• Coronavirus, i medici del Sud invadono stazioni e aeroporti della Lombardia: è l’esodo della solidarietà

    Zaino in spalla, trolley in mano. E mascherine a coprire bocca e naso. Le stazioni dei treni della Lombardia e gli aeroporti, giovedì sera (26 marzo), brulicavano di persone. E non perché fosse in corso l’ennesima grande fuga da una regione piegata e stremata dal Coronavirus. Quelle persone che l’altra sera sera hanno calpestato il suolo lombardo sono medici, infermieri, operatori socio sanitari che arrivano dal Sud. Sono persone che hanno risposto alla ‘chiamata alle armi’, alle disperate richieste di aiuto e di rinforzo lanciate dai medici del Nord e dal Governo. Un esodo all’incontrario. Un esodo della solidarietà, che il ministro per gli Affari regionali e Autonomie Francesco Boccia ha voluto esaltare con un post su Facebook.

    I primi 21 medici volontari sono arrivati a Bergamo, la provincia più martoriata della Lombardia. Dove i morti si fa fatica a contarli. Dove a volte le persone spirano nelle proprie case perché non s’è fatto in tempo a fare neanche il tampone. Dove i camion dell’Esercito sfilano di notte per la città trasferendo in altri comuni i corpi di chi non ce l’ha fatta affinché essi vengano cremati. Questi medici volontari che si stringono al dolore della Lombardia arrivano quasi tutti dal Sud, arrivano da regioni e da città dove i casi di contagio sono ancora contenuti, rispetto agli impressionanti e drammatici numeri della Lombardia.

    «I primi medici arrivati in Lombardia provengono da Roma, Latina, Bari, Firenze, Cosenza, Potenza, Napoli, Vasto, Messina, Udine, Caserta e Perugia», ha scritto il ministro Francesco Boccia. Proprio lui ha accolto alcuni di questi medici in aeroporto: con lui il sindaco di Bergamo Giorgio Gori, il Vice Presidente della Regione Lombardia Fabrizio Sala, Maurizio Martina ed Elena Carnevali.

    Sette dei primi 21 medici volontari sono dislocati a Piacenza, dove il Coronavirus sta piegando la città. Come accaduto a Bergamo. «I medici in parallelo saranno affiancati dai 500 infermieri che stiamo arruolando proprio in queste ore con lo stesso metodo come task force protezione civile nazionale», ha spiegato Boccia.
    L’esodo della solidarietà proseguirà anche nei prossimi giorni. Sono già arrivate 3500 domande da parte degli infermieri. E, come sottolinea il ministro, stanno arrivando in «particolare dal centro-sud».

    E’ l’Italia che si unisce e si abbraccia in un momento di dolore che non può lasciare indifferenti. E’ l’Italia che, forse, riuscirà a gettare un ponte in grado di azzerare i pregiudizi, che talvolta si declinano in razzismo, che parte del Nord ha sempre nutrito nei confronti del Sud.

    https://www.giustizianews24.it/2020/03/28/coronavirus-i-medici-del-sud-invadono-stazioni-e-aeroporti-della-lom
    #médecins #solidarité #Italie_du_Sud #Italie_du_Nord #Italie

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  • Lessons from Italy’s Response to #Coronavirus
    https://hbr.org/2020/03/lessons-from-italys-response-to-coronavirus

    Les auteurs expliquent pourquoi la Lombardie (35.000 cas de #COVID-19 avec 5.000 décès pour 10 millions d’habitants) et la Vénétie (7.000 cas, 287 décès pour une population de 5 millions), de niveau socio-économique comparable, ont eu des résultats très différents (chiffres jusqu’au 26/3) ;

    ... it’s becoming increasingly apparent that different public health choices made early in the cycle of the pandemic also had an impact.

    Specifically, while Lombardy and Veneto applied similar approaches to social distancing and retail closures, Veneto took a much more proactive tack towards the containment of the virus. Veneto’s strategy was multi-pronged:

    – Extensive testing of symptomatic and asymptomatic cases early on.
    – Proactive tracing of potential positives. If someone tested positive, everyone in that patient’s home as well as their neighbors were tested. If testing kits were unavailable, they were self-quarantined.
    – A strong emphasis on home diagnosis and care. Whenever possible, samples were collected directly from a patient’s home and then processed in regional and local university labs.
    – Specific efforts to monitor and protect health care and other essential workers. They included medical professionals, those in contact with at-risk populations (e.g., caregivers in nursing homes), and workers exposed to the public (e.g., supermarket cashiers, pharmacists, and protective services staff).

    Following the guidance from public health authorities in the central government, Lombardy opted instead for a more conservative approach to testing. On a per capita basis, it has so far conducted half of the tests conducted in Veneto and had a much stronger focus only on symptomatic cases — and has so far made limited investments in proactive tracing, home care and monitoring, and protection of health care workers.

    #Italie

  • « Aujourd’hui (28.03.2020) pratiquement le même nombre de morts comptabilisés qu’hier dans toute l’Italie (autour de 900 : 919 hier, 889 aujourd’hui). C’est énorme et cela montre l’ampleur de la vague mais nous ne connaissons plus une augmentation exponentielle (en gros cette semaine nous sommes passés de 700 mort/jours à 900/jour). Nous avons dépassé les 10 000 morts comptabilisés. Le nombre de nouveaux cas positifs n’est plus que de 3650 contre 4400 hier. Mais une chose est maintenant certaine et la tendance se confirme sur la semaine : l’épidémie tend à croitre plus lentement. On peut légitimement supposer que le #confinement porte ses fruits, même si les chiffres restent toujours absolument vertigineux et que la Lombardia reste submergée (pour ne rien dire de l’épicentre Bergamo/Brescia). Ici la ville sidérée et triste enterre ses morts. L’église à coté de chez moi sonne le glas à l’instant. 1 mort sur 5 du Covid 19 dans le monde officiellement comptabilisé est désormais lombard (en considérant - hypothèse faible, certes - les chiffres chinois fiables). »

    https://www.facebook.com/antoine.germa.1/posts/2625616107717530
    #Italie #chiffres #morts #décès #coronavirus #covid-19 #statistiques

  • Coronavirus : à quel point le système hospitalier est-il sous pression ? Quelle est sa capacité totale ? Et à quel point cette capacité a-t-elle diminué ces dernières années ?

    Dans les figures certains de mes calculs à l’échelle provinciale et de #bassin_hospitalier (voir les notes).

    Le message est assez clair :
    1. dans les zones les plus touchées, la situation est largement au-delà de la capacité « ordinaire » de gestion par le service national de santé. Heureusement, ces zones sont les plus capables de supporter l’impact (et ce n’est pas un hasard : elles sont parmi les zones les plus « riches les plus interconnectées avec d’autres régions et pays, plus denses de population et activités, et donc plus exposées au danger de contagion). L ’ un des principaux mérites des mesures d’isolement et d’avoir empêché (pour l’instant) que la contagion se répande dans les zones les moins capables.

    2. Le système hospitalier est à peu près partout inadéquat pour gérer une urgence terrible et imprévisible comme celle-ci, notamment en raison de politiques de réduction des dépenses, de réduction du personnel et de réduction des capacités hospitaliers qui se poursuivent depuis plusieurs décennies : le nombre de lits pour le traitement des cas aigus » pour 1.000 habitants était de 10 en 1977, 8 en 1985, 6 en 1995 en 1995, 4 en 2001 , 3 en 2010 et est aujourd’hui d’environ 2,5 (données OCDE). La réduction des lits est également due à la réduction du temps de séjour et du recours à l’hospitalisation, mais elle est liée à la réduction du personnel médical et para-médical. Le nombre de lits équipés pour les soins intensifs est à peu près partout très bas.
    Que la crise soit l’occasion de réfléchir aux raisons qui nous ont amenés jusqu’ici et à ce qu’il faut faire pour éviter que cette situation ne se reproduise lorsque, tôt ou tard, la prochaine pandémie éclate.

    Les suggestions et les critiques sont les bienvenues.

    Je remercie infiniment Gianluigi Salvucci de m’avoir aidé à localiser les hôpitaux et Lorenzo Lev Paglione pour les suggestions utiles sur quoi (ne) carte.

    Notes :
    – les indicateurs sont calculés en additionnant les valeurs par zone avec celles de toutes les zones contiguës afin de « spacialiser » la variable étant donné que toute hospitalisation ne doit pas nécessairement se faire dans les hôpitaux les plus proches des lieux de résidence.
    – on considère le total des cas de contagion avant les guéris, car c’est la seule donnée disponible au niveau provincial (que je sache).
    – les données officielles sur les cas constatées peuvent, comme vous le savez, sous-estimer considérablement le nombre effectif de contaminés et être déformé par les différentes manières avec lesquelles les régions et territoires sont en train de gérer l’épidémie.
    – le rapport entre les cas de Covid-19 et les lits n’est pas un indicateur du niveau de saturation effectif des hôpitaux, mais une proxy du degré global de pression sur le système hospitalier, tant en termes de gestion de la pandémie que de D ’ autres maladies " ordinaires
    – les bassins hospitaliers ont été construits par diagramme de Voronoi à partir de la localisation de chaque établissement hospitalier qui abrite un service de soins intensifs. Les bassins contigus plus petits de 500 km2 ont été agrégés aux bassins contigus.
    – les données pourraient être inexactes en raison d’erreurs lors de l’imputation et de traitement. La photographie globale est cependant valable, peut-être pas dans les valeurs exactes des indicateurs, mais dans leur répartition territoriale.
    – Source des données : Protection civile, Ministère de la santé, Istat (http://opendatadpc.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/b0c68bce2cce478eaac82fe38d4138b1, http://www.dati.salute.gov.it/dati/dettaglioDataset.jsp?menu=dati&idPag=96, http://dati.istat.it/Index.aspx?DataSetCode=DCIS_POPRES1)
    – toute utilisation ou réutilisation des images est autorisée, il suffit de citer la source et de me communiquer comment et finalité. Les données sont à la disposition de tous ceux qui en font la demande.

    https://www.facebook.com/filippo.celata/posts/10219670537745528
    #hôpitaux #système_hospitalier #Italie #système_de_santé #cartographie #visualisation #données #chiffres #statistiques
    De #Filippo_Celata
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    • En France, le confinement est une vaste fumisterie qui fait que les nantis sont allés contaminer les zones de résidences secondaires, ont surchargé les capacités de distribution locales et s’apprêtent probablement à exploser les déserts médicaux…

      Les plus riches se loueront un jet pour se faire admettre à l’hôpital américain…

  • #coronavirus, alleanza cooperative, “filiera agroalimentare non si ferma, ma problemi aumentano. raccolti a rischio per l’assenza di manodopera”

    Occorrono strumenti straordinari di flessibilità e semplificazione nella ricerca di manodopera. Stiamo lavorando con il Ministero dell’agricoltura per individuare soluzioni al problema.

    Ancora ritardi e blocchi degli autotrasportatori destinati all’estero.

    Roma, 19 marzo 2020 – “La filiera agricola è una di quelle che non può fermarsi in questa situazione di emergenza, ma non possiamo tacere il fatto che i problemi, in campagna come negli stabilimenti produttivi, stiano aumentando di giorno in giorno, rendendo sempre più arduo riuscire a garantire ancora a lungo ai cittadini una assoluta continuità nella fornitura di cibo”. A dirlo Giorgio Mercuri, presidente dell’Alleanza cooperative agroalimentari, che con le sue 5.000 imprese associate, detiene il 25% del fatturato alimentare del paese.

    Il primo grande problema è relativo alla mancanza di disponibilità manodopera. “Abbiamo assistito in queste settimane – spiega Mercuri - ad una partenza di lavoratori UE ed extra Ue: non c’è personale adesso che accetti di venire a lavorare nel nostro Paese. Pesantissime sono le ripercussioni sulle produzioni attualmente in campo, come gli asparagi - per i quali mancano all’appello migliaia di lavoratori – ma sono a rischio tutte le produzioni primaverili, a partire dalle fragole, che si avvicenderanno nelle prossime settimane nelle varie regioni d’Italia”.

    “Nel Decreto Cura Italia approntato dal governo per l’emergenza – prosegue Mercuri – non sono stati introdotti strumenti straordinari di flessibilità e semplificazione nella ricerca della manodopera. Stiamo in queste ora lavorando con il Ministero dell’agricoltura per individuare soluzioni al problema: una proposta potrebbe essere quella di prolungare i permessi di soggiorno per i lavoratori extracomunitari oppure la possibilità di impiegare in campagna, nella congiuntura di emergenza, i cittadini idonei ai quali viene attualmente erogato il reddito di cittadinanza. Per garantire più personale alle nostre cooperative associate, abbiamo anche richiesto di estendere gli istituti della codatorialità e del distacco ai rapporti tra socio e cooperativa per aiutare a rafforzare la continuità produttiva, garantendo più personale nelle nostre imprese in questa fase delicata”.

    Le regole introdotte dal governo italiano per contrastare la diffusione COVID19 in relazione alla sicurezza sui posti di lavoro e dei lavoratori – dotazioni strumentali, varianti organizzative, sanificazione dei locali, sicurezza linee di lavorazione – stanno inoltre generando, ammonisce il presidente Mercuri, “carichi di responsabilità e non poco stress psicologico alle nostre aziende, che sentono in primo luogo il dovere di tutelare i propri dipendenti. Possiamo già stimare un aumento dei costi sostenuti nei centri di lavorazione e nei magazzini nell’ordine di un +20%, che potrebbe incidere anche sul costo complessivo del prodotto, pur se di pochi centesimi”.

    “Proseguono intanto, nonostante gli appelli della Commissione europea ad una libera circolazione delle merci – conclude Mercuri – i problemi logistici legati alle consegne degli ordinativi con l’autotrasporto: ci sono in direzione di alcuni Paesi come Polonia, Romania, Austria, Croazia, Slovenia e Serbia, controlli e persino divieti di transito dei camion, che determinano nell’ipotesi migliore gravi ritardi e costi aggiuntivi ingiustificati. Si tratta, nella quasi totalità dei casi, di prodotti destinati all’export e non riassorbili dal consumo interno”.

    http://www.agciagrital.it/coronavirus-alleanza-cooperative-filiera-agroalimentare-non-si-ferma-ma-
    #Italie #main-d'oeuvre #manque #travail #agriculture #Italie #alimentation #travailleurs_étrangers #saisonniers #fraises #asperges #Cura_Italia #décret #permis_de_séjour #migrations

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  • La menace du coronavirus est plus grande dans les villes polluées
    http://carfree.fr/index.php/2020/03/25/la-menace-du-coronavirus-est-plus-grande-dans-les-villes-polluees

    Les personnes vivant dans des villes polluées sont plus exposées au risque de Covid-19, a mis en garde le 16 mars 2020 l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), une Lire la suite...

    #Pollution_automobile #air #diesel #italie #milan #pollution #recherche #santé

  • Pour sortir du #confinement, un plan d’urgence anticapitaliste

    Par bien des aspects, la #crise_sanitaire en cours est un révélateur de l’incapacité du #capitalisme européen à résoudre les grands problèmes de l’humanité. L’#Italie, la #France et l’#Espagne sont les pays où le virus frappe le plus fort car le #système_sanitaire a été ravagé par les politiques austéritaires depuis au moins une décennie. En France, ce sont 69.000 lits qui ont été supprimés à l’hôpital entre 2003 et 2017, 4.000 en 2018. Par souci d’économie, les réserves stratégiques de masques et de respirateurs ont été supprimées (près d’un milliard de masques dans les années 2000 - supprimé par Xavier Bertrand en 2011). Toujours par souci d’économie, la recherche publique sur les coronavirus n’a pas été soutenue et un temps précieux a été perdu dans la possibilité de trouver des traitements efficaces. La rigueur budgétaire et la recherche du profit sont les principaux responsables de la situation dans laquelle nous nous trouvons.

    Confinement ou immunité collective ?

    Face à la pandémie, les gouvernements hésitent entre deux solutions. La première, minoritaire, défendue par les gouvernement britanniques et néerlandais est l’acquisition d’une immunité de groupe. Cette immunité à l’avantage d’éviter les nouvelles épidémies. Selon les connaissances que nous avons du virus (R0 ~ 2.5), cela nécessite que 60% de la population entre en contact avec le virus et en soit immunisée. Ce processus est très bien décrit par le groupe de modélisation de l’équipe ETE (Laboratoire MIVEGEC, CNRS, IRD, Université de Montpellier) (http://alizon.ouvaton.org/Rapport2_Immunisation.html). Une fois ce taux atteint, la population dans son ensemble (y compris les personnes non immunisées) est protégée contre une nouvelle épidémie.

    Cependant, sans mesure de contrôle, les projections montrent qu’entre 81 et 89% de la population pourrait être infectée. Soit entre 20% et 30% de plus que le seuil pour atteindre l’immunité collective. Cela représente potentiellement 20 millions de personnes infectées en plus dans un pays comme la France.

    Nous ne connaissons pas précisément le taux de létalité du virus. Les chiffres dont nous disposons sont tous biaisés, et a priori largement surestimés, par l’absence de tests systématiques dans la population. Plus on dépiste, plus on détecte des personnes contaminées présentant peu ou pas de symptômes, plus ce taux est bas. Mais aussi bas soit ce taux, lorsqu’il est multiplié par des dizaines de millions de personnes, les morts se compteraient très probablement en centaines de milliers. Par ailleurs, l’austérité budgétaire et l’affaiblissement des systèmes de santé doivent être intégrés dans l’équation. La létalité du Covid-19 est visiblement provoquée par un choc cytokinique qui nécessite une prise en charge en soin intensifs avec respirateurs. Plus la pénurie de respirateurs est grande, plus la mortalité est haute, plus les équipes médicales doivent choisir qui maintenir en vie et qui sacrifier par manque de moyens. C’est sûrement ce qui explique les taux de mortalité très élevés par rapport à d’autres pays en Italie, en Espagne et dans une moindre mesure en France (bien que cela pourrait s’aggraver au pic de l’épidémie) qui sont mal équipés en nombre de lits en « soins aigus ».

    Dans la plupart des pays, ces chiffres ne sont pas assumables par les gouvernements en place. Et ce sont ces projections qui ont poussé partout le pouvoir à confiner les populations malgré la crise économique majeure et les conséquences sociales dramatiques que cela entraine.

    En effet, la distanciation sociale permet de ralentir la progression du virus, d’aplatir le pic, et donc de diminuer l’afflux de malades en détresse à l’hôpital. Ce processus est décrit de façon très intuitive dans le Washington Post (https://www.washingtonpost.com/graphics/2020/world/corona-simulator). La distanciation sociale peut recourir à plusieurs mécanismes, de la fermeture des écoles jusqu’au confinement total. L’étude publiée le 16 mars par l’Imperial College COVID-19 Response Team (https://www.imperial.ac.uk/media/imperial-college/medicine/sph/ide/gida-fellowships/Imperial-College-COVID19-NPI-modelling-16-03-2020.pdf) réalise des projections du nombre de lits occupés en soins intensifs en fonction de plusieurs scénarios de confinements. Si cette étude est forcément incomplète, notamment car les courbes dépendent du moment où les mesures sont mises en œuvre, cela nous montre que les mesures de confinement, dans le cas où aucun traitement ne serait trouvé, devraient s’étaler jusqu’à la fin de l’année 2021 pour que la population atteigne les 60% d’immunisés. Dans le cas contraire, tout relâchement du confinement pourrait correspondre à un nouveau développement incontrôlé de l’épidémie dans la population.

    Mais comment imaginer que la situation que nous vivons depuis une semaine en France se poursuivent pendant des mois ? Ce n’est tenable ni économiquement, ni socialement. Ce n’est pas le propos de cet article (pour cela voir le texte de Mimosa Effe : https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences), mais le #confinement_de_classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    Nous l’avons vu, le confinement est d’abord imposé par la faillite de notre système de santé et l’impréparation au risque de pandémie qui sont dues à l’austérité imposée par les gouvernements successifs en France et en Europe. Dans la forme qu’il prend, généralisé dans la vie sociale mais pas au travail, de classe, policier, il est la solution que les capitalistes pensent avoir trouvé pour limiter la casse et maintenir au maximum leur place dans la concurrence internationale. Mais la gestion capitaliste de cette épidémie est marquée par l’impossibilité de planifier une quelconque sortie de crise. Un gouvernement anticapitaliste, au service de la population, motivé par la santé plutôt que par les profits, pourrait mettre en place une toute autre politique.

    Existe-t-il une troisième voie ? De toute urgence prendre des mesures anticapitalistes pour sortir du confinement !

    Il ne s’agit pas ici de dire que le confinement pourrait être levé du jour au lendemain. Nous l’avons vu, étant donné les conditions d’impréparation des gouvernements et la dégradation des capacités de l’hôpital public à supporter une telle épidémie, le confinement était la seule solution pour éviter une mortalité élevée. En ce sens, toutes les initiatives syndicales ou de travailleurs.euses pour stopper le travail - et se protéger - dans les productions non-essentielles sont fondamentales. Le slogan « nos vies valent plus que leurs profits » prend ici tout son sens. Il est également fondamental de dénoncer le gouvernement qui nous explique qu’il faut renforcer le confinement mais continuer à travailler, bien au-delà des secteurs essentiels à la lutte contre l’épidémie. Pénicaud, Macron, Philippe sont plus préoccupé.e.s par le maintien des profits que par notre santé. Les scandaleuses mesures contre le droit du travail, les 35h, nos congés, articulées au renforcement de l’Etat policier, ont été prise au moment où la sidération était la plus haute dans la population.

    Mais il est indispensable maintenant de déterminer quelles sont les conditions qui permettraient d’envisager la levée du confinement à très court terme :

    – Il faut de tout urgence pratiquer le dépistage de masse. D’ailleurs, entre les lignes, le Ministre Olivier Veran reconnait lors de sa dernière conférence de presse (https://www.youtube.com/watch?v=wpGjmCkLDHs

    ) que le confinement ne pourra être levé que lorsqu’il sera possible d’effectuer plus de dépistages revenant sur la communication gouvernementale qui affirmait que le dépistage n’était plus un outil en phase 3. Le dépistage de masse permet de n’isoler que les malades et leur entourage. Il permet également une prise en charge précoce des patients considérés comme « à risque » et ainsi de diminuer la létalité du virus. Le problème, c’est que le fournisseur n’arrive pas à suivre la demande en kit de dépistage (https://www.thermofisher.com/order/catalog/product/11732088#/11732088). Il faut donc de toute urgence organiser la production de kits de dépistages en réquisitionnant les entreprises du secteur et en passant outre les brevets.

    – De toute urgence également, il faut injecter des moyens dans la santé et l’hôpital public pour augmenter les capacités de prise en charge des patients en détresse respiratoire. C’est l’inverse des politiques menées jusqu’alors qui font fonctionner l’hôpital comme une entreprise, en flux tendu, incapable de s’adapter à des situations d’urgence. Pour l’instant, le gouvernement a débloqué 2 milliards d’euros pour l’hôpital. Dans le même temps, il injecte 43 milliards dans l’économie et garantit 350 milliards d’euros aux entreprises privées !

    – Pour augmenter le nombre de lits en soins intensifs et protéger celles et ceux qui travaillent il faut réorganiser en profondeur l’appareil industriel pour planifier les productions utiles à résoudre la crise sanitaire : masques, respirateurs, oxygène… En ce sens, il faut soutenir l’action de la CGT qui demande la réouverture et la nationalisation de Luxfer, seule usine d’Europe à produire des bouteilles d’oxygène médical fermées. C’est un bon exemple qui pourrait se poser pour d’autres productions.

    Enfin, l’attention est captée à une échelle assez large sur la mise en place d’un traitement. Le plus prometteur, la chloroquine (ou son dérive l’hydroxy chloroquine) est testée dans plusieurs pays et de nombreux services hospitaliers, y compris en France, ont commencé à l’utiliser sur des malades. Ce médicament semble réduire la charge virale et la durée du portage du virus. Si ce traitement s’avère efficace, la question de la nationalisation de l’industrie pharmaceutique va devenir compréhensible à une échelle très large.C’est peut-être la peur de cette évidence qui motive les grands groupes du secteur à anticiper en proposant de fournir ce traitement gratuitement, que ce soit #Sanofi (https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/coronavirus-sanofi-pret-a-offrir-aux-autorites-francaises-des-millions-) ou #Novartis (https://www.lefigaro.fr/flash-eco/coronavirus-novartis-offre-130-millions-de-doses-de-chloroquine-20200320) !

    Ainsi, nous pouvons affirmer que le confinement aurait pu être largement réduit, voire évité, en généralisant les dépistages, en développant les capacités d’accueil de l’hôpital public et en accélérant les tests sur des traitements antiviraux.

    Ce plan d’urgence n’est possible à court terme que si l’on s’affronte au capitalisme. Il faut reprendre le contrôle, sans indemnité ni rachat, sur l’appareil productif, notamment dans le domaine de la santé, des protections pour les salariés, de l’industrie pharmaceutique et biochimique.

    Macron et son gouvernement, LR et le PS avant lui, portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle. L’heure de solder les comptes arrivent. Les réponses anticapitalistes pourraient alors apparaître comme une solution à une échelle inédite jusqu’alors. Pour cela, sans attendre la fin du confinement, il nous faut renforcer les réseaux de solidarité, les réseaux militants pour recommencer à agir dans la situation.

    https://npa2009.org/idees/sante/pour-sortir-du-confinement-un-plan-durgence-anticapitaliste
    #anticapitalisme #anti-capitalisme #austérité #hôpitaux #lits #masques #réserves_stratégiques #stock #respirateurs #recherche #rigueur_budgétaire #immunité_collective #immunité_de_groupe #létalité #taux_de_létalité #tests #dépistage #choc_cytokinique #distanciation_sociale #flattening_the_curve #aplatir_la_courbe #vie_sociale #travail #atomisation #Etat_policier #impréparation #troisième_voie #droit_du_travail #dépistage_de_masse #soins_intensifs #industrie #nationalisation #Luxfer #chloroquine #industrie_pharmaceutique #responsabilité

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    Citation sélectionnée pour @davduf :

    Le confinement de classe que nous vivons actuellement doit s’arrêter. Toute vie sociale est stoppée alors qu’il faut continuer à travailler. Même si nous arrêtions toutes les productions non indispensables, ce serait tout de même des millions de travailleurs.euses qui devraient continuer à faire tourner l’hôpital, l’électricité, l’eau, le traitement des ordures ou l’alimentation – mais aussi tous les autres métiers qui permettent à ces secteurs de fonctionner ! Et cela dans un contexte d’atomisation total de notre camp avec tous les reculs sociaux et l’Etat policier total qui vont avec. A cela s’ajoute les dégâts psychologiques, les violences domestiques faites aux femmes ou la situation criminelle que sont en train de vivre les migrant.e.s, les prisonniers.ères et les sans-abris.

    • Le confinement, la destruction du #lien_social et ses conséquences

      Le 19 mars l’Assemblée rejetait l’amendement visant à prolonger le délai d’#avortement pendant la crise sanitaire. Si ce n’est finalement que peu étonnant de la part des députés LREM, ce rejet est révélateur de quelque chose de plus profond. Le confinement de la population va mettre en danger massivement les #femmes et les #classes_populaires de manière générale.

      Quelle que soit la façon dont certains ont essayé de le tourner, le confinement est profondément inégalitaire. Il y a ceux et celles qui ont un logement pour se confiner et les autres qui n’en ont pas, celles et ceux qui ont un logement décent et les autres qui ont un logement insalubre, celles et ceux qui ont une maison avec un jardin et celles et ceux qui doivent se pencher à la fenêtre pour respirer de l’air frais.

      Le message du gouvernement à l’aide de mesures coercitives violentes (oui les amendes sont effectives et en Seine-Saint-Denis elles ont conduit à des arrestations et des garde-à-vue) fait croire à la portée individuelle du confinement sans prise en charge collective de ses répercussions. Face à cela, certainEs ont essayé de mettre en place des réseaux de solidarité dans les immeubles, dans les quartiers, ... Si ces réseaux sont nécessaires et même indispensables, ils ne contrebalancent pas les problèmes qui se posent avec le confinement et qui vont forcément causer là aussi des morts, et parfois ils confortent même dans l’idée qu’il faut nécessairement rester chez soi : promener son chien, faire du jogging serait dangereux. Le propos de cet article n’est pas de dire que le confinement est inutile pour contrer le Covid-19 mais que le confinement n’est pas viable à moyen terme, c’est pourquoi la sortie de crise ne peut venir que de la mise en place d’un plan d’urgence visant à dépister et à soigner ce qui veut dire concrètement donner des moyens aux personnels de santé et des moyens de protection à la population.

      Le confinement face à l’organisation sociale de la dernière phase du capitalisme

      Le confinement dans l’histoire n’a jamais été une partie de plaisir, mais elle pose question dans le capitalisme tel qu’il s’organise aujourd’hui. Depuis les trente dernières années : on peut dire que la tendance à détruire les structures familiales est plutôt lourde. Les foyers composés de personnes seules s’élèvent à 35% des foyers (20% des femmes et 15% des hommes) auxquels se rajoutent presque 9% de familles monoparentales (dont le gros du contingent est composé de femmes). La grande majorité des foyers composés d’une personne seule ont plus de 65 ans (plus de 70%)1. Le problème c’est qu’avec cette épidémie ce sont ces mêmes personnes considérées comme vulnérables qui vont donc se retrouver complètement isolées.

      De l’autre côté, l’on sait aussi qu’un ménage sur douze vit dans un logement surpeuplé, 18% des logements sont considérés comme trop bruyant (donc mal isolés), 22% n’ont pas de système de chauffage efficient et près de 13% ont des problèmes d’humidité.2

      Le confinement produit aussi des rapports au travail qui accentuent ce qui existait auparavant : d’une part il y a ceux qui télétravaillent et ceux qui continuent de travailler dans des conditions de sécurité face au virus alarmantes et avec l’idée que le travail s’accompagne de toute une série de mesures restrictives.3 Mais à cela, il faut encore ajouter que le télétravail n’est pas le même pour tout le monde (que l’on soit cadre ou que l’on fasse un travail administratif) surtout quand l’on se retrouve face à un travail qui s’accompagne de plus en plus d’une perte de sens, d’autant plus qu’il envahit la sphère privée et que les loisirs sont considérablement réduits. Quant aux précaires, aux étudiantEs, à celles et ceux qui travaillaient sans contrat de travail, c’est une situation dramatique qui s’ouvre sans qu’aucune aide ne soit prévue si ce n’est un chômage auxquels ils n’ont pas tous droit.

      De plus, le système capitaliste entraîne une détresse psychologique : la dépression, le suicide ou les tentatives de suicides vont s’accentuer avec la perte de lien social, la perte d’activités émancipatrices et une vie tournée autour du travail.

      Toute la prise en charge associative, comme du service public de ses éléments là, comme de la prise en charge de l’extrême pauvreté va être ou drastiquement réduite voire inexistante.

      Dans le confinement, les femmes trinquent (et meurent !)

      Outre la question de l’avortement dont nous avons parlé plus haut, les femmes vont subir une répercussion violente du confinement. Elles assumeront plus de tâches ménagères qu’à l’ordinaire et de tâches de soin, et on le sait ce sont elles qui dans la plupart des foyers assumeront le suivi de « l’école à la maison » et d’occuper les enfants, sans compter les familles monoparentales ou les mères se retrouveront seules face à l’éducation de leurs enfants.

      Le confinement va augmenter les violences intra-familiales et en particulier les violences conjugales, c’est déjà ce qu’a révélé l’expérience du Wuhan4. Là encore, ces violences seront encore moins prises en charge qu’avant puisque le 3919 ne fonctionne plus pendant cette crise contrairement à ce qu’avait annoncé Marlène Schiappa.5 Au sixième jour du confinement, cette tendance est d’ailleurs aussi relatée par la FCPE ce dimanche.6

      Le manque d’accès à l’avortement pourra provoquer des recherches de solutions mettant en danger les femmes subissant des grossesses non-désirées quand celles-ci ne provoqueront tout simplement pas le suicide.

      Dans le même temps, on pourra noter que les adolescents LGBT confrontés en permanence à l’homophobie pourraient là aussi augmenter les tentatives de suicides et les suicides, alors même que c’est déjà une cause importante de suicides chez les adolescentEs.

      Ajoutons à cela que des secteurs largement féminisés se trouve en première ligne de la gestion de la maladie : infirmières, caissières, ...

      L’isolement des individus entraîne une baisse de la conscience de classe

      Le confinement produit un rapport de force dégradé de manière objective. En ce moment, des lois d’exception sont en train de passer à l’Assemblée diminuant nos droits, sans possibilité de riposte et si la légitimité du gouvernement reste affaiblie, les mesures prises rencontrent au moins une part de consentement. Si c’est le cas, c’est bien parce que la crise que l’on rencontre, a de grosses difficultés à être résolue par le système sans faire des milliers de morts.

      Individuellement, les gens ne peuvent pas se protéger et pour une grande majorité restent donc chez eux de peur (et cette peur est fondée) de devenir malade ou de l’être déjà et de contaminer d’autres personnes. Le problème c’est que sans dépistage massif et traitement le confinement risque de durer longtemps.

      Or, isolément, les gens ne peuvent d’une part pas s’organiser (ce qui dégrade le rapport de force) et de l’autre entraîne une baisse de la conscience de classe dans ce qu’elle a de plus simple car c’est l’organisation du travail qui fonde objectivement cette conscience. De plus, le confinement, repose sur le consentement d’une population à être confinée : c’est d’ailleurs par les réseaux sociaux, mais aussi dans la presse ou dans son entourage une pression sociale à « Restez chez vous », mais aussi à prendre le temps de lire ou de se cultiver.

      De fait cette pression sociale, construit alors le modèle de ceux qui y arriveraient en étant forts, en ayant accès à de la culture ou à des habitudes culturelles. Les vieux qui vivent seuls, les dépressifs, les pauvres, ceux qui n’ont pas accès à la culture se retrouveraient alors mis à l’amende.

      Pour l’instant, cette idéologie ne se fait que sous forme de pression, mais elle pourrait produire autre chose, elle passerait alors du consentement à la collaboration : elle est déjà en partie à l’œuvre de manière minoritaire, elle passe par la délation de celles et ceux qui sortent et la volonté d’un durcissement des mesures coercitives.

      Le confinement ne peut qu’être une mesure à court terme, sinon les effets violents décrits auront des effets durables, surtout si, comme c’est le cas aujourd’hui le mouvement ouvrier ne riposte pas.

      https://npa2009.org/idees/societe/le-confinement-la-destruction-du-lien-social-et-ses-consequences
      #confinés #non-confinés #inégalités #logement #mesures_coercitives #amendes #Seine-Saint-Denis #arrestations #garde_à_vue #rester_chez_soi #isolement #télétravail #chômage #détresse_psychologique #santé_mentale #école_à_la_maison #soins #care #tâches_ménagères #conscience_de_classe #lois_d’exception

  • How coronavirus hits migrants and asylum seekers in Italy

    ‘We now let only one person in our offices at a time, which consistently reduces the number of people we can assist per day.’

    Along with millions of Italians, the future of tens of thousands of migrants and asylum seekers in Italy has become more uncertain as the largest and deadliest coronavirus outbreak in Europe has pushed the country to take stringent containment measures.

    Since the first cluster of cases was officially declared on 21 February, almost 28,000 people in Italy had tested positive for #COVID-19 by 16 March, while more than 2,150 deaths – more than 700 reported on Sunday and Monday alone – had been registered from the still-expanding pandemic.

    A government decree outlining strict new quarantine measures came into force across the nation last Monday, on 9 March. Everyone in Italy has since been living under a mandatory lockdown that restricts working practices and freedom of movement. These measures are due to remain in place until at least 3 April.

    In a number of different ways, the knock-on effects of trying to contain COVID-19 are also limiting operations to assist migrants and asylum seekers, themselves at risk from the virus.

    For instance, all those on board two rescue ships that had picked up hundreds of migrants in the Mediterranean have been undergoing a mandatory two-week quarantine after docking at Italian ports. Integration services for migrants and asylum seekers across Italy have also been temporarily suspended or heavily reduced.

    Political positions over migration have hardened too.

    In Sicily, where the majority of migrants arrive, the region’s president, Nello Musumeci, criticised the central government’s decision to keep the ports open to migrant ships in late February, describing it as “a harsh move that didn’t take into account the dignity of migrants nor the worries of Sicilians during such a health emergency”.
    But others, like Sergio Pintaudi, former head of the resuscitation department at the Garibaldi Centro Hospital in the Sicilian port city of Catania, are keener to assist migrants and asylum seekers.

    Pintaudi said the migrants who make it across the Mediterranean tend to be some of the healthiest ones, but he cautioned that detention in Libya can cripple their breathing systems, making them more vulnerable to the effects of coronavirus.

    “The most common disease I’ve cured at hotspots is tuberculosis,” Pintaudi, who served as a medical specialist at migration arrival “hotspots” on Sicily for a decade, told The New Humanitarian.

    “The main issue for potentially sick migrants these days will be finding beds at hospitals, which are currently at a breaking point,” he said. “The outbreak is going to impact vulnerable and marginalised categories the most, be them Italians or migrants.”

    Migrants often don’t know they have the same healthcare rights as Italian citizens, and some are afraid to come forward, fearing their paperwork might be checked.

    The first case of a migrant in Italy contracting COVID-19 was reported on Monday at a reception centre in Milan. The man, who showed light symptoms only, was placed in quarantine and half of the 160 migrants in the centre were reportedly moved to a different building in the city.

    There are only about 4,000 intensive care beds in Italy – some 350 in Sicily – and doctors are soon going to face the dilemma of having to give priority to those most likely to survive. For this reason, hundreds of triage tents have been placed outside hospitals across the country to pre-select those with the best chances of survival.

    Migrant vessels quarantined

    Just as the first large clusters of COVID-19 cases began to emerge in northern Italy, two migrant rescue ships – Ocean Viking and Sea Watch-3 – docked at ports in eastern Sicily, on 23 and 27 February respectively.

    The more than 450 rescued migrants were immediately put into quarantine in reception centres on land, in line with the government’s latest coronavirus protocols. The crew members were quarantined separately, on board their vessels.

    Gennaro Giudetti, a cultural mediator on board the Sea Watch-3 rescue ship – which docked at the port of Messina in eastern Sicily – told TNH of a common misconception among the new arrivals.

    “When we told the people we rescued that they would be quarantined on land, they thought it was a measure to protect them from the virus in Italy,” he said. “Instead, we believe it was because they feared that migrants could bring further contagions to Italy.”

    Those on board the rescue ships were the first people to be forced into quarantine on Italian soil – before the nationwide lockdown. According to Giudetti, no cases of COVID-19 had been registered aboard, and everyone’s health conditions had been constantly monitored.

    “It’s unlikely that migrants rescued on dinghies coming from Libya… contract the virus there,” he said.

    The lack of an apparent logic behind the early quarantining left crew members regarding the measure as discriminatory and political.

    In a tweet, SOS Méditerranée – the aid organisation that runs the Ocean Viking with Médecins Sans Frontières – said it hoped the coronavirus outbreak wouldn’t raise Italians’ anxieties towards migrants and see politicians turn them into a pretext to prevent rescues.

    Sea Watch-3 and Ocean Viking, whose operations are suspended due to logistical difficulties caused by the coronavirus chaos, were the last two NGO search-and-rescue vessels in operation in the Central Mediterranean – the most popular route from Libya to Italy, where at least 10,000 migrants have drowned since 2015.

    With no humanitarian rescue missions operating since 27 February in the Central Mediterranean, the risk of losing more lives at sea increases.

    There is also concern that coronavirus could see more migrant vessels pushed back to Libya, which the UN’s refugee agency, UNHCR, has expressly advised against due to the dangers third-country nationals face there. For example, a dinghy with 44 people aboard launched a rescue request on 28 February. After 24 hours without an answer, the boat was taken by the Libyan Coast Guard back to Libya.
    Asylum applications slowed

    Due to operational and logistical difficulties caused by the pandemic, a number of legal services managed by the Italian interior ministry are now limited.

    As police staff normally employed at immigration desks for bureaucratic purposes have been reassigned for emergency coronavirus-related duties, applications and renewals of residency permits for foreigners were suspended for 30 days, starting from 2 March.

    Courts will also be closed until 3 April at least, so the government has suspended interviews for refugee status determination and hearings for appeals of asylum request denials. These suspensions started on 12 March and will run until at least 25 March, with the possibility of further extensions.

    Carlotta Sami, UNHCR’s spokesperson for Italy, said that the same measures that apply to Italian citizens also apply to asylum seekers or refugees, in terms of health checks and quarantining if COVID-19 symptoms are detected.

    “So far, the main challenge has been the lack of information in languages other than Italian,” she told TNH. “But recently we worked on disseminating the government’s guidelines in the most common languages among asylum seekers, to allow them to understand and follow the right precautions.”
    Reduced assistance

    Services for asylum seekers are also affected: employment help and legal assistance operations – those run by both the Italian state and by NGOs – have been heavily reduced, while the Italian language classes that are very popular and important for those trying to integrate have been suspended until further notice.

    Simone Alterisio, migration services coordinator for Waldensian Diaconia, explained how employment and other services run by his faith-based NGO at community centres across Italy have been curtailed due to having to comply with the government’s new coronavirus guidelines.

    “We now let only one [migrant or asylum seeker] into our offices at a time, which consistently reduces the number of people we can assist per day,” she said. “When possible, we prefer delivering our work through phone calls.”

    Meanwhile, as most flights to and from Italy have been suspended, Mauro Palma, national ombudsman for the rights of the detained people, has expressed concern that the country’s seven migrant repatriation centres could become health hazards.

    Palma said the 425 migrants waiting to be repatriated – whose lives have been put on hold for weeks – are confined to an area where COVID-19 health guidelines, including safe “social distancing” measures, can’t be guaranteed, raising fears the virus will spread. Similar concerns have been raised about ghettos in southern Italy’s agricultural fields, where vulnerable and exploited migrant workers often live in squalid conditions and with little health protection.

    Anti-migrant politicisation

    The coronavirus epidemic has also been weaponised for political purposes by Italy’s far-right League party, led by Matteo Salvini.

    As Italian interior minister, from June 2018 to September 2019, Salvini cracked down on migration, introducing tough new laws and attempting to bring charges against MSF and SOS Mediterranée for rescuing migrants at sea.

    On 21 February, Salvini suggested shutting the borders to migrants to protect Italians. A few days later, even though none of the COVID-19 cases in Italy had been linked to Africa and the continent only had one case (in Egypt), he told a press conference in Genoa: ‘‘The government has underestimated the coronavirus. Allowing the migrants to land from Africa, where the presence of the virus was confirmed, is irresponsible.”

    In a telephone interview with TNH last week, Antonio Mazzeo, a former League candidate for the European parliament, suggested that local residents must take priority and “migration policies should take the back seat”.

    “It is not a matter of racism, but good sense,” Mazzeo said. “This situation could lead to a collapse of national healthcare, especially in the south, which has weaker infrastructure and where most arrivals land.”

    However, on 5 March, the League-run council in the northern region of Lombardy – the epicentre of Italy’s coronavirus outbreak – asked humanitarian NGOs to put their medical staff at the disposal of the crisis. “In an emergency, we should all set our ideological differences aside and help in any possible way,” Mazzeo said.

    Despite the emergency and the increased politicisation of migration issues, local media have also reported a growing empathy among some here for migrants seeking refuge in Europe. A video of Italians rushing to train stations before an enforced lockdown shows some of them saying: “We feel like refugees; we’re also running.”

    https://www.thenewhumanitarian.org/news/2020/03/16/italy-coronavirus-migrants-asylum-seekers
    #coronavirus #migrations #asile #réfugiés #Italie #quarantaine #sauvetage #Méditerranée #confinement #procédure_d'asile #distanciation_sociale #frontières #fermeture_des_frontières
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  • Malgré le #coronavirus, la #France continue de refouler les migrants à #Vintimille

    À la frontière franco-italienne, en pleine pandémie de Covid-19, les migrants sont plus que jamais livrés à eux-mêmes, rapporte Il Fatto Quotidiano.

    ”On les a vus arriver à pied depuis la frontière française, sans protection et sans savoir où aller.” Même en pleine pandémie de coronavirus, les rejets de migrants par les autorités françaises se poursuivent à Vintimille, rapporte Il Fatto Quotidiano (https://www.ilfattoquotidiano.it/2020/03/21/coronavirus-la-francia-continua-a-respingere-i-migranti-a-ventimiglia-ma-con-lemergenza-vengono-abbandonati-senza-precauzioni/5744702). Jacopo Colomba, consultant juridique des ONG Caritas et We World, a ainsi raconté au quotidien italien avoir apporté son aide à “sept Kurdes irakiens”, dont trois “avaient un masque, signe qu’ils avaient déjà été pris en charge par quelqu’un ces dernières semaines. Je les ai dirigés vers le camp de la Croix-Rouge voisin, la seule chose que je pouvais faire”.Risque de contagion massiveLe maire de Vintimille, Gaetano Scullino, a alerté la préfecture de la province d’Imperia :

    Les autorités françaises continuent d’accompagner les migrants interceptés sur le territoire français jusqu’à la frontière italienne. Ils entrent ensuite à pied en Italie et se dispersent dans la ville, sans être contrôlés et surtout sans savoir s’ils sont, comme nous, porteurs du virus.”

    Selon Il Fatto Qotidiano, la situation à Vintimille est aujourd’hui “moins explosive qu’en 2015-2016, lorsque des milliers de personnes avaient rejoint la ville frontalière dans l’espoir de traverser la frontière”. Pour l’instant, le camp de la Croix-Rouge accueille environ 250 personnes, mais ce nombre “ne peut pas augmenter davantage en raison des précautions à prendre pour éviter une contagion massive” au nouveau coronavirus.Le quotidien indique également que, par précaution, les autorités italiennes ont “cessé d’identifier et de prendre les empreintes digitales des personnes qui traversent la frontière”, ce qui, selon les ONG, “laisse les migrants encore plus abandonnés à eux-mêmes”. Et déplore que les opérations d’expulsion menées en France exposent les migrants “à de plus grands risques de contagion, car elles se déroulent sans les précautions nécessaires”.Selon Jacopo Colomba, avant d’être reconduits à la frontière, les migrants interceptés passent généralement la nuit “dans un commissariat de police, tous dans la même pièce” :

    Si l’un d’entre eux était positif au #Covid-19, vous comprenez que les autres seraient facilement contaminés.”

    https://www.courrierinternational.com/article/vu-ditalie-malgre-le-coronavirus-la-france-continue-de-refoul
    #frontière_sud-alpine #push-back #refoulement #refoulements #migrations #asile #réfugiés #frontières #Italie

    –---

    Cet article a déjà été signalé par @sinehebdo :
    https://seenthis.net/messages/833549
    et par @thomas_lacroix :
    https://seenthis.net/messages/833498

    ... je remets ici avec mes mots-clé pour le retrouver...

    • Coronavirus, la Francia continua a respingere i migranti a Ventimiglia: “Ma con l’emergenza vengono abbandonati senza precauzioni”

      Li hanno visti arrivare a piedi dal confine francese, senza protezioni e senza un posto dove andare. Anche in piena emergenza coronavirus continuano i respingimenti di migranti alla frontiera di Ventimiglia da parte delle autorità di Parigi. All’ultimo, nelle scorse ore, ha assistito Jacopo Colomba, consulente legale della Caritas e della Onlus We World: “Erano in sette, curdi iracheni – racconta a Ilfattoquotidiano.it – Tre di loro avevano una mascherina, segno che erano già stati presi in carico da qualcuno nelle scorse settimane, gli altri invece erano completamente sprovvisti di protezione. Mi hanno detto che avevano percorso la rotta balcanica. Li ho indirizzati al vicino campo della Croce Rossa, l’unica cosa che potevo fare”.

      La notizia ha però provocato la reazione del sindaco di Ventimiglia, Gaetano Scullino, che ha mobilitato la Prefettura: “Malgrado la pandemia, le autorità francesi continuano ad accompagnare al confine italiano i migranti trovati sul loro territorio nazionale, i quali entrano poi a piedi e si disperdono in città, senza essere controllati e soprattutto senza sapere se pure loro, come noi, sono portatori del virus – ha dichiarato – Chiederò al Prefetto di intervenire per evitare che i migranti siano spinti in Italia e poi lasciati a spasso”.

      La situazione di Ventimiglia, oggi, è meno esplosiva rispetto al 2015-2016, quando migliaia di persone arrivavano nella cittadina di frontiera e affollavano il campo della Croce Rossa nella speranza di varcare il confine e raggiungere i parenti in Francia o nel Nord Europa. Attualmente, sono circa 250 gli ospiti del centro, un numero che però non può crescere ulteriormente a causa delle precauzioni necessarie da prendere per evitare contagi di massa.

      “Da due settimane circa – continua Colomba – le autorità italiane alla frontiera hanno smesso di identificare e prendere le impronte digitali delle persone che varcano il confine. Questo come precauzione. Ma in una situazione del genere, un rimpatrio forzato come quello a cui ho assistito lascia i migranti ancora di più abbandonati a loro stessi”. Anche perché i servizi di trasporto utilizzati in precedenza per raggiungere il centro di accoglienza o la cittadina compiono ormai pochissimi viaggi e le ong hanno interrotto le loro attività al confine con cui davano una prima assistenza a queste persone: “La conseguenza – dice il consulente – è che questi sette migranti che ho incontrato, come tutti gli altri che condividono la loro disavventura, devono compiere una decina di chilometri a piedi e poi, non potendo scomparire, si organizzano con soluzioni di fortuna. Il tutto nel bel mezzo di una grave crisi sanitaria“.

      Le operazioni di espulsione, inoltre, espongono i migranti anche a maggiori rischi di contagio, visto che avvengono senza le dovute precauzioni: “Generalmente – spiega Colomba – queste persone tentano di passare la frontiera a bordo dei treni o a piedi. Se intercettati, vengono portati in dei container al posto di polizia francese dove, di solito, passano la notte, tutti nello stesso locale. Se uno di loro fosse positivo al Covid-19, capite bene che gli altri verrebbero facilmente contagiati. Poi ricevono il foglio di via e vengono rispediti oltre il ponte San Ludovico. Esattamente ciò che è successo ai sette uomini che ho incontrato”.

      https://www.ilfattoquotidiano.it/2020/03/21/coronavirus-la-francia-continua-a-respingere-i-migranti-a-ventimiglia-ma-con-lemergenza-vengono-abbandonati-senza-precauzioni/5744702

  • Le province più colpite dal Coronavirus in Italia

    Dagli ultimi dati del Ministero della Salute in Italia al 22/03/2020 alle ore 17 abbiamo oltre 59 mila casi di coronavirus. Le prime 10 province raccolgono quasi il 50% dei casi e solo a Bergamo si registrano il 10% dei contagiati.


    In realtà per essere comparabili i dati devono essere rapportati al numero dei residenti.

    In Italia si registrano 9,8 contagiati ogni 10 mila abitanti, ma a Cremona si arriva quasi a 81 contagi ogni 10 mila abitanti. A Lodi 77 contagi, Piacenza supera Bergamo e Brescia con 61,5 contagi. Nuove province come Pesaro e Urbino, Aosta, Rimini e Lecco entrano nella classifica, perché malgrado i contagi siano più contenuti pesano di più su un numero di residenti inferiori.

    http://www.fondazioneleonemoressa.org/2020/03/23/8863
    #Italie #datasource #coronavirus #chiffres #statistiques

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  • #Atalanta - #Valence, la « #partie_zéro » ?

    Le 19 février dernier, l’Atalanta de Gian Piero Gasperini explosait Valence (4-1) en huitième de finale aller de la Ligue des champions devant plus de 40 000 tifosi venus de Bergame et des alentours. Un moment historique pour le club lombard qui a néanmoins une face sombre. En effet, aujourd’hui, plusieurs médecins pensent que cette rencontre pourrait bien être l’une des causes majeures du chaos qui règne actuellement dans la cité italienne. Explications.

    Il y a un mois jour pour jour, Adriano Trevisan s’éteignait près de Padoue et devenait ainsi la première victime du Covid-19 en Italie. La première d’une longue série, qui ne cesse de s’étirer de l’autre côté des Alpes. Samedi, comme partout dans le pays, de nouveaux chiffres sont tombés à Bergame et ces derniers ne sont pas bons, évidemment. Rien que pour la journée, 715 nouveaux cas ont été recensés dans la « Cita dei Mille » , ville de 120 000 habitants, qui a déjà perdu 533 de ses citoyens depuis le début de la pandémie. Des citoyens qui ont peut-être reçu aujourd’hui un début de piste : et si la propagation express du virus était simplement due à la rencontre de #Ligue_des_champions Atalanta-Valence, disputé le 19 février dernier au #stade San Siro de Milan ?

    « Atalanta-Valence a été une #bombe_biologique »

    En effet, il y a un mois, plus de 43 000 spectateurs venus de Bergame et de ses environs venaient assister dans l’enceinte milanaise à un moment d’histoire. Ce soir-là, la Dea renversait Valence (4-1). Les quotidiens italiens parlaient de « fête » , de « nuit magique » , de « soirée inoubliable » . Des irréductibles qui ont suivi l’équipe depuis la Serie C, aux enfants qui ont manqué l’école pour assister à cette campagne européenne inédite pour leur club, tous voulaient en être. Sans savoir que ce serait au péril de leur vie. « J’ai entendu plein de théories (à propos de la propagation plus rapide qu’ailleurs du virus à Bergame, N.D.L.R.), voici la mienne, répond ce jour #Fabiano_Di_Marco, responsable du département pneumologie de l’hôpital Papa Giovanni XXIII de Bergame au Corriere della Sera. 19 février, 40 000 Bergamasques à San Siro pour Atalanta-Valence. En bus, en train, en voiture. Atalanta-Valence a été une bombe biologique. » En cause : la #promiscuité entre supporters dans un métro milanais bondé, dans les tribunes, autour des foodtrucks pour déguster de délicieux panini.

    Puis, ces moments de joie. Fêtés sans respect de consignes qui n’existaient pas encore. Parfois, même, en compagnies de certains des 2500 supporters valenciens ayant fait le déplacement à Milan. Pour échanger des fanions, faire des photos souvenirs, partager des bières dans un même réceptacle. Sans parler uniquement des supporters, le journaliste espagnol Kike Mateu, atteint du coronavirus, était présent au stade et a côtoyé ses confrères et consœurs dans les coursives du stade et en salle de presse. Chez les joueurs, aussi. Si Ezequiel Garay (premier joueur infecté en Liga) n’était pas du voyage en Italie, près de 35% de l’effectif de Valence est infecté aujourd’hui. Cela fait déjà quelques coïncidences.

    Prier pour Bergame

    Depuis l’hôpital Umberto I de Rome, le médecin Francesco Le Foche n’écarte pas non plus l’hypothèse. « Il y a probablement eu plusieurs déclencheurs et catalyseurs pour expliquer la diffusion du virus, explique-t-il au Corriere dello Sport. Le match #Atalanta-Valencia aurait très bien pu être l’un d’entre eux. Il a été le point culminant de l’#euphorie_collective dans une saison de football unique pour ce club. Un mois s’est écoulé depuis ce match, le timing est donc pertinent. Le regroupement de milliers de personnes, à quelques centimètres les unes des autres, se livrant à des manifestations d’euphorie comme des étreintes ou des cris, tout cela a pu favoriser la #propagation du virus. »

    Si la Serie A doit reprendre ses droits le 2 mai prochain, et que le Napoli compte reprendre le chemin de l’entraînement la semaine prochaine, pas sûr que l’on rejouera de sitôt en Lombardie et à Bergame. Du moins, pas avec du public. En attendant, du côté de l’Atalanta, aucun membre de l’effectif n’a (à ce jour) été recensé comme étant atteint du Covid-19. Federica Percassi, la fille du président de l’Atalanta, a appelé sur Instagram « à prier pour Bergame » ce lundi à 12h. Malheureusement, il n’y a plus que cela à faire, car il est trop tard, et surtout inutile, d’avoir des remords concernant une rencontre qui devait être une fête comme une autre.

    https://www.sofoot.com/atalanta-valence-la-partie-zero-481483.html
    #foot #football #match_de_foot #coronavirus #Bergame #Italie #contamination
    ping @simplicissimus @fil

  • Vers un lien entre #pollution de l’air et Coronavirus ?
    http://carfree.fr/index.php/2020/03/23/vers-un-lien-en-pollution-de-lair-et-coronavirus

    Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que de premiers indices montrent un lien éventuel entre la pollution de l’air, en particulier aux micro-particules, et propagation du Covid-19. La pollution Lire la suite...

    #Pollution_automobile #chine #diesel #italie #médecine #microparticules #santé

  • Visite d’un hôpital écrasé par Covid-19 en #Italie
    https://www.les-crises.fr/visite-d-un-hopital-ecrase-par-covid-19-en-italie

    Source : YouTube, Mars 2020. Le système sanitaire de la Lombardie est l’un des meilleurs d’Europe. Pourtant, en quelques semaines, il a été complètement débordé par la pandémie. Dans la province la plus touchée, Bergame, les services funéraires ne peuvent pas suivre le rythme des décès, l’armée a été appelée en renfort pour évacuer les corps des victimes vers d’autres régions. Ce reportage nous montre à quoi ressemble actuellement un hôpital au cœur de la pandémie : charges de travail écrasantes, détresse des familles, et plus de décès que de guérisons. C’est le nouveau quotidien d’un hôpital moderne et bien équipé.

    Lire la (...)

    #Santé #Coronavirus #Santé,_Coronavirus,_Italie

  • #Coronavirus fears for Italy’s exploited African fruit pickers

    As panic buyers empty supermarket shelves across the world, are the agricultural workers who fill them being protected?

    As Italy’s north struggles to contain the spread of coronavirus, fears are growing in the south for thousands of migrant workers, mostly from Africa, who pick fruit and vegetables for a pittance and live in overcrowded tent camps and shantytowns.

    The health infrastructure in the south is not as advanced as that in the north, and a vast infection outbreak could be devastating.

    “Coronavirus cases have steadily increased also in other regions in Italy over the past weeks,” said public health expert Nino Cartabellotta. “There is a delay of around five days compared with the north, although we are witnessing the same growth curve across the country.”

    In the north, foreign farm workers hailing from Eastern Europe have returned to their home countries, choosing to risk poverty over disease, and there are no new arrivals.

    But fruit pickers in the south are stuck in camps, often lacking water and electricity and facing exploitation.

    Italy is not alone.

    Migrant workers are exploited across the European Union, forced to work endless hours and denied minimum wage or safety equipment, research by the EU Agency for Fundamental Rights shows.

    Now, the coronavirus pandemic endangers them further.

    In 2016, Coldiretti, a farmers’ group, estimated that there were around 120,000 migrant workers in Italy, mostly from Africa and Eastern Europe.

    Some 2,500 African crop pickers work in Calabria’s Gioia Tauro plain, a farming hot spot in the south known for tangerines, oranges, olives and kiwis and for being an infamous mafia stronghold.

    Agricultural employers often work by the “caporalato”, an illegal employment system in which labourers are exploited for little pay.

    Two weeks ago, the region had no known coronavirus cases. Today, there are at least 169.

    Last summer, the largest shantytown in the plain was shut down. Italian civil defence built a new camp with running water and electricity a few metres away from the old informal settlement, but equipped it with just 500 beds.

    This tent camp was eventually sanitised on Sunday, after repeated calls from humanitarian associations and the town’s mayor.

    Although hygiene conditions are better than in the nearby slums, strongly advised social distancing measures are almost impossible to implement.

    After the old shantytown was evacuated, its residents were not provided alternative housing, save for a small tent camp, forcing many to look for new improvised shelters somewhere else.

    In the neighbouring towns of Taurianova and Rizziconi, two overcrowded slums hosting 200 people each have emerged. Migrants live in shacks built from cardboard, wood, plastic and scrap metal.

    Potable water and electricity are nowhere to be found. Workers build makeshift toilets or simply relieve themselves in the fields.

    “This requires an immediate intervention from the authorities to put these people in a condition of safety and dignity,” Francesco Piobbichi, who works with Mediterranean Hope FCEI, a project run by Italy’s Evangelical Church Federation, told Al Jazeera. "These workers are key to fill supermarkets’ shelves with fresh fruits and vegetables. We cannot deny them protection amid the emergency.

    “Our protracted attempt of dismantling the slums now needs a drastic acceleration. We are telling the civil defence, the government and regional councils they need to provide these workers with a housing solution as soon as possible to avoid the spread of the infection.”

    There are some 35,000 empty houses in the agricultural plain. Aid agencies say that instead of investing in more camps, workers should be allowed to use these homes.

    Hand sanitiser has been distributed at settlements, said Andrea Tripodi, mayor of San Ferdinando, adding he also managed to secure gloves and finalised the purchase of cameras with a thermal scanning system to quickly identify people with a fever - one of the coronavirus symptoms.

    “We certainly need more measures and other devices amid this health emergency, also to prevent social tension from rising,” Tripodi said. “We are doing everything we can. We are also collecting soaps and shampoos to distribute among the workers. But we are left alone.”

    Aid groups, meanwhile, are busy raising awareness.

    “But it is really complex to explain to them that they need to wash their hands for about 25 seconds when they lack water in their settlements because the prefecture dismantled their camp’s illegal connection,” Piobbichi said, adding that the current nationwide lockdown restricts the movement of both aid workers and migrants.

    In the southern province of Foggia, 500 kilometres north of Gioia Tauro, thousands pick tomatoes, olives, asparagus, artichokes and grapes in the country’s largest agricultural plain.

    “The situation has become a race against the clock,” said Alessandro Verona, a health worker with the humanitarian group INTERSOS. “We are expecting a peak of the pandemic in Apulia towards the end of the month or beginning of the next.”

    Apulia has more than 200 infected patients. But like in Calabria, no infection has yet been confirmed among the migrant workers.

    “We are making blanket prevention activities across all settlements. We have reached around 500 people so far. Still, this is not enough.”

    In many of these settlements, water shortages are common and in emergencies people resort to farm water.

    “The only efficient prevention measure is to take these people out of the ghettos as soon as possible, especially from the most crowded ones. If not, we will face an unmanageable situation. But only the government and the institutions are capable of such a thing,” Verona said.

    In southern Campania, migrant workers are still gathering near large roundabouts of busy roads to meet their bosses. The region has now more than 650 infected patients.

    Jean d’Hainaut, cultural mediator with the anti-exploitation Dedalus cooperative, said among the people his association supports, many are waiting for their asylum requests to be completed - meaning they lack a residency permit and cannot access basic healthcare.

    Italy grants residency permits to migrant workers possessing contracts. But lengthy bureaucratic processes mean permits frequently arrive late, often towards their expiration. This process has been suspended amid the pandemic.

    In November 2018, Italy passed the so-called “migration and security decree” drafted by former Italian interior minister and far-right League party leader, Matteo Salvini - a move that pushed hundreds of vulnerable asylum seekers onto streets.

    The document cracked down on asylum rights by abolishing the “humanitarian protection” - a residence permit issued for those who do not qualify for refugee status or subsidiary protection but were deemed as vulnerable.

    “Over 90 percent of the people we meet at the roundabouts hail from Africa’s sub-Saharan countries. We are talking about a couple of hundred of workers, though numbers are difficult to pin down precisely,” d’Hainaut says.

    “We have been distributing a safety kit among workers for the past couple of years,” he says. “This has now turned to be very useful as it includes gloves, paper-made protective clothing and protective masks.”

    The agency has decided to remain on the street to keep offering its services to the migrant workers whose daily job means survival.

    “Last Thursday, I only saw around 20 people waiting for recruiters. The information campaign has been successful. Still, demand for workers has also decreased. I’ve asked the municipality to help distribute food,” d’ Hainaut.

    “This would further limit people’s presence on the street. I’d feel more reassured to tell workers to stay home while providing them with something to eat.”

    https://www.aljazeera.com/indepth/features/coronavirus-fears-italy-exploited-african-fruit-pickers-200318154351889.h
    #Italie #travail #exploitation #tomates #Campania #fruits #Gioia_Tauro #Calabre #Calabria #caporalato #Taurianova #Rizziconi #campement #baraccopoli #légumes #Pouilles #prévention

  • Bari, l’Ateneo dà a 42 rifugiati il passaporto di studio : « La nostra è un’università del mondo »

    L’Egpr riconosce le qualifiche e titoli di studio: è stato consegnato a persone di età compresa tra i 19 e i 43 anni, provenienti 15 Paesi mediorientali e africani,. Il rettore Bronzini: «Vogliamo che sia nel mondo e per il mondo»

    A 42 rifugiati di età compresa tra i 19 e i 43 anni, provenienti 15 Paesi mediorientali e africani, l’Università di Bari ha consegnato l’Egpr, il passaporto europeo che riconosce le loro qualifiche e titoli di studio. «Noi ci crediamo e vogliamo che l’Università di Bari sia una università nel mondo e per il mondo», ha detto il rettore, Stefano Bronzini.

    L’Egpr (European qualifications passport for refugees), viene rilasciato dal Consiglio d’Europa con il patrocinio del Miur. In assenza di documenti, i candidati hanno dovuto compilare questionari per dimostrare i propri percorsi formativi nei Paesi di origine. I moduli sono stati poi valutati dal Centro di informazione sulla mobilità e le equivalenze accademiche (Cimea), in collaborazione con la Rete delle università italiane per l’apprendimento permanente (Ruiap).

    Alla cerimonia di consegna oggi sono intervenuti Clarisse, 35enne della Costa d’Avorio, laureata in Filosofia; Abbas, 23enne pakistano che potrà iscriversi al terzo anno di Giurisprudenza; Samir, ingegnere civile sudanese di 41 anni; e Khalel, 29enne siriano, laureato in medicina, che si iscriverà a Bari a un master in odontoiatria.

    Il direttore del Cimea, Luca Lantero, intervenuto in video-conferenza perché in via precauzionale tutto lo staff del Centro ha deciso di limitare i viaggi in Italia e all’estero, ha spiegato che l’Eqpr «non riconosce direttamente la qualifica ma permette alle nostre istituzioni di leggerla in maniera più adeguata soprattutto in assenza di documenti: un punto di avanguardia grazie al quale riusciamo a trattenere chi può dare un valore aggiunto». Fausta Scardigno, presidente del Centro per l’apprendimento permanente, ha detto che «il nostro Ateneo è sempre tra i primi in Italia a promuovere iniziative che sostengano concretamente l’integrazione accademica e culturale delle persone rifugiate».

    https://bari.repubblica.it/cronaca/2020/03/02/news/universita_di_bari_consegna_a_42_rifugiati_il_passaporto_studio-2500
    #université #solidarité #réfugiés #asile #migrations #Bari #Italie

    –----

    Ajouté à cette #métaliste de liens sur des projets qui visent à intégrer les #réfugiés dans les #universités :
    https://seenthis.net/messages/746030

  • Comment l’Europe contrôle ses frontières en #Tunisie ?

    Entre les multiples programmes de coopération, les accords bilatéraux, les #équipements fournis aux #gardes-côtes, les pays européens et l’Union européenne investissent des millions d’euros en Tunisie pour la migration. Sous couvert de coopération mutuelle et de “#promotion_de_la mobilité”, la priorité des programmes migratoires européens est avant tout l’externalisation des frontières. En clair.

    À la fois pays de transit et pays de départ, nœud dans la région méditerranéenne, la Tunisie est un partenaire privilégié de l’Europe dans le cadre de ses #politiques_migratoires. L’Union européenne ou les États qui la composent -Allemagne, France, Italie, Belgique, etc.- interviennent de multiples manières en Tunisie pour servir leurs intérêts de protéger leurs frontières et lutter contre l’immigration irrégulière.

    Depuis des années, de multiples accords pour réadmettre les Tunisien·nes expulsé·es d’Europe ou encore financer du matériel aux #gardes-côtes_tunisiens sont ainsi signés, notamment avec l’#Italie ou encore avec la #Belgique. En plus de ces #partenariats_bilatéraux, l’#Union_européenne utilise ses fonds dédiés à la migration pour financer de nombreux programmes en Tunisie dans le cadre du “#partenariat_pour_la_mobilité”. Dans les faits, ces programmes servent avant tout à empêcher les gens de partir et les pousser à rester chez eux.

    L’ensemble de ces programmes mis en place avec les États européens et l’UE sont nombreux et difficiles à retracer. Dans d’autres pays, notamment au Nigeria, des journalistes ont essayé de compiler l’ensemble de ces flux financiers européens pour la migration. Dans leur article, Ils et elle soulignent la difficulté, voire l’impossibilité de véritablement comprendre tous les fonds, programmes et acteurs de ces financements.

    “C’est profondément préoccupant”, écrivent Maite Vermeulen, Ajibola Amzat et Giacomo Zandonini. “Bien que l’Europe maintienne un semblant de transparence, il est pratiquement impossible dans les faits de tenir l’UE et ses États membres responsables de leurs dépenses pour la migration, et encore moins d’évaluer leur efficacité.”

    En Tunisie, où les investissements restent moins importants que dans d’autres pays de la région comme en Libye, il a été possible d’obtenir un résumé, fourni par la Délégation de l’Union européenne, des programmes financés par l’UE et liés à la migration. Depuis 2016, cela se traduit par l’investissement de près de 58 millions d’euros à travers trois différents fonds : le #FFU (#Fonds_Fiduciaire_d’Urgence) de la Valette, l’#AMIF (Asylum, Migration and Integration Fund) et l’Instrument européen de voisinage (enveloppe régionale).

    Mais il est à noter que ces informations ne prennent pas en compte les autres investissements d’#aide_au_développement ou de soutien à la #lutte_antiterroriste dont les programmes peuvent également concerner la migration. Depuis 2011, au niveau bilatéral, l’Union européenne a ainsi investi 2,5 billions d’euros en Tunisie, toutes thématiques confondues.

    L’écrasante majorité de ces financements de l’UE - 54 200 000 euros - proviennent du #Fond_fiduciaire_d'urgence_pour_l'Afrique. Lancé en 2015, lors du #sommet_de_la_Valette, ce FFU a été créé “en faveur de la stabilité et de la lutte contre les #causes_profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique” à hauteur de 2 milliards d’euros pour toute la région.

    Ce financement a été pointé du doigt par des associations de droits humains comme Oxfam qui souligne “qu’une partie considérable de ses fonds est investie dans des mesures de #sécurité et de #gestion_des_frontières.”

    “Ces résultats montrent que l’approche des bailleurs de fonds européens vis-à-vis de la gestion des migrations est bien plus axée sur des objectifs de #confinement et de #contrôle. Cette approche est loin de l’engagement qu’ils ont pris (...) de ‘promouvoir des canaux réguliers de migration et de mobilité au départ des pays d’Europe et d’Afrique et entre ceux-ci’ (...) ou de ‘Faciliter la migration et la mobilité de façon ordonnée, sans danger, régulière et responsable’”, détaille plus loin le rapport.

    Surveiller les frontières

    Parmi la vingtaine de projets financés par l’UE, la sécurité des frontières occupe une place prépondérante. Le “#Programme_de_gestion_des_frontières_au_Maghreb” (#BMP_Maghreb) est, de loin, le plus coûteux. Pour fournir de l’équipement et des formations aux gardes-côtes tunisiens, l’UE investit 20 millions d’euros, près d’un tiers du budget en question.

    Le projet BMP Maghreb a un objectif clairement défini : protéger, surveiller et contrôler les #frontières_maritimes dans le but de réduire l’immigration irrégulière. Par exemple, trois chambres d’opération ainsi qu’un système pilote de #surveillance_maritime (#ISmariS) ont été fournis à la garde nationale tunisienne. En collaboration avec le ministère de l’Intérieur et ses différents corps - garde nationale, douane, etc. -, ce programme est géré par l’#ICMPD (#Centre_international_pour_le_développement_des_politiques_migratoires).

    “Le BMP Maghreb est mis en place au #Maroc et en Tunisie. C’est essentiellement de l’acquisition de matériel : matériel informatique, de transmission demandé par l’Etat tunisien”, détaille Donya Smida de l’ICMPD. “On a fait d’abord une première analyse des besoins, qui est complétée ensuite par les autorités tunisiennes”.

    Cette fourniture de matériel s’ajoute à des #formations dispensées par des #experts_techniques, encore une fois coordonnées par l’ICMPD. Cette organisation internationale se présente comme spécialisée dans le “renforcement de capacités” dans le domaine de la politique migratoire, “loin des débat émotionnels et politisés”.

    "Cette posture est symptomatique d’un glissement sémantique plus général. Traiter la migration comme un sujet politique serait dangereux, alors on préfère la “gérer” comme un sujet purement technique. In fine, la ’gestionnaliser’ revient surtout à dépolitiser la question migratoire", commente #Camille_Cassarini, chercheur sur les migrations subsahariennes en Tunisie. “L’ICMPD, ce sont des ‘techniciens’ de la gestion des frontières. Ils dispensent des formations aux États grâce à un réseau d’experts avec un maître-mot : #neutralité politique et idéologique et #soutien_technique."

    En plus de ce programme, la Tunisie bénéficie d’autres fonds et reçoit aussi du matériel pour veiller à la sécurité des frontières. Certains s’inscrivent dans d’autres projets financés par l’UE, comme dans le cadre de la #lutte_antiterroriste.

    Il faut aussi ajouter à cela les équipements fournis individuellement par les pays européens dans le cadre de leurs #accords_bilatéraux. En ce qui concerne la protection des frontières, on peut citer l’exemple de l’Italie qui a fourni une douzaine de bateaux à la Tunisie en 2011. En 2017, l’Italie a également soutenu la Tunisie à travers un projet de modernisation de bateaux de patrouille fournis à la garde nationale tunisienne pour environ 12 millions d’euros.

    L’#Allemagne est aussi un investisseur de plus en plus important, surtout en ce qui concerne les frontières terrestres. Entre 2015 et 2016, elle a contribué à la création d’un centre régional pour la garde nationale et la police des frontières. A la frontière tuniso-libyenne, elle fournit aussi des outils de surveillance électronique tels que des caméras thermiques, des paires de jumelles nocturnes, etc…

    L’opacité des #accords_bilatéraux

    De nombreux pays européens - Allemagne, Italie, #France, Belgique, #Autriche, etc. - coopèrent ainsi avec la Tunisie en concluant de nombreux accords sur la migration. Une grande partie de cette coopération concerne la #réadmission des expulsé·es tunisien·nes. Avec l’Italie, quatre accords ont ainsi été signés en ce sens entre 1998 et 2011. D’après le FTDES* (Forum tunisien des droits économiques et sociaux), c’est dans le cadre de ce dernier accord que la Tunisie accueillerait deux avions par semaine à l’aéroport d’Enfidha de Tunisien·nes expulsé·es depuis Palerme.

    “Ces accords jouent beaucoup sur le caractère réciproque mais dans les faits, il y a un rapport inégal et asymétrique. En termes de réadmission, il est évident que la majorité des #expulsions concernent les Tunisiens en Europe”, commente Jean-Pierre Cassarino, chercheur et spécialiste des systèmes de réadmission.

    En pratique, la Tunisie ne montre pas toujours une volonté politique d’appliquer les accords en question. Plusieurs pays européens se plaignent de la lenteur des procédures de réadmissions de l’Etat tunisien avec qui “les intérêts ne sont pas vraiment convergents”.

    Malgré cela, du côté tunisien, signer ces accords est un moyen de consolider des #alliances. “C’est un moyen d’apparaître comme un partenaire fiable et stable notamment dans la lutte contre l’extrémisme religieux, l’immigration irrégulière ou encore la protection extérieure des frontières européennes, devenus des thèmes prioritaires depuis environ la moitié des années 2000”, explique Jean-Pierre Cassarino.

    Toujours selon les chercheurs, depuis les années 90, ces accords bilatéraux seraient devenus de plus en plus informels pour éviter de longues ratifications au niveau bilatéral les rendant par conséquent, plus opaques.

    Le #soft_power : nouvel outil d’externalisation

    Tous ces exemples montrent à quel point la question de la protection des frontières et de la #lutte_contre_l’immigration_irrégulière sont au cœur des politiques européennes. Une étude de la direction générale des politiques externes du Parlement européen élaborée en 2016 souligne comment l’UE “a tendance à appuyer ses propres intérêts dans les accords, comme c’est le cas pour les sujets liés à l’immigration.” en Tunisie.

    Le rapport pointe du doigt la contradiction entre le discours de l’UE qui, depuis 2011, insiste sur sa volonté de soutenir la Tunisie dans sa #transition_démocratique, notamment dans le domaine migratoire, tandis qu’en pratique, elle reste focalisée sur le volet sécuritaire.

    “La coopération en matière de sécurité demeure fortement centrée sur le contrôle des flux de migration et la lutte contre le terrorisme” alors même que “la rhétorique de l’UE en matière de questions de sécurité (...) a évolué en un discours plus large sur l’importance de la consolidation de l’État de droit et de la garantie de la protection des droits et des libertés acquis grâce à la révolution.”, détaille le rapport.

    Mais même si ces projets ont moins de poids en termes financiers, l’UE met en place de nombreux programmes visant à “développer des initiatives socio-économiques au niveau local”, “ mobiliser la diaspora” ou encore “sensibiliser sur les risques liés à la migration irrégulière”. La priorité est de dissuader en amont les potentiel·les candidat·es à l’immigration irrégulière, au travers de l’appui institutionnel, des #campagnes de #sensibilisation...

    L’#appui_institutionnel, présenté comme une priorité par l’UE, constitue ainsi le deuxième domaine d’investissement avec près de 15% des fonds.

    Houda Ben Jeddou, responsable de la coopération internationale en matière de migration à la DGCIM du ministère des Affaires sociales, explique que le projet #ProgreSMigration, créé en 2016 avec un financement à hauteur de 12,8 millions d’euros, permet de mettre en place “ des ateliers de formations”, “des dispositifs d’aides au retour” ou encore “des enquêtes statistiques sur la migration en Tunisie”.

    Ce projet est en partenariat avec des acteurs étatiques tunisiens comme le ministère des Affaires Sociales, l’observatoire national des migrations (ONM) ou encore l’Institut national de statistiques (INS). L’un des volets prioritaires est de “soutenir la #Stratégie_nationale_migratoire_tunisienne”. Pour autant, ce type de projet ne constitue pas une priorité pour les autorités tunisiennes et cette stratégie n’a toujours pas vu le jour.

    Houda Ben Jeddou explique avoir déposé un projet à la présidence en 2018, attendant qu’elle soit validée. "Il n’y a pas de volonté politique de mettre ce dossier en priorité”, reconnaît-elle.

    Pour Camille Cassarini, ce blocage est assez révélateur de l’absence d’une politique cohérente en Tunisie. “Cela en dit long sur les stratégies de contournement que met en place l’État tunisien en refusant de faire avancer le sujet d’un point de vue politique. Malgré les investissements européens pour pousser la Tunisie à avoir une politique migratoire correspondant à ses standards, on voit que les agendas ne sont pas les mêmes à ce niveau”.

    Changer la vision des migrations

    Pour mettre en place tous ces programmes, en plus des partenariats étatiques avec la Tunisie, l’Europe travaille en étroite collaboration avec les organisations internationales telles que l’#OIM (Organisation internationale pour les migrations), l’ICMPD et le #UNHCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), les agences de développement européennes implantées sur le territoire - #GiZ, #Expertise_France, #AfD - ainsi que la société civile tunisienne.

    Dans ses travaux, Camille Cassarini montre que les acteurs sécuritaires sont progressivement assistés par des acteurs humanitaires qui s’occupent de mener une politique gestionnaire de la migration, cohérente avec les stratégies sécuritaires. “Le rôle de ces organisations internationales, type OIM, ICMPD, etc., c’est principalement d’effectuer un transfert de normes et pratiques qui correspondent à des dispositifs de #contrôle_migratoire que les Etats européens ne peuvent pas mettre directement en oeuvre”, explique-t-il.

    Contactée à plusieurs reprises par Inkyfada, la Délégation de l’Union européenne en Tunisie a répondu en fournissant le document détaillant leurs projets dans le cadre de leur partenariat de mobilité avec la Tunisie. Elle n’a pas souhaité donner suite aux demandes d’entretiens.

    En finançant ces organisations, les Etats européens ont d’autant plus de poids dans leur orientation politique, affirme encore le chercheur en donnant l’exemple de l’OIM, une des principales organisations actives en Tunisie dans ce domaine. “De par leurs réseaux, ces organisations sont devenues des acteurs incontournables. En Tunisie, elles occupent un espace organisationnel qui n’est pas occupé par l’Etat tunisien. Ça arrange plus ou moins tout le monde : les Etats européens ont des acteurs qui véhiculent leur vision des migrations et l’État tunisien a un acteur qui s’en occupe à sa place”.

    “Dans notre langage académique, on les appelle des #acteurs_épistémologiques”, ajoute Jean-Pierre Cassarino. A travers leur langage et l’étendue de leur réseau, ces organisations arrivent à imposer une certaine vision de la gestion des migrations en Tunisie. “Il n’y a qu’à voir le #lexique de la migration publié sur le site de l’Observatoire national [tunisien] des migrations : c’est une copie de celui de l’OIM”, continue-t-il.

    Contactée également par Inkyfada, l’OIM n’a pas donné suite à nos demandes d’entretien.

    Camille Cassarini donne aussi l’exemple des “#retours_volontaires”. L’OIM ou encore l’Office français de l’immigration (OFII) affirment que ces programmes permettent “la réinsertion sociale et économique des migrants de retour de façon à garantir la #dignité des personnes”. “Dans la réalité, la plupart des retours sont très mal ou pas suivis. On les renvoie au pays sans ressource et on renforce par là leur #précarité_économique et leur #vulnérabilité", affirme-t-il. “Et tous ces mots-clés euphémisent la réalité d’une coopération et de programmes avant tout basé sur le contrôle migratoire”.

    Bien que l’OIM existe depuis près de 20 ans en Tunisie, Camille Cassarini explique que ce système s’est surtout mis en place après la Révolution, notamment avec la société civile. “La singularité de la Tunisie, c’est sa transition démocratique : l’UE a dû adapter sa politique migratoire à ce changement politique et cela est passé notamment par la promotion de la société civile”.

    Dans leur ouvrage à paraître “Externaliser la gouvernance migratoire à travers la société tunisienne : le cas de la Tunisie” [Externalising Migration Governance through Civil Society : Tunisia as a Case Study], Sabine Didi et Caterina Giusa expliquent comment les programmes européens et les #organisations_internationales ont été implantées à travers la #société_civile.

    “Dans le cas des projets liés à la migration, le rôle déterminant de la société civile apparaît au niveau micro, en tant qu’intermédiaire entre les organisations chargées de la mise en œuvre et les différents publics catégorisés et identifiés comme des ‘#migrants_de_retour’, ‘membres de la diaspora’, ou ‘candidats potentiels à la migration irrégulière’", explique Caterina Giusa dans cet ouvrage, “L’intérêt d’inclure et et de travailler avec la société civile est de ‘faire avaler la pilule’ [aux populations locales]”.

    “Pour résumer, tous ces projets ont pour but de faire en sorte que les acteurs tunisiens aient une grille de lecture du phénomène migratoire qui correspondent aux intérêts de l’Union européenne. Et concrètement, ce qui se dessine derrière cette vision “gestionnaire”, c’est surtout une #injonction_à_l’immobilité”, termine Camille Cassarini.

    https://inkyfada.com/fr/2020/03/20/financements-ue-tunisie-migration
    #externalisation #asile #migrations #frontières #Tunisie #EU #UE #Europe #contrôles_frontaliers #politique_de_voisinage #dissuasion #IOM #HCR #immobilité

    Ajouté à la métaliste sur l’externalisation des frontières :
    https://seenthis.net/messages/731749#message765330

    Et celle sur la conditionnalité de l’aide au développement :
    https://seenthis.net/messages/733358#message768701

    ping @karine4 @isskein @_kg_

  • Claudio, gendarme et père de famille : tué à 46 ans par le #Coronavirus
    https://www.les-crises.fr/claudio-gendarme-et-pere-de-famille-tue-a-46-ans-par-le-coronavirus

    Source : Fabio Conti, pour L’eco Di Bergamo, le 21/03/2020.

    Le gendarme, 46 ans, laisse derrière lui sa femme et sa petite fille de 10 ans. Il était confiné chez lui depuis le 28 février, suite à la disparition de son beau-père positif au Covid-19. « Allo, gendarmerie ». Ce ton calme et ferme, qui rassurait avec seulement quelques mots. Cette sérénité que ceux à l’autre bout du fil espéraient souvent entendre en appelant le numéro d’urgence. Et Claudio Polzoni, gendarme affecté au centre d’appels de gendarmerie de Bergame, pendant presque douze ans, a rassuré, guidé, aidé, réconforté, soutenu et parfois consolé ou bien même, quand c’était nécessaire, soigné des milliers d’habitants de Bergame. Le coronavirus a encore frappé et emporté cette belle voix amicale. Il l’a emporté jeudi soir, à seulement 46 ans, (...)

    #Santé #Italie #Santé,_Coronavirus,_Italie

  • In one Italian town, we showed mass testing could eradicate the coronavirus

    By identifying and isolating clusters of infected people, we wiped out Covid-19 in Vò.

    It’s now about one month since Covid-19 began to sweep across Italy. With more than total cases topping 40,000 as of 19 March, it is now the worst-affected country outside of China.

    But in the last two weeks, a promising pilot study here has produced results that may be instructive for other countries trying to control coronavirus. Beginning on 6 March , along with researchers at the University of Padua and the Red Cross, we tested all residents of Vò, a town of 3,000 inhabitants near Venice – including those who did not have symptoms. This allowed us to quarantine people before they showed signs of infection and stop the further spread of coronavirus. In this way, we eradicated coronavirus in under 14 days.
    Scientists say mass tests in Italian town have halted Covid-19 there
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    While we believe it is too late to enact this approach in a city such as Milan, where infections are out of control, there could still be time to do this in the UK before the crisis gets even worse: the government could identify and isolate clusters, quarantine everyone affected, trace their recent contacts, and quarantine and isolate them, too – whether they had symptoms or not.

    Our experiment came to be by chance. The Italian authorities had a strong emotional reaction to news of the country’s first death – which was in Vò. The whole town was put into quarantine and every inhabitant was tested. The tests were processed by us at the University of Padua. It became clear that this was a unique epidemiological setting – and an application was put in to keep the town in lockdown and run a second round of tests after nine days.

    In the first round of testing, 89 people tested positive. In the second round, the number had dropped to six, who remained in isolation. In this way, we managed to eradicate coronavirus from Vò, achieving a 100% recovery rate for those previously infected while recording no further cases of transmission.

    We made an interesting finding: at the time the first symptomatic case was diagnosed, a significant proportion of the population, about 3%, had already been infected – yet most of them were completely asymptomatic. Our study established a valuable principle: testing of all citizens, whether or not they have symptoms, provides a way to control this pandemic.

    The nature of this crisis means that establishing a structured response like this is key, while widespread testing is crucial in telling an accurate story of how many people are affected, and what the mortality rate of the virus actually is. In Italy, we have struggled with a rampant rise of mortality (the number of casualties divided by the number of infected people), which has reached an apparent value of 8% – far higher than the mortality rate in China and grimly close to that during the 2002-2003 Sars outbreak.
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    This high rate is misleading, though. After the first few days of the initial outbreak, cases were classed as all of those found to be infected by the virus. Yet since then, only the obviously symptomatic subjects – those needing medical care – have been tested for the virus and thus counted as cases.

    The decision to only test those who presented for treatment with symptoms of the virus was taken by major Italian public health experts, apparently in line with World Health Organization (WHO) suggestions. The consequence has been that people who haven’t asked for medical attention have only been tested very occasionally in Italy. Nonetheless, asymptomatic or quasi-symptomatic subjects represent a good 70% of all virus-infected people and, still worse, an unknown, yet impossible to ignore portion of them can transmit the virus to others. Full testing would give us a clearer picture of how many people actually have the virus, and how many pass it on.

    If the fact that only those presenting with the virus were being tested was accounted for, the mortality percentage would fall to more “normal” levels. This is shown by the mortality in the Veneto region, which is steadily around 2.5-3%, still high but threefold less than the ones in Lombardy and Emilia-Romagna.

    Why this marked difference? Veneto is comparable to the other two northern regions for education, general lifestyle, personal income and age of the population – all factors, particularly the last one, believed to influence Covid-19 mortality. Although a non-homogeneous data collection and other variables could explain the difference, there is one main factor that is likely playing a role. In Veneto, the virus was more actively sought out through testing, a programme that included part of the asymptomatic population. Official numbers speak of roughly eight in every 100 people tested in Veneto, against about half and one-third of that proportion in Lombardy and Emila-Romagna, respectively.

    Unfortunately, it would be near impossible to repeat this model in a large city, due to the number of people who would need to be tested. However, our findings warrant careful consideration by health policymakers in Italy and around the world. They invite researchers to eradicate the virus through extensive testing of both symptomatic individuals and all of their social contacts – including relatives, friends and neighbours. In this way, we catch out the disease before it has the chance to spread – and, most importantly, before the carrier has the chance to unwittingly pass it on to other people.

    In the absence of specific therapies or a vaccine, quarantine, distancing and identification of asymptomatic carriers remain the only real measures to control this epidemic. In the UK, authorities could still identify and isolate clusters, and test everyone who has come into contact with those infected. Wisely, though probably belatedly, WHO has just this week recommended what we have found in our research to be the best line of defence: testing, testing, testing.

    https://www.theguardian.com/commentisfree/2020/mar/20/eradicated-coronavirus-mass-testing-covid-19-italy-vo?CMP=Share_iOSApp_
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