. Nous sommes harcelés en permanence, mais nous devons calmer le jeu, car on ne veut pas revivre l’expérience de l’an dernier. »
    Suivi à distance par les gardes-côtes libyens, l’Ocean-Viking est forcé de se dérouter et de mettre le cap au nord, afin de regagner la zone de recherche et de sauvetage maltaise, d’où il reprendra sa patrouille vers l’ouest. Retour à la case départ pour l’équipage dépité, alors que cette rencontre sous haute tension avec les Libyens est venue réveiller le traumatisme de l’attaque armée survenue en 2025. Malgré ses appels de détresse, l’Ocean-Viking n’avait alors reçu aucune assistance. Si des procédures judiciaires ont depuis été engagées en Italie, en France et en Allemagne, aucun représentant politique européen n’a daigné prendre la défense de l’organisation humanitaire.
    « Face à cette impunité totale, les Libyens se sentent de plus en plus légitimes à faire usage de la force contre nous, mais surtout contre les personnes qui traversent. Ce que l’Europe réussit avec sa politique d’externalisation, c’est qu’aujourd’hui cette frontière est plus violente que jamais. Toutes ces politiques, financer les gardes-côtes libyens, renforcer Frontex, entraver les opérations humanitaires, ont des conséquences mortelles », conclut Angelo Selim. Entre janvier et le début du mois de septembre, au moins 995 personnes sont mortes ou ont été portées disparues en Méditerranée centrale, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Un bilan très certainement sous-évalué, estime SOS Méditerranée.
    Au soleil couchant, pas une vague ne ride l’horizon. A la proue du navire, Mohammed tient quelque chose en ligne de mire. Un point minuscule, pas plus gros qu’une bouée ou qu’une mouette, qui se rapproche. Le capitaine dévie l’Ocean-Viking de son cap pour en avoir le cœur net. Des flots émerge bientôt un bateau pneumatique dégonflé recraché par les eaux argentées. A-t-il chaviré ? Ses passagers ont-ils été interceptés ? Se sont-ils noyés ? La sombre silhouette à la dérive emportera ces questions par le fond.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#sante#mortalite#humanitaire#libye#tunisie#italie#frontex#migrationirreguliere#routemigratoire

  • #Campi_Flegrei, la protesta degli #sfollati

    Dopo il terremoto di magnitudo 4,7 di luglio le persone costrette fuori casa sono 4’500, centinaia gli edifici lesionati. Perché non si è intervenuti prima e il nodo degli abusi edilizi - Il reportage

    In Italia, ai Campi Flegrei, sono ancora forti gli effetti del terremoto di magnitudo 4.7 registrato a fine luglio, il più forte negli ultimi decenni: 4’500 sfollati, centinaia di edifici lesionati e poche certezze sul futuro.
    La rabbia degli sfollati

    Chi non ha alternative si è rifugiato al palazzetto dello sport e qui vive da un mese e mezzo. C’è rassegnazione ma anche tanta rabbia. Gruppi di cittadini aspettano i politici prima dell’inizio del consiglio comunale per protestare. “È passato più di un mese e non abbiamo risposte da nessuno, né dalla Regione, né dal Comune, né dal governo”, dice una delle manifestanti alle telecamere del Telegiornale della RSI.
    Le spiegazioni del sindaco di Pozzuoli

    La RSI ha chiesto al sindaco di Pozzuoli, Luigi Manzoni, come mai, nonostante si conoscesse il rischio, non siano stati almeno allestiti alloggi di emergenza. “Il fenomeno del bradisismo è un fenomeno che è così da anni. Siamo in fase di “sollevamento” del 1950. Oggi ci ritroviamo, solo a distanza di qualche anno, ad aver messo in campo delle vere e proprie attività di mitigazione e di prevenzione del rischio”, risponde il sindaco.
    I danni e i rischi noti

    La scossa del 30 luglio è stata la più forte da decenni e i danni si vedono. Molti edifici risultano lesionati, 4’500 persone sono sfollate. Non è una sorpresa per chi tre anni fa ha ricevuto l’incarico del Governo per una mappatura del territorio su 12’700 edifici, il 10% risulta ad alto rischio.
    Perché non si è intervenuti prima

    Nell’area individuata come area di intervento per il bradisismo, negli ultimi decenni si sarebbe dovuto intervenire con la messa in sicurezza delle case. Ma non è andata così. “Ad oggi le richieste di finanziamento si contano sulle dita di una mano. Perché? Perché la legge dava un contributo del 50% e quindi la popolazione non era in grado di metterci l’altro 50%”, spiega alla RSI Giulio Zuccaro, responsabile del Centro studi per l’ingegneria idrogeologica, vulcanica e sismica PLINIVS. Ora si pensa di arrivare al 70%, addirittura al 100%, ma i soldi devono ancora arrivare.
    Il nodo degli abusi edilizi

    “Però c’è un grandissimo problema che blocca tutto e che finora ha bloccato (e che non so quanto sia risolvibile, lo dico anche molto sinceramente): il Governo giustamente adesso, per motivi politici o anche per motivi etici, non intende assolutamente derogare dal fatto che i finanziamenti non possano andare a persone che hanno irregolarità urbanistiche, cioè abusi. Il fabbricato deve essere regolare, deve avere la licenza e all’interno del fabbricato non ci devono essere stati abusi”, sottolinea Zuccaro.
    Un futuro incerto

    Niente è semplice qui, dove 84’000 persone abitano su un sistema vulcanico attivo, con il timore che prima della messa in sicurezza possa arrivare una nuova scossa.

    https://www.rsi.ch/info/mondo/Campi-Flegrei-la-protesta-degli-sfollati--4074460.html
    #campanie #tremblement_de_terre #Italie #Pozzuoli #déplacés_internes #abusi_edilizi #bradidismo #Bradyséisme #risque #aménagemenet_du_territoire #urbanisme #illégalité

  • Omicidio Diabolik, arrestati i mandanti. Tra di loro, il boss Michele Senese
    https://lavialibera.it/it-schede-2814-omicidio_diabolik_arrestati_i_mandanti_tra_di_loro_il_bos

    Quattro uomini sono stati arrestati quali mandanti dell’omicidio di Fabrizio Piscitelli, detto Diabolik, avvenuto il 7 agosto 2019 al parco degli Acquedotti, a Roma. A pochi mesi di distanza dalla sentenza con cui la Corte d’assise d’appello di Roma ha assolto Musumeci (conosciuto anche come Raul Esteban Calderon), presunto esecutore materiale dell’omicidio, il giudice per le indagini preliminare ha firmato ieri l’ordinanza di custodia cautelare in carcere di sette uomini, quattro dei quali ritenuti i mandanti dell’omicidio. Tra di loro, ci sono Michele Senese, storico capo dell’omonimo clan di camorra nella Capitale, sotto le cui ali è cresciuto criminalmente l’ex leader degli ultras della Lazio, Leandro Bennato, Giuseppe Molisso e Alessandro Capriotti, tutti già detenuti. Altri tre (…)

    #MAFIE_●_RESISTENZE

  • En Italie, la politique migratoire du gouvernement Meloni devenue le levier d’une dérive illibérale
    https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/09/05/en-italie-la-politique-migratoire-du-gouvernement-meloni-devenue-le-levier-d

    En Italie, la politique migratoire du gouvernement Meloni devenue le levier d’une dérive illibérale
    Allan Kaval
    Remise en cause du travail des magistrats, contournement du Parlement, mise sous surveillance de la presse, marginalisation des droits humains… La surenchère continue de la présidente du conseil italien conduit à la fragilisation de l’Etat de droit.
    En septembre 2022, Giorgia Meloni remportait les élections législatives avec sa coalition dominée par l’extrême droite, au terme d’une campagne axée essentiellement sur le dossier migratoire. Dans l’histoire de l’Italie républicaine, elle devenait ainsi la première présidente du conseil issue de la famille néofasciste. A l’approche du scrutin qui doit se tenir en 2027, lors duquel elle briguera le renouvellement de son mandat, la question reste centrale dans les discours de son camp. Cependant, elle a évolué au gré d’une surenchère sur le thème de l’accélération des expulsions. Les plus radicaux portent l’aspiration d’une homogénéisation ethnique du pays en usant d’un slogan identitaire qui s’est installé dans le débat public – la « remigration ».
    Mme Meloni entend désormais montrer qu’elle se situe à l’avant-garde en Europe. De fait, elle souhaite réduire le droit d’asile à sa plus simple expression, tout en organisant l’éloignement d’étrangers en situation irrégulière vers des pays situés hors de l’Union européenne, où ils n’ont pas nécessairement d’attaches, comme le fait déjà, aux Etats-Unis, l’administration de Donald Trump, dans des conditions brutales. Cette approche, contestée par les organisations de défense des droits humains, gagne du terrain au sein d’autres gouvernements européens, qui prévoient la création de plateformes de retour. Dans la Péninsule, parallèlement, le dossier migratoire est devenu le laboratoire de la remise en cause des contre-pouvoirs et des garanties démocratiques.
    En France, l’immigration figure au cœur d’un projet de référendum constitutionnel promu par le Rassemblement national, dont les implications, pour les piliers de la démocratie, dépassent de loin la question migratoire. De son côté, Mme Meloni n’a pas eu besoin d’avoir recours à une mesure aussi spectaculaire pour que le thème s’impose progressivement comme le terrain d’expression privilégié d’une conception du pouvoir fondée sur la prééminence de l’exécutif et sur le primat de la légitimité électorale par rapport au fonctionnement de l’Etat de droit. Mais aussi sur la mise en œuvre d’une pratique politique rétive à toute transparence et peu regardante en matière de respect des droits humains.
    L’invalidation par la justice italienne de certaines décisions migratoires de Mme Meloni a ainsi pu donner à son exécutif l’occasion de remettre en cause le travail de magistrats considérés comme « politisés » et présentés comme illégitimes au regard d’un gouvernement issu des urnes. Cette rhétorique a été utilisée notamment lors de la campagne pour le référendum sur la réforme de la magistrature – que la présidente du conseil a perdu en mars – et dénoncée par les partisans du non, qui y ont vu une tentative de mise au pas de l’institution.
    Des attaques de cette nature ont également été menées au sujet de la suspension temporaire par la justice de l’utilisation que fait le gouvernement de centres de détention pour étrangers installés en Albanie. Perçu comme un modèle à suivre par un nombre croissant de responsables européens dans un contexte d’escalade xénophobe, ce projet a été critiqué par Amnesty International, dans un rapport paru le 20 août. L’organisation non gouvernementale estime qu’il est porteur de graves atteintes à l’Etat de droit, en particulier du fait de l’opacité organisée autour du fonctionnement de ces centres.
    Des jeunes migrants à bord d’un voilier de l’ONG allemande ResQship, dans l’attente des opérations de transfert au port de Lampedusa (Italie), le 21 avril 2026.
    Fondé sur un accord informel passé entre Rome et Tirana, et non sur un traité dont la ratification aurait impliqué le Parlement, il contribue à normaliser, dans la vie publique transalpine, des exigences de transparence dégradées. C’est aussi le cas des accords passés par Rome sur le contrôle des flux migratoires venus d’Afrique avec le président autoritaire de la Tunisie, Kaïs Saïed, et les diverses autorités qui se partagent le contrôle de la Libye. La coopération avec ces acteurs, responsables d’exactions documentées contre des personnes migrantes, induit le renoncement à toute considération pour le respect des droits humains, au nom de la fermeture des routes migratoires irrégulières.
    Manifestation marquante de cette approche, le gouvernement Meloni avait organisé, en 2025, l’exfiltration vers Tripoli du Libyen Osama Almasri Najim, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité, alors qu’il se trouvait en Italie. Accusé d’homicides, de tortures et de violences sexuelles, ce responsable d’un site de détention pour migrants était partie prenante du système d’externalisation du contrôle frontalier consolidé, en Libye, par le gouvernement de Mme Meloni.
    C’est toujours à la question migratoire, qui apparaît dorénavant comme un levier efficace de transformation illibérale, qu’ont été liées certaines atteintes sérieuses à l’autonomie de la société civile. En 2025, des journalistes couvrant la situation des migrants en Méditerranée ont ainsi révélé avoir été avertis par Meta – la maison mère de Facebook et d’Instagram – que leurs téléphones avaient été infectés par un logiciel espion de la société israélienne Paragon (utilisé par Rome), de même que ceux de membres d’ONG de sauvetage en mer, tel le prêtre Mattia Ferrari, de Mediterranea Saving Humans.
    Ces organisations, visées par des procédures judiciaires et des réglementations pensées pour restreindre leur action de manière draconienne, ont servi au gouvernement pour tester des procédés efficaces de contrôle et de pression sur la société civile. D’ailleurs, il n’a pas réagi aux attaques armées perpétrées en Méditerranée, à partir de 2025, contre certains de ses bateaux par des hommes en armes libyens à partir de vedettes militaires livrées par Rome. Là encore, c’est en lien avec les questions migratoires qu’une autre limite a été franchie du point de vue de ce qui peut, aujourd’hui, être jugé acceptable en démocratie.

    #Covid-19#migration#migrant#italie#remigration#sante#droit#immigration#libye#albanie#tunisie#humanitaire

  • La declassificazione delle “industrie insalubri” minaccia i centri abitati

    La legge 50 del 2026 ha tolto ai sindaci il potere di controllo sulla localizzazione degli impianti potenzialmente pericolosi per la salute pubblica. Sarà quindi più facile che sorgano o rimangano in contesti urbani. Con rischi molto elevati

    Sono state classificate per decenni dalla legge “industrie insalubri di prima classe” e la loro collocazione avrebbe dovuto essere lontana dai centri abitati. Con l’articolo 14 della legge 50 dell’aprile 2026 cambia però il quadro normativo: viene modificata una disciplina in vigore dal 1934, che individuava le attività potenzialmente più pericolose per la salute pubblica e attribuiva ai sindaci specifici poteri di programmazione e controllo sulla loro localizzazione. La novità è stata introdotta dal Governo Meloni con il decreto legge approvato dal Consiglio dei ministri il 29 gennaio 2026.

    Il provvedimento è stato presentato su proposta del ministro per gli Affari europei, il Pnrr e le Politiche di coesione Tommaso Foti, di concerto con i ministri della Salute Orazio Schillaci, dell’Ambiente Gilberto Pichetto Fratin e delle Imprese e del Made in Italy Adolfo Urso. Il cambiamento è passato quasi sotto silenzio ma potrebbe avere conseguenze importanti nei centri abitati dove da anni cittadini e comitati chiedono la delocalizzazione di attività, di fatto, incompatibili con il contesto urbano. La nuova norma stabilisce che le imprese in possesso di Autorizzazione integrata ambientale (Aia) non siano più classificate come “industrie insalubri”. In apparenza una questione tecnica. Nella sostanza un cambio di paradigma che ridisegna i rapporti di forza tra cittadini, amministrazioni comunali e grandi impianti industriali.

    Per capire che cosa si perde bisogna partire da lontano. Gli articoli 216 e 217 del Testo unico delle leggi sanitarie sono norme di epoca fascista, mai abrogate e considerate pienamente legittime dalla giurisprudenza amministrativa più recente. “Sono norme vecchissime ma potentissime -spiega Marco Grondacci, giurista ambientale con oltre trent’anni di esperienza in vertenze territoriali in tutta Italia-. I sindaci raramente le hanno usate fino in fondo ma quando lo facevano cambiavano davvero le cose”.

    L’articolo 216 infatti attribuiva al Comune il potere di regolamentare la localizzazione degli impianti classificati appunto come “industrie insalubri”. L’ente locale poteva stabilire, attraverso una variante al piano urbanistico o una norma del regolamento edilizio, che un certo impianto fosse incompatibile con il contesto in cui si trovava. Poteva chiederne la delocalizzazione e farlo anche se l’impianto rispettava formalmente tutte le autorizzazioni ambientali vigenti. La presenza di scuole, ospedali, asili nido, una densità residenziale elevata erano elementi sufficienti per avviare un percorso che portasse all’allontanamento dell’impianto. “Erano strumenti che distinguevano nettamente tra il rispetto dei limiti di legge e la compatibilità con il territorio -sottolinea Grondacci-. E la Cassazione lo ha ribadito in più sentenze: un impianto che rispetta la normativa può comunque produrre disagi alla popolazione e può essere sanzionato”.

    L’articolo 14 della legge 50 del 2026 ha cambiato la norma sulle “industrie insalubri”

    Con la modifica introdotta dalla recente legge tutte le industrie soggette ad Aia escono dalla classificazione di “industrie insalubri di prima classe” non perché siano diventate meno pericolose, ma perché la norma ha deciso che le autorizzazioni ambientali già esistenti siano sufficienti, automaticamente, a garantire la loro compatibilità con la vicinanza a un centro abitato. Il problema è che molte di queste localizzazioni sono l’eredità di un modello di industrializzazione novecentesco oggi non più proponibile.

    “Sembra che le istituzioni invece di valutare con attenzione i potenziali danni e gli innumerevoli disagi causati da questa situazione, abbiano preso la strada di depotenziare gli antichi vincoli che consentivano alle amministrazioni comunali di prendere iniziative atte a favorire una ordinata riconversione dei siti industriali”, spiega Stefano Luciani, consulente tecnico in contenziosi ambientali tra industrie insalubri e cittadini che da anni si battono per la loro ricollocazione in aree industriali distanti dai centri abitati. Il nodo centrale è il valore amministrativo delle autorizzazioni. L’Aia valuta il modello di esercizio di un impianto, verifica se le tecnologie utilizzate sono le migliori disponibili, se i limiti di emissione vengono rispettati. “Molto difficilmente in un processo di rinnovo di una Aia si è messo in discussione il fatto che una cementeria o un inceneritore si trovino a duecento metri da una scuola”, sottolinea Luciani.

    “L’Aia regolamenta prevalentemente gli aspetti ambientali dell’impianto, non gli effetti sanitari della sua localizzazione. È così che molti centri abitati potrebbero essere condannati a convivere con la presenza di emissioni nocive per i prossimi decenni, subendone l’impatto sanitario, mai misurato né valutato”. A rendere ancora più evidente la frattura tra tutela ambientale e tutela sanitaria è la distinzione tra Via e Vis: la Valutazione di impatto ambientale e la Valutazione di impatto sanitario. Mentre il primo procedimento, propedeutico al rilascio dell’Aia, si occupa di tutela ambientale, la Vis è indirizzata a tutelare gli aspetti sanitari ma per gli impianti esistenti non è obbligatoria e, tranne rarissimi casi, non viene effettuata.

    Con la nuova legge questa contraddizione appare rafforzata: se c’è l’Aia si presume che la salute sia automaticamente tutelata. Di ben altro avviso è il Sistema nazionale di protezione dell’ambiente (Snpa), secondo il quale l’introduzione della Vis evidenzia proprio la necessità di non limitarsi a valutare solo gli aspetti ambientali: “L’analisi degli studi di Valutazione di impatto ambientale condotti negli anni ha permesso di evidenziare -si legge- la scarsa considerazione che è stata data a una corretta valutazione dell’impatto sulla salute determinato da fattori di rischio associati a opere/impianti/progetti per le popolazioni esposte residenti nei territori limitrofi”.

    Secondo il consulente tecnico Luciani “i grandi stabilimenti soggetti all’Aia, quelli potenzialmente più impattanti per la salute pubblica, saranno meno vincolati dalla giurisdizione comunale. Il sindaco, che in linea generale assume responsabilità sanitarie nei confronti della cittadinanza, si ritrova con poteri sempre più limitati proprio dove questi servirebbero”.

    Basta dare uno sguardo a Google Maps, anche per un non esperto, per rendersi conto di quante industrie regolarizzate con Aia si trovino in aree completamente decontestualizzate. Gli esempi non mancano. Gubbio (PG), una delle città medievali più belle del mondo, è racchiusa tra due ciminiere. A Isola delle Femmine (PA), il forno di un impianto è a quattrocento metri da una spiaggia turistica, in un’area di alto valore ambientale. A Barletta una cementeria si trova nel centro abitato, a poche centinaia di metri da uno straordinario castello normanno.

    A Monselice, in provincia di Padova, un cementificio sorge dentro un parco regionale, a ridosso di case e scuole. Negli anni sono state numerose le iniziative messe in atto dai comitati civici per richiamare a un maggiore impegno per risolvere le contraddizioni, come il convegno della scorsa primavera “L’Europa verso l’economia circolare-Il caso Gubbio”, al quale hanno partecipato sia tecnici sia rappresentanti delle istituzioni.

    Nel corso dei lavori, oltre a essere stato evidenziato come il co-incenerimento dei rifiuti sia un processo contrario alle politiche europee di promozione dell’economia circolare, è stata discussa la necessità di disporre di studi epidemiologici aggiornati sulle ricadute sanitarie degli impianti collocati vicino ai centri abitati. Nel caso di Barletta, invece, in merito alle evidenze scientifiche sull’impatto sanitario delle industrie insalubri, ha creato scalpore la pubblicazione nel 2021 sulla rivista scientifica Exposure and Health: un’indagine su 366 bambini residenti in città ha dimostrato per la prima volta il fenomeno di bioaccumulo nel corpo di metalli tossici di origine antropica (nickel, cadmio, mercurio e arsenico). Lo studio inoltre accerta come coloro che vivono e frequentano la scuola nell’area in maggiore prossimità dello stabilimento siano più affetti dal bioaccumulo di metalli rispetto ai soggetti prevalentemente esposti al solo inquinamento da traffico veicolare.

    “I responsabili delle industrie potranno continuare ad affermare che il loro impianto funziona regolarmente secondo l’Aia. Ma la storia insegna che il solo rispetto di queste, fissate in modo indipendente dalla localizzazione dell’impianto, può non essere una condizione sufficiente a garantire la salute dei cittadini -conclude Luciani-. Un conto è rispettare asettici limiti normativi delle emissioni in una zona industriale, un altro è far convivere le ciminiere con luoghi stabilmente abitati. La grande proliferazione normativa italiana potrebbe così favorire il mantenimento dello status quo, rendendo compatibile amministrativamente quello che nella realtà delle cose non sarà mai conciliabile”.

    “Un conto è rispettare asettici limiti normativi delle emissioni in una zona industriale, un altro è far convivere le ciminiere con luoghi stabilmente abitati” – Stefano Luciani

    Resta così aperta una questione che la nuova norma non affronta: se il rispetto dei limiti emissivi, stabiliti quasi sempre in base a norme tecniche generali, possa essere considerato sufficiente anche quando un impianto industriale continua a operare a poche decine o centinaia di metri da case, scuole e ospedali. È su questo terreno che, secondo giuristi, tecnici e comitati, si sposteranno i contenziosi.

    https://altreconomia.it/la-declassificazione-delle-industrie-insalubri-minaccia-i-centri-abitat

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  • #AirMap

    Chi gestisce Airbnb in città?

    Il progetto Airmap fornisce dati sull’utilizzo della piattaforma di affitti brevi Airbnb nelle principali città italiane.

    AirMAP nasce dall’esigenza di colmare una lacuna informativa sull’espansione e l’evoluzione diacronica delle locazioni brevi mediate da Airbnb nel contesto italiano.

    Il centro di ricerca FULL ha strutturato un database ad hoc per sedici contesti urbani, con l’obiettivo di produrre una mappatura sistematica e comparativa del fenomeno. Per la prima volta, sedici realtà urbane eterogenee vengono analizzate con la medesima lente metodologica, consentendo una comparazione scientifica tra contesti diversi.

    https://full.polito.it/airmap
    #air_bnb #airbnb #tourisme #logement #hébergement #cartographie #visualisation #villes #Italie #statistiques #chiffres

  • L’accesso alla protezione internazionale presso la Questura di #Bergamo: una procedura senza criteri trasparenti
    https://www.meltingpot.org/2026/08/laccesso-alla-protezione-internazionale-presso-la-questura-di-bergamo-un

    M.A. Davanti alla Questura di Bergamo si assiste ormai da mesi a una situazione che difficilmente può essere considerata fisiologica in uno Stato di diritto: persone che intendono richiedere protezione internazionale sono costrette a trascorrere la notte all’aperto, in attesa di un accesso che non risulta né garantito né disciplinato da criteri chiari e trasparenti. Tale ricostruzione non si fonda su episodi isolati, ma su osservazioni dirette e testimonianze raccolte in più occasioni tra settembre 2025 e giugno 2026. Le informazioni raccolte evidenziano una modalità di gestione degli accessi nella quale l’ingresso agli uffici della Questura appare affidato a procedure

    #Approfondimenti #Diritto_di_asilo #Italia #Lombardia

  • Une fillette de 4 ans meurt de la diphtérie en Italie, ses parents avaient refusé la vaccination | France Inter
    https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-info-de-france-inter/l-info-de-france-inter-1751980

    Une fillette de 4 ans est morte de la diphtérie en Sicile, une maladie rarissime en Europe. Ses parents avaient refusé de la faire vacciner, ce qui ravive les inquiétudes sur la couverture vaccinale.

    #it_has_begun #vaccin #diphtérie #europe #italie

    Le progrès fait rage... en arrière ! :-/

    Hier, aux US :
    https://seenthis.net/messages/1187727

  • #Riturnella

    https://www.youtube.com/watch?v=NPx0ISGhxyQ

    Riturnella è un canto popolare d’origine calabrese. In esso si chiede a una rondinella, grande viaggiatrice, di attendere il tempo di dire delle parole d’amore da portare all’amata lontana.

    **

    «Tu rìnnina chi vai
    Tu rìnnina chi vai
    Lu maru maru
    Oi riturnella
    Tu rìnnina chi vai lu maru maru

    Ferma quannu ti dicu
    Ferma quannu ti dicu
    Dui paroli
    Oi riturnella
    Ferma quannu ti dicu dui paroli

    Corri a jettari lu
    Corri a jettari lu
    Suspiru a mari
    Oi riturnella
    Corri a jettari lu suspiru a mari

    Pe’ vìdiri se mi rišpunna
    Pe’ vìdiri se mi rišpunna
    Lu mio beni
    Oi riturnella
    Pe’ vìdiri se mi rišpunna lu mio beni

    Non mi rišpunna, ah no
    Non mi rišpunna, ah no
    È troppu luntanu,
    Oi riturnella
    Non mi rišpunna, annò, è troppu luntanu

    È sutt’ a na frišcura
    È sutt’a na frišcura
    Chi sta durmennu
    Oi riturnella
    È sutt’a na frišcura chi sta durmennu

    Poi si rivigghja cu
    Poi si rivigghja cu
    lu chjantu all’occhi
    Oi riturnella
    Poi si rivigghja cu lu chjantu all’occhi

    Si stuja l’occhi e li
    Si stuja l’occhi e li
    Passa lu chjantu
    Oi riturnella
    Si stuja l’occhi e li passa lu chjantu

    Piglia lu muccaturu
    Piglia lu muccaturu
    Lu vaju a llavu
    Oi riturnella
    Piglia lu muccaturu, lu vaju a llavu

    Poi ti lu špannu a nu
    Poi ti lu špannu a nu
    Peru de rosa
    Oi riturnella
    Poi ti lu špannu a nu peru de rosa

    Poi ti lu mannu a Na
    Poi ti lu mannu a Na
    puli a stirare
    Oi riturnella
    Poi ti lu mannu a Napuli a stirare

    Poi ti lu cogliu a la
    Poi ti lu cogliu a la
    Napulitana
    Oi riturnella
    Poi ti lu cogliu a la napulitana

    Poi ti lu mannu cu
    Poi ti lu mannu cu
    Ventu a purtari
    Oi riturnella
    Poi ti lu mannu cu ventu a purtari

    Ventu và portacellu
    Ventu và portacellu
    A lu mio beni
    Oi riturnella
    Ventu và portacellu a lu mio beni

    Mera pe’ nun ti cara
    Mera pe’ nun ti cara
    Pe’ supra mari
    Oi riturnella
    Mera che nun ti cara pe’ supra mari

    Ca perda li sigilli
    Ca perda li sigilli
    De chistu cori
    Oi riturnella
    Ca perda li sigilli de chistu cori»

    https://it.wikipedia.org/wiki/Riturnella

    –—

    Maria Marone a aussi fait une version de #Aremu_Rindineddha :
    https://www.youtube.com/watch?v=52OAugAwmEw


    voir : https://seenthis.net/messages/1025490

    #chanson #chant #musique_populaire #Calabre #Italie #hirondelle #Neapolis_Ensamble #Maria_Marone

    • Alla riscoperta della canzone cirotana ‘Riturnella’

      Brano riscoperto dal professor Antonello Ricci grazie alla memoria di #Manciulina_Pirito, anziana donna di #Cirò

      In questa ennesima ‘documentazione’ sul dialetto cirotano vorrei parlare di una canzone dal testo altamente poetico e che sembra avere origini cirotane, o che, perlomeno, è stato riscoperto a Cirò e per merito di un ricercatore ‘ipsicroneo’ (così ci prendo sia la Marina, sia Cirò Superiore). ‘Riturnella’ è più nota di quanto si possa pensare, anche grazie alle risorse offerte da internet, dove si possono reperire le interpretazioni di vari artisti, oltre a traduzioni in inglese, francese, spagnolo, greco. Direi quindi che si tratta di un testo molto amato. Spero che possa esserlo anche presso i cirotani. La versione che propongo è ripresa da internet e le note che vi ho apposto, essendo dirette non solo a lettori cirotani – dal momento che sono apparse anche su un blog ‘nazionale’ – in qualche caso potranno sembrare superflue al parlante ‘ipsicroneo’. Riprendo il tema di ‘Riturnella’, poiché è un componimento, musicale e poetico, che prediligo e che mi ‘prende’ sempre. In fondo, afferrare il fruitore è una delle caratteristiche e funzioni salienti della lirica, associata o meno che sia alla musica o al canto. Ripropongo queste riflessioni anche confortato dal giudizio positivo che esse hanno ricevuto da parte del professor Antonello Ricci. Il mio approccio alla cultura è, fondamentalmente, autodidattico e improntato ad un ‘interessato diletto’; in pratica mi confronto coi testi e le materie che arbitrariamente scelgo: ovviamente la mancanza di un confronto comporta dei rischi, per quanto innocui. Da qui deriva la soddisfazione per le parole di apprezzamento da parte dello specialista prof. Ricci, al quale va il mio ringraziamento. ’Riturnella’ è un canto popolare calabrese, molto meno noto di ‘Calabrisella mia’, riscoperto negli anni ’70 (del ’900) dall’etnomusicologo cirotano Antonello Ricci, del quale, pur nella mia poca conoscenza della materia musicale, segnalo ‘La capra che suona’ (E. Salvatorelli Editore, collana ‘squiLibri’, Roma 2004), libro scritto a quattro mani con Roberta Tucci, in cui ‘fotografa’ la musica popolare calabrese, anche – ma non solo – attraverso un ricco apparato iconografico al quale l’uso della fotografia in bianco e nero conferisce una ulteriore patina di aderenza alla realtà ritratta. Successivamente questo ‘canto popolare’ è stato reso relativamente famoso da Eugenio Bennato, con l’album ‘Musicanova’ (1978). Credo di poter dire che ‘Riturnella’ sia un canto di estrazione popolare, ma non ‘popolaresco’ come ‘Calabrisella mia’, considerando tra l’altro che ‘Riturnella’ è stato riscoperto dal Ricci grazie alla memoria di una anziana donna di Cirò, Manciulina Pirito, che ne ricordava le parole, mentre ‘Calabrisella mia’, ad esempio, io la conoscevo perché alle elementari me la fecero imparare a memoria. E fecero bene, tra l’altro, benché la versione ‘scolastica’ non brilli certo per il suo valore musicale che, specie in certe versioni più spiccatamente commerciali e folkloristiche, nel senso negativo del termine, riesce persino imbarazzante. Discorso diverso merita invece la ‘Calabrisella’ delle origini, questa sì ‘popolare’, nel senso nobile che vorrei allegare a tale termine, e che, come indicatomi dal professor Ricci, si può rintracciare nel brano, presente nel cd allegato a ‘La capra che suona’, recante il titolo ‘A Rosabella’, un canto tipico della provincia di Cosenza.

      Si tratta, nella versione registrata a Torano Castello nel 1984, di un breve componimento narrativo che il fine orecchio dello studioso ha fatto risalire alle origini della molto più nota e diffusa ‘Calabrisella’, con la quale, a ben vedere, ha poco da spartire, quanto a valore storico e demologico. I due brani, ‘A Rosabella’, e ‘Riturnella’ sono presenti nel cd della rivista ‘World Music’, per la serie Tribù Italiche, dedicato alla Calabria (2004), con la splendida esecuzione, per quanto riguarda Riturnella, del trio ‘Xicrò’, composto dallo stesso Ricci, Alessandro Cercato e Arnaldo Vacca… e pensare che solo grazie all’acquisto quasi fortunoso di quella rivista ho avuto modo di conoscere questa splendida poesia! Nel riproporre queste note, che vogliono significare soprattutto il mio amore per questo brano e per le mie origini, ho tenuto conto dei suggerimenti che il professor Antonello Ricci mi ha cortesemente offerto in uno scambio di mail. Ovviamente lo ringrazio tanto per i complimenti nei miei confronti, quanto per le osservazioni che ha mosso e che evidenzierò nel resto dello scritto. Lo stesso docente, del resto, premettendo che sulla traduzione da me proposta ‘è sempre difficile trovare una chiave interpretativa per tradurre un testo che di fatto è poetico’ afferma giustamente che ‘le traduzioni sono sempre frutto di interpretazioni e quindi non univoche o filologicamente più o meno esatte.’ E aggiunge che ‘…oggi il testo di Riturnella è stato sottoposto a talmente tante variazioni lessicali, e dialettali, che non è possibile ricostruirlo se non ricorrendo alla versione originaria cantata da Manciulina Pirito a Cirò. Ma anche quella era la sua versione, magari altre persone l’avrebbero cantata con altre leggere differenze.’ A questo aggiungerei che un atteggiamento diffuso, vuoi per gioco, scherno o parodia, vuoi per errata o incompleta conoscenza delle parole, è proprio quello di ‘contribuire’ alla corruzione dei testi originali. Nella mia traduzione, la parola ‘rìnnina’ è resa con ‘rondine’ e la parola ‘riturnella’ con ‘rondinella’. Antonello Ricci mi fa notare che in fondo non c’è bisogno di tradurre ‘riturnella’ con ‘rondinella’, dal momento che ‘in realtà è intraducibile essendo un cosiddetto inserto non sense’. La tesi è inappuntabile, ma conservo la traduzione con rondine e rondinella, in quanto mi sembrano ‘orecchiabili’ o ‘cantabili’ anche in italiano, a differenza di rìnnina. Tra l’altro la parola rondinella è ormai entrata anche nel dialetto cirotano. In realtà, la parola ‘riturnella’, a differenza di quanto attestato in giro da vari traduttori di questo testo, non è termine calabrese per indicare la rondinella… ma, a mio modesto avviso, indica una tecnica di canto, per cui non dovrebbe leggersi, ‘a (articolo determinativo) riturnella’ come ‘la rondinella’, ma ‘a (preposizione) ritornelli’, ‘alla maniera dei ritornelli’, cioè come un canto fatto di ritornelli… Se di cirotano si tratta, poi, in questa parlata esistono solo ‘rìnnina’, ‘rinninèdda’, ‘rinninùnu’, con quest’ultima parola ad indicare il rondone e non il maschio della rondine.

      **

      Questo il testo originale. Alla fine trovate il video del brano

      Tu rìnnina chi vai (Tu rondine che vai)[1] (A)
      Tu rìnnina chi vai (Tu rondine che vai) (A)
      Lu maru maru (Per mari e mari)[2] (B)
      Oi riturnella (O rondinella)[3] (C)
      Tu rìnnina chi vai lu maru maru (Tu rondine che vai per mari e mari (D)

      Ferma quannu ti dicu (Ferma quanto[4] ti dico)
      Ferma quannu ti dicu (Ferma quanto ti dico)
      Dui paroli (Due parole)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Ferma quannu ti dicu dui paroli (Ferma quanto ti dico due parole)

      [1] - Il testo consta di 16 cinquine che rispettano il seguente schema: un verso ripetuto (A+A), esteso al terzo (B), l’invocazione nel quarto (C), con la ripresa e il completamento nel quinto verso (D), che è composto da A+B; il verso che ho segnalato con la lettera ‘D’ rima con le due ‘B’ precedenti, e si potrebbe anche leggere, di conseguenza, uno schema AABCB (AABCA/B, dove A/B è un verso unico).

      [2] - Il raddoppiamento lessicale è di uso comune e naturalissimo nei dialetti calabresi, sia nella formazione di superlativi di aggettivi, come in italiano, ma anche, diversamente da questo, nella formazione di complementi di moto per luogo, del tipo ‘u maru mar’, lungo il mare, ‘a riva riva’, lungo la riva, ‘a rasa rasa’, ‘camminare seguendo una linea radente i muri delle case, con circospezione, ‘a ruva ruva’, per le strade del rione… Il professor Ricci ritiene si debba tradurre semplicemente ‘per mare’. Ciò è esatto, ma il mio ‘per mari e mari’ è dovuto oltre che alla distanza abissale dei due innamorati, anche ad una sorta di peso, di misura, che impostami dal mio modo di intendere il verso.

      [3] - Nel testo in calabrese appare solo l’interiezione ‘Oi’: ritengo che ‘Oi’ si disponga a diverse interpretazioni, relativamente alla diversa intonazione delle richieste rivolte alla rondine; questo ho creduto di fare traducendo talvolta con ‘O’, talaltra con ‘Ohi’, e ancora con ‘Oh’, a segnalare passaggi più o meno dolenti. Ricci osserva che ‘’Oi è una interiezione che spesso ha senso soltanto ritmico e non emotivo’’.

      [4] - La lezione ‘quannu’ non mi trova d’accordo, nel senso che ritengo ‘quantu’ molto più coerente col testo e con la parlata calabrese: quel ‘quantu’ significa ‘giusto il tempo di’, ‘solo il tempo che mi serve per…’ e collima secondo me perfettamente con il tono invocativo del testo. Ad un ascolto successivo del brano si sente in effetti la pronuncia ‘quantu’, in luogo del ‘quann’ del testo oggetto di questa traduzione.

      Corri a jettari lu (Corri a gettare il)
      Corri a jettari lu (Corri a gettare il)
      Suspiru a mari (Sospiro a mare)
      Oi riturnella (Ohi rondinella)
      Corri a jettari lu suspiru a mari (Corri a gettare il sospiro a mare)[5]

      Pe’ vìdiri se mi rišpunna (E guarda[6] se mi risponde)
      Pe’ vìdiri se mi rišpunna (E guarda se mi risponde)
      Lu mio beni (Il bene mio)[7]
      Oi riturnella (O rondinella)
      Pe’ vìdiri se mi rišpunna lu mio beni (E guarda[8] se mi risponde il bene mio)

      Non mi rišpunna annò, (Non mi risponde, no)[9]
      Non mi rišpunna, annò (Non mi risponde, no)
      È troppu luntanu, (E’ troppo lontano)
      Oi riturnella (Ohi rondinella)
      Non mi rišpunna, annò, è troppu luntanu (Non mi risponde, no, è troppo lontano)

      È sutt’ a na frišcura (E’ sotto una frescura)[10]
      È sutt’a na frišcura (E’ sotto una frescura)
      Chi sta durmennu, (Che sta dormendo)
      Oi riturnella (O rondinella)
      È sutt’a na frišcura chi sta durmennu (E’ sotto una frescura che sta dormendo)[11]

      Poi si rivigghja cu (Poi si risveglia con)
      Poi si rivigghja cu (Poi si risveglia con)
      lu chjantu all’occhi (Il pianto agli occhi)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi si rivigghja cu lu chjantu all’occhi (Poi si risveglia con il pianto agli occhi)[12]

      [5] - Nel ‘gettare il sospiro a mare’ trovo non del tutto peregrino un richiamo alla disperazione; del resto la rondine non ha bisogno del mare per farsi portatrice del sospiro della voce della amante che parla, ma è il mare nella sua immensità anche paurosa e distanziatrice che deve farsi ‘mezzo’ di quel sospiro. Annoto che mi sarei aspettato, in luogo di ‘lu suspiru’, (‘il sospiro’), un ‘su suspiru’, (‘questo sospiro’); tra l’altro l’uso di ‘su’, dimostrativo, è talmente diffuso che si preferisce e sovrappone all’articolo determinativo ‘il’, ‘lo’.

      [6] - ‘Pè vìdiri’, in realtà il raddoppiamento fonosintattico è inevitabile, raddoppiandosi la ‘p’ iniziale, e trasformandosi la ‘v’ in una ‘b’ (ppè bìdir), altrimenti l’accento si sposta sulla seconda ‘i’ con raddoppiamento della ‘v’: pè vvidìr, fenomeno che posso attestare senza ombra di dubbio nel dialetto di Cirò/Cirò Marina. Il significato di ‘vidir ca’ è ‘vedi che’, ‘stai attento, bada, guarda, controlla che…’

      [7] - ‘Lu mio beni’ è forma ‘culturale’, dal momento che la dizione comune è ‘u benu meju’, ‘u benu mè’. Come dire: un ‘mio’ così formulato, in calabrese, non credo esista.

      [8] - Ritorno un attimo sul dialetto in uso nel testo: date per scontate contaminazioni tra varie parlate di Calabria, quel verbo all’infinito retto da un ‘ppè’ restringe alquanto l’areale dialettale, escludendo tutta la Calabria a sud di Crotone, dove, come già attestato nella grammatica di D’Ovidio e Meyer-Lubke, inizi ’900, si dovrebbe leggere un ‘ppè mu’ oppure ‘ppè ma’, quindi ‘ppè mu/ma vidi’, ‘ppè nu mu vidi’.

      [9] - ’Annò’ non mi trova assolutamente d’accordo, è solo il legamento, la continuità fonica, tra ‘rišpunna’ e ‘no’, che essendo raddoppiato inizialmente suona come un annò: ‘non mi rišpunna, nnò’ (oppure: ‘umm’ arrišpunna, nnò). Si potrebbe forse scrivere anche ‘Nu’ mi rišpunna no’, tenendo presente il raddoppiamento fono sintattico, suonando quindi come un ‘nummirišpunnannò’, con accento secondario sulle due ‘u’.

      [10] - La traduco con ‘frescura’, questa ombra riposante, magari prodotta da un albero o una pergola, dove l’amato lontano è colto dal sonno per le fatiche del corpo e dell’anima, e magari anche per lenire le pene d’amore, considerando il risveglio.

      [11] - Qui voglio immaginare che la rondinella sia arrivata sul luogo dell’amato e che la voce parlante sia quasi trattenuta, frenata da quel sonno di cui ‘il mio bene’ ha bisogno, anche se costa una nota di malinconia nell’invocazione…

      [12] - E infatti il sogno dell’amato era animato e percorso dal ricordo della donna ‘poetante’, sicché egli si sveglia e asciuga le lacrime dagli occhi: è stato solo un attimo quel timore avvertito nelle strofe precedenti, quella paura che la voce non potesse essere udita per la troppa distanza.

      Si stuja l’occhi e li (Si asciuga gli occhi e gli)
      Si stuja l’occhi e li (Si asciuga gli occhi e gli)
      Passa lu chjantu (Passa il pianto)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Si stuja l’occhi e li passa lu chjantu (Si asciuga gli occhi e gli passa il pianto)[13]

      Piglia lu muccaturu (Prendi(gli)[14]il fazzoletto)
      Piglia lu muccaturu (Prendi(gli)[15] il fazzoletto)
      Lu vaju a llavu (Vado a lavarlo)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Piglia lu muccaturu, lu vaju a llavu (Prendi(gli) il fazzoletto, vado a lavarlo)

      Poi ti lu špannu a nu (Poi te lo stendo[16] ad una)
      Poi ti lu špannu a nu (Poi te lo stendo ad una)
      Peru de rosa (Pianta[17] di rosa)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu špannu a nu peru de rosa (Poi te lo stendo ad una pianta di rosa)

      Poi ti lu mannu a Na (Poi te lo mando a Na)
      Poi ti lu mannu a Na (Poi te lo mando a Na)
      puli a stirare (Poli a stirare)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu mannu a Napuli a stirare (Poi te lo mando a Napoli a stirare)

      Poi ti lu cogliu a la (Poi te lo piego alla)[18]
      Poi ti lu cogliu a la (Poi te lo piego alla)
      Napulitana (Napoletana)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu cogliu a la napulitana (Poi te lo piego alla napoletana)

      Poi ti lu mannu cu (Poi te lo mando col)[19]
      Poi ti lu mannu cu (Poi te lo mando col)
      Ventu a purtari (Vento a portare)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Poi ti lu mannu cu ventu a purtari (Poi te lo mando a portare col vento)[20]

      [13] - ‘Passare il pianto’ è costruzione simile all’italiano ‘Passare l’appetito’, ad esempio.

      [14] - Il desiderio si sta compiendo: ora la rondine dovrà prendere il fazzoletto che trattiene le lacrime dell’amato e portarlo alla innamorata perché possa lavarlo, stirarlo e ripiegarlo secondo un preciso rituale, addirittura inclusivo di un viaggio di andata e ritorno fino ad una Napoli lontanissima, a quei tempi irraggiungibile ai più, capitale del Regno.

      [15] - Non escluderei una lettura di quell’articolo ‘lu’ con un dimostrativo ‘ddu’, quello.

      [16] - Nel senso specifico di ‘sciorinare’. Quel ‘te’ di ‘te lo stendo’ è un dativo etico.

      [17] - In dialetto calabrese ‘peru’ è propriamente piede, in tutte le comuni accezioni, e albero, pianta: ‘per(u) ‘e rosa’ quindi significherebbe più precisamente ‘albero di rosa’, ma in questo contesto indica la pianta della rosa, il rosaio.

      [18] - Còglir, cògghir, cogghjìr, ha vari significati: qui è senza dubbio piegare, come dicesi dei panni asciutti, anche se non è del tutto peregrina una traduzione che preveda il significato di ‘raccogliere’, nel senso di ‘ritirare’ il fazzoletto dal rosaio dove è stato steso (spannùtu).

      [19] - E’ quasi superfluo annotare che i due ‘cu’ corrispondenti, nell’originale, sono sottoposti a raddoppiamento: ‘ccu’, ‘con’.

      [20] - Altra tipica costruzione idiomatica, dove nell’uso di ‘mando’ seguito dal verbo all’infinito si potrebbe anche avvertire qualcosa di pleonastico: te lo mando a portare con il vento (complemento di mezzo, ma, volendo modificare la costruzione, si potrebbe leggere come un complemento di causa efficiente, anche).

      Ventu và portacellu (Vai vento e portaglielo)
      Ventu và portacellu (Vai vento e portaglielo)
      A lu mio beni (Al mio bene)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Ventu và portacellu a lu mio beni (Vai vento e portaglielo al mio bene)[21]

      Mera pe’ nun ti cara (Attenta[22] che non ti cada)
      Mera pe’ nun ti cara (Attenta che non ti cada)
      Pe’ supra mari (Di sopra al mare)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Mera che nun ti cara pe’ supra mari (Attenta che non ti cada di sopra al mare)

      Ca perda li sigilli (Ché perdi i sigilli)[23]
      Ca perda li sigilli (Ché perdi i sigilli)
      De chistu cori (Di questo cuore)
      Oi riturnella (Oh rondinella)
      Ca perda li sigilli de chistu cori. (Ché perdi i sigilli di questo cuore)[24].

      [21] - Le strofe in rosso non sono presenti nella versione musicata dall’ottimo Eugenio Bennato; aggiungo un ‘purtroppo’, in quanto queste due strofe sono altamente esplicative dell’azione: al vento e al viaggio in senso inverso della rondinella viene affidato quel fazzoletto affinché torni dall’amato proprietario, dopo aver provato le cure amorose della donna.

      [22] - ‘Meràr’ è ‘guardare’, nelle sue varie accezioni, come in spagnolo e nel latino da cui deriva insieme all’italiano ‘mirare’. Ma significa anche ‘guardare’ nel senso di ‘fare attenzione che/a…’. Altra costruzione sintattica richiederebbe un ‘mera ca un ti cada…’

      [23] - E quindi l’invocazione finale alla rondine risulta essere che la stessa faccia attenzione, in quel viaggio di ritorno, che non cada in mare quel fazzoletto che è il depositario di quei sigilli del cuore della donna. ‘Sigillare’ è un termine di grande portata in dialetto calabrese, come un sinonimo di chiusura totale ad una ‘alterità’ alla quale non è permesso in alcun modo di intromettersi nella vita dei ‘custodi/depositari’ di quei sigilli.

      [24] - Tornando alla provenienza geografica del canto, annoto, sulla scorta di questo verso conclusivo, che se di Cirò si tratta, il suo dialetto prevedrebbe l’uso di una ‘erre’ eufonica, poco marcata, tra il verbo ‘perda’ e ‘i sigilli’, non contemplandosi, come articolo determinativo plurale la forma ‘li’. Tra l’altro, ma questa è una supposizione mia, ‘sigilli’ dovrebbe essere una forma ‘nobilitata’, poiché in cirotano sarebbe ‘sincìddi’ o ‘ siggìddi’: sono, queste, notazioni marginali, poiché, anche all’interno di una espressione strettamente dialettale si possono produrre esiti differenti, dovuti ad una sorta di adeguamento ad un dialetto ‘più esteso’, o regionale, come dire: una fase di avvicinamento a quella lingua nazionale sconosciuta, l’italiano, attraverso un approccio ad una parlata che si ritiene più riconoscibile almeno in ambito regionale. Tra le altre cose, parlare di ‘dialetto calabrese’ non credo sia del tutto esatto: ritengo più giusto parlare di un ‘continuum dialettale calabrese’: i nativi di Reggio, Catanzaro, Castrovillari si intendono, tra di loro, ma per linee sempre più grandi e proporzionali alle distanze intercorrenti tra i luoghi d’origine. E proprio questo mi sembra di poter dire, cioè che il ricorso a forme non strettamente locali sia un tentativo, più o meno consapevole, di abbreviare o annullare queste distanze.

      https://web.archive.org/web/20130705083003/http://www.ilcirotano.it/alla-riscoperta-della-canzone-cirotana-riturnella

  • Facimu rota
    https://www.youtube.com/watch?v=6UdgaA0zzgk

    Tanjt’anni arretu nda chistu paisi,
    canzuni e tarantelli e risati,
    nuddu era baruni o marchisi
    ma tutti quanti facianu scialati.
    Ora non c’è legrizza dintra i cori,
    non c’è armonia,
    non c’è sti caluri...
    e u paisi chianu chianu mori...
    A genti non è chiu’ ...
    com’era ieri...

    Nescimu fora e facimu rota
    a sutta a luna di jancu pittata,
    sentimu i vecchi cunti e di na vota
    facimu festa tutta la nuttata...
    facimu festa tutta la nuttata...

    Nescimu fora e facimu rota
    ’nzinà quand a lumère sti dumata,
    arretu non turnamu a natra vota
    esti nu viaggiu di sulu andata...
    esti nu viaggiu di sulu andata...

    Purtamu ’n chiazza na gutti di vinu
    e na furnata di pani di granu,
    chitarri e furmaggiu pecurinu,
    tambureddhi ed organetti a manu...
    tambureddhi ed organetti a manu...

    Balla u massaru e u mastru acustureri,
    cu mai ndeppi na stampa d’umbratura,
    cu’ ndavi a testa china di penseri,
    e cu’ la bucca curma di sarmura...
    e cù la bucca curma di sarmura...

    balla u previti e «Mela la grossa»,
    cu’ pe tant’anni non perdì na missa,
    cu’ ndavi gia’ nu pedi dintra a fossa,
    u malandrinu u sbirru e lu fissa...
    u malandrinu u sbirru e lu fissa...

    Ballanu i giovanotti e la mastranza,
    cugghià da vecchia e nova simenza,
    undavi bona o mala crianza,
    u nalfabeta e u puzzu di scienza...
    u nalfabeta e u puzzu di scienza...

    Nescì e balla puru a «Gnura Tota’»
    cull’unghi longhi e a facci pittata,
    duci comu «racina liparota»
    d’amuri duna a tutti na brocciata...
    d’amuri duna a tutti na brocciata...

    Nescimu fora e facimu rota
    prima i cala fitta la ligghjata
    sta vita chiu’ nun torna natra vota,
    esti nu viaggiu di sula andata...
    esti nu viaggiu di sula andata...

    #tarantella #tarentelle #musique_populaire #Calabre #Italie #fête #Giovanni_Favasuli #nostalgie #chant
    (c’est plutôt du new folk et pas vraiment une chanson trad, mais c’est pour que je la retrouve :-))

  • A #Gorizia continuano i respingimenti e i richiedenti asilo vivono nascosti lungo l’#Isonzo

    Dati inediti del ministero dell’Interno ottenuti da Altreconomia fotografano i punti di frontiera terreste del nostro Paese, tra respingimenti informali in Friuli e riammissioni passive dalla Francia. Siamo tornati a Nord-Est, dopo la tappa di Udine, per documentare la situazione al confine con la Slovenia. Chi vorrebbe fermarsi incontra barriere burocratiche che lo costringono all’invisibilità. Per Gianfranco Schiavone un tale sistema ostile, confuso e informale è la solita e spregiudicata “strategia della dissuasione”

    Rasheed (nome di fantasia) parla un’inglese fluente e ha i modi affabili di chi è abituato a stare a contatto con il pubblico. Conosce anche il francese e il fiammingo, oltre al turco e al pashtun, perché ha vissuto gli ultimi sei anni a Bruxelles. Potrebbe essere uno dei tanti studenti internazionali che ha scelto una capitale europea per farsi un’esperienza. Ma non è così.

    “La mia vita era in Belgio. Ho frequentato lì le scuole, ho i miei amici, avevo un lavoro fisso: l’Afghanistan è un luogo che mi è estraneo, non posso tornarci”, racconta in estate di fronte alla questura di Gorizia. Lui ha già manifestato la propria volontà di chiedere la protezione internazionale e sta dando indicazioni ad alcuni connazionali.

    È arrivato in Europa a 16 anni, da solo. Il rigetto della sua richiesta d’asilo è stata una doccia fredda: arrivato come minore e seguiti tutti i passaggi necessari, era perfettamente integrato e aveva un contratto a tempo indeterminato come cassiere in un supermercato. Ha scelto l’Italia perché la sua migliore amica è di qui e gli ha detto che la famiglia l’avrebbe aiutato in caso di bisogno.

    All’inizio Rasheed ha provato a fare domanda alla questura di Udine perché, a detta di un suo conoscente, dava esiti favorevoli a chi proviene dall’Afghanistan. Ma i giorni di attesa si sono accumulati (come abbiamo raccontato qui) e dopo un mese ha deciso di cambiare città. “Sono fortunato -riesce a dire ridendo-. Il primo giorno che sono arrivato alla questura di Gorizia eravamo solo in quattro o cinque, non come ora, e quindi ci hanno fatto entrare subito”.

    A pochi metri una quarantina di uomini è assiepata davanti al cancello. Un ufficiale fa entrare poche persone al giorno ma l’attesa media, anche in momenti affollati come questo, è circa di due settimane, comunque di molto inferiore a quella di Udine.

    La storia di Rasheed, però, avrebbe potuto prendere una strada drasticamente differente. La frontiera terrestre friuliana, territorio d’ingresso o di transito per le persone migranti, è teatro di respingimenti sistematici, caso unico in questi termini per l’Italia. Secondo i dati del Dipartimento di pubblica sicurezza ottenuti da Altreconomia tramite accesso civico generalizzato, a Gorizia nel corso del 2025 sono stati infatti 1.454 e nei primi tre mesi del 2026 già 224. A questi si legano gli “irregolari rintracciati”, come li chiama il Viminale, che sono stati 2.291 nel 2025 e 593 fino a marzo di quest’anno. A Trieste, invece, nel 2025 ci sono stati 784 respinti a fronte di 1.579 rintracciati. Un totale in tutto il Friuli-Venezia Giulia, considerando anche la quota irrisoria del settore di Tarvisio, di 3.884 rintracciati e 2.241 respinti: il 57,7% è stato allontanato.

    Il respingimento è una procedura legalmente attuabile a determinate condizioni nei confronti di chi non dispone dei requisiti per l’ingresso, escluso chi chiede asilo. Può avvenire solo alle frontiere esterne o alle interne dove sono stati temporaneamente ripristinati i controlli, come avvenuto appunto al confine con la Slovenia, ma anche con la Francia dove però non ne sono stati registrati. Nei settori di Bardonecchia (TO) -dove si trova Oulx- e di Ventimiglia (IM), che hanno visto il numero più alto di rintracci (rispettivamente 7.509 e 7.110), il ministero ha segnalato molte “riammissioni passive”, ovvero le operazioni di polizia che consistono nel riportare in Italia chi avrebbe attraversato irregolarmente il confine interno sulla base di accordi bilaterali. Nel 2025 a Ventimiglia sono state ben 9.282, mentre a Bardonecchia 5.126. Gli agenti italiani di questi due zone, invece, avrebbero riammesso in Francia un totale di 574 persone.

    Per quanto riguarda la Slovenia si conferma che questo tipo di attività non è mai stato efficiente, come già raccontato da Altreconomia: se tra dicembre 2022 e marzo 2023 Lubiana aveva accolto 23 richieste di riammissione (su 190 presentate), nell’intero 2025 ne ha accettate solo otto.

    “Noi non abbiamo mai visto nel corso dell’ultimo anno un solo provvedimento di respingimento -evidenzia Gianfranco Schiavone, presidente del Consorzio italiano di solidarietà di Trieste-. Il respingimento è un atto amministrativo, quindi dovrebbe essere scritto, motivato e notificato. Può essere impugnato anche se è immediatamente esecutivo. Non sono dunque legali, come chiunque può ben capire, dei respingimenti ‘di fatto’ di cui è impossibile accertarne in giudizio la legittimità come, ad esempio, se sia stato applicato a persone non respingibili”.

    In questa categoria rientra chi ha una vulnerabilità, è minore, intende chiedere asilo o non può comunque essere respinto o espulso nel Paese di origine perché proveniente da luoghi pericolosi, quale è il caso degli afgani. Sotto quest’ultimo punto, difatti, il Dipartimento di pubblica sicurezza ha rifiutato di condividere i dati aggregati in merito allo Stato di provenienza o al genere, adducendo che fosse per “tutela dei dati sensibili o investigativi/giudiziari, garantendo anche l’esigenza di rendere il dato in modo immediato per evitare che subisca interpretazioni”. A quali interpretazioni possano mai essere soggetti rimane un mistero.

    Schiavone rileva poi che,almeno dall’inizio del 2025 sono aumentate le persone che definisce “in orbita”, ovvero chi come Rasheed riceve un diniego in un altro Paese europeo e si trova a ricominciare il suo percorso in Italia perché non ha dove altro tornare. “Chiudere e inasprire: il nuovo Patto per la migrazione e l’asilo è entrato in vigore a giugno ma è stato preceduto da un atteggiamento ostile de facto e questi sono gli effetti”.

    Chi ne è vittima si affianca a chi proviene dalla rotta balcanica, sfaccettando ulteriormente il fenomeno migratorio. Ricorda anche che i numeri del ministero non rappresentano la realtà: secondo i dati raccolti dalle associazioni che si occupano di assistenza a chi arriva sul territorio di Trieste, nel 2025 sono stati registrati poco meno di 10mila nuovi ingressi e dunque gli “intercettati” circa solo il 15%.

    Per Schiavone, comunque, l’Italia rimane un Paese poco desiderabile, una seconda o terza scelta: “I richiedenti asilo sanno che in Italia regna una grande confusione, i tempi per presentare e poi per l’esame delle domande sono lenti, si può abbastanza facilmente rimanere senza accoglienza ma invisibili e lavorare in nero anche se quasi sempre in condizioni di grave sfruttamento. Per quanto ciò sia paradossale per un numero crescente di richiedenti queste pessime condizioni di partenza stanno diventando delle ragioni che fanno scegliere un Paese come l’Italia ”.

    E il disagio, anche a Gorizia, non manca. Rasheed racconta che, in attesa di un posto in accoglienza, vive con altri 25 nella cosiddetta “jungle”, un insediamento informale sulla sponda dell’Isonzo. Stuoiette, teli, tende e fornelletti per cucinare, fuori dagli occhi della città. “Non ho detto alla mia amica che dormo in strada. Per lei sto in albergo”, confessa il ragazzo. Si tocca la schiena e rivela un taglio, frutto di un’operazione a cui ha dovuto sottoporsi a causa di una ferita infertagli durante la rotta e non curata tempestivamente. Gli stranieri a Gorizia si vedono solo davanti agli uffici dell’immigrazione o alla stazione, dove pochi volontari portano beni di prima necessità a chi transita.

    Il fine ultimo delle nuove normative per Schiavone è, al solito, quello di liberarsi delle persone mettendole in condizioni di vita difficili e facendo sì che siano loro stesse a lasciare la procedura e a disperdersi nella marginalità. E sottolinea che le lungaggini delle questure -tutt’altro che isolate sul territorio italiano- sono già parte da tempo di questa “tattica spregiudicata di dissuasione”.

    L’obiettivo delle istituzioni sembra quello di lasciare meno tracce possibili: “Viviamo in un curioso e incredibile contesto nel quale la Pubblica amministrazione rifugge dalle formalità previste da ogni procedura amministrativa operando nella più assoluta informalità. E lo si fa perché diversamente emergerebbero prove inconfutabili di scelte illegittime e ingiustificabili”.

    In questo caos orchestrato non si possono distinguere città in cui le procedure funzionino meglio che in altre; piuttosto, è la presenza della società civile a fare la differenza. Udine e Trieste, ad esempio, hanno un monitoraggio attento e continuo, laddove invece a Gorizia è più carente. E per le persone migranti non cambia “solo” la qualità della vita, magari grazie a mense o alloggi dedicati. “Abbiamo bisogno di associazioni indipendenti che si spingano oltre l’azione caritatevole -conclude Schiavone-. Se non sei informato su quali sono i tuoi diritti e su come entrare nella violenta realtà italiana facendoli valere, puoi anche riuscire a trovare da mangiare o un posto letto precario ma rimarrai sempre invisibile. Per questa ragione sottolineo sempre che l’aiuto caritatevole senza tutela dei diritti non è affatto una scelta neutra ma è uno strumento di potere per non modificare la situazione”.

    https://altreconomia.it/a-gorizia-continuano-i-respingimenti-e-i-richiedenti-asilo-vivono-nasco
    #migrations #réfugiés #asile #frontière_sud-alpine #expulsions #renvois #refoulements #Italie #Slovénie #dissuasion #stratégie_de_la_dissuasion #frontières_intérieures #frontière_terrestre #Tarvisio #réadmissions #réadmissions_passives #accords_bilatéraux #migrerrance #SDF

  • L’accord de migration entre l’Italie et l’Albanie : un #échec et d’une #cruauté sans nom

    La #délocalisation du traitement des demandes d’asile de personnes migrantes ou demandeuses d’asile dans le cadre de l’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie met en péril la #sécurité, la #liberté et les #droits_humains de ces personnes, souligne #Amnesty_International dans un #rapport publié quelques semaines seulement après les événements de Ceuta qui ont mis en lumière les dangers des politiques migratoires de l’Union européenne (UE) axées de longue date sur l’exclusion et le confinement.

    Le rapport intitulé "Italy : Extraterritorial migration detention and human rights obligations" (https://www.amnesty.org/en/documents/eur30/1365/2026/en) se penche sur l’accord de 2023, portant sur la création en Albanie de deux centres de détention gérés par les autorités italiennes, qui a conduit au transfert forcé de plusieurs centaines de personnes devant subir une détention, nombre d’entre elles n’ayant pas la possibilité de bénéficier d’une assistance juridique. Les conditions de vie sur place et le coût humain désastreux des politiques de délocalisation migratoire de l’Italie ont poussé plusieurs personnes à s’automutiler ou à tenter de se suicider.

    « La délocalisation de la détention vise en définitive à dissuader et à tenter de se soustraire à la fois aux responsabilités liées à la prise en charge des personnes migrantes et à l’obligation d’accorder l’asile à celles qui en ont besoin. L’accord conclu entre l’Italie et l’Albanie montre une fois de plus le coût inévitable de cette approche en ce qui concerne les droits humains, a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.

    « Juste avant l’entrée en vigueur de l’accord, Amnesty International avait tiré la sonnette d’alarme quant aux conséquences néfastes qu’il aurait inévitablement sur les droits des personnes en détresse en mer et de celles transférées en Albanie. De toute évidence, ces craintes se sont concrétisées. »

    Amnesty International estime que ses conclusions doivent servir d’avertissement à l’UE quant aux conséquences désastreuses des politiques migratoires qui cherchent à s’appuyer de plus en plus sur des pays situés en dehors de ses frontières pour gérer les migrations, au détriment de la mise en place de voies sûres et légales.
    Une cruauté inutile

    Entre octobre 2024 et janvier 2025, l’Italie a mené trois opérations en mer et a procédé au transfert forcé de 74 personnes directement depuis les eaux internationales vers l’Albanie, en vertu de cet accord. À la suite de nombreuses décisions de la justice italienne annulant les mandats de placement en détention visant ces personnes, l’Italie a mis fin aux transferts vers l’Albanie depuis la haute mer.

    Cependant, en mars 2025, le gouvernement italien a modifié l’accord afin d’autoriser la détention en Albanie d’hommes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie. En conséquence, au cours des 15 derniers mois, plusieurs centaines d’hommes (plus de 500 selon certaines sources), pour la plupart racisés, ont été transférés de force vers le centre de détention albanais de Gjadër.

    Entre le 11 avril et le 16 mai 2025, 42 faits graves ont été recensés au centre de Gjadër, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation au cours de laquelle trois personnes ont été blessées par des éclats de verre, ainsi que divers cas d’automutilation.

    Le gouvernement italien a fait obstacle au suivi indépendant de la mise en œuvre de l’accord, notamment en restreignant le contrôle parlementaire et en contournant les procédures législatives ordinaires. Comme l’accès et le contrôle des observateurs·trices indépendants des droits humains sont limités, on ignore en grande partie ce qui se passe dans les centres de détention albanais.
    Bien que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne, leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocat·e·s, aux tribunaux et à d’autres garanties, compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice.

    Un avocat interrogé par Amnesty International a expliqué qu’il n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense. Selon lui, les procès-verbaux des audiences d’asile montrant que des personnes interrogées répondaient par monosyllabes indiquaient qu’elles avaient été intimidées.

    « Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées, ce qui est tout à fait compréhensible. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie.
    Atteintes à l’état de droit

    Les tribunaux italiens et la Cour de justice de l’UE ont estimé que les règles et pratiques italiennes relatives aux demandes d’asile déposées par des ressortissant·e·s de pays désignés par l’Italie comme « sûrs » (ce qui entraîne un traitement accéléré de ces demandes) étaient incompatibles avec le droit applicable de l’UE et ne prévoyaient pas de garanties suffisantes pour les demandeurs·euses.

    Malgré les décisions répétées des tribunaux italiens ordonnant la libération des personnes placées en détention en Albanie, le gouvernement italien a poursuivi la mise en œuvre de l’accord. Il a tenté de limiter le contrôle des tribunaux quant à la désignation des « pays sûrs » en recourant à des dispositions de la législation destinées aux situations d’urgence, sans justifier les atteintes à l’état de droit.

    Des personnes faisant l’objet d’une décision d’expulsion en Italie et déjà détenues dans ce pays ont également été soumises à des transferts extraterritoriaux illégaux, en dehors du cadre prévu par le droit national et européen.

    « Il est absolument clair que le modèle italo-albanais est impossible à mettre en œuvre dans le respect des obligations de l’Italie en matière de droits humains. Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet [1] visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a déclaré Eve Geddie.

    « Les autorités italiennes doivent immédiatement mettre fin à l’accord avec l’Albanie, mettre en œuvre des solutions autres que la détention des personnes migrantes qui, aux termes du droit international, doit rester une mesure de dernier recours, et garantir à toutes les personnes en quête de protection internationale l’accès à une procédure d’asile efficace et non discriminatoire ainsi qu’à un accueil digne sur le territoire italien. Tous les réfugié·e·s et migrant·e·s devraient pouvoir bénéficier de garanties juridiques efficaces et d’un contrôle indépendant. »
    Complément d’information

    L’accord entre l’Italie et l’Albanie est entré en vigueur le 23 février 2024 pour une durée de cinq ans au terme de laquelle il sera automatiquement renouvelé. Le gouvernement italien aurait alloué plus de 670 millions d’euros à son fonctionnement jusqu’en 2028.

    Le ministère italien de l’Intérieur ayant rejeté à plusieurs reprises les demandes d’accès pour Amnesty International à ces centres de détention en Albanie, invoquant des raisons de sécurité et d’ordre public, nos recherches s’appuient sur la correspondance échangée avec le ministère de l’Intérieur, l’examen de documents judiciaires, les informations échangées au sein du réseau de la société civile Tavolo Asilo e Immigrazione, les rapports de parlementaires et de médiateurs·trices, et sur des entretiens menés avec des agences des Nations unies et deux avocats représentant des personnes détenues à Gjadër.

    https://www.amnesty.be/infos/actualites/italie-albanie-migration-deal
    #migrations #asile #réfugiés #Italie #Albanie #détention_administrative #rétention #transfert_forcé #assistance_juridique #conditions_de_vie #automutilation #tentatives_de_suicide #suicide #justice #Gjadër #Etat_de_droit #traumatisme

    –-
    ajouté à la métaliste sur l’accord Italie-Albanie :
    https://seenthis.net/messages/1043873

  • Pacte asile et migration : l’Autriche commence à renvoyer des demandeurs d’asile vers l’Italie - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73216/pacte-asile-et-migration--lautriche-commence-a-renvoyer-des-demandeurs

    Pacte asile et migration : l’Autriche commence à renvoyer des demandeurs d’asile vers l’Italie
    Par La rédaction Publié le : 20/08/2026
    Selon le ministère de l’Intérieur autrichien, quatre renvois d’exilés vers l’Italie ont eu lieu depuis le 12 juin et l’entrée en vigueur du Pacte asile et migration de l’Union européenne. Il s’agit de migrants « dublinés », d’abord entrés en Europe par l’Italie puis qui ont déposé une demande d’asile en Autriche.
    Les retours de « dublinés » ont débuté. L’Autriche a annoncé avoir déjà expulsé quatre demandeurs d’asile vers l’Italie depuis le 12 juin, date de l’entrée en vigueur du Pacte asile et migration de l’Union européenne (UE), qui régit les nouvelles règles migratoires dans l’UE pour renforcer les contrôles aux frontières, mieux répartir les demandeurs d’asile et accélérer les expulsions des personnes en situation irrégulière.Les autorités autrichiennes ont fournis aux exilés concernés un billet de train ou de bus pour leur retour en Italie, selon le ministère de l’Intérieur autrichien auprès de l’agence de presse italienne LaPresse. « Avec le Pacte asile, il est désormais possible qu’en cas de retour d’un ressortissant étranger dans le pays membre de l’UE responsable pour sa procédure d’asile, ce dernier puisse se rendre dans l’État membre en question par les transports en commun », a expliqué le ministère.
    Pour l’heure, le gouvernement autrichien n’a pas précisé le nombre total de personnes susceptibles d’être concernées par de futurs transferts vers leur premier pays d’arrivée en Europe, ni indiqué si ces renvois s’appliquent exclusivement aux personnes arrivées après le 12 juin, ou également aux demandeurs d’asile déjà présents avant cette date.
    Ces transferts vers l’Italie relèvent de la logique de Dublin. C’est un règlement qui détermine quel pays est responsable d’examiner une demande d’asile : il s’agit du premier pays par lequel un demandeur d’asile est entré en Europe. Dans le cas présent, l’Italie. On appelle les demandeurs d’asile concernés des « dublinés ».Avec le nouveau pacte européen, le « règlement Dublin » a disparu mais sa logique reste : le premier pays d’entrée est toujours le pays en charge de la demande d’asile. La durée pendant laquelle un État demeure responsable d’une demande d’asile est cependant modifiée. Elle passe à 20 mois, contre 12 mois dans l’ancien système. Cette durée pourra atteindre trois ans lorsqu’une personne prend la fuite pour éviter son transfert.
    L’Autriche n’est pas le seul État européen à envisager des transferts de demandeurs d’asile vers leur pays d’arrivée dans l’UE. L’Allemagne aussi souhaite renvoyer des demandeurs d’asile « dublinés » sur le sol italien, en vertu du pacte. Même chose pour la Suisse, qui prévoit des premiers transferts de quelques personnes dès la fin août. « Les premières réservations de vols ont été effectuées », a rapporté au média suisse SRF Magdalena Baker, du Secrétariat d’État aux migrations (SEM).
    Toutefois, de son côté, l’Italie refuse. Rome a ainsi bloqué la tentative de renvoi de trois exilés, dont une Somalienne de 22 ans, depuis l’Allemagne, le 19 août. En cause : une différence d’interprétation du pacte européen. Selon le gouvernement de Giorgia Meloni, les réadmissions ne devraient concerner que les demandeurs d’asile arrivés dans un autre pays que l’Italie après le 12 juin 2026. Une distinction que réfute le gouvernement allemand.
    La réticence de Rome à accueillir des personnes « dublinées » a récemment été épinglée par l’UE. Selon un rapport publié par la Commission européenne le 16 juillet, au cours des premières semaines de mise en œuvre du Pacte asile, huit États membres ont communiqué à la Commission des informations concernant la soumission de demandes de prise en charge, de notifications de reprise et de formulaires pour les transferts de demandeurs d’asile. Et si l’Italie a en effet continué d’accepter tacitement les demandes et les notifications, à la date de la publication du rapport, les transferts n’avaient pas encore repris. Depuis le 12 juin, la Commission relève en outre 12 transferts demandés qui ont été rejetés par l’Italie.
    La Commission a ainsi sommé les autorités italiennes de « lever en priorité tous les obstacles restants, notamment en mettant fin aux pratiques qui ont jusqu’à présent empêché la réalisation des transferts ».Rome avait suspendu la prise en charge de migrants « dublinés » en 2022, peu après l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni, invoquant un dispositif d’accueil saturé, exception faite des cas de regroupement familial de mineurs non accompagnés. En conséquence, presque aucun transfert effectif vers l’Italie n’a été effectué depuis cette date. En réaction, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) avait statué que les États membres ne peuvent se décharger unilatéralement de la responsabilité d’accueillir des migrants « dublinés ». Mais les nouvelles règles comprises dans le Pacte asile, qui réaffirment la logique de Dublin, obligent l’Italie à revoir sa position

    #Covid-19#migrant#migration#sante#droit#italie#autriche#pactemigration#UE

  • Les centres de rétentions italiens en Albanie « mettent en péril la sécurité, la liberté et les droits » des migrants, selon Amnesty International - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/73236/les-centres-de-retentions-italiens-en-albanie-mettent-en-peril-la-secu

    Les centres de rétentions italiens en Albanie « mettent en péril la sécurité, la liberté et les droits » des migrants, selon Amnesty International
    Par Romain Philips Publié le : 21/08/2026
    Alors que depuis le vote par l’Union européenne du pacte asile et migration l’Italie ne cesse de vanter son accord avec l’Albanie, un rapport d’Amnesty international publié ce 20 août dénonce un système opaque qui « met en péril la sécurité, la liberté et les droits humains » des personnes retenues.
    Depuis l’adoption du pacte asile et migration – qui rend possible pour les États membres l’ouverture de « hubs de retour » dans des pays tiers – le 12 juin dernier, la Première ministre italienne Giorgia Meloni ne cesse de vanter le « modèle albanais » de centres de retour.
    Avec la crise de Ceuta qui a vu affluer plus de 70 000 migrants dans l’enclave espagnole en 24 heures, la dirigeante italienne a réitéré sa volonté de construire des centres similaires, mais en Afrique cette fois. Mais pour Amnesty international, qui a publié un rapport ce jeudi 20 août sur les centres en Albanie, le pacte asile et migration est un « signal d’alerte » pour l’Union européenne et non un exemple. Il « met en péril la sécurité, la liberté et les droits humains » des demandeurs d’asile, estime l’organisation de défense des droits humains.
    Amnesty international dénonce tout d’abord les conditions de détention dans le centre de Gjader. Si initialement il devait concerner uniquement des demandeurs d’asile venant de pays réputés sûrs et interceptés dans les eaux internationales, une loi adoptée en 2025 a changé la donne. En mars, le gouvernement italien a modifié la loi afin d’utiliser le centre de Gjader pour détenir également des ressortissants étrangers de sexe masculin faisant l’objet d’une mesure d’expulsion en Italie, autorisant ainsi leur transfert forcé depuis des centres de rétention en vue d’une expulsion situés en Italie vers Gjader. Ainsi, près de 600 personnes - originaires notamment d’Afrique du Nord, du Bangladesh, de Côte d’Ivoire et de Gambie – ont été transférées dans ce centre. Et ce dans des conditions pouvant faire craindre « qu’elles puissent constituer des actes de torture ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Les concernés « demeuraient attachées avec des liens en velcro tout au long du trajet » de parfois plus de 24 heures. Et dans d’autres cas, « des personnes n’avaient pas été informées qu’elles étaient conduites à Gjader, mais il leur avait été dit qu’elles se rendaient vers d’autres centres de rétention dans le sud de l’Italie », note le rapport.
    « Les personnes détenues en Albanie sont traumatisées. Certaines ont peut-être traversé le désert, été arrêtées et maltraitées en Libye, survécu à la traversée en mer à bord d’embarcations impropres à la navigation, puis, après avoir été interceptées par les autorités italiennes, ont passé plusieurs jours à effectuer le trajet jusqu’en Albanie. D’autres, transférées depuis des centres de détention en Italie, sont arrachées à leur vie, laissant derrière elles leur entourage et leurs réseaux de soutien, et doivent soudainement faire face à un nouvel environnement et à de nouveaux contrôles et formalités administratives, le tout dans une situation d’isolement. Ce qu’ils sont contraints de subir est intolérable et inutilement cruel », a déclaré Eve Geddie, directrice du Bureau d’Amnesty International auprès des institutions européennes.
    Et une fois en Albanie, les exilés vivent dans des conditions carcérales. Le rapport décrit des cellules de quatre hommes avec uniquement une « table sous-dimensionnée », un espace extérieur « dépourvu de sièges ou de tout autre mobilier » et un accès « extrêmement limité aux espaces permettant une interaction sociale ».De ce fait, 11 avril et le 16 mai 2025, 42 « incidents critiques » ont été recensés, dont au moins deux tentatives de pendaison, une manifestation ayant conduit au bris d’une vitre blessant trois personnes, et divers incidents d’automutilation. Et la gestion de ces centres se passe dans l’opacité, dénonce Amnesty qui s’est vu refuser trois fois sa demande de visite des centres albanais. Pour les organisations de la société civile, le seul moyen d’accéder aux infrastructures se fait via la participation aux visites conduites par des parlementaires. Mais, depuis avril 2025, le ministère de l’Intérieur a imposé des restrictions aux parlementaires visitant les centres et exige désormais que les personnes les accompagnant soient employées fonctionnellement par leur bureau.Et sans moyen propre accordé au défenseur des droits pour enquêter sur ce centre, toute surveillance, du fait de l’éloignement géographique des centres, est complexe.
    Une extraterritorialité à l’origine d’une « zone grise juridique », regrette l’ONG. Le 9 mai 2025, cinq ressortissants égyptiens ont été expulsés via un vol affrété par Rome. Ils ont donc été escortés à travers le territoire albanais. Sauf qu’une telle procédure,"qui a impliqué de sortir les ressortissants égyptiens du centre de détention de Gjader et de les faire transiter par le territoire albanais", n’est pas prévue par l’accord ou la loi."L’absence de cadre juridique pour ce type d’opérations pourrait créer une zone grise, dans laquelle le traitement réservé aux personnes concernées pendant le transfert, ou leur capacité à accéder à des recours — y compris un recours contre l’expulsion elle-même — ne pourrait faire l’objet d’aucun contrôle", dénonce Amnesty.
    Des zones grises notamment dues au fait que les personnes détenues en Albanie relèvent de la juridiction italienne. Mais leur éloignement géographique de l’Italie, associé à un accès limité à des avocats, aux tribunaux et à d’autres garanties, « compromet considérablement l’exercice des droits de solliciter l’asile et d’accéder à la justice ». Un avocat interrogé par l’ONG a raconté qu’il « n’avait pas pu rencontrer son client avant l’audience et qu’il n’avait pas eu le temps de préparer correctement sa défense ».
    Ces faits inquiètent d’autant plus l’ONG que l’Italie, avec l’entrée en vigueur du pacte asile et migration le 12 juin, a fait savoir qu’elle souhaitait reprendre le traitement des demandes d’asile dans les centres albanais. « Cela doit servir de signal d’alerte afin que l’UE gèle définitivement tout projet visant à étendre le recours à la délocalisation de la détention et à d’autres outils d’externalisation », a estimé Eve Geddie.
    Le projet albanais est aussi vivement critiqué en Italie, notamment pour son coût par rapport au bilan de quelques centaines de migrants accueillis. Selon les estimations, l’accord avec l’Albanie aurait coûté quelque 74 millions d’euros pour la création des centres. Et « le gouvernement aurait provisionné plus de 670 millions d’euros jusqu’en 2028 pour financer la mise en œuvre de l’accord ».

    #Covid-19#migration#migrant#italie#albanie#sante#santementale#droit#hubderetour#externalisation#asile

  • Molise, dove l’undertourism è di casa. Tra natura, mare e Sanniti, un’Italia ancora vera da scoprire

    Essere l’ultima regione italiana per numero di visitatori non è necessariamente un limite. Per la terra dell’Italia centrale è semmai la chiave di un privilegio raro: la possibilità di offrire autenticità

    https://www.repubblica.it/viaggi/2026/08/13/news/molise_l_undertourism_li_e_di_casa_tra_natura_mare_e_sanniti_un_italia_an
    #under-tourism #undertourism #Molise #Italie #tourisme #authenticité #privilège

  • Les sites de rétention italiens en Albanie favorisent des « atteintes à l’Etat de droit », accuse Amnesty International
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/20/les-sites-de-detention-italiens-en-albanie-favorisent-des-atteintes-a-l-etat

    Les sites de rétention italiens en Albanie favorisent des « atteintes à l’Etat de droit », accuse Amnesty International
    Le fonctionnement de ces centres financés par l’Italie, fruit d’un accord entre Rome et Tirana en 2023, est décrit comme particulièrement opaque. L’organisation de défense des droits humains dénonce une situation « préoccupante », alors que Giorgia Meloni souhaite étendre le système.
    Par Allan Kaval (Rome, correspondant)
    Au moment où, à l’approche des élections législatives de 2027, s’installe dans le débat italien l’idée d’une homogénéisation ethnique du pays et de l’Europe, la présidente du conseil, Giorgia Meloni (extrême droite), présente les sites de détention italiens en Albanie, qu’elle a créés, comme un modèle pour le continent. Selon Amnesty International, qui publie jeudi 20 août un rapport intitulé « Italie : détention extraterritoriale des migrants et obligations en matière de droits humains », ce dispositif est propice à la prolifération des atteintes à l’Etat de droit et représente un « péril » pour la « liberté et les droits » des personnes détenues.
    Les auteurs ont documenté le développement, autour de ces sites de rétention, d’une zone grise juridique rendant possibles abus et manquements. Cette « situation extrêmement préoccupante » est dénoncée alors que croît, parmi les dirigeants européens, l’intérêt pour la construction de tels sites de rétention hors de l’Union européenne, une perspective ouverte par le vote au Parlement européen, en juin, du règlement dit « retour » par une majorité d’élus de droite et d’extrême droite. Le texte rend, en effet, possible le déplacement et la détention de personnes dans des pays où ils n’ont aucun lien.
    Pour Amnesty International, en outre, l’expérience albanaise de Rome, fruit d’un accord passé en 2023 avec Tirana, constitue une remise en cause sérieuse des principes démocratiques. Les sites de rétention italiens en Albanie sont, en effet, couverts d’un voile toujours plus opaque.
    Si l’on sait que 73 personnes y ont été enfermées entre octobre 2024 et mars 2025, depuis cette date, seul un communiqué du parti politique de Giorgia Meloni, Fratelli d’Italia, a fait état du chiffre de 536 personnes passées par ces structures. Initialement ne devaient être détenus dans les centres italiens en Albanie que des demandeurs d’asile venant de pays réputés sûrs, interceptés dans les eaux internationales et considérés comme non vulnérables. Depuis mars 2025, leur transformation en centres de rétention ordinaires pour étrangers en situation irrégulière a permis d’y transférer, du territoire italien et selon des critères opaques, un plus grand nombre de personnes ; le fonctionnement précédent ayant été bloqué par la justice italienne.
    L’absence de chiffres officiels se conjugue aux restrictions nouvelles qui ont été imposées aux élus autorisés à visiter les lieux de privation de liberté, ainsi qu’à la volonté de ne pas allouer au défenseur des droits italien de moyens propres, lié aux structures établies en Albanie. Contrairement à un traité international, le protocole d’accord informel entre Rome et Tirana, dont découle la construction de ces sites, échappe par ailleurs au contrôle du Parlement. Amnesty International évoque aussi la volonté manifestée par l’exécutif de limiter les procédures de contrôle du pouvoir judiciaire sur le fonctionnement de ses lieux.
    Dans cette zone grise située loin des yeux de la société civile italienne, le respect des droits des personnes détenues n’est pas assuré, selon l’ONG. Les auteurs du rapport notent ainsi que le système de visioconférence, prévu pour les audiences des étrangers détenus par des juges du tribunal de Rome, ne permet pas les garanties nécessaires à une procédure équitable, dans un cadre qui serait donc propice à des formes de détention arbitraire.
    La mise à distance des médias, des acteurs de la société civile – dont Amnesty International, qui s’est vu refuser l’entrée – pourrait, par ailleurs, favoriser les abus dans des conditions de détention déjà problématiques. Les cellules, décrites comme inadaptées, sont installées dans des structures dépourvues de salle commune. Et pour des raisons géographiques, les organisations civiles de soutien aux détenus qui interviennent dans les lieux de privation de liberté situés de l’autre côté de la mer Adriatique n’y ont pas accès.
    Après la crise de Ceuta, qui a provoqué la mort de 141 migrants lors de l’intrusion éphémère, dans cette enclave espagnole d’Afrique du Nord, de près de 80 000 étrangers majoritairement marocains, Giorgia Meloni a annoncé sa volonté de multiplier les sites de rétention « à l’albanaise », mais en Afrique cette fois. Cette approche a été saluée par le président du groupe Parti populaire européen (droite) au Parlement européen, Manfred Weber, dans un climat où, en Europe, les images de Ceuta ont été utilisées, du centre jusqu’aux franges les plus radicales de l’extrême droite, pour alimenter le récit d’une « invasion » arabo-musulmane du continent.
    C’est d’ailleurs en usant d’un vocabulaire identitaire et visant, non pas des individus en situation irrégulière mais des communautés jugées incompatibles avec la culture occidentale, que Giorgia Meloni et son homologue danoise, Mette Frederiksen, ont réitéré leur volonté de voir fleurir les sites de rétention extraterritoriaux. Choisissant Instagram et Facebook, elles l’ont fait au moyen d’une publication commune adressée aux citoyens européens et signée « Amicalement, Giorgia et Mette ».

    #Covid-19#migrant#migration#italie#albanie#accordmigratoire#droit#sante#retention#UE#frontiere

  • La storia della “Balzana”, il #bene_confiscato più grande d’Italia a #Santa_Maria_la_Fossa
    https://informareonline.com/la-storia-della-balzana-il-bene-confiscato-piu-grande-ditalia-a-san

    La storia del bene confiscato più grande d’Italia raccontata da #Giovanni_Allucci di #Agrorinasce Quest’anno la legge 109/1996 compie 30 anni. Una legge approvata per far sì che i beni sottratti alle mafie sulla base della Rognoni-La Torre potessero effettivamente ritornare nella disponibilità delle comunità che avevano sofferto il cancro mafioso. Si tratta di una […] L’articolo La storia della “Balzana”, il bene confiscato più grande d’Italia a Santa Maria la Fossa proviene da Informareonline, scritto da Domenico Barbato

    #Approfondimenti #Attualità #EVIDENZA #Magazine_Agosto_2026 #La_Balzana

    • Da terreni della Camorra a scrigno di prelibatezze campane. La Balzana rinasce

      E’ il bene più esteso tra quelli confiscati: 200 ettari a #Santa_Maria_La_Fossa trasformati in parco agroalimentare delle eccellenze regionali.

      E’ il più grande terreno confiscato alla criminalità organizzata. Ora, la Balzana, nel Comune di Santa Maria La Fossa (Caserta) è diventato - grazie al lavoro di Agrorinasce e a 15 milioni di euro di finanziamenti - un enorme parco agroalimentare sulle eccellenze della Campania. Il tutto raccontato anche in un docufilm.

      Nel servizio le interviste a Giovanni Allucci, ad di Agrorinasce; Mario Morcone, assessore alla Legalità della Regione Campania; Maria Antonietta Troncone, presidente del Cda di Agrorinasce; Nicolino Federico, sindaco di Santa Maria La Fossa.

      https://www.rainews.it/tgr/campania/video/2025/07/da-terreni-della-camorra-a-scrigno-di-prelibatezze-campane-la-balzana-rinasc

    • Altri 8,5 milioni per «La Balzana» di Santa Maria La Fossa (CE)

      Accelera il recupero del più grande bene confiscato alla camorra destinato a diventare il Parco Agroalimentare della Campania

      C’è un’altra tappa nel lungo percorso di rinascita della Balzana. Il più grande complesso agricolo confiscato alla camorra in Italia continua a prendere forma grazie a un nuovo finanziamento di 8,5 milioni di euro assegnato dal Cipess ad Agrorinasce, risorse che consentiranno di proseguire il recupero e la valorizzazione del vasto patrimonio confiscato nel territorio di Santa Maria La Fossa (CE), destinato a diventare il Parco Agroalimentare dei prodotti tipici della Regione Campania.

      Un intervento che rafforza uno dei progetti più significativi di rigenerazione dei beni confiscati in Italia e che punta a trasformare un luogo per anni emblema del potere economico criminale in uno spazio dedicato alla produzione, alla formazione, all’innovazione e alla valorizzazione delle eccellenze agroalimentari campane.

      La Balzana è infatti al centro di un progetto di recupero avviato ormai da diversi anni. Il primo importante finanziamento, pari a oltre 15 milioni di euro, risale alla delibera CIPE 48 del 2019 e ha permesso di avviare le opere infrastrutturali e i primi interventi previsti dal masterplan elaborato da Agrorinasce insieme al Comune di Santa Maria La Fossa.

      Da allora il cantiere non si è più fermato. Sono già in fase avanzata i tre lotti dedicati alle opere di urbanizzazione del futuro Parco Agroalimentare, al recupero del complesso ovest destinato a centro polifunzionale per la formazione e i servizi e alla riqualificazione del complesso est, dove sorgerà il polo scientifico per l’istruzione e la ricerca agroalimentare. Al 30 giugno 2026 risultano già rendicontati oltre 9,1 milioni di euro di lavori, con più del sessanta per cento delle risorse complessivamente impegnate.

      Le nuove risorse consentiranno ora di intervenire su una delle aree più suggestive dell’intero complesso: le residenze dell’antico borgo agricolo. Il finanziamento, di cui Agrorinasce è soggetto beneficiario, servirà infatti a completare il recupero della zona residenziale con il restauro delle ville bifamiliari ancora da riqualificare, la sistemazione della piazza centrale e la realizzazione delle infrastrutture di servizio, dalla viabilità agli impianti energetici, fino ai sistemi di sicurezza e videosorveglianza.

      L’obiettivo è restituire nuova vita al borgo trasformando le dieci ville in quaranta mini appartamenti destinati all’housing sociale, pensati per giovani coppie impiegate nelle attività produttive del Parco, studenti e giovani disoccupati. Un intervento che completa il percorso già avviato nel 2025 grazie ai precedenti finanziamenti ottenuti dal Comune di Santa Maria La Fossa, con i quali è stato possibile avviare il recupero delle prime cinque ville.

      Ma il progetto della Balzana guarda ben oltre il recupero degli edifici. Il disegno complessivo è quello di realizzare una vera cittadella dell’agroalimentare campano, capace di mettere insieme produzione, ricerca, formazione e accoglienza. Il masterplan prevede infatti la riqualificazione dell’intera area produttiva con capannoni destinati alla trasformazione dei prodotti agricoli, laboratori artigianali, attività commerciali, un ristorante, un punto vendita delle eccellenze regionali, una scuola di cucina e una struttura ricettiva con circa cinquanta posti letto. Per completare questa fase resta ancora da finanziare il lotto produttivo, per un investimento stimato in circa 15,5 milioni di euro, già inserito nella programmazione strategica condivisa da Agrorinasce con il Ministero dell’Agricoltura, ISMEA e Regione Campania.

      Ad accogliere con entusiasmo la notizia del nuovo finanziamento è il sindaco di Santa Maria La Fossa, Nicolino Federico: “Questo nuovo stanziamento rappresenta un passaggio decisivo nel percorso di rinascita della Balzana. Stiamo restituendo alla comunità un luogo che per troppo tempo è stato il simbolo del potere della criminalità organizzata e che oggi, invece, continua a trasformarsi in un modello di sviluppo fondato sulla legalità, sull’innovazione e sul lavoro. Desidero rivolgere un ringraziamento sentito ad Agrorinasce, che in questi anni ha accompagnato con grande impegno e competenza il percorso di recupero e valorizzazione della Balzana, e a tutte le istituzioni che hanno creduto in questo progetto e hanno reso possibile, passo dopo passo, la rinascita di questo straordinario patrimonio. La collaborazione tra enti, amministrazioni e istituzioni è stata fondamentale per trasformare una grande sfida in un’opportunità concreta per il nostro territorio. Per Santa Maria La Fossa questo finanziamento è motivo di grande orgoglio e ci avvicina sempre di più all’obiettivo di restituire definitivamente ai cittadini un luogo capace non solo di raccontare la vittoria della legalità sulla criminalità organizzata, ma anche di generare sviluppo, lavoro e nuove opportunità”.

      “Siamo orgogliosi di questo ulteriore stanziamento che premia il nostro lavoro nel recupero del più grande complesso immobiliare confiscato alla camorra – hanno aggiunto all’unisono Maria Antonietta Troncone e Giovanni Allucci, Amministratore Delegato di Agrorinasce - Un particolare ringraziamento al Ministro per gli affari europei, politiche di coesione e PNRR, on. Tommaso Foti, il sottosegretario alla Presidenza del Consiglio dei Ministri, on. Alessandro Morelli e il Dipartimento di Politiche di Coesione sociale della Presidenza del Consiglio dei Ministri”.

      https://www.agrorinasce.org/iniziative-legalita/1191-altri-milioni-per-la-balzana-di-santa-maria-la-fossa
      #agrorinsace #Parco_Agroalimentare_della_Campania

    • Il contesto territoriale della Balzana a Santa Maria La Fossa nell’#Agro_Caleno in Provincia di Caserta.

      Lo studio della “Balzana” si innesta su un percorso di ricerca avviato dal DIARC sui borghi rurali di fondazione fascista dell’Agro Caleno, che si sta dimostrando utile ad avviare un processo di riscoperta delle loro architetture e parallelamente di potenziamento del dibattito e delle azioni di rigenerazione da parte di attori pubblici e stakeholders su queste aree. Responsabile scientifico del progetto di ricerca è Mariateresa Giammetti e coordinatrici di unità di ricerca sono Emma Buondonno e Paola Ascione. Ad oggi, la Balzana conserva ancora un forte carattere identitario dal punto di vista architettonico e storico testimoniale ma, dato l’abbandono, ha perso il suo potenziale sociale e produttivo, nonostante faccia parte del sistema territoriale dell’agro casertano, a forte vocazione agricola e perfettamente attivo. Il suo futuro dipende dalla capacità di rafforzare da un lato la diffusione della conoscenza del suo patrimonio e dall’altro dalla valorizzazione delle sue peculiarità, non incorrendo nell’errore di applicare modelli di sviluppo ed azioni trasformative della sua architettura estranee al suo contesto culturale/produttivo e che ne comprometterebbero la legacy non producendo una reale crescita del territorio, ma solo una perdita identitaria. Programmati e progettati all’inizio del secolo scorso come vere e proprie colonie in patria con la promessa di terra e benessere, i borghi rurali di fondazione fascista, gestiti spesso dall’Opera Nazionale Combattenti (O.N.C.), accolsero popolazioni trasferite dalle zone più disagiate del paese. La Balzana, così come innumerevoli altri piccoli borghi, non solo si caratterizza per il forte valore storico testimoniale connesso al suo essere espressione dell’architettura razionalista italiana del Ventennio, ma anche per il suo essere un vero e proprio esperimento spaziali di “ingegneria sociale” parte di una rete nazionale di borghi rurali progettati per rispondere a molteplici fattori: la necessità di recuperare vaste aree malsane ad una moderna concezione dello sfruttamento agricolo e zootecnico; l’impiego di una grande quantità di forza lavoro in un momento storico, tra le due guerre, che vedeva ampie fasce della popolazione disoccupate e al limite della soglia di povertà; la necessità di ottimizzare le risorse all’indomani delle sanzioni economiche e commerciali che avevano colpito l’Italia post-coloniale; un quadro normativo che incentivava la ripopolazione delle aree agricole e inibiva il travaso di popolazione verso le città maggiori; la creazione di consenso che tali architetture di regime potevano generare, anche oltre gli intenti retorici e di propaganda; la costruzione di una nuova narrazione che dal punto di vista architettonico, sociale, antropologico e culturale conciava a guardare con occhi nuovi alla vita di campagna quale possibile alternativa al senso di alienazione che iniziava ad aleggiare nelle città industrializzate. A partire dallo studio delle architetture e dell’impianto insediativo della Balzana, si intende indagare le strategie compositive e di relazione con i valori architettonici e paesaggistici delle aree rurali, coinvolgendo anche stakeholders ed amministrazioni locali per attivare una sperimentazione progettuale e di conservazione del patrimonio e del carattere architettonico oltre che della sua vocazione produttiva, oggi declinabile in produzioni di eccellenza. La ricerca attiverà pratiche virtuose che tengano insieme tracce della memoria dell’architettura dei centri rurali minori della Campania del Ventennio con le prassi produttive di eccellenza contemporanee, al fine di evitare il decadimento in cui spesso versa questo tipo di patrimonio architettonico ed individuare buone pratiche riproducibili in realtà rurali simili.

      https://www.iris.unina.it/handle/11588/1015266

    • Piccoli borghi d’Italia − La Balzana.
      Valorizzazione della Balzana a Santa Maria La
      Fossa in Terra di Lavoro

      L’1 marzo 2018, al Dipartimento di Architettura in via Forno Vecchio a Napoli, si è svolto il convegno, moderato dalla giornalista Olga Fernandes, dal titolo Progetti di risanamento ambientale. Valorizzazione degli ambienti agricoli e zootecnici. Il Borgo rurale “La Balzana” a Santa Maria La Fossa in Terra di Lavoro, in cui sono intervenuti il sindaco del Comune di Santa Maria La Fossa, Antonio Papa; il direttore del Diarc, Mario Losasso; i docenti Francesco Domenico Moccia, Vito Cappiello, Emma Buondonno e Lorenzo Boccia; Giovanni Allucci, del Consorzio Agrorinasce; l’Architetto Maria Maddalena Simeone e il consigliere dell’Ordine degli Architetti di Napoli, Marco Borrelli. Nella giornata di studi si è discusso della migliore destinazione del Borgo rurale della Balzana, il terzo bene più grande d’Italia confiscato alla criminalità, che si inserisce nella più ampia strategia di riqualificazione urbana e paesaggistica dell’Agro Caleno, nell’ottica di salvaguardia della natura e sostenibilità ambientale, da coniugare con lo sviluppo produttivo, economico e sociale del Comune di Santa Maria La Fossa.
      Il territorio, con la sua vocazione rurale caratterizzata da una forte presenza di masserie, attrezzature e impianti connessi al settore agricolo e zootecnico, deve essere salvaguardato nella sua interezza, coniugando i valori urbani con la valorizzazione del paesaggio. Le caratteristiche idro-geomorfologiche dell’ambiente fisico suggeriscono la destinazione d’uso dei suoli, per uno sviluppo in sintonia con le reali potenzialità del territorio e in continuità con la storia dei luoghi.
      Natura-Storia-Comunità rappresentano i tre obiettivi interconnessi degli interventi strategici per realizzare progetti sull’intero territorio comunale, che siano rivolti alla valorizzazione ambientale e culturale. Ciò si traduce nei benefici a breve e medio termine sia per la comunità locale che per i residenti delle frazioni e dei comuni limitrofi, mediante nuove strategie di riequilibrio territoriale e di valorizzazione ambientale per lo sviluppo delle aree interne rurali, partendo dalla riconfigurazione di aree in parte abbandonate o dismesse. Il recupero prudente del patrimonio costruito e delle tecniche tradizionali di allevamento e produzione dei prodotti tipici del made in Italy rappresenta ancora oggi una grande sfida internazionale tutta da valorizzare.
      Il progetto, infatti, di valorizzazione del piccolo Borgo rurale della Balzana di Santa Maria La Fossa è la seconda sperimentazione applicata a un centro aziendale di epoca fascista, l’Opera Nazionale Combattenti, O.N.C., dell’Agro Caleno e segue il precedente esempio del Borgo Appio di Grazzanise svolto nel 2017 e pubblicato nel 2018.
      Il tema della Balzana è stato approfondito nell’ambito del Corso di Laboratorio di Progettazione Architettonica e Architettura del Paesaggio del terzo anno del Corso di Laurea Magistrale in Architettura 5UE a ciclo unico nell’anno accademico 2017/2018. Gli argomenti trattati hanno riguardato aspetti del recupero prudente di architetture rurali preesistenti con destinazioni sia residenziali che di esercizio e conduzione dell’ex azienda agricola e zootecnica. Ulteriori aspetti hanno, inoltre, riguardato la progettazione ex novo di edifici destinati alle nuove residenze, alla nuova azienda zootecnica bufalina per l’allevamento di una mandria di circa mille bovine da latte e all’Istituto Superiore Tecnico Agrario.
      Il Centro Aziendale è baricentrico rispetto all’intero territorio di pertinenza di circa 226 ettari. Gli accessi alla Balzana sono ubicati a nord dalla Strada Provinciale 333, a ovest da Via Camino e a sud da Via Vaticale. La sistemazione della viabilità rurale interna all’azienda prevede il miglioramento dell’anello che perimetra l’intero centro Aziendale separandolo dai campi foraggeri. Il cuore del Centro Aziendale, costituito dalle architetture preesistenti, attraverso il recupero prudente è destinato alla residenza, ai servizi collettivi, alle attrezzature pubbliche, alle attività commerciali di vicinato, al caseificio, all’accoglienza agrituristica, alle piazze pedonali e ai green parking. I settori a sud e a est dell’ampliamento del Centro Aziendale, invece, accolgono i nuovi reparti dell’azienda bufalina mentre il settore occidentale nelle previsioni di progetto è destinato all’Istituto Superiore Tecnico Agrario. Il nuovo Centro Aziendale occupa circa 6 ettari della complessiva estensione della Balzana e resterebbero destinati alle colture agrarie per l’alimento della mandria circa 220 ettari.
      L’azienda bufalina per rispondere alle attuali esigenze di adeguamento impiantistico e tecnologico in materia di sostenibilità ambientale è dotata di impianto di fertirrigazione dei suoli, di impianto di biogas per la produzione dell’energia elettrica dai reflui zootecnici e di impianto di neutralizzazione per tutelare i suoli dall’eccesso di nitrati e di azoto trasmessi dallo spargimento dei reflui zootecnici sui suoli.
      Il Centro Aziendale è stato progettato per accogliere circa cento abitanti in venti unità residenziali costituite dalle dieci case rurali preesistenti disposte intorno alla corte e al giardino circolare, venti abitanti in quattro unità residenziali ex novo prospicienti la piazza pedonale e ulteriori ottanta abitanti in un complesso residenziale ex novo con tipologie abitative di dimensioni comprese tra i 45 e i 100 metri quadrati per nuclei familiari composti da una a quattro persone.
      Sul lato nord della grande piazza pedonale, recuperando le architetture preesistenti e verso le residenze, sono sistemate le attrezzature sociali e assistenziali, le attrezzature culturali e le attrezzature religiose. Sul lato meridionale della piazza, invece, all’interno delle due ex stalle sono ubicate le attività commerciali di vicinato e il piccolo supermercato con l’area mercatale all’aperto, nella prima, e le attività commerciali ricettive, il bar, la pasticceria, la gelateria, la yogurteria, la pizzeria e il ristorante nella seconda. Tra i due edifici paralleli e ortogonali alla piazza è posizionato un terzo corpo di fabbrica destinato al caseificio. A sud del complesso delle ex stalle sono ubicati tre silos verticali dei quali due agganciati da un solaio a copertura del piano operativo di campagna; il progetto prevede il recupero prudente soltanto dei due silos collegati da destinare a bed and breakfast con punto di visuale panoramica in copertura essendo gli edifici più alti dell’intero Centro Aziendale.
      Con il progetto si intende approfondire le strategie per il miglioramento e la valorizzazione di piccoli borghi rurali delle aree interne della Campania al fine di recuperarne il patrimonio culturale e naturale. La tutela e il potenziamento delle aree rurali ha l’obiettivo di contrastarne lo spopolamento, migliorando le condizioni di vita della popolazione e incrementando i livelli occupazionali. I centri minori dell’armatura urbana casertana devono dotarsi di valori urbani che siano in grado di trattenere le nuove generazioni attualmente proiettate verso realtà nazionali ed europee alla ricerca, non solo di lavoro, ma anche di contesti urbani di qualità con caratteristiche proprie della città media contemporanea.
      La valorizzazione del Borgo rurale della Balzana, rappresenta nel complesso un’opportunità di miglioramento produttivo, economico e sociale per il Comune di Santa Maria La Fossa da perseguire in un’ottica di sviluppo sostenibile dell’intero territorio.

      https://www.doppiavoce.com/casa-editrice/architettura-e-urbanistica/piccoli-borghi-d-italia-la-balzana-detail
      #livre

  • 33 candidats floués et des millions envolés : Le faux projet d’immigration vers l’Italie tourne au cauchemar | Seneweb
    https://www.seneweb.com/fr/news/Societe/33-candidats-floues-et-des-millions-envoles-le-faux-projet-dimmigration-ver

    33 candidats floués et des millions envolés : Le faux projet d’immigration vers l’Italie tourne au cauchemar
    Auteur : Mactar NDIAYE
    Un homme poursuivi pour une escroquerie présumée de visa s’élevant à 54,6 millions de francs CFA a été présenté lundi devant le procureur de Saint-Louis par la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques similaires (DNLT). Cet individu est accusé d’« association de malfaiteurs, escroquerie au visa et complicité ».​Selon la police, les événements ont débuté avec une plainte déposée le 12 juin 2026 par une femme qui affirme qu’un homme, désigné par les initiales A.K.M., et une femme, K.T., lui ont extorqué une importante somme d’argent sous prétexte d’un projet d’immigration vers l’Italie. La plaignante avait été mise en relation avec A.K.M. par sa sœur, et il lui avait promis un « Nulla Osta », équivalent à un contrat de travail, et un visa pour l’Italie moyennant 3 millions de francs CFA par candidat. Sur cette base, elle a rassemblé 33 dossiers et versé progressivement 54 640 000 francs CFA.
    ​Malheureusement, toutes les demandes de visa soumises à l’ambassade d’Italie ont été refusées en raison du non-paiement des frais nécessaires pour valider les contrats auprès des préfectures italiennes. Lors de l’interrogatoire, renseigne-t-on, A.K.M. a admis avoir reçu de l’argent, mais conteste le montant total. Il prétend avoir transféré les fonds à sa belle-sœur en Italie. Cependant, confronté aux preuves des virements, il n’a pas pu fournir de justificatifs, arguant que sa belle-sœur aurait également été trompée par des escrocs italiens. ​À l’issue de ces investigations, il a été déféré devant le parquet de Saint-Louis, et l’enquête se poursuit afin d’identifier d’autres éventuels complices

    #Covid-19#migration#senegal#migrant#saintlouis#italie#visas#migrationirrefuliere#trafic#sante

  • Défense de la liberté de philosopher
    https://blogs.mediapart.fr/aas-08/blog/170826/defense-de-la-liberte-de-philosopher

    Les associations et les séminaires spinozistes actifs dans différentes parties du monde –dont le projet est de faire connaître et de diffuser la pensée de Spinoza – s’élèvent vigoureusement contre la décision du gouvernement italien d’exclure le philosophe juif hollandais d’origine ibérique, des programmes des lycées ; le même sort est réservé, par les nouvelles « Indicazioni Nazionali per i Licei » du 23 avril 2026 du gouvernement Meloni, à plusieurs autres grands philosophes classiques de la #pensée_critique, dont une partie de la philosophie allemande avec l’exclusion de Leibniz, de Kant – dont le criticisme est amputé de ses aspects moraux et historico-politiques –, de Marx, de Fichte et de Schelling…

    En 1670, au cœur de la Libre République des Provinces Unies, en publiant son Tractatus theologico-politicus, Spinoza défendait la liberté de philosopher mise en danger par les partisans d’un pouvoir monarchique et d’une théologie intolérante adversaire du pluralisme des opinions, des croyances et de la libre #recherche en philosophie et dans les sciences. S’attaquer aujourd’hui à la pensée de Spinoza, aux racines historiques du #rationalisme et de la pensée critique, c’est vouloir bâillonner la liberté de pensée et de parole que l’École a pourtant pour devoir d’apporter à l’ensemble des citoyens.

    Exclure des études la philosophie de Spinoza (ainsi que des penseurs fondamentaux formateurs de la pensée critique) est aussi absurde que dangereux. Comme l’enseigne le Tractatus theologico-politicus, la liberté de philosopher est indispensable à la paix et à la sécurité de la République et vouloir la réduire c’est nécessairement engendrer la corruption des principes de la vie commune.

    #stronzo #philosophie #enseignement #programme_scolaire #censure_académique #fascisation #Italie

    • Ces dernières semaines, les nouvelles Instructions nationales pour les lycées, promulguées le 23 avril dernier par le ministre de l’Instruction et du Mérite, Giuseppe Valditara, ont suscité un large débat public en Italie. [...] En devant indiquer — même à titre indicatif et non contraignant — quels sont les philosophes et les philosophes appartenant au canon des auteurs dignes d’être étudiés, les Indicazioni nazionali procèdent à l’exclusion téméraire de certains grands classiques de la tradition moderne et contemporaine, véritables géants de la philosophie rationaliste et matérialiste et, plus généralement, de la pensée critique.

      Pour s’en tenir aux cas les plus déconcertants : les lignes directrices excluent de la liste des auteurs Spinoza, Leibniz (à l’exception d’une référence au seul Leibniz « logicien » — circonstance qui se passe de commentaire — dans les lignes directrices pour le Liceo Classico) et Marx ; elles ne résolvent pas la lacune, déjà présente dans les instructions précédentes, qui préconise d’étudier « au moins un » auteur parmi Hobbes, Locke et Rousseau, suggérant implicitement de ne pas approfondir les différentes options qui ont déterminé la constitution même de la rationalité politique moderne ; elles limitent l’étude d’un auteur aussi décisif que Kant à la seule « idée de critique », amputant le criticisme dans ses aspects moraux et historico-politiques ; elles ignorent Fichte et Schelling, déracinant ainsi la philosophie classique allemande du panorama de la pensée moderne. Ces exclusions ne sont pas innocentes : à la place des auteurs supprimés figurent une « philosophie italienne du XIXe siècle » laissée sans définition précise et le « néo-idéalisme de Croce et Gentile », présenté de surcroît de manière entièrement coupée de la tradition du marxisme italien et de la critique qu’en a faite Gramsci.

      Il est évident que la composition de cette liste reflète un projet précis d’« hégémonie culturelle » que le gouvernement sortant tente d’imposer au monde scolaire comme legs de législature. La méthode adoptée aggrave le problème : la proposition est le résultat de consultations n’ayant impliqué qu’un nombre très limité d’experts nommés par le ministère, sans aucune discussion élargie et partagée avec la communauté académique et scolaire. Une méthode verticale pour un résultat régressif.

      https://dialoguesdeplaton.substack.com/p/defendre-lenseignement-de-la-philosophie-47e

    • Bannir des philosophes, la philosophie, l’histoire

      (...) cette opération « culturelle » s’accompagne de l’introduction d’une nouvelle « modalité thématique » d’#enseignement de la philosophie, derrière laquelle se dissimule la volonté de diluer le cadrage historico-critique des problématiques philosophiques, en oblitérant l’#histoire et en neutralisant la profondeur critique de la discipline. Cette dérive méthodologique se combine avec un déséquilibre chronologique tout aussi grave : la hâte d’étendre l’enseignement jusqu’au XXIe siècle se fait au détriment de l’approfondissement du XIXe et surtout du XXe siècle, qui se trouverait encore davantage comprimé au profit d’un regard approximatif sur l’actualité la plus immédiate.

      Ces choix ne sont pas la coïncidence fortuite de maladresses malheureuses : ils sont les parties organiques d’un projet unitaire, dont le résultat est de livrer aux nouvelles générations une #formation faible, sans souffle critique, incapable de fournir les outils nécessaires pour comprendre la complexité du monde contemporain.

      #Lumières_éteintes #néofascisme

  • 30 gradi nel golfo di Napoli: il Mar Mediterraneo è sempre più caldo
    https://informareonline.com/30-gradi-nel-golfo-di-napoli-il-mar-mediterraneo-e-sempre-piu-caldo

    Ogni estate “scongela” nuovi record: nell’iconico golfo di Napoli si registrano 30°C. Il #mare Nostrum, il Mar Mediterraneo, è sempre più caldo. Inoltre, essendo semichiuso, si sta riscaldando ad un ritmo più veloce rispetto agli altri bacini. Il Mar Mediterraneo: hotspot del riscaldamento globale Il valore delle temperature nel Mediterraneo è raccolto tramite dati incrociati. […] L’articolo 30 gradi nel golfo di Napoli: il Mar Mediterraneo è sempre più caldo proviene da Informareonline, scritto da Emilia Casella

    #Approfondimenti #Attualità #ambiente #ondate_di_caldo #riscaldamento_climatico

    • Non può finire così
      https://www.youtube.com/watch?v=Ebe0iRRCLk0

      Morire di lavoro
      Così muore il diritto
      Nobilita l’uomo se non lo mette in conflitto
      Tra Vivere o morire per necessità
      Nessuna tutela nessuna dignità

      S’mor d fatij s’mor k fatija
      L’ultm a murì è a speranz
      Ma non succed qua
      Pajame nu priezz iald Nong’nonn scont da fá
      Pkkè non g cont a vit
      Ma a produttività
      Operaij d tutt L tip spiccine sotta terr
      So assa l muort e ferit tip com a’na uerr
      Senza suldat missil e bomb ca caden n’derr
      Ogni iuorn par nu bollettino d uerr

      Morire di lavoro
      Così muore il diritto
      Nobilita l’uomo se
      non lo mette in conflitto
      Tra Vivere o morire per necessità
      Nessuna tutela nessuna dignità
      Morire di lavoro
      Vince solo il profitto
      Il vero colpevole l’arma del delitto
      Più vittime di un killer senza pietà
      Nessuna tutela nessuna sicurezza

      Il compromesso non si può accettare
      Morire per lavorare
      Non può finire così
      La sicurezza è fondamentale
      Non venirmi a raccontare che
      Doveva andare così
      I sacrifici è un futuro da programmare
      Stipendio da fame
      Non doveva andare così
      Non c’è più tempo non possiamo più aspettare
      Tutti dobbiamo gridare
      Non si può morire così

      Non g risparmij nisciun
      Da l’kiu grann a l uagliun
      Responsabilità qua mang ni iun
      Pkké so l sold l ver padrun

      Morire di lavoro
      Così muore il diritto
      Nobilita l’uomo se non lo mette in conflitto
      Tra Vivere o morire per necessità
      Nessuna tutela nessuna dignità
      Morire di lavoro
      Vince solo il profitto
      Il vero colpevole l’arma del delitto
      Più vittime di un killer senza pietà
      Nessuna tutela nessuna sicurezza

      Non può finire così
      Doveva andare così
      Non doveva andare così
      Non g risparmij nisciun

      #travail #mourir_au_travail #dignité #musique_et_politique

    • Caso archiviato

      https://www.youtube.com/watch?v=IkSipaRVYGE&t=13s

      Caso archiviato
      luglio 2001 non c’è mai stato
      sento il dolore che mi spezza il fiato
      ordine riportato, sai chi ha sparato?
      è già tutto insabbiato

      Che l’ingiustizia faccia il suo corso
      che scomparisca la verità
      foto, filmati e testimonianza
      distrutti dalla repressione e l’intolleranza
      mendr u’potend ca s’jengh la panza
      discute solamente dell’alta finanza
      dei diritti umani lui chissà cosa pensa
      mentre il popolo fuori ne è già rimasto senza

      Caso archiviato
      luglio 2001 non c’è mai stato
      sento il dolore che mi spezza il fiato
      ordine riportato, sai chi ha sparato?
      è già tutto insabbiato

      Nu fium dh cristian ca manifest
      stanca e insoddisfatta adesso alza la testa
      strumentalment in paragon a nu terrorist
      divisa, casco, scudo ti preparo la festa
      calc, cazzott, maganell e lacrimogeno
      per la democrazia na boccata d’ossigeno
      e se poi parte un bel colpo a sorpresa
      non preoccuparti sai è legittima difesa

      Caso archiviato
      luglio 2001 non c’è mai stato
      sento il dolore che mi spezza il fiato
      ordine riportato, sai chi ha sparato?
      è già tutto insabbiato

      #Genova_2001 #Carlo_Giuliani #violences_policières #Gênes_2001 #justice #injustice #vérité_et_justice #G8

  • Naufrage en Méditerranée : 7 migrants sont morts et 50 autres ont été secourus au large de la Libye
    https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/17/naufrage-en-mediterranee-7-migrants-sont-morts-et-50-autres-secourus-au-larg

    Naufrage en Méditerranée : 7 migrants sont morts et 50 autres ont été secourus au large de la Libye
    Quarante-cinq hommes et cinq femmes secourus, dont vingt-neuf mineurs non accompagnés, étaient à bord d’une petite embarcation en bois. Ils affirment être originaires d’Egypte et de Somalie, selon l’ONG Emergency.
    Le Monde avec AFP
    Sept migrants ont été retrouvés morts, lundi 17 août, après le naufrage de leur embarcation au large de la Libye, tandis que cinquante autres ont pu être sauvés, dont deux se trouvent dans un état grave, a annoncé l’ONG italienne Emergency. « Notre équipe a découvert la présence de neuf personnes allongées sur le pont (…). Pour sept d’entre elles, il n’y avait plus rien à faire. Les deux autres sont dans un état critique, victimes d’asphyxie », a expliqué l’ONG dans un communiqué. La petite embarcation surchargée a été aperçue lundi matin vers 6 heures. Le navire de l’ONG s’est approché et a secouru les naufragés sous la surveillance d’une vedette libyenne. Les migrants – 45 hommes et 5 femmes, parmi lesquels se trouvent 29 mineurs non accompagnés – ont affirmé être originaires d’Egypte et de Somalie. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, du parti Fratelli d’Italia (extrême droite), a été élue en 2022 notamment sur la promesse de lutter contre l’immigration clandestine. Son gouvernement a signé des accords avec la Tunisie et la Libye afin de limiter les départs de migrants de leurs côtes et a rendu plus difficile le travail des ONG humanitaires. Selon le ministère de l’intérieur italien, 17 800 migrants sont arrivés dans le pays depuis début 2026, contre 39 116 au même moment en 2025.

    #Covid-19#migration#migrant#mediterranee#italie#egypte#somalie#routemigratoire#migrationirreguliere#sante#mortalite

  • Razza, maschilità e violenza di Stato

    Se si ripercorrono le cronache di alcuni fatti di sangue che riguardano giovani uomini migranti e cittadini neri e brown, non è difficile accorgersi della persistenza in Italia di un razzismo che non è solo di tipo sociale e culturale, ma è anche strutturale – ossia pervade lo Stato e le sue istituzioni, incluse le forze di polizia. Nei casi delle persone uccise dalle forze dell’ordine tra il 2021 e il 2026, l’atto estremo non appare giustificato da nessuna «legittima difesa», se non da una sorta di profilazione razziale che rendeva l’eliminazione di quei corpi meno scandalosa e, in fondo, accettabile.

    Il 26 gennaio del 2026 muore Abderrahim Mansouri, ventottenne marocchino, ucciso con un colpo alla testa da Carmelo Cinturrino, agente di polizia nel boschetto di Rogoredo, luogo attraversato e abitato da spacciatori, tossicodipendenti e persone senza fissa dimora. Da Cinturrino viene immediatamente addotta la legittima difesa, e altrettanto immediatamente il discorso pubblico (istituzionale e mediatico) accetta questa versione, sulla base del «legittimo sospetto» non solo legato al luogo in cui avviene l’omicidio, ma anche alle figure coinvolte, l’agente – italiano – e la persona uccisa – un ragazzo non italiano – di cui ancora oggi fatichiamo a conoscere la vicenda personale.

    Sappiamo che non è morto sul colpo e che poteva essergli risparmiata un’ora di agonia. Dalla stampa, che dà per buona la versione dell’agente Cinturrino, si evince che era un ragazzo con precedenti penali per spaccio di eroina, rapina e resistenza a pubblico ufficiale e che aveva una famiglia in Italia – il fratello che, per nulla convinto dalla ricostruzione dei fatti fornita dalla polizia, si è rivolto all’avvocata Debora Piazza.

    Le reazioni istituzionali seguono un copione già visto con l’omicidio di Moussa Diarra nel 2024 – ucciso alla stazione di Verona con un colpo al petto a notevole distanza da un agente della Polfer di pattuglia quella notte – o con quello di Ramy Elgaml a Milano, la notte del 24 novembre del 2024, sempre a Milano, quando una macchina dei carabinieri insegue per vari chilometri e sperona il motorino su cui viaggia con un amico e lo uccide per non essersi fermato a un posto di blocco: solidarietà completa e senza riserve alle forze dell’ordine.

    L’ipotesi di un uso eccessivo della forza non viene presa in considerazione (si vedano le dichiarazioni del ministro Salvini a favore di Cinturrino e la petizione «Io sto col poliziotto», lanciata immediatamente dopo dal ministro e dal suo partito), a prescindere dal profilo di Mansouri: si tratta senza dubbio di pericoloso malvivente, così pericoloso da legittimare un colpo alla testa da parte di un tutore dell’ordine.

    Che Mansouri fosse un ragazzo, un ragazzo marocchino, uno spacciatore e dunque un piccolo delinquente, non viene negato da nessuno, nemmeno dal fratello. Non lo hanno negato tantomeno tutti coloro che – inascoltati in precedenza nonostante avessero denunciato le malefatte di Cinturrino e di altri poliziotti che controllavano la zona – si sono presentati agli inquirenti, pur rischiando di essere perseguiti per irregolarità o per spaccio, raccontando dei furti di denaro e droga, delle torture, della violenza su di sé e su altri, degli arresti arbitrari e delle minacce a cui Cinturrino e altri poliziotti li avevano sottoposti.

    In Italia, «spacciatore marocchino» è un significante di grande peso simbolico tramandato dagli anni Novanta ad oggi, indipendentemente dalla reale cittadinanza dello spacciatore. «Marocchino» sta per nordafricano, per scuro (nel senso di brown), e per «panico morale contro la microcriminalità» a cui i vari provvedimenti per «città (più) sicure» hanno dato risposta da allora soprattutto nel Nord Italia.

    Qui, in quegli anni, «marocchino» era chiunque venisse da un luogo a sud del Po e questa etichetta, unita a quella di spacciatore, senza alcun discrimine sul tipo di droga, sul grado di pericolosità del soggetto o sul suo grado di coinvolgimento nella malavita organizzata, equivaleva alla figura di una persona, di genere maschile, estremamente stigmatizzata e identificata come «cancro sociale».

    Oggi, a differenza degli anni Novanta, a questo stigma si combina il panico da invasione e l’idea che a invadere la società italiana dal Sud globale siano persone «naturalmente» propense a divenire «cancro sociale» e a destrutturare i valori alla base della convivenza civile.

    Mansouri-spacciatore marocchino non è un soggetto pericoloso, almeno nel momento in cui deflagra il colpo di pistola che lo colpisce alla tempia. Uno sparo in alcun modo giustificabile. Così come quello sparato al cuore di Moussa Diarra, che brandiva un coltellino, a distanza, in evidente stato confusionale; né il colpo mortale a Younes El Boussettaoui, che dava fastidio agli avventori di un bar, sparato nel luglio del 2021 dall’ex assessore comunale della Lega Massimo Adriatici; né l’inseguimento mortale di Elgaml, che fuggiva in motorino da un posto di blocco.

    L’idea che il corpo scuro – e nero – sia «fuori luogo», avvertito come una minaccia insostenibile alle basi (valoriali) della cittadinanza, è da leggersi come elemento fondativo, oggi, di una grammatica della nazione che è sostanziata da una politica delle emozioni cesellata a partire da un razzismo estremamente radicato e al contempo negato. Diarra, ventiseienne, in Italia da 12 anni; Elgaml diciannovenne cittadino italiano di origini egiziane; El Boussetaoui, trentanovenne cittadino marocchino: si tratta di corpi che meritano una lezione perché fuori posto, indisciplinati, aggressivi, indocili, fuori dal decoro e sbruffoni.

    Non importa se El Boussetaoui fosse da tutti conosciuto, che la sua famiglia fosse ben radicata, né che Elgaml fosse solo un ragazzo, nato e cresciuto a Milano, città in cui abitava con tutta la famiglia. «Dare una lezione» a un corpo estraneo – nordafricano, musulmano, dal nome che denota non-appartenenza, un corpo che manifesta tensioni storiche tra un lato e l’altro del Mediterraneo, e che è altrettanto storicamente oggetto del razzismo italiano contro il mondo islamico al di là del Mediterraneo – non ha nulla a che vedere con la legittima difesa.

    Nerezza, brownness, maschilità e alterità migrante. Nel caso di chi, come El Boussetaoui, Diarra, Elgaml e Massouri, è stato ucciso in nome della «difesa della società» questa stessa intersezione aveva reso le vittime un pericolo da dissipare. Si tratta di persone la cui morte non è solo accettata, ma auspicabile.

    Si tratta di persone che non sono necessariamente pericolose perché minaccia fisica reale per le forze di polizia o per i cittadini apprendono dai giornali di cosa sia il boschetto di Rogoredo, ma che lo sono proprio in virtù della loro mascolinità nera e scura, dell’essere non cittadini e corpi e vite relegati ai margini (spacciatori e tossicodipendenti come nel caso di Massouri, con problemi di salute mentale o di traumi legati alla migrazione, come nel caso di El Boussetaoui e Diarra, o semplicemente italiani mai pienamente riconosciuti come tali, come nel caso di Elgaml).

    Siamo di fronte a un’ontologia del sospetto, o di sospetti «per essenza» che devono essere puniti, e talvolta pure eliminati. Sono i «maranza», una definizione colloquiale che identifica soggetti maschili, giovanissimi e giovani, scuri e neri, dediti a pratiche da gang e/o a piccoli crimini (i teppistelli di oggi).

    Per arrivare a sostenere che di Diarra – lo ha fatto il ministro Salvini – nessuno «sentirà la mancanza», è necessario non solo precostituirlo come parte di un «loro» (i maranza, appunto) contrapposto a un «noi» e negare l’esistenza di una rete di affetti attorno a lui che possa tagliare trasversalmente tale supposta dicotomia, ma anche identificarlo come cattivo e pericoloso.

    Nel caso di Elgaml, come in quello di Diarra, l’operato delle forze dell’ordine non può per definizione essere tacciato di condotta illegittima. Tale operato è in funzione della difesa di quella «comunità immaginata» che non ha bisogno di essere definita poiché la sua natura è apparentemente auto-evidente.

    Così come si può non nominare la bianchezza di tale comunità, può non essere nominata la funzione essenziale a cui le forze dell’ordine assolvono, ossia quella di preservarla. Senza nominare razza e bianchezza, nella dicotomia «noi-loro» si addensa tutta la pesantezza del razzismo sistemico (o sociale) e strutturale (o istituzionale) italiano.

    Il 22 ottobre 2024 viene pubblicato l’annuale Rapporto sull’Italia redatto dalla Commissione del Consiglio d’Europa contro il razzismo e l’intolleranza (Ecri). Esso conferma la tesi dell’esistenza in Italia di razzismo sistemico e strutturale e sottolinea come le minoranze siano esposte a discorsi d’odio, mancanza di protezione e assenza di programmi di inclusione e valorizzazione della diversità. Inoltre, accusa la polizia italiana di fare «profilazione razziale» contro persone rom e nere.

    Nonostante la complessità dei temi toccati, all’indomani della sua pubblicazione, i commenti istituzionali così come i maggiori giornali italiani si sono concentrati quasi esclusivamente sulle accuse dell’Ecri alle forze dell’ordine, rifiutando l’idea che esse siano agenti di una discriminazione e di una esposizione alla morte prematura di persone razzializzate come non bianche che pervade l’intera struttura sociale e cultura italiane (rimando al mio saggio sulla rivista «Studi sulla questione criminale» per i dettagli di questa lunga scia di morte).

    Massouri così come El Boussetaoui, Elgaml e Diarra, era profilato come «sospetto per essenza» e ontologicamente pericoloso, e dunque «uccidibile». Immediatamente liquidato come colui che tra i due doveva morire, anche quando Cinturrino si scopre essere un malvivente che usa la propria divisa per acquisire favori e denaro ed esercitare potere discrizionale contro gli ultimi degli ultimi (incluso uno spacciatore disabile «contro cui l’agente si accaniva» a martellate), alla famiglia di Massouri, e all’Italia intera non si chiede scusa, come non si chiese scusa ai famigliari e ai cari di Diarra e Elgaml: perché loro non sono noi e le loro famiglie non sono le nostre.

    Cinturrino è oggi indagato con altri sei agenti della sua squadra per estorsione e percosse, calunnia e rapina, detenzione e spaccio di sostanze stupefacenti, sequestro di persona, depistaggio, concussione, arresto illegale e omicidio volontario premeditato, una volta che le perizie e i video trovati, oltre alle testimonianze, hanno provato l’inesistenza della pistola attribuita a Massouri e che quest’ultimo è stato raggiunto da un colpo alla testa quando era al telefono e stava scappando verso il bosco.

    Nel caso di Diarra il giudice ha respinto la richiesta di archiviazione sulla base della contestazione all’uso eccessivo della forza da parte della Polfer. Per la morte di Ramy è stato richiesto il rinvio a giudizio dei sette carabinieri coinvolti nell’inseguimento, accusati di depistaggio e favoreggiamento: costrinsero testimoni a cancellare video e falsificarono i verbali. Nel caso di El Boussetaoui, il giudice ha condannato Adriatici a una pena superiore a quella chiesta dall’accusa.

    Sia chiaro, non c’è nulla di cui rallegrarsi. Queste persone sono state brutalmente uccise per il futile motivo di essere il «loro» in mezzo al «noi» da chi dovrebbe proteggere tutti.

    https://rivistadissonanze.it/corpi/sospettare-e-punire-profilazione-razziale
    #racisme #race #masculinité #violences_policières #Italie #violence_d'Etat #violence #Noirs #discrimination #légitime_défense #Abderrahim_Mansouri #Rogoredo #Carmelo_Cinturrino #Moussa_Diarra #Ramy_Elgaml #étrangers #criminalité #Younes_El_Boussettaoui #corps_noirs #homicide #suspect #maranza #racisme_systémique #racisme_structurel #altérité #profilage_racial

  • Un spectacle de #théâtre vu à Riace cet été...
    Quattro pezzi facili meno una

    Gli #anarchici_della_Baracca erano un gruppo di cinque ragazzi che persero la vita in un misterioso incidente stradale verificatosi nella notte del 26 settembre 1970, mentre si trovavano in viaggio verso Roma per consegnare a dei loro referenti materiale di denuncia riguardante la #Strage_di_Gioia_Tauro, avvenuta il 22 luglio 1970, e i contestuali fatti della #rivolta_di_Reggio_Calabria.

    Quattro pezzi facili meno una è un monologo che racconta la loro vicenda, immersa nei tumulti degli anni 70.

    La voce narrante è quella di un personaggio fittizio affiliato all’eversione nera. Sì, gli anarchici raccontati dalla voce di un fascista. La sua storia si intreccerà con la loro, e con quella di tutta l’Italia.

    Lo spettacolo

    Nei primi anni settanta i tumulti che scuotono il Paese fanno da sfondo alla vicenda umana di un giovane italiano di umili origini, emigrato al Nord a seguito della sua famiglia. Sebbene troverà riscatto nella professione di ragionerie, neppure questa riuscirà ad appagare la sua ossessione per l’ordine, che si incanalerà nella militanza politica, nel furore patriottico, normativo e violento dell’eversione nera.

    Sul suo cammino incontrerà gli anarchici della baracca: Gianni, Franco, Angelo, Luigi e Annalise. Il loro incontro-scontro avviene a #Reggio_Calabria, che in quel momento si configura con un laboratorio politico caldissimo:

    le giornate di Reggio, le evoluzioni della ‘ndrangheta e le connessioni con stato, massoneria e servizi segreti. In questo contesto si svolge la vicenda i cui protagonisti, tutti al di sotto dei trent’anni, parteciperanno in maniera significativa a quel processo che determinerà il destino della democrazia italiana.

    ​Senza avere la pretesa di entrare nei dettagli di una vicenda intricata e con tanti buchi neri, ci siamo chiesti quale poteva essere la nostra chiave di lettura per affrontare questa storia e la risposta ci è venuta dal personaggio che abbiamo messo in scena: non un cantastorie, non una voce narrante che ricostruisce i fatti e neanche qualcuno che potesse rendere il lavoro schierato o «militante». Il nostro protagonista unico è una spia, un infiltrato tra gli anarchici della baracca, un testimone invisibile che è passato attraverso il reclutamento nell’estrema destra e l’addestramento nel regime dei colonnelli in Grecia. La verosimiglianza del personaggio è stata confermata dalle ricostruizioni storiche a cui ci siamo affidati e dai dialoghi scambiati con Antonella Aricò, sorella di uno degli anarchici della baracca, Gianni, con la quale siamo entrati in contatto.
    La costruzione del personaggio ci ha aiutato anche a rispondere a un’altra esigenza che, da autori, sentivamo: perché raccontiamo questa storia oggi? La parabola del protagonista comincia negli anni a cavallo tra il ’68/’69 e finisce nel 1994. Ci è sembrato uno snodo e un ponte ideale verso l’oggi e il dibattito intorno al neofascismo/neonazismo che in tutto il continente è ritornato centrale, una ricerca delle radici di un pensiero e un’attitudine che hanno una radice storica precisa e che è utile ricostruire.

    https://kollettivokontrora.wixsite.com/controra/copia-di-contr-ora
    #anarchisme #Italie #histoire #monologue #fascisme #ndrangheta #mafia #services_secrets #franc-maçonnerie #massoneria #extrême_droite

    • Strage di Gioia Tauro

      La strage di Gioia Tauro è stato un attentato terroristico di matrice neofascista compiuto il 22 luglio 1970 nei pressi della Stazione di Gioia Tauro. In esso venne causato il deragliamento del direttissimo Treno del sole (Siracusa-Torino Porta Nuova). La sentenza della corte d’assise di Palmi n 3/96 del 27 febbraio 2001 individuò come responsabili tre esponenti di Avanguardia Nazionale: Vito Silverini, Vincenzo Caracciolo e Giuseppe Scarcella. Le cause non vennero mai accertate, ma nelle conclusioni della relazione del magistrato istruttore del tribunale di Palmi emerse come l’esplosione rappresenti la ipotesi più plausibile[1].

      https://it.wikipedia.org/wiki/Strage_di_Gioia_Tauro

      #attentat #terrorisme #néo-fascisme

    • Anarchici della Baracca

      Gli anarchici della Baracca erano un gruppo di cinque ragazzi che persero la vita in un misterioso incidente stradale verificatosi nella notte del 26 settembre 1970, mentre si trovavano in viaggio verso Roma per consegnare a dei loro referenti materiale di denuncia riguardante la strage di Gioia Tauro, avvenuta il 22 luglio 1970, e i contestuali fatti della rivolta di Reggio Calabria.

      L’appellativo deriva dalla villa Liberty, nei pressi di Reggio Calabria, dove i giovani di area anarchica usavano ritrovarsi, la cosiddetta «Baracca». L’edificio fu costruito come alloggio d’emergenza dopo il terremoto del 1908 e diventò centro d’aggregazione per gli alternativi reggini negli anni sessanta.

      https://it.wikipedia.org/wiki/Anarchici_della_Baracca