• Tunisie : pourquoi l’Europe ferme les yeux sur les dérives autoritaires du président Kaïs Saïed
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/06/14/tunisie-pourquoi-l-europe-ferme-les-yeux-sur-les-derives-autoritaires-du-pre

    Tunisie : pourquoi l’Europe ferme les yeux sur les dérives autoritaires du président Kaïs Saïed
    Par Monia Ben Hamadi (Tunis, correspondance)
    Il a finalement décliné l’invitation. Convié au sommet du G7, qui se tient du jeudi 13 au samedi 15 juin dans le sud de l’Italie, le président tunisien, Kaïs Saïed, sera représenté par le chef du gouvernement, Ahmed Hachani. Aucune explication n’a été avancée alors que les relations entre Rome et Tunis sont au beau fixe. Georgia Meloni, la présidente du Conseil italien, s’est rendue en Tunisie à quatre reprises en moins d’un an. Et Kaïs Saïed, malgré sa dérive autoritaire, reste un interlocuteur à ménager pour les Occidentaux.
    Leur relative indulgence tient à la priorité donnée par l’Union européenne (UE) au contrôle des flux migratoires, particulièrement en provenance de la rive sud de la Méditerranée, dans le cadre du mémorandum d’entente signé le 16 juillet 2023 avec la Tunisie. Les récentes crispations liées aux inquiétudes exprimées par l’UE, la France et les Etats-Unis à la suite de la vague d’arrestations de journalistes, d’avocats et de responsables d’ONG, en mai, n’ont pas fondamentalement altéré cette relation.
    Certes, les critiques de Bruxelles, Paris et Washington ont suscité la colère de Kaïs Saïed, qui a convoqué les ambassadeurs concernés et réaffirmé le refus de toute ingérence étrangère. Mais côté européen, on a préféré temporiser et laisser passer l’orage. Et pour cause : la coopération entre la Tunisie et l’UE en matière de contrôle des flux migratoires montre des résultats. Depuis le début de l’année, moins de 23 000 migrants ont débarqué sur les côtes italiennes, contre près de 60 000 durant la même période en 2023.
    En mai, le ministre tunisien de l’intérieur, Kamel Feki (limogé depuis), avait confié aux parlementaires, lors d’une audition à huis clos, que les frontières étaient étroitement surveillées en réponse aux demandes de certains dirigeants européens à l’approche des élections européennes, selon des révélations du journal Acharaa El Magharibi confirmées par le député Yassine Mami.
    « L’Italie a toujours plaidé pour garder des liens avec Kaïs Saïed et continue de miser sur lui pour assurer la stabilité du pays, analyse Hamza Meddeb, chercheur au cercle de réflexion Carnegie Middle East Center. Dans l’ensemble, les capitales européennes privilégient aujourd’hui une approche transactionnelle, avec comme priorités la migration, la sécurité ou l’énergie. Si le prix à payer est de fermer les yeux sur l’absence de calendrier électoral ou de droits humains, elles le feront. »
    Professeur de droit constitutionnel qualifié à l’époque de « radical-conservateur », Kaïs Saïed est arrivé au pouvoir en octobre 2019 après une nette victoire à l’élection présidentielle. Sa campagne, axée sur la lutte contre la corruption, le rejet des élites politiques traditionnelles et un système de démocratie participative décentralisé, a trouvé un écho favorable parmi les Tunisiens, particulièrement les jeunes, désillusionnés par dix ans de crises politiques post-révolution et un processus de transition démocratique jugé insatisfaisant.
    Le 25 juillet 2021, en pleine crise du Covid-19 et avec l’aggravation des blocages politiques et de la crise économique, Kaïs Saïed a renversé la table en suspendant le Parlement et en s’octroyant les pleins pouvoirs, une action qualifiée de « coup d’Etat » par ses détracteurs mais acceptée globalement par la communauté internationale. Un an plus tard, il a entériné son virage hyperprésidentialiste en faisant adopter une nouvelle Constitution qui lui confère des pouvoirs étendus.
    Depuis son coup de force, l’homme fort de Carthage a entrepris un démantèlement méthodique des corps intermédiaires et des institutions mises en place après le renversement de Zine El-Abidine Ben Ali en 2011, une période post-révolutionnaire que ses partisans appellent « la décennie noire ». Gouvernant par décret, il a pris la décision unilatérale de dissoudre définitivement le Parlement en mars 2022, après avoir suspendu l’application de la Constitution et dissous le Conseil de la magistrature.
    La même année, il a accru sa mainmise sur le pouvoir judiciaire par la révocation d’une cinquantaine de juges, avant de s’attaquer à la liberté d’expression avec la publication du décret-loi 54, promulgué en septembre 2022 pour lutter contre les « fausses nouvelles ». Dès 2023, des dizaines d’opposants de différents partis politiques, en majorité des cadres du parti islamiste Ennahda – dont son leader, Rached Ghannouchi –, ont été emprisonnés et accusés de complot contre la sûreté de l’Etat ou d’intelligence avec des puissances étrangères. Plusieurs journalistes, syndicalistes, hommes d’affaires, avocats ou responsables d’ONG ont été incarcérés et poursuivis pour les mêmes charges.
    Parallèlement, la répression contre les migrants subsahariens s’est intensifiée. Accusés par le chef de l’Etat de participer à un complot visant à modifier la « composition démographique » du pays, ces derniers ont fait l’objet de véritables chasses à l’homme à partir de juillet 2023. Plusieurs milliers d’entre eux ont été expulsés de leurs domiciles, licenciés ou déplacés aux frontières, en plein désert, au moment de la signature du mémorandum d’entente avec l’UE.
    Dans ses discours, le président joue volontiers le bras de fer avec les Occidentaux, rejetant toute critique – même timide – venue de l’étranger comme une atteinte à la souveraineté du pays. Mais s’il plaide pour un rapprochement avec la Russie ou la Chine, où il a été reçu fin mai lors d’une visite d’Etat, il peut difficilement se permettre de rompre avec les Occidentaux. L’Europe est le premier partenaire commercial de la Tunisie et les Etats-Unis apportent un soutien financier non négligeable à son armée. La volte-face de Kaïs Saïed, qui a rejeté l’adoption d’une loi criminalisant les relations avec Israël en novembre 2023, illustrerait les leviers de pression dont dispose encore Washington, selon plusieurs députés tunisiens.
    Le 19 mai, un article du quotidien italien La Repubblica faisant état d’avions « militaires russes » ayant atterri sur l’île de Djerba a suscité une certaine fébrilité. Bien que cette information ait été démentie par Moscou et Tunis, la crainte d’une évolution prorusse de la Tunisie, traditionnellement affiliée au camp occidental, marquerait une rupture, bien que le changement de trajectoire diplomatique revendiqué par le président et son discours « anti-impérialiste » ne se soient que très peu concrétisés dans les faits. « Je pense que personne ne le prend au sérieux, commente Hamza Meddeb. Toutes ses gesticulations diplomatiques ne sont pas suivies d’actions concrètes, c’est juste un discours et des slogans. »

    #Covid-19#migrant#migration#UE#tunisie#afriquesubsaharienne#droit#italie#frontiere#expulsion#sante

  • « Dos courbé » de Chiens de paille : un titre de rap sur l’immigration italienne en France et l’italophobie.

    https://lhistgeobox.blogspot.com/2024/06/dos-courbe-de-chiens-de-paille-un-titre.html

    "L’arrivée des immigrés italiens nourrit des représentations condescendantes de ces populations, désormais souvent désignées sous les termes méprisants de « macaroni » ("Cannelloni" dans le morceau) ou « ritals ». Des stéréotypes tenaces se forgent alors. L’image de l’Italien manieur de couteau se répand, alimentant la chronique des faits-divers, contribuant à ce que « leur présence terrorise ». L’Italien est envisagé comme fondamentalement différent. Buveur, bavard, parlant avec les mains, exubérant, l’Italien est accusé de tous les maux. Trop frugal, il se contente de pattes, une habitude alimentaire bien saugrenue pour les palais français. La religiosité de nombreux immigrés italiens déroute. Leur piété, démonstrative et caractérisée par les processions publiques, irrite et passe pour superficielle aux yeux des catholiques français. Au moment où la société française connaît une rapide sécularisation, ils ne trouvent pas davantage grâce auprès des laïcs, qui les désignent à Marseille sous le terme méprisant de « Christos ». (4)

    L’animosité à l’encontre des immigrés italiens s’accuse en période de crise économique. D’aucuns leur reprochent d’accepter des salaires de misère et de représenter une concurrence déloyale sur le marché du travail. La « concurrence » italienne se limite pourtant aux travaux les plus durs, largement délaissés par les nationaux, sauf lors des périodes de crise. Ainsi, lors de la Grande dépression, ces tâches ingrates et difficiles constituent une sorte de refuge pour les ouvriers français, privés de leur emploi. Dans ce contexte, les secteurs ordinairement abandonnés à la main d’œuvre étrangère sont de nouveau convoités. Les tensions atteignent leur paroxysme lors du massacre des salines d’Aigues-Mortes, en 1893. Considérés comme des étrangers inassimilables, ils subissent alors quolibets et insultes."

    https://images.theconversation.com/files/505560/original/file-20230120-4431-9ne9pk.jpeg?ixlib=rb-4.1.0&rect=0%2C0%2C1

    #immigration #racisme #Italie #xénophobie #migrant #fascisme

  • Tolkien war kein Faschist, aber…
    https://tribes.hypotheses.org/2712

    3.10.2022 von von Massimiliano Livi - Zur Rezeption und Kommodifizierung Tolkiens in der italienischen Rechte. Eine Präzisierung

    In diesen Tagen berichten vermehrt sowohl die italienische als auch die internationale Presse über die im italienischen Wahlkampf der rechten Partei Fratelli d’Italia geäußerten ideellen Bezüge zu Tolkien und Herr der Ringe [Siehe die Links unten]. Was gerade Schlagzeile macht ist eigentlich keine Neuigkeit, sondern eher eine sehr alte Geschichte, viel älter als Giorgia Meloni selbst. Es handelt sich um eine Geschichte, die Ihre Wurzel in den kulturellen Transformationen der 1970er Jahren hat und zwar nach den großen politischen Umwälzungen, die den Jahren 1968 und 1973 gefolgt sind.

    Einige Präzisierungen zu diesem Thema sind dann jetzt wichtig denn je. Spätestens nachdem auch die deutschen Rechtsextreme mit einer ihren Zeitschriften auf den Zug einer zweckmäßigen und einseitigen Narration zu diesem Thema eingestiegen sind.[1]
    Massimiliano Livi im Interview mit Deutschlandfunk Kultur am 27. September 2022, 14:10 Uhr

    Die Rezeptionslücke in Italien gab der entstehenden rechten (Sub)Kultur der 1970er Jahren die Möglichkeit, Tolkien zu einem legitimen konservativen Bezugspunkt, mehr noch: zu ihrer Ikone zu machen.

    Credits: https://scottcoopermiamischolarships.com/jrr-tolkien

    I

    Ähnlich wie im Fall der deutschen Ausgabe, wurde „The Lord of the Rings“ auf Anregung von zwei konservativen Philosophen Elémire Zolla und Alfredo Cattabiani und vom dem ebenfalls konservativen Musikwissenschaftler Quirino Principe Erst 1970 ins italienischen übersetzt. Veröffentlicht würde in dem neugegründeten bürgerlich konservativen Verlag Rusconi in Mailand.

    Diese Übersetzung wurde von der damaligen Linke sehr schnell und pauschal als Unfug stigmatisiert. Sowohl die etablierte Linke als auch die linke italienische Gegenkultur der Zeit kritisierten das Buch gerade dafür, dass es solch zeitlose und dennoch relevante Werte wie Freundschaft, Ehre und Pflichtgefühl in den Kosmos von Mittelerde, in einer Fantasy-Welt, kontextualisiert. Für sie stellte die von einem traditionalistischen Katholiken geschaffene, „fantastische“ mittelalterliche Welt nichts anderes als eine anti-historische Flucht vor der Realität und ihrer wissenschaftlichen Interpretation dar. Selbst Umberto Eco kritisierte Ende der 1970er Jahre das Lesen von Tolkien als nutzlose Übung und stigmatisierte seinen literarischen Stoff als kryptofaschistisch.

    Es ist daher nicht verwunderlich, dass zum Zeitpunkt der ersten Ausgabe von „Il signore degli anelli“ in dem stark ideologisierten kulturellen Klima Italiens die ersten Rezensionen in eher konservativen Zeitungen wie Corriere della Sera, Il Tempo und Il Giornale zu finden waren und dass es während der gesamten 1970er Jahren nur Zeitschriften und Fan-Magazine aus der subkulturellen „Area“ der jungen rechten Szene waren, welche dann die entstandene Lücke füllten.

    Diese Rezeptionslücke gab den jungen intellektuellen Exponenten dieser entstehenden rechten (Sub)Kultur die Möglichkeit, Tolkien zu einem legitimen konservativen Bezugspunkt, mehr noch: zu ihrer Ikone zu machen. Durch ihre eigenartige Interpretation könnten sie aber gleichzeitig auch einen Versuch starten, einen italienischen Neo-Konservatismus zu begründen, der nicht in dem faschistischen Erbe verfangen sein sollte.

    Tolkien war ein Monarchist, demokratiekritisch und traditionsverbunden. Die Ablehnung des kulturellen und ethnischen Pluralismus in „Herr der Ringe“, zusammen mit der Bewahrung des Lokalen, seiner kulturellen Besonderheiten und ihrer einfachen Substanz stellen die Elemente einer Wahlverwandtschaft der Nuova Destra mit Tolkien dar.

    II

    Wie kam denn, dass Tolkien so eine große Bedeutung für das rechte Lager in Italien bekam? Unbestreitbar war Tolkien ein Monarchist, demokratiekritisch und traditionsverbunden. In seinem Epos versteckt er aber seine Ablehnung einer Gleichstellung aller Kulturen ebenfalls nicht. Diese kann für Ihn aber trotzdem mit einem kulturellen und ethnischen Pluralismus einhergehen. Beide projiziert und fasst er in die Bewahrung des Lokalen, seiner kulturellen Besonderheiten und ihrer einfachen Substanz mit einer naturbegründeten Verbindung zwischen Kulturen, Sprachen und der Geographie zusammen.

    Aufgrund einer wiedererkannten Wahlverwandtschaft gingen solche Vorstellungen auch mittels der Rezeption der Schriften von Alain de Benoist, der Leitfigur der französischen Nouvelle Droite, in das Denken der Nuova Destra ein. Denn De Benoist, wie Tolkien auch, propagierte eine Gesellschaft der vielen kleinen Heimaten und kulturellen Identitäten, die in der soziobiologischen Perspektive der Nouvelle Droite, die unvermeidliche Naturhaftigkeit von Herrschaft und Hierarchien nicht außer Kraft setzen würde.

    Indem sie dem Phantastischen den Vorzug vor dem Realen gaben und dem Metaphysischen vor dem Rationalen, wollten sie eine religiöse, sakrale und spirituelle Ebene erschaffen, die sie als Vervollständigung der Moderne verstanden.

    Damit versuchten sie ihre eigene Konservatismus Definition zu begründen, und zwar auf das „Sakrale“ und das „Mythische“, als alles durchdringende und leitende Phänomene und auf ihren Fortbestand in der Moderne. Damit knüpften sie an ihre – von Tolkien losgelöste bzw. parallele – Rezeption des Denkens von Philosophen und Religionshistorikern wie Julius Evola und René Guénon an.

    Vor diesem gesamtenHintergrund wurde Tolkien in der Nuova destra rezipiert und der Roman The Lord of the Rings erschlossen.

    Tolkien wurde immer mehr zu einem Symbol funktionalisiert, um die Aufmerksamkeit der Öffentlichkeit auf die Rechte zu lenken und damit breite Bevölkerungsschichten mit rechten Ideologemen vertraut zu machen.

    III

    Nach einer ersten Phase (zumindest bis in die frühen 1980er Jahre) in der einer metatextuellen Konstruktion eines identitätsstiftenden Elements durch Tolkiens Stoff praktiziert wurde, wurde in einer zweiten Phase (ab den 1990er bis heute) eine Funktionalisierung bzw. Instrumentalisierung des Stoffes für das Ziel eines rechten Ideologietransfers in breite konsumkulturelle Milieus betrieben.

    Das bedeutet, dass in dieser zweiten Phase Tolkien immer mehr als Symbol wurde, um einerseits die Aufmerksamkeit der Öffentlichkeit auf die neurechten Aufbrüche der jungen sog. „Zweiten Republik“ zu lenken und diesen einen populärkulturellen, modernen Anstrich zu geben. Anderseits wollten sie damit breite Bevölkerungsschichten mit rechten Ideologemen vertraut machen.

    Diese Funktionalisierung hat sicherlich bereits mit den Campi Hobbit angefangen.

    Entwickelt nach dem Vorbild von (linken) Sommerfestivals, fanden die Campi Hobbit 1977, 1978 und 1980 statt. Dem äußeren Erscheinungsbild nach waren sie kaum von den zahlreichen „linken“ Jugendveranstaltungen bzw. Hippie-Festivals der 1970er Jahre zu unterscheiden.

    Doch wurden sie für die italienische junge Rechte der späten 1970er Jahre zu einem epochalen identitätsstiftenden Ereignis. Das erste Hobbit-Camp wurde de facto zur offiziellen Protestveranstaltung gegen die MSI-Führung von Giorgio Almirante.

    Ihre Absicht war es, mit der „Selbstgettoisierung“ des italienischen Konservatismus innerhalb der Grenzen des Neofaschismus (und des katholischen Moralismus) durch die ewige „Trauer“ um das faschistische Regime bzw. um die Sozialrepublik von Salò der älteren Generationen brechen zu wollen. Erreichen wollten sie eine eigene postfaschistische konservative Sensibilität und Ästhetik.

    So überrascht es auch nicht, dass vor allem bei der ersten (1977) und der dritten (1980) Ausgabe des Campos auf verworrene Art die Fantasy von Tolkien, die Philosophie von Julius Evola, Antonio Gramsci, (rechte) alternative Rockmusik sowie die Ikone von Che Guevara und die radikale ideologische Kritik des linken Philosophen Massimo Cacciari zusammenfanden.

    Was heute bleibt ist nur eine popkulturelle Kommodifizierung Tolkiens, womit die italienische extreme Rechte ihre Ideologeme in die Popkultur zurückgebringt.

    IV

    Die Instrumentalisierung geschah vielmehr ab Mitte der 1990er Jahren, nach der Gründung der Alleanza Nazionale, der Nachfolgepartei des Movimento Sociale Italiano, als weder faschistische noch katholische konservative Partei und mit dem politischen Aufstieg früherer Exponenten der rechten Jugendbewegung der 1970er Jahren.

    Die neue Partei und vor allem ihre Jugendorganisationen griffen in ihren Kampagnen auf lokaler Ebene die „alte“, von Tolkien abgeleitete Symbolik aus den 1970er Jahren systematisch auf – mit dem Resultat, dass noch Anfang der 2000er Jahre auch der jüngsten Generation rechter militanter Gruppen Il signore degli anelli als „ihre Bibel“ galt. Daher auch das jüngste Zitat von Giorgia Meloni, die sich bereits 2002 in einem Interview so äußerte.[2]

    Ein weiteres offensichtliches Beispiel dieser Beanspruchungsstrategie folgte seit 2002 als die Verfilmung von Tolkiens Roman herauskamen. Auch diese spielten einerseits eine wichtige Rolle im Sinne einer Auflösung der ideologischen Polarisierung in Italien. Andererseits sorgten sie in der rechten Szene für eine kameradschaftliche Begeisterung, die sich u.a. in einer privaten aber medial sehr gut inszenierten Filmvorstellung zeigte.

    Die eigene Prämiere wurde 2002 in der Hauptstadt gleichzeitig zu der offiziellen Premiere des Filmes veranstaltet. Bei der Vorführung waren u.a. die drei Minister von Alleanza Nazionale Maurizio Gasparri, Gianni Alemanno und Ignazio La Russa sowie zahlreiche weitere ehemals militante Anhänger des MSI anwesend, die dann prompt vor der Presse von Tolkien als ihrem Kulturgut philosophierten.[3]

    Als vorerst letzter Kapitel dieser kulturelle Aneignung gelten die Protesten im Vorfeld der im Januar 2020 vollständig veröffentlichten Neuübersetzung des Il Signore degli Anelli,[4] welche die Erstausgabe von 1970 ersetzte und eine Vielzahl von Kontroversen und gerichtlichen Beschwerden auslöste.[5] Unter anderem organisierten im Januar 2019 die erste Übersetzerin Vittoria Alliata und der vormalige Koordinator der Alleanza Nazionale Maurizio Gasparri,[3] eine Sonderkonferenz im Senat, um davor zu warnen, dass die Linke angeblich durch eine neue Übersetzung Besitz „von dem katholischen Philologen“ ergreifen wolle.[6]

    Was heute aus einer komplexen Reflexion über politische generationelle Identität, Konservatismus und Postfaschismus übrig bleibt ist nur eine popkulturelle Kommodifizierung von komplexen wenn auch naiven Überlegungen der Nuova Destra in den späten 1970er Jahren. Ganz nach der Strategie der internationalen extremen Rechte, werden somit von den italienischen Rechten nicht nur popkulturelle Elemente angeeignet,[7] sondern dadurch auch ihre Ideologeme in die Popkultur zurückgebracht.
    Liste der journalistische Beiträge nach dem Wahlsieg von Giorgia Meloni am 25.9.2022:

    https://www.dissipatio.it/la-generazione-tolkien-alla-prova-del-potere

    https://www.ilpost.it/2022/09/20/tolkien-estrema-destra

    https://www.welt.de/kultur/plus241325925/Tolkien-und-die-identitaere-Rechte-Make-Mittelerde-great-again.html

    [1] Auf einer Verlinkung wird verzichtet, um die Sichtbarkeit der Seite nicht zu fördern

    [2] Die 1977 geboren Giorgia Meloni war in den 1990er Referentin und Leiterin von Azione Giovani sowie 2008-2011 Jugendministerin im Kabinett Berlusconi IV. Das Zitat stammt aus Ideazione, 4/2002.

    [3] Alessandra Longo, Anteprima vip per Tolkien ma An festeggia da sola, in La Repubblica, 17.01.2002.

    [4] Vgl. <https://www.ilpost.it/2020/01/22/signore-anelli-ritirato-commercio-traduzione-alliata> (27.08.2020).

    [2] <https://iquadernidiarda.it/andrea-binelli-appunti-su-alcuni-profili-tematici-nelle-traduzioni-i> (27.08.2020).

    [5] Maurizio Gasparri gehörte in den 1970er Jahren zu den führenden Persönlichkeiten in der universitären Organisation des MSI FUAN und wurde dann später 2001 bis 2005 Minister für die Telekommunikationen im Kabinett Berlusconi II.

    [6] Podiumdiskussion: La guerra di Tolkien. Cosa accade in Italia al creatore degli Hobbit? Piazza della Minerva, Roma, 17.01.2019. Einführung von Maurizio Gasparri, Beiträge von Vittoria Alliata di Villafranca, Oronzo Cilli, Paolo Corsini, Gianfranco de Turris, Daniela Quaranta, Franco Cardini.

    [7] Cynthia Miller-Idriss: What Makes a Symbol Far Right? Co-opted and Missed Meanings in Far-Right Iconography, in: Maik Fielitz/Nick Thurston (Hg.), Post-Digital Cultures of the Far Right, Bielefeld 2018, S. 123–136.

    Diesen Blogbeitrag zitieren
    Massimiliano Livi (2022, 3. Oktober). Tolkien war kein Faschist, aber… . TrIBES. Abgerufen am 11. Juni 2024, von https://doi.org/10.58079/uxl5

    Schlagwörter: #Community #Gesellschaft #giorgia_meloni #italia #Italien #neofaschimsu #Neue_Rechte #post-faschismus #Tolkien

  • Méditerranée : 11 corps de migrants retrouvés au large de la Libye - InfoMigrants
    https://www.infomigrants.net/fr/post/57641/mediterranee--11-corps-de-migrants-retrouves-au-large-de-la-libye

    Méditerranée : 11 corps de migrants retrouvés au large de la Libye
    Par La rédaction Publié le : 10/06/2024
    Onze cadavres ont été récupérés par le navire de Médecins sans frontières (MSF), vendredi, au large des côtes libyennes. Ils avaient été repérés la veille par le Seabird, l’avion de surveillance de l’ONG allemande Sea-Watch.
    « Les équipes de MSF [Médecins sans frontières] ont été une nouvelle fois témoins du résultat des politiques européennes dévastatrices et sanglantes sur la migration et de la non-assistance aux personnes en Méditerranée ». Vendredi 7 juin, les corps sans vie de onze migrants qui étaient en pleine mer, à la dérive au large des côtes libyennes ont été récupérés par le Geo Barents, navire de l’ONG.
    Ces cadavres avaient été repérés plus tôt dans la soirée par le Seabird, l’avion de surveillance de l’ONG allemande Sea-Watch. « On ne sait pas si les corps découverts au large des côtes libyennes sont les victimes d’un naufrage inconnu jusqu’alors. Ce qui est sûr, c’est que nous survolons un charnier voulu par l’Europe », a déploré l’association sur X (ex-Twitter).
    Sea-Watch n’a eu d’autre choix que de demander l’aide du Geo Barents, les garde-côtes libyens ayant « ignoré » leur appel « demandant que les corps soient récupérés ». Proche de la zone, le Geo Barents s’est rendu sur place, « après une opération de recherche qui a duré plus de neuf heures ». Les humanitaires ont emballé les corps dans des housses mortuaires, avant de le transporter sur son zodiac qui sert d’ordinaire aux sauvetages.
    Le lendemain, les 11 corps, qui reposaient dans une chambre froide sur le pont du bateau, ont été transférés sur un navire des garde-côtes italiens, près de Lampedusa. Le Geo Barents, lui, continue sa route vers Gênes, port qui lui a été attribué par les autorités, avec des rescapés à bord. Ces deux derniers jours, l’équipage a en effet porté secours, lors de trois opérations, à 165 personnes en détresse en mer.
    (...)"Nous ne pouvons pas déterminer la raison de cette tragédie, mais nous savons que les gens continueront à emprunter des itinéraires dangereux dans une tentative désespérée de se mettre en sécurité, et l’Europe doivent trouver des voies sûres et légales pour eux, s’est insurgé de son côté MSF. Cette catastrophe doit cesser !".
    Plus de 900 morts depuis le début de l’année Ce week-end, un « corps flottant en mer » a également été « repéré et récupéré » par l’Ocean Viking de SOS Méditerranée. Le 28 mai, les sauveteurs de l’ONG allemande SOS Humanity avaient retrouvé le corps sans vie d’un bébé de six mois dans un canot de migrants à la dérive.
    L’année dernière, 3 155 migrants sont décédés ou ont été portés disparus après avoir tenté de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe, selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Depuis janvier, 923 migrants sont décédés ou portés disparus.
    Selon les chiffres du ministère italien de l’Intérieur, les arrivées par la mer sur le territoire national ont considérablement baissé depuis le début de l’année : 21 792 personnes sont arrivées en Italie entre le 1er janvier et le 7 juin, contre 53 270 lors de la même période de 2023. La rédaction tient à rappeler que les navires humanitaires sillonnent une partie très limitée de la mer Méditerranée. La présence de ces ONG est loin d’être une garantie de secours pour les migrants qui veulent tenter la traversée depuis les côtes africaines. Beaucoup d’embarcations passent inaperçues dans l’immensité de la mer. Beaucoup de canots sombrent aussi sans avoir été repérés. La Méditerranée centrale reste aujourd’hui la route maritime la plus meurtrière au monde.

    #Covid-19#migrant#migration#mediterranee#italie#OIM#ONG#mortalite#traversee#sante#routemigratoire#lampedusa#libye

  • Quando l’Italia scoprì i naufragi dei migranti

    Marzo 1997. Il mare di mezzo subisce le politiche repressive dell’Italia per chiudere i confini. La tragedia della #Kater_i_Rades si inserisce in una storia secolare di migrazione nell’Adriatico.

    Tutto sembra iniziare e finire con una polaroid. Agosto 1991, porto di Bari. Un peschereccio ha lanciato l’allarme alla Guardia Costiera di Brindisi:

    «C’è una nave stracarica di persone, viene verso l’Italia». «Quanti saranno?», chiede il controllo. «Una marea», risponde il peschereccio. La nave era la #Vlora, appena tornata in Albania dopo aver scaricato zucchero a Cuba.

    Il comandante della nave #Halim_Milaqi raccontò dell’assalto della folla di disperati allo sbando dopo la caduta del regime comunista, raccontò di essere stato costretto a levare l’ancora dal porto di Valona e a far rotta verso l’Italia.

    Il viceprefetto di Brindisi, #Bruno_Pezzuto, decise di dirottare la nave Vlora con i suoi ventimila passeggeri verso il porto di #Bari, pensando che le ore necessarie a un’imbarcazione così carica e lenta per raggiungere il capoluogo regionale potessero aiutare a organizzare soccorsi. Il resto è storia: lo sbarco sul molo troppo piccolo, ma più lontano dalla città; migliaia di persone ammassate allo #Stadio_della_Vittoria; i rimpatri; le tensioni tra l’amministrazione cittadina del capoluogo pugliese e il governo di Roma.

    Come se tutto quello che è accaduto, l’8 agosto 1991, fosse una sorta di trailer di quella che sarebbe diventata la narrazione tossica sulle migrazioni in Italia nei trent’anni seguenti. Una folla di senza nome, un affresco minaccioso, l’impressione dell’invasione. E delle frontiere che diventano letali.

    Il primo respingimento

    Ancora Italia-Albania, ancora lo stesso Adriatico, ma siamo nel 1997, il 28 marzo alle 18:57 per la precisione.

    La Kater i Rades, una motovedetta di piccole dimensioni, si dirige verso l’Italia. È carica di uomini, donne e bambini. In fuga dalle violenze che sono esplose in Albania dopo il crollo delle piramidi finanziarie che hanno messo sul lastrico tante famiglie.

    In Italia il dibattito politico è veemente: si teme un’altra “invasione” di migranti dall’Albania, il governo è sotto pressione e rafforza il pattugliamento nelle acque tra i due Stati. La Marina adotta anche manovre intenzionali per disturbare e interdire la navigazione di altri natanti civili.

    Una corvetta della Marina militare italiana, la Sibilla, avvista l’imbarcazione e inizia le manovre di “dissuasione”. Insegue la Kater i Rades, le gira intorno, la avvicina. Troppo. La tocca a poppa e in pochi minuti l’imbarcazione cola a picco nel Canale d’Otranto. I superstiti furono solo 34, i morti 57, in gran parte donne e bambini, 24 corpi non verranno mai ritrovati.

    Il processo per accertare le responsabilità dell’accaduto è molto lungo e alla fine gli unici responsabili del disastro risultano essere il comandante della Sibilla e l’uomo al timone della Kater.

    «Il naufragio della Kater i Rades costituisce una pietra di paragone per tutti gli altri naufragi a venire, non solo perché è stato l’esito delle politiche di respingimento e dell’isteria istituzionale che le ha prodotte. Non solo perché i termini della questione oggi sono i medesimi. Non solo perché, con totale cinismo o somma indifferenza, una forza politica di governo continua a parlare di blocchi navali nel Mediterraneo. Il naufragio della Kater i Rades è una pietra di paragone, perché, a differenza dei molti altri avvolti nel silenzio, è possibile raccontarlo», scrisse Alessandro Leogrande, nel suo libro inchiesta Il Naufragio, raccontando quello che viene ormai ricordato come la prima delle cosiddette tragedie del mare.

    Indietro nei secoli

    Eppure l’Adriatico è stato per secoli una rotta di migrazioni, del passato e del presente.

    La prima migrazione di massa è probabilmente sulla stessa rotta: ancora Albania-Italia. Tra il XV e il XVII secolo, provenienti da quelle regioni note come Epiro (oggi a cavallo tra Albania e Grecia), centinaia di migliaia di profughi si stabilirono in Italia. Dopo la caduta della resistenza all’avanzata dell’Impero ottomano, con la morte del comandante supremo Skanderbeg (l’eroe nazionale albanese Giorgio Castriota, morto nel 1468 combattendo gli ottomani, ndr), i civili che non volevano finire sotto l’egida del Sultano fuggirono verso la Puglia, passando l’Adriatico, fermandosi o continuando il loro viaggio fino a Calabria e Sicilia. Qui, dopo secoli, ancora oggi, conservano lingua e tradizioni dei loro antenati.

    E poi, durante la Guerra Fredda, piccole imbarcazioni di pescatori si mettevano al servizio – dietro compenso – di “viaggi” da una parte all’altra del confine tra Italia e Jugoslavia, in un senso e nell’altro. Verso le coste italiane fuggivano i nemici del socialismo e cioè nazionalisti, soprattutto croati, che volevano evitare i processi per aver collaborato con nazisti e fascisti. In Jugoslavia, invece, passavano militanti di sinistra italiani, ex partigiani che non avevano lasciato le armi o esponenti di movimenti extraparlamentari, che cercavano protezione o proseguivano verso l’allora Cecoslovacchia.

    Perché l’Adriatico, da sempre, per vicinanza e navigabilità, è una rotta quasi naturale dei movimenti umani, legali e illegali.

    Fino a pochi anni fa soltanto, ad esempio, una delle rotte migratorie più comuni era legata al porto greco di Patrasso. Migliaia di persone, che arrivavano in Grecia dal confine con la Turchia, per la maggior parte provenienti dall’Afghanistan e dal Pakistan, finivano in un accampamento informale all’ingresso del porto della città greca, vivendo in una tendopoli che ormai aveva assunto le dimensioni di una città fantasma.

    Bar e barbieri, piccoli ristoranti, negozi erano spuntati in tutto l’accampamento che arrivò a ospitare fino a duemila persone. Tendenzialmente tollerati dalle autorità e dai residenti, lentamente, vissero sulla loro pelle il cambio di narrazione sulle migrazioni, l’emergere dell’estrema destra (in particolare il movimento Alba Dorata), l’esasperazione dei residenti.

    Le tensioni aumentavano, ma decine di ragazzi continuavano a provare a partire, sempre nello stesso modo: aspettavano i camion che facevano manovra per entrare nel porto di Patrasso, provavano ad aprire il rimorchio e ci saltavano dentro. A volte riuscivano, altre no.

    Come nel caso di S.J., un migrante afghano di 24 anni, trovato morto nel garage del traghetto Cruise Europa della Minoan Lines il 6 settembre 2009, in rotta da Patrasso ad Ancona. Gli venne trovata in tasca una domanda per lo status di rifugiato politico in Grecia. L’autopsia stabilì che il giovane era morto per asfissia nella stiva, dove venne calcolato che la temperatura avesse raggiunto i 50 gradi percepiti. Nessuno ha mai tenuto il conto di quanti S.J. non ce l’hanno fatta.

    Pochi mesi prima, c’era stato il primo sgombero violento del campo, che si era poi ricostituito in più campi di dimensioni inferiori, ma che andarono incontro negli anni successivi allo stesso destino.

    La rotta adriatica

    Oggi quella rotta ha numeri poco significativi, ma ancora vengono registrati arrivi provenienti dai porti greci e albanesi a Bari, Brindisi, Ancona e Venezia.

    Una segnalazione di Global Initiative Against Transnational Organized Crime, ad esempio, raccontava nel 2021 come l’Albania fosse una base di partenza, ma non più per la popolazione locale.

    Il 9 gennaio 2021 un’imbarcazione con 55 migranti provenienti da Siria, Iran ed Egitto – tra cui donne e bambini – vennero salvati in mare al largo delle coste dell’Albania. Il motoscafo su cui viaggiavano, partito da Valona, ​​in Albania, era diretto in Italia e si era rotto. I piloti erano fuggiti e la barca andava alla deriva e perdeva carburante.

    La stessa segnalazione analizzava anche altri viaggi, che cominciano sulle coste sia dell’Albania sia del vicino Montenegro, ma con una modalità diversa rispetto al passato: non più grandi imbarcazioni, non più nascosti nei traghetti. Ma piccole barche, a volte addirittura a vela (facilmente scambiabili per imbarcazioni da turismo) per piccoli gruppi. Che potevano pagare cifre molto alte in cambio di un viaggio più sicuro.

    Il naufragio di Steccato di Cutro, che ha fatto almeno 180 vittime nel febbraio 2023, è il risultato di un viaggio simile. Il caicco inabissatosi, però, era partito dalla Turchia ed era diretto in Calabria. Un’ipotesi è che abbia evitato l’Adriatico perché, secondo le testimonianze di alcuni migranti e le informazioni fornite da una fonte di IrpiMedia, i trafficanti lo considerano troppo pattugliato, molto più delle coste calabresi.

    Oggi in alto Adriatico, la rotta migratoria più battuta è quella via terra. Ogni giorno, nel piazzale principale della stazione ferroviaria di Trieste, si possono incontrare le persone in viaggio sulla cosiddetta Rotta balcanica. Si calcola che siano state decine di migliaia le persone arrivate via terra dal 2015, con un incremento negli ultimi anni.

    Rispetto alle migrazioni via mare, invece, le novità degli ultimi anni in Adriatico, sono legate soprattutto a rotte di “ritorno”. Sempre più spesso, alle navi delle Ong che salvano in mare persone dalla rotta del Mediterraneo centrale, vengono assegnati porti in Adriatico, per ordine del governo italiano. Rispetto a questa pratica, dovuta alla nuova normativa italiana, le ong hanno emesso un comunicato congiunto nel quale accusano l’esecutivo di Roma.

    «Nel 2023, le navi di soccorso delle Ong sono state costrette a percorrere più di 150.500 km in più per raggiungere porti lontani, il che equivale a fare più di tre volte e mezzo il giro del mondo. Ciò significa centinaia di giorni trascorsi lontano dall’area di ricerca e soccorso, dove la vita delle persone è a rischio», denunciano le organizzazioni firmatarie.

    L’ultimo accordo

    C’è un’ultima polaroid che rischia di essere scattata, questa volta dall’altro lato dell’Adriatico. Rappresenta due centri di detenzione in territorio albanese per le persone migranti intercettate o soccorse in mare dalle navi italiane. Nel novembre 2023, infatti, l’Italia ha siglato un accordo con l’Albania che porterà alla nascita in territorio albanese di «strutture per effettuare le procedure di frontiera o di rimpatrio dei migranti non aventi diritto all’ingresso e alla permanenza nel territorio italiano».

    Secondo Amnesty International, l’accordo rappresenta una «violazione degli standard internazionali di ricerca e soccorso, riversa sofferenze aggiuntive su persone appena salvate dal mare, spesso traumatizzate per aver appena assistito all’annegamento di altre persone o bisognose di assistenza urgente» e mette «a rischio numerose vite umane».

    L’intesa tra i presidenti Giorgia Meloni e Edi Rama vale almeno 65 milioni di euro, il prezzo per la sola costruzione degli edifici, a cui vanno ovviamente aggiunti i costi di gestione, a carico sempre dello Stato italiano.

    Nel maggio 2024, mentre in Italia infuriavano le polemiche sui costi di queste strutture in rapporti ai reali risultati che dovrebbero raggiungere, in Albania la costruzione del centro per l’arrivo dei migranti via mare, nel porto della cittadina di Shëngjin, era praticamente conclusa, mentre quella del centro di detenzione nella località interna di Gjader, era ancora molto indietro.

    Ciò nonostante, nel corso di una visita in Albania il 5 giugno 2024, la presidente del Consiglio Giorgia Meloni ha dichiarato che «il complesso dei due centri per migranti in Albania sarà operativo dal primo agosto 2024». È un cerchio che sembra chiudersi, ancora una volta, a scapito dei diritti e delle vite umane.

    Gli impatti

    Decine di scatti, decine di movimenti tra le sponde, di traffici legali e illegali e di migrazioni. Movimenti che hanno avuto e hanno sempre un impatto, da entrambi i lati. Ci sono gli impatti sulle storie personali, quelle di chi è riuscito ad avere una nuova vita, di chi non è arrivato, di chi è arrivato e ha trovato altro.

    Come Hyso Telharaj, arrivato in Italia dall’Albania nel 1999 e ucciso pochi mesi dopo per essersi rifiutato di piegarsi ai caporali delle campagne pugliesi dove lavorava come bracciante.

    Ci sono poi impatti più ampi, la cui concretezza si può notare dopo giorni, mesi, anni. È l’impatto dei flussi economici provenienti dai traffici, che attraversano il mare di mezzo. Non c’è una mappa che descrive questi impatti: ci sono collegamenti, passaggi di denaro tra una città e un’altra, operazioni che svelano sistemi che vanno ben oltre i confini nazionali. Sono flussi che, a differenza di quelli di persone, non creano allarme sociale, ma creano cambiamenti reali, più o meno visibili.

    Ci sono i soldi del contrabbando di sigarette, che hanno avuto un impatto locale, garantendo un reddito a migliaia di pugliesi, e un impatto internazionale, con enormi quantità di denaro drenate verso i paradisi fiscali.

    E poi ci sono i traffici di stupefacenti che, attraverso il riciclaggio dei proventi in attività immobiliari e turistiche, hanno cambiato il volto di porzioni di costa su entrambe le sponde dell’Adriatico. Non solo. In Albania, hanno anche contribuito a falsare l’economia e a far salire i prezzi, a danno di chi in certi affari illegali non è coinvolto, ma ne paga comunque le conseguenze.

    Vale anche per i rifiuti tossici e le armi, che hanno avuto impatti devastanti sulla salute e anche sulla stessa vita degli abitanti dei luoghi di destinazione di questi flussi di merci illegali.

    L’Adriatico è una frontiera dove, fin dai tempi degli Imperi del Quattrocento, c’è una continua commistione tra interessi criminali ed economie legali. La globalizzazione ha accorciato le distanze del mondo ma ancora oggi non c’è nessuna cerniera che tiene insieme mondi diversi in uno spazio così ridotto: Oriente e Occidente; Europa dentro l’Unione europea, ed Europa fuori dall’Unione europea. Tutti bagnati dallo stesso mare di mezzo.

    https://irpimedia.irpi.eu/adriaticocriminale-naufragi-migranti-vlora-kater-i-rades

    #naufrage #asile #migrations #réfugiés #Albanie #réfugiés_albanais #Italie #Adriatique #Méditerranée #1997 #mer_Adriatique #histoire
    #28_mars_1997 #Sibilla #procès #justice #Cutro #Steccato_di_Cutro #Hyso_Telharaj

    • Il naufragio. Morte nel Mediterraneo

      «Il naufragio della Kater i Rades costituisce una pietra di paragone per tutti gli altri naufragi a venire, non solo perché è stato l’esito delle politiche di respingimento e dell’isteria istituzionale che le ha prodotte. Non solo perché i termini della questione oggi sono i medesimi. Non solo perché, con totale cinismo o somma indifferenza, una forza politica di governo continua a parlare di blocchi navali nel Mediterraneo. Il naufragio della Kater i Rades è una pietra di paragone, perché, a differenza dei molti altri avvolti nel silenzio, è possibile raccontarlo.»

      Alle 18.57 del 28 marzo 1997 una piccola motovedetta albanese stracarica di immigrati, la Kater i Rades, viene speronata da una corvetta della Marina militare italiana, la Sibilla. In pochi minuti l’imbarcazione cola a picco nel Canale d’Otranto. È la sera del Venerdì Santo. I superstiti sono solo 34, i morti 57, in gran parte donne e bambini, 24 corpi non verranno mai ritrovati. È uno dei peggiori naufragi avvenuti nel Mediterraneo negli ultimi vent’anni. Ma soprattutto è la più grande tragedia del mare prodotta dalle politiche di respingimento. La guerra civile albanese, che infuria da settimane, spinge migliaia di uomini, donne e bambini a partire verso le coste italiane in cerca della salvezza. La crisi del paese balcanico fa paura. In molti in Italia alimentano il terrore dell’invasione e prospettano la necessità del blocco navale. Così, tre giorni prima del naufragio, il governo italiano vara delle misure di controllo e pattugliamento nelle acque tra i due Stati che prevedono anche il ricorso a procedure di «harassment», ovvero «azioni cinematiche di disturbo e di interdizione». Prima dello scontro, la Sibilla insegue la Kater i Rades per un tempo che agli uomini e alle donne sulla carretta appare incredibilmente lungo. Il processo per accertare le responsabilità dell’accaduto è lunghissimo. Le indagini vengono ostacolate e intralciate, alcune prove scompaiono o non vengono mai recuperate. Alla fine, gli unici responsabili del disastro risultano essere il comandante della Sibilla e l’uomo al timone della Kater. Intanto in Albania, i sopravvissuti e i parenti delle vittime creano un comitato per ottenere giustizia. Alessandro Leogrande ha indagato a lungo sul naufragio del Venerdì Santo: ha incontrato i sopravvissuti e i parenti delle vittime, i militari, gli avvocati, gli attivisti delle associazioni antirazziste e ha girato per le città e i villaggi dell’Albania da cui sono partiti i migranti.

      https://www.feltrinellieditore.it/opera/il-naufragio

      #livre #Alessandro_Leogrande

  • Le futur centre de rétention pour migrants voulu par Meloni en Albanie soulève des critiques
    https://www.lemonde.fr/international/article/2024/06/06/le-futur-centre-de-retention-pour-migrants-voulu-par-meloni-en-albanie-soule

    Le futur centre de rétention pour migrants voulu par Meloni en Albanie soulève des critiques
    Par Allan Kaval (Rome, correspondant)
    Pour conclure la campagne des élections européennes, la présidente du conseil italien, Giorgia Meloni, a choisi de se rendre en Albanie, alliée fidèle dans la mise en œuvre de la politique migratoire pensée par la dirigeante nationale-conservatrice. Dans le nord du pays, mercredi 5 juin, elle a visité avec son homologue italophone et italophile, Edi Rama, le lieu où doit sortir de terre l’un de ses grands desseins : l’installation en territoire albanais de structures de traitement des procédures d’asile, projet sur lequel elle a misé beaucoup politiquement. La cheffe de l’exécutif s’est ainsi rendue dans le futur centre d’identification du port de Shengjin et sur le chantier du centre de rétention de Gjadër, situé à 20 kilomètres à l’intérieur des terres, où doivent être retenus à l’avenir des migrants en attente de l’approbation de leurs demandes d’asile ou de leur expulsion.
    Le projet albanais de Mme Meloni a fait l’objet d’un protocole d’accord entre Rome et Tirana signé en novembre 2023 pour une durée de cinq ans. Le texte prévoit que des migrants secourus en mer par des navires italiens soient transférés vers l’Albanie, où ils verront leurs demandes d’asile étudiées. Pour la présidente du conseil, l’enjeu est de normaliser une logique d’externalisation de l’asile, qui gagne déjà en popularité au sein des exécutifs européens. Son projet voit d’ailleurs le jour au moment où, en dehors de l’Union européenne, le gouvernement conservateur britannique de Rishi Sunak s’apprête à mettre en œuvre un arrangement allant en ce sens avec le Rwanda.
    Mme Meloni, très proche du premier ministre britannique, a décrit mercredi son accord avec le gouvernement albanais comme ouvrant une « phase nouvelle » dans la gestion de la question migratoire. Selon elle, il « pourrait être reproduit dans de nombreux pays » et « pourrait devenir une partie de la solution structurelle de l’Union européenne ». De fait, dans une lettre adressée à la Commission fin avril, quinze États européens ont appelé à s’inspirer du protocole passé entre l’Italie et l’Albanie.
    Aussi séduisantes soient-elles pour les partisans d’un durcissement de la politique migratoire européenne, les apparences radicales de l’accord passé entre Rome et Tirana masquent une réalité complexe. Contrairement au protocole signé par le Royaume-Uni et le Rwanda, l’Italie ne prévoit nullement de céder à l’Albanie ses responsabilités en matière d’asile. Les sites de Shengjin et Gjadër seront des emprises italiennes, opérées et gardées par des fonctionnaires italiens et où s’appliquera le droit italien. Si leurs demandes d’asile sont retenues, les personnes qui y seront passées pourront se rendre en Italie. S’ils doivent être expulsés, les expulsions auront également lieu après un transfert par le territoire italien.
    En découlent des coûts considérables. Les audiences des demandeurs d’asile devront se faire à distance, ce qui implique des investissements techniques particuliers. Lorsque cela ne sera pas possible, il faudra payer le voyage aux avocats et interprètes. Les forces de l’ordre albanaises devront être dédommagées pour la surveillance externe, les policiers et les carabiniers italiens détachés sur place devront être indemnisés, logés, nourris. S’ajoute à cela, et entre autres dépenses, les coûts du transport naval entre la zone de sauvetage et l’Albanie, puis les allers-retours entre l’Albanie et l’Italie. Un rapport technique du ministère de l’économie datant de février prévoit un coût total de 650 millions d’euros pour les cinq années couvertes par le protocole.
    De nombreuses questions techniques restent par ailleurs en suspens. La procédure accélérée d’asile qui sera en vigueur dans les structures italiennes en Albanie ne concerne que des hommes adultes originaires de pays considérés comme sûrs par l’Italie. Cela implique qu’une sélection difficilement réalisable en mer soit faite avant le transbordement d’un bateau allant en Italie vers un autre allant en Albanie. En résulteront des risques en matière de sécurité, et la possibilité que des familles soient séparées. Par ailleurs, les personnes qui se seraient vues refuser leurs demandes d’asile et dont les pays d’origine n’ont pas d’accord d’expulsion avec l’Italie ne pourront pas rester indéfiniment en Albanie. Elles devront être orientées vers des centres de rétention en territoire italien et en sortiront libres une fois la durée maximale de séjour atteinte.
    Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Quinze pays de l’Union européenne réclament l’externalisation des demandeurs d’asile
    Initialement prévue pour le 20 mai, l’ouverture des centres a été annoncée mercredi pour le 1er août par Mme Meloni. Le projet est cependant vivement critiqué par l’opposition italienne. « C’est une gabegie de fonds à seules fins de propagande », juge ainsi Lia Quartapelle, députée du Parti démocrate (PD, centre gauche). Côté albanais, le premier ministre socialiste Edi Rama a obtenu l’adoption de l’accord sans difficulté, même si ses alliés européens lui reprochent sa totale disponibilité vis-à-vis d’une dirigeante de droite radicale. Il conteste toujours l’existence d’une compensation financière italienne, présentant ce protocole un « accord du cœur », fruit de la simple reconnaissance de Tirana pour l’accueil qu’ont connu les milliers d’exilés albanais en Italie dans les années 1990. En février, Rome a toutefois subitement accepté de signer un accord pour reconnaître les droits à la retraite de plus de 500 000 Albanais travaillant en Italie.

    #Covid-19#migrant#migration#italie#albanie#asile#droit#sante#expulsion#externalisation

  • «La giurisdizione apparente»: un rapporto che indaga le convalide di trattenimento al CPR di Torino
    https://www.meltingpot.org/2024/06/la-giurisdizione-apparente-un-rapporto-che-indaga-le-convalide-di-tratte

    Di Daniela Pizzuto. Il rapporto «La giurisdizione apparente», curato dall’Osservatorio sulla giurisprudenza del Giudice di Pace di Torino in materia di trattenimento amministrativo 2022/2023 , si concentra sull’analisi delle procedure e delle decisioni del Giudice di Pace relative al trattenimento amministrativo degli immigrati nel Centro di Permanenza per il Rimpatrio (C.P.R.) “Brunelleschi” durante il 2022 e fino all’inizio del mese di marzo del 2023 quando il Centro è stato chiuso. La ricerca è stata condotta da un team di esperti e supervisionata da professionisti nel campo del diritto che hanno verificato l’operato della pubblica amministrazione e delle difese nel (...)

  • Sea-Eye vince in tribunale contro il decreto Piantedosi-Meloni
    https://www.meltingpot.org/2024/06/sea-eye-vince-in-tribunale-contro-il-decreto-piantedosi-meloni

    Nell’udienza del 5 giugno 2024, il tribunale di Reggio Calabria ha dato ragione alla causa intentata da Sea-Eye e.V. e ha dichiarato illegittimo il fermo di 60 giorni della Sea-Eye 4 nel marzo 2024. Il giudice ha ritenuto non provate le accuse secondo cui l’equipaggio della nave non avrebbe seguito le istruzioni della cosiddetta guardia costiera libica ed ha quindi confermato che le operazioni di salvataggio #In_mare da parte della Sea-Eye 4 sono sempre state doverose e corrette in base alla pertinente la normativa internazionale. Secondo le autorità italiane che bloccarono la Sea-Eye 4, la nave il 7 (...)

    #Notizie #Giovanni_Marenda

  • Il Politecnico e la ricerca militare
    https://radioblackout.org/2024/06/il-politecnico-e-la-ricerca-militare

    La connessione tra #guerra e scienza è un dispositivo epistemico, che ha le sue radici nel ‘500 e in Italia un padre nobile come Galileo Galilei. Il fattore scatenante è l’arrivo in Europa della polvere da sparo, che presto viene impiegata per scopi bellici. La tecnologia necessaria all’utilizzo bellico della polvere da sparo richiede studi […]

    #L'informazione_di_Blackout #politecnico_e_ricerca_militare

    • La Città dell’Aerospazio di Torino è stata inaugurata

      Il 28 novembre si è svolta a Torino la cerimonia inaugurale dell’inizio dei lavori dedicati alla costruzione della Città dell’Aerospazio. La “posa della prima pietra” è stato un momento importante per il progetto, di cui si discute da diversi anni e che servirà a riqualificare, ammodernare ed espandere un intero quartiere industriale in Corso Marche a Torino.

      All’interno del perimetro di quella che sarà definita Città dell’Aerospazio, sono già ora presenti la sede torinese di Leonardo Velivoli, di Altec e di Thales Alenia Space. Il progetto di riqualifica è sviluppato da una collaborazione pubblico-privata, fra Leonardo, il Politecnico di Torino e la Città di Torino.

      Come sottolineato da Leonardo, attualmente il settore aerospaziale e la filiera connessa occupa in Piemonte oltre 35 mila addetti, producendo un fatturato di oltre 8 miliardi di euro all’anno. In Piemonte, a Torino e in questo quartiere industriale lo spazio è quindi già di casa, e lo è da molti anni.

      Nella sede di Thales Alenia Space sono stati costruiti moduli della Stazione Spaziale Internazionale, le capsule Cygnus, il telescopio Euclid, e sono ora in fase di progettazione moduli della stazione lunare Gateway e della stazione commerciale di Axiom Space, giusto per citare alcuni fra i progetti più importanti degli ultimi vent’anni.

      Fra questi edifici ce ne sono alcuni attualmente in disuso e altri laboratori che meriterebbero degli upgrade. L’idea di aggiornare e soprattutto espandere le attività in questa zona sembrava quindi fin da subito necessaria, complice la volontà della città di Torino, forse manifestata fin troppo in ritardo, di valorizzare il comparto industriale e scientifico spaziale, con l’obiettivo di essere a tutto tondo una città dell’aerospazio.
      Il progetto

      Il progetto della città dell’aerospazio prevede lo sviluppo iniziale di un edificio affacciato su Corso Marche, al quale sarà aggiunto un piano e in cui verranno installati dei nuovi laboratori gestiti dal Politecnico. L’edifico è chiamato “fabbricato 37” e avrà una superficie di 10 mila metri quadri. Seguirà poi lo sviluppo de “la casa delle PMI”, un secondo edificio di 16 mila metri quadri dedicato a ospitare laboratori, sedi e uffici per piccole e medie imprese e startup.

      In base a quanto dichiarato da Leonardo, che ricordiamo essere il partner industriale di riferimento e promotore del progetto, nella Città dell’Aerospazio si svilupperanno laboratori inizialmente per quattro principali obiettivi:

      – Architetture e sistemi per la propulsione ibrido/elettrica, la generazione, la distribuzione e l’attuazione elettrica a bordo di velivoli in campo aeronautico;
      – Sviluppo di sistemi aerei autonomi, capaci di operare senza il controllo continuo di un operatore umano e di interagire in sicurezza in un ambiente a sua volta popolato da velivoli, sia pilotati che uncrewed;
      – Sistemi di monitoraggio e di ausilio al pilota in situazioni ambientali critiche e di elevato carico di lavoro psico-fisico;
      – Sistemi di big data analysis per la valutazione dello stato di salute di singoli velivoli o flotte, per prevenire o identificare precocemente l’insorgenza di avarie e ottimizzare gli interventi manutentivi.

      https://www.astrospace.it/wp-content/uploads/2023/11/La-Citta-dellAerospazio-Torino-750x422.webp

      Lo sviluppo di questa rigenerazione di Corso Marche è formalmente iniziato il 28 aprile, con la cerimonia inaugurale. I lavori procederanno a fasi, divisi in 12 diversi sottoprogetti. Secondo il DAP (Distretto Aerospaziale del Piemonte): “nel 2028 è prevista la piena operatività, con più di 4.100 occupati totali, di cui 1.100 nuovi occupati nelle attività industriali, con circa 380 milioni di euro di investimenti in R&D nei prossimi anni”.
      La cerimonia inaugurale

      La cerimonia della posa della prima pietra si è svolta la mattina del 28 novembre, all’interno della sede di Leonardo Velivoli. Alla posa, simbolica, della prima pietra erano presenti diverse istituzioni, sia locali che nazionali, oltre ai rappresentanti principali delle aziende coinvolte. A dare il via all’inaugurazione Marco Zoff, managing director della Divisione Velivoli Leonardo e il video messaggio dell’AD di Leonardo, Roberto Cingolani.

      Successivamente è stato il turno dei saluti delle istituzioni rappresentate dal presidente dell’ASI Teodoro Valente, dal presidente della Camera di Commercio di Torino, Dario Gallina e del presidente della Regione Piemonte, Alberto Cirio, mentre il sindaco di Torino Stefano Lo Russo ha inviato un video messaggio.

      Alla cerimonia di avvio dei lavori hanno partecipato anche il Ministro dell’Ambiente e della Sicurezza, Gilberto Pichetto Fratin, il Vice Segretario Generale della Difesa e consigliere di amministrazione di ASI Luisa Riccardi, il rettore del Politecnico Guido Saracco e il rettore dell’Università degli Studi di Torino, Stefano Geuna.

      La Città dell’Aerospazio promette quindi di diventare un polo industriale tecnologico e di ricerca interamente dedicato allo spazio come non ce ne sono altri in Italia. La base di partenza è forte, un luogo che ha fatto e che sta facendo la storia delle tecnologie spaziali e aerospaziali italiane ed europee, ma i lavori da affrontare sono molti e le sfide impegnative.

      https://www.astrospace.it/2023/11/29/la-citta-dellaerospazio-di-torino-e-stata-inaugurata

  • Alina, non una di meno
    (pour archivage)

    Tutti assolti perché “il fatto non costituisce reato” i poliziotti e dirigenti della questura accusati di sequestro di persona e omicidio colposo per la morte di #Alina_Bonar_Diachuk, morta suicida a 32 anni il 16 aprile 2012 nel commissariato di Opicina. Il 14 aprile era stata prelevata da una volante al carcere del Coroneo dove aveva finito di scontare una pena per favoreggiamento dell’immigrazione clandestina ed era stata portata a quello che fu subito definito il “commissariato degli orrori”.
    Alina Bonar Diachuk era in attesa d’espulsione ma non in stato di fermo, non c’era alcun motivo legale per portarla al commissariato e trattenerla lì. Aveva già tentato il suicidio, dopo due giorni si è impiccata con il cordino della felpa davanti alle telecamere di sorveglianza. La sua agonia è durata 40 minuti, nessuno si è accorto di niente né tantomeno è intervenuto.

    Le indagini hanno permesso di scoprire che Alina non era stata l’unica ad aver subito un sequestro di persona in commissariato: era una prassi abituale. Nel corso delle perquisizioni si è scoperto che il funzionario dirigente Carlo Baffi aveva cambiato il cartello dell’ufficio immigrazione con la scritta “ufficio epurazione” che teneva in bella mostra vicino a un busto di Mussolini. All’epoca, Baffi era anche membro della Commissione territoriale di Gorizia che esaminava le domande d’asilo presentate in Friuli Venezia Giulia: Baffi ha continuato a partecipare alle riunioni della Commissione anche dopo il suicidio di Alina. L’allora questore Padulano disse che i poliziotti coinvolti avevano fatto il loro “dovere”.

    A febbraio 2018 il pm De Bortoli aveva chiesto pene per 20 anni e 9 mesi per i poliziotti coinvolti. A sei anni dalla morte di Alina, era giunta l’assoluzione per tutti in primo grado: il giudice Nicoli aveva ritenuto che i poliziotti avessero messo in atto direttive della Questura, conosciute e condivise ai massimi livelli istituzionali, anche dalla Pretura, secondo quanto riportato dalla stampa. In breve, i poliziotti hanno fatto il loro dovere e hanno obbedito agli ordini. Tuttavia, nonostante l’omertà istituzionale, noi sappiamo che il sequestro di persona non è legale in Italia e la detenzione di Alina e delle altre centinaia di persone a Opicina era abusiva. Ora, dopo due anni, arriva il giudizio in appello: tutti assolti non più perché “il fatto sussiste” ma perché “il fatto non costituisce reato”.

    È la banalità del male: non c’è reato e nessuno è responsabile dell’annientamento della vita di una giovane donna.

    Siamo in attesa di leggere le motivazioni della sentenza ma già possiamo dire che non ci stiamo: Alina, donna e migrante, è stata per la seconda volta uccisa da questa seconda sentenza che non condanna nessuno per la sua morte.

    Verità e giustizia per Alina. Le vite delle donne contano tutte, NON UNA DI MENO!

    Nell’immagine, l’azione toponomastica di rinominazione di via del Coroneo, dove si trova il carcere di Trieste, con il nome di Alina Bonar Diachuck, vittima di Stato.

    https://www.rivoluzioneanarchica.it/alina-non-una-di-meno
    #suicide #asile #réfugiés #migrations #Opicina #homicide #détention #Italie #violences_policières #Carlo_Baffi #détention_arbitraire

    #toponymie #toponymie_politique #toponymie_migrante #victime_d'Etat

  • Zëri i Shqipërisë. L’accordo Italia-Albania, visto dagli albanesi

    Il 6 novembre 2023 la premier Giorgia Meloni e il suo omologo albanese Edi Rama presentano il protocollo d’intesa bilaterale in materia di gestione dei flussi migratori.

    Come si può guardare a questo accordo da un’altra prospettiva, quella della popolazione e della società civile albanese?
    Per capirlo abbiamo deciso di partire per l’Albania e ascoltare cosa aveva da dire chi vive sul territorio.

    Racconteremo il nostro viaggio in due episodi.

    In questo ascolterete i sopralluoghi a #Shëngjin e #Gjadër (dove sono in costruzione rispettivamente l’hotspot e il Centro di Permanenza per il Rimpatrio) e le interviste a:

    Dorian Pali, avvocato residente nel Comune di Lezhë, dove ricadono entrambe le località in cui verranno costruiti i centri detentivi italiani. Quando lo incontriamo ci parla di come si sente, in qualità di albanese e residente locale, al pensiero di come questo accordo impatterà sulla vita e le aspirazioni delle persone coinvolte.
    «[…] per gli albanesi l’Italia all’inizio dell’inizio degli anni 90 era un sogno. E gli albanesi proprio ci volevano andare – con dei costi che poi ovviamente ci sono stati: allontanarsi dalle famiglie, eccetera. Ma c’era un sogno. Invece le persone che verranno qua.. l’Albania, non è la loro scelta».

    Gjergi Erebara, giornalista investigativo di BIRN (Balkan Investigative Reporting Network) residente a Tirana.
    «Il nostro Primo Ministro è stato un richiedente asilo politico in Francia dopo essere stato malmenato da giovane. Fondamentalmente è stato picchiato perché le sue opinioni politiche, ha scritto articoli giornalistici con cui possiamo essere d’accordo o meno, ma non importa. Di fatto è stato perseguitato per le sue opinioni».

    https://www.meltingpot.org/2024/05/zeri-i-shqiperise-laccordo-italia-albania-visto-dagli-albanesi
    #audio #podcast #migrations #réfugiés #asile #Albanie #accord #Italie #externalisation

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    ajouté à la métaliste sur l’#accord entre #Italie et #Albanie pour la construction de #centres d’accueil (sic) et identification des migrants/#réfugiés sur le territoire albanais...

    https://seenthis.net/messages/1043873

  • 01.06.2024, #Nfansou_Drame , Ventimiglia, cadavere di un migrante nell’accampamento sul fiume Roja

    Un migrante è stato trovato morto all’interno di una tenda nell’accampamento di fortuna allestito nel greto del torrente Roja, sotto il cavalcavia di via Tenda a Ventimiglia.
    Al momento non si conoscono i motivi del decesso, che sembrerebbe comunque essere dovuto a cause naturali.
    Sul posto sono accorsi carabinieri e polizia, atteso il medico legale per una prima ispezione sulla salma.
    A compiere accertamenti su quanto accaduto saranno i militari dell’Arma.

    https://www.riviera24.it/2024/06/ventimiglia-cadavere-di-un-migrante-nellaccampamento-sul-fiume-roja-868284
    #Ventimille #asile #migrations #réfugiés #frontière_sud-alpine #Italie #France #Alpes_Maritimes #décès #mort #mourir_aux_frontières

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    ajouté au fil de discussion sur les morts à la frontière de Vintimille :
    https://seenthis.net/messages/784767

    lui-même ajouté à la métaliste sur les morts aux frontières alpines :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Ventimiglia, identificato il migrante trovato morto sotto il cavalcavia di via Tenda
      https://www.youtube.com/watch?v=4ZwwNho2qes

      Una corona di fiori appassiti posata davanti a una tenda sgualcita nel greto di un fiume in cui vivono ratti e piccioni. E’ un gesto di rispetto e affetto, probabilmente l’unico, nei confronti del giovane trovato morto intorno a mezzogiorno sotto il cavalcavia di via Tenda, a Ventimiglia.

      A dare un nome a quel corpo magro sono stati i carabinieri della compagnia della città di confine, che sono riusciti a identificare l’uomo, nonostante i tanti alias utilizzati dal suo arrivo in Italia. Si tratta di un senegalese di 32 anni, irregolare in Italia e richiedente asilo in Francia. Secondo quanto appurato fino ad ora, anche grazie ad un primo esame esterno del corpo da parte del medico legale Andrea Leoncini, il giovane sarebbe morto per le conseguenze di una malattia.

      Intorno al corpo si è formato un mesto capannello di uomini, tutti giovani africani, che alle forze dell’ordine hanno dichiarato di conoscere il 30enne morto. Qualcuno di loro, per dargli una sorta di saluto, deve aver raggiunto il vicino cimitero di Roverino dove ha trovato una corona di rose ormai vecchie, l’ha presa e l’ha adagiata sull’uscio della tenda dove è stato ritrovato il corpo del giovane.

      Ora gli investigatori cercheranno di rintracciare la famiglia per restituire, oltre alla salma, gli oggetti personali della vittima: uno zainetto, con dentro tutto quello che possedeva.

      https://www.riviera24.it/2024/06/ventimiglia-identificato-il-migrante-trovato-morto-sotto-il-cavalcavia-di-

    • Supporting a family for the loss of a son

      On June 1st, after feeling sick for a day, N. passed away in his tent in Ventimiglia.

      This tragedy is not an isolated incident, but a consequence of structural discrimination against people on the move.

      In theory, everyone has the right to access healthcare. Unfortunately, the reality is that people face numerous obstacles imposed by institutional racism.

      The brother and some friends of N. are now in Ventimiglia, trying to arrange for his body to be sent back to his parents and wife in Senegal. This process is time-consuming and expensive, costing up to 6,000 euros.

      We are reaching out for help to support the family in this difficult situation. There is no consolation for losing a loved one in such an unjust manner. With your donation you can accompany them in their grief.

      Le 1er juin dernier, N. est décédé dans sa tente à Ventimille après avoir été souffrant.

      Ceci n’est pas un cas isolé mais bien l’une des conséquences de la discrimination systémique envers les migrants.

      En théorie, tout un chacun a le droit d’accéder aux soins de santé. Malheureusement, en pratique, des personnes se retrouvent à devoir faire face à de nombreux obstacles mis en place par un racisme ancré et institutionnel.

      Le frère de N. ainsi que certains de ses amis se sont rendus à Ventimille afin de rapatrier le corps de N. au Sénégal, où l’attendent ses parents ainsi que son épouse. Malheureusement, cette procédure requiert beaucoup de temps et d’argent (environ 6 000€).

      Nous faisons donc appel à vous afin d’apporter notre soutien à la famille de N. durant leur deuil. Il n’existe bien évidemment pas de consolation après la perte d’un être cher dans de conditions aussi injustes. Votre donation pourra néanmoins accompagner la famille dans cette dure épreuve qui se présente désormais à elle.

      https://donorbox.org/supporting-a-family-for-the-loss-of-a-son-1

  • Coopération Italiano-Sénégalaise : Le ministre Yankhoba Diémé plaide pour la régularisation des « sans papiers » sénégalais
    https://www.dakaractu.com/Cooperation-Italiano-Senegalaise-Le-ministre-Yankhoba-Dieme-plaide-pour-l

    Coopération Italiano-Sénégalaise : Le ministre Yankhoba Diémé plaide pour la régularisation des « sans papiers » sénégalais
    Prenant part à la fête marquant le 78ème anniversaire du Référendum de 1946, faisant de l’Italie, une République, le ministre Yankhoba Diémé a plaidé pour la régularisation des ressortissants sénégalais sans papiers en Italie. « L’Italie est l’un des premiers pays d’europe en matière d’accueil de ressortissants sénégalais. La forte communauté sénégalaise d’Italie jouit d’un niveau d’intégration très appréciable. La décision des autorités italiennes de régulariser le séjour de plusieurs d’entre eux en 2020 constitue assurément une belle preuve de Téranga à l’italienne et d’intégration entre nos deux peuples. Tout en félicitant cette heureuse initiative, je voudrais au nom du gouvernement sénégalais plaider pour son renouvellement », a souhaité le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions. Il a par ailleurs énuméré les programmes et projets de partenariat entre le Sénégal et l’Italie : "il s’agit du programme d’appui au développement économique et social du Sénégal (PADESS), de la Plateforme d’Appui au Secteur Privé et à la Valorisation de la Diaspora Sénégalaise en Italie (PLASEPRI).

    #Covid-19#migration#migrant#senegal#integration#italie#regularisation#developpement#economie#sante

  • Comment des migrants sont abandonnés en plein désert en #Afrique

    Une enquête de plusieurs mois menée par « Le Monde », le média à but non lucratif « Lighthouse Reports » et sept médias internationaux montre comment des dizaines de milliers de migrants en route vers l’Europe sont arrêtés et abandonnés en plein désert au Maroc, Tunisie et Mauritanie.

    https://www.dailymotion.com/video/x8yrqiy

    #vidéo #migrations #désert #abandon #Mauritanie #Maroc #Tunisie #réfugiés #externalisation #frontières #rafles #racisme_anti-Noirs #Fès #déportations #Rabat #forces_auxiliaires #refoulements #arrestations_arbitraires #enlèvements #centres_de_détention #Ksar #détention_administrative #Espagne #bus #Algérie #marche #torture #Gogui #Mali #accords #financements #expulsions_collectives #Nouakchott #forces_de_l'ordre #Sfax #Italie #équipement #aide_financière #UE #EU #Union_européenne #forces_de_sécurité #gardes-côtes #gardes-côtes_tunisiens #droits_humains #droits_fondamentaux

    ping @_kg_

  • “Resistenze in Cirenaica”, parcours et chantier toponymiques au cœur de Bologne

    Il y a 4 ans, c’est grâce à un ouvrage acheté dans une librairie de la ville de Terni – Nera Nahar. Segni, sguardi, parole al femminile della città di Terni – que j’avais découvert l’existence d’un quartier dont l’odonymie était entièrement dédiée à des figures féminines. Cela avait été l’occasion, livre à la main, d’aller visiter le quartier et d’en écrire un billet pour ce même blog.

    Pour ce texte, c’est un autre ouvrage qui me guide – le premier volume des Quaderni di Cirene (Cahiers de Cyrène, publié par le collectif Resistenze in Cerenaica) – en ce mois de mai 2024 dans une autre ville italienne : Bologne. J’ai acheté les quatre volumes lors de l’événement « ibridazioni in Cirenaica » (hybridations en Cyrénaïque) organisé par le groupe dans le quartier homonyme les 24 et 25 mai 2024. Le samedi soir, quatre illustrateurs présentaient leurs travaux terminés ou en cours, dont la petite bande-dessinée pédagogique sur le massacre de Addis Abeba.

    C’est le premier tome, vert, du cahier de Cyrène qui m’accompagnera, le dimanche 26 mai, dans les rues de Bologne.

    La tâche est facilitée par la reproduction, dans le cahier, de la liste des rues qui ont vu leur nom changé lors de la session du Conseil communal du 16 avril 1949, comme le relate un site web de l’histoire administrative de la ville :

    Nouveaux noms pour les rues et les places de la ville. Dans le quartier Libye, dans les avenues des Giardini Margherita et à l’intérieur des murs de la ville, les rues portent le nom de ceux qui sont tombés dans la lutte pour la Libération.

    Ainsi, on découvre que 11 rues ont été renommées :

    Quatre chemins dans un parc public (Giardini Margherita) sans dénomination ont été nommées en honneur à : Medardo Bottonelli, Rino Cristiani, Dante Drusiani, Gino Gamberini, Mario Giurini, Massimo Melliconi, Mario Jacchia, Libero Lossanti et Stenio Polischi.

    Les dénominations touchent trois espaces distincts de la ville, comme le montre la carte ci-dessous : le quartier appelé aujourd’hui « Cirenaica », situé au-delà des anciens murs du centre historique, dans la partie orientale de la ville et qui, à l’époque de la délibération était nommé Quartiere Libia (Quartier Libye) (en rouge) ; le parc public Giardini Margherita situé au Sud-Est de la ville, toujours au-delà de l’enceinte historique (en bleu) ; trois rues éparpillées dans le centre-ville (en vert).

    Des localisations et des logiques distinctes, donc, et qui ont également été débattus lors de la session du conseil communal en 1949[2], comme rapporté dans l’ouvrage. Les arguments des élu·es touchent en effet la question de la localisation : le conseiller Alberti (parti de la Démocratie chrétienne) regrette le fait que les rues nouvellement nommées soient situées aux marges de la ville. Alberti exprime aussi le regret que la Commission Toponymique n’ait pas imaginé de dédier un quartier entier qu’il propose d’appeler « rione dei Martiri della Libertà » (quartier des Martyrs de la Liberté), aux résistants[3] anti-fascistes. Or, si le quartier ne sera plus appelé « Libye », il est aujourd’hui connu comme « cyrénaïque », du nom d’une des trois provinces traditionnelles libyennes.

    Les arguments portés par les élu·es communaux touchent aussi, en ce qui concerne le quartier Cirenaica (en rouge sur la carte), la question de l’opportunité de dé-nommer des rues en vue d’une re-nomination. La proposition, en effet, consiste à remplacer les noms faisant référence au passé colonial italien par la mise à l’honneur de résistants anti-fascistes. Ceci est valable pour toutes les rues, sauf une : Via Libia ne sera pas touchée par ce changement et garde aujourd’hui encore intacte sa dénomination. Pour rappel, l’Italie a perdu ses colonies à la suite du Traité de Paris de 1947. Deux ans après, lors de la session municipale, la critique au colonialisme est loin d’imprégner les élu·es, y compris celleux qui étaient favorables à honorer les combattants anti-fascistes. Aldo Cucchi, représentant du parti communiste, exprime ainsi son attachement aux colonies perdues :

    « Dans le quartier Libye, en laissant le nom Libye, il reste, disons ainsi, la valeur morale, la signification d’un notre éventuel droit à cette terre. »

    Alberti motive ainsi son opposition au fait de remplacer les noms renvoyant au passé colonial italien :

    « Pourquoi renoncer aujourd’hui à des noms qui pour nous représentent quelque chose, qui représentent un souvenir, car ceux qui ont combattu étaient des travailleurs comme nous le sommes et comme vous l’êtes, et ceux qui étaient là-bas en train de coloniser étaient eux aussi des travailleurs. Ceux-là ont un bon souvenir, et il y a des associations de réfugiés d’Afrique qui pourraient considérer tout ceci comme une sorte d’insulte à leur mémoire. »

    L’introduction à la session écrite par le collectif qui a édité le volume pointe l’incapacité de s’attaquer à la question coloniale à l’époque et incite à en prendre conscience aujourd’hui pour imaginer le futur :

    « En aucun point de la discussion vous ne trouverez la critique au colonialisme que nous sommes en mesure de faire aujourd’hui. Cependant, la décision a été prise, et sur cette décision nous pouvons aujourd’hui nous appuyer, pour aller au-delà – bien au-delà – des précautions, des périphrases et des propos choisis avec tant de précaution. »

    C’est une des tâches que le collectif Resistenze in Cirenaica s’est donnée : aller au-delà, dénoncer les dénominations qui sèment le paysage toponymique italien de dominations coloniales et patriarcales et non seulement fascistes, pour en faire une lutte intersectionnelle. Le collectif, d’ailleurs, a décidé de s’appeler ResistenzE, au pluriel, et non pas ResistenzA au singulier. Les luttes sont pensées également avec une visée internationaliste :

    « Les résistances européennes devraient être lues comme faisant partie d’un cycle beaucoup plus long et insérées dans un contexte planétaire, celui de la lutte anti-coloniale. »

    Iels souhaitent aussi « se libérer de toute forme de regard italocentrique, voire eurocentrique. En Afrique, la résistance fasciste a commencé bien avant la Seconde Guerre mondiale »[4], rappellent-iels dans l’introduction de leur cahier.

    L’aventure de Resistenze in Cirenaica commence, elle, le 27 septembre 2015, quand un groupe de personnes organise une journée de manifestation, musique, marches, projections, récits pour « déterrer les histoires de celleux qui résistèrent aux fascismes, aux colonialismes, aux impérialismes allemand et italien en Afrique et dans les Balkans »[5]. C’était l’occasion de fêter une victoire d’une « bataille » menée par les habitant·es du quartier, car iels avaient réussi à empêcher qu’un parc soit détruit au profit d’un parking, fruit de la spéculation immobilière[6]. La bataille pour l’espace vert s’est aussi matérialisée dans la toponymie du lieu, aujourd’hui officiellement nommé d’après Lorenzo Giusti, cheminot anarchiste[7].

    Une journée que le cahier documente[8] avec beaucoup de précision et soin, en présentant quelques figures dont le nom a fait partie de ceux que Bologne a honoré en leur dédiant une rue, mais aussi à d’autres, qui n’ont pas eu ce privilège : Omar al-Mukhtar, Ilio Barontini, et Vinka Kitarovic notamment. L’intense activité anti-fasciste dans la Croatie actuelle comme en Italie de Vinka Kitarovic, qui a habité dans le quartier, est racontée lorsque le collectif décide, pour la journée du 27 septembre, que son nom doit remplacer la dénomination de Via Libia. Une opération anti-fasciste et féministe, hélas éphémère.

    D’autres femmes prennent petit à petit place dans le quartier. C’est lors de ma dérive urbaine odonymique que mon regard s’arrête sur un faux panneau signalétique, quasi certainement le reste d’une des nombreuses « guerrilla odonymiques » organisées par le collectif. Sous le nom de Sylvia Pankhurst, il est possible de lire : « journaliste et activiste ». Wikipedia m’apprendra que Sylvia Pankhurst, née à Manchester en 1882 et décédée à Addis Abbeba en 1960, a été « particulièrement connue pour son engagement féministe et suffragiste, elle est aussi une militante communiste, anticolonialiste et antiraciste »[9].

    En parcourant Via Libia, je vois aussi apparaître le panneau indiquant « Giardino Benedetto XV », une dénomination récente qui met à l’honneur pape Benoît XV, ni féministe ni anti-fasciste, et encore moins anti-colonialiste, vu que « Monseigneur della Chiesa [Pape Benoît XV] fut un fervent partisan de l’intervention italienne en Libye, conformément à la doctrine de la ‘guerre juste’ »[10], comme le rappelle un texte publié sur le blog de Resistenze in Cirenaica en 2021 et qui dénonce cette mise à l’honneur. Une tâche dans un paysage odonymique du quartier, désormais gardé par des « esprits bienveillants et des noms tutélaires » [11] ; des noms qui rappellent des histoires de la résistance partisane, choisis lors d’une session du conseil communal définie comme « courageuse » par les éditeur·es du petit livret vert… Une décision qui marquera le début du « chantier culturel permanent »[12] initié par le collectif Resistenze in Cirenaica et qui semble bien déterminé à poursuivre le combat pour re-signifier l’espace public.

    https://neotopo.hypotheses.org/7371

    #toponymie #toponymie_politique #toponymie_coloniale #Cirenaica #Bologne #Italie

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    https://seenthis.net/messages/871953

  • Il massacro di Addis Abeba

    Ci sono pagine della storia d’Italia che conosciamo ormai a memoria, e altre su cui ancora non è stata scritta la parola “fine”. E poi ci sono le pagine dimenticate, relegate all’oblio perché troppo dolorose. Anche quelle, però, fanno parte del nostro passato. In questo caso, del nostro passato di “potenza imperialista”. La mattina del 19 febbraio 1937, ad Addis Abeba, il viceré Rodolfo Graziani e le autorità italiane che da nove mesi governano un terzo dell’Etiopia celebrano la nascita del primo figlio maschio del principe Umberto di Savoia. Ma un gruppo d’insorti riesce a superare i controlli e, all’improvviso, otto bombe a mano seminano il caos tra quei notabili. Di fronte al bilancio — sette morti e decine di feriti, compreso lo stesso Graziani — il Duce ordina la repressione: “Tutti i civili e religiosi comunque sospetti devono essere passati per le armi”. È così che si scatena uno dei massacri più ignobili della parentesi coloniale italiana: giorni di terrore, tra omicidi e saccheggi, durante i quali migliaia di innocenti vengono trucidati con sistematica brutalità. Repressione che culmina, nel maggio dello stesso anno, con l’eccidio di centinaia di monaci, preti e pellegrini cristiani della Chiesa etiope, tutti disarmati, radunati nel monastero di Debra Libanos. Intanto, le Camicie nere ne approfittano per azzerare l’intellighenzia del Paese, in un vero e proprio pogrom.Con precisione accademica e passo narrativo, Ian Campell ricostruisce in questo saggio una delle atrocità meno conosciute del regime fascista, analizzandone premesse e conseguenze, senza fare sconti a nessuno. Perché è venuto il momento di guardare in faccia la realtà e l’orrore di quanto accaduto, per non dimenticare né le vittime né i carnefici.

    https://www.rizzolilibri.it/libri/il-massacro-di-addis-abeba
    #livre #Italie #Italie_coloniale #histoire_coloniale #colonialisme #Ethiopie #colonialisme_italien #massacre

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  • Plotone chimico. Cronache abissine di una generazione scomoda

    In queste preziosissime memorie sul colonialismo italiano in Etiopia e in particolare sulla strage di #Zeret, al rigore della testimonianza storica si intrecciano la pietà e l’amore per un popolo e un paese che hanno lasciato il segno nell’animo del soldato italiano #Alessandro_Boaglio. La società e la cultura indigene vengono viste con gli occhi di chi tornato in patria ricorda, rivive e rivede in chiave diversa comportamenti, azioni e stragi efferate delle quali l’autore è stato protagonista, essendo partito per l’impero come sergente maggiore di un reparto chimico.

    https://www.mimesisedizioni.it/libro/9788857501567

    #livre #Italie #Italie_coloniale #histoire_coloniale #colonialisme #Ethiopie #colonialisme_italien

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  • Cronache dalla polvere

    Nel 1936 l’esercito italiano conquista la capitale dell’impero etiope, Addis Abeba. Per quelle popolazioni un nuovo inizio: la #pace_romana, come la definì Benito Mussolini. Cronache dalla polvere racconta questa pagina di storia dell’Italia dimenticata e troppo a lungo taciuta: l’occupazione dei territori dell’Abissinia da parte delle truppe fasciste. Il regime ambiva a farne il fiore all’occhiello dell’Impero italiano ma si trovò a reprimere con atroce violenza la resistenza dei fieri guerriglieri arbegnuoc. Le truppe italiane insieme alle camicie nere si resero protagoniste di rastrellamenti, distruzioni e massacri di uomini, donne e bambini, abbandonando umanità e pietà. Perdute per sempre in quelle terre lontane da Roma. Le popolazioni locali non hanno mai dimenticato quel passato di inaudita violenza. Cronache dalla polvere è un’occasione per ricordare l’orrore della guerra e delle ideologie di superiorità della razza. Questa storia batte al tempo inesorabile dei tamburi di guerra, respira polvere e vento e ha gli occhi dei suoi protagonisti: soldati italiani, guerriglieri etiopi e alcune misteriose presenze. Fantasmi. Il paesaggio africano del secolo scorso rivive con una vena fantastica grazie al racconto corale del collettivo di scrittrici, scrittori e illustratori in tutta la sua spettacolare intensità e drammaticità.

    https://www.bompiani.it/catalogo/cronache-dalla-polvere-9788830100220
    #livre #colonialisme_italien #Italie_coloniale #colonialisme #Italie #histoire_coloniale #Abyssinie #fascisme #arbegnuoc #résistance #violence #Ethiopie #guerre_d'Ethiopie #Rodolfo_Graziani #massacre

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  • #CONTRADE_RIBELLI – Short Movie
    https://www.youtube.com/watch?v=c_WE3QgZMlU

    L’anteprima del cortometraggio Contrade Ribelli sulle narrazioni meticce del cantiere permanente Resistenze in Cirenaica, attivo dal 2015 nel rione bolognese.
    Una produzione RIC, Solipsia e Studio Banshee.

    “CONTRADE RIBELLI” è il primo documentario autoprodotto da SOLIPSIA in collaborazione con STUDIO BANSHEE e RESISTENZE IN CIRENAICA.

    Negli scorsi mesi, qui a Bologna, abbiamo avuto il piacere di conoscere le sorelle e i fratelli di Resistenze In Cirenaica. Fin dal primo giorno la sinergia sprigionatasi nelle lotte, negli intenti e negli animi ha fatto sì che i nostri cammini siano tutt’oggi stabilmente incrociati.
    Da allora, percorriamo insieme le strade e i quartieri di questa città: loro ci hanno raccontato le incredibili storie, gli incantesimi, le evocazioni e gli esorcismi che hanno segnato queste strade, con una particolare – quanto dovuta – attenzione a un rione: la Contrada Ribelle della Cirenaica.
    Noi, dal canto nostro, non potevamo che raccogliere quelle incredibili testimonianze, rimanendo ammaliati da quanto ascoltavamo e guardando con occhi diversi per la prima volta quelle che, fino ad allora, ci erano sempre sembrate apparentemente strade come tante.
    Durante queste notti, spesso siamo stati i testimoni di alcune “apparizioni”: quelle strade, al nostro congiunto passaggio, cambiavano nome e “luce”, riportando in vita i fantasmi e i numi tutelari benevoli che ne hanno nel tempo caratterizzato le cronache e svelato la loro profonda natura rivoltosa. Insomma, insieme abbiamo vissuto vere e proprie Evocazioni.

    Tuttavia tali apparizioni, effimere per natura, sono “condannate”, almeno visivamente, alla sparizione, provocando un leggero rammarico per lo svanire di una presenza, non solo nel suo autore.
    Per questo, abbiamo deciso di realizzare insieme, in collaborazione con Studio Banshee, un documentario che raccontasse proprio Resistenze In Cirenaica, cercando di racchiudere in un cortometraggio la storia di questo incredibile “cantiere permanente”, attivo sin dal 2015.

    Proprio nel giorno in cui il malfermo ponte di Via Libia viene chiuso per lavori di riqualificazione e inizia il percorso di cancellazione delle tracce del rituale che ha visto l’apparizione dei custodi della memoria partigiana e dei fantasmi del rimosso coloniale, siamo lieti di presentarvi finalmente il teaser, primo estratto di “CONTRADE RIBELLI”.

    https://www.solipsia.it/contrade-ribelli-short-movie

    #court-métrage #vidéo #film #film_documentaire
    #toponymie #toponymie_politique #toponymie_coloniale #Cirenaica #Bologne #Italie #diversité #métissage #colonialisme #néo-colonialisme #histoire_coloniale #odonomyie #noms_de_rue #magie_blanche #partisans #Lorenzo_Giusti #guérilla_odonymique

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  • Migrants subsahariens en Tunisie : « Ayez pitié de nous et laissez-nous partir d’ici ! »
    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/05/25/migrants-subsahariens-en-tunisie-ayez-pitie-de-nous-et-laissez-nous-partir-d

    Migrants subsahariens en Tunisie : « Ayez pitié de nous et laissez-nous partir d’ici ! »
    Par Monia Ben Hamadi (El-Amra, El-Hamaizia, Tunisie,
    Il ne dort plus à la belle étoile dans les champs d’oliviers, mais sous une tente de fortune, faite de branchages et de tuyaux, recouverte d’une bâche en plastique. Originaire de Freetown, capitale de la Sierra Leone, Musa* a échoué à Henchir Ben Farhat, domaine agricole privé situé à El-Amra, il y a plus de huit mois, en septembre 2023. Comme des centaines de migrants et demandeurs d’asile venues de divers pays d’Afrique subsaharienne, il ne pensait pas rester aussi longtemps dans cette petite localité du centre-est de la Tunisie devenue l’un des principaux points de départ vers l’île italienne de Lampedusa.
    Faute de mieux, le Sierra Léonais de 36 ans s’est improvisé épicier. Devant sa tente, il a monté un petit stand qui propose des fruits et légumes, quelques pâtes, des produits d’hygiène. Pour s’approvisionner, il doit parcourir plusieurs kilomètres à pied jusqu’au marché d’El-Amra avant de revenir au camp pour les entreposer. Une opération risquée. « En ville, on peut être arrêtés par la police, c’est plus dangereux qu’ici », explique-t-il.
    Depuis les déclarations du président Kaïs Saïed en février 2023, qui affirmait que l’arrivée de Subsahariens faisait partie d’un « plan criminel pour modifier la composition démographique » du pays, les autorités ont considérablement durci leur approche envers les migrants. A El-Amra, les patrouilles de la garde nationale, renforcées par des unités venues de Tunis, sont constamment sur le qui-vive. Régulièrement, des migrants sont expulsés des oliveraies où ils s’étaient installés, arrêtés ou conduits à la frontière.
    Fin avril, les agents de la garde nationale ont détruit le campement de Henchir Ben Farhat lors d’une opération sécuritaire. Musa, qui a perdu tout son stock de marchandises, a tenté la traversée vers l’Europe une seconde fois, sans succès. Son embarcation en métal a de nouveau pris l’eau. Depuis, il a remonté son commerce, en attendant une nouvelle occasion de quitter le pays.
    Dans le campement, la violence des forces de l’ordre a laissé des cicatrices visibles sur le corps des hommes. Amos, 34 ans, né au Liberia, montre des traces de brûlures sur son bras et son épaule causées, selon lui, par les bombes de gaz lacrymogènes lancées par les forces de l’ordre lors de la destruction du camp. Lui non plus ne parvient pas à quitter le pays. « Ils ne veulent pas de nous, mais ils nous empêchent de partir, pourquoi ? Ils préfèrent nous voir souffrir et mourir ici ? », s’interroge-t-il.
    En mai, les garde-côtes tunisiens ont annoncé avoir intercepté ou secouru 28 147 personnes depuis le début de l’année, et environ 79 635 en 2023. Car la Tunisie reste essentiellement un pays de transit : d’après le ministre de l’intérieur, lors d’une audition au Parlement, 23 000 migrants subsahariens en situation irrégulière se trouveraient sur le territoire tunisien. Le 6 mai, le président tunisien Kaïs Saïed, lors d’un conseil de sécurité, a néanmoins accusé certaines associations d’inciter les Subsahariens à « coloniser » la Tunisie. Des propos suivis de l’adoption de nouvelles restrictions contre les migrants et les voix critiques du chef de l’Etat.
    Une dizaine d’organisations venant en aide aux migrants ont été ciblées par les autorités, et au moins cinq responsables associatifs arrêtés, mis en examen et écroués, dont Saadia Mosbah, militante antiraciste et présidente de l’association Mnemty, qui lutte contre les discriminations raciales en Tunisie.
    Deux responsables du Conseil tunisien pour les réfugiés (CTR) ont aussi été placés en détention préventive pour « association de malfaiteurs dans le but de faciliter l’accès de personnes au territoire tunisien ». Ils sont accusés d’avoir publié un appel d’offres pour la location d’un hôtel destiné à accueillir des réfugiés ou demandeurs d’asile, dans le cadre de leur mission avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).
    Parallèlement à ces arrestations, une proposition de loi a été déposée par treize députés au Parlement le 6 mai, visant à modifier la loi sur les conditions de séjour des étrangers. Cette version amendée prévoit jusqu’à trois ans de prison pour toute personne qui aiderait un étranger à entrer ou à séjourner illégalement dans le pays. Le gouvernement tunisien étudie un projet d’amendement du décret-loi sur les associations afin de restreindre et de contrôler les financements étrangers.
    A El-Amra, depuis le 6 mai, le contrôle des transferts financiers en provenance de l’étranger s’est considérablement intensifié. Amos ne peut plus désormais retirer lui-même l’argent que sa famille et ses proches lui envoient par la poste et dépend de citoyens tunisiens ou de migrants en situation régulière pour recevoir à sa place les transferts qui lui permettent de vivre et d’économiser pour la prochaine traversée.
    Le discours de Kaïs Saïed sur un supposé financement étranger destiné à encourager les migrants à s’installer en Tunisie trouve un écho parmi la population. « Ils sont chaque jour plus nombreux, on a peur », assure Dhouha, accusant les étrangers d’être responsables d’une augmentation de la criminalité, bien que ces allégations ne soient pas corroborées par des chiffres. L’éducatrice en crèche de 42 ans et mère de famille soupçonne les migrants de vouloir s’approprier les terres des Tunisiens, et souhaiterait que les autorités durcissent encore la répression. « Il faudrait fermer les frontières terrestres et les laisser passer par la mer, mais les responsables ne veulent pas. Meloni est venue et a fait ce qu’elle voulait. On se sent comme les gardiens de l’Europe ici », accuse-t-elle, en référence aux visites récurrentes de la présidente du Conseil italien à Tunis depuis la signature de l’accord de « partenariat stratégique complet » entre l’Union européenne et la Tunisie, le 16 juillet 2023. Cet accord prévoit des aides financières pour réduire les départs de migrants depuis les côtes tunisiennes vers l’Italie. Bien que Kaïs Saïed avait affirmé en octobre que la Tunisie n’avait vocation à garder que ses propres frontières, la coopération en matière de contrôle s’est effectivement intensifiée.
    Face à l’augmentation du nombre de Subsahariens qui campent dans les environs d’El-Amra, la tension monte désormais entre les groupes de migrants eux-mêmes, particulièrement dans la sous-localité d’El-Hamaizia, à quelques kilomètres du centre-ville. Des affrontements violents y ont éclaté, mercredi 15 mai, faisant plusieurs blessés selon des témoins. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour rétablir le calme. « Ayez pitié de nous et laissez-nous partir d’ici ! », implore Kevin, 36 ans, originaire du Nigeria, installé avec son épouse et sa fille de 5 ans dans un camp d’El-Hamaizia. « Il y a des groupes de migrants qui nous terrorisent. Ils nous battent, prennent nos téléphones ou demandent de l’argent à nos familles avant de nous relâcher », témoigne-t-il, en se saisissant, pour le faire cuire, un poulet qu’il vient de plumer.
    Quand la chaleur de la journée se dissipe, peu avant le coucher du soleil, il arrive qu’une ferveur inattendue gagne les oliveraies. C’est l’heure des matchs de football. Ce soir-là, dans l’un des camps d’El-Hamaizia, les femmes sont à l’honneur. Des cages de but faites de tuyaux et recouvertes de plastique ont été installées, et des dizaines de spectateurs entourent le terrain, délimité par des traces sur le sable. Les acclamations, les rires et les applaudissements rythment la rencontre. Pendant ce temps, d’autres vont bientôt se préparer à prendre la mer, portés par l’espoir d’atteindre les rives de l’Europe.

    #Covid-19#migrant#migration#tunisie#italie#mediterranee#UE#migrationirreguliere#droit#sante#violence

  • #Foligno, inaugurata piazza 3 ottobre

    Per ricordare le vittime delle migrazioni. Il Sindaco Mismetti: “la città ha capito che le differenze sono una ricchezza. Con l’indifferenza si creano nuovi muri, mentre noi abbiamo fatto la scelta dell’integrazione”.

    “Piazzetta tre ottobre: giornata delle vittime di tutte le migrazioni”. E’ questo il nome scelto dalla Diocesi e dal Comune di Foligno per rendere incancellabili le tragedie che ancora oggi avvengono quotidianamente in tutto il mondo. C’è ancora chi in cerca di speranza e di un futuro migliore perde la propria vita. Esempio tangibile quello delle vittime in mare, che dall’Africa cercano di arrivare in Europa attraverso l’Italia. Ne sa qualcosa Tareke Brhane, presidente del Comitato 3 ottobre, uno dei superstiti della strage di Lampedusa del tre ottobre 2013.

    Presente all’inaugurazione della piazza, Tareke Brhane ha ricordato che da quella data ad oggi, nelle traversate del Mediterraneo sono morte 11.400 persone. Con questo gesto Foligno vuole promuovere la realtà dell’accoglienza e dell’integrazione. “Tareke è il rappresentante di chi ha perso la voce – ha spiegato il vescovo di Foligno, Gualtiero Sigismondi -. Il primo ponte da creare tra le culture – ha poi proseguito – è quello della stretta di mano”. Per don Luigi Filippucci, è importante “affermare sempre di più la vita e dire no alla morte”, mentre la presidente del consiglio regionale Donatella Porzi ha sottolineato come “il dialogo è la prima forma di solidarietà per attuare una strategia comune”. La nuova piazzetta sorge nell’area del polo scolastico di viale Marconi.

    Dopo Roma, quella di Foligno è la seconda piazza d’Italia a portare questo nome, “segno – ha affermato il sindaco Mismetti – che la città ha capito che le differenze sono una ricchezza. Con l’indifferenza – ha concluso il primo cittadino – si creano nuovi muri, mentre noi abbiamo fatto la scelta dell’integrazione”. Non solo piazzetta Tre ottobre. Nella giornata di mercoledì infatti, in viale Marconi sono stati piantati degli ulivi come simbolo di pace. Alla cerimonia erano presenti, tra gli altri, Rita Barbetti, vicesindaco, l’assessore Maura Franquillo, i consiglieri comunali, Vincenzo Falasca e Michela Matarazzi, rappresentanti delle forze dell’ordine e gli studenti delle scuole medie superiori. Atteso anche il prefetto di Perugia, che però non ha partecipato alla cerimonia.

    http://www.perlapace.it/foligno-inaugurata-piazza-3-ottobre
    #3_octobre #commémoration #migrations #toponymie #toponymie_politique #toponymie_migrante #réfugiés #mourir_en_mer #morts_en_mer #3_octobre_2023 #naufrage #Italie

  • Dal Poli occupato : di #non_neutralità_della_scienza e #violenza_algoritmica@0
    https://radioblackout.org/2024/05/di-non-neutralita-della-scienza-e-violenza-algoritmica

    Che l’ambito dell’istruzione e della ricerca sia un terreno importante su cui si sta giocando la partita della mobilitazione bellica generale, ma anche il suo possibile incepparsi, è evidente, e anche qui a Torino ne abbiamo parlato in alcuni incontri relativi alla scuola. Gli aspetti più espliciti della questione riguardano la produzione materiale e culturale […]

    #L'informazione_di_Blackout #guerra #politecnico_occupato
    https://cdn.radioblackout.org/wp-content/uploads/2024/05/politecnico.mp3

  • I luoghi della memoria dell’Italia fascista

    Il territorio di questo paese conserva molte tracce del suo passato fascista sotto forma di edifici, monumenti, ma anche nomi di strade, vie o scuole. In alcuni casi, quando simboli, monumenti e intitolazioni sono presenti nella nostra vita quotidiana senza essere oggetto di commemorazione o ricostruzione memoriale specifica, essi giacciono lì, muti per la maggior parte della popolazione, ma presenti e disponibili a diversi tipi di riattivazione. In altri casi questi luoghi sono invece oggetto di commemorazioni e cerimonie, per lo più presidi di una memoria minoritaria, ma che riappare carsicamente nella storia d’Italia, coltivate da minoranze neofasciste o della nuova destra, che cercano di costruire un ponte che legittimi il presente attraverso la storia del passato fascista, ma anche che permetta di coltivare costruzioni identitarie antidemocratiche.

    Per riflettere su questi fenomeni, l’Istituto nazionale Ferruccio Parri ha avviato un progetto che ha l’obiettivo di mappare e ricostruire progressivamente la storia dei ‘luoghi della memoria’ locale e nazionale del fascismo storico (1919-1945). Obiettivo del progetto è individuare e analizzare i monumenti e le intitolazioni di strade e edifici pubblici che sono stati costruiti come luoghi della memoria del fascismo durante il regime o negli anni successivi alla Liberazione del paese.

    Questa mappatura ha l’obiettivo di verificare la geografia di questi monumenti e di queste intitolazioni ricorrenti; leggerne la stratificazione storica e in ogni caso ricostruire la storia di questi luoghi della memoria, del significato che hanno assunto del tempo e di come sono stati modificati dal tempo o dagli uomini e dalle donne di questo paese. Questa ricerca dovrebbe così permettere di leggere e analizzare i diversi modi in cui nelle composite comunità locali e territoriali la memoria del fascismo è stata preservata e/o ricostruita, come questa costruzione si collochi in relazione con altre memorie politiche e come, nel corso di questi anni, in concomitanza con la rilegittimazione in corso dell’esperienza fascista, queste memorie si siano ridefinite e rialimentate. Questo progetto ha nutrito anche una riflessione scientifica più articolata, che è stata ripresa e riarticolata nel volume curato da Giulia Albanese e Lucia Ceci intitolato I luoghi del fascismo. Memoria, politica e rimozione (Viella, 2022).

    Questo progetto è coordinato da Giulia Albanese insieme a un gruppo di lavoro del comitato scientifico del Parri composto da Filippo Focardi (direttore scientifico dell’Istituto nazionale Ferruccio Parri), Mirco Carrattieri, Lucia Ceci, Costantino Di Sante, Carlo Greppi, Metella Montanari, Nicola Labanca. Questo gruppo, a partire dal 2021, è stato sostituito dai membri del nuovo Comitato scientifico del Parri (2021-2024): Filippo Focardi (Direttore scientifico, Presidente), Laura Bordoni, Lucia Ceci, Annalisa Cegna, Chiara Colombini, Andrea Di Michele, Nicola Labanca, Matteo Mazzoni, Santo Peli, Antonella Salomoni, Giovanni Scirocco.

    Il progetto del sito e del database è stato realizzato da Igor Pizzirusso.
    Antonio Spinelli e Giulia Dodi hanno invece curato redazione, approfondimento scientifico e validazione delle schede (oltre a contribuire con ulteriori segnalazioni).
    Fondamentale è stato il lavoro dei volontari della rete degli istituti per la storia della resistenza che hanno inviato segnalazioni o realizzato il primo censimento, ma anche da studiosi indipendenti che hanno collaborato all’individuazione dei luoghi e alla loro schedatura. Questa ricerca è dunque il frutto di un progetto collaborativo e in progress, ma ciascuna scheda riporta l’indicazione dell’autore della compilazione.

    L’Istituto nazionale Ferruccio Parri ha aperto una collaborazione con Postcolonialitaly.com, per rendere disponibili a quel progetto i luoghi coloniali censiti in questo sito e ricevere le schede di quel sito con riferimento ai luoghi coloniali che sono pertinenti per questo progetto. Nella scheda descrittiva daremo conto di eventuali schede derivate da quel progetto.


    https://www.luoghifascismo.it

    #Italie_fasciste #fascisme #Italie #cartographie #traces #visualisation #mémoire #toponymie #toponymie_politique #toponymie_fasciste

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    ajouté à la métaliste sur l’Italie coloniale (la question coloniale se chevauche avec la question fasciste) :
    https://seenthis.net/messages/871953

    • I luoghi del fascismo. Memoria, politica, rimozione

      Cosa resta dei monumenti, dei complessi architettonici, delle opere d’arte attraverso cui il fascismo intese esplicitamente celebrare e tramandare sé stesso? Quale uso è stato fatto nell’Italia repubblicana di queste tracce materiali?

      In che modo la memoria dei luoghi del fascismo somiglia a quanto è avvenuto in altri stati con esperienze analoghe?

      Il volume indaga questi temi a partire da alcuni luoghi particolarmente significativi nella storia italiana (presenti in città come Roma, Milano, Latina, Livorno, Padova o in piccoli centri della Calabria) e di alcuni paesi europei (Germania, Spagna, Portogallo). Il lavoro si inserisce in un ampio progetto di ricerca dell’Istituto nazionale Ferruccio Parri finalizzato alla mappatura dei luoghi della memoria commemorativa del fascismo in Italia.

      https://www.viella.it/libro/9791254691908

      #livre

  • Le corps d’un homme non identifié retrouvé à 2 300 mètres d’altitude

    Des randonneurs à skis ont trouvé un corps ce dimanche 19 mai à Névache. Une autopsie sera diligentée.

    Ce dimanche 19 mai, dans l’après-midi, un groupe de randonneurs à skis, dont un accompagnateur en montagne italien, a trouvé un corps, sous la pointe Balthazar, vers 2300 mètres d’altitude, à Névache, dans la vallée Étroite, a appris le Dauphiné Libéré.

    Le corps pas encore identifié

    Les secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Briançon se sont rendus sur place, avec les techniciens en identification criminelle de la gendarmerie de Gap, ainsi que la brigade de recherche de Briançon, à bord de l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie.

    Le corps n’a pour le moment pas été identifié. Il s’agit d’un homme. Selon la procureure de la République de Gap, Marion Lozac’hmeur, « une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et une autopsie sera diligentée. L’enquête aura pour objectif de déterminer la période et les circonstances de la mort ».

    https://www.ledauphine.com/faits-divers-justice/2024/05/20/le-corps-d-un-homme-non-identifie-retrouve-sous-la-pointe-balthazar

    Peut-être un migrant... mais les informations ne sont pas encore claires et vérifiées...

    #migrations #réfugiés #morts_aux_frontières #frontières #Névache #Hautes-Alpes #France #Italie #décès

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    ajouté au fil de discussion sur les morts à la frontière des Hautes-Alpes :
    https://seenthis.net/messages/800822

    lui-même ajouté à la métaliste sur les morts aux frontières alpines :
    https://seenthis.net/messages/758646

    • Névache : le corps non identifié d’un homme retrouvé à 2.300 mètres d’altitude

      Un groupe de randonneurs et un accompagnateur ont découvert un corps sous la pointe Balthazar dans la Vallée Étroite à 2.300 mètres d’altitude ce dimanche 19 mai. Une enquête a été ouverte.

      Macabre découverte pour un groupe de randonneurs et un accompagnateur en montagne italien ce dimanche 19 mai. Selon les informations de nos confrères du Dauphiné Libéré, un corps a été retrouvé sous la pointe Balthazar au niveau de Névache dans la Vallée Étroite (Hautes-Alpes) à 2.300 mètres d’altitude.
      Une autopsie prévue

      Des secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Briançon, des techniciens en identification criminelle de la gendarmerie de Gap et la brigade de recherche de Briançon se sont rendus sur place à bord de l’hélicoptère de la section aérienne de gendarmerie.

      Contactée par BFM DICI, Marion Lozac’hmeur la procureure de la République de Gap annonce « qu’une enquête en recherche des causes la mort a été ouverte, afin de déterminer l’identité du défunt, la période et les causes de la mort ». Elle ajoute qu’une autopsie « va être diligentée ».

      https://www.bfmtv.com/bfm-dici/nevache-le-corps-non-identifie-d-un-homme-retrouve-a-2-300-metres-d-altitude_

    • Morire di frontiera
      Domenica 19 maggio 2024

      COMUNICATO

      Un’escursione di sci alpinismo verso la punta Baldassarre in Valle stretta, a quota 2300 in territorio francese, ha permesso di scoprire un altro cadavere, probabilmente di persona migrante, riemerso dalla coltre di neve e ormai in parte divorato dagli animali. L’intervento del soccorso militare francese ha permesso il trasporto della salma a Briançon. È stata istruita un’inchiesta sulle cause e temporalità del decesso con richiesta di relativa autopsia.

      Alla data attuale non c’è stata identificazione della persona e neppure si può avere informazioni precise sulla sua provenienza, ma una serie di elementi indiziari fanno supporre che si tratti di nuovo di una morte per frontiera: l’abbigliamento non consono ad affrontare la montagna, la zona non attraversata in inverno da escursionisti in quanto pericolosa, Il territorio (Valle Stretta- Colle della scala è tracciato storico del passaggio indocumentato in Francia). Non è la prima volta che muoiono persone nel tentativo di varcare il confine partendo da Bardonecchia e che i loro corpi vengono riscattati solo dopo il disgelo. Per lo stato di oltraggio e decomposizione del corpo il decesso potrebbe risalire anche agli ultimi mesi del 2023. Non dimentichiamo che tra ottobre e novembre dell’anno passato altre due persone hanno perso la vita.

      Amarezza, dolore e rabbia convivono.

      Una decisione del Consiglio di Stato francese del 2 febbraio 2024 (a seguito di una sentenza della Corte di Giustizia Europea del settembre 2023) ha di fatto modificato la situazione del transito alla frontiera italo-francese e ha sancito che un’altra parte dello Stato, esecutiva e decentrata, la polizia di frontiera, ha attuato prassi illegittime impedendo alle persone in transito di esercitare il proprio diritto di richiedere asilo, respingendole. Al valico del Monginevro, confine con la Francia, oggi non ci sono quasi più respinti. Al contrario, dal 2017 a febbraio 2024 i respingimenti sono stati una costante: coloro che venivano “catturati” in montagna erano deportati in Italia con fogli prestampati che spesso le persone non capivano. Per sfuggire alla caccia all’uomo che si ripete da anni, di giorno e di notte, le persone migranti su queste montagne sono state costrette a inoltrarsi lungo sentieri sempre più in quota e sempre più pericolosi. Se allo stato attuale si può transitare con maggior sicurezza, permane tragicamente colpevole il fatto che decine di migliaia di persone in questi anni hanno sofferto, patito mutilazioni o sono morte su queste nostre montagne.

      https://onborders.altervista.org/morire-di-frontiera

  • Storia del colonialismo italiano. Politica, cultura e memoria dall’età liberale ai nostri giorni

    Il colonialismo si è intrecciato con la storia d’Italia dall’Ottocento alla Seconda guerra mondiale e ha proiettato la sua ombra anche nel periodo repubblicano, fino ai giorni nostri. Muovendo dal più recente dibattito storiografico, il volume ricostruisce per la prima volta in maniera sistematica e sintetica la storia dell’espansionismo italiano in Africa in età liberale e durante il ventennio fascista e ripercorre le vicende delle sue eredità e implicazioni nell’Italia del secondo Novecento e del XXI secolo. Si raccontano non solo i progetti politici, le relazioni diplomatiche, le operazioni militari, le violenze dell’occupazione, le leggi razziste, ma anche i movimenti di persone da e per l’Africa e il modo con cui la scuola, i libri, i film, la scienza e i monumenti hanno reso possibile l’espansione, contribuendo a costruire immaginari che influenzano ancora oggi le vite di milioni di donne e di uomini.

    https://www.carocci.it/prodotto/storia-del-colonialismo-italiano

    #histoire #Italie #colonialisme_italien #Italie_coloniale #histoire_coloniale #fascisme #expansionnisme #Afrique

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    ajouté à la métaliste sur l’Italie coloniale:
    https://seenthis.net/messages/871953